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Author: Lessard P.
Tags: médecine alternative guérison santé du corps
ISBN: 978-2-89044-891-9
Year: 2016
Text
Préface de Guy Corneau
S’il y a un livre qui devait être écrit, et s’il y a un livre qui devrait être lu, c’est celuici. Il nous parle de notre santé et des moyens de la préserver en stimulant nos
mécanismes naturels de régénération. En effet, les cellules de notre corps ont des
propriétés étonnantes. Celle d’assurer la vie en se multipliant est bien connue. S’y
ajoutent des fonctions d’organisation, d’autoéquilibrage et d’autoréparation, bref
des fonctions d’autoguérison.
Le mot «autoguérison» fait peur tellement il est mal compris. Cependant, il s’agit
tout simplement de notre capacité de nous réparer à mesure que nous vieillissons. La
cicatrisation est sans doute l’exemple le plus facile à comprendre et celui qui
l’illustre le mieux. Si elle n’existait pas, nous serions tous déjà morts au bout de
notre sang. Nous pouvons la favoriser en lavant la plaie, en mettant un bandage ou
en appliquant un cataplasme d’argile. Nous ne pouvons pas produire la cicatrisation;
c’est la nature qui le fait. Ce que nous pouvons faire essentiellement, c’est la faciliter
en constituant un environnement propice à la réparation.
Voilà exactement ce dont ce livre parle: des moyens de créer des contextes
favorables à la régénération de nos cellules. Il ne s’agit pas de pensée magique, il
s’agit de gros bon sens. Aucun des moyens proposés n’a le pouvoir de guérir
quiconque d’un coup de baguette enchantée. Néanmoins, ils ont tous la capacité de
stimuler notre potentiel de guérison, notre médecine intérieure pour ainsi dire.
En substance, Pierre Lessard nous dit que, lorsque nous sommes malades, ce
n’est pas seulement notre corps qui est atteint, mais tout notre être, et que s’ouvre
alors une porte vers une compréhension globale de la personne que nous sommes
dans sa richesse et sa complexité. Il se dégage d’une telle attitude une conception de
l’être humain si large et si subtile qu’elle fait éclater les murs de notre entendement.
Voilà où la peur intervient, car le réveil de nos facultés endormies nous fait craindre
pour les conventions dans lesquelles nous sommes enfermés.
Nous préférons souvent confier notre guérison à des «mécaniciens éclairés», en
quelque sorte, et les blâmer s’ils échouent. Cela est injuste, car les médecins font
partie d’un tout où nous avons un rôle à jouer. Ils appartiennent à cet environnement
soignant dont nous avons absolument besoin pour mettre toutes les chances de notre
côté, comme on dit, pour guérir.
J’ai été suffisamment malade dans ma vie pour le savoir. J’ai même frôlé la mort
à quelques reprises. Ce sont alors 100 milligrammes de cortisone qui m’ont gardé en
vie. Au cours d’un épisode de cancer, c’est la chimiothérapie qui a vraiment participé
à mon rétablissement. Toutefois, elle n’était pour moi qu’un moyen parmi les autres
de revenir à la santé.
Il y a plus de 20 ans que je côtoie Pierre Lessard et que nous partageons des
plages d’enseignement. Nous avons mis sur pied un séminaire qui s’intitule «Vivre en
santé» où nous proposons ce qui est décrit en détail dans ce livre. Ce séminaire
s’adresse principalement à des gens qui souffrent de maladie dégénérative, comme le
cancer. Dans ce contexte, nous avons vu de nombreuses personnes se rétablir à partir
de l’examen en profondeur de leur style de vie tant extérieur qu’intérieur. Aucun
mérite ne nous revient, nous ne faisons que dresser le menu, ce sont les gens euxmêmes qui suivent le régime. Nous devenons nous aussi partie intégrante de leur
environnement soignant au sein d’une médecine que nous pourrions appeler
«intégrative», en ce sens qu’elle intègre plusieurs approches sans en rejeter aucune.
Tout cela pour dire que les idées de ce livre sont concrètes. Elles fonctionnent et
nous aident à avancer dans l’épreuve, tout comme dans la vie de tous les jours. Une
condition s’impose toutefois, celle de les mettre en pratique et d’y revenir sans cesse.
Une once d’exercice vaut mieux qu’une tonne de compréhension, disent les maîtres
de yoga.
Dans son ouvrage, Pierre Lessard nous parle en direct comme le magnifique
enseignant qu’il est. Il nous parle de ce qu’il sait, de ce qu’il pratique, et il nous
invite à suivre le chemin, à prendre le chemin de nous-mêmes, à devenir pleinement
responsables de notre vie et, par conséquent, de notre santé.
GUY CORNEAU
Psychanalyste, auteur et conférencier
Préface de Dre Sylvie Morin
La lecture de ce livre m’a comblée. En tant que médecin, je suis confrontée à une
multitude de consultations chaque année pour des problèmes de santé mineurs ou
majeurs pour lesquels la médecine conventionnelle n’a pas de traitement ni de
solution à proposer. Même lorsqu’une maladie est diagnostiquée et qu’un traitement
est possible, mon expérience m’a montré que si rien n’est fait pour transformer les
sources des déséquilibres, les problèmes peuvent persister ou d’autres problèmes
peuvent surgir. Mon ouverture aux autres médecines, naturelle et énergétique, ainsi
que ma compréhension du rôle des émotions et de la psyché dans le développement
de la maladie m’ont permis de mieux accompagner mes patients.
Quand Pierre m’a dit qu’il écrivait un livre sur le pouvoir d’autoguérison, j’étais
ravie. Après la lecture de cet ouvrage, je peux vous dire que c’est bien plus qu’un
livre, c’est un guide de vie concret pour, pas à pas, retrouver et maintenir sa santé. Il
est porteur d’espoir, car il permet non seulement de retrouver son pouvoir, mais aussi
d’envisager qu’il est possible de vivre sans souffrance, sans anxiété.
Ce livre vous permet de découvrir une démarche concrète pour reconnaître et
éveiller votre pouvoir d’autoguérison et cela est primordial. Cela vous permet de
retrouver confiance en vous-même, en votre corps, en vos voix intérieures.
Pour celles et ceux qui doutent de leur pouvoir d’autoguérison, j’illustrerai ce
phénomène en expliquant ce qui se passe lors d’une fracture du tibia. Dans un tel
cas, une personne pourrait rester alitée pendant huit semaines et ses os se
ressouderaient, car ils sont programmés pour cela. Par contre, dans les premiers
temps, chaque mouvement serait intolérable, elle aurait besoin de beaucoup d’aide
pour accomplir ses activités quotidiennes. Bien sûr, la pose d’un plâtre peut faciliter
la guérison et aider la personne à marcher plus rapidement, mais si, en plus, cette
dernière stimule l’énergie au site de la fracture, elle accélère alors le processus
naturel de guérison. Dans cet exemple, ce n’est ni le plâtre ni le soin énergétique qui
font en sorte que les os se soudent; ils ne sont que des facilitateurs, car les os savent
naturellement quoi faire pour se ressouder. Voilà le pouvoir d’autoguérison,
l’intelligence des cellules. Il en est de même pour tout déséquilibre, le corps sachant
quoi faire pour rétablir son équilibre, mais est-ce que le terrain (nourritures,
émotions, environnement, peurs) favorise ce rétablissement?
Ce livre vous permet de mettre au point votre propre parcours d’autoguérison,
puisque vous êtes unique. Tout au long de ce parcours, vous utiliserez des outils
concrets et subtils pour vous retrouver. Chacun des chapitres vous permet
d’approfondir votre compréhension de ce qu’est une personne en santé, et ce, sur
tous les plans. Il vous amène à voir que le physique n’est que la pointe de l’iceberg,
que les émotions, le mental, le mode de vie, bref que tout peut contribuer au bien-être
ou au mal-être.
Retrouver la santé est à la fois simple et complexe. Simple parce que la majorité
des personnes savent ce qu’il faut faire pour être en bonne santé. Complexe parce
qu’une multitude d’obstacles les empêchent de mettre ce savoir en pratique. Dans ce
livre, d’une main de maître, Pierre sait nous dévoiler une démarche concrète pour
retrouver notre pouvoir de guérison, notre santé «parfaite».
Je vous suggère de lire d’abord ce livre d’un trait pour ressentir tout son pouvoir.
Puis, reprenez un à un les exercices, mettez-les en place, donnez-vous le défi de faire
chacun d’eux pendant 21 jours pour bien en ressentir les effets et les intégrer. À
chaque pas, votre vie se transformera pour laisser plus de place à la joie et donc à la
santé.
SYLVIE MORIN, MD
Clinique de médecine intégrative Santé Nouveau Monde
Avant-propos
e guide pratique vise un seul but: vous aider à comprendre les sources et les effets
de vos malaises pour vous en libérer, et vous maintenir en santé. Au fil des pages,
je vous propose un «parcours d’autoguérison» léger, quoique centré, joyeux, quoique
intense, au cœur de vous-même. Ce parcours permet de renouer avec votre vibration,
votre énergie et votre pouvoir de guérison, et permet l’émergence de votre essence
profonde.
Comment en suis-je venu à écrire ce livre? Mon intérêt pour la santé remonte à
l’enfance, période durant laquelle j’ai été très malade. Je me souviens encore de crises
d’asthme ponctuées de terribles douleurs à l’abdomen, de source inconnue, qui m’ont
affligé pendant sept ans. Puis, du jour au lendemain, les maux de ventre et les difficultés
respiratoires qui m’affectaient ont disparu… J’ai mis plusieurs années à comprendre et
à ne plus douter que j’étais guéri! Il m’aura fallu 28 ans pour réaliser que je m’étais
libéré d’un cocon émotionnel en sortant de la petite enfance. Dès lors, une toute
nouvelle vie a débuté pour moi.
Cette expérience marquante a influencé la suite de mon parcours. À 15 ans, je rêvais
d’être médecin, chirurgien ou traumatologue. Mes intérêts ont ensuite évolué. À 25 ans,
je souhaitais plutôt être psychologue ou psychiatre.
La vie m’a mené sur une autre route. Au début de la trentaine, j’occupais un poste de
gestionnaire. Ma carrière évoluait fort bien, pourtant elle ne créait pas de joie profonde
en moi. En mon for intérieur, je ressentais que mon essence était celle d’un enseignantguide. En réponse à ce qui me faisait véritablement vibrer, j’ai choisi d’abandonner ma
carrière de gestionnaire pour consacrer ma vie à la santé dans une voie d’évolution
spirituelle.
Quand je parle de santé, j’englobe plusieurs aspects: la santé physique et la santé
psychique (donc émotionnelle et mentale), la santé énergétique et spirituelle. Très
souvent, la santé est associée uniquement à l’aspect physique. Pourtant, je suis d’avis
que les différents aspects de la santé sont indissociables et intimement interreliés. En
fait, j’ai la conviction que l’on ne peut parler de santé physique sans parler des autres
aspects de la santé et vice-versa.
C
À 35 ans, j’ai donc commencé à pratiquer les soins énergétiques. Je m’y consacre
depuis ce jour avec passion. La médecine énergétique a pour but de stimuler l’énergie
afin qu’elle retrouve son mouvement et sa fréquence naturels, et collabore ainsi à la
guérison. Cette médecine est ancestrale. Elle se présente sous de multiples formes
différentes, dont l’une des plus anciennes sources est la médecine chinoise.
Si la médecine a évolué et connaît de mieux en mieux une multitude de pathologies,
les nouvelles maladies dont les sources et les effets sont totalement inconnus pullulent,
et plusieurs sont classées sous la rubrique des maladies auto-immunes. La médecine
énergétique se veut alors un compagnon précieux dans le processus d’autoguérison pour
soulager la douleur, stimuler le système immunitaire et l’énergie ou faire ressortir les
sources psychiques du malaise.
J’ai accompagné des centaines de personnes dans la recherche de leur équilibre
énergétique et je les ai amenées à redécouvrir progressivement ou spontanément leur
pouvoir de guérison. Certaines ont guéri, d’autres pas, car il n’y a pas de solution
magique dans ce domaine.
Dans ce contexte, j’ai rencontré ma partenaire de vie, Josée Clouâtre. Elle est
psychosociologue et énergéticienne. Nous partageons nos expériences et nos
découvertes sur les relations entre les états psychiques et la santé du corps physique. Au
début de la quarantaine, nous avons commencé à enseigner les soins énergétiques tant en
Amérique qu’en Europe.
Depuis plus de 25 années, j’ai donc eu la chance de voyager de par le monde, sur
tous les continents. J’ai discuté et travaillé avec des personnes éprouvant des difficultés
psychiques et physiques, avec des médecins, des chercheurs, des biologistes, des
psychologues et des psychanalystes, des journalistes, des dirigeants de cliniques et
d’institutions.
Fort de cette expérience, j’aurais pu écrire ce livre il y a plusieurs années.
Toutefois, à la suite d’une guérison percutante dans la vie de mon bon ami Guy Corneau,
lui et moi avons consacré notre temps à l’animation d’un atelier intitulé «Vivre en
santé» et d’un séminaire de sept jours intitulé «Séjour santé». Dans le cadre de ces
ateliers, nous avons rencontré à ce jour plus de 10 000 personnes: des individus
souffrant de différentes pathologies ainsi que des médecins, des psychologues, des
infirmiers et des thérapeutes. Nous avons accompagné dans nos «Séjours santé» plus de
500 personnes dont la majorité souffrait de cancer de grade 4. En parallèle de leurs
traitements médicaux, toutes ces personnes furent amenées à comprendre les sources
psychiques et énergétiques de leurs souffrances, et à entreprendre un parcours visant à
éveiller leur pouvoir de guérison.
Je tiens à souligner que le parcours d’autoguérison et le maintien de la santé
impliquent un apport de toutes les médecines et non pas leur rejet. En ce sens, je
préconise l’union des médecines (conventionnelle, alternative ou naturelle,
énergétique), car chacune peut offrir un apport important tout au long du parcours vers
la santé.
Aussi, je suis conscient que le terme «autoguérison» fait réagir plusieurs personnes.
Précisons d’abord ceci: s’autoguérir ne signifie pas écarter les médecins diplômés des
facultés de médecine reconnues, ni poser des diagnostics ou faire des pronostics. La
personne qui vit un processus d’autoguérison fait appel aux intervenants qui l’aideront
selon son déséquilibre, sans toutefois s’en remettre entièrement aux autres dans ce
processus. Elle conserve une part active dans son cheminement.
Autrement dit, l’autoguérison exige de reprendre sa vie en mains. Elle est une
démarche visant à retrouver son équilibre, son harmonie et sa santé physique et
psychique. Elle invite à une écoute de soi pour articuler les transformations nécessaires
en soi, en bénéficiant de l’éclairage ou de l’accompagnement de spécialistes en santé
physique ou psychique, selon le cas.
Être en bonne santé, dans cette optique, signifie que tout en soi, tant mentalement
qu’émotionnellement et physiquement, fonctionne bien.
À vous de faire de ce guide un complément riche de sens, un outil vous permettant
d’effectuer une transformation importante dans votre vie et de renouer avec votre
essence profonde. Je vous souhaite de belles découvertes au cœur de vous-même!
Introduction
Votre parcours individuel d’autoguérison
e vous propose un parcours individuel d’autoguérison ayant pour but premier de
favoriser le retour à la santé. Il vous appartient de choisir le rythme et l’intensité de
votre parcours d’autoguérison. Le terme «parcours» suggère le mouvement, l’évolution,
la progression et des choix personnels à chacune des étapes. Il est en soi un protocole
que vous établissez en définissant les états, les activités, les nourritures et les soins
appropriés à votre condition dans une conscience globale de ce qui favorise votre
équilibre.
Le parcours se doit d’être simple: simple au point de vue de sa forme, des
expériences, des exercices et des apprentissages, des processus, de sa discipline et des
choix à formuler. La simplicité le rend plus humble et permet à l’individu d’y retrouver
sa grandeur et d’éveiller naturellement ses facultés. Un parcours de pratiques
complexes crée souvent chez plusieurs une impression de profondeur et de
performance. Sa complexité lui confère une certaine importance ou crédibilité. Pourtant,
s’il exige trop d’attention, de rigueur et de discipline, il devient moins accessible et
sera très rapidement abandonné.
Si, par contre, il est trop simple, il est banalisé par la personne qui le suit et le
doute quant à ses qualités peut aussi générer moins d’implication. Je vais donc
présenter chaque constituant du parcours d’autoguérison avec suffisamment de
profondeur pour qu’il suscite le respect, et les expériences et les exercices seront
suffisamment simples pour être vécus de façon optimale.
Le fait que ce parcours invite la personne à cibler et à choisir son contenu en toute
conscience lui permet de s’y identifier comme si elle l’avait elle-même créé.
J
VOTRE CLÉ PERSONNELLE DE SANTÉ
Ce parcours très concret vous aidera à redécouvrir, en explorant diverses voies et
pratiques, ce que j’appelle votre «clé personnelle de santé». Cette clé est unique à
chacun, à l’image de notre individualité. En effet, quoique la biologie de chaque être
humain semble être quasi identique, notre corps fonctionne selon un rythme très précis.
Il s’agit de notre fréquence individuelle unique et celle-ci assure notre équilibre
physique, psychique et énergétique. Cette fréquence correspond à notre clé personnelle
de santé.
Concevons l’être humain comme un ensemble énergétique, soit une masse d’énergie
composée d’une multitude de cellules. Les cellules se regroupent pour composer un
tissu: tissu organique, tissu sanguin, tissu osseux, tissu musculaire. Chaque cellule et le
tissu dont elle fait partie vibrent à une certaine fréquence dans un rythme régulier,
comme un cœur, par exemple. Ce dernier vibre à une certaine fréquence, la fréquence
cardiaque, et son rythme est plus ou moins régulier. Lorsque chaque cellule vibre à sa
fréquence naturelle, le tissu peut alors accomplir ses fonctions. Par exemple, lorsque
les cellules d’un organe vibrent à leur fréquence naturelle, l’organe est en bonne santé.
Lorsque la fréquence diminue de façon considérable, les fonctions ne s’exécutent plus
parfaitement; il y a alors déséquilibre. Ce dernier est souvent exprimé par un malaise ou
une douleur.
Lorsqu’un aspect de l’être humain ne vibre pas à son rythme naturel, que l’énergie
ne circule pas normalement en soi (pour diverses raisons), des signaux de déséquilibre
se manifestent. Ces derniers sont des indications, voire une invitation, à retrouver la
bonne fréquence.
Comment rétablir la bonne fréquence pour retrouver la santé? Ce livre vous indique
différents chemins pour y parvenir. Le parcours d’autoguérison permettra un rééquilibre
des structures énergétiques et des courants d’énergie à l’intérieur de soi.
Les déséquilibres invitent l’individu qui en souffre à explorer leurs sources par
l’introspection. Ne faisons pas de liens trop faciles menant à des évaluations toutes
faites. Il ne serait pas indiqué de généraliser que tel type de problème physique signifie
nécessairement tel type de difficultés émotionnelles, mentales ou mémorielles. Je vous
propose de découvrir ces différents niveaux de déséquilibre sans apporter de jugements
et sans cataloguer quoi que ce soit ou qui que ce soit. En côtoyant tous ces gens qui
avaient différents problèmes de santé, je me suis rendu compte que les cas sont tous
différents les uns des autres. La différence entre chacun de nous est aussi ce qui fait la
beauté du monde. C’est ce qui fait en sorte qu’on a besoin de s’arrêter pour observer,
écouter, ressentir plutôt que d’évaluer et établir un diagnostic sur le problème.
Les sources profondes de tous les déséquilibres proviennent d’une difficulté dans la
relation de l’être à lui-même, à sa vie et à la vie. C’est pourquoi la dimension de notre
parcours est non seulement physique et psychique, mais aussi spirituelle. Beaucoup de
gens associent spiritualité et religion. Personnellement, je dissocie vraiment l’aspect
spirituel de celui de la religion. J’entends, par dimension spirituelle, la relation avec
l’âme et l’esprit[1]. Cette relation se manifeste par mon choix de vivre ici, maintenant, à
chaque instant dans la conscience et l’amour de qui je suis, et me permet de donner un
sens à ma vie. Celui-ci orientera mon parcours d’autoguérison, s’il y a lieu.
LES TROIS PHASES DU PARCOURS
Dans un parcours d’autoguérison, je conçois trois grandes phases:
1. L’intimité avec soi
2. La réparation
3. La maintenance
Les trois phases sont simultanées et non pas consécutives, comme la logique nous
l’indiquerait. Théoriquement, chacune se succéderait; toutefois, le fonctionnement plus
organique de la vie et de l’humain nous démontre que tout se joue simultanément.
1. L’intimité avec soi et le retour à soi
Bien que les déséquilibres soient similaires d’un individu à l’autre, leurs sources
relèvent de la relation de l’être avec lui-même: pensées, émotions complexes,
peurs, croyances sont toutes au rendez-vous avec les blessures et les souffrances
qu’elles génèrent. L’intimité avec soi est un rapport amoureux et bienveillant que
l’individu doit absolument entretenir pour oser se révéler à lui-même et ressentir ce
qu’il lui faut transformer. Le véritable parcours d’autoguérison débute au moment
même où vous vous rendez très disponible au dialogue intérieur pur et humble.
2. La réparation
Lorsqu’un déséquilibre se manifeste soit par un malaise, la douleur ou un
malfonctionnement, il indique qu’un aspect de vous (physique, psychique ou
énergétique) ne fonctionne plus à son rythme naturel. Il est en difficulté et nécessite
une réparation. Celle-ci se précisera selon le déséquilibre et ses sources, et sera
nécessairement reliée à une ou à plusieurs transformations de votre façon d’être et
de vivre. S’il est vrai que tous souhaitent venir à bout de leurs difficultés, seuls
certains sont disposés à changer réellement… La réparation se doit d’être concrète
et profonde. Elle n’est pas un bandage sur une plaie ni un cachet pour camoufler un
symptôme; elle est une modification qui permet tout autant de renouveler ce qui est
altéré que de dissoudre les sources de malaises.
3. La maintenance
Se maintenir en santé devrait être plus facile que de réparer ce qui est altéré. La
maintenance s’exprime par un ensemble de choix cohérents au quotidien.
Ceux-ci seront éclairés par une écoute active des signaux corporels et
psychiques. Il s’agira donc de s’assurer que les transformations et les mesures
ayant permis la réparation soient intégrées. Si certaines de ces mesures peuvent être
temporaires jusqu’à la guérison, par exemple un exercice énergétique, d’autres
comme l’écoute de son corps devront s’inscrire dans une façon de vivre.
Le parcours que je vous présente s’organise selon des thématiques dont chacune
favorise la relation à soi et à la vie. Les voies et les outils proposés intègrent les trois
éléments: intimité, réparation et maintenance. Ensemble, ils constituent un parcours de
vie; cela signifie que je vous propose de l’utiliser pour favoriser votre autoguérison et
par la suite de continuer à le vivre pour assurer le maintien de votre équilibre et de
votre harmonie. Chaque chapitre de cet ouvrage aurait pu faire l’objet d’un livre en soi.
J’ai choisi de les réunir afin de montrer leur fonction ou leur impact dans le parcours
d’autoguérison pour mieux vous guider dans cet univers complexe.
LES BUTS DU PARCOURS
Évidemment, le premier but du parcours d’autoguérison est de retrouver sa clé
personnelle de santé. Il s’agit donc de l’éveil des facultés naturelles d’autoréparation.
Cet éveil signifie un retour à l’unité corps-âme-esprit qui peut être ressentie au plus
profond de chaque être humain.
Le deuxième but est de retrouver son autonomie par rapport à sa santé, c’est-à-dire
de faire en sorte que sa santé ne dépende pas de quelqu’un ou de quelque chose ou
même d’un lieu, mais qu’elle soit l’expression d’états personnels. Votre façon de vivre
et tous vos outils pour être présent à vous-même, réparer et maintenir votre santé,
doivent être applicables où que vous soyez de façon autonome. Ce parcours vise à
éveiller en chacun son propre guérisseur, guidé de l’intérieur par ses sensations, sans
pour autant se priver du recours à différentes médecines. Retrouver ses facultés, c’est
aussi retrouver ses pouvoirs et s’affranchir de la dépendance. En somme, je souhaite
que les processus, techniques, outils et exercices proposés dans ce livre soient
transposables au quotidien et puissent vous guider vers votre clé de santé.
Le troisième but aurait pu être le premier, puisqu’il correspond à la recherche
naturelle du bonheur pour tout être humain. Encore faut-il définir le bonheur. Ce faisant,
nous découvrirons qu’assez unanimement, c’est le fait d’«aimer et être aimé» qui
représente le bonheur pour les êtres humains. Puis, chacun y ajoute la note qui orientera
sa quête personnelle. Le souhait de vivre dans la joie profonde pose un dilemme fort
intéressant: est-ce que la santé vous rendra heureux et créera la joie en vous, ou est-ce
votre joie qui recréera votre santé? Je vous propose comme l’un des buts de votre
parcours d’autoguérison de pouvoir répondre à ce questionnement existentiel et de
ressentir cette réponse au plus profond de vous-même…
Pour ma part, toutes mes expériences, observations et inspirations m’indiquent que
la joie profonde est le premier facteur de la guérison…
DES OUTILS CONCRETS ET SUBTILS
Pour vivre votre parcours, vous aurez à utiliser des outils concrets et subtils de
différentes catégories. Beaucoup de personnes utilisent le terme «méditation» pour
représenter toutes les différentes activités intérieures. Bien que celle-ci soit de plus en
plus reconnue dans le domaine médical pour favoriser la guérison, nous avons avantage
à la distinguer des autres outils afin de les comprendre tous mieux et d’en tirer profit.
L’intériorisation
L’intériorisation consiste à se recueillir à l’intérieur de soi pour observer, ressentir,
réfléchir, comprendre, analyser ou choisir des aspects de soi (sentiments, émotions,
pensées, etc.) ou des aspects extérieurs à soi (relations, conflits, gestes,
comportements). Elle favorise donc la relation avec un ou plusieurs aspects de soi ou
de la vie (sans être distrait par autre chose) et l’accueil de ses sensations. Elle sera très
utilisée dans votre pratique d’autoguérison. La respiration profonde facilite
l’intériorisation. Toute posture peut être adéquate. Si la posture allongée permet de
s’abandonner plus facilement, notez qu’elle induit soit le sommeil, soit un état altéré de
conscience. Je vous propose la posture assise.
L’imagerie mentale ou la visualisation créatrice
L’imagerie mentale consiste à faire appel à l’esprit et à l’imagination pour reproduire
intérieurement des images connues de l’inconscient. Quoique parfois imprécises, ces
images correspondent à votre réalité. La visualisation créatrice consiste à créer
intérieurement des images précises selon votre choix conscient. Nous les considérerons
indépendamment très souvent pour entrer en relation de façon agréable avec un aspect
de soi, pour favoriser la détente, le mieux-être et pour faire une inscription positive en
soi (programmation). Nous allons éviter de glisser dans l’interprétation du pouvoir
magique de la visualisation. Il ne s’agit pas de donner votre pouvoir à des images, mais
d’utiliser votre pouvoir à partir d’une bande d’images vibrantes et révélatrices pour
orienter un mouvement ou un comportement.
De nos jours, l’entraînement mental de nombreux sportifs comporte des exercices de
visualisation créatrice. Plusieurs athlètes comme le skieur Alexandre Bilodeau, double
médaillé d’or olympique, et le plongeur Alexandre Despatie, triple champion du monde
et médaillé olympique, ont utilisé la visualisation au cœur de leur entraînement pour:
programmer leur corps à accomplir les mouvements souhaités naturellement;
intensifier leur niveau d’énergie;
modifier des programmations corporelles inadéquates;
modifier ou améliorer un mouvement ou une technique;
dissoudre des croyances, des blocages qui ne peuvent l’être que par le mental;
se détendre, maîtriser la douleur musculaire et accélérer la guérison d’une blessure.
Je vous invite à considérer votre parcours d’autoguérison comme l’entraînement
d’un sportif. Votre sport est l’accomplissement de l’ensemble des cinq voies et des cinq
outils proposés, et votre but est la santé. Vous vous imaginerez accomplissant le
parcours et atteignant votre but.
Parfois, la maladie ou les douleurs rendent difficiles certains exercices ou
processus. Plusieurs pourraient alors vivre une sensation d’échec ou d’impuissance. La
visualisation vous permettra de les faire quand même intérieurement sans souffrir et de
viser les mêmes buts sans douter de votre implication dans le parcours.
L’évocation suggestive
L’évocation suggestive est une forme d’autohypnose qui consiste à évoquer
intérieurement des souvenirs, des événements, des rencontres pour retrouver les
sensations vécues. Elle favorise une prise de conscience et un état d’ouverture inspiré
vous invitant à choisir un changement et à l’exprimer par la visualisation créatrice.
Durant tout ce processus, vous conservez la maîtrise de vous-même et donc le choix de
continuer l’expérience.
La méditation
La pratique de la méditation a pour but de produire un état de paix intérieure. Elle
consiste d’abord à retrouver la sensation de vous-même et à vous accueillir en faisant
taire le mental. Puis, lorsque vous êtes présent et uni à vous-même, vous vous ouvrez
pour vous unir à la vie tout entière, sans peur, sans attente, sans jugement et sans
réflexion. Vous faites le vide de vos préoccupations et le plein d’une merveilleuse
sensation d’union à vous-même et à ce qui vous entoure.
Les atmosphères de haute intensité vibratoire
La création d’une atmosphère de haute intensité vibratoire permet de traverser des
moments ou des étapes difficiles sur le parcours. Il s’agit d’une atmosphère dans
laquelle vous vous sentez à la fois en paix et en expansion, disposé à vous déployer
intérieurement ou extérieurement. Sans devenir dépendant de qui que ce soit ou de quoi
que ce soit, la sensation d’une force qui vous accompagne ou vous entoure est un
véritable soutien dans des moments de vulnérabilité.
L’écoute de soi et l’expression
L’écoute de soi est le cœur de tout processus d’autoguérison. Elle est une qualité de
présence aux sensations, aux inspirations, aux impressions, aux voix et aux images
intérieures.
Elle est aussi l’écoute de notre corps, de nos cellules, de notre esprit et de notre
âme. Plusieurs allèguent qu’ils n’entendent rien et donc ne sont plus à l’écoute. Je leur
propose d’être plus disponibles, plus attentifs, d’abandonner les attentes de ce qu’ils
aimeraient entendre et d’accepter l’éventualité de capter ce qu’ils ne voudraient pas
entendre. Ou bien ils maintiennent la croyance qu’ils n’entendent rien, ou bien ils sont
disposés à changer leur croyance, leur état d’esprit et leur présence.
Pourquoi? Parce qu’il y a des «voix» qui nous parlent. Ce sont des voix de la vie à
l’intérieur de nous. Ce n’est pas quelque chose de nécessairement mystique. Oui, je
pourrais vous parler de guides ou de maîtres de lumière, mais je vous parle tout
simplement de la vie en vous. Un organe est vivant, donc il vibre en vous. Ce sont ces
vibrations qui parlent. Rappelez-vous comment un enfant qui ne parle pas encore
communique à partir de toute sa vibration, de tout ce qu’il est; toute la vie en lui fait en
sorte qu’on le comprenne quelquefois mieux qu’un adulte qui utiliserait des mots. Je
fais ici l’analogie entre l’enfant et l’organe qui nous parle par sa vibration. Donnezvous les moyens d’écouter et d’entendre, et aussi l’autorisation de vous exprimer, non
pas tant pour que l’autre comprenne ce que vous dites, mais surtout pour vous entendre
vous-même. Exprimez-vous oralement pour constater ce qui émane de vous. Votre
expression peut traduire une programmation, une peur, une ambiguïté, par exemple. Vous
pouvez vous révéler à vous-même en disant à voix haute ce que vous n’entendiez pas
intérieurement. Dans ce contexte, il est fortement souhaitable que vous ayez une
personne de confiance dans votre environnement, quelqu’un qui sache vous accueillir
sans jugement, à qui vous oserez vous exprimer pour mieux vous comprendre.
L’écriture
L’écriture est une autre façon de vous parler. Elle devient une confidente et un exutoire.
Osez laisser votre main, votre corps et votre esprit s’exprimer par l’écriture. Vous
acquerrez progressivement une calligraphie quasi spontanée. Vous vous étonnerez de
voir ainsi émerger des causes réelles de déséquilibres de même que des éléments
majeurs de transformation, favorables à votre guérison.
COMMENT TIRER PROFIT DE CES OUTILS?
Ces outils sont vôtres. Ils font partie de vos facultés naturelles. Mais comme tout outil,
ils n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes. Un marteau, par exemple, n’a pas de pouvoir
sans votre intervention: c’est votre intention, votre énergie, votre détermination et votre
façon de l’utiliser qui lui confèrent son utilité. Pour utiliser efficacement les outils
proposés, je vous invite à la centration et à la rigueur.
La centration est la capacité d’être totalement présent, au cœur de vous-même et de
votre vie. Sans vous couper de qui ou de quoi que ce soit, soyez curieux de vous-même,
de ce que vous êtes ou faites. Bref, au moment d’utiliser les outils proposés, soyez au
rendez-vous, attentif et attentionné. Assurez-vous d’avoir réellement envie de vivre
l’exercice ou l’expérience que vous avez choisi. Rappelez-vous son sens.
Je fais une distinction entre la centration et la concentration. La concentration
consiste à focaliser son esprit sur une seule chose. Elle demande un effort continu et
provoque à la longue une sensation de fatigue. Elle vous coupe potentiellement de
stimuli ou d’informations importants pour la continuation de l’exercice. La centration
vous place au centre de tout et vous permet de mieux ressentir tout ce qui vous influence
positivement ou négativement. En outre, elle vous autorise à être dans un état de
légèreté et même de repos mental.
La centration s’oppose à la dispersion. Elle n’autorise pas ce qui est superficiel ou
sans intérêt à vous happer. Éviter la dispersion est sans doute l’aspect le plus difficile
de tout le parcours d’autoguérison. Pourquoi se disperse-t-on si souvent? Pour oublier,
pour ne pas sentir, pour ne pas voir, pour ne pas être là. Il y a une différence majeure
entre se disperser et se ressourcer ou se détendre intellectuellement ou physiquement
dans la légèreté. Si, par exemple, vous êtes dans un moment d’écriture et qu’un geai
bleu se pose sur votre fenêtre, vous l’observez un moment, vous vous émerveillez de
ses couleurs et de sa grâce. Vous le regardez ensuite s’envoler en ressentant une joie
toute simple. Vous vous êtes alors ressourcé, vous vous êtes nourri de la beauté de la
vie. Imaginez que ce faisant, vous échappez votre crayon. En le récupérant, vous vous
dites que vous auriez dû acheter un autre crayon, car celui-là vous plaît plus ou moins.
Puis, vous commencez à chercher un autre crayon… Vous êtes donc dispersé! Alors que
l’écriture pouvait vous entraîner vers une sensation ou une compréhension importante
de vous-même, vous fouillez dans votre sac à la recherche d’un meilleur crayon…
Le geai bleu ou le sourire de quelqu’un qui vous regarde vous inspirent… Les
superficialités, pour leur part, vous éloignent de vous-même.
Un parcours vers la santé et l’autoguérison exige aussi de la rigueur. La rigueur est
une autre forme de respect de soi et de la démarche choisie. Rappelez-vous que votre
but et votre alignement sont l’autoguérison. Vous devrez être assidu aux exercices et aux
processus choisis pour vous assurer qu’ils vous servent vraiment. Il sera aussi
important que vous suiviez la procédure d’un exercice afin de ne pas le saboter.
Souvent, le surplus de travail à faire et le nombre important de sollicitations font en
sorte qu’un exercice soit exécuté rapidement. Le début est négligé, surtout lorsqu’il
s’agit de détente, de centration ou d’élévation du rythme vibratoire. La finale aussi est
quelquefois accélérée, particulièrement lorsqu’elle consiste à visualiser, à apprécier la
sensation, à intégrer l’inspiration ou à écrire ses observations. L’attention, lorsque le
temps presse, est alors souvent portée sur la partie active de l’exercice; l’individu
«fait» l’exercice plutôt que de le vivre. Il est important de se rappeler que ce faisant, on
donne son pouvoir à l’exercice et on attend de lui un résultat. Résultat qui trop souvent
ne viendra pas parce que ce ne sont pas les gestes ou les actions qui sont vraiment
créateurs et transformateurs, mais la qualité de présence et l’intention qui les
accompagnent.
Le parcours d’autoguérison invite à s’offrir vraiment des moments de détente,
n’importe où, à son bureau, dans son travail, en marchant. Plusieurs des processus
procureront une détente profonde alliée à une sensation d’unification et
d’accomplissement. Si vous êtes en proie à l’insomnie, vous pourrez utiliser ces
moments pour vous détendre en utilisant la visualisation créatrice. Vous pourriez aussi
retrouver un bien-être en profitant de ces périodes pour faire certains des exercices
proposés dans ce livre.
LES POSTURES
Je vous propose d’être très attentif à vos postures à partir de maintenant. Non seulement
à l’intérieur ou lors de vos exercices, mais aussi à l’extérieur et à tout moment. De plus
en plus de gens ne sont pas dans la conscience et la sensation de leur corps. Plusieurs
personnes réalisant l’importance des aspects subtils ou encore priorisant leur voie
d’évolution ont tendance à négliger leur corps au profit de l’esprit. Évidemment, si on
parle aussi de la santé physique, la conscience du corps est importante. La posture et la
présence au corps font partie de l’équilibre pour être bien incarnées. Il est important de
réaliser que pour redécouvrir les dimensions subtiles de la vie et pour vivre des états
d’expansion réjouissants, on se doit aussi d’être dans la conscience du corps. En
déséquilibre et dans la douleur, celui-ci ne favorisera pas l’état méditatif, par exemple.
Ainsi, quelle que soit la posture choisie, assurez-vous, lorsque vous êtes en position
statique, que votre colonne vertébrale est bien alignée entre votre crâne et votre sacrum,
le dos droit. En position assise sur une chaise, posez vos jambes au sol devant vous en
évitant de les croiser ou assoyez-vous en «tailleur» (position de semi-lotus). Choisissez
une chaise ou un fauteuil qui favorise une posture stable. En position debout, soyez en
équilibre sur vos deux jambes, en évitant de poser tout votre poids sur une jambe puis
sur l’autre. Si vous êtes fatigué, écartez davantage vos jambes l’une de l’autre ou posez
un pied sur un marchepied ou une petite plateforme de quelques centimètres. Cela
permettra à l’énergie de mieux circuler en vous.
ÊTES-VOUS SOUS-ACTIF OU SURACTIF?
Dans l’Univers, tout est en mouvement. L’activité physique, cérébrale, énergétique
favorise la santé. Il sera donc important que, tout au long du processus d’autoguérison,
des activités demeurent au programme du jour selon l’état de la personne.
Toutefois, je vous invite à demeurer vigilant quant à la suractivité. La suractivité,
soit l’abus d’activités relativement à l’état de santé individuel, peut augmenter les
malaises, en générer de nouveaux et provoquer des tensions sur le système nerveux. La
Dre Sylvie Morin, dans sa conférence «Le stress détruit», explique les sources du stress,
ses effets et les perspectives de changement. L’équilibre du rythme de vie évite la
création d’une partie du stress négatif.
Comment savoir si vous êtes sous-actif ou suractif? La suractivité ou la sousactivité ne sont pas toujours reliées au nombre d’heures pendant lesquelles vous êtes
actif, mais souvent au niveau d’intensité ou d’intérêt et de satisfaction que vous
éprouvez par rapport à l’activité. Rappelez-vous, par exemple, une période où vous
étiez profondément engagé dans une activité durant un très grand nombre d’heures
chaque jour en ressentant une véritable joie. La fatigue qui s’ensuivait était rapidement
dissoute en quelques heures de détente. À l’inverse, quelques activités qui vous
accaparaient sans vraiment vous plaire généraient des malaises à plusieurs niveaux.
L’état associé à l’activité est si important que nous lui accorderons une place
privilégiée dans le parcours d’autoguérison.
UNE PRATIQUE QUOTIDIENNE À INSTAURER
Sur mon chemin de vie, j’ai rencontré plusieurs personnes malades. Régulièrement,
certaines viennent vers moi pour me dire qu’elles ont bien entendu fait ce que je leur
proposais, mais qu’elles sont encore souffrantes. Nous explorerons ensemble tout au
long du parcours les différentes raisons qui peuvent faire en sorte que la guérison
n’advient pas.
La première question que je leur pose toutefois concerne leur pratique quotidienne
relative au parcours. Si votre état de santé est satisfaisant et que vous voulez
l’améliorer un peu et surtout le maintenir, la pratique quotidienne pour retrouver ou
conserver votre «clé personnelle de santé» sera simple et peu exigeante. Toutefois, si un
cancer agressif sévit en vous, le protocole sera plus élaboré, plus exigeant et la pratique
quotidienne encore plus importante. Elle sera à la fois douce, afin de respecter votre
état et vos forces, et intensive pour que le parcours d’autoguérison soit réel. Prenons,
par exemple, l’écoute du corps comme l’une des pratiques. Si vous êtes en phase de
maintien de votre santé, vous vous donnerez peut-être un rendez-vous une fois par mois
pour écouter votre corps. Toutefois, si un diagnostic médical sévère de dégénérescence
estime que votre espérance de vie est de 6 à 12 mois, vous choisirez probablement un
dialogue quotidien avec les cellules de votre corps. Souvenez-vous: vous êtes maître de
votre pratique, car vous êtes l’unique détenteur de votre «clé personnelle de santé».
Outre le protocole que vous définirez dans votre parcours d’autoguérison, il y a
quelques principes de base à intégrer dès maintenant à votre routine.
Boire de l’eau
Le premier est de boire beaucoup d’eau (à moins d’indications contraires de la part de
votre médecin en lien avec une maladie spécifique). Dans le chapitre sur la nourriture,
je vous indiquerai une façon de magnétiser votre eau afin qu’elle soit plus pure, plus
vivante et mieux adaptée à vos besoins. D’ici là, je vous propose de commencer dès
maintenant à boire un litre et demi à deux litres d’eau par jour. Buvez de façon
équilibrée tout au long du jour et non pas en deux ou trois sessions intensives… Pour
ceux et celles qui ont de la difficulté à se plier à cette pratique, je propose de préparer
la quantité choisie le matin. Ce peut être un pichet d’un litre sur votre table de travail et
un autre dans votre espace de repos, tout comme ce pourrait être une bouteille d’un litre
et demi qui vous accompagne tout au long de la journée. Le soir venu, vous serez ainsi
certain de ce que vous avez bu… De plus, je vous invite à vous offrir des moments de
dégustation avec des poses officielles. Faites-en un jeu. Ces instants, aussi simples et
brefs soient-ils, créeront vraiment la sensation que vous avez du temps pour vous
chaque jour. Plus vous les expérimenterez et plus ils deviendront des moments
privilégiés où l’inspiration sera aussi au rendez-vous.
Respirer consciemment
Le deuxième élément fondamental de la pratique d’autoguérison est de respirer
consciemment. Différents exercices respiratoires vous seront présentés dans les
prochains chapitres. Plusieurs sont connus, évidemment. Toutefois, le parcours
d’autoguérison exige que la respiration ait une place prépondérante et plus intense dans
notre pratique. Le retour à la santé passe inévitablement par la respiration, tout comme
son maintien.
Mon message essentiel à cet égard est: respirez la vie. En respirant l’air,
nourrissez-vous de la vie. Respirez la lumière, l’énergie, les vibrations des êtres autour
de vous, les émanations des lieux et de la nature. La respiration consciente favorisera
une intensification de la capacité de régénération de votre corps. Chacun sait au plus
profond de lui la façon la plus adéquate de respirer en chaque situation. La pratique
permet de faire émerger ce savoir naturel.
Créer son journal de bord destiné à trouver sa «clé personnelle de santé»
Je vous propose de créer un cahier spécial destiné à votre autoguérison. Il vous sera
utile tout au long du parcours pour vous révéler à vous-même, pour illustrer votre
réalité et pour sentir votre évolution. En fait, il sera un merveilleux confident qui saura
aussi être un miroir, reflet de votre intérieur.
Je vous proposerai d’y créer plusieurs listes thématiques, comme la liste de vos
qualités créatrices, de vos déséquilibres, des influences positives et négatives de vos
états, des émotions récurrentes bouleversantes, etc. Il pourra aussi agir comme aidemémoire. Il sera tout aussi utile pour la période de réparation que pour celle du
maintien de votre santé.
***
Entrons maintenant dans le vif du sujet. Il est temps de plonger au cœur de votre
parcours d’autoguérison. La partie I de ce livre aborde les cinq voies principales
(chapitres 1 à 5) qui constituent les piliers centraux permettant d’éveiller en soi le
pouvoir de guérison. Le chapitre 6, quant à lui, vous propose une réflexion sur les
sources profondes des déséquilibres. Vous pouvez aborder ces notions à votre rythme et
dans l’ordre qui vous semble le plus propice à votre cheminement.
Si cette première partie présente les voies principales du parcours, la partie II vous
invite à emprunter les chemins secondaires. Il s’agit de pratiques et d’outils vous
permettant de mettre en application les notions essentielles du parcours. Ces outils,
techniques et pratiques sont à moduler et à personnaliser pour répondre à vos besoins
particuliers.
Je vous souhaite un bon parcours, de belles découvertes, et je vous souhaite
qu’adviennent des changements importants dans votre vie.
PARTIE I
LES VOIES DE L’AUTOGUÉRISON
Chapitre 1
Première voie: la présence à soi
ssentielle à toute personne qui souhaite retrouver, ressentir et éveiller son pouvoir
de guérison, la première voie est celle de la présence à soi. Celle-ci permet de
distinguer les différents aspects de vous-même qui vous éclairent, vous orientent, vous
font vibrer, de même que les aspects qui vous alourdissent, nourrissent vos peurs, vous
entraînent dans des contradictions ou vous éloignent de vous-même et de ce qui favorise
la joie.
Cette première voie est selon moi la plus importante, puisqu’elle est la base de
toutes les autres. Sans elle, les autres voies ne seraient pas soutenues et ne pourraient
agir véritablement. En effet, le parcours propose un ensemble d’exercices énergétiques
qui sont très puissants, mais qui ne fonctionneront pas si la qualité de la présence et la
disponibilité à soi ne sont pas au rendez-vous. Ainsi, d’entrée de jeu, gardons à l’esprit
qu’il est essentiel de se sentir vraiment disponible à vivre en santé, à accueillir la
guérison.
La présence à soi est l’affaire de chaque instant. Cela ne signifie pas qu’il faille se
refermer sur soi-même ni vivre dans un cocon. Cela veut dire tout simplement que l’on
choisit d’être dans la sensation de soi, de la vie en soi comme autour de soi.
Alors que cela devrait être naturel chez l’être humain, des expériences du passé
entraînent des interprétations, puis des souffrances qui font en sorte que certaines
personnes fuient inconsciemment leur propre présence. Elles craignent de constater que
leur vie n’est pas le reflet de leur essence profonde. Autrement dit, tant de personnes
sont dispersées, cherchent à l’extérieur d’elles plutôt que de ressentir, d’entendre, de
voir à l’intérieur d’elles. Inconsciemment, elles craignent l’ampleur des changements
qu’elles devraient apporter à leur vie. Elles voudraient que leur vie soit joyeuse,
paisible, intense, vibrante, sans toutefois changer quoi que ce soit. Elles souhaitent que
le changement advienne… sans changer.
Plusieurs personnes souffrent de déséquilibres physiques, émotionnels ou
psychiques. À mon sens, ces déséquilibres, quoique si différents les uns des autres dans
leurs formes, leurs effets, les souffrances qu’ils génèrent, sont tout de même très
E
similaires au niveau de leur source véritable, soit celle de la rupture ou de la nonreconnaissance du «soi» dans tout ce qu’il est.
Ainsi, la présence à soi est un passage obligé pour pouvoir en arriver à constater
que l’on s’est séparé de soi. Plusieurs personnes confondent la présence à soi avec
l’attention qu’elles accordent à leurs besoins, à leurs désirs, voire à leurs caprices. La
bienveillance et la présence sont confondues avec la complaisance. Pourtant, il ne s’agit
pas d’écouter le soi qui est sollicité par ses blessures et qui porte en lui la peur, non pas
le soi qui est en surface, qui craint de souffrir et qui souffre, mais le soi véritable,
l’expression de l’âme et de l’esprit, la voix profonde de l’être. Voilà celle que je vous
propose d’écouter, celle à laquelle offrir votre présence, votre disponibilité.
Cette première voie semble la plus évidente de toutes; pourtant, c’est celle qui est la
plus négligée. C’est comme si on se disait qu’il n’y a rien de nouveau dans ce thème,
que tout le monde sait cela. En théorie, c’est sans doute vrai, mais concrètement je
constate souvent que ce n’est pas nécessairement intégré. Une multitude de justifications
y font obstacle, comme si tout avait préséance sur la présence à soi… Je suis souvent
surpris d’entendre et de voir l’étendue des justifications qui font en sorte qu’une
personne ne soit pas disponible à elle-même, même lorsque les déséquilibres
l’assaillent.
Enfin, que les justifications soient vraies ou fausses, qu’elles fassent sens ou non,
cela ne changera pas le fait que si vous n’êtes pas présent à vous-même, les signaux que
sont les déséquilibres devront s’intensifier avant que vous leur prêtiez attention. Que
vous n’ayez pas le temps, que vous ayez trop de travail et de responsabilités, c’est fort
compréhensible, sauf que cela ne change rien à la situation. Vous devrez trouver par
vous-même des façons de vous rendre plus disponible. La disponibilité sera à la fois
intérieure, pour mieux entendre ce qui se passe en vous, et extérieure, pour créer plus
d’espace pour vous-même et vos exercices. D’ailleurs, on peut se rappeler que si l’on
souhaite être disponible pour les autres, on se doit aussi d’être disponible à soi-même.
Si une personne a beaucoup de responsabilités, une famille, des partenaires d’affaires,
des engagements avec des fournisseurs, des clients, des employés, des amis, etc., qui
répondra réellement à toutes ces obligations si cette personne n’est pas présente à ellemême?
En fait, la véritable question soulevée ici est: quelle est la qualité réelle de ma
présence? Quelle est l’influence réelle, créatrice, positive, lumineuse que je vais offrir
aux gens qui m’entourent, à ma famille, à mes collègues, à mon entreprise, à mes amis, à
la vie si je n’ai pas cette disponibilité pour moi-même?
TROUVER LE SENS DE LA VIE
La présence à vous-même vous permet d’abord de trouver un sens à la vie qui fera en
sorte de stimuler votre envie de vivre en santé.
avoir envie de vivre, il faut
Certes, on peut se demander de façon globale quel Pour
qu’il y ait un sens à la vie et pour se
c’est le sens de la vie. Mais on peut aussi poser la guérir, il faut avoir envie de vivre.
question différemment, plus concrètement: pourquoi
suis-je ici, pourquoi suis-je incarné? Évidemment, c’est une question philosophique que
les êtres humains se posent depuis toujours. Ce qui est intéressant, c’est que vous vous
posiez cette question en écoutant votre cœur et votre esprit, et que vous obteniez vos
propres réponses.
Même si la réponse s’articule difficilement, elle collabore à un équilibre en soi. À
l’opposé, le sentiment d’avoir perdu le sens de la vie crée une tension continue en soi.
Celle-ci peut générer aussi une angoisse ou un état apathique. Si vous ne savez pas quel
est le sens de la vie ou si la vie n’a pas de sens pour vous, un état dépressif se créera
progressivement. Cet état fera obstacle à votre autoguérison.
Pourquoi vivre si cela n’a pas un sens ou si je ne le connais pas? Comment puis-je
trouver le sens de ma propre vie? Quelle en est l’orientation? Comment établir les buts
de ma vie?
Les réponses à ces questions sont plus faciles à trouver qu’on ne se l’imagine. Si
chaque jour je m’intériorise, si je choisis d’être disponible aux sensations éprouvées
dans ma poitrine, si je choisis d’écouter davantage mes «voix» intérieures, alors le sens
de la vie peut émerger. Si je suis présent ici et maintenant, plutôt que d’être distrait par
une multitude de sollicitations dans lesquelles je cherche un sens, je peux porter mon
attention sur ce qui est joyeux, merveilleux, effervescent. J’en ressentirai alors toute
l’intensité. La présence à moi-même me permet alors de découvrir ce qui m’anime et
me réjouit vraiment.
Monique a 90 ans. Elle dit qu’elle n’a plus envie de vivre. Elle ressent quelques
malaises, mais elle est surtout très fatiguée, voire épuisée. Elle trouve que sa vie est
ennuyeuse, elle est prête à «partir», mais elle ne veut pas souffrir. On peut tous
comprendre cela. On pourrait dire que la vie, pour elle, n’a plus de sens. En même
temps, on pourrait se demander pourquoi elle est encore ici sur cette Terre si
vraiment son âme est prête à partir. Pourquoi? Sûrement parce qu’elle vit encore des
joies ou qu’elle en espère encore. En discutant avec elle, je découvre qu’elle
s’intéresse à ce qui se passe dans le monde. Tous les bulletins de nouvelles et les
journaux attirent son attention. Inconsciemment, c’est pour elle une façon de s’unir
et de participer à la vie. Je lui suggère de partager ses connaissances de ce qui se
passe dans le monde avec les gens autour d’elle. Ainsi, elle pourra sentir qu’elle
collabore à la vie et en retirer de la joie. Sa sensation d’être utile redonnera un sens
à sa vie et réduira peut-être quelques-uns de ses maux…
Pour ma part, je crois que ce qui donne un sens à cette vie, c’est la véritable joie
ressentie dans l’union aux autres. Elle est aussi celle vécue dans le déploiement de mes
qualités pour sentir mon apport à ce monde. Je vous parle de la joie pure et vaste,
globale. Sans elle, la vie perd de son intérêt. Pensez seulement au moment où vous
choisissez de partir en voyage. Pourquoi voudriez-vous visiter un autre pays? Pour
découvrir un autre monde et vous réjouir de toutes ses splendeurs, ou pour découvrir un
nouveau peuple et vous sentir uni avec lui. Cela donne une autre perspective à la vie et
suscite de la joie. Le contact et le partage avec d’autres favorisent la sensation d’être
uni à eux et génèrent de nouvelles idées créatrices.
J’aime penser que nous sommes des voyageurs de l’Univers et que nous nous
sommes posés sur Terre pour la joie de s’émerveiller en découvrant une autre
perspective. Dépassez l’analyse rationnelle ou mentale du sens de la vie et interrogezvous vraiment. Vous conviendrez que ce sont les sensations de joie qui donnent un sens
à la vie, soit par la collaboration ou par l’union à une création ou à un mouvement
évolutif. Bien sûr, la beauté de la vie que nous captons par tous nos sens et ressentons
nous apporte aussi certaines joies. Elle participe à nous animer davantage et stimule
notre envie de faire partie du mouvement de la vie.
Manon est la première personne qui m’a consulté pour un soin énergétique et pour un
accompagnement dans son processus d’autoguérison, il y a presque 30 ans
maintenant. Elle souffrait d’une maladie dégénérative très rare de l’estomac
(apparentée au syndrome de Zollinger Ellison). Depuis son enfance, elle éprouvait
des difficultés hormonales importantes, que l’on pouvait soupçonner être à la source
de son obésité. Puis, à la suite d’une baisse de poids majeure, les douleurs à
l’estomac ont révélé une multitude d’ulcères provoquant des souffrances quasi
insupportables. On ne lui donnait que 6 à 12 mois à vivre. Son caractère est devenu
acariâtre, il est facile de comprendre pourquoi. Sa frustration était indéfinissable, sa
colère se projetait vers tous les intervenants médicaux, qui semblaient presque
impuissants devant l’ampleur de ses douleurs. Elle ne pouvait plus supporter les
discours des malades qu’elle côtoyait dans les salles d’attente. Elle s’isolait. Un
cancer métastatique se développait progressivement.
Elle a commencé son parcours d’autoguérison en faisant un retour sur elle-même.
Sa quête de sens l’a entraînée lentement vers la redécouverte de joies simples
générées par la beauté de la vie autour d’elle, notamment de la nature. Malgré la
petitesse de son logement au cœur de la ville, elle retrouvait avec son chat, comme
dans la contemplation des arbres et des oiseaux, un certain goût à la vie. De plus,
son travail s’est orienté vers des recherches pour aider les gens en difficulté. Cela a
fait en sorte qu’elle a été confrontée à la détresse et à l’amertume en lien avec la
souffrance. Ce fut pour elle un miroir de sa propre frustration. Intérieurement, elle a
fait volte-face. Son humeur et ses attitudes se sont transformées radicalement.
Malgré tout, progressivement, son foie a été atteint et tour à tour, différents autres
organes de son corps l’ont été aussi. Sans guérir de sa maladie à l’estomac, elle a
réussi à combattre le cancer, organe par organe, chaque fois qu’il s’y attaquait. Il
semblait que tous les types de cancers l’affectaient un après l’autre. Chaque fois,
malgré l’agressivité de la maladie, elle parvenait à provoquer la rémission. Son
statut contractuel lui permettant de travailler à domicile, elle pouvait donc ralentir
ou même s’arrêter durant les périodes les plus douloureuses et exigeantes. Personne
de son entourage n’aurait pu deviner son état de santé. Malgré ses affections, on
sentait la vie émaner d’elle. Je lui disais: «Tu sens la vie et à tes côtés on respire la
vie!» Sa joie et son envie de vivre devenaient contagieuses. Aujourd’hui, sa maladie
n’est pas encore disparue, mais elle savoure la vie et s’y déploie avec conviction plus
que quiconque.
Pour avoir envie de vivre, il faut qu’il y ait un sens à la vie et pour se guérir, il faut
avoir envie de vivre. Plus j’ai envie de vivre, plus je mords dans la vie, plus je vais
m’investir dans mon corps et dans mon parcours de guérison. Quelques années après
qu’Arnaud Desjardins l’eut initiée à la spiritualité, Dalida a chanté Amoureuse de la vie
que Gilbert Bécaud a écrite pour elle. Cette chanson illustre bien ce dont je vous parle.
Être présent à soi, c’est être présent à la vie pour la chanter, la danser. Quoi qu’il
arrive, je suis intensément présent. La clé personnelle de santé est associée à l’intensité
avec laquelle la personne se déploie dans la vie.
TROUVER LE SENS DES DÉSÉQUILIBRES
Votre capacité à entreprendre un parcours d’autoguérison dépend entre autres de votre
disponibilité à transformer des états intérieurs, à redéfinir des idéaux, à abandonner des
croyances et à modifier des comportements et des attitudes qui sont à la source de
certains déséquilibres. J’oriente votre attention sur l’importance de considérer la
capacité d’autoguérison dans une perspective globale. Celle-ci, plutôt que de générer
de la culpabilité ou de ne viser qu’une guérison de surface, entraîne une véritable
transformation de la relation à soi et à son environnement. C’est là que réside la clé de
la guérison.
Comme tous les êtres humains sont différents, les sources des déséquilibres qu’ils
vivent sont variées et nombreuses. Dans cette observation, le premier constat que nous
pouvons faire est que pour tout déséquilibre physique, on peut repérer d’abord une
source qui est elle-même physique. Imaginons qu’une personne a mal aux pieds. Nous
pourrions d’abord constater que son mal provient de chaussures trop petites pour elle,
par exemple. Le problème semble alors réglé! Il ne reste plus qu’à lui suggérer
d’acheter des chaussures à sa pointure. Toutefois, nous pourrions aussi nous demander
pourquoi cette personne porte des chaussures trop petites et nous interroger encore
davantage si elle persiste à les porter malgré les recommandations de son médecin.
C’est ainsi qu’au premier niveau des sources des déséquilibres, soit la source
d’ordre physique, s’ajoute un deuxième niveau, soit la source d’ordre psychique. Dans
ces cas, un déséquilibre psychique génère la source physique du malaise.
Puis, en cherchant la source du déséquilibre psychique, nous pourrions trouver non
seulement une source, mais plutôt une pyramide de sources psychiques, constituée de
souffrances, de peurs et de croyances, pour enfin remonter à la source des sources.
Je vous propose donc de poser un regard sur les causes des déséquilibres sans
jugement envers vous-même ni culpabilité. Le déséquilibre a plusieurs causes, plusieurs
sources qui sont à la fois reliées à votre vie actuelle, à votre histoire et à la société.
Autrement dit, dans tout problème individuel, il y a une part qui est collective. En effet,
puisque la santé est intimement reliée à ce dont une personne se nourrit – à tous les
niveaux –, elle est aussi associée à ce que la collectivité lui offre comme «nourriture».
Elle ne peut non plus faire fi des charges collectives, comme un sentiment de peur
généralisée dans certaines villes dont la sécurité est menacée ou encore celle de
l’insatisfaction qui engendre un égrégore de frustration.
Le processus de la guérison est à la fois complexe, par la multitude des éléments qui
interviennent, et simple, par le fait que l’on n’a pas à tout comprendre, mais plutôt à
oser être à l’écoute des sensations intérieures. Plus un individu répond à son envie de
vivre dans la joie et l’amour, plus il conscientise le sens de sa vie. Pour celui dont la
vie a un sens, le déséquilibre ou la maladie a aussi un sens.
Au chapitre 6, je vous propose une réflexion plus approfondie sur les sources
potentielles de déséquilibre. Vous pouvez choisir, si cela fait sens pour vous, de lire ce
chapitre dès maintenant. Mais ce qu’il faut retenir pour l’instant, c’est qu’il y aurait
d’une part un sens à la vie et, d’autre part, un sens à la souffrance et à la maladie. Cette
perspective vous place vraiment au cœur de votre vie. En tant qu’acteur de votre vie,
vous n’êtes ni victime ni coupable. C’est pour cela que votre premier devoir est de
rester centré, présent à vous-même au cœur de votre vie et à chaque instant. Ne
disparaissez pas de votre vie et ne vous éloignez pas de vous. Si vous entrez en réaction
contre ce qui se passe en vous, cela provoquera une perte totale de pouvoir.
