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Author: Menuhin Gérard
Tags: world history world politics government
ISBN: 978-0-244-05511-0
Year: 2017
Text
Dites la vérité et vous
humilierez le diable
Dites la vérité et vous
humilierez le diable
Sachez reconnaître le véritable ennemi
et rejoignez-nous pour le combattre
par
Gérard Menuhin
Traduit de l'anglais par
Valérie Devon
GÉRARD MENUHIN :
Dites la vérité et vous humilierez le diable : Sachez reconnaître le
véritable ennemi et rejoignez-nous pour le combattre
2ème édition mise à jour et corrigée
Illustration de couverture : un chêne couvert de lierre ;
voir pages 11 et 475 sq. du livre.
Couverture réalisée par Noel Greld
© 2017 par Valérie Devon
Imprimé et Publié par Valérie Devon
Tous les droits sont réservés.
ISBN 978-0-244-05511-0
Ce livre ou une partie de celui-ci ne peut être reproduit
ou utilisé de quelque manière que ce soit sans l'autorisation écrite expresse
de l'éditeur, à l'exception de l'utilisation de courtes citations dans une revue
de livres ou un journal scientifique.
Contact information : didi3486@gmail.com
DÉDICACE :
Pour l'Allemagne.
Pour les Allemands qui veulent rester
Allemands.
Pour l'humanité.
Table des matières
PREFACE 9
I
RÉSISTER : LA DERNIÈRE OCCASION POUR L'HUMANITÉ DE SAISIR
SA LIBERTÉ 11
II
IDENTIFIER :
ILLUMINATION OU LE DIAGNOSTIC DES TÉNÈBRES 193
III
ÉTEINTE :
CIVILISATION 331
IV
ÉTAPE FINALE :
VASSELAGE COMMUNISTE 407
Bibliographie 505
Index des Noms 521
―Douleur est Connaissance, ceux qui savent le plus,
doivent souffrir le deuil le plus profond de cette fatale
vérité — l'Arbre du Savoir n'est pas l'Arbre de Vie.‖
―Manfred‖, lord Byron
―Les livres ne sont pas des monuments du passé, mais
des armes du monde actuel.‖
Heinrich Laube
PRÉFACE
(Inspirée par la description de la condamnation de Louis XVI)
Ce livre couvre la période écoulée entre 600 avant J.C. et aujourd'hui,
et cependant c'est aussi un cheminement personnel. En réinterprétant
certains des moments déterminants de l'histoire, il expose une terrible
histoire de tromperie et d'auto-tromperie ; dřaffirmations absurdes
corroborées et de prétentions accomplies, et d'êtres sans valeur qui ont
réussi à dominer la planète par le contrôle d'un moyen d'échange
intrinsèquement sans valeur : l'argent.
Lisez ce livre, et toutes les pièces du puzzle se mettront en place.
Autrefois, il existait un mouvement populaire. Il s'agissait, d'une part,
d'un mouvement politique, d'autre part, d'un mouvement populiste
völkisch (ethnique), aujourd'hui, il n'y a plus de mouvements populaires,
principalement parce qu'il n'y a plus guère de peuples cohésifs. Seul le
système existe. Le fondement de ce système repose sur la rééducation
post-1945, dont le symbole est une sorte d'hologramme, c'est-à-dire une
projection. Selon cette projection, l'Allemagne et les Allemands étaient
coupables d'un crime particulier contre ces êtres. Le système exige, entre
autres, que tous les peuples, sans exception, reconnaissent ce crime
comme le seul et unique et lui rendent hommage, en s'humiliant sans
cesse devant d'innombrables sanctuaires le commémorant, et que
l'Allemagne paye une compensation sans fin de diverses façons, parfois
aux survivants du crime, dont la réserve semble inépuisable, et parfois en
donnant des sous-marins à Israël.
Quiconque se rebelle contre cette coercition est puni, emprisonné. Il
est accusé d'avoir nié la projection. Bien que l'accusation de négation soit
un non-sens, comme on ne peut pas nier ce que l'on ne tient pas pour la
vérité, la notion de Ŗdéniŗ a été confirmée.
Il s'agit donc d'une croyance, tout comme au 16ème siècle les
protestants ont été persécutés par les catholiques. C'est la religion
moderne universelle. Les négateurs de projection doivent être punis pour
maintenir le système.
Gérard Menuhin
Ceux qui demandent raisonnablement une explication sont rejetés au
motif que la projection ne peut pas être jugée, puisqu'elle a déjà été jugée.
Sa notoriété (Ŗconnaissance communeŗ) a été déclarée, dans le cas
contraire, l'Allemagne est innocente. Proposer de mettre la projection à
l'épreuve, de quelque manière que ce soit, serait un pas en arrière vers le
National-Socialisme ; cela serait contraire à la notion de République
fédérale d'Allemagne, car cela placerait l'ordre existant sur le banc des
accusés. Après tout, on pourrait découvrir que la projection est une
invention, si elle est jugée, ce pourrait être un mensonge. Ou plutôt cela
serait considéré comme non prouvé, jusqu'à ce que cela soit vraiment
prouvé.
Mais si la projection est déclarée nulle et non avenue, qu'advient-il du
système ?
C'est de la pure logique. La rééducation ayant sapé tous les
fondements du National-Socialisme, la possibilité que les principes de
cette rééducation puissent être frauduleux implique que le système
pourrait être coupable et que l'ère du National-Socialisme ne fut pas aussi
mauvaise qu'on veut nous le faire croire. La Ŗjusticeŗ du système exige
donc une peine d'emprisonnement plutôt qu'une procédure équitable ; le
système ne pouvait se permettre de remettre en question les principes de
la rééducation.
Ainsi, depuis les procès de Nuremberg, le principal ennemi de la vérité
a changé et évolué au point que l'État allemand lui-même a été contraint,
pendant 70 ans, de maintenir un système hypocrite dont l'exposition
remettrait en cause non seulement la légitimité de l'entité appelée
ŖRépublique fédérale d'Allemagneŗ, mais aussi toute sa structure
administrative. Presque tous les pays occidentaux sont pris dans cette
situation embarrassante. Même s'ils ne sont pas responsables de ce
prétendu crime capital, ils y ont été favorables depuis 1945 et ne peuvent
donc pas s'en libérer.
L'auteur, février 2016
10
I
RÉSISTER : LA DERNIÈRE OCCASION POUR
L'HUMANITÉ DE SAISIR SA LIBERTÉ
C
e chien est un Labrador. Et, comme la plupart des Labradors, il
est de bonne nature et aboie rarement. De temps en temps, je
tombe sur son propriétaire à l'occasion d'une de ses promenades
quotidiennes pour faire prendre l'air à l'animal. C'est un témoin de
Jéhovah. Au début, il a fait son devoir en essayant de me convertir, mais
je lui ai dit que je ne croyais qu'en ce que je voyais, alors il a renoncé.
Si j'avais besoin de vénérer quelque chose, alors ce serait les arbres.
Les arbres ont ceci en commun avec une culture populaire et une
économie manufacturière : les deux sont enracinés dans le sol et sont
donc stables. Une économie saisonnière ou de services, fournissant une
communauté de consommateurs volatiles, est elle, instable.
Un seul arbre vaut bien plus que d'innombrables consommateurs, ces
derniers fournissant rarement quelque chose de bénéfique. Ce qu'ils
peuvent faire et ce qu'ils font souvent, c'est détruire les arbres. Quelques
secondes suffisent pour qu'un sous-homme muni d'une tronçonneuse
abatte ce qui a peut-être mis des centaines d'années à pousser. Imaginez
un chêne. Cet arbre qui se dresse admirablement sur une colline et qui
offre une vue majestueuse. Se dressant dans le ciel, son tronc parcouru de
sillons. Il a vécu plus de saisons que n'importe quel humain. Il a résisté à
d'innombrables tempêtes hivernales. Même dénudé, sa présence est
ennoblissante. Il n'a pas à faire quoi que ce soit, il est, simplement. Puis
arrive un consommateur (un organisme qui, pour satisfaire ses envies, se
sert d'autres organismes) avec une scie et le coupe pour en faire des
planches ou même pour s'en servir comme bois de chauffage. Lequel
préféreriez-vous avoir, l'organisme ou le chêne ?
Ceci étant dit, ne me parlez pas de dignité humaine. Il y a bien
longtemps que je n'ai vu un homme digne, pour ainsi dire jamais. C'est
Gérard Menuhin
que la dignité implique une responsabilité personnelle. La Dignité de
l'Homme est, comme les Droits de l'Homme, un concept artificiel,
inventé par des organismes artificiels et cosmopolitiques comme les
Nations Unies ou la Cour Européenne des Droits de l'Homme, qui a
pour but de remplacer les lois nationales ; boniments intangibles destinés
à usurper les droits établis. Sur la base frauduleuse de la Déclaration des
Droits de l'Homme de 1789, ils glorifiaient l'insipide ivresse de Liberté,
Fraternité, Égalité. Si le droit à l'air et à l'eau purs, à la liberté d'expression
et de réunion n'est pas garanti, à quoi servent ces déclarations
tapageuses ?
Mon voisin et moi sommes d'accord sur de nombreux sujets, sauf que,
comme la plupart des sectaires, les témoins de Jéhovah croient que le
Christ reviendra pour les sauver. J'énonce la dégradation générale, et il
répond en citant les Écritures, que je vérifie quand je rentre à la maison. Il
a toujours raison. Je nomme les responsables ; il les appelle Satan. Tout
cela est en fait prévu dans la Bible : Jean 8:44, ou, si vous préférez,
Apocalypse 2:9. Nous avons donc tous les deux raison.
J'imagine que tout ça avait un sens au commencement, rien de plus.
Pas même un sentiment confus, encore moins la certitude, que ce qui est
enseigné à un enfant ordinaire sur les évènements historiques majeurs est
un paquet de mensonges. Tout juste une vague démangeaison mentale.
S'il pouvait l'éviter, mon père ne parlait jamais de la guerre, pas plus qu'il
ne parlait de quelque chose de négatif ou de désagréable, ou même du
passé. Ma mère, elle, parlait surtout du passé. Son passé. Mais aussi, si
l'humeur s'y prêtait, de la supériorité de l'architecture édouardienne
(accent mis sur le Ŗaŗ) sur l'équivalent victorien, de son goût supérieur
pour l'habillement et la décoration, ou de ses expériences de guerre. Elle
maintenait les convictions de sa génération, notamment, que Churchill
avait été un grand homme et Neville Chamberlain un crédule (le voile du
déshoneur recouvrira toujours lřŖapaisementŗ bien que toute tentative
d'empêcher la guerre soit louable). Quoiqu'elle nous disait lugubrement à
mon frère et à moi que Ŗvous [notez, pas Ŗnousŗ] auriez été gazés si vous aviez
vécu en Allemagneŗ, elle n'était nullement germanophobe ; elle parlait même
un peu d'allemand. Bien sûr, l'Allemagne n'avait pas fait partie de son
passé, donc elle n'était pas incluse dans les réminiscences qui formaient
une grande partie de sa conversation. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un
dont les opinions soient si résolument fondées sur des critères révolus
que ma mère, ou qui ait si résolument rejeté toute influence pour le
12
Dites la vérité et vous humilierez le diable
changement. Elle souffrait le présent, mais elle le jugeait toujours à
travers le filtre de son passé, pourtant peu pertinent.
Jusqu'à la fin de mon adolescence, mes impressions de la guerre
dérivaient presque entièrement des aventures picturales d'héroïques
soldats alliés, connus sous le nom dřŖorduresŗ à l'école (inspiré par ces
derniers, j'étais un prolifique gribouilleur de cuirassés et d'avions).
En bon fils respectueux et obéissant, je me devais d'écouter les
souvenirs racontés par ma mère à propos du Blitz mais par rancœur,
j'avais pris l'habitude de ne plus écouter ou même d'effacer la plupart de
ses anecdotes répétitives. Aujourd'hui, je le regrette, car un compte rendu
plus clair de première main sur la vie en temps de guerre à Londres,
quoique modifié, eût été instructif. Mais la manière même des
monologues de ma mère entravait les questions qui eussent été
considérées comme de pures interruptions de la diffusion programmée.
Parmi cette association de thèmes figuraient les années
ŖWirtschaftswunderŗ, le miracle de la reconstruction industrielle
allemande d'après-guerre, auquel ma mère faisait allusion lors des
quelques visites de mes parents à mon école allemande, en 1957. Sans
surprise, à neuf ans, je n'étais pas au courant de ce phénomène ou de
l'incongruité de la destruction mutuelle de deux pays anglo-saxons
industrialisés. Une quinzaine d'années plus tard, à la radio américaine,
j'entendis un colonel irascible exprimer un verdict pertinent : ŖQue les
Britanniques et les Allemands se battent entre eux était en soi une situation
incongrue.ŗ Tous les Allemands que je connaissais étaient invariablement
agréables et remarquables, à la réflexion, le fait que chacun semblait
posséder le même joli modèle de costume bleu foncé est peut-être
fondamentalement une indication de leurs efforts pour un retour aux
normes bourgeoises. Les écoliers d'Hermannsberg étaient aussi des
modèles de normalité, dans la mesure où ils occupaient principalement
leur temps libre aux jeux/sports, à l'amusement, à la musique et aux
loisirs extérieurs. Il ne m'est jamais venu à l'esprit que leurs ancêtres et les
miens aient pu être incités à s'entre-tuer. La seule référence à la guerre
dont je me souvienne est une remarque que j'ai entendue par hasard alors
que je me séchais après la douche du matin, lorsque deux garçons plus
âgés échangeaient des ouï-dire sur le sort des prisonniers de guerre
allemands aux mains des Russes. Bien que ce soit typique des potins
d'écoliers, à l'époque le sujet morbide m'avait naturellement
impressionné.
13
Gérard Menuhin
Depuis lors, j'ai beaucoup appris, une partie par réflexion, d'après des
livres et des enregistrements de l'époque, qui, par leurs abondantes notes
de bas de page, leurs contenus corroborants et leurs recoupements,
confirment que la sympathie que j'ai toujours ressentie pour ces
personnes autant décriées et maltraitées est justifiée. En fait, je ne me suis
jamais vraiment penché sur la question, occupé que j'étais par mon travail
quotidien, et ce jusque dans les années quatre-vingt-dix. Puis, alors que
j'ordonnais le contenu de la maison de mes grands-parents décédés, je
trouvai un exemplaire du National Zeitung, le journal patriotique allemand,
à la rédaction duquel mon grand-père avait contribué pendant plusieurs
années dans les années soixante. Il avait consacré sa vie, au moyen de
livres et d'articles, à soutenir les Palestiniens, parmi lesquels, enfant, il
avait vécu dans la première décennie du 20ème siècle. Immigrant russe-juif,
il avait fait l'expérience de beaucoup de bonté de la part des Arabes
locaux et avait fait le point sur l'attitude et les attentes de certains colons
juifs.
Le journal inspirait le respect, avec son simple logo représentant la
croix de fer ou croix de Malte et une position informative
audacieusement indépendante. Bien que cela n'entrera dans mes pensées
que par intermittence, mon ambition de communiquer avec lřéditeur et
ami de mon grand-père grandit au fil des ans, au fur et à mesure des
diverses révélations auxquelles je fus soumis. Je n'étais pas inspiré par une
quelconque mission dans le but de découvrir une vérité universelle, il
s'agissait plutôt d'un désir de comprendre mon époque et le
développement du monde, notamment de m'expliquer cette
catastrophique césure des années 1940, une distorsion non seulement
dans le temps, mais dans le caractère de l'Europe occidentale, au cours de
laquelle les pères et les grands-pères de mes camarades allemands auraient
prétendument commis l'indicible.
Si hideux et honteux avaient été leurs crimes dřalors, qu'ils avaient
même droit à leur propre qualificatif.
En induisant un préjugé particulier dans un mot anglais jusqu'alors
neutre, une nouvelle orthodoxie commode fut inventée, si puissante que
son invocation régulière et omniprésente dans les médias plaça tout le
monde occidental sous son charme. Comment était-ce possible ?
En raison de la nature exceptionnelle des douze années du NationalSocialisme, un nombre important et grandissant d'inventions horribles et
de faits présumés s'est matérialisé, sur la base de ses superficialités
dramatiques plutôt que sur toute étude ou compréhension de ses
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Dites la vérité et vous humilierez le diable
politiques socialistes et inspiré par un agenda particulier. La sobriété
rejette le sensationnalisme. Une lecture de sources historiques dignes de
foi, dont certaines sont assez difficiles à trouver, m'a aidé à me forger ma
propre opinion. Toutefois, la persuasion la plus puissante ne vient pas des
récits plutôt secs de mes lectures, mais de la simple déduction qu'un
peuple de traditions et de culture allemandes ne s'est pas transformé
presque du jour au lendemain en un peuple de barbares qui auraient
commis des meurtres de masse. Son armée n'a pas perdu son humanité
simplement parce qu'elle était habituée à obéir aux ordres. Ce qui est plus
parlant encore, c'est que les descendants de ces fameux monstres ne
pouvaient pas être les enfants absolument normaux qui m'entouraient
chaque jour lorsque j'étais écolier en Allemagne, des enfants qui auraient
pu venir de n'importe où.
Trois des ouvrages les plus connus de la Seconde Guerre mondiale
sont Crusade in Europe du général Eisenhower (New York : Doubleday
[Country Life Press], 1948), The Second World War de Winston
Churchill (Londres : Cassell, 6 volumes, 1948-1954), et les Mémoires de
guerre du général de Gaulle (Paris : Plon, 3 vol., 1954-1959). Dans ces
trois ouvrages, on ne trouve pas la moindre mention de chambres à
gaz [homicides] Ŗnaziesŗ.
Crusade in Europe de Eisenhower est un livre de 559 pages ; les six
volumes du livre de Churchill, Second World War totalisent 4.448
pages ; et les trois volumes, Mémoires de guerre de de Gaulle
représentent 2.054 pages. Sur tout ce qui a été écrit, qui totalise 7.061
pages (à l'exclusion des parties introductives), publié de 1948 à 1959,
on ne trouve aucune mention de Ŗchambres à gazŗ nazies, d'un
Ŗgénocideŗ des juifs ou de Ŗsix millionsŗ de victimes de la guerre
juives. Robert Faurisson, ŖThe Detail (les prétendues chambres à gaz
nazies),ŗ The Journal of Historical Review, mars-avril 1998 (Vol. 17, No. 2,
pp. 19-20).
Avant d'aller plus loin, une brève note sur le mot ŖNaziŗ. ŖNaziŗest
une épithète politique inventée par le journaliste juif et membre du parti
social-démocrate Konrad Heiden, dans les années 1920, comme moyen
de dénigrer le NSDAP et le National-Socialisme. Le terme est une
imitation du surnom donné aux marxistes du SDP à l'époque, Sozi. Il a
ensuite été popularisé à l'étranger par divers Israélites et autres subversifs,
y compris Heiden lui-même, qui ont fui le pays après que le NSDAP fut
élu au gouvernement. Le terme était considéré comme une épithète
dénigrante par les Nationaux-Socialistes et était employé presque
15
Gérard Menuhin
exclusivement par des agitateurs marxistes. Spécifiquement, l'emploi des
termes ŖAllemagne nazieŖ et Ŗrégime naziŗ fut popularisé par les émigrés
juifs d'Allemagne après 1933, en particulier dans les pays anglophones. À
partir de là, il s'est répandu dans d'autres langues. (Métapédia).
Néanmoins, rétrospectivement, il y a une logique à comprendre à
travers une publication Ŗplanifiéeŗ de 16 volumes (!) intitulée Die
Verfolgung und Ermordung der europäischen Juden durch das nationalsozialistische
Deutschland 1933-1945 (La persécution et le meurtre des juifs européens par
l'Allemagne nationale-socialiste 1933-1945), en abrégé VEJ (Wikipédia),
publiée en édition unique à partir de 2008. Pour donner à cette
monstruosité la gravité désirée, elle a été commandée par un assortiment
d'agences officielles et d'universités ; le cortège habituel de traitres
ethniques et non-ethniques allemands en constitue les auteurs. (Les
archives fédérales, l'institut d'histoire contemporaine, les chaires
professorales pour l'histoire récente et moderne à l'Université Albert
Ludwigs de Fribourg et les chaires pour l'histoire de l'Europe centrale
orientale à l'Université libre de Berlin (Wikipédia)). Une traduction en
anglais sera bien sûr disponible. Maintenant qu'il n'y a presque plus aucun
témoin oculaire survivant, les fabulistes de deuxième et troisième
génération peuvent s'en donner à cœur joie, sans risque de contradiction.
Leur imagination servira sans doute de source des sources et fournira
même des Ŗpreuvesŗ dans les affaires juridiques.
Le chiffre de 6 millions, en rapport avec la prétendue souffrance des
juifs d'Europe, est apparu régulièrement dans les journaux de référence
nord-américains au moins depuis 1915 (The Sun, 6 juin 1915),
probablement pour préparer le terrain parmi les lecteurs
émotionnellement labiles pour le jour où le témoignage appuyant une
telle revendication pourra être fabriqué en toute confiance. L'usage de
l' Ŗholocausteŗ dans ce contexte a été introduit dès 1903 (New York Times,
ŖPlus de détails sur le massacre de Kishineffŗ, 16 mai 1903, de même, le
20 mai 1903, ŖComment ce pays devrait considérer la Russieŗ).
Les dirigeants impériaux russes avaient longtemps soupçonné les
juifs et les avaient en grande partie bannis vers la Řzone de résidenceř
établie dans la Russie occidentale dans les années 1790. À partir des
années 1880, les médias occidentaux publiaient des rapports exagérés
sur toutes sortes de massacres et de pogroms parmi les juifs russes,
dont le nombre total de victimes indiquait presque toujours étonnamment - '6 millions'. The New York Times a périodiquement
publié ces rapports. Voir, par exemple : le 26 janvier 1891 : ŘRabbi
16
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Gottheil dit un mot sur la persécution des juifs : '... environ 6 millions de
persécutés et de malheureux '.), 21 septembre 1891 : 'Un acte d'accusation de
la Russie... un total de 6.000.000 est sans doute plus que probable'. Le 11
mars 1900 : '[En Russie et en Europe centrale], il y a 6 millions d'arguments
vivants, saignants et souffrants en faveur du sionisme.' 23 mars 1905 : 'Nous, les
juifs d'Amérique, [sympathisons avec] nos six millions de frères effrayés en
Russie.' 25 mars 1906 : 'Des rapports effrayants de la condition et de l'avenir
des 6 millions de juifs russes...' La situation a conduit un ancien président
du B'nai B'rith à faire une exclamation prophétique : 'Simon Wolf
demande combien de temps l'Holocauste russe va-t-il continuer.' (10 novembre
1905) (Thomas Dalton, The Jewish Hand in the World Wars, Part 2 [La
main juive dans les guerres mondiales, 2e partie], Inconvenient History,
vol. 6, n ° 2, 2014).
Quarante ans avant que l'histoire de l'holocauste n'ait pris forme en
1942, le nombre ainsi que l'exacte terminologie furent utilisés :
Le 12 mars à Berlin, lors de la réunion annuelle de la Central
Judian's Relief League d'Allemagne, le docteur Paul Nathan, un
publiciste berlinois bien connu, a fait part de ses rapports effrayants
de l'état et de l'avenir des 6.000.000 de juifs russes, après un vaste
voyage à travers la Russie en tant qu'émissaire spécial des
philanthropes juifs d'Angleterre, d'Amérique et d'Allemagne, pour
organiser la distribution du fonds de secours de 1.500.000 dollars qui
a été soulevé après les massacres de l'automne dernier. Il a quitté
Saint-Pétersbourg avec la ferme conviction que la politique étudiée
par le gouvernement russe pour la ‗solution‘ à la question juive est une
extermination systématique et meurtrière. (New York Times, 25 mars 1906),
(Italique de l'auteur).
On se demande bien qui sont ces Ŗphilanthropesŗ qui ont envoyé le
bon docteur dans cette mission.
Comment les beaux parleurs, les brillants officiels bavards osent-ils
ouvrir la bouche et se vanter de progrès... Ici, ils tiennent des
conférences de paix jubilantes dans lesquelles ils parlent de leurs
oppositions à la guerre... Mais ces mêmes gouvernements bienpensants, si noblement et assidûment actifs pour établir la paix
éternelle, se préparent, par leurs propres aveux, à l'anéantissement complet
de 6 millions de personnes, et il n'y a personne, sauf les condamnés euxmêmes, à élever la voix pour protester, même si c'est un crime pire
que n'importe quelle guerre... (Max Nordau, Congrès sioniste 1911,
Bâle, selon : Ben Hecht, Perfidy, Messner, New York 1961, p. 254,
1962 ; italique de l'auteur).
17
Gérard Menuhin
***
Lřappel - Pour sauver de l'extermination par la faim et la maladie
six millions d'hommes et de femmes en Europe de l'Est. Le devoir - Il
est du devoir de chaque personne à New York de donner le maximum
qu'elle peut épargner pour soulager les besoins les plus importants que
le monde ait jamais connu. (Publicité, New York Times, 5 mai 1920).
Rien que la nature exagérée de cette pétition et son manque complet
de dignité est un indicateur, tout comme les innombrables Schnorrereien
[mot Yiddish pour désigner un mendiant] similaires et typiquement juifs
(aucun autre appétit n'a jamais égalé celui du peuple élu auto-proclamé),
tout en révélant simultanément son invraisemblance. (Pour en savoir plus
sur les campagnes juives de collecte de fonds avec exterminations
frauduleuses et revendications d'holocauste avant l'ascension d'Hitler au
pouvoir, voir Don Heddesheimer, The First Holocaust, 3e éd., Castle Hill
Pubs, Uckfield 2015).
La Bible est pleine de Ŗsacrifices par le feuŗ qui plaisaient évidemment
à Dieu (e.g., Lévitique 1:14-17 détail tout le charabia concernant les
sacrifices par le feu).
Apparemment, les prophéties juives dans la Torah exigent que 6
millions de juifs doivent disparaître avant que l'État d'Israël puisse être
créé : ŖVous devrez revenir, moins 6 millions.ŗ Ces 6 millions devaient
disparaître dans des ―fours crématoiresŗ. Donc, 6 millions de juifs devaient
être gazés et finir dans des fours crématoires pour accomplir les
prophéties et satisfaire les théoriciens du Talmud Torah - un complément
nécessaire aux entrepreneurs financiers - de la légitimité d'Israël, selon
leur alliance avec leur Dieu.
De nombreux efforts ont été déployés - et cela se poursuit - pour
commémorer les juifs assassinés pendant l'Holocauste mais cette
démarche des maîtres hassidiques survivants se fait remarquer. Le
Zohar indique qu'il y a 600.000 lettres dans la Torah. À vrai dire, nos
rouleaux ont beaucoup moins de lettres, 304.805 pour être exact.
Ainsi, le nombre 600.000 ne peut pas se référer simplement à un texte
différent de la Bible, car l'écart est trop grand. Le nombre de 600.000
pourrait donc être considéré comme un chiffre symbolique.
Un des derniers mystiques, le Rabbin Natan Nata Shapiro de
Cracovie (Megaleh Amukot, 1585-1633) a écrit que ce nombre
correspond aux 600.000 âmes juives qui existent. Bien sûr, il y a plus
de gens que cela, mais chaque âme peut mystiquement animer plus
d'une personne. De plus, le nom hébreu d'Israël Ŕ Yisraël - est un
18
Dites la vérité et vous humilierez le diable
acronyme pour Yesh Shishim Ribbuy Otiyot Latorah, il y a 600.000
lettres dans la Torah. (Jerusalem Post, 1er juin 2012), (Italique de
l'auteur).
Le numéro 666 pourrait donc Ŗêtre considéré comme un chiffre symboliqueŗ.
La Bible déclare : ŖVoici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcul le
nombre de la bête ; car c'est un nombre d'homme ; et son nombre est six cent soixantesix.ŗ (Apocalypse 13:18) Les superstitions utiles sur ŖLa Bêteŗ ou
l'Antéchrist peuvent donc être attribuées à ce hokum autour du nombre
Ŗ6ŗ.
Toutes les preuves matérielles à l'effet contraire sont obstinément
déclarées insignifiantes, tout comme les preuves exonérées lors des
procès de Nuremberg. Le seul fait pertinent est :
Le dogme de l'holocauste du judaïsme est un article de foi et une
doctrine de croyance de l'histoire religieuse juive jugée par leurs
rabbins selon la loi talmudique et la tradition kabbalistique. (Ben
Weintraub, The Holocaust Dogma of Judaism: Keystone of the New World
Order, Cosmo Pub., Washington, D.C., 1995).
Nous avons donc Ŗla foiŗ, la Ŗdoctrineŗ et la Ŗcroyanceŗ. Ce que nous
n'avons pas, c'est une preuve physique solide. ŖLa foi signifie que vous ne
savez pasŗ, comme quelqu'un l'a dit. Si vous ne savez pas qu'un crime a été
commis, comment pouvez-vous punir quelqu'un pour l'avoir perpétré ?
Comme le dit le musicien de jazz et auteur juif Gilad Atzmon :
ŖL'Holocauste est une fausse affaire, initiée par les Américains et les sionistes.‖
(Ruhr-Nachrichten, 2005).
Plus étonnante encore, parce qu'elle apparaissait dans un grand journal
français, sous forme dřun résumé d'un long article pseudo-historique sous
le titre général ŖMenace négationnisteŗ, il y avait l'assertion suivante :
Tout le monde est libre de se référer à telle ou telle explication,
tout le monde est finalement libre dřimaginer ou de fantasmer que ces
évènements monstrueux nřont pas eu lieu.
Malheureusement, ils ont eu lieu et personne ne peut nier leur
existence sans abuser de la vérité. Il ne faut pas se demander
comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a
été possible techniquement puisquřil a eu lieu. (Le Monde, 21 février
1979).
19
Gérard Menuhin
Ce gage d'allégeance à la
―Ne réfléchissez
foi a été signé par 34 historiens
pas, cela est
français, tous vraisemblablearrivé parce que
ment désireux de conserver
je l‘ai dit.‖
leur emploi. On suppose qu'ils
connaissaient aussi le fantaisiste
français Rabelais, qui a composé cinq livres satiriques intitulés
Pantagruel. Les horribles et épouvantable faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua.
Comme Ŗ6 millionsŗ ne
Quelques chiffres sur la population juive
représente qu'un symbole du mondiale selon le ŖWorld Almanac and book of
dogme juif, un kabbalistique Factsŗ (New York World Telegram, New York)
abracadabra, il n'y a aucune
15.630.000
1925, p. 752
raison d'attacher une impor1929, p. 727
15.630.000
tance particulière à sa valeur
1933, p. 419
15.316.359
numérique. Il est seulement
1936,
p.
748
15.753.633
rationnel de rappeler qu'il n'y
1938, p. 510
15.748.091
a jamais eu 6 millions de juifs
1940, p. 129
15.319.359
sous le contrôle allemand pen1942,
p.
849
15.192.089
dant la guerre.
1947, p. 748
15.690.000
Lřaffirmation selon
1949, p. 289
15.713.638
laquelle 5,7 millions de
juifs ont été assassinés
n'est pas vraie. Le nombre de victimes juives peut seulement varier
entre 1 et 1,5 million, car il ne se trouvait pas plus de juifs à la portée
dřHitler. (Ferdinand Otto Miksche, colonel de l'armée française et
proche assistant de Charles de Gaulle, Das Ende der Gegenwart, (The
End of the Present) Herbig, Munich, 1990, p. 107).
Les statistiques de 1919 montrent la présence de 615.021 juifs dans
toute l'Allemagne. (Flächeninhalt und Bevölkerung, 8 octobre 1919). En mai
1939, ce nombre était réduit à environ 240.000 en raison de l'émigration
(voir goo.gl/ZhBQfI).
Les statistiques officielles et les recensements avant et après la guerre
ne montrent guère de changements dans le nombre de juifs. Cela a été
démontré par l'auteur suédois Einar Aberg en 1959, qui, citant les organes
officiels des juifs tels que le Comité juif américain et des publications
américaines traditionnelles telles que The World Almanac, ont montré qu'ils
20
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Selon les statistiques de la Croix-Rouge internationale datant d'octobre 1980, 273.905 cas de détenus
décédés pouvaient être documentés pour les 15 principaux camps de travail de la Seconde Guerre mondiale
dirigés par l'Allemagne - y compris certains des camps les plus ―notoires‖ - Auschwitz, Bergen-Belsen,
Buchenwald, Dachau, Majdanek, Mauthausen, etc. Cela inclut les détenus de toutes nationalités et de
toutes les causes de décès, y compris la vieillesse et la maladie. (Le 1er janvier 1993, 13 ans plus tard, le
nombre de cas documentés était passé à 296.081 ; voir G. Rudolf (éd.), Dissection de l'Holocauste,
Theses & Dissertations Press, Chicago, Illinois, 2003, p. 212.) C'est très loin des prétendus ―6 millions‖
de juifs qui sont supposés avoir été ―gazés à mortŗ sur ordres d'Adolf Hitler et de ses Ŗsbiresŗ.
21
Gérard Menuhin
n'ont pas documenté un déclin substantiellement prononcé pendant les
années de la guerre. Il fait état qu'en 1936, il y avait 15.753.633 juifs dans
le monde entier ; tandis qu'en 1949, il y en avait encore 15.713.638. (Voir
le tableau séparé, pour en savoir plus sur le sujet délicat des statistiques de
la population juive dans le monde, voir Walter N. Sanning, The Dissolution
of Eastern European Jewry [La destruction des juifs d'Europe orientale],
2e éd., Castle Hill Publisher, Uckfield 2015 ; sur les manipulations
possibles des statistiques de la population juive après la Seconde Guerre
mondiale, voir Thomas Dalton, Debating the Holocaust, 2e éd., Castle Hill
Publishers, Uckfield 2015, en particulier. pp. 67-72).
ŘCes négationnistes de l'Holocauste sont des gens très habiles. Ils
justifient tout ce qu'ils disent avec des faits et des chiffres.ř Steven
Some, Président de la Commission sur l'éducation à l'Holocauste du
New Jersey (Newark Star-Ledger, 23 octobre 1996, p. 15).
Une estimation reposant sur des documents détenus par le Service
international de recherche de la Croix-Rouge arrive à un chiffre de 74.000
morts à Auschwitz, selon les Ŗregistres des décès d'Auschwitzŗ. Les
registres des décès eux-mêmes sont des registres de camp de guerre
allemands dont les Soviétiques se sont emparés vers la fin de la guerre et
qu'ils ont cachés dans leurs archives, jusqu'à ce qu'ils aient été remis à la
Croix-Rouge en 1989 par Mikhaïl Gorbatchev. (Des recherches
ultérieures ont établi que ces registres de décès comprenaient
effectivement des dossiers de quelque 69.000 détenus décédés à
Auschwitz, voir Staatliches Museum Auschwitz (éd.), Die Sterbebücher von
Auschwitz, 3 vols, Saur, Munich 1995).
La Croix-Rouge internationale a effectué de fréquentes visites à
Auschwitz :
Nous n'avons pu découvrir aucune trace d'installations
d'extermination de prisonniers civils. Cela corrobore un rapport que
nous avons déjà reçu d'autres sources... (USA Today, vendredi 2 mai
1997, p. 14A).
***
En outre, il existe depuis 1979 un document du Bureau de l'état
civil d'Arolsen qui énumère les décès certifiés dans chaque camp de
concentration du Troisième Reich (soit un total de 271.304 cas dont
52.389 à Auschwitz). (Bureau de l'état civil d'Arolsen, fonctionnaire
Herr [version expurgée], Az. I/V-050-Schw, le 11 mai 1979).
22
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ŖLagergeldŗ - l'argent des camps, qui était versé aux détenus en paiement de leur travail et qui
pouvait être dépensé dans la cantine des camps. En haut à gauche : Oranienburg ; centre supérieur :
Buchenwald ; en haut à droite : Westerbork ; en bas à gauche : Flossenbürg ; centre inférieur : DoraMittelbau ; en bas à droite : Dachau (tiré de A.S. Tulkoff, ―Counterfeiting the Holocaustŗ,
Schiffer, Atglen, Penn., 2000, p. 57-59).
Beaucoup sont simplement morts de vieillesse.
Auschwitz était un camp de travail. Les ouvriers recevaient des
ŖLagergeldŗ ou de Ŗl'argent des campsŗ qu'ils pouvaient dépenser pour
acheter des cigarettes, à la cantine ou même au bordel (Arnold Keller,
Jérôme M. Eisenberg, Paper Money of the World Part I: Modern Issues of
Europe, Royal Coin, New York 1956, pp. 23-25 ; Albert Pick, Carl
Siemsen, Das Lagergeld der Konzentrations- und DP-Lager: 1933-1945,
Battenberg, Munich 1976). Parmi les autres commodités, Auschwitz avait
un hôpital, une piscine et des terrains de sport (pour un aperçu des
aspects bénins des camps en général, consultez Nick Kollerstrom,
Breaking the Spell, 2e édition, Castle Hill Publishers, Uckfield 2015, pp.
189-202). En janvier 1945, pratiquement à la fin de la guerre, les détenus
ont eu le choix soit d'attendre les Soviétiques, soit de partir avec les
préposés au camp. La plupart ont choisi la deuxième option.
Cela semble suffire à démontrer que la Ŗlibérationŗ par les Russes était
moins séduisante que de rester en compagnie de ceux qui, selon le mythe,
avaient passé les trois dernières années à les exterminer. (Voir
https://archive.org/details/LiberationAuschwitzRusses1).
Selon l'historien juif Gitta Sereny, ŖAuschwitz était un endroit terrible, mais
ce n'était pas un camp d'extermination.ŗ (London Times, 29 août 2001).
23
Gérard Menuhin
Preuve irréfutable, à la fois sur la nature du camp de concentration
d'Auschwitz et sur l'invraisemblance de l'accusation selon laquelle les juifs
y ont été gazés - là ou n'importe où ailleurs - les registres de la
Kommandantur d'Auschwitz apparus en 2000 (Norbert Frei et al.,
Standort- und Komman- danturbefehle des Konzentrationslagers Auschwitz 19401945, KG Saur, Munich 2000, pp. 604), dont voici quelques extraits :
Ordre du commandant No 9/40. Auschwitz, 28 novembre 1940.
Communication avec les prisonniers en détention préventive. Il faut
une nouvelle fois souligner que certains SS appellent encore les
prisonniers à la clôture pour leur donner des chaussures ou des
vêtements à réparer. Je dois souligner qu'un tel comportement n'est
pas seulement interdit, mais que cřest aussi dangereux... Le
commandant du camp de concentration d'Auschwitz. Signé Höss, SSMajor.
***
―Chambres à gaz‖ Birkenau, 1942. Ici les prisonniers travaillent
avec les appareils de désinfection à air chaud
Ordre spécial commandant 1/42. Objet : travail le dimanche. Si un
prisonnier doit produire une quantité totale de travail, il est nécessaire
qu'il ait aussi assez de force, de repos et de vivacité pour aborder
chaque semaine de travail. Pour cela, il a besoin du dimanche pour se
reposer. À cet égard, il est essentiel de veiller à ce que les détenus se
24
Dites la vérité et vous humilierez le diable
lavent une fois par semaine et que le repos du dimanche soit utilisé
pour lřentretien des vêtements et tous les autres objets pour lřusage
quotidien dont le détenu a besoin pour son hygiène personnelle.
Signé, Höss, major et commandant.
***
Travail du dimanche pour les prisonniers. J'interdis toutes corvées
le dimanche et ce, pour tout travail qui ne serait absolument pas
nécessaire ou essentiel. Les détenus doivent se présenter à la
désinfection, au bain, etc., et aussi effectuer le changement nécessaire de
vêtements, de literie et la réparation des vêtements. (Italique de
l'auteur).
Standortbefehl Nr. 51/43. Auschwitz, 16 novembre 1943.
Häftlingseigentum. Propriétés des prisonniers. J'ai l'occasion de
souligner, pour la dernière fois, que la propriété des prisonniers, quelle
qu'elle soit, où qu'elle se trouve et où qu'elle soit vue, doit demeurer
intacte... Je m'attends à ce que tout membre de la SS, ordonné et
correct - et que ce se sera la majorité - garde les yeux ouverts et aide à
écarter rapidement tout gredin manifeste et quřainsi nos rangs restent
propres. L'État prend soin de tous les citoyens allemands aujourd'hui,
afin qu'ils puissent mener une vie décente. Il n'est donc pas nécessaire
de sřécarter du droit chemin. L'officier supérieur, signé Liebehenschel,
lieutenant-colonel SS.
***
Kommendanturbefehl No 4/44. Monowitz, 22 février 1944.
Maltraitance des prisonniers. Je profite de l'occasion pour attirer
l'attention sur l'ordre existant qui interdit à tout SS de nuire à un
prisonnier. Le commandant du camp, signé Schwarz, major-SS.
***
Standortbefehl No 29/44. Auschwitz, 25 novembre 1944. Pourboires
chez le coiffeur. Les prisonniers chez les coiffeurs se voient toujours
offrir des pourboires, bien que cela ait été interdit par des ordres
répétés et des avis sur les lieux.
Dans d'autres extraits des documents susmentionnés, l'Administration
des affaires de la SS, dans un message de 1943 à 19 camps de
concentration, expose non seulement la qualité Ŗinégaléeŗ de l'industrie
de l'armement qu'ils ont créée, mais aussi la nécessité d'assurer qu'en tout
temps pas plus de 10 % des détenus ne se retrouvent frappés d'incapacité
25
Gérard Menuhin
à cause de maladies et qu'ils reçoivent une Ŗnutrition correcte et
appropriéeŗ.
Dans un message du 5 avril 1944, le Général SS Pohl donne à
Himmler un aperçu du nombre de prisonniers dans les trois camps
d'Auschwitz : 67.000. La manière dont ce total relativement faible a pu
être gonflé, même sur une période de cinq ans, pour atteindre les
4.000.000 initialement revendiqués (aujourd'hui réduits à 1.000.000), est
bien entendu incompréhensible.
Le 30 août 1943, le secrétaire d'État américain, Cordell Hull, écrivait à
William Standley, ambassadeur des États-Unis à Moscou : Ŗ...il n'y a pas
suffisamment de preuves pour justifier la déclaration concernant l'exécution dans les
chambres à gazŗ (Département d'État des États-Unis, Foreign Relations of the
United States: Diplomatic Papers 1943. US Government Printing Office,
Washington, DC, 1963, volume 1, p. 416).
Pas étonnant que le malheureux Höss ait eu du mal à évoquer 2,5
millions de juifs gazés pour satisfaire ses tortionnaires ! La confession de
Höss (15 mars 1946) a créé une base utile pour d'autres allégations de ce
type, et à quelques mois de la fin de la guerre, il n'y avait probablement
plus aucun gradé allemand encore en vie ou disposé à raconter la vérité
sur la politique nationale-socialiste envers les juifs.
Höss, Kommandant à Auschwitz entre 1940 et 1943, a déclaré après
sa confession qu'il aurait avoué avoir gazé n'importe quel chiffre
souhaité : ŖCertes, j'ai signé une déclaration selon laquelle j'ai tué deux
millions et demi de juifs. Mais j'aurais tout aussi bien pu dire que c'était
cinq millions de juifs. Il y a certaines méthodes par lesquelles on peut
obtenir n'importe quelle confession, qu'elle soit vraie ou non.ŗ (Höss, à
Moritz von Schirmeister, avant son audition comme témoin à la défense,
au tribunal de Nuremberg ; voir Robert Faurisson, ŖHow the British
Obtained the Confessions of Rudolf Hössŗ, [Comment les Britanniques
obtinrent les Confessions de Rudolf Höss], The Journal of Historical Review,
vol 7, No 4 (Hiver 1986-87), pp. 380-403).
Le manque de fiabilité des millions de Höss est si grave que Martin
Broszat les a simplement laissés à l'écart de la publication des documents
Höss (Kommandant in Auschwitz, première édition : DVA, Stuttgart 1958).
26
Dites la vérité et vous humilierez le diable
À cet égard, un autre malentendu découle de la falsification d'aprèsguerre de la prétendue ŖAktion Reinhardtŗ, commodément revendiquée
comme vengeance de l'assassinat de Reinhardt Heydrich (27 mai 1942) et
qui Ŗétait le nom de code donné au plan nazi pour assassiner les juifs polonais dans le
gouvernement général. L'opération marqua la phase la plus mortelle de l'Holocauste
avec l'introduction des camps d'extermination.ŗ (Wikipédia). En réalité :
Abrogation de la réglementation sur la ferraille. Concession fiscale également sans recyclage dans le
cadre du Programme Reinhardt
L'Aktion Reinhardt était une subvention fiscale sur les déchets
récupérés de façon anticipée, une prime à la casse et une partie de
l'ensemble du programme Reinhardt était prévue pour animer
l'économie pendant le temps du National-Socialisme. L'Aktion
Reinhardt était régie par le décret sur la mise au rebut du 13 décembre
1933. Le décret fut de nouveau suspendu le 31 août 1934. Le nom de
la campagne était à l'origine basé sur celui du secrétaire d'état au
ministère des finances, Fritz Reinhardt. Appelée Première Loi sur la
réduction du chômage, du 1er juin 1933 (Reichsgesetzblatt 1, p. 323) et
Paragraphe I de la Deuxième Loi sur la réduction du chômage, du 21
septembre 1933 (Reichsgesetzblatt 1. p. 651).
Süddeutsche Zeitung, 17 mai 2010 : c'est alors qu'une idée
étonnamment actuelle vint à Fritz Reinhardt, secrétaire d'état au
ministère des Finances : à côté du prêt matrimonial de 1.000
Reichsmark, qui a surtout servi à maintenir les femmes hors du
27
Gérard Menuhin
marché du travail et les garder confinées, le ministère voulait stimuler
la consommation en retard par un décret sur la mise au rebut,
promulgué le 13 décembre 1933.
En juillet 1942, il est allégué que Himmler a chargé le chef de police
Globocnik dřune ŖAktion Reinhard(t)ŗ, qui consistait à l'enregistrement
systématique et au transfert de tous les juifs qui vivaient dans les cinq
districts du Generalgouvernement (Pologne). Le véritable usage de cette
appellation est contesté. Karl Wolff, l'adjudant personnel dřHimmler, a
déclaré le 3 juin 1947, lors du procès de la Wilhelmstrasse :
[Qu]'il y ait eu une ŘAktion Reinhardř, et même sous le nom de
Reinhard, je l'ai appris pour la première fois à Nuremberg (U.
Walendy, Historische Tatsachen Nr. 45: Lügen um Heinrich Himmler, Teil 1,
Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung [édition du folklore
et de l'histoire contemporaine], Vlotho 1991 p. 40).
Conformément à sa genèse au ministère des finances, la description
suivante, par son directeur de l'époque, confirme la nature commerciale
de l' ŖAktion Reinhardtŗ :
L'Action Reinhardt complète est divisée en quatre sphères :
A. L'expulsion elle-même. B. L'emploi de la main-dřoeuvre.
C. L'exploitation de la proprité. D. Saisie des biens cachés et des biens
fonciers. (Lettre du Gruppenführer/Lieutenant-général Globocnik à
Himmler, 5 janvier 1943).
L'occupation de l'Ukraine a permis aux juifs du Generalgouvernement
dřêtre transférés à l'Est dans les camps de Belzec, Sobibor et Treblinka,
en attendant d'être installés en Ukraine, la future frontière de la colonie
allemande.
La Russie et l'Europe occidentale disposaient d'écartements de rails
différents. Ces camps de concentration se trouvaient aux points entre les
différentes largeurs de voie. C'étaient donc des camps de transit.
Ceci est confirmé par un échange de messages entre Himmler et le
général Pohl :
1. Le camp de transit de Sobibor dans le district de Lublin doit
être transformé en camp de concentration. Une installation de
désactivation des munitions saisies doit être mise en place dans le
camp de concentration. 2. Tous les hauts gradés de la SS et de la
police sont contraints d'y livrer toutes les munitions saisies, dans la
mesure où elles ne sont pas nécessaires à l'utilisation des armes appré-
28
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Proclamation sur la réinstallation dans l‘Est, signée par le conseil jiuf
29
Gérard Menuhin
hendées. 3. Les métaux et surtout la poudre à canon doivent être
soigneusement manipulés. 4. Dans le même temps, une unité de
fabrication de lance-roquettes ou d'autres munitions sera construite
dans ce camp de concentration. (5 juillet 1943).
***
Reichsführer ! Selon votre instruction ci-dessus, le camp de transit
de Sobibor dans le district de Lublin devrait être transformé en camp
de concentration. J'ai parlé au général Glücks à ce sujet. Nous vous
suggérons tous deux de renoncer à la conversion en un camp de
concentration parce que votre objectif d'installer à Sobibor une
installation de désactivation des armes saisies pourrait avoir lieu sans
ces changements. (15 juillet 1943).
***
Il serait opportun de diviser les transports des juifs arrivant dans le
district de Lublin, à la gare d'origine, en juifs employables et
inemployables. [...] Tous les juifs inemployables doivent venir à Bezec
[sic], la gare frontière la plus éloignée dans le district de Zamość. Le
Hauptsturmführer Höfle envisage de construire un grand camp dans
lequel les juifs employables peuvent être enregistrés dans un système
de fichiers en fonction de leurs professions et réquisitionnés à partir
de là. [...] En conclusion, il [Höfle] a déclaré qu'il pouvait accepter 4 à
5 transports quotidiens de 1.000 juifs à la station terminale de Bezec.
Ces juifs traverseraient la frontière et ne reviendraient jamais au
Gouvernement Général. (Fritz Reuter, employé du Département de la
population et de la protection sociale au Bureau du Gouverneur
général pour le district de Lublin, note faisant référence aux échanges
avec le SS Hauptsturmführer H. Höfle, 17 mars 1942, cité par Jozef
Kermisz (éd.), Dokumenty i materialy do dziejow okupacji niemieckiej w
Polsce, Vol II : Akce i Wysiedlenia, Centralna Żydowska Komisja
Historyczna w Polsce, Warsaw/Lodz/Krakow 1946, pp. 32 sq.).
***
La Commission des Réfugiés de Guerre publie un rapport sur
l'extermination de millions de juifs dans les camps nazis. Le 26
novembre 1944. Le Bureau Exécutif du Président, par l'entremise de
la Commission des Réfugiés de Guerre, a publié aujourd'hui deux
rapports de témoins oculaires des évènements horribles et barbares qui se
sont produits dans les deux célèbres camps d'extermination :
Auschwitz (Oswiecim) et Brikenau [sic] en Haute-Silésie.
L'histoire d'horreur de soixante pages, contenant des détails et des
30
Dites la vérité et vous humilierez le diable
statistiques des meurtres dans ces camps, est dévoilée par la
Commission des Réfugiés de Guerre Řdans la ferme conviction que les
rapports doivent être lus et compris par tous les Américainsř.
Cette confirmation présidentielle officielle des pires horreurs
imputées aux Allemands est précédée d'une déclaration selon laquelle
il est désormais Řincontestable que les Allemands ont délibérément et
systématiquement assassiné des millions de civils innocents - aussi bien juifs que
chrétiens - partout en Europeř, dans le cadre de la campagne de terreur et
de brutalité, sans précédent dans l'histoire, qui faisait Řpartie du plan
allemand de subjuguer les peuples libres du mondeř.
Les atrocités rapportées en détail sont caractérisées par le rapport
comme Řsi révoltantes et diaboliquesř que Řles esprits des gens civilisés ont du mal
à croire qu'elles ont réellement eu lieu. Mais les gouvernements des États-Unis et
d'autres pays ont des preuves qui étayent clairement les faits.ř
Le rapport est basé sur des témoignages oculaires de deux jeunes juifs
slovaques (Rudolf Vrba et Alfred Wetzler) qui se sont échappés en
avril 1944, après avoir passé deux ans dans les camps de concentration
nazis d'Auschwitz et de Birkenau et sur un rapport d'un major nonjuif de l'Armée polonaise, seul survivant d'un groupe emprisonné à
Auschwitz... Les faits de ce rapport, selon la Commission des Réfugiés
de Guerre, Řconcordent avec les rapports dignes de confiance mais
fragmentaires reçus jusqu'ici et les dates données en ce qui concerne les
transports à divers camps concordent avec les documents officiels.
Ces déclarations peuvent donc être considérées comme entièrement
crédibles.ř (www.jta.org), (Italique de l'auteur).
N.B. Les Ŗtémoignages oculairesŗ, les Ŗcomptes rendus de témoins
oculairesŗ et les Ŗrapports fragmentairesŗ deviennent Ŗdignes de
confianceŗ et Ŗentièrement crédiblesŗ et Ŗétayent clairement les faitsŗ
fondés uniquement sur des rapports de témoins oculaires. Si Ŗles gens
civilisés trouventŗ quelque chose de Ŗdifficile à croireŗ, cela n'a
probablement pas eu lieu, sauf dans l'imagination des peuples non
civilisés. La Commission des Réfugiés de Guerre était dirigée par le
notoire Henry Morgenthau du fameux Plan Morgenthau, de sorte que
toute information anti-allemande émanant de celle-ci doit être sujette à
caution. De plus, Vrba s'est révélé être lui-même un charlatan lors du
premier procès dřErnst Zündel (1985, cf. Michael A. Hoffman, The Great
Holocaust Trial, 2e éd., Independent History and Research, Cœur d'Alene,
Idaho,
2010
;
voir
la
transcription
ici
:
www.codoh.com/library/document/3355/).
31
Gérard Menuhin
Ŗ26 millions de morts dans les camps de concentration nazis. Record quotidien :
15.000 assassinés.ŗ (Neue Saarbrücker Zeitung, 31 août 1945). Sur la base de
ces chiffres, il n'y a pas de limite bien sûr.