Josiane est une infirmière de 50 ans, célibataire et dédiée à son travail. Depuis
quelques semaines, elle est aux prises avec une toux tenace. Elle perdure malgré les
soins habituels contre la grippe qu’elle s’offre avec attention. Quelques soudaines
oppressions à la poitrine, accompagnées de difficultés digestives et respiratoires,
l’amènent finalement à consulter un médecin pour en connaître les causes. Elle est
fort ébranlée d’apprendre que sa poitrine est criblée de métastases, alors qu’un
nodule cancéreux occupe la partie supérieure de son estomac. Le diagnostic lui
tombe dessus comme un coup de massue: cancer de grade 4. Une fois revenue de sa
stupeur, elle décide de mettre toutes les chances de son côté en entamant un véritable
parcours de guérison, unissant la médecine conventionnelle aux médecines naturelle
et énergétique.
Depuis déjà longtemps, elle a pris conscience que des événements difficiles vécus
dans son enfance la blessent encore: son père était très peu présent dans sa vie.
Malgré tout, elle le voyait comme un homme autoritaire et contrôlant qui n’avait
aucune attention ni aucun intérêt pour les goûts personnels de sa fille et son
évolution. Pour lui, elle était une enfant agitée, turbulente qu’il fallait remettre à sa
place et qu’il n’hésitait pas à gifler à l’occasion pour qu’elle respecte ses parents et
cesse d’argumenter pour tout et pour rien. Il n’avait aucune confiance en elle.
Josiane devait se taire et écouter les directives parentales. L’école était son refuge et
elle y a rapidement acquis une passion pour le théâtre et l’art oratoire. Elle aurait
tant souhaité s’orienter en communication ou en art dramatique! Mais elle manquait
de confiance en elle. Elle croyait qu’elle était inintéressante et sans qualité. Elle ne
croyait pas pouvoir réussir dans ce qui pourtant l’animait. De plus, elle avait peur
des réactions de ses parents si elle osait leur faire part de son aspiration. Son père
voulait qu’elle soit infirmière et elle en était venue à penser que cela serait
probablement la meilleure voie à suivre pour enfin être appréciée.
Elle en fit donc sa carrière et, effectivement, elle y trouva une reconnaissance peu
commune. Elle était très appréciée de ses patrons, de ses collègues et des patients.
Toujours attentive aux autres, elle incarnait la «bonne fille» qui répond aux besoins
de tout un chacun. Ses capacités d’écoute et de présence l’avaient amenée à recevoir
souvent les confidences des patients souffrants. Elle était devenue l’infirmière
exemplaire.
Un de ses grands rêves était de vivre une relation amoureuse enrichissante.
Pourtant, ses expériences en couple étaient peu concluantes. Considérée comme une
jolie femme, attirante, communicative, enjouée, il lui était facile de créer des
relations amicales et amoureuses. Pourtant, à chaque reprise, alors que la relation
semblait vouloir s’approfondir, elle hésitait et trouvait toujours une raison faisant en
sorte qu’elle préférait s’en tenir à l’amitié. En fait, si elle savait séduire par ses
qualités multiples dont celle de communicatrice, elle craignait la suite. La relation
difficile avec son père avait inscrit en elle une véritable peur du contrôle masculin,
et une crainte par rapport à l’engagement à long terme en amour. En outre, elle
craignait de perdre son autonomie au profit d’un homme.
Sa carrière, par contre, évoluait fort bien. Elle était devenue l’infirmière modèle,
la femme forte devant la souffrance. Les expériences multiples devant la maladie lui
avaient permis d’acquérir une véritable connaissance des humains en souffrance.
Elle était souvent invitée par des groupes de thérapeutes pour parler de souffrance
physique et psychique dans la maladie. Pourtant, à cause de ce travail d’infirmière,
puis de spécialiste de la psyché humaine en mode souffrance, elle occultait ou
renonçait à répondre à sa passion d’artiste et de communicatrice de même qu’à sa
pulsion naturelle de vivre une relation amoureuse forte et engagée.
Stimulée et même réjouie, quoique accaparée par d’étincelantes réussites
professionnelles et plusieurs relations affectives, les nombreux et douloureux signaux
physiques et psychiques de son insatisfaction n’étaient pas encore suffisants pour
qu’elle entende ses voix intérieures si vibrantes. La maladie dévastatrice, et plus
intense que jamais, ne lui laissait plus d’autres options que d’aller à la rencontre
d’elle-même pour se choisir véritablement et réévaluer ses choix de vie.
Josiane s’était identifiée au personnage fort et apprécié qu’elle avait créé pour
répondre aux blessures de son passé et pour se protéger de leur résonance. Pourtant,
ce personnage en elle, bien qu’il l’eût entraînée dans un succès professionnel,
régissait ses états et l’éloignait d’elle-même. Si sensible à la douleur des autres, elle
n’avait pas su entendre les signaux de ses propres malaises avant qu’ils n’atteignent
une intensité foudroyante.
Josiane a décidé de mettre son parcours de guérison en priorité dans sa vie. Elle
a donc quitté son emploi pour s’y consacrer entièrement. Sa première transformation
fut d’être attentive à ses états intérieurs…
LES RENDEZ-VOUS QUOTIDIENS AVEC SOI
Comment favoriser la présence à vous-même? Je vous propose de vous accorder
quotidiennement au minimum quelques minutes pour être dans l’écoute, la conscience et
la sensation de vous-même. Cela vous paraît peut-être naïf ou banal et pourtant, peu de
gens s’accordent quelques minutes chaque jour. Il n’y a rien d’ésotérique ou de
mystique là-dedans. Vous prenez place tout simplement à l’intérieur de vous, dans un
environnement qui le favorise, pour ressentir la vie dans vos entrailles, la vie dans
votre cœur.
Plusieurs fois par jour, lorsq ue vous avez l’impression de vous être perdu de vue
au cœur de vos activités quotidiennes, offrez-vous des moments de retour à vous-même;
vous retrouverez la sensation de vous-même et cela favorisera votre état de santé.
Vous savez fort bien que vous pouvez commencer une journée en étant présent à
vous-même et que très rapidement l’ampleur des sollicitations, des distractions, des
responsabilités, des exigences fait en sorte que vous vous retrouvez le soir en vous
demandant qui a vécu cette journée et comment elle a été réellement vécue. Pour
faciliter ces moments, donnez-vous de petits rendez-vous. Choisissez-en le nombre et la
durée. Quatre petits rendez-vous quotidiens, d’une minute environ, permettent de ne pas
se perdre, par exemple un le matin, un au repas du midi, un au souper du soir et un en fin
de journée. Il se pourrait que deux rendez-vous seulement puissent être insuffisants: le
rendez-vous du soir pourrait être criblé de justifications pour ne pas avoir été cohérent
et celui du matin pourrait être bousculé par le nombre incroyable de tâches que vous
avez à faire. Ces petits rendez-vous d’une minute sont intéressants, puisqu’ils vous
permettent un retour à vous-même et aux éléments de votre parcours…
Au début, lors de vos petits rendez-vous, vous vous accorderez tout simplement le
privilège d’accueillir la sensation d’exister, de vous offrir de l’attention, de sentir la
vie, puis progressivement vous y ajouterez des exercices, comme des visualisations ou
des mouvements dans l’énergie.
La présence à soi peut être favorisée par un
fois par jour, lorsque vous
environnement calme pour certains. Ce dernier peut Plusieurs
avez l’impression de vous être
être dans la nature ou dans un espace tranquille de perdu de vue au cœur de vos
votre maison. Certains ont avantage à se poser, à activités quotidiennes, offrez-vous
moments de retour à vousfermer les yeux pour être présents à eux-mêmes, alors des
même; vous retrouverez la
que d’autres, dès qu’ils ferment les yeux, retrouvent la sensation de vous-même et cela
pensée qui est contrôlée par le mental et tout s’agite. favorisera votre état de santé.
Ceux-ci ont alors avantage à ouvrir les yeux, à poser le
regard sur un aspect de leur environnement qui est harmonieux: le ciel, les nuages, le
soleil, les arbres, une fleur dans un jardin, une toile harmonieuse, un enfant qui dort.
D’autres encore entrent dans un état de léthargie, de passivité ou même s’endorment
lorsqu’ils se posent. Ceux-là ont donc avantage à rester en mouvement, à marcher dans
un jardin, dans une forêt ou dans la ville en gardant le regard ouvert, accueillant, sans
penser, et en permettant que l’environnement se présente comme un inducteur de
présence et de réponse à la vie en soi.
Il appartient à chacun de déterminer ce qu’il créera comme moment de rendez-vous
avec lui-même. Le lire n’est pas suffisant. Il faut que vous en soyez convaincu.
Choisir une façon d’intensifier la présence à soi
Je vous propose maintenant de trouver et de choisir ce que vous pouvez mettre en place dans votre
vie comme élément de présence à vous-même. Qu’allez-vous favoriser pour vous être présent, jour
après jour? Vous pourrez bien sûr diversifier ces moments, mais quelle est pour vous la façon la plus
naturelle d’être présent à vous-même? Est-ce une marche dans la forêt? Est-ce de vous asseoir dans
un jardin? Est-ce de vous allonger dans le lieu le plus intime de votre demeure? Est-ce l’écoute d’une
musique inspirante? Est-ce une salle dont la couleur vous fait vibrer? Est-ce devant une bougie dont le
mouvement et le scintillement vous rappellent l’éclat de votre lumière intérieure? Faites le choix,
concrètement, inspiré de ce qui favorise pour vous la présence à vous-même. Si, spontanément, vous
ne le savez pas, n’y réfléchissez pas. Écoutez plutôt votre cœur et laissez-vous étonner, surprendre.
L’un choisira peut-être de se bercer sur une chaise, l’autre, de se «bercer intérieurement» au niveau du
cœur… Pour l’un, ce sera un chant intérieur, pour l’autre, un chant extérieur.
Puis, choisissez les moments et la fréquence auxquels vous vous autoriserez cette présence à
vous-même. Faites un choix qui vous correspond et que vous saurez tenir.
Voici ma proposition:
Accordez-vous cinq minutes en début de journée. Dès votre réveil, après la toilette du matin,
assoyez-vous dans un environnement calme et propice. Essayez de ne pas réfléchir à vos soucis
ou encore aux activités ou aux obligations du jour, et soyez à l’écoute de vos élans naturels pour
cette journée, comme pour votre vie.
Donnez-vous deux rendez-vous durant la journée en fonction de votre horaire. Deux périodes de
quelques minutes seul à seul au cœur de la journée pour vous ressentir et vous entendre.
Choisir de m’accueillir
Je commence en me disant que j’ai vraiment envie d’être bien avec moi-même. Je recherche un bienêtre qui vient d’abord et avant tout de moi. J’ai vraiment envie que mon bien-être ne soit pas dans
l’attente de quelque chose d’extérieur. J’observe, je ressens dans quel état je suis le plus souvent
depuis les derniers jours, dans la période actuelle. Je m’accueille dans l’état que je constate être le plus
souvent présent…
VIBRER EN HARMONIE AVEC LA VIE
Le parcours d’autoguérison est nécessairement une voie d’expansion au cœur de
laquelle nous existons de plus en plus intensément. Au moment où l’embryon devient
fœtus, son organisme fonctionne au niveau optimal: le rythme de croissance s’intensifie,
les cellules se démultiplient rapidement. La glande du thymus, une fois développée,
assure la croissance de toutes les autres glandes et de tous les tissus du corps. Le
rythme de la croissance est phénoménal. Quelle puissance extraordinaire est alors
déployée! Et quelle intelligence est exprimée chez le fœtus pour assurer sa maturation!
Si, à cette fréquence optimale, le corps se forme, c’est en tendant vers cette
fréquence que je permettrai l’autoréparation de mon corps. La clé personnelle de santé
est en fait une clé fréquentielle.
Le parcours d’autoguérison m’entraîne à élever le rythme vibratoire de mon être
pour éventuellement retrouver cette fréquence. Cette dernière correspond au rythme
vibratoire le plus élevé que je puisse atteindre avec mon corps.
Votre rythme vibratoire s’élève lorsque vous êtes présent à vous-même et que vous
vous recueillez jusqu’à vous ressentir vivre intensément et amoureusement. Par la suite,
il vous sera naturel de communier avec la vie jusqu’à vous sentir vraiment uni à elle.
DISSOUDRE LES LIMITES GRÂCE AUX VOIES D’EXPANSION
Plus je m’éloigne de moi, plus je m’oublie ou me renie et plus mes limites apparaissent.
Elles sont mes propres frontières. Celles dans lesquelles je m’enferme inconsciemment,
souvent pour me protéger, et qui m’étouffent éventuellement. Ce sont ces limites qui font
en sorte que j’ai mal. Elles créent le déséquilibre et m’empêchent d’en sortir. Serait-il
possible que je possède toute la puissance pour m’être créé, mais que je ne l’aie plus
pour maintenir toute cette perfection? Si je me suis créé à partir d’une énergie puissante
et d’une intelligence universelle dans chacune de mes cellules, j’ai sûrement la capacité
de réparer ce que j’ai brisé.
Je vous invite d’abord à repousser vos limites en ayant recours aux voies
expansives. L’expansion est une forme d’union de laquelle naîtront l’inspiration et
l’énergie nécessaires pour dissoudre les limites.
L’expression créatrice
Une des voies expansives les plus naturelles est l’expression créatrice, qui n’a
véritablement aucun autre but que la joie de créer. Non pas de servir quelqu’un ou
d’atteindre un résultat. Simplement la joie de créer.
Luc adore la nature. Il a la sensation que les arbres sont ses amis. Il imagine presque
les entendre parler lorsqu’il se balade en forêt. Il a choisi d’être émondeur pour les
protéger. Lorsqu’il se présente sur les lieux où il est appelé, il regarde les arbres
avant de commencer à les tailler. Il prend contact avec eux. Il sait qu’il ne va pas
simplement couper des branches mortes ou trop longues. Il va coiffer les arbres et
collaborer à leur croissance équilibrée et à leur beauté. Lorsqu’il monte dans l’arbre
et ressent son contact, l’émondeur est déjà devenu un artiste qui se réjouit de
l’harmonie à laquelle il participe! Il est en expansion. Il se sent uni à la vie. Il ne
ressent jamais ses fortes migraines lorsqu’il est dans cet état.
Geneviève est conseillère en gestion. L’été venu, en rentrant chez elle après sa
journée de travail, elle se transforme en jardinière. Elle entre dans son jardin de
fleurs. Les deux mains dans la terre, elle parfait son œuvre en complicité avec les
fleurs qu’elle nourrit de sa joie. Loin d’une fuite de la réalité, elle collabore par sa
création à ce que la réalité soit plus colorée. Elle est en expansion! Elle se sent unie
à la vie. Elle ne sent plus alors la tension nerveuse provoquée par la nécessité de
performance à son travail.
Élaine est microbiologiste. Elle travaille en recherche dans un hôpital
universitaire. Souvent penchée sur son microscope pendant des heures, elle a
contracté un mal de dos au niveau des vertèbres dorsales et cervicales. Travaillant
seule, elle n’a pas l’occasion de s’exprimer vraiment dans ce contexte. Elle a
commencé à chanter pour s’extérioriser. Le chant a pris une telle proportion dans sa
vie qu’elle offre maintenant des concerts à des amis ou à l’hôpital où elle travaille,
pour le simple plaisir. Lorsqu’elle chante, elle vit et vibre intensément. Bientôt, elle
ne chante plus pour les autres, elle devient sa voix, elle vibre tout entière en elle. Elle
entre en expansion… et ses maux de dos n’existent plus!
Quel est votre chant à vous, c’est-à-dire quelle est votre expression créatrice qui
vous fait vibrer intensément et permet de repousser vos limites? Pendant ce moment
d’expansion, la réalité dépasse le quotidien. Il n’est plus émondeur, elle n’est plus
conseillère, elle n’est plus microbiologiste… Ils existent, tout simplement. Ils ont
repoussé les limites qui les séparaient d’eux-mêmes.
L’imagination créatrice
Louis est un publicitaire dans la trentaine. Il lui arrivait parfois de ressentir des
douleurs à la poitrine. Sportif et ayant une saine alimentation, il n’avait pas
l’impression qu’elles provenaient de difficultés digestives ni de son cœur. Des
examens médicaux lui avaient confirmé qu’il était en bonne santé. Pourtant, les
malaises physiques étaient réels et de plus en plus récurrents. Un retour sur luimême lui a permis de constater qu’il vivait de plus en plus d’angoisse. Véritable
oppression, elle était l’effet de la sensation que sa créativité était toujours
emprisonnée dans des contraintes de temps et d’argent. Il était aux prises avec un
véritable conflit intérieur, une peur de se perdre dans des limites qui devenaient de
plus en plus contraignantes. L’intégration de l’imagination créatrice au cœur de sa
vie parvint à le soulager de ses malaises. Quotidiennement, il s’est offert des
périodes durant lesquelles il s’élevait au-dessus des contraintes de temps et de
budget et il imaginait un monde surréaliste. Dans ce monde, il libérait totalement sa
créativité. Progressivement, au fil de ses aventures imaginaires, ce monde devenait
vivant en lui et lui inspirait des images. Alors qu’au début, il créait des images d’un
monde, ce monde s’est rapidement mis à lui livrer des images qu’il dessinait avec
joie. Plus sa créativité se déployait dans son monde imaginaire en repoussant les
limites, et plus il était effervescent et inspiré dans sa réalité quotidienne.
L’imagination créatrice devint rapidement sa façon d’être totalement créateur tant
dans l’imaginaire que dans la réalité. Les contraintes de la réalité étaient toujours
présentes, mais les malaises avaient disparu.
Votre imagination créatrice est tout aussi joyeuse et libératrice que vous choisissez
qu’elle soit: au début, ce sera plus simple en fermant les yeux pour ne pas être distrait
ou continuellement sollicité par votre environnement. Puis, laissez-vous aller, les yeux
fermés. Vous voulez être dans une autre dimension, vous y êtes. Vous voulez être dans un
autre pays, vous y êtes. Vous y êtes tellement que vous pouvez voir ce que vous
imaginez. Si vous pensez aux pyramides d’Égypte, les voyez-vous, entendez-vous le pas
des chameaux? En fait, sans même avoir l’intention de vous projeter dans un lieu, juste
en fermant les yeux et en imaginant cet endroit, vous pouvez en venir à le sentir, à le
voir, à être là.
À ce moment-là, les limites sont repoussées. On comprend mieux ce phénomène
lorsqu’on pense aux gens qui vivent en prison et qui deviennent des êtres d’amour et de
paix. Par exemple, comment Nelson Mandela, qui vécut 27 ans en prison, a-t-il pu
survivre et évoluer dans ces conditions de détention? Parce que les limites
s’estompaient en lui, son imagination créait sa réalité, elle était l’expression de sa
liberté. Il a pu se créer un état d’expansion.
Vous n’êtes évidemment pas en prison, mais souvent vous pourriez avoir la
sensation que votre douleur physique ou psychique est une prison dans laquelle vous
vivez. Est-ce que consciemment ou inconsciemment, vous êtes emprisonné par votre
déséquilibre, votre maladie, vos peurs ou vos pensées?
Si tant de personnes se sentent emprisonnées dans leur corps ou dans leur vie,
plusieurs ont de la difficulté à se l’avouer.
Yves s’est engagé dans un contrat de rénovation qu’il n’avait pas le temps de
réaliser, et ce, à cause de son insécurité financière. Sa véritable prison est-elle le
contrat ou sa peur? Y aurait-il un lien avec la douleur à ses épaules?
Julie se sent si responsable de l’évolution de son centre de soins, pour elle et ses
collègues, qu’elle consacre plus de temps à sa gestion qu’aux soins. Sa véritable
prison est-elle le centre ou son «devoir» de réussir? Ses migraines auraient-elles une
relation avec le thème du devoir à accomplir?
Marie adore ses enfants. Par moments, elle se sent totalement épanouie dans son
rôle de mère, alors qu’à d’autres occasions, elle se sent étouffée par sa
responsabilité et l’ampleur de la tâche. Tous ceux et celles qui ont des enfants savent
que des instants physiques de présence à soi sont plus rares. Ceux-là aiment bien
entendre que les fruits de la présence à soi sont davantage dans l’intensité que dans
la durée et qu’un moment d’imagination ouvre l’espace qui avait tendance à se
refermer sur eux…
La contemplation spirituelle
Vous pourriez aussi choisir que le cœur de votre
parcours d’autoguérison soit l’émerveillement. Il
Faites le choix que durant cette
journée, dans toutes les activités
permettrait sans aucun doute l’émergence de votre «clé que vous accomplirez de votre
mieux, votre intention prioritaire
personnelle de santé». La voie de l’émerveillement sera de vous réjouir de tout ce qui
consiste à vivre chaque instant dans l’enchantement. est merveilleux sur votre passage.
Bien que certains aspects de la vie soient durs, non
harmonieux et incompréhensibles, la vie nous présente partout et à chaque instant des
merveilles. Lorsqu’un aspect de la vie, de la nature, de l’humanité vous enchante,
contemplez-le. Contemplez un arbre, une fleur, un coucher de soleil ou une étoile,
contemplez un enfant qui court dans les champs; ayez un regard admirateur sans
jugement, sans analyse et sans commentaire ou critique positive ou négative, tout
simplement en vous unissant par le regard à l’objet de sa contemplation. Émerveillezvous devant les bourgeons du printemps, devant un couple qui vibre d’amour, une
naissance, un homme âgé qui tend la main à sa compagne…
Faites-en l’expérience. Choisissez une journée normale de votre vie quotidienne.
Ne changez en rien votre programme. Faites le choix que durant cette journée, dans
toutes les activités que vous accomplirez de votre mieux, votre intention prioritaire sera
de vous réjouir de tout ce qui est merveilleux sur votre passage. Cela exigera que vous
soyez vraiment présent à vous-même pour ressentir l’enchantement.
Vous serez totalement ouvert et disponible. Tous vos sens seront alertes pour capter
la vie. Dès que quelqu’un ou quelque chose vous semblera enchanteur, alors vous
vibrerez à son diapason. Vous imaginez que vous y injectez votre propre vibration, avec
respect, sans intention de l’envahir ou de le posséder. Chacun a déjà ressenti un amour
d’une telle intensité qu’il a eu envie de faire un avec la personne ou le lieu qui suscitait
ce sentiment.
Sachez déceler le merveilleux en tout, contemplez-le. C’est la meilleure façon de
ressentir le merveilleux en vous et de vibrer de santé.
La méditation
La méditation consiste en une disponibilité totale de l’être à s’unir à toutes les formes
de vie. Elle est une expérience de pleine conscience de soi et de la vie, d’ouverture du
cœur et de l’esprit à tout ce qui existe en soi et autour de soi, physiquement ou
mentalement. Elle a comme but d’atteindre un état d’unité duquel peuvent rejaillir la
sensation de pure joie, l’état de grâce et même l’extase. La méditation permet
l’élévation du rythme vibratoire, puisqu’elle suppose un abandon de ses préoccupations
et une ouverture du cœur. La pratique d’exercices respiratoires aidera à calmer l’esprit
pour le préparer à méditer. Durant la méditation, l’être est ouvert à tout et rien n’est
exclu, sinon les pensées qui distraient ou tentent de briser l’état de présence.
À la suite d’une période de méditation, l’inspiration est plus claire et la prise de
décision est facilitée. La sensation de soi comme les sensations de la vie sont plus
nettes. Les sources des déséquilibres se révèlent plus facilement de même que les voies
de transformation. L’individu est plus disponible à l’autoguérison et à tous les
changements que cela suppose. Nous y reviendrons plus en détail dans la deuxième
partie de ce livre.
Choisir une voie expansive privilégiée
Identifiez maintenant quelle voie d’expansion vous est la plus naturelle, celle qui vous parle
intérieurement. Est-ce la contemplation spirituelle ou bien la méditation? Est-ce plutôt l’expression
créatrice qui vous fait vraiment vibrer? Quelle est votre voie d’expansion la plus naturelle, celle que
vous allez privilégier pour être présent à la vie autour de vous? Ce choix se fait au niveau du cœur et de
l’esprit.
Quel moyen privilégié est-ce que je vais m’offrir pour être plus en expansion? Je décide que je vais
m’émerveiller. Je me donne comme moyens d’expansion l’émerveillement et la contemplation. Chaque
jour, par exemple, je m’accorde deux fois une minute de contemplation dès que je vois quelque chose
de merveilleux. Je contemple cette chose comme si je la pénétrais. Ou bien je m’offre une méditation.
Ou bien je vais imaginer un nouveau conte, une nouvelle bande dessinée. Ou bien je vais m’imaginer
un monde meilleur, un monde où il n’y a pas d’argent…
Quelques repères
Choisir une façon d’intensifier la présence à soi.
Choisir une voie d’expansion privilégiée.
Chapitre 2
Deuxième voie: le choix de son état
’état d’une personne est sa disposition ou sa prédisposition à agir ou à réagir
devant tout ce qui se présente à elle, en provenance de l’intérieur comme de
l’extérieur. Cet état conditionne la relation à soi et à la vie; il influence les pensées, les
attitudes et les comportements. La maîtrise de l’état est intimement reliée au maintien de
la santé.
À chaque instant, nous vivons dans un état particulier qui agit directement sur notre
santé, tant au niveau physique que psychique. Un ensemble de facteurs puissants
influencent notre état. Celui qui n’est pas présent à lui-même laisse ces facteurs choisir
pour lui son état et par le fait même… son état de santé. Évidemment, nos états varient
souvent et beaucoup. Nous nous attarderons dans ce chapitre sur les facteurs qui
peuvent les influencer.
L
Germaine a 65 ans. Depuis 10 ans, elle souffre de maux abdominaux très violents,
sporadiques, mais assez fréquents. Elle a passé tous les examens médicaux visant à
déterminer ce qui pourrait en être la cause: estomac, foie, intestins, etc. Aucune
cause n’a pu être diagnostiquée et aucun remède n’a pu la soulager. Elle a eu recours
à différentes formes de médecines alternatives, mais sans succès. Germaine est une
femme très sociable, enjouée et inspirée. Ce qui la réjouit vraiment dans la vie, c’est
d’être avec les gens. Danseuse professionnelle dans son jeune âge, elle a dirigé
pendant des années une école de danse. Avançant en âge, elle s’est orientée vers les
soins alternatifs de la santé, elle a suivi une formation de phytothérapeute. Puis, elle
s’est mise à la consultation individuelle. Bien qu’elle ait apprécié sa nouvelle
orientation, elle s’y trouvait relativement seule et était souvent nostalgique. La vie
effervescente de son école lui manquait. Elle entreprit de se faire de nouveaux amis
dans le domaine de la santé pour éventuellement créer un centre. Son dynamisme fit
en sorte qu’elle fut très impliquée rapidement dans un projet de centre de soins. Elle
y retrouvait sa joie de collaborer à un projet collectif. Malheureusement, le projet
avorta et elle eut à se concentrer à nouveau sur sa consultation. C’est à ce moment-
là que les maux ont recommencé et se sont intensifiés progressivement. Un jour, je lui
ai fait remarquer que dès qu’elle s’impliquait dans un nouveau projet de centre ou de
création collective ou communautaire, elle s’animait, elle entrait dans un état de joie
et elle ne ressentait plus aucun malaise. Plus encore, nous avons constaté que peu
importe le travail exact qu’elle accomplissait, si celui-ci se déroulait dans un
environnement de collaboration, elle se sentait bien physiquement et stimulée à tous
points de vue. Par contre, dès qu’elle se retrouvait seule, malgré les soins individuels
qu’elle prodiguait, elle entrait dans un état de tristesse et de déception, et ses
douleurs se manifestaient à nouveau. Son état influençait directement sa santé. L’état
de joie généré par une vie animée et créatrice avec d’autres permettait que son
énergie circule parfaitement, alors que la sensation de solitude provoquait un état de
nostalgie insoutenable même pour son corps. Ce dernier protestait par ses
souffrances.
En fait, l’état de joie agit chez tous les humains. Il stimule la circulation énergétique
et favorise la régénération et le maintien de la santé. Chaque tissu, comme chaque
cellule, est animé par l’état de joie et favorise la fréquence juste pour permettre son
fonctionnement adéquat. D’autres états, comme l’état de paix ou de sérénité, contribuent
aussi à soutenir la joie chez l’individu. Par contre, des états plus ténébreux, comme des
états de frustration, de tristesse, de mélancolie, peuvent provoquer des malaises.
La liste de vos états récurrents
Je vous invite à observer vos états dans votre vie quotidienne afin de déceler ce qui les influence.
Certains états font en sorte que vous vous sentez vivre plus intensément, d’autres génèrent la
sensation d’être davantage vous-même. En fait, ils font circuler et vibrer votre énergie à une fréquence
plus élevée. Dans d’autres états, vous vous sentez moins aligné, plus perturbé et plus éloigné de vousmême. Ils provoquent des sensations de lourdeur ou de douleur.
En vous observant, vous constaterez peut-être, par exemple, que des éléments aussi
simples que le climat affectent vos états plus que vous ne le croyiez; le froid et la
grisaille provoquent-ils chez vous un état dépressif, alors que le soleil et la chaleur
vous rendent léger et éveillé? Vous pourriez consulter tous les intervenants de toutes les
médecines pour vous soigner, mais si vous n’êtes pas conscient de l’influence de vos
états et de ce qu’ils provoquent sur votre corps et votre psyché, il se pourrait que les
remèdes prescrits ne servent qu’à camoufler des signaux importants.
En fait, la majorité des gens ne font pas de relation entre leurs états et leurs
déséquilibres. Pourtant, chacun de vos états vous donne une indication de la qualité de
la présence et de la relation que vous maintenez avec vous-même. Le parcours
d’autoguérison en est nécessairement un de maîtrise de vos états. Il ne s’agit pas de
feindre un état ou de contrôler votre état devant les autres. Un individu qui contrôle sa
colère en ne l’exprimant pas n’est pas en maîtrise. Quoique non exprimé, son état
colérique affectera son organisme. Bien qu’en faisant face à cet individu on puisse
apprécier son contrôle, ce dernier orientera son feu colérique vers l’intérieur et fera en
sorte qu’il se consumera lui-même. D’autre part, il peut aussi l’exprimer tout en le
subissant encore intérieurement. L’important est qu’il constate son état colérique et en
trouve la source pour le modifier réellement.
Il s’agit de faire un travail de fond sur ses propres états. Pour y arriver, il faut que
vous soyez convaincu de leur importance. L’observation de ce qui influence vos états et
de ce qu’ils provoquent autour de vous vous aidera à vous en convaincre. L’observation
des autres est parfois fois plus facile au début. On remarque souvent plus facilement
chez l’autre les effets de son état autour de lui… On se rend compte que tous vivent
aussi des états qu’ils aimeraient dissoudre. Cela permet de mieux comprendre les
enjeux réels.
Ce travail consiste à découvrir tous vos états et à les ressentir jusqu’à pouvoir
constater intérieurement, dans votre activité quotidienne, que vous venez d’entrer dans
un nouvel état que vous n’aimez pas aux dépens de celui que vous avez perdu et qui
vous plaisait.
Découvrir et reconnaître progressivement la source
Pour maintenir votre santé, vous
de vos états vous permet d’être plus alerte lorsque
devez être conscient de vos états
et de leur impact. L’observation de vous leur faites face. Ces sources peuvent aussi bien
vos états vous permettra de mieux être un lieu, une situation, un comportement. Elles
comprendre les effets de ceux-ci et
deviennent des signaux vous indiquant que votre état
tous les facteurs qui influencent
leur création. pourrait être altéré positivement ou négativement. Par
exemple, si vous notez qu’un client difficile a tendance
à vous faire perdre votre calme, vous serez vigilant lorsque vous le verrez se présenter
à votre travail. Sachant que l’état d’impatience qu’il déclenche en vous agit
négativement sur votre santé, vous serez plus attentif à maintenir votre état.
Évidemment, ce client est un acteur dans votre vie. Il n’est responsable ni de votre état
ni de votre malaise. Il induit un changement parce qu’il fait ressurgir en vous quelque
chose qui n’est pas réglé. Ainsi, cette source apparente, le client, vous permet
d’identifier une autre source beaucoup plus profonde. Soyez aussi attentif à ne pas
projeter la faute sur lui ou sur qui que ce soit. Si vous constatez, par exemple, que la
présence de votre père agit sur votre état, cela ne changera rien de l’en rendre
responsable. L’intérêt est de voir son arrivée comme un signal pour renforcer l’état qui
vous convient et aussi de reconnaître cette inscription en vous.
Pour maintenir votre santé, vous devez être conscient de vos états et de leur impact.
L’observation de vos états vous permettra de mieux comprendre les effets de ceux-ci et
tous les facteurs qui influencent leur création. Plus vous constaterez les facteurs
d’influence de vos états, plus vous découvrirez qu’ils sont omniprésents dans votre vie.
Dès lors, vous comprendrez qu’il y a avantage à choisir vous-même vos états tout en
étant attentif à ce qui pourrait vous les faire perdre.
LES FACTEURS QUI INFLUENT SUR VOS ÉTATS
Les inscriptions mémorielles
Les expériences récurrentes et intenses du passé, joyeuses ou douloureuses, s’inscrivent
souvent profondément en nous. Elles influencent inconsciemment les états dans lesquels
nous vivons le présent et nous appréhendons le futur.
Pour certains, le passé commence par la naissance, alors que pour d’autres, il est
aussi constitué de la vie dans le processus intra-utérin prénatal. Pour d’autres encore, il
inclut des incarnations précédentes sur Terre et même des parcours dans d’autres
dimensions ailleurs dans l’Univers. Chacun est libre de ses croyances.
Pour l’instant, j’attire votre attention sur la puissance de l’influence des mémoires
sur votre vie et sur votre santé à chaque instant. J’observe que les inscriptions
mémorielles sont non seulement fort influentes, mais aussi très profondes et très
vivaces. Quelle que soit leur origine, tant et aussi longtemps qu’elles n’ont pas été
consciemment dissoutes, elles se réactivent et se manifestent au présent. En d’autres
termes, toutes les expériences passées non résolues peuvent agir au présent, ne serait-ce
que par l’influence sur l’état d’une personne.
Par exemple, un très grand nombre de personnes m’ont affirmé avoir l’impression,
et même une nette sensation provenant de la période fœtale, qu’elles n’étaient pas les
bienvenues sur Terre ou dans leur famille. Cette sensation est pour elles si intense
qu’elle est encore bien présente et se manifeste par un état pessimiste ou de nostalgie.
Jade a 13 ans. Comme toutes les adolescentes, elle a l’impression de ne pas être
comprise et, comme plusieurs d’entre elles, elle ne sait pas voir sa beauté. Sachant
que c’est une crise fréquente chez les jeunes filles de son âge, cela pourrait vous
faire sourire… jusqu’à ce qu’elle commence à penser au suicide parce qu’elle ressent
depuis sa naissance le rejet de son père… Ainsi, ce moment de son passé, bien
qu’inconscient pour elle, agit en créant un état dépressif et même suicidaire.
Le regard sur le passé n’a pas pour but de culpabiliser qui que ce soit, mais plutôt
de permettre de comprendre certaines de ses répercussions.
Avez-vous, par exemple, déjà réfléchi à ce que la provocation de l’accouchement ou
son report volontaire pouvaient générer comme inscription mémorielle chez une
personne? Et quelles en seraient les influences sur ses états? Est-ce plausible qu’un
accouchement provoqué favorise des états de nonchalance, de lenteur, de réactivité à
l’autorité? Serait-ce intéressant d’évaluer la corrélation entre des états et des
comportements obsessifs, compulsifs, claustrophobes… et le report de la naissance
chez certains sujets?
D’autres individus, abandonnés à la naissance, vivent leur vie sous l’influence du
thème de l’abandon. À plusieurs reprises, ils revivent l’abandon sinon la sensation
d’être abandonné. Cela pourrait influencer chez certains un état de soumission, de
réserve ou encore de non-disponibilité à s’engager pour… éviter l’abandon.
Certaines expériences semblent inoffensives alors que leur impact est très grand sur
la vie et la santé. Prenons l’exemple d’un père souvent absent. Il rentre tard et son
enfant est endormi à son arrivée. À l’occasion, il rentre plus tôt; l’enfant tout heureux de
voir son père court vers lui pour se jeter dans ses bras. Mais l’homme est fatigué et
soucieux et repousse l’enfant… encore! L’enfant est triste ou en colère, parce qu’il sent
qu’il n’existe pas pour son père: il pourrait conclure de la situation qu’il vaut moins que
rien ou même qu’il est un déchet, et manifester une propension à des états colériques ou
de tristesse.
Quarante années plus tard, l’enfant est devenue une femme de carrière depuis
longtemps. Lorsque son associé, homme ou femme, rentre de voyage, elle n’ose montrer
sa joie de retrouver son collègue et hésite encore à aller à sa rencontre. Malgré toutes
ses réussites, son passé agit encore sur elle. Sévère, introvertie, ayant peur du rejet, elle
a reçu les mêmes commentaires des hommes qui ont été dans sa vie, voulant qu’elle soit
d’une grande froideur… Pourtant, elle est la première à en souffrir, et ce, depuis si
longtemps. Quel sera le prochain signal de sa douleur?
Et que dire des états des millions de personnes qui ont été abusées sexuellement:
état de soumission inconsciente, de méfiance, d’hypervigilance, état colérique, etc.
Nombreuses sont celles qui se sentent comme des objets parce qu’elles furent traitées
comme des objets. Elles n’accordent plus de valeur à leurs sensations, à leurs besoins,
à leurs états. Elles n’entendent pas les signaux de leur être ou n’y répondent pas, ou
elles deviennent hypersensibles et intérieurement agitées.
Heureusement, parmi les expériences du passé, nombreuses sont celles qui sont
heureuses. Elles aussi influencent les états et permettent souvent à l’individu qui vit des
épreuves de maintenir le cap. Elles agissent directement sur la volonté, la
détermination, la pulsion de vie, la recherche incessante du bonheur. Elles seront d’une
importance majeure dans le parcours d’autoguérison, surtout en agissant comme une
référence sur les états favorables à créer en soi.
L’environnement familial, social et relationnel
Malgré l’éclatement des familles depuis au moins une génération, on observe encore
aujourd’hui l’influence réciproque entre leurs membres. Une personne, par exemple, est
avisée que son frère lui a laissé un message et immédiatement son état se modifie…
avant même d’en connaître le contenu. Le seul mot «frère» fait émerger en elle une
charge importante et un état d’inquiétude, d’amertume ou d’indifférence.
Chaque membre de notre famille biologique a quelque chose à nous révéler et a un
impact sur nous, positif ou négatif. Tant et aussi longtemps que nous n’avons pas
découvert son message, c’est-à-dire ce qu’il est venu nous faire découvrir sur nous, il
agit sur nos états, que nous soyons ou non en relation avec lui.
De même, chaque personne avec laquelle nous sommes en relation est un acteur dont
l’expression est un apport pour nous. Une personne généreuse autour de nous peut
induire la générosité en nous. De même qu’une personne avare peut, par opposition,
faire naître la générosité en nous.
La beauté de la vie réside beaucoup dans la qualité des relations. Les amis et les
camarades sont aussi au cœur de notre vie. Le sens même d’une relation est de nous
stimuler à être le meilleur de nous-mêmes. Cela implique que nous sommes ouverts à
recevoir son influence. Mais les influences ne vont pas nécessairement dans le sens
souhaité.
Il est naturel qu’à 17 ans, Lydia sorte le soir avec ses copains et copines. Il est aussi
naturel qu’elle oublie l’heure de rentrer. Au cœur de la nuit, alors qu’elle n’est pas
revenue à la maison, son père se met dans un état de colère et sa mère dans un état de
panique… et tous deux «se font de la bile». Leur foie et leur système nerveux sont
bien éprouvés. Si cela se reproduit souvent, non seulement la relation se détériorera
entre eux, mais leurs états affecteront directement leur santé.
De nombreuses personnes sentent l’appel intérieur à vivre sur un chemin de
développement personnel. Pourtant, leur conjoint exerce des pressions subtiles ou
évidentes pour qu’elles ne s’intéressent pas à de telles démarches. Des petites blagues
aux allusions blessantes jusqu’aux ultimatums, les sollicitations à délaisser des cours,
des rencontres de partage, des formations sont très gênantes. Que la personne renie son
appel intérieur pour plaire à son conjoint ou y réponde malgré tout, son état risque d’en
être profondément modifié.
Gilbert travaille dans le milieu de la construction. Pendant une longue période de sa
vie, ses buts et ses intérêts se situaient au niveau matériel. Puis, au début de la
trentaine, il a ressenti des spasmes à la poitrine qui lui ont fait peur. Il s’est alors
préoccupé davantage de sa santé, ce qui l’a entraîné dans une véritable démarche de
développement personnel. Il est devenu plus calme et les spasmes ont cessé. De plus
en plus intéressé par sa démarche, il s’est investi et s’est mis à parler autour de lui
de ses réalisations et de son parcours. Les réponses furent vives et spontanées. Dans
son milieu de travail, on s’est mis à rire de lui et à le considérer comme un faible. Sa
conjointe, le voyant se transformer et s’intéresser davantage aux aspects humains
que matériels, a d’abord eu peur qu’il s’égare. Puis, elle a commencé à lui dire qu’il
délaissait sa famille et qu’il n’était plus comme avant. Aujourd’hui, lorsqu’il se
prépare pour une réunion d’un groupe de partage entre hommes, elle lui manifeste
son mécontentement. Bien qu’il assume ses choix, ses états ainsi influencés sont très
variables et il est souvent perturbé. Il devient nerveux et les spasmes reviennent à
nouveau… Tous ces facteurs influent directement sur sa joie de vivre, sur ses états et
sur sa santé.
Chacun peut ainsi illustrer de ses propres exemples jusqu’à quel point ses relations
l’affectent psychiquement et éventuellement physiquement.
L’environnement professionnel
Le collègue auquel on ne pense pas vraiment à l’extérieur du contexte de travail peut
tout de même continuer à agir sur nous. Imaginez une personne maussade travaillant à
vos côtés jour après jour. Son état déteint-il sur vous? Bien sûr, cela dépend des jours,
direz-vous. Certains jours où vous êtes plus vulnérable parce que les choses tournent
moins rondement, elle vous entraîne dans un état de réactivité négative. D’autres fois,
vous avez l’esprit plus léger, la lourdeur de votre collègue suscite en vous de la
compassion à son égard.
À vous maintenant d’évaluer qui ou quoi, dans votre travail, agit sur vous. Souvent,
nous ne réalisons pas à quel point notre état dépend du travail lui-même, des lieux, des
clients, des fournisseurs, des collègues, de la direction, etc. Ils peuvent transformer nos
états pour plusieurs heures, voire plusieurs jours ou années, générant stress, fatigue,
malaises, etc. En rentrant à la maison, votre état ainsi influencé vous rend moins
disponible à votre famille et peut-être plus réactif. Et votre état influence à son tour
celui de votre partenaire et de vos enfants…
Les objectifs et les résultats à atteindre dans votre travail causent souvent un stress
sur la direction. Plus la date butoir pour l’obtention des résultats attendus approche, et
plus vous pourriez ressentir le transfert qui s’opère sur vous et le changement de votre
état…
L’environnement économique
Les finances personnelles influencent drôlement les gens en général, surtout dans notre
monde actuel. Lorsqu’une situation exige une dépense substantielle imprévue, elle
devient plus qu’un tracas à résoudre, elle devient une source de lourdeur et de
préoccupation créant souvent de l’insécurité, du stress, de l’insatisfaction, et agissant
directement sur le corps. De même, les problèmes économiques dans un pays suscitent
beaucoup d’inquiétude. Bien sûr, il ne s’agit pas d’occulter les difficultés financières et
économiques, mais de réaliser qu’elles affectent l’état général de l’individu et génèrent
beaucoup de tensions qui se répercutent en malaises. Très souvent, lorsqu’un individu
reçoit une facture imprévue ou oubliée, son état d’être ou son humeur se transforme
radicalement. Les expressions populaires, comme «se faire du mauvais sang», «se
prendre la tête» et même «se casser la tête» illustrent l’effet de telles situations sur la
santé. L’environnement politique peut exercer le même genre de pression. Le type de
gouvernement, de gauche ou de droite, ses projets réformistes ou conservateurs, le
tempérament de son leader, consultatif ou autoritaire, les thèmes priorisés, les actions
internationales créent chez certains un état de confiance et chez d’autres, de méfiance.
Certains vivent sous la tension d’une éventuelle action inadéquate de leur
gouvernement, alors que d’autres, très en confiance, sont plus détendus.
L’environnement religieux
Qu’il adhère à une religion ou non, qu’il soit pratiquant ou non, chaque individu vit dans
un environnement qui est ou qui a été marqué par une religion. Celle-ci l’influence,
quelle que soit sa relation avec elle. Ainsi, lors de voyages dans un pays dont les
fondements religieux sont différents de la religion de notre pays, il est fascinant de
constater tout de suite une influence différente sur notre état général. Notre sensation de
nous-mêmes et notre état devant une même situation sont différents dans un pays
islamique ou chrétien, hindouiste ou bouddhiste. Évidemment, les religions ont toujours
influencé les valeurs et les façons d’être et de vivre des humains et donc,
nécessairement, leurs états et la façon de concevoir et de faire face aux difficultés et à
la maladie.
Il est important que chacun soit conscient de l’ampleur des influences de ces
environnements sur son état, de telle sorte qu’il puisse choisir plus activement son
propre état.
Les situations d’émergence spontanées
Les situations du moment constituent une autre catégorie d’influences sur vos états.
Imaginez une journée de congé en famille. Vous avez prévu une sortie en plein air et les
préparatifs se déroulent agréablement. Vous vous sentez joyeux et serein, sans tracas. Et
voilà qu’un violent orage s’abat sur votre région. La journée tant attendue est foutue!
S’ensuit un état de déception. Puis, un éclair déchire le ciel et votre téléviseur et votre
ordinateur s’éteignent; c’est la panne de courant. Tous commencent à s’agiter, la tension
monte et un état généralisé de frustration s’inscrit en chacun. Le lendemain, dans quel
état chacun reprendra-t-il ses activités? Un contretemps, une chute de la Bourse, une
parole offensante, un invité imprévu, un bouchon de circulation, un travail
supplémentaire, l’annulation d’un rendez-vous, un repas raté, un acte terroriste quelque
part dans le monde, voilà autant de situations émergentes différentes les unes des autres
en nature et en intensité. Pourtant, chacune pourrait transformer notre état à notre
détriment.
Ainsi, l’observation de nous-mêmes nous permet
sa santé signifie se choisir
de constater l’ampleur et la diversité des influences sur Choisir
et ainsi choisir son état à chaque
notre état. Nous réalisons qu’à chaque instant, partout instant. Malgré toutes les
où nous sommes, les sources d’influence sont présentes influences extérieures ou
nous avons tous le
et nombreuses. L’influence est si profonde qu’elle intérieures,
pouvoir de choisir notre état.
contrôle la personne en inscrivant en elle un mode
réactif quasi continu. Ainsi, plutôt que de choisir ses pensées, son attitude et ses
comportements devant chaque situation, ces derniers deviennent très souvent des
réactions provoquées par un état, lui-même contrôlé par l’extérieur. Comme notre état
affecte directement notre santé, il nous est permis alors de penser qu’une personne
soumise à toutes ces influences a perdu le contrôle de sa propre vie aux mains de tous
ces facteurs.
LE CHOIX PERSONNEL ET CONSCIENT DE VOS ÉTATS
Choisir sa santé signifie se choisir et ainsi choisir son état à chaque instant. Malgré
toutes les influences extérieures ou intérieures, nous avons tous le pouvoir de choisir
notre état. Cela signifie devenir la première et la plus importante source d’influence
pour soi-même. Il ne s’agit pas de se contrôler dans une situation ou face à une
influence extérieure. Le contrôle signifierait qu’un élément extérieur enclenche un état
dans l’individu qui, lui, feint un autre état.
Imaginons que les propos d’un confrère vous heurtent et provoquent un état de
tristesse profonde en vous. Si malgré cette tristesse, vous tentez de maintenir votre état
de joie devant lui et les autres, alors vous vous contrôlez. Ce contrôle est un leurre de
votre véritable état qui, lui, affecte votre santé.
La proposition est que vous maîtrisiez vos états et non les contrôliez. Je vous invite
à devenir la première source d’influence sur vos états. Cela veut dire que vous
choisissiez vos états et que vous tentiez de les maintenir tout au long de la journée. Si
vous n’êtes pas cette première source d’influence, vous ouvrez la porte à plusieurs
difficultés.
Imaginons, par exemple, que votre frère représente en général pour vous une des
sources de vos états de frustration. Vous avez choisi d’assister aujourd’hui à une fête de
famille où il sera certainement présent. Il constitue un élément d’influence extérieur. Si
vous ne choisissez pas vous-même votre état, il y a une forte probabilité que vous
retrouviez l’état de frustration en sa présence. Ce dernier peut fort bien agir sur votre
système nerveux, comme sur un ou plusieurs de vos organes, tout en vous privant de la
joie de la fête.
Florence a vécu une rupture difficile il y a deux ans. Après 30 années de vie
commune, son conjoint Michel l’a quittée abruptement, prétextant une idylle
amoureuse avec une jeune femme, Marie. Il l’a rencontrée lors de l’une des
nombreuses activités qu’il avait en commun avec Florence. Blessée, sans jouer la
victime, Florence reconstruit sa vie sans Michel. Toutefois, elle ne veut pas
abandonner certaines activités qu’elle avait en commun avec lui et qui la
réjouissaient. Bientôt, une de ces activités la mettra probablement face à Michel et…
à Marie. Si elle ne choisit pas son état au préalable, elle risque d’être envahie par un
état de morosité.
Si précédemment, je vous ai invité à faire la liste de vos états habituels ainsi que
celle des influences récurrentes, c’est pour que vous puissiez vraiment détecter à
l’avance les états néfastes qui pourraient subvenir.
Il est évident que même si Florence s’assurait de son état de légèreté en début de
journée, le face-à-face avec Michel et Marie pourrait tout de même la secouer. Le
choix de son état n’a pas pour but de la rendre insensible ou indifférente. Elle vivra
peut-être une émotion difficile. Toutefois, la probabilité qu’elle en soit envahie et
qu’elle rate son activité tout en se faisant du «mauvais sang» aura diminué. Et plus
elle expérimentera le choix de ses états, plus elle les maîtrisera. Cela signifie que,
malgré les sensations et les émotions, elle sera de plus en plus habile à maintenir
l’état qu’elle choisit, et ce, pour son équilibre et sa santé.
Lorsque vous choisissez consciemment votre état en début de journée, il vous est
d’autant plus simple de constater si vous le perdez durant votre parcours quotidien. Dès
que vous constatez que vous avez perdu votre état, celui choisi et intégré précédemment,
tentez de situer où vous l’avez perdu. Il s’agit de faire un petit retour en arrière pour
déterminer où, quand, comment et pourquoi vous l’avez perdu. Évidemment, très
rapidement, vous comprendrez qui ou quoi a influencé votre changement d’état.
D’une part, vous pourrez choisir à nouveau l’état intérieur que vous considérez être
juste et qui vous respecte vraiment et, d’autre part, vous prendrez conscience d’un autre
élément d’influence au sujet duquel vous avez tout avantage à être vigilant et à ne pas
vous laisser avoir.
Je choisis mon état
Quand je me réveille le matin, quand j’avance dans la journée, en cette période, dans tout ce que je vis,
dans mes déséquilibres, dans mes exigences, est-ce que je suis dans un état d’urgence continu, estce que je suis dans un état de tristesse, de morosité, de nostalgie ou plutôt dans un état de sérénité,
de joie? Quel état est le plus souvent présent? Surtout quand je commence la journée, quand je fais
face à la vie. Je ne me leurre pas. J’observe, je constate. C’est vrai que je suis souvent dans cet étatlà en commençant ma journée et en la finissant.
Lorsque j’observe cela, je me dis que je ressens la lourdeur de cet état et que je ne veux tout
simplement pas le maintenir. J’ai mal, j’ai peur, je me sens seul. Voilà pourquoi je suis souvent dans cet
état-là. Je me comprends. Je comprends et je ne me juge pas. Je sais pourquoi je ne me réveille pas
joyeux lorsque je fais face à ma maladie. Et pourtant, face à cela je choisis aussi d’exister. J’ai envie
de vivre.
Ici et maintenant, comme en chaque début de journée, je me dis: je choisis d’être, d’exister. Je
choisis de renaître pour devenir qui je suis véritablement. Alors, ici et maintenant, j’affirme ce choix
profondément vibrant dans tout mon corps, je choisis d’exister, de vivre. J’ai envie de vivre… en santé.
Notre capacité de choisir nos états est très puissante. D’ailleurs, si je vous
proposais de prendre quelques instants pour entrer dans un état de tristesse ou de
nostalgie profondes jusqu’à vous faire pleurer, vous réussiriez sûrement à le faire en
deux ou trois minutes. Un petit moment pour faire ressurgir des souvenirs d’abandon ou
de rupture, d’instants difficiles où vous avez été «chamboulé», et voilà, la sensation
émerge et l’état s’installe… Vous connaissez bien le processus pour l’avoir vécu
souvent. Vous avez donc la capacité de le vivre à nouveau, mais cette fois dans le sens
positif, soit celui des états agréables.
Il y a trois niveaux d’état que nous pouvons explorer et expérimenter: l’état
fondamental, l’état du jour et l’état au coucher.
L’état fondamental
L’état fondamental est l’état naturel d’une personne lorsqu’elle n’est pas sous le
contrôle de peurs, de soucis ou de toute autre influence extérieure ou intérieure. Si une
personne n’est pas sous le joug d’une influence et qu’elle ne choisit pas l’état
particulier dans lequel elle veut vivre les prochains moments, alors son état
fondamental se met en place.
Certains individus sont naturellement dans un état de paix, alors que d’autres ont
comme état fondamental un état de joie exubérante, par exemple. L’état fondamental
d’un individu est associé à son essence. Il n’y a pas un état meilleur ou moins bon.
Parmi tous les états lumineux, tous favorisent l’expression de l’individu. Ainsi, l’état
fondamental de deux artistes peintres peut être fort différent: l’un en est un de sérénité et
l’autre de joie exubérante. Leurs œuvres seront très différentes et satisferont des goûts
différents. Il en est de même pour les accompagnants, les enseignants, les médecins, les
ouvriers, les jardiniers, etc. Bien que de même essence, chacun vibre à un rythme
personnel en corrélation avec un état de base, soit son état fondamental.
Sans avoir à le nommer, on reconnaît facilement l’état fondamental d’une personne.
Lorsqu’on côtoie quelqu’un, on ressent cet état. Ce dernier est souvent ce qui nous
inspire ou nous influence. Vous direz, par exemple, cette personne m’inspire le
calme… ou encore elle est toujours si calme. Et pour une autre: il est si souvent joyeux
et serein, ou il est si agréable d’être près de lui et de ressentir sa sérénité ou encore
auprès de lui, on sent toujours un bien-être, une sensation d’union à la vie et à la
nature. Vous ne dites certainement pas de l’un que son état fondamental est l’état de
paix et de l’autre qu’il a un état de sérénité. Il s’agit d’une ambiance que vous ressentez
à leurs côtés ou en pensant à eux. Ces états sont devenus naturels pour eux. Vous les leur
reconnaissez, bien que par moments, ils sont dans un autre état, soit lumineux ou plus
lourd. Quel que soit l’état ponctuel dans lequel ils sont, l’état qui les caractérise le plus
est l’état fondamental. Ils l’ont acquis dans toutes leurs expériences, ils l’ont choisi
consciemment ou inconsciemment et l’ont inscrit en eux.
Ainsi, même l’état fondamental, si associé à notre essence, peut être choisi et
transformé. Si le choix d’un nouvel état de base peut être instantané, son inscription
profonde pour qu’il en vienne à émaner naturellement exige de la présence à soi et un
renouvellement constant du choix.
Chez certaines personnes, vous avez vraiment l’impression que c’est inné. Vous les
connaissez depuis plus de 20 ans et cela a toujours été ainsi auprès d’eux. Mais vous
seriez étonné de voir que ce n’est pas toujours comme cela. Plusieurs ont vécu des
épisodes très difficiles, voire de grandes épreuves, si bien que leur état de base en était
un de lourdeur ou pessimiste. Puis, un jour, réalisant que leur état non seulement
n’apportait rien à personne, mais engendrait des déséquilibres, ils ont choisi de le
changer. D’autre part, il y a aussi des gens qui occultent leur état naturel; ils sont passés
maîtres dans l’art de masquer leurs états. L’image classique des clowns qui donnent
l’impression d’être joyeux, mais qui pleurent intérieurement, illustre bien cela.
J’entends déjà des réactions en expliquant l’importance de choisir son état. «Ce
n’est pas si simple» ou encore, «ce n’est pas évident…» Certes, cela exige une
discipline. Toutefois, cette discipline n’a pas pour but de performer ni d’atteindre des
résultats imposés ni encore de se conformer; elle agit pour soi, pour son bien-être, pour
sa santé.
Si le choix de l’état et son maintien créent certaines difficultés, ils permettent de
retrouver ses propres pouvoirs et d’éveiller ou d’intensifier ses facultés d’autoguérison.
Je vous propose donc de choisir aujourd’hui même, sans attendre, votre état
fondamental. Si un jour vous en souhaitez un différent, alors vous n’aurez qu’à le
transformer comme il vous plaira.
Choisir mon état fondamental
Quel est votre état fondamental? Tout simplement, ressentez-le à l’intérieur de vous. Lorsque tout
semble posé, lorsqu’il n’y a plus de souci, quel est votre état le plus naturel? Êtes-vous dans un état de
paix profonde, de sérénité, d’effervescence, d’euphorie ou encore dans un état amoureux, de légèreté?
Quel est l’état qui semble s’imposer? Celui-là est votre état fondamental. Entendez-le, ressentez-le. Ne
le choisissez pas intellectuellement, cela ne sert à rien. Cela ne fait qu’encombrer encore davantage le
mental. Lorsque vous le lisez et le nommez intérieurement, vous sentez une douce vibration.
Lorsque vous choisirez, chaque matin, le moment de présence à vous-même, alors vous vous
assurerez de retrouver immédiatement cet état. Si vous ne sentez pas cet état, vous saurez qu’il y a
de l’agitation. Vous ne pourrez pas être présent tout à fait à vous-même.
Imaginons, par exemple, que vous êtes en début de journée, dans votre jardin, afin de vous offrir
une présence à vous-même. Votre état fondamental émerge. Si ce n’est pas le cas, vous savez qu’il y
a distraction, que vous n’êtes pas totalement présent à vous-même. Quel merveilleux indicateur!
Je vais choisir maintenant mon état naturel, l’état fondamental dans lequel j’aimerais me retrouver
la plupart du temps dans ma vie. Quel état me correspond vraiment? Comment est-ce que je me vois
et me ressens? Comment aimerais-je être ressenti par les autres? Je choisis un état où je sens que
cela me ressemble, où je me sens bien.
L’état du jour
Au-delà de l’état naturel fondamental, l’état du jour est celui qui semble tout désigné
pour vivre cette journée particulièrement.
Il y a des journées dont on connaît plus le contenu que d’autres. Des activités
planifiées, des travaux à l’horaire du jour, des rendez-vous, des loisirs prévus, le
déroulement de certaines journées est facile à imaginer. Alors que d’autres journées
font place à des choix d’activités plus spontanés.
Dans un cas comme dans l’autre, un état particulier pourrait en favoriser le
déroulement ainsi qu’une disponibilité et une satisfaction accrues envers ce qui se
présente. Si notre état influe sur notre santé, il influence aussi la façon dont on vit des
événements et notre disponibilité à en retirer des bénéfices.
Rappelez-vous l’exemple dans lequel la journée familiale avait été ratée,
influençant l’état de chacun. Dans quel état vous présenteriez-vous au travail le
lendemain? Dans un état de déception, de frustration ou encore d’impatience si, en ce
jour de travail, le beau temps est au rendez-vous? Cet état vous alourdit et affecte votre
santé en général; non seulement il réduit vos facultés à gérer les exigences du travail et
le stress qu’elles génèrent, mais il vous rend moins disponible à vous-même et à
l’accueil de ce que la journée peut vous offrir. Votre état de lourdeur pourrait vous
rendre plus pessimiste, plus défaitiste, plus critique et moins accueillant et appréciateur
de tout ce qui vous est présenté; un état choisi consciemment aurait favorisé tout à fait
l’opposé. Évidemment, pour choisir et intégrer un autre état, il vous faut avoir appris
des expériences passées jusqu’à quel point un état sombre est un véritable saboteur et
comment un état plus lumineux vous offre des bénéfices. C’est donc les révélations de
votre propre expérience qui vous permettent de choisir plutôt que d’être contrôlé, et ces
révélations émergent dans la présence à soi!
Imaginons que votre état fondamental est un état de paix. Aujourd’hui, vous avez
planifié une journée familiale au cirque avec vos enfants, vos frères et sœurs et leurs
rejetons. Le frère qui provoque en vous un état de frustration, comme nous l’avons cité
dans un exemple précédent, sera présent.
Alors, vous pouvez dire: J’ai vraiment envie de vivre cette journée agréablement
dans un état de joie effervescente. Ce sera mon choix aujourd’hui plutôt que mon
naturel de paix profonde. Alors je vais l’installer au début de la journée.
Il s’agit d’un choix convaincu et d’une disponibilité à l’installer en vous. Il ne s’agit
pas d’une pensée magique qui règle tout en un instant!
Au début de la journée, votre état est celui dans lequel vous vous réveillez. Il est
très important de le reconnaître et de ne pas le juger ou l’occulter. Lorsque vous n’êtes
pas en santé, il se peut que la douleur physique ou psychique soit ressentie dès le réveil.
Vous êtes peut-être triste, en colère, frustré, impuissant ou intolérant. Accueillez-vous
avec bienveillance dans cet état. Il y a une souffrance qui l’explique. Si vous ne voulez
pas le reconnaître, si vous vous masquez votre état, si vous ne vous autorisez pas à le
vivre un moment, vous aurez de la difficulté à installer un autre état. Cette souffrance
qui engendre cette sensation ou cet état vous parle de vous et vous met en contact avec
vous. Soyez présent pour vous ressentir, vous entendre, mieux vous comprendre et vous
accepter. Cet état du réveil vous explique pourquoi vous n’êtes pas joyeux et ce qui se
passe en vous.
Par la suite, vous œuvrerez à changer votre état. Sinon, vous serez secoué par tout
ce que nous avons énoncé comme influences possibles. C’est pour éviter ou pour le
moins réduire l’impact de ces influences et leur éventuel contrôle de votre vie et de
votre santé qu’il est essentiel de choisir votre état pour la journée.