Mise à jour :
Martin Amis, un écrivain surfait et qui se surestime, a publié un autre
roman sur Ŗl'Holocausteŗ (The Zone of Interest, 2014), son deuxième sur
le sujet. Je me suis efforcé dřaller au bout du premier, mais jřai dû
abandonner, tellement son style désespérément peu conventionnel est
un affront pour le lecteur exigeant. Je réexamine avec plaisir les romans
de son père régulièrement. Il n'est pas surprenant que Kingsley Amis ai
parait-il refusé de lire les livres de son fils parce qu'ils ne sont pas
seulement continuellement auto-référentiels, mais aussi parce que,
contrairement à son père, un bon écrivain, il refuse de se conformer
aux fondamentaux de la langue anglaise. (Amis senior dit à propos des
romans de son fils : ŖTruculence compulsive épouventable dans son styleŗ, The
Guardian, 22 juillet 2008). Si ce prétentieux romancier je-sais-tout, dont
les effusions auraient sans doute été inimprimables il y a quelques
décennies, a eu la chance d'être né dans la langue la plus riche de la
Terre, un trésor d'articulation où l'on peut toujours trouver le mot
exact, s'il prend le temps de le chercher - où frugalité et retenue ne sont
pas des obstacles mais des disciplines savantes - il ne doit pas essayer
de la réinventer. Junior partage une qualité avec son défunt père ; il
aime lutter avec les grands enjeux politiques, sans comprendre leur
nature. Son père flirtait sérieusement avec le communisme à
l'université, puis devint un Thatcheriste invétéré (principalement parce
qu'elle l'avait invité à prendre un verre), puis simplement un ringard,
tout en continuant à ne rien comprendre à la politique. Senior était un
romancier sérieux d'une stature indéniable ; junior est juste un petit
écrivain qui se prend trop au sérieux ; un médiocre qui essaye de
s'engager sur des sujets plutôt graves. Un peu tard, mais de façon
opportune pour un New-Yorkais, il a découvert Ŗl'Holocausteŗ, un
sujet encore plus intéressant, par rapport à la matière plus légère que
lřétat de ses dents à laquelle il avait auparavant été associé.
On aurait pu penser que le sujet était plutôt vieillot pour un écrivain
qui s'efforce d'être original. Comme leur vocabulaire et leur degré
alphabétisation sont, ou étaient autrefois, autrement supérieurs que
32
Dites la vérité et vous humilierez le diable
leur équivalent américain - alors qu'ils parlent la même langue - les
littérateurs britanniques sont souvent glorifiés dans les centres
Ŗintellectuelsŗ des États-Unis, où leurs accents et ce qui est perçu
comme de l'exotisme leur permettent de s'implanter facilement et
même de trouver un emploi. Ils sont comme des vendeurs de remèdes
miracles qui vendent à la sauvette leur marchandise à des ploucs. Non
seulement celui-ci est depuis si longtemps à ŖJewŗ York qu'il en est
resté collé au papier tue-mouches Ŗde l'Holocausteŗ, mais il semble
ignorer que cette fiction - aussi sensationnelle et rémunératrice qu'elle
soit - a été couverte d'innombrables fois, sous tous les angles possibles
et imaginables. Seule la coïncidence de sujet m'oblige à parler d'un
homme si méprisable.
À propos de colporteur, il semble y avoir eu une certaine confusion
parmi les personnes concernées, que ce soit délibéré ou non, entre les
termes Ŗémigrationŗ et Ŗexterminationŗ. Alors que les avantages d'une
telle psychopathologie doivent être claires au regard des demandes
subséquentes, les médias collaboratifs, accompagnés par l'hystérie du
ghetto juif, ou tout simplement lřinaptitude chez les personnes peu
instruites de différencier un mot d'un autre, peuvent avoir été
déterminant dans la confirmation de leur croyance :
Il est donc très significatif que certains juifs furent prompts à
interpréter ces politiques de discrimination interne comme équivalant
à une extermination proprement dite. Un livre de propagande antiallemand de Léon Feuchtwanger intitulé Der Gelbe Fleck: Die Ausrottung
von 500.000 deutschen Juden (ŖLa tache jaune : l'extermination de
500.000 juifs allemandsŗ, Paris, 1936) en est un exemple typique.
Malgré son manque de fondement dans les faits, l'anéantissement des
juifs est discuté dès les premières pages, cette simple émigration étant
considérée comme Řl'exterminationř physique de la communauté juive
allemande. (Richard Harwood, Did Six Million Really Die? Historical
Review Press, Uckfield 2005, p.5).
***
Le simple fait que le site commémoratif de Yad Vashem était déjà
prévu en 1942 révèle une relation fonctionnaliste avec l'Holocauste...
Les pensées se sont tournées vers l'immortalisation de la Shoah alors
même que la plupart des victimes étaient encore vivantes. (Taz,
journal quotidien, Berlin, 24 mai 1995, p. 12).
33
Gérard Menuhin
Un bon mensonge prend du temps à planifier, et cřétait un très bon
mensonge ; un mensonge que l'ennemi vaincu et démoralisé n'était pas en
mesure de réfuter. Dénaturer la finalité d'un gaz de désinfection
conventionnel dans les camps de concentration, gonfler les chiffres des
victimes du typhus, de la typhoïde et de la malnutrition mortes dans les
derniers mois de la guerre pour coïncider avec un chiffre symbolique,
appuyé par des photographies falsifiées et mises en scène en quantité
inépuisable, des films et des statistiques édités à dessein, Ŗtrouverŗ
quelques Ŗtémoins oculairesŗ parmi les Ŗsurvivantsŗ, et l'improbable
devient réalité. En effet, dans les années quatre-vingt-dix, c'est
apparemment devenu offenkundig (de notoriété publique), expression que
les tribunaux allemands utilisent lorsqu'ils condamnent des contradicteurs
courageux à des peines de prison de cinq ans ou plus pour s'être livré au
Ŗcrime de la penséeŗ d'Orwell, tout comme l'Inquisition a condamné
Galilée pour avoir osé affirmer que la terre se déplace autour du soleil et
pas l'inverse. Dřailleurs, on dit que Tomás de Torquemada fait partie des
ancêtres de ceux qui tyrannisent les Allemands aujourd'hui.
Entre 1994 et 2011, il y eut 233.862 procédures pénales pour des
crimes
de
la
pensée
en
Allemagne
(Bundesverfassungschutzberichte/rapports de l'office fédéral pour la
protection de la constitution.) Pour plus de détails, voir :
www.germarrudolf.com/?p=792).
Cet argument de Řnotoriété publiqueř découle de l'article 21 de la
Charte du Tribunal militaire international de Nuremberg, qui déclare :
ŘLe Tribunal n'exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété
publique, mais les tiendra pour acquis.ř (nřappliquera pas les règles
courantes concernant les preuve). ŘC'est la loi du vainqueur ici qui est
appliquée dans la terre des vaincus.‘ (Robert Faurisson, interview de
Téhéran, 2006).
En fait, une affirmation de notoriété publique n'est pas un fait, mais
seulement une opinion sur un fait et n'est donc pas du tout une preuve.
Cependant, le bon sens dicte que ces libelles répugnants sont nés et
existent encore - constamment rafraîchis par une industrie familiale
prodigieuse - seulement parce que leurs revendications profitent aux
personnes qui les ont conçues. Comme dans le cas des évènements du
World Trade Center (WTC) de New York en 2001 (je refuse d'utiliser
cette ridicule abréviation américaine [11/9], dont la suffisance suppose
que le monde entier est fixé sur leur pays), il existe toute une série de
34
Dites la vérité et vous humilierez le diable
preuves matérielles sérieuses qui prouvent que l'histoire officielle est un
mensonge (Rassinier, Faurisson, Rudolf, Leuchter, Graf et al.), mais la
preuve la plus convaincante de cela peut être attribuée aux avantages
durables que ces évènements ont apporté à leurs auteurs et
propagandistes. (ŖCui bono ?‖).
La recherche des bénéficiaires est inévitablement instructive. La mort
de 2.937 personnes - environ le même nombre d'Américains à Pearl
Harbor furent sacrifiés pour la bonne cause, afin de faire entrer les ÉtatsUnis dans la Seconde Guerre mondiale - à New York le 11 septembre
2001, a légitimé la ŖGuerre Globale contre le Terrorismeŗ, ŖHomeland
Securityŗ, les scanners et tripotages légaux dans les aéroports, et au
propriétaire [du WTC], M. Silverstein, de recevoir 4,5 milliards de dollars
de son assurance.
Depuis le 11/9, les contribuables américains déboursent 10,5
millions de dollars toutes les heures pour financer la guerre contre le
terrorisme... Si vous additionnez les chiffres, les contribuables
américains paient chaque heure près de 70 millions de dollars en
dépenses liées à la sécurité et dépensent environ 62 millions pour les
besoins sociaux du comté. (Hindustan Times, 11 septembre 2014).
Les entreprises de Ŗdéfenseŗ ont tiré profit des guerres
Ŗantiterroristesŗ : ŖLe coût total de l'Irak et de l'Afghanistan : plus de 4 billions
de dollars.ŗ (U.S. News and World Report, 28 mars 2013).
Silverstein a cherché à recueillir le double du montant nominal (7,1
milliards de dollars) au motif que les deux différents écrasements
d'avion dans deux bâtiments distincts constituaient deux accidents
suivant le contrat dřassurance. Bien qu'il ait eu pour habitude de
prendre son petit-déjeuner dans le restaurant Windows du bâtiment
[de la tour Nord], il était chez son dermatologue au moment de la
tragédie. (Wikipédia).
***
Chaque matin, après la conclusion de l'entente, M. Silverstein a
tenu des réunions-petit déjeuner au restaurant Windows du bâtiment
situé au sommet de la tour Nord du World Trade Center. Le 11
septembre, son épouse, Klara, lui rappela qu'il avait rendez-vous avec
son dermatologue. Il essaya de se dérober, dit-il, mais Mme Silverstein
insista. (ŖThe Hole in the Cityřs Heartŗ, Deborah Sontag, New York
Times, 11 septembre 2006).
35
Gérard Menuhin
Mise à jour :
Davantage de propagande de la part de l'industrie familiale :
[L]e 9 janvier 2014, un accord Řhistoriqueř a été conclu entre le
Parquet de Paris et le Mémorial français de la Shoah, selon lequel
tout adolescent reconnu coupable d'antisémitisme pourrait être
condamné à suivre un stage de Řsensibilité à l'extermination des juifsř.
Étudier le génocide est censé leur enseigner Řles valeurs républicaines de
la tolérance et le respect envers les autres.ř (Diana Johnstone, Counterpunch
bulletin en ligne du 24-26 janvier 2014).
Dans le Statut européen de la tolérance (ECTR), le paragraphe 7
vise à criminaliser les crimes haineux, l'incitation à la violence, la
diffamation collective et l'approbation manifeste d'une idéologie
totalitaire, de la xénophobie, de l'antiféminisme ou de l'antisémitisme,
entre autres infractions et précise que Ŗles mineurs condamnés pour
avoir commis les crimes énumérés [ci-dessus] devront subir un
programme de réhabilitation visant à leur insuffler une culture de
tolérance.ŗ (Wikipédia)
ŖLa tolérance et l'apathie sont les dernières vertus d'une société mourante.ŗ
(Aristote)
Tous les étudiants de NSW (Nouvelles-Galles du Sud)
recevront des leçons obligatoires sur les horreurs de l'Holocauste
suite à des changements radicaux dans le curriculum scolaire. Le
Conseil des études a confirmé qu'il mettra en place un nouveau
programme qui comprendra des études du génocide juif pendant la
Seconde Guerre mondiale. Les changements, qui refléteront les
classes obligatoires de l'Holocauste dans la plupart des États
américains, au Royaume-Uni et dans de nombreux pays européens,
entreront en vigueur à partir de 2014. Lřopération massive
dřextermination de plus de 6 millions de juifs par les Nazis,
considérée comme le chapitre le plus sombre de l'histoire moderne,
était jusqu'ici mis à la disposition des étudiants australiens
seulement comme une composante facultative des cours d'histoire.
Le Conseil d'études le rendra obligatoire pour tous les étudiants
d'histoire jusqu'en dixième année.
L'Holocauste Řest désormais une inclusion obligatoire dans le
curriculum australien, Autorité de présentation de l'évaluation et
établissement de rapports sur l'histoireř, a confirmé une porteparole du Conseil d'études. Il sera également inclus dans des études
36
Dites la vérité et vous humilierez le diable
historiques plus approfondies portant sur les Australiens en guerre
dans le cadre de Řla nature et la portée de la guerre au 20e siècleř. La
communauté juive australienne est celle qui compte le plus grand
nombre de survivants de l'Holocauste dans le monde, à l'exception
d'Israël. (Daily Telegraph, 8 décembre 2012).
***
Au Royaume-Uni, Řune organisation appelée le Holocaust
Educational Trust [HET]... a accaparé la plus grande part du
marché. Cette énorme organisation s'est lancée dans l'un des plus
grands programmes d'ingénierie sociale jamais vu en GrandeBretagne. Sa principale réalisation a été de faire de la propagande
de l'Holocauste une partie centrale du programme national de base
en Angleterre. Maintenant chaque élève de 11 à 14 ans doit subir
une instruction obligatoire sur l'Holocauste. Plus de la moitié des
écoles britanniques participent maintenant au programme ŘLeçons
d'Auschwitzř du HET, dans le même temps, il a permis d'envoyer
environ 15.000 élèves visiter Auschwitz. Il mène un ambitieux
programme dřendoctrinement de Řsensibilisationř et prétend avoir
recruté 20.000 Řambassadeursř parmi les jeunes britanniques pour
répandre le message et veiller à ce que l'enthousiasme de
l'Holocauste ne tombe pas à des niveaux inacceptables... Alors que
des groupes comme le HET ont fait en sorte que Londres
devienne un centre d'endoctrinement de l'Holocauste, ce n'est
qu'une petite partie d'une expérience transnationale. Les racines du
boom actuel remontent à lřan 2000 et à une conférence à
Stockholm où 31 nations ont accepté de soumettre leurs
populations à l'enseignement obligatoire de masse de l'Holocauste.ř
(Occidental Observer, 5 octobre 2013).
***
Le Holocaust Educational Trust (HET) est une organisation
caritative britannique basée à Londres dont l'objectif est Řd'éduquer
les jeunes de tous les horizons sur l'Holocauste et sur les enseignements
importants à en tirer aujourd'huiř. Elle a été fondée par le député
travailliste Greville Janner. Son président est Greville Janner... Elie
Wiesel compte parmi ses présidents dřhonneur. L'une des
principales réalisations du HET était de veiller à ce que
l'Holocauste fasse partie du programme d'études national pour
l'histoire, comme il continue à le faire. (Wikipédia).
***
37
Gérard Menuhin
Lřaristocrate du parti travailliste, lord Janner de Braunstone,
échappera aux accusations de crimes sexuels présumés commis sur
des enfants parce qu'il souffre de démence sévère. Alison Saunders,
la directrice des poursuites pénales, a annoncé jeudi qu'il n'était pas
dans l'intérêt public de mettre le QC [Queen's counsel] et l'ancien
député travailliste en jugement. (Guardian, 16 avril 2015).
Lord Janner ne sera pas contraint de se rendre au tribunal où
son cas sera jugé devant le Old Bailey, a-t-il été décidé. L'aristocrate
de 87 ans, qui souffre de démence sévère, doit comparaître pour la
première fois devant la cour de justice mardi pour faire face à 22
accusations de violence sexuelle perpétrée pendant trois décennies.
Il fait face à 15 chefs d'accusation d'attentat à la pudeur et sept
chefs d'accusation d'infraction sexuelle distincte contre neuf
victimes présumées au cours des années 1960, 1970 et 1980... Mais
des sources ont confirmé que le juge doyen n'obligerait pas lord
Janner à assister à l'audience. (Daily Telegraph, 28 août 2015).
Lord Janner
Mise à jour :
Le 4 avril 2015. Sur une note plus personnelle, alors que je
feuilletais le dernier bulletin de l'école Yehudi Menuhin [YMS], avec un
mélange habituel d'approbation et de détachement, je découvris écœuré
la propre contribution de l'école susmentionnée à la propagande de
l'holocauste. Le YMS est une école de musique ; en tant que telle, son
38
Dites la vérité et vous humilierez le diable
rôle est de former de jeunes musiciens, pas de les endoctriner
politiquement. Elle a été fondée par un musicien de renom dont
lřhéritage défend un humanisme tourné vers l'avenir. Y.M. se
retournerait dans sa tombe s'il savait que les élèves de son école sont
instrumentalisés dans cette cause douteuse. Pourtant, quelqu'un a
clairement influencé deux enfants de 18 ans à visiter Auschwitz
(probablement un voyage prépayé) et même à donner des conférences
à leurs camarades étudiants pour parler de leur expérience.
Naturellement, avec un tel conditionnement, l'innocence de la
jeunesse, associée à l'atmosphère de serre dans laquelle ils vivent, les
empêchera de réfléchir intelligemment.
Le Holocaust Educational Trust travaille avec les écoles, les
collèges et les communautés dans tout le Royaume-Uni pour enseigner
l'Holocauste et son importance contemporaine. Le HET joue un rôle
central dans la lutte contre l'antisémitisme, le racisme et les préjugés
dans notre société actuelle en proposant des programmes innovateurs
d'éducation et de formation des enseignants et en produisant des
ressources novatrices comme le DVD Recollections, primé BAFTA. En
s'associant avec les écoles, les universités, les autorités éducatives
locales et d'autres institutions, notre travail garantit que l'Holocauste
occupe une place permanente dans la mémoire collective de notre
nation. (HET descriptif en ligne).
―La connaissance est le pire ennemi du sectarisme.ŗ (Citation HET).
Effectivement. Mais qui sont les sectaires ? Qu'entendent-ils par
Ŗconnaissanceŗ ? Des mots importants sont à nouveau utilisés à mauvais
escient. Et qu'est-ce que Ŗnotre nationŗ ? Le Royaume-Uni n'est que
Ŗleurŗ nation dans le sens d'une propriété à leur portée. Pourquoi les juifs
continueraient-ils à dépenser autant d'énergie et d'argent pour la
propagande holocaustique ?
Ils ont déjà incité la plupart des dirigeants des gouvernements, des
grandes entreprises et des personnalités publiques ambitieuses à accepter
leur point de vue, mais peut-être craignent-ils encore les rares voix
éclairées qui persistent à exposer la vérité historique, en particulier dans
l'éducation.
39
Gérard Menuhin
De toute évidence, leur objectif est de forger un monde dans lequel,
parmi les générations futures, ne subsiste plus aucun individu qui
questionne l'ŖHolocausteŗ. Est-ce que nous aurons bientôt officiellement
des pancartes placées dans chaque municipalité proclamant ŖSouvenezvous de l'Holocausteŗ ? La panique trahie par la propagande inlassable,
omniprésente et convulsive ne fait que confirmer leur hystérie :
manifestement, tout l'édifice juif dépend entièrement de la perpétuation
de ce mensonge. ŖQuelle que soit la taille du mensonge, répétez-le assez souvent et
les masses le considéreront comme la vérité.ŗ (John F. Kennedy) Cependant, Ŗsi
50 millions de personnes disent une sottise, cela reste une sottiseŗ. (Anatole France).
Un aspect qui compromet gravement l'histoire officielle est la
présence d'une immense et apparemment intarissable source de
supposés Řsurvivants de l'Holocausteř. Le travail de Sergio Della
Pergola, un démographe juif né en Italie qui est devenu plus tard un
citoyen de l'État israélien et qui œuvre pour l'Université hébraïque de
Jérusalem, démontre les incohérences statistiques. Plus d'un demisiècle après la fin de la guerre, il a pu localiser au moins 1.092.000
personnes en vie qui se disaient Řsurvivantes de l'Holocausteř en 2003.
(Professeur Sergio Della Pergola, Review of Relevant Demographic
Information on World Jewry, Jérusalem 2003).
***
40
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Le terme Řsurvivants de l'Holocausteř désignait à l'origine ceux
qui avaient subi le traumatisme spécifique des camps de
concentration. Le chiffre de ces survivants de l'Holocauste à la fin
de la guerre est généralement de l'ordre de 100.000. Le nombre de
survivants encore en vie ne peut pas dépasser le quart de ce chiffre
maintenant. Parce qu'avoir enduré les camps est devenu le
couronnement du martyre, bon nombre de juifs qui ont passé la
guerre ailleurs se sont présentés comme survivants des camps.
Toutefois, un autre bon mobile derrière cette fausse représentation
était matériel. Le gouvernement allemand de l'après-guerre a fourni
une compensation aux juifs qui s'étaient trouvés dans des ghettos
ou dans des camps. Beaucoup de juifs ont falsifié leur passé afin de
satisfaire à cette exigence d'admissibilité. ‗Si tous ceux qui prétendent
être des survivants en sont vraiment,‘ disait ma mère, ‗qui Hitler a-t-il tué ?‘
(Norman Finkelstein, The Holocaust Industry, Verso, Londres, New
York, 2001, p. 81).
QUESTION : COMBIEN DE TEMPS LES JUIFS
POURRONT-ILS CONTINUER À PERPÉTRER LE
MYTHE DE L’HOLOCAUSTE ?
RÉPONSE : PLUS TRÈS LONGTEMPS
41
Gérard Menuhin
Mise à jour
:
Le 8 décembre 2014. ŖLa France a signé un accord avec les ÉtatsUnis pour l'indemnisation des victimes de l'holocauste. Par
conséquent, Paris paiera un total de 60 millions de dollars (48 millions
d'euros) aux personnes touchées qui ont été amenées de France
pendant l'ère nationale-socialiste dans les camps d'extermination des
Nazis. Le document a été signé à Washington par Stuart Eizenstat, qui
dirigeait depuis longtemps les négociations pour les États-Unis. La
représentante pour les droits de l'homme Patrizianna SparacinoThiellay a signé pour la partie française. Elle a déclaré que l'accord
devait encore être confirmé par le Parlement français. En tant que
sous-secrétaire, Eizenstat a négocié avec les banques suisses, en matière
fonds en déshérence . ŘOut of the moneyř, les survivants de l'holocauste
doivent être indemnisés respectivement de 100.000 dollars. Sous la
contrainte du Régime de Vichy, les chemins de fer nationaux français
SNCF ont amené 76.000 juifs de 1942 à 1944, dans des wagons de
marchandises, jusquřaux camps d'extermination. Environ 3.000 d'entre
eux seulement ont survécu à l'holocauste. Avec cet accord, la France
souhaite prouver qu'elle est prête à indemniser également les déportés
qui, en raison de leur nationalité, n'ont pas encore reçu d'argent.ŗ
(www.tagblatt.ch, SDA/DPA). N.B. Soixante-dix ans après
l'évènement, quand ces prétendus chiffres sont impossibles à prouver.
Une vue contemporaine est fournie par Le Matin (France), Ŗl'un des
quatre plus grands quotidiens françaisŗ (Wikipédia) :
Hier matin, la police française a participé à une vaste rafle
dřenviron 5.000 juifs étrangers, âgés de 18 à 40 ans, principalement
dřex-polonais, dřex-tchèques et dřex-autrichiens. Trois camps ont
été préparés pour les recevoir dans la zone occupée. Le plus
important d'entre eux est Gurs (Basses Pyrénées), capable
d'accueillir 2.000 personnes. Deux autres, non loin d'Orléans... ces
gens seront occupés à réparer les routes, les bâtiments et les lieux
publics endommagés par la guerre... L'opinion publique a pris acte
avec satisfaction de cette première mesure de purification qui fera
suite... Dans le train qui nous emportait, les juifs étaient pensifs ou
riaient… Le camp, pour autant que je puisse en juger, ne semble
pas très désagréable… Des hangars préfabriqués, sans aucun doute,
42
Dites la vérité et vous humilierez le diable
des repas, comme dans les casernes, mais un service de sécurité
joyeux, l'air frais, en effet un certain confort... Ainsi, hier matin,
lorsqu'ils se levèrent, les internés de Pithiviers purent se laver à
l'eau courante. Après quoi, ils furent rassemblés pour établir leurs
dossiers individuels. Puis on les envoya prendre leur petit déjeuner.
Quand ils eurent fini, les fils de Juda, en attendant le travail auquel
ils étaient destinés, allèrent jouer à la belote. Beaucoup de victimes
de guerre dans nos provinces du Nord, beaucoup de prisonniers,
n'ont pas un tel confort.
Thomas (Louis Thomas, auteur français, 1885-1962) fait allusion en
particulier aux librairies, aux antiquaires, aux fourreurs, aux chapeliers,
aux tailleurs, aux discounters et aux escrocs du Marais, qui doivent
disparaître sans délai : ŖParis, débarrassée des juifs, redeviendra une ville dans
laquelle l'esprit est libre.ŗ (Le Matin, 15 mai 1941).
Mise à jour :
La plus vielle survivante de l'Holocauste connue meurt à lřâge de
110 ans, à Londres. Née à Prague, elle a passé deux ans dans le camp
de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie occupée,
pendant la guerre et a distrait les prisonniers de l'horreur quotidienne
en jouant du piano... Theresienstadt fût fondé à l'origine comme un
Ŗghetto pour vieillardsŗ pour les juifs allemands. (bluewin.ch news
24.2.2014, traduction de l'auteur, plusieurs autres sources).
Que pouvons-nous en déduire ? Une autre juive a survécu pendant
deux ans dans un camp de concentration ; elle avait accès à un piano ;
sa santé lui a permis de vivre près de 70 ans après la fin de la guerre et
de mourir à l'âge de 110 ans. Si elle était née en 1904, elle aurait eu
environ 38 ans lors de son incarcération, en supposant que cela a eu
lieu en 1942. Il ne s'agit guère d'une Ŗvieille personneŗ ; juste une juive
tchèque qui, en toute logique, a été envoyée au camp le plus proche.
Peut-être nous permettra-t-on de nous interroger sur les conditions
exactes qui permettent de jouer du piano durant Ŗl'horreur
quotidienneŗ. Peut-être jouait-elle de la musique de fond alors que ses
compagnons transportaient des pierres dans la carrière, sous l'œil
sadique des SS ? Ou bien jouait-elle simplement sur le piano du camp
le soir dans une salle ? Quelle est la version la plus probable ?
43
Gérard Menuhin
En 2012, le premier concours de survivants de Miss ŖHolocausteŗ a
eu lieu en Israël. La gagnante avait 79 ans.
ŖCertains évènements ont lieu mais ne sont pas vrais ; d'autres sont [vrais] bien
qu'ils ne se soient jamais produits.ŗ
‗Qu'est-ce que vous écrivez ?‘ demanda le rabbin. ‗Des histoires,‘ dis-je. Il
voulait savoir quel genre d'histoires : des histoires vraies. ‗À propos de
gens que vous connaissiez ?‘ ‗Oui, au sujet de choses qui sont arrivées ou qui
auraient pu se produire.‘ ‗Mais elles ne se sont pas produites ?‘ ‗Non, pas toutes.‘
Le rabbin se pencha en avant comme pour me mesurer et dit avec
plus de tristesse que de colère : ‗Cela signifie que vous écrivez des
mensonges !‘ Je n'ai pas répondu tout de suite. L'enfant grondé en moi
n'avait rien à dire pour sa défense. Pourtant, je devais me justifier :
‗Les choses ne sont pas si simples, Rabbi. Certains évènements ont lieu mais ne
sont pas vrais ; d'autres le sont bien qu'ils ne se soient jamais produits.‘ (Le
Prix Nobel Elie Wiesel, publié dans son livre Legends of Our Time, basé
sur ses expériences dans le camp de concentration d'Auschwitz,
Schocken Books, New York, 1982, page VIII de l'introduction).
Il a été proposé que les quelques Ŗsurvivants des campsŗ qui respirent
encore soient clonés afin de préserver leur disposition mentale unique
pour éviter qu'un jour le club du souvenir de Ŗl'Holocausteŗ perde son
effet intimidant (ŖLe clonage des martyrs de l'Holocauste, seule façon de préserver la
légende de l'extermination – La production de masse d'Elie Wiesel démarre cette
semaineŗ, Michael K. Smith, http://legalienate.blogspot.com, 19 septembre 2009).
Plus tard, j'apprends d'un témoin que, mois après mois, la terre ne
cessait de trembler ; et que, de temps en temps, des geysers de sang en
jaillissaient. (Wiesel, Paroles d'étranger, Editions du Seuil, Paris, 1982,
p. 86).
ŖN'importe quoi !‖ comme le disent si éloquemment les Français.
Qu'est-ce que nous n'avons pas eu à entendre parmi la diversité
vaudevillesque des méthodes d'extermination remémorées, ou plutôt
fabriquées par l'imaginaire juif toujours fécond, voire carrément
pornographique : gaz, électrocution, gaz d'échappement diesel, extraction
de l'air dans une pièce, chlore, chaux vive, gaz à effet retardé, vapeur
chaude.
44
Dites la vérité et vous humilierez le diable
LE LIVRE DE CUISINE LE PLUS IMPORTANT QUE VOUS PUISSIEZ AVOIR
DES RECETTES que vos proches apprécieront…
DES HISTOIRES qu’ils n’oublieront jamais.
45
Gérard Menuhin
DES JUIFS VIVANTS MIS DANS DES REVÊTEMENTS ROUTIERS
Des juifs ont été jetés vivants dans le broyeur à béton par les Nazis.
Le matériau résultant a été utilisé
pour réparer les routes.
Le congrès juif mondial a fourni
des preuves de cette pratique à la
Commission des crimes de guerre
des États-Unis.
Le Congrès a pris le témoignage
oculaire d'un juif qui, en tant que
clerc forcé, a vu les fonctionnaires de
sept camps de la mort allemands
travailler pendant près de six ans.
Le greffier, Isaak Egon Echshorn,
44 ans, de Vienne, a témoigné du
massacre de centaines de milliers de
juifs.
De nombreuses méthodes
Les méthodes de meurtre
comprennent coups, gazage, arme à
feu,
empoisonnement,
torture,
étouffement, exposition et famine
délibérée.
Voici quelques-unes de ses
expériences: Au camp d'Osweicim,
il a vu six hommes-SS saisir 380
enfants juifs par les cheveux, les
soulever et les abattre.
Au camp de Gross-Rosen, le sport
d'hiver préféré du commandant était
de faire jeter des juifs vivants dans
une fosse couverte de neige jusqu'à
ce qu'ils étouffent.
À Buchenwald, beaucoup de
juifs furent enterrés vivant
jusqu'au cou, mourant d'une mort
lente et atroce.
Courier-Mail, Brisbane, 18 octobre 1945
46
Dites la vérité et vous humilierez le diable
... ET PUIS, LES NAZIS FORCÈRENT LES JUIFS
FAIBLES ET ÂGÉS À SE NOYER EUX-MÊMES
DANS LES TOILETTES... UN MILLION FURENT
NOYÉS DE CETTE FAÇON...
―Histoires Shoanesques.‖ Utiliser la satire est une façon de contester les allégations ridicules.
Herman Rosenblat est un autre exemple de pure fantaisie. Il a confié
sans vergogne, en réponse à un journaliste de la chaine ABC, qui
remettait en question son histoire absurde de rencontre avec sa future
femme dans un camp de concentration où celle-ci lui jetait des pommes
par-dessus une clôture : ŖOui, ce n'est pas vrai, mais dans mon imagination,
c'était vrai.ŗ (2012). Il a même voyagé à Auschwitz pour démontrer
comment cela s'est passé. ŖParmi d'autres faux éléments dans l'histoire de
Rosenblat, il a affirmé qu'il devait être gazé à 10 heure le 10 mai 1945, et que la
libération l'a sauvé de justesse deux heures avant.ŗ (Wikipédia). À côté du fait
que le camp de Theresienstadt fût libéré et que la Seconde Guerre
mondiale ait pris fin le 8 mai 1945, on ne savait pas que ceux qui allaient
être exterminés recevaient une notification chronologique préalable.
Pourtant, c'est le genre de fumisterie flagrante grâce à laquelle des
milliards furent extorqués.
47
Gérard Menuhin
Mise à jour :
LONDRES - De toutes les histoires de survie du camp de
concentration d'Auschwitz, Gena Turgel est l'une des plus
étonnantes. ŘQuand j'y pense, je dois me pincer parfois pour voir si je suis
vraiment vivanteř, a déclaré la femme de 90 ans à la chaine
d'information NBC. Turgel, une femme élégante avec plus d'un
soupçon de malice dans ses yeux bleus, a survécu à non pas un ou
deux, mais à trois camps de concentration nazis. Dans le plus
notoire de tous, Auschwitz-Birkeanau [sic], elle fut amenée nue dans
une chambre à gaz avec des centaines d'autres. Pourtant, Turgel,
âgée de 21 ans, en est sortie vivante. Elle ne savait pas que les Nazis
avaient essayé de la tuer jusqu'à ce qu'une femme qu'elle connaissait
dise : ŘTu ne sais pas ce qui vient de t'arriver ? Tu étais dans la chambre à
gaz !ř Turgel a toujours l'air étonné d'avoir trompé la mort. ŘJ'ai
complètement perdu la voix,ř dit-elle. ŘJe n'ai jamais réalisé que j'étais dans la
chambre à gaz... ça n'a pas dû marcher.ř ...Elle a survécu aux expériences
de Josef Mengele, l'infâme docteur nazi...
Après deux mois, alors que l'Armée Rouge s'avançait vers
Auschwitz, elle fut envoyée dans une Řmarche de la mortř, d'abord
au camp de concentration de Buchenwald, puis à Belsen, où elle
partageait une baraque avec l'adolescente néerlandaise Anne Frank.
ŘJe porte beaucoup de parfum,ř murmure-t-elle. ŘLa puanteur des camps
restera toujours avec moi, et j'essaie de la neutraliser.ř Ce calvaire n'est pas
la seule réaction physique qu'elle endure. Sa sœur de 17 ans Miriam
avait l'habitude de dormir avec elle, à sa gauche. Pour avoir
introduit de la nourriture dans Plaszov, Miriam fut abattue par les
Allemands. [Turgel] dit qu'elle ressent toujours une froideur
persistante le long de son bras gauche. Les fantômes du camp et sa
famille - elle a perdu sept frères et sœurs et son père - la hantent
encore. Alors que nous parlons, des larmes viennent à ses yeux,
mais elle ne les laisse pas tomber. ŘPleurer à Auschwitz vous aurait valu
la mort,ř dit-elle. ŘNous devions être forts, tout bloquer... Mon histoire n'est
qu'une histoire, mais c'est l'histoire que 6 millions d'autres ne peuvent pas
raconter. J'étais, et je serai toujours, le témoin du meurtre de masse...ř (NBC
News, 26 janvier 2015).
Auschwitz + 6 millions + chambre à gaz + Anne Frank + Mengele
+ marche de la mort ? Exagéré ? Pas tant qu'il existera un auditoire
crédule.
48
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les Israéliens et les juifs américains sont tout à fait d'accord pour
dire que la mémoire de l'Holocauste est une arme indispensable qui
doit être utilisée sans relâche contre leur ennemi commun. Les
organisations et la communauté juive travaillent donc continuellement
pour le rappeler au monde. En Amérique, la perpétuation de la
mémoire de l'Holocauste est maintenant une entreprise de 100
millions de dollars par an, dont une partie est financée par le
gouvernement. (Moshe Leshem, ambassadeur israélien, dans Balaam's
Curse, Simon & Schuster, New York, 1989).
En 1991, la définition de Ŗl'ennemi communŗ a été généreusement
élargie pour inclure l'Irak,
pendant la Ŗguerre du Golfeŗ,
guerre des États-Unis contre ce
malheureux pays. Dans un
journal aussi fiable que le
tabloïd Weekly World News
(ŖGay Aliens Found in UFO
Wreckŗ [ŖDes extraterrestres
homosexuels découverts dans
un OVNIŗ] - 14 juin 2004), la
Jewish Press a annoncé que les
Irakiens avaient des chambres à
gaz pour tous les juifs (le 21
février 1991) et le ŖSimon
Wiesenthal
Centerŗ(portant
inexplicablement le nom d'un
expert en auto-dramatisation et
Ŗchasseur de Nazisŗ - qui, dans
The Jewish Press, 21 février 1991
ses mémoires, prétend diversement avoir passé du temps
dans onze camps de concentration (Wikipédia) - et dřun tocard autoproclamé qui n'a pas réussi à attraper le Dr ŖExpériences humainesŗ
Mengele ou n'importe qui d'autre dřailleurs), dans sa publication Response,
rejoint la même tendance, un éternel vainqueur, montre ce qui semble
être des cabanes de jardin sous le titre ŖLes chambres à gaz d'Irak fabriquées
en Allemagneŗ et ŖLes Allemands produisent le Zyklon B en Irakŗ (volume 12,
numéro 1, printemps 1991). Ainsi, les Allemands éternellement bafoués,
46 ans après la fin de la guerre, sont encore contraints de porter le
chapeau, dřêtre le corps du délit.
49
Gérard Menuhin
Des études pseudo-scientifiques d'éditeurs réputés s'accordent avec
des rapports sordides de la presse à scandale dans leur avidité inlassable à
dévoiler un aspect prétendument nouveau ou réchauffé de la période afin
de servir la cause et gagner de l'argent. Pourtant, un regard sur leurs
sources suffit à révéler qu'ils sont, sans exception, tous basés sur des ouïdire et des preuves contestées.
50
Dites la vérité et vous humilierez le diable
LES ALLEMANDS
PRODUISENT
DU ZYKLON B
EN IRAK
(La chambre à gaz de fabrication allemande d’Irak.
Response, vol. 12, #1, printemps 1991. Texte sur pages 2 sqq. :
―Révélation choquante : les entreprises allemandes produisent du Zyklon B en Irak
Fidèle à l'héritage de leurs prédécesseurs de l'époque nazie, la communauté d'affaires allemande a
cherché à s'absoudre de sa part de responsabilité dans la catastrophe actuelle au Moyen-Orient. ―Nous
n'avons pas sciemment fourni à l'Irak des armes de destruction massive - nous n'avons violé aucune loi
- nous ne faisons que satisfaire des commandes...‖ [...] Plus alarmant encore est le rapport selon lequel
l'Irak a développé un nouveau gaz puissant qui contient réellement du Zyklon B. [...] ce gaz et le gaz
nerveux Tabun ont été testés sur des prisonniers de guerre iraniens dans des chambres à gaz spéciale- 51
ment conçues pour les Irakiens par la société allemande [...].‖
Gérard Menuhin
Mise à jour :
Des voix critiques en Israël mettent en garde qu'une nouvelle
génération d'Allemands pourrait appeler à une normalisation des
relations avec Israël et pourrait ne plus vouloir soutenir Israël sans
conditions malgré la culpabilité historique de l'Holocauste. (Neue
Zürcher Zeitung, 27 février 2014).
L'écrivain israélien Chen Ben-Eliyahu a écrit dans une colonne
éditoriale pour Israël National News [qu']Israël inverserait la
Řsolution finaleř: ŘVingt à trente bombes atomiques sur Berlin,
Munich, Hambourg, Nuremberg, Cologne, Francfort, Stuttgart,
Dresde, Dortmund et ainsi de suite assurera que le travail soit fait...
Et la terre sera alors calme pendant mille ans.ř
(www.thetimesofisrael.com, le 11 mars 2015).
En 2012, le New York Times a rapporté que cette fabuleuse fable avait
contribué à soustraire 89 milliards de dollars à l'Allemagne et le journal a
montré une photo de Ŗla conférence annuelle de révision des
qualifications pour les réparations aux victimes de l'Holocausteŗ, 67 ans
après la fin de la guerre :
Pour la 60ème année, l'Allemagne honore son devoir
dřindemnisation envers les victimes de l'Holocauste (NYT, 17
novembre 2012).
Le programme allemand des réparations d'après-guerre est devenu
une telle réalité que beaucoup d'Allemands ne savent même pas que
leur pays, après avoir versé 89 milliards de dollars de compensation
principalement aux juifs victimes de crimes nazis pendant six
décennies, se réunit régulièrement pour réviser et élargir les lignes
directrices concernant la qualification.
L'objectif est d'atteindre le plus grand nombre des dizaines de
milliers de survivants âgés qui n'ont jamais reçu de soutien sous
quelque forme que ce soit.
Dans des lieux bien en vue parmi les bâtiments gouvernementaux
au cœur de Berlin réunifié, les Allemands ont placé de nouveaux
monuments commémoratifs en l'honneur des victimes juives, gaies,
sinti et roms. Mais le programme de réparations, qui a été créé lorsque
Konrad Adenauer, premier chancelier d'Allemagne de l'Ouest, et
Israël ont signé l'Accord à Luxembourg en 1952, reçoit beaucoup
moins d'attention.
52
Dites la vérité et vous humilierez le diable
En
commençant
le
programme, l'Allemagne de
l'Ouest, a pour la première fois,
assumé
la
responsabilité
d'indemniser les victimes juives
des crimes nazis. Stuart E.
Eizenstat, un négociateur spécial
pour la Conférence sur les
revendications en matières juives
contre l'Allemagne, a loué celleci comme historiquement unique
lors d'un rassemblement ici la
semaine dernière pour son
60ème anniversaire.
ŘC'est ici que nous avons
commencé il y a 60 ans, lorsque le gouvernement allemand était économiquement à
genoux, et pourtant vous avez pris cet engagement,ř a déclaré M. Eizenstat
jeudi durant l'évènement. ŘEt nous voici 60 ans plus tard, à un moment où
vous portez les fardeaux de l'Europe et une génération qui n'est même pas née
pendant la guerre continue à remplir ses obligations.ř
Au fil des ans, l'accord a été modifié et adapté pour refléter les
changements géopolitiques en Europe, après la chute du mur de
Berlin et l'effondrement du régime communiste à travers l'Europe de
l'Est, ainsi que l'évolution des besoins des survivants vieillissants de
l'Holocauste. L'an dernier, afin de toucher une indemnisation, les
rescapés des ghettos ne devaient plus justifier que dřune présence de
12 mois au lieu de 18 dans les ghettos. Depuis le 1er novembre, le
programme a été ouvert aux survivants qui vivent dans des pays
auparavant sous influence soviétique, ainsi, on estime à 80.000 le
nombre de personnes supplémentaires admissibles à des paiements
ponctuels de 3.250$. À partir de l'année prochaine, l'admissibilité
s'étendra à toutes les personnes qui peuvent prouver qu'elles se sont
cachées des Nazis pendant au moins six mois...
Une enquête entreprise en 2010 a révélé que les employés de la
conférence sur les réclamations avaient été impliqués dans un système
d'utilisation de fausse pièce d'identité pour frauder le fonds de plus de
42 millions de dollars, dont une partie seulement a été remboursée.
Julius Berman, président de la conférence sur les réclamations, a
déclaré qu'en dépit de tout ce qui a été accompli, il restait près de
50.000 victimes qui n'ont jamais reçu d'indemnisation sous quelque
forme que ce soit. M. Berman fait également état des milliers de
53
Gérard Menuhin
personnes qui, à cause des Nazis, sont marquées par le traumatisme
de la perte de leurs parents, et de leur enfance, comme groupe qui
mérite encore la reconnaissance.
‘Cela n'a jamais été une question d'argent,ř a dit M. Berman à propos du
programme de compensation. ŘCela a toujours été une question de
reconnaissance.ř
À la question de savoir si, compte tenu des millions de dollars que
l'Allemagne promet maintenant pour aider les économies les plus
faibles de la zone euro, on pensait que 60 ans de paiements aux
survivants étaient suffisants, Werner Gatzer, qui dirige les
négociations pour les Allemands secoua la tête.
‘Nous aurons fait assez quand il n'y aura plus de survivants,ř a déclaré
M. Gatzer. ŘTant qu'ils vivront, nous maintiendrons notre responsabilité.‘
Mise à jour :
Lors d'une réunion à huis clos de journalistes et de
diplomates israéliens, une conférencière pour l'ambassade
israélienne en Allemagne, Mme Adi Farjon, selon les
informations du quotidien israélien Haaretz, a déclaré qu'il était
dans l'intérêt d'Israël de maintenir la sensibilité à l'Holocauste
parmi les Allemands. Et pour cette raison, Israël ne souhaitait pas
une normalisation complète de ses relations avec l'Allemagne.
Comme le rapporte Haaretz, après la Řséance à huis closř,
certains journalistes invités ont exprimé leur mécontentement par
rapport aux remarques de Farjon et ont fait connaître
publiquement sa déclaration. Un journaliste qui voulait rester
anonyme a expliqué les remarques de Farjon à Haaretz. ŘLa
conférencière a dit en termes clairs qu'Israël avait un intérêt à maintenir le
sentiment de culpabilité allemand. Elle a même dit que sans lui nous serions
comme n'importe quel autre pays, du moins en ce qui concerne Israël.ř
(www.rtdeutsch.com, 1er juillet 2015).
Mise à jour :
C'est sans fin. 10 février 2014. Avant de partir pour le dîner, je
jette un œil à l'actualité télévisée. Les juifs hongrois boycottent leur
propre journée nationale de la Shoah, en signe de reproche envers la
Hongrie, qui aurait déporté 600.000 juifs en 1944. Une autre chaîne
montre un.
54
Dites la vérité et vous humilierez le diable
documentaire sur Himmler. Dans la voiture, Deutschlandfunk Radio
annonce qu'un certain Harald Roth a produit un livre intitulé ŖWas hat
der Holocauste mit mir zu tun?‖ ou ŖQu'est-ce que l'Holocauste a à voir avec
moi ?‖ (Avec, en couverture le hideux désert de bloc de ciment de
Berlin), contenant 37 Ŗréponsesŗ, dont une de l'ancien président
Richard von Weizsäcker (Random House/Pantheon). Le but déclaré
de l'auteur est de contrecarrer la satiété que le public allemand éprouve
à la mention répétée de ce sujet, dont le bourdonnement monotone et
l'intrusion constante dans la vie privée des citoyens ordinaires sont
indubitablement devenus plus quřennuyeux.
Depuis 1945, l'Allemagne est passée par un processus exhaustif
qu'elle appelle ŖVergangenheitsbewältigungŗ ou Ŗmaîtriser le
passéŗ/Ŗsřefforcer de comprendre le passéŗ (Wikipédia). Entendre par
là, l'Ŗholocausteŗ principalement. Cependant, maîtriser le passé tel
quřil a réellement eu lieu reste un des problèmes de lřAllemagne. Cette
tâche requiert beaucoup plus de courage que de simplement se
soumettre aux diktats des occupants.
Du point de vue génétique, le manque de principe est-il un trait
héréditaire ? Le père de Richard von Weizsäcker a trahi son
gouvernement et son peuple (prétendu coup d'État contre Hitler, Hans
Meiser, Verratene Verräter, Druffel et Vowinckel, Stegen 2008, pp. 49-52 et
al.), mais certains l'excusent car il fut un patriote en son temps ; son fils
ne peut prétendre à l'ignorance en affirmant que son pays a été libéré le 8
mai 1945, pas plus qu'il n'était nécessaire de contribuer au livre
mentionné ci-dessus.
On pourrait en dire autant de Karl Ludwig von Guttenberg, qui
diffusait des messages pour les Britanniques sur la radio de propagande
de Sefton Delmer ; son petit-fils, un opportuniste qui a été forcé de
démissionner du gouvernement pour avoir plagié sa thèse de doctorat, est
allé travailler pour un think tank américain (www.thelocal.de/20110930/3
7919). Récemment, il a fondé une société qui donne des Ŗconseils
stratégiques sur les questions politiques, commerciales, technologiques et
de sécuritéŗ (Der Tagesspiegel, Berlin, 26 juin 2014), clairement un sujet de
préoccupation redondant totalement ennuyeux. Il fait également la
promotion du TTIP. Il est signalé que son ancienne allégeance politique,
le parti CSU, s'efforce de le renvoyer dans ses rangs.
55
Gérard Menuhin
ŖDonne-nous aujourd‘hui notre Hitler quotidien,‖ supplie les Gutmenschen
rééduqués (lèche bottes), asservis à leurs patrons juifs. Et c'est ainsi, aussi
sûr que deux et deux font quatre, qu'au moins une chaîne de télévision
allemande, au cours d'une soirée, montrera quelque documentaire ou
docudrama ou fiction dont le sujet portera sur les fatales douze années.
Cela me désole presque de devoir contredire tous ces Ŗhistoriensŗ et
autres Ŗexpertsŗ crédules et cependant sérieux en Ŗpsychologie socialeŗ
qui ont consacré tant d'énergie à concevoir des dizaines de milliers
d'heures de propagande sur les réseaux de télévision nationaux comme la
ZDF ou N-24 pour diffamer leur propre pays. Presque, mais pas tout à
fait. Ces titulaires de diplômes endoctrinés poignardent leurs concitoyens
aussi profondément et régulièrement dans le dos comme lřont fait les
collaborateurs allemands de la cause communiste en 1917. Ils ont créé
une industrie à partir des souvenirs irréprochables de quelques anciens
soldats et de fragments commodes de matériel de film d'archives,
accompagnés dřun commentaire peu fiable dans lequel lřexpression
Ŗexterminationŗ survient si souvent que les spectateurs peuvent sentir
leurs suzerains intimidants les traquer de près.
Les historiens, même partiaux, sont des gardiens des registres
professionnels du passé. Je ne suis pas l'un d'entre eux, et il ne sřagit pas
ici dřune réfutation formelle de récits communément admis. C'est un
parcours purement personnel, et mes opinions n'engagent que moi.
Toutefois, afin de prévenir les accusations de partialité, un certain
équilibre dans un sujet connexe est nécessaire. Les camps,
mélodramatiquement appelés Ŗcamps de la mortŗ n'étaient pas des usines
à tuer, mais des zones d'internement, où la mort des détenus était une
conséquence des circonstances, il existe suffisamment de preuves pour
confirmer l'existence des ŖEinsatzgruppenŗ, forces expéditionnaires
créées essentiellement pour lutter contre les partisans et mener à bien le
Kommissarbefehl, ou l'ordre d'arracher et d'éliminer les commissaires
soviétiques, imposés par des despotes communistes successifs pour
mettre en œuvre leur idéologie déshumanisante et qui étaient haïs par le
peuple. Ces commissaires, principalement juifs, étaient donc des
fonctionnaires politiques et non des soldats, et ils n'avaient aucun droit
moral à la protection en vertu de la Convention de Genève (1929), que
l'URSS avait de toute façon refusé de signer :
Les commissaires juifs chargés du programme anti-koulak, qui
équivalait à un génocide, avaient littéralement pouvoir de vie et de
mort. En 1936, après le massacre de la paysannerie par les juifs
56
Dites la vérité et vous humilierez le diable
bolcheviques, le glas commença a sonner pour ceux qui avaient été
responsables du carnage. Pour la première fois dans un ouvrage
historique russe, leurs noms sont énumérés : Ya. Yakovlev-Epstein,
M. Kolmanovich, G. Roschal, V. Feygin, (A. Soljenitsyne, 200 Jahre
zusammen [Deux siècles ensemble], Herbig, Munich, 2002, p. 285, cité
dans la revue de Wolfgang Strauss, ŖThe End of the Legendsŗ, The
Revisionist vol. 2, n ° 3, 2004, pp. 342-351).
Sans doute cette convention est-elle un beau document, mais il est en
tout cas peu probable qu'une simple signature soviétique eût protégé les
civils allemands ordinaires, les femmes et les enfants, de la terrible
persécution à laquelle ils étaient soumis aux mains des soldats soviétiques,
des citoyens polonais et tchèques et des partisans juifs, pendant et après
les derniers mois de la guerre. Pas plus que la Convention de Genève n'a
empêché le mauvais traitement des prisonniers de guerre allemands par
les signataires (les Alliés) eux-mêmes. La violence juive était
particulièrement évidente dans leurs exhortations aux soldats et partisans
soviétiques de tuer des Allemands vers la fin de la dernière guerre
mondiale :
Ne comptez pas les jours, ne comptez pas les kilomètres. Ne
comptez que les Allemands que vous avez tués. Tuez l'Allemand c'est la prière de votre vieille mère. Tuez l'Allemand - c'est ce que vos
enfants vous demandent de faire. Tuez l'Allemand - c'est le cri de
votre terre russe. N'hésitez pas. Ne faiblissez pas. Tuez. (Ilya
Ehrenbourg, communiste juif propagandiste de la Seconde Guerre
mondiale).
Leurs dirigeants devaient être assurés que cette nation culturellement
exceptionnelle soit broyée, de sorte qu'elle ne puisse plus jamais les défier.
Ces maraudeurs étaient très certainement motivés par la vindicte et le
pillage, mais peut-être aussi, inconsciemment, par la reconnaissance et la
haine de la belle physionomie allemande, si nettement contraire à la leur.
Ayant connaissance des ordres de terrorisme et d'extermination de
l'Armée Rouge et de l'utilisation prévue de Řdivisions d'annihilationř et
de Řdivisions de punitionř du NKVD (précédemment nommé
GPU/MWD/KGB), ainsi que de la préparation longtemps planifiée
de la guérilla bolchevique dans le cas d'une confrontation militaire
avec le Reich allemand, le Haut Commandement des forces armées
(OKW) et le haut commandement de l'armée (OKH) avaient pris la
précaution d'élaborer et de préparer les ordres nécessaires pour la
protection de leurs propres troupes dans les régions potentiellement
57
Gérard Menuhin
occupées et dans les zones opérationnelles à venir et au-delà. Ce à
quoi on pouvait s'attendre de la part de l'Armée Rouge et du NKVD
fut démontré par les atrocités, les meurtres de masse et les
déportations par les Soviétiques lors de leur assaut sur la Finlande,
l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie et de leur occupation de la
Pologne. Cette ligne directrice a confirmé les raisons profondes du
refus obstiné de Moscou à reconnaître ou à signer les modalités de la
Convention de Genève et de la Convention de La Haye sur la guerre
terrestre. (Lothar Greil, ŖDie Einsatzgruppen: Eine notwendige
Richtigstellungŗ, (The Task Forces: A Necessary Correction), dans :
Heinz Drenger, Hein Mayer (éd.), Stimmen gegen die Psychose nationaler
Selbstgiesßelung (Voices against the Psychosis of National Self-Flagellation),
auto-publié par Heinz Drenger, Glinde, non daté (ca. 2002), pp. 13
sq.; www.vho.org/D/Psychose/).
Sans exagérer, on peut probablement dire que le soldat allié moyen de
l'époque était tout simplement un citoyen de son pays qui avait été
quasiment réquisitionné pour le service militaire. Ce n'est pas le cas des
fonctionnaires, quřimportent leurs affublements, qui suivaient les troupes,
une fois le danger éliminé. Ces personnes étaient nommées pour
commencer l'oppression planifiée et systématique des vaincus, selon la
tendance historique du vainqueur aux représailles, au moyen desquelles
les soldats allemands ont été soumis par la torture et les civils allemands
ont subi un conditionnement par la propagande. Les motivations de
vengeance personnelle et le rôle quřelles ont joué ne doit pas être nié :
Les verdicts de Nuremberg furent prononcés pour punir les
crimes commis contre l'humanité. Mais sur les bancs étaient assis les
assassins de masse de Katyn tout comme les responsables du
bombardement de Dresde. La propagande de guerre des Alliés avait
toujours protesté avec une extrême vigueur contre le principe de la
culpabilité collective. Néanmoins, ce principe de culpabilité collective
fut sanctionné par les tribunaux de Nuremberg, lorsque la théorie
ignominieuse des Řorganisations coupablesř fut inventée. [...]
Que la vengeance de Jéhovah ait suivi son cours à Nuremberg
n'est pas seulement démontré par la mentalité affichée, mais aussi par
les statistiques. Sur 3.000 personnes employées au tribunal de
Nuremberg, 2.400 étaient juives. (Louis Marschalko, The World
Conquerors: The Real War Criminals Joseph Sueli, Londres 1958, pp. 133,
138).
***
58
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Jacob Robinson (1889-1977), 'juriste, politicien, diplomate et
chercheur de l'Holocauste, avait sans doute institué la volonté de
condamner les dirigeants allemands avant même le début du procès.
Bien qu'orthodoxe, le père de Robinson, David, était un Sioniste de la
première heure. Entre 1910 et 1914, Robinson a étudié le droit à
l'université de Varsovie, où il a obtenu l'équivalent d'un doctorat.
Robinson déménagea à Kaunas, exerça en tant qu'avocat, et fut lřun
des sept députés juifs élus au Second Parlement lituanien en 1923.
Robinson était à la fois le chef de la faction juive et de l'ensemble du
bloc des minorités au parlement. Les traités sur les minorités formulés
à Versailles en 1919 avaient fait de la question des droits des minorités
en Europe de l'Est une question internationale. L'engagement de
Robinson à défendre et à promouvoir les intérêts juifs n'était donc pas
limité à la Lituanie. Il a représenté les minorités juives au Congrès des
nationalités européennes (1925-1933), a conseillé le Comité des
délégations juives, a participé aux tentatives d'établir un Congrès juif
mondial. Robinson a quitté la Lituanie en mai 1940 et est arrivé aux
États-Unis avec sa famille en décembre de la même année. En février
1941, il fonda l'Institut des affaires juives (IJA), la branche de
recherche du Congrès juif américain et mondial, qu'il dirigea jusqu'en
1947. Les principaux thèmes de recherche de l'IJA étaient le sort des
juifs dans l'Europe occupée par les Nazis ; la question de la réparation
et de l'indemnisation ; la base juridique pour poursuivre les criminels
nazis ; et la promotion du concept des droits de l'Homme comme moyen de
défendre les droits des juifs. En 1945, Robinson a conseillé le procureur général
des États-Unis, Robert H. Jackson, à Nuremberg, et a rédigé le ‗cas juif‘ présenté
au Tribunal militaire international. En 1946, il conseille le procureur
général Telford Taylor sur l'affaire Flick à Nuremberg. Cette même
année, Robinson a travaillé pour les Nations Unies en tant que consultant expert
auprès de l'équipe qui a créé et mis en place la Commission des droits de
l'Homme. En 1947, Robinson devient conseiller juridique de l'Agence
juive à l'ONU et de 1948 à 1957, il fut le conseiller juridique de la
délégation israélienne. Grâce à son expérience antérieure, Robinson a
contribué au développement du service diplomatique israélien. En
1952, il rédige l'accord de réparations entre Israël et la République
fédérale d'Allemagne (RFA). Son frère Nehemiah (1898-1964) était
aussi un brillant avocat. Il a été l'associé le plus proche de Jacob et lui
a succédé comme directeur de l'IJA et a rédigé les accords entre la
RFA et la Conférence des réclamations ainsi que la loi
d'indemnisation de la RFA.ř (Omry Kaplan-Feuereisen, ŖRobinson,
Jacobŗ The Yivo Encyclopedia of Jews in Eastern Europe, [L'encyclopédie
des juifs d'Europe de l'Est], goo.gl/KG51Kk ; édition imprimée :
59
Gérard Menuhin
Gershon David Hundert (éd.), Yale University Press, New Haven,
Connecticut, 2008), (Italique de l'auteur).
Les procès de Nuremberg se sont déroulés entre le 20 novembre 1945
et le 1er octobre 1946. Les jugements de Nuremberg étaient fondés sur
quatre chefs d'accusation, conçus immédiatement avant les procès (8 août
1945) et destinés à servir les poursuites et à exclure tout recours à une
défense normale selon ce qu'on appelle habituellement un procès
équitable (principe de Nuremberg V : ŖToute personne accusée d'un crime en
vertu du droit international a droit à un procès équitable sur les faits et le droit.ŗ). Il
s'agissait de lois flagrantes Ŗex post factoŗ, ou lois créées après une
infraction présumée. La définition latine : ŖNullum crimen, nulla poena
sine praevia lege poenaliŗ ce qui signifie Ŗ[Il nřy a] aucun crime [et]
aucune punition sans un droit pénal préexistantŗ - Ŗune maxime
fondamentale sur le continent européen en pensée juridique. Elle fût
écrite par Paul Johann Anselm Ritter von Feuerbach dans le cadre du
Code pénal bavarois en 1813.ŗ (Wikipédia).
Les quatre chefs d'accusation étaient les suivants :
1. 1. Conspiration pour commettre des crimes allégués dans d'autres
affaires ;
2. 2. Crimes contre la paix ;
3. 3. Crimes de guerre ;
4. 4. Crimes contre l'humanité.
Principes de Nuremberg, 8 août 1945
Voici quelques extraits de la Charte du Tribunal militaire international
du 8 août 1945, signée par les représentants de la Grande-Bretagne, de la
France, des États-Unis et de l'URSS :
ARTICLE VI
Les actes suivants, ou nřimporte lequel d'entre eux, sont des crimes
soumis à la juridiction du Tribunal entraînant une responsabilité
individuelle :
(a) Les crimes contre la paix, c'est-à-dire la direction, la préparation,
le déclenchement ou la poursuite d'une guerre d'agression, ou d'une
guerre de violation des traités, assurances ou accords internationaux, ou la
participation à un plan concerté ou à un complot pour l'accomplissement
de l'un des actes qui précèdent ;
(b) Les crimes de guerre, c'est-à-dire les violations des lois et
coutumes de la guerre. Ces violations comprennent, sans y être limitées,
60
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'assassinat, les mauvais traitements ou la déportation pour des travaux
forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires
occupés, l'assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre
ou des personnes en mer, l'exécution des otages, le pillage des biens
publics ou privés, la destruction sans motif des villes et des villages ou la
dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ;
(c) Les crimes contre l'humanité, c'est-à-dire l'assassinat,
l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre
acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou
pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques,
raciaux ou religieux lorsque ces actes ou persécutions, qu'ils aient
constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été
perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la
compétence du Tribunal, ou en liaison avec ce crime.
Les dirigeants, organisateurs, provocateurs ou complices qui ont pris
part à l'élaboration ou à l'exécution d'un plan concerté ou d'un complot
pour commettre l'un des crimes ci-dessus définis sont responsables de
tous les actes accomplis par toute personne, en exécution de ce plan.
Comme cela fut notamment le cas au cours des procès de Dachau,
de même aux procès de Nuremberg, l'expression caractéristique et mal
dissimulée que ce qui a motivé les autorités chargées de l'acte
d'accusation, où les représentants juifs dominaient, n'était pas la
recherche de la vérité, mais, en vertu d'une haine aveugle et d'une
vengeance évidente, l'extermination du plus grand nombre possible de
leurs adversaires. Le Dieu qui avait trompé les vainqueurs avait ouvert
les yeux des vaincus, les nôtres. Si cette haine n'est pas contrôlée, les
rangées de tombes dřallemands, injustement condamnés
augmenteront également. Le 1er juin 1948, signé Oswald Pohl (SSGeneral ; Métapédia).
ŖMemory of the Camps‖ [Mémoire des camps] est un film qui ne fut
jamais achevé en partie en raison des retards ainsi que de l'existence
d'autres films. L'objectif du film était, selon Sidney Bernstein, chef de la
PWD (Division de la Propagande), de :
...secouer et humilier les Allemands et leur prouver au-delà de
toute contestation possible que ces crimes allemands contre
l'humanité furent commis et que le peuple allemand - et pas seulement
les Nazis et les SS - était responsable. (Histoire de PBS).
Cette oppression s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui.
61
Gérard Menuhin
Et nous, en Allemagne, n'avons à aucun moment joui de la
souveraineté totale depuis le 8 mai 1945. (Ministre des Finances
Schäuble, discours au Congrès bancaire européen, 18 novembre 2011
à Francfort).
***
Selon la rumeur, toute nouvelle administration allemande doit
signer une lettre de soumission aux États-Unis (Kanzlerakte).
***
La lettre qui est apparue en 1996, à l'appui de cette affirmation, est
probablement une contrefaçon mais un auteur fiable (le major-général
à la retraite Komossa), ainsi qu'un politicien juif-allemand de centregauche renommé semblent confirmer l'authenticité de cette
procédure. (Egon Bahr, ŖLebenslüge der Bundesrepublikŗ, Junge
Freiheit, 14 octobre 2011).
***
Ceux qui prennent les décisions n'ont pas été élus et ceux qui ont
été élus n'ont rien à dire. (Horst Seehofer, leader du CSU, 20 mai
2010).
***
...Le traité secret du 21 mai 1949 a été classé comme Řstrictement
confidentielř par le service de renseignement fédéral. Il y était stipulé
les restrictions fondamentales des vainqueurs concernant
l'indépendance de la République fédérale [d'Allemagne] jusqu'en 2099,
ce que presque personne ne sait aujourd'hui. Selon eux, 'les
restrictions des Alliés sur les médias concernant les journaux et les
médias de radiodiffusion allemands' ont été imposées jusqu'en 2099.
En outre, par ordre des Alliés, il a été décidé que chaque chancelier
fédéral allemand, avant d'accomplir son serment, doit signer le
ŘKanzlerakteř (dossier du chancelier). De plus, les réserves d'or de la
République fédérale restent confisquées par les Alliés. Malgré cela,
une souveraineté restreinte a été restituée à la République fédérale
d'Allemagne, mais en réalité, elle n'a été que limitée. Juste assez pour
justifier le déploiement d'unités militaires allemandes... (ex-Général
Gerd-Helmut Komossa, Die deutsche Karte, Ares Verlag, Graz 2007).
Certaines personnes croient que l'Allemagne, après la capitulation
militaire (le Reich allemand n'a pas capitulé), n'a jamais retrouvé son
statut de pays, mais est devenue une société (ŖGmbHŗ ou Ltd, une
62
Dites la vérité et vous humilierez le diable
société à responsabilité limitée), le 29 août 1990, ou peu de temps après la
réunification. Ce sont les informations officielles suivantes qui les ont
amenées à cette déduction :
Mentions légales de la République fédérale d'Allemagne, Finance
Agency Ltd. : l'Agence financière de la République fédérale
d'Allemagne est une entreprise de la République fédérale, fondée à la
fin de lřannée 2000, dont le siège se trouve à Francfort-sur-le-Main.
Son seul actionnaire est la République fédérale d'Allemagne,
représentée par le ministère fédéral des Finances. L'ŘAgence de
Financement de la République fédérale d'Allemagne Ltd.ř, dans ses
opérations monétaires et de capital, agit uniquement au nom et pour
le compte de la République fédérale d'Allemagne ou de ses actifs
spéciaux. (...) L' ŘAgence de Financement de la République fédérale
d'Allemagne Ltd.ř est une société à responsabilité limitée qui est
inscrite au registre de commerce du tribunal de district de Francfortsur-le-Main sous le numéro HRB 51411.
L'écart entre les dates du 29 août 1990 et Ŗfin 2000ŗ s'explique ainsi :
L'Agence allemande de financement (En allemand : Deutsche
Finanzagentur) est une société de services financiers appartenant à la
République fédérale d'Allemagne. La société a été constituée le 19
septembre 2000 par une modification des statuts du 29 août 1990 du
CVU Systemhaus Abwicklungsgesellschaft mbH, basé à Berlin.
(Wikipédia).
L'accord de partenariat entre l'Agence de Financement Ltd. et la
République fédérale d'Allemagne d'août 2009 a été signé par Caio KochWeser (un juif), secrétaire d'État au ministère des Finances,
précédemment vice-président de la Banque mondiale, plus tard
Ŗconseillerŗ du PDG Ackermann à la Deutsche Bank. Koch-Weser est
également membre fondateur du Conseil européen des affaires étrangères
(une vérification rapide des membres de l'ECFR fait apparaître au grand
jour un grand nombre des suspects habituels) et au conseil
d'administration de la Fondation Bertelsmann. (Ici, l'intention n'est pas
d'ennuyer le lecteur avec des informations excessives, mais d'attirer
simplement l'attention sur l'apparition de noms familiers).
La date antérieure peut être expliquée très innocemment comme la
nécessité après la réunification de créer une agence fédérale uniquement
chargée de gérer les énormes coûts associés à la prise en charge des actifs
de la précédente DDR (Deutsche Demokratische Republik = République
63
Gérard Menuhin
démocratique allemande, ancien État vassal communiste de l'Union
Soviétique). Toutefois, cela n'explique pas la différence de dix ans entre
les dates de fondation données. S'il y a quelque dissimulation dans ce
récit, elle est insignifiante par rapport à - bien que peut-être non-aligné
avec- la tromperie avérée par le gouvernement allemand sous Helmut
Kohl concernant le retour des biens de l'Allemagne de l'Est, confisqués
entre 1945 et 1949, à ses propriétaires originaux après la réunification.
Inutile de dire que cette juste restitution aurait dû être une conséquence
logique de la réunification. Au lieu de cela, cette propriété a été absorbée
dans la République fédérale d'Allemagne.
Constanze Paffrath a écrit sa thèse de doctorat couverte d'éloges sur
ce sujet et elle a publié ses conclusions dans son livre Macht und Eigentum
(ŖPower and Propertyŗ, 2004). Elle a découvert que l'affirmation de Kohl
devant le Parlement, selon laquelle les conditions de réunification dans le
traité négocié avec Gorbatchev aurait été violées si la restitution avait eu
lieu, était un mensonge (Ŗdie Kohl Lügeŗ, youtu.be/Fe_uqTr9bn4).
L'affirmation selon laquelle la propriété des biens de la DDR, une fois
rendus à la RFA, aurait pu avoir de l'importance pour l'Union soviétique
en faillite et ses satellites également ruinés (véritable raison de
l'effondrement de la DDR et non à cause des protestations populaires) est
manifestement absurde, Gorbatchev lui-même l'a affirmé plus tard, mais
cela fut accepté par les parlementaires allemands. Le Dr Paffrath prouve
que cette confiscation officielle, estimée à 600 milliards de DM, a été
utilisée pour couvrir le coût de la réunification et permettre au parti de
Kohl, le CDU, de gagner la dernière élection de Volkskammer
(Allemagne de l'Est) (18 mars 1990), avec la promesse que la réunification
ne signifiait pas une augmentation des impôts. Par la suite, une taxe dite
de Ŗsupplément de solidaritéŗ de 7,5 % fut imposée aux Allemands de
l'Ouest. Il existe de nombreux cas d'Allemands de l'Ouest, certains ayant
d'anciennes entreprises à l'Est, qui avaient l'intention de les ré-ouvrir et
ainsi contribuer, souvent dans leurs villes d'origine, de manière intégrale
au redressement de la partie Est du pays, Dřautres voient lřAllemagne
comme un Trust des Alliés, une ONG ou un club économique non agréé,
selon §54 BGB. Toute responsabilité de l'État est exclue.
Probablement lřanalyse la plus précise du statut politique de
l'Allemagne est celle du Dr Carlo Schmid expert parlementaire,
constitutionnel et juge :
64
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Cette organisation d'une entité semblable à l'État peut
certainement s'étendre très loin. Cependant, ce qui différencie cette
construction d'une véritable souveraineté démocratique légitime, c'est
qu'elle n'est fondamentalement rien d'autre quřune forme organisée de
conditions de domination étrangère ; car l'auto-organisation qui se
déroule malgré une liberté insuffisante présuppose la reconnaissance
du pouvoir étranger comme supérieur et d'une plus grande légitimité.
(8 septembre 1948, au conseil parlementaire de Bonn).
Carlo Schmid a également déclaré :
Nous avons maintes fois déclaré que l'Allemagne se compose de
tout le territoire que la constitution de Weimar a établi comme
territoire national allemand à son époque. (12 octobre 1948).
Carlo Schmid, à nouveau (26 janvier 1949) :
À Bonn, nous sommes en train de discuter et de décider de la Loi
fondamentale comme base sur laquelle reposera l'organisation de la
juridiction nationale allemande en Allemagne de l'Ouest. Toutefois, il
ne faut jamais oublier, en réfléchissant à ce fait, que cette loi
65
Gérard Menuhin
fondamentale ne s'appliquera que dans le cadre du Statut
d'occupation. Ce Statut d'occupation sera en toutes circonstances une
sorte de constitution supérieure... Nous ne savons donc pas ce qui
sera contenu dans le présent Statut d'occupation. Cependant, des
rapports dans les médias laissent à penser qu'il sera beaucoup plus
étendu que ce que nous avions prévu...
Dans ces circonstances, la question se pose de savoir s'il est encore
logique de décider dřune constitution et de la diffuser auprès des
Allemands. Établir une constitution et sur la base de celle-ci appeler à
l'existence d'un gouvernement ne peut sûrement avoir de sens que
lorsque le Parlement et le gouvernement peuvent assumer une
véritable responsabilité... Quelle est notre marge de manœuvre ? On
ne peut assumer une responsabilité que dans la mesure où l'on est
libre de décider. Si cette liberté est très faible, il n'est pas nécessaire de
doter l'appareil d'une constitution pour déterminer les organes
gouvernementaux qui doivent la composer.
L'enregistrement complet de 12 minutes dans lequel Hermann Schäfer
(FDP) et Carlo Schmid (SPD) expriment leurs opinions sur l'état juridique
de l'Allemagne occupée doit être écouté attentivement, si l'on veut
comprendre le développement et le statut de l'Allemagne d'après-guerre
aujourd'hui.
Aucun traité de paix n'a encore été signé entre l'Allemagne et les Alliés
de la Seconde Guerre mondiale ; l'Allemagne est toujours classée comme
un ŖÉtat ennemiŗ. Le Reich lui-même ne s'est jamais rendu et n'a jamais
cessé d'exister. La République fédérale d'Allemagne n'est pas le
successeur légal du Reich allemand, il ne saurait donc être question d'un
traité de paix avec la République fédérale d'Allemagne.
Il n'existe pas de gouvernement central ni d'autorité en Allemagne
capable d'accepter la responsabilité du maintien de l'ordre, de
l'administration du pays et du respect des exigences des puissances
victorieuses. [...] Les gouvernements des États-Unis d'Amérique, de
l'Union des Républiques socialistes soviétiques et du Royaume-Uni,
ainsi que le gouvernement provisoire de la République française, par la
présente assument l'autorité suprême à l'égard de l'Allemagne, y
compris tous les pouvoirs qui étaient détenus par le gouvernement
allemand, le Haut Commandement et tout gouvernement ou autorité
étatique, municipale ou locale. L'hypothèse, pour les fins précitées, de
ladite autorité et de ces pouvoirs n'entraîne pas l'annexion de
l'Allemagne. (Charles I. Bevans (éd.), Treaties and Other International
Agreements of the United States of America 1776-1949. Volume 3:
66
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Multilateral 1931-1945, Bureau d'impression gouvernemental,
Washington, DC, 1969, pp. 1140 sq. ; goo.gl/ys4GrS).
***
À des fins d'occupation, l'Allemagne sera divisée en trois zones, à
l'intérieur de ses frontières du 31 décembre 1937, à chacune desquelles
sera attribuée l'une des trois puissances, ainsi qu'une zone spéciale
pour Berlin, qui est régie par l'occupation conjointe des trois
puissances. (Protocole de Londres du 12 décembre 1944, l'extension à
la France n'a pas eu lieu avant la Conférence de Yalta en février 1945.)
***
La loi fondamentale pour la République Fédérale d'Allemagne est
la loi constitutionnelle de la République Fédérale d'Allemagne. Cela
fût approuvé le 8 mai 1949 à Bonn et, avec la signature des Alliés
occidentaux de la Seconde Guerre mondiale le 12 mai, est entré en
vigueur le 23 mai. Son champ d'application originel comprenait les
états de la Trizone qui étaient initialement inclus dans la République
Fédérale d'Allemagne de l'Ouest, mais pas Berlin-Ouest. (Wikipédia).
***
Le 10 avril 1949, les Alliés occidentaux ont rédigé le statut
d'occupation et l'ont transmis au Conseil parlementaire.
Officiellement annoncé le 12 mai, il réservait un certain nombre de
droits souverains, comme la politique étrangère et le commerce
extérieur, pour les autorités alliées. Tout amendement à la
Constitution de l'Allemagne de l'Ouest était soumis à la permission
des Alliés, des lois spécifiques pouvaient être rejetées et les
gouverneurs militaires pouvaient prendre en charge tout pouvoir
gouvernemental en temps de crise. Ces réserves devaient être
exécutées par le Haut Commissariat des Alliés, constitué le 20 juin
comme le pouvoir suprême de l'État. Le 22 novembre 1949, le
chancelier Konrad Adenauer signa l'Accord de Petersberg, selon
lequel il était reconnu que la souveraineté de l'Allemagne de l'Ouest
demeurait limitée. Toutefois, l'Accord étendait les droits du
gouvernement allemand à l'égard des pouvoirs prévus dans la version
originale du Statut d'Occupation.
Dans l'Accord de Petersberg du 22 novembre 1949, on a noté que
le gouvernement de l'Allemagne de l'Ouest voulait mettre fin à l'état
de guerre, mais la demande ne pouvait être accordée. L'état de guerre
des États-Unis avec l'Allemagne était maintenu pour des raisons
légales et, quoique quelque peu adouci, il n'a pas été suspendu puisque
67
Gérard Menuhin
'les États-Unis veulent conserver une base légale pour garder une force américaine
en Allemagne occidentale'. Lors d'une réunion des ministres des affaires
étrangères de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis à New
York du 12 septembre au 19 décembre 1950, il a été déclaré que,
parmi dřautres mesures visant à renforcer la position de l'Allemagne
de l'Ouest dans la guerre froide, que les Alliés occidentaux 'mettraient
fin par législation à l'état de guerre avec l'Allemagne'.
En 1951, de nombreux anciens alliés occidentaux ont mis fin à
leur état de guerre avec l'Allemagne : l'Australie (9 juillet), le Canada,
l'Italie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas (26 juillet), l'Afrique du Sud
et le Royaume-Uni (9 juillet). L'état de guerre entre l'Allemagne et
l'Union soviétique a pris fin début 1955. La souveraineté [partielle] de
la République Fédérale d'Allemagne a été accordée le 5 mai 1955 par
la fin officielle de l'occupation militaire de son territoire. Des droits
spéciaux ont cependant été maintenus, par exemple vis-à-vis de
Berlin-Ouest.
Selon les termes du Traité de 1990 relatif au règlement final
concernant l'Allemagne, les Quatre Puissances ont renoncé à tous les
droits qu'elles détenaient auparavant en Allemagne, y compris Berlin.
En conséquence, l'Allemagne est devenue entièrement souveraine le
15 mars 1991. Après l'adhésion de l'Allemagne aux Nations Unies, il y
a eu désaccord sur le point de savoir si les articles 53 et 107 de la
Charte des Nations Unies, qui qualifiait l'Allemagne dřŘétat ennemiř,
sřappliquaient encore, mais ces articles se sont révélés non-pertinents
quand les quatre puissances renoncèrent à leurs droits spéciaux dans
le traité de 1990 et ils furent formellement reconnus comme tels par
une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies en 1995.
(Wikipédia).
ŖNon-pertinentsŗ n'est pas la même chose que Ŗrévoquéŗ.
L'Allemagne est aujourd'hui de facto, sinon de jure, tout autant un pays
occupé qu'en 1945. Il y a environ 40.000 troupes américaines et environ
20.000 troupes britanniques stationnées en Allemagne. Les soldats
allemands sont envoyés pour combattre dans les guerres de l'OTAN en
Afghanistan, en Irak, au Congo, au Mali, au Soudan, etc. (16 pays en
2014, Wikipédia), tout comme les mercenaires de Hesse-Kassel et d'autres
États allemands furent envoyés combattre pour les Britanniques dans la
guerre révolutionnaire américaine au 18ème siècle. Ŗ6.000 Hessiens furent
loués à la Suède pour la guerre contre la Russie, tandis que 12.000 Hessiens furent
engagés par George I de Grande-Bretagne en 1715 pour combattre la Rébellion
jacobiteŗ. (John Brewer, Eckhart Hellmuth, Institut Historique Allemand
de Londres (éd.). Rethinking Leviathan: The Eighteenth-Century State in Britain
68
Dites la vérité et vous humilierez le diable
and Germany, Oxford University Press, Oxford, 1999, p. 64) ; (voir aussi
dans le livre dřArnold S. Leese, Sottise du Gentil : les Rothschild, traduit et
auto-publié par Valérie Devon, Lulu.com, p. 23).
Les terres des agriculteurs allemands sont confisquées parce que les
États-Unis veulent agrandir leurs aérodromes (par exemple, le cas de
l'agriculteur Günther Schneider, Spangdahlem).
Le général Eisenhower arriva en Allemagne comme Jules César en
Germanie, en 55 av. J.-C. :
Gouvernement militaire-Allemagne
Zone de contrôle du commandant suprême
Proclamation No 1
Au peuple d'Allemagne :
Je soussigné, général Dwight D. Eisenhower, commandant suprême,
de la force expéditionnaire alliée, proclame par les présentes :
1. Les forces alliées qui servent sous mon commandement sont
maintenant entrées en Allemagne. Nous venons comme des
conquérants, mais pas comme des oppresseurs. Dans la zone de
l'Allemagne occupée par les forces sous mon commandement, nous
abolirons le nazisme et le militarisme allemand. Nous renverserons la
domination nazie, dissoudrons le Parti nazi et abolirons les lois et les
institutions cruelles, oppressives et discriminatoires que le Parti a
créées. Nous allons éradiquer ce militarisme allemand qui a si souvent
perturbé la paix du monde.
Le jour où les proclamations de toutes les lois et décrets du
gouvernement militaire qui figurent dans ce numéro du procès-verbal
officiel du gouvernement militaire est le 18 septembre 1944, jour où
l'occupation a commencé.
Loi n ° 52 : Blocage et contrôle des biens
Article 1 - Catégories de biens
1. Tous les biens situés dans le territoire occupé, détenus ou
contrôlés, directement ou indirectement, en tout ou en partie, par l'un
ou l'autre des éléments suivants sont déclarés assujettis à la saisie de la
possession ou du titre, de la direction, ou autrement pris en main par
le gouvernement militaire :
(a) Le Reich allemand, ou un des Länder, Gaue ou provinces, ou
autres subdivisions politiques similaires, ou toutes offices ou
instrument de celles-ci, y compris tous les services publics, entreprises,
69
Gérard Menuhin
sociétés publiques ou monopoles placés sous le contrôle de l'une des
entités susmentionnées.
ŖLe moyen le plus efficace pour détruire les gens est de nier et d‘effacer leur propre
compréhension de leur histoire !ŗ (George Orwell)
Après la capitulation en 1945, à la suite des quatre premières années
d'occupation militaire, la société allemande a subi des changements plus
importants qu'elle n'en avait connus pendant douze ans de règne
national-socialiste. Après 1945, la plus grande destruction de livres de
l'histoire a eu lieu en Allemagne, dans le but d'éteindre la culture
allemande et la mémoire collective allemande (Kontrollratsbefehl n° 4.
ŖEinziehung von Literatur und Werken nationalsozialistischen und
militaristischen Charaktersŗ, 13 mai 1946). Afin de mener efficacement la
rééducation planifiée, 35.743 titres et publications dans des bibliothèques
et des librairies furent détruits, y compris des légendes héroïques et des
livres pour enfants. (ŖAllied Censorship in post-war Germany‖ [Censure
alliée dans l'Allemagne d'après-guerre], Junge Freiheit, 11 mai 2007.) Une
statistique ironique, étant donné que la destruction de livres par le feu a
toujours été citée comme un exemple de l'extrémisme national-socialiste.
Les Alliés sont tombés d'accord sur le matériel à retirer. L'objectif était
d'anéantir en premier lieu le pouvoir d'attraction d'une croyance dans une
communauté ethnique et donc d'empêcher ne serait-ce quřun germe de
répétition de cette tentative apparemment prometteuse de vaincre le
capitalisme libéral. Cette campagne effrénée démontre combien la
réussite du National-Socialisme et son utilisation du troc plutôt que du
crédit représentait une menace pour les intérêts financiers.
Il a été dit que cinq millions et demi de livres scolaires, avec des
comptes rendus modifiés de l'histoire allemande, furent imprimés à la
hâte aux États-Unis et introduits dans les écoles allemandes ré-ouvertes
en octobre 1945. (ŖUn système coordonné de contrôle sur l'éducation allemande et
un programme affirmatif de réorientation seront établis...‖ JCS 1067, directive au
commandant en chef des forces américaines d'occupation concernant le
gouvernement militaire d'Allemagne, avril 1945).
Face à ces mesures sauvages visant à effacer l'appartenance allemande,
il n'est peut-être pas surprenant que les jeunes Allemands d'aujourd'hui, la
deuxième et la troisième génération d'après-guerre, aient non seulement
répudié leur patrie, mais louent en fait les actes barbares des Alliés,
comme le bombardement de Dresde. Dans le contexte des frappes
aériennes entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne, les bombardements
70
Dites la vérité et vous humilierez le diable
stratégiques ou Ŗbombardements de terreurŗ sur les civils furent initiés
par la Grande-Bretagne lorsqu'elle commença à bombarder la Ruhr le 11
mai (le lendemain de la nomination de Churchill au poste de premier
ministre), Brême et Hambourg le 19 mai 1940.
Dresde 1945 : photo d‘une famille brûlée par les bombes
incendiaires
L'Allemagne a bombardé Rotterdam le 14 mai 1940, après avoir
bombardé Londres le 7 septembre 1939. Le bombardement de Dresde
appartient à une catégorie qui lui est propre : ce fut un véritable
holocauste au sens propre et un crime contre l'humanité.
[L']histoire depuis longtemps supprimée du pire massacre de
l'histoire du monde. La dévastation de Dresde en février 1945 fut un
de ces crimes contre l'humanité dont les auteurs auraient dû être
traduits en justice à Nuremberg si ce tribunal n'avait pas été perverti.
(Le très honorable Richard H.S. Crossman, député, gouvernement
travailliste).
***
Les actes de terrorisme insensés et hautement destructeurs de
culture, par exemple contre Lubeck et Dresde, menés par les pilotes
alliés, auraient dû faire l'objet d'une enquête et leurs auteurs être
71
Gérard Menuhin
traduits devant une cour de justice compétente. (Major général H.
Bratt, Armée royale suédoise).
***
Déjà, en 1944, il aurait dû être clair pour la plupart des gens au
gouvernement que nous aurions affaire aux... Allemands une fois la
victoire remportée... [N]ous avons continué pendant des mois et des
mois à bombarder les villes allemandes malgré le fait quřil était certain
que nous gagnerions et que Staline serait un ennemi tout aussi
potentiellement mortel. Certains des bombardements n'étaient
absolument pas justifiés. Dans les derniers jours de la guerre, nous
avons frappé les anciennes villes de pain d'épices au Sud de
Wuerzburg, où il n'y avait pas de cible militaire... seulement des
réfugiés, des femmes et des enfants. De ces actes de sadisme gratuits,
le pire fut le bombardement de Dresde. (Norman Stone, professeur
d'histoire moderne à Oxford, Daily Mail).
Mort et destruction à Dresde, février 1945
Après que les vagues de 772 bombardiers soient passées dans la nuit,
larguant des bombes de phosphore à raison de une pour deux personnes,
le lendemain matin des avions à basse altitude arrivèrent, chassant et
abattant les survivants visibles. Le bombardement des colonnes de
réfugiés par les avions de chasse américains et britanniques n'avait rien
d'exceptionnel.
[Il] est dit que ces animaux [de zoo] et les groupes de réfugiés
72
Dites la vérité et vous humilierez le diable
terrorisés ont été mitraillés alors qu'ils essayaient de fuir à travers le
Grosser Garten par des avions volant à basse altitude et que de
nombreux corps criblés de balles ont été retrouvés plus tard dans ce
parc. (Der Tod von Dresden, 25 février 1951). À Dresde, Ŗmême les restes
recroquevillés d'une chorale enfantine ont été mitraillés dans une rue bordant un
parc.ŗ (David Irving, La Destruction de Dresde, William Kimber,
Londres, 1963).
Sur la bannière de l'image ci-dessus, où l'on peut voir une bombe tomber, il est écrit ―Toutes les bonnes
choses viennent d'en haut.‖ Une juxtaposition frappante du terrorisme national Antifa avec Israël et le
communisme. On pourrait à juste titre qualifier de zombies les personnes se trouvant dans cette foule
ignorante.
En 1955, l'ancien chancelier de l'Allemagne de l'Ouest Konrad
Adenauer déclara :
Le 13 février 1945, l'attaque contre la ville de Dresde, surpeuplée
de réfugiés, a fait 250.000 victimes (Deutschland Heute, publié par le
service de presse et d'information du gouvernement fédéral allemand,
Wiesbaden 1955, p. 154.)
En fait, 600.000 réfugiés venus de l'Est ont rejoint les 600.000
habitants de la ville, de sorte qu'on peut affirmer avec certitude que
500.000 furent assassinés. (Ce nombre a été progressivement réduit à
environ 25.000 dans la presse traditionnelle). La température des feux
73
Gérard Menuhin
atteignait environ 1.600 degrés Celsius. La foule des réfugiés qui se
trouvait à la gare principale n'avait nulle part où fuir ; ils sont tous morts,
leurs restes furent plus tard brûlés sur un énorme bûcher afin de prévenir
une épidémie.
Le romancier Kurt Vonnegut se trouvait à Dresde lors du
bombardement :
Oui, par notre peuple (les Britanniques), je peux dire. Vous avez
réduit ce lieu en cendres, vous l'avez transformé en une seule colonne
de flammes. Plus de gens sont morts là dans la tempête de feu, dans
cette immense et unique flamme, qu'il nřen est mort à Hiroshima et à
Nagasaki combinés. (The Independent, Londres, 20 décembre 2001,
p. 19).
***
Je suis entièrement d'accord [avec les bombardements de terreur].
Je suis pour le bombardement des zones de la classe ouvrière dans les
villes allemandes. Je suis un Cromwellien. Je crois en la phrase ‗occire
au nom du Seigneur !‘ (Sir Archibald Sinclair, secrétaire d'État de l'air.
Plus sur Cromwell, ci-dessous).
***
Les hommes, les femmes et les enfants aussi, couraient
hystériquement, tombant et trébuchant, se levant, trébuchant et
tombant à nouveau, roulant encore et encore. La plupart d'entre eux
réussirent à se remettre sur leurs pieds et à atteindre l'eau. Mais
beaucoup d'entre eux n'ont pas pu et restèrent en arrière, leurs pieds
frappant le sol dans une douleur aveuglante sur les trottoirs
surchauffés au milieu des décombres, jusqu'à ce qu'un dernier frisson
convulsif parcours la Řchoseř fumante au sol, puis plus rien. (Martin
Caidin, The Night Hamburg Died [La nuit où Hambourg est mort],
Ballantine Books, New York 1960).
***
ŘJe me battais pour courir contre le vent au beau milieu de la rue...
Nous... ne pouvions pas traverser... parce que l'asphalte avait fondu. Il
y avait des gens sur la route, dont certains étaient déjà morts, d'autres
étaient encore en vie, mais coincés dans l'asphalte... Ils étaient à quatre
pattes, hurlant.ř Kate Hoffmeister, 19 ans (Kent D. Shifferd, From
War to Peace: a Guide to the Next Hundred Years, McFarland, Jefferson,
NC, 2011, p. 32).
74
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les cinglées ŖFemenŗ. Ce phénomène pathétique est lié via son bailleur de fonds
aux intérêts juifs, sous la forme du fondateur de Kiev Media et du Kiev Post. Et
quelque chose appelé ŖOpen World Leadershipŗ -Énoncé de mission : ŖAméliorer
la compréhension et les capacités de coopération entre les États-Unis et les pays de
l'Eurasie en développant un réseau de leaders dans les régions qui ont acquis une
exposition importante et directe au gouvernement démocratique et responsable
américain ainsi qu'à son système de libre-marché.ŗ Tout est dit.
***
Les brûlures de phosphore n'étaient
pas rares. (Enquête stratégique
américaine sur les attentats à la bombe).
***
Le phosphore a été utilisé en raison
de sa capacité démontrée à saper le
moral des Allemands. (Source officielle
britannique).
***
Une nation qui répand sur une autre
une couche de gaz inévitablement
mortelle ou éradique des villes entières
Bomber Harris, fais-le encore !
de la surface de la terre avec l'explosion
de bombes atomiques, n'a pas le droit de juger qui que ce soit pour
crimes de guerre ; elle a déjà commis la plus grande atrocité égale à
aucune autre atrocité ; elle a tué - au milieu de tourments
indescriptibles - des centaines de milliers de personnes innocentes.
75
Gérard Menuhin
(L'honorable Lydio Machado Bandeira de Mello, professeur de
droit pénal, auteur de plus de 40 ouvrages de droit et de
philosophie).
***
En ce qui concerne les crimes contre l'humanité, les
gouvernements qui ont ordonné la destruction des villes allemandes,
détruisant ainsi des valeurs culturelles irremplaçables et transformant
en torches humaines les femmes et les enfants, auraient dû aussi se
trouver devant le barreau de la justice. (L'honorable Jaan Lattik,
homme d'État, diplomate et historien estonien).
***
C'est un des plus grands triomphes de l'ingénierie émotionnelle
moderne que, malgré les faits simples de l'affaire qui ne peuvent
jamais être déguisés ou même matériellement déformés, le public
britannique, tout au long de la Période Blitz (1940-1941), resta
convaincu que toute la responsabilité de leurs souffrances reposait sur
les dirigeants allemands. (F.J.P. Veale, Advance to Barbarism, C.C.
Nelson, Appleton, Wis., 1953).
***
Cela peut être une histoire dérangeante, mais c'est l'Angleterre et
non pas l'Allemagne qui commença le massacre meurtrier en
bombardant des civils provoquant ainsi des représailles. Chamberlain
a reconnu que cela était Řabsolument contraire au droit internationalř. Cela
commença en 1940, et Churchill a cru que là résidait le secret de la
victoire. Il était convaincu que des raids d'intensité suffisante
pouvaient détruire le moral de l'Allemagne, et son Cabinet de guerre a
donc planifié une campagne qui abandonna la pratique courante
d'attaquer les forces armées de l'ennemi et fit plutôt des civils la cible
principale. Nuit après nuit, les bombardiers de la R.A.F. en nombre
toujours croissant frappaient dans toute l'Allemagne, habituellement
sur les logements de la classe ouvrière, parce que plus densément
peuplés. (Angus Calder, The Peoples‘ War, Jonathan Cape, Londres,
1969).
***
Hitler n'entreprit le bombardement des cibles civiles britanniques
qu'à contrecœur trois mois après que la R.A.F. ait commencé à
bombarder des cibles civiles allemandes. Hitler aurait été disposé à
arrêter le massacre à nřimporte quel moment. Hitler était sincèrement
76
Dites la vérité et vous humilierez le diable
soucieux de conclure avec la Grande-Bretagne un accord limitant
l'action des aéronefs aux zones de combat... Des représailles étaient
certaines si nous poursuivions la guerre en Allemagne... il y avait une
possibilité raisonnable que nos centres industriels essentiels n'auraient
pas été attaqués si nous avions continué de nous abstenir d'attaquer
ceux de l'Allemagne... Nous avons commencé à bombarder des
objectifs sur le continent allemand avant que les Allemands ne
commencent à bombarder des objectifs sur le continent britannique...
Parce que nous doutions de l'effet psychologique de la propagande de
distorsion de la vérité, que c'était nous qui avions commencé
l'offensive stratégique de bombardement, nous nous sommes dérobés
et nřavons pas fait de publicité sur notre grande décision du 11 mai
1940. (J.M. Spaight, CB, CBE, Secrétaire principal du Ministère de
l'Air, Bombing Vindicated, G. Bles, Londres, 1944).
***
L'attaque contre la Ruhr était donc une invitation informelle
adressée à la Luftwaffe afin qu'elle bombarde Londres. Le but
principal de ces raids était d'inciter les Allemands à entreprendre des
raids de représailles d'un caractère semblable sur la Grande-Bretagne.
Ces raids provoqueraient une vive indignation en Grande-Bretagne
contre l'Allemagne et créeraient ainsi une psychose de guerre sans
laquelle il serait impossible de mener une guerre moderne. (Dennis
Richards, The Royal Air Force, 1939-1945 : The Fight at Odds, Her
Majestyřs Stationery Office, Londres/232 Celsius, Greenock 2013,
p.122).
***
Sefton Delmer était le principal fonctionnaire [de la propagande
noire britannique] qui a effectué ce travail pour le gouvernement
britannique. Sa méthode principale était de mentir aussi exactement
que possible afin que les mensonges ne puissent pas être découverts
tout de suite. Après la fin de la guerre en Allemagne occupée, Delmer
coordonna la campagne de Ŗpropagande noireŗ avec les Français, les
Soviétiques et les Américains. Ces mensonges et inventions
coordonnés ne pouvaient pas être reconnus comme tels tout de suite.
Le travail de Delmer dans l'Allemagne occupée a duré jusqu'en 1947.
Pendant cette période, lui et son personnel ont falsifié de nombreux
documents allemands qui sont parvenus dans les dossiers officiels. Il a
décrit ce travail en grande partie dans son propre livre. U. Walendy
témoigna que la plupart de ces documents falsifiés montraient les
Allemands commettant un grand nombre de crimes de guerre. Delmer
77
Gérard Menuhin
a remis ces documents au ministère britannique de l'Information, qui
les a ensuite envoyés au procès de Nuremberg comme documents
officiels. Le Tribunal militaire international, en vertu de l'Accord de
Londres, n'a pas vérifié si les documents étaient véridiques ou faux,
mais les a simplement inscrits comme preuve de Řfaits de notoriété
publiqueř. Parce qu'ils étaient considérés comme des documents
officiels authentifiés, ils furent introduits dans les livres d'histoire.
Dans cette situation, témoigna Walendy, même les documents publiés
officiellement auraient dû être analysés pour déterminer s'ils étaient ou
non des faux. (Témoignage d'expert de l'historien Udo Walendy,
Deuxième procès de Zündel, Toronto 1988 ; Session #28, Protocole
pp. 7662 sq. ; Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die?, Samisdat,
Toronto 1992, pp. 278 sq.).
Sefton Delmer faisait partie des hommes Ŗqui ont eu l'occasion en 1945 de
faire des changements en Allemagneŗ (Sefton Delmer, Black Boomerang, Secker
& Warburg, Londres, 1962, p. 228). L'avocat constitutionnel allemand
Prof. Friedrich Grimm dépeint dans un de ses livres ce à quoi
ressemblaient ces changements envisagés :
En mai 1945, quelques jours après l'effondrement, j'ai eu un
échange mémorable avec un représentant important du camp opposé.
Il s'est présenté comme un professeur d'université de son pays qui
voulait converser avec moi du fondement historique de la guerre. La
conversation que nous avons eue était d'un niveau élevé. Soudain, il
abandonna le sujet, désigna les tracts posés sur la table devant moi,
tracts dont nous avions été inondés pendant les premiers jours de la
reddition et qui portaient principalement sur les atrocités des camps
de concentration. ŘQue dites-vous de ça ?ř me demanda-t-il. J'ai
répondu : ŘOradour et Buchenwald ? Vous enfoncez une porte
ouverte. Je suis un avocat et je condamne l'injustice partout où je la
rencontre, surtout quand cela arrive dans notre camp. Mais je sais
distinguer entre les faits et l'usage politique qui en est fait. Je sais ce
qu'est la propagande d'atrocités. Après la Première Guerre mondiale,
j'ai lu toutes les publications de vos experts sur ce sujet : les écrits du
bureau de Northcliff ; le livre du ministre français des finances Klotz
From War to Peace [De la guerre à la paix] (Paris, 1923), dans lequel il
décrit comment l'histoire des mains des enfants coupées avait été
concoctée et quels avantages ils en tirèrent ; les brochures
d'information du magazine Crapouillot comparant la propagande
d'atrocités de 1870 à celle de 1914-1918 ; et enfin, le classique de
Ponsonby, Falsehood in Wartime. Il révèle que déjà durant la guerre
précédente des magazines ont publié des images de montagnes de
78
Dites la vérité et vous humilierez le diable
cadavres confectionnées par photomontage avec des mannequins. Ces
photos ont été distribuées sans aucune légende. Le centre de
propagande fournissait, si nécessaire, ces légendes par téléphone.ř
Sur ce, je pris un des dépliants qui montraient des montagnes de
cadavres dans les camps de concentration, et je le montrai à mon
visiteur, qui me regardait d'un air déconcerté. Je poursuivis : ŘJe ne
peux pas imaginer que pendant cette guerre, pour laquelle toutes les
armes furent si perfectionnées, lřarme neurotoxique qui a été décisive
pour la 1ère guerre fût négligée. Plus encore, j'en suis sûr ! Au cours
des derniers mois avant l'effondrement, j'ai lu quotidiennement la
presse étrangère. Un organisme central rendait compte des atrocités
allemandes. On pouvait percevoir un certain schéma. Il était question
d'un territoire occupé après l'autre, aujourd'hui la France, demain la
Norvège, puis la Belgique, le Danemark, la Hollande, la Grèce, la
Yougoslavie et la Tchécoslovaquie. D'abord il y avait des centaines de
cadavres dans les camps de concentration, puis six semaines plus tard,
quand un même pays était de nouveau décrit, [on nous en annonçait]
des milliers, puis des dizaines de milliers, puis des centaines de
milliers. Ici, je me suis dit : cette inflation numérique ne va
certainement pas atteindre les millions !ř
Maintenant, je saisis un autre dépliant : ŘVoilà le million !ř À ce
moment, mon visiteur me dit : ŘJe vois, j'ai rencontré un expert.
Maintenant, je veux vous dire qui je suis. Je ne suis pas professeur
d'université. Je suis à l'agence centrale dont vous avez parlé : la
propagande d'atrocités - et avec cela nous sommes parvenus à la
victoire totale.ř J'ai répondu : ŘJe sais, et maintenant vous devez
l'arrêter !ř Il rétorqua : ŘNon, ce n'était que le début ! Nous
continuerons cette propagande d'atrocités, nous l'intensifierons
jusqu'à ce que plus personne n'accepte un bon mot des Allemands,
jusqu'à ce que toute la sympathie que vous aviez auprès d'autres pays
soit détruite et jusqu'à ce que les Allemands eux-mêmes soient
tellement confus qu'ils ne savent pas ce qu'ils font !ř (Friedrich
Grimm, Politche Justiz: Die Krankheit unserer Zeit, Scheur, Bonn, 1953,
pp. 146-148).
De la même façon, des sources Internet citent Grimm, affirmant que
c'est à Sefton Delmer auquel Grimm a parlé, ce qui est peut-être vrai mais
ne peut être confirmé. Cependant, ces sources continuent avec un
passage qui n'est pas du professeur Grimm. Pourtant, elles transmettent
de façon concise ce qu'était cette propagande :
79
Gérard Menuhin
Quand cela sera atteint, quand les Allemands commenceront à
polluer leur propre nid, et ce non pas à contrecœur, mais avec une
prompte disposition à obéir aux vainqueurs, alors seulement la
victoire des Alliés sera complète. Elle ne sera jamais définitive. La
rééducation requiert une éducation minutieuse et ferme comme une
pelouse anglaise. Un seul instant d'inattention, et la mauvaise herbe
repoussera, cette mauvaise herbe indestructible de la vérité historique.
L'idée de la culpabilité collective allemande était souvent considérée
comme le premier pas vers la rééducation :
Une guerre n'est perdue que lorsque son propre territoire est
occupé par l'ennemi, la classe dirigeante du peuple vaincu est
condamnée dans les procès de crimes de guerre et les vaincus sont
soumis à un processus de rééducation. Un moyen évident de cela est
d'implanter le point de vue du vainqueur dans l'esprit des vaincus. Il
est d'une importance décisive de transférer les Řcatégories moralesř de
la propagande de guerre du vainqueur dans la conscience des vaincus.
La rééducation peut être considérée comme réussie uniquement
lorsque la propagande de guerre s'est immiscée dans les livres
d'histoire des vaincus et est crue par les générations suivantes. (Walter
Lippmann, journaliste américain, rédacteur en chef de New York
World, correspondant du New York Herald Tribune, conseiller du
président Wilson).
***
Il y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire
secrète, où sont les véritables causes des évènements. (Honoré de
Balzac, 1799-1850).
Pourtant, même si vous reconnaissez que vous avez été dupé,
pourquoi tout cela est-il encore pertinent maintenant, pourquoi cela
importe-t-il ? N'est-ce pas juste de l'histoire ancienne ? Cela importe
parce que cela affecte votre monde, votre vie et votre avenir.
Personnellement et directement.
Ignorer ce qui s'est passé avant votre naissance, c'est être dans une
enfance perpétuelle : car qu'est-ce que la vie de l'homme, si par la
connaissance de l'histoire ancienne, elle ne se joint à l'âge des premiers
hommes ? (Cicéron).
***
Voici une des leçons les plus tristes de l'histoire : si nous nous
80
Dites la vérité et vous humilierez le diable
sommes laissé embobiner assez longtemps, nous avons tendance à
rejeter toute preuve de cette tromperie. Nous ne sommes plus
intéressés à découvrir la vérité. Nous nous sommes fait prendre au
piège par ces balivernes. C'est tout simplement trop douloureux de
reconnaître, même à nous-mêmes, que nous nous sommes fait avoir.
Une fois que vous remettez votre pouvoir au charlatan, vous ne
pouvez presque jamais le récupérer. (Carl Sagan, The Demon-Haunted
World: Science as a Candle in the Dark, Random House, New York,
1995).
***
Crimestop : Řla faculté de s'arrêter, comme par instinct, au seuil de
toute pensée dangereuse. Elle comprend le pouvoir de ne pas saisir les
analogies, de ne pas percevoir les erreurs logiques, de méconnaître les
arguments les plus simples s'ils sont hostiles à l'Ingsoc et d'être
ennuyés ou repoussés par toute ligne de pensée capable de conduire
dans une direction hérétique. En bref... la stupidité protectriceř.
(George Orwell, 1984) (ŖIngsocŗ est Newspeak pour le socialisme
anglais ou le Parti socialiste anglais, l'idéologie politique du
gouvernement totalitaire d'Océanie dans le roman dystopique de
George Orwell, 1984. Wikipédia).
***
[Le] système est notre ennemi. Mais quand vous êtes à l'intérieur,
vous regardez autour de vous, que voyez-vous ? Hommes d'affaires,
enseignants, avocats, charpentiers. La mentalité même des gens que
nous essayons de sauver. Mais jusqu'à ce que nous le fassions, ces
gens font encore partie de ce système et cela fait d'eux notre ennemi.
Vous devez comprendre, la plupart de ces gens ne sont pas prêts à
être débranchés. Et beaucoup d'entre eux sont si inertes, si
désespérément dépendants du système qu'ils se battront pour le
protéger. (The Matrix, film, 1999 - parfois, peut-être comme une
bonne petite blague, Hollywood soulève légèrement le rideau.)
***
L'IBBC est une banque. Leur objectif n'est pas de contrôler le
conflit ; c'est de contrôler la dette que le conflit produit. Vous voyez,
la valeur réelle d'un conflit, la vraie valeur, est dans la dette qu'il créait.
Vous contrôlez la dette, vous contrôlez tout. Vous trouvez cela
bouleversant, non ? Mais c'est l'essence même du secteur bancaire, de
nous rendre tous, que nous soyions des nations ou des individus,
esclaves de la dette. (The Internationale, film, 2009).
81
Gérard Menuhin
***
Le principe organisateur de toute société est pour la guerre.