Présent à vous-même, observez et évaluez le contenu éventuel du jour à venir. Puis,
choisissez et installez l’état dans lequel vous voulez vivre ce dernier. Tout au long de la
journée, vous serez suffisamment présent pour constater dans quel état vous êtes. À
nouveau, vous accueillerez cet état. Peut-être ressentirez-vous un état de tristesse, alors
que vous aviez choisi l’état de joie! Pas de jugement, pas de culpabilité si vous vous
sentez morose. Il vous sera facile de constater où vous avez perdu votre état.
Je vous invite vraiment à être fasciné par vous-même, plutôt que de vous dire que
vous n’êtes pas à la hauteur et que vous n’avez pas encore été capable de maintenir
votre état. Si vous vous jugez et que vous n’êtes pas content de vous-même, vous
cesserez rapidement ce mode de vie. Le jugement et la culpabilité provoquent un
malaise insoutenable. Alors, nécessairement, l’individu s’oriente dans une voie où il
n’aura pas à se juger… et donc abandonne l’expérience.
J’ai perdu mon état. Où est-ce que je l’ai perdu? Qu’est-ce qui s’est passé? Nul
besoin de faire une analyse qui va prendre deux heures ni d’appeler votre
psychanalyste; dites-vous simplement: Tiens, j’avais choisi cela, je l’ai perdu, ah oui,
oui là, je le sais. C’est lorsque mon frère a téléphoné. Je n’ai pas répondu, mais il a
laissé un message… Je ne l’ai pas rappelé, mais depuis ce moment-là, je ne me sens
pas bien, je suis triste. Qu’est-ce que cela veut dire? Vous vous êtes fait avoir. Une
influence extérieure. Évidemment, d’abord, vous réinstallez votre état, car vous avez
décidé que votre état ne serait pas dépendant d’une personne ou d’un événement,
puisqu’il n’est pas juste que cette influence-là mine votre santé ou interrompe votre
guérison. D’autre part, il y a peut-être quelque chose à régler avec cette personne. Je
prends note que cette situation ou cette relation m’a happé… encore… Je serai plus
vigilant la prochaine fois.
Soyez fasciné comme si vous étiez dans un jeu. Non pas que vous ayez réussi ou raté
l’expérience! Simplement vous observez que vous avez choisi un état, vous l’avez
installé, vous êtes parti de la maison dans cet état-là, et puis, deux heures ou deux
minutes plus tard, vous n’étiez plus dans cet état. Vous le constatez et vous dites: Je
change cela. Pourquoi? Parce que je veux vivre intensément, je veux être bien, je veux
être en santé. C’est pour cela que je veux le changer.
Alors, en début de journée, quel que soit votre état fondamental, vous avez le loisir
de choisir un état qui sera approprié, en relation avec les situations et les circonstances
que vous connaissez déjà. Plusieurs objectent que tout cela exige beaucoup de temps
aux dépens de leurs activités quotidiennes… Attention! Il s’agit de présence à soi. Celui
qui nécessite tant de temps pour vivre ainsi est uniquement celui qui n’a pas été présent
à lui-même jusqu’à maintenant et qui a de la difficulté à retrouver la présence à luimême. Mais peu à peu, en étant disponible, tout cela deviendra naturel pour lui et
s’intégrera dans sa vie.
Choisir l’état du jour
En début de journée, choisissez l’état qui vous convient le plus. Si vous savez qu’il y aura beaucoup de
turbulence dans votre travail, dans vos activités, vous pouvez choisir un état de paix. Si vous voulez
vous offrir une journée de création, alors peut-être choisirez-vous un état de joyeuse effervescence?
Chaque jour, vous choisirez l’état selon ce que vous voudrez vivre. Et durant la journée, lorsque vous
perdez votre état ou lorsque l’état choisi est difficile à imposer, alors revenez à votre état fondamental.
Je choisis maintenant l’état qui me plaît pour vivre les expériences et les rendez-vous d’aujourd’hui.
Un état que je connais pour l’avoir vécu et apprécié. Je me rappelle une fois où j’étais vraiment dans
cet état. Ce peut être hier ou peut-être il y a 10 ans. Je me rappelle la dernière fois où j’ai vécu dans cet
état comme s’il était le plus près de moi. Je ramène le souvenir en surface et je revis le moment.
J’entre dans cet état et je revis le moment avec tous ses détails, les personnes qui étaient présentes,
les formes, les couleurs, les musiques, les saveurs. Tout est là. Pour le moment, je retrouve la
sensation de moi dans cet état… Plus je pénètre dans l’état – que je connais, parce que je l’ai vécu – et
plus je me sens bien, plus je me sens moi. Si je ne me sens pas moi, je change mon choix d’état. Je
me sens moi, je me reconnais, c’est mon parfum, c’est ma teinte. J’aime cela. Alors, je laisse aller les
images du passé et je maintiens la sensation dans ma poitrine, mon ventre, mes épaules, mon dos,
ma tête… Cela, c’est moi. Je me sens vivant, vibrant.
L’état du soir, au coucher
Je vous suggère aussi de choisir l’état du soir juste avant de vous coucher.
Durant la nuit, non seulement nous continuons à vivre, mais nous vivons des
expériences très importantes à travers nos différents types de rêves. D’une part, notre
évolution se poursuit par les voyages de l’esprit à la rencontre de lieux ou de situations
et même d’autres esprits (si telle est votre croyance). D’autre part, plusieurs rêves nous
livrent des messages relatifs aux états ou aux difficultés et même aux tracas que nous
avons à transformer.
Notre état et nos pensées des dernières heures avant le sommeil permettent de
préparer les rêves et les voyages les plus significatifs et guérisseurs. Plusieurs
personnes profitent de ces moments pour réfléchir à leurs difficultés et à leurs conflits,
et s’endorment soit dans un sentiment d’impasse ou de stress, soit avec une sensation
d’impuissance ou même dans un état apathique. Cela ne favorise pas le véritable
ressourcement nécessaire à la santé.
La présence à soi et la bienveillance envers soi-même nous invitent à nous détendre
avant d’aller dormir. Oui, vous avez bien lu: se reposer pour mieux se reposer. Utilisez
les dernières heures de la journée pour vous détendre, par exemple en marchant sous les
étoiles, en vous berçant dans votre jardin, en écoutant une musique harmonieuse, en
vous massant les pieds et les mains. Puis, en vous allongeant pour la nuit, orientez votre
pensée vers des projets joyeux et stimulants, vers des personnes que vous aimez et, bien
sûr, en imaginant que vous êtes en santé. Avez-vous remarqué comment la nature se
transforme avant le coucher du soleil? Le lac s’apaise, les rayons s’adoucissent, le vent
s’allège… tout inspire à transformer son état.
Il y a donc là une invitation à finir la journée et à commencer la nuit dans un état
choisi qui n’est pas nécessairement le même que le jour. Un état de sérénité, de douceur,
de paix, un état rêveur, peut-être.
Choisir l’état du soir
Enfin, lorsque le moment est venu de vous détendre pour préparer le repos nocturne, choisissez votre
état.
Maintenant que le jour s’achève, je vais choisir l’état privilégié pour vivre une nuit régénératrice.
Comment aujourd’hui aimerais-je voyager dans la nuit? Est-ce dans un état paisible ou dans
l’effervescence de l’aventurier qui part à la découverte de l’Univers? Qu’est-ce qui ce soir me réjouit et
me détend? Ce soir, avant de m’endormir, je vais m’assurer à nouveau de mon état du soir et si des
pensées tentent de me troubler, je me rappellerai le choix que j’ai fait.
Quelques repères
Faire la liste des états récurrents.
Choisir son état fondamental.
Choisir son état du jour.
Choisir son état du soir.
Chapitre 3
Troisième voie: l’amour de soi et la joie qui guérit
toi-même.» Ces mots, vous les avez déjà entendus ou lus. Vous les avez
«A ime-toi
peut-être même déjà prononcés pour vous-même ou pour les autres. Depuis des
millénaires, les sages, les guides spirituels et les prophètes les prononcent. Ils doivent
certainement avoir une grande valeur pour survivre au-delà des époques et des cultures.
Ces mots sont ceux de la santé et ils constituent la troisième voie de votre parcours vers
l’autoguérison. Retrouvons-en le véritable sens!
Pour vivre en santé, l’amour de soi-même est nécessaire. Si la division d’avec soi
est la première cause de déséquilibre (nous y reviendrons au chapitre 7), l’amour de soi
est la réparation toute naturelle à la séparation de soi-même.
Si tant de personnes ont de la difficulté à s’aimer, c’est probablement parce qu’elles
ne sont pas elles-mêmes. Elles ne se connaissent pas vraiment. Bien sûr, elles
connaissent leur personnalité et leurs traits de caractère. Elles connaissent leurs
difficultés et leurs désirs, voire leurs caprices. Elles n’ont peut-être pas vraiment envie
d’aimer ce qu’elles connaissent ou voient d’elles-mêmes. Leur amour de soi est
sélectif, partiel. Et comme elles ne connaissent pas qui elles sont vraiment, elles ne
peuvent donc pas s’aimer profondément. Très souvent, un individu aime davantage les
autres qu’il ne s’aime lui-même, et ce, parce qu’il parvient mieux à voir la beauté en
l’autre qu’en lui-même.
L’amour résout le conflit personnel profond, soit celui créé par l’écart entre le
besoin d’être reconnu pour qui l’on est et une façon d’être et de s’exprimer qui n’est pas
vraiment soi. Il est essentiel de ressentir cette envie profonde d’être soi-même et d’être
aimé pour soi.
VOTRE NATURE, VOTRE UNIVERSALITÉ
«Je me reconnais, j’aime qui je
suis, j’exprime qui je suis et je suis
aimé et reconnu pour qui je suis!»
Qu’est-ce que l’être humain? À mon sens, c’est une
âme et un esprit incarnés dans un corps. Pour plusieurs,
ce ne sont que des mots ou des concepts
philosophiques. Pourtant, selon moi, l’âme et l’esprit
expriment concrètement leur présence en nous, et ce, à chaque instant. Prenons l’esprit,
par exemple: que nous soyons en réflexion ou au cœur d’une activité, nous avons tous
une petite voix intérieure qui nous parle. Il s’agit d’une sagesse innée qui nous livre des
messages continus sous forme de pensées, d’images ou d’inspiration. Ces messages sont
des éclairages qui peuvent nous orienter à tous les niveaux. Cette petite voix est celle
de l’esprit. Par exemple, vous recevez une proposition pour obtenir un supplément à
votre salaire habituel. Lorsqu’on vous explique le travail à accomplir, votre petite voix
intérieure pourrait vous indiquer que ce travail est trop exigeant pour votre santé, qu’il
ne correspond pas à vos valeurs ou encore qu’il n’est pas tout à fait honnête… Que ce
soit une petite voix intérieure, une inspiration ou une image, nous sommes
continuellement en communication avec une partie de nous-mêmes au-delà du mental.
Cette partie de nous oriente nos pensées et nos choix.
D’autre part, à chaque instant, quoi que nous fassions, une sensation de bien-être ou
de malaise existe en nous. En d’autres mots, nous ressentons continuellement un bienêtre ou un mal-être à moins que nous nous sentions au neutre ou indifférents à ce que
nous vivons. Cette sensation de bien-être ou de mal-être dans la poitrine, associée à
notre vie, est le message concret de notre âme. Si je me sens bien au niveau de ma
poitrine, même si je ressens la peur dans mon plexus, mon âme m’indique que ce qui est
en ce moment dans ma vie est bien pour moi; ou encore que la décision que je
m’apprête à prendre est juste pour mon évolution. C’est ainsi que notre âme
communique avec nous. Par exemple, imaginez que vous recevez une offre pour un
emploi à New York du type dont vous avez toujours rêvé. Vous pourriez ressentir un
véritable bien-être, voire une euphorie au niveau du cœur et simultanément une
contraction au niveau du plexus solaire: votre âme vous témoigne par cette sensation de
bien-être qu’il s’agit d’une orientation vraiment favorable pour votre parcours de vie.
Le serrement au plexus est créé en même temps par la crainte de vous éloigner de votre
famille et de vos amis. L’expérience s’avère merveilleuse pour vous, mais peut-être n’y
êtes-vous pas encore prêt?
Ces exemples, que vous pouvez transposer dans une multitude de situations de votre
vie, ont pour but d’illustrer que l’âme et l’esprit sont en relation concrète avec vous à
chaque instant. Ils sont à l’intérieur de vous-même si vous ne pouvez identifier leur
présence tangible. Nous pourrions dire que l’âme est dans le cœur et que l’esprit est
dans la tête (ou ce que certains appellent le «troisième œil»). Quoi qu’il en soit, ils
existent. Leurs expressions ne sont pas le fruit d’analyses ou de réflexions. Elles
émergent spontanément comme la parole naturelle d’un sage. L’âme et l’esprit sont de
nature universelle. Ils sont partie intégrante de la nature de l’être humain et ils nous
permettent de nous sentir tous reliés à une même source.
L’âme et l’esprit se manifestent dans un corps. Mais nous ressentons bien qu’ils
existent au-delà du corps. Lorsque vous vous approchez d’une femme enceinte, vous
savez qu’elle porte un enfant. Sans le voir ni lui toucher, sans connaître son caractère,
vous sentez la vie en elle. Lorsque le bébé naîtra, il aura tout de la vie terrestre à
apprendre. Et aussi habile ou malhabile sera-t-il dans son apprentissage de la vie,
l’enfant, et par la suite l’adulte qu’il deviendra, voudra être reconnu dans sa véritable
nature, dans toute sa beauté et sa grandeur originelles. Il voudra être aimé pour ce qu’il
sera réellement, c’est-à-dire un être à part entière, avec une âme et un esprit (qui lui
conféreront sa nature universelle). Voilà ce qu’il sera vraiment. Je vous invite donc à
dépasser le cadre philosophique et à ressentir que c’est ce que vous êtes, soit une âme
et un esprit dans un corps. Et même si durant toute votre vie vous n’acquérez pas les
habiletés qui vous rendraient populaire, vous voulez encore légitimement être reconnu
et aimé pour qui vous êtes réellement. Et ce que vous ferez de votre vie ne change rien à
votre nature. Que vous ne fassiez rien d’éblouissant, que vous vous égariez sur des
voies malsaines ou que vous soyez un célèbre prodige, votre nature reste la même.
Je vous invite non seulement à suivre intellectuellement ce propos, mais à le
ressentir dans vos entrailles. Le ressentir jusqu’à ce qu’il vous soit naturel d’affirmer
avec intensité: à partir de maintenant, je me reconnais, j’aime qui je suis. J’exprime qui
je suis, et je suis aimé et reconnu pour qui je suis! Peu à peu, vous en intensifierez la
sensation et en favoriserez une concrète intégration. Il en résultera immédiatement une
meilleure circulation de l’énergie en vous.
Ainsi, de façon évidente, vous n’attendez pas d’être reconnu de l’extérieur. La
reconnaissance de l’extérieur, aussi réconfortante et merveilleuse soit-elle, n’apportera
jamais toute la satisfaction recherchée et ne stimulera pas suffisamment l’énergie de
guérison. Même lorsque sur votre chemin, une ou plusieurs personnes de votre
entourage vous reconnaissent comme un être extraordinaire, et même si vous croyez ce
qu’elles disent, ce ne sera pas suffisant. Bien sûr, cela est très stimulant et vous oriente
vers vous. Mais un pas de plus est nécessaire. Ce pas est essentiel pour en arriver à
dire: «Je me reconnais et j’aime qui je suis vraiment.»
Souvent, les personnes qui souffrent de déséquilibres et qui ressentent des malaises
me disent: «Écoutez, je suis venu vers vous et j’aurais préféré que vous me parliez
plutôt de solutions à mes souffrances, de remèdes et de petits trucs énergétiques qui
pourraient me soulager.» Je leur réponds alors: «Mais c’est de cela que je vous parle
actuellement.» Il ne m’appartient pas de prescrire un médicament et je ne veux pas vous
présenter uniquement des perspectives de soins qui soulagent la douleur
temporairement; je vous propose d’aller à la source du déséquilibre. Bien sûr, les
remèdes prescrits par le médecin pour soulager la douleur pourront être importants, car
lorsque la souffrance est trop grande, l’individu n’a plus la force de se reconnaître.
Certaines interventions chirurgicales, par exemple, sont nécessaires pour assurer la vie
d’un individu. Il ne s’agit pas ici de renoncer à cela. Parallèlement, en apprenant à
s’aimer davantage, on œuvre à la source pour favoriser la santé globale et non pas juste
sur le plan de l’infection ou de l’altération.
VOTRE ESSENCE, VOTRE INDIVIDUALITÉ
Bien que les êtres humains soient universels, ayant tous
me reconnais et j’aime la
la même nature, ils sont tous différents. Parmi les sept «Je
teinte unique par laquelle je
milliards d’humains sur Terre, bien qu’il y ait des contribue à l’arc-en-ciel de ce
similitudes, il n’y en a aucun de parfaitement identique monde!»
à un autre. Même les jumeaux dits «identiques», qui
semblent l’être, présentent des différences ne serait-ce que dans le timbre de leur voix,
dans leur regard ou dans leur parfum naturel, en plus des singularités de leur ADN.
Cela est extraordinaire; c’est l’Univers dans toute sa magnificence qui se déploie
dans cette variété. Il en est ainsi pour toutes les formes de vie. Observez les roses d’un
jardin. Leurs couleurs, leurs formes et leurs parfums présentent de subtiles nuances et
évidemment des différences plus marquées entre les spécimens de plusieurs espèces. Et
ce sont ces différences qui font en sorte que le jardin soit si enchanteur.
C’est ainsi que chaque personne possède sa propre essence. Elle possède un
ensemble d’attributs qui expriment son individualité. Ces attributs sont les spécificités
propres à la personne, dont ses talents et ses dons innés. Faisons une nette distinction
avec la personnalité construite dans l’expérience ainsi qu’avec l’identité de l’individu
considérée comme la définition de qui il est. Loin de vouloir disserter sur les
définitions d’individualité, de personnalité et d’identité, je souhaite simplement
distinguer l’essence individuelle d’un être (qui existe par nature) de ce qui est construit
par la suite.
Chaque personne est un tout constitué de sa nature universelle et de son essence
individuelle. S’aimer soi-même signifie se reconnaître comme un être universel qui
manifeste par son essence unique la beauté de la vie. Lorsqu’on ose être et créer selon
ses facultés essentielles, on se sent uni à soi et on collabore à l’œuvre collective.
Il est inutile de vouloir être pareils aux autres, puisque nous sommes tous uniques.
Celui qui souhaite se conformer ou se fondre aux autres niera sa propre essence, se
séparera de lui-même. Il vivra des insatisfactions, puis des frustrations qui entraîneront
des déséquilibres. Nous comparer aux autres nous rend «souffrants». On souffre d’un
complexe d’infériorité ou de supériorité, ou on s’épuise en essayant d’être semblable
aux autres, ou encore on se sent déchiré de ne pas être soi.
Revenons au cas de Josiane. Infirmière dans la cinquantaine, elle est reconnue
comme une communicatrice hors pair. Déjà dans son enfance, elle était effervescente,
extravertie et passionnée par toutes les formes de communication orale. Ses talents
de communicatrice sont innés. Elle est stimulée par eux et souhaite faire de la
communication ou de l’art dramatique le centre de sa vie, son expression véritable.
Pour être aimée de son père, qui ne reconnaît pas son essence, et qui mésestime ses
talents en les qualifiant d’agitation et de turbulence, elle néglige ce qu’elle est
vraiment. Les messages et les signaux de son essence sont nombreux durant toute sa
carrière, au cours de laquelle elle acquiert une véritable expertise de la souffrance et
de l’accompagnement des malades. Elle est souvent consultée en tant que
professionnelle parce qu’elle est reconnue pour ses connaissances et ses expériences
bien sûr, mais aussi parce qu’elle est loquace et qu’elle s’exprime clairement.
S’aimer signifiera pour elle oser reconnaître aussi ses talents de communicatrice.
Pour enseigner et faire des conférences sur le thème de la douleur, il n’y a qu’un pas.
S’aimer, c’est savoir qui on est, vouloir être qui on est et oser l’être. Oser exprimer
sa teinte. Il existe tout un registre de couleurs différentes qui composent la lumière.
Nous nous émerveillons tous comme des enfants devant un arc-en-ciel. Ce dernier est
l’union de toutes les couleurs manifestées. Il n’y a pas de concurrence entre les
couleurs. Leurs nuances permettent la création d’une œuvre réjouissante. C’est
magnifique qu’on soit tous différents, et cela fait en sorte qu’on puisse, ensemble, créer
une œuvre qui est toute en nuances, chacun y apportant sa vibration, sa teinte. Cela
permet l’émergence d’une mosaïque vivante, jamais monotone et unificatrice.
Cette compréhension de l’amour de soi est
me reconnais, j’aime qui je suis
nécessaire afin que les différences servent les «Je
et j’apprécie ma contribution!»
individus plutôt qu’elles les séparent. Elles les
diviseraient s’ils commençaient à les utiliser pour se comparer ou pour évaluer leur
valeur subjective. Une personne en recherche d’amour et de reconnaissance se compare
souvent aux autres sur son parcours. Certaines lui semblent mieux réussir qu’elle, être
plus aimées ou encore être en meilleure santé. Lorsque les comparaisons l’entraînent
dans une concurrence et une recherche de meilleurs résultats que les autres, elles sont
destructrices. Lorsqu’elles ont un but, souvent inavoué, de s’octroyer plus de valeur que
les autres, elles sont également néfastes. Lorsqu’elles ont pour but de constater ses
qualités et celles des autres, elles favorisent la reconnaissance de soi et celle des autres
et deviennent salvatrices.
Les exigences de productivité et de performance accrues dans nos sociétés
entretiennent un esprit de comparaison destructeur. La personne qui ignore son essence
propre ou refuse d’être elle-même sera encore plus provoquée, bousculée ou blessée
par les exigences trop élevées projetées sur elle. La compétition ne servira personne,
elle ne fera jamais de véritable gagnant, puisque la véritable recherche est celle de
l’amour et de l’union. L’ouverture aux différences individuelles a pour but de favoriser
la complémentarité et, par conséquent, la reconnaissance de la contribution de chacun.
L’essence d’un être est ce qui le définit et le
me connais, j’aime qui je suis
distingue: elle se présente dans ses vibrations, soit «Je
et je ressens ce qui est juste et
dans tout ce qui émane de lui. Elle est à la fois très harmonieux.»
concrète et subtile.
Pour bien comprendre, faisons une analogie avec notre demeure. Notre maison
dégage un parfum unique. Nos meubles et accessoires sont évidemment différents de
ceux qu’on trouve chez nos amis: mais au-delà de ces distinctions physiques, on y
ressent une atmosphère et une odeur particulières qui la caractérisent. La demeure d’un
autre ami présente une autre atmosphère. Et si deux de vos amis avaient des maisons
similaires et des ameublements et décors identiques, il y aurait tout de même des
atmosphères différentes parce que la vie en elles y serait différente.
Il en est ainsi pour tout individu; au-delà des attributs différents qu’il présente, son
essence se manifeste aussi par une atmosphère. C’est pourquoi nos sensations diffèrent
en présence d’un individu ou d’un autre. Vous ne pourrez pas dire laquelle est la
meilleure; les deux atmosphères sont intéressantes. Même si quelqu’un disait: «Je me
sens mieux dans cette atmosphère-là», cela n’aurait rien à voir avec le fait que l’autre
soit moins bonne, moins ceci ou moins cela. Lorsque, par exemple, vous voulez
associer deux notes de musique, vous constatez que certaines, mises côte à côte, sont
plus harmonieuses, qu’elles s’agencent plus naturellement dans une mélodie
particulière. Cela ne signifie pas qu’une autre note n’est pas juste; cela veut tout
simplement dire qu’une autre note, selon sa tonalité, se posera plus favorablement
ailleurs. Il en est de même pour un être humain.
Vous pourriez ressentir qu’à une certaine étape, ou encore pour un certain aspect, un
individu vous correspond mieux qu’un autre parce que son atmosphère ou encore son
essence s’agence bien à la vôtre. Cela n’enlève rien aux autres, qui trouveront chacun
leur place auprès de vous. Il s’agit d’harmonie et de reconnaissance de chaque essence
et non pas de jugement et de discrimination.
Si un individu ne se connaît pas, c’est-à-dire qu’il ne connaît pas son essence, il
aura de la difficulté à se situer. Il se comparera et cherchera à trouver sa valeur en
fonction des autres. Il pourrait être offusqué qu’un autre lui soit préféré dans une
relation ou pour un travail, par exemple. Il pourrait alors vivre toutes sortes de
réactions: se sentir rejeté, inadéquat, incapable, trahi, abandonné, etc. Il pourrait s’en
culpabiliser ou juger les autres, puis ressentir de la tristesse, de la colère, de la honte,
etc. Ces émotions peuvent devenir des sources de déséquilibre. Celui qui se connaît
bien ressent son atmosphère et sait ce qui lui convient.
Votre rendez-vous essentiel
De par votre nature, vous êtes habité par une pulsion de vie. Une véritable force qui fait en sorte que
vous avez envie de vivre malgré les épreuves. Cette même énergie crée en vous la sensation de qui
vous êtes réellement, soit une sensation de votre essence. Chaque jour, de préférence en début de
journée, soyez au rendez-vous avec votre envie de vivre afin de ressentir quelle est votre essence:
Assoyez-vous et fermez les yeux.
Respirez naturellement et profondément sans effort.
À l’inspiration, votre ventre se gonfle et vous y ressentez votre force de vie. Expirez naturellement.
Pendant 5 minutes, sans réfléchir, soyez tout simplement dans la sensation de vous, de ce qui
vous habite, de ce qui vous fait ou ferait vibrer.
Les premiers jours, voire les premières semaines, vous ne sentirez peut-être rien de votre
essence. Les pensées ou les malaises se feront davantage remarquer. Continuez, jour après jour, à
vivre ce rendez-vous. Peu à peu, les sensations de qui vous êtes vraiment se manifesteront. Elles se
présenteront comme des envies de faire ceci ou cela, ou de vous déployer dans quelque chose de
précis. Soyez persévérant en sachant que ce qui vous définit comme individu unique, votre essence,
c’est ce qui vous permet de vous reconnaître pour apprendre à vous aimer.
VOS BEAUTÉS INTÉRIEURES
Votre essence est constituée de vos qualités réelles et
qui je suis dans l’ensemble
de vos dons, soit de tout ce qui est inné en vous. Je «J’aime
de mes véritables dons et
vous propose de les nommer «vos beautés intérieures». qualités.»
Chaque beauté est un aspect de vous qui vous fait
vibrer. Vous l’aimez pour ce qu’elle est, pour son intensité, pour ce qu’elle crée comme
bien-être et ce qu’elle vous permet de ressentir lorsque vous la déployez ou l’offrez.
Vous ne la comparez pas aux attributs des autres et vous l’aimez en elle-même et non
pas en fonction de sa rareté ou encore parce qu’elle est plus présente ou plus intense en
vous que chez les autres.
Cet aspect que vous aimez de vous et dans lequel vous pouvez vous reconnaître ne
vous permettra pas nécessairement d’obtenir un emploi ou de recevoir des
compliments. Vous l’aimez sans égards aux résultats qu’il vous permettra d’atteindre ou
même des exploits que vous réaliserez. Généralement, on définit comme talent ou don
un attribut qui nous rend plus efficaces ou performants. Je préfère considérer les talents
et les dons comme étant ce qui vibre en nous, sans comparaison avec ceux des autres.
Rappelons-nous Élaine, qui est microbiologiste. Seule, penchée sur son microscope,
elle s’était mise à chanter jusqu’à éventuellement offrir de petits concerts à l’hôpital où
elle travaillait. Elle aime profondément le chant, car il la fait vibrer. Cette qualité, dont
elle ne fera pas son travail rémunérateur, qui ne fait pas d’elle une grande chanteuse
professionnelle, est une beauté intérieure. Elle sera peut-être pour elle plus importante
que sa fonction de microbiologiste.
La beauté intérieure peut être un talent artistique, comme le chant ou le dessin. Elle
peut aussi être une qualité psychique, comme la patience, l’écoute ou l’empathie. Et il
ne faudrait pas non plus oublier les qualités physiques, comme la puissance, l’habileté
manuelle, l’équilibre, etc. Mais, en fait, ici, il ne s’agit pas de s’inventer une beauté, il
s’agit de la reconnaître en soi.
La beauté intérieure reconnue favorise l’amour de soi. Bien entendu, la proposition
initiale est de vous aimer tout simplement parce que vous existez! Les beautés
intérieures définissent notre essence; elles nous aident donc à nous aimer concrètement
et à donner un sens à notre vie.
Osez identifier tout ce qui compose votre essence. Plusieurs n’osent pas reconnaître
toutes leurs qualités. Parfois, c’est par modestie, humilité, timidité ou par peur de
l’orgueil. Quelquefois, c’est par ignorance de soi. Il est important d’oser se voir tel que
l’on est. Tant de personnes connaissent à fond leurs difficultés, leurs défauts, leurs
faiblesses, leurs ombres et pourtant, elles sont muettes par rapport à leurs qualités. Pour
vous aider lorsque vous avez de la difficulté à vous mettre ainsi en lumière, voici deux
façons d’y parvenir:
Vos amis vous connaissent mieux que vous-même!
Les personnes qui vous apprécient et souhaitent une relation vraie avec vous, afin
que vous puissiez vous aider mutuellement à être heureux, sont vos amis véritables.
Avec eux, vous pouvez être vous-même de façon totalement transparente. Ils vous
connaissent et se feront une joie de vous faire part des qualités qu’ils reconnaissent
en vous.
Lorsqu’une beauté chez quelqu’un vous fait vibrer, c’est qu’elle est en vous.
Les qualités que vous admirez chez les autres sont peut-être les vôtres!
Très souvent, sur votre parcours quotidien, vous rencontrez des personnes dont
les qualités vous font ressentir un bien-être. Ces qualités, vous les reconnaissez
facilement et vous les admirez. Elles ne sont pas banales pour vous; au contraire,
vous les considérez comme importantes. Si vous savez les détecter chez quelqu’un et
qu’elles vous réjouissent, c’est que vous les connaissez très bien d’une part, et
d’autre part, c’est parce qu’elles vivent en vous. Discrètes ou latentes, non
exprimées ou sous-estimées, elles sont tout de même en vous. Alors, pour vous
découvrir, soyez attentif à ce qui vous fait le plus d’effet chez les autres. Puis,
observez avec honnêteté si cela n’est pas déjà présent en vous.
N’oubliez pas qu’un aspect de vous peut être camouflé. Par exemple, une
personne pourrait avoir une réelle qualité d’écoute, bien qu’elle soit perçue comme
un moulin à paroles qui ne prête pas attention aux autres. Des frustrations, des
angoisses, des insécurités pourraient faire en sorte qu’elle parle sans cesse pour se
fuir. Elle pourrait tout de même être sensible à la qualité d’écoute des autres parce
que cela est en elle, sans être actualisé.
Pour évoluer dans votre processus de guérison, il est important que vous donniez
préséance aux aspects lumineux en vous. Si ce sont surtout vos frustrations et vos
ombres qui dirigent vos paroles et vos comportements, tout sera plus lourd en vous et
autour de vous, et le contexte sera moins favorable à la guérison ou au maintien de votre
santé. Lorsque la douleur augmente, qu’elle soit physique ou psychique, alors la
déprime guette encore. Pour éviter la déprime, centrez votre attention sur ce qui est
lumineux en vous. Votre liste de beautés intérieures deviendra un outil important.
Lorsque vous constaterez la présence, l’intensité et l’ampleur de vos beautés
intérieures, la relation avec vous-même se transformera.
La liste de vos beautés intérieures
Les beautés intérieures sont vos qualités, vos dons et vos talents innés. Leur connaissance vous aide
à vous reconnaître et à aimer qui vous êtes. Je vous propose de faire une liste de vos beautés
intérieures dans votre journal de bord. Inscrivez-y toutes les qualités, tous les dons et les talents qui
vous font vibrer, et ce, en toute humilité et sans fausse modestie. Vous pourrez enrichir
progressivement cette liste au fil de votre parcours de reconnaissance de soi. Cette liste peut se
prolonger à l’infini. Voici comment faire:
Faites trois colonnes à votre liste.
Dans la première colonne, notez les qualités et les talents que vous reconnaissez en vous. En
identifiant vos qualités, évitez la comparaison avec d’autres. Chacune de vos qualités existe par
elle-même. Si la patience est l’une de vos qualités, elle existe non pas parce que vous êtes plus
patient que les autres, mais parce que vous appréciez votre patience. Il y aura toujours quelqu’un
de plus et de moins patient que vous.
Parmi les dons, les qualités et les talents que vous aurez notés, cochez ceux que vous aimez
vraiment plus que les autres.
Par la suite, demandez à vos amis (ce pourrait aussi être des membres de votre famille ou des
collègues de travail) quelles qualités et quels talents ils reconnaissent en vous. Écrivez leurs
réponses dans la deuxième colonne. Lorsque vous demanderez à un ami ce qu’il voit comme
qualités en vous, il est important d’apprécier sa réponse. Faites fi des complexes d’infériorité et de
supériorité, car ils vous éloignent de vous-même.
Dans la troisième colonne, inscrivez les qualités et les talents que vous constatez chez les autres
et qui vous plaisent particulièrement.
Vous obtiendrez ainsi une liste assez complète des beautés intérieures qui vous caractérisent et
qui vous aideront à vous apprécier. Rappelez-vous que la reconnaissance de soi est essentielle à
l’autoguérison.
La qualité du jour
La liste de vos qualités, dons et talents est une véritable présentation de vous. Pour faire un pas de
plus, je vous propose une expérience quotidienne joyeuse afin d’accentuer le respect et la conviction
de qui vous êtes.
Au début de la journée, choisissez une des qualités inscrites sur votre liste. Puis, durant cette
journée, tentez de mettre de l’avant cette qualité. Vous en demeurez conscient durant toute la journée
et vous l’utilisez plus qu’à l’habitude. Ainsi, de façon concrète, vous utilisez votre liste; la qualité choisie
sera la façon particulière de vous exprimer en ce jour; elle collaborera à ce que vous vous aimiez
davantage et que vous aimiez ce que vous créez autour de vous. Et vous en récolterez de la joie.
Simple et efficace!
VOTRE ÉLAN CRÉATEUR
Comme tout être humain, vous êtes doté non seulement
«J’aime qui je suis, je suis en
d’une essence, mais aussi d’une pulsion de vie. Elle contact avec mon élan créateur.»
est une véritable force créatrice qui nourrit votre envie
de vivre. C’est elle qui vous a permis de naître. C’est aussi elle qui vous permet de
traverser les épreuves de votre vie. Lorsque des obstacles et des difficultés se
présentent sur votre chemin, malgré la souffrance, la fatigue, le découragement et même
le désespoir, vous ressentez une puissante envie de vivre. Parfois voilée, parfois
semblant être diminuée, elle est néanmoins toujours présente.
Lorsque vous vous reconnaissez vraiment, votre pulsion de vie s’exprime comme un
véritable élan à créer votre vie en accord avec votre essence. L’élan créateur est ce qui
vous propulse dans une joie réelle. Pour répondre à son élan, vous n’avez pas à en faire
votre travail principal, mais l’activité pour laquelle vous avez envie de vivre
intensément.
Comment se définit votre envie de vivre? Ou comment pourriez-vous l’exprimer? Si
dans mon cas, mon essence est celle d’être un enseignant, alors ma pulsion de vie se
manifestera dans une forme ou une autre d’enseignement. Mes beautés intérieures
préciseront les façons qui me sont les plus naturelles de m’exprimer dans
l’enseignement: ce pourrait être par l’écriture, des conférences, des ateliers ou encore
des consultations individuelles. Je pourrais même être un commerçant qui, par son
accueil et les quelques mots échangés avec ses clients, livre un enseignement de vie
magistral.
Si quelqu’un a une essence de soignant, il exprimera son envie d’aider les gens à se
guérir, de collaborer à diminuer les souffrances, de favoriser la santé dans son milieu.
Et selon ses beautés intérieures, il pourrait tout aussi bien se passionner pour la
médecine que pour les soins ambulanciers, ou encore travailler pour une organisation
qui vient en aide à des peuples démunis vivant au cœur de la jungle!
C’est ainsi qu’une personne, par l’identification de son essence et de ses beautés
intérieures, se reconnaît et peut s’aimer véritablement pour qui elle est. De là aussi, elle
retrouve un véritable sens à sa vie.
Revenons à Gilbert. Rappelons-nous qu’au début de la trentaine, des spasmes
violents à la poitrine avaient provoqué chez lui une ouverture de conscience et une
transformation profonde. Il a aujourd’hui 35 ans et depuis l’âge de 15 ans, d’abord
comme étudiant, puis comme apprenti et par la suite de façon autonome, il travaille à
la construction de bâtiments. Il est très conscient de l’influence de ses états sur sa
santé.
Il aime vraiment son métier et il est particulièrement heureux lorsqu’il a
l’occasion de guider un apprenti sur un chantier. Il éprouve beaucoup de plaisir à
montrer à des jeunes comment bien faire le travail et même plus de satisfaction à
l’enseigner qu’à le faire lui-même. Dans ses partages avec les autres, il constate
qu’il est patient, que ce qu’il exprime est écouté et bien compris des autres, que sa
franchise et son humilité lui attirent leur respect, et qu’il en est de même avec les
apprentis sur les chantiers de construction.
Gilbert gagne sa vie dans la construction de maisons. C’est ce qu’il a appris à
faire. Il découvre lui-même qu’il est un enseignant naturel et que ses qualités sont,
entre autres, la patience, la facilité à communiquer, la clarté d’expression, la
simplicité, la capacité d’attirer l’attention et le respect, en plus de talents manuels en
construction.
L’équation devient maintenant simple à résoudre. Son essence est celle d’un
enseignant et ses beautés intérieures sont autant des talents manuels de charpentier
que des qualités de maître. Sa pulsion de vie est l’enseignement dans un cadre qui le
fait vibrer. Il donnera une place importante à l’enseignement pour être heureux. Son
travail principal pourrait devenir celui d’enseignant dans une école de métier. Mais
il pourrait tout aussi bien continuer son métier de charpentier en prenant le plus
d’apprentis possible ou encore en guidant des jeunes de son quartier le soir ou les
week-ends.
Étienne est son partenaire de travail. Il a 30 ans et il travaille aussi bien que
Gilbert. Toutefois, il ressent souvent des pressions aux tempes qui génèrent des maux
de tête et même des migraines.
Son père est aussi un charpentier. Ce dernier a travaillé beaucoup pour assurer le
bien-être de ses quatre filles et de son garçon. Pour cette raison, il était peu souvent
à la maison. Il acceptait des contrats qu’il réalisait les week-ends. Dès l’âge de six
ans, pour être plus près de son père, Étienne l’a accompagné à son travail le samedi
et le dimanche. Peu à peu, pour l’aider, il a commencé à accomplir certains travaux.
Son père était et est encore un homme très exigeant. Étienne a dû s’appliquer pour
bien faire, et surtout pour plaire à son père et obtenir la permission d’être près de
lui. Il a toujours admiré son père; droit, honnête et travaillant pour sa famille, il
était son idole et son modèle, bien qu’il en recevait peu d’attention. Il a donc appris
très rapidement les rudiments du métier. À l’école des métiers, il a voulu que son père
soit fier de lui; il a cherché à l’impressionner en travaillant très fort pour obtenir les
meilleures notes. Sa vision globale des choses, sa capacité de conceptualisation, sa
minutie et son souci du détail et du travail bien fait lui ont permis d’obtenir les
meilleures notes, puis de devenir un apprenti modèle. Aujourd’hui, son père s’est
retiré du métier. Après avoir tant travaillé dans la construction, il s’y est épuisé et
cela ne l’intéresse plus du tout.
La construction ne rapproche plus Étienne de son père. Plus ses maux de tête
augmentent et moins Étienne trouve d’intérêt à son métier. Il se cherche, il voudrait
changer de travail, car il n’y ressent pas de satisfaction… Il ne sait pas où se diriger,
puisqu’il y a consacré toute sa vie… Il ne se comprend plus!
Une discussion avec Étienne et le récit de sa vie nous permettent de comprendre
qu’il a acquis des habiletés manuelles auprès de son père dans le seul objectif de lui
plaire. Nous constatons avec lui que sa pulsion avait davantage pour but d’être aimé
de son père que de devenir charpentier. Si son père avait été musicien, il se serait
probablement intéressé à la musique jusqu’à acquérir les habiletés nécessaires pour
en faire un métier. Même chose si son père avait été un sportif… Après quelques
consultations, Étienne est invité à ressentir ce qui le fait vibrer. Il constate qu’il aime
vraiment mieux son métier lorsqu’il construit une maison jolie, harmonieuse,
fonctionnelle et très bien intégrée dans la nature ou dans les lieux où elle se trouve.
Il se rend compte qu’il a souvent suggéré des modifications aux plans dans ce sens et
qu’alors il a senti plus de satisfaction dans son travail.
Ce qui le fait vibrer, associé à ses qualités naturelles de conceptualisation, de
vision globale, de minutie, commence à définir son élan créateur: le dessin de
construction et l’architecture sont plus près de lui que la menuiserie.
C’est un premier regard intéressant pour lui. Toutefois, avant qu’il commence une
formation dans ce sens, je suggère à Étienne de prendre le temps de se rencontrer
plus souvent et de plus en plus profondément pour se découvrir totalement. À partir
du moment où il commence à s’intéresser différemment à lui et à la vie, les pressions
sur ses tempes diminuent, même si rien encore n’a changé extérieurement.
Si Étienne découvre qu’il est un humaniste et qu’il est stimulé par les rencontres
avec les gens, il pourrait les conseiller quant à leur future maison, de telle sorte que
celle-ci favorise des rapports simples et vrais entre eux et avec la nature.
Progressivement et parallèlement, il pourrait alors suivre une formation de thérapeute.
S’il découvre qu’il a des qualités de direction et une âme de missionnaire, il pourrait
s’orienter de manière à gérer des projets d’aide humanitaire. Enfin, les possibilités sont
infinies et l’important est que le scénario choisi soit un véritable élan basé sur son
essence et ses qualités naturelles.
L’action créatrice
L’action créatrice émerge de l’élan créateur. Lorsqu’une personne n’est pas en mesure
de répondre à son élan créateur par une activité majeure et centrale dans sa vie, alors
l’action créatrice associée à son essence lui apportera un grand bien.
À court terme, Étienne pourrait tout simplement aider des amis, leur montrer un peu
à faire des croquis de leur future maison ou commenter les emplacements choisis en
relation avec le type de résidence souhaitée. Il pourrait simplement faire une formation
en feng shui, par exemple; l’important, c’est qu’il donne à son essence une place dans
sa vie.
Simone travaille depuis 30 ans sur une chaîne de montage de produits hospitaliers.
Elle a élevé seule ses trois enfants et, maintenant qu’ils sont devenus adultes, elle vit
seule, de façon très modeste. Un peu amère par rapport à sa vie, elle n’a pas les
moyens financiers de s’offrir des formations qui donneraient un sens à son existence.
Ayant toujours travaillé debout sur un sol de béton, elle a aujourd’hui très mal aux
genoux. Sa seule satisfaction est son humble participation à la production de
produits qui contribuent à la santé.
Comme plusieurs personnes, Simone n’a ni la force ni les moyens de changer sa vie,
même progressivement. Retrouver son essence véritable lui permettrait-il vraiment de
solutionner ses maux ou est-ce que cela ne ferait que mettre en évidence son mal de
vivre?
Si la seule solution était de tout changer pour répondre à son élan de vie et retrouver
l’amour de soi, une forte proportion de gens serait vouée à la souffrance, n’ayant pas les
ressources nécessaires pour effectuer un virage. Toutefois, comme le bien-être
psychique est essentiel à une bonne santé, il est important que chaque personne puisse
vivre des satisfactions qui ne soient pas compensatoires. Alors le fait de renouer avec
son élan créateur peut pour le moins orienter une action créatrice. Celle-ci est une
réponse à notre essence individuelle et au besoin de nous reconnaître dans ce que nous
sommes. Ainsi, pour Simone, l’action pourrait être simple et très bénéfique tout en
respectant ses ressources et son essence. Ce pourrait être de peindre, de faire du
bénévolat auprès d’aînés ou d’enfants démunis, etc. Tout cela est connu, bien sûr. La
nuance à apporter est que l’activité choisie doit être en corrélation avec l’essence de
l’être, une expression de son élan créateur, une utilisation de ses beautés intérieures et
non pas seulement une activité pour se distraire ou «passer le temps». Elle doit
permettre à la personne non seulement de se sentir occupée et utile, mais surtout de se
sentir elle-même, de se reconnaître et de s’aimer. L’activité créatrice est un remède qui
ne guérit pas tout, mais qui soulage et stimule notre énergie de guérison.
Votre action créatrice
Votre essence et vos beautés intérieures vous amènent à ressentir votre élan créateur. Ce dernier
n’est pas le résultat d’une équation, mais plutôt une sensation profonde de ce que vous avez envie
d’être et de faire lorsque progressivement vous vous reconnaissez.
Si depuis des années, vous vous êtes éloigné de vous, il se peut que votre élan créateur ne soit pas
encore défini. Il se peut aussi que malgré l’émergence très claire de votre élan créateur, les
transformations qu’il impose soient importantes et que vous ne puissiez pas les réaliser à court terme.
Alors l’action créatrice, en adéquation avec ce que vous ressentez actuellement, favorisera votre
alignement et stimulera votre guérison. Voici une façon de trouver celle qui vous convient:
Partagez avec un ou plusieurs amis intimes la sensation de votre essence ainsi que la liste de vos
beautés intérieures (voir ici).
Faites un «remue-méninges» (brainstorming) pour déceler quelle action créatrice vous correspond
le mieux en ce moment. Rappelez-vous que votre création peut être matérielle (bricolage,
construction, peinture, danse, fabrication de maquettes, etc.), tout comme elle peut être intangible
(création de projets, de plans de décoration, écoute de musique, lecture, etc.).
Lancez votre action créatrice dès que possible.
LA JOIE QUI GUÉRIT
La joie favorise une détente du système nerveux.
me réjouis de la vie et je fais
Lorsqu’elle est au rendez-vous, vous ne sentez plus le «Je
un pas vers la guérison.»
stress vous détruire, vous ressentez un équilibre de
votre circulation sanguine et votre pression artérielle semble se régulariser, tout comme
votre rythme respiratoire redevient normal. Le sourire (réel ou factice) provoque la
sécrétion d’endorphines qui déclenchent une cascade hormonale positive et une
réduction des marqueurs de stress.
Qu’est-ce qui favorise la joie? L’expression de soi et l’émerveillement devant la
vie autour de soi! Le parcours de la santé, c’est le même parcours que celui de la joie.
Parce que pour être en santé, il faut être dans la joie. Plusieurs répondent que lorsqu’ils
seront guéris, ils seront heureux. Il est important de les comprendre et de faire preuve
de compassion, car lorsque la douleur est au rendez-vous, il est très difficile de se
réjouir et de maintenir un état de joie. Cela exigera beaucoup de ressources et de
détermination. Malgré tout, par moments, la douleur sera si intense que cela ne sera plus
possible. Il faudra alors profiter de chaque instant d’«accalmie» pour s’émerveiller du
premier rayon de soleil, du chant de l’oiseau sur la branche près de sa fenêtre, du
sourire et du regard qui s’offrent à soi et de tout ce qui fait que la vie est merveilleuse
lorsque l’on est en bonne santé. N’attendez pas d’être guéri pour vous réjouir de la vie.
Ne centrez pas votre attention sur tout ce que vous ratez comme plaisir en étant en
déséquilibre. Cela ne ferait qu’augmenter la tristesse, la nostalgie, l’amertume et la
frustration qui intensifieraient le malaise et la douleur. Alors, malgré la douleur, tentez
de vous réjouir de la moindre source de bien-être, en sachant que cela contribue à votre
guérison.
Bien sûr, on ne parle pas ici d’un plaisir superficiel ou d’une joie générée par une
compensation, mais d’un véritable état de joie dont les sensations, quoique passagères,
sont à la fois apaisantes et stimulantes. La joie qui favorise la santé et l’autoguérison est
issue de sources naturelles et c’est ce qui en fait un remède naturel.
LES SOURCES NATURELLES DE LA JOIE QUI GUÉRIT
L’expression créatrice
L’expression créatrice peut se manifester par une réponse totale à son élan créateur ou
encore par une action créatrice qui en soi en est une réponse partielle. La
reconnaissance de qui vous êtes et votre expression conséquente et cohérente
nourrissent l’amour de soi et font émerger une joie réelle et profonde. La joie de
s’aimer et de s’exprimer tel que l’on est réellement entraînera à son tour la
reconnaissance et l’amour des autres.
Gilbert, en enseignant aux élèves et aux apprentis, ressent une satisfaction profonde.
Il se sent exister au cœur de sa vie sur sa voie personnelle. Cette satisfaction lui
procure une véritable joie. Et cette joie contribue à apaiser ses spasmes à la poitrine
en réduisant son stress. Le plaisir d’enseigner, parce que cela est son essence, lui
procure un bien-être profond.
Étienne, en participant d’une façon ou d’une autre aux plans des maisons qu’il
construit, vit lui aussi une satisfaction, celle d’utiliser ses talents au profit de ce qui
le fait vibrer. La pression qu’il ressentait se dissout progressivement, tout comme son
besoin de performer pour obtenir la reconnaissance de son père. Maintenant, il
s’accorde lui-même cette reconnaissance, et ses maux de tête diminuent jusqu’à
s’estomper.
Le ressourcement
Si l’expression créatrice permet de déployer son énergie, le ressourcement permet de se
revitaliser. Il permet d’entrer en contact avec soi pour se ressentir et retrouver son
essence. Que ce soit en marchant en forêt, en respirant l’air pur en montagne, en
contemplant l’immensité d’un ciel étoilé ou la puissance de l’océan, que ce soit par la
méditation, l’écoute de chants sacrés ou la lecture de poèmes inspirants, chacun se doit
de trouver ses façons de se ressourcer.
Le ressourcement provoque une satisfaction profonde sur plusieurs plans: la
présence à soi-même, l’écoute de son être véritable, la vivification de son énergie et de
son corps, le renouvellement de son inspiration, la redécouverte de son essence,
l’appréciation de soi, l’envie de vivre, etc. Les joies les plus vraies et stimulantes sont
ressenties dans les moments de ressourcement.
Les sensations de la vie autour de soi
La vie nous offre moult occasions de nous réjouir profondément. Les relations
affectives, entre autres, peuvent procurer un bien-être réel qui provient de la
satisfaction de notre besoin naturel de nous unir. Vous vivez sûrement des plaisirs
nuancés selon les types de relations que vous entretenez. Que ce soit la relation
amoureuse, les relations familiales, amicales ou professionnelles, elles ont toutes la
propension à créer un bien-être. Bien sûr, pour que la relation soit une source naturelle
de joie, il est essentiel que le plaisir qu’elle procure soit issu de l’union, d’une mutuelle
stimulation et non pas de la satisfaction d’un désir, d’une attente ou même d’une
dépendance.
Janine entame une nouvelle relation. Elle se réjouit de la présence de Martin dans sa
vie. Ce dernier a 60 ans. Il est séparé depuis deux ans. Il fait un peu d’embonpoint à
cause d’une alimentation non équilibrée. Il ressent souvent des douleurs à la poitrine
et il craint d’en connaître la raison. Gestionnaire de sa propre entreprise, il travaille
beaucoup. Il a rencontré Janine dans un cours de cuisine qu’il s’offrait pour changer
ses habitudes alimentaires. Janine le trouve charmant, attentionné et elle est contente
de ne plus être seule pour certains repas et sorties sociales. Martin est heureux de sa
relation avec Janine; elle est attentive, attentionnée et elle lui concocte des petits
plats goûteux et sains.
La relation entre Janine et Martin leur procurera-t-elle une satisfaction réelle ou les
entraînera-t-elle dans une dépendance mutuelle? Il est important de ne pas juger cette
relation qui les conforte tous les deux. Toutefois, observons qu’elle pourrait évoluer
tout autant comme une compensation apportant des plaisirs passagers et éphémères que
comme une véritable relation générant une réelle satisfaction. Il en est ainsi pour toutes
les relations.
La joie émane aussi des plaisirs sensoriels qui apportent une merveilleuse sensation
d’exister. Ils peuvent intensifier notre pulsion de vie et aussi notre sensation d’union à
la vie qui nous entoure. En somme, reconnaître la beauté et la saveur de la vie et s’en
nourrir peut être la source d’une joie réelle. Il serait désolant que, sous prétexte du
piège de l’abus et de la destruction que cela pourrait produire, on se prive de cette
source d’émerveillement.
La sensation d’exister pleinement
Toutes les sources de joie énumérées précédemment peuvent vous fournir la sensation
d’exister pleinement. Vous vous ressentez entièrement ancré dans votre vie, au cœur du
monde. La sensation de plénitude qui en résulte vous procure la satisfaction d’exister,
d’être uni à la vie sous toutes ses formes et de collaborer à quelque chose qui est plus
grand que vous.
Cet état vous est accessible, puisque vous le créez à l’intérieur de vous, par amour
et en vous émerveillant de la vie en vous et autour de vous.
LA PAIX AVEC SOI ET AVEC L’AUTRE
La paix est souvent définie comme un état qui résulte
d’une absence d’agitation, de perturbation, de conflit
ou de guerre. Des termes comme «calme» ou
«tranquillité» ne sont pas suffisamment forts ou profonds pour définir la paix. En fait, la
paix est une absence de «non-paix». Cela semble absurde, mais nous amène à déduire
que la paix existe naturellement lorsqu’elle n’est pas perturbée. Elle est un état si
naturel et profond que les mots ne parviennent pas à la définir vraiment.
La paix est innée en nous. Elle est générée par l’état d’union. Lorsqu’il y a une
union véritable entre deux personnes ou deux pays, la paix existe. Il en est de même
pour un humain; lorsqu’à nouveau il est uni à lui-même et uni aux autres autour de lui, la
paix existe et il la ressent.
L’état de paix est essentiel pour permettre une joie profonde et durable. Pour que la
joie soit ressentie, il faut que des espaces sans agitation ni conflit existent en vous.
L’éveil de ce sentiment de paix intérieure est donc une étape nécessaire pour créer cette
joie qui vous ramènera sur le chemin de la santé.
«Je suis en paix, dans la joie, et je
chemine vers la santé.»
Le conflit avec soi
La frustration et l’insatisfaction expriment souvent un état de conflit avec soi. Le conflit
avec soi provient d’une division intérieure. Cette division transparaît dans des énoncés
tels que je ne suis pas dans ma voie naturelle, je ne suis pas dans mon essence, je ne
suis pas dans ma vie, je ne me sens pas reconnu, je ne m’aime pas, je n’aime pas ma
vie. La paix en soi, c’est, en fait, l’unification de soi, le retour à son essence. Être en
paix, c’est se reconnaître, se ressentir, s’aimer, c’est être dans l’absence de conflit avec
soi.
Lorsqu’un individu ne se reconnaît pas lui-même, il a de la difficulté à s’aimer
vraiment.
Il cherche alors la reconnaissance et l’amour des autres. Inconsciemment, il projette
ses attentes de reconnaissance sur les autres. Et tant et aussi longtemps que cela ne
viendra pas de lui, il ne ressentira pas de satisfaction, quelle que soit l’ampleur de la
reconnaissance des autres. Il projettera alors sa frustration sur les autres. Et
inévitablement, cela créera des conflits. Dans certaines situations, la reconnaissance
fournie par autrui procurera de la satisfaction, mais elle peut mener à une dépendance
qui sera à son tour nocive, car elle éloigne la personne d’elle-même.
Le conflit avec l’autre
Combien de personnes ont pu constater qu’une maladie importante s’est déclarée à la
suite de l’éclatement d’un conflit?
Maude, après 20 ans d’union avec Jean-Claude, envisage sérieusement aujourd’hui
la séparation. Très différents l’un de l’autre, ils avaient longtemps ressenti un attrait
l’un envers l’autre et reconnu une complémentarité bénéfique à leur couple.
Pourtant, depuis quelques années, les angoisses de Jean-Claude sont de plus en plus
nourries par la précarité des systèmes financiers. Il accuse Maude d’insouciance,
parce qu’elle organise souvent des voyages à l’étranger pour leurs vacances de
même que pour sa formation personnelle. Il est de plus en plus impatient et négatif
devant les projets de Maude. Maude, généralement diplomate sur ce sujet délicat,
rétorque depuis un certain temps que sa rémunération professionnelle, nettement
supérieure à la sienne, ne lui permet pas ces remarques désobligeantes. Irritée, elle
lui a fait part de son choix imminent s’il ne change pas son attitude envers elle. Tous
les deux en conflit ressentent des douleurs de plus en plus fréquentes. Jean-Claude
souffre de maux de tête violents et son arythmie cardiaque a empiré. Il craint que
l’anévrisme cervical dont il souffre ait augmenté de volume et éclate. De son côté,
Maude ressent des maux de ventre qui seront bientôt diagnostiqués comme étant liés
à des cellules précancéreuses au col de l’utérus.
Le choc d’une séparation imminente fait éclater des malaises dont les sources
existaient déjà. Cela est très fréquent. Le conflit extérieur n’est que la pointe de
l’iceberg. Chacun est invité à reconnaître l’ampleur et les sources réelles de son propre
«iceberg». La pacification, quel que soit le choix qui en résultera, sera essentielle dans
le parcours d’autoguérison.
Souvent, les gens affirment que leur situation est exceptionnelle; que dans leur cas,
c’est vraiment l’autre qui est fautif et qui a créé le désordre. Le propos n’a pas pour but
de porter la faute d’un conflit sur vos épaules et de vous en culpabiliser. Chaque conflit
est le résultat d’insatisfactions de part et d’autre. Chercher un coupable ne favorise pas
l’état de paix. Retrouvez d’abord la paix en vous. Lorsque vous serez en paix, tout ce
qui émanera de vous favorisera la paix autour de vous.
La pacification relationnelle
Tant et aussi longtemps que vous n’êtes pas en paix dans vos relations, un malaise
subsiste en vous. Celui-ci fait obstacle à votre paix intérieure et forcément à votre joie,
ce qui entrave le processus d’autoguérison.
La pacification relationnelle est un processus de reconnaissance de chacun des
individus en conflit et de dissolution de la tension. Elle permet de retrouver une
sensation de paix même si la situation n’est pas encore rétablie. Encore une fois, il ne
s’agit pas d’établir qui est le fautif ni de se poser en victime qui, de ses bonnes grâces,
pardonne à l’autre.
La pacification relationnelle consiste d’abord à exprimer à l’autre la blessure ou le
malaise ressenti. Lorsque vous dites ce que vous avez ressenti ou ressentez encore,
vous réduisez la charge émotionnelle du conflit.
Ainsi, dans un processus de pacification, Maude communique à Jean-Luc que devant
ses allégations, elle se sent comme une petite fille qui doit justifier ses dépenses à
son père, que cette sensation est avilissante pour elle. Jean-Luc affirme qu’il se sent
ridicule et inutile.
Oser dire à l’autre comment vous vous êtes senti dans la situation génératrice du
conflit dissout d’emblée la tension en vous et avec l’autre. Exposé aux sensations de
l’autre, il est plus facile de le comprendre et de le considérer. Vous prenez conscience
que l’autre ne cherche certainement pas à vous attaquer, mais davantage à privilégier ce
qui, pour lui, est juste et équilibré. Vous savez très bien que l’autre cherche son bienêtre et non pas votre souffrance. Vous pouvez alors exprimer de la compassion pour
l’autre. Ayant pu exprimer comment vous vous sentiez et ayant accueilli ses sensations,
vous êtes mieux disposé à reconnaître ses qualités, puis à imaginer que ses intentions
étaient bonnes… tout comme les vôtres.
Face aux sensations exprimées par Jean-Luc, Maude réalise que ce dernier exprime
par ses accusations sa propre insécurité financière, ses peurs et ses malaises. Elle est
mieux disposée alors à se remémorer ses qualités et les raisons pour lesquelles elle a
été attirée par lui. De son côté, Jean-Luc réalise que Maude est une femme
autonome. Il est mieux disposé pour comprendre que les voyages lui permettent de se
ressourcer et qu’ils sont apaisants pour elle, tout comme les économies le sécurisent,
lui.
Dans ce type d’échange, vous retrouvez votre bienveillance, c’est-à-dire votre
ouverture et votre accueil. Vous cessez de part et d’autre de projeter la faute sur l’autre.
Vous êtes déjà plus en paix. Par la suite, vous faites le choix de votre attitude et de votre
comportement dans la situation qui vous concerne plutôt que de réagir et de subir vousmême les conséquences des tensions qu’elle génère.
Ainsi, Maude et Jean-Claude, plutôt que de rompre leur relation, choisissent de créer
deux portefeuilles et deux patrimoines dont ils peuvent disposer sans justifications.
Dans leur cas, leur choix commun leur convient et leur permet de retrouver un espace
de paix en eux et face à l’autre.
La bienveillance, la compassion et le détachement envers le passé favorisent une
véritable pacification. Maude n’a pas abandonné les voyages qu’elle aime faire, JeanLuc vit toujours ses angoisses financières. Pourtant, le conflit est apaisé. Les maux de
chacun qui ont ressurgi dans le conflit s’apaiseront peut-être aussi. Toutefois, il ne
faudrait pas les négliger. Le conflit a fait rejaillir des difficultés certaines. S’il est
pacifié, il est important que chacun voie en lui-même ce qui est en déséquilibre.
Le but de la pacification est de retrouver la paix en vous-même si la situation n’est
pas résolue. Souvent, l’autre n’est pas disponible à vivre la pacification. Osez tout de
même faire ce parcours en vous rappelant que votre véritable recherche dans ce
processus est la paix en vous.
Il est essentiel pour votre santé que vous établissiez dans votre vie un parcours de
pacification et que vous le viviez avec toutes les personnes avec lesquelles vous n’êtes
pas en paix. Votre paix intérieure vous permettra d’être en paix avec les autres et
ouvrira la porte à la joie.
Faire la paix avec l’autre
Pour renouer avec votre essence et retrouver la paix en vous, il est nécessaire de pacifier vos relations
avec les autres. Inutile d’argumenter que vous n’êtes pas responsable des conflits ou des malaises
que vous vivez avec d’autres personnes, de prétendre que l’autre n’est pas disposé à la pacification ou
encore de minimiser le conflit en le jugeant insignifiant ou inoffensif. Quels que soient vos arguments,
vos justifications et vos convictions, lorsqu’un conflit ou un malaise existe, il fait obstacle à votre paix
intérieure ainsi qu’à votre guérison ou au maintien de votre santé.
Voici comment dresser la liste des personnes avec lesquelles vous devez faire la paix:
Dressez d’abord la liste des personnes avec lesquelles votre relation n’est pas harmonieuse.
Incluez-y les personnes qui ne sont plus dans votre entourage, les personnes décédées et les
personnes qui ne savent pas que vous vivez un malaise avec elles.
Cochez les noms des personnes avec lesquelles le malaise crée le plus de turbulence ou de
pression sur vous.
Commencez le processus de pacification relationnelle à partir des noms que vous avez cochés.
La pacification relationnelle
Je vous suggère de suivre le processus intérieurement d’abord, sans la présence de la personne. Voici
comment faire.
Détendez-vous physiquement et mentalement.
Choisissez la personne avec laquelle vous voulez faire la paix. Visualisez-la devant vous.
Revoyez intérieurement ce qui constitue le différend ou le malaise en tentant d’être objectif et sans
raviver l’émotion.
Imaginez que vous exprimez à l’autre ce que vous avez ressenti dans la situation qui a créé le
conflit. Utilisez des mots et des phrases comme si l’autre était présent réellement. Parlez au «je»
et n’accusez pas l’autre. Nommez toutes les sensations désagréables, voire douloureuses, que
vous avez vécues ou que vous vivez encore.
Portez ensuite votre attention sur ses qualités et dites-les-lui.
Tentez d’imaginer la véritable intention de cette personne, en étant conscient que celle-ci n’était
certainement pas de vous blesser.
Décidez maintenant de votre attitude et de votre comportement dans cette relation pour assurer
dorénavant votre paix: voulez-vous vivre ce processus devant la personne, voulez-vous le vivre par
écrit ou au téléphone, ou est-ce que la démarche est complète pour vous?
Soyez cohérent avec votre choix et maintenez un espace de paix intérieure ou entre cette
personne et vous.
Quelques repères
Respecter son rendez-vous essentiel.
Dresser la liste de ses beautés intérieures.
Choisir la qualité du jour à cultiver.
Pratiquer une action créatrice.
Faire la paix avec soi et avec l’autre.
Chapitre 4
Quatrième voie: l’éveil du pouvoir de guérison et la puissance de
l’intention
ette quatrième voie vous invite à renouer avec des facultés naturelles en vous.
Retrouver ses facultés d’autoguérison est une étape fascinante sur votre parcours.
Plus qu’un processus, c’est un chemin de rencontre agréable avec votre propre
vibration, votre énergie. C’est un parcours intime qui vous mène au cœur de vousmême. Et cela ne peut se faire qu’avec beaucoup de bienveillance envers soi. Les
moments de présence à soi vous connectent directement à votre essence personnelle et
vous permettent aussi de déployer votre puissance de vie.
Nous avons vu que les déséquilibres, à la source de la maladie et des souffrances,
sont un signal récurrent de rupture de la relation à soi. Le retour à soi peut favoriser le
retour à la santé. Cela suggère que la guérison exige un changement. L’une des clés
réside dans la compréhension des émotions et des réactions qui briment votre pouvoir
de guérison.
C
LES ÉMOTIONS ET LES RÉACTIONS QUI ENTRAVENT VOTRE POUVOIR INTÉRIEUR
Devant le diagnostic, ou l’annonce, d’une maladie grave, quelles sont les réactions les
plus courantes et les actions à mener pour retrouver la santé? L’annonce de la terrible
nouvelle est un moment délicat, bien souvent traumatisant. Devant la maladie, chaque
personne ressent plusieurs émotions vives, les unes à la suite des autres. Ces émotions
sont des réactions à la maladie elle-même et à tout ce qu’elle provoque de même qu’à
tout ce que cela suppose comme sources potentielles. Tour à tour, les émotions se
présentent, s’estompent devant une autre, reviennent en surface ou se dissolvent. La
séquence d’émotions vécues varie d’une personne à l’autre. Elle dépend d’une foule de
facteurs, dont ses expériences, ses connaissances et son environnement. Quoi qu’il en
soit, il est important de respecter ces vagues successives d’émotions.
Le déni
Il s’agit de la réaction la plus courante au diagnostic. Celui-ci peut être nié (il y a eu
erreur, ce n’est pas possible), et le pronostic contesté (trois mois à vivre, peut-être six).
Dans d’autres cas, leur annonce provoque l’effondrement de la personne malade.
Le jour où Josiane a appris que sa poitrine était criblée de métastases alors qu’un
nodule cancéreux occupait la partie supérieure de son estomac, elle a d’abord été
profondément ébranlée. Elle avait ressenti quelques malaises à la suite d’une vilaine
grippe, ce qui l’avait amenée à consulter un médecin. Très engagée dans une carrière
qui lui donne tant de reconnaissance, elle n’avait jamais imaginé qu’elle pourrait
être malade. Le diagnostic était pourtant très clair: le cancer de stade 4 était
agressif et invasif. Il fallait agir pour éviter le pire: établir un protocole de
chimiothérapie et de radiothérapie, etc. Effondrée par les perspectives soudaines
d’un avenir amoindri, la nouvelle réalité qu’on lui annonçait n’était absolument pas
recevable. «C’est impossible, je suis en bonne santé!» s’est-elle exclamée. «Vous
faites sûrement erreur. Je me porte très bien!» Josiane refusait le verdict. Elle avait
toujours été en bonne santé et il n’y avait aucune raison pour que cela change. Elle
se nourrissait bien et gérait très bien le stress, pensait-elle.
Le déni était catégorique. Josiane avait très bien entendu, mais une partie d’elle ne
voulait pas y croire, car cela était insoutenable. La négation est une façon de se
protéger, car refuser le diagnostic signifie également refuser la souffrance, de même que
ses sources et ses effets. Cette réponse, bien que fréquente, bloque les possibilités
d’entreprendre un changement. Lorsque toutes les parties de l’individu sont prêtes à
entendre un diagnostic, alors il est possible d’y faire face et d’arrêter le déni.
La colère
La deuxième émotion souvent exprimée est la colère. Elle peut se manifester par une
agressivité envers une personne proche, le médecin, le personnel médical, envers la vie
d’une manière générale ou envers Dieu.
Josiane voit ses pensées tourbillonner: elle réfléchit à sa santé et entend dans sa tête
tous ces professionnels qu’elle consulte depuis longtemps dans le but de favoriser
son équilibre. Elle suit religieusement les conseils alimentaires d’une naturopathe
afin d’avoir une bonne alimentation. Elle consulte régulièrement un
psychothérapeute pour s’aider à ne pas prendre sur elle la responsabilité des
douleurs de ses patients. Elle nage régulièrement, répondant ainsi aux suggestions de
son médecin et d’un entraîneur. Elle ressent de la colère envers tous ces spécialistes
qui n’ont pas su la guider pour la maintenir en bonne santé! Elle leur en veut et peste
contre eux et leur supposé savoir!
Évidemment, cette hostilité n’est pas vraiment dirigée contre les individus euxmêmes, mais contre ce qu’ils représentent: celui qui porte le savoir (le soignant,
l’entraîneur, l’accompagnant, la naturopathe) et celui qui porte la mauvaise nouvelle.
Certaines personnes orientent leur colère vers leur conjoint ou leurs proches amis, soit
ceux qui n’ont pas su leur parler des déséquilibres évidents dans leur vie. Comme
plusieurs des autres réactions, celle-ci est généralement transitoire; c’est une forme
d’extériorisation, de projection agressive du choc provoqué par le stress et l’angoisse.
La colère est une façon d’évacuer la pression psychologique causée par la nouvelle.
Elle est difficile à vivre pour les proches qui, souvent, en sont éclaboussés, alors que
plusieurs ne sont même pas encore au courant de la nouvelle.
Le désespoir
À la colère succède le désespoir. Ce changement d’état peut se produire dans un laps de
temps très court, particulièrement chez les personnes qui ont naturellement beaucoup de
compassion. Chez d’autres, qui généralement voient davantage la faute des autres que la
leur, la colère pourrait persister longtemps.
Josiane, épuisée par sa colère, voit soudainement un sentiment d’impuissance
l’envahir. Elle réalise que tous les intervenants qui l’ont aidée lui ont offert le
meilleur d’eux-mêmes. Elle se souvient que chacun d’eux lui faisait plusieurs
suggestions en la laissant libre de ses choix. Son thérapeute lui avait souvent
demandé si elle était vraiment heureuse dans son travail en lui rappelant qu’elle
travaillait beaucoup… trop. Elle est désespérée, elle n’arrive plus à retrouver
l’énergie qui l’a toujours animée.
Dès qu’une personne réalise que sa colère est injustifiée, elle se transforme. La
personne entre alors dans un état de tristesse infinie. Ce stade est un indice d’une forme
d’acceptation de la réalité, mais celle-ci demeure encore trop écrasante. La détresse
émotionnelle est telle que la personne peut être à la fois choquée tout en étant démunie
face au diagnostic. L’incrédulité fige et désoriente. La personne peut prendre un certain
temps avant de se remettre du bouleversement.
La victimisation
Vient ensuite le sentiment d’être une victime. La personne a besoin de trouver un
coupable, car de toute évidence sa maladie n’est pas de sa faute. Elle n’a rien fait pour
mériter cela et si ce n’est pas l’erreur de quelqu’un, c’est qu’il y a une injustice dans le
monde.
Josiane, perdue dans son désespoir, ne voit pas d’autre façon de sortir de sa tristesse
que de comprendre pourquoi cela lui arrive. Elle a côtoyé tant de personnes atteintes
de cancer sans jamais penser que cela pouvait lui arriver. Maintenant elle se dit que
l’Univers est injuste. Elle a tant donné pour aider les personnes souffrantes, elle n’a
certainement pas mérité cela, pense-t-elle.
Devant la maladie, vous pouvez vous interroger: «Pourquoi moi? Pourquoi la vie
s’abat-elle ainsi sur moi?» Vous pensez avoir mené une bonne vie et celle-ci vous joue
un sale tour. Si, en plus, vous croyez qu’il n’y a eu aucun signal, aucun avertissement,
aucun signe précurseur, vous avez un sentiment de double injustice. L’Univers ne serait
pas seulement punitif, il serait aussi méchant. C’est un moment difficile qui pourrait
durer pour certaines personnes des semaines, voire des mois. Pourtant, personne n’est
responsable. L’acharnement à projeter la faute vers l’extérieur nourrira l’état de victime
et fragilisera la personne. Néanmoins, la sensation d’impuissance est ressentie si
profondément qu’il semble naturel de se poser en victime.
La colère envers soi
Parfois, des symptômes de la maladie n’ont pas été entendus, volontairement ou non.
Cela peut faire surgir de nouveau la colère, mais cette fois envers soi-même.
Josiane a toujours dirigé sa vie avec détermination et enthousiasme. Elle n’aime pas
se sentir victime de qui ou de quoi que ce soit. Très jeune, elle a appris à s’occuper
d’elle. Auprès des personnes atteintes de cancer, elle a réalisé que souvent, plusieurs
années avant que le cancer ne se déclare, un malaise d’ordre émotionnel s’était déjà
fait sentir. Elle entre bientôt dans une colère envers elle-même pour avoir négligé ce
qu’elle connaît pourtant si bien. Elle s’en veut de s’être crue plus forte, de ne pas
s’être occupée davantage de sa santé à tous points de vue, d’autant plus qu’elle
travaille dans le milieu médical. Comment est-il possible qu’elle soit passée à côté
des signaux? Qu’elle ait continué à avancer sans voir, sans entendre? Qu’elle ait été
aussi aveugle? Pourquoi a-t-elle pensé que la maladie ne pouvait pas l’atteindre?
Les signaux ne sont pas toujours à l’intérieur de soi. Parfois, ils sont à l’extérieur.
Vous voyez quelqu’un qui est dépressif, vous en lisez les signaux sur lui et vous auriez
sans doute pu remarquer que cela faisait miroir en vous, que ce signal était pour vous.
Personne n’est victime de son corps qui lâche en cours de route; ne soyez pas en colère
envers votre corps, il évolue selon la nature de votre relation à la vie et la
communication que vous établissez avec lui. Votre corps ne vous a pas trahi, mais peutêtre avez-vous trahi votre corps. Quoi qu’il en soit, reconnaissez en votre colère une
puissante énergie de réaction. C’est cette même énergie que vous pouvez utiliser pour
soutenir votre guérison plutôt que de vous autodétruire.
La honte
La honte est un sentiment qui nourrit la colère envers soi. Dans une société où le culte
de la jeunesse règne, la santé est valorisée. Trop souvent, la personne malade se sent
rabaissée. Elle se sent diminuée dans son être tout entier.
Josiane est nerveuse et se sent mal à la perspective de rencontrer ses collègues et les
patients. Doit-elle leur en parler ou non? Elle se demande comment elle pourra
justifier ses absences ou ses malaises, et comment camoufler ses angoisses, elle qui
était devenue la femme forte, référence devant la souffrance. Pourra-t-elle continuer
son travail? Ces pensées la hantent. Mais plus encore, elle se sent mal à l’idée de
répondre aux questions ou même aux regards de ses amis et de ses proches. Elle perd
toute crédibilité face à elle-même. Elle sait très bien, pour les avoir accompagnées,
que les personnes dans les salles d’attente avant les examens se sentent démunies.
Elles ne sont plus celles qu’elles étaient, elles se sentent amoindries. Josiane se sent
mal aussi à l’idée de solliciter l’aide d’amis ou de membres de sa famille…
La honte devant la maladie est le résultat d’un jugement de soi. Ce sentiment est
renforcé par les regards extérieurs et une société basée sur la performance et
l’indépendance. La personne sent qu’elle perd son identité pour gagner l’identité
collective des personnes atteintes du cancer. Ainsi, la maladie semble être une atteinte à
la dignité individuelle. Ce sentiment, présent chez plusieurs personnes à une étape ou
durant tout le parcours de guérison, est difficilement décelable de l’extérieur. La
personne malade voit parfois certaines de ses facultés diminuées et a l’impression
qu’elle est diminuée totalement. Elle met ainsi en doute son utilité dans la société.
La culpabilité
La honte provoque souvent de la culpabilité. Coupable d’être malade, coupable par
rapport à l’entourage, aux enfants, aux aidants. La personne sent souvent qu’elle est un
poids pour son entourage et même quelquefois pour la société entière. Elle constate
qu’un ensemble de personnes et de services sont orientés vers elle et se sent
accaparante. Elle voit les aidants naturels autour d’elle transformer leur vie: ils
annulent des activités, des rendez-vous, ils utilisent des moments normalement dédiés
au repos pour l’accompagner; elle les voit même accomplir pour elle ce qu’ils doivent
alors négliger pour eux-mêmes. Elle voit des personnes plus souffrantes qu’elle attendre
qu’elle ait reçu ses soins. Et la culpabilité se présente à nouveau lorsque, malgré toutes
ces attentions et tous ces soins, elle se sent encore mal ou souffrante… Enfin, les
raisons de se culpabiliser semblent infinies. La culpabilité intensifie la dévalorisation
de soi qui, de surcroît, augmente le sentiment d’impuissance. La culpabilité crée des
tensions, elle diminue l’estime et l’amour de soi. Et qui plus est, tant que vous vous
sentez coupable, vous n’êtes pas en train de guérir, vous n’êtes pas en train de changer
les choses. La culpabilité est inutile; c’est un sentiment lourd et entravant qui ne sert
aucune évolution et ne soutient aucun changement.
La peur
La peur accompagne généralement la maladie et se manifeste très souvent avant même
que le diagnostic soit prononcé. Elle est l’un des facteurs qui provoquent une nonécoute des sensations ou des malaises précurseurs, voire une forme d’insensibilité, aux
tout premiers symptômes d’un éventuel déséquilibre. Elle peut même distraire la
personne et provoquer une inconscience des aspects de sa vie défavorables à sa santé.
Chantal et Isabelle sont deux jeunes femmes de 35 ans. La première est divorcée et
doit travailler ardemment pour subvenir seule aux besoins de ses deux enfants. La
deuxième est célibataire et vit à 200 à l’heure. Chantal dirigeait auparavant le
bureau de son ex-mari; elle est maintenant agente immobilière. Comme elle est payée
à commission, elle doit se surpasser pour atteindre un salaire suffisant aux besoins
de sa famille. Isabelle est avocate et possède son propre cabinet. Elle se doit
d’obtenir un haut niveau de performance pour maintenir son niveau de vie et
atteindre ses buts professionnels. Les carrières de ces deux femmes leur font vivre un
très haut niveau de stress. Elles sont toutes les deux hyper nerveuses. Tout leur
entourage le constate. Ces signaux, selon lesquels leur carrière génère plus de stress
qu’elles ne pourront jamais en supporter, sont très clairs pour leur entourage. Mais
la peur de devoir changer de carrière (qui impliquerait pour Chantal de ne plus
pouvoir soutenir sa famille, et pour Isabelle de ne pas atteindre ses objectifs élevés)
fait en sorte qu’elles ne se sentent pas nerveuses… La peur les désensibilise aux
effets négatifs du stress.
Sournoise et dévastatrice, la peur peut se frayer un chemin à toutes les étapes du
parcours: peur des symptômes, du diagnostic, du pronostic, de souffrir, de ne pas guérir,
des conséquences physiques et psychiques, de perdre son travail, de ne plus pouvoir
assumer ses responsabilités, d’un avenir incertain, de la mort, etc. Le risque de plonger
dans la passivité et le fatalisme guette. La peur inhibe souvent les facultés d’une
personne et provoque le déni, l’attente et la passivité. Le piège est alors de croire que
«cela va passer», que la situation va se régler toute seule ou grâce à une intervention
divine… Reconnaissez toutes vos peurs pour mieux les comprendre, les nommer et
ainsi les désamorcer. Si une personne de votre entourage a peur, reconnaissez son
émotion et soyez bienveillant.
Ces différentes étapes ne constituent pas un parcours immuable et obligatoire.
Chaque réaction émotionnelle est compréhensible; il est inutile de l’occulter. Bien au
contraire, il est nécessaire que vous reconnaissiez ce que vous vivez chaque jour.
Lorsque vous êtes submergé ou subjugué par l’une ou l’autre de ces réactions et même
par plusieurs simultanément, vous n’êtes pas dans un parcours de guérison globale. À
partir du moment où vous comprenez mieux votre réaction, il vous est possible de
dépasser ce stade pour franchir un pas vers la guérison. C’est le moment pour
l’entourage de faire preuve de bienveillance, de compassion et de fraternité. Et pour
vous, c’est le moment de laisser le passé derrière vous, d’œuvrer pour reprendre votre
pouvoir et vous retrouver. Cela signifie que vous choisissez consciemment de jouer une
part active dans votre santé, votre équilibre et votre bonheur. C’est le moment
d’éveiller votre pouvoir de guérison.
LES PENSÉES QUI ENTRAVENT VOTRE POUVOIR INTÉRIEUR
User de son pouvoir d’autoguérison passe d’abord par le fait de retrouver le pouvoir en
soi. Sur ce chemin, il y a quelques écueils à éviter: la pensée magique, la foi aveugle, la
dépendance envers l’extérieur et l’enfermement dans la victimisation.
La pensée magique
La pensée magique s’entend comme la croyance en la toute-puissance de forces
extérieures, qui agissent sans qu’une implication personnelle soit nécessaire. Elle est
fondée sur la superstition. Elle pourrait être une croyance quant aux pouvoirs occultes
plutôt qu’une référence véritable aux pouvoirs spirituels. La pensée magique peut vous
donner l’impression d’utiliser vos pouvoirs, alors qu’en fait elle vous en dépossède. Si
vous confiez l’entière responsabilité de votre guérison à quelque chose ou à quelqu’un
en dehors de vous, sans entamer de démarche de changement en vous-même, il ne se
passera rien.
Dans le domaine de la santé, la pensée magique
Votre implication dans le
serait de croire que lire un livre, assister à une processus de guérison est
conférence ou à un séminaire ou participer à un atelier, essentielle, et cela signifie
sans rien engager par la suite, représenterait la d’apporter des modifications à vos
comportements, à vos états, à vos
promesse d’une rémission. De la même façon, il serait attitudes et à vos pensées.
illusoire de se contenter d’une visualisation de vos
organes en santé après un diagnostic de cellules cancéreuses aux poumons, en étant
persuadé qu’en soi, cela réglera votre problème. La pensée magique nous rend
vulnérables à la passivité. Croire que la pensée ou le rituel suffisent à eux seuls à créer
les circonstances favorables à la guérison, cela revient à courir un grand risque.
Bref, il ne s’agit pas de formuler intérieurement des pensées d’amour et de croire
que le travail est fait pour que tout soit résolu. Au contraire, l’attitude de «laisser-faire»
a très bien pu contribuer à la maladie. Si vous ne changez rien dans votre vie, cela peut
continuer de s’amplifier.
Un rituel en lui-même n’a aucune puissance. Le rituel permet notamment
d’apprécier, de rassembler et d’exprimer l’énergie. Les pratiques qui ne sont étayées
par aucune force d’intention sont dépourvues de tout effet et peuvent même affecter
votre pouvoir d’autoguérison. Votre implication dans le processus de guérison est
essentielle, et cela signifie d’apporter des modifications à vos comportements, à vos
états, à vos attitudes et à vos pensées. C’est une question de présence, d’intention et de
cohérence, et cela nécessite des changements dans votre vie.
La foi aveugle
La foi aveugle envers quelque chose ou quelqu’un, soit toute forme d’attente d’aide
exclusivement extérieure, est aussi un piège. Si vous attendez que quelque chose se
passe, qu’on vous apporte une solution, vous renoncez à votre pouvoir. Je ne parle pas
ici de foi en tant que conviction spirituelle profonde. Je fais référence aux attentes
entretenues envers le divin, le corps médical ou la structure hospitalière.
Jeanne était très en colère après une période d’hospitalisation. Elle pestait: «Je sors
de l’hôpital, ils ne m’ont pas guérie.» Elle avait des attentes clairement exprimées:
sa guérison dépendait du corps médical. À ce stade, sa perte de pouvoir était très
nette: Jeanne avait tout remis entre les mains des médecins. À son avis, si elle ne
guérissait pas, c’était uniquement parce que les médecins n’étaient pas bons.
Il est plus facile de reconnaître les guérisseurs à l’extérieur de soi que le guérisseur
en soi. Combien se sont ainsi défaits de leur propre pouvoir? Il n’est pas question ici du
lâcher-prise, soit d’abandon de la résistance, et de détachement, mais bien de «laisserfaire».
Les personnes autour de vous qui stimulent votre processus de guérison ne sont pas
nécessairement les médecins ou les thérapeutes. Demandez à toutes les personnes qui
vous entourent de vous aider à voir et à mieux entendre les signaux de déséquilibres en
vous. Demandez à être inspiré et à ressentir ce qui ne convient pas dans votre vie.
Demandez à la vie, à l’Univers, à l’énergie ou même priez (selon ce qui fait sens pour
vous) afin de mieux voir les changements à apporter dans votre vie pour retrouver la
santé.
Pour que quelque chose se passe, vous devez faire partie du processus créateur qui
va engendrer ces opportunités.
La dépendance
Les attentes placées envers une institution ou une personne génèrent de la dépendance.
Celle-ci fait entrave au pouvoir de guérison. Il n’est pas question ici de dépendance
motrice (impossibilité partielle ou totale d’effectuer sans aide un mouvement ou les
tâches du quotidien) consécutive à une maladie. Il s’agit d’une dépendance qui provient
d’un assujettissement ou d’une soumission. Vous pourriez être dépendant d’un médecin
comme d’un thérapeute ou d’un compagnon de vie. Bien sûr, il est vrai que leur
présence vous rassure, vous réconforte et vous aide à vous sentir mieux. Sous prétexte
d’autonomie, ne rejetez pas l’aide que chacun vous apporte. Toutefois, lorsque toutes
vos recherches, vos expériences et vos décisions sont soumises au regard et même à
l’approbation d’une autre personne, vous perdez une partie de votre autonomie; vous
vous retrouvez dans l’incapacité de fonctionner correctement en dehors de son avis ou
de sa présence. La dépendance vient alors amoindrir vos capacités de discernement et
vous perdez votre confiance en vous. Cela réduit votre aptitude à affronter les
difficultés et peut engendrer un cercle vicieux. Lorsque vous êtes fatigué, déprimé,
épuisé, malade, on prend soin de vous. C’est une forme de privilège que vous devez
apprécier. Sous un certain angle, vous trouvez aussi d’autres bénéfices dans la maladie,
comme celui de ne plus être seul ou de ne plus avoir à faire certaines tâches
assommantes, par exemple. Ces avantages, quoique secondaires et peut-être
inconscients, pourraient alimenter une dépendance.
Ajoutons que la dépendance n’est peut-être pas vécue seulement à l’égard d’une
personne, mais qu’elle pourrait aussi l’être envers la maladie et tout ce qu’elle procure.
Il est nécessaire d’identifier toutes vos dépendances. Pour les dissoudre par la suite,
identifiez aussi tous les bénéfices qu’elles vous procurent de même que tout ce qu’elles
briment maintenant ou limiteront éventuellement dans votre parcours (voir à ce sujet le
chapitre 6, Comprendre les sources des déséquilibres).
La victimisation
La perte de pouvoir la plus flagrante se lit dans la posture de la victime. Le processus
de victimisation sert lui aussi à rejeter les causes et les responsabilités de ce qui vous
arrive sur votre entourage. Que ce soit Dieu, la fatalité, les circonstances ou le système
qui s’acharne sur vous, le principe est le même: nier et rejeter sur les autres les
responsabilités et devenir le souffre-douleur. La victimisation traduit le refus d’assumer
les conséquences des actions et des choix passés. Elle est l’alibi pour justifier tous les
manques en tirant le bénéfice non négligeable de dire sa souffrance et de susciter la
compassion. Être une victime, c’est clamer votre innocence et votre impuissance. Cela
vous dispense de votre propre responsabilité, mais anéantit aussi votre volonté d’aller
de l’avant autant que cela saccage la perception juste de vous-même. Tant que vous
vous sentez comme une victime de la vie, de la société, de quelqu’un, de quelque chose,
vous l’êtes.
Rappelez-vous que la maladie n’est pas l’effet d’une faute, mais de causes qui ont
une source. D’ailleurs, plusieurs expriment dans leur rapport à la maladie une
impression de sabotage. Ce sabotage pourrait être expliqué comme un oubli ou une
négligence d’une source de déséquilibre tangible ou subtile. Lorsque vous reconnaissez
ce sabotage comme étant de l’autosabotage, vous faites un pas majeur sur la voie qui
vous ramène à votre pouvoir d’autoguérison.
Quel que soit l’état de santé dans lequel vous êtes, lorsque vous constatez que vous
êtes à l’une ou l’autre des étapes de la chaîne émotionnelle (déni, colère, désespoir,
etc.) ou de la perte de pouvoir (pensée magique, foi aveugle, etc.), souvenez-vous
d’être bienveillant envers vous-même.
Réalisez aussi que chacune des étapes précédemment décrites est nocive,
destructrice. Si vous êtes en colère contre la vie, contre vous-même ou vous considérez
comme une victime, les pratiques énergétiques n’agiront pas ou agiront si peu qu’elles
vous sembleront inutiles; et très rapidement, vous les délaisserez parce que vous
n’aurez pas ou peu de résultats. De surcroît, rappelez-vous que le résultat à atteindre
n’est pas tant la guérison extérieure que la sensation d’être sur une voie de guérison.
L’autoguérison ne se résume pas à éliminer les causes du déséquilibre. Il convient aussi
d’intensifier ce qui favorise la joie et l’équilibre. L’idée est d’augmenter la part de la
joie, de l’intensité et celle de l’équilibre afin de réduire l’espace disponible pour
d’éventuels déséquilibres. La guérison passe par la joie. Retrouver sa joie, c’est
d’abord renouer avec la sensation de ce qui vous fait vibrer, votre propre expression.
LE POUVOIR D’AUTOGUÉRISON
La présence à vous-même vous renseigne sur l’état de votre déséquilibre et vous instruit
sur les saboteurs potentiels tels que la honte, la colère ou la victimisation. Dépassez
cela et choisissez de prendre votre guérison à bras-le-corps. Investissez-vous. Aimez
l’être qui se révèle en vous, celui qui veut vivre, guérir, être dans la joie. Reconnaissezvous ainsi et vous pourrez reconnaître le guérisseur en vous.
Le pouvoir d’autoguérison est basé sur la conviction d’être qui vous êtes, sur la
reconnaissance que vous êtes votre guérisseur non pas avec votre esprit, mais en
partenariat avec votre corps, vos cellules. Quelquefois, la blessure ou le déséquilibre
sont si grands que vous solliciterez un accompagnement pour vous soutenir dans votre
parcours.
Éveiller le guérisseur en vous demande une certaine conviction. Cela naît d’une
conscience du processus de croissance et de régénération qui se produit naturellement
dans votre corps. Lorsque vous vous blessez, vous pouvez observer votre corps se
guérir progressivement. Votre corps, vos cellules, possèdent une intelligence propre.
Dans ce cas, vous êtes votre propre guérisseur!
Votre corps s’est créé grâce à l’intelligence
Reconnaissez-vous ainsi et vous
cellulaire, celle-là même qui vous inspire encore pourrez reconnaître le guérisseur
aujourd’hui. Vos cellules, en communiquant les unes en vous.
avec les autres, ont pu croître. Bien sûr, elles furent
nourries, mais leur croissance est le fruit d’une intelligence naturelle au cœur de
chacune. Elles se sont assemblées pour créer des tissus, des glandes, des organes, des
membres, des systèmes, etc. Vous êtes constitué de milliards de cellules qui se sont
agencées à la perfection, telle une œuvre d’art. Ainsi, par l’intelligence cellulaire ou
divine, vous vous êtes créé. Et cette intelligence supérieure est toujours présente en
vous, dans chacune de vos cellules.
Des exemples concrets? Votre jambe est cassée, une attelle ou un plâtre la
maintiendra en place, et l’os se soudera par lui-même… «C’est évident!» direz-vous.
«Autoguérison!» répondrai-je. Votre foie élimine les toxines de votre organisme. Votre
système immunitaire élimine des microbes circulant dans votre corps. Lorsque des
cellules sont altérées, de nouvelles cellules, soit des cellules souches, accourent pour
les remplacer. Ce sont toutes des manifestations concrètes du processus d’autoguérison.
Il en va de même sur le plan psychologique. Lorsque vous souffrez d’une émotion
envahissante de désespoir, provoquée par une rupture relationnelle, que vous voyez un
ami ou un thérapeute, c’est vous qui devrez changer éventuellement votre pensée, votre
attitude et votre état… pour faire place à l’autoguérison!
Lorsqu’une douleur physique au ventre ne s’estompe pas malgré un moment de
repos de l’estomac et du corps, vous visitez un spécialiste qui régularisera le
fonctionnement de votre système digestif, sans perdre de vue que vous seul pourrez
apporter les transformations à la source du problème. On peut appeler ça de
l’autoguérison assistée.
Faisons une comparaison. Si nous construisons un robot à votre image et que nous
omettons d’insérer dans son système le mode d’emploi et le logiciel pour le réparer, il
ne pourra pas s’autoréparer. Mais s’il est programmé pour se réparer lui-même, il ne lui
faudra qu’une source d’énergie constante pour le faire. Si les intervenants de différentes
médecines peuvent vous aider, c’est qu’ils ont étudié votre «mode d’emploi». Ils
connaissent vos systèmes et leur programmation, tout comme les cellules de chacun de
vos tissus possèdent l’intelligence et la mémoire nécessaires pour se réparer. Ils ont la
possibilité d’aider votre corps et votre psyché à s’autoguérir.
Autre exemple. Imaginons que l’évier de votre salle de bains est bouché. Cela
nécessite une réparation. Si vous avez vous-même installé cet évier et fait le raccord de
la tuyauterie, vous pourrez peut-être le débloquer vous-même. Vous tenterez certaines
opérations, car vous connaîtrez l’assemblage. Si vous avez besoin d’aide, vous ferez
appel à un spécialiste, soit un plombier. La réparation globale ne se limite pas à
l’intervention du plombier, mais à la transformation de certaines habitudes qui font en
sorte que le tuyau bloque. L’ensemble du changement à apporter vous appartient. En
somme, vous vivez le problème, vous tentez de le solutionner et, ce faisant, vous faites
appel à un plombier en plus de changer certains comportements qui causent le bouchon.
Si un jour, l’eau s’écoule partout dans votre maison, vous appellerez immédiatement le
spécialiste; toutefois, vous interviendrez aussi pour modifier ce qui a causé le dégât.
Tout le processus est entre vos mains.
En somme, parler du pouvoir d’autoguérison n’est pas un abus de langage. C’est
l’expression d’une réalité puissante: le pouvoir de création de la santé. J’utilise à
dessein les mots «pouvoir» et «autoguérison» pour désigner la force de vie que tout
humain possède en lui et peut utiliser pour recréer un état de santé optimal.
La conviction
Ainsi, l’autoguérison nécessite la conviction de qui vous êtes et de l’intelligence
universelle qui existe en vous. Plusieurs personnes associent l’autoguérison à une foi
aveugle, reposant sur la simple volonté de guérir. D’autres l’associent à la foi
religieuse, soit l’assurance qu’elles obtiendront réponse à leurs prières. La conviction
est la certitude que votre corps et votre psyché ont en eux la conscience, l’énergie, les
connaissances et les mécanismes nécessaires pour se régénérer.
D’une part, vous portez en vous les mécanismes naturels de régénération et d’autre
part, vous savez ce qui est sain pour vous. C’est de là que découle votre conviction.
Mais attention, la conviction ne va pas vous guérir. La nuance est majeure: la conviction
vous inspirera à opter pour ce qui est sain pour votre guérison (les états, les attitudes,
les comportements justes) et à choisir judicieusement les intervenants et les nourritures
les plus appropriées pour votre guérison. Autrement dit, vous allez assainir votre milieu
pour créer des conditions favorables à l’autoréparation.
La détermination
Chaque être humain est doté d’une énergie vitale. Cette énergie vibre à une certaine
fréquence et assure le bon fonctionnement de tout le corps et de la psyché. La volonté de
vivre et de trouver la joie est issue de cette énergie. Le pouvoir d’autoguérison est aussi
l’expression de la volonté de vivre, de vivre en santé. Il est donc assujetti à une
détermination sans équivoque à intensifier son rythme vibratoire, à identifier puis à
enrayer les sources des déséquilibres. Il signifie aussi d’avoir du courage durant les
passages les plus exigeants de la transformation, tant pour transcender la douleur que
pour pratiquer le détachement nécessaire.
La disponibilité aux changements
Presque tous les déséquilibres proviennent des états, des attitudes, des croyances et des
comportements. Cela signifie que la guérison profonde, et non pas seulement
l’élimination du symptôme, nécessite des transformations (changement de nourriture, de
rythme de vie, réduction du stress, détachement, etc.). Le pouvoir d’autoguérison est
aussi assujetti à la disponibilité de la personne à se transformer. Lorsqu’un déséquilibre
se présente, c’est que les conditions ne sont pas propices à la santé. Le changement
consiste à recréer les conditions propices. Ce n’est pas parce qu’une personne a les
mêmes habitudes depuis toujours qu’elles ne sont pas néfastes. Elles peuvent contribuer
d’une façon directe ou indirecte à la maladie.
Par exemple, une personne ressent quelques
Le pouvoir de guérison est nourri
de votre disponibilité à ressentir les douleurs passagères à la poitrine. Son alimentation
douleurs, à entendre leurs contient peut-être trop de sucre et trop de substances
messages et à changer des grasses depuis des décennies. Pourtant, cette même
habitudes de vie.
alimentation ne lui a causé aucune douleur jusqu’à
maintenant. Il n’y a jamais eu de déséquilibre apparent et aujourd’hui, après 50 années
du même régime, les douleurs sont légères et éphémères. Rappelez-vous que
l’autoguérison n’est pas la croyance aveugle que tout rentrera dans l’ordre après
quelques douleurs. Elle n’est pas non plus la pensée magique voulant qu’une
visualisation de soi en santé élimine d’autres douleurs éventuelles et leur cause. Le
pouvoir de guérison est nourri de votre disponibilité à ressentir les douleurs, à entendre
leurs messages et à changer des habitudes de vie. La disponibilité signifie aussi
l’ouverture à des pratiques différentes de celles que vous avez toujours connues. Outre
votre conviction et votre détermination à vivre en santé, la disponibilité aux
changements est encore essentielle pour que le pouvoir d’autoguérison soit réel.
Lorsqu’une personne est dans un état maladif avancé, la guérison devient souvent
une occupation à temps plein. Le psychanalyste Guy Corneau le relate dans son livre
Revivre![2]. Je me souviens du jour où il est venu me voir pour me dire qu’il était atteint
d’un cancer de stade 4. Amis de longue date, nous nous sommes parlé longuement. Je lui
ai suggéré de faire de sa guérison une occupation à temps plein. Le livre relate tout le
parcours qui a été au centre de sa vie. Toutes les expériences et tous les exercices, il les
a faits et refaits, de façon assidue, non pas dans un esprit de discipline sévère, mais
bien en se disant: «Je m’offre ce parcours pour me guérir et pour ma santé dans un élan
de joie.»
LA PUISSANCE DE L’INTENTION
Pour éveiller le pouvoir d’autoguérison qui réside déjà en vous, vous devez d’abord
formuler une intention de guérison claire et pure. L’intention est très éloignée du vœu
pieux et elle se distingue aussi du désir.
Le piège du désir
Le désir est la simple expression d’un espoir ou d’une attente. En somme, c’est ce que
vous souhaitez qu’il vous arrive comme cadeau de la vie sans rien changer de ce que
vous faites ou êtes. Les énoncés de type «Je voudrais guérir» ou «Ce serait bien de ne
plus avoir mal» visent un résultat qui ne requiert aucune démarche particulière.
Pourtant, s’il y a déséquilibre, il y a indubitablement des choses à changer. Le souhait et
l’attente qu’un événement s’accomplisse ne suffisent pas à forger une intention. Par
exemple, si vous voulez guérir d’un déséquilibre, quelle est la raison réelle, profonde
pour laquelle vous le souhaitez? Imaginons que vous ressentez des douleurs intenses à
l’estomac lorsque vous mangez. Que signifie vouloir guérir ou retrouver la santé?
Voulez-vous réellement guérir ou souhaitez-vous simplement que vos souffrances
s’estompent? Il y a une nuance. Très souvent, les médicaments camouflent les
souffrances. Or, ce qui est en jeu, est-ce vraiment de ne plus souffrir pour pouvoir
continuer à s’alimenter de la même façon que celle qui a généré ces souffrances ou ces
déséquilibres? Si vous souhaitez simplement retrouver un état de non-souffrance pour
continuer à vivre de manière identique, cela n’est pas une voie de guérison, mais une
voie de camouflage des souffrances. Ces propos ou ces questionnements semblent bien
évidents ainsi énoncés; pourtant, ils ne le sont pas dans la réalité quotidienne. Plusieurs
personnes associent la guérison à la dissolution des souffrances et non pas à
l’émergence d’un état de santé. Ainsi, la guérison bien qu’elle signifie aussi une
dissolution des souffrances, se veut surtout une réparation des causes pouvant mener
jusqu’à une transformation de la personne.
Alors que le désir est ce que l’on veut attirer à soi pour obtenir ces dernières,
l’intention est ce que l’on veut créer pour obtenir des satisfactions. Il est intéressant de
s’interroger sur ce que signifient réellement nos désirs. Par exemple, si votre souhait est
d’avoir une maison de campagne et que je vous demande pourquoi, vous pourriez
répondre: «Bien, pour le plaisir.» Alors ce que vous voulez, c’est du plaisir à la
campagne. Dans ce cas, cette maison est un instrument pour accentuer votre présence et
votre plaisir dans l’environnement sain de la campagne, et c’est merveilleux! Par
contre, si votre désir d’une maison à la campagne est une condition à ce que vous soyez
heureux dans votre vie, alors vous venez de perdre une partie de votre pouvoir d’être
heureux, d’être joyeux, d’être en santé en le donnant à cette maison. Ce n’est qu’un
exemple. Il n’y a rien de mal non plus à désirer être guéri. C’est un souhait normal.
Toutefois, celui qui s’en remet totalement à un intervenant de quelque médecine que ce
soit, en désirant être guéri par lui, lui donne ses pouvoirs de guérison. Il a remplacé la
maison de campagne par une personne. Perdre son pouvoir, cela signifie choisir
consciemment ou inconsciemment que son bonheur, son équilibre et sa santé dépendent
de quelqu’un ou de quelque chose. «Je suis heureux parce que tu es là.» «Je suis joyeux
parce que j’ai cette maison.» Le désir est ancré dans notre mode de vie et il faut
demeurer vigilant. Dans le parcours d’autoguérison, vous chercherez à remplacer le
désir par une intention.
Qu’est-ce que l’intention?
L’intention est une formulation de la pensée qui exprime votre énergie créatrice. Cette
dernière permet que vous attiriez quelque chose à vous ou que vous soyez attiré vers
quelque chose ou que vous le créiez. Par exemple, si votre intention est de rencontrer
une âme sœur, cette intention permet soit que vous attiriez vers vous, par votre énergie
et votre magnétisme, une personne qui est une âme sœur, soit que vous soyez attiré vers
une âme sœur, soit que vous créiez un environnement qui fasse en sorte que vous vous y
rencontriez. Dans ce cas, l’intention est l’expression d’une puissante énergie créatrice.
Dans le processus d’autoguérison, l’intention est celle de la santé. Elle exprime
votre choix de recréer et de maintenir votre santé. Votre intention s’oriente de telle sorte
que vous attiriez vers vous ce qui favorise votre santé, ou encore que vous créiez les
outils, les circonstances qui stimuleront votre guérison.
Souvenez-vous de Josiane. Elle se sentait mal aussi à l’idée de solliciter des amis ou
des membres de la famille pour l’aider. Très engagée dans une voie de développement
personnel, elle comprend qu’au-delà des sources physiques du cancer, il y a aussi des
sources émotionnelles et mémorielles. Elle trouve enfin auprès de sa famille du
réconfort et surtout la détermination à se guérir. Elle est convaincue que son corps
actuellement meurtri possède l’énergie et l’intelligence pour se régénérer. Elle crée
alors en elle une intention d’être attirée vers les ressources parfaites pour elle qui
l’aideront à s’autoguérir.
Elle fait de la visualisation en se voyant entourée de tous les spécialistes
bienveillants qui l’accompagnent dans son processus de transformation. Sans
attendre que par magie les intervenants se présentent à elle, elle consent, pour être
cohérente, à parler de sa situation et surtout de son intention à ses amis. Bientôt, de
ceux-ci elle reçoit la référence d’une clinique qui réunit toutes les médecines pour un
accompagnement global: des médecins, des naturopathes et des diététistes
spécialisés en traitement du cancer, des énergéticiens pour stimuler et équilibrer son
énergie, des thérapeutes pour l’accompagner jusqu’aux sources de la maladie. Cette
clinique et son approche correspondent très bien à sa situation et aussi à ses valeurs.
Ni son intention ni la visualisation ne la guériront, mais elles collaboreront à son
autoguérison.
Comment votre intention, formulée correctement, peut-elle fonctionner?
En tant qu’être humain, vous êtes en quelque sorte une antenne. L’énergie en vous est
en mouvement et génère des vibrations. Ces vibrations émanent de vous: vous émettez
des ondes.
Si vous entrez dans une pièce totalement plongée dans le noir et qui abrite un être
humain, vous sentirez fort probablement une présence, même s’il n’y a aucun signe
perceptible. Vous ressentirez les vibrations qu’émet naturellement la personne. Ainsi,
chacun est une antenne qui émet et reçoit des ondes. Ces dernières vous permettent non
seulement de détecter la présence d’autrui, mais éventuellement son état.
Aujourd’hui, tout le monde ou presque se sert d’un téléphone portable. En
composant un numéro, nous sommes rapidement mis en communication avec une autre
personne qui peut être très éloignée de nous. Les appareils communiquent en émettant et
en recevant des ondes. Non seulement nous entendons la personne, mais nous pouvons
aussi détecter son état par la vibration de sa voix, et ce, parce que les ondes
transportent des informations. L’être humain est un «appareil» autrement plus
sophistiqué que le téléphone, et les ondes qu’il émet contiennent des informations plus
complètes et même plus puissantes.
Ce que vous émettez transmet tout ce que vous êtes: vos peurs, vos tristesses, vos
joies, vos mémoires, vos envies, vos pensées, tout est là. Vous ne pouvez rien cacher à
la personne ultra sensible!
L’intention est une inscription volontaire à l’intérieur de vous de ce que vous voulez
manifester. Cette inscription se concrétise par des paroles ou par une visualisation du
résultat escompté. Non seulement vous l’inscrivez en vous-même, mais elle est nourrie
par votre conviction, la reconnaissance et l’amour de vous-même. Il doit régner une
cohérence entre cette intention et vos comportements. Si votre intention est d’attirer les
intervenants les plus adéquats pour votre situation et que d’autre part vous pestez contre
l’inefficacité du milieu de la santé, vous n’êtes pas cohérent. Si votre intention générale
est de retrouver votre santé et que vous continuez d’alimenter la source d’intoxication,
vous n’êtes pas cohérent. Si votre intention formulée est de guérir votre dépendance
affective et que d’autre part vous dites à tous vos amis que vous n’êtes pas capable de
vous détacher, vous n’êtes pas cohérent.
Vous n’avez pas à attendre d’être malade pour apprendre à formuler les intentions.
L’intention relève de votre puissance intérieure, de votre réel pouvoir de création. Le
pouvoir d’autoguérison est un pouvoir de création de la santé.
Les attributs de l’intention
L’intention est comme une flèche que vous projetez dans l’Univers, porteuse d’un
message. Le message est votre inscription.
L’intention doit être claire: claire dans votre esprit, dans vos paroles, dans vos
écrits. La clarté signifie que peu de mots parviennent à exprimer exactement ce que
vous voulez.
L’intention doit être pure: il s’agit de lancer une
Le pouvoir d’autoguérison est un
flèche dans l’Univers et non pas sur quelqu’un pouvoir de création de la santé.
d’autre… La pureté de l’intention signifie que vous
voulez attirer à vous une ou des personnes ou situations afin de favoriser le déploiement
de votre être, sans préjudice. L’intention pure ne sert pas les besoins, les désirs ou les
caprices et ne répond pas à un manque de la personne. Lorsque l’intention est au service
de votre essence, ce n’est pas égocentrique. Lorsqu’elle sert vos intérêts personnels,
votre personnage, vos désirs, ce peut l’être. Par exemple, si mon essence est celle d’un
enseignant et que je dis: «Mon intention est qu’on obtienne une salle plus grande pour
que vous soyez plus à l’aise, pour que mon enseignement soit plus facile», cela sert mon
essence.
Si, par exemple, quelqu’un dit: «Actuellement, j’ai des problèmes financiers et donc
mon intention est d’obtenir de l’argent», alors je le questionne: «Pourquoi veux-tu de
l’argent?» Et il répond: «Pour manger.» Je réponds: «D’accord. Alors, ton intention
devrait être de manger et non pas d’avoir de l’argent, car l’argent ne se mange pas, et il
y a plusieurs voies par lesquelles la nourriture peut se présenter. Tu peux recevoir une
invitation à manger ou à vivre quelque part où tu seras logé et nourri, des gens peuvent
t’offrir de la nourriture, on peut t’inviter à travailler dans un potager ou dans une serre,
ou même dans un restaurant. Si tu veux manger, alors formule adéquatement ton
intention.»
Dans le même ordre d’idées, votre intention est de retrouver la santé. Pourquoi
voulez-vous la santé? Cette question peut vous sembler étonnante. Mais qui peut
vraiment y répondre en étant totalement cohérent? La réponse pourrait être: pour créer
votre vie, pour créer dans votre vie, pour vous déployer, pour vivre dans la joie du
déploiement de votre être et collaborer à l’œuvre collective!
CRÉER UNE INTENTION
Voici comment créer une intention claire, pure et cohérente.
Première étape: choisissez ce que vous manifesterez
La création de l’intention débute par le choix de ce que vous voulez vraiment manifester
dans votre vie. Ce choix suggère une réflexion. Pour certains, le choix est bien évident.
Toutefois, je vous propose, lorsque vous l’avez à l’esprit, de vous demander
«Pourquoi?» ou «Qu’est-ce que cela m’apporterait vraiment?» Assurez-vous que ce que
vous voulez manifester fasse sens. Les énoncés suivants vous aideront à évaluer si le
choix de ce que vous voulez mettre en place dans votre vie favorise vraiment votre
évolution et votre mieux-être.
Il correspond à votre essence, soit à qui vous êtes vraiment.
Il correspond vraiment à ce que voulez créer dans votre vie, il n’est pas qu’un désir.
Il favorise votre déploiement, il n’est pas une réponse à vos peurs ou à votre
personnage.
Il contribue à une véritable joie d’être et de vivre.
Il contribuera à réaliser vos buts et vos idéaux.
Il favorise la sensation d’être uni à vous-même.
Il respecte qui vous êtes et amplifie l’amour de vous-même.
Vous pouvez choisir des thèmes associés:
la transformation d’une habitude, d’une attitude ou d’un comportement néfaste à
votre santé ou à la source de votre déséquilibre;
le déploiement d’une de vos qualités négligées pour rehausser la reconnaissance de
vous-même;
la stimulation de vos facultés de régénération;
la guérison d’une maladie;
l’attraction d’une personne, d’un lieu ou d’une opportunité qui stimulerait votre
pulsion de vivre en santé;
etc.
Deuxième étape: formulez votre intention mentalement
Lorsque vous avez choisi ce que vous voulez vraiment manifester, imaginez une
formulation qui correspond à ce que vous voulez obtenir. Soyez précis. L’intention est
importante et sa formulation doit être son reflet juste et exact. Évitez de faire cela
rapidement comme si c’était anodin ou trop naïf; l’importance que vous lui accordez en
la créant est en corrélation avec la puissance avec laquelle vous la projetterez. Pour
vous assurer que votre formulation mentale est non seulement valable, mais puissante,
vérifiez si elle répond aux énoncés suivants:
Elle vous permet de ressentir la pureté de l’intention et sa légitimité; vous n’y sentez
pas un désir maquillé ou une recherche de pouvoir ou de contrôle sur quelqu’un ou
sur une situation.
Elle vous fait vraiment vibrer, elle ne résonne pas comme «bonbon» ou «fleur
bleue».
Elle vous fait sentir une force réelle.
Troisième étape: formulez votre intention à l’écrit
Il est vraiment intéressant de transposer à l’écrit votre intention afin de vérifier si elle
est claire et représente bien votre choix. Souvent, vous croyez que votre pensée est
claire et précise; pourtant, vous avez de la difficulté à l’écrire ou il vous faut plusieurs
phrases pour y arriver. L’écriture vous permettra de la clarifier, de la condenser,
d’utiliser les mots qui résonnent en vous, de la rendre plus représentative de votre
essence. La formulation écrite tiendra compte des attributs suivants:
Précise et courte.
Facile à prononcer.
Facile à mémoriser.
Peut être affichée sur votre miroir ou votre réfrigérateur pour être lue
quotidiennement.
Utilise le présent et le futur, plutôt que le conditionnel: «je veux» ou «j’aimerai»,
plutôt que «je voudrais», «j’aimerais» ou «j’aurais aimé».
Utilise la forme positive ou affirmative, plutôt que neutre ou négative: «ressentir le
bien-être», plutôt que «ne plus sentir la douleur», «je crée ma vie en santé», plutôt
que «je combats la maladie».
Quatrième étape: formulez votre intention en images
Ajoutez maintenant des images qui correspondent à votre intention. Si votre intention est
que votre corps se régénère plus naturellement, imaginez la blessure se guérir par ellemême ou les tissus altérés se reconstruire. Vous pourriez prendre exemple sur le
cinéma. Lorsque le cinéaste veut nous faire comprendre que le temps s’est écoulé entre
deux scènes, il nous présente des images du passage accéléré des saisons. Imaginez
ainsi une blessure qui se guérit en accéléré. Si votre intention est de vivre à nouveau en
santé, créez des images de votre vie nouvelle en santé.
L’intériorité est essentielle pour vivre profondément cette étape de l’expression de
l’intention. Être intériorisé, cela signifie choisir d’être présent à soi sans se laisser
distraire. Cela ne veut pas dire se couper de l’extérieur. C’est même l’inverse: être
intériorisé renforce le contact. Vous êtes en relation avec une réalité, vous percevez
davantage de choses de votre environnement immédiat parce que vous n’êtes plus
distrait par plusieurs choses. Vous êtes au centre de vous-même, présent très intimement
à ce qui se passe en vous tout en maintenant un contact et une relation avec l’extérieur.
C’est une forme de présence multiple. Et cela se cultive en étant très présent à tout ce
que vous êtes, tout ce que vous faites et à vous-même. Plus vous expérimenterez
l’intériorisation, plus vous serez présent à vous-même, plus vous ressentirez les
éléments extérieurs sans vous laisser envahir. Ainsi vous serez présent, profondément et
intimement, à plusieurs éléments à la fois. Être intériorisé, c’est donc être au centre de
vous; c’est l’exact opposé d’être distrait par tout et n’importe quoi. S’intérioriser
commence par l’action de fermer les yeux en étant présent à ce qui se passe, présent à
son corps. C’est être présent à ce que vous allez choisir d’être et d’exprimer, et ce, afin
de poser une action subtile.
La visualisation de l’action immédiate
La visualisation de l’action immédiate souhaitée correspond à l’intention première face
à un déséquilibre ou à une maladie. Lorsque le malaise ou la douleur se manifeste, vous
voulez certainement le faire cesser. Vous vous rappelez qu’il est en soi un message de
certaines conditions non favorables à votre santé. Vous savez que faire taire la
souffrance n’est pas une guérison, mais une forme de procrastination, c’est-à-dire que
vous remettez à plus tard votre attention sur la difficulté réelle. Vous commencerez donc
par écouter votre corps (le chapitre 7, portant sur la communication avec son corps et
ses cellules, présentera ce sujet plus en détail). Vous êtes alors évidemment disponible
à transformer ce qui est vraiment en déséquilibre.
Vos images intérieures représentent fidèlement votre intention, elles sont vivantes et
vibrantes.
Revoyons où en était Josiane dans son processus. Elle a commencé à faire de la
visualisation en se voyant entourée de tous les spécialistes bienveillants qui
l’accompagnent dans son processus de transformation. Je lui propose alors de
préciser ses images. D’abord, elle peut imaginer que des spécialistes l’accompagnent
dans la guérison de son corps physique et d’autres au niveau de sa psyché. Identifier
la spécialisation exacte de chacun, son type d’intervention, serait une «ingérence»
dans le processus de l’intention, et voir qui ils sont ou visualiser certaines personnes
le serait encore davantage! Cela équivaudrait à une commande plutôt qu’à une
intention. Puis, elle pourrait ajouter à ses visualisations des images de son estomac
impeccable et de ses poumons immaculés, semblables à ceux d’un enfant.
Imaginez que vous avez un problème de déchirure du ménisque d’un genou ayant
provoqué une chute qui a causé la fracture de votre jambe. Votre intention exprime votre
volonté de guérir le ménisque et l’os. Une visualisation quant à l’action immédiate
consiste à vous représenter le genou ayant retrouvé toute sa mobilité et la jambe ayant
toute sa solidité. Vous pouvez créer les images de la réparation elle-même ou du
membre et de l’articulation en bon état de fonctionnement.
LES TYPES D’INTENTIONS EN LIEN AVEC LA SANTÉ
Considérant que les intentions sont au cœur de votre processus d’autoguérison, voyons
donc différents types d’intentions qui peuvent être formulées.
L’intention fondamentale pour la santé
Cette intention est celle que vous maintiendrez à long terme, pour votre vie entière
même, quel que soit votre état de santé. Il s’agit de créer un énoncé qui exprime votre
choix de vivre en santé tant sur le plan psychologique que physique. L’énoncé a tout
avantage à être court et percutant. Il est celui que vous poserez sur le miroir de votre
salle de bains et que vous exprimerez chaque jour avec conviction. Il vous
accompagnera tout au long de la journée et vous inspirera pour que tous vos choix
demeurent cohérents avec l’intention.
Je qualifie cette intention de «fondamentale», car elle est associée au fondement de
votre santé. Ainsi, si vous avez mal au genou ou souffrez d’une hépatite, cette intention
demeure la même. Il y aura une intention plus spécifique et temporaire visant votre
malaise, mais celle-là est permanente. Bien sûr, vous pourrez la «rafraîchir» si elle
devient un automatisme que vous n’entendez plus. L’intention fondamentale est un
énoncé clair relativement à votre santé et non pas à votre guérison, par exemple: «Je
choisis la santé et tout en moi respecte ce choix». Le «tout en moi» représente vos
pensées, vos états, vos attitudes, vos comportements, vos paroles, vos postures, votre
nourriture, etc. Si vous avez découvert que vos attitudes exercent la plus grande
influence sur votre état de santé, alors utilisez le mot «attitude» dans votre énoncé: «Je
choisis de vivre en santé et mes attitudes y contribuent.» Si la nourriture est la
principale cause de votre déséquilibre, votre intention fondamentale pourrait être: «Je
choisis la santé et je choisis ma nourriture en conséquence.»
Cette intention fondamentale deviendra une inscription, une sorte de programmation
positive. Elle portera votre conviction, votre détermination et votre disposition à faire
les choix justes.
La création de votre intention fondamentale pour la santé
Je vous invite à composer l’intention fondamentale de votre santé: l’intention que vous maintiendrez à
long terme, pour votre vie entière même, quel que soit votre état de santé. Écrivez des termes comme:
je suis, je crée, je manifeste, j’exprime, je me déploie en santé, j’aime ma santé, je me sens en santé,
etc. D’autres exemples peuvent remplacer le terme «santé»: je me sens en équilibre, je me sens en
harmonie, je me sens libre dans mon déploiement, dans mon œuvre.
Cet énoncé, lors de sa lecture, résonnera en vous comme le reflet exact de ce que vous voulez
exprimer. Travaillez-le pour qu’il vous corresponde au point de devenir une inscription très profonde en
vous. Qu’il soit suffisamment significatif pour que vous puissiez le prononcer chaque jour et même
plusieurs fois par jour. Votre intention reflète la détermination, la conviction, l’amour, la reconnaissance.
L’intention de base pour la guérison
Une intention de base pour la guérison signifie une intention générale que vous
formulerez si vous réalisez que vous n’êtes plus en santé. Si vous ressentez une douleur
vive au genou en marchant ou si vous recevez un diagnostic d’ulcères à l’estomac, par
exemple, vous émettrez d’abord votre intention de base et, par la suite, l’intention
spécifique.
L’intention de base en est une générale associée au pouvoir d’autoguérison; elle est
une expression de celui-ci, par exemple: «Je sais, je sens, je suis convaincu que le
pouvoir d’autoguérison est en moi et mon intention est de l’activer, de le réactiver, de le
reconnaître et de le mettre en action.» La cohérence entre ce que vous êtes et ce que
vous faites est évidemment un appui essentiel à cette activation. Cette intention n’en est
pas une qui vise à solutionner un problème ou à faire taire une douleur. Elle manifeste
votre compréhension de tout le mécanisme de la source à l’effet et votre choix de
transformer en vous ce qui doit l’être pour une guérison globale, par exemple:
«J’intensifie le processus naturel d’autoguérison en rééquilibrant tout mon être» ou «Je
guéris mon corps en me rééquilibrant sur tous les plans».
Cette intention est nécessaire, car elle exprime que vous savez que la guérison
véritable et totale se vit dans la conscience de tout votre être et non pas simplement
dans une tentative de réparer en surface.
La création de votre intention de base pour la guérison
Si vous vivez actuellement un déséquilibre, composez une intention de base pour votre guérison du
type: «Mon processus de guérison est en cours.» «Je choisis de guérir.»
L’intention spécifique de réparation
L’intention spécifique est directement liée au déséquilibre qui s’est manifesté. Pour
continuer avec nos exemples précédents, vous pourriez exprimer: «Mon intention est de
courir en équilibre sur mes deux jambes» ou «Mon intention est de permettre à mon
estomac de retrouver son fonctionnement parfait». Vous pourriez définir votre intention
comme celle de guérir votre genou ou votre estomac: «Mon intention est que mon genou
se guérisse.» Toutefois vous vous sentirez plus impliqué si vous énoncez ceci: «Mon
intention est d’œuvrer pour faciliter la guérison de mon genou.» La formulation propose
un aspect créateur et une vision de vous en santé: «Je cours sur mes deux jambes.». Ou,
si vous avez un problème de cœur: «Mon intention est de déployer mon énergie sans
limites, mon cœur est en santé.» Il est intéressant qu’une de vos intentions soit de
réactiver vos pouvoirs de guérison et qu’une autre soit associée directement à votre
déséquilibre.
L’intention est d’autant plus importante pour les blessures psychologiques. Si, par
exemple, vous avez vécu plusieurs expériences douloureuses d’abandon dans votre
passé, le thème de l’abandon est inscrit en vous et s’exprime sous la forme de la peur
d’être abandonné à nouveau. Idéalement, vous n’attendez pas la prochaine expérience
douloureuse pour guérir cette blessure. Imaginons que votre ami vous délaisse un peu
aujourd’hui parce qu’il s’engage dans une nouvelle activité qui ne vous intéresse pas.
La blessure refait surface. Elle n’a jamais été guérie, seulement camouflée. Lorsque
vous vivez dans la conscience de votre pouvoir d’autoguérison, plutôt que d’exprimer:
«Je souffre vraiment de toutes ces expériences d’abandon et mon intention est de ne plus
être abandonné», je vous invite à être cohérent avec votre pouvoir d’autoguérison et de
vous dire plutôt: «Je me suis souvent senti abandonné et aujourd’hui mon intention est
d’être plus autonome.»
Dans le processus global, vous reconnaître est une priorité. Vous n’êtes pas la
victime de qui que ce soit. Aujourd’hui, vous dites: «Je ne m’abandonne plus, je me
retrouve, je me recentre, et mon intention est de me sentir bien avec moi-même.»