L'autorité fondamentale de l'État moderne sur son peuple réside dans
ses pouvoirs de guerre. Aujourd'hui c'est le pétrole, demain l'eau. C'est
ce que nous aimons appeler l'entreprise de Dieu : flingue, pétrole, et
drogues. Mais il y a un problème, notre mode de vie est fini. Il est
insoutenable et en rapide déclin, c'est pourquoi nous réalisons la
destruction à la demande. Nous continuons à faire de l'argent tandis
que le monde brûle. Mais pour que cela fonctionne, les gens doivent
rester ignorants du problème jusqu'à ce qu'il soit trop tard. C'est
pourquoi nous avons des déclencheurs en place, 11-9, 7-7, ADM
[Armes de destruction massive]. Une population dans un état
permanent de peur ne pose pas de questions. Notre désir de guerre
devient son désir de guerre. Un sacrifice volontaire. Vous voyez, la
peur est la justification, la peur est le contrôle, la peur est l'argent. (The
Veteran, film, 2011).
Quant à Hollywood : ŖHollywood est un endroit où ils vous paient 50.000 $
pour un baiser et 50 cents pour votre âme.ŗ (Marilyn Monroe, aurait été premier
Ŗmodèle présidentielŗ et victime MK-Ultra).
Tout le monde considère l'honnêteté comme une vertu, mais
personne ne veut entendre la vérité. On doit s'attendre à ce rejet de la
vérité de la part de beaucoup de personnes, si ce n'est la plupart des
lecteurs du présent essai, s'ils sont même parvenus jusquřici. L'effort
nécessaire pour réformer - admettre qu'ils ont été trompés pendant toute
leur vie - est un trop grand fardeau pour les individus. En outre, comme
quelqu'un l'a dit : ŖC'est une chose de mettre un homme en possession de
la vérité, de la lui faire comprendre en est une autre, et le faire agir en
conséquence en est encore une autre. La vérité en elle-même n'a de valeur
que si elle est utilisée ou appliquée d'une manière ou d'une autre.ŗ Pour
ceux qui, comme les ŖAntifasŗ, sont habitués à réagir aux comparaisons
monochromatiques entre le bien et le mal, dont l'allégeance temporaire
peut être assurée par la bière et les frais de bus gratuits et la sécurité
primitive de la psychologie de la foule, cette analyse peut être un défi
inacceptable. Alternativement, cela pourrait les libérer de la culpabilité.
82
Dites la vérité et vous humilierez le diable
FAITES
OPPOSITION
AUX BLANCS
PAS AUX
MOSQUÉES
RALENTIR
Oui, ce type est Ŗlentŗ
La peur perpétuelle de dire et de défendre quelque chose dřinterdit
mène en tout cas à une pensée complètement fausse, au moins semiparanoïaque, qui déforme de plus en plus nos discussions publiques et
nous manipule avec de simples contraires. Quasiment plus personne
ne demande si une simple déclaration est bonne ou mauvaise, mais
surtout si quelque chose peut être dit, ou quelles conséquences cela
pourrait avoir. (Prof. Dr. Scholdt, ŖDie historische Mission der AfDŗ,
discours, Thuringe, 7 décembre 2013).
Mise à jour :
La semaine dernière, parce qu'il semblait que l'hôte vertueux dans
le non moins vertueux programme du matin de la ZDF était vêtu
d'une chemise brune, la chaine a imploré le pardon :
Sur la base de quelques questions des téléspectateurs à propos
des vêtements de notre hôte Jochen Breyer, nous voudrions
brièvement préciser que sa chemise vert olive est apparue en brun
sur l'écran, mais ce n'était naturellement pas l'intention de Jochen
Breyer. Nous nous excusons pour l'impression qui en a résulté.
(Excuses de ZDF, National Zeitung, 7 novembre 2014).
***
83
Gérard Menuhin
Lřendoctrinement permanent dans les écoles, les universités et
les médias mène un jour ou lřautre à des réflexes pavloviens qui
déterminent d'abord le comportement du public, puis la parole et
finalement la pensée même. Dans les cas difficiles, il y a finalement
la menace juridique moulée dans la loi contre l'incitation du peuple.
(Prof. Dr. Scholdt, précité).
Mise à jour :
Une lecture recommandée : 1939 Der Krieg, der viele Väter hatte, par le
général à la retraite Gerd Schultze-Rhonhof, (Traduction anglaise :
1939: The War That Had Many Fathers) dans sa neuvième édition (plus
de 70.000 exemplaires vendus). Non seulement ce livre est une lecture
essentielle car il traduit, très tardivement, une vision équilibrée des
circonstances qui mènent à la guerre, mais il est bien argumenté et
clairement présenté, dans des chapitres courts faciles à digérer, et est
donc idéal pour les écoles. Il comprend également 11 pages de
bibliographie internationale. En toute vraisemblance, les sources sont
indiquées en note de bas de page sur toutes les pages, parmi lesquelles
apparaissent à plusieurs reprises des officiels tels que les bureaux des
affaires étrangères belges, allemands et britanniques. Le livre a
pratiquement reçu la plus haute cote à Amazon. Cependant, un
critique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'un des journaux les plus
connus d'Allemagne (son identité est sans importance, il démontre
simplement la contrainte de dénigrer toute croyance qui ne se
conforme pas à la doctrine établie), considère que le livre est une
Ŗfableŗ, quřil ne mentionne délibérément quřune seule source
secondaire, et quřil nie entièrement la rééducation.
Sur un site intitulé ŖHolocaust-Referenzŗ, dans lequel SchultzeRhonhof inclut scrupuleusement lřaffirmation autorisée [les fameux 6
millions], un critique plus sérieux réprimande l'auteur pour sa
compréhension des documents historiques, comme si toute
interprétation divergente, toutefois judicieuse, était en quelque sorte
suspecte. Quand autrefois, l'auteur aurait été considéré comme un
historien, il est maintenant officiellement classé comme un
Ŗrévisionniste de l'histoireŗ (Wikipédia) ou même un Ŗfaussaire de
l'histoireŗ (site gauchiste-timbré Indymédia).
84
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Aujourd'hui, l'écrasante majorité des Allemands a succombé à la
Ŗrééducationŗ. Même s'il était évidemment impossible de convertir
(sauf au moyen de la torture la plus sadique) des soldats qui avaient
combattu et souffert pendant près de six ans de guerre, aux révélations
curieusement commodes utilisées pour mettre en accusation vingttrois des condamnés et par la suite pendre dix d'entre eux reconnus
coupables lors des simulacres de procès de Nuremberg de 1945/46, ou
aux mantras bourgeonnants, ces découvertes germèrent dès lors, avec
le temps et la distance et l'extinction de la mémoire crédible, la
mystification devenait toujours plus facile.
Comment la génération d'après-guerre désinformée aurait-elle pu
aborder le sujet avec ses parents, quand elle leur demandait, par
curiosité naturelle combinée à de la répulsion, si, en effet, certaines
allégations étaient vraies ? Est-ce que ses parents lui auraient menti, ou
auraient-ils simplement gardé le silence et l'air morose, par peur de
contredire les accusations ? Combien de fois on a lu sur l'incapacité de
communiquer entre ces parents allemands particuliers et leurs
enfants ? Combien de fois cela a-t-il conduit à l'hypothèse automatique
que leurs parents avaient quelque chose à cacher ?
Cette incapacité à communiquer avec les parents, combinée à une
rééducation basée sur la culpabilité, a fait naître des groupes de
protestation parmi les jeunes, qui considéraient l'État allemand d'aprèsguerre, officiellement sous le contrôle des pouvoirs d'occupation (voir
Gladio) qui dissuadent violement toute résistance politique manifeste,
comme répressif. Un de ces personnages fût l'ex-terroriste de la R.A.F.
(Red Army Faction), Peter-Jürgen Boock, qui a expliqué l'idéologie
marxiste des groupes terroristes des années 1970 comme une réaction
à l'irresponsabilité de ses parents ou de ses relations avec tout débat
sur la guerre : Ŗle silence glacial ou l'agressivité prévalait‖ / ―es herrschte eisiges
Schweigen oder Aggressivität.ŗ (Anne Will, ARD télévision allemande, 23
novembre 2009).
Au même moment où les Alliés traitaient les dirigeants allemands
comme des monstres et les condamnaient à mort à Nuremberg sur la
base de preuves fabriquées, entre 750.000 et 1,7 million de prisonniers de
guerre allemands ordinaires mouraient de faim et de mauvais traitements
dans des camps de concentration (James Bacque, Other Losses [Autres
85
Gérard Menuhin
pertes] Stoddart, Toronto, 1989) qui ont existé d'avril à septembre 1945,
et même plusieurs mois après la reddition inconditionnelle. Le général
Eisenhower, promu à une vitesse fulgurante de colonel à général cinq
étoiles et commandant suprême allié, malgré l'évaluation faite par son
collègue le général Patton qui l'avait qualifié d'Ŗincompétentŗ, avait émis
le 10 mars 1945 une ordonnance selon laquelle les prisonniers de guerre
allemands devaient être désignés comme ŖForces ennemies désarméesŗ
ou DEF, et non pas POW [prisonniers de guerre].
Il ordonna que ces Allemands ne tombassent pas sous la Convention
de Genève, et ne reçoivent ni nourriture ni eau ou soins médicaux. Bien
que les inspecteurs de la Croix-Rouge aient été autorisés à visiter les
camps de concentration allemands, ils n'ont pas été autorisés à inspecter
ces camps, car, selon la classification DEF, ils n'avaient ni autorité ni
juridiction. (ŖLe gouvernement des États-Unis a refusé d'autoriser le Comité
international de la Croix-Rouge à visiter les prisonniers, au mépris direct des
obligations américaines en vertu de la Convention de Genèveŗ. James Bacque, Other
Losses [Autres pertes], op. cit., p. 69).
En revanche, dès la fin de la guerre, le général Patton a simplement
libéré ses prisonniers pour qu'ils se débrouillent seuls et retrouvent le
chemin du retour du mieux qu'ils pouvaient. Les camps d'Eisenhower
constituent une autre violation du droit international humanitaire (DIH)
qui vise à limiter les effets des conflits armés en protégeant les personnes
qui ne participent pas ou ne participent plus aux hostilités. Il couvre Ŗle
meurtre ou les mauvais traitements infligés aux prisonniers de guerreŗ, Ŗle
meurtre d'otagesŗ, Ŗla destruction sans motif de villes, de bourgs et de
villages et toute dévastation qui n'est pas justifiée par une nécessité
militaireŗ. Crimes contre l'humanité, tels que définis dans le
Mémorandum d'Explication du Statut de Rome de la Cour Pénale
Internationale, dans la mesure où ils sont qualifiés comme des actes qui
furent Ŗparticulièrement odieux en ce qu'ils constituent une atteinte grave à la dignité
humaine ou à une grave humiliation ou une dégradation de l'être humain.ŗ
Je suis allé à Francfort pour une conférence du gouvernement
civil. Si ce que nous faisons [aux Allemands] c'est la liberté, alors
donnez-moi la mort. Je ne vois pas comment les Américains peuvent
tomber si bas. C'est sémitique, et je suis certain de cela. (Général
George Patton, lettre à sa femme, 27 août 1945).
En comparaison, les Allemands, dans leur traitement des prisonniers
dans les nombreux camps de transit des prisonniers de guerre créés pour
86
Dites la vérité et vous humilierez le diable
faire face au très grand nombre de soldats soviétiques capturés,
cherchaient, eux, à suivre les prescriptions de la Convention de Genève
de 1929 :
Les catégories idéologiques de la race étaient sans importance, [il
était plutôt question] du concept traditionnel selon lequel les
prisonniers sans défense et particulièrement ennemis devaient être
traités Řdécemmentř. (Extrait du journal du commandant d'un camp de
prisonniers dans ŖMassensterben oder Massenvernichtungŗ, Christian
Hartmann, Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, Vol. 41, n° 1 (2001),
Munich, p. 116).
Pour refermer la parenthèse sur cet épisode, la question pourrait être
posée : si les Nationaux-Socialistes avaient l'intention d'exterminer leurs
prisonniers, pourquoi ont-ils encouru la dépense pour construire des
camps avec toutes les infrastructures de petites villes, alors qu'une
méthode plus simple et sans coût pour éliminer de grands groupes de
personnes était évidemment possible ?
Dwight David Eisenhower dans une lettre à sa femme en Septembre
1944 a écrit : ŖDieu, [que] je déteste les Allemands...ŗ
Il fut suggéré quřEisenhower était au moins partiellement juif. Il est
peut-être plus intéressant de spéculer que son incompétence affirmée
aurait pu attirer l'intérêt de son supposé commanditaire, Bernard Baruch,
financier et président du War Industries Board, en raison de cette
faiblesse de caractère qui le rendait plus malléable et plus influençable.
Selon le général Patton, c'est Eisenhower qui a insisté sur le dur
traitement des Allemands lors d'une réunion avec les conseillers du
président en août 1944 au camp de Patton. Le plan Morgenthau fut
d'abord écarté, mais il semble qu'il réapparut tout de même :
Évidemment le virus d'une vengeance sémite contre tous les
Allemands initié par Morgenthau et Baruch est toujours à l'œuvre.
Harrison (un fonctionnaire du département d'état américain) et ses
associés indiquent qu'ils estiment que les civils allemands devraient
être expulsés des maisons dans le but de loger des Personnes
Déplacées. Il y a deux erreurs dans cette hypothèse. Premièrement,
lorsque nous expulsons un individu allemand, nous punissons un
Allemand à titre individuel, alors que la punition n'est pas destinée à
l'individu mais à la race. En outre, il est contre ma conscience anglosaxonne d'expulser une personne d'une maison, ce qui est une
punition, sans procédure légale. En second lieu, Harrison et ses
semblables croient que la personne déplacée est un être humain, ce
87
Gérard Menuhin
qui n'est pas le cas, et cela s'applique particulièrement aux juifs, qui
sont inférieurs aux animaux. (Le journal de George Patton, 1945).
***
Bien que Roosevelt ait abandonné les exigences extrêmes du Plan
Morgenthau peu de temps après la Conférence de Québec, ses idées
principales furent introduites dans la Directive JCS 1067, un
document top secret qui, après un remaniement considérable, fut
remis au Général Eisenhower le 14 mai 1945 comme ligne directe
finale des forces d'occupation américaines en Allemagne et est resté
en vigueur pendant deux ans. (Wolfgang Schlauch, ŖAmerican Policy
towards Germans, 1945ŗ, Journal of Contemporary History, Vol. 5, No. 4
(10/1970), pp. 113-128).
Eisenhower ordonnait dans la Directive JCS 1067 : ŖL'Allemagne ne
sera pas occupée dans le but de la libération, mais comme une nation
ennemie vaincue... L'objectif est... l'occupation de l'Allemagne pour faire
respecter certains objectifs des Alliés.ŗ
Dans le cadre du plan Morgenthau et de ses successeurs, il fut
interdit aux Allemands de cultiver suffisamment de nourriture pour se
nourrir, les biens leur ont été volés à des niveaux bien au-delà des
réparations de guerre convenues entre les Alliés et faire la manche
était interdit. Et en mai 1945, le général américain Eisenhower - qui
avait promis publiquement de respecter la Convention de Genève interdisait illégalement aux civils allemands d'amener de la nourriture
aux prisonniers qui mouraient de faim dans les camps américains. Il a
menacé de peine de mort toute personne prise en train de nourrir les
prisonniers. Un quart du pays fut annexé et environ quinze millions
de personnes expulsées dans le plus grand acte de nettoyage ethnique
que le monde ait jamais connu. Plus de deux millions de ces
personnes sont mortes soit sur la route, soit dans des camps de
concentration en Pologne et ailleurs. Les enfants furent asservis
pendant des années dans ces camps, et la majorité d'entre eux sont
également morts. (James Bacque, Crimes and Mercies : The Fate of
German Civilians under Allied Occupation 1944-1950, Little Brown,
Toronto 1997).
Si la guerre froide n'avait pas nécessité la réanimation de l'Allemagne
comme défense de première ligne contre l'Union soviétique, ce meurtre
de masse aurait pu continuer indéfiniment.
Trop de gens ici et en Angleterre pensent que le peuple allemand
dans son ensemble n'est pas responsable de ce qui s'est passé - que
88
Dites la vérité et vous humilierez le diable
seuls quelques Nazis sont responsables. Ce n'est malheureusement pas
basé sur les faits. Le peuple allemand doit lui, faire comprendre que la
nation entière a été engagée dans une conspiration sans loi contre les
décences de la civilisation moderne. (Roosevelt, Mémorandum pour le
Secrétaire de la guerre, 26 août 1944).
***
Je suis franchement opposé à cette affaire de criminels de guerre.
Ce n'est pas du cricket et c'est sémite. Je suis également opposé à
l'envoi de prisonniers de guerre pour quřils travaillent comme des
esclaves dans des pays étrangers où beaucoup seront affamés à mort.
(Journal du général Patton, 15 septembre 1945).
***
Gardons nos bottes polies et nos baïonnettes aiguisées et
présentons une image de puissance et de force à l'Armée rouge. C'est
la seule langue qu'ils comprennent et respectent. (ŖLe général Patton
au sous-secrétaire à la guerre Robert Pattersonŗ, le 7 mai 1945, dans :
Robert K. Wilcox, The Plot to Assassinate General Patton, p. 111, Regnery
Publishing, Washington, DC, 2010).
***
À première vue, les politiques des États-Unis et de la GrandeBretagne à partir du printemps 1943 étaient... inexplicables. Après la
bataille de Stalingrad et le retrait des troupes allemandes d'Afrique du
Nord, il était clair que le Reich allemand n'avait plus aucune chance de
victoire militaire. Comme ni l'URSS ni les puissances occidentales
n'avaient la moindre intention de parvenir à un compromis pacifique
avec Adolf Hitler, il était déjà à ce moment-là prédictible qu'une partie
de l'Europe passerait sous l'influence anglo-américaine et une autre
sous le contrôle soviétique. Du point de vue des puissances
occidentales, la seule politique raisonnable aurait été de conquérir
autant de parties de l'Europe de l'Est que possible avant l'arrivée de
l'Armée rouge. En conséquence, une poussée vers Řle ventre mou de
l'Axeř, les Balkans, aurait été la meilleure chose à faire à l'été 1943 avec
cette progression vers le Nord vers la Grèce et la Yougoslavie. Mais
c'est exactement ce que les Anglo-américains n'ont pas fait. Au lieu de
cela, ils ont atterri en Italie où leur progression a stagné pendant
quatre mois au Sud de Rome. Au lieu de pousser vers les Balkans,
alors qu'il était encore temps, ils ont organisé une invasion du Sud de
la France à la mi-août, alors que l'Armée rouge prenait la Roumanie et
de là avançait au Sud et à l'Ouest. Même ainsi, les Anglo-américains
89
Gérard Menuhin
auraient pu atteindre les trois principales villes d'Europe centrale,
Berlin, Vienne et Prague avant les Soviétiques, mais Eisenhower a
ordonné que ses troupes s'arrêtent, afin que les trois villes puissent
être prises par l'Armée rouge. Après une étude approfondie du
matériel disponible, Reed conclut que le président américain
Roosevelt malade, qui était devenu la marionnette de ses Řconseillersř à
majorité juifs et soviétiques, avait décidé de servir la moitié de
l'Europe au communisme sur un plateau d'argent et ouvrait ainsi la
voie à un futur partage du continent européen. (Jürgen Graf,
traduction de son introduction de la traduction allemande du livre The
Controversy of Zion [La controverse de Sion] par Douglas Reed, Dolphin
Press, Durban 1978 / Noontide Press, Torrance 1985,
http://juergen-graf.vho.org/).
Patton risquant de provoquer une confrontation avec la Russie
soviétique, Eisenhower le promut (Ŗle mit à l‘écartŗ) commandant de la
quinzième armée. ŖCe sera beaucoup mieux que d'être une sorte de bourreau de la
meilleure race d'Europe.ŗ (Patton, lettre, 29 septembre 1945). Le général
Patton était trop incontrôlable pour être autorisé à vivre. Il était devenu
un obstacle à l'avancement du plan de ceux qui furent les instigateurs des
révolutions et des guerres mondiales qui sont censées culminer dans une
société mondialisée collectivisée (le Nouvel Ordre Mondial). (Considérés
comme adversaires du communisme, Chiang Kai-Shek et Syngman Rhee
étaient également des cibles potentielles à l'assassinat.).
Pour des raisons politiques diverses, beaucoup de personnes
extrêmement haut placées détestaient Patton. Je sais qui l'a tué, car
c'est moi qui fus engagé pour le faire. Dix mille dollars. Le général
William J. ŘWild Billř Donovan lui-même, directeur de l'OSS, m'a
confié la mission. J'ai mis en place l'Řaccidentř. Étant donné qu'il n'est
pas mort dans l'accident, il fut maintenu en isolement à l'hôpital, où il
fut tué par injection de cyanure. (Douglas Bazata, Hilton Hotel,
Washinton D.C., 1979).
James Bacque donne des détails sur le nombre de civils allemands
persécutés et tués après la guerre :
90
Dites la vérité et vous humilierez le diable
NOMBRE DE MORTS
MINIMUM
MAXIMUM
Expulsés (1945-1950)
2.100.000
6.000.000
Prisonniers (1941-1950)
1.500.000
2.000.000
Résidents (1946-1950)
5.700.000
5.700.000
Total
9.300.000
13.700.000
(Données de James Bacque, Crimes and Mercies, p. 131)
ŖExpulsésŗ se rapporte aux 16 millions d'Allemands ethniques qui ont
été chassés de leurs patries ancestrales en Pologne, en Hongrie, en
Tchécoslovaquie et ailleurs en Europe, à la fin de la guerre. C'est
beaucoup plus d'Allemands qu'il n'en est morts dans la bataille, les raids
aériens et les camps de concentration pendant la guerre. Des millions de
ces personnes sont lentement mortes de faim sous les yeux des
vainqueurs tous les jours et ce, durant des années. ŖCes morts n'ont jamais
été honnêtement rapportées par les Alliés ou par le gouvernement allemand.ŗ (Ibid.,
p. 131). ŖLa politique de l'armée était de faire mourir de faim les soldats, d'après
plusieurs soldats américains qui s‘y trouvaient.ŗ (Ibid. p. 44).
Voici une coïncidence. Six millions de personnes sont réellement
supposées avoir péri, après la guerre. Mais ce nřétait rien de plus que des
Allemands, et non des Élus, elles sont donc passées inaperçues. Les
chiffres intermédiaires d'Adenauer et quelques autres disent que quelque
six millions d'expulsés uniquement sont morts, sans préciser aucun
nombre insolite de décès parmi les civils résidents. Adenauer écrivait en
mars 1949 :
'Selon les chiffres américains, un total de 13,3 millions
d'Allemands ont été expulsés de la partie orientale de l'Allemagne, de
la Pologne, de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie, etc. 7,3 millions
sont arrivés dans la zone orientale et les trois zones occidentales... Six
millions d'Allemands ont disparu de la surface de la Terre. Ils sont
morts, disparus. La plupart des 7,3 millions qui ont survécu sont des
femmes, des enfants et des personnes âgées.' (James Bacque, ŖDeath
and Transfigurationŗ, dans Crimes and Mercies, op. cit., p. 119, Bacque,
citation du chancelier Konrad Adenauer, Mémoires, 1945-1953,
Hachette, Paris 1965, p. 186).
91
Gérard Menuhin
Mise à jour :
2 avril 2015 - ŖLa catastrophe du Cap Arcona : les Nazis ont-ils
tendu un piège aux Britanniques ?ŗ (Bluewin.ch, actualités suisses). Ce
nřest pas seulement un mensonge redondant à propos de la Deuxième
Guerre mondiale, cřest également une insulte gratuite vis-à-vis des
soldats allemands qui sont morts en essayant de sauver les détenus des
camps de concentration et la population désespérée du territoire
allemand des prédations de l'Armée rouge. De grands navires de
passagers et ceux de l'organisation KDF avaient été mis d'urgence à
contribution pour transporter des milliers de réfugiés de toutes sortes,
depuis les ports assiégés de l'Est vers l'Allemagne. À lui seul, le Cap
Arcona avait sauvé 26.000 vies. Le 3 mai 1945 (cinq jours avant la fin
de la guerre), lui et le Thielbeck avaient reçu l'ordre de secourir les
détenus du camp de concentration de Neuengamme près de
Hambourg et de les emmener à Schleswig-Holstein, lorsqu'ils furent
attaqués par des bombardiers Typhons britanniques dans la baie de
Lübeck, en plein jour et alors que les passagers agitaient toutes sortes
de signaux de détresse blancs. Les vaisseaux ont coulé ; les passagers se
sont noyés ou ont été consumés par les flammes à bord, ou abattus
dans l'eau. Selon l'article environ 6.600 personnes sont mortes. Cet
article maintient à flot l'allégation sans fondement selon laquelle les SS
ont non seulement poursuivi l'objectif de ne pas laisser de prisonniers
tomber entre les mains alliées, mais ont eux-mêmes fait sauter les
navires. Plus on s'éloigne dans le temps des circonstances réelles, plus
les mensonges deviennent imprécis.
Par rapport à ce véritable génocide - qui n'est pas seulement officiellement
reconnu, mais pour lequel aucune expiation n'a été faite ou ne pourra jamais être
faite - le prétendu Ŗholocausteŗ (en fait une incarcération de masse) des
juifs devient insignifiant. Pourtant, aucun dédommagement collectif pour
les épreuves allemandes n'a jamais été entrepris.
Toute personne censée doit à n'en pas douter s'arrêter ici pour
réfléchir à la contradiction grotesque selon laquelle une persécution
documentée et l'anéantissement de millions de soldats désarmés et de
civils innocents est ignorée, alors qu'un Ŗholocausteŗ non documenté est
lui, sans cesse encouragé comme levier émotionnel et financier.
92
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Le spectre de l'extermination ethnique réelle, couplée à la rééducation
massive, peut expliquer ce matraquage des esprits et l'état de
conditionnement mental de la plupart des Allemands dřaujourd'hui. Qu'il
s'agisse des actes de trahison des gouvernements allemands successifs ou
du comportement honteux et méprisable des ŖAntifasŗ - un mouvement
antifasciste italien des années 30, dont le nom a été adopté par erreur
dans les années 80 par des Ŗidiots utilesŗ internationaux, selon la propre
expression de Staline - la rééducation est cruciale pour comprendre la
mentalité masochiste des trois dernières générations allemandes. Il est
impossible pour l'Allemand moyen d'échapper à un tel fardeau quand le
ton est donné par son propre président : ŖLe 8 mai fut un jour de
libération.ŗ Cette déclaration historique devant le parlement allemand a
été suivie de près par l'inévitable et obligatoire Ŗnous commémorons en
particulier les 6 millions de juifs assassinés dans les camps de
concentrationŗ et ŖL'initiative de la guerre est imputable à l'Allemagne.
C'est Hitler qui a eu recours à la violence... Respectons notre sens
intérieur de la justice. Aujourd'hui, le 8 mai, autant que possible,
regardons la vérité en face.ŗ (L'ancien président allemand Richard von
Weizsäcker, 8 mai 1985).
C'est ce que j'essaie de faire : regarder la vérité en face.
ADOLF HITLER
Je ne saurais plus situer l'époque exacte, mais j'ai l'impression que cela
s'est produit dès mon adolescence. Je ne peux même pas parvenir à une
déduction logique, basée sur ma propre expérience.
À un moment donné, j'ai commencé à recevoir - presque comme par
une transmission distante et obscure - une vision de lui en tant que
personne, en tant qu'être humain, et non plus en tant que monstre, avec
la nécessité conséquente de savoir si cette hypothèse était vraie.
Je me rends compte que, pour éviter une transformation
fondamentale de la doctrine et un changement semblable à la Renaissance
ou à Vatican Deux peut-être, et surtout ne pas remettre en question
l'infaillibilité des juifs, dont certains sont nos meilleurs amis, qu'il est
particulièrement important de le qualifier puis de le rejeter en tant
qu'aberration monstrueuse, qui était pris de rages aussi soudaines que
terribles, lřécume aux lèvres et mordant le tapis. Cela le rend impossible à
analyser comme on pourrait le faire avec une personne ordinaire. Cela
explique aussi pourquoi lui et son régime semblent si souvent représenter
93
Gérard Menuhin
le mal ultime, comme si, par consentement mutuel des historiens et des
commentateurs sociaux, afin dřéclaircir l'histoire pour notre éducation et
notre bénéfice commun, c'était une sorte de clause fourre-tout avec leurs
employeurs suprêmes. Par exemple, ils veulent que lorsqu'une chose est
mauvaise, la mauvaise chose puisse être jugée par comparaison avec cette
période prétendument exceptionnellement mauvaise. Peu importe ce qui
est jugé comme mauvais, ça ne peut pas être pire que ça. Ils semblent
aveugles à toute autre interprétation. On constate très rarement une
analyse équilibrée et judicieuse des politiques et des ambitions du
mouvement national-socialiste. Encore plus rares sont les tentatives de
l'évaluer en tant que personne. En vérité, le monde doit des excuses à
Adolf Hitler.
Lorsqu'on examine le National-Socialisme, il est essentiel de séparer la
période d'avant-guerre des années de guerre. Le National-Socialisme a,
pendant les années d'avant-guerre, uni un peuple et a restauré un pays
économiquement et socialement ruiné et psychologiquement humilié.
Pendant la guerre, cette conquête transcendante fut détruite, laissant
l'Allemagne dans un état pire qu'en 1918.
Nous savons que les dictatures sont mauvaises et que la démocratie
est bonne. Comment alors expliquer qu'Adolf Hitler (élu par le Times
ŖL'homme de l'année 1938ŗ), un dictateur avec sa propre vision du
socialisme, a rallié la majorité des Allemands derrière lui, alors que la
majorité des citoyens dans les prétendues démocraties d'aujourd'hui
rejettent leurs représentants élus ? Qu'est-ce que le Ŗsocialismeŗ ?
Il y a de nombreuses variétés de socialisme, et il n'y a aucune
définition qui les regroupe toutes. (Peter Lamb, J.C. Docherty,
Historical Dictionary of Socialism [Dictionnaire historique du socialisme],
Scarecrow Press, Lanham, Maryland/Oxford, 2006, p. 1).
***
Ils diffèrent dans le type de propriété sociale qu'ils défendent, le
degré auquel ils dépendent des marchés ou de la planification,
comment la gestion doit être organisée au sein des institutions
productives et le rôle de l'État dans la construction du socialisme.
(Alec Nove, ŖSocialismeŗ, dans : Steven N. Durlauf, Lawrence Blum
(eds.), New Palgrave Dictionary of Economics, 2ème édition, Palgrave
Macmillan, Basingstoke/New York 2008). (Wikipédia).
94
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Adolf Hitler est sans doute l‘homme qui a été le plus calomnié par les historiens traditionnels
95
Gérard Menuhin
Les pays développés de l'Occident subissent actuellement une
Ŗéconomie sociale de marchéŗ ; les Américains peu instruits râlent vis-àvis de ce qu'ils appellent le Ŗsocialismeŗ, qu'ils peuvent confondre avec le
communisme bolchevique ; le communisme bolchevique lui-même, ou
pseudo-socialisme juif, fondé ostensiblement sur les théories payées de
Marx, a aidé un très petit groupe de juifs à franchir un grand pas vers leur
but ultime de dictature mondiale ou NOM ; le premier ministre Thatcher
a déclaré : ŖLe problème avec le socialisme est que vous finissez par manquer de
l'argent des autres.ŗ Aucun de ces exemples ou définitions ne concerne le
National-Socialisme. LřŖéconomie sociale de marchéŗ est une appellation
impropre, dans laquelle le marché est souverain et où l'élément social est
sur le point de disparaître. La compréhension politique américaine est
basée sur quelques mots à la mode, à laquelle l'interprétation caustique de
Thatcher était liée, comme une répudiation de ceux qui n'ont pas
saisissant la propriété de ceux qui ont. Le communisme bolchevique,
depuis sa conception et sa création, était une escroquerie délibérée : un
système socio-économique théoriquement structuré sur la propriété
commune des moyens de production est la recette même dřun désastre.
Le communisme n'a rien à voir avec la communauté, mais avec le
communalisme ou la collectivisation. Il divise une société en fomentant la
Ŗguerre de classeŗ. Le National-Socialisme est la doctrine politique de la
communauté nationale ; elle unit la société. Il convient donc ici de citer
une description du véritable National-socialisme, celui qui a induit les
socialistes gauchistes contemporains (par exemple Paul Rassinier, Horst
Mahler) à transférer leurs espoirs et leurs loyautés aux mouvements de
droite :
96
Dites la vérité et vous humilierez le diable
―Il n‘existe aucun socialisme qui n'émerge pas de son propre peuple.‖
Adolf Hitler
Les six postulats de Bardèche du socialisme fasciste
Note de Michael O'Meara (qui a traduit ce texte de Maurice
Bardèche du français vers l’anglais, mais dont nous
reproduisons ci-dessous la version originale française) : Lorsque
le libéralisme devient 'une tyrannie obscure masquant une dictature
malveillante et anonyme de l'argent' (la base de la suprématie juive), tout est
inversé et perverti, de sorte que même notre mot Ŗsocialismeŗ est
terni, associé comme il l'est au régime judéo-noir de Washington
[désolé pour mon mot O'Meara - GM]. J'ai donc jugé bon de publier
quelque chose qui rappelle aux lecteurs comment nous avons un jour
défini ce terme. Ce qui suit est un court extrait du Socialisme fasciste de
Maurice Bardèche (Waterloo 1991) -.
ŖSocialisme fascisteŗ est le titre dřun essai de Drieu La Rochelle,
constatation symbolique, car le socialisme fasciste est une idée et non
un catalogue de réalisations. Tous les mouvements fascistes ont
rencontré le socialisme à un moment donné, tous sřen sont inspirés :
97
Gérard Menuhin
le parti hitlérien sřappelait officiellement Parti socialiste national des
ouvriers allemands (N.S.D.A.P., National sozialistiche Deutsche
arbeiter parteï), Mussolini est un instituteur socialiste, José-Antonio
Primo de Rivera est le symbole du socialisme national-syndicaliste, la
Garde de Fer de Codreanu est un mouvement dřétudiants et de
paysans, Mosley en Angleterre était un ministre travailliste, Doriot en
France était un leader communiste et le P.P.F. eut pour origine la
cellule communiste de Saint-Denis. Tous les mouvements fascistes
historiques ont été des mouvements de libération contre la
confiscation du pouvoir réel par le capitalisme cosmopolite et la
malhonnêteté fondamentale des régimes démocratiques qui dépouillait
le peuple de son droit de participation.
Et pourtant, à lřexception du régime justicialiste de Peròn en
Argentine, les circonstances nřont jamais permis la réalisation intégrale
de la vocation socialiste des partis fascistes. Ceux qui sont arrivés au
pouvoir ont immédiatement eu à reconstituer une économie ruinée
par une gestion démagogique, à rétablir un ordre bouleversé par
lřanarchie, à créer au sortir du chaos leurs propres structures ou à se
défendre contre des périls extérieurs qui menaçaient leur existence
même : tâches urgentes et indispensables qui ont mobilisé toutes leurs
forces, qui ont imposé des priorités. Finalement, les circonstances ont
empêché presque partout la synthèse quřils voulaient réaliser entre le
socialisme et le nationalisme, et le changement socialiste est devenu
un objectif secondaire par rapport aux impératifs de survie nationale.
Une difficulté sřajoutait à ces circonstances. Les mouvements
fascistes ont toujours refusé de détruire les structures de la société
capitaliste. Leurs adversaires étaient la ploutocratie, le pouvoir du
capitalisme apatride, les usurpateurs de la souveraineté de la nation :
leur objectif était de mettre lřintérêt national au-dessus des intérêts
capitalistes et par conséquent dřimposer un pouvoir régime capable
dřassurer la protection du peuple et la justice, comme autrefois les rois
lřavaient fait contre les excès du pouvoir féodal. Cette politique de
conservation des anciennes structures ne pouvait avoir comme
aboutissement quřune transformation des mentalités et un transfert
des pouvoirs : elle excluait la destruction révolutionnaire de lřordre
social, toujours plus spectaculaire et malheureusement plus facile à
réaliser que des réformes profondes. (Note de l'auteur : voir le
discours du ŘParti révolutionnaire conservateurř dřHitler, 24 février
1938).
Cette nostalgie du socialisme fasciste, elle est si profonde quřon
voit reparaître régulièrement dans les mouvements néo-fascistes les
germes dřun fascisme national révolutionnaire, plus verbal que
98
Dites la vérité et vous humilierez le diable
concret, et qui présente toutes les nuances de la radicalisation
doctrinale jusquřau rêve, également verbal, dřun nationalcommunisme. Ce phénomène peut être observé partout en Europe,
aussi bien en Italie quřen Allemagne, en Espagne, et en France ;
provoquant la naissance de groupes ou de publications extrémistes
intransigeantes, éprises de pureté et dřabsolu, traduisant très bien par
leur violence même, ce manque fortement ressenti, avertisseur qui nous
permet de mesurer à la fois la permanence et lřimportance de cette
vocation socialiste dans toute tentative de redéfinition du fascisme et
aussi lřimprécision, parfois le vide qui les accompagnent quand il sřagit
de préconiser des mesures et dřétablir un programme.
Est-ce une contradiction propre à tout néo-fascisme que cette
impuissance à combiner la conservation des structures hiérarchiques
sur lesquelles repose toute la civilisation occidentale avec des mesures
spécifiquement socialistes ? Ou les néo-fascistes expriment-ils
inconsciemment par ces velléités lřimpossibilité de greffer des mesures
de justice sociale sur une civilisation profondément étrangère à leur
idéal et par conséquent lřimpossibilité de participer à un dialogue sur
les questions actuelles, qui les condamne à lřisolement et à lřutopie ?
Revenons donc aux principes. Toute vision nouvelle des rapports
sociaux rejetant le marxisme repose sur un certain nombre de
postulats, qui sont, je crois, communs à tous les groupes dřopposition
radicale, quels que soient leur tendance propre ou leur choix tactique.
1° Condamnation du libéralisme économique et politique qui est
lřinstrument de la domination ploutocratique. Seul un régime
autoritaire peut imposer le respect de lřintérêt national et de la justice
sociale.
2° Refus de la lutte des classes. Cřest un schéma marxiste qui ne
peut [inévitablement] aboutir quřau sabotage de lřéconomie et à une
dictature bureaucratique, la prospérité est un bénéfice qui profite à
tous et qui ne peut être obtenu que par une collaboration loyale et une
juste répartition.
3° Protection du capital national qui est un capital-travail,
représenté par tous ceux qui participent à la production. Cette masseproduction est inerte par elle-même. Elle ne peut être activée que par
lřinitiative du capital-argent, ou par la créativité et lřénergie
individuelle. La fonction de lřEtat [fasciste] est de favoriser cette
initiative, mais sans permettre que des contrats léonins soient imposés
par ceux qui sont en position de force à ceux qui offrent leur travail.
4° Lřéconomie nationale étant un facteur de lřindépendance
nationale au même titre que lřarmée et les institutions doit être
99
Gérard Menuhin
protégée contre les ingérences étrangères, quel que soit leur moyen
dřaction, idéologique ou économique, lřindépendance économique
doit être reconnue comme un facteur capital de lřindépendance
nationale.
5° Les nations modernes étant devenues des ensembles
économico-politiques dans lesquels ce quřon appelle le pouvoir
appartient tout autant à ceux qui contrôlent les secteurs importants de
lřéconomie quřà ceux qui ont lřexclusivité souvent illusoire, des
décisions politiques, la participation à la vie de la nation doit sřexercer
aussi bien dans le domaine de lřéconomie que dans celui de la
politique. Les instruments de cette participation à la vie réelle du pays
sont à inventer. Cette participation ne peut sřexercer par des méthodes
anarchiques qui remettent un pouvoir de fait à des organisations qui
ne sont ni représentatives, ni intégrées au mécanisme constitutionnel.
6° Lřintérêt national doit avoir la priorité sur tous les intérêts
particuliers. Aucun citoyen nřayant le droit de se soustraire aux lois,
aucune règle, convention ou privilège ne doit permettre aux personnes
morales que sont les sociétés commerciales de se soustraire à la loi de
lřintérêt national qui est la loi suprême de la nation.
Il nřy a rien dans ces principes qui soit spécifiquement socialiste au
sens où lřon entend ce mot aujourdřhui, puisque le socialisme nřest pas
autre chose pour nos contemporains quřune guerre sociale qui doit se
terminer par le triomphe des états-majors bureaucratiques qui
prétendent représenter les travailleurs [c.-à-d. les fédérations
syndicales nationales].
Mais ces mêmes principes sřaccordent très facilement, en
revanche, avec un autre concept du socialisme, celui qui recherche une
juste répartition résultat de la production entre les différents
partenaires. Cette préoccupation nřest pas lřidée directrice qui inspire
ces postulats, mais elle en est le résultat. La juste répartition ne sera
jamais obtenue par des luttes sporadiques récurrentes dont les effets
sont remis en question aussitôt par la dégradation de la monnaie : elle
ne peut être obtenue que par lřautorité dřun Etat fort qui impose les
conditions qui lui paraissent équitables. (Texte original en français,
Maurice Bardèche, Socialisme fasciste, Editions du Javelot, Waterloo
1991).
***
Nous sommes maintenant au milieu du deuxième grand tournant
de la maturité de la Culture. Le bruit et le cri de la démocratie et du
matérialisme ont disparu ; le libéralisme est devenu une tyrannie fétide
masquant une dictature maléfique et anonyme de l'argent ; les
100
Dites la vérité et vous humilierez le diable
parlements ne s'adressent désormais plus qu'à eux-mêmes et ce qu'ils
disent ne compte plus ; les critiques se sont dissous dans leur propre
acide et ne peuvent maintenant croire ni dans leurs méthodes ni dans
leurs résultats ; le capitalisme rapace a mangé ses propres
fondements ; les finances ont transformé les nations en énormes toiles
d'araignée de dettes dans lesquelles l'humanité occidentale est piégée ;
par-dessus tout, le chauvinisme fanatique a détruit toutes les
anciennes patries et les a livrées à la distorsion culturelle et à la
barbarie de forces extra-européennes d'occupation. (Francis Parker
Yockey, The Proclamation of London, 1949).
***
L'élément socialiste du National-Socialisme pour ses partisans, sa
base subjectivement révolutionnaire, doit être reconnu par nous.
(Ancien chancelier allemand Willy Brandt).
Hitler a reçu le soutien des banques juives ainsi que de favorables
industriels. Cependant, les banques se sont retournées contre lui quand il
refusa de reconnaître la source de ce soutien ou son devoir de le servir.
ŖNe jamais croire en l'aide étrangèreŗ, comme il l'a dit en février 1933 :
Je veux du pain et du travail pour mon peuple. Et je ne souhaite
certainement pas l'obtenir par le biais de garanties de crédit, mais par
le travail permanent, et son produit que je peux échanger contre des
marchandises étrangères, ou pour des biens domestiques dans notre
circulation commerciale interne. L'Allemagne a un nombre
considérable d'hommes qui veulent non seulement travailler mais
aussi manger. Je ne peux pas construire l'avenir de la nation allemande
sur les assurances d'un homme d'État étranger ou sur toute aide
internationale, mais seulement sur la base réelle d'une production
stable, pour laquelle je dois trouver un marché intérieur et étranger.
(Adolf Hitler, Paris Soir, 26 janvier 1936).
***
Hjalmar Schacht, qui était alors chef de la banque centrale
allemande, aurait déclaré avec raison ce qui résume la version
allemande du miracle ŖGreenbackŗ. Un banquier américain avait
commenté : ŘDr Schacht, vous devriez venir en Amérique. Nous avons
beaucoup d'argent, et c'est ça les vraies affaires bancaires.ř Schacht a répondu :
ŘVous devriez venir à Berlin. Nous n'avons pas d'argent. C'est ça les vraies
affaires bancaires.ř (John Weitz, Hitler's Banker, Warner Books, Londres,
1999).
101
Gérard Menuhin
***
Le programme en 25 points du Parti des travailleurs nationauxsocialistes allemands
Le programme du Parti des travailleurs nationaux-socialistes allemands est un
programme temporaire. Les dirigeants n'ont aucune intention, une fois que les
buts annoncés ont été réalisés, d'en établir de nouveaux, simplement pour
augmenter artificiellement le mécontentement des masses et ainsi assurer
l'existence continue du Parti.
1. Nous exigeons l'union de tous les Allemands dans une Grande Allemagne sur
la base du droit à l'autodétermination nationale.
2. Nous exigeons l'égalité des droits pour le peuple allemand dans ses relations
avec d'autres nations et la révocation des traités de paix de Versailles et de SaintGermain.
3. Nous exigeons des terres et des territoires (colonies) pour nourrir notre
population et installer notre population excédentaire.
4. Seuls les membres de la nation peuvent être citoyens de l'État. Seuls ceux de
sang allemand, quel que soit leur croyance, peuvent être membres de la nation.
En conséquence, aucun juif ne peut être membre de la nation.
5. Les non-citoyens peuvent vivre en Allemagne uniquement en tant qu'invités
et doivent être soumis à des lois pour les étrangers.
6. Le droit dřélire le gouvernement et la législation de l'État doit être exercé par
les seuls citoyens de l'État. Nous demandons donc que tous les rendez-vous
officiels, quelle que soit la nature, que ce soit dans le Reich, dans les États ou
dans les petites localités, ne seront tenus que par des citoyens. Nous nous
opposons à la coutume parlementaire corrompue de remplir des postes
simplement conformément aux considérations du parti et sans référence au
caractère ou aux compétences.
7. Nous demandons à ce que l'État fasse en sorte qu'il soit son principal devoir
d'assurer des moyens de subsistance à ses citoyens. S'il s'avère impossible de
nourrir toute la population, les ressortissants étrangers (non-citoyens) doivent
être expulsés du Reich.
8. Toute immigration non allemande doit être évitée. Nous exigeons que tous les
non-Allemands qui sont entrés en Allemagne après le 2 août 1914 soient tenus
de quitter immédiatement le Reich.
9. Tous les citoyens ont les mêmes droits et devoirs.
10. Il doit être le premier devoir de tout citoyen d'effectuer un travail physique
ou mental. Les activités de l'individu ne doivent pas entrer en conflit avec
l'intérêt général, mais doivent se poursuivre dans le cadre de la communauté et
être pour le bien général.
102
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Nous demandons donc :
11. L'abolition des revenus non gagnés par le travail.
La rupture de l'esclavage par l‘usure
12. Compte tenu des énormes sacrifices humains et des biens exigés d'une nation
par nřimporte quelle guerre, l'enrichissement personnel lors dřune guerre doit être
considéré comme un crime contre la nation. Nous demandons donc la
confiscation impitoyable de tous les profits de guerre.
13. Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises qui ont été formées en
sociétés (fiducies).
14. Nous exigeons le partage des bénéfices dans les grandes entreprises industrielles.
15. Nous exigeons le développement étendu d'une assurance vieillesse.
16. Nous exigeons la création et le maintien d'une classe moyenne saine, la
communalisation immédiate des grands magasins et leur location à un tarif peu
coûteux pour les petits commerçants et que la plus grande considération soit
démontrée à tous les petits commerçants dans le placement d'État et municipal.
17. Nous exigeons une réforme foncière adaptée à nos exigences nationales,
l'adoption d'une loi pour l'expropriation de terres à des fins communales sans
compensation ; l'abolition de la redevance foncière et l'interdiction de toute
spéculation sur les terres.
18. Nous exigeons la poursuite impitoyable de ceux dont les activités nuisent à
l'intérêt commun. Les criminels communs, les usuriers, les profiteurs, etc., doivent
être punis de mort, quelle que soit leur croyance ou leur race.
19. Nous exigeons que le droit romain, qui sert un ordre mondial matérialiste, soit
remplacé par une loi commune allemande.
20. L'État doit considérer une reconstruction approfondie de notre système national
d'éducation (dans le but d'ouvrir à tous les Allemands compétents et travailleurs la
possibilité d'une éducation supérieure et d'obtenir ainsi de l'avancement). Les
programmes d'études de tous les établissements d'enseignement doivent être adaptés
aux exigences de la vie pratique. Le but de l'école doit être de donner à l'élève, en
commençant par le premier signe d'intelligence, une compréhension de la nation de
l'État (par l'étude des affaires civiques). Nous exigeons l'éducation des enfants doués
de parents pauvres, quelle que soit leur classe ou profession, aux dépens de l'État.
21. L'État doit veiller à ce que les normes sanitaires de la nation soient prises en
protégeant les mères et les nourrissons en interdisant le travail des enfants, en
favorisant la force physique par une législation prévoyant la gymnastique et les sports
obligatoires et par le soutien étendu des clubs engagés dans l'entraînement physique
de la jeunesse.
22. Nous exigeons l'abolition de l'armée mercenaire et le fondement d'une armée
populaire.
23. Nous exigeons une guerre juridique sur le mensonge politique délibéré et sa
diffusion dans la presse. Pour faciliter la création d'une presse nationale allemande,
nous exigeons :
(a) que tous les éditeurs et contributeurs de journaux apparaissant en langue
103
allemande doivent être membres de la nation ;
(b) qu'aucun journal non-allemand ne puisse apparaître sans l'autorisation expresse
de l'État. Ils ne doivent pas être imprimés en langue allemande ;
(c) qu'il ne soit légalement pas permis aux non-Allemands de participer
financièrement ou d'influencer les journaux allemands et que la peine pour avoir
Gérard Menuhin
La publication de documents qui ne favorisent pas le bien-être national doit être
interdite. Nous demandons la poursuite juridique de toutes ces tendances dans l'art et la
littérature qui corrompent notre vie nationale et la suppression des évènements
culturels qui violent cette demande.
24. Nous exigeons la liberté pour toutes les dénominations religieuses dans l'État,
pourvu qu'elles ne menacent pas son existence ni nřoffensent pas les sentiments
moraux de la race allemande. Le parti, en tant que tel, représente le christianisme positif,
mais ne s'engage pas dans une dénomination particulière. Il combat l'esprit matérialiste
juif à l'intérieur et à l'extérieur de nous et est convaincu que notre nation ne peut
atteindre une santé permanente qu'à partir du principe :
Intérêt commun avant intérêt personnel.
25. Pour mettre l'intégralité de ce programme en vigueur, nous exigeons la création d'un
pouvoir central solide pour le Reich ; l'autorité inconditionnelle du Parlement central
politique sur l'ensemble du Reich et ses organisations ; et la formation de sociétés
fondées sur la succession et la profession dans le but d'exécuter la législation générale
adoptée par le Reich dans les différents États allemands. Les dirigeants du Parti
promettent de travailler impitoyablement - si nécessaire, de sacrifier leurs vies - pour
traduire ce programme en action.
* En raison des interprétations mensongères de la part de nos adversaires du point 17 du programme
du NSDAP, l'explication suivante est nécessaire : puisque le NSDAP repose fondamentalement sur le
principe de la propriété privée, il est évident que l'expression "confiscation sans Compensation" se
réfère uniquement à la création de moyens juridiques possibles de confiscation, le cas échéant, de
terrain illégalement acquis ou non administrés conformément au bien-être national. Il est donc dirigé en
première instance contre les sociétés juives qui spéculent sur les terres.
***
Les Nazis sont arrivés au pouvoir en Allemagne en 1933, alors que
l'effondrement de son économie était total, avec des obligations de
réparation de guerre ruineuses et des perspectives nulles pour
l'investissement ou le crédit étranger. Pourtant, grâce à une politique
monétaire indépendante de crédit souverain et à un programme de
travaux publics à plein temps, le Troisième Reich a pu transformer en
quatre ans une Allemagne en faillite, dépouillée de colonies d'outremer qu'elle pouvait exploiter, en l'économie la plus forte d'Europe,
avant même que les dépenses d'armement aient commencé. (Henry C.
K. Liu, ŖLe nazisme et le miracle économique allemandŗ, cité dans :
Ellen H. Brown, Web of Debt, Third Millennium Press, Baton Rouge,
L.A., 2008, p. 236).
***
L'Allemagne a financé l'ensemble de son gouvernement et de ses
opérations de guerre de 1935 à 1945 sans or et sans dette, et il a fallu
104
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'ensemble du monde capitaliste et communiste pour détruire le
pouvoir allemand sur l'Europe et ramener l'Europe sous le joug des
banquiers. Une telle histoire d'argent n'apparaît même pas aujourd'hui
dans les manuels scolaires des écoles (gouvernementales) publiques.
(Sheldon Emry, ŖDes millions de dollars pour les banquiers, des
dettes pour les peuplesŗ, Americařs Promise Broadcast, Phoenix,
Arizona, 1984, Ellen H. Brown, Web of Debt, op. cit., p. 236 sq.).
***
Le crime impardonnable de l'Allemagne avant la seconde guerre
mondiale fut de tenter de retirer son pouvoir économique du système
commercial mondial et de créer son propre mécanisme d'échange ce
qui aurait empêché la finance mondiale de faire des profits. (Churchill
à lord Robert Boothby, cité dans l'avant-propos, Sidney Rogerson,
Propaganda in the Next War, 2e éd., 2001, orig. G. Bles, Londres, 1938).
***
Les protocoles ont été respectés. Le sionisme domine le monde. Il
a créé la deuxième guerre mondiale parce que Hitler a trahi la clique à
fric juive et chrétienne qui lui a donné cent millions de dollars, et il
commencera une troisième guerre mondiale si nécessaire pour asservir
complètement les peuples comme indiqué dans les protocoles. (Henry
Klein, Zionism Rules the World, 1948/ré-impression Liberty Bell
Publications, Reedy, W. Va., 1978).