Les intentions sont donc formulées au quotidien dans votre parcours de vie et non
pas uniquement lorsqu’une blessure survient! Lorsque votre pouvoir d’autoguérison est
bien activé, que vous êtes convaincu de qui vous êtes et déterminé à vivre en santé, vos
intentions vibrent intensément en vous. Elles ne sont pas des vœux pieux, mais
l’expression puissante de ce que vous manifesterez!
La création de votre intention spécifique pour la guérison
Créez un énoncé qui exprime exactement la partie de vous ou de votre corps que vous voulez guérir.
Si vous avez des cellules cancéreuses au foie, par exemple, ce pourrait être: «mon foie vit une
épuration parfaite» ou encore «mon foie retrouve son état naturel». Si vous êtes dépressif, ce pourrait
être: «je retrouve ma joie de vivre», «je trouve un sens à ma vie ou à mon travail» ou «je découvre des
activités stimulantes».
LA PROJECTION DE L’INTENTION
Lorsque l’intention vibre en vous, elle s’inscrit également dans les vibrations qui
émanent de vous. Ces vibrations sont aussi teintées de l’ensemble de vos pensées, de
vos états, de vos attitudes, de vos paroles, de vos gestes et de vos actions, de même que
de vos peurs, de vos croyances et de vos désirs. C’est pourquoi il est important que le
processus d’autoguérison soit pour vous davantage un art de vivre qu’une méthode pour
résoudre un problème.
Reprenons l’analogie de l’appel à partir de votre téléphone cellulaire pour
comprendre l’intention et sa projection. Vous avez un message à transmettre à une
personne. Votre détermination à lui parler vous amènera à composer son numéro. Des
ondes sont émises. Si vous êtes en contact avec le réseau, votre signal est propulsé vers
le récepteur en étant influencé par tous les réseaux sur le parcours. Plus votre connexion
est forte et plus votre signal, et par la suite, votre message seront reçus et entendus
clairement. Le simple souhait de parler à la personne n’est évidemment pas suffisant
pour transmettre le signal. Vous devez composer son numéro et lancer l’appel: voilà
l’intention. Encore faut-il que vous soyez connecté, que vous captiez un réseau: votre
détermination et votre énergie permettent que des vibrations émanent de vous. Elles
créent autour de vous un champ d’énergie. Votre champ d’énergie assure votre
connexion. Il projette ce que vous émanez; voilà votre connexion au réseau. Plus elle est
forte et plus votre message est clair. Plus votre champ d’énergie est ample et
intensément vibrant, plus votre intention est projetée avec puissance.
L’affirmation de votre intention en elle-même est aussi puissante que l’énergie de
vie, soit celle de la volonté, avec laquelle vous l’exprimez. Votre faculté à amplifier
votre champ d’énergie permettra que vos intentions soient projetées avec plus de force.
Voici des exercices très efficaces pour stimuler cette puissance intérieure.
L’amplification et l’intensification du champ d’énergie
Votre intention sera projetée dans l’Univers, puisqu’elle émane de vous. La puissance
avec laquelle elle est ainsi projetée est en corrélation avec la puissance de votre champ
d’énergie. Le champ d’énergie est aussi souvent nommé «aura». Le but poursuivi ici est
simplement d’illustrer que votre énergie émet des vibrations ou des ondes qui gravitent
autour de vous. Quelles que soient vos connaissances ou vos croyances quant à
l’énergie, vous avez souvent ressenti une intensité différente entre les gens que vous
côtoyez. En approchant une personne, vous ressentez non seulement une atmosphère
particulière, mais aussi un niveau d’intensité. Vous ressentez l’énergie de certaines
personnes à un, deux ou trois mètres et même plus, alors que pour d’autres vous devez
vous approcher très près. L’ampleur et l’intensité de leur champ d’énergie sont ce qui
définit l’intensité de votre sensation.
Voici deux façons d’amplifier et d’intensifier votre champ d’énergie. Elles ne sont
pas concurrentes. Juxtaposées, elles produiront un effet plus important. Chacune exige
une intention véritable et non pas une exécution mécanique ou automatique. En d’autres
mots, elles n’auront de valeur ou d’effet que si vous y êtes vraiment engagé.
Pour les effectuer, détendez-vous, détachez-vous un moment de ce qui vous
préoccupe ou pèse sur vous et fermez les yeux.
La fusion des trois corps
La fusion des corps est un exercice de visualisation qui permet d’unifier votre corps, votre âme et votre
esprit. Elle génère une sensation de bien-être, favorise la conviction de qui vous êtes, la cohérence de
vos expressions et de vos choix ainsi que l’intensité de votre champ d’énergie.
Cet exercice s’effectue en cinq étapes:
1. Entrez en contact avec votre corps. Visualisez votre corps physique. Reconnaissez-le comme le
véhicule de votre incarnation, celui qui vous permet de créer concrètement. Rendez-lui hommage
en l’imaginant souple, fort et en santé.
2. Entrez en contact avec votre esprit. Visualisez une autre version de votre corps physique, mais
invisible et assis sur votre tête. Il symbolise votre esprit, celui qui éclaire votre pensée. Rendez-lui
hommage en reconnaissant la petite voix intérieure par laquelle il vous parle tout le temps.
3. Entrez en contact avec votre âme. Visualisez une troisième version de votre corps physique, tout
en lumière, au-dessus de vous, dans le ciel. Il est majestueux. Il représente votre aspect divin. Il
symbolise votre âme, celui qui fait vibrer votre cœur. Rendez-lui hommage en vous émerveillant
de vous-même.
4. Imaginez ce troisième corps descendre du ciel et fusionner avec le corps invisible (deuxième
corps). Réunis sur votre tête, vous les imaginez comme une boule de lumière qui éclaire dans
toutes les directions.
5. Imaginez ensuite que le sommet de votre tête (couronne) s’ouvre et que la boule de lumière
pénètre votre chair. C’est l’union symbolique de l’âme, de l’esprit et du corps. Respirez
profondément et vivez la sensation d’éclat de lumière en vous et autour de vous. Ces éclats
intensifient votre champ d’énergie.
Le triangle de force
Le triangle de force est une structure énergétique puissante, qui provient de la rencontre de faisceaux
d’énergie que vous imaginez émaner de votre poitrine et du centre de votre front (troisième œil).
Visualiser ce triangle de force quotidiennement permet d’intensifier votre énergie.
Lorsque vous vivez des moments plus difficiles, que la peur ou l’impuissance vous gagnent,
n’hésitez pas à raviver votre triangle de force. En somme, chaque fois que vous ressentez de la
faiblesse, de l’apathie ou une perte d’énergie, ou lorsque vous vous trouvez dans un milieu que vous
sentez toxique pour vous, refaites votre triangle de force. Voici comment faire:
1. Imaginez un faisceau de lumière d’amour qui jaillit de votre poitrine (chakra du cœur) à un mètre
devant vous (chakra du cœur causal).
2. Puis, sans interrompre le faisceau de lumière provenant du cœur, projetez un faisceau de lumière
de conscience à partir du centre de votre front, à la source du nez (troisième œil) jusqu’au même
point que le précédent, soit à un mètre devant votre poitrine.
Puisque votre cœur et votre troisième œil sont réunis au centre de votre corps, vous venez
ainsi de créer un triangle. Il est composé de rayons d’amour et de conscience.
3. Imaginez que le triangle tourne autour de vous. Pendant qu’il tourne, vous le faites descendre
jusqu’à vos pieds, puis remonter.
En étant vraiment présent à cette visualisation, vous ressentirez une véritable force énergétique
autour de vous, soit la puissance de votre champ d’énergie.
La convergence de l’énergie
Lorsque votre champ d’énergie a retrouvé sa puissance, vous pouvez alors projeter
l’intention que vous avez créée. Vous intensifiez votre énergie de vie, celle qui vibre
dans votre bas-ventre et celle par laquelle vous avez encore la force de continuer. Elle
s’élève alors naturellement vers votre cœur. L’énergie de votre conscience (là où se
trouve le «troisième œil»), vibrante de toutes vos inspirations pour une vie en santé, se
dirige naturellement vers votre cœur. Et c’est par le cœur, dans l’amour de vous-même
que vous projetez votre intention. Toutes vos énergies convergent vers votre cœur.
Votre intention projetée vous invite à la cohérence.
Choisissez vos pensées, vos
Choisissez vos pensées, vos paroles, vos gestes, vos
paroles, vos gestes, vos postures,
votre physionomie... de telle sorte postures, votre physionomie… de telle sorte qu’ils
qu’ils appuient votre intention. appuient votre intention. Soyez vigilant à ce qu’une
pensée, ou une parole, ne s’oppose pas à votre
intention. Souvent, une personne exprime une intention de guérison avec beaucoup
d’amour, de puissance et de conviction d’une façon pure et quasi ritualisée. Par la suite,
en rencontrant une camarade, elle lui dit jusqu’à quel point elle se sent impuissante et
découragée devant sa maladie. Ses paroles vont à l’encontre de l’intention qu’elle a
formulée. Évidemment, l’inverse ne fait pas sens non plus. La pensée magique selon
laquelle l’intention d’une personne serait si puissante qu’elle pourrait maintenant se
considérer comme guérie pourrait être tout aussi nuisible. N’oubliez pas que vos
paroles expriment vos pensées et vos états. Ainsi, confiante en son pouvoir et en
l’intention qu’elle a formulée, elle peut plutôt dire à cette copine: «La maladie m’a
éprouvée, m’a fait vivre beaucoup d’impuissance et de découragement et pourtant je
retrouve actuellement mon pouvoir d’autoguérison et j’ai vraiment l’intention de
guérir.»
Cet exemple est très significatif, car il illustre l’importance de la cohérence. La
cohérence dans vos choix de vie en général et dans votre parcours de guérison est
essentielle et constitue un gage de bien-être physique et psychologique.
VOTRE VIE EN SANTÉ
Voir sa vie en santé est l’une des étapes les plus importantes de tout le parcours
d’autoguérison. Lorsqu’une personne est très souffrante et qu’il lui est difficile de
maintenir sa disponibilité pour toutes les étapes du processus, je lui suggère alors de
vivre prioritairement cette étape. Il s’agit de se voir en santé. Vous créez des images de
vous-même au cœur de votre vie telle qu’elle se déroulera lorsque vous serez en santé.
Évidemment, les images doivent être cohérentes avec le message que le déséquilibre
vous transmet et votre choix de transformation. Les images de votre vie en santé seront
donc différentes des images de vous avant le déséquilibre. Elles représenteront votre
nouvelle vie, soit celle dans laquelle vous avez ajouté ce qui favorisait les conditions
naturelles de la santé.
Si votre jambe et votre genou sont en mauvais état, la visualisation de vous en santé
pourrait être celle de vous en train de courir avec aisance (votre genou et votre jambe
ayant donc retrouvé la santé parfaite). La question qui se pose ici est: dans quel
contexte vous voyez-vous courir dans ces images? Supposons que votre ménisque se
soit déchiré parce que la place que prenait votre travail était si importante que vous ne
pouviez plus vous accorder des moments pour maintenir votre souplesse, et que votre
jambe se soit brisée parce que dans un moment de stress au travail, vous vous êtes levé
trop rapidement, oubliant le ménisque déchiré. La visualisation de vous en train de
courir n’aurait pas avantage à se dérouler à la gare, alors que vous tentez d’atteindre le
premier train qui part en direction de votre lieu de travail ni de courir dans les couloirs
pour arriver à temps à un rendez-vous professionnel. Vous devriez plutôt vous voir en
train de courir agréablement dans un sentier de forêt, dans le but de vous détendre tout
en vous nourrissant de l’air pur. Ces images indiqueraient ainsi non seulement votre
intention de guérir votre jambe et votre genou, mais celle de transformer les aspects de
votre vie qui se situent aussi à la source du problème.
Une simple analogie nous permettra de comprendre l’intention dans l’intention:
imaginons que vous voulez absolument trouver un nouveau jardinier. Le précédent a
démissionné parce qu’il n’avait pas suffisamment d’espace de créativité, car vous lui
disiez exactement quelles fleurs et quels arbustes planter dans votre jardin, qu’il
trouvait déjà trop petit proportionnellement à votre terrain. Pour ne pas revivre le même
scénario, vous devrez changer d’attitude, soit lui laisser plus d’autonomie et de latitude.
Vous ferez paraître une offre d’emploi en illustrant les avantages du poste proposé,
mentionnant, entre autres, un grand jardin idéal pour exprimer sa créativité. Faites le
parallèle avec votre choix de retrouver la santé: vous publiez une «annonce» imagée
dans l’Univers (et dans votre esprit) illustrant les avantages de retrouver la santé, soit
le contexte de votre nouvelle vie en santé.
Josiane crée maintenant des images de sa vie en santé. Elle se voit sur une tribune,
en train de communiquer à un auditoire en étant très animée, souriante et
passionnée. Ces images bien ressenties transmettent comment elle profitera de la vie
tout en répondant à son élan essentiel.
Ainsi, la visualisation que je vous propose en est une dans laquelle vous êtes le
personnage principal et vous ressentez le bien-être de ce que vous êtes et de ce que
vous faites.
Visualisez votre vie en santé
Dès le début du processus d’autoguérison, visualisez des images de vous-même ayant retrouvé la
santé. Transmettez ainsi à l’Univers jusqu’à quel point il est intéressant pour vous et pour les autres,
comme pour la nature, que vous soyez en santé.
Les rêves éveillés
Les rêves éveillés constituent plusieurs scénarios visualisés et ressentis, qui
correspondent tous à une seule et même intention de vie. Par exemple, lorsque dans la
vision précédente de vous en santé, vous vous êtes vu en train de courir dans la forêt,
vous offrant des moments de détente et d’assouplissement avec votre jambe guérie, vous
avez créé un scénario. Si vous développiez ce scénario, vous pourriez commencer par
visualiser un moment de réchauffement incluant des étirements de tous vos membres et,
bien sûr, de vos deux jambes, déjà bien en forme. Puis, vous pourriez ajouter des
éléments aux images et aux ressentis dans la forêt: par exemple, vous franchissez un
ruisseau tout en appréciant son chant, vous sautez par-dessus une branche en voyant un
oiseau s’envoler, vous vous arrêtez au sommet d’une colline et respirez profondément.
Ainsi, votre scénario s’anime et votre intention s’intensifie; ils deviennent un rêve
éveillé.
Enchaînez ensuite divers scénarios de mise en situation dans lesquels vous vous
déployez dans la même intention. Par exemple, vous pourriez créer un scénario dans
lequel vous êtes avec votre petit garçon, vous faites une course avec lui et pourchassez
les papillons dans un champ, vous jouez à tenter de les attraper pour le faire rire. Vous
pourriez créer un autre scénario dans lequel vous jouez un match de foot avec vos
copains, après une séance de réchauffement et de musculation.
Variez les contextes, faites des rêves éveillés multiples, nuancés, différents.
Introduisez des éléments nouveaux, différents de ceux que vous connaissez déjà. Vivre
et se maintenir en santé exige de changer quelque chose. Se contenter de vous voir
exactement comme aujourd’hui ou simplement comme vous étiez hier avant d’être
souffrant n’est pas suffisant. Si le scénario n’est que la reproduction de ce que vous
étiez et faisiez lorsque vous n’aviez pas ce déséquilibre, vous n’aurez pas changé.
Ajoutez-y quelque chose: un court scénario, une scène, un épisode de vie, mais en le
ressentant à l’intérieur de vous, comme si vous y étiez. Mettez-y de la conviction, de la
passion, de l’effervescence, de manière que toutes vos cellules sentent que vous voulez
la santé!
En vous voyant évoluer dans différents scénarios où vous êtes en santé, vous vous
réjouissez et vous vous sentez vibrer, ce qui donne de l’intensité, de la passion et met
l’énergie en mouvement. Créez non pas à partir de l’intellect, mais de vos ressentis et
de tout votre être. Cela renforce votre conviction, votre envie de vivre, votre passion
pour la vie, car voilà où se situe le guérisseur en vous: dans l’effervescence et l’envie
de vivre. Créez des images intérieures qui vous nourrissent et vous exaltent jusqu’à
ressentir une impression d’être en santé. Les rêves éveillés sont un outil cohérent qui
donne vie à votre intention. Vous lui donnez ainsi de la puissance et c’est en cela que ce
n’est pas une simple succession de visualisations.
Depuis toujours, Josiane a reconnu en elle l’envie de communiquer et de faire de
l’art dramatique. Elle se visualise maintenant en train d’inventer et de jouer de
petites scènes taquines à la fête de fin d’année avec ses collègues infirmières. Elle se
voit jouer un rôle dans une pièce de théâtre d’une troupe amateure à laquelle elle
s’est jointe. Elle enseigne à des groupes de personnes comment transcender la
douleur. Elle fait une conférence devant des médecins sur son champ d’expertise, etc.
Les rêves éveillés sont la façon la plus naturelle d’exprimer concrètement vos
intentions de vie, de les manifester dans l’énergie et de les transmettre dans l’Univers.
Ils servent de phare, indiquant la voie à votre énergie. Partagez-les avec vos amis les
plus chers… ceux qui ne vous décourageront pas en vous disant que vous vous faites
des illusions… ceux qui trouveront plaisir à imaginer avec vous et à mettre en scène
vos qualités véritables.
Les rêves éveillés sont une prolongation de la vision de vous en santé. Ils sont des
outils de première importance pour votre autoguérison. Si vous ne pouviez réaliser
qu’une seule étape parmi toutes celles que je décris, je vous proposerais de vraiment
vous réjouir en créant des rêves éveillés qui répondent à votre essence et à vos idéaux.
La création de rêves éveillés sur votre santé
Chaque jour, créez un scénario différent de ce que vous voulez concrétiser dans votre vie. Si, par
exemple, vous ressentez en vous un appel à transmettre ou à vulgariser des connaissances, chaque
jour imaginez un scénario totalement différent tant sur le plan du sujet que de la façon, du lieu ou de la
clientèle. Puis, parlez à votre ami le plus cher des scénarios qui vous font le plus vibrer.
Si vous vivez un déséquilibre, imaginez chaque jour un scénario différent sur la façon dont vous
vivrez lorsque vous aurez recréé votre santé.
Quelques repères
Créer son intention fondamentale pour la santé.
Créer son intention de base pour la guérison.
Créer son intention spécifique pour la guérison.
Favoriser la puissance énergétique grâce à des exercices: la fusion des trois corps et les
triangles de force.
Visualiser sa vie en santé.
Créer des rêves éveillés de soi en santé.
Chapitre 5
Cinquième voie: l’élévation du rythme vibratoire
a cinquième voie de l’autoguérison consiste à favoriser la circulation de l’énergie
dans votre corps au rythme naturel qui assure la santé.
Votre corps est une structure composée d’os, d’articulations, de tendons, de
ligaments et de muscles. Cette dernière est la charpente qui accueille vos organes, vos
glandes et tous vos systèmes (nerveux, endocrinien, sanguin, lymphatique, immunitaire,
digestif, reproducteur, éliminatoire, etc.).
Votre corps vous permet de boire, de manger, de courir, de digérer, de vous
reproduire et tellement plus encore. Vous êtes-vous déjà demandé ce qui lui permet
d’être si actif? C’est l’énergie qui permet chacun de vos mouvements. Pour mieux
comprendre le phénomène, observez les fleurs de votre jardin: une nourriture leur est
nécessaire pour assurer leur croissance de l’état de graine sous la terre jusqu’à celui de
fleur épanouie. Chaque jour, de façon organique, elles recueillent l’énergie de la terre,
de l’eau et du soleil. L’énergie circule en elles pour assurer la poussée de leur tige, le
développement de leurs feuilles et l’éclosion de leurs pétales.
Il en est ainsi pour votre corps: en le nourrissant, vous lui offrez l’énergie dont il a
besoin. Vous le nourrissez d’aliments, mais aussi de la lumière du soleil, de l’eau et de
la terre. Et évidemment, pour que vos pieds fonctionnent autant que votre cerveau,
l’énergie doit circuler partout en vous.
Votre corps est un ensemble de matières et de fluides; il est aussi un ensemble
énergétique. Il est composé de milliards de cellules qui se rassemblent pour former les
tissus de vos organes, comme ceux de vos os ou de votre sang. Chaque cellule est ellemême composée de matière et d’énergie en mouvement. Chacune vibre à une certaine
fréquence (et longueur d’onde).
Puisque les cellules se regroupent pour former vos glandes, vos organes et tous les
tissus de votre corps, cela signifie que chaque tissu comme chaque glande ou organe
vibre aussi à une certaine fréquence. À cette fréquence, elles accomplissent leur travail
et le tissu est en santé. Par contre, si la fréquence diminue, alors les cellules
accomplissent plus difficilement leur travail jusqu’à ne plus être capables d’opérer.
L
Ainsi, si votre corps présente un déséquilibre physique, l’élévation de la fréquence
du tissu affecté ou encore de celle de l’ensemble de votre être favorisera votre
guérison.
Faisons une analogie. Vous dites parfois que vous vous entendez bien avec une
personne parce que vous êtes sur la même longueur d’onde qu’elle. Nous pourrions
alors affirmer que votre relation avec cette personne est saine. Lorsque cette relation
devient plus difficile, vous dites alors que vous n’êtes plus sur la même longueur
d’onde. Autrement dit, votre relation n’est plus en santé.
De même, si les cellules d’un tissu de votre corps voient leur fréquence diminuer,
elles ont de la difficulté à assurer le bon fonctionnement de l’organe qu’elles
constituent. Le chapitre 6, portant sur les sources des déséquilibres, vous renseignera
sur ce qui pourrait provoquer une diminution de cette fréquence.
Ces énoncés sont le fruit de mes hypothèses et de dizaines d’années d’observation
des rythmes vibratoires des personnes que j’ai rencontrées. J’utilise ici le terme
«rythme vibratoire» parce qu’il s’agit d’une notion plutôt qualitative de l’intensité
énergétique de toute forme de vie. La fréquence, quant à elle, est une mesure
quantitative qui n’est observable qu’en laboratoire.
La théorie du Dr Turenne au début du siècle dernier semble corroborer mon
postulat:
Les données résultant de notre examen sont basées sur la mesure de la «longueur
d’onde» (fréquence) et non pas sur l’analyse de la structure biochimique organique
de la matière. À l’encontre des tests hospitaliers traditionnels auxquels nous
sommes habitués, la méthode Turenne examine l’état de santé du «tissu
électromagnétique» qui est à l’intérieur des cellules, des tissus, des organes, etc.
Toute structure qui se présente sous forme de matière est soutenue et nourrie par des
«champs» d’énergie spécifique et d’ondes qui forment ce qu’on appelle le corps
électromagnétique. Par une loi naturelle, qui fut identifiée et reconnue en physique
depuis le milieu du XIXe siècle, la santé de la matière dépend de la santé de sa
structure électromagnétique. Si l’onde est «saine», la matière est et sera «saine», si
l’onde est «malade», la matière est et sera «malade». On ne peut échapper à cette
loi![3]
Votre rythme vibratoire est créé par l’ensemble des tissus de votre corps, chacun
vibrant à une fréquence qui lui est naturelle. L’élévation de votre rythme vibratoire
général influence directement la fréquence des tissus altérés en vous et favorise votre
guérison. Un rythme vibratoire élevé permet d’être plus perceptif et sensitif. À un
rythme vibratoire élevé, l’énergie circule plus librement et plus naturellement, et il en
découle un grand bien-être, un sentiment d’harmonie et de puissance. À l’opposé, plus
votre rythme vibratoire diminue, plus les malaises se font ressentir.
Par exemple, si des paroles violentes ou blessantes vous sont adressées, les
conditions favorables à votre équilibre émotionnel sont rompues. Un malaise
psychologique survient et abaisse votre rythme vibratoire général. Cette baisse pourrait
affecter la fréquence du tissu d’un organe, comme l’estomac, provoquant ainsi un
ralentissement de son fonctionnement.
De même, si vous avalez un aliment contaminé,
À un rythme vibratoire élevé,
votre estomac pourrait en être infecté. La fréquence du
l’énergie circule plus librement et
plus naturellement, et il en découle tissu qui le compose pourrait être abaissée et
un grand bien-être, un sentiment provoquer une diminution générale de votre rythme
d’harmonie et de puissance. À
vibratoire. Cette diminution pourrait avoir des effets
l’opposé, plus votre rythme
vibratoire diminue, plus les malaises sur votre psyché, soit vous rendre plus sensible ou plus
se font ressentir. renfermé.
Étant donné que les facteurs qui influencent votre
rythme vibratoire sont nombreux, et que la diminution de votre rythme vibratoire
affectera tout autant votre psyché que votre corps physique, il est essentiel que vous
sachiez comment élever celui-ci.
MAINTENIR ET ÉLEVER SON RYTHME VIBRATOIRE
La croissance phénoménale de votre être durant la période de gestation a été rendue
possible grâce à un rythme vibratoire élevé. Pour permettre votre autoguérison, que l’on
peut concevoir comme une re-création de vous-même, vous devez tendre vers un rythme
vibratoire similaire ou plus élevé encore.
La présence à soi, l’amour de soi, l’état de joie, sujets de chapitres précédents,
favorisent tous l’élévation du rythme vibratoire. Ils feront en sorte que ce dernier soit
suffisamment élevé pour que vous ressentiez un vibrant appel à la méditation, à la
contemplation spirituelle et à l’émerveillement.
Élever votre rythme vibratoire est simple et les effets en sont immédiats. Pour ce
faire, il importe d’abord de «déposer» vos tracas, vos peurs, vos croyances, afin de les
observer à distance plutôt que de les porter comme un fardeau. Puis abordez la vie en
vous réjouissant de toutes les formes de beauté que vous observez autour de vous. À
cela peuvent s’ajouter différents exercices qui, effectués sur une base régulière,
collaborent activement à l’élévation du rythme vibratoire.
La respiration consciente
La respiration est essentielle à la vie. Afin d’intensifier la vitalité, il est tout à fait
naturel de respirer plus consciemment et profondément. Les exercices respiratoires sont
à la base de tout protocole naturel de guérison. La médecine chinoise ainsi que les
voies d’évolution spirituelle hindoue et soufie préconisent la maîtrise de la respiration
depuis des millénaires pour l’équilibre physique et psychique. Il ne s’agit pas ici de
transfert d’oxygène, mais bien d’énergie vitale, ce qu’on appelle aussi le qi ou le prana.
Lorsque la respiration est agitée ou arythmique, elle génère de l’anxiété et diminue
le rythme vibratoire. La respiration de surface stimule davantage le système nerveux
sympathique, mettant ainsi l’organisme sous tension. Elle vous entraîne dans un état de
sensibilité accrue et favorise l’émergence de souvenirs douloureux. Au contraire, la
respiration douce et profonde stimule votre système parasympathique, dont la fonction
est de diriger votre attention vers l’intérieur pour provoquer un relâchement des
muscles, une diminution du rythme cardiaque et la régularisation de la pression
artérielle. Lorsqu’elle est plus lente et régulière, la respiration favorise la détente
mentale et l’augmentation du rythme vibratoire.
La respiration expansive
La respiration expansive est une respiration profonde, mais sans effort, dont le but est
de ressentir tout son être en expansion et particulièrement son corps physique. Cet
exercice respiratoire contribue à l’équilibre, il éveille et dynamise votre énergie tout en
régularisant votre rythme cardiaque et en stimulant votre perceptivité. Je vous invite à
commencer votre journée par 5 à 10 minutes de respiration expansive. Faites-le à
l’extérieur ou imaginez-vous dans un lieu où l’air est pur et l’énergie vitale très
présente, comme dans une forêt ou au sommet d’une montagne.
La respiration expansive en cinq temps
Durant cet exercice, tout votre corps est en mouvement. À l’inspiration, le corps se redresse dans
toute sa verticalité et les bras aussi s’élèvent progressivement et harmonieusement vers le ciel. À
l’expiration, le corps et les bras s’abaissent lentement pour retrouver la position de départ.
Position de départ: genoux fléchis, mains au niveau du bas-ventre.
1. Inspirez profondément en élevant votre corps.
2. Sans expirer, inspirez une deuxième fois en élevant davantage votre corps et vos mains jusqu’au
cœur.
3. Sans expirer, inspirez une troisième fois en élevant votre corps et vos mains jusqu’au front (le
troisième œil ou la conscience), puis très haut vers le ciel.
4. Suspendez le souffle longuement en appréciant l’instant.
5. Expirez longuement en fléchissant les genoux progressivement et en descendant les bras et les
mains jusqu’à la position de départ.
Répétez autant de fois que vous le souhaitez.
Lorsque vous arrêtez, fermez les yeux un moment et ressentez-vous vivre et vibrer.
Le pranayama de base
Le pranayama est la discipline de la respiration. Il consiste à prolonger le mouvement
respiratoire pour mieux bénéficier de l’énergie vitale. Pranayama est un terme sanskrit
qui provient de la sagesse hindoue. Plusieurs types de pranayama furent créés et
pratiqués depuis des millénaires, certains pour détendre le corps ou la psyché et
d’autres, au contraire, pour les stimuler. De nos jours, de nombreux enseignants à
travers le monde, dont les professeurs de yoga, transmettent des pratiques de
pranayama.
Le pranayama «nadi shuddi» est un exercice fondamental de cette discipline. Il
nettoie les canaux énergétiques (nadis), ce qui favorise une circulation plus
harmonieuse de l’énergie en vous et diminue le stress. Lorsque votre sang circule
mieux, vous vous sentez revitalisé parce que tous vos tissus sont mieux nourris. Il en est
de même pour l’énergie: lorsqu’elle est intensifiée et qu’elle circule mieux, vous vous
sentez plus calme et plus fort. Rappelez-vous à quel point vous vous sentez revitalisé
après une marche en forêt. Ce pranayama vous offrira la même sensation et plus encore.
Le pranayama de base
Dans cet exercice, vous allez inspirer et expirer d’une seule narine. Vous utiliserez votre pouce et votre
majeur pour bloquer l’une ou l’autre des narines.
Comme dans tous les exercices respiratoires, votre posture est très importante: assoyez-vous, le
dos bien droit et la poitrine ressortie. Avant de commencer l’exercice, une phase préparatoire est
nécessaire.
Préparation: inspirez par les deux narines, puis suspendez le souffle longuement et expirez
lentement. Faites ce cycle à quelques reprises jusqu’à ce que votre rythme respiratoire se soit
régularisé.
Phase 1
1. Inspirez par la narine droite, en bloquant la gauche avec votre pouce pour 1 temps.
2. Suspendez le souffle pour 4 temps.
3. Expirez par la narine gauche, en bloquant la droite avec votre majeur pour 2 temps.
Phase 2
1. Inspirez par la narine gauche, en bloquant la droite avec votre majeur pour 1 temps.
2. Suspendez le souffle pour 4 temps.
3. Expirez par la narine droite, en bloquant la gauche avec votre pouce pour 2 temps.
Faites les phases 1 et 2 consécutivement et reprenez le cycle.
Maintenez le rythme de base 1-4-2 jusqu’à ce que vous sentiez que vous pouvez l’augmenter.
Progressez alors pour atteindre un cycle de 2 temps /8 temps/4 temps. Par la suite, votre cycle
évoluera jusqu’à ce que les deux phases combinées durent approximativement une minute.
Il est naturel qu’un cycle respiratoire complet varie. Ne cherchez pas à performer ni à maintenir un
cycle avec effort.
La méditation
La respiration consciente prépare très bien à la méditation, elle en est l’inducteur par
excellence.
La méditation est une activité de détente de l’esprit, de relâchement des pensées et
d’éloignement des émotions turbulentes pour favoriser un sentiment de paix et de
sérénité.
Elle consiste à s’asseoir pendant un moment, la colonne vertébrale bien alignée
entre la terre et le ciel, et à respirer en douceur et en profondeur, sans donner d’emprise
à ses pensées. Peu à peu, vous ressentez une joie tranquille se manifester en vous. La
sensation de votre réalité quotidienne se transforme en celle d’une réalité plus vaste,
universelle.
La méditation vous permet progressivement de vous sentir uni à tout ce qui vous
entoure. En fait, c’est le contraire de faire le vide; c’est plutôt une façon de faire le
plein, soit d’être présent et uni à tout. Pour cela, votre attention ne doit se poser sur rien
qui puisse solliciter votre mental.
Trop souvent, je remarque que des gens confondent la méditation avec un moment
d’intériorisation, de visualisation mentale ou même de réflexion. Elle est plutôt un
espace de sensation de soi.
La sensation d’expansion vécue durant la période de méditation est l’effet d’une
élévation du rythme vibratoire. Il ne vous restera plus qu’à tenter de maintenir cet état
après la séance.
Nous expliquons davantage l’impact de la méditation dans la partie II de ce livre, au
chapitre 8.
Méditer deux fois par jour
Afin d’augmenter votre rythme vibratoire et pour retrouver la sensation de paix et la joie tranquille en
vous, je vous suggère deux séances de méditation quotidienne, soit au début et à la fin de la journée.
Comme il est plus favorable de méditer régulièrement que de façon sporadique, je suggère des plages
quotidiennes de courte durée plutôt que de longues périodes plus distancées les unes des autres.
Débutez avec des périodes minimales de 10 minutes, et prolongez à votre convenance et selon vos
capacités.
L’émerveillement
Par notre nature, nous captons l’environnement sous forme de sensations. Celles-ci se
présentent dans un registre très varié, des sensations agréables, voire extatiques,
jusqu’aux plus désagréables ou douloureuses. C’est ainsi, par les sens, que l’on explore
et développe nos relations avec la vie sous ses multiples formes. Les sensations
agréables provoquées par ce qui nous entoure favorisent un sentiment d’union à la vie.
Elles contribuent donc à intensifier la joie d’être soi et d’être uni au monde.
L’émerveillement est l’expression de la joie pure de cette union à la vie. Je suis d’avis
que cette joie pure, et non pas les plaisirs compensatoires (nous aborderons cette notion
au chapitre suivant), contribue à élever le rythme vibratoire. C’est ainsi que les
sensations agréables de la vie participent à la santé.
L’émerveillement au quotidien
L’émerveillement implique que vous soyez présent à vous-même et à la vie qui vous entoure. Votre
choix de vous émerveiller d’au moins une chose chaque jour accentuera naturellement votre présence.
Soyez présent à la vie autour de vous et arrêtez-vous chaque jour au moins une minute pour vous
émerveiller de quelque chose ou de quelqu’un sur votre chemin. Peu à peu, vous voudrez vous
émerveiller de plus en plus pour le bien-être que cela procure.
LES FACTEURS QUI DIMINUENT LE RYTHME VIBRATOIRE
La difficulté à maintenir un rythme vibratoire élevé provient du fait que beaucoup
d’influences extérieures et intérieures peuvent y faire entrave. Parmi celles-ci, il y en a
auxquelles vous êtes probablement attaché. Voici certains facteurs de diminution du
rythme vibratoire que nous aborderons au chapitre suivant en tant que sources possibles
de déséquilibre:
les peurs;
les croyances;
les désirs;
les émotions lourdes non exprimées;
les insatisfactions;
les attachements et les dépendances;
les recherches de performance et de résultats, génératrices de stress;
certains traits de personnalité ou de caractère;
les pensées sombres, destructrices, de vengeance, la comparaison;
les états prolongés de frustration s’exprimant par la tristesse ou la colère;
les attitudes nonchalantes, défaitistes, complaisantes, la victimisation;
les complexes de supériorité ou d’infériorité;
les souvenirs pénibles;
la sensiblerie et la tendance à se laisser submerger par les émotions des autres;
les comportements violents, destructeurs ou compensatoires;
les conflits;
un entourage contrôlant.
Cette longue liste est importante même si elle peut paraître décourageante pour
certains. Chacun de ces éléments peut diminuer votre rythme vibratoire ou faire
obstacle à son élévation. Cela signifie qu’il entrave votre processus de guérison tout en
étant une source de déséquilibre.
Je vous propose de les prendre un à un en tentant de les transformer
progressivement dans votre vie quotidienne. Le prochain chapitre vous aidera à mieux
comprendre comment ces facteurs entravent votre parcours d’autoguérison.
Il est aussi important de comprendre que les conflits, les guerres et le terrorisme sur
le plan mondial pèsent sur chacun de nous. Cette charge importante mine l’atmosphère
et agit sur votre état en provoquant une diminution du rythme vibratoire, ce qui affecte
votre santé. Il en est de même pour les ondes qui circulent dans l’atmosphère; leurs
sources sont innombrables et leurs effets sur la santé sont encore peu connus. Il n’en
demeure pas moins que toutes ces ondes affectent votre système nerveux et rendent plus
difficile le processus d’élévation du rythme vibratoire.
LA CRÉATION DE SPIRALES D’ÉNERGIE
La galaxie dans laquelle nous vivons a la forme d’une spirale. L’eau qui s’écoule dans
votre évier suit la trajectoire d’une spirale. Les mouvements des remous dans la rivière,
des tornades, des ouragans sont en spirale. La spirale est très présente dans la nature.
Les hélices de l’ADN humain ont la forme d’une spirale. Et l’énergie circule en
spirale dans les circuits énergétiques de votre corps. Le mouvement de toutes vos
cellules est influencé par la spirale qui est au cœur de celles-ci et vous êtes vibrant de
l’énergie qui circule en vous, en spirale. Cela génère en vous la faculté de créer des
spirales d’énergie autour de vous.
La création d’une spirale d’énergie aide à retrouver un rythme vibratoire adéquat
pour la guérison. La spirale de guérison n’est pas quelque chose de mystique en
provenance de l’extérieur. L’énergie en vous circule. Les courants principaux circulent
en un double mouvement en spirale, descendant et ascendant, tout au long de votre
colonne vertébrale, dans un couloir central d’énergie. Vous êtes donc par nature une
double spirale d’énergie.
Votre spirale d’énergie descendante est celle de la guérison. Elle est stimulée
lorsque vous vous ressourcez par la médiation, la contemplation et l’émerveillement.
Lorsque je vous invite à élever votre rythme vibratoire par la respiration ou par la
méditation, c’est aussi pour vous ressourcer et intensifier le mouvement de la spirale
descendante d’énergie en vous. Ainsi accentuée, cette spirale favorisera le retour à des
fréquences justes pour tous vos tissus (glandes, organes, membres, etc.). La spirale de
guérison est une spirale d’énergie qui commence son mouvement au-dessus de votre
tête, pénètre votre fontanelle et se propulse jusqu’à vos entrailles. Lorsque vous y êtes
attentif et que vous la visualisez, vous pouvez la ressentir.
La spirale ascendante est une spirale favorisant l’ouverture et le mouvement. Elle
débute dans vos entrailles et s’élève jusqu’à votre fontanelle, votre couronne. Elle
favorise l’ouverture de votre plexus solaire et son dénouement, l’ouverture de votre
cœur et celle de votre conscience.
Comme chaque outil d’autoguérison, la spirale d’énergie agit conjointement avec
les autres outils. Elle soutient la guérison, mais ne peut pas la faire advenir à elle seule.
Par exemple, si dans votre processus d’autoguérison vous choisissez plusieurs outils,
dont les exercices de respiration, la méditation et une médication appropriée à votre
état de santé, vous pourriez avoir recours à la spirale d’énergie conjointement à chacun
de ces moyens pour augmenter leur efficacité.
Au cœur du processus d’autoguérison, la visualisation en tant que spirale de
guérison est très puissante; c’est une spirale d’énergie intense qui favorise l’atteinte et
le maintien de la fréquence juste. Il n’est pas nécessaire de posséder des connaissances
approfondies pour pouvoir créer une spirale. Voici les étapes pour y parvenir.
Première étape: prendre conscience de ce qu’est une spirale de guérison
La première étape est de prendre conscience de ce qui se produit en vous lorsque vous
faites cet exercice. Vous ne voulez pas attribuer le pouvoir à l’exercice ou au rituel en
soi, mais bien à ce qu’il induit chez vous. Pour ce faire, remémorez-vous la
signification de cette spirale de guérison: une spirale d’énergie descendante dont
l’intensité et le rythme favoriseront l’atteinte de la bonne fréquence vibratoire. Cette
spirale débute dans le cosmos ou dans le ciel, à un point que nous nommons «cellule
focale». Il s’agit d’une cellule parfaite dans l’Univers qui est dotée de l’intelligence
universelle. Cette cellule est mue par l’énergie universelle, et elle sait ainsi exactement
la fréquence nécessaire pour favoriser l’équilibre en vous.
En somme, cette première étape vise simplement à vous faire prendre conscience
que cette spirale descendante favorisera le retour au rythme naturel de l’énergie à
l’intérieur de vous.
Deuxième étape: s’ancrer à la Terre et au ciel
La deuxième étape favorise l’équilibre énergétique. Il s’agit de s’ancrer à l’énergie de
la Terre et à celle du ciel.
Debout, les jambes légèrement écartées, fermez vos yeux et maintenez une
respiration douce et profonde jusqu’à ce que vous soyez détendu physiquement et
psychologiquement.
Placez vos mains devant vous au niveau de la base de la colonne vertébrale.
Fléchissez légèrement vos genoux jusqu’à ce que vous sentiez un solide contact avec
le sol.
Visualisez des faisceaux d’énergie, qui, de la base de vos doigts et de vos pieds,
sont projetés vers la Terre, et la pénètrent profondément, jusqu’en son centre. Vous
créez ainsi un puissant ancrage à la Terre. Intérieurement, affirmez avec conviction
votre choix d’être bien en équilibre dans votre corps et sur la Terre.
Puis, déployez vos jambes et élevez-vous en projetant vos mains au-dessus de votre
tête.
Visualisez des faisceaux d’énergie qui, du sommet de votre tête et de l’extrémité de
vos doigts, sont projetés vers le centre de l’Univers, créant ainsi un pilier, un
puissant ancrage dans les multiples dimensions de l’Univers. Cela favorise
l’harmonie en vous. Intérieurement, exprimez avec conviction votre choix d’être
guidé par votre âme et votre esprit.
Vous avez dorénavant les deux pieds connectés à la Terre et la tête connectée au ciel.
Vos ancrages maintenant établis, déposez vos bras de chaque côté de votre corps.
Vous êtes une véritable colonne de lumière entre le centre de la Terre et celui de
l’Univers.
Troisième étape: ressentir son équilibre
La troisième étape consiste à relâcher toutes les tensions en soi: à la nuque, aux
épaules, au dos et aux hanches. Pour un moment, délaissez vos difficultés émotionnelles
et ne répondez plus aux sollicitations de votre esprit. Cela permettra à l’énergie de
circuler librement en vous et autour de vous. Visualisez la spirale d’énergie
descendante à l’intérieur de vous, de votre couronne (sommet de la tête) à vos
entrailles.
Quatrième étape: intensifier son énergie
Cette phase consiste à retrouver la conscience et la sensation de l’énergie en vous.
Intérieurement, retrouvez la sensation de la puissante énergie de vie qui vous habite,
«ce que vous avez dans les tripes», selon l’expression populaire. Portez votre attention
sur votre bas-ventre et ressentez votre pulsion de vie, votre envie de vivre en santé!
Puis, par votre intention, intensifiez-la: inspirez profondément jusqu’au plus profond
de vos poumons, puis expirez longuement. Maintenez une intensité respiratoire jusqu’à
ce que vous ressentiez la puissance dans votre bas-ventre. Il s’agit de retrouver et
d’intensifier votre énergie vitale, votre volonté de vivre, votre force créatrice.
Cinquième étape: projeter l’énergie vers la cellule focale
Dans cette phase, vous visualiserez une descente en spirale de la cellule focale parfaite.
Visualisez des faisceaux de lumière projetés à partir du centre du front, à la source
du nez (votre troisième œil). Ces faisceaux se dirigent vers une cellule focale que
vous imaginez dans le ciel. Cette dernière est une représentation de l’énergie
universelle.
Concentrez votre attention sur cette petite particule symbolique et visualisez-la. Elle
commence son mouvement de descente en spirale sous l’effet des faisceaux.
Imaginez-la descendre vers vous dans un mouvement circulaire de plus en plus
ample. Respirez puissamment.
Bientôt, la spirale vous entoure. Dès que vous ressentez ou imaginez la spirale tout
autour de vous, abandonnez la concentration et la respiration puissante. Appréciez
ce moment où vous visualisez la spirale en vous et autour de vous simultanément.
Pour un moment, abandonnez-vous dans cette sensation…
Imaginez que toutes les cellules de votre corps sont en mouvement et retrouvent leur
rythme le plus naturel. Si vous n’avez pas senti le mouvement, je vous propose de
renouveler l’expérience. Rappelez-vous que vous n’avez pas appris votre métier ou
votre profession en une seule fois. Alors, ne prétextez pas que vous n’avez rien senti
pour abandonner, soyez déterminé.
Dès que vous ressentez un déséquilibre, vous avez tout avantage à créer la spirale
de guérison autour de vous. Recréez-la de la même façon dès que vous voulez ressentir
à nouveau sa présence. Vous pouvez en créer une dans votre chambre ou dans votre lieu
de méditation. Vous pouvez aussi en créer une autour de vous et de l’intervenant qui
vous traite à chaque soin que vous recevez.
La spirale de guérison aide vos cellules à retrouver la fréquence juste. Sa création
est particulièrement utile lorsque vous êtes en déséquilibre, soit lorsqu’une partie de
vous, de votre corps, a perdu la fréquence lui permettant de remplir ses fonctions
naturellement.
Quelques repères
Pratiquer la respiration expansive.
Pratiquer le pranayama de base.
Pratiquer la méditation.
Faire preuve d’émerveillement.
Créer une spirale de guérison.
Chapitre 6
Comprendre les sources des déséquilibres
vant de passer au volet des outils pratiques (partie II de ce livre), je vous invite à
une réflexion sur les sources des déséquilibres dans votre vie. Si le processus de
guérison est complexe, la santé est simple. C’est pourquoi il est souvent plus agréable
et intéressant d’orienter son regard vers la santé et les facteurs qui la favorisent que sur
les processus de guérison qui peuvent s’avérer compliqués. Cela dit, un regard sur les
sources des déséquilibres participe à une meilleure connaissance de soi et, en ce sens,
nous permet de créer un rapport à soi plus authentique, plus sain.
Les sources des déséquilibres qui seront exposées dans ce chapitre mériteraient
certainement une observation encore plus profonde. Nous ouvrons la porte sur un monde
fascinant qui pourrait faire l’objet d’un éventuel traité en profondeur sur les sources
réelles des déséquilibres et leurs effets sur l’esprit.
Au fil de votre lecture, je vous propose d’utiliser votre journal de bord pour
déterminer les sources de vos déséquilibres et ainsi mieux comprendre sur quoi orienter
vos transformations dans votre processus d’autoguérison. En prenant conscience de vos
émotions, de vos compensations, de vos peurs et de vos croyances, vous constaterez
rapidement leurs répercussions au quotidien. Ces constatations pourraient stimuler votre
envie de changement. Elles pourraient même provoquer des changements immédiats en
vous.
A
LE BESOIN DE RECONNAISSANCE
À mon sens, le besoin de reconnaissance non satisfait est la source de tous les
déséquilibres physiques et émotionnels. Il reflète un besoin d’union, d’appréciation
profonde, une recherche d’amour.
Je ne parle pas ici de la reconnaissance provenant de la performance ou de la
comparaison, qui s’acquiert dès un jeune âge dans un environnement favorisant la
compétition. Dans ce cadre, plusieurs chercheront une reconnaissance de leur image, de
leur ego, en fonction des résultats obtenus. Ce type de reconnaissance ne satisfera
jamais le besoin existentiel de reconnaissance.
Notre recherche réelle est plutôt celle d’une
reconnaissance de notre nature universelle, d’une part,
et de notre individualité, d’autre part. Ce type de
reconnaissance est une véritable source d’amour. Je
crois que ce besoin existe en chacun de nous, de façon
inconsciente, avant même la naissance. C’est celui de sentir que nous sommes accueillis
comme un membre de la grande famille terrestre et universelle, tout en ayant notre teinte
particulière, notre individualité propre.
Cette reconnaissance est d’abord attendue de notre mère, qui a comme premier rôle
d’accueillir physiquement et spirituellement son enfant. Elle l’accueille dans la
reconnaissance de son individualité, soit de ce qu’il est vraiment et non pas dans ce
qu’elle ou toute autre personne souhaiterait qu’il soit. Elle accompagne son enfant de
telle sorte qu’il puisse aussi, de par son regard reconnaissant, se reconnaître lui-même.
Dirigée envers la mère, la recherche inconsciente de reconnaissance s’étend ensuite
vers le père, puis éventuellement vers les autres membres de la famille jusqu’à la
collectivité. C’est ainsi que nous recherchons durant toute notre vie la reconnaissance
tant de notre famille biologique que de nos amis et nos collaborateurs, et de tous ceux et
celles qui partagent notre vie, en particulier notre conjoint. La reconnaissance nous
donne la sensation d’exister et d’être aimé pour ce que nous sommes. Celle-ci nous
incite à déployer nos qualités.
Or, cette reconnaissance ne pourra pas être obtenue totalement de l’extérieur, si elle
n’est pas d’abord obtenue de soi. La personne qui recherche la reconnaissance de sa
mère souhaite trouver dans le regard de celle-ci l’autorisation de s’accepter telle
qu’elle est. Par sa mère, elle entre en relation avec le monde et, de façon inconsciente,
cherche une autorisation pour aimer qui elle est.
J’insiste sur ce point, car apprendre à se reconnaître soi-même, et de là à accepter
toute son individualité, est une étape nécessaire dans le parcours d’autoguérison. Il est
temps d’accepter vos véritables dons, qualités ainsi que votre pulsion de vie. Tant et
aussi longtemps que vous ne vous autoriserez pas à répondre à ce qui vous fait vibrer,
toute voie de guérison ne pourra être que partielle, incomplète.
La force de vie, la pulsion de vie, c’est l’expression de l’essence qui est vraiment
associée à vos caractéristiques propres. Si vous n’y répondez pas, vous vivrez
certainement des insatisfactions, notamment sur le plan de la reconnaissance. Car
lorsque nous reconnaissons un être qui n’est pas dans sa pulsion de vie, qui
reconnaissons-nous vraiment?
Imaginez que vous êtes un artiste et que durant toute votre vie, vous avez renoncé à
pratiquer votre art. Que reconnaîtra-t-on de vous? Une personnalité agréable, votre
caractère, vos performances, et quoi encore? Bien sûr, vous serez heureux de cette
À mon sens, le besoin de
reconnaissance non satisfait est la
source de tous les déséquilibres
physiques et émotionnels.
reconnaissance et cela vous apportera une certaine joie, mais profondément, vous
resterez sur votre faim. Évidemment, il est possible de vivre une quantité de petites
joies au quotidien et de s’en satisfaire, mais l’insatisfaction profonde qui perdure risque
de devenir source de déséquilibres.
LA DIVISION ET LE CONFLIT AVEC SOI
Lorsqu’une personne, durant son enfance et son
adolescence, n’est pas amenée par son entourage
(n’accusons surtout pas ses parents) à se reconnaître
dans ses qualités individuelles, sans comparaison avec
qui que ce soit, et à s’apprécier pour qui elle est, elle
en vient à s’éloigner d’elle-même. Si elle n’est pas encouragée à ressentir son propre
parfum et à trouver sa teinte, et si elle n’est pas stimulée à reconnaître ses talents
propres, elle pourra avoir l’impression que son essence profonde n’a pas de valeur.
Alors, elle tentera d’être et de faire ce qu’elle croit nécessaire pour être aimée. Voilà
comment s’amorce le mouvement de rupture, de division, de séparation d’avec soi, pour
la recherche de l’amour. Certains iront beaucoup plus loin, soit jusqu’à s’abandonner
totalement au service d’un autre, à répondre à tous ses désirs pour s’assurer d’être aimé
de lui… de quelqu’un. Ce comportement débute souvent dans la famille. Pour obtenir le
regard d’un père, l’écoute d’une mère, l’appréciation d’un frère, des expressions de
reconnaissance ou d’amour, une personne peut aller jusqu’à renier consciemment ou
inconsciemment ce qu’elle est. Puisque dans certains environnements familiaux, cette
notion même d’essence propre à chacun n’existe pas, certaines personnes ne saisiront
même pas de quoi il est question tellement elles vivent depuis toujours en rupture avec
elles-mêmes.
Tant de personnes ont été éduquées à se conformer à leur environnement en
minimisant leurs élans de vie naturels. Il est bien sûr sain pour un individu de s’intégrer
et de s’harmoniser à son milieu. Cela aussi est dans sa nature. Il est bien naturel de
vouloir être aimé et d’aimer. La pulsion d’amour est une pulsion d’union. Toutefois, si,
pour ce faire, l’individu se nie lui-même, s’il rompt avec qui il est, alors qui en lui
pourra s’unir? En se reniant et en devenant celui qu’il pense devoir être pour être
reconnu, il génère des attentes qui seront inévitablement déçues. Les frustrations
remplaceront les éventuelles satisfactions. La tristesse ou la colère, l’impatience ou la
honte risquent alors de prendre la place.
Aux prises avec cette insatisfaction, la personne éprouvera d’autant plus vivement
la peur de ne pas être aimée, ce qui se traduira par de l’insécurité. Pour se sécuriser,
elle pourrait adopter des comportements possessifs, ou tenter d’exercer son pouvoir et
Si une personne s’oublie elle-même
pour être et faire ce qu’elle croit
nécessaire pour être aimée, elle
emprunte une voie sans issue.
son contrôle sur autrui. Elle aura tendance à se satisfaire de joies éphémères et
superficielles, au risque de manifester des dépendances.
Rappelez-vous ceci: si une personne s’oublie elle-même pour être et faire ce
qu’elle croit nécessaire pour être aimée, elle emprunte une voie sans issue. Car même si
elle obtient la reconnaissance, elle ressentira tout de même de la tristesse ou de la
colère en se disant: «Je suis aimée pour ce que je fais ou pour une image de moi et non
pas pour ce que je suis.» Et si elle n’obtient pas l’amour, elle sera également déçue.
Il faut sortir de cette impasse pour entreprendre un véritable parcours
d’autoguérison. Observons le cercle vicieux dont il importe de prendre conscience pour
mieux s’en libérer:
1. Besoin de reconnaissance –> Besoin d’estime de soi –> Besoin d’être aimé
↓
2. Recherche de reconnaissance –> Recherche d’amour
↓
3. –> Insatisfaction
↓
4. –> Suradaptation: réponse aux attentes des autres – rupture avec soi
↓
5. –> Attente de reconnaissance et d’amour
↓
6. –> Insatisfaction ou dépendance
↓
7. –> Frustration
↓
8. –> Tristesse ou colère ou compensation
↓
9. –> Déséquilibre ou malaise ou maladie
Le conflit intérieur se définit par l’opposition ou l’écart entre notre pulsion naturelle
de vie et ce que nous exprimons dans notre existence. En proie à cette rupture, une
personne pourra, pendant des décennies, se nourrir d’illusions et avoir l’impression que
sa vie lui procure des satisfactions. Toutefois, la pulsion profonde, brimée en soi,
créera un malaise. Il est important de faire le lien entre le déni de son essence, soit de
ses qualités et attributs individuels, et la coupure de son élan créateur. Cela dit, le
conflit intérieur n’empêche pas la créativité, mais la création qui en résulte ne
correspond pas véritablement à ce que la personne est, donc le malaise subsiste.
Pour fuir ce malaise, une personne pourrait, consciemment ou inconsciemment, se
juger. Elle fournira un effort continu pour donner un sens à sa vie. Son système nerveux
sera continuellement sollicité, et elle pourrait être sujette aux dépressions, aux
débordements émotifs ou ressentir des tensions physiques qui pourraient être des signes
avant-coureurs de la maladie.
Chloé avait 21 ans lorsque je l’ai rencontrée. Très jeune, elle avait appris son métier
de secrétaire et avait commencé à travailler, de telle sorte qu’elle puisse rapidement
payer le loyer d’un appartement et être indépendante de ses parents, quoique ceux-ci
l’encourageaient vraiment à vivre la vie qui la réjouirait. Travaillant dans une
grande firme comptable depuis quatre ans, elle devait s’absenter de son travail
pendant près d’une semaine chaque mois. Ses symptômes prémenstruels (SPM)
étaient si douloureux qu’elle ne pouvait les tolérer. Toute sa vie intime et
professionnelle en était bouleversée. Elle se sentait vulnérable et devenait de plus en
plus dépressive; elle appréhendait le futur. Des douleurs intenses au niveau des
ovaires lui faisaient craindre le pire. Pourtant, les nombreux examens médicaux
n’indiquaient rien d’anormal… Chloé ne voyait aucune solution et se refermait sur
elle-même. En outre, elle sentait que son partenaire amoureux s’intéressait de moins
en moins à elle. Notre discussion a été plus importante encore que le soin énergétique
que je lui prodiguai.
Le conflit intérieur est en soi une castration ou un emprisonnement de la pulsion
créatrice réelle. Celle-ci prenant énergétiquement naissance dans le bas-ventre (le
hara), il affectera souvent les glandes reproductrices. Il pourrait aussi potentiellement
perturber le rythme de la glande thyroïde qui leur est énergétiquement reliée. Ainsi, un
conflit non conscientisé et non résolu peut provoquer des déséquilibres dans la région
du hara et des glandes et organes associés.
Chloé a rapidement réalisé qu’elle n’était pas du tout elle-même. Lucide, elle savait
qu’elle avait fait librement tous les choix de sa jeune vie. Pourtant, la sensation que
ces choix n’étaient pas les siens persistait. Dès l’adolescence, elle ressentait qu’elle
n’existait pas aux yeux de son père. Ce dernier était gentil et permissif, mais ne lui
accordait pas vraiment d’attention, ni à sa mère d’ailleurs! Cette dernière, au
contraire, très effervescente, ne tarissait jamais d’idées et de projets. Chloé sentait
que sa mère, Jocelyne, se projetait en elle.
La vie de Jocelyne était trop calme et elle s’ennuyait malgré son travail prenant:
elle faisait la tenue des livres de son conjoint, qui, dans son cabinet professionnel
adjacent à la maison, se passionnait pour ses consultations médicales. Jocelyne
encourageait continuellement Chloé depuis son adolescence à s’impliquer dans une
foule d’activités. Inconsciemment, elle les vivait au travers de sa fille… Pour être
elle-même et pour pouvoir être libre de vivre sa vie avec son petit ami, Chloé avait
choisi des études qui lui permettaient d’avoir un métier et avait quitté le foyer à
18 ans. Elle avait fui pour être libre, et la douleur la ramenait à elle-même. Après
une rencontre durant laquelle je l’ai invitée à retrouver en elle qui elle était et ce
qu’elle voulait vraiment faire de sa vie, je n’ai plus revu Chloé.
Ce n’est que 20 ans plus tard que je l’ai croisée dans un salon de thé. Souriante
et lumineuse, elle m’informa qu’elle avait osé répondre à son appel intérieur, celui
d’œuvrer auprès des enfants. Elle avait deux enfants et ses grandes douleurs
menstruelles avaient disparu…
LES PEURS ET LES CROYANCES QUI CONSTRUISENT VOTRE PERSONNAGE
Notre passé est constitué d’une multitude d’expériences. Certaines sont heureuses et
d’autres, plus difficiles. Étant donné que notre pulsion la plus naturelle est celle de
l’union, le besoin d’être aimé a induit la très grande majorité de nos comportements et
influencé presque tous nos choix. Il nous a aussi souvent éloignés de nous-mêmes pour
attirer le regard et l’attention des autres. Ce faisant, nous avons créé des attentes de
toutes sortes et peut-être même des dépendances. Les réponses à ces attentes ont
souvent été insatisfaisantes et même blessantes. Les blessures se sont multipliées.
Certaines étaient causées par des insatisfactions récurrentes, par exemple l’ingratitude
d’un frère que l’on a aidé à moult reprises, l’abandon d’un père toujours absent, la
trahison d’une mère qui prend le parti d’une voisine pour sauver son image… D’autres
blessures étaient le fruit d’interprétations, comme la sensation d’être malhabile, causée
par des professeurs qui ne nous choisissaient jamais pour une présentation, celle d’être
sots ou sottes causée par nos frères ou sœurs toujours plus futés que nous, celle de ne
pas être aimables causée par l’absence d’appréciation des parents ou d’un conjoint…
À la source de ces blessures, il y a la peur de ne pas être reconnu dans sa véritable
nature, soit pour ce que l’on est vraiment. Cette peur engendre celle de disparaître, soit
de ne pas exister aux yeux des autres, de ne pas avoir de valeur aux yeux d’autrui. Elle
pourrait se transformer en peur d’être seul ou d’être abandonné. Faites l’inventaire de
toutes vos peurs et vous découvrirez vos blessures. La peur existentielle de tout humain
est celle de ne plus exister et se manifeste souvent par la peur de mourir, la peur de la
nuit ou du sommeil, et la résistance aux changements. Elle est en relation avec la peur
de ne pas être à la hauteur et par extension celle de ne pas réussir sa vie.
Ces peurs vont conditionner certains comportements et attitudes. Par exemple, la
peur d’être abandonné peut faire en sorte qu’une personne se renferme. Elle devient
moins sociable ou a de la difficulté à entrer en relation. Celle qui a peur d’être seule
pourrait choisir de feindre qu’elle est toujours contente ou que tout ce que choisit
l’autre lui convient… à son détriment.
Toutes ces blessures et ces peurs ont participé à la création de croyances. Celles-ci
sont des inscriptions qui deviennent de plus en plus profondes au fur et à mesure
qu’elles sont nourries par un nouvel événement ou expérience qui induit la même
interprétation. Les croyances peuvent être en relation avec un aspect extérieur à soi. Par
exemple, celui qui a vécu quelques associations professionnelles ratées avec des amis
peut avoir inscrit en lui que les projets avec des amis sont voués à l’échec. Celle qui est
très souvent revenue de voyage avec des malaises peut avoir enregistré que les voyages
rendent malade. Celle qui a été mordue trois fois par des chiens a acquis une peur des
chiens et, parallèlement, peut avoir conclu que les chiens sont dangereux. Les croyances
peuvent aussi concerner l’individu lui-même. La personne qui ne reçoit jamais de
marque d’appréciation ou de reconnaissance de ses parents ou de son conjoint pourrait
croire qu’elle n’est pas à la hauteur. Celle qui souffre d’une blessure de trahison peut
être convaincue qu’elle n’a pas de valeur.
Ainsi, les expériences douloureuses marquantes créent une première inscription en
nous. Celle-ci témoigne d’une interprétation personnelle, parfois très complexe, de la
cause de notre douleur. Prenons un exemple. Lorsque des parents se disputent, ils créent
souvent une atmosphère lourde au sein de la famille. Cette atmosphère crée un malaise
chez l’enfant qui, par nature, aime l’ambiance chaleureuse et amoureuse de la famille et
la trouve rassurante. Il en conclura souvent qu’il est responsable de la dispute de ses
parents. Il cherchera alors à comprendre pourquoi il en est responsable et trouvera une
raison qui, à ses yeux, paraîtra plausible. Par exemple, il pourrait imaginer qu’il est
trop turbulent ou trop demandant. Il pourrait alors choisir de cesser de s’extérioriser,
voire s’enfermer, dans son monde intérieur.
Notre première inscription influence nos états, nos attitudes et nos comportements.
L’importance de son influence sur notre vie est relative à la profondeur de celle-ci.
Mathieu est un père très autoritaire. C’est un homme sollicité, affairé et performant.
Il s’exprime peu, mais lorsqu’il le fait, c’est de façon sévère avec sa voix grave et
impressionnante. Caroline, sa fille de trois ans, est un véritable boute-en-train. Elle
danse, chante et gambade joyeusement. Avec les autres enfants, la petite Caroline est
une animatrice naturelle. Son effervescence grandissante ennuie et inquiète Mathieu.
Il préférerait qu’elle apprenne davantage son alphabet et ses chiffres pour mieux se
préparer à l’école, en fait qu’elle soit un peu plus disciplinée. Selon lui, par amour, il
vaut mieux qu’il intervienne dans son éducation. Il commence à lui transmettre des
«consignes». La voix détonante du père, comparativement à la douce et accueillante
voix de sa mère, impressionne l’enfant et lui fait peur. Elle pourrait interpréter que
ce qu’elle fait ou ce qu’elle dit n’est jamais bien. Elle pourrait bien inscrire en elle
qu’elle n’est pas à la hauteur des attentes du père dont elle voudrait par-dessus tout
être aimée. Peu à peu, elle devient craintive devant le père, cesse de s’affirmer et
tente de répondre à tous ses besoins. Le père s’énerve souvent, insatisfait de cette
enfant «rampante» qui n’a pas de colonne vertébrale. L’inscription dans l’enfant,
soit celle qu’elle ne fait jamais rien de bien, s’approfondit.
Pour exister tout en répondant à l’influence des inscriptions intérieures, l’individu
se crée un personnage. Ce dernier, composé d’un ensemble de traits définissant sa
personnalité, a pour but de le protéger comme un bouclier. Il peut avoir plusieurs
facettes et se développera inconsciemment, en relation avec certains attributs et traits
innés chez la personne. Ainsi, la même inscription chez deux personnes pourra
influencer la création de deux personnages très différents.
Dans notre exemple, deux sœurs pourraient réagir très différemment devant les
mêmes attitudes et comportements du père à leur égard, et ce, en fonction de leurs traits
individuels. De plus, il est possible de créer un personnage à multiples facettes, dont
chacune se présente selon la situation.
Caroline pourrait, d’une part, présenter un aspect réservé, attentif et discipliné
devant le père et toute forme d’autorité sévère. D’autre part, elle pourrait montrer un
aspect animé, expressif et contrôlant devant les autres personnes. Qui deviendra-telle devant le père? Une enfant renfermée, totalement à l’écoute, sans affirmation?
Une enfant «mielleuse», séductrice, qui inconsciemment achète son attention? Ou
encore une enfant turbulente et dure? Quel sera son comportement à l’école, par
exemple: sera-t-elle introvertie et timide, n’osant s’exprimer de peur de dire des
bêtises? Sera-t-elle au contraire surexcitée, dérangeante, à cause d’un déficit
d’attention? Ou sera-t-elle autoritaire et contrôlante avec les autres enfants,
particulièrement les plus jeunes, pour imiter son père?
Rappelons-nous que l’inscription de départ, née de l’interprétation juste ou non,
s’approfondit et que son influence augmente. L’individu devient de plus en plus marqué
par toutes ces inscriptions, et crée un personnage qui est en fait une réaction à
l’influence extérieure, conditionnée par des inscriptions. Le personnage est un mode de
défense qui procure la sensation de survivre et d’être quelqu’un.
C’est en réponse à certains malaises que la personne s’est séparée d’elle-même.
L’identité qu’elle se crée est fonction de l’interprétation de la cause de ses malaises. Le
personnage prendra de plus en plus de place jusqu’à gommer l’individualité parce qu’il
permet à la personne d’exister malgré ses inscriptions. La structure
«malaises/interprétations/peurs/inscriptions/personnage» fera en sorte d’attirer dans la
vie de l’individu des personnes et des situations qui correspondent à ce personnage.
Autrement dit, elle répétera des scénarios similaires (patterns), car elle les attire par
ce qu’elle est devenue. C’est un cercle vicieux dans lequel le déséquilibre ne cesse de
s’intensifier.
Imaginons maintenant que Caroline a grandi. Elle est une jeune femme dans la
vingtaine, belle, intelligente, sensible, réservée et inspirée. Elle a fait de brillantes
études et son père est très fier d’elle… Elle obtient un emploi dans une firme de
recherche scientifique reconnue. Son patron est un homme autoritaire qui a su mener
son entreprise à la réussite en exigeant des résultats parfaits de chaque employé.
Sévère, il récompense la performance! Elle se marie à un homme très sollicité,
affairé et performant, apprécié de tous pour son intelligence. Il est lui aussi très fier
de sa conjointe, une femme très engagée… Elle est totalement absorbée par son
travail et s’assure de répondre aux exigences.
Le personnage éloigne l’individu de lui-même sous prétexte de le protéger, de lui
permettre d’exister et même de sauver sa peau. Pourtant, il le sabote en reniant ses
qualités individuelles et essentielles. Il enferme la personne en elle-même, lui faisant
revivre des scénarios connus dans lesquels elle se conforme illusoirement et dont elle
ne retire qu’une satisfaction éphémère.
Caroline s’est totalement séparée d’elle-même. Où est la jeune enfant animée, qui
dansait et chantait? Bien sûr, ses attributs individuels sont encore décelables dans sa
personnalité. Toutefois, ils ont été mis au service du personnage. Sa vie, son mari et
son travail correspondent totalement au personnage qu’elle s’est façonné et elle est
convaincue d’être cela!
Si des malaises physiques ou psychologiques devaient survenir, ils ne seraient pas
le fruit du hasard ni de la fatalité, mais bien une poussée de l’énergie vitale, indiquant
que les conditions de vie ne sont pas favorables à la santé.
Caroline ressent de plus en plus souvent des douleurs lombaires, de même que des
douleurs cervicales provoquées par le stress de réussir en tant que professionnelle et
de remplir son rôle de conjointe parfaite. Elle a acquis la croyance qu’elle doit être
la plus performante possible pour maintenir son poste et être intéressante pour son
conjoint.
Mais imaginons une transformation heureuse: en tant que maman très présente
pour ses enfants, elle redécouvre à travers eux tout un monde de joies simples,
d’euphorie, de jeux et d’expressions spontanées. Ses enfants éveillent en elle une
nouvelle envie de vivre ou plutôt réveillent ce qui a toujours été. Elle crée pour eux
de plus en plus de jeux animés, des fêtes dansantes, une véritable vie sociale
trépidante. Le boute-en-train, l’animatrice refait ainsi surface. Elle retrouve son
rythme vibratoire naturel, son essence… et peu à peu ses douleurs s’atténuent!
Les déséquilibres se manifestent par un mouvement d’intensification progressive de
la douleur pour attirer l’attention de l’individu sur lui-même. La disponibilité à soi est
essentielle afin de capter les signaux avant que les déséquilibres ne soient plus
profonds. Plus l’oubli ou le déni de soi sont importants, plus la douleur s’intensifie. La
présence à soi est essentielle pour ressentir la pulsion réelle de vie et augmenter
l’intensité de celle-ci.
La liste de vos peurs
Les peurs sont créées par les douleurs et les sensations douloureuses vécues dans le passé. Elles
naissent des interprétations de ces sensations et des inscriptions qu’elles ont créées en nous. Les
peurs génèrent un ensemble de comportements réactifs devant les différentes situations de la vie.
Elles représentent à leur façon le besoin de reconnaissance et d’amour insatisfait et, ainsi, sont à la
source de tous les déséquilibres. Ne niez pas vos peurs, car cela ne les diminue en rien. Au contraire,
faites-leur face tout en étant disposé à comprendre leur origine et ce dont elles veulent vous protéger.
Identifiez progressivement chacune de vos peurs lorsqu’elles se manifestent et notez-les dans
votre journal de bord.
Ex.: La peur d’être jugé.
Identifiez pour chacune de vos peurs le comportement réactif qu’elle entraîne.
Ex.: Je me tais, je me retire.
Identifiez pour chacune de vos peurs le malaise qu’elle provoque en vous.
Ex.: Solitude, perte de confiance en moi.
Voyez pour chacune de vos peurs comment vous pourriez y répondre harmonieusement.
Ex.: Faire face aux autres en m’exprimant et en disant que je crains le jugement, m’exprimer en
faisant au début une synthèse positive des opinions entendues.
La liste de vos croyances
Les croyances sont profondément inscrites en vous. Elles naissent de vos peurs et colorent vos
pensées, vos paroles, vos attitudes et vos actions. Elles entraînent des attachements et souvent des
dépendances.
Identifiez les croyances négatives qui sont enracinées en vous et notez-les dans votre journal de
bord.
Ex.: Je crois que je ne suis pas à la hauteur à mon travail.
Transformez-les en créant pour chacune un énoncé positif de manière qu’il corresponde à ce que
vous voulez maintenant.
Ex.: Mon travail est une contribution importante.
Je donne le meilleur de moi-même au travail.
Avez-vous remarqué qu’on utilise souvent l’expression «avoir la peur au ventre»?
Pourquoi au ventre? Parce que dans les entrailles se situe la pulsion de vie, l’énergie
créative. La peur au ventre, c’est celle de ne pas être soi, de ne pas être reconnu, de ne
pas être aimé. Et cette peur engendre des pensées, des gestes, des paroles qui nous
dispersent ou nous entraînent dans des déséquilibres émotionnels, psychologiques ou
physiques de plus en plus importants.
LA VULNÉRABILITÉ
Chaque corps humain s’est créé lui-même. De l’embryon au fœtus, puis du fœtus
jusqu’à l’enfant prêt à naître, nourri par sa mère, il s’est développé lui-même. Par la
suite, le corps de l’enfant, autant qu’il ait pu être nourri physiquement et
psychologiquement, a assumé sa propre croissance jusqu’à ce qu’il soit totalement
développé. Tel un individu qui a bâti lui-même sa maison, le corps possède les facultés
de se construire et les plans pour le faire. Dès lors, à chaque instant, il a la possibilité
de se transformer et de démarrer un processus d’autoréparation dans lequel
interviendront toutes ses capacités énergétiques et sa détermination à vivre. Il faut
savoir, par contre, que la pulsion de vie en lui est si forte, si puissante, que si la
réponse obtenue est insatisfaisante, s’il n’est pas son complice, il sera enclin à
s’autodétruire. C’est en retrouvant la complicité avec sa pulsion de vie et en la
déployant qu’une personne pourra non seulement se guérir, mais découvrir un parcours
vers la joie réelle, vers l’amour et la réalisation de son être.
Que les pressions de la famille ou de la société soient inexistantes ou lourdes à
porter, qu’elles incitent ou non la personne à se reconnaître, si celle-ci adopte un rôle
de victime, elle se rend vulnérable et enclenche un véritable processus d’autosabotage.
Par vulnérabilité, j’entends une fragilité devant d’éventuelles oppositions, intrusions ou
pressions qu’elle ne parviendra plus à contrôler.
Femme d’une très grande force de caractère, visionnaire, Françoise était dotée d’un
feu intérieur et d’un charisme si impressionnants qu’elle aurait pu être à la tête
d’une grande organisation et diriger des milliers d’employés. Elle devint toutefois
procureure et très rapidement, elle obtint un poste de haute magistrature. Malgré
cette carrière éclatante, la vie souhaitée, celle qu’elle n’avait jamais osé s’accorder
en raison du rythme d’évolution de sa carrière, lui échappait. Elle semblait
maintenant inatteignable, perdue, en raison d’un cancer du sein agressif. Avoir des
enfants avec l’homme qu’elle aurait aimé et les accompagner à être beaux et forts
pour changer le monde… tel était son véritable rêve de vie.
La chimiothérapie, l’ablation du sein, la radiothérapie… elle faisait tout pour
guérir. Mais en perdant ses cheveux, puis une partie de sa poitrine, elle avait la
sensation de perdre sa féminité. Elle se sentait vulnérable.
Plusieurs discussions et réflexions ont permis à Françoise d’oser sentir ce qui
poussait toujours en elle: sa force de vie. Par conséquent, elle a fait des choix
déterminants: celui d’adopter des enfants, d’une part, et de s’impliquer pour l’aide à
l’enfance, d’autre part. Ces nouveaux choix de vie, en combinaison avec son
traitement médical, ont eu raison du cancer…
La vulnérabilité découlera souvent:
des doutes de la personne quant à celle qu’elle est vraiment et de ses craintes de ne
pas être à la hauteur de ses propres élans;
d’un manque de sensation de soi. La personne ne sait pas communier avec ellemême pour se sentir et s’aimer de façon à dissoudre toutes les formes de déni, de
culpabilité et de jugement qu’elle entretient consciemment ou inconsciemment;
de la difficulté à ressentir la joie. Parce qu’elle souffre physiquement et
émotivement, la personne attend d’être guérie avant de se permettre des instants de
joie;
d’une réticence à découvrir les causes émotionnelles ou psychologiques du
déséquilibre. Cette résistance peut être l’expression de l’ignorance, du scepticisme,
de la culpabilité ou de la peur d’entreprendre des changements dans sa vie;
d’un désir de guérison qui n’est pas accompagné d’une intention ou d’une volonté de
changement. En soi, plusieurs personnes croient que la satisfaction de leurs désirs
leur apportera le bonheur recherché. Elles délaisseront la recherche de joie plus
profonde, s’éloignant ainsi des véritables sources qui prennent souvent une place
importante dans le processus de guérison. Contrairement au pouvoir de l’intention
(que nous avons vue au chapitre 4), le désir n’a aucun pouvoir dans le processus de
guérison et risque de nourrir certaines dépendances;
des conflits avec les autres, qui résultent du conflit avec soi-même;
de l’attachement au déséquilibre, à la blessure.
L’attachement au déséquilibre
Cela peut vous sembler choquant, mais un nombre incroyable de malaises ou de
maladies non seulement surgissent, mais persistent parce que les personnes qui en sont
affligées y trouvent paradoxalement un réel bénéfice, souvent inavouable et encore plus
souvent inconscient, pourtant bien réel. Le fait qu’une personne trouve un avantage à son
malaise empêchera sa guérison. S’il n’y avait pas de bénéfice au déséquilibre, ou si ce
dernier n’était pas né de sources qui en apporteront un, la personne agirait beaucoup
plus rapidement en vue de sa transformation. Pour entreprendre le parcours de guérison,
il faudra que la personne réalise son attachement à la maladie en prenant conscience de
l’avantage qu’elle lui procure.
Quelles joies ou petites satisfactions, quels petits bonheurs, même éphémères,
trouve-t-elle dans sa maladie, son déséquilibre? L’attention des autres, la délicatesse
des gens autour d’elle, l’aide qui fait en sorte qu’elle est moins seule? Pour d’autres, au
contraire, le malaise devient une raison de se retirer, car ils éprouvent de la difficulté à
vivre en collectivité. Ils justifient ainsi leur retrait. Certains se sentent plus conformes à
leur entourage dans la souffrance et même ont l’impression d’entrer dans la société par
leur maladie en étant «comme les autres».
Marthe, dans la jeune quarantaine, était veuve depuis trois ans. Son travail
d’analyste en laboratoire, quoique assommant semblait être sa seule occupation.
Réservée, peu expressive, elle était seule et s’ennuyait profondément. Nostalgique de
son passé et amère quant à son futur, elle créait peu de contacts et ne se faisait pas
d’amis. Sa vie était simple et bien réglée: elle ne quittait pas son bureau durant le
jour, y mangeant et y prenant ses pauses en surfant sur le Net et en grignotant. Le
soir, elle rentrait à la maison, mangeait devant le téléviseur et se couchait tôt. Elle
était toujours disponible pour du travail supplémentaire durant les week-ends.
Elle prenait du poids et elle se sentait de plus en plus lourde. Ses jambes enflaient
et la faisaient souffrir. Lucide, elle y voyait une expression de sa lourdeur intérieure
et la conséquence de sa vie sédentaire. Un jour, un mal très intense à la jambe l’a
conduite à l’urgence. On y a diagnostiqué rapidement un caillot dans une veine
profonde du mollet. Dans les heures qui ont suivi, le caillot a été emporté par le sang
jusqu’au poumon. Obstruant l’artère pulmonaire, cela a causé une embolie.
L’accident lui a été presque fatal, mais le caillot s’est résorbé avant une fin
dramatique.
Très souvent, un choc intense peut secouer une personne suffisamment pour qu’elle
transforme radicalement ses habitudes. Ce choc peut être la perte d’un être cher, la
maladie, une séparation amoureuse, un échec professionnel ou sportif, un accident de
voiture. Observez bien autour de vous et vous constaterez à quel point des chocs de ce
type ont sauvé la vie de plusieurs personnes en provoquant des changements
d’habitudes qui leur auraient été éventuellement fatales.
À la suite de cet événement qui aurait pu être tragique, il a été prescrit à Marthe de
faire de l’exercice afin de diminuer légèrement son poids et surtout de permettre une
meilleure circulation sanguine. En attendant qu’elle se mette à l’œuvre et que ses
changements d’habitudes produisent les effets escomptés, une médication lui a été
prescrite pour éclaircir son sang. Chaque semaine, elle devait se rendre à la clinique
externe pour une prise de sang, afin d’ajuster le dosage de son médicament.
La salle d’attente de la clinique était toujours bondée. Plusieurs personnes se
reconnaissaient d’une visite à l’autre. Certaines plus extraverties parlaient très
librement de leurs symptômes, de leurs traitements et éventuellement de toute leur
vie. Cette salle était en soi un véritable lieu de rencontre sociale. Peu à peu, Marthe
y a reconnu des gens et bientôt, elle a commencé à entretenir des conversations avec
eux. La journée de la prise de sang devint pour elle celle des rencontres, celle qu’elle
avait hâte de vivre.
Marthe ne changea pas ses habitudes de vie, mais accepta les contraintes et les
effets secondaires de sa médication… tous ses effets!
Quelle est la véritable source du déséquilibre de Marthe? Évidemment, il y a une
première source sur le plan physique: elle ne bouge pas beaucoup et ne favorise donc
pas la circulation sanguine et énergétique en elle. Mais pourquoi ne bouge-t-elle pas?
Pourquoi reste-t-elle seule? Voilà ce qu’il faudrait explorer avec elle. Pourquoi sa
timidité? Ses univers intérieur et extérieur semblent ennuyeux, sans renouveau. Quelle
est l’histoire de sa division d’avec elle-même ou de la renonciation à ses élans de vie?
Ses «mouvements» sont d’ordre mental quoique eux aussi fort restreints, c’est-à-dire
qu’ils se limitent au Web. Nous constatons que le choc de son embolie et la perspective
de mourir n’ont pas été suffisants pour la faire bouger. Par contre, le traitement médical
a donné une nouvelle perspective à sa vie, puisqu’elle rencontre des gens dans la salle
d’attente de la clinique et qu’elle parle avec eux de sa maladie… Sa maladie et son
traitement offrent une nouvelle fenêtre à Marthe. Sa vie est moins terne. Elle a un sujet
de discussion. Elle devient intéressante pour certaines personnes et, de là, elle est plus
intéressante à ses propres yeux. Voilà un bénéfice important de son déséquilibre. Elle
s’attache à lui à cause de ce qu’il lui apporte. Guérir signifierait se couper de cette
dimension sociale. Celle-ci lui apporte un contexte émotionnel nouveau et une sensation
d’exister. C’est un véritable piège, puisque la maladie, destructrice, lui donne
l’impression de vivre davantage! Elle ne voudra pas faire de l’exercice pour améliorer
sa condition physique, puisque cela signifierait la fin de ses visites à la clinique. Ses
déséquilibres s’amplifieront donc. Toutefois, à un certain point, la souffrance risque de
prendre le dessus sur le bénéfice qu’elle lui apporte.
Marthe a besoin d’un accompagnement thérapeutique. Dans un premier temps, elle
devra trouver une activité qui lui offre le même bénéfice que sa maladie, sans les
inconvénients. Nous pourrions lui suggérer un club de marche pour débutants ou un
groupe de danse en ligne. Nous ferons face alors à son personnage, sa timidité et tous
ses traits de caractère. Le thérapeute aura à la guider pour trouver ses élans vitaux. Elle
y parviendra, car le plaisir qu’elle retrouve à la clinique est une porte ouverte au
changement.
Cet exemple ne s’applique évidemment pas à tous, mais il illustre bien la notion de
bénéfice du malaise. Identifier les avantages permet de se détacher de la maladie. Tant
et aussi longtemps qu’une personne n’aura pas identifié les bénéfices rattachés à son
déséquilibre, elle aura de la difficulté à s’en détacher. Toutefois, si ces derniers sont
imperceptibles ou camouflés, elle pourrait aussi résister inconsciemment à les
découvrir. Ainsi, l’attachement au déséquilibre sera un indice des bénéfices qu’il
dissimule.
Dans la recherche des sources de vos déséquilibres, je vous invite à délaisser un
peu votre orgueil et à vérifier s’il n’y aurait pas un avantage à ceux-ci qui vous y
attacherait inconsciemment. Cela constitue un élément majeur dans votre parcours.
LES ÉMOTIONS
L’émotion naît de l’interprétation d’une situation, d’une ambiance, de paroles, de
silences, d’attitudes, de gestes, etc. Elle n’est pas créée par l’expérience elle-même.
Elle est intimement reliée aux schèmes de la pensée, aux valeurs, aux croyances, aux
connaissances et à la compréhension de la personne qui la vit ou du contexte dans
lequel elle se manifeste. L’émotion, nous la créons en quelque sorte. C’est notre
interprétation d’un événement, selon notre bagage de connaissances et d’expériences,
qui décidera si cette émotion est le signe d’une perturbation ou l’expression d’un
sentiment profond.
Les émotions ont un rôle important à jouer dans la guérison. Toutefois, la personne
qui est soumise à ses émotions, plutôt que de se servir d’elles comme de signaux
révélateurs, les verra contribuer à ses malaises. En général, les personnes ressentant un
malaise émotionnel en attribuent la cause à des facteurs externes.
Par exemple, lorsque Céline quitte André et que celui-ci ressent en alternance une
tristesse ou une colère qui perdure, il en attribue la cause à Céline. Mais en réalité,
c’est plutôt son attachement à Céline ou à son propre désir qui cause sa douleur.
Le rôle réel de l’émotion est de faire prendre conscience à la personne que quelque
chose ne va pas. Qu’une partie d’elle est perturbée. Elle lui indique ses attentes, ses
manques, ses attachements, ses désirs, ses insatisfactions, etc. Elle l’aide à prendre
conscience de ses ombres, de ce qui est en difficulté en elle, de ce qui n’est pas résolu.
Lorsque votre partenaire de vie ou vos amis oublient le jour de votre anniversaire,
que ressentez-vous? Une légère tristesse? Naturellement, vous auriez aimé que vos amis
pensent à vous durant cette journée symbolique à vos yeux. Mais si la tristesse se
prolonge ou se transforme en colère, seriez-vous prêt à considérer que ces émotions
reflètent votre attente envers une source de joie qui provient de l’extérieur? Elle peut
même mettre en lumière certains comportements de dépendance. Et si vous vous sentez
abandonné ou trahi par leur oubli, ne croyez-vous pas qu’au-delà de cet incident, c’est
plutôt une blessure plus profonde qui rejaillit en vous? L’émotion vous permettra de le
constater et d’observer par la suite un ensemble d’attitudes et de comportements
d’autosabotage dans votre vie actuelle, provoqués par cette blessure.
À l’inverse, une émotion agréable pourrait aussi révéler de vous certains aspects
qui ne demandent qu’à se déployer davantage. Par exemple, la joie ressentie à l’écoute
d’un poème déclamé par un enfant peut vous révéler votre envie d’exprimer votre
tendresse.
Toutes les émotions provoquent immédiatement une sensation ressentie dans le
corps physique, et déclenchent une réaction psychologique et physiologique.
Les émotions agréables procurent un bien-être physique, car elles déclenchent la
production de substances euphorisantes et bienfaisantes dans le sang (les endorphines).
Elles favorisent la circulation de l’énergie dans le corps et permettent à celui-ci de
ramener son rythme vibratoire à la fréquence optimale.
Les émotions négatives, quant à elles, mettent le système nerveux en état d’alerte.
Rappelez-vous un épisode où vous avez ressenti de la colère. Vous aviez probablement
chaud, votre cœur s’est emballé, vos poumons respiraient plus difficilement et vous
n’aviez plus faim… Les émotions fortes et désagréables peuvent affecter la glycémie et
la digestion (en perturbant le pancréas). Elles peuvent aussi agir sur les glandes
surrénales et déclencher une production d’adrénaline qui pourrait provoquer la
contraction des muscles. Des effets nocifs pourraient aussi être ressentis dans divers
organes, particulièrement le cœur, le foie, la rate, le pancréas et l’estomac. De façon
générale, ces émotions provoqueront une sensation de malaise ou d’oppression au
niveau de l’abdomen, soit au plexus solaire et au système digestif.
Sur le plan cérébral, une émotion comme la colère peut provoquer des pertes de
mémoire et des difficultés à conceptualiser. Par exemple, lorsque vous êtes face à une
personne et que la colère vous envahit, il pourrait être difficile de vous rappeler les
faits que vous voulez mettre en évidence.
Tous ces symptômes sont des signaux du corps vous invitant à exprimer votre
émotion et surtout à remonter jusqu’à sa source pour la dissoudre et ainsi vous
rééquilibrer. Si l’émotion est extériorisée et que son message est profondément
compris, ce qui mènera à une transformation ou à un détachement de la source de
l’émotion, les systèmes pourront se régulariser naturellement.
Toutefois, lorsque les causes de l’émotion ne sont pas dissoutes et, par conséquent,
que celle-ci n’est pas résolue, les charges
s’accumulent, qu’elles aient été exprimées ou non. À Les émotions représentent un
moyen terme, ces charges risquent d’affecter le corps merveilleux outil de connaissance
de soi.
et de se traduire par des malaises. Si, par exemple,
votre faiblesse se situe au niveau des poumons, vous aurez peut-être tendance à respirer
plus difficilement, non seulement lorsque l’émotion rejaillit, mais même au quotidien.
Si votre zone de fragilité est la gorge, peut-être serez-vous plus sensible aux infections,
aux laryngites. Si vous êtes sujet aux migraines, peut-être en souffrirez-vous plus
fréquemment.
Parallèlement, votre système nerveux sera aussi affecté. Concrètement, cela peut se
traduire par une sensation de fatigue mentale de même qu’une tension nerveuse. Les
symptômes risquent de progresser jusqu’à ce que vous fassiez le lien avec tout ce que
vous accumulez intérieurement. Ces déséquilibres peuvent se dissoudre si vous vous
accordez le temps d’évacuer les émotions accumulées et que vous changez certains
comportements ou attitudes.
À long terme, les émotions non exprimées et non comprises peuvent provoquer des
stagnations énergétiques qui pourraient affecter les organes, les tissus et les cellules, et
mener à des maladies graves. Elles créeront aussi une contraction importante des
systèmes nerveux central et périphérique en plus de l’inconfort psychique qui les
accompagne.
Les émotions représentent un merveilleux outil de connaissance de soi. Elles
dévoilent les interprétations et les croyances limitatives qui peuvent faire obstacle sur
le parcours de guérison.
La liste des émotions récurrentes
Les émotions sont de véritables messages. Elles vous révèlent quelque chose de vous. Je vous invite
à dresser la liste des émotions récurrentes dans votre vie, tant les émotions joyeuses que les
émotions plus sombres. Vous n’avez peut-être pas envie de porter votre attention sur ce qui est
désagréable. Pourtant, identifier et noter ces émotions peut vous aider à repérer un élément saboteur
dans votre vie. Alors, soyez curieux de les explorer.
Lorsqu’une émotion destructrice vous envahit, il est essentiel de la vivre pleinement, c’est-à-dire de
prendre conscience de la sensation qu’elle provoque et de l’exprimer. Identifiez ensuite la situation qui
l’a fait ressurgir et tentez de voir à quelle peur ou à quelle «inscription» elle correspond. Vous
identifierez ainsi l’élément qui contribue à reproduire des scénarios générateurs de déséquilibres dans
votre vie. Progressivement, les manifestations subséquentes de cette émotion seront moins intenses
et vous ressentirez moins d’effets négatifs, que ce soit sur le plan corporel ou psychique. Vous serez
plus apte à les désamorcer, à vous en détacher et à transformer votre interprétation de certaines
situations passées et présentes.
Le processus d’autoguérison ne consiste pas qu’à éliminer ce qui provoque le déséquilibre, mais
aussi, et surtout à intensifier ce qui favorise la joie et l’équilibre. Les émotions agréables ont aussi leur
importance, car elles stimulent votre élan vital. Elles vous animent dans le sens profond du terme, en
intensifiant votre sensation d’être vivant et en vous faisant vibrer. Faire une liste d’émotions joyeuses,
effervescentes, euphoriques, vous permet aussi de différencier ce qui est superficiel de ce qui est
profond. Une émotion joyeuse de surface peut se produire souvent, mais elle demeure éphémère,
alors qu’une autre vous fait profondément vibrer et vous inspire à la renouveler.
Voici la démarche que je vous invite à suivre:
Dans votre journal de bord, préparez une liste en deux colonnes (émotions agréables et émotions
désagréables).
Identifiez progressivement celles qui sont récurrentes.
Pour chaque émotion désagréable, identifiez la peur ou la croyance ou le souvenir qui y sont
associés.
Puis, après avoir lu la section sur les compensations (aux pages suivantes), vous pouvez
poursuivre la démarche.
Pour chaque émotion agréable, identifiez si elle est issue d’une compensation, d’une dépendance
ou simplement de la beauté de la vie, en vous ou autour de vous.
Notez des pistes d’idées quant aux façons dont vous pourriez exprimer certaines de ces émotions
de façon saine et constructive.
LES COMPENSATIONS DESTRUCTRICES
Essentiellement, nous recherchons tous la joie, l’effervescence et l’unité avec soi et le
monde qui nous entoure. Nos facultés individuelles nous permettent de répondre à cette
pulsion de vie. Mais qu’arrive-t-il à la personne qui n’est plus en contact avec ellemême et ses élans véritables? Chacun cherche le bonheur, soit une pure et grande joie
de vivre. Lorsqu’un individu ne trouve pas la joie dans le déploiement de qui il est, il la
recherchera ailleurs!
Pauline est une jeune femme au début de la quarantaine, dont la vie se résume au trio
métro-boulot-dodo. Son travail, un peu routinier, quoique agréable, lui permet de
subvenir adéquatement à ses besoins. Elle aurait souhaité un destin plus grandiose,
un amoureux passionné, des voyages excitants, etc. Pour ne pas trop s’ennuyer, elle
s’assoit devant le téléviseur, source de tous ses plaisirs, puis elle mange… des mets
les plus délectables aux desserts les plus chocolatés. Elle abuse de la nourriture pour
tromper sa solitude. Combien de temps pourra-t-elle continuer ainsi jusqu’à ce que
ses artères manifestent leur désaccord?
À 42 ans, Laurent est conseiller supérieur de l’une des plus importantes firmes
d’ingénieurs-conseils du pays. Il siège à plusieurs conseils d’administration.
Lorsqu’il n’a pas la garde de ses enfants, une semaine sur deux, il se présente à son
bureau dès 7 heures pour en ressortir vers 22 heures. Quand ses enfants sont auprès
de lui, il troque son bureau pour ses portable, ordinateur et téléphone. Sa vie n’est
jamais suffisamment trépidante. Il est continuellement à la recherche d’un nouveau
projet, d’une nouvelle implication…
Laurent n’est certainement pas le seul workaholic à dédier sa vie à son travail aux
dépens de sa famille et de sa santé. Bien sûr, tout comme Pauline, il cherche une
sensation agréable pour camoufler celle, moins agréable, de ce qui ne fait pas ou plus
de sens dans sa vie. La nourriture, l’alcool, le travail, le sexe ou tout autre générateur
de sensations procurent un plaisir et un bien-être qui remplacent la joie plus profonde
qui est vraiment recherchée, souvent de façon inconsciente. C’est ainsi que tant
d’individus compensent leur manque de satisfaction et de joie profonde par des plaisirs
ou des occupations qui répondent à leur besoin instantanément (mais jamais
suffisamment, toutefois). En fait, tout peut devenir une compensation lorsqu’on en abuse.
Ne jugeons pas trop promptement et surtout ne condamnons pas ces comportements
compensatoires qui pourraient soutenir pendant un certain temps une quête de sens.
Le parfum suave d’une fleur, la saveur agréable d’un mets, le goût délectable d’un
bon vin, le frisson d’une caresse amoureuse, le rire et l’étreinte d’un enfant heureux, une
musique enlevante, une création captivante, un voyage imaginaire euphorisant, un lever
de soleil réjouissant… le plaisir des sens est un accélérateur de l’énergie créatrice qui
favorisera l’ouverture du cœur, l’amour de soi et des autres.
La compensation est présente lorsque ces plaisirs sensoriels de la vie ne sont plus
les amplificateurs de notre propre joie, mais les seuls éléments générateurs de bienêtre. Ils deviennent alors néfastes, puisqu’ils remplacent les véritables sources de joie
profonde. Mais comme ils demeurent éphémères ou superficiels, ils n’arrivent pas à
satisfaire le besoin d’intensité recherchée. Par conséquent, une personne en
consommera toujours davantage pour accroître le plaisir, en espérant combler son
besoin. C’est ainsi que le cycle de la dépendance s’installe. En réalité, ces «plaisirs»
deviennent une façon de camoufler des douleurs, des insatisfactions et même un mal de
vivre.
Nous pourrions nous poser la question suivante: lorsqu’il y a un abus de quelque
chose dans notre vie, n’est-ce pas là le signe d’une compensation? En soi, s’il y a abus
ou compensation, c’est pour une raison. Cette raison, nous la nommerons «bénéfice».
La compensation apporte nécessairement un bénéfice, sans quoi elle n’aurait pas
lieu d’exister. Identifier le bénéfice, c’est déjà prendre une distance par rapport à la
compensation, ce qui favorise un regard sur les conséquences de cette dernière dans
notre vie.
Par exemple, nous connaissons probablement tous, de près ou de loin, une personne
qui a eu des problèmes de dépendance à l’alcool. En tentant de noyer un chagrin, de
dissoudre la tristesse d’un abandon, de diluer la colère d’un échec, par exemple, une
personne est tombée dans l’abus. Les conséquences de l’alcoolisme sont dévastatrices,
que ce soit sur le plan physique (détérioration du foie et des glandes surrénales),
psychologique (confusion, comportement violent) ou relationnel (conflits familiaux,
isolement). Pour noyer une colère, certaines personnes détruisent leur vie.
Non seulement cette compensation est destructrice, mais elle ne résout rien. La
frustration qui, au départ, a généré la compensation est toujours présente. Elle continue
à produire des émotions qui engendrent des malaises. La personne se trouve donc
affectée sur deux fronts: le problème initial continue de miner sa santé physique et
psychologique et la compensation camoufle le problème et en génère de nouveaux.
En recherchant le bénéfice derrière la compensation, le but n’est pas de justifier le
comportement de la personne, mais de le comprendre. Cette compréhension permettra
de trouver un moyen plus sain ou plus approprié d’obtenir le bénéfice recherché.
Suzie est comédienne. Elle a commencé à fumer lorsqu’elle est entrée au
conservatoire. Le trac avant ses premières séances d’évaluation avait provoqué la
recherche inconsciente de quelque chose de rassurant et d’apaisant. La cigarette lui
avait donné l’impression de mieux se contenir. Par la suite, elle s’est mise à fumer
avant chacune de ses auditions. Et encore plus lorsqu’elle n’obtenait pas le rôle.
Puis, avant chacune de ses entrées en scène. Aujourd’hui à 50 ans, elle angoisse à
l’idée d’obtenir moins de rôles importants, jusqu’à ne plus être sollicitée. L’angoisse
provoque chez elle de l’oppression et des difficultés respiratoires. Elle veut arrêter
de fumer, car elle a peur du cancer, mais elle n’y arrive pas.
Suzie devra d’abord reconnaître la cigarette comme une compensation, donc un
comportement qui lui procure un bénéfice. Elle aura à identifier quel est ce bénéfice
réel (nous ne ferons pas ici un traité psychologique sur la nature du besoin de fumer).
Puis, lorsqu’elle l’aura reconnu, elle cherchera une autre façon moins dommageable
d’obtenir cette sécurité. La cigarette est devenue en quelque sorte l’«amie» de Suzy.
Elle pourrait tenter de remplacer la cigarette par un appel téléphonique à une amie
proche, à une confidente…
Très souvent, la peur de souffrir ou la souffrance ne sont pas suffisantes pour arrêter
la compensation et le processus destructeur. Si Suzy arrête de fumer par peur, son
véritable problème ne sera pas encore résolu.
Ainsi, jusqu’à un certain point, la compensation constitue non seulement une des
sources de déséquilibre, mais elle est un moyen privilégié pour déterminer qu’il y a bel
et bien déséquilibre!
La liste des compensations
Les compensations sont des comportements qui apportent un plaisir ou une satisfaction superficiel,
éphémère ou de faible intensité. Elles ne favorisent pas la reconnaissance de soi. Il est important de
reconnaître ce qui est compensatoire dans votre vie. Cela permet de comprendre que les éléments
essentiels à votre bonheur réel sont manquants ou insuffisants. Cela peut vous motiver à entreprendre
progressivement des changements favorables à votre vie et à votre santé.
Prendre conscience de vos compensations peut générer de la culpabilité. Pour éviter ce sentiment,
dites-vous tout de suite que vos compensations vous ont peut-être sauvé la vie. Elles vous auront peutêtre évité des états dépressifs et collaboré à maintenir chez vous un certain plaisir de vivre. Donc, vos
compensations ont un effet bénéfique, c’est certain. Dès que vous écrirez une compensation sur votre
liste, inscrivez aussi immédiatement ses effets bénéfiques. Et cela pour deux raisons: la première est
de dissoudre la culpabilité et la deuxième, pour qu’il soit plus facile d’identifier son aspect destructeur.
Votre compensation vous apporte certainement des satisfactions superficielles, éphémères, qui n’ont
pas l’intensité souhaitée, et cela fait en sorte que vous en remettez pour augmenter la durée ou
l’intensité du plaisir et de la satisfaction. Si vous n’y voyez aucun bénéfice, cela vous encouragera
d’autant plus à changer cette habitude.
La création d’une telle liste vous offre aussi des moments intéressants de présence à vous-même.
«Voici ma compensation, voici ce qu’elle m’apporte, voici ce qu’elle m’enlève, voici ce qu’elle crée de
malsain dans ma vie. Et je m’aperçois que cela contribue au fait que je ne suis pas en santé. Cela peut
entraîner une dégénérescence de mes cellules, de mes tissus, de mon corps.»
Bien sûr, abandonner une compensation est difficile pour tous. Vous commencez votre journée
avec de bonnes intentions et vous la finissez en vous disant que demain, ce sera plus facile… C’est
difficile parce que la compensation vous apporte quelque chose. Chercher un comportement plus sain
(ou moins néfaste) pour obtenir le bénéfice recherché est une marque de respect et d’amour profond à
vous offrir.
Voici comment créer votre liste des compensations.
Identifiez progressivement vos compensations et notez-les dans votre journal de bord.
Ex.: Chaque soir, je mange de la glace au chocolat.
Pour chacune de ces compensations:
Identifiez quel bénéfice, soit plaisir ou satisfaction, elle vous procure.
Ex.: Une saveur agréable qui remplit un instant de vie.
Quelle insatisfaction ou quel besoin croyez-vous qu’elle reflète?
Ex.: Le manque de saveur dans ma vie, la solitude.
Identifiez quel malaise, physique ou psychologique, en découle.
Ex.: Un surpoids et une sensation de ne pas me respecter.
Évaluez une autre façon moins destructrice d’obtenir un bénéfice similaire.
Ex.: Déguster une salade de fruits, inviter un copain à la maison, m’inscrire à un cours.
LE CHOIX DES TYPES DE NOURRITURES
L’humain est créateur par nature. Comme tous les créateurs, il doit se ressourcer. Les
types de nourritures qu’il peut absorber sont multiples et lui garantissent un équilibre
par leur diversité.
La nourriture intellectuelle
La nourriture intellectuelle est rarement source de déséquilibre par elle-même. C’est
surtout la relation de l’individu avec les connaissances transmises, sa façon de les
enregistrer, de les assimiler, de les gérer et de les utiliser qui pourraient le rendre
vulnérable, jusqu’à lui causer des malaises importants.
Thomas et Léa sont deux étudiants en médecine. Léa savoure chaque instant de ses
études. Ses orientations humanistes et humanitaires associées à sa facilité
d’apprentissage en sciences l’ont conduite à la médecine. Elle s’y sent comme un
poisson dans l’eau. Sa famille l’a toujours encouragée de même que son copain.
Ceux-ci lui rappellent qu’ils la soutiendront, quelle que soit la tournure de ses
études. Elle se régale de toutes ces connaissances en réalisant qu’elles lui
permettront de vraiment suivre son orientation. Thomas a toujours rêvé d’être
médecin. Son père et sa mère sont médecins et se sont rencontrés durant leurs études.
Il voudrait tant être comme eux et eux souhaitent tant qu’il réussisse. Ses dons
manuels lui font rêver de chirurgie. Par contre, les études intellectuelles sont
vraiment difficiles pour lui. Il doit maintenir un haut niveau de concentration tant
durant les cours que les périodes d’étude pour parvenir à assimiler la matière. Il est
épuisé physiquement et mentalement. Il est presque en burnout et certainement en
dépression. Son rêve est en train de lui échapper à cause d’une nourriture
intellectuelle trop exigeante pour lui.
Rappelons-nous Jean-Claude et Maude, qui forment un couple depuis plus de 20 ans.
Occupant un poste important dans la magistrature, Maude est une femme moderne et
tout l’intéresse. Humaniste, spirituelle et optimiste, elle est vibrante de compassion.
Chaque jour, elle lit les nouvelles du monde entier. Elle y apprend des choses qui la
fascinent et elle s’en émerveille. Les nouvelles de famine, de séisme ou de guerre
fratricide l’entraînent à se connecter à tous ces gens qui souffrent. Cela lui permet
de rester bien en contact avec la réalité terrestre. Cadre intermédiaire d’une société
aéronautique, Jean-Claude a un caractère inquiet, même plutôt angoissé. La lecture
des journaux nourrit ses peurs quotidiennement. Chaque accident augmente son
niveau d’insécurité. Il se referme de plus en plus sur lui-même, car son angoisse a
atteint des niveaux insupportables. Il fait de l’arythmie cardiaque et il souffre d’un
anévrisme cervical dont il craint les effets.
Ces deux situations sont très éloquentes. Une même nourriture intellectuelle, dans un
contexte identique, peut produire des effets opposés chez deux personnes différentes.
Les études créent chez Thomas une telle tension qu’elles pourraient saboter toute sa vie.
De même, la lecture des journaux est très néfaste pour Jean-Claude. Il aurait avantage à
s’informer des nouvelles auprès de sa conjointe.
Une nourriture intellectuelle non adéquate peut provoquer des angoisses, des
dépressions, une tension sur le système nerveux; elle peut même déclencher des
épisodes psychotiques chez certaines personnes qui y sont prédisposées. Il revient à
chacun de déterminer quel type et quelle quantité de connaissances il peut accueillir
pour favoriser son équilibre.
La nourriture émotionnelle
Nous avons vu précédemment les effets des émotions incomprises ou refoulées sur la
santé. Mais les émotions ne proviennent pas que de l’intérieur. Nous vivons et même
nous baignons dans un environnement humain saturé d’émotions. Certains ont avantage à
se nourrir des émotions vécues autour d’eux ou présentées par les médias pour se
sensibiliser, pour mieux comprendre les personnes qui les entourent, ou pour
développer leur empathie. D’autres, au contraire, sont déjà si sensibles qu’une
surexposition aux émotions d’autrui pourrait affecter leur système digestif, respiratoire
ou nerveux, et peut-être même les submerger et provoquer de l’angoisse ou une
dépression nerveuse. D’autres encore sont de véritables éponges. Ils ressentent dans
leur propre corps les effets psychologiques ou physiques des déséquilibres des gens
qu’ils côtoient. Souvent, ils ont de la difficulté à distinguer ce qui leur appartient de ce
qui provient de l’extérieur. Évidemment, cela provoque des tensions sur le système
nerveux.
Les aliments
Tout comme les autres types de nourritures, les aliments causent des réactions diverses
chez différents individus en fonction de la condition physique ou psychologique de
chacun. Lorsqu’une personne est bien attentive à son corps, elle peut ressentir que
certains aliments sont nocifs pour elle. Par exemple, certains aliments (comme les
fruits) peuvent être très sains, mais devenir néfastes à la digestion lorsqu’on les
consomme avec d’autres aliments. Par ailleurs, d’autres correspondent mal ou pas du
tout aux besoins du corps (aliments transformés ou qui provoquent une intolérance). La
réaction à ces aliments variera d’une personne à l’autre et les effets se manifesteront à
diverses intensités, sous des formes différentes et dans un laps de temps variable.
Pour ma part, je crois que les denrées alimentaires semées, cultivées, récoltées et
préparées sans conscience et sans amour sont non seulement moins nourrissantes, mais
peuvent aussi être plus difficilement assimilables. L’absorption d’une telle nourriture
pendant une longue période peut créer des états d’apathie sur le plan psychologique, une
vulnérabilité du système immunitaire, un ralentissement du processus de régénération
cellulaire et une accélération du vieillissement.
La nourriture modifiée génétiquement par l’homme est aussi difficilement
assimilable. La nature a toujours transformé génétiquement les aliments qu’elle offrait.
Cette transformation naturelle se faisait progressivement à travers le temps selon le
rythme d’évolution des différentes formes de vie avec lesquelles les aliments étaient en
interrelation. Notre corps lui aussi se transforme et s’adapte à l’évolution de la nature.
Lorsque les hommes non seulement apportent des modifications dans les structures
génétiques des aliments, mais les précipitent, ils ne respectent pas les rythmes de
transformation et d’adaptation du corps humain et notamment du système digestif. Le
rythme vibratoire des aliments ainsi transformés est diminué. La diminution du rythme
vibratoire et l’altération des caractéristiques des aliments provoquent une diminution de
leur qualité nutritive.
Quant à la surconsommation alimentaire, elle peut représenter une façon
inconsciente de chercher à combler son besoin de nutriments ou encore un
comportement compensatoire. Elle est une source de déséquilibres physiques et
émotionnels importante. Nous reviendrons sur ces aspects de façon plus détaillée au
chapitre 8.
L’ENVIRONNEMENT NATUREL
Notre environnement naturel est déjà très pollué. Nous en connaissons évidemment les
causes. Or, la vie humaine sur Terre existe grâce à la nature. La détérioration de sa
faune et de sa flore a bien sûr un impact direct sur la qualité de la vie humaine et sur la
santé de chacun.
Une proportion importante des maladies et des déséquilibres tant chez les hommes
que dans la nature sont causés par les transformations imposées à la nature par la vie
humaine. Ainsi, la nature a de plus en plus de difficultés à jouer son rôle. C’est toutefois
l’absence de complicité et de communication subtile entre les hommes et la nature qui
affecte le plus l’équilibre planétaire.
La disparition de cette complicité signifie la perte de grandes connaissances et
d’une sagesse qui permettaient jadis aux êtres humains une vie plus équilibrée et
harmonieuse. De plus, la communication subtile avec le monde végétal et minéral
donnait accès à des connaissances sur l’utilisation médicinale des plantes et des
pierres.
Une description de toutes les maladies provoquées par le déséquilibre de la nature
serait ici trop longue à faire. Quelques exemples seulement devraient vous stimuler à
modifier vos comportements et vos façons de vivre afin de contribuer à ce que la nature
retrouve son équilibre, au bénéfice de chacun.
L’air pollué par toutes les émanations toxiques affecte non seulement les poumons,
mais aussi la capacité des tissus à se régénérer. Les gens qui habitent les grands
centres urbains seraient donc fragilisés au niveau de leur système immunitaire et
affectés par le faible taux d’énergie vitale dans l’air. Des substances chimiques
parasites émises dans l’air par les grandes industries et par nos différents moyens de
locomotion, entre autres, favorisent des états apathiques et dépressifs. La circulation
limitée et artificielle de l’air dans les grands édifices, dans les avions et de plus en
plus dans les maisons favorise la prolifération de bactéries qui pénètrent dans les
tissus humains par les voies respiratoires.
La terre est de plus en plus souillée par tout ce qu’on y enfouit. Son taux de fertilité
diminuant, des substances chimiques sont utilisées pour la stimuler. Les semences ne
sont plus naturelles, elles sont manipulées. La qualité nutritive et la vitalité des
produits de la terre diminuent. Ces derniers n’assurent plus la vitalité chez l’humain,
qui aura tendance à consommer davantage. Cela affectera le fonctionnement de ses
organes et il perdra souplesse et tonus.
L’eau dévitalisée par sa relation avec l’air pollué et la terre souillée voit son rythme
vibratoire et sa capacité régénératrice diminués. Elle est moins nutritive et
transporte plus de microorganismes. La détérioration de la qualité de l’eau et le
manque de conscientisation quant à son rôle essentiel font en sorte que l’humain y
perd le plus naturel des remèdes.
La prolifération des ondes émises par les appareils électroniques crée des tensions,
particulièrement sur l’hypophyse et le système nerveux. L’hypersensibilité
électromagnétique est un phénomène de plus en plus documenté. Les déséquilibres
qu’elle génère sont multiples, tant sur le plan endocrinien qu’organique.
Les sources des déséquilibres sont si nombreuses que leur connaissance favorise
vraiment l’adoption d’un mode de vie plus équilibré. De plus, elles orientent de façon
très importante le processus d’autoguérison. Évidemment, plus nous agissons de telle
sorte que ces sources d’«intoxication» se tarissent, et plus nous œuvrons au profit de
notre santé, individuelle et collective.
Quelques repères
Dresser la liste de ses peurs.
Dresser la liste de ses croyances.
Dresser la liste des émotions récurrentes.
Dresser la liste des compensations.
PARTIE II
LES PRATIQUES D’AUTOGUÉRISON
Chapitre 7
Le dialogue avec les cellules
e dialogue avec les cellules est une démarche favorisant la remise en marche ou
l’accélération du processus naturel de régénération cellulaire. Il propose
l’intégration de l’ensemble des voies de l’autoguérison présentées dans la partie I de ce
livre. Il s’agit d’une méthode de communication que j’ai créée en accompagnant mon
bon ami Guy Corneau dans la guérison du cancer, tel qu’il l’explique lui-même dans son
livre Revivre!
Cette méthode de communication vous invite à un
Le dialogue invite à une sincérité
dialogue, soit une expression des deux parties (vous et avec soi-même. Plus que des mots,
vos cellules) qui, tour à tour, sont émettrices et ce sont leurs vibrations et vos
réceptrices. Pour qu’il y ait une véritable sensations qui se transmettent
entre vous et vos cellules.
communication, les deux parties doivent s’écouter et
formuler des messages vrais.
Le dialogue invite à une sincérité avec soi-même. Plus que des mots, ce sont leurs
vibrations et vos sensations qui se transmettent entre vous et vos cellules. Le langage du
cœur est nécessaire pour que la vérité intérieure induise un véritable changement.
L
LES CELLULES, AU CŒUR DE VOTRE VIE
Votre corps est composé d’une multitude de cellules, soit de l’ordre de 100 milliards.
La cellule est la plus petite unité vivante. Elle constitue la base d’un être vivant.
Chacune de vos cellules est composée de molécules essentielles à sa survie (eau,
lipides, glucides, protéines, vitamines, sels minéraux, ions, etc.). Le noyau de la cellule
contient une molécule nommée ADN (acide désoxyribonucléique) qui présente toute
votre codification génétique. Chacune de vos cellules contient donc de l’information
structurée et programmée.
Chaque cellule, tout comme son noyau, est entourée d’une membrane qui assure les
communications avec l’extérieur. Comme les cellules sont de l’énergie en mouvement,
non seulement elles se touchent et permettent ainsi des transferts, mais elles émettent
des vibrations qui les définissent (comme c’est le cas pour l’être humain).
Comme nous l’avons observé précédemment, chaque être humain émet des
vibrations. Celles-ci sont influencées par tout ce qu’il est, tout ce qu’il pense et tout ce
qu’il exprime. Ses vibrations lui correspondent et expriment exactement ce qu’il porte
en lui. Elles sont ses émettrices fidèles. Celui qui sait entendre et lire les vibrations
d’une personne connaît et comprend qui elle est et ce qu’elle vit. Il en est de même pour
les cellules. Elles vibrent et émettent des signaux contenant de l’information. Le
transfert d’information se fait de plusieurs façons. On peut observer que des cellules qui
se touchent peuvent communiquer par transfert chimique ou électrique. On imagine aussi
que les cellules éloignées les unes des autres peuvent communiquer par l’intermédiaire
de tubes ou de couloirs par lesquels l’information est acheminée. Il n’y a qu’un pas à
faire pour imaginer qu’elles communiquent aussi par les stimuli lumineux et sonores
qu’elles génèrent.
Nous pouvons considérer que chaque cellule, par ses membranes et sa structure
nucléaire, est une antenne qui capte de l’information, tout comme elle en émet et en
stocke. Elle exprime son intelligence, l’intelligence cellulaire, par ses facultés de
communication. On peut penser qu’une intelligence supérieure, d’ordre universel, ayant
permis sa conception et son fonctionnement, guide son évolution et permet l’interaction
avec l’esprit par la pensée.
Ainsi, vos cellules communiquent entre elles et vous transmettent des messages. Il
vous revient de les écouter et de leur répondre.
LES CONSTELLATIONS CELLULAIRES
Il est fascinant d’associer le corps humain à l’Univers: composé d’une multitude de
particules en mouvement continu, ce dernier se compose de milliards de galaxies dont
chacune contient des milliards d’étoiles et une multitude de planètes, comme la Terre;
celle-ci contient des milliards d’humains composés de milliards de cellules. Je conçois
les cellules de l’humain comme les étoiles d’une galaxie. En mouvement, elles se
regroupent en constellations à partir de leur fréquence propre. Les constellations de
cellules se rassemblent pour former un tissu. Les tissus du corps sont assemblés pour
faire un organe, un os, un muscle ou du sang. Ces constellations cellulaires sont donc
réunies afin d’accomplir une même fonction.
Lorsqu’un organe est affecté, il faut comprendre que ce ne sont pas toutes ses
cellules qui sont touchées, mais seulement un ou certains groupes. Le groupe de cellules
appartient à une constellation dont la fréquence est altérée. Ce n’est donc pas tout
l’organe qui a changé de fréquence, mais une portion des cellules qui le composent.
Cela signifie que l’organe est sain, que plusieurs de ses cellules ou constellations
cellulaires sont saines et que la régénération demeure possible: les cellules saines
pourront communiquer avec les cellules affectées pour les pousser à changer leur
fréquence, les remplacer ou encore faire appel à des cellules sans fonctions, les
cellules souches, pour s’y substituer.
Faisons une analogie avec une maison: un bris de tuyau peut causer des dégâts
importants. Au premier regard, vous pourriez croire que toute la maison est souillée.
Mais en y regardant de plus près, peut-être constaterez-vous qu’un seul mur et une
portion du plancher ont été touchés, selon l’ampleur de la fuite. Évidemment, si le bris
s’accentue, l’eau contaminée pourrait s’écouler vers d’autres parties de la maison.
Toutefois, si vous arrêtez la source de contamination et que vous nettoyez ou
reconstruisez le mur et le plancher, la maison redevient saine.
Je conçois la même chose pour la maladie. Si l’estomac contient des cellules
cancéreuses, celles-ci appartiennent à une ou à deux constellations, alors que les autres
cellules de l’organe sont totalement saines. Les cellules cancéreuses sont celles qui ont
subi une baisse de fréquence. Les autres cellules peuvent contribuer au processus
d’autoguérison. Toutefois, si la source du déséquilibre, soit la source d’intoxication,
n’est pas enrayée, les cellules cancéreuses pourraient proliférer et affecter d’autres
constellations du même tissu et en diminuer la fréquence, ou encore migrer vers d’autres
tissus.
Nous pourrions poser le même regard sur d’autres pathologies. Les ulcères de
l’estomac affecteraient une constellation de cellules appartenant au tissu de l’estomac,
l’anémie témoignerait d’une insuffisance de globules rouges affectant une ou plusieurs
constellations cellulaires du sang.
Nous pourrions également faire un parallèle avec
En prenant conscience du
les déséquilibres émotionnels. Imaginons que vous
caractère circonscrit du
déséquilibre qui vous affecte et en souffrez d’avoir été délaissé, voire abandonné. Le
ayant la conviction qu’une sentiment d’abandon, qui vous a conduit à une vie
multitude de cellules sont encore
solitaire, affecte une partie de vous et de votre vie, soit
saines en vous, vous nourrissez
votre détermination à participer à la sphère relationnelle. Imaginons que la source de ce
votre guérison. déséquilibre est que votre père ne vous portait aucun
intérêt ni attention. Vous en avez, par exemple, conclu
que vous n’aviez pas de valeur sur le plan humain. En modifiant votre interprétation du
comportement paternel, soit en saisissant que vous n’étiez pas la cause de son
désintérêt, vous pouvez revenir à la source du déséquilibre. Toutefois, si vous n’agissez
pas, si vous ne transformez pas votre pensée destructrice, votre malaise pourrait migrer
vers d’autres sphères de votre vie. Votre blessure d’abandon, qui se répercutait sur
votre vie intime, pourrait s’étendre à votre vie professionnelle ou à votre vie sociale.
En prenant conscience du caractère circonscrit du déséquilibre qui vous affecte et
en ayant la conviction qu’une multitude de cellules sont encore saines en vous, vous
nourrissez votre détermination à participer à votre guérison.
LA RÉGÉNÉRATION CELLULAIRE
Durant toute votre vie, vos cellules vivent un processus permanent de renouvellement.
Ainsi, des milliards d’entre elles meurent ou se transforment chaque jour dans un
processus tout à fait naturel de vie: soit qu’elles sont remplacées par de nouvelles
cellules, soit qu’elles se divisent en deux, créant ainsi de nouvelles cellules. Leur durée
de vie varie de quelques jours à plusieurs années. Le magazine Futura-Science nous
fait part des résultats des recherches du Dr Jonas Frisen, de l’institut Karolinska de
Stockholm:
Chaque type de tissu se caractérise par une durée de renouvellement qui lui est
propre, liée au moins en partie à la charge de travail subie par ses cellules. Ainsi
les cellules épidermiques, qui forment la peau, un organe facilement
endommageable, sont recyclées environ toutes les deux semaines. Les globules
rouges, en mouvement constant tout au long de leur déplacement dans la circulation
sanguine, ne durent que quatre mois. Quant au foie, chargé de désintoxiquer
l’organisme humain, la durée de vie de ses cellules est assez courte – une cellule du
foie d’un humain adulte se renouvelle tous les 300 à 500 jours[4].
Dans cette même logique, il semble que les cellules de la surface de l’intestin se
renouvelleraient aux cinq jours, alors que celles de leur membrane intérieure vivraient
jusqu’à 15 ans.
Ainsi, si la cause de leur vieillissement dépend en partie de leur travail, les sources
des déséquilibres accentuent ce processus. Il est logique que le corps s’use au fil du
temps. Toutefois, vous pouvez observer que dans certaines conditions non favorables, le
rythme de dégénérescence est accentué. Le stress en est un des facteurs les plus
importants. Les abus de tous types (nourritures non adéquates, environnements toxiques,
changements draconiens de milieu et de style de vie) et, bien sûr, les maladies et leurs
sources sont tous des facteurs qui peuvent accélérer la détérioration cellulaire. De
même, certains facteurs peuvent ralentir le rythme de régénération. Le stress,
l’inactivité, l’immobilisme psychologique, les peurs et, bien sûr, les maladies et leurs
sources peuvent ralentir le processus naturel de guérison du corps.
Ainsi, dans les conditions de vie idéales, soit sans stress et sans aucune source de
déséquilibre, on peut imaginer que les tissus pourraient survivre beaucoup plus
longtemps, peut-être des siècles. Or, la réalité fait que le stress, les émotions lourdes,
certains comportements néfastes et habitudes malsaines accélèrent le processus de
vieillissement.
Lorsque des cellules sont altérées, le type et l’intensité du malaise que vous
ressentez pourraient vous indiquer si cela est naturel ou si une source d’intoxication
dans votre vie en provoque le mauvais fonctionnement ou la détérioration. Lorsque vous
modifiez les conditions qui ont accéléré la détérioration des cellules ou réduit leur
faculté de régénération naturelle, soit en changeant une attitude ou une habitude, par
exemple, vous coupez la source d’intoxication. Les cellules saines toujours en fonction
favoriseront le retour à la santé. Elles généreront de nouvelles cellules.
Les cellules se régénèrent par démultiplication, soit en divisant la cellule appelée
«mère» en deux cellules. Les nouvelles cellules seront naturellement reprogrammées
selon le bagage génétique et les fonctions de la cellule mère. Ainsi, toutes vos cellules
proviennent d’une même source, une cellule maîtresse. À l’origine, avant de remplir
leurs fonctions, les cellules peuvent prendre n’importe quel rôle et constituer n’importe
quel tissu, car elles ne sont pas spécialisées. De même, des cellules n’ayant aucune
fonction spécifique vont se loger dans la moelle osseuse en provenance du cordon
ombilical.