***
Les conséquences de l'élection dřHitler comme chancelier furent le
manque de sources de crédits étrangers. Le commerce extérieur a
stagné et par conséquent, les recettes également, recettes à partir
desquelles les importations nécessaires pourraient être effectuées. Cela
provoqua une perte de revenus, un taux de chômage élevé et
l'appauvrissement des éléments les plus misérables de la population.
L'Allemagne inventa alors sa propre solution au dilemme :
l'autosuffisance économique. Le gouvernement du Reich a commencé
à guider l'économie nationale au moyen de deux plans de quatre ans.
Le premier plan quadriennal, à partir de 1933, visait à améliorer la
nutrition de la population et à réduire rapidement le taux de chômage
élevé. Le plan avait, en premier lieu, un effet interne. Le deuxième
plan de quatre ans, à partir de 1936, visait à minimiser la dépendance
économique du Reich allemand sur le commerce extérieur. Comme
l'Allemagne avait été coupée de ses matières premières et de ses
besoins alimentaires pendant la guerre, Hitler prévoyait de sécuriser le
105
Gérard Menuhin
pays contre une répétition d'une telle situation. Le plan à partir de
1936 visait à améliorer l'autosuffisance de l'Allemagne, à accroître
l'indépendance économique dřavec les sources étrangères et à stimuler
ses propres exportations. En conséquence, le deuxième plan
quadriennal a eu un impact négatif sur les économies d'autres pays. Le
gouvernement du Reich a tracé une ligne de conduite qui a réhabilité
l'économie domestique en grande partie sans produit et crédit
étrangers. Il y avait deux voies sur cette ligne, l'une pour le marché
intérieur, l'autre pour le commerce extérieur. Dans l'économie
domestique, la science et l'industrie ont développé des substituts pour
les matériaux et les produits qui provenaient autrefois de l'étranger. La
circulation interne de l'argent pour la construction des routes, du
logement et de l'armement fut lancée par une monnaie artificielle,
appelée billets MEFO (Metallurgische Forschungsgesellschaft), une
sorte de billet à ordre. Les banques ont réduit les taux d'intérêt de
manière drastique. Les échanges de devises et de change avec d'autres
pays ont été contrôlés par l'État et retirés du secteur privé. Les
entreprises étrangères ne pouvaient exporter leurs bénéfices qu'en
nature, pas en espèces. Tout cela a stimulé la subsistance de la
population et la création de nouveaux emplois.
L'autre piste concernait le commerce extérieur allemand. Le Reich
allemand a conclu des contrats bilatéraux avec 25 pays aux monnaies
faibles dans le Sud de l'Europe, le Proche-Orient et l'Amérique du
Sud, impliquant des échanges sans paiement, c'est-à-dire sans devises
étrangères, en d'autres termes, des biens contre des biens, par exemple
les lentilles chiliennes contre les locomotives allemandes. L'échange de
marchandises entre l'Allemagne et ses partenaires fut réglé sur une
base mensuelle, sans paiement de devises étrangères et sans
préfinancement du commerce par des emprunts et des intérêts. De
cette façon, l'Allemagne s'est construite une zone économique spéciale
informelle entre 1932 et 1936, un préférentiel allemand...
Cependant - et cřest la surprise - les États-Unis, la GrandeBretagne et la France ont perdu des secteurs importants du marché
qu'ils avaient jusqu'alors dominés, en particulier les États-Unis en
Amérique du Sud. En outre, New York et Londres ont perdu leur
activité de crédit grâce au préfinancement du commerce extérieur
dans les pays qui sřengageaient désormais à échanger avec l'Allemagne.
C'était comme si l'Allemagne était passée de l'état de nain financier
à celui d'un géant économique, notamment au détriment des
vainqueurs de la Première Guerre mondiale. Le président Roosevelt
était maintenant préoccupé par le succès de l'Allemagne en Amérique
du Sud, par le déclin de l'activité de crédit des États-Unis en Amérique
106
Dites la vérité et vous humilierez le diable
du Sud et, enfin, que le Řmodèleř allemand devenait attrayant aux
États-Unis et pourrait affecter sa (Roosevelt) popularité. Après tout,
Hjalmar Schacht, président de la Reichsbank et ministre du
Commerce, et la politique d'Hitler étaient parvenus à démanteler le
chômage en Allemagne et à doubler le revenu des gens, tandis que
Roosevelt avec son New Deal, malgré le commerce extérieur
prospère, était encore confronté à 10,4 millions de chômeurs.
POURCENTAGE DES TRAVAILLEURS CHÔMÉS
1929
1932
1937
1938
Pays
Index mondial
5,4
21,1
10,1
11,4
Australie
11,1
29,0
9,3
8,7
Autriche
12,3
26,1
20,4
15,3
Belgique
1,9
23,5
13,1
17,6
Canada
4,2
26,0
12,5
15,1
Tchécoslovaquie
2,2
13,5
8,8
8,5
15,5
31,7
21,9
21,4
-
-
-
8,0
Allemagne
9,3
30,1
4,6
2,1
Japon
4,0
6,8
3,7
3,0
Pays-Bas
5,9
25,3
26,9
25,0
Norvège
15,4
30,8
20,0
22,0
Pologne
4,9
11,8
14,6
12,7
Suède
10,7
22,8
11,6
11,8
Suisse
3,5
21,3
12,5
13,1
10,4
22,1
10,5
12,6
1,0
24,9
13,2
19,8
Danemark
France
Royaume-Uni
États-Unis
Source: J. E. Meade (éd.), Étude économique mondiale : huitième année, 1938/39,
Ligue des Nations, Genève 1939, p. 128.
107
Gérard Menuhin
Le fait que l'Allemagne fasse désormais cavalier seul affectait
également la Grande-Bretagne. Bien que les pays [signataires du traité]
d'Ottawa se soient séparés et empêchent ainsi le libre-échange, la
manière dont l'Allemagne excluait les marchés financiers
internationaux et exploitait, par des règles préférentielles, les marchés
de 25 autres pays étaient, selon eux, inacceptables. Après la guerre,
l'historien anglais, le général Fuller, écrivit sur les relations germanoanglaises : ŘLe rêve d‘Hitler était donc une alliance avec la Grande-Bretagne...
une telle alliance était cependant impossible, car immédiatement après la prise de
contrôle d‘Hitler, sa politique économique d'échange direct et des primes
d'exportation a porté un coup mortel au commerce britannique et américain‘.
Le président américain Roosevelt a exprimé plus brièvement la
même chose, lorsqu'il a dit à son fils, Elliot, le jour où il a décidé de
faire entrer les États-Unis dans la guerre aux côtés de la GrandeBretagne : ŘEst-ce que quelqu'un pourrait soutenir que la tentative de
l'Allemagne de dominer le commerce en Europe centrale n'était pas
une des principales causes de la guerre ?‘
Ces méthodes que les nations utilisaient, entre la crise économique
mondiale et la guerre, ont profité aux clients et ont endommagé tous
les antagonistes, qu'il s'agisse de tarifs de protection, de dévaluation de
la monnaie, de taux d'intérêt élevés, de statut préférentiel, de troc ou
de quotas d'importation. Ils étaient tous des instruments de la finance
et du commerce de nature technique. Cependant, les États-Unis ainsi
que la Grande-Bretagne ont revêtu ces instruments d'une couverture
morale. Ils appelèrent leurs propres méthodes de concurrence
commerce Řpacifique et libreř. Enfin, la livre, le franc et le mark furent
couplés au dollar, qui fut couvert par 0,7 gramme d'or jusqu'en 1971
et par la suite par plus rien du tout. À partir de ce moment-là, les
États-Unis pouvaient financer leurs importations avec des dollars
qu'ils imprimaient, alors que toutes les autres nations devaient d'abord
obtenir leurs importations principalement en dollars. La voie vers
cette victoire américaine commença dans les années trente, et la
guerre contre le Reich allemand fut une étape sur cette voie.
(Deutsche-zukunft.net/hintergrundwissen, traduction de l'auteur).
***
Ensuite, j'ai tout transformé en concept de production de maind'œuvre en échange de main-d'œuvre, des matières premières en
échange de main-d'œuvre, des produits agricoles contre des produits
industriels. J'ai réussi, grâce à des années de travail, à créer
progressivement une certaine économie domestique au moins en
Europe. Seul contre cette économie domestique, l'Angleterre, qui
108
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ressentit le germe d'une éventuelle collaboration politique, a
immédiatement repris sa lutte habituelle. Ainsi, commença
simultanément l'opposition de la communauté juive internationale qui,
grâce à la désactivation de ses méthodes commerciales jusqu'ici
spéculatives, perçut une perte qui pourrait affecter non seulement
l'Europe, mais peut-être un jour le monde entier. Car les méthodes
avec lesquelles nous travaillions n'étaient pas brevetées. D'autres pays
commencèrent à se tourner vers ces méthodes et l'or commença à
perdre son attrait. (Hitlers Geheimrede, 30 mai 1942).
Posez-vous ces questions. Par exemple, Hitler avait-il un sens de
l'humour ?
Non seulement il avait le sens de l'humour mais il était aussi capable
de se moquer de lui-même, comme il l'a fait dans cette introduction à un
discours prononcé devant un rassemblement de ŖOld Fightersŗ à Munich
en février 1938 :
Ce soir, je vais devoir d'abord m'habituer à parler devant cet
ancien forum. Au fil des années, on devient non seulement judicieux
et sage, on adopte surtout un très grand nombre des habitudes de son
environnement. Maintenant, le destin a déterminé qu'il m'était permis,
au cours des cinq dernières années, de circuler, au moins en
apparence, dans des cercles très respectables. Là, on ne dit pas
toujours ce qu'on pense. Jadis, ma force résidait à ne rien penser
d'autre que ce que je disais. Je dois donc maintenant essayer de revenir
à ces temps anciens.
Cette nonchalante inauguration fut accueillie par les bruyants éclats de
rire de son public. C'était un homme complètement à l'aise, qui ne se
contentait pas uniquement du luxe de dire exactement ce qu'il voulait,
mais qui pouvait avec détachement se juger lui-même ainsi que son
progrès phénoménal.
Comment réagissait-il face aux belles choses, à l'art, à l'architecture, à
la musique, aux livres ?
Il avait quitté le lycée à 16 ans et, dès lors, était presque entièrement
autodidacte. C'est-à-dire que ses informations, ses idées et sa formation
mentale provenaient de livres, qu'il lisait voracement dans les
bibliothèques locales, puis, quand il put se le permettre, achetés par
centaine. On estime que sa bibliothèque personnelle comprenait 16.300
livres. (Timothy W. Ryback, Hitler‘s Private Library, Knopf, New York
2008). Selon un expert, quand il avait le temps, il reliait lui-même les livres
109
Gérard Menuhin
endommagés. Des tas de
livres sur sa table de
chevet, qu'il s'agisse de ses
maisons à Berchtesgaden
ou de Munich ou sur le
front, ou sur les bords de
son bureau à la chancellerie, témoignaient de
cette passion. Il lisait
jusque très tard dans la
Croquis d'une voiture pour le peuple réalisé par Hitler,
nuit et se levait
consé1932
quemment en retard.
Il était immunisé contre les flatteries :
Déjà après la révolution nationale de 1933, les universités
allemandes s'efforçaient d'attribuer des doctorats honorifiques à
Hitler. Le 4 mai 1933, la chancellerie dřHitler refusa le doctorat
d'honneur qui lui fut proposé par l'Université technique de Stuttgart,
Řcar il n'envisageait absolument pas d'accepter les doctorats honorifiquesř.
(Manfred Overesch, Das III Reich, 1933-1939: Eine Tageschronik der
Politik, Wirtschaft, Kultur, Weltbild Verlag, Augsburg 1982, édition de
1990).
En 1940, on diagnostiqua la maladie de Parkinson (E. Gibbels,
ŖHitlerřs Parkinson-Syndrome. Eine Analyse von Aufnahmen der
Deutschen Wochenschau aus den Jahren 1940-1945,ŗ Der Nervenarzt, vol.
59, N°9, septembre 1988, pp. 521-528/Publ. Wiss. Film, Sekt.
Gesch./Publiz. 8, 1995), entre autres maladies (D. Irving, The Secret Diaries
of Hitler‘s Doctor... Grafton, 1990, orig. Macmillan, New York 1983), Hitler
souffrait de la pression du temps, estimant que, s'il n'accomplissait pas la
mission qu'il s'était assignée avant sa mort, aucun successeur ne le ferait.
À cette époque, il nřy avait plus une seule personne ayant les
compétences requises pour diriger un pays, particulièrement l'Allemagne.
Aucun membre d'une section établie de la société n'aurait réussi là où il l'a
fait ; il n'était retenu par aucune convention ni code. D'une part, c'était un
soldat ordinaire qui avait risqué sa vie pour défendre son pays et avait été
blessé et décoré ; dřautre part, c'était un visionnaire et un autodidacte,
avec une capacité extraordinaire à synthétiser ce qu'il avait appris et à
parvenir à une conclusion logique. Ses conversations au cours des repas
allaient de la propriété des ressources de l'État et de la préservation de la
propriété privée, à l'énergie alternative, à l'importance d'assurer la
110
Dites la vérité et vous humilierez le diable
prochaine génération de chanteurs allemands, de [son] admiration pour la
Grande-Bretagne et à la fatalité de sa dette de la Première Guerre
mondiale, à son plaidoyer pour la Ŗvoiture du peupleŗ pour 975
Reichsmarks, et une Europe des nations unies, dans laquelle l'Allemagne
serait la première parmi ses pairs. (Henry Picker, Hitlers Tischgespräche,
Ullstein, Berlin 2003).
La variété et lřétendue de ces sujets, et lřattention qu'il portait à chacun
d'entre eux, contrastaient radicalement avec les mensonges si souvent
répandus à son sujet, et avec les gesticulations des dirigeants actuels sans
cervelle. Il évoquait la loyauté ardente de ses plus proches subordonnés,
dont beaucoup sont restés avec lui jusqu'à la fin.
Comme il sřavère aujourdřhui et comme cela fut souvent le cas
dans les premières années, Adolf Hitler pensait avec rationalité, il
pensait non seulement comme un Allemand, mais aussi comme un
Européen. Il pensait véritablement à l'intérêt d'une humanité
supérieure, qu'il souhaitait voir mettre en œuvre dans des
communautés fondées sur des groupes ethniques. (Hermann Giesler,
Ein anderer Hitler, Druffel, Leoni 1977, p. 414).
***
Avant ces 30 partis, il y avait un peuple allemand, et les partis
disparaîtront et après eux, notre peuple subsistera. Nous ne voulons
pas être les représentants d'une profession, d'une classe, d'un rang
social, d'une croyance ou d'un État, nous voulons plutôt éduquer les
Allemands pour qu'ils comprennent tous, dřabord et avant tout, qu'il
n'y a pas de vie sans justice et quřil n'y a pas de justice sans pouvoir, et
qu'il n'y a pas de pouvoir sans force, et que toute force doit résider
dans le peuple. (Adolf Hitler, discours d'élection, 27 juillet 1932).
***
Je ne connais aucun dépositaire plus sûr des pouvoirs absolus de la
société que le peuple lui-même ; et si nous pensons qu'il nřest pas
suffisamment éclairé pour exercer son contrôle avec une sagesse
saine, le remède n'est pas de le lui enlever, mais de lřéclairer par
l'éducation. Thomas Jefferson.
***
Le National-Socialisme était une réponse européenne à la question
du siècle. C'était la cause la plus noble dans laquelle un Allemand
pouvait employer la force qui lui était donnée. C'était une idéologie
111
Gérard Menuhin
socialiste authentique et un idéal de pureté culturel lié au sang. Je ne
peux donc pas, à l'heure où se fait sentir le besoin de ce qui a été le
principe de ma vie, renoncer à l'idéal d'une Allemagne socialement
pacifique et d'une Europe qui reconnaît ses valeurs et je lui reste
fidèle. (Alfred Rosenberg, premier défenseur du National-Socialisme
et ministre, le 31 août 1946, avant son exécution le 16 octobre 1946).
***
La véritable communauté nationale créée par le NationalSocialisme doit être préservée ; la folie des partis comme c'était avant
1933 ne doit plus jamais se reproduire. (Note dans le journal de
Dönitz, le 15 mai 1945, dans Walter Lüdde-Neurath, Regierung Dönitz:
Die letzten Tage des Dritten Reiches, publiée pour la première fois par
lřInstitut für Völkerrecht an der Universität Göttingen (éd.), Heft 2
(numéro 2) de la série Göttinger Beiträge für Gegenwartsfragen, Völkerrecht,
Geschichte, Internationalpolitik, Muster-Schmidt, Göttingen 1950/51 ;
réimpression : Druffel-Verlag, Leoni 1981, p. 197).
***
Le Führer n'est pas mort ! Il demeure dans la création de son
esprit proche de Dieu. Il survivra à la vie de ceux qui furent damnés
par le destin pour n'avoir pas voulu comprendre le Führer alors qu'il
vivait encore. Ils sombreront dans la tombe et seront oubliés. L'esprit
du Führer continuera à travailler dans le temps et deviendra le sauveur
de son peuple asservi et de lřhumanité dévoyée. (Julius Streicher, Julius
Streicher‘s Political Testament: My Affirmation, RJG Enterprises, Lincoln
2009 [Le testament politique de Julius Streicher, traduction de l'anglais par
Valérie Devon, lulu.com].
***
Nos remerciements ne peuvent être exprimés par des mots, mon
Führer. Les mots ne peuvent pas non plus témoigner de notre loyauté
et de notre affection. Mon Führer, des centaines de milliers dřyeux
brillent de tous les remerciements, de lřamour et de la confiance
éclatante quřon vous porte. Tout un peuple, toute une nation, se
sentent forts et chanceux aujourd'hui parce que ce peuple reconnaît
en vous non seulement son chef mais aussi son sauveur. (Hermann
Göring).
***
J'ai toujours dit que si la Grande-Bretagne perdait la guerre,
j'espérais que nous trouverions un Hitler pour nous ramener à notre
112
Dites la vérité et vous humilierez le diable
position légitime parmi les nations. (Winston Churchill dans The
London Times, le lundi 7 novembre 1938).
***
Ceux qui ont personnellement rencontré Herr Hitler, dans les
affaires publiques ou sur le plan social, ont découvert un
fonctionnaire très compétent, mesuré et bien informé, aux manières
agréables, au sourire désarmant, et plusieurs ont été affectés par un
magnétisme personnel subtil. (Churchill, Great Contemporaries, Putnam,
New York, 1937).
***
Peu importe ce qu'ils peuvent dire aujourd'hui, l'Allemagne en
1936 était prospère et heureuse. Sur son visage se lisait lřéclat d'une
femme amoureuse. Et les Allemands étaient amoureux, amoureux
dřHitler. Et nombreuses étaient les raisons dřêtre reconnaissants.
Hitler avait banni le chômage et leur avait apporté une nouvelle
prospérité. Il avait donné à ses [compatriotes] allemands un nouveau
sens de la force nationale et de la mission nationale. (Sefton Delmer,
Trail Sinister: une autobiography, Secker et Warburg, Londres, 1961, p.
282).
***
Jřarrive tout juste dřAllemagne. J'ai pu voir le célèbre dirigeant
allemand mais aussi le grand changement qu'il a réalisé. Or, quoi que
l'on puisse penser de ses méthodes, et elles ne sont certainement pas
celles d'un pays parlementaire, il ne fait aucun doute qu'il a accompli
une transformation merveilleuse dans l'esprit des gens, dans leur
attitude les uns envers les autres et dans leur perspective sociale et
économique.
À Nuremberg, il a, à juste titre, revendiqué quřen quatre ans son
mouvement a créé une nouvelle Allemagne. Ce n'est pas l'Allemagne
de la première décennie qui a suivi la guerre, brisée, abattue et qui sřest
inclinée avec un sentiment d'appréhension et de subordination. Elle
est maintenant pleine d'espoir et de confiance et, sa détermination
ravivée, elle est prête à diriger sa propre vie sans ingérence extérieure.
Il y a pour la première fois depuis la guerre un sentiment général
de sécurité. Les gens sont plus joyeux. Il y a une expression globale de
la gaité plus forte dans tout le pays. C'est une Allemagne plus
heureuse. Je l'ai vu partout, et les Anglais que j'ai rencontrés pendant
113
Gérard Menuhin
mon voyage et qui connaissaient bien l'Allemagne étaient très
impressionnés par ce changement.
Un homme a accompli ce miracle. Il a lřâme dřun chef. [Cřest] une
personnalité magnétique et dynamique avec un but unique, une
volonté résolue et un cœur intrépide.
Il nřa pas seulement le titre de leader national, il est le leader
national. Il les a mis à lřabri des ennemis potentiels qui les entouraient.
Il les met également à lřabri de cette crainte constante de la famine,
qui est lřun des souvenirs poignants des dernières années de la guerre
et des premières années de la paix. Plus de 700.000 personnes sont
mortes de faim durant ces sombres années. Cela peut encore être
constaté chez ceux qui sont nés dans ce monde de désolation et qui en
portent les marques.
Le fait que Hitler ait libéré son pays de la peur dřune répétition de
cette période de désespoir, de pénurie et d'humiliation lui a octroyé
une autorité incontestée dans l'Allemagne dřaujourdřhui. Sa popularité
ne fait aucun doute, surtout chez les jeunes d'Allemagne. Les anciens
lui font confiance ; les jeunes l'idolâtrent. Ce n'est pas l'admiration
accordée à un leader populaire, c'est le culte d'un héros national qui a
sauvé son pays du désespoir et de la dégradation.
Il est aussi à l'abri des critiques qu'un roi dans un pays
monarchique. Il est quelque chose de plus. Il est le George
Washington d'Allemagne, l'homme qui a gagné pour son pays
l'indépendance vis-à-vis de tous ses oppresseurs. Cette description
peut sembler extravagante pour ceux qui n'ont pas vu et perçu la
façon dont Hitler règne sur le cœur et l'esprit de l'Allemagne.
Cependant, c'est la vérité. Ce grand peuple travaillera mieux, sacrifiera
davantage et, si nécessaire, se battra avec une plus grande résolution
parce que Hitler le leur demande. Ceux qui ne comprennent pas ce
fait central ne peuvent pas juger les possibilités actuelles de
l'Allemagne dřaujourdřhui.
Hitler s'est battu dans les rangs de lřarmée pendant toute la guerre,
et sait personnellement ce que signifie la guerre. Il sait aussi très bien
que les difficultés sont encore plus lourdes aujourd'hui contre un
agresseur que par le passé. (Extraits de Lloyd George, ŖI Talked to
Hitlerŗ. [Jřai parlé à Hitler], Daily Express Londres, 17 novembre
1936).
***
Pendant 14 ans, les partis corrompus de Novembre, de la
Révolution, ont dirigé et abusé le peuple allemand, 14 longues années
de destruction, de dégradation et de dilapidation. Ce n'est pas par
114
Dites la vérité et vous humilierez le diable
arrogance si aujourd'hui je me présente devant la nation et déclare
devant elle : à présent, peuple allemand, donne-nous quatre ans et
ensuite juge nous ! Peuple allemand, donne-nous quatre ans, et je te le
promets : vous et moi nous attellerons à cette tâche, alors ensuite, je
mřen irai. Je ne le fais pas pour un salaire ou pour une rétribution ; je
le fais pour votre bien.
Ce fut la décision la plus difficile de ma vie. Je l'ai tentée parce que
je croyais qu'il fallait le faire. Je l'ai tentée parce que je suis convaincu
que nous ne devons plus hésiter. Je l'ai tentée parce que je suis
convaincu que maintenant, le peuple allemand a retrouvé la raison. Et
même si nous sommes injustement jugés aujourd'hui, même si des
millions de personnes nous maudissent, le jour viendra où ils
marcheront derrière nous parce qu'ils comprendront que nous ne
voulions vraiment que le meilleur. (Discours d'Hitler, Sportpalast, 10
février 1933).
Toute personne qui comprend l'allemand devrait écouter ce discours
dřune heure. Son réquisitoire passionné en ce qui a trait à tout ce qui
nřallait pas à lřépoque sonne tout aussi juste aujourdřhui quřen 1933 et est
en conséquence un acte d'accusation révélateur du faux progrès que la
civilisation aurait réalisée depuis. Sa foi ardente dans un avenir meilleur
est extrêmement convaincante. [retranscription en français : discours
dřAdolf Hitler, ungraindesable.the-savoisien.com]
À diverses époques de sa vie, il a exprimé le regret dřavoir hérité des
obligations d'un politicien patriotique quand il aurait préféré être un
architecte. Cette fascination pour l'architecture est à lřorigine de son
amitié avec Albert Speer et Hermann Giesler (Ein anderer Hitler, op. cit.),
avec qui il prévoyait non seulement la future ŖGermaniaŗ, ainsi quřaurait
dû être rebaptisée Berlin, mais aussi la construction dans toute
l'Allemagne et en Autriche de nombreux opéras, de galeries dřart, de
ponts, de monuments, etc. Toutes les façades extérieures devaient être
revêtues de granit, afin de garantir leur longévité.
À Berlin, Düsseldorf et Munich, par exemple on peut encore à
lřoccasion, apercevoir les bâtiments qui ont survécu. Leurs façades
massives mais élégamment simples évoquent la confiance dans l'éternité
avec laquelle ils ont été conçus.
Ses bâtiments n'étaient pas que monumentaux, ils comprenaient aussi
des projets d'habitation pour les travailleurs. Les couples nouvellement
mariés avec enfants recevaient des prêts généreux avec des conditions de
remboursement sur 10 ans, afin qu'ils puissent acheter leur propre maison
115
Gérard Menuhin
Une affiche allemande de 1939
avec jardin ou un grand appartement. À la naissance d'un enfant, un quart
du prêt était effacé. S'ils avaient quatre enfants, le remboursement était
entièrement annulé. Conformément à ses préoccupations pour le
travailleur moyen, Hitler avait institué, déjà à la fin de 1933, l'organisation
Kraft durch Freude, filiale du Deutsche Arbeiter Front (syndicat nationalsocialiste), qui garantissait les vacances et la détente des travailleurs. Ces
vacances comprenaient des croisières (quatre navires) et des appartements
en bord de mer.
Je veux que le travailleur bénéficie de vacances suffisantes et que
tout soit fait pour s'assurer que ces vacances ainsi que le reste de son
temps libre soient un réel rétablissement. Je le souhaite parce que je
veux un peuple aux nerfs solides, car on ne peut parvenir à de grandes
politiques quřavec un peuple qui sait se maîtriser. (Hitler cité par
Robert Ley, Durchbruch der sozialen Ehre, Eher, Munich 1940, p. 208 ;
selon Bruno Frommann, Reisen im Dienste politischer Zielsetzungen:
Arbeiter-Reisen und ―Kraft durch Freude‖ Fahrten, Historisches Institut der
Universität Stuttgart, Stuttgart 1992, p. 108).
Ses vues sur l'art étaient marquées et arrêtées et correspondaient
plutôt à celles de la classe moyenne. L'art qui nřexprimait pas un sens
positif de la beauté, dans la sculpture ou dans la peinture, pouvant être
décrit comme abstrait ou même Ŗdécadentŗ, était considéré comme un
résultat de l'influence étrangère et était interdit. Cela offensait
116
Dites la vérité et vous humilierez le diable
probablement son sens de cet esprit énergique avec lequel il cherchait à
inspirer l'Allemagne. Certains des artistes qu'il a soutenus, comme Arno
Breker, furent acclamés au-delà des frontières allemandes. Grâce à sa
participation dans la construction et la collection de Haus der Kunst, à
Munich, il a également soutenu personnellement les carrières de
nombreux jeunes artistes.
Un aperçu de sa vie privée montre combien il était humain :
C'était le soir, nous étions encore en train de discuter des
bâtiments de Weimar. Dans le même temps, j'ai remarqué son
inquiétude. Il avait demandé lřheure à plusieurs reprises : ŘMlle Braun a
appelé ?...ř Il appela une secrétaire : Řpourquoi Mlle Braun n‘est-elle pas
rentrée avec vous ?‘ Ŕ ŘElle avait encore des courses à faire...‘ ; ‗Je m'inquiète, elle
devrait être là depuis longtemps, j'espère que rien n‘est arrivé !ř Enfin Fräulein
Braun est arrivée avec son amie. Elles avaient conduit lentement et
s'étaient arrêtées pour une tasse de café sur le chemin. ŘJ'étais inquiet
tout le temps, tu ne pouvais pas appeler ?ř Adolf Hitler m'a présenté... J'ai
acquis de nouvelles perspectives et impressions, j'ai pu faire la
connaissance dřune Miss Braun, mais aussi dřun Adolf Hitler qui
sřinquiétait beaucoup pour elle. (Hermann Giesler, Ein anderer Hitler,
op. cit., p. 132).
Ses préférences musicales étaient pour les grands compositeurs, mais
aussi lřopéra et les opérettes. Wagner, Bruckner ou Werner Egk
cotoyaient Franz Lehar (ŖThe Merry Widowŗ).
Ses goûts pour la décoration étaient traditionnels : le Berghof
témoignait de son goût pour les tapis et tapisseries coûteux. Bien qu'il
nřait pas de compte bancaire personnel, ses revenus provenant de la vente
de Mein Kampf et des timbres à son effigie lui permirent de faire la
collection de peintures et de sculptures
La maison d'Hitler, comme celle de nřimporte quelle célébrité, attirait
l'attention des médias :
Il n'y a rien de pompeux en ce qui concerne son petit domaine. Il
correspond à ce que n'importe quel marchand pourrait posséder dans
ces charmantes collines. Tous les invités ont droit à la visite des
chenils modèles de leur hôte, où il garde de magnifiques alsaciens.
Certains de ses animaux de race sont autorisés à courir dans la maison,
surtout les jours où il donne une fête pour les enfants des environs. Il
se réjouit dřêtre en compagnie dřétrangers brillants, en particulier
peintres, chanteurs et musiciens. En qualité dřhôte, cřest un conteur
cocasse. Tous les matins à neuf heures, il sort pour converser
117
Gérard Menuhin
Adolf Hitler et Eva Braun
avec ses jardiniers au sujet de la journée de travail. Ces hommes,
comme le chauffeur et le pilote de lřair, sont plus des amis fidèles que
des serviteurs. Depuis longtemps végétarien, ses plats de cuisine sont
à la fois variés et chargés de produits. Cřest un gourmet, malgré son
régime sans viande. Il est son propre décorateur, dessinateur et
fournisseur, ainsi quřarchitecte. (Magazine Homes & Gardens,
novembre 1938, p. 193).
Dans lřensemble, alors que sa vision, sa force de volonté et ses
réalisations extraordinaires l'ont marqué comme sui generis, il est resté un
Autrichien plutôt ordinaire dans au moins une de ses habitudes
quotidiennes : le Gemütlichkeit du thé de l'après-midi. Dřoù, les
photographies de lui prenant le thé avec Eva Braun, Unity Mitford et
dřautres. Les gâteaux avec le thé étaient indispensables. Quiconque a déjà
savouré du gâteau autrichien ou bavarois peut comprendre cela.
118
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Maisons et Jardins, novembre 1938, p. 193
(https://katana17.wordpress.com/2015/10/11/hitlers-mountain-home/)
119
Gérard Menuhin
Mise à jour :
À propos de thé, le 22 octobre 2014, un choc épouvantable sřest
produit en Suisse, lorsque la plus grande chaîne de supermarchés du
pays a avoué vendre, à leur insu, des images d'Hitler et de Mussolini
sur les couvercles de petits récipients de crème pour le café. Le porteparole du supermarché a décrit cela comme une Ŗerreur inacceptableŗ
et Ŗimpardonnableŗ. On peut supposer qu'un petit conformiste
incurable sřest offusqué. Une dénonciation juste pour le plaisir de
dénoncer. Les fabricants avaient simplement souhaité compléter cette
série pour les collectionneurs avec d'autres personnages historiques.
Hitler et Mussolini sont incontestablement des personnages
historiques, ils furent aussi des dictateurs, comme beaucoup d'autres
quřils soient contemporains ou non, alors qu'est-ce qui les distingue
des autres ? Eh bien, vous voyez, cřest à cause de cette histoire sur les
juifs... Pendant ce temps, les juifs et leurs multiples organisations sont
pliés de rire alors que les Gentils se contorsionnent une fois de plus,
juste pour éviter d'être appelés Ŗantisémitesŗ.
L‘image d'Hitler qui est apparue sur des crèmes pour café
Il existe très peu dřanalyses perspicaces et dignes de confiance sur la
vie d'Hitler ; il serait superflu et présomptueux de ma part de les ajouter
ici, mais pourquoi cet homme, aussi puissant fut-il pendant une courte
période, compte-il toujours autant ? Car après tout, il y a eu des dictateurs
avant et après lui. Eh bien, il est important car cřest lui qui a le plus
120
Dites la vérité et vous humilierez le diable
notoirement reconnu la plus grande menace pour l'humanité, et qui a
tenté de la parquer, en vue de l'expulser, après que l'Allemagne eut gagné
la guerre. Il a parlé d'abschieben (de déportation) ou de hinauswerfen
(rejeter/expulser) (Henry Picker, Hitlers Tischgespräche, op. cit., p. 644).
Nous sommes résolus à mettre un terme à lřinstallation d'un
peuple étranger qui a su saisir tous les postes de commandement et à
l'expulser. (Discours d'Hitler, 30 janvier 1939).
Contrairement à toutes les affabulations, cřétait sa véritable intention.
C'était Ŗla solution finale.ŗ Selon les propres termes de Gottfried Feder,
sous le point Ŗ1.b) la politique racialeŗ :
L'expulsion des juifs et de tous les non-Allemands de tous les
postes à responsabilité de la vie publique. L'interdiction de
l'immigration des juifs de l'Est et d'autres étrangers parasites. Et la
possibilité de pouvoir expulser les juifs étrangers indésirables.
(Gottfried Feder, Der deutsche Staat auf nationaler und sozialer Grundlage
(The German State on a National and Socialist Foundation), Eher, Munich
1923, édition 1933, p. 42).
***
J'espère voir le terme Ŗjuifsŗ complètement disparu par la
possibilité d'une émigration massive de tous les juifs en Afrique ou
dans une autre colonie. (Himmler, note à Hitler, le 28 mai 1940 ;
Helmut Krausnick (éd.), ŖHimmler zur Behandlung von
Fremdvölkern,ŗ Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, Volume 5 (1957),
n 2, p 197).
***
De plus, la nation allemande, était en train de tomber rapidement
sous le contrôle de ses éléments étrangers. Dans les derniers jours du
régime pré-hitlérien, il y avait vingt fois plus de fonctionnaires juifs
dans le gouvernement en Allemagne quřil nřy en avait eu avant la
guerre. Les Israélites aux attaches internationales sřinsinuant à des
postes clés dans la machine administrative allemande. (Le Daily Mail,
10 juillet 1933).
***
Dans la très importante administration de la Prusse, un certain
nombre de positions stratégiques étaient tombées aux mains des
Hébreux. Un simple échange téléphonique entre trois juifs dans les
bureaux ministériels pouvait entraîner la suspension d'un périodique
121
Gérard Menuhin
ou d'un journal dans lřÉtat. Les juifs sont venus en Allemagne pour
jouer dans la politique et l'administration le même rôle considérable
quřils avaient déjà gagné par une concurrence ouverte dans les affaires,
le commerce, la banque, la presse, les arts, les sciences et la vie
intellectuelle et culturelle du pays. Et ainsi fut renforcée l'impression
que l'Allemagne, un pays avec une mission propre, était tombée entre
les mains des étrangers. (Edgar Mowrer, correspondant à Berlin pour
le Chicago Daily News, ŘGermany Puts the Clock Backř d'abord publié
sous forme de livre en 1933, Bodley Head, London/Morrow, New
York, réimprimé de nombreuses fois entre 1937 et le déclenchement
de la guerre).
***
Au cours des années Weimar, de nombreux artistes remarquables
dans les concerts et le théâtre ainsi que des scientifiques étaient juifs,
mais ils n'ont jamais dominé et leur nombre était plus quřéquilibré par
rapport à celui des Allemands de stature égale ou supérieure. Dans la
littérature, cependant, dans les arts ainsi que dans la partie de la presse
de gauche, leur influence devenait globale et pernicieuse. Avec cela, la
détérioration de la civilité, de la parole et du comportement social
devenait endémique. Rien, bien sûr, de comparable à ce à quoi nous
assistons aujourd'hui, mais il faut se rappeler qu'il y a soixante-dix ans
les normes de propriété étaient très différentes par rapport à nos
jours. L'assaut constant sur les sensibilités et les valeurs morales qui
étaient appréciées par la majorité des Allemands patriotiques engendra
un contrecoup au sein des partis poussant les centristes vers la droite
radicale. L'antisémitisme était à nouveau en hausse. (Heinz Weichardt,
Under Two Flags: Memories of National Socialist Germany, par un Allemand
demi-juif, Liberty Bell, Reedy, W.Va., 1995 ; réimpression : ŖNazi
Terror: A Short Autobiography of a Jewish National Socialist‖, The Heretical
Press, Hull 2004, p. 11).
***
À Berlin (des années pré-Hitler), la plupart des théâtres étaient la
propriété des juifs ou loués par des juifs, la plupart des principaux
acteurs du cinéma et du théâtre étaient juifs, les pièces étaient souvent
jouées par des juifs allemands, autrichiens ou hongrois et étaient mises
en scène par des producteurs juifs, applaudis par des critiques
dramatiques juifs dans les journaux juifs. Les juifs ne sont pas plus
intelligents que les Gentils, si par intelligent, vous voulez dire bon à
leur travail. Ils exploitent impitoyablement le sentiment commun aux
juifs, en mettant d'abord le pied dans un métier ou une profession en
122
Dites la vérité et vous humilierez le diable
particulier, puis en éjectant les non-juifs. Il n'est pas vrai que les juifs
sont de meilleurs journalistes que les Gentils. Ils tenaient tous les
postes dans ces journaux de Berlin parce que les propriétaires et les
éditeurs étaient juifs. (Douglas Reed, Disgrace Abounding, Cape,
Londres, 1939, pp. 238 sq.).
***
Marx lui-même était un juif et il était entouré d'une foule de petits
juifs, plus ou moins intelligents, intolérants, agiles, spéculateurs, tout
comme on retrouve les juifs partout : agents commerciaux, banquiers,
écrivains, politiciens, correspondants pour journaux de toutes
orientations ; en bref, les courtiers littéraires, tout comme les courtiers
financiers, avec un pied dans la banque et l'autre dans le mouvement
socialiste, et le cul assis sur la presse allemande. Ils ont saisi tous les
journaux, et vous pouvez imaginer quelle fut la littérature nauséeuse
qui en découla. Ces écrivains juifs sont particulièrement remarquables
dans leur création d'insinuations lâches, haineuses et perfides.
Eh bien, tout ce monde juif, qui comprend une seule et même
secte exploitante, une espèce de peuple suceur de sang, une sorte de
parasite organique collectif destructeur, dépassant non seulement les
frontières des états, mais aussi l'opinion politique, ce monde est
maintenant, au moins en grande partie, à la disposition de Marx d'une
part, et de Rothschild de l'autre... Cela peut sembler étrange. Que
peut-il y avoir de commun entre le socialisme et une banque de
premier plan ? Le fait est que le socialisme autoritaire, le communisme
marxiste, exige une forte centralisation de l'État. Et là où il y a une
centralisation de l'État, il doit nécessairement y avoir une banque
centrale, et là où existe une telle banque, la nation juive parasite,
spéculant sur le travail des gens, trouvera toujours un moyen
d'exister. (Mikhail Bakunin, Staatlichkeit und Anarchie (Statism et
Anarchie), Ullstein, Francfort 1972).
***
En réalité, ce serait pour le prolétariat un régime de caserne, sous
lequel les travailleurs et les travailleuses, convertis en une masse
uniforme, se lèveraient, s'endormiraient, travailleraient et vivraient au
rythme du tambour. Le privilège de gouverner serait entre les mains
des spécialistes et des savants, avec une large marge de manœuvre
pour les arnaques réalisées par les juifs qui seraient attirés par l'énorme
extension des spéculations internationales des banques nationales.
(Mikhail Bakunin, Historia judaica, Volumes 12-14, Verlag von Julius
123
Gérard Menuhin
Kittls Nachfolger, 1950, p. 101 ; Francis Wheen, Karl Marx, Fourth
Estate, Londres, 1999, p. 340).
***
Ullstein était une sorte de super-fiducie ; la plus grande
organisation du genre en Europe, et probablement dans le monde.
Rien quřà Berlin, elle publiait quatre quotidiens, parmi lesquels le
vénérable Vossische Zeitung, fondé au 18ème siècle, et le B.Z. am Mittag,
un journal du soir. En dehors de cela, Ullstein publiait plus d'une
douzaine de périodiques hebdomadaires et mensuels, organisait son
propre service d'actualité, sa propre agence de voyage, etc., et était l'un
des principaux éditeurs de livres. L'entreprise appartenait aux frères
Ullstein : ils étaient cinq, comme les frères Rothschild, et tout comme
eux, ils étaient aussi juifs. (Arthur Koestler, The God That Failed,
Hamish Hamilton, Londres 1950, p. 31).
***
Si l'on continue de demander pourquoi le National-Socialisme
combat l'élément juif en Allemagne de façon si fanatique, la réponse
ne peut être que parce que le National-Socialisme veut établir une
véritable communauté de personnes. Puisque nous sommes des
Nationaux-Socialistes, nous ne pouvons pas souffrir quřune race
étrangère qui n'a rien à voir avec nous revendique le commandement
de nos travailleurs. (Adolf Hitler, cité dans N. H. Baynes, The Speeches
of Adolf Hitler, Oxford University Press, Londres/New York 1942,
Volume I, p. 735).
***
Aujourd'hui, soixante ans plus tard et alors que je contemple le
déclin précipité typique d'une société multiraciale et multiculturelle, je
suis obligé de conclure que cřest exactement l'unité raciale et culturelle
du Troisième Reich qui a permis à son peuple de survivre aux
agressions monstrueuses de ses ennemis et de ressusciter des cendres
de sa nation. L'effort actuel pour détruire par tous les moyens cette
unité grâce à l'afflux planifié de millions de déchets incultes en
provenance du tiers monde et la destruction systématique de toutes
les traditions dans l'esprit de la génération actuelle montre que les
ennemis éternels de l'Allemagne sont entièrement d'accord avec moi
sur ce point. Que cette destruction se déroule sous la direction d'un
dictateur juif (Ignaz Bubis, chef des trente à quarante mille fortes
communautés juives dans une population comptant quatre-vingts
millions d'Allemands), qui régit l'Allemagne uniquement par la force
124
Dites la vérité et vous humilierez le diable
des baïonnettes américaines, ne présage rien de bon pour l'avenir de
cette nation, s'il parvenait à mener à bien ses plans néfastes. Il est
grand temps que les Américains se rendent compte qu'ils ont été
réduits à lřétat malséant de bourreaux pour l'état tout-puissant d'Israël.
(Heinz Weichardt, Under Two Flags, op. cit.).
***
Nous ne voulons pas de réactionnisme, mais un rétablissement...
nous ne voulons pas persécuter les juifs, mais nous exigeons un
commandement allemand, sans influence juive, qui nous est étrangère,
sans activité juive dans les coulisses, sans les intérêts des capitaux juifs.
Nous ne cherchons pas une nouvelle guerre, car nous savons que
l'Europe et le monde ne peuvent se rétablir que lorsque les cultures
dominantes anciennes guérissent elles-mêmes dans leur interiorité.
Mais nous n'avons pas peur de la guerre si la mobilisation du pouvoir
allemand s'avère être le moyen ultime de restaurer la liberté allemande.
(Gregor Strasser, membre du NSDAP du Reichstag, discours, 14 juin
1932).
***
Nous sommes socialistes ; nous sommes ennemis, ennemis
mortels du système capitaliste actuel avec son exploitation des
économiquement faibles, des salaires injustes, de l'évaluation
immorale des gens selon leur richesse et leur argent, au lieu de leur
responsabilité et de leurs mérites, et nous sommes déterminés, quoi
quřil arrive, à l'abolir. (G. Strasser).
***
Nous reconnaissons la propriété privée. Nous reconnaissons
l'initiative privée. Nous reconnaissons nos dettes et notre devoir de les
payer. Nous sommes contre la nationalisation de l'industrie. Nous
sommes contre la nationalisation du commerce. Nous sommes contre
l'économie du commandement soviétique... (G. Strasser).
***
Nous, les Nationaux-Socialistes, ne voulons aucune agitation
contre les confessions religieuses et aucune persécution des Églises
chrétiennes. Cependant, nous demandons la coopération honnête des
églises dans le renouvellement de la culture allemande... nous ne
voulons aucun parti politique de prêtres. (G. Strasser).
125
Gérard Menuhin
Le Dr Manfred Reifer, le célèbre chef des juifs à Bukovina, a publié
un article en septembre 1933 (Czernowitzer Allgemeine Zeitung) dans lequel il
a écrit :
Tandis que de grandes sections de la nation allemande luttaient
pour la préservation de leur foi, nous, les juifs, nous remplissions les
rues de l'Allemagne avec nos vociférations. Nous fournissions à sa
presse des articles sur le sujet de ses festivités de Noël et de Pâques et
gérions ses croyances religieuses de la manière que nous jugions
appropriée. Nous ridiculisions les idéaux les plus élevés de la nation
allemande et profanions les questions qu'elle tenait pour sacrées.
L'exode juif planifié depuis lřAllemagne avait déjà commencé en 1933.
Par le Contrat de Haavara (25 août 1933), les Nationaux-Socialistes et les
sionistes ont collaboré pour faciliter une émigration vers la Palestine. Le
Contrat de Rublee-Wohlthat, peu connu, est arrivé beaucoup plus tard,
en février 1939, à l'appui de l'émigration générale des juifs d'Allemagne,
sous l'égide de la Reichszentrale für jüdische Auswanderung, créée par
Göring le 11 février 1939 (en réponse à la suggestion de Heydrich après
les Évènements du 9 novembre 1938), pour accélérer l'expatriation juive.
Rublee était un avocat américain et le directeur d'un comité
international créé pour organiser et financer l'émigration juive lors de la
conférence dřÉvian (juillet 1938). La Rhodésie et la Guyane britannique
étaient parmi les destinations proposées. Rublee a négocié cet accord avec
Hjalmar Schacht de la Reichsbank et le secrétaire d'État de Hermann
Göring, Helmut Wohlthat. L'arrivée de la guerre a limité ses effets et
conduit au transport des juifs vers les territoires occupés de lřEst, où ils
ont été installés dans des camps pour travailler pour l'industrie de
l'armement.
Le dernier effort dřHitler pour résoudre les problèmes des juifs
allemands de manière civilisée eut lieu au printemps 1939. Il envoya
Hjalmar Schacht, président de la Reichsbank et architecte du
rétablissement allemand, en Angleterre pour négocier un grand prêt
qui permettrait à l'Allemagne de laisser les 250.000 juifs restants
émigrer avec leurs biens et les moyens financiers nécessaires pour
assurer les besoins des visas d'immigration. Le gouverneur de la
Banque d'Angleterre, Montagu Norman, ainsi que de nombreux
parlementaires, ont accepté ce projet, mais il fut immédiatement
torpillé par Chaim Weizmann et les bellicistes autour de Churchill, qui
était devenu un fidèle serviteur de la hiérarchie bancaire juive
après quřils lřaient sauvé de la faillite suite à la perte de sa fortune dans
126
Dites la vérité et vous humilierez le diable
le crash de 1929. Il fut, auparavant, un fervent anti-juif. (Heinz
Weichardt, Under Two Flags, op. cit.).
Le premier chef sioniste, Théodore Herzl, a décrit Madagascar comme
une possible terre d'émigration (Altneuland, roman, 1902), se basant peutêtre sur une suggestion de 1885 du savant allemand Paul de Lagarde. Le
plan de Madagascar était aussi une proposition polonaise que les
Allemands envisageaient. Herzl avait soutenu un plan au début des
années 1900 pour donner une partie de l'Afrique orientale britannique
(Ouganda) comme patrie au peuple juif.
Alors qu'il était en train de théoriser à propos de quelles vastes
portions de la terre d'autres peuples conviendraient le mieux aux juifs,
Herzl avait également envisagé comme patrie potentielle, la Patagonie.
ŖQue choisirons-nous, la Palestine ou l'Argentine ? L'Argentine est, par
nature, l'un des pays les plus riches de la Terre, avec un territoire
immense, une population rare et un climat modéré. La République
argentine aurait le plus grand intérêt à nous céder une partie de son
territoire.ŗ (Herzl, ŖPalestine or Argentineŗ, The Jewish State, D. Nutt,
Londres, 1896). Il y a des rapports ces jours-ci de soldats israéliens qui
prospectent la terre :
Dirigé par le Mouvement sioniste international, cette prise de
contrôle tranquille de la Patagonie a progressé de façon spectaculaire
ces dernières années ; non pas par la guerre et l'invasion, mais par des
acquisitions territoriales, des infiltrations économiques, des
cinquièmes colonnes militaires israéliennes, un soutien médiatique
mondial et un positionnement géopolitique. Pendant des décennies,
de jeunes officiers militaires israéliens camouflés en randonneurs et en
routards ont surveillé, cartographié et fureté dans cette région vaste,
riche et peu peuplée ; complotant, planifiant... préparant leur
avenir ?... il ne fait aucun doute qu'il y a des Israéliens dans toute la
Patagonie. Ils se déplacent en groupes, ils sont jeunes, parlent en
hébreu entre eux ; beaucoup parmi eux viennent de l'armée. Ils ont
juste enlevé leur uniforme de lřarmée israélienne ; ce sont des jeunes
dřune vingtaine dřannées qui prennent leurs vacances après avoir
quitté l'armée israélienne... (Adrian Salbuchi, 1er juillet 2011).
La guerre des Malouines a toujours été justifiée en premier lieu,
comme un acte de défense envers les citoyens, lointains mais patriotiques,
de la Grande-Bretagne, ceux-ci étant menacés par un puissant ennemi
continental ; en second lieu, comme un marqueur géographique vital dans
les revendications territoriales britanniques sur les îles subantarctiques,
127
Gérard Menuhin
une partie de l'Antarctique et les minéraux locaux. Si un troisième facteur
est ajouté sous la forme d'objectifs coloniaux sionistes en Patagonie,
l'Argentine et sa dette nationale entrent dans un foyer historique plus
ciblé.
Le rapport Slattery (département américain de l'intérieur, 1938)
concernait une proposition visant à installer les réfugiés juifs dans
certaines parties de l'Alaska.
L'ambassadeur polonais Lipski a assuré à Hitler (20 septembre 1938)
qu'un monument commémoratif lui serait érigé à Varsovie s'il réussissait
à résoudre le problème juif. (S. Zerko, Stosunki polsko-niemieckie 1938-1939,
Instytut Zachodni, Poznan 1998).
Le 9 décembre 1938, le ministre français des Affaires étrangères,
Georges Bonnet, a informé le ministre allemand des Affaires
étrangères Joachim von Ribbentrop que, pour débarrasser la France
de 10.000 réfugiés juifs, il faudrait les expédier ailleurs. À cette
époque, le régime nazi considérait l'émigration de masse comme la
Řsolution finaleř au Řproblème juifř. Ils pensaient à l'île française de
Madagascar. (Bibliothèque virtuelle juive).
***
Les juifs auraient pu avoir l'Ouganda, Madagascar et d'autres
endroits pour l'établissement d'une patrie juive, mais ils ne voulaient
absolument rien, sauf la Palestine, non pas parce que l'eau de la Mer
Morte par évaporation peut produire cinq billions de dollars de
métalloïdes et de métaux en poudre ; non pas parce que le sous-sol de
la Palestine contient vingt fois plus de pétrole que toutes les réserves
combinées des deux Amériques ; mais parce que la Palestine est le
carrefour de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, parce que la Palestine
constitue le véritable centre du pouvoir politique mondial, le centre
stratégique pour le contrôle mondial. (Nahum Goldmann, président,
Congrès juif mondial, Montréal 1947, L'Unité Nationale, Montréal,
numéro 41, 1953, cité par Anwarul Haque Haqqi, West Asia Since
Camp David, Mittal Publications, Delhi, Inde, 1988, p. 14).
Le 13 mai 1939, un navire (MS St. Louis) appartenant à l'organisation
Kraft durch Freude a transporté environ 900 juifs à New York, où lřentrée
aux États-Unis leur fut refusée. Ils n'étaient pas les bienvenus à Cuba ou
au Canada. Ils sont finalement retournés en Europe et ont débarqué à
Anvers.
128
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Pour ceux qui prétendent que le National-Socialisme était une
idéologie raciste, il convient de mentionner, accessoirement, que le
racisme scientifique du 19ème siècle était commun dans tout le monde
occidental et un certain nombre d'auteurs populaires discutaient de ce qui
était alors une doctrine à la mode. Outre le comte de Gobineau (crédité
comme le père de la démographie raciale moderne ; ses œuvres sont
aujourd'hui considérées comme des exemples très précoces de racisme
scientifique), Disraeli lui-même expliquait dans deux romans :
Tout est dans la race ; il n'y a pas d'autre vérité. Et toutes les races
qui font subir négligemment un mélange à leur sang doivent
disparaître. (B. Disraeli, dans Coningsby, Tauchnitz, Leipzig, 1844,
selon Houston Stewart Chamberlain, Les fondations du dix-neuvième siècle,
Volume 1, John Lane, Londres/New York, 1911, p. 271, bien que je
nřaie pu localiser cette citation dans Coningsby, ce qui suit est tout aussi
pertinent.)