Les cellules se régénèrent aussi en étant remplacées par des cellules souches. Ces
dernières sont capables de se spécialiser, par exemple en cellule sanguine ou en cellule
du foie. Les cellules souches adultes proviennent de la moelle osseuse et peuvent aussi
être présentes dans un grand nombre de tissus humains, comme le sang, le cerveau, les
intestins, la peau et les muscles.
Ainsi, la régénération est un processus naturel. Vous le savez fort bien pour l’avoir
observé maintes fois: il vous est déjà arrivé de trébucher et de tomber au sol, déchirant
ainsi un peu de peau sur votre genou. Vous avez alors désinfecté la plaie et placé un
petit bandage pour qu’il n’y ait pas d’infection. Une galle s’est formée, puis elle est
tombée et une nouvelle peau est apparue. Vous n’avez rien fait ou plutôt vous avez tout
fait inconsciemment: votre intelligence cellulaire a engagé le processus de guérison.
Des cellules souches ont été convoquées, elles ont intégré la fonction «peau» et se sont
tissées avec les autres. Si vous aviez été dans la jungle chaude et humide, des
conditions différentes auraient pu ralentir le processus. Peut-être que votre système
immunitaire aurait été appelé pour combattre des bactéries différentes, favorisées par
un contexte idéal de prolifération, avant que les cellules souches ne puissent prendre
position.
Rappelons-nous Jeanne. Elle peste contre le corps médical qui ne l’a pas guérie.
Depuis longtemps, elle travaille pour gagner sa vie dans le service de collecte des
clients aux comptes en souffrance. Elle déteste son travail, devenu pénible à cause
d’un patron trop exigeant. Contrariée, elle se défoule inconsciemment en critiquant
tout ce qui ne lui convient pas. De surcroît, des ulcères à l’estomac la font souffrir.
Une amie l’a convaincue d’adopter un régime plus alcalin, mais cela ne change rien
à son état. Pourquoi les cellules altérées de son estomac ne se renouvellent-elles
pas? Pourquoi ses cellules souches ne s’activent-elles pas? Sa nourriture, qui
semblait en être la cause, a pourtant été transformée, mais non son caractère
colérique.
L’autoréparation du corps nécessite que les sources du déséquilibre soient
dissoutes. Jeanne doit intervenir à la source de l’intoxication. Celle-ci n’est pas sa
nourriture. En suivant sa colère jusqu’à son origine, elle parviendra à la source. Jeanne
vit de la frustration. Elle a connu une carrière modeste de danseuse, bien qu’elle se soit
délectée de son art. Lorsqu’elle est devenue mère, elle s’est résignée à prendre un
travail stable pour subvenir à ses besoins… et vous devinez la suite. Ses colères ne
sont pas le résultat de situations injustes, mais plutôt l’expression d’un mal-être
profond, résultant de la frustration de ne pouvoir vivre selon son essence véritable.
PERCEVOIR LES SIGNAUX
Qu’il soit physique ou psychologique, chaque déséquilibre est une réaction à des
conditions en vous ou autour de vous qui ne sont pas favorables à la santé. Ces
conditions ont provoqué une diminution du rythme vibratoire et un changement de
fréquence qui ont entraîné une difficulté de fonctionnement. Tant que les conditions
défavorables persistent, le processus naturel d’autoréparation fonctionne trop lentement
ou pas du tout. Lorsque les conditions défavorables, sources du problème, sont
enrayées, le processus de guérison naturel se met en marche ou retrouve son rythme
(dans certains cas extrêmes, la dégénérescence très avancée aura affecté le processus
lui-même).
Au-delà des apparences souvent trompeuses,
Votre écoute a tout avantage à
lorsque vous sentez et vivez un déséquilibre, vos
commencer dès maintenant, et ce,
que vous soyez en bonne santé, systèmes naturels fonctionnent bien. L’arrêt ou la
que vous viviez de petits malaises diminution de leurs fonctions sert à vous livrer un
sporadiques ou que vous souffriez
message. Les cellules de votre corps vous parlent.
d’une maladie importante.
Leur première tâche, soit celle de faire fonctionner le
tissu, peuvent être diminuées, mais leur tâche générale, celle de participer à votre bienêtre global, est bien exécutée.
Pour intervenir dans le processus naturel, il est essentiel de vous mettre à l’écoute
de vos cellules. Leur langage s’apparente à votre langage intérieur, soit celui de votre
petite voix, celle qui «sait» intuitivement les choses. Cela signifie que ce que se
racontent vos cellules, vous pouvez l’entendre par l’intermédiaire de votre voix
intérieure. Votre conscience est aussi celle de vos cellules et son programme de
«traduction» vous permet de comprendre leur langage.
Votre écoute a tout avantage à commencer dès maintenant, et ce, que vous soyez en
bonne santé, que vous viviez de petits malaises sporadiques ou que vous souffriez d’une
maladie importante. Les cellules sont intelligentes: elles n’attendront pas d’être à un
haut niveau de dégénérescence pour vous aviser d’un problème! Elles transmettront une
«alerte», même si l’élément néfaste est circonstanciel et éphémère, même si son effet est
léger et pourrait être négligeable. L’alerte peut être une sensation diffuse d’inconfort,
une douleur passagère, une impression curieuse ou désagréable, une voix intérieure, un
spasme, un «déclic». Si l’élément néfaste, source d’un éventuel problème important,
persiste ou s’intensifie, les alertes s’accentueront: les sensations ou douleurs seront
plus importantes et gagneront en fréquence jusqu’à être continues. Il n’y a pas de
déséquilibre majeur sans qu’il y ait eu d’alertes ou de signes avant-coureurs.
Faisons une analogie: imaginons que votre partenaire de vie doit partir tôt pour se
rendre à un rendez-vous important. La veille, il vous demande de le réveiller au petit
matin, puisque vous vous éveillez naturellement au lever du soleil. À l’heure convenue,
vous l’embrassez gentiment sur la joue… aucune réaction! Vous l’embrassez à nouveau
avec un peu plus de conviction… aucun effet! Vous lui soufflez à l’oreille que le soleil
se lève… ronflements! Un gentil petit soufflet sur les joues agira sûrement… rien! Un
peu plus fort, le soufflet… Hum, cela suffit! Une bonne gifle fera le travail… Il ou elle
s’éveille en colère contre vous, en pestant contre votre façon brutale de le réveiller!
Les exigences de la vie actuelle feraient-elles en sorte que nous soyons moins
présents et attentifs à notre corps? Le rythme souvent effarant et les exigences de
productivité et de performance dans tous les aspects de l’existence, évalués comme
étant nécessaires pour gagner notre vie, provoquent aussi notre perte…
Un très grand nombre de crises cardiaques surviennent chaque année en France et au
Canada. Plusieurs victimes de ces crises affirment qu’elles se sont produites sans
avertissement. Sans aucune intention de culpabiliser qui que ce soit, on peut tout de
même être perplexe par rapport à cette affirmation. Même le phénomène de «mort
subite» présente généralement des signes précurseurs. Dans 90 % des cas, la cause est
d’origine cardiovasculaire, souligne le Pr Xavier Jouven, cardiologue et directeur du
Centre d’expertise sur la mort subite de l’Hôpital européen Georges Pompidou[5].
Ainsi, si les signaux de la mort subite cardiaque se présentent souvent moins d’une
heure avant le décès, les alertes de difficultés d’ordre cardiaque sont nombreuses:
douleurs thoraciques, palpitations, maux de tête, douleurs ou perte de sensibilité aux
bras, etc.
Retrouvons maintenant Josiane. Son histoire ressemble à celles de plusieurs
personnes. Voici comment elle a débuté: des sensations d’oppression à la poitrine,
accompagnées de difficultés digestives et respiratoires, l’ont amenée à consulter un
médecin pour en connaître les causes. Elle a été fort ébranlée d’apprendre que sa
poitrine était criblée de métastases, alors qu’un nodule cancéreux occupait la partie
supérieure de son estomac. Le grade 4 de l’évolution du cancer était déjà atteint
lorsqu’elle a pris conscience de son état de santé.
Josiane, jusqu’à cette «alerte» foudroyante, menait une vie fort bien remplie.
Stimulée et même réjouie, quoique accaparée, par d’étincelantes réussites
professionnelles et plusieurs relations affectives, les nombreux et douloureux signaux
physiques et psychologiques de son insatisfaction n’étaient pas encore suffisants
pour qu’elle entende ses voix intérieures si vibrantes.
Les signaux étaient perçus: malaises physiques et psychologiques. Pourtant, elle
était trop occupée pour s’y pencher. Trop de choses à faire, d’obligations, de
responsabilités et d’activités, dont les plaisirs immédiats étaient plus intéressants et
importants que les quelques douleurs ressenties. Il aura fallu que les signaux
s’intensifient et se diversifient pour qu’elle y prête attention. En fait, ce n’est que
lorsque les douleurs ont été suffisamment intenses, au point qu’elles deviennent un
obstacle à sa vie trépidante, et qu’elles sont devenues plus grandes que les plaisirs,
qu’elle s’en est préoccupée.
Avant de s’exprimer par des douleurs intenses, les cellules transmettent des stimuli.
Ceux-ci sont décodés et retransmis à notre attention sous forme d’intuition,
d’inspiration, de voix intérieures, de pensées. Elles circulent tel un ruban de presse,
soit de façon répétitive, pour attirer notre attention. Si vous n’êtes pas présent à vousmême, vous ratez ces communications. Si chaque jour vous êtes à l’écoute, branché sur
vous-même, le message passera.
Comme nous l’avons vu, la première voie de l’autoguérison est celle de la présence
à soi. Elle vous permet d’abord de capter vos propres signaux. Cette complicité avec
soi se développe au fil de vos rendez-vous quotidiens avec vous-même.
Si vous avez raté des alertes et qu’aujourd’hui, les douleurs indiquent clairement
l’existence d’un déséquilibre ou si un diagnostic vous place face à une maladie et que
vous voulez guérir, vous savez que vous avez à découvrir la source de votre
déséquilibre. Vos cellules l’ont bien identifiée. Il est temps de vous mettre à leur écoute.
Je vous suggère de pratiquer l’écoute avant d’explorer le dialogue complet avec les
cellules.
L’écoute des cellules
Allongez-vous confortablement, seul dans un endroit calme, sans distractions potentielles.
Commencez par vous détendre, puis portez votre attention sur la partie de vous qui est douloureuse ou
affectée. Vous pouvez aussi la visualiser. Puis, demandez-lui: «Quel message veux-tu me
transmettre?» ou «Que veux-tu me dire par cette douleur?» ou encore «Que veux-tu que je transforme
pour être en santé?» Ce peut être votre foie, votre épaule, votre dos, les nerfs de votre nuque. Ce
pourrait aussi être votre tristesse, votre impatience, etc. Écoutez en silence, sans répliquer, sans
interpréter, sans justifier, sans expliquer. Votre écoute nécessite une véritable disponibilité à tout
entendre, sans vous opposer et sans culpabiliser.
Il est fort probable que vous n’entendiez pas lors de la première séance d’écoute. Des pensées,
des impatiences, des interprétations vous distrairont peut-être. Vous chercherez peut-être à avoir le
contrôle de la communication ou à obtenir une réponse immédiate et claire qui vous convient et qui ne
bouscule pas trop votre vie et vos habitudes. Avec le temps, en établissant une relation d’intimité avec
votre corps et votre psyché, vous apprendrez à reconnaître leur voix et à la distinguer de celles de l’ego
et de vos besoins.
Je vous suggère de commencer à écouter vos cellules lorsque vous êtes en santé.
Leurs messages sont plus agréables à entendre. Vous découvrez que certains aliments,
comme certaines activités, sont fort prisés par vos cellules. La complicité s’établit
progressivement et plus facilement. Vous n’avez alors pas à vous reprocher un
comportement et vous ne faites pas face au piège de la culpabilité, puisque vous êtes en
bonne santé, vos cellules sont heureuses et saines!
LES ÉTAPES DU DIALOGUE AVEC VOS CELLULES
Première étape: la détente
La détente physique et mentale est un élément important, non seulement du dialogue
avec les cellules, mais de tout le processus de guérison. Le stress est un facteur majeur
de déséquilibre du système nerveux, comme de plusieurs glandes et organes de votre
corps.
Choisissez un endroit et une posture qui permettront la détente en profondeur. Si
vous avez tendance à vous endormir lorsque vous êtes allongé, choisissez plutôt la
position assise. Trouvez un accompagnement qui favorisera votre calme intérieur: une
ambiance, une lumière, une musique ou même une «guidance à la détente». Vous
trouverez sur mon site Internet différentes guidances pour vous détendre, ainsi que la
guidance complète du dialogue avec les cellules[6].
Il est essentiel que vous accordiez du temps et de l’attention pour expérimenter
différentes méthodes ou approches de détente physique et mentale, afin d’en trouver une
ou plusieurs qui seront efficaces pour vous. Ce thème sera expliqué plus en détail au
prochain chapitre.
Vous vous préparez à vivre un moment d’intimité avec vos cellules. Cessez de
penser à autre chose. Ne vous laissez pas distraire par vos peurs ou vos doutes. Pour un
moment, délaissez vos préoccupations, celles associées à votre état de santé, de même
que tout autre souci. Faites le choix de vous accorder cette période totalement.
Deuxième étape: l’écoute des cellules
Comme on l’a expliqué précédemment, cette étape a pour but de ressentir et de
reconnaître les sources du déséquilibre. Elle ne vise nullement l’autodiagnostic d’une
pathologie et elle ne remplace jamais l’avis d’un médecin qualifié. Référez-vous à la
page précédente pour vous remémorer la marche à suivre.
Si l’écoute des cellules concerne plusieurs organes, écoutez-les l’un après l’autre.
Par ailleurs, si plusieurs organes sont touchés par un même déséquilibre, alors
rassemblez-les. Par exemple, si un problème digestif est associé autant à votre estomac
qu’à l’intestin grêle, considérez ces deux organes comme un seul émetteur pour la partie
de l’écoute. Si vous ressentez aussi une douleur à l’articulation de l’épaule, traitez-la
séparément. Bien que tout soit interrelié dans votre corps, faire une séance
spécifiquement destinée à l’autoréparation de cette autre partie de votre corps serait
plus profitable.
Plusieurs séances sont généralement nécessaires avant que la source initiale du
déséquilibre soit identifiée. Elle est généralement la source originelle des
déséquilibres. Par exemple, imaginons que vous souffrez d’un trouble de l’estomac.
L’écoute des cellules pourrait mettre en évidence que vous mangez beaucoup trop de
desserts. Voilà une première source de déséquilibre. Pourquoi mangez-vous trop? En
écoutant de nouveau, vous entendez que vous mangez pour vous récompenser. Vous
récompenser de quoi? De longues heures de travail éreintantes? Pourquoi tout ce
travail? Pour combler l’ennui, pour fuir la solitude? En remontant à la source des
sources, vous comprenez alors que la peur de la solitude génère votre trouble à
l’estomac!
Troisième étape: le choix du changement
Cette étape est cruciale, car elle consiste à exprimer votre volonté d’éradiquer la
source de l’intoxication, soit ce qui crée et alimente le déséquilibre. Lorsqu’une ou
plusieurs des sources du déséquilibre sont reconnues avec justesse, la transformation
s’impose. À cette étape, le mouvement de dégénérescence est renversé par un
mouvement de régénération.
Lorsque vous ressentez vraiment la source de votre blessure en écoutant vos
cellules, alors exprimez intérieurement et avec conviction que vous avez bien compris.
Puis, énoncez votre choix de transformer ce qui s’avère défavorable en mettant en place
des conditions favorables. Il s’agit de choisir avec sincérité ce que vous transformerez
dans votre vie pour éliminer ce qui cause actuellement le déséquilibre.
Faisons une analogie: imaginons qu’à votre travail, l’ambiance se détériore de plus
en plus. Un jour où vous êtes calme et disposé à tout entendre des causes possibles,
vous demandez à vos collègues quelle est la raison de l’ambiance de plus en plus
lourde. Ils vous répondent que vous faites vraiment beaucoup d’erreurs qui les affectent
dans leur travail. Ils vous ont prévenu souvent avec délicatesse et diplomatie, mais vous
ne sembliez pas comprendre. Maintenant, vos erreurs sont si nombreuses que tous en
souffrent. Disponible à tout entendre, vous leur demandez quelle est la nature de ces
erreurs. Ils vous répondent que ce sont des erreurs d’inattention, de manque de minutie.
Ils ont tenté d’en comprendre la cause et ils en ont conclu que vous sembliez manquer
d’intérêt pour votre travail. Vous réalisez alors que ce travail ne vous correspond pas
du tout.
Vous leur dites alors que vous avez bien compris ce qui minait l’atmosphère. Puis,
vous faites un choix. Soit celui de vous impliquer davantage ou encore de vous
relocaliser dans l’entreprise. Dès que vous vous êtes exprimé avec franchise, et avant
même que vous ayez effectué les changements qui s’imposent, votre seule intention
améliore l’ambiance.
Revenons maintenant à l’exemple de l’estomac en
Ce ne sont pas vos simples paroles
difficulté. Dès que vous entendez et ressentez les
qui produisent un effet, mais bien
la vibration que vous émettez. sources de votre problème, vous affirmez que vous
avez compris. Vous exprimez à vos cellules que vous
avez entendu leur message. Puis, vous leur communiquez votre décision de changer des
éléments de votre vie qui génèrent toute cette cascade de causes et d’effets. Dans cet
exemple, vous trouverez des activités intéressantes dans lesquelles vous n’êtes pas seul.
Cela entraînera la diminution de vos heures de travail et la joie d’un nouvel équilibre
de vie. Par conséquent, vous n’aurez plus à pallier la solitude en mangeant et votre
estomac se portera mieux.
Un phénomène fascinant se produit: dès que vous exprimez clairement et avec
sincérité votre intention, la dégénérescence diminue jusqu’à ce que la régénération
débute, et ce, avant même que vous ayez concrètement apporté les changements.
Mais ne tentez pas de leurrer vos cellules… ni les autres. Ce ne sont pas vos
simples paroles qui produisent un effet, mais bien la vibration que vous émettez. Pour
que le processus de dégénérescence cède la place à la régénération, vous devrez
évidemment être cohérent avec le choix que vous avez exprimé.
Si vous n’êtes pas parvenu à entendre ou à comprendre ce que vos cellules tentent
de vous dire, exprimez votre bonne foi, votre intention de renouveler les séances
d’écoute et de transformer ce qui ne convient pas. Vous pouvez exprimer la volonté
d’apporter des changements globaux importants d’ici à ce que vous découvriez les
éléments précis qui vous concernent. Vous pouvez accentuer la présence à vous-même,
l’amour de vous-même, reconnaître votre essence et vous y déployer davantage. Vous
pouvez améliorer la qualité de votre alimentation, de votre respiration. Plusieurs des
éléments sains qui existent déjà dans votre vie quotidienne pourraient être renforcés,
démontrant ainsi votre envie de guérir. Voici ce que vous pourriez dire: «Chères
cellules, je ne vous ai pas entendues, mais je comprends que je m’intoxique et je vais
vérifier quelles seraient les sources d’intoxication dans ma vie. Je vais mettre en place
des habitudes saines… La régénération peut donc débuter tout de suite.»
Quatrième étape: la régénération grâce à l’imagerie mentale
Cette étape consiste à utiliser l’imagerie mentale pour visualiser la réparation des
cellules affectées. L’imagerie est l’expression d’une puissante intention de réparation
concrète, après avoir choisi de dissoudre la source du déséquilibre, soit la source
d’intoxication.
L’imagerie mentale devient la voie pour communiquer aux cellules ce que vous
voulez qu’elles fassent, soit réparer le tissu pour qu’il redevienne pleinement
fonctionnel. Les cellules souches en provenance de la moelle osseuse peuvent circuler
dans tout votre corps. Elles remplaceront les cellules altérées qui ne peuvent plus
remplir leur fonction. Cette pratique n’a pas pour but de remplacer une intervention
médicale ou chirurgicale qui serait nécessaire, mais elle est un soutien majeur à la
reconstruction, lorsqu’elle s’accompagne d’une volonté qu’elle soit imminente et
complète.
L’imagerie est inspirée de votre esprit et est vécue dans une ambiance intérieure
joyeuse. Elle se décline en cinq étapes:
1. Visualisez la partie en difficulté de votre corps: imaginez le tissu comportant les
cellules affectées (vous les percevez grisonnantes), entourées de cellules saines
(elles émettent des éclats de lumière).
2. Visualisez les cellules affectées se transformant en cellules saines.
3. Visualisez des cellules souches dans la moelle osseuse (de votre sacrum, par
exemple). Voyez-les lumineuses, vibrantes, dansantes, prêtes à se voir attribuer une
fonction. Puis, elles se mettent en marche joyeusement vers la partie affectée.
4. Visualisez les cellules souches qui sont parvenues aux tissus affectés, remplacent
les cellules altérées et sont accueillies joyeusement par les cellules saines. Ces
dernières transmettent aux cellules souches leurs fonctions.
5. Visualisez le tissu redevenu sain, composé de cellules lumineuses et effervescentes.
Ce processus d’imagerie mentale complète le dialogue avec vos cellules. La
visualisation exprime votre implication totale dans le processus naturel
d’autorégénération cellulaire et dans l’ensemble de votre guérison.
Le dialogue avec les cellules est un moment de création vibrante. Vivez-le dans la
joie, celle d’être vivant, et exprimez-y votre envie de
Le dialogue avec les cellules est un vivre intensément, parce que c’est la joie qui guérit.
moment de création vibrante. Amusez-vous en créant des images qui représentent la
Vivez-le dans la joie, celle d’être
joie de vivre. Par exemple, imaginez vos cellules
vivant, et exprimez-y votre envie
de vivre intensément, parce que souches comme des enfants qui gambadent allègrement,
c’est la joie qui guérit. dansent ou chantent, en direction d’un lieu où ils
pourront jouer librement.
À la fin du processus, lorsque les cellules souches ont intégré leurs nouvelles
fonctions, continuez d’imaginer votre vie en santé, comme nous l’avons décrit au
chapitre 4. Créez ainsi des images de vous tel que vous voulez vous déployer lorsque
vous aurez retrouvé la santé. Voilà un magnifique complément au dialogue avec les
cellules. C’est comme si vous leur disiez: «Regardez ce que nous vivrons lorsque vous
serez régénérées, voyez comme cela vaut le coup de guérir.»
La stimulation du système immunitaire
Les déséquilibres ou les remèdes pour les dissoudre ou réduire la souffrance affectent souvent votre
système immunitaire. Ce système en est un de défense de votre organisme contre tous les éléments
qui ne participent pas à son fonctionnement équilibré. Il lutte contre les agresseurs ayant réussi à
pénétrer dans l’organisme en s’infiltrant derrière la première ligne de défense extérieure, soit les
bactéries sur votre peau.
À l’étape de la régénération par imagerie mentale, visualisez à plusieurs endroits, dans vos
systèmes sanguin et lymphatique, de petites armées d’archers ainsi que des éclaireurs. Imaginez que
les éclaireurs circulent librement partout dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques pour détecter
les intrus. Face à leur présence, ils appellent les archers pour venir les repousser. Renforcez ainsi
votre système immunitaire en l’invitant par vos images et votre intention à faire proliférer les armées
d’archers en vous. Restez bien sûr vigilant à ne pas vous laisser envahir par ces dernières…
LA FRÉQUENCE DU DIALOGUE
Quel que soit votre niveau de conviction, quelle que soit l’intensité du dialogue que
vous venez de vivre, répétez souvent cet exercice. Tout comme dans vos relations
humaines, ce n’est pas une seule séance de communication qui assure l’harmonie. De
fréquents dialogues sont nécessaires pour nourrir la relation, approfondir un sujet, y
ajouter des nuances et partager le plaisir de s’entendre. Il en est de même avec votre
corps et vos cellules. Un seul moment de dialogue ne solutionne pas tout. Vous n’avez
peut-être pas tout entendu. Vous avez peut-être interprété certaines impressions, votre
soutien à la régénération pourrait être encore plus intense ou joyeux. Pour ces raisons,
je vous suggère de le revivre souvent.
La fréquence est aussi relative au degré de
complicité déjà établi entre vous et votre corps, et à
l’ampleur du déséquilibre. Si vous vivez un petit
problème de circulation sanguine causant de légères
douleurs sporadiques à vos cuisses, un dialogue
hebdomadaire peut favoriser le changement. Si vous êtes aux prises avec un cancer
agressif, alors dialoguez chaque jour avec vos cellules.
Le dialogue profond, vécu dans toutes ses étapes, peut prendre de 20 à 40 minutes.
Toutefois, si la relation avec votre corps et vos cellules est devenue naturelle, un
dialogue peut être vécu en cinq minutes. Si vous êtes en santé et que vous avez établi
une intimité avec votre corps, le dialogue peut devenir instantané.
De fréquents dialogues sont
nécessaires pour nourrir la
relation, approfondir un sujet, y
ajouter des nuances et partager le
plaisir de s’entendre.
Un jour, je me préparais pour une conférence. J’avais un peu de retard et je me
hâtais dans mes préparatifs, circulant rapidement d’une pièce à l’autre de la maison.
Moins attentif à ce qui m’entourait, j’ai frôlé sur mon passage une plante dont la
feuille, tranchante comme du papier, a écorché la cornée de mon œil droit. J’ai
immédiatement posé ma main sur mon œil et intérieurement, j’ai imaginé les cellules
blessées de la cornée se rétablir et reconstituer le tissu. Simultanément, j’ai reçu
intérieurement le message que mon empressement m’avait fait perdre la qualité de ma
présence. J’ai entendu, j’ai compris et j’ai choisi de ralentir afin d’être bien présent
à ce qui m’entourait. Cette expérience a servi d’introduction à ma conférence sur
l’autoguérison ce soir-là.
Quelques repères
Pratiquer la détente profonde du corps et de la psyché.
Se mettre à l’écoute des cellules.
Formuler le choix du changement.
Participer à la régénération cellulaire grâce à l’imagerie créatrice.
Stimuler le système immunitaire grâce à la visualisation.
Chapitre 8
La méditation, la détente et la réorganisation du système nerveux central
ans notre monde actuel, la concurrence et la recherche incessante de performance
dans tous les domaines génèrent du stress. Ce dernier influence grandement la
santé tant au niveau physique que psychologique; il est devenu une des causes majeures
des grands déséquilibres. Le système nerveux est sursollicité par le rythme élevé et
l’intensité de nos vies.
La pratique de la méditation, l’intégration d’une méthode de relaxation et une
pratique de réorganisation du système nerveux central sont des outils nécessaires pour
favoriser la guérison et assurer le maintien de la santé dans ces conditions.
D
LA MÉDITATION
La méditation agit sur l’hypophyse, l’épiphyse et le cerveau en général en permettant
une intensification de la capacité à saisir la réalité et à réorganiser naturellement ses
propres systèmes. Elle intensifie notre champ d’énergie tout en favorisant un état de
détente. Elle procure à la fois plus de légèreté et plus d’intensité dans tout notre être,
autant le corps que la psyché.
En septembre 2003, au Massachusetts Institute of Technology (MIT), haut lieu de la
recherche scientifique américaine, les plus grands spécialistes en neurosciences et les
instances bouddhistes, présidées par le dalaï-lama, livraient les résultats des études
menées depuis plusieurs années sur des moines bouddhistes. Ils ont conclu que la
méditation, c’est-à-dire l’action d’apaiser son corps et son esprit en régulant sa
fréquence respiratoire, agit sur le cerveau à la façon d’un médicament antistress; les
clichés obtenus grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) indiquent que le
cerveau émotionnel des «méditants» ne réagit pas aux stimuli extérieurs agressifs et que
leur activité cardiaque demeure stable.
Encore aujourd’hui, la recherche dans ce domaine est concluante. De nombreuses
études scientifiques ont pu démontrer que la méditation apporte:
un soutien majeur aux fonctions cérébrales;
un haut niveau d’activité dans les parties du cerveau qui contribuent à former les
émotions positives;
un soutien pour traiter la dépression;
un niveau d’activité moindre dans les parties du cerveau reliées aux émotions
négatives;
un apaisement de la zone du cerveau qui déclenche la peur et la colère;
la capacité d’atteindre un état de paix intérieure, même lorsqu’on est confronté à des
circonstances perturbantes;
un soulagement des douleurs chroniques;
un bien-être global.
L’étude menée par les chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts aux ÉtatsUnis et publiée en 2012 dans la revue Frontiers in Human Neuroscience a, entre autres,
montré comment la pratique régulière de la méditation pouvait modifier durablement le
fonctionnement du cerveau. Fait encore plus intéressant, ces modifications cérébrales
ont été observées chez des débutants ayant suivi des cours de méditation pendant une
durée de huit semaines seulement.
Aujourd’hui, la méditation n’est plus associée à une pratique religieuse ou à une
philosophie. Elle fait partie d’un art de vivre. Elle est maintenant reconnue dans le
monde entier comme une pratique favorisant le maintien de la santé et la guérison. De
plus en plus de médecins suggèrent la méditation à leurs patients, notamment pour
diminuer la douleur et le stress. Partout dans le monde, des hôpitaux se dotent d’une
salle de méditation pour favoriser cette pratique chez leurs patients. Dans les facultés
universitaires de médecine, il est de plus en plus fréquent d’intégrer à l’horaire des
pauses de méditation obligatoires pour les étudiants.
Des centaines de livres ont été publiés au sujet de son importance et sur les diverses
façons de méditer. Mais à la base, pour méditer, il faut être disponible, ouvert et
volontaire.
Votre processus d’autoguérison sera d’autant plus
pas de trouver la
puissant s’il comporte un moment de méditation au N’attendez
méthode idéale pour commencer à
quotidien. Vous pouvez chercher la méthode qui vous méditer.
convient. Il y a presque autant de méthodes de
méditation qu’il y a de maîtres dans cette discipline. Nous pouvons essentiellement les
regrouper en trois grands types:
Concentration: ce type de méditation vise à calmer votre esprit et à l’équilibrer. Il
invite à se concentrer sur un élément comme un mantra, votre respiration, un son, une
partie du corps, une visualisation, etc.
Attention: un autre type de méditation vise à atteindre un état de sagesse du corps et
de l’esprit. Il consiste à focaliser pleinement votre attention sur le moment présent
sans juger de l’expérience que vous vivez. La méditation de pleine conscience
(vipassana), la mindfulness based cognitive therapy (thérapie cognitive basée sur
la pleine conscience), largement diffusée dans les universités et les hôpitaux, et la
méthode mindfulness based stress reduction (la pleine conscience pour la réduction
du stress), font partie de ce type de méditation.
Compassion: ce type de méditation vise à élever son rythme vibratoire ainsi que le
niveau de conscience collectif tout en diminuant l’égocentrisme. Il consiste à
«prendre» la souffrance des autres et à la dissoudre dans un flot d’amour et de
compassion.
Méditer tout simplement
N’attendez pas de trouver la méthode idéale pour commencer à méditer. En fin de compte, les
méthodes ne sont pas si différentes, ni dans leur fonctionnement ni dans leurs effets. Voici une façon
simple de s’initier à la méditation dès aujourd’hui:
Assoyez-vous confortablement au sol ou sur une chaise. Vous vous sentez détendu, votre dos est
droit sans être contracté.
Posez vos mains sur vos genoux.
Fermez vos yeux et respirez lentement et profondément. Inspirez en gonflant légèrement le ventre.
Suspendez le souffle. Expirez longuement.
Placez votre attention sur votre respiration et soyez tout simplement observateur de ce qui se
passe en vous.
Voilà, vous méditez déjà. Tentez de poursuivre l’exercice de 10 à 15 minutes. Dès que vous
réaliserez que vous êtes happé par une pensée (ce qui est fort probable), ramenez votre attention sur
votre respiration, sans vous en vouloir. Vous pouvez méditer n’importe où, n’importe quand, peu
importe la durée ou les bruits ambiants… simplement en étant observateur de ce qui se passe en vous
et autour de vous.
LA DÉTENTE PHYSIQUE, ÉMOTIONNELLE ET MENTALE
La détente du corps et de l’esprit est fondamentale dans votre processus d’autoguérison.
Une foule de raisons peuvent causer de la fatigue dans votre vie. Celle-ci peut entraîner
une sensation d’épuisement, de la lassitude ou de la somnolence. La suractivité
physique ou mentale ou un trop-plein d’émotions en sont des facteurs importants. Le
manque de sommeil, le stress ou l’angoisse peuvent aussi en être responsables.
Les effets du stress
Les déséquilibres produits par le stress sont nombreux. Inversement, ils sont aussi
générateurs de stress. Quels en sont les effets réels sur notre santé? Les explications de
la Dre Sylvie Morin sont sans équivoque. Voici ce qu’elle affirme à ce sujet:
Le stress chronique provoqué par le mode de vie, la performance, la recherche de
résultats, les échéanciers, fait en sorte que la personne est coupée de ses sensations
ou submergée par les émotions. Elle ne prend pas le temps de s’arrêter, d’être
présente à elle-même et, donc, ne reconnaît pas les signaux précurseurs de la
maladie. Tout au long de ma pratique médicale, j’ai pu constater comment, bien
avant l’apparition de la maladie, mes patients souffraient d’un mal-être, puis
développaient des malaises non spécifiques qui nuisaient au bon déroulement de
leur vie.
Le stress chronique entraîne des déséquilibres d’abord du système nerveux
central, qui est la tour de contrôle de tous les systèmes. Puis, les autres systèmes
vont subir les conséquences du fait que le système nerveux central sollicite toute
l’énergie pour faire face au stress. C’est ainsi que les systèmes digestif,
reproducteur, urinaire, immunitaire, entre autres, vont ralentir leur travail pour
permettre au système nerveux de braver la tempête. Les conséquences sont
multiples; les signaux sont parfois physiques, parfois émotionnels ou psychiques.
Souvent, des comportements néfastes s’installent, tels que l’insomnie, les
compensations, etc.
Le tableau suivant illustre les conséquences du stress chronique dans diverses
sphères.
Le piège du stress et de la maladie est de nous faire sentir que nous sommes des
victimes, que nous n’avons pas de choix, ce qui nous incite à remettre notre pouvoir
à l’extérieur de nous: aux médecins, aux thérapeutes, aux remèdes. Dès lors où nous
concevons que nous avons du pouvoir sur notre santé, que nous pouvons transformer
notre mode de vie, notre mode de pensée, que nous comprenons les sources de nos
déséquilibres, tout est possible; nous pouvons alors déployer toutes nos ressources
pour nous autoguérir.
Évaluez votre stress
1. Évaluez combien de symptômes vous ressentez parmi les suivants.
Vous avez de la difficulté à vous endormir.
Vous vous réveillez sans raison la nuit et vous avez de la difficulté à vous rendormir.
Vous ressentez des tensions musculaires sans avoir fait d’effort physique.
Vous ressentez de la fatigue physique et mentale même après un repos.
Vous êtes souvent nerveux et même anxieux.
Vous êtes d’humeur changeante.
Vous vous refermez sur vous-même.
Votre libido est à la baisse malgré l’absence de tout autre problème.
2. Si vous ressentez deux symptômes ou plus, cherchez les causes potentielles de votre stress:
mésentente dans le couple;
inquiétudes par rapport aux enfants;
peur du rejet, de l’abandon, de la solitude;
frustrations et colères envahissantes;
problème financier;
séparation ou divorce;
perte d’emploi ou difficulté à trouver un emploi;
surplus de travail;
difficultés avec vos collègues ou votre patron;
douleurs ou maladies appréhendées ou réelles;
difficultés familiales;
déménagement, etc.
3. Comment croyez-vous pouvoir résoudre ce stress?
Évidemment, avant même de vous proposer de diminuer ou d’éliminer les effets du stress, je vous
invite à en dissoudre les sources. Souvent, l’aide d’un thérapeute permettra d’éclairer la véritable cause
de votre stress.
Puis, pour diminuer ses effets, je vous propose de choisir une méthode de détente parmi celles qui
seront présentées ci-après. Utilisez-la assez souvent pour qu’elle s’inscrive en vous. Bientôt, vous
parviendrez à vous détendre en quelques minutes.
LE CHOIX DE VOUS DÉTENDRE ET COMMENT Y PARVENIR
La première étape de la détente est d’en faire un choix véritable. Si cela semble une
évidence, force est de constater que de multiples personnes ont vraiment saisi que la
détente est essentielle pour le maintien de leur santé et la guérison, mais ne s’en
accordent pas le temps. Lorsque votre jardin est en friche, la compréhension de la
nécessité de votre intervention n’est pas suffisante pour le vivifier et l’embellir. Vous
devez y consacrer du temps et vous mettre à l’œuvre. La petite histoire qui suit le
montre bien.
Un vieux sage vivait à la campagne. Son jardin comportait de magnifiques chênes.
Un jour, un de ses disciples lui dit: «Maître, votre jardin est rempli de feuilles
mortes. Vous qui avez tant de pouvoir, pourquoi ne faites-vous pas en sorte qu’elles
disparaissent?» Le vieux sage acquiesça, puis il leva les yeux et les bras vers le ciel
et invoqua d’une voix solennelle: «Que ces feuilles disparaissent du jardin!» Puis il
baissa les bras, prit son balai et commença à ramasser les feuilles…
Il est crucial que vous identifiiez ce
qui en vous nécessite la détente.
Comme vous êtes fort affairé, la détente a tout
avantage à être inscrite à votre agenda. Bien que
certaines méthodes n’exigent que quelques minutes,
vous pourriez les oublier ou en banaliser l’importance. Il est crucial que vous
identifiiez ce qui en vous nécessite la détente. Certaines personnes pratiquent chaque
semaine des sports qui favorisent la souplesse et le tonus musculaire. Il s’agit pour elles
d’un moment de pause. Si elles ne font pas d’excès, cette pratique suffit pour garder leur
corps bien détendu. D’autres exercent un travail manuel exigeant; les moments de pause
au travail ne sont pas suffisants pour détendre leur corps. Des moments de détente
«organisés» seront nécessaires. Certaines vivent un stress intellectuel permanent à leur
travail et accumulent les soucis. Elles auront elles aussi à planifier des moments
spécifiques de détente.
Il est également important d’ajuster votre pratique de détente à votre état de santé.
Si votre tension est d’ordre mental et que vous aimez, par exemple, le sport ou la
photographie, ces loisirs peuvent fort bien être vos méthodes de détente, dans une
optique de maintien de votre santé. Vous aurez tout de même à les placer à votre agenda
avec régularité. Toutefois, si vous êtes dans un processus de guérison ou
d’autoguérison, des méthodes de détente plus complètes seront nécessaires.
DES OUTILS POUR FAVORISER LA DÉTENTE
On pourrait croire que la détente ne requiert aucun outil particulier. Toutefois, la
profondeur des tensions vécues exige souvent le recours à certains outils, de nature
intérieure ou extérieure. En voici quelques-uns qui peuvent favoriser la détente.
La respiration
Les méthodes de détente vous proposent presque toutes une respiration douce et
profonde de plus en plus allongée. L’allongement progressif de la respiration favorise:
la détente et la régénération des muscles, des organes et du système nerveux;
l’équilibre émotionnel;
le calme et la clarté mentale.
Exercice simple de respiration
Voici un exercice respiratoire tout simple et pourtant très efficace pour favoriser le calme:
Inspirez longuement, mais sans effort.
Suspendez votre souffle aussi longtemps que cela n’exige pas d’effort ou ne crée pas de
contraction.
Expirez lentement et longuement.
À l’inspiration, gonflez légèrement votre ventre et à l’expiration, relâchez tout.
La visualisation
La pratique de visualisation la plus simple pour la détente consiste d’abord à imaginer
un lieu qui représente pour vous un espace idéal de détente. Ce lieu peut être une scène
de la nature qui inspire le calme en vous: une forêt verdoyante, où le vent souffle dans
les feuillages; un ruisseau qui coule dans une vallée et des oiseaux qui gazouillent; le
sommet d’une montagne où votre regard flotte vers l’infini et la brise fraîche caresse
votre visage; une plage de sable blond donnant sur l’océan turquoise. Ce lieu peut aussi
être familier, comme votre salle de musique, un sentier de marche que vous empruntez
régulièrement. Il peut aussi être fictif, comme un nuage dans le ciel où vous vous
allongez pour contempler la vie terrestre et céleste. Par la suite, vous vous imaginez
dans ce lieu et vous vous y abandonnez chaque fois que vous voulez vous offrir un
moment de détente.
Le son et le chant intérieur
Un chant mélodieux et répétitif permet de retrouver le calme rapidement. Souvenezvous du premier son que vous avez entendu dans votre vie, c’est-à-dire le battement du
cœur de votre mère durant la période de gestation. Ce son est inscrit en vous. Il y a
peut-être un chant qui pour vous agit comme une berceuse, qui éloigne vos pensées plus
lourdes et sème le calme.
Le mantra
Le mantra est un son, un mot ou une phrase répété pendant la période de relaxation ou
de méditation pour dissoudre toute pensée. Votre chant intérieur le plus simple consiste
à répéter des mots dont la douceur est une caresse intérieure et dont la répétition fait
taire les pensées en occupant l’esprit. Vous pouvez créer votre propre mantra, celui
avec lequel vous vous sentez bien. Nul besoin que ce soit une formule mystique. Vous
pouvez aussi utiliser des mantras que des millions de personnes emploient, soit les
populaires mantras hindou «aum namah shivaya» ou tibétain «om mani pedme hum».
Le chant à haute voix
Chanter est un véritable remède au stress et favorise la détente. La science le démontre
de plus en plus. La voix, par l’action du larynx, est un centre névralgique qui agit sur les
systèmes nerveux, digestif et respiratoire. «Chanter, c’est créer des vibrations sonores
et émotionnelles puissantes», écrit Stephen Chun-Tao Cheng, auteur du Tao de la voix.
«En relâchant la tension nerveuse, elles décuplent l’énergie, apaisent et clarifient
l’esprit[7] […]»
La musique
La musique de relaxation est devenue un genre en soi. Sous cette étiquette, vous
trouverez le type qui vous convient entre la musique synthétique, la musique new age, le
classique, etc. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’Occident s’est ouvert aux vertus
de la musique pour influer sur la détente du système nerveux et les facultés cérébrales.
L’État de la Floride aux États-Unis a même rendu obligatoire pour tous les enfants
l’écoute quotidienne d’une demi-heure de musique classique. La loi 660 (Beethoven’s
Babies Bill) a pour but de favoriser le développement cérébral des enfants. L’écoute
d’une musique apaisante vous aidera aussi à retrouver une sensation de calme.
Les huiles essentielles
Parmi toutes les huiles essentielles, certaines soulagent l’angoisse, le stress et l’anxiété.
Diffuser des huiles, comme celles d’oranger, de camomille ou de lavande, pour n’en
nommer que quelques-unes, vous offrira non seulement un agréable parfum, mais surtout
une sensation de calme.
L’automassage des pieds
Le massage des pieds est simple et très efficace. Il agit sur les fonctions vitales, stimule
la circulation sanguine et détend le système nerveux. Vous trouverez, dans des livres ou
sur Internet, la façon précise d’effectuer ce massage bienfaisant.
DES MÉTHODES DE DÉTENTE PROFONDE
Je vous présente ici quelques méthodes de détente profonde, certaines en mouvement,
d’autres qui se pratiquent en état de relaxation. Le but de cette présentation non
exhaustive est d’illustrer la diversité des approches et de susciter votre intérêt; je ne
vise pas ici à en fournir des explications complètes ni à les comparer.
Quelques méthodes de détente en action
La marche en forêt
La forêt vous offre un environnement de calme naturel. L’énergie de vie dans l’air y est
beaucoup plus présente. La couleur verte des feuillages stimule naturellement votre
énergie; les parfums qui se dégagent des plantes, des arbres et des fleurs activent le
système nerveux parasympathique et provoquent la détente.
Le yoga
Le yoga, particulièrement le hatha yoga, est désormais connu en Occident. Issu de la
tradition indienne, datant de plusieurs millénaires, il permet de développer l’union et
l’harmonie entre le corps et l’esprit. Sa pratique se centre autour des «asanas», soit des
postures, des exercices respiratoires, la relaxation et la méditation. La pratique des
asanas a pour but de renforcer et de sculpter le corps en respectant ses limites. Le yoga
contribue à apaiser le corps et l’esprit.
La relaxation biodynamique
Cette méthode vise à remettre en mouvement les articulations et la colonne vertébrale
en lien avec la respiration. Elle propose une série d’exercices vous permettant de
découvrir l’ensemble de vos verrous musculaires et de les relâcher peu à peu. «La
relaxation biodynamique, contrairement au yoga, relâche le corps avant l’esprit», selon
Pierre Peyronnet, promoteur de cette approche.
Le qi gong
Le qi gong est issu de la tradition chinoise. C’est un art qui associe des techniques
corporelles, respiratoires et méditatives, favorisant votre santé physique et mentale. Le
terme «qi» représente l’énergie vitale à la base de votre santé et de votre vitalité. Le
terme «gong» exprime la maîtrise acquise dans une pratique et une discipline régulières.
Les postures et les mouvements du qi gong sont généralement lents, fluides et
circulaires. Ils correspondent à notre physiologie et à notre structure énergétique.
Le tai chi
Le tai chi est une discipline d’origine chinoise. Il consiste à exécuter lentement un
ensemble de mouvements continus et circulaires dans un ordre précis, en portant son
attention sur la respiration. Cette pratique améliore la santé physique et mentale. Le tai
chi permet d’apaiser les pensées et d’améliorer la concentration, la vivacité d’esprit et
la mémoire.
Le brahmana pranayama: marche consciente
Le pranayama est un exercice respiratoire qui détend le corps et l’esprit tout en
favorisant une meilleure sensitivité. Le brahmana Pranayama se pratique durant la
marche. Il consiste à allonger sa respiration. Vous inspirez d’abord lentement et
profondément sur plusieurs pas.
Pour commencer: inspirez sur 4 pas, puis expirez sur 4 pas, et ainsi de suite. La
respiration est profonde et rythmée. Progressivement, vous ferez croître l’inspiration et
plus encore l’expiration: 4 pas pour l’inspiration et 6 pas pour l’expiration. Augmentez
progressivement jusqu’à 6 pas pour l’inspiration et à 9 pas pour l’expiration[8]. Ne
faites pas d’efforts pour inspirer ou expirer. Bien au contraire, votre respiration
s’allongera progressivement et il en découlera un sentiment de détente profonde.
Quelques méthodes de détente en état de relaxation
La relaxation autogène de Shultz
La relaxation autogène du neuropsychologue Shultz est une méthode de relaxation par la
force de la pensée, soit le pouvoir mental. Cette méthode permet de se détendre et de
relâcher le stress en deux ou trois minutes. Dans un état de calme et de concentration,
répétez une phrase du type «Je suis calme et mon corps est détendu» afin de créer en
vous une programmation. Par la suite, en répétant cette phrase dans n’importe quel
contexte, vous pouvez retrouver un état de calme.
La relaxation de Jacobson
Quoique utilisée en psychothérapie, la méthode de Jacobson est purement
physiologique. Elle est à l’opposé de celle de Shultz, dont elle rejette les fondements. Il
s’agit d’une méthode de relaxation musculaire progressive. Elle se base sur un principe
fondamental: un relâchement musculaire met l’esprit au repos et entraîne la détente
nerveuse. Elle consiste à contracter, puis à décontracter des muscles précis du corps. Il
en résulte une détente mentale également.
Les massages de détente
Le massage californien vise autant la détente que l’éveil d’une conscience
psychocorporelle. Ce massage utilise de longs mouvements lents et fluides qui
permettent une profonde relaxation physique et psychologique. Il débute avec des
effleurements doux, suivis de mouvements qui s’intensifient pour soulager des tensions
plus profondes.
Le massage de relaxation constitue une approche efficace de réduction du stress.
Ses mouvements visent à dénouer les tensions musculaires et articulaires dans le but
d’éliminer les toxines qui contribuent aux sensations de lourdeur et à la dépression.
Les soins énergétiques
Les soins énergétiques consistent en un ensemble de manipulations effectuées sur le
corps physique et les corps subtils (qu’on peut décrire comme des «enveloppes»
lumineuses, vibrantes d’énergie, qui entourent le corps physique) pour favoriser la
détente et l’augmentation du rythme vibratoire. Il existe plusieurs méthodes dont
chacune possède ses particularités.
Ma compagne Josée Clouâtre et moi avons créé la méthode «Danse de l’énergie».
Nous l’enseignons depuis plus de 20 ans au Canada comme en Europe. Il s’agit d’un
type de soin énergétique très particulier dont le but est de stimuler le retour à la
fréquence originelle dans tous les tissus du corps physique et dans les corps subtils. Au
cœur de ce soin, l’énergéticien pratique une intervention énergétique nommée
«séquence de la détente du système nerveux». Si cela vous interpelle, vous trouverez
probablement un énergéticien pratiquant cette approche dans votre région.
Détente instantanée
Voici une méthode de détente simple qui agit par la répétition de mots significatifs.
1. Choisissez deux ou trois mots qui vous inspirent le calme, la paix, la sérénité, par exemple:
«chaleur, harmonie, douceur» ou encore «calme et détendu». Assoyez-vous, fermez les yeux,
respirez en douceur et en profondeur et répétez ces mots à haute voix.
2. Progressivement, diminuez le volume de votre voix jusqu’à les dire à l’intérieur de vous, puis
jusqu’à ce qu’ils semblent se répéter d’eux-mêmes dans votre tête.
3. Savourez l’instant présent. Dès que des pensées tentent de rompre le calme, redites vos mots.
LE PROCESSUS DE RÉORGANISATION DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL (RSNC)
Le processus de réorganisation du système nerveux central a pour but de stimuler la
régénération naturelle des cellules dans tout le corps.
Le système nerveux est constitué de deux parties: le système nerveux central et le
système nerveux périphérique. Ce dernier est formé par tous les nerfs du corps, la
moelle épinière et les capteurs sensoriels: ces derniers transmettent les ordres issus du
système central et reconduisent à celui-ci les informations en provenance des
récepteurs. Le système nerveux central, quant à lui, transmet les ordres aux nerfs et en
reçoit les signaux qu’il enregistre et interprète pour reformuler d’autres ordres.
Le système nerveux central est un véritable centre de contrôle et de communication
qui traite des informations et génère des réactions tant sous forme de gestes ou de
comportements que d’attitudes ou d’états. Il correspond à l’unité centrale de traitement
de votre ordinateur: il reçoit les stimuli provenant de l’extérieur (sensibilité, douleur)
et de l’intérieur (intuition, perception, sensation), et il émet ses indications. II est
continuellement sollicité, le jour comme la nuit. Lorsque les sollicitations sont trop
nombreuses et trop exigeantes, il s’épuise et son fonctionnement peut devenir erratique!
Tous les chocs physiques ou psychologiques affectent l’organisation du système
nerveux central. En fait, pour toute maladie, toute pathologie physique, émotionnelle et
mentale, la réorganisation du système nerveux central aura une influence positive
appréciable.
Dans votre parcours d’autoguérison, il est très important que vous puissiez
réorganiser votre système nerveux central pour qu’il puisse assurer le bon
fonctionnement de tout votre corps. Ce processus se fait par l’émission de vibrations à
partir de vos mains, directement connectées à l’énergie du cœur, et qui se dirigent par la
suite vers différentes parties du système nerveux central. Vous pouvez vous prodiguer
vous-même ce soin ou demander qu’on vous le fasse. La personne qui offre le soin le
fera dans un état de calme, avec une intention bienveillante. La position assise ou
allongée sur le dos est idéale pour s’offrir ou recevoir ce soin. Il consiste en trois
étapes.
Première étape: la détente du système nerveux central
Cette première étape a pour but d’induire un état de détente profonde, ce qui favorisera
par la suite la réorganisation. Les deux mains se positionnent sous l’occiput. L’occiput
est la partie postérieure et inférieure de la tête, là où le cou se joint à la tête. Ainsi
réunies, les mains forment un panier dans lequel se dépose la tête. L’intention
accompagne nécessairement le geste, soit de détendre le système nerveux central.
Intérieurement, vous pouvez parler à vos neurones en leur disant: «détendez-vous». Vos
mains appuient légèrement, elles ne font pas qu’effleurer et elles ne pressent pas non
plus lorsque vous êtes en position assise. Si vous êtes allongé, elles accueillent le poids
de votre tête. Vous maintenez la position aussi longtemps que cela est confortable. Si
vous vous prodiguez le soin, vous sentirez une fatigue de vos mains ou de vos bras.
Avant que la fatigue ne vous gagne, abaissez vos mains et vos bras, maintenez vos yeux
fermés tout en continuant de ressentir la présence de vos mains à votre occiput. Ce
toucher peut durer aussi longtemps que vous le souhaitez.
Cette première étape du soin est autonome, c’est-à-dire qu’elle peut être faite sans
les deux suivantes. Vous pouvez l’ajouter à vos techniques de relaxation. Une des façons
agréables de donner ou de recevoir ce toucher est de le faire le soir, au lit, avec votre
conjoint. Votre partenaire s’assoit à la tête du lit et accueille le poids de votre tête dans
le panier formé par ses mains, posées sur lui. Il est fort possible que vous vous
endormiez ainsi après quelques minutes ou même quelques secondes. Votre conjoint
pourra alors déposer votre tête sur votre oreiller.
Deuxième étape: le rééquilibre des neurones
Cette deuxième étape a pour but d’amener les neurones et les glandes à retrouver leur
fréquence la plus élevée et à se réorganiser. Vous placez votre main gauche sur le
troisième œil (au centre du front et à la source du nez, juste un peu au-dessus du centre
des deux sourcils). Votre main droite, qui était encore sous l’occiput, s’élève
légèrement derrière la tête jusqu’à la même hauteur que votre main gauche. C’est
comme si vos deux mains étaient face à face, tout en étant séparées par votre tête. Puis,
par votre intention, vous émettez des vibrations de haute fréquence (celle du cœur et de
la conscience) à partir de chacune de vos mains.
Parlez intérieurement à vos neurones avec des phrases comme: «Retrouvez votre
structure parfaite. Retrouvez votre équilibre. Retrouvez votre fréquence optimale.» Vous
pouvez aussi vous adresser aux glandes de votre cerveau: «Retrouvez votre rythme
idéal, pour l’équilibre de mon corps et la parfaite sécrétion des hormones.»
Troisième étape: l’équilibre des deux hémisphères du cerveau
La troisième étape a pour but de rééquilibrer les deux hémisphères de votre cerveau
tant sur le plan physique, pour son bon fonctionnement, que sur le plan énergétique, pour
la stimulation des sensations et des perceptions. Vous placez chacune de vos mains sur
vos tempes en orientant vos doigts vers la couronne (sommet de votre tête). En général,
l’hémisphère droit est associé à la dimension féminine (sensations) et commande le côté
gauche du corps. L’hémisphère gauche est associé à la dimension masculine
(perceptions) et commande le côté droit du corps. Par votre intention, vous émettez des
vibrations de haute fréquence à partir de vos mains. Votre intention est de stimuler les
fonctions de chacun des lobes cérébraux, dans les deux hémisphères, et de les
équilibrer.
Si vous voulez maintenir votre santé, faites ce processus une fois par mois ou plus à
votre guise. Si vous êtes perturbé ou épuisé, faites-le dès que vous vous sentez mal. Si
vous vivez un problème de santé majeur, faites-le chaque jour. Il est essentiel de
réorganiser et de rééquilibrer continuellement votre système nerveux central et les
glandes du cerveau pour animer le processus naturel de régénération cellulaire.
Quelques repères
Pratiquer la méditation quotidiennement.
Évaluer son niveau de stress.
Adopter une méthode de détente instantanée.
Pratiquer le soin RSNC.
Chapitre 9
Le choix des types de nourritures et la reprogrammation alimentaire
’alimentation est un aspect majeur de votre vie, elle est même peut-être au cœur de
votre vie. Il n’est pas étonnant que les invitations à transformer les habitudes
alimentaires rencontrent tant de résistance. Les attaches et les dépendances à
l’alimentation sont nombreuses, car les satisfactions compensatoires qu’elle apporte
sont concrètes. Pour accueillir positivement l’idée d’une «reprogrammation
alimentaire», il faut qu’elle présente des avantages concrets, qu’elle apporte des joies
sans contraintes, qu’elle soit simple et non radicale.
Lorsque je parle de «nourriture», je parle bien sûr des aliments qu’on peut trouver
au supermarché, mais je parle aussi d’une dimension beaucoup plus vaste. Je parle de
ce qui nourrit la vie en vous sur tous les plans, physique, psychologique et spirituel.
L
LA VIE EN VOUS
Chaque jour, vous vous nourrissez physiquement des différents éléments qui vous
entourent: la lumière, l’air, l’eau et les aliments produits par la terre. La qualité de ces
«nourritures» influe sur votre vie de même que la qualité de vos vibrations influence le
monde qui vous entoure. Si vous êtes alourdi par des contrariétés et des frustrations,
vos vibrations sont alors une nourriture moins stimulante pour les éléments de l’Univers
qui les reçoit.
Plus la nourriture que vous consommez est vivante, plus elle éveille et stimule la
vie en vous. Elle devient ainsi, d’une part, un véritable remède aux déséquilibres
causés par les blocages énergétiques et, d’autre part, un intensificateur de vos pouvoirs
d’autoguérison. Vous pourriez suivre le processus d’autoguérison minutieusement, mais
si votre nourriture est non adaptée et non équilibrée, elle continuera d’agir comme une
source d’intoxication, ce qui perpétuera le déséquilibre.
Tous les arbres sont des arbres, mais il y a
Plus la nourriture que vous
consommez est vivante, plus elle plusieurs essences qui font en sorte que leur forme,
éveille et stimule la vie en vous. leur écorce, leur feuillage, leur sève et leurs besoins
sont différents. Il en est de même pour les humains.
Même si leur corps a un fonctionnement général identique, les besoins et les réponses
de chacun à ce qui est offert varient. Chaque personne réagit différemment aux stimuli
physiques et psychologiques. Il en est de même en ce qui concerne les aliments. Nos
codifications génétiques, nos inscriptions mémorielles et nos croyances peuvent
influencer notre rapport à tous les types de nourritures.
LES TYPES DE NOURRITURES
Je vous propose de prendre conscience de la place que vous accordez aux différents
types de nourritures dans vos «menus» quotidiens. Une consommation régulière et
équilibrée de tous les types de nourritures favorisera votre autoguérison.
La lumière
La nourriture primordiale de l’être humain est la lumière. Elle est générée par tout ce
qui vit. En vous nourrissant de la lumière des êtres que vous rencontrez, vous captez les
éclats de leur beauté et vous entrez en communion avec eux. La lumière est la nourriture
qui augmente le niveau d’énergie vitale. La lumière produite par le soleil et transportée
jusqu’à vous par ses rayons est essentielle à votre processus d’autoguérison. Les rayons
du soleil seraient bénéfiques durant les trois ou quatre heures suivant son lever et
précédant son coucher. Je vous suggère d’assister régulièrement à un lever de soleil
pour imprégner votre corps de l’énergie des premiers rayons.
Le prana
La deuxième nourriture naturelle de l’humain est le prana. Il est le souffle de vie,
présent dans l’air et dans les émanations de tout ce qui est vivant. Il permet la
croissance et la régénération cellulaires. La concentration de prana dans les espaces de
nature, dans la forêt, à la montagne ou à la mer, par exemple, est supérieure à celle qui
se trouve dans une grande ville. C’est pourquoi, lorsque vous marchez en forêt, vous
vous sentez naturellement régénéré; une promenade d’une même durée dans un contexte
urbain ne procure pas le même niveau de vitalité. Je vous recommande de placer à
votre agenda de façon régulière des marches en nature pour vous régénérer.
L’eau
Notre corps est constitué à 70 % d’eau. Il s’agit de notre troisième nourriture de base.
Elle permet toutes les réactions chimiques internes nécessaires à notre vie et elle a de
multiples fonctions: elle assure le transport des vitamines, des minéraux et de tous les
nutriments ainsi que de l’énergie vers les cellules des différents tissus. Elle permet
l’élimination des déchets sanguins par l’urine, contribue au maintien de la température
corporelle; elle favorise la circulation du sang et le transport des charges électriques de
nos nerfs. Votre état de santé est en corrélation avec la qualité et la quantité d’eau que
vous absorbez quotidiennement. L’eau est ainsi le principal remède naturel du corps. Il
est recommandé de consommer un à deux litres d’eau de source quotidiennement. Les
études de l’auteur Masaru Émoto démontrent que notre état émotionnel et physique crée
un effet sur la formation des cristaux[9]. Nous avons, par notre énergie d’amour (la plus
puissante des énergies), le pouvoir d’augmenter la vitalité de l’eau en la magnétisant.
L’eau magnétisée, et donc vitalisée, nous nourrit davantage.
Une technique simple pour magnétiser l’eau
Selon mon expérience, la façon la plus naturelle et la plus simple de magnétiser l’eau est de lui
transmettre votre amour. Versez de l’eau dans un verre translucide, idéalement de l’eau de source
naturelle. Prenez le verre entre les paumes de vos deux mains, avec tendresse et bienveillance.
Celles-ci sont connectées naturellement à votre cœur par des couloirs d’énergie. Il ne vous reste plus
qu’à vibrer d’amour pour l’eau, rempli de gratitude pour tout ce qu’elle offre à la terre ainsi qu’aux
humains. Quelques secondes d’amour sincère avant de boire chacun de vos verres d’eau peuvent
faire une différence dans votre état de santé. Cela aura même une incidence sur le monde qui vous
entoure, car l’eau transportera à son tour vos vibrations.
Les aliments
Les aliments sont composés de différents nutriments: les protéines, les glucides
(sucres), les lipides (graisses), les vitamines et les minéraux. Tous les nutriments sont
nécessaires à votre organisme et chacun possède un rôle précis. Seule la combinaison
des nutriments permet de couvrir tous les besoins de votre corps. Plus vos aliments sont
vivants et plus ils stimulent la vie en vous. Plus loin dans ce chapitre, je vous propose
une «reprogrammation alimentaire, sans douleur» ainsi que la magnétisation de vos
aliments.
La nourriture intellectuelle
Également essentielle, la nourriture intellectuelle permet de stimuler certaines fonctions
cérébrales telles que l’analyse, la synthèse et le traitement d’informations, la
conceptualisation et la mémoire. Comme pour les autres nourritures, si celle-ci est de
piètre qualité ou si elle donne lieu à des abus, elle peut créer du stress, de la peur ou
générer de fausses croyances.
La nourriture émotionnelle
La nourriture émotionnelle ou sentimentale vous
stimule dans votre processus créateur et vous aide à
ressentir le sens de votre vie. Elle influence votre état,
vos attitudes et vos comportements. Elle contribue à
Le choix conscient de vos types de
nourritures favorise la vie et
l’autoguérison.
vous animer. Lorsque vous vous nourrissez surtout de colère, de tristesse, d’intolérance,
de honte et de tout autre émotion ou sentiment lourd et ombrageux, il peut en découler un
état dépressif, maladif ou une baisse du rythme vibratoire.
Lorsque votre nourriture ne correspond pas à votre énergie ni aux besoins réels de
votre corps, que votre façon de consommer la nourriture repose sur des désirs ou des
dépendances, celle-ci peut déséquilibrer le corps. À l’opposé, le choix conscient de
vos types de nourritures favorise la vie et l’autoguérison.
Équilibrez les différents types de nourritures
Assoyez-vous, fermez vos yeux et détendez-vous. Placez-vous dans un état qui permet l’écoute de
vos cellules. Lorsque vous serez concentré, posez-vous intérieurement les questions suivantes:
Mon corps nécessite-t-il plus d’énergie de lumière en provenance des rayons du soleil?
Mon corps nécessite-t-il plus de prana pour la régénération de mes cellules?
Est-ce que je bois suffisamment d’eau?
Certains aliments sont-ils inadéquats pour moi?
Certains aliments ou nutriments sont-ils requis?
Mon cerveau est-il suffisamment stimulé? Certaines de ces nourritures sont-elles néfastes ou
abusives?
Les émotions dont je me nourris favorisent-elles l’harmonie en moi?
En somme, chaque type de nourriture a un rôle précis à jouer. La nourriture de type
physique, comme l’eau et les aliments, assure la croissance, le bon fonctionnement et la
vigueur du corps. Les nourritures plus subtiles favorisent votre évolution et intensifient
votre pulsion créatrice et unificatrice.
L’INTELLIGENCE CELLULAIRE ET LE CHOIX DE VOS NOURRITURES
Votre relation à la vie génère des sensations. Celles-ci influencent directement vos
choix. Sauf exception, les êtres humains sont attirés par les sensations agréables.
Comme la nourriture sous ses différentes formes est nécessaire pour vivre sur terre, il
est merveilleux qu’elle puisse produire des sensations agréables. Ainsi, l’équation est
parfaite.
Il est naturel que vous puissiez vous réjouir de tous les types de nourritures que
vous consommez: les rayons du soleil produisent une sensation agréable lorsqu’on s’y
expose sans faire d’abus. De même, plusieurs aliments sont de véritables sources de
joie pour notre palais et nous procurent des sensations de bien-être. Ces bénéfices
stimulent notre envie de nous nourrir.
D’autre part, si nous abusons d’une nourriture ou si une nourriture choisie n’est pas
saine pour nous, un malaise se manifestera rapidement. Il s’agit d’un message pour nous
prévenir que la quantité ou la qualité de cette nourriture ne correspond pas aux besoins
de notre corps. C’est ainsi que l’intelligence cellulaire s’exprime! Elle connaît d’une
part les besoins réels de notre corps et de tous nos systèmes, et d’autre part, elle connaît
les sensations qui nous seront agréables.
Avant même que vous commenciez à vous nourrir, l’intelligence cellulaire vous
transmet sous forme de sensations (sensation de soif ou de faim, par exemple) ou
d’envie (envie de lumière ou d’air pur, ou d’aliments salés, par exemple) ce dont vous
avez véritablement besoin. Cela vous permet de faire des choix conscients, cohérents, et
répondant à vos besoins réels, plutôt que de répondre aux influences extérieures, aux
croyances individuelles ou collectives ou même à des désirs compensatoires qui ne
seraient pas en phase avec les besoins réels de votre corps.
Il existe dans le monde des milliers de diètes, de régimes ou de règles alimentaires,
de théories quant à la façon de se nourrir. Certaines approches basées sur des
connaissances scientifiques et des expériences à long terme semblent détenir la formule
la plus juste et équilibrée. Pourtant, parmi celles-ci, plusieurs s’opposent entre elles,
nous laissant perplexes. Aucun modèle alimentaire n’aura jamais la connaissance
parfaite de notre environnement intérieur et extérieur. Les régimes ne peuvent
évidemment pas tenir compte des influences diverses que nous subissons (états d’être,
inscriptions mémorielles et génétiques, humeurs, type de personnalité, type d’énergie,
émotions de l’instant, habitudes familiales, lieu où se déroule le repas, climat, etc.).
Pourtant, tous ces éléments influencent la nourriture requise par notre corps à chaque
instant et la façon de l’intégrer. Rappelez-vous simplement comment vos signaux de
faim et vos envies de nourriture diffèrent lorsque vous êtes au cœur de l’hiver ou
lorsque vous êtes sur une plage sous un soleil torride.
L’intelligence cellulaire, le véritable cerveau, peut nous guider dans le choix des
sources de nourriture et de la quantité requise pour nous sentir bien et être en équilibre.
Autrement dit, votre corps vous indique toujours ce dont il a besoin sous la forme de
sensations ou de goûts très précis.
Dans cette perspective, le rapport aux sensations et aux envies ou goûts particuliers
est très important. Paradoxalement, nous avons tous appris à nous fier à notre intellect
plutôt qu’à nos sensations. On ne nous a pas enseigné à écouter notre corps pour assurer
notre santé, ou pour choisir notre nourriture. Malgré cela, bien que nous tentions de
nous alimenter en faisant des choix rationnels, ceux-ci sont souvent conditionnés par des
souvenirs, des insatisfactions, des peurs, des insécurités, des influences extérieures, des
caprices, des besoins, une compensation. Si, par exemple, vous vivez un moment de
tristesse, il se peut que vous recherchiez du réconfort en consommant certains aliments
dont la saveur vous procure du plaisir. Ce plaisir serait toutefois éphémère et ne
répondrait pas à votre besoin réel.
Les signaux du corps indiquant les types de nourritures les m
Puisque chaque individu est besoins, s’ils ne sont pas écoutés, progressivement ne
différent dans sa constitution, son sont plus entendus, ou sont distordus. Si, par exemple,
essence et son rythme vibratoire,
l’alimentation saine à tous niveaux une personne se récompense de ses efforts en mangeant
sera différente pour chacun. des desserts, ou si une autre compense ses
insatisfactions par des sucreries, sans écouter les réels
besoins exprimés par son corps, alors les signaux se transforment progressivement.
L’envie de sucrerie peut en venir à être interprétée comme un signal de faim. Si, selon
les habitudes familiales, une personne mange des fruits ou des sucreries immédiatement
après le repas principal, le corps pourrait en venir à donner un signal de faim après les
repas tant que l’aliment sucré n’a pas été absorbé.
Puisque chaque individu est différent dans sa constitution, son essence et son rythme
vibratoire, l’alimentation saine à tous niveaux sera différente pour chacun. Notre corps
a la faculté de savoir exactement quels minéraux, vitamines et protéines lui sont
nécessaires à chaque instant, de même que la quantité de lumière et d’air pur dont il a
besoin. Mais pour que les signaux de nos cellules soient reconnus, elles doivent utiliser
un «langage» qui nous est familier.
LA REPROGRAMMATION ALIMENTAIRE
La reprogrammation alimentaire, aujourd’hui de plus en plus encouragée par certains
diététistes, est une approche qui s’est imposée à moi par intuition au début des années
2000. Pour moi, il s’agit d’un parcours initiatique qui éveille et stimule notre pouvoir
de guérison. Elle vise à retrouver la faculté de choisir les types de nourritures
appropriés pour soi à chaque instant, grâce à l’intelligence cellulaire. La
reprogrammation alimentaire nous permet de nous libérer de certains conditionnements
pour retrouver notre autonomie. Elle peut provoquer des prises de conscience et nous
inviter à transformer notre relation à nous-mêmes. Cette approche fait partie du
processus d’autoguérison.
La communication avec votre nourriture
Vous vous nourrissez pour intensifier votre énergie vitale. Plus les aliments que vous
consommez sont vivants et plus ils stimuleront la vie en vous. Les aliments sont vivants
lorsqu’ils sont dans leur environnement naturel. Un fruit est fort vivant lorsqu’il est sur
l’arbre. Un légume est fort vivant lorsqu’il est sur la plante. Dès qu’il est retiré de cet
environnement, il y a une diminution de son rythme vibratoire et une réduction
progressive de la vie qu’il contient. Bien qu’il puisse continuer à mûrir et à être
savoureux parce que la vie l’habite toujours, celle-ci diminuera d’intensité
progressivement.
Par ailleurs, puisque la vie est en vous, vous avez la faculté de dynamiser, soit de
vivifier votre nourriture. Comment? En communiquant avec celle-ci. Cela signifie
simplement qu’avant de mettre un aliment dans votre bouche, vous réfléchirez au
parcours qui l’a mené jusqu’à vous, et vous vibrerez de gratitude envers tout ce qui a
collaboré à ce qu’il soit disponible pour que vous vous en nourrissiez.
Apprendre à «communiquer» avec votre nourriture
Avant de manger, devant votre repas, imaginez les aliments qui le composent dans leur lieu de
provenance ou leur environnement naturel.
Soyez conscient de toutes les personnes qui, depuis la semence, ont collaboré à ce que ces
aliments se retrouvent sur votre table.
Pensez à tout ce qui a contribué à «nourrir» ces aliments: soleil, pluie, terre.
Prenez un instant pour vibrer de gratitude pour cette nourriture et tout ce qui a permis qu’elle soit
sur votre table.
Posez vos mains au-dessus de votre nourriture avec l’intention de la dynamiser de vos vibrations.
Vous contribuez ainsi à élever son rythme vibratoire pour le rapprocher de celui qu’elle avait à
l’origine et vous entrez ainsi en harmonie avec elle.
La reprogrammation alimentaire ne fait pas de discrimination intellectuelle ou
émotionnelle entre les aliments. Il n’y a ni aliments obligatoires ni aliments proscrits.
Vous mangerez en vous fiant aux messages que vous captez de vos cellules. Un jour,
vous pourrez dire que vous mangez «tout ce que vous voulez», puisque les cellules font
partie de vous.
Votre intelligence cellulaire fera pour vous la discrimination nécessaire jour après
jour. Toutefois, pour vous assurer de ne pas vous leurrer, vous devrez suivre un
protocole jusqu’à ce que l’écoute des cellules soit devenue naturelle pour vous.
L’étape de la communication avec votre nourriture est une prémisse essentielle sans
laquelle la reprogrammation alimentaire serait incomplète. Cette communication se vit
en quelques secondes. Elle est plus longue à décrire qu’à exécuter. À cette étape, tous
vos sens s’éveillent et participent à créer la complicité avec votre nourriture: vous
captez ses couleurs, sentez ses parfums, entendez ses crépitements, ressentez ses
textures et vous en imaginez déjà les saveurs.
La production consciente d’enzymes
La production d’enzymes est également un processus très important, qui débute dans
votre bouche avant même que vous mastiquiez les aliments. Plusieurs capteurs y ont
pour fonction de recevoir les propriétés des aliments et leur énergie. Les enzymes
permettent à l’aliment de mieux s’intégrer à votre corps, pour que ce dernier tire profit
de ses propriétés nutritives, en fonction de ses besoins. La production d’enzymes sera
favorisée par une relation plus intense, plus consciente avec les aliments.
Le processus commence lorsque l’aliment est devant vous, il se continue lorsqu’il
est en bouche et, lorsqu’il y a mastication, les substances enzymatiques continuent à
s’activer pour que votre corps physique puisse en retirer les propriétés bienfaisantes,
avant même que l’aliment soit avalé. Les enzymes produites dans la bouche, puis dans
l’estomac, permettent non seulement l’absorption des propriétés physiques de l’aliment,
mais aussi de ses propriétés subtiles, énergétiques.
Imaginons deux personnes qui se nourrissent d’un même fruit. Les substances
enzymatiques feront en sorte que chacune puisse retirer de ce fruit ce dont son corps a
besoin. Les besoins de ces personnes sont différents et ces substances enzymatiques
vont permettre non seulement de détecter, mais aussi de sélectionner les propriétés dont
chacune a besoin.
Plus l’aliment est préparé dans la conscience, dans l’amour, dans la joie, plus la vie
présente dans cet aliment sera intense. Et c’est ainsi que cet aliment pourra mieux vous
nourrir.
LES ÉTAPES DE LA REPROGRAMMATION ALIMENTAIRE
La conscience des différents types de nourritures, la communication avec votre
nourriture et la production consciente d’enzymes sont des prémisses à la
reprogrammation alimentaire. Chacune de ces actions vous propose une façon d’entrer
en relation avec votre nourriture. Sans elles, les étapes de la reprogrammation
alimentaire qui suivent n’auraient aucune valeur.
Première étape: le choix d’une structure de transition
La première étape de la reprogrammation alimentaire consiste à vous assurer d’une
structure transitoire durant le processus. Comme la reprogrammation alimentaire vous
conduira à repenser et à modifier vos habitudes alimentaires, il faudra mettre en place
une structure qui favorise un passage progressif vers une autre façon de vous nourrir. La
structure transitoire devrait contenir des aliments faisant partie de votre mode de vie
actuel, même si ceux-ci ne remplissent pas les critères d’une structure vraiment
équilibrée en fonction de votre intelligence cellulaire. La nouvelle structure équilibrée
se mettra en place à la dernière étape du processus.
La structure de transition se fonde sur quelques principes simples:
L’assiduité: je vous suggère de choisir le nombre de repas et de goûters que vous
voulez vous permettre. Puis, en fonction de ce choix, établissez un horaire
relativement stable. Soyez fidèle à vos choix, rien ne vous est imposé. Ainsi, vous
pouvez choisir de manger deux, trois ou quatre fois par jour et maintenir ce rythme
jusqu’à la quatrième étape de la reprogrammation alimentaire. En plus de vous
sécuriser par rapport aux changements, la structure offrira au corps une stabilité et
un certain équilibre. Voici quelques propositions qui pourraient orienter vos choix:
vous pourriez intégrer un premier repas en début de journée. Pour le dernier repas,
je vous suggère de le prendre quelques heures avant le moment du sommeil. Si vous
voulez vraiment maintenir dans cette structure l’habitude de vous nourrir juste avant
le sommeil, alors le choix d’un seul aliment ou sinon d’une combinaison alimentaire
très simple serait préférable.
La satiété: je vous suggère de cesser de manger lorsque vous ne ressentez plus la
faim ou lorsque vous ressentez la soif. Aussi, mangez le plus lentement possible. En
mastiquant longuement vos aliments, vous favoriserez une transmission complète de
l’énergie et permettrez aussi que l’aliment soit mieux imprégné des enzymes
transportées par votre salive.
La consommation de liquide: je vous suggère de ne boire aucun liquide dans les
minutes qui précèdent chaque repas et d’éviter de boire, notamment de l’eau, durant
le repas, afin de ne pas interrompre, modifier ou déséquilibrer le processus de
salivation, d’une part, et d’autre part, le processus de création d’enzymes
nécessaires à la transformation et à l’absorption des aliments dans votre sang.
Lorsque vous buvez de l’eau, vous interrompez également les signaux du corps vous
indiquant que vous n’avez plus faim. Plusieurs autres boissons provoquent les
mêmes effets que l’eau.
Deuxième étape: la diversification des choix alimentaires
Puisque vous avez, durant la première étape, fixé des périodes de repas et les
intervalles entre ceux-ci, l’analyse de vos besoins, en termes de quantité et de type de
nourriture, se trouve facilitée. Une fois les bases et la première étape bien intégrées, la
deuxième étape consiste à enrichir votre gamme d’aliments. Vos expériences et vos
habitudes de vie vous ont conduit à choisir certains types d’aliments. Votre corps, guidé
par l’intelligence cellulaire, a toujours tenté d’aller puiser dans ces aliments les
nutriments qui lui sont nécessaires.
Or, certains aliments sont relativement dévitalisés, soit parce qu’ils sont depuis trop
longtemps séparés de leur milieu naturel ou que leur manipulation était inadéquate.
Malgré les suppléments alimentaires qui compensent les carences de certains aliments,
rappelez-vous que ce sont les aliments vivants qui vont le plus stimuler votre vitalité.
Les aliments ne font pas que fournir de l’énergie; ils doivent la stimuler et participer à
la régénération cellulaire.
Il est donc important d’intégrer à vos menus des aliments que vous ne connaissez
pas, de manière que vos cellules sachent où puiser les nutriments qui leur sont
nécessaires. C’est une étape de découverte et de dégustation.
Certains aliments connus peuvent être redécouverts dans leur forme la plus
naturelle, par exemple des fruits frais plutôt que des fruits en boîte. Dans un sirop ou
enfermé dans un pot depuis longtemps, le fruit perd de sa vitalité.
Vous pourriez aussi consommer des aliments que vous connaissez, mais en les
préparant différemment. La variation de la préparation d’un aliment, ou des condiments
qui l’accompagnent, par exemple, peut sensiblement modifier son apport. Certains
légumes que vous avez toujours consommés cuits rapidement à une chaleur intense
peuvent être redécouverts à leur état cru.
Je vous suggère aussi de favoriser les aliments produits dans votre région. Sans
vous y limiter, intégrez-les comme des aliments de choix dans votre menu en sachant
qu’ils sont probablement plus vivants étant donné leur proximité et mieux adaptés aux
conditions environnementales de votre région, et par conséquent qu’ils vous fournissent
des nutriments essentiels pour vivre dans votre milieu.
Vos recherches pour élargir votre répertoire alimentaire vous conduiront vers
différents types d’aliments. Certains sont modifiés génétiquement, alors que d’autres
sont cultivés de façon totalement naturelle. Les aliments modifiés génétiquement à un
rythme qui ne permet pas au corps de créer des enzymes pour les assimiler pourraient
causer des troubles digestifs. De plus, leur apport nutritif pourrait être faible.
Comme il est important de se nourrir d’aliments vivants, la proportion d’aliments
transformés dans votre menu se doit d’être largement inférieure à celle des aliments
naturels afin de faciliter l’adaptation du corps.
Durant cette deuxième étape de reprogrammation alimentaire, vous devez dépasser
vos simples envies, parce qu’elles sont encore programmées par vos expériences
passées, conditionnées aussi par certaines croyances et connaissances intellectuelles.
Le but de cette deuxième étape est de permettre aux cellules de détecter dans de
nouveaux aliments des nutriments nécessaires qui étaient peu ou pas disponibles dans
votre menu habituel. Elles analyseront et enregistreront les nouveaux aliments présentés
et leurs composantes. Lorsque le corps nécessitera un élément particulier, les cellules
auront un plus grand choix d’aliments parmi lesquels le trouver. Elles évalueront quel
aliment offre l’élément recherché en plus grande quantité ou de meilleure qualité et
provoqueront une envie pour cet aliment.
Le piège à cette étape est d’aller trop rapidement et de passer prématurément aux
étapes subséquentes sans avoir offert suffisamment de solutions de rechange à nos
cellules pour qu’elles puissent retrouver leur autonomie.
En somme, gardez en tête ces quatre points importants:
explorez de nouvelles saveurs;
privilégiez les aliments produits ou cultivés dans votre région;
privilégiez les aliments biologiques non transformés;
privilégiez les sucres naturels.
Troisième étape: l’écoute du corps et des cellules
La troisième étape de la reprogrammation alimentaire consiste à renouer avec l’écoute
du corps et l’intelligence cellulaire en ce qui touche le choix de la nourriture. Parmi
tous les aliments disponibles, certains vous sont suggérés par votre corps. Une fois que
les deux premières étapes seront bien intégrées, soyez à l’écoute de vos sensations;
vous ressentirez progressivement une attraction naturelle vers les aliments les plus
appropriés pour vous à ce moment.
Durant la deuxième étape, l’intelligence cellulaire a identifié les aliments et les a
inventoriés selon leurs propriétés, leurs apports et leurs affinités avec le corps. Au
moment des repas, selon la structure transitoire établie à la première étape, différents
aliments s’offrent désormais à vous: votre corps, par l’intelligence cellulaire, vous
indique alors sous forme «d’envie» quels aliments parmi ceux disponibles sont les plus
adéquats pour vous à ce moment.
Évidemment, je le répète, cette étape ne peut être efficace que si les étapes
précédentes ont été intégrées, sans quoi vous seriez attiré vers des aliments qui
répondent soit à des désirs du moment, soit à des croyances ou à des habitudes.
Aussi, la façon de «communiquer» avec les aliments, présentée à la page 237, doit
être devenue naturelle à chacun des repas; elle doit être inscrite comme une nouvelle
habitude.
Vous réaliserez que le changement de programmation alimentaire qui s’effectue
alors ne requiert pas d’effort, puisque c’est l’envie de nourriture qui le façonne. Vous
n’avez pas à vous convaincre de renoncer à tel aliment parce qu’il était malsain; vous
en aurez perdu l’envie naturellement, vos cellules vous ayant guidé vers des aliments
plus adéquats.
Cela dit, cette étape a ses exigences. Elle requiert de vous certaines règles de
conduite:
Soyez présent aux sensations réelles provoquées par les aliments (les goûts réels).
Ne vous précipitez pas sur la nourriture.
Osez refuser un aliment qui vous est offert si vous n’en avez pas envie.
Si vous faites des compromis, vous déréglerez la nouvelle programmation que vous
avez bâtie jusqu’à maintenant. Il faut être attentif et vraiment ressentir ce vers quoi votre
corps vous attire, ce que votre corps vous transmet comme message. Votre rapport au
message du corps et à la nourriture se transforme progressivement.
Certains états, conditionnés par le stress, la fatigue
présent aux sensations
ou des émotions fortes, voileront les messages du Soyez
réelles provoquées par les aliments
corps pour vous en transmettre d’autres. Si, par (les goûts réels). Ne vous
exemple, vous vous présentez à un dîner fatigué ou précipitez pas sur la nourriture.
refuser un aliment qui vous
dans un état très émotif, il se peut que cet état vous Osez
est offert si vous n’en avez pas
incite à consommer des aliments sucrés qui vous envie.
donneront une impression de réconfort. Bien sûr, à ce
moment-là, ce n’est plus l’intelligence cellulaire qui vous guide, mais vos émotions qui
vous contrôlent. Vous n’éviterez peut-être pas toujours de tels moments. Toutefois, si
vous en prenez conscience, vous pourrez progressivement résister aux influences de ces
états.
De même, vous vous rendrez compte progressivement qu’un aliment qui n’est pas
adéquat est moins agréable lorsque vous l’avez en bouche. À l’inverse, vous allez
constater que des aliments que vous n’aimiez pas auparavant vous semblent maintenant
délicieux.
À cette étape, vous savourerez davantage les aliments qui sont sains pour vous, et
vous perdrez le plaisir à consommer des aliments qui ne le sont pas. Donc, il s’agit d’un
processus tout en douceur, sans sacrifice, sans sévérité, sans rigidité. C’est dans un
contexte souple que la reprogrammation produira ses effets.
À cette étape, gardez en tête ces principes importants:
assurez-vous d’avoir bien intégré les étapes précédentes;
prenez le temps d’être en relation avec les aliments;
prenez le temps de sentir un appel intérieur pour la nourriture.
Quatrième étape: l’écoute complète et l’autonomie
Tout le processus d’intégration des bases de la reprogrammation alimentaire ainsi que
les trois premières étapes vous ont permis, en douceur, sans contrainte et dans la joie,
de remplacer d’anciennes programmations inconscientes par de nouvelles, établies en
accord avec les réels besoins de votre corps. Si à la troisième étape, vous deviez
écouter votre corps pour choisir parmi une gamme d’aliments s’offrant à vous, à cette
quatrième étape, vous devez écouter votre corps afin d’attirer à lui les aliments qui lui
sont essentiels.
Par contre, je tiens encore à préciser que si vous court-circuitez les bases et les
trois premières étapes du processus, il se pourrait que vous éprouviez de réelles
difficultés. Si vous vous leurrez en affirmant que vous avez tout intégré, en croyant être
à l’écoute de votre corps, vos choix seront une illusion et ne serviront qu’à justifier une
alimentation totalement désorganisée et déséquilibrée. Dans ce cas, ce ne sera pas votre
corps mais vos désirs ou vos caprices qui vous guideront. C’est pourquoi cette
quatrième étape exige beaucoup de vigilance.
La quatrième étape vise à retrouver l’autonomie du corps et l’écoute complète de
l’intelligence cellulaire en matière alimentaire. Elle finalise le processus de
reprogrammation alimentaire en vous invitant à répondre complètement aux messages
de votre corps. Celui-ci vous indique alors quels aliments vous sont nécessaires, en
quelle quantité et quelle qualité, et à quel moment. À cette étape, vous laissez tomber
l’horaire préétabli de votre structure transitoire. L’intelligence cellulaire transformera
progressivement votre horaire. Au début, la faim se présentera à des moments
relativement fixes, les demandes d’aliments et leurs quantités varieront peu. Puis, des
envies de vous nourrir à des moments différents surviendront. Par exemple, l’envie de
manger un fruit entre les repas pourrait se présenter à des moments qui sont adéquats
non seulement pour le corps, mais aussi selon son activité.
Les cellules vous transmettront cette information précieuse par la voie de vos
sensations. La réponse provient donc entièrement de l’intérieur de soi; elle ne répond
plus à une logique intellectuelle, à un modèle extérieur ou à des croyances.
Si vous avez bien intégré toutes les étapes du processus, votre corps saura vous
indiquer, par la sensation de faim, qu’il a besoin de nourriture. À cette sensation de
faim correspondra l’envie de certains aliments. Vous pourrez capter l’image intérieure
d’un aliment particulier; vous aurez peut-être une voix intérieure qui vous le dictera ou
vous aurez peut-être même, par votre salivation, presque le goût d’un aliment en
bouche.
Lorsque les aliments «appelés» ne seront pas disponibles, vous porterez votre
attention sur la nourriture accessible, comme à la troisième étape, pour sentir parmi ces
aliments lequel ferait le meilleur substitut.
L’envie, ou l’attraction, générée par les cellules est associée à une joie intérieure.
Le corps a envie de cette nourriture pour tout ce qu’elle lui apporte, y compris le plaisir
des sens. Il n’y a pas de contrainte ou de compromis imposé par le corps; ce dont il a
besoin est codé en fonction d’y trouver une satisfaction à tous les plans. Vous sentirez
alors très bien la différence entre un aliment demandé par le corps et un aliment non
«appelé». Dès qu’un aliment ne vous correspond pas, vous n’en apprécierez plus la
saveur. Cela peut être parce que les propriétés de l’aliment ne vous conviennent pas à
ce moment-là ou parce que l’aliment contient des parasites. L’important sera de cesser
d’en consommer. À l’inverse, vous pourrez constater qu’un remède naturel ou une épice
devient plus agréable au goût lorsque votre corps le requiert.
La personne qui vit la totalité du processus de reprogrammation alimentaire ressent
une véritable liberté de choix. Cette liberté est l’expression de l’intelligence cellulaire
qui s’oppose au joug des caprices et des désirs. Elle vit une complicité joyeuse et
permanente avec son corps qui l’informe des aliments les plus savoureux qui répondent
à ses besoins, au moment le plus approprié. De cette complicité et de ces choix, elle
gagnera en force et en souplesse, sur les plans physique et psychique.
Quelques repères
Équilibrer les types de nourritures.
Entrer en «communication» avec la nourriture.
Entreprendre le parcours de reprogrammation alimentaire, en respectant ses bases et en
abordant graduellement ses quatre étapes.
Chapitre 10
Le rééquilibre et l’harmonisation des glandes et des chakras par la
lumière
u chapitre précédent, nous avons vu que la lumière est une nourriture essentielle
pour assurer la vie. En outre, elle augmente le niveau d’énergie. Dans ce chapitre,
je vous propose de nourrir de lumière vos glandes et les chakras afin de les rééquilibrer
et de rétablir l’harmonie en vous pour favoriser l’autoguérison.
Comme les notions de glandes et de chakras ne sont pas familières à tous, je vous
propose ici quelques explications simples à leur sujet.
A
LES GLANDES ET LES CHAKRAS
Concevons d’abord que deux grands réseaux de communication favorisent le
fonctionnement du corps humain: le système endocrinien, qui constitue un réseau
physique, et les chakras, qui constituent un réseau énergétique.
Le système endocrinien est composé de plusieurs glandes sécrétant chacune des
hormones. Celles-ci transmettent plusieurs messages à nos cellules. Les hormones
circulent dans le système sanguin et permettent de régir plusieurs fonctions du corps
(métabolisme, reproduction, sommeil, température, appétit, certains comportements,
etc.). L’étude de ce système, l’endocrinologie, occupe une place importante dans la
médecine occidentale.
Les principales glandes sont toutes associées à un chakra, soit l’un des centres du
réseau énergétique. Complexe, celui-ci est formé de plusieurs milliers de canaux
énergétiques (les nadis) permettant la circulation de l’énergie vitale (appelée prâna ou
chi, selon les cultures). Ces canaux s’entrecroisent pour permettre la libre circulation
de l’énergie. Les points de croisement se nomment «chakras», terme issu du sanskrit et
signifiant «roue». Ils sont de véritables carrefours d’énergie.
Les chakras constituent la base de la médecine ayurvédique, dont les origines
remontent à 5 000 ans. Les 7 carrefours principaux sont ceux où 21 nadis se rencontrent;
ils sont situés tout le long de la colonne vertébrale. Les chakras distribuent l’énergie
aux glandes et aux organes de leurs secteurs respectifs.
Épiphyse - chakra de la couronne: en relation avec le cortex cérébral de même que les états de
conscience élargis.
Hypophyse et hypothalamus - chakra du troisième œil: en relation avec les systèmes nerveux central et
périphérique, et la vision.
Thyroïde - chakra de la gorge: en relation avec la voix, la bouche, les sinus, les oreilles, ainsi que le
système respiratoire.
Thymus - chakra du cœur: en relation avec le cœur, le sang, la lymphe, le système sanguin et
immunitaire, les poumons.
Pancréas - chakra du plexus solaire: en relation avec le système digestif et ses organes.
Gonades (ovaires et testicules) - chakra du Hara: en relation avec les systèmes d’élimination et de
reproduction.
Surrénales - chakra de la base: en relation avec le fonctionnement général du corps physique, l’énergie,
la vitalité, le squelette, les os, les muscles, les tendons, les ligaments.
L’énergie ne circule pas qu’à l’intérieur de vous, mais aussi autour de vous.
Vous avez peut-être déjà remarqué, en observant une personne située devant un mur
blanc, qu’une couche translucide semblait envelopper son corps. Il s’agit en fait de son
corps éthérique. Il est intimement associé au corps physique.
Au total, vous êtes constitué de sept corps, dont le corps dense que vous connaissez
et six autres corps de lumière, soit les corps subtils. Le corps éthérique fait partie de
ceux-ci. Imaginez-les comme des habits de différentes densités autour de vous.
L’énergie y circule aussi et véhicule des informations.
Le corps éthérique: tout près du corps dense, il est souvent reconnu comme l’une des parties de
votre corps physique. Les informations qu’il véhicule sont d’ailleurs relatives à votre corps physique.
Le corps émotionnel: autour du corps éthérique, il véhicule des informations relatives à vos émotions,
à vos sensations et à vos mémoires.
Le corps mental: autour de votre corps émotionnel, il véhicule des informations relatives à vos
pensées, à vos idées, à vos inspirations.
Le corps causal: autour du corps mental, il véhicule des informations relatives aux relations de cause
à effet régissant votre vie terrestre.
Le corps bouddhique: autour du corps causal, il rayonne le pur amour de votre être véritable.
Le corps atmique: autour du corps bouddhique, il vibre de manière que vous vous sentiez uni à tout
par votre nature.
L’énergie doit circuler librement en eux et entre eux à un rythme qui permet
l’équilibre et l’harmonie de tout le corps. Comme nous l’avons vu précédemment, un
déséquilibre émotionnel provoque une diminution du rythme vibratoire. La circulation
d’énergie dans les chakras en sera affectée. Lorsqu’un ou des chakras sont
déséquilibrés, l’harmonie est rompue.
Le processus d’autoguérison implique nécessairement de rééquilibrer et de rétablir
l’harmonie des glandes et des chakras. L’approche est simple et toutefois fort efficace
en plus d’être agréable à pratiquer. Plus le déséquilibre est important, ample et intense,
plus vous l’utiliserez: par exemple, quotidiennement pour celui qui vit un cancer,
trimestriellement pour maintenir une bonne santé. Si le problème ou le malaise perdure,
cela signifie que le fonctionnement des glandes et des chakras n’est pas encore
parfaitement rétabli.
Rééquilibrez vos glandes et vos chakras par la lumière
1. Allongez-vous sur une surface confortable, idéalement au soleil.
2. Fermez vos yeux. Détendez-vous, respirez et portez d’abord votre attention sur votre respiration.
3. Pour chacun des duos glande-chakra:
a. visualisez votre chakra;
b. inspirez et, simultanément, visualisez les rayons du soleil pénétrant le chakra. Celui-ci devient
progressivement lumineux et tourne sur lui-même de façon équilibrée;
c. visualisez la glande correspondante;
d. de nouveau, inspirez et, simultanément, visualisez les rayons du soleil pénétrant la glande.
Celle-ci devient progressivement lumineuse et vibrante.
Refaites le même exercice pour chaque chakra et chaque glande associée.
Le texte qui suit vous offre un modèle concret et plus exhaustif de mise en pratique
de cette technique, une glande à la fois. Vous pouvez le lire à haute voix. Il vous servira
de guide pour accomplir le travail de visualisation qui vous permettra de rééquilibrer et
d’harmoniser vos centres énergétiques par la lumière.
Je vais procéder maintenant au rééquilibre, à l’harmonisation de mes centres
énergétiques avec la lumière. Un instant, je pose mon attention sur mon troisième œil,
au centre du front, à la source de mon nez, et je demande à la lumière, celle du soleil,
de s’y projeter… Les rayons pénètrent mon troisième œil… et ce centre d’énergie, une
véritable roue, un disque solaire, s’ouvre… Comme une fleur s’ouvre pour
s’épanouir…
Je peux imaginer, ressentir un disque solaire au niveau de mon front et à
l’intérieur de ma tête qui irradie la lumière tout autour de lui… J’accueille les
rayons, le disque solaire intérieur propulse ses propres rayons partout dans ma tête,
vers mes yeux, ma couronne, mes glandes (pinéale, pituitaire). Le disque solaire
intensifie sa lumière. Elle est à la fois intense, douce et chaude… Le chakra du
troisième œil s’harmonise et rééquilibre toutes les cellules qui y sont reliées par la
lumière.
J’invite maintenant les rayons du soleil à se projeter vers mon chakra de la gorge
et ma glande thyroïde, au niveau de ma gorge… La glande thyroïde est en forme de
papillon. Elle accueille les rayons. Le chakra de la gorge devient aussi un disque
solaire. En accueillant les rayons de lumière de la vie qui l’entoure, il s’ouvre lui
aussi comme le bouton d’une fleur, il s’illumine… J’accueille les rayons du soleil
comme si le chakra de la gorge voulait s’en abreuver… abondamment… et rediffuser
ses propres rayons vers toute ma gorge, à l’intérieur de ma bouche, de mes sinus, de
mon nez, de mes oreilles… Toutes ces parties s’illuminent… J’imagine, je ressens un
disque qui vibre et dont les vibrations sont des lumières. Toutes les cellules autour se
réharmonisent, se rééquilibrent…
Puis, au centre de ma poitrine, le disque solaire du chakra du cœur… J’accueille
maintenant les étincelants rayons du soleil… Encore une fois, un disque solaire
comme une fleur qui accueille l’intense lumière… qui devient lui-même éblouissant,
irradiant ses rayons vers mes poumons… et l’organe du cœur… Toutes les cellules
des poumons et du cœur s’éveillent et vibrent à leur rythme le plus naturel…
Puis, dans la partie supérieure de l’abdomen, au plexus solaire, j’invite les
rayons du soleil à pénétrer… Mon plexus solaire s’ouvre… retrouve son éclat… et
distribue ses rayons vers le foie, l’estomac, le pancréas, la rate…
C’est maintenant vers le disque solaire du hara que les rayons sont projetés, deux
centimètres sous le nombril. Le hara, comme une coupe dorée, s’ouvre, accueille les
puissants rayons… et les redistribue partout en moi vers tous les organes de
reproduction, les organes d’élimination… Le disque solaire de la créativité intensifie
sa vibration, retrouve son rythme vibratoire, sa véritable fréquence…
J’accueille maintenant les puissants rayons du soleil sur le disque solaire situé à
la base de ma colonne vertébrale, au centre énergétique de la base… Une roue
d’énergie qui s’illumine… et projette ses rayons dans tous mes muscles, mes os, mes
articulations…
Puis, je termine en appelant les rayons du soleil vers le tissu, le membre, l’organe
qui est en difficulté ou en déséquilibre… Ce peut être un genou, l’estomac, une
épaule… Si le déséquilibre est émotionnel, ce peut être vers le plexus solaire. S’il est
d’ordre mental (fatigue, épuisement, dépression), c’est vers le troisième œil… Je
m’abandonne totalement dans la lumière…
Puis, à mon rythme, en maintenant cette sensation d’être nourri par la lumière
dans tout mon corps physique… en laissant circuler les rayons aussi dans mes corps
subtils, je bouge tranquillement mes mains, mes pieds…
Vous pouvez faire cette expérience couché directement sous les rayons du soleil ou
encore allongé à l’ombre. Vous serez aussi étonné de son effet même lorsque vous êtes à
l’intérieur. La lumière vous suit partout et ses sources sont multiples. Il vous appartient
de l’accueillir consciemment dans chacun de vos centres énergétiques avec l’intention
d’équilibrer et d’harmoniser tout votre corps. L’expérience vécue régulièrement
deviendra naturelle et vous la vivrez en quelques minutes. Elle peut devenir pour vous
un mode de détente qui vous apporte à la fois le calme et la vitalité.
Quelques repères
Grâce à la visualisation, faire pénétrer la lumière dans chaque glande et dans chaque chakra
pour stimuler et rééquilibrer l’énergie en soi.
Chapitre 11
Le contact avec l’énergie tellurique et cosmique
e chapitre 5, traitant de l’élévation du rythme vibratoire et de la création d’une
spirale de guérison (cinquième voie), vous a invité à créer des ancrages à la terre
et au ciel. Fort de ces ancrages, vous pouvez développer davantage votre relation avec
l’énergie de la Terre et celle du cosmos pour soulager les douleurs et intensifier le
rythme de votre guérison.
Cette expérience est vraiment agréable tant pour soulager un malaise physique ou
psychologique que pour vous détendre et vous libérer des tensions. Elle peut être
employée, par exemple, lorsque vous vous sentez envahi par la colère, lorsque vous
ressentez un malaise diffus, lorsqu’une maladie importante sévit, causant des douleurs
ou une altération grave de vos tissus, ou ne serait-ce que lorsque vous souffrez d’un
banal mal de tête.
Nous pourrions longuement parler des forces de la nature et voyager
intellectuellement dans toutes les sphères de la physique classique ou quantique pour
comprendre l’Univers et l’énergie cosmique. Mais nous sommes dans un processus de
guérison qui privilégie plutôt les sensations. Je vous propose alors d’entrer directement
dans l’expérience. Vous la répéterez aussi souvent que vous en sentirez l’appel ou
l’envie, où que vous soyez. Vous pouvez la prolonger pendant une heure ou la vivre en
cinq minutes. Vous pouvez adapter la durée de chacune de ses étapes selon vos
sensations et le temps dont vous disposez.
L
PREMIÈRE ÉTAPE: LA RELATION AVEC L’ÉNERGIE TELLURIQUE
Le contact avec la Terre
Vous débutez en position allongée sur le ventre, face contre terre. Si vous êtes capable
d’y déposer directement votre front sans trop écraser votre nez, c’est encore mieux.
Sinon, placez votre tête de côté. Placez vos mains paumes sur le sol. Tentez d’avoir un
maximum de contact avec le sol. Et pour rendre l’expérience plus agréable, débutez en
imaginant que vous êtes à l’extérieur sur une surface que vous choisissez et que vous
aimez particulièrement. Ce peut être par exemple un rocher très chaud, du sable soyeux
près de la mer, de l’herbe tendre, fraîche, dont vous captez le parfum. Ou bien sur la
terre humide et vibrante, chaleureuse comme le ventre de votre mère. Choisissez une
surface et imaginez-vous allongé dessus. Si vous en avez la possibilité, faites-en
concrètement l’expérience à l’extérieur, sur le sol de votre choix. Si vous êtes à
l’intérieur et que vous avez le choix entre différentes chambres, choisissez celle dont le
sol possède un revêtement de matériau noble et naturel, comme le bois ou la pierre.
Votre corps se dépose sur ce sol dans toute sa grâce et dans tout son poids… Collez-y
vos paumes. Tout votre corps est bien vibrant.
La vision de vos cellules
Visualisez la partie de votre corps qui est en déséquilibre ou en souffrance. Si votre
malaise est émotionnel, portez votre attention sur votre plexus solaire. S’il est d’ordre
mental, portez-la sur votre troisième œil. Imaginez certaines cellules bien vivantes,
effervescentes et d’autres plus faibles, plus flétries ou ne pouvant plus accomplir leur
fonction. Ne portez pas de jugement, ne faites qu’observer ce que vous imaginez.
La relation avec le feu du centre de la Terre
Visualisez le feu puissant au centre de la Terre. Il vous transmet son énergie et aspire de
vous toute bactérie, tout virus, toute vibration lourde ou néfaste associée aux cellules en
difficulté. Le mal et la souffrance semblent être attirés et brûlés par ce feu.
La pénétration dans la Terre
Vous êtes collé au sol tant et si bien que vous avez l’impression de le pénétrer. Imaginez
que vous pénétrez le sable, la pierre ou la terre sur laquelle vous êtes déposé.
Autorisez-vous à pénétrer dans le sol jusqu’à ce que la terre ou la pierre vous couvre
totalement… La terre devient un cataplasme. Elle agit comme un buvard. Elle aspire de
vous tout ce qui ne vous convient pas: pensées, émotions, douleurs ou bactéries, toxines
ou colères, cellules mortes. Tout ce qui n’est plus la vie, tout ce qui n’est plus vivace en
vous est aspiré. La Terre est une matrice comme le ventre de votre mère. Non seulement
elle vous a nourri, mais elle a aussi aspiré de vous ce qui n’était pas en équilibre. Vous
êtes dans la matrice terrestre, dans le ventre de la Terre, dans le ventre de votre mère,
un ventre amoureux auquel vous pouvez sans peur tout abandonner en sachant qu’elle le
livrera à l’Univers… Retrouvez un bien-être dans une matrice nourricière qui favorise
l’épuration… Prenez un long moment pour savourer cet état.
Le retour à la surface de la Terre
Puis, sentez-vous émerger à la surface de la Terre et, allongé sur le sol, ressentez le feu
terrestre qui nourrit tout votre être. Le soleil du centre de la Terre dégage de vos corps
subtils tout parasite, trouble ou déséquilibre. Et, peu à peu, vous retrouvez une sensation
de puissance et de légèreté.
DEUXIÈME ÉTAPE: LA RELATION AVEC L’ÉNERGIE COSMIQUE
Et alors, sans vous disperser ou vous distraire, tout en maintenant votre centration, vous
allez tout simplement vous retourner, en roulant d’abord votre corps sur le côté pour
ensuite le retourner face vers le ciel. Si cela vous est possible, vous écartez les jambes
largement et les bras au-dessus de votre tête, comme une étoile. Il s’agit de la posture
de l’être universel, allongé au sol plutôt que debout. Si cela est difficile, vous pouvez
vous contenter de simplement l’imaginer. Vous êtes dans la position de l’étoile.
Le feu du Soleil nourrit les corps
Imaginez et ressentez la lumière de l’Univers, du Soleil et des étoiles pénétrer lentement
votre corps. Elle pénètre votre peau, puis vos muscles, vos organes, et se propage
partout en vous jusque dans la moelle de vos os. Inspirez profondément la lumière et
l’énergie cosmique et nourrissez-vous des particules photolumineuses et cosmiques.
La sensation des micromouvements
Imaginez votre corps physique faisant des micromouvements qui éveillent tous les
muscles de votre corps. En commençant par vos jambes, puis progressivement jusqu’à
votre tête, voyez chacun de vos muscles vibrant légèrement comme s’il recevait un doux
massage.
La sensation d’euphorie
La lumière et l’énergie cosmique s’intègrent en vous et vous nourrissent totalement.
Vous ressentez votre corps dans un joyeux mouvement, imperceptible de l’extérieur…
Lorsque vous sentez que vous êtes dynamisé, prenez la position qui est pour vous la
plus confortable, allongé ou assis, tout en maintenant la relation avec vous-même, avec
la Terre et avec le cosmos. Restez intériorisé pendant un moment avant de reprendre
vos activités normales.
Cet exercice favorise en lui-même la détente profonde et peut constituer la première
partie d’une période de détente profonde prolongée ou encore un prélude au sommeil.
Plus vous vivez cette expérience et plus les sensations qu’elle génère seront intenses.
Ses effets seront de plus en plus évidents et se feront sentir de plus en plus rapidement;
les douleurs s’effaceront, la régénération cellulaire naturelle sera amplifiée, la
sensation d’équilibre et de force grandira.
Quelques repères
Entrer en contact avec l’énergie de la Terre.
Entrer en contact avec l’énergie cosmique.
Conclusion
La guérison et le maintien de la santé: un seul et même processus
e qui vous est présenté dans ce livre est un parcours de retrouvailles avec vousmême et vos facultés à vivre en santé et à participer à votre guérison.
Souvent, nous considérons la douleur, les souffrances et la maladie comme un
déséquilibre. Or, j’ai voulu dans ce livre montrer qu’elles sont plutôt les messagères
des déséquilibres. Elles viennent exprimer qu’en réalité un déséquilibre existe quelque
part en nous. Autrement dit, la maladie, la douleur, les souffrances ne sont pas des
déséquilibres, mais elles vous parlent de ce qui est en déséquilibre dans votre vie. Cela
change totalement notre perspective sur la santé et oriente différemment le processus de
guérison.
Le parcours qui vous est présenté vise à redécouvrir votre «clé personnelle de
santé». Cette clé est unique à chacun, à l’image de son individualité. Votre clé est en fait
l’ensemble de toutes les conditions favorables qui assurent votre santé. Le bon
fonctionnement de votre corps exige un ensemble de conditions intérieures et
extérieures: par exemple, un état d’esprit adéquat, une nourriture variée et complète, un
environnement sain, etc. Et ces conditions sont différentes d’une personne à l’autre. Tant
que les conditions sont favorables, tous les systèmes du corps fonctionnent parfaitement.
Toute douleur ou tout malaise constitue un signal émis par le corps signifiant que
certaines conditions ne nous sont plus favorables. Une détérioration de nos conditions
de vie provoque une diminution de la fréquence vibratoire.
Nous avons vu dans ce livre à quel point notre corps fonctionne selon un rythme très
précis. Il s’agit de sa fréquence individuelle unique qui assure son équilibre physique,
psychique et énergétique. Lorsqu’un aspect de l’être humain ne vibre pas à son rythme
naturel, il y a nécessairement un déséquilibre; celui-ci pourra croître, parfois de façon
très rapide, et affecter la santé sur plusieurs plans. La diminution du rythme vibratoire
risque d’altérer des cellules. L’intelligence cellulaire permet au corps d’accomplir ses
fonctions naturelles. Cette même intelligence pousse les cellules à se régénérer
lorsqu’elles sont vieillies ou altérées; le processus de régénération naturel assure le
C
maintien des fonctions de chaque tissu du corps: il s’agit de la faculté d’autoréparation
du corps humain.
Pour retrouver la santé, des changements doivent être apportés à notre vie. Ces
changements visent parfois l’environnement, mais plus souvent nos attitudes, nos
comportements, nos états et nos peurs. Nous devons être à l’écoute et observer
l’ensemble de notre vie pour détecter la source du déséquilibre. Un contact très intime
avec soi-même sera alors nécessaire pour ressentir ce qui doit être transformé, afin de
retrouver le juste rythme et la bonne fréquence. Ce contact se fait par l’écoute de soi et
le dialogue avec son corps.
La santé est notre état le plus naturel, celui qui permet de répondre à notre besoin de
paix et d’union. L’état de joie, favorisé par le déploiement de nos talents et l’expression
de notre essence, permettra le maintien de la santé. Lorsque nous nous éloignons de
notre essence, de qui nous sommes vraiment, nous faisons face à l’insatisfaction et aux
frustrations, conscientes ou inconscientes. Cette division de l’être est une source
majeure de déséquilibre. Il y a tant de personnes éloignées d’elles-mêmes ou ayant
perdu la sensation de leur essence propre.
Nous sommes évidemment choyés de vivre actuellement dans un monde qui fait
place au renouveau. Toutefois, les exigences de ce monde en évolution sont nombreuses
et créent des tensions énormes sur le système nerveux. Actuellement, on se rend compte
que la Terre est souffrante et qu’une multitude sinon la majorité des êtres humains qui
l’habitent souffrent aussi.
Nombreux sont ceux qui croient qu’ils sont venus sur Terre pour se guérir et, donc,
que la vie est un long chemin de guérison. Pour ma part, je ne pense pas que nous
soyons venus dans cette vie pour nous guérir. Cela signifierait que, dès notre naissance,
ou même avant, nous soyons déjà en déséquilibre et dans une propension certaine à
souffrir. Je crois au contraire que nous sommes venus ici pour vivre en santé, pour nous
réjouir de la vie, créer et nous unir. Et c’est lorsqu’il y a des embûches sur le sentier,
comme un déséquilibre, que l’on apprend à mieux se reconnaître pour ensuite les éviter.
La santé est un état qui nous permet de vivre, de nous exprimer et de créer selon ce
que nous sommes véritablement. Inversement, vivre et s’exprimer en fonction de notre
essence propre favorise la santé. Lorsque nous parlons de notre santé, nous parlons en
réalité de toute notre vie!
LES PRATIQUES D’AUTOGUÉRISON
Souvent, des personnes me disent qu’elles ont essayé tous les exercices du parcours,
mais sans avoir vu d’amélioration de leur état de santé. Un seul mot de leur affirmation
explique tout: «essayé». «Essayer» ne sera pas suffisant pour provoquer un changement,
tout comme «essayer» un sport ne fera pas de nous un athlète dans cette discipline.
Notre culture occidentale a enraciné en nous le besoin d’un résultat immédiat, sans
quoi nous passons à autre chose. Nous voulons changer sans rien changer en nous ou
dans notre vie. Nous souhaiterions tous découvrir le cachet miracle qui ferait
disparaître toutes nos souffrances. Pourtant, nous savons tous, par expérience,
l’importance de répéter, puis d’approfondir l’exercice pour l’intégrer et en ressentir les
bienfaits.
Votre niveau d’implication dans ce parcours dépend bien sûr de votre état. Si vous
êtes en bonne santé et que vous souhaitez maintenir cet état, alors vous choisirez parmi
tout ce que ce livre propose quelques exercices qui favoriseront votre joie et votre
épanouissement, et qui nourriront le mieux la vie en vous. Si vous vivez quelques
malaises sporadiques légers, vous y ajouterez chaque semaine certains exercices
proposés, comme le dialogue avec les cellules. Si vos douleurs sont régulières ou que
vous êtes atteint d’une maladie grave, alors votre parcours deviendra l’une de vos
activités principales et peut-être même votre priorité. Vous intégrerez tout le processus
décrit et vous ferez les exercices une à deux fois par jour, selon votre condition.
Votre intense envie de vivre, accompagnée d’une croyance profonde en votre
pouvoir de régénération, de même que votre ferme intention de transformer votre façon
d’être et de vivre contribueront à ce que le processus favorise votre retour à la santé.
Voici les pratiques à privilégier pour maintenir votre santé au quotidien.
L’art de vivre en santé: les éléments à intégrer
La respiration expansive, la détente et la méditation
Le rendez-vous quotidien avec soi et le maintien de la présence à soi
L’écoute de son corps, de ses voix intérieures justes et de ses sensations
Le choix de son état du jour et de la joie qui maintient la santé et guérit
La bienveillance, la tendresse et l’amour de soi
Le rythme vibratoire élevé et le choix de pensées créatrices
L’expression de son essence et la reconnaissance de qui l’on est et de ce que l’on fait
Les moments de création et les moments de ressourcement
La nourriture saine et vivante: lumière, prana, eau, aliments vivants et nourriture émotionnelle et
psychique stimulante
Puis, lorsque vous ressentez des douleurs ou que vous êtes touché par la maladie,
vous ajoutez à votre «art de vivre» des pratiques quotidiennes favorisant votre
guérison.
Les pratiques pour la guérison
Le dialogue avec les cellules altérées
La vision de la vie future, lorsque vous serez en santé
La réorganisation du système nerveux central
La reprogrammation alimentaire
Le rééquilibre et l’harmonisation des glandes et des chakras par la lumière
Le contact avec l’énergie tellurique et cosmique
L’ART DE VIVRE EN SANTÉ
Le parcours vers la santé implique la transformation de votre vie. Si toute votre
attention se porte sur votre santé en faisant fi de tout le reste, aucun changement
important ne surviendra. En vous concentrant uniquement à soulager le malaise
physique, vous risquez de vous éloigner de vous-même.
Votre vie et votre être dans leur totalité sont en jeu dans cette transformation.
Choisissez de vivre des moments exaltants durant ce parcours vers la santé, puisque
c’est tout votre être et toute votre vie que vous sentirez alors s’améliorer et s’illuminer.
Vivre en bonne santé est un art, et vous en êtes l’artiste. Comme tout artiste,
réjouissez-vous de votre création.
Remerciements
e livre est un présent que je m’offre. Alors que mes travaux sur les fréquences
cellulaires et les transmutations des glandes s’approfondissent, j’ai souhaité
partager ma vision de l’art de vivre en santé et de l’autoguérison.
Pour ma plus grande joie et, je l’espère, la vôtre, Pierre Bourdon a accueilli ce
souhait, a cru au livre et s’est démené avec tant d’énergie pour le concrétiser. Je le
remercie ainsi que tous les membres de cette équipe dynamique des Éditions de
l’Homme et du Jour, pour leur grand respect de l’auteur et de sa vision.
Je transmets mes plus sincères remerciements à mon éditrice, Pascale Mongeon.
Elle a fait un travail colossal de remaniement et de réécriture, puisque j’ai écrit le livre
d’un trait, sans me relire. Non seulement sa patience et son enthousiasme n’ont jamais
fléchi, mais ils m’ont inspiré.
J’exprime aussi tout mon amour et ma reconnaissance à ma compagne et
collaboratrice Josée Clouâtre. Elle est au cœur de notre travail commun, apportant
toutes les nuances du féminin sacré et transmettant avec moi les enseignements, avec un
respect et un amour indéfectibles. Je la remercie de tout mon cœur de son dévouement à
guider tant de personnes à intégrer au quotidien tous ces enseignements. Je lui rends
hommage pour son implication lumineuse et amoureuse à chacune des étapes d’écriture
de ce livre.
Je remercie aussi mon ami Guy Corneau pour sa préface, bien sûr, et de partager
avec moi tant de regards sur la vie. Depuis plus de 20 ans, notre foi en l’être humain et
notre ferveur à faire rejaillir en lui la paix et l’amour nous ont réunis, tant dans
l’enseignement que dans l’amitié.
J’offre aussi toute ma gratitude à la docteure Sylvie Morin. J’apprécie bien sûr sa
préface et son apport au livre, notamment le passage sur le stress. Je lui transmets aussi
tout mon respect et ma reconnaissance pour son engagement très profond envers la
médecine intégrative, unificatrice de toutes les médecines. Son travail à la clinique
Santé Nouveau Monde résume totalement l’esprit de ce livre.
Je veux remercier aussi tous mes collaborateurs pour leur soutien fraternel et
professionnel.
C
Pour obtenir de l’information sur les ateliers et les conférences de Pierre Lessard,
consultez le site:
pierrelessard.net
[1] Je parle souvent de l’Âme et de l’Esprit. Depuis toujours, philosophes, sages et
penseurs tentent de définir ce qu’est l’Âme et ce qu’est l’Esprit. Il y a une polémique et
chacun est convaincu de sa définition. Dans ce livre, vous pourrez inverser âme et
esprit si cela vous convient mieux.
[2] Guy Corneau, Revivre!, Éditions de l’Homme, 2010.
[3] http://www.turenne.eu/index_htm_files/ANALYSES_Corps%20humain.pdf
[4] http://www.futura-sciences.com/magazines/sciences/infos/actu/d/recherche-plupartnos-cellules-sont-plus-jeunes-nous-6938/
[5] http://www.inserm.fr/espace-journalistes/premier-centre-d-expertise-de-la-mortsubite-de-l-adulte
[6] pierrelessard.net
[7] http://www.psychologies.com/Therapies/Developpementpersonnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Musique-la-frequence-bien-etre/7Serelaxer#7
[8] Exercice inspiré du blogue Yogamrita:
http://www.yogamrita.com/blog/2011/03/07/promenade-en-respiration-brahmanapranayama/
[9] Masaru Émoto, Le pouvoir guérisseur de l’eau, Éditions Trédaniel, 2012.
Édition: Pascale Mongeon
Infographie: Johanne Lemay
Révision: Ginette Choinière
Correction: Odile Dallaserra
Ce document numérique a été réalisé par claudebergeron.com
Données de catalogage disponibles auprès de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
10-16
Imprimé au Canada
© 2016, Les Éditions de l’Homme,
division du Groupe Sogides inc.,
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Dépôt légal: 2016
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Téléphone: 450-640-1237
Internet: www.messageries-adp.com
* filiale du Groupe Sogides inc.,
filiale de Québecor Média inc.
Pour la France et les autres pays:
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Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC –
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L’Éditeur bénéficie du soutien de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec pour son
programme d’édition.
Nous remercions le Conseil des Arts du Canada de l’aide accordée à notre programme de publication.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour
nos activités d’édition.
Liste des encadrés
Choisir une façon d’intensifier la présence à soi
Choisir une voie expansive privilégiée
La liste de vos états récurrents
Je choisis mon état
Choisir mon état fondamental
Choisir l’état du jour
Choisir l’état du soir
Votre rendez-vous essentiel
La liste de vos beautés intérieures
Votre action créatrice
Faire la paix avec l’autre
La création de votre intention fondamentale pour la santé
La création de votre intention de base pour la guérison
La création de votre intention spécifique pour la guérison
La fusion des trois corps
Visualisez votre vie en santé
La création de rêves éveillés sur votre santé
La respiration expansive en cinq temps
Le pranayama de base
Méditer deux fois par jour
L’émerveillement au quotidien
La liste de vos peurs
La liste des émotions récurrentes
La liste des compensations
L’écoute des cellules
La stimulation du système immunitaire
Méditer tout simplement
Évaluez votre stress
Exercice simple de respiration
Détente instantanée
Une technique simple pour magnétiser l’eau
Équilibrez les différents types de nourritures
Apprendre à «communiquer» avec votre nourriture
Rééquilibrez vos glandes et vos chakras par la lumière
L’art de vivre en santé: les éléments à intégrer
Les pratiques pour la guérison
Table des matières
Préface de Guy Corneau
Préface de Dre Sylvie Morin
Avant-propos
Introduction – Votre parcours individuel d’autoguérison
Votre clé personnelle de santé
Les trois phases du parcours
Les buts du parcours
Des outils concrets et subtils
Comment tirer profit de ces outils?
Les postures
Êtes-vous sous-actif ou suractif?
Une pratique quotidienne à instaurer
PARTIE I
LES VOIES DE L’AUTOGUÉRISON
Chapitre 1 – Première voie: la présence à soi
Trouver le sens de la vie
Trouver le sens des déséquilibres
Les rendez-vous quotidiens avec soi
Vibrer en harmonie avec la vie
Dissoudre les limites grâce aux voies d’expansion
Chapitre 2 – Deuxième voie: le choix de son état
Les facteurs qui influent sur vos états
Le choix personnel et conscient de vos états
Chapitre 3 – Troisième voie: l’amour de soi et la joie qui guérit
Votre nature, votre universalité
Votre essence, votre individualité
Vos beautés intérieures
Votre élan créateur
La joie qui guérit
Les sources naturelles de la joie qui guérit
La paix avec soi et avec l’autre
Chapitre 4 – Quatrième voie: l’éveil du pouvoir de guérison et la puissance de l’intention
Les émotions et les réactions qui entravent votre pouvoir intérieur
Les pensées qui entravent votre pouvoir intérieur
Le pouvoir d’autoguérison
La puissance de l’intention
Créer une intention
Les types d’intentions en lien avec la santé
La projection de l’intention
Votre vie en santé
Chapitre 5 – Cinquième voie: l’élévation du rythme vibratoire
Maintenir et élever son rythme vibratoire
Les facteurs qui diminuent le rythme vibratoire
La création de spirales d’énergie
Chapitre 6 – Comprendre les sources des déséquilibres
Le besoin de reconnaissance
La division et le conflit avec soi
Les peurs et les croyances qui construisent votre personnage
La vulnérabilité
Les émotions
Les compensations destructrices
Le choix des types de nourritures
L’environnement naturel
PARTIE II
LES PRATIQUES D’AUTOGUÉRISON
Chapitre 7 – Le dialogue avec les cellules
Les cellules, au cœur de votre vie
Les constellations cellulaires
La régénération cellulaire
Percevoir les signaux
Les étapes du dialogue avec vos cellules
La fréquence du dialogue
Chapitre 8 – La méditation, la détente et la réorganisation du système nerveux central
La méditation
La détente physique, émotionnelle et mentale
Le choix de vous détendre et comment y parvenir
Des outils pour favoriser la détente
Des méthodes de détente profonde
Le processus de réorganisation du système nerveux central (RSNC)
Chapitre 9 – Le choix des types de nourritures et la reprogrammation alimentaire
La vie en vous
Les types de nourritures
L’intelligence cellulaire et le choix de vos nourritures
La reprogrammation alimentaire
Les étapes de la reprogrammation alimentaire
Chapitre 10 – Le rééquilibre et l’harmonisation des glandes et des chakras par la lumière
Les glandes et les chakras
Chapitre 11 – Le contact avec l’énergie tellurique et cosmique
Première étape: la relation avec l’énergie tellurique
Deuxième étape: la relation avec l’énergie cosmique
Conclusion – La guérison et le maintien de la santé: un seul et même processus
Les pratiques d’autoguérison
L’art de vivre en santé
Remerciements
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