***
Pourtant, les juifs, Coningsby, sont essentiellement Tories... Et
chaque génération doit devenir plus puissante et plus dangereuse pour
la société qui leur est hostile... Le fait est quřon ne peut pas détruire
une race pure... Les races mixtes persécutées disparaissent, les races
pures persécutées restent. Et en ce moment, malgré les siècles, des
dizaines de siècles, de dégradation, l'esprit juif exerce une grande
influence sur les affaires de l'Europe. (B. Disraeli, Ibid., p. 232).
***
Personne ne traitera avec indifférence le principe de la race. C'est
la clé de l'histoire, et la raison pour laquelle l'histoire est souvent si
confuse, c'est qu'elle a été écrite par des hommes qui ignorent ce
principe et toutes les connaissances qu'il implique... La langue et la
religion ne font pas la race. Il n'y a qu'une chose qui fait une race, et
c'est le sang. (B. Disraeli (compte de Beaconsfield), Endymion,
Longmans & Green, Londres, 1880, vol. 2, pp. 202, 205).
***
En outre, le racisme est lui-même une doctrine centrale du
judaïsme traditionnel et de l'histoire culturelle juive. La Bible
hébraïque est manifestement raciste, avec toutes les discussions sur la
semence d'Abraham, du peuple élu et d'Israël comme lumière pour les
autres nations. Dans leurs prières du matin, les juifs orthodoxes
remercient encore Dieu quotidiennement de nřavoir pas fait les juifs
129
Gérard Menuhin
Řcomme les autres peuples de la terreř. Si ça ce n'est pas du racisme,
difficile d'envisager ce qui lřest. Ce livre médiéval très apprécié, Kuzari
de Judah Halevi, est manifestement raciste. Halevi ne permet même
pas qu'une personne convertie au judaïsme soit lřégale d'un juif
naturel. (Norman Cantor, The Sacred Chain: A History of the Jews,
HarperCollins, New York 1994).
Bonjour le racisme.
Quant aux accusations de pratique de l'eugénisme et de l'euthanasie,
Wikipédia contient lřinformation suivante sous ŖInfluence sur
l'Allemagne nazieŗ :
Une fois bien établi aux États-Unis, le mouvement de lřeugénisme
s'est ensuite répandu en Allemagne. Les eugénistes de la Californie ont
commencé à produire de la littérature qui faisait la promotion de
l'eugénisme et de la stérilisation et à l'envoyer à l'étranger [y compris]
aux scientifiques et aux professionnels de la médecine allemands. En
1933, la Californie avait soumis plus de personnes à une stérilisation
vigoureuse que tous les autres états américains combinés. Le
programme de stérilisation forcée conçu par les Nazis était en partie
inspiré par la Californie. La Fondation Rockefeller a aidé à développer
et à financer divers programmes allemands d'eugénisme, y compris
celui sur lequel Josef Mengele a travaillé avant de se rendre à
Auschwitz. Après 1945, cependant, les historiens ont commencé à
tenter de décrire le mouvement de l'eugénisme américain comme
distinct et éloigné de l'eugénisme nazi. Le plaidoyer sur lřeuthanasie a
de nouveau connu un pic aux États-Unis au cours des années 1930 et
a considérablement diminué pendant et après la Seconde Guerre
mondiale. (Wikipédia).
Les membres récalcitrants de l'opposition politique ont-ils été placés
dans des camps de concentration ? Certainement ; les urgences
nécessitent des solutions extrêmes.
Ici, je dois parler du changement sociétal en Allemagne, provoqué
par le régime du NSDAP : après la République de Weimar, peu aimée,
vécue par la plupart des Allemands comme un temps difficile et
sombre, dans laquelle régnait la politique du chacun pour soi,
lřobjectif le plus important du NSDAP fut de placer le principe de la
Řcommunauté nationale‘, au cœur de sa politique. ŘLe bien commun passe
avant le bien personnel‘ ou ŘUn pour tous, tous pour unř étaient alors les mots
d'ordre, qui ont introduit le ŘFührerstaat‘. En pratique, cela signifiait
que toutes les organisations précédentes furent transformées sans
concertation avec leurs membres. Quiconque s'opposait activement et
130
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ouvertement à cela était envoyé dans un camp de concentration afin
dřêtre Řéduquéř. Il restait là pendant une semaine, un mois, un an ou
plus, jusqu'à ce qu'il ait saisi Řl'esprit de la communauté nationale‘. De
nombreux anciens communistes et membres de l'opposition politique
adoptèrent très rapidement le nouveau système sans éprouver
dřinconvénients vis-à-vis de leur allégeance antérieure. (Döring-Ernst
von Gottberg, Eine Jugend in Hitlers Reich, livres à la demande,
Norderstedt 2013, p. 16)...
Bien que cela ait pu être difficile dans les camps de concentration à
l'époque, je doute que les gens y aient été battus ou torturés,
puisquřon voulait rallier ces gens-là aussi à la communauté
nationale. Ils travaillaient huit heures par jour sur un projet pour la
communauté nationale et le soir ils étaient éduqués afin de pouvoir
sřadapter aux temps nouveaux. Pour autant que je sache, c'était la
routine quotidienne. Lors de sa libération, chaque prisonnier devait
déclarer par écrit qu'il ne raconterait rien de son séjour dans le camp
de concentration. Ainsi, lřintérimaire de lřépoque revenait sur son lieu
de travail bronzé et avec des cals sur les mains, résultant officiellement
dřune nouvelle formation. Il savait comment s'insérer ! C'est ce que
mon père m'a dit plus tard...
Certificat de libération du camp de concentration de Sachsenhausen
131
Gérard Menuhin
Le système de la communauté nationale touchait tous les
Allemands. Le ŘBlockwart‘ était le grade le plus bas parmi les dirigeants
politiques. On lui assignait un quartier résidentiel de plusieurs
centaines d'habitants, dans lequel il devait assurer l'ordre et les
conditions sociales. Si, par exemple, des personnes âgées avaient du
mal à aller chercher du charbon dans la cave, il [Blockwart] informait la
jeunesse hitlérienne locale, qui demandait à quelques jeunes hitlériens
d'aider ces personnes âgées (tous les jours, une bonne action). Si des
personnes âgées avaient besoin d'aide pour faire les courses, alors la
ŘLigue des filles allemandesř en serait informée et irait aider.
Ensuite, il y avait la Ligue des femmes N.S. et les Services sociaux
des N.S. qui aidaient les adultes égarés pour mauvaise conduite. La
majorité de la population percevait ces Řtemps nouveauxř comme
quelque chose de positif et était satisfaite de son développement
personnel...
Les salaires et les ajustements de revenu étaient fixés par le Front
du travail allemand au nom du gouvernement, ceci, sans grève et donc
sans perte financière générale pour les entreprises et sans perturbation
pour la population. Chaque cas qui ne pouvait pas être réglé de
manière satisfaisante par les lois et les ordonnances généralement
émises trouvait souvent une solution confortable à travers le Parti...
(Ibid., p. 17).
Nous chantions les chansons de l'ancien Bündischer Jugend après
1918 et du mouvement Boy Scout avant 1914. Tout comme à
l'époque, nous érigions des campements de tentes, faisions des feux
de camp, lisions à haute voix, participions à des activités de plein air,
faisions du sport et des jeux, et puis il y avait le ŘChaque jour, une bonne
action.ř Cela peut sembler Řbanalř aujourd'hui, mais c'était alors notre
monde. Nous, les jeunes, nous nous sentions bien d'être considérés et
de faire partie de cette Řnouvelle ère du Mouvement nationalsocialisteř. Nous avons grandi à une époque où pour nous, les jeunes,
la profession, le mariage et la famille faisaient partie des objectifs
évidemment souhaitables dans la vie... les jeunes avaient également
tourné le dos à la frustration et à lřerrance dans les rues ou dans les
arrière-cours, loin de la drogue ou de l'alcool, du tabagisme ou des
actes criminels. Ils étaient incorporés dans une communauté du même
âge. Il y avait beaucoup dřactivités sportives, beaucoup dřactivités
extérieures, de l'artisanat durant notre temps libre, nous nous aidions
mutuellement pour les travaux scolaires, et si les devoirs étaient trop
difficiles, nous demandions conseil à un ancien leader de la jeunesse
132
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Un membre de la Jungmädel ou de la Ligue des filles allemandes 10-14 ans, organisation nationalesocialiste féminine.
133
Gérard Menuhin
hitlérienne. On pourrait critiquer cela aujourd'hui ou dénoncer cela
comme une influence politique, mais il nřy avait guère de jeunes qui
voulaient rester en dehors de ça et qui n'y ont pas participé avec leurs
amis et camarades dřécole. (Ibid., p. 20).
***
Les tribunaux criminels nřavaient jamais eu si peu de choses à faire
et les prisons nřavaient jamais eu si peu d'occupants. C'est un plaisir
d'observer l'aptitude physique de la jeunesse allemande... (Sir Arnold
Wilson, M.P., selon John Toland, Adolf Hitler, Doubleday, Garden
City, N.Y., 1976, p. 405).
La méfiance d'Hitler envers les juifs n'était pas monolithique mais
large. Il appréciait Emil Maurice, son chauffeur, et le docteur Bloch, le
médecin de famille à Linz, mais il comprenait la force étrangère et
démoniaque qui cherche à dominer le monde. Le docteur Bloch avait
conservé une carte postale, sur laquelle Hitler l'avait remercié de sřêtre
occupé de sa mère souffrante, commentant, devenu vieux, qu'il
considérait cela comme un beau geste d'un fils dévoué : ŖMaintenant, ce
jeune étudiant est devenu l'une des personnalités les plus importantes de l'histoire.ŗ
(W. Bräuninger, Feldherrnhalle, Regin, Kiel, 2012, p. 93).
À propos du docteur Bloch, j'espère quřon me pardonnera cette
citation favorable lue sur un blog Internet :
Gérard Menuhin est le genre de personne que le Führer qualifiait
de Řnoble juifř. Le docteur Bloch, son médecin de famille, en était un,
par exemple. Il a dit à propos de lui : ŘSi tous les juifs étaient comme lui, il
n'y aurait pas de question juiveř. Non seulement jřaccepte le concept de
juif noble, mais jřapplique aussi cette citation à Menuhin (et à son père
béni). Si tous les juifs étaient comme les Menuhin, il n'y aurait pas de
question juive et PAS DřANTI-JUDAISME ! Malheureusement, deux
ou 1.000 vertueux [juifs] ne sont pas suffisants pour réparer les
dommages causés quotidiennement par des millions de juifs dans le
monde de la finance internationale. On ne peut donc pas disculper les
juifs, mais ces quelques juifs nobles, oui. (ŖLeseratteŗ, 03.03.2015,
07:30, goo.gl/QYBvo9, en référence à ma lettre au frère du prisonnier
politique Horst Mahler; goo.gl/vp9KY8).
Les objectifs d'Hitler étaient d'établir un gouvernement stable et
compétent qui ne pouvait être renversé à chaque session parlementaire ;
afin dřatteindre le plein emploi et assurer nourriture, abri et vêtements en
quantités suffisantes pour l'ensemble de la population ; de créer un peuple
134
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ayant un sens de l'identité nationale, tout en rejetant les ennemis de la
patrie et ceux aux tendances perfides; libérer l'Allemagne de toutes les
déprédations du traité de Versailles, qui limitaient la souveraineté du
peuple et de l'État ; dřéduquer les jeunes pour quřils soient libres,
confiants et responsables envers l'ensemble du peuple ; dřassurer
l'existence et l'appartenance de l'Allemagne par des traités de commerce
et d'amitié avec les États voisins, et par un pacte d'amitié et d'intérêts
communs avec la Grande-Bretagne.
La présomption et la préservation de l'homogénéité ethnique et
culturelle étaient le socle sur lequel il fondait ses ambitions.
L'autosuffisance pour une population diversifiée, menacée de l'intérieur et
de l'extérieur par le capitalisme prédateur et le communisme despotique,
les facettes pseudo-idéologiques jumelles de la subversion juive, était
impossible.
Les deux Internationales de la Finance et de la Révolution
travaillent avec ardeur ; elles sont les deux visages de l'Internationale
juive. Il y a une conspiration juive contre toutes les nations. (René
Groos, Le Nouveau Mercure, Paris, mai 1927).
Ses ambitions pouvaient être réalisées en se déplaçant vers l'Est, pour
reprendre le territoire confisqué à lřAllemagne et incorporé à la Pologne
et à la Tchécoslovaquie après la Première Guerre mondiale. Il espérait
quřun pouvoir discrétionnaire lui serait accordé, en échange de la
protection de toutes ces nations qui faisaient face au communisme.
Beaucoup de gens en Asie considéraient que le véritable ennemi
dans la lutte étaient le communisme et l'Union soviétique. Pour cette
raison, de nombreux Asiatiques de différents pays sont allés en
Europe pour rejoindre l'armée du Troisième Reich. Le bataillon 43 de
la Wehrmacht se composait exclusivement dřAsiatiques de l'Est de la
Chine, du Japon, de la Corée et de la Mongolie. Une petite partie était
également composée de troupes de Thaïlande et dřIndonésie.
(Métapédia).
En tout, Ŗenviron 25 nationalités européennes différentes étaient
membres de la Waffen-SS: Albanais, Arméniens, Belges, Bulgares,
Bosniaques, Croates, Tchécoslovaques, Danois, Estoniens, Finnois,
Français, Grecs, Hongrois, Hollandais, Anglais, Estoniens, Italiens,
Lettons, Lituaniens, Norvégiens, Roumains, Russes, Espagnols, Suédois
et Ukrainiens. Six sur dix membres des Waffen-SS étaient étrangers.
Cependant, la Wehrmacht comptait des volontaires d'autres races non
135
Gérard Menuhin
européennes telles que les Africains, les Indiens (dont les Hindous, les
Sikhs, les Musulmans, les Chrétiens et même les Bouddhistes), les Arabes,
les Chinois, les Japonais, les Coréens, les Turkmènes, etc. Il y a aussi des
soldats juifs qui ont volontairement servi l'Armée allemande. Certains
servaient dans le Judenrat ou la police juive, qui aidait les commandants
allemands à contrôler les ghettos au début, puis ils furent gardes dans les
camps de concentration.ŗ (Métapédia)
Soldats du OstBataillon, 1943
136
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Des soldats de la Légion du Turkestan jouent aux échecs en France
Des unités des nations suivantes ont rejoint l'armée régulière ou la
Wehrmacht :
- Italie (jusqu'à la chute de Mussolini ; après Waffen-SS italienne
jusqu'en 1945) ;
- Finlande (jusqu'en février 1944), dont 350 Américains d'ascendance
finlandaise ;
- Roumanie (jusqu'au 23 août 1944, légionnaires bénévoles dans la
Garde de fer) ;
- Hongrie (jusqu'à la fin 1944, jusqu'en février 1945 dans la bataille
d'Ofen-Pest) ;
- Slovaquie (jusqu'au début de 1945) ;
- Bulgarie (jusqu'en septembre 1944) ;
- Croatie (jusqu'au début de 1945) ;
- L'Union soviétique, environ 4 à 600.000 hommes, entre autres
unités, dans l'Armée de Russie Libre, la Légion de l'Est, la police et
d'autres groupes spéciaux (secondaient la Wehrmacht en matière
opérationnelle) ;
- Espagne (volontaires, après la bataille pour Leningrad en 1942, la
Division bleue) ;
137
Gérard Menuhin
- Allemands ethniques, environ 600.000 auxiliaires, entre autres
soldats de l'Armée rouge et minorités ethniques en Union
soviétique ;
- Inde (Légion ŖInde libreŗ) ;
- Proche-Orient (Légion de ŖArabie libreŗ) ;
- Suède, rien que pendant l'hiver 1941/42, 8.760 volontaires du
ŖSvenska Friviligenkarenŗ et au moins 900 bénévoles du Bataillon
ŖSvenska Frivilligbataljonenŗ se sont joints à la Wehrmacht, puis
viennent les Danois, les Norvégiens et les Estoniens. (Métapedia).
D'autres ont rejoint la Kriegsmarine ou la Luftwaffe.
Du coup, lorsque le pacte de non-agression Molotov-Ribbentrop du
23 août 1939, avec son protocole secret pour le partage de la Pologne fut
signé, ce fut une désagréable surprise pour la plupart des membres du
NSDAP. Mais, dans l'esprit des deux dictateurs, ce n'était qu'une étape
préliminaire pour gagner du temps. L'Allemagne espérait assurer la paix
avec la Grande-Bretagne, lui permettant de se déplacer vers l'Est, tandis
que la Russie conservait ses options ouvertes, dans l'espoir que la guerre
avec la Grande-Bretagne affaiblirait l'Allemagne et faciliterait ses propres
plans pour se déplacer vers l'Ouest. En 1941, le temps sřétait écoulé.
L'Allemagne était confrontée à une intensification militaire russe à ses
frontières et entreprit une frappe préventive le 22 juin.
L'Union soviétique avait prévu d'attaquer l'Allemagne le 6 juillet, sous
le nom de code ŖOperation Thunderŗ.
ŖLe commandement nazi est parvenu à faire littéralement obstacle à nos troupes
deux semaines avant le début de la guerre.ŗ (Général S.P. Ivanov, Chef de
l'Académie générale des Forces armées de l'URSS, 1974).
Dans son nouveau livre The Day M (Der Tag M, Klett-Cotta, 1995),
Viktor Suvorov écrit sur les conséquences du 19 août : ŘC'était une
mobilisation secrète. La direction soviétique avait préparé l'Armée
rouge et toute la nation pour la conquête de l'Allemagne et de toute
l'Europe occidentale. La conquête de l'Europe occidentale était la
principale raison pour laquelle l'Union soviétique avait déchaîné la
Seconde Guerre mondiale. Staline a pris la décision finale de
commencer la guerre le 19 août 1939.ř (Wolfgang Strauss: ŖDer zweite
Weltkrieg a commencé le 19 août 1939,ŗ Staatsbriefe, vol. 7, nos 2-3,
1996, pp. 6-11).
La Russie nřa donc jamais combattu dans une ŖGrande Guerre
patriotiqueŗ.
138
Dites la vérité et vous humilierez le diable
L'ingénieur américain John Scott, qui travaillait lui-même en Union
soviétique, décrit la militarisation russe avant la guerre comme suit :
ŘLe budget de la défense russe doublait presque chaque année. Des
réserves infinies de matériel de guerre, de machines, de carburants, de
nourriture et de fournitures étaient amassées. L'Armée rouge est
passée de deux millions d'hommes en 1939 à 6,5 millions au
printemps 1941.ř (Métapédia).
***
Lřobjectif d'Hitler dans l'attaque de l'Union soviétique découle
d'une situation concrète. En juin 1940, les Soviétiques ont annexé la
Bessarabie et la Bukovine du Nord. Leur présence toute proche
représentait donc une menace pour les puits de pétrole roumains,
auprès desquels l'Allemagne, dans une grande mesure, se fournissait.
À l'époque, 6 divisions allemandes, à la frontière entre la Pologne et
l'Union soviétique, faisaient face à 170 divisions russes. Hitler a réagi.
En juillet 1940, il a donné des instructions pour la première fois au
Haut Commandement des Forces armées et de l'armée pour explorer
la possibilité d'une attaque contre l'Union soviétique. (Simultanément,
Staline à Moscou donnait les mêmes instructions pour une attaque
contre l'Allemagne).
Lorsque le gouvernement allemand tenta, en septembre 1940,
d'intégrer l'Union soviétique dans la triple alliance créée récemment
entre l'Allemagne, le Japon et l'Italie, le ministre soviétique des
Affaires étrangères Molotov fut invité en Allemagne. Cependant, à la
stupéfaction du côté allemand, il déclara à Hitler (12 novembre 1940)
à Berlin que lřŘaccord secretř d'août 1939 sur la division des zones
d'intérêt en Europe de l'Est était suranné et que de nouvelles limites
devaient être négociées. À cette fin, il exigea les États et les accès
maritimes suivants pour l'Union soviétique : la Finlande, le Danube, la
Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Turquie, avec ouverture sur la
mer Noire, l'Iran, la Grèce et la Yougoslavie, ouverture sur la Baltique
et le Spitzberg.
Comme les Soviétiques avaient entre-temps déjà annexé tous les
États qui leur avaient été accordés selon leur sphère d'intérêt, du côté
allemand on devait en déduire que l'Union soviétique avait maintenant
l'intention de conquérir ces États cités. Cela aurait dépossédé
l'Allemagne de ses fournisseurs de matières premières, de ses
partenaires commerciaux en Europe du Sud-Est, supprimé sa liberté
de mouvement dans la Baltique, et lřaurait contrainte dřaccepter le
communisme aux frontières de l'Italie et de l'Allemagne. (Gerd
139
Gérard Menuhin
Schultze-Rhonhof, Der Krieg, der viele Väter hatte, 6e éd., Olzog, Munich
2007, pp. 570 sq.).
Comment Molotov a-t-il pu avoir l'assurance et l'impudence de
revendiquer une telle position ?
L'amirauté, par la présente, fait une déclaration de préparation
concernant les accords conclus le 15 octobre 1939 pour faire la
guerre, signés et remis par M. Staline le 28 janvier 1940, l'accord se lit
comme suit :
1. Aussitôt publiée lřoccupation de lřensemble de la Finlande, y
compris ses baies, ses côtes et ses îles, par l'Union soviétique, le
ministère maritime est prêt à envoyer des marines et d'autres forces au
plus tard la nuit du 14 au 15 mai 1940 pour occuper dřimportants
objectifs en Norvège. En outre, l'Angleterre occupera le Danemark.
En coopération avec les troupes françaises, l'Angleterre occupera le
Göteborg suédois ainsi que le Sud de la Suède. Dans le même temps,
les forces navales britanniques contrôleront la mer du Nord et
bloqueront l'accès de la mer Baltique aux navires et sous-marins
allemands.
2. Un accord a été conclu lors des négociations entre la France et
l'Angleterre concernant l'assistance Řsouvent demandéeř par la
Finlande dans sa lutte contre l'Union soviétique, que nos
gouvernements avaient promise. Cette aide promise, que la Finlande
avait demandée, sera redirigée vers la Suède et la Norvège, où elle sera
mise en attente, même si ces pays se sont avérés disposés à autoriser le
transit des troupes. La France a promis 50.000 à 100.000 soldats, qui
stationneront en Suède pour se combiner aux forces suédoises, afin de
permettre à l'Union soviétique d'occuper la Finlande et de contenir ses
forces. Les forces anglaises stationneront en Norvège, environ 5.000 à
8.000 soldats atterriront à Göteborg, en Suède.
3. Après l'occupation de la Finlande, de la Norvège, du Danemark
et de la Suède, un accord peut être trouvé entre les forces anglaises et
soviétiques quant à la répartition des troupes et à leurs cibles, ainsi que
le moment de l'attaque contre l'Allemagne ; ceci en accord avec les
plans déjà établis, de sorte que :
Les troupes de la force d'expédition anglaise et française lanceront
ensemble une attaque le long de la ligne Cherbourg-Rotterdam avec la
ligne Siegfried, tandis que la Pologne et la Tchécoslovaquie seront
attaquées par les forces soviétiques.
Les forces de défense de la Hollande et de la Belgique ont accepté
de rejoindre les troupes britanniques/françaises.
140
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les forces navales françaises et anglaises fermeront la mer du
Nord, ainsi que la Manche, à toute circulation navale de navires
allemands jusqu'à ce que les forces allemandes soient vaincues et que
l'Allemagne soit contrainte à un accord de paix.
4. Pour l'attaque principale des pays baltes et de la péninsule
scandinave, le plan d'approvisionnement des troupes sera élaboré
dans un effort commun à Paris, au moment de votre choix, selon vos
suggestions.
5. Le comité mixte de l'Armée de l'air française-anglaise a accepté
d'inviter immédiatement un représentant de l'armée de l'air soviétique
à coopérer afin d'éliminer une fois pour toutes la force aérienne
allemande, avant même quřune attaque par mer et par terre
commence.
6. L'assurance de l'assistance militaire à la Finlande, mentionnée à
l'article 2, est basée sur les négociations de la Crimée entre le secrétaire
général du Parti communiste soviétique et l'Angleterre de Winston
Churchill, pour obtenir un accord de transit des troupes de la Suède,
de la Norvège et du Danemark pour aider militairement la Finlande. Si
ces pays nordiques acceptent ce transit de troupes, les troupes
anglaises et françaises peuvent être transférées dans la péninsule
scandinave sans rencontrer de résistance. L'occupation de la péninsule
scandinave et l'internement de ses forces pourraient ainsi être réalisés
en donnant lřimpression dřun tour de force sans effusion de sang.
L'Union soviétique serait ainsi soulagée de l'inquiétude suscitée par les
troupes anglaises et françaises. L'occupation de la péninsule
scandinave aura lieu même si l'accord de transit pour les troupes de
soutien n'est pas accordé. L'Union soviétique sera invitée à envoyer
un expert militaire pour observer les opérations d'occupation de la
Scandinavie, ainsi que la préparation de ces opérations. Il serait
bénéfique que cet expert puisse arriver le plus tôt possible.
7. En ce qui concerne la demande de mise en place des champs de
mines le long de la côte norvégienne par l'Union soviétique, une carte
cinq (5) est jointe montrant le champ de mines comme convenu. Les
forces navales anglaises développeront ce champ de mines et
l'étendront à partir du 5 au 6 avril, conformément à la pièce jointe six
(6). Les zones non déminées seront affichées à la pièce jointe 6.
Les pièces jointes 5 et 6 n'ont pas été trouvées lorsque ce
document a été copié les 19 et 21 janvier 1950.
Importance et implications de cet accord
Avec cet accord, Churchill et les puissances occidentales ont
permis à l'Union soviétique de faire en sorte que tous les petits pays
141
Gérard Menuhin
limitrophes soient sous son contrôle. Cela est allé bien au-delà de ce
qui était convenu dans le cadre du pacte Molotov-Ribbentrop
concernant les Řrégions d'intérêtř. En même temps, Churchill s'est
accordé le droit d'interférer dans la souveraineté de nombreux pays
neutres (Islande, les îles Féroé, Norvège, Suède, Grèce, etc.). (Erkki
Hautamäki, Finland i stormens öga (Finland in the Eye of the Storm), CKM,
Södertälje 2004, Chapitre 10, Inconvenient History Blog, 13 décembre
2009 ; goo.gl/iUzY4f).
***
Hitler, dont l'intention via le récent pacte avec Staline avait
effectivement été d'amener la Grande-Bretagne à accepter une offre
répétée de paix, réalisa soudain quřil était exposé aux tenailles
britannico-russes. Ses craintes à cet égard augmentèrent à partir de la
fin de l'automne 1940 avec l'arrivée constante de nouveaux rapports
sur de nouvelles concentrations de l'Armée rouge, quřil décrit luimême, lors d'une conversation avec le chef de lřÉtat roumain
Antonescu comme Řle plus grand déploiement dans l'histoireř.
Cřest en voyant ce nouveau danger que Hitler décida de l'attaque
contre l'Union soviétique. La guerre en Union soviétique, plus tard
menée avec tant de brutalité, est née de cette situation en novembre
1940. Depuis le début, la guerre contre l'Union soviétique n'a rien à
voir avec le concept dřespace habitable d'Hitler ou avec un ŘGrand
planř. (deutsche-zukunft.net/hintergrundwissen, traduction de
l'auteur).
ŖLa menace d'une attaque russe ne permet pas d'autres hésitationsŗ
(Im Kriegstagebuch des OKW in einer Kurznotiz (note brève dans les journaux
de guerre du Haut Commandement allemand), 19 juin 1941. Percy E.
Schramm (éd.). Kriegstagebuch Des OKW 1940-1941, Vol. I, Tome 2,
Bernard & Graefe, Munich 1982, p. 406).
ŖTout le monde écoutait attentivement pour déterminer si les
Allemands étaient déjà en route.ŗ En juin et juillet 1941, ceux qui vivaient
dans les régions de la Pologne orientale occupées par lřArmée rouge, - les
agriculteurs polonais, la bourgeoisie, le clergé, les ex-soldats et
intellectuels - tous attendaient l'invasion des troupes allemandes. Cette
citation provient de l'historien juif polonais J. Gross, auteur du livre
Neighbors: The Destruction of the Jewish Community in Jedwabne, Poland.
Soljenitsyne explique pourquoi :
ŘLes Polonais, les Lituaniens, les Lettons, les Ukrainiens, les
Estoniens, les Biélorusses, les Bucovines et les Moldaves-Roumains
142
Dites la vérité et vous humilierez le diable
pouvaient difficilement attendre que les Allemands envahissent.‘ (Cité
par Wolfgang Strauss, The End of the Legends, op. cit.)
***
Les minorités en Pologne doivent disparaître, et elles ne doivent
pas disparaître que sur papier selon la politique polonaise. Cette
politique est poussée impitoyablement et sans la moindre
considération pour l'opinion publique à l'étranger, pour les traités
internationaux et pour la Société des Nations. L'Ukraine sous la
politique polonaise est un enfer. La Russie blanche est un enfer
encore plus diabolique. Le but de la politique polonaise est la
disparition des minorités nationales, aussi bien sur papier que dans les
faits. (Manchester Guardian, 14 décembre 1931, rapport spécial de
Varsovie).
***
Ce n'est que lorsque jřai senti de plus en plus, semaine après
semaine, que la Russie voyait arriver le moment de sřen prendre à
nous ; à un moment où nous n'avions que trois divisions en Prusse
orientale, vingt-deux divisions russes s'y étaient regroupées ; quand j'ai
soutenu petit à petit une position secondaire, alors qu'un aérodrome
après lřautre s'établissait sur nos frontières, quand une division après
l'autre se massait ici hors de cet énorme empire, cřest alors que jřai
moi-même dû me sentir concerné. Car il n'y a pas d'excuse dans
l'histoire pour un oubli, pour le pardon qui consiste en une explication
tardive : je ne l'ai pas remarqué, ou je ne l'ai pas cru. (Discours
d'Hitler, 3 octobre 1941).
***
Comme un rempart pour l'Europe et donc pour le monde, dans la
bataille héroïque sans pareille qui aura duré quatre ans, l'Allemagne
mobilisa les énergies qui lui restaient contre lřinvasion rouge. Elle
aurait pu défendre l'Europe contre le bolchevisme, si ses arrières
avaient été protégés. (Comte Schwerin von Krosigk, émission de radio
en tant que ministre des Affaires étrangères, 3 mai 1945).
En 1941, contrairement à cette foi dans la rectitude allemande, la
bonne volonté et la décence - bref, dans le caractère allemand dřinfluents juifs américains réclamaient le génocide des Allemands :
L'Allemagne doit périr, de M. Théodore Kaufman, proposait
l'extermination du peuple allemand au sens littéral de la loi Talmud-
143
Gérard Menuhin
Torah. M. Kaufman proposait que Řl'extinction allemandeř soit
obtenue en stérilisant tous les Allemands en âge de procréer (hommes
de moins de 60 ans, femmes de moins de 45 ans) dans un délai de
trois ans après la fin de la guerre, l'Allemagne serait bouclée pendant
le processus et puis son territoire serait partagé parmi dřautres
peuples, de sorte qu'elle devrait être rayée de la carte avec son peuple.
M. Kaufman a calculé que grâce à lřarrêt des naissances via la
stérilisation, le taux de mortalité normal anéantirait la race allemande
dans les cinquante ou soixante ans. (Douglas Reed, The Controversy of
Zion, op. cit. p. 481).
Ceux qui en ont le courage peuvent consulter une belle collection de
diatribes des années 1940 des hauts responsables de l'église, des
parlementaires et de la presse en général, sur les sous-hommes allemands
à goo.gl/r2JLw3. Elle montre le besoin apparemment vital de maintenir
un climat de haine envers l'ennemi, un peuple germanique ami, à
seulement quelques centaines de kilomètres de là, dont le vrai caractère
allemand était méconnu de la plupart des Britanniques insulaires, et qui
pourtant était censé incarner une barbarie diabolique. (Les Anglo-Saxons
sont également germaniques.)
Lřopinion des États-Unis à l'époque est illustrée dans la déclaration
faite par le sénateur américain Harry Truman en 1941 concernant
l'invasion de la Russie par les Nazis :
Si on voit que l'Allemagne gagne, nous devrons aider la Russie, et
si la Russie est en train de gagner, nous devrons aider l'Allemagne et
ainsi les laisser en tuer le plus possible. (David McCullough, Truman,
Simon & Schuster, New York 1992, p. 262. Wikipédia).
En 1939, la Grande-Bretagne et la France avaient hâte de parvenir à
un accord similaire avec Staline, précisément pour empêcher un
rapprochement allemand avec l'URSS. L'Alliance militaire anglopolonaise du 31 mars 1939, dans laquelle la France occupait un poste
secondaire, fut conçue pour exercer une pression sur l'Allemagne. (Le
général Gamelin de France, de sa propre initiative, avait signé un accord
militaire secret avec la Pologne, par lequel il s'engageait à mobiliser les
troupes françaises 3 jours après toute action allemande qui Ŗmenacerait les
intérêts vitaux de la Pologne à Danzigŗet, de commencer une offensive
majeure contre l'Allemagne dans les 15 jours. Protocole GamelinKasprzycki, 19 mai 1939.)
En fait, le 15 octobre 1939 déjà, Churchill et Staline avaient négocié
un pacte secret de coopération dans une guerre sur quatre fronts contre
144
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'Allemagne, alors que Churchill était le Premier lord de l'Amirauté et
membre du Cabinet de guerre. En juillet, il avait été convenu que, lorsque
l'Allemagne et l'Union soviétique attaqueraient la Pologne, la déclaration
de guerre des alliés occidentaux ne serait concentrée que contre les
actions allemandes. Staline a signé le pacte le 28 janvier 1940 et Churchill
le 8 février 1940. Cette information est Ŗbasée sur le contenu du fichier S-32 du
maréchal Mannerheim, qui fut copié par l'agent secret du maréchal Vilho
Tahvanainen, qui a travaillé avec lui pendant la guerreŗ.
Lřauteur Erkki Hautamäki explique :
Le fichier S-32 est devenu confidentiel ou a été détruit. Des
scientifiques finlandais ont séjourné à Moscou, mais toutes les
archives de Staline et du NKVD sont fermées. Aucune enquête sur les
documents nřest autorisée. Durant les négociations du traité de Paris,
les Finlandais ne furent pas autorisés à présenter les détails du dossier
S-32. Les archives de Churchill sont fermées au moins jusqu'en 2017.
À Nuremberg, les Allemands ne furent pas autorisés à présenter quoi
que ce soit des documents de Churchill-Staline, et l'information ne fut
pas communiquée au ministère public.
Selon les plans élaborés après le 23 août, l'objectif était de créer de
nouveaux fronts pour disperser et submerger les troupes allemandes.
Plus tard, une attaque concentrée contre lřAllemagne provenant de
différentes directions était prévue : après que toutes les ressources
nécessaires aient été réunies. À la lumière du contact initial
extrêmement ténu de Churchill (après le 3 septembre, après être
passé par le cabinet de Chamberlain), Staline était maintenant disposé
à signer un accord avec les puissances occidentales. La désinformation
était nécessaire pour garder cela secret. (Major Erkki Hautamäki,
Finland i stormens öga, op. cit.)
Dans son discours secret au Comité central du Parti communiste du
27 août 1939, la position de Staline est claire. En voici quelques extraits :
Si nous acceptons la proposition de l'Allemagne sur lřaccord dřun
pacte de non-agression, elle va naturellement attaquer la Pologne, et
l'entrée de la France et de l'Angleterre dans cette guerre sera
inévitable. L'Europe occidentale sera dominée par de graves troubles
et désordres. Dans ces circonstances, nous aurons une excellente
occasion de rester en dehors du conflit, et nous pouvons espérer une
entrée favorable dans la guerre... Dans le cas dřune défaite de
l'Allemagne, la soviétisation de celle-ci suivra inévitablement ainsi que
la création d'un gouvernement communiste... Ainsi, notre tâche
145
Gérard Menuhin
consiste à ce que lřAllemagne mène une longue guerre, avec pour
objectif que l'Angleterre et la France soient si fatiguées et affaiblies
qu'elles ne seront plus en position de menacer une Allemagne
soviétisée. Alors que nous maintenons une position neutre et
attendons notre heure, l'URSS aidera l'Allemagne actuelle, en ce que
nous lui fournirons des matières premières et de la nourriture... La
priorité dans ce cas est que nous devons accepter de conclure le pacte
proposé par l'Allemagne et continuer à prolonger au maximum la
guerre dřenvergure qui éclatera un jour.
En garantissant l'assistance de la Pologne en cas d'attaque allemande,
la Grande-Bretagne (et la France) avait l'intention de pousser Hitler à
faire la guerre, selon le plan visant à compléter la destruction de
l'Allemagne, entravé par le succès d'Hitler à nier les termes du Traité de
Versailles. La discorde de la Pologne avec l'Allemagne avait été
occasionnée par les 10 % du territoire allemand qui lui avaient été
attribués après la Première Guerre mondiale, à cause de ce traité,
l'Allemagne a perdu non seulement une grande partie de sa population
orientale, mais aussi la grande majorité de ses mines régionales de
charbon. Les Polonais terrorisaient régulièrement la population allemande
de la Prusse occidentale, de la Silésie et de la Poméranie. La Pologne ne
manquait pas une occasion d'humilier l'Allemagne au sujet des conflits
territoriaux et faisait obstruction à tout compromis pour résoudre le
problème d'accès à la ville allemande de Danzig.
En 1939, comme les Anglais et les Français l'avaient prévu, le temps
était écoulé pour Hitler. Il était désormais confronté à deux choix :
ignorer la persécution des minorités allemandes, y compris les restrictions
imposées aux citoyens de Danzig et aux tirs antiaériens réguliers sur les
vols civils de la Lufthansa, ou entrer en guerre contre la Pologne. Hitler
était réticent à une entrée en guerre tant que les négociations
diplomatiques offraient une alternative. Cependant, loin d'accepter les
termes de l'Allemagne, la Pologne parlait ouvertement d'attaquer Berlin.
Déjà en 1939, apparemment inconsciente de sa propre posture en tant
que puissance mineure parmi les États d'Europe centrale et entraînée par
la folie des grandeurs qui nřavait pas trouvé satisfaction dans l'énorme
territoire allemand qu'elle avait injustement gagné grâce au Traité de
Versailles, la Pologne nourrissait des plans mégalomaniaques pour vaincre
les États baltes, une partie de l'Union soviétique et de l'Allemagne, jusqu'à
Berlin.
146
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Après la guerre imminente... La Pologne devrait annexer Danzig,
la Prusse orientale, la Haute Silésie et la Silésie centrale, y compris
Breslau et la Poméranie centrale ; la Pologne devrait en outre créer
une rangée d'états tampons sous sa protection et son règlement, le
long de l'Oder et de Neisse. (Jedrzej Giertych, article de journal, été
1939, cité par l'historien Stefan Scheil, Polen 1939, Edition Antaios,
Schnellroda 2013).
La Pologne attendait seulement le soutien de la Grande-Bretagne et de
la France pour lancer cette entreprise, mais cette assistance n'était pas
pour tout de suite.
La Pologne veut une guerre avec l'Allemagne et l'Allemagne ne
pourra l'éviter même si elle le veut. (Le maréchal polonais RydzSmigly, comme indiqué dans le Daily Mail, le 6 août 1939).
Le 24 août, la Pologne a institué une mobilisation partielle. Confiants
dans le soutien de l'Angleterre et de la France, confiance associée à une
surestimation fantastique de leurs propres prouesses militaires - déjà en
1934, des cartes postales polonaises représentaient une Grande-Pologne
qui incorporait Lübeck, Berlin et Leipzig-Pologne, les dirigeants
politiques et militaires polonais encouragés par leurs homologues
britanniques à gagner du temps, avaient rejeté les offres allemandes
répétées et de plus en plus généreuses pour trouver des solutions à la
question de Danzig. Ces offres se sont poursuivies jusqu'aux dernières
heures avant le début des hostilités, qui ont abouti au plan en 16 points
de l'Allemagne visant à régler le différend sur Danzig et le Corridor. La
Pologne a rejeté ce plan sans même le lire, le remettant à la GrandeBretagne, où il a été diffusé le 31 août 1939 par la BBC. Au lieu de cela, la
Pologne a annoncé une mobilisation complète le 30 août 1939.
Comme cela équivalait à une déclaration de guerre, l'Allemagne
attaqua le 1er septembre. La campagne n'a duré que cinq semaines
environ. Le 6 octobre 1939, les dernières troupes polonaises capitulaient.
Mise à part la bataille pour la Norvège (du 8 avril au 8 juin 1940), aucune
offensive militaire majeure n'eut lieu avant le 10 mai 1940 (le jour où
Churchill prit ses fonctions en tant que premier ministre), avec l'invasion
allemande de la France.
Avant même la fin de la campagne, on considérait que la chose
sřétait si mal passée qu'il y eut un vote de confiance au Parlement
britannique. Le gouvernement souffrait d'une majorité réduite, et le
premier ministre Neville Chamberlain démissionna. L'architecte
147
Gérard Menuhin
principal de la campagne de Norvège, Winston Churchill, Premier
lord britannique de l'Amirauté, qui avait été responsable de plusieurs
erreurs durant la campagne, fut le principal bénéficiaire de ces
évènements politiques. Il était le candidat privilégié pour prendre la
relève en tant que premier ministre et devenir ainsi le chef de guerre
de la Grande-Bretagne. Telles sont les ironies de l'histoire. (Histoire
de la BBC).
En ce qui concerne l'attaque britannique contre la Norvège neutre
entreprise pour entraver l'accès de l'Allemagne au minerai de fer suédois
(la Grande-Bretagne craignait également de perdre ses expéditions
d'aluminium et de bauxite) :
Aucune violation technique du droit international... ne peut nous
priver des bons vœux des pays neutres. Agissant au nom de l'Alliance
et en tant que mandataires virtuels de la Ligue et tout ce qu'elle
défend, nous avons un droit et, en effet, nous sommes tenus
d'abroger pour un temps un certain nombre des conventions des lois
mêmes que nous cherchons à consolider et à réaffirmer. Nous ne
devrions pas avoir les mains liées par les petites nations quand nous
nous battons pour leurs droits et leur liberté. La lettre de la loi ne doit
pas, en cas d'urgence, entraver ceux qui sont chargés de leur
protection et de leur application... L'humanité, plutôt que la légalité,
doit être notre guide. (Churchill, Premier lord de l'Amirauté, 16
décembre 1939, The Second World War, vol. 1: The Gathering Storm, op.
cit., p. 547).
Nous devons déduire de la prérogative morale revendiquée ci-dessus
que la Seconde Guerre mondiale a été menée, du moins du point de vue
des Alliés, pour le bien de l'humanité. Pourtant, si nous considérons, en
fonction de toutes les preuves, que Hitler ne désirait pas la guerre, il est
regrettable que les Ŗinfractions techniques du droit internationalŗ aient
continué à contraindre la Grande-Bretagne à accélérer un conflit qui a
desservi l'humanité par la perte de 60 millions d'êtres humains.
Entre temps, les huit mois de Ŗdrôle de guerreŗ ont été remplis de
démarches pour faire la paix.
Il y avait tellement de contacts amateurs et professionnels entre les
protagonistes des différents pays neutres quřon avait l'impression qu'il
devait être difficile pour tous les espions d'aller au bar dans un café
suisse pendant la Drôle de guerre pour discuter des termes de paix.
(Anthony Roberts, The Holy Fox: The Life of Lord Halifax, Weidenfeld
& Nicolson, Londres 1991/1997).
148
Dites la vérité et vous humilierez le diable
***
La Grande-Bretagne était désireuse de gagner du temps afin de
pouvoir se réarmer. ŘAvec le réarmement de l'armée de lřair à un stade
critique et tout l'espoir d'une guerre sur deux fronts perdu, il était
logique d'essayer de gagner du temps.ř Halifax : ŘCabinet 6 mai 40.
Échange de notes avec Winston C. après que jřai suggéré que le
moyen de gagner du temps était de leurrer les Allemands par un
discours de paix !ř Churchill avait accusé Halifax de haute trahison.
(Ibid.)
La Russie soviétique nřenvahira la Pologne que le 17 septembre, sans
déclaration officielle de guerre. Comme convenu, la Grande-Bretagne et
la France ne s'opposèrent pas à cette agression, pas plus que les ÉtatsUnis.
La propagande [est] principalement entre les mains des juifs, qui
contrôlent près de 100 % de la radio, des films, de la presse
quotidienne et périodique. Bien que cette propagande soit
extrêmement grossière et présente une Allemagne aussi noire que
possible, elle est néanmoins extrêmement efficace puisque le public ici
est complètement ignorant et ne sait rien de la situation en Europe.
...La situation ici [offre] une excellente plate-forme pour les
orateurs publics de toutes sortes, pour les émigrants d'Allemagne et de
Tchécoslovaquie, qui, avec beaucoup de mots excitent le public avec
des calomnies des plus variées. Ils font l'éloge de la liberté américaine
qui contraste avec celle des états totalitaires. Il est intéressant de noter
que dans cette campagne extrêmement bien planifiée menée avant
tout contre le National-Socialisme, la Russie soviétique est presque
complètement éliminée. La Russie soviétique, quand elle est
mentionnée, lřest de manière amicale et est présentée comme si elle
coopérait avec les États démocratiques du bloc. Grâce à une
propagande habile, la sympathie du public américain penche du côté
de l'Espagne rouge. Cette psychose de propagande de guerre a été
créée artificiellement... Dans cette action, ont participé des
intellectuels juifs, par exemple Bernard Baruch, gouverneur de New
York Lehman... Le juge de la Cour suprême, Felix Frankfurter, le
secrétaire du Trésor, Morgenthau et d'autres amis proches du
président Roosevelt. Ils veulent que le président devienne le champion
des droits de l'homme, de la liberté de religion et de parole, qui, à
l'avenir, punira les contrevenants. Ce groupe, les personnes qui
veulent se présenter en tant que représentants de Řl'américanismeř et
des Řdéfenseurs de la démocratieř en dernière analyse est uni par des
liens indissolubles avec la communauté juive internationale. Car
149
Gérard Menuhin
mettre à ce poste Řidéalř de défenseur des droits de l'homme le
président des États-Unis était pour cette communauté juive
internationale, qui s'intéresse avant tout à l'intérêt de sa race, un coup
habile. Ainsi, ils créèrent un foyer dangereux de haine et d'hostilité
dans cet hémisphère et divisèrent le monde en deux camps hostiles.
Tout le problème se régla de manière mystérieuse. Roosevelt était à
lřorigine de ces efforts de vitalisation de la politique étrangère
américaine et simultanément... pour obtenir des stocks énormes pour
la guerre à venir pour laquelle les juifs œuvraient
consciencieusement... (Jerzy Potocki, ambassadeur de la Pologne à
Washington, le 12 janvier 1939).
***
Quand, en 1939, la situation de différentes ethnies dans l'État
polonais de l'époque devint de plus en plus insupportable, j'ai d'abord
essayé d'éliminer les conditions intolérables par un échange juste.
Pendant un certain temps, il sembla que le gouvernement polonais luimême avait sérieusement envisagé d'accepter une solution
raisonnable. Je peux ajouter ici que, dans toutes ces propositions
allemandes, rien n'a été réclamé qui n'avaient pas précédemment
appartenu à l'Allemagne, en fait, nous avons renoncé à une grande
partie de ce qui était l'Allemagne avant la guerre mondiale. (...) Après
tout, la campagne à l'Est a coûté jusque là à l'ensemble de l'Armée
allemande environ 160.000 âmes, alors quřen quelques mois, au plus
fort de la paix en Pologne, déjà plus de 62.000 Allemands ethniques
avaient subi le plus horrible martyre. Le fait que l'Empire allemand ait
le droit de s'opposer à de telles conditions à ses frontières et
d'exhorter à les faire cesser, prenant en considération sa sécurité, ne
pouvait certainement pas être contesté à un moment où d'autres pays
étaient occupés avec leur [propre] sécurité même sur des continents
lointains. Les problèmes qui devaient être corrigés étaient, en termes
de territoire, insignifiants. Cela concernait essentiellement Dantzig et
la connexion de la province déchirée de la Prusse orientale avec le
reste de l'empire. (Discours d'Hitler devant le Reichstag de
Grossdeutsche, 11 décembre 1941).
Un problème sérieux et implacable auquel le régime national-socialiste
était confronté était la trahison de certains officiers supérieurs des forces
armées et des fonctionnaires, dont les plus importants étaient le
lieutenant Dr Wilhelm Scheidt, l'adjudant du major-général Scherff et le
représentant spécial d'Hitler pour l'histoire militaire (probablement
l'espion du cercle intérieur ŖWertherŗ), l'amiral Canaris (chef de l'Abwehr
150
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ou le contre-interrogatoire militaire), Ludwig Beck (chef d'état-major
général de l'armée), Carl Goerdeler, ex-maire de Leipzig, Ernst v.
Weizsäcker (Secrétaire dřétat du bureau des affaires étrangères et père de
l'ancien président allemand mentionné ci-dessus), lřecclésiastique
(Dietrich Bonhoeffer) et plusieurs employés du ministère des affaires
étrangères. Même Hjalmar Schacht, un personnage douteux et selon
certaines sources un franc-maçon (Wilhelm Landig, ancien membre de la
SS et auteur d'après-guerre), initialement nommé président de la
Reichsbank et responsable des premières années de prospérité, ne se
prononçait pas et informait régulièrement son collègue Montagu
Norman, gouverneur de la Banque d'Angleterre, de l'état des finances de
l'Allemagne.
Comme la Réserve fédérale et la Banque d'Angleterre, la Reichsbank
n'était pas une banque nationale autonome, mais une société incorporée.
Les fonctionnaires de la banque étaient nommés et payés par le
gouvernement, mais le conseil était composé exclusivement de
représentants des grandes banques et des juifs du monde, tous
appartenant à la même catégorie de personnes. Déjà au moment de sa
fondation en 1873, le premier conseil comptabilisait sur ses 15
membres les noms suivants : le baron Rothschild, le conseiller privé
Bleichröder, le conseiller privé Mendelsohn, Théodore Plaut, le
conseiller privé Oppenheimer, le conseiller privé Warschauer, le
conseiller privé Zwicker, le conseiller Stern et le conseiller Gelpke ;
donc onze juifs de pure race et, pour la décoration, quatre messieurs
avec des noms allemands...
Encore une fois, un autre coup rusé que le conseiller bancaire de
Bismarck, Bleichröder, recommanda à l'ancien chancelier du Reich,
était de ne pas développer la Reichsbank comme une institution
purement étatique, car, en tant que telle, en cas de guerre, elle ne
pouvait pas être saisie par l'ennemi aux motifs de sécurité
internationalement reconnue de la propriété privée, alors qu'elle serait,
en tant que banque d'État directe, facilement saisissable par l'ennemi...
En vérité, pour le juif rusé, il était naturellement seulement
question, avec le reste des financiers, dřattirer l'institution financière la
plus importante du Reich dans sa sphère d'influence. Ces messieurs y
sont également parvenus, et le Reich renonça ainsi sous toutes ses
formes à l'un des domaines les plus importants de sa prérogative de la
monnaie : le droit d'émettre des billets de banque. (Gottfried Feder,
Der deutsche Staat..., op. cit., p. 95. Traduction de l'auteur).
151
Gérard Menuhin
Schacht fut congédié le 19 janvier 1939. Le 15 juin 1939, une nouvelle
loi Reichsbank subordonnait inconditionnellement la banque à la
souveraineté de l'État.
La Reichsbank allemande en tant que banque centrale allemande
est subordonnée à la souveraineté sans restriction du Reich. Elle sert à
la mise en œuvre des objectifs décidés par les dirigeants nationauxsocialistes, dans le cadre du devoir qui lui a été confié, en particulier
l'obtention de la valeur de la monnaie allemande. La Reichsbank
allemande est directement sous le contrôle du Führer et du
Reichschancellor.
Cette dernière rupture avec l'usure organisée sous la forme du cartel
de banque internationale a probablement scellé le destin de l'Allemagne et
a rendu la guerre inévitable.
Un des inconvénients d'une dictature, aussi patriotique et inclusive
soit-elle, est l'émergence inévitable d'une résistance cachée, en raison de
l'absence d'une opposition légitime et loyale - d'une soupape de sécurité
nécessaire pour que les sceptiques relâche la pression. La différence
majeure entre la dictature d'Hitler et la plupart des régimes à quelques
exceptions près, (par. ex., Peron, évincé par un coup militaire soutenu par
les États-Unis et le Royaume-Uni en 1956) quelle que soit la tendance
avant (et après) la sienne, était que son fond, ses motivations et ses
ambitions patriotiques pour l'Allemagne reposaient sur des politiques qui
n'excluaient pas le peuple. Cette véritable inclusivité était également un
facteur aliénant parmi la classe dirigeante. Que leur motivation soit de la
frustration politique vis-à-vis de leur gouvernement ou le simple préjugé
élitiste contre un commandement hors de la caste héréditaire des officiels
allemands, le dommage que ces traîtres ont fait subir à leur pays en
relayant des mensonges incessants au gouvernement britannique sur le
plan économique et militaire allemands, sur les ambitions d'Hitler et le
soutien que lui témoignait le peuple allemand, dans l'espoir d'encourager
la Grande-Bretagne à entrer en guerre et à permettre un coup d'État
contre les Nationaux-Socialistes, était tellement important quřon peut
imputer à leurs seules actions la défaite de lřAllemagne. Ils s'étaient
même, dans l'éventualité de la réussite de leur complot, assignés des
postes dans un nouveau gouvernement. Il est possible qu'ils aient cru agir
pour des motifs patriotiques plus élevés, mais dès qu'ils ont collaboré
avec l'ennemi - un ennemi qui n'a pas caché sa demande pour la
capitulation inconditionnelle de l'Allemagne - ils se sont rendus coupables
de haute trahison contre leur pays et leurs concitoyens. (Même sir Robert
152
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Vansittart, l'un des ennemis les plus intransigeants d'Allemagne, a dit à
Goerdeler qu'il n'était qu'un traître, lorsqu'il tenta, en 1934, de comploter
contre son gouvernement, Klemens von Klemperer, Die verlassenen
Verschwörer, Siedler, Berlin, 1994).
Cette trahison commença presque aussitôt après lřarrivée des
Nationaux-Socialistes au pouvoir et, en 1937, évolua en une tumeur
cancéreuse atteignant son point culminant lors du coup d'état avorté du
20 juillet 1944. (Hitler aurait échappé à 42 tentatives d'assassinat, Will
Berthold, 42 Die auf Attentate Adolf Hitler, Blanvalet, Munich 1981.)
En ce qui concerne la tentative d'assassinat amateur de juillet 1944, le
général Jodl, chef du personnel des opérations du haut commandement
des forces armées, a déclaré dans cet échange avec son avocat, à
Nuremberg, le 3 juin 1946 :
À cette époque, personne nřespérait la victoire dans le vrai sens du
terme. Cependant, pas un soldat, pas une arme, pas un travailleur ne
se leva au cours de ce putsch, de cet outrage. Les assassins et les
putschistes en devenir étaient seuls. Renverser ce système aurait
nécessité une révolution plus puissante, plus violente que celle des
Nationaux-Socialistes. Derrière cette révolution auraient dû
essentiellement se tenir toutes les forces armées et pas seulement le
commandant de la garnison de Potsdam, comme cela fût décrit.
Toutefois, comment pouvait-on mener une guerre vitale et mener en
même temps à bien une révolution, afin de parvenir à quelque chose
de positif pour le peuple allemand, cela je ne le sais pas. Cela,
seulement les génies qui vivaient en Suisse peuvent le comprendre.
Cette dernière phrase fait probablement référence à Hans Bernd
Gisevius, lřun des traîtres les plus infâmes, qui a pu échapper à l'échafaud
seulement parce quřil sřest envolé pour la Suisse en 1945 (Hans Meiser,
Verratene Verräter, op. cit., p. 278). Bien sûr, le sort de leurs compatriotes
ordinaires n'entrait pas dans les calculs des traîtres.
Des documents diplomatiques et militaires très sensibles furent
transmis aux Alliés durant toutes les années qui ont précédé la guerre,
ainsi que durant les années de guerre. Hans Bernd Gisevius, vice-consul
d'Allemagne à Zurich, rencontrait régulièrement Allen Dulles, le
représentant de l'OSS en Suisse.
Dulles a confié ses impressions à propos de Gisevius ainsi que sur
d'autres traîtres :
153
Gérard Menuhin
Au cours de mon service en Suisse, j'ai rencontré quelques autres
Allemands qui avaient la même attitude que Gisevius. Ces gens
pensaient quřune victoire nazie et l'éradication de la liberté en Europe
et peut-être dans le monde entier serait une catastrophe bien plus
grande qu'une défaite de l'Allemagne... Afin de camoufler ses
fréquents voyages entre Berlin et la Suisse, Gisevius, en tant que
membre du personnel de Canaris, avait été affecté au consulat
allemand à Zurich. (Allen Dulles, Germany‘s Underground, Macmillan,
New York 1947). En raison de ses multiples activités de trahison, le
service de renseignement militaire Canaris était rongé par l'extorsion,
la corruption et le chantage. (Ibid.)
Lorsque la situation de l'Allemagne devint de plus en plus désespérée,
les armes de longue portée allemande auraient pu être une monnaie
dřéchange décisive. Non seulement les fusées V-1 et V-2, mais aussi la
bombe atomique, dont les plans étaient terminés, mais qui, pour des
raisons techniques ne pouvaient pas être encore construites, étaient une
réelle menace pour les ambitions alliées. Cependant, les collègues de
Heisenberg de lřŖAssociation uraniumŗ avaient divulgué des informations
à Otto John (une vraie couleuvre qui, même après la guerre, ne pouvait
choisir son camp et a finalement été condamné à quatre ans de prison),
qui les transmettait aux Britanniques, en la personne du colonel Shapiro
un Ŗbritanniqueŗ, le contact de John London.
Le 17 août 1943, 600 bombardiers britanniques ont détruit le centre
d'armes à longue portée à Peenemünde, tuant dans le processus plus de
700 ingénieurs, techniciens et scientifiques. (Ibid., p. 268-269).
Presque toutes les opérations d'attaques allemandes ont été
divulguées à l'ennemi par un membre de lřOKW (Haut
commandement des forces armées) de lřarmée, dès qu'elles étaient
planifiées à l'OKW avant même quřelles nřatterrissent sur mon bureau.
Durant toute la guerre, nous avons été incapables dřarrêter cette fuite.
(Chef d'état-major général Halder).
Hitler n'a pas oublié de fournir à l'armée des vêtements d'hiver en
Russie, pas plus quřil n'a laissé la 6ème armée sans soutien. Seul le retard
intentionnel de la part du quartier maître général Wagner, qui faisait partie
du groupe d'officiers qui s'opposait à Hitler, du transport sur le front
oriental des vêtements d'hiver pour les troupes à la gare de Varsovie, était
à l'origine des 202.251 vies perdues à cause des températures glaciales
pendant l'hiver 1941/42 (H. Meiser, Verratene Verräter, op. cit., p. 224 sq.).
154
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les nouveaux régiments destinés à travailler au repli de l'armée ont
été déployés dans la mauvaise zone, en raison de coordonnées de
cartes falsifiées. (Ibid., pp. 232-233).
Le retard délibéré, la désinformation et le sabotage ont coûté la vie à
des centaines de milliers de soldats ordinaires de l'Axe, à la fois à
Stalingrad et en Normandie en 1944.
Cependant, la croyance religieuse doit être sauvée, même si tout un
peuple périt pour elle... Je prie pour la défaite de ma patrie. (Dietrich
Bonhoeffer, dans H. Meiser, op. cit., p. 143).
***
Dans leur naïveté et leur incompétence, ces traîtres ne se rendirent
pas compte qu'ils n'étaient pas soutenus dans leur ambition de
substituer un autre gouvernement en Allemagne, mais à des fins tout à
fait différentes.
Ce que nous, dans la résistance allemande pendant la guerre, ne
voulions pas comprendre, nous lřavons pleinement appris plus tard :
que cette guerre n'était pas menée contre Hitler mais contre
l'Allemagne. (Ancien président BRD du Bundestag Dr E. Gerstenmaier,
Frankfurter Allgemeine Zeitung, 21 mars 1975, Ibid, p. 147).
C'est un miracle que Hitler ait triomphé si longtemps malgré ces
trahisons constantes, ce sabotage et cette corruption, et cela est une
preuve supplémentaire de la confiance que lui portaient la grande
majorité des citoyens allemands. Les générations présentes ont été
rééduquées pour honorer ces traîtres comme étant Ŗla résistanceŗ.
Le 3 septembre, la Grande-Bretagne et la France déclarèrent la guerre
à l'Allemagne. Loin d'assurer sa sécurité dans l'Ouest avant de se déplacer
vers l'Est, l'Allemagne était de nouveau confrontée à l'inévitabilité d'une
guerre sur deux fronts. Malgré ses connaissances approfondies Hitler
avait compté sans les intrigues des intérêts financiers et la duplicité de
leurs partisans ; sans la collaboration renouvelée, en fait, de la plupart de
ceux qui avaient choisi de s'associer aux ennemis de lřAllemagne avant la
Première Guerre mondiale (entre septembre 1939 et mai 1945, plus de 50
pays ont déclaré la guerre contre l'Allemagne : Der Grosse Ploetz, Verlag
Ploetz, Freiburg 1991.).
Le Suédois (Dahlerus) avait passé une partie de la nuit (2-3
septembre) dans l'ambassade britannique, où il avait élaboré un
réexamen intermédiaire avec sir Ogilvie-Forbes. Le chargé d'affaires
155
Gérard Menuhin
lui semblait comme à lřhabitude, calme, perspicace et honnête : il lui
avait ouvertement avoué que le problème de Danzig et du Corridor
était devenu d'une importance de second ordre et que l'objectif réel de
la politique britannique était de mettre un terme au régime hitlérien
une fois pour toutes. Pour cette raison, il lui semblait qu'aucun
compromis n'était possible. (Jacques Benoist-Méchin, Sommerkrise und
Kriegsausbruch 1939, Druffel & Vowinckel, Stegen 2009, p. 434).
Ces développements sont un exemple précoce de diplomatie
coercitive, suivi d'un changement actif de régime. Fait intéressant, la
politique des représentants de l'Empire britannique/City de Londres
ressemble beaucoup à celle des États-Unis aujourd'hui. On peut supposer
que ce n'est pas un hasard, car la force motrice de chacun reste la même.
Nous sommes entrés dans la guerre de notre plein gré, sans que
nous soyions nous-mêmes directement agressés. (Churchill, Guild
Hall Speech, juillet 1943).
Alors que Churchill quittait Londres pour rencontrer Roosevelt pour
une conférence au Québec à la fin de l'été 1943, un journaliste a demandé
s'ils avaient l'intention d'offrir des conditions de paix à l'Allemagne.
Churchill a répondu : ŖCiel, non. Ils accepteraient immédiatement.ŗ
Je crois maintenant que Hitler et le peuple allemand ne voulaient
pas la guerre. Mais nous avons déclaré la guerre à l'Allemagne, en
essayant de la détruire, conformément à notre principe d'équilibre des
pouvoirs, et nous avons été encouragés par les ŘAméricainsř de
lřentourage de Roosevelt. Nous avons ignoré les supplications d'Hitler
pour ne pas entrer en guerre. Maintenant, force est de constater que
Hitler avait raison. (Le procureur général sir Hartley Shawcross, le 16
mars 1984, citation célèbre, prétendument fausse).
ŖL'état de l'armement allemand en 1939 donne la preuve irréfutable
que Hitler ne songeait pas à une guerre générale et vraisemblablement,
quřil nřenvisageait pas la guerre.ŗ (Prof. AJP Taylor, The Origins of the
Second World War, Atheneum, New York 1961/62, p. 267), et ŖMême en
1939, l'Armée allemande n'était pas équipée pour une guerre prolongée ;
et en 1940, les forces terrestres allemandes étaient inférieures aux
françaises dans tout, sauf le commandement.ŗ (Ibid., p. 104-105).
Bien quřen 1924, dans son livre My Struggle, Hitler écrivit que
l'Allemagne gagnerait un Řespace habitable à l'Estř et le coloniserait avec
des agriculteurs allemands - et il avait agi dans ce but en 1941, lors de
la conquête de l'Ukraine et de la Russie blanche - il avait renoncé à cet
156
Dites la vérité et vous humilierez le diable
objectif au cours des dernières années de paix et nřa pas poursuivi
cette voie, même au début de la guerre. Un certain nombre de faits
importants appuient cette thèse.
1…
2. En septembre 1938, lors la discorde polono-tchèque, à propos
d'Oderberg, (Sud-ouest de la Haute-Silésie), ville tchèque mais dont la
population était en grande partie allemande et qui était revendiquée
par la Pologne, Hitler avait décidé contre l'opinion du ministère
allemand des Affaires étrangères que la Pologne pourrait annexer
Oderberg. Ainsi justifia-t-il sa décision au ministère des Affaires
étrangères : ŘNous ne pouvons pas nous quereller avec la Pologne à
propos de toutes les villes allemandesř. Si Hitler avait souhaité la
guerre contre la Pologne, afin de dégager la voie de l'Est, il n'aurait
pas cédé ici.
3. Le 14 mars 1939, le Premier ministre Voloshin des CarpatesUkrainiennes, qui venait juste dřobtenir lřindépendance, voulait placer
son pays sous la protection du Reich allemand. Hitler avait refusé la
proposition correspondante. Si au début de 1939, Hitler avait toujours
l'intention de conquérir l'Ukraine un jour comme Řespace habitable à
l'Estř, il aurait assumé la protection de cette partie de l'Ukraine et
aurait ainsi mis son pied dans la porte de l'Ukraine.
4. Au cours de la Řquerelle des inspecteurs des douanesř en août
1939, entre la ville libre de Dantzig et la Pologne, la guerre était
imminente. Hitler pressa les présidents du sénat de Danzig à
désamorcer la situation et à Řne pas empoisonner la situation
davantageř. Si Hitler avait voulu un conflit avec la Pologne si proche
de la guerre qui a éclaté plus tard, il aurait seulement eu besoin de
laisser mijoter la querelle avec l'inspecteur des douanes de Danzig. La
Pologne aurait probablement commencé la guerre, comme elle en
avait fait la menace. Si Hitler avait à tout prix voulu une guerre avec la
Pologne, pour gagner un Řespace habitable à l'Estř, il aurait
certainement profité de cette opportunité.
5. En août 1939, le pacte de non-agression avec l'Union soviétique
en poche, Hitler a retardé trois fois l'attaque prévue de l'armée ;
expliquant chaque fois aux dirigeants de l'armée : ŘJ'ai besoin de plus
de temps pour négocier.ř Si Hitler voulait inconditionnellement sa
guerre pour Řl'espace habitable à l'Estř, il aurait laissé l'armée prendre
part à l'attaque, juste après son déploiement, et après que Staline l'ait
assuré de sa liberté d'action dans le cadre du pacte.
6. Hitler n'avait aucun plan de conquête de Řl'espace habitable à
l'Estř. Il ne savait pas encore - cela est révélé à partir d'enregistrements
de discussions - lors de la campagne de la Pologne, ce qu'il ferait après
157
Gérard Menuhin
une victoire contre la Pologne. Si, en 1939, Hitler avait envisageait la
Pologne comme Řespace habitable à l'Estř, il aurait également préparé
un plan pour une Pologne défaite.
7. Après la campagne victorieuse de Pologne, Hitler offrit la paix
aux gouvernements britannique et français. L'évacuation de l'Armée
allemande de Pologne, à l'exception de Danzig et du Řcouloirř, faisait
partie de l'offre. Si Hitler avait voulu que la Pologne soit Řl'espace
habitable à l'Estř, il n'aurait pas fait une telle offre.
8. Par accord contractuel avec Staline en 1940, Hitler réinstalla les
agriculteurs allemands qui s'étaient installés 200 ans plus tôt dans le
Warthegau, aux frontières du Reich allemand. S'il avait eu l'intention, à
l'époque, dřinstaller d'autres agriculteurs allemands en Ukraine comme cela avait été écrit dans My Struggle - il n'aurait pas fait le
contraire et récupéré les agriculteurs allemands Řdans le Reichř.
9. Après la campagne victorieuse contre la France, Hitler réduisit
la production de chars et de munitions d'un tiers. Si, à ce moment-là,
il avait envisagé la poursuite de la guerre contre l'Union soviétique,
afin de conquérir Řl'espace habitable à l'Estř, il n'aurait certainement
pas ordonné cette réduction d'armement.
10. Après la campagne victorieuse contre la France, Hitler
démantela ou renvoya à leurs casernes 35 divisions de l'Armée
allemande. S'il avait envisagé une continuation de la guerre à ce
moment-là, il n'aurait certainement pas provoqué cela.
Les raisons de la campagne contre la Pologne sont nées de la
situation concrète de l'automne 1939 et des trois problèmes germanopolonais non résolus plutôt que d'un concept général d'Hitler. Ainsi,
la question de savoir qui a conçu les problèmes germano-polonais en
1918 et qui les a aggravés intentionnellement en 1938 et 1939, revient
au premier plan. En ce qui concerne son initiateur, celui qui lřa
induite, il ne faut pas seulement identifier la personne qui est à
lřorigine de la Seconde Guerre mondiale ; les personnes qui sont à
lřorigine de celle-ci sont tous ceux qui, auparavant, avaient créé les
motifs de cette guerre. (Deutsche-zukunft.net/hintergrundwissen.
Traduction de l'auteur).
***
Je veux la paix et je ferai tout pour parvenir à la paix. Il n'est pas
encore trop tard. Je vais aller aux limites du possible, dans la mesure
où le sacrifice et l'honneur de la nation allemande le permettront. Jřai
mieux à faire que de faire la guerre !... Rien que de penser à la perte de
sang allemand, ce sont toujours les meilleurs qui tombent, les plus
courageux et les plus disposés à se sacrifier, ceux dont le devoir
devrait être de personnifier la nation, de mener. Je n'ai pas besoin de
158
Dites la vérité et vous humilierez le diable
me faire un nom par une guerre, comme Churchill. Je veux me faire
un nom en tant que gardien du peuple allemand, pour assurer son
unité et son espace de vie, mener à bien le National-Socialisme,
façonner l'environnement. (Hitler à la fin de la campagne contre la
France, en 1940, dans une conversation avec son architecte, le
professeur Hermann Giesler, Ein anderer Hitler, op. cit., p. 395).
***
Jřaimerais encore dire que, premièrement, je n'ai déclaré aucune
guerre, deuxièmement, j'ai exprimé ma répulsion pour une guerre et
aussi ma répulsion pour l'incitation à la guerre et, troisièmement, je ne
vois pas dans quel but je devrais mener une guerre. (Hitler, discours
devant le Reichstag, 28 avril 1939).
159
Gérard Menuhin
Cher ami, des amis m'ont exhorté à vous écrire pour le bien de l'humanité.
Mais j'ai résisté à leur demande, en raison du sentiment qu'une lettre de ma
part serait une impertinence. Mais quelque chose me dit que je ne dois pas
réfléchir et que je dois malgré tout faire cet appel parce que cela en vaut la
peine.
Il est clair que vous êtes aujourd'hui la seule personne au monde qui
puisse empêcher une guerre qui pourrait renvoyer l'humanité à lřâge de pierre.
Êtes-vous prêt à payer ce prix pour quelque chose qui selon vous en vaut la
peine ? Écouterez-vous lřappel de celui qui a délibérément écarté la voie de la
guerre sans un certain succès ? Quoiquřil en soit, je vous demande par avance
pardon, si je me suis trompé en vous écrivant. Je reste votre ami sincère.
Lettre de Mahatma Gandhi à Adolf Hitler, 23 juillet 1939
160
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Résumé : Les conditions du traité de Versailles ont rendu inévitable
l'affrontement dřune Allemagne renaissante avec la Pologne.
POLOGNE
La fierté polonaise absurde Ŕ à la fois de ses dirigeants et de sa
population malavisée - a encouragé l'agressivité indigène de la Pologne.
Le gouvernement de la Pologne a déclaré que ses innombrables propres
provocations étaient celles de lřAllemagne, mensonges que les diplomates
britanniques ont crus à tort. La combinaison de la mauvaise volonté, de la
surestimation de sa performance militaire et de la réassurance répétée du
soutien britannique et français annihilaient toutes les tentatives de
compromis de l'Allemagne. La Pologne était si sûre de sa position, que le
30 août 1939, malgré les divisions mécanisées allemandes à ses frontières,
elle n'a même pas répondu à la demande de l'Allemagne d'envoyer une
figure de premier plan à Berlin pour négocier les points de la dernière
proposition de paix de l'Allemagne.
ANGLETERRE
La Grande-Bretagne a ostensiblement joué l'ambassadeur de bonne
volonté, tout en n'accordant pas vraiment sa force en tant que puissance
pour faire pression sur la Pologne afin quřelle s'engage dans une
discussion sérieuse et de haut niveau. Bien que certains diplomates
britanniques et français distingués semblaient véritablement espérer la
paix, leurs pouvoirs étaient limités, par rapport à ceux des belligérants du
cabinet britannique. En outre, les traîtres allemands ont joué le jeu de
ceux-ci en déformant auprès des dirigeants britanniques l'humeur du
peuple allemand et des généraux allemands, et en suppliant la GrandeBretagne de déclarer la guerre à l'Allemagne afin d'encourager un putsch
contre Hitler.
ITALIE
Le 31 août, Mussolini tenta dřinstaurer un dialogue dans le but de
réviser les termes du Traité de Versailles. Le 2 septembre, lord Halifax
répondait aux Italiens Ŗlřassurance pour une cessation des hostilités
fondée sur les positions actuelles et le début d'une conférence dans les
prochaines 24 heures, comme suit : Řl'offre du Duce ne pouvait être
envisagée que si les troupes allemandes rebroussaient chemin jusque
derrière la frontière et quittaient le territoire polonais jusqu'à la dernière
parcelle. C'est mon opinion personnelle, mais je ne doute pas que le
161
Gérard Menuhin
Cabinet britannique la partage.řŗ (J. Benoist Méchin, Sommerkrise und
Kriegsausbruch 1939, op. cit., p. 394).
Il ne fait aucun doute que c'est l'Angleterre qui a sapé la
proposition italienne, une proposition qui n'a pas été formulée sans
avoir préalablement consulté Hitler et que vous, pour votre part, avez
totalement soutenue. (André François-Poncet, ambassadeur de France
à Berlin, lettre à George Bonnet, ministre français des Affaires
étrangères, dans : G. Bonnet, Vor der Katastrophe, Greven, Cologne
1951).
***
Parallèlement, William C. Bullitt, ambassadeur des États-Unis en
France et l'un des principaux exécutants et architectes de la politique
interventionniste de Roosevelt, exerçait la plus forte pression sur le
Premier ministre français, Édouard Daladier, et sur son ministre des
Affaires étrangères, Georges Bonnet, pour rejeter catégoriquement
une proposition de dernière minute de Benito Mussolini dřorganiser
une autre réunion au sommet des chefs d'État européens pour
stopper une guerre imminente.
Bullitt - pleinement en accord avec Roosevelt - voulait que la
guerre commence, plus tôt serait le mieux. Toute concession aux
efforts de paix ne soulèverait que la possibilité indésirable que la
guerre pourrait être évitée. En conséquence, Bullitt a résisté à de tels
efforts avec tous ses pouvoirs de persuasion. Dans cette entreprise, il
a été fortement aidé par Jules Lukasiewicz, l'ambassadeur de Pologne,
dont le pays venait d'être envahi et qui demandait lřintervention de la
France et donc aussi une intervention britannique. Bullitt et
Lukasiewicz à eux deux ont pu dissuader le gouvernement Daladier
d'accepter l'initiative de Mussolini et dřassurer ainsi l'éclatement d'une
grande guerre européenne dans les délais prévus.
Depuis son poste dřobservation parisien, Bullitt devint l'un des
plus violents belligérants anti-allemands dans le camp anglo-américain.
Peut-être que son ancêtre partiellement juif (Hurwitz) l'a empêché de
reconnaître où se trouvaient les véritables intérêts de l'Amérique. Il
était assez intelligent, même s'il manquait quelque peu de jugement. Il
aurait dû savoir que le seul gagnant d'une guerre qui aurait éliminé
l'Allemagne en tant que puissance militaire serait la Russie soviétique.
(Tyler Kent, patriote américain, discours lors de la Quatrième
Conférence de lřIHR (Chicago), septembre 1982. Ce discours fut
publié dans The Journal of Historical Review, été 1983 (vol. 4, n °2), pp.
173-203).
162
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ALLEMAGNE
Après 18 manifestations au niveau ministériel contre le traitement de
la minorité allemande en Pologne; après d'innombrables réunions,
protocoles dřentente, déclarations d'intention et démarches depuis 1933,
auxquelles une proposition après lřautre était présentée en Pologne et
dans laquelle l'Allemagne faisait des concessions qu'aucun gouvernement
de la République de Weimar n'aurait faites et renonçait aux biens avec
lesquels elle avait eu des liens culturels dans certains cas depuis le 1er
siècle (par exemple, la Silésie - Ŗles tribus germaniques de Lugii ont été
enregistrées pour la première fois en Silésie au 1er siècleŗ - Wikipédia),
l'Allemagne fit encore tout son possible jusqu'à la fin du mois d'août pour
une solution qui préserverait la paix par un compromis, tout en
satisfaisant aux exigences allemandes concernant le territoire
majoritairement peuplé dřallemands et son accès, et pour mettre un terme
aux massacres subis par la minorité allemande. Le 31 août à Berlin, à 10
heures : le médiateur suédois Birger Dahlerus et sir George OgilvieForbes, chargé d'affaires à l'ambassade britannique, ont lu le texte du
protocole en 16 points d'Hitler à l'ambassadeur de Pologne Lipski à
l'ambassade de Pologne. Lipski réagit avec une indifférence totale :
Pourquoi devrais-je montrer le moindre intérêt pour les notes ou
les offres allemandes? Je n'ai aucune raison de négocier avec le
gouvernement allemand. Cela fait maintenant cinq ans que je vis dans
ce pays et je sais exactement ce qui se passe ici. Si l'Allemagne et la
Pologne devaient en venir à la guerre, une révolution éclaterait en
Allemagne et les troupes polonaises marcheraient sur Berlin. (Birger
Dahlerus, Der letzte Versuch, Nymphenburger Verlagshandlung,
Munich 1948, p. 110).
Il nřen fallait donc pas davantage pour un déclenchemenet des
hostilités de la part de ceux qui, en arrière-plan, étaient responsables des
conditions internationales impossibles au départ.
Il est dommage que l'on fasse la guerre à cause d'un type ivre
(Churchill), au lieu de servir les entreprises de paix, comme
l'art. (Henry Picker, Hitlers Tischgespräche, op. cit., 21 mars 1942, p. 177).
***
[R]ien nřest plus certain que le fait que toutes les traces de pas
dřHitler, toutes les tâches laissées par ses doigts rongés et infectés
seront épongées et purgées et, le cas échéant, soufflées de la surface
de la terre. (Discours de Churchill aux délégués alliés, 12 juin 1941).
163
Gérard Menuhin
Comparer avec :
Il n'y a jamais eu de guerre dans l'histoire plus facile à prévenir par
une action opportune que celle qui vient de désoler de si grandes
régions du globe. Jřai la conviction que cela aurait pu être empêché
sans le moindre coup de feu, et l'Allemagne pourrait être puissante,
prospère et honorée aujourd'hui ; mais personne nřétait disposé à
écouter et, l'un après l'autre, nous fûmes tous absorbés par le terrible
tourbillon. (Winston Churchill, The Sinews of Peace, Houghton Mifflin,
Boston 1949, discours de Churchill, 5 mars 1946).
Cette hypocrisie à couper le souffle implique qu'une sorte de passivité
et d'impuissance ont prévalu, qui sont exclusivement responsables du
déclenchement de la guerre. En fait, comme nous le savons maintenant,
la principale voix pour la paix était celle d'Hitler, exprimée dans une offre
de paix après l'autre, qui a abouti au vol de Rudolf Hess en Écosse le 10
mai 1941. Hess fut incarcéré dans la prison de Spandau de 1946 à 1987,
année où il fut assassiné par ses geôliers en raison de la suggestion de
Gorbatchev selon laquelle il serait libéré. (Dr Olaf Rose, Geheimakte Hess,
film documentaire, 2004) Évidemment, le danger était trop grand que
Hess puisse révéler la vérité derrière sa mission de paix et son traitement
aux mains des Alliés.
L'Allemagne sera parfaitement prête à démanteler son matériel
militaire complet et à détruire la petite quantité d'armes qui lui restent,
si les pays voisins en font de même avec une égale rigueur. (Discours
d'Hitler devant le Parlement, 17 mai 1933).
***
Bien que, à la dernière minute, il voudra peut-être éviter la guerre
qui pourrait le dévorer, Hitler sera néanmoins incapable de reculer.
(Emil Ludwig (Cohn), A New Holy Alliance, R. Hale, Londres, 1938,
p.89).
***
C'est notre tâche d'organiser le blocus moral et culturel de
l'Allemagne et de disperser cette nation. C'est à nous de commencer
une guerre sans merci. (Bernard Lecache, immigré juif ukrainien,
membre du Parti communiste et du Grand Orient de France,
fondateur de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et
l'Antisémitisme), 1927- The Right to Live, décembre 1938).
***
164
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Lorsque les Nationaux-Socialistes et leurs amis pleurent ou
murmurent que cřest [la guerre] provoquée par les juifs, ils ont
parfaitement raison. (Magazine juif Sentinel, Chicago, 8 octobre 1940).
***
Il n'y a qu'une seule puissance qui compte vraiment. Le pouvoir de
la pression politique. Nous, les juifs, sommes les gens les plus
puissants de la terre, parce que nous avons ce pouvoir, et nous savons
comment l'appliquer. (Vladimir Jabotinsky, Jewish Daily Bulletin, 27
juillet 1935).
Le tournant de la carrière politique de Churchill s'est produit en 1936,
lorsqu'il fut libéré de son Ŗwildernessŗ par un groupe qui se faisait appeler
ŖThe Focus for the Defence of Freedom and Peaceŗ (ŖCentre pour la
défense de la liberté et de la paixŗ), à lřorigine le ŖBritish Non-Sectarian
Anti-Nazi Council to Champion Human Rightsŗ (ŖConseil anti-nazi nonsectariste britannique défenseur des droits de lřhommeŗ). Apparemment
une organisation fondée sur des principes, cřétait, comme tant d'autres du
même genre, juste de la propagande et une couverture de lobbying pour
le camp dřen face : prétendre défendre leur cause tout en incitant un
sentiment anti-Allemand. Ce groupe était financé par des juifs hostiles à
l'Allemagne, mais incluait également un certain nombre de politiciens
anglais de gauche. Le 29 juillet 1936, Robert Waley-Cohen, un
personnage éminent de la ville et président de Shell, a mis en place un
fonds de liquidation de £50,000 (environ 1,2 million de dollars de nos
jours) pour Le Centre, le groupe de pression de Churchill. Churchill
obligea Édouard VIII à abdiquer (décembre 1936), non parce qu'il
projetait de se marier avec une divorcée, mais parce qu'il était favorable à
l'Allemagne et enfin assuma le commandement dřun Chamberlain
souffrant, qui démissionna le 10 mai 1940, à la suite du ŖDébat sur la
Norvègeŗ (échec de la campagne de Norvège) et est décédé le 9
novembre 1940. En fait, en se mariant avec une roturière, Édouard
donnait l'exemple aux familles royales partout, dont les descendants
n'étaient pas seulement libres de se livrer à des mariages morganatiques
mais encouragés à le faire, afin de diluer la qualité de leur patrimoine.)
L'homme le plus directement responsable de la disparition de
l'Empire britannique et de son remplacement en tant que puissance
mondiale par l'Empire soviétique est Winston Léonard Spencer
Churchill (1874-1965). Les politiques qu'il préconise en tant que
membre du gouvernement britannique dans la période juste avant la
165
Gérard Menuhin
Seconde Guerre mondiale et les politiques qu'il suit en tant que
premier ministre pendant cette guerre sont diamétralement opposées
aux intérêts du peuple britannique et conduisent finalement à la triste
situation dans laquelle la Grande-Bretagne se retrouve aujourd'hui.
Churchill agit comme il le fait, car il sert consciemment et
délibérément des intérêts étrangers à partir de 1938, au plus tard,
jusqu'à la fin de la guerre.
Winston Churchill est le descendant d'une famille noble, le fils de
lord Randolph Churchill, qui est le troisième fils du septième duc de
Marlborough. Jeune homme, Winston est un dilettante qui développe
très tôt un goût de longue date pour les vêtements coûteux, les cigares
importés, le vieux brandy et les autres commodités de Řla bonne vieř
(Churchill aime se considérer comme un grand seigneur de la guerre,
mais il donne lřimpression sur un plan personnel dřun petit gangster :
théâtral, irresponsable et extrêmement vaniteux.).
Bien qu'il jouisse de périodes de travail brèves et irrégulières en
tant que correspondant d'un journal au début de la vingtaine, il décide
rapidement qu'il pourrait plus facilement soutenir le style de vie
auquel il aspire en profitant des largesses de l'État. À l'âge de 26 ans, il
entre au Parlement.
Devenu politicien, le jeune Churchill poursuit sur la voie du
dilettantisme, servant dans un certain nombre de postes mineurs et
passant d'un parti à l'autre chaque fois qu'il pense qu'une telle
démarche favorisera sa carrière. Bien qu'il n'affiche que des qualités
minimales dřhomme d'État, ses liens familiaux et son opportunisme
ont contribué à son avancement régulier, et en 1908 il est promu au
cabinet. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Churchill
devient le premier lord de l'amirauté, avec pour tâche de superviser la
marine britannique.
Le manque de maturité et de sens des responsabilités de Churchill
ainsi que son incompétence en tant que stratège militaire mènent au
désastre. Il dirige la campagne totalement bâclée de Gallipoli contre
les Turcs en 1915, qui fera plus de 100.000 victimes entraînant ainsi la
défaite totale des Britanniques.
Par déshonneur, forcé de renoncer à son poste d'amirauté,
Churchill décide de se concentrer sur le développement de son unique
talent : le don de lřart oratoire. Passant jusqu'à six semaines pour
préparer un seul discours, il répète soigneusement chaque intonation
et pause dramatique, pratique soigneusement tous les gestes et
expressions du visage devant un miroir. Il devient un démagogue aux
qualités exceptionelles.
166
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ni sa disgrâce en tant que militaire maladroit, ni son succès
ultérieur en tant que politicien captivant, nřapaise toutefois son goût
du luxe, et pendant la période entre la première et la deuxième guerre
mondiale, Churchill vit habituellement bien au-delà de ses moyens.
Finalement, en 1938, à lřâge de 64 ans, ses créanciers se préparent à le
saisir, et il est confronté à la perspective d'une vente forcée de son
luxueux domaine.
En ces moments critiques, un personnage sombre et mystérieux
entre dans la vie de Churchill : cřest Henry Strakosch, un juif
multimillionnaire qui a acquis une fortune en spéculant dans des
entreprises minières sud-africaines après que sa famille eut migré vers
ce pays depuis l'Est de l'Autriche. (Strakosch était le président de The
Economist entre 1929 et 1943. Sa participation dans le paiement des
dettes privées de sir Winston Churchill, en 1938, fut ensuite citée dans
la propagande nazie comme preuve de la participation juive dans la
politique britannique. Strakosch fournit à Churchill des chiffres sur les
dépenses d'armement allemandes lors de la campagne politique de ce
dernier pour le réarmement contre le régime nazi, et l'arrangement
financier permit à Churchill de retirer son manoir de Chartwell de la
vente à un moment de pressions financières. (Wikipédia). Strakosch
est arrivé, a avancé au démagogue vieillissant un Řprêtř de 150.000
livres sterling juste à temps pour que celui-ci puisse sauver son
domaine du commissaire-priseur, puis a discrètement disparu à
nouveau. Dans les années qui suivent, Strakosch sert de conseiller et
de confident à Churchill, mais il réussit miraculeusement à éviter les
projecteurs de la publicité, projecteurs qui illuminent désormais la
nouvelle carrière politique prometteuse de Churchill.
Churchill devient immédiatement le critique parlementaire le plus
agressif à lřencontre de la politique de détente de son parti en faveur
de l'Allemagne nationale-socialiste (à ce moment-là, il était à nouveau
passé du camp des libéraux à celui des conservateurs). Il reprend le cri
juif, ŘDelenda est Germania - L'Allemagne doit être détruiteř, et exhorte son
gouvernement, dans une série de discours chauvinistes et sanglants, à
rejoindre la Řguerre sainteř juive contre Hitler. C'est le même Churchill
qui, en septembre 1937, dit à propos dřHitler : ŘSi notre pays était vaincu,
j'espère que nous trouverons un défenseur aussi indomptable pour restaurer notre
courage et nous ramener à notre position légitime parmi les nations.ř (ŖThe
Buying of Mr. Churchillŗ Dr. William Pierce ; goo.gl/ILZIqv).
167
Gérard Menuhin
Mise à jour :
Les partisans juifs de Winston Churchill doivent dévoiler un
buste du chef de guerre britannique à Jérusalem ce week-end en ce
qui concerne la reconnaissance qui lui est due depuis longtemps
pour son soutien ferme et inébranlable à la cause juive et à leur
désir de fonder un foyer national. (The Independent, 3 novembre
2012).
Dans la matinée du 16 juillet 1936, George Andrew McMahon (de
son vrai nom, Jérôme Bannigan) sort un revolver chargé alors que le
roi Édouard VIII monte à cheval près du palais de Buckingham. Il est
repéré par la police et il est appréhendé. Dans la bagarre qui suit, le
revolver tombe sur la route, frappant la patte arrière du cheval du roi.
En septembre 1936, lors du procès au [palais de justice] Old Bailey,
McMahon est accusé dřavoir sorti un revolver dans l'intention
dřeffrayer Sa Majesté. (Archives nationales).
***
Lors de son procès, Bannigan allègue quřŘune puissance étrangèreř
lřa approché pour tuer Édouard, qu'il a informé le MI5 du plan et qu'il
ne voyait que la poursuite du plan pour aider le MI5 à attraper les
vrais coupables. Le tribunal rejette les affirmations [de Bannigan] et
l'envoie en prison pour une année. On pense maintenant que
Bannigan a effectivement été en contact avec le MI5, mais la véracité
quant au reste de ses revendications reste ouverte.
(newworldencyclopedia.org).
***
Tout au long de son séjour en prison, McMahon continue à
maintenir ses affirmations de conspiration internationale. Il est libéré
le 12 août 1937 et commence immédiatement une campagne pour
réhabiliter son nom. (Archives nationales).
***
Le 27 août 1937, il adresse une lettre d'excuses au duc de Windsor.
Le 4 avril 1938, le Service international d'information signale que le
duc de Windsor a donné Řune somme considérable d'argentř à
Bannigan et lřa aidé à s'établir dans les affaires, et Řa exprimé le désir
de le rencontrerř. Selon lui, il avait été approché en octobre de l'année
168
Dites la vérité et vous humilierez le diable
précédente par un intermédiaire anglais qui l'a présenté à des
représentants d'une Řpuissance étrangèreř en dehors de leur ambassade...
Une amie proche d'un petit groupe d'émigrés autrichiens
germanophones, May (Galley) et ses associés, sont vus avec
McMahon à plusieurs reprises. Au moins un de ses amis émigrés avait
été membre du parti communiste autrichien et viendrait brièvement
attirer l'attention du MI5 deux ans plus tard dans le cadre dřactivités
d'espionnage soviétiques à Woolwich Arsenal. Il ressort clairement
des notes que McMahon a données à Kerstein au sujet de la Řpuissance
étrangère‘ qu'il faisait référence à l'Allemagne nazie. Cependant, aucun
des noms qu'il a rédigés ne correspond à ceux indiqués sur la liste
diplomatique allemande pour lřannée 1936 ou à aucun des autres
allemands résidant en Grande-Bretagne qui étaient connus pour être
associés au régime. Il semblerait donc que ceux qui étaient nommés
étaient soit des fantasmes de son imagination, soit des individus se
faisant passer pour des Allemands. Si les ŘNazisř avec lesquels
McMahon étaient en contact étaient en fait des Autrichiens, cela
jetterait un nouvel éclairage sur lřhistoire. (The Guardian, 3 janvier
2003).
Si Bannigan avait été recruté à l'extérieur de l'ambassade autrichienne,
par des personnes à lřaccent allemand, il aurait pu supposer que ses coconspirateurs étaient des Autrichiens plutôt que des personnes avec un
accent allemand pour qui la place était commode.
Entouré par des ennemis enragés de l'Allemagne comme sir Robert
Vansittart, Eden et Duff Cooper, Churchill a résolument rejeté toutes les
offres d'Hitler pour la paix et a engagé la Grande-Bretagne dans une
guerre où elle n'avait aucun intérêt national et qui lui a fait faire faillite.
Ce quřil y a dřhorrible, de fantastique, dřincroyable, c'est que nous
devrions creuser des tranchées et essayer des masques à gaz ici à cause
d'une querelle entre des gens dans un pays lointain dont nous ne
connaissons rien. Il semble encore plus impossible qu'une querelle qui
a déjà été réglée en principe devrait faire l'objet d'une guerre.
(Chamberlain, émission de radio, 27 septembre 1938, David Faber,
Munich: The 1938 Appeasement Crisis, Simon & Schuster, New York
2008, pp. 375 sq.).
Ce quřil y a de tragique, cřest que lřintuition d'Hitler était juste. Son
attraction initiale pour le Parti des travailleurs allemands (Deutsche ArbeiterPartei) en 1919 était en partie basée sur la publication de Der Gottfried
Feder, Der deutsche Staat..., op. cit., 1923), qui posait comme principe la fin
169
Gérard Menuhin
de Ŗlřasservissement par la detteŗ, Ŗle catéchisme du mouvementŗ,
comme l'a nommé Hitler dans sa préface.
Aujourd'hui, les gouvernements dépendent entièrement de grands
capitaux empruntés et, à lřégard de leurs peuples, ne sont que les
percepteurs d'intérêts pour leurs maîtres anonymes à Wall Street, à la
City de Londres et à Paris. (Gottfried Feder, op. cit., p. 22)
***
À mes yeux, le mérite de Feder consistait à avoir établi avec une
brutalité impitoyable le caractère spéculatif et économique de la
bourse et du capital d'emprunt, et d'avoir exposé son éternelle et
séculaire présupposition qui est lřintérêt. Ses arguments étaient si
solides dans toutes les questions fondamentales que leurs critiques dès
le départ remettaient moins en question la justesse théorique de l'idée
qu'ils ne doutaient de la possibilité pratique de son exécution. Mais ce
qui, aux yeux des autres, était une faiblesse des arguments de Feder, à
mes yeux constituait leur force. (Hitler, Mein Kampf).
***
ŘL'objectif principal de l'État national-socialiste est : l'état sans
taxes.ř (Feder op.cit., p. 128). Ayant prouvé que Řaujourd'hui, presque
toutes les taxes sont englouties par le paiement des intérêtsř, Feder
explique avec des chiffres, comment dans l'état de Bavière, le revenu
de 1911 de diverses entreprises de l'État aurait presque entièrement
suffi pour compenser les dépenses de l'État, si les paiements d'intérêts
sur la dette de l'État n'avaient pas été payés (op.cit., pp. 130 sq.).
***
La base des idées de Feder était que l'État devrait créer et
contrôler sa masse monétaire par l'intermédiaire d'une banque centrale
nationalisée plutôt que de la créer par des banques privées, à qui il
faudrait payer des intérêts. De ce point de vue, on a conclu que la
finance avait asservi la population en usurpant le contrôle de l'argent à
la nation. (Stephen Zarlenga, The Lost Science of Money, Institut
monétaire américain, Valatie, N.Y., 2002, cité dans Ellen Brown, Web
of Debt, Third Millennium Press, Baton Rouge 2007, p. 235).
Certains affirment quřà sa sortie de la prison de Landsberg en 1924,
Hitler nřétait plus le même homme ; cřétait devenu un homme plus en
phase avec les convenances. Quoi qu'il en soit, les réformes de Feder
furent considérées par le président de la Reichsbank, Hjalmar Schacht,
comme trop radicales pour être mises en œuvre dans leur intégralité, telles
170
Dites la vérité et vous humilierez le diable
qu'elles avaient été conçues, car elles risquaient d'aliéner certains intérêts
dont le soutien était essentiel, et Feder fut mis à l'écart, mais il n'y a aucun
moyen de savoir comment l'Allemagne aurait pu éventuellement sřadapter
à de tels préceptes si la guerre n'était pas intervenue. Cependant, il ne fait
aucun doute quřAdolf Hitler a redressé une nation entière et qu'il était
véritablement aimé par son peuple. Il avait régénéré un pays rabaissé par
une alliance vindicative et assuré sa subsistance à une population dont au
moins 700.000 personnes étaient mortes de faim. La rapidité avec laquelle
le chômage fut abaissé et la main-d'œuvre remise à lřouvrage a convaincu
de nombreux anciens communistes de se joindre au NSDAP (Albert
Krebs, Tendenzen und Gestalten der NSDAP : Erinnerungen an die Frühzeit der
NSDAP, Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart, 1959, p. 74).
Pour un homme qui n'avait jamais guidé un pays, son succès tenait du
miracle. Toutefois, l'inexpérience qui lui a permis de prendre des risques
sans être entravé par les convenances l'a également amené à pousser trop
loin la politique de la corde raide.
À l'automne 1938, Hitler réalise l'un de ses plus grands triomphes
politiques. La restitution de la région des Sudètes en majorité
allemande a été obtenue sans guerre. L'anxiété des gens à Berlin lors
de la Conférence de Munich était extrêmement élevée parce que
l'arrivée de la force aérienne tchèque était attendue dřun instant à
lřautre. Leur temps de vol vers Berlin était inférieur à une demi-heure,
et l'Allemagne n'était pas préparée à l'époque pour toute
confrontation militaire majeure. Je n'oublierai jamais la soirée où
Hitler est revenu de Munich. Le soulagement et la jubilation étaient
sans bornes. Les batteries antiaériennes dans et autour de Berlin,
environ quatre-vingts canons, avaient été alignées le long de la route
empruntée par Hitler depuis la gare jusqu'à la chancellerie et j'étais
debout derrière un bon ami qui a tiré simultanément les canons
connectés électriquement par simple pression sur un bouton. Le
rugissement de ce salut était indescriptible. (Heinz Weichardt, Under
Two Flags, op. cit.).
La question se pose de savoir si la guerre aurait pu être évitée si Hitler
avait été satisfait de la restitution des Sudètes et n'avait pas pris
possession de Prague (ŖPeace for our timeŗ [ŖPaix pour notre tempsŗ] de
Chamberlain, 30 septembre 1938, qui fait écho au : ŖJe suis revenu
d'Allemagne avec la paix pour notre tempsŗ de Disraeli, 1878). ŖLa
conduite de Chamberlain envers l'Allemagne... n'a jamais été dictée par
une conscience de faiblesse militaire, mais exclusivement par l'idée
171
Gérard Menuhin
religieuse selon laquelle justice doit être rendue à l'Allemagne et quřil
convient de réparer l'injustice de Versailles.‖ (Agent de presse du premier
ministre Chamberlain).
(La décision d'envahir et de sřapproprier le reste de la
Tchécoslovaquie a également entraîné lřanéantissement de la Fraternité
anglo-allemande, une organisation bidon, envahie de personnes aux
agendas cachés, comparée au ŖRight Clubŗ d'Archibald Ramsay, une
association véritablement patriotique.)
Cependant, l'Allemagne considérait la coalition soviétotchécoslovaque du 16 mai 1935 comme étant Ŗdirigée unilatéralement et
exclusivement contre l'Allemagneŗ. Elle concrétisait les craintes
allemandes selon lesquelles la Tchécoslovaquie était un Ŗporte-avions
soviétiqueŗ.
Plus important encore, compte tenu du pacte franco-soviétique,
conclu deux semaines auparavant, la France, la Russie et la
Tchécoslovaquie constituaient désormais un seul instrument politique
et militaire ; en tant que tel, le traité russo-tchèque fut un évènement
d'une importance décisive pour l'Allemagne. (Lorna Waddington,
Hitler‘s Crusade, Tauris Academic Studies, Londres/New York 2007.)
***
En ce qui concerne les politiques futures, il me semble qu'il n'y a
vraiment que deux alternatives possibles. L'une d'entre elles est de
vous baser sur l'idée que toute relation amicale, ou relations possibles,
devrais-je dire, avec les États totalitaires sont impossibles, que les
assurances qui m'ont été données personnellement ne valent rien,
qu'elles sont de conceptions sinistres et qu'elles tendent à la
domination de l'Europe et à la destruction progressive des
démocraties. Bien sûr, sur cette hypothèse, la guerre doit arriver, et
c'est la vision - une vision parfaitement intelligible - d'un certain
nombre de députés et de très honorables députés de cette Chambre...
Si c'est la conviction des députés, il n'y a pas d'espoir futur pour la
civilisation ou pour tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être
vécue. Est-ce que l'expérience de la Grande Guerre et des années qui
ont suivi nous donne un espoir raisonnable que, si une nouvelle
guerre commençait, cela mettrait fin à la guerre plus que la dernière ?
Non. Je ne crois pas que la guerre soit inévitable. Quelqu'un mřa fait
part dřune remarque faite par le grand Pitt aux environ de 1787, où il
dit :
172
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ŘSupposer que toute nation puisse être invariablement l'ennemi
dřune autre est lâche et puéril et nřest fondé ni sur l'expérience des
nations ni sur l'histoire de lřhumanité.ř
Il me semble que l'argument le plus fort contre l'inévitabilité de la
guerre se trouve dans quelque chose que tout le monde a reconnu
dans chaque partie de la Chambre. C'est l'aversion universelle des
peuples pour la guerre, leur répugnance à lřidée de devoir
recommencer à sřentre-tuer... Je crois, en effet, que nous pourrons
encore assurer la paix pour notre temps, mais je n'ai jamais voulu
suggérer que nous devrions le faire par le désarmement, jusqu'à ce que
nous puissions persuader les autres à se désarmer également. (Neville
Chamberlain, Premier ministre, débat parlementaire sur l'Accord de
Munich, Chambre des communes, 5 octobre 1938).
Au cours de ce débat, Churchill a parlé avec son habituel ton
narquois, méprisant les preuves des tentatives dřHitler répétées afin de se
réconcilier avec la Grande-Bretagne. ŖL'aversion universelle des peuples
pour la guerre, leur répugnance à lřidée de devoir recommencer à sřentretuerŗ était et est incontestable. Mais un système démocratique ne garantit
pas que les opinions de ceux qui sont forcés à risquer leur vie dans des
guerres totalement injustifiées doivent compter. De fait, en matière de
démocratie :
Ils ont inventé et ont réussi à promouvoir le socialisme, le
communisme, les droits de l'homme et la démocratie, de sorte que
persécuter ce peuple apparaîtrait injustifié, ainsi, ils peuvent jouir des
mêmes droits que les autres. Avec ça, ils ont maintenant pris le
contrôle des pays les plus puissants et ils, cette petite communauté,
sont devenus une puissance mondiale. Nous ne pouvons pas les
combattre uniquement par la force des muscles. Nous devons
également utiliser notre cervelle. (Premier ministre de Malaisie, Dr
Mahathir Mohamad, à lřouverture du 10ème Sommet de la
Conférence de l'organisation islamique (OCI) au Centre des congrès
de Putrajaya, le 16 octobre 2003 ; souligné par l'auteur).
Le sous-entendu du Dr Mahathir omet l'évolution de la démocratie
depuis le 6ème siècle av. J-C. Et son caractère souvent variable. On peut
supposer que la démocratie représentative moderne est le système le plus
facile à influencer.
LřŖégalité des droitsŗ nřest que le nivellement de tous les peuples et de
toutes les cultures. Ce genre d'égalité n'est pas mérité mais légalement
imposé. C'est un asservissement.
173
Gérard Menuhin
Le Dr Mahathir dit aussi :
1,3 milliard de musulmans ne peuvent être vaincus par quelques
millions de juifs. Il doit y avoir un moyen. Et nous ne pouvons
trouver un moyen que sřy nous arrêtons de réfléchir, d'évaluer nos
faiblesses et notre force, de planifier, d'élaborer des stratégies et
ensuite de contre-attaquer. Nous sommes en fait très forts. 1,3
milliard de personnes ne peuvent être tout simplement éliminées.
Mais aujourd'hui, les juifs dominent ce monde par procuration. Ils
font que d'autres se battent et meurent à leur place.
***
Je ne demande pas que l'Allemagne soit autorisée à opprimer trois
millions et demi de Français, pas plus que je ne demande que trois
millions et demi d'Anglais soient à notre merci. Jřexige plutôt
simplement que l'oppression de trois millions et demi d'Allemands en
Tchécoslovaquie cesse et que le droit inaliénable à l'autodétermination
soit une réalité. (Discours d'Hitler au Congrès NSDAP 1938).
***
Un accord a été signé entre l'Allemagne (Hitler) et la GrandeBretagne (Neville Chamberlain) qui suggère une révision pacifique des
erreurs commises par le traité de Versailles. Une conférence à quatre
puissances fut suggérée qui préserverait la paix. Les quatre pouvoirs
étaient la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et l'Italie. Le
journal Truth du 5 janvier 1952 a déclaré que M. Oswald Pirow,
ministre sud-africain de la défense, avait été envoyé en Allemagne en
1938 par le général Smuts pour soulager les tensions sur la question
juive. Le Premier ministre britannique dit à Pirow que la pression des
juifs internationaux était l'un des principaux obstacles à un
arrangement anglo-allemand et que cela l'aiderait grandement à
résister à cette pression si Hitler pouvait être amené à modérer sa
politique envers les juifs allemands. Pirow déclara que Hitler était
favorable à cette idée et qu'un accord anglo-allemand était en vue ;
l'effet aurait été, en cas de guerre, de limiter le conflit à l'Allemagne et
à la Russie, les autres grandes puissances intervenant pour faire
respecter leurs propres termes lorsque les combattants seraient
épuisés. Cependant, le Pacte des Quatre Nations nřa jamais vu le jour.
(Kenneth McKilliam, d'une édition pré-1993 du magazine Spearhead de
John Tyndall, selon goo.gl/jEzp69).
Le 7 novembre 1938, quelques semaines après l'accord de Munich et
peu avant le voyage à Paris du ministre allemand des Affaires étrangères,
174
Dites la vérité et vous humilierez le diable
von Ribbentrop, le conseiller allemand de la légation Ernst vom Rath est
abattu à Paris par un juif polonais de 17 ans appelé Grynszpan. Le 9
novembre, des émeutes anti-juives éclatent en Allemagne, supposément
en réponse à cet assassinat. Tant de facteurs contradictoires ont été
identifiés que l'histoire courante ne tient plus la route. D'une part, ce
prétendu sans le sou, ce bon à rien, n'aurait pas pu acheter l'arme qu'il a
utilisée, ni vivre dans un hôtel qui se trouvait près du siège parisien de la
Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICRA), dont le conseil
juridique s'est immédiatement porté à sa défense.
On prétend que, en Allemagne, la veille, un certain nombre
dřinconnus apparurent et essayèrent de susciter un sentiment anti-juif
dans tout le pays. Quelques-uns se sont peut-être déguisés en hommes de
la S.A et en SS et ont peut-être donné l'ordre de détruire des biens juifs
(Ingrid Weckert, Feuerzeichen, 3e éd., Castle Hill Publishers, Uckfield
2016).
La date était bien choisie, puisque cřétait le jour de la commémoration
annuelle du Putsch de 1923, et que tous les officiers importants de la S.A
et de la SS ainsi que les principaux politiciens étaient à Munich et n'étaient
pas disponibles pour confirmer ces ordres. De plus, l'organisation de base
requise pour inciter de telles émeutes ou motiver les masses parmi les
citoyens normalement pacifiques et respectueux de la loi n'aurait pas pu
être élaborée avec un préavis si court ; ni le meurtre d'un petit diplomate
nřaurait suffi à alimenter cette colère. Non seulement Goebbels n'a pas
fait un discours instigateur, comme on l'a prétendu, mais il était
totalement ignorant de l'évènement. L'autorité politique de Goebbels ne
lui permettait pas de donner des ordres en dehors de son district de
Berlin. Les cinq balles tirées par Grynszpan ont mis fin à la résolution
pacifique du conflit européen envisagée par l'Accord de Munich et à
l'effort de révision du Traité de Versailles. Selon Karl Wilhelm Krause, le
valet personnel d'Hitler, Hitler s'est exclamé : ŖQu'est-ce que vous avez
fait ?... Cřest une chose que lřon me reprochera encore plus tard.ŗ
(L‘ombre d‘Hitler, archive.org/details/LOmbreDHitlerKarlW.Krause à
partir de la minute 41).
Les reportages sur un soi-disant renouveau anti-juif en Allemagne
confortèrent l'opinion publique en Grande-Bretagne et aux États-Unis
contre les efforts de Chamberlain de soulager la tension anglo-allemande.
Aux États-Unis, les Allemands étaient agressés et persécutés. L'industrie
de la presse et du cinéma contrôlée par les juifs redoublait dřefforts dans
175
Gérard Menuhin
son lobbying dans le contexte dřune guerre américaine impopulaire dans
sa poursuite dřune guerre contre l'Allemagne.
Ainsi, le journal américain New York Daily News osa publier une lettre
du juif Max Rosenberg, dans laquelle il exprimait avec sérieux la
suggestion selon laquelle Ŗdix ou douze tueurs professionnels qui ont été
condamnés à la réclusion à perpétuité soient libérés, à condition quřils
tuent Hitler et son organisation.ŗ (Décembre 1938, cité dans Die
Verfolgung und Ermordung der europäischen Juden, op. cit., Vol. 2, doc. 219,
p. 591).
Divers rapports contradictoires indiquaient que le nombre de
synagogues détruites était de 267 (11 novembre 1938, rapport de
Heydrich à Göring) et de 2.000 (11 novembre 2008, Rheinische Post:
Michael Hamerla ŖAls vor 70 Jahren der Massenmord begannŗ).
Qui était alors l'organisateur ou au moins l'inspirateur de la
Reichskristallnacht [ŘNuit de cristalř] ? Les vainqueurs ont eu 35 ans et
toutes les occasions de résoudre cette question non négligeable. Ils ne
l'ont pas fait. Cela aurait peut-être détruit la légende qu'ils avaient euxmêmes fabriquée, que la ŘNuit de cristalř avait été le début de la
Řsolution finaleř (telle qu'ils l'ont comprise). Au lieu de cela, alors que
la nuit du 9 au 10 novembre approchait de son 40ème anniversaire, le
mythe était présenté au public (et pas seulement au public allemand),
les ŘNazisř et parmi eux le docteur Goebbels en particulier, étaient les
auteurs de la ŘNuit de cristalř, bien que tous les examens sensés
indiquent le contraire.(Wilfred von Four, journaliste et attaché de
presse du Dr Goebbels, Buenos Aires, mars 1981, dans le livre
dřIngrid Weckert, Feuerzeichen, op. cit., p. 11).
***
Un juif polonais de dix-sept ans, Hershel Grynszpan, résidant à
Paris, tellement contrarié par le sort de son père en Allemagne, se
serait armé d'un pistolet, serait entré dans l'ambassade allemande et ne
pouvant pas voir lřambassadeur, aurait ouvert le feu sur le premier
secrétaire, vom Rath. Celui-ci étant le troisième fonctionnaire
allemand assassiné par un juif, les stormtroopers auraient reçu lřordre
de se venger de la population juive. Cette histoire est à peu près aussi
ridicule que le mythe aujourdřhui discrédité des 6 millions de juifs
gazés ou celui du massacre par les Allemands des officiers polonais à
Katyn.
Les ennuis de Grynszpan senior nřont pas débuté en Allemagne,
mais dans sa Pologne natale, où l'antijudaïsme rampant avait
176
Dites la vérité et vous humilierez le diable
provoqué la fuite de dizaines de milliers de juifs dans les pays voisins,
principalement l'Allemagne, où ils furent traités comme des visiteurs
étrangers. Au début de 1938, le gouvernement polonais a
soudainement déclaré qu'il allait invalider tous les passeports des
citoyens résidant à l'étranger s'ils ne rentraient pas chez eux pour les
renouveler. Environ 70.000 juifs avec des passeports polonais étaient
à l'époque résidant en Allemagne, et le gouvernement allemand était
préoccupé par le fait qu'il pourrait éventuellement se trouver coïncé
avec eux. Il ordonna leur arrestation et les transporta vers la frontière
polonaise dans des trains réguliers, et non des voitures de bétail
comme on l'a prétendu, avec toutes les fournitures nécessaires, y
compris le personnel médical, en cas de besoin. Parmi eux [se
trouvait] Grynszpan senior. Les Polonais ont refusé d'accepter les
déportés et les déportations prévues furent interrompues.
Le fils Grynszpan, Herschel, avait séjourné pendant deux ans chez
un oncle à Paris qui, après la révocation par le gouvernement polonais
du passeport de Herschel et le refus du gouvernement français de
renouveler son permis de séjour, lui a demandé de partir pour éviter
les problèmes avec les autorités françaises. L'oncle lui refusa
également tout soutien supplémentaire. Le garçon juif supposé sans le
sou sřest installé dans un hôtel décent en février et, le 7 novembre, il a
acheté un pistolet pour 250 francs dans un magasin d'armes à feu
régulier, avec lequel, une heure plus tard, il a assassiné le premier
secrétaire de l'ambassade d'Allemagne.
Il est intéressant de noter que l'hôtel dans lequel Herschel a résidé
pendant plus de neuf mois sans aucun moyen de soutien visible était
situé au coin de la LICA (Ligue internationale contre l'antisémitisme,
aujourd'hui appelée LICRA), dont le représentant légal était l'un des
avocats les plus célèbres de France, Moro Giafferi. En 1936, il avait
défendu David Frankfurter, l'assassin de Wilhelm Gustloff, en Suisse.
Ce crime a été évidemment conçu par la LICA. Quelques heures
seulement après l'arrestation de Grynszpan à l'ambassade
d'Allemagne, Ernst vom Rath était encore vivant et aucune nouvelle
sur le tir ne pouvait être rendue publique. Giafferi est apparu au poste
de police qui tenait Grynszpan et a annoncé qu'il représentait
l'assassin. Qui l'a payé ? Pourquoi cet intérêt pour un criminel étranger
inconnu qui résidait illégalement en France ?
177
Gérard Menuhin
―À partir de maintenant, l'injonction stricte s'adresse à toute la population de
s'abstenir immédiatement de toute autre manifestation contre les juifs, quelle que soit
leur nature. La réponse finale à l'assassinat juif à Paris sera délivrée aux juifs par des
voies judiciaires ou par voie administrative.‖ (10 novembre 1938)
178
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Rien nřest jamais arrivé à Grynszpan. Après la défaite de la France,
les autorités françaises l'ont remis à la Gestapo, qui l'a gardé en bonne
forme pendant toute la guerre sans l'avoir jugé. Après la guerre, il n'a
pas été jugé par les Français mais a été autorisé à émigrer en Palestine,
où il s'est retrouvé avec sa famille. Ils avaient été expulsés d'Allemagne
vers la Pologne d'où ils ont émigré en Palestine. Où est-ce que
Grynszpan senior, un pauvre tailleur, a obtenu les quatre mille livres
sterling exigées par les Britanniques pour permettre à leur famille de
quatre personnes d'entrer en Palestine ? (Heinz Weichardt, Under Two
Flags, op. cit.).
(Les deux sources précédentes peuvent être considérées comme
inadéquates, mais, compte tenu de la preuve écrasante de lřimposture,
tout comme de lřhistoire officielle rapportée ici, il y a un motif
raisonnable de les croire. En outre, le livre d'Ingrid Weckert, avec plus de
75 publications d'après-guerre, n'est pas seulement sur la liste interdite en
Allemagne, ses plaques d'impression ont été détruites. Donc, il doit
contenir au moins quelques vérités précieuses. Pour la version principale,
recherchez ŖHerschel Grynszpanŗ sur Wikipédia).
Les manœuvres de retardement intentionnelles alliées et la
provocation au lieu d'un désir de paix. Au sein du peuple en général,
qui nřest pas conscient de toutes les connexions, l'opinion dominante
est que c'est notre Řvol de la Tchécoslovaquieř qui a servi à soulever la
colère des Britanniques et les a rendus mûrs pour la guerre. Mais c'est
une grave erreur, car cřétait tout juste après Munich. En ce qui
concerne la période qui précède Munich, il suffirait de raconter
lřobservation que Frau von Ribbentrop a transmise à l'avocat de la
défense de son mari à Nuremberg. En 1937, Churchill avait dit à
Ribbentrop à l'ambassade à Londres : ŘSi l'Allemagne retrouve sa puissance,
elle sera à nouveau broyée‘. Lorsque Ribbentrop a objecté que ce ne serait
pas aussi facile cette fois-ci qu'en 1914, puisque l'Allemagne avait des
amis de son côté, Churchill a répliqué: ŘOh, nous sommes plutôt doués pour
persuader ces amis de nous rejoindre au bout du compte.ř (25 juillet 1939 Stockholm, de Friedrich Lenz, Der Ekle Wurm der deutschen Zwietracht,
auto-publié, Heidelberg 1953/Worm in the Apple: German Traitors and
Other Influences That Pushed the World Into War: The Little-Known Story of
the Men Who Destroyed Adolf Hitler‘s Germany, Samisdat Publishers,
Toronto non datée).
***
179
Gérard Menuhin
Les hommes d'état avec qui nous traitons veulent la paix. Nous
devons les croire sur ce point. Cependant, ils gouvernent des nations
dont la structure interne leur permet de se libérer de leurs positions à
tout moment, pour laisser place à d'autres qui ne désirent pas autant la
paix. Et ces autres attendent déjà dans les coulisses. En Angleterre,
par exemple, il suffit simplement que M. Duff Cooper ou M. Eden ou
M. Churchill gagne le pouvoir au lieu de M. Chamberlain ; nous
savons très bien que l'objectif de ces hommes serait de commencer
immédiatement une nouvelle guerre mondiale. Leur intention nřest un
secret pour personne, ils la déclarent ouvertement. Nous savons aussi
que le même ennemi juif qui a trouvé son expression dans une forme
et un état communiste rôde toujours menaçant en arrière-plan. Et de
plus, nous connaissons le pouvoir d'une certaine presse internationale
qui ne vit que pour mentir et diffamer. Cela nous oblige à être sur nos
gardes et à veiller attentivement à la protection du Reich. Enclins à la
paix en tout temps, mais également préparés à la défense. (Discours
d'Hitler, Saarbrücken, 9 octobre 1938).
Sven Hedin, dans une conversation avec le britannique lord Dawson
de Penn :
Dawson : Au moment où l'Allemagne occupe Danzig, que ce soit
par des moyens pacifiques ou avec une force armée, nous déclarerons
immédiatement et absolument la guerre à l'Allemagne.
Sven Hedin : Une guerre mondiale, pour Danzig ? Dantzig est une
ville allemande et les injustices du Traité de Versailles sont en cours de
révision.
Dawson : Ce n'est pas tant pour Dantzig elle-même. Danzig,
cependant, signifie le Corridor, et avec la perte de Danzig, c'est-à-dire
du Corridor, la Pologne perd l'accès à la mer, sèche et meurt étouffée.
C'est ce que l'Allemagne veut, afin de pouvoir traiter la Pologne
comme elle a traité la Tchécoslovaquie. À partir de là, il nřy a qu'un
pas vers la Roumanie et ses champs de pétrole, vers la mer Noire, les
Dardanelles, la Méditerranée et le Canal de Suez, en d'autres termes,
vers cette veine qui nourrit notre Empire. Donc, si Danzig tombe,
c'est la vie de l'Empire britannique qui est en jeu. Nous savons qu'une
nouvelle guerre mondiale pour Danzig est plus que juste, et nous
profiterons de lřoccasion quand elle se présentera.
Sven Hedin : Êtes-vous prêt à prendre une telle responsabilité ?
Dawson : Nous comprenons quřil ne restera ensuite plus rien de la
civilisation, mais nous n'hésiterons pas un instant. (Friedrich Lenz op.
cit., Sven Hedin était un géographe, un topographe, un explorateur, un
180
Dites la vérité et vous humilierez le diable
photographe, un écrivain voyageur et un illustrateur suédois maintes
fois décoré.).
***
Comme moi, vous étiez un soldat de première ligne dans la
dernière guerre. Comme moi, vous savez ce qu'est l'aversion et la
condamnation que la dévastation de la guerre a laissées dans la
conscience des peuples, comment la guerre a fini. Mon impression de
votre rôle exceptionnel en tant que leader du peuple allemand sur le
chemin de la paix, dans l'accomplissement de son devoir dans le
travail collectif de la civilisation, m'amène à demander une réponse à
cette proposition. Si le sang français et allemand coule à nouveau
comme il lřa fait il y a 25 ans, dans une guerre plus longue et plus
meurtrière, chacun de ces peuples se battra en croyant à sa propre
victoire. Les vainqueurs les plus déterminés seront la destruction et la
barbarie. (Extrait de la lettre de Daladier à Hitler, 26 août 1939).
***
Je comprends les craintes que vous exprimez. Moi aussi, je n'ai
jamais négligé les graves responsabilités qui sont imposées à ceux qui
sont en charge du sort des nations. En tant quřancien combattant de
front, je connais, comme vous, les horreurs de la guerre. Guidé par
cette attitude et cette expérience, j'ai essayé honnêtement de
supprimer toutes les questions qui pourraient causer des conflits entre
nos deux peuples. Le Traité de Versailles était insupportable. Aucun
Français avec honneur - et vous-même inclus, Herr Daladier - aurait
agi différemment que je ne lřai fait à un poste similaire. À cette fin, j'ai
alors essayé dřéradiquer les dispositions les plus irrationnelles du diktat
de Versailles.J'ai fait une offre au gouvernement polonais qui a choqué
le peuple allemand. Personne, à part moi, ne pouvait même oser aller
devant le public avec une telle offre. Moi, monsieur Daladier, je
conduirai mon peuple dans une lutte pour corriger une erreur, alors
que d'autres lutteront pour préserver cette erreur. C'est d'autant plus
tragique que de nombreux hommes importants, parmi votre propre
peuple aussi, ont reconnu l'insanité des solutions alors trouvées (c'està-dire à Versailles) ainsi que l'impossibilité de les maintenir
durablement. Je nřai aucun doute sur les conséquences graves qu'un
tel conflit entraînera. Je crois cependant que les Polonais devront
supporter le plus grand fardeau, car, peu importe la victoire d'une
guerre sur cette question, l'État polonais d'aujourd'hui sera perdu de
quelque façon que vous y réfléchissiez. Que nos deux peuples entrent
maintenant dans une nouvelle guerre de destruction sanglante est
181
Gérard Menuhin
pénible non seulement pour vous, mais aussi pour moi, Herr Daladier.
Comme je l'ai déjà observé, je ne vois aucune possibilité pour nous
d'exercer une influence de nature raisonnable sur la Pologne pour
corriger une situation qui est insupportable pour le peuple allemand et
pour le Reich allemand. (Extrait de la lettre d'Hitler à Daladier, 27
août 1939, traduction de Reader‘s Eagle, 28 août 1939).
Le secrétaire d'État français Bonnet, lorsqu'il a signé la déclaration de
guerre :
Il me semblait que nous avions soudainement ordonné non
seulement la mort de millions de personnes, mais aussi celle des idées
précieuses, des valeurs spirituelles, la destruction d'un monde...
Pendant quelques secondes, je fus écrasé. Mais déjà, des appels
arrivaient de Londres. Les nouvelles s'étaient répandues que la France
ne rejoindrait pas la guerre avant 5 heures du matin lundi. Ce délai
provoqua de lřagacement en Grande-Bretagne. Ils étaient très nerveux
là-bas, car un autre ŘMunichř aurait préservé la paix mondiale pendant
quelques temps, et cela aurait également préservé Hitler. (Friedrich
Lenz, op. cit., 3 septembre 1939).
Ainsi, l'Allemagne, sous Hitler, la Grande-Bretagne, sous Chamberlain
et la France, sous Daladier, désiraient la paix, sans parler de leurs peuples
respectifs. (Ŗ[I]l est probable que Neville Chamberlain conserve encore la
confiance de la majorité de ses compatriotes et que, s'il était possible
d'obtenir un sondage précis des sentiments de l'électorat, Chamberlain
serait reconnu l'homme d'État le plus populaire au pays.ŗ Attribué à
David Margesson, chief whip du gouvernement conservateur).
Ils ont tous continué à s'armer de manière évidente pour la défense,
tout en espérant la paix. Mais l'escalade vers la guerre sřest néanmoins
produite.
L'invasion de la Tchécoslovaquie le 16 mars 1939 a résolu la question
du Ŗporte-avionsŗ de l'Union soviétique contre l'Allemagne, mais elle
laissait toujours sans solution le problème de la persécution par la
Pologne de sa population allemande, qui avait atteint des proportions
funestes. Le point culminant fut atteint le 3 septembre 1939, le jour où
l'Angleterre déclara la guerre à l'Allemagne (ŖBromberger Blutsonntagŗ), au
cours duquel jusqu'à 5.437 civils allemands furent tués, selon le ministère
allemand des Affaires étrangères.
Plus important encore, la communauté juive mondiale (basée à New
York) avait déclaré la guerre commerciale contre l'Allemagne avec un
boycott des produits allemands le 24 mars 1933, juste quelques semaines
182
Dites la vérité et vous humilierez le diable
après que le NSDAP eut pris le pouvoir (ŖLa Judée déclare la guerre
contre l'Allemagneŗ, gros titre du London Daily Express), auquel
l'Allemagne a logiquement répondu le 1er avril par ŖKauft nicht bei Judenŗ
(initialement un boycott d'une journée).
Quelques semaines après que Hitler ait pris le pouvoir le 30 janvier
1933, un mélange de groupes de pression juifs dirigé par le président
du congrès juif américain Rabbi Stephen Wise, grand défenseur des
droits civils, Louis Untermeyer et les militants des anciens
combattants juifs, ont lancé un boycott très efficace contre les
produits et les services allemands. Chacun avançant le boycott à sa
façon, mais cherchant à construire une coalition anti-Nazis unie qui
pourrait donner un coup fatal économique au parti nazi, qui avait basé
son ascension politique presque entièrement sur les promesses de
relancer l'économie allemande. (Bibliothèque virtuelle juive).
***
L'une des qualités juives les plus dangereuses est l'intolérance
barbare brutale et directe. Il nřy a pas de pire tyrannie que celle
pratiquée par la clique juive. Si vous essayez de contrer cette clique
juive, ils utiliseront, sans hésiter, des méthodes brutales pour vous
casser. Avant tout, le juif essaie de détruire mentalement son ennemi,
en le privant de ses revenus et en ruinant sa vie sociale. La forme la
plus vile de représailles, le boycott, est typiquement juive. (Le docteur
Conrad Alberti-Sittenfeld, un juif, écrit en 1899 dans le numéro 12 de
la revue Gesellschaft).
Ce groupe dřintérêts interconnecté au plan international était implacablement opposé à Hitler et
aurait tenté de provoquer la
guerre contre l'Allemagne,
peu importe la méthode.
(“Le Congrès juif mondial était
en guerre avec l'Allemagne
depuis sept ans.” Rabbi M.
Une affiche exhorte un boycott des produits allemands
Perlzweig, chef de la
Section britannique du Congrès juif mondial, Toronto Evening Telegram, 26
février 1940).
183
Gérard Menuhin
En passant, il est pertinent de noter que les juifs de New York ne
partageaient pas le danger qui menaçait leurs camarades allemands, de
sorte qu'ils étaient libres de mettre ces derniers en danger, suivant la
croyance sioniste selon laquelle “les frères inférieurs” peuvent être
On lit sur la banderole : ―Rejoignez-nous pour libérer l‘Allemagne du capital juif.
N‘achetez pas dans les magasins juifs.‖
sacrifiés à la cause. Au cours de la Première Guerre mondiale, douze mille
juifs allemands sont morts pour leur pays et beaucoup ont été décorés bien qu'il soit intéressant de savoir si le patriotisme germano-juif a
diminué après la défaite de la Russie - mais dans le contexte du projet
sioniste, leur destin était secondaire.
De plus, ce schéma soulevait un double avantage : avec la coopération
du gouvernement allemand par l'intermédiaire du contrat Haavara, des
juifs utiles et riches pourraient être amenés à émigrer en Palestine,
constituant ainsi la base de l'État juif à venir et la rétrogradation prévisible
des juifs allemands dans la société allemande pourrait être manipulée pour
obtenir une sympathie mondiale et permanente après la guerre. En
conséquence de l'interdiction juive de 1933 des achats de biens allemands
et de l'engagement Weizmann des juifs à la cause de la Grande-Bretagne,
imprimée dans les journaux britanniques en 1939, les juifs allemands
furent réduits au statut des japonais-américains ; ils étaient des ennemis
potentiels de l'État et, en tant que tels, furent finalement incarcérés.
184
Dites la vérité et vous humilierez le diable
L'Association des juifs nationaux allemands, fondée en 1921 par Max
Nauman, a soutenu Hitler :
Le but de l'association était l'assimilation totale des juifs dans la
Volksgemeinschaft allemande (communauté), l'auto-éradication de
l'identité juive et l'expulsion d'Allemagne des immigrants juifs
d'Europe de l'Est. Max Nauman était particulièrement opposé aux
sionistes et aux juifs d'Europe de l'Est, il considérait les premiers
comme une menace pour l'intégration juive et porteurs d'une
idéologie Řracisteř servant les objectifs impériaux britanniques, alors
qu'il considérait les autres comme racialement et spirituellement
inférieurs. (Robert S. Wistrich, Who‘s Who in Nazi Germany,
Weidenfeld & Nicolson, Londres, 1982, page 177.)
***
Trouvez une différence raciale entre les juifs d'Europe de l'Est
et de l'Ouest
Une nouvelle théorie concernant la différence entre les juifs d'Europe
de l'Est et de l'Ouest est offerte par Dean Inge, considéré comme l'un
des écrivains les plus estimés d'Angleterre, dans un article publié [20
novembre 1924] dans le [London] Morning Post.
ŘLes juifs d'Europe occidentale n'ont aucune raison de s'indigner
lorsque les atrocités bolcheviques sont attribuées aux juifs de Russie ;
les trois principales races d'Europe de l'Est sont profondément
entachées de sang tartare. Ceci est vrai pour les Russes et les Polonais
et aussi pour les millions de soi-disant juifs d'Europe de l'Est qui sont
inférieurs aux vrais juifs sémites,ř affirme Dean Inge. (23 novembre
1924, Jewish Telegraphic Agency, source de nouvelles juives
mondiales).
Dans son journal, le général George Patton a écrit :
[C]es personnes [les juifs de Pologne, de Tchécoslovaquie et de
Russie] ne comprennent pas les toilettes et refusent de les utiliser, sauf
en tant quřentrepôts pour les boîtes de conserve, les ordures, et ils
refusent... Ils refusent, dans la mesure du possible, d'utiliser les
latrines, préférant se soulager sur le plancher.
Il décrit un camp de personnes déplacées :
[L]à, bien quřil y avait de la place, les juifs étaient entassés dans des
proportions consternantes, et dans pratiquement toutes les pièces, il y
avait un tas de déchets dans un coin qui était également utilisé comme
latrines. Les juifs étaient forcés seulement à s'abstenir de leur
185
Gérard Menuhin
méchanceté et à nettoyer le désordre par la menace des crosses des
fusils. Bien sûr, je sais que l'expression Řtribus perdues d'Israëlř a été
appliquée aux tribus qui ont disparu, et non à la tribu de Juda, d'où
descendent les fils de putes actuels. Cependant, mon opinion
personnelle est que c'est aussi une tribu perdue, qui a perdu toute
décence. (Journal de Patton, 17 septembre 1945).
Sur lřinsistance dřEisenhower, Patton assiste à un service religieux :
C'était la fête de Yom Kippour, ils étaient donc tous rassemblés
dans un grand bâtiment en bois qu'ils appelaient une synagogue. Il
incombait au général Eisenhower de leur faire un discours. Nous
sommes entrés dans la synagogue, qui était remplie du groupe
dřhumains à lřodeur la plus nauséabonde que j'ai jamais sentie. Quand
nous sommes arrivés à mi-hauteur, le rabbin de tête, vêtu d'un
chapeau de fourrure semblable à celui porté par Henry VIII
d'Angleterre et habillé dřun surplis lourdement brodé et très sale, est
descendu et a rencontré le général... L'odeur était si épouvantable que
je me suis presque évanoui et, en réalité, environ trois heures plus
tard, j'ai perdu mon déjeuner en y repensant. (Ibid.)
Parmi les activités de l'Association des juifs nationaux allemands
figurait la lutte contre le boycott juif des produits allemands. Ils ont
également publié un manifeste qui déclarait que les juifs étaient traités
équitablement. En 1934, le groupe a fait la déclaration suivante :
Nous avons toujours tenu le bien-être du peuple allemand et de la
patrie, auquel nous nous trouvons inextricablement liés, au-dessus de
notre propre bien-être. Ainsi, nous avons salué les résultats de janvier
1933, même si cela nous a occasionné des difficultés. (Wikipédia,
Mosche Zimmermann, Die deutschen Juden 1914-1945, Oldenbourg,
Munich 1997, p. 32/M. Hambrow, Die Etablierung der Aussenseiter: Der
Verband nationaldeutscher Juden 1921-1935, Böhlau, Cologne 2003, pp.
590 sqq./Nathan Stoltzfus, Resistance of the Heart: Intermarriage and the
Rosenstrasse Protest in Nazi Germany, WW Norton, New York 1996,
p.315).
***
En juin 1935, les célèbres lois de Nuremberg furent adoptées qui
établissaient la condition des juifs et des descendants partiellement
juifs à lřintérieur du Reich. À partir de cette date, les juifs furent
considérés comme membres du Reich, bénéficiant de la protection de
la loi mais pas de la pleine citoyenneté. Pour être un aryen à 100 %, il
fallait prouver qu'il n'y avait pas d'ancêtres juifs dans la famille depuis
186
Dites la vérité et vous humilierez le diable
1800. Que ceci fut tout à fait réalisable, montre jusquřoù les
Allemands sont allés, afin de conserver des dossiers en ordre sur des
données essentielles. (Je mentionne cela pour montrer combien il est
ridicule de supposer que, pendant la guerre, il n'y avait pas de dossier
en ordre de conservé pour les personnes envoyées dans des camps de
travail. Aujourd'hui, nous savons, de fait, que toutes les données ont
été conservées jusquřau bout. Elles sont disponibles aujourd'hui et
montrent que, en cas de décès d'un détenu, la famille du défunt était
informée et les cendres lui étaient retournées chaque fois que cela était
possible.)... Il faut mentionner que les lois de Nuremberg
s'appliquaient uniquement aux non-Aryens allemands et jamais aux
visiteurs juifs voyageant sous un passeport étranger, pour lesquels il
n'existait aucune restriction. Les juifs pouvaient avoir leurs propres
organisations dans les domaines du sport, de la culture, de la
médecine, des écoles et ils avaient même leur propre service au siège
de la Gestapo, qui était composé de sionistes qui se sont félicités des
mesures anti-juives du gouvernement parce qu'elles encourageaient
cette émigration souhaitée des juifs en Palestine. Il y avait un total de
soixante camps d'entraînement dirigés par les sionistes sous parrainage
allemand. Cependant, à ce moment-là, les Britanniques ont fait
objection et ont exigé que chaque immigrant juif amène mille livres
sterling en or (aujourd'hui équivalent à au moins 50.000 $) afin de
pouvoir obtenir la résidence permanente en Palestine.
Le gouvernement allemand a conclu le soi-disant ŘContrat de
transfertř avec les sionistes et a fourni les fonds requis à partir de ses
réserves de devises déjà limitées pour aider les jeunes juifs à émigrer
en Palestine. Environ cinquante mille jeunes juifs ont reçu cette aide
qui représentait une dépense de 50.000.000 dollars d'avant-guerre
pour le Reich en manque de change. Vous parlez dřune Řdestruction
planifiéeř des juifs ! (Heinz Weichardt, Under Two Flags, op. cit.)
Cependant, les juifs assimilés étaient et sont toujours considérés par
leurs coreligionnaires plus fanatiques, comme des traîtres à la cause.
ŘDans les pays libres et prospères, le judaïsme représente le baiser
de la mort, un déclin lent et imperceptible dans l'abîme de
l'assimilation.ř (Ben-Gourion, 1960, Discours lors du 25ème Congrès
sioniste, Jérusalem, 28 décembre 1960, selon : Yitzhak Oron (éd.),
Middle East Record, vol. 1, Weidenfeld & Nicolson, Londres 1960,
p. 269).
***
187
Gérard Menuhin
Les juifs américains ne doivent pas commettre l'erreur tragique
que les juifs allemands ont faite en faisant semblant d'être allemands et
non pas juifs. Je ne suis pas un Américain de confession juive. Je suis
un juif. Je suis un Américain et je suis Américain depuis 60 ans, mais
je suis juif depuis 4.000 ans. (Rabbin Stephen S. Wise, Congrès juif
américain, 12 juin 1938 : ŘLe Dr Wise exhorte les juifs à se déclarer
comme telsř, New York Herald Tribune, 13 juin 1938, p. 12.).
Les juifs allemands assimilés ne Ŗprétendaientŗ pas être des
Allemands ; ils étaient Allemands : (Reuters) - ŖEnviron 150.000 hommes
de descendance juive ont servi dans l'Armée allemande sous Adolf Hitler,
certains avec le consentement explicite du chef nazi, selon un historien
américain qui a interviewé des centaines d'anciens soldats.ŗ (Bryan Mark
Rigg, Hitler‘s Jewish Soldiers: The Untold Story of Nazi Racial Laws and Men of
Jewish Descent in the German Military, presse universitaire du Kansas,
Lawrence, Kansas, 2002).
3.3.1933 : Dans la publication de l'association centrale des citoyens
allemands de confession juive, ŘThe Central Association Newspaperř,
figurait : ŘNous, 565.000 juifs allemands, déposons une protestation
officielle. Une propagande d'atrocités effrénée se déchaîne à travers le
monde. À chaque parole prononcée et écrite contre notre patrie, à
travers tout appel à un boycott répandu contre l'Allemagne, nous, les
juifs allemands, sommes affectés autant que tous autres Allemands.
Non par coercition, non par peur, mais parce que certains milieux
étrangers calomnient l'honneur du nom allemand, nuisent au pays de
nos parents et de nos enfants, nous nous sommes levés sans attendre.
À la fois à demeure et à l'étranger, nous dénonçons les mensonges
concernant l'Allemagne et le nouveau gouvernement... Nous, 565.000
juifs allemands, déposons une protestation officielle devant toute
l'Allemagne et le monde contre ces accusations monstrueuses. (Erich
Kern, Verheimlichte Dokumente, FZ-Verlag, Munich 1988, p. 138).
Il est instructif de comparer les citations suivantes :
À [lřattention de] l'ambassade des États-Unis : nous avons pris
conscience de la propagande dans votre pays au sujet des cruautés
présumées contre les juifs en Allemagne. Nous considérons donc de
notre devoir, non seulement dans notre propre intérêt, en tant que
patriotes allemands, mais aussi au nom de la vérité, de commenter ces
incidents.
Des maltraitances et des excès ont effectivement eu lieu, et nous
sommes loin de les dissimuler. Mais dans toute sorte de révolution
cela est difficilement évitable. Nous accordons une grande importance
188
Dites la vérité et vous humilierez le diable
au fait que ces autorités, dans le cas où il était possible dřagir, l'ont fait
contre les outrages qui nous ont été rapportés. Dans chaque affaire,
les actes ont été commis par des éléments irresponsables agissant dans
la clandestinité. Nous savons que le gouvernement et toutes les
autorités de premier plan désapprouvent au plus haut point les
infractions commises. Mais nous pensons aussi qu'il est maintenant
temps de s'éloigner de l'agitation irresponsable de la part de ses
supposés intellectuels juifs vivant à l'étranger. Ces hommes, dont la
plupart ne se sont jamais considérés comme des ressortissants
allemands, mais qui prétendaient être les défenseurs de ceux de leur
propre confession, les ont abandonnés à un moment critique et ont
fui le pays. Ils ont donc perdu le droit de s'exprimer sur les affaires
germano-juives. Les accusations qu'ils lancent de leurs lieux sécurisés
nuisent à l'Allemagne et aux juifs allemands ; leurs rapports sont
grandement exagérés. Nous demandons à l'ambassade des États-Unis
de transmettre cette lettre aux États-Unis sans délai et nous acceptons
toute la responsabilité de son contenu. Comme nous savons qu'une
campagne de propagande à grande échelle doit être lancée lundi
prochain, nous serions ravis que le public américain soit informé de
cette lettre aujourdřhui même. - Reichsbund Jüdischer Frontsoldaten,
e.V (Association allemande des anciens militaires juifs).
***
Mes conversations privées avec les juifs étaient éclairantes. Ils ne
confirment pas ce que les journaux britanniques ont suggéré. Dřun
rien on a fait des montagnes, des comédies sont devenues des
mélodrames. La majorité des Řagressionsř étaient commises par des
jeunes trop zélés et, dans presque tous les cas, concernaient de
malheureux laissés-pour-compte qui n'étaient pas particulièrement
respectueux envers le nouveau régime. Très peu de dommages
physiques, mentaux, peut-être plus. Les lois relatives à la liberté de
circulation des juifs sont sensiblement les mêmes que celles des autres
personnes. La plupart des problèmes qui ont surgi n'ont rien à voir
avec le juif allemand domicilié, dont beaucoup sont encore employés
par le gouvernement dans diverses sphères d'utilité publique. Il y a
environ 80.000 juifs indésirables dont l'Allemagne veut se débarrasser
pour toujours et, elle est disposée à les déporter vers la GrandeBretagne ou les États-Unis d'Amérique si la demande en était faite. Ce
sont les juifs qui, depuis l'armistice, ont pénétré dans le pays et ont
créé une situation qui a causé des dommages sociaux et politiques
considérables en Allemagne. Parmi ces indésirables, il y a des
meurtriers, des ex-condamnés, des voleurs potentiels, des faillis
189
Gérard Menuhin
frauduleux, des trafiquants d'esclaves blancs, des mendiants dřautant
de sortes quřil est possible dřen décrire et des réfugiés politiques.
Beaucoup sont venus des États baltes, d'autres de la Pologne et un
nombre non négligeable de la Russie. La question juive en Allemagne,
comme ce fut le cas ailleurs, sera naturellement réglée tôt ou tard. La
meilleure solution possible à l'impasse actuelle est de traiter tous les
juifs comme des étrangers, ce quřils sont dřailleurs dans la tradition, la
race et la culture, et de leur accorder les mêmes privilèges, courtoisie
et considération que ceux accordés à tous les étrangers. (George E.O.
Knight, In Defense of Germany, Fetter House, Londres, 1933/34).
***
Le sionisme était prêt à sacrifier l'ensemble des juifs européens
pour un État sioniste. Tout a été fait pour créer un état d'Israël, et cela
n'a été possible que par une guerre mondiale. Wall Street et les
banquiers juifs ont participé à l'effort de guerre des deux côtés. Les
sionistes sont également responsables de la haine croissante envers les
juifs de 1988. (Joseph Burg, The Toronto Star, 31 mars 1988).
Les juifs honnêtes ne sont pas utiles à la cause sioniste, ils peuvent
donc être détruits aussi facilement que les chrétiens. Cependant, la
solidarité feinte exprimée par la première personne du pluriel est toujours
pratique.
Nous ne nions pas et ne craignons pas d'avouer que cette guerre
est notre guerre et qu'elle est menée pour la libération des juifs... Plus
solide que tous les fronts est le nôtre, celui des juifs. Nous nřoffrons
pas seulement à cette guerre notre soutien financier sur lequel repose
la réalisation entière de la guerre, nous ne fournissons pas seulement
notre puissance totale de propagande qui est l'énergie morale qui
perpétue cette guerre. La garantie de la victoire repose principalement
sur l'affaiblissement des forces ennemies, sur leur destruction dans
leur propre pays, à lřintérieur même de la résistance. Nous sommes les
chevaux de Troie dans la forteresse de l'ennemi. Des milliers de juifs
vivant en Europe constituent le principal facteur de destruction de
notre ennemi. Là, notre front est en fait l'aide la plus précieuse pour la
victoire. (Chaim Weizmann, président du Congrès mondial juif, chef
de l'agence juive et plus tard Président d'Israël, dans un discours du 3
décembre 1942 à New York).
***
Même si nous, les juifs, ne sommes pas physiquement à vos côtés
dans les tranchées, nous sommes moralement avec vous. Cette guerre
190
Dites la vérité et vous humilierez le diable
est notre guerre, et vous combattez avec nous. (Schalom Asch, Les
Nouvelles Litteraires, 10 février 1940).
***
L'Allemagne est l'ennemie du judaïsme et doit être poursuivie avec
une haine mortelle. Lřobjectif du judaïsme d'aujourd'hui est : une
campagne sans merci contre tous les Allemands et la destruction
complète de la nation. Nous exigeons un blocage complet du
commerce, l'arrêt de lřimportation des matières premières et des
représailles envers chaque Allemand, femme et enfant. (Professeur juif
A. Kulischer, octobre 1937, selon Benton Bradberry, The Myth of
German Villainy, Author House, Bloomington, Ind., 2012, p. 408, voir
aussi l'analyse critique de cette citation à goo.gl/38DpBO).
***
Depuis des mois maintenant, la lutte contre l'Allemagne est menée
par chaque communauté juive, à chaque conférence, dans tous nos
syndicats et par chaque juif dans le monde entier. Il y a lieu de croire
que notre part dans cette lutte sřinscrit dans un contexte général.
Nous allons déclencher une guerre spirituelle et matérielle du monde
entier contre les ambitions de l'Allemagne qui cherche à devenir de
nouveau une grande nation, de récupérer ses territoires perdus et ses
colonies. Mais nos intérêts juifs exigent la destruction complète de
l'Allemagne. Collectivement et individuellement, la nation allemande
est une menace pour nous les juifs. (Vladimir Jabotinsky, fondateur du
groupe terroriste juif Irgun, dans Nascha Rjetsch, janvier 1934).
191
II
IDENTIFIER :
ILLUMINATION OU LE DIAGNOSTIC DES
TÉNÈBRES
J
e me demande combien de personnes ont remarqué que nous vivons
dans un ŖYoupinramaŗ. Dans les temps anciens, il était possible de
profiter d'une vue dégagée d'un point culminant, disons un sommet de
montagne, que nous appelions un panorama. De là, si nous étions
chanceux, une belle vue s'étendait de tous côtés devant nous, apaisante,
revigorante et porteuse dřespoir.
Maintenant, alors qu'un tel spectacle est toujours possible, la vue n'est
plus imprenable. Une sorte de sous-courant d'influence s'est insinué dans
tous les domaines de la vie, toutes les professions, tous les
divertissements et la consommation, de sorte que même si nous nřen
sommes pas conscients, cela nous affecte et fait peser un lourd tribut sur
nos vies. En bref, cela gâche la vue. Ce courant sous-jacent est lřintérêt
juif. Par là, comprendre que l'occupation principale des juifs de tous
genres et de toutes nationalités est : est-ce bon pour les juifs ? Cette
préoccupation transcende toutes les pensées et actions juives, rendant
leurs attaches apparentes, tel que la nationalité, superficielles et sans
importance.
Chaim Weizmann, sioniste et premier président d'Israël/Palestine
occupée :
Il n'y a pas de juifs anglais, français, allemands ou américains, mais
seulement des juifs vivant en Angleterre, en France, en Allemagne ou
en Amérique. (Gilad Atzmon, The Wandering Who: A Study of Jewish
Identity Politics, Zero Books, Winchester, Royaume-Uni, 2011).
***
Gérard Menuhin
Le patriotisme anglais (ou français ou américain, etc.) du juif n'est
quřun costume dont il se pare pour faire plaisir aux gens du pays. (Le
monde juif, 8 décembre 1911).
***
La nationalité chimérique du juif est la nationalité du marchand,
par-dessus tout cřest celle dřun homme dřaffaires. (Karl Marx, ŖZur
Judenfrageŗ, Deutsch Französische Jahrbücher, février 1844, réimpression:
idem, Lohnarbeit und Kapital, Verlag Philipp Reclam jun., Leipzig, 1919,
p. 50).
Dès la naissance, ce sont des taupes implantées, des traîtres potentiels
dans leurs pays adoptifs, des patriotes seulement quand que cela les
arrange. Pour utiliser la métaphore de la montagne, leurs préoccupations
auto-centrées et leurs intérêts sont primordiaux, de même valeur. Pas
étonnant que cela nous gâche la vue.
En fait, le panorama a été supplanté par un diorama juif : une image
qui se transforme sans cesse, reflétant leurs tentatives de nous
embrouiller, parfois appelées Ŗinformationsŗ. Ces mensonges, propagés
avec zèle par des laquais (expression communiste chinoise évocatrice),
défigurent régulièrement les médias dominants. (Quelques exemples :
ŖArmes de destruction massiveŗ ; Ŗréchauffement climatique fabriqué par
l'hommeŗ ; la Ŗmilice terroriste de l'État islamiqueŗ, en partie formée et
financée par les États-Unis, mais aussi le ŖPeak Oilŗ, et auparavant : les
injures et la diffamation du sénateur McCarthy, sa croisade contre
l'infiltration communiste dans le gouvernement des États-Unis, dans
l'armée américaine, dans les médias américains, etc., et des accusations
quřil a faites quant à lřutilisation de la torture pour obtenir les aveux des
accusés aux procès-spectacles de Nuremberg ; les origines et les objectifs
du KKK.).
À quelques exceptions près, qui ne sont pas significatives, toute la
presse mondiale est entre nos mains. (Théodore Herzl, fondateur du
sionisme au Congrès Sioniste Mondial, Bâle, Suisse, 1897).
***
Juifs... maîtres des mensonges. (Arthur Schopenhauer, Parerga und
Paralipomena, Hahn, Berlin 1851, volume 2, p. 357).
***
194
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Amis juifs, soyons honnêtes avec nous-mêmes. Nous contrôlons
les médias. Nous avons tellement de types dans les bureaux de
direction de toutes les grandes sociétés de production de films, c'en
est presque obscène. À peu près tous les films ou émissions de
télévision, qu'il s'agisse de Tropic Thunder ou Your Enthusiasm, sont
truffés d'acteurs, de réalisateurs et d'écrivains juifs. Saviez-vous que les
huit grands studios de cinéma sont gérés par des juifs ? Mais ce n'est
pas tout. Nous contrôlons également les publicités qui diffusent ces
émissions de télévision. (Manny Friedman, Times of Israel, 12 juillet
2012).
***
Nous remercions le Washington Post, le New York Times, le Time
Magazine et d'autres excellentes publications dont les directeurs ont
assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis
près de quarante ans. Il nous aurait été impossible de développer
notre plan pour le monde si nous avions été exposés à la lumière des
projecteurs pendant ces années. Mais le monde est plus complexe et
prêt à marcher vers un gouvernement mondial. La souveraineté
supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est
sûrement préférable à l'autodétermination nationale pratiquée au
cours des siècles passés. (David Rockefeller, s'exprimant lors de la
réunion Bilderberger de juin 1991 à Baden, Allemagne).
***
Un journal a trois choses à faire. L'une est d'amuser, l'autre est de
divertir, et le reste est de tromper. (Ministre britannique des affaires
étrangères, Ernest Bevin, Conférence des ministres des Affaires
étrangères de Londres, 10 février 1946).
Mise à jour :
Le 13 novembre 2014. Comme il sied à un pays neutre, les
informations suisses ont généralement une attitude plutôt neutre vis-àvis des évènements mondiaux, mais dernièrement elles se sont écartées
de cette ligne. Ce soir, elles ont totalement sauté dans le train en
marche US/OTAN/UE. La rubrique portait sur des observations
récentes et inhabituellement fréquentes d'avions militaires russes et de
navires en Europe occidentale et sur la mer Noire. Tout dřabord, nous
avons vu un Poutine sans chemise avec un fusil de chasse :
lřexhibitionniste manchiste.
195
Gérard Menuhin
Ensuite, ce sont les avions qui représentaient une menace pour les vols
civils et une provocation délibérée. La Russie savait qu'elle ne pouvait
pas gagner une guerre contre les États-Unis et le reste du monde, mais
la principale menace était son Ŗimprévisibilitéŗ. Le désir parfaitement
légitime de la Russie de patrouiller ses frontières et ses sphères
d'intérêt et de faire des missions dans l'espace aérien international, n'a
pas été pris en compte. Les États-Unis maintiennent jusqu'à 1.000
bases militaires à travers le monde et ont divisé celui-ci en six zones
militaires, sous des ordres distincts, mais personne ne met en cause
l'interférence préjudiciable constante de l'Amérique dans les affaires de
pays qui se trouvent à des milliers de kilomètres de son continent.
Il n'existe pas une presse indépendante en Amérique, sauf à
lřextérieur dans les villes de campagne. Vous êtes tous esclaves. Vous le
savez, et je le sais. Aucun de vous n‘ose exprimer une opinion honnête.
Si vous le faisiez, vous sauriez à l'avance qu'elle n'apparaîtrait jamais
dans la presse. Je suis payé 150 $ pour empêcher que des opinions
honnêtes nřapparaissent dans le journal avec lequel je travaille.
D'autres parmi vous reçoivent des salaires semblables pour faire des
choses similaires. Si je devais permettre que des opinions honnêtes
soient imprimées dans une publication de mon journal, je serais
comme Othello avant vingt-quatre heures : mon emploi disparaîtrait.
L'homme qui serait assez stupide pour écrire des opinions honnêtes
serait dans la rue à la recherche d'un autre emploi. Le travail d'un
journaliste new-yorkais est de travestir la vérité, de mentir de façon
éhontée, de pervertir, de calomnier, de lécher les bottes de Mammon
et de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien, ou pour ce
qui revient au même : son salaire. Vous le savez, et je le sais ; et la
célébration dřune ŘPresse indépendanteř, quelle blague ! Nous sommes
les outils et les vassaux des hommes riches qui se tiennent dans les
coulisses. Nous sommes des pantins. Ils tirent les ficelles et nous
dansons. Notre temps, nos talents, nos vies, nos possibilités sont la
propriété d'autres hommes. Nous sommes des prostituées
intellectuelles. (Discours d'un Řéminent journaliste de New Yorkř,
selon E. J. Schellhouse, The New Republic, J.W. Lowell, New York,
1883, pp. 122 sq. ; goo.gl/9auyz1).
Puisque des sources Internet doutent de l'authenticité de cette citation,
je l'ai retracée. Le nom du journaliste rendu public est John Swinton dans
le livre de Gordon Clark, Shylock (Washington, D.C. 1894, p. 111, note 4,
goo.gl/t2ykWH). À l'époque, Swinton était le chef de la rédaction du Sun
196
Dites la vérité et vous humilierez le diable
de New York (voir le numéro de janvier 1943 de American Notes &
Queries, p. 159; goo.gl/GTNLiQ).
Ainsi lřobsession ŖEst-ce bon pour les juifs ?ŗ nous donne une définition
concrète de l'activité interminable et formelle du système de soutien
mutuel qu'ils ont construit à travers les âges, ce qui leur permet,
directement ou indirectement, de contrôler presque tout sur la planète.
Pratiquement tout tend vers leur domination et leur possession. Une
exagération scandaleuse, dites-vous ?
Faites lřexpérience, vérifiez les noms dans le journal que vous lisez ; le
casting et lřéquipe ou les producteurs des spectacles que vous regardez ;
les propriétaires des médias ; les membres du conseil d'administration de
toute entreprise majeure ; les sympathies politiques des chefs d'entreprise
non juifs, etc., etc. Alors que vous listez ces noms, remplacez-les à chaque
fois que vous reconnaissez leur héritage ou leur tendance, par l'expression
familière Ŗun youpinŗ. Vous voyez ? Il n'est pas nécessaire d'utiliser leurs
noms réels, de noter qu'il existe un ŖGoldmannŗ ici et un ŖMurdochŗ
là ; ils poursuivent tous le même objectif, donc vous pourriez tout autant
les substituer par un seul mot plus commun. . (En outre, leur nom seul ne
divulgue pas leur appartenance ethnique, ils sont très susceptibles d'avoir
adopté un camouflage comme ŖSchultzŗ ou ŖJonesŗ).
Cet exercice démontrera leur nombre impressionnant dans les lieux
d'influence, particulièrement remarquables, compte tenu de leur
proportion relativement faible de nřimporte quelle population.
En proportion, nous avons plus de pouvoir que tout autre groupe
comparable, bien au-delà de notre nombre. La raison en est que nous
sommes probablement la minorité la mieux organisée au monde. (Nat
Rosenberg, Denver Allied Jewish Federation International Jewish News, 30
janvier 1976).
Le docteur Mandelstam a déclaré le 29 août à l'ouverture du Congrès
sioniste de 1897 :
Les juifs utiliseront toute leur influence et leur pouvoir pour
empêcher la montée et la prospérité des autres nations et sont résolus
à se conformer à leurs espoirs historiques ; c'est-à-dire à la conquête
de la puissance mondiale. (Le Temps, Paris, 3 septembre 1897).
197
Gérard Menuhin
De nombreuses nations européennes ont expulsé les juifs, plusieurs fois pour certaines.
Au départ, il y avait des gens qui n'étaient pas les bienvenus partout.
C'était parce qu'ils ne voulaient pas sřassimiler mais seulement profiter de
leur pays hôte. Ils y sont parvenus par un certain nombre de subterfuges,
principalement financiers, dans lesquels toutes les tromperies n'étaient
pas seulement permises mais activement encouragées. (ŖUne nation
d'escrocsŗ qui ne tirent avantage quřen Ŗtrompant la culture de leur hôteŗ.
Immanuel Kant, Anthropologie in pragmatischer Hinsicht, F. Nicolovius,
Königsberg 1798). L'objectif était de déposséder la population résidente
de leurs propriétés par lřendettement. Malgré le fait dřavoir été éjectés
d'innombrables pays - parfois à plusieurs reprises (prétendument de 109
emplacements depuis 205 apr. J.-C.) - lorsque leurs machinations étaient
détectées, au fil du temps, ces marchands pécuniaires itinérants avaient
réussi à atteindre leurs objectifs à long terme : ne pas se limiter à endetter
juste des individus mais des pays entiers. Les gouvernements empruntent
plus que les particuliers et le remboursement est garanti par les taxes.
ŖUne nation qui ne s'engage pas dans la dette rend les usuriers furieux.ŗ (Ezra
Pound, Impact: Essays on Ignorance and the Decline of American Civilization,
Regnery, Chicago 1960).
198
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Mise à jour :
22 janvier 2015. La Banque centrale européenne a réclamé le droit
d'acheter 1,14 trillion d'euros d'emprunts gouvernementaux sans valeur
provenant des économies de l'UE en crise, ce qui en fait la plus grande
Ŗbad bankŗ au monde. Bien sûr, les contribuables seront à terme
responsables lorsque ce document de pacotille arrivera à échéance. Cela
signifie que les banques centrales deviendront les plus grands créanciers
des pays. C'est ainsi que fonctionne le plan.
La Grande dépression argentine, qui a commencé en raison des
crises financières russes et brésiliennes, a causé un chômage
généralisé, des émeutes, la chute du gouvernement, un défaut de la
dette extérieure du pays, l'augmentation des devises alternatives et la
fin du taux de change fixe du peso au dollar américain. L'économie a
diminué de 20 % de 1998 à 2002. En termes de revenus, plus de 50 %
des Argentins étaient pauvres et 25 %, indigents ; sept enfants
argentins sur dix étaient pauvres au cœur de la crise en 2002. Le
Fonds Monétaire International n'accepta aucun rabais dans sa part de
la dette argentine. Certains paiements ont été refinancés ou reportés
sur accord. Cependant, les autorités du FMI ont par moments
exprimé des critiques sévères sur les rabais et ont activement exercé
des pressions auprès des créanciers privés. (Wikipédia).
De nouveau, il a résulté de la dette extérieure : l'Argentine sous le
président Menem (celui avec les longs favoris) avait tout simplement trop
emprunté ; le peso était lié au dollar ; il y eut une panique bancaire quand
les citoyens ont échangé leurs pesos en dollars ; les comptes bancaires
furent gelés.
Certains en Argentine voient la sécession comme réponse au
péril économique
La Patagonie est même inondée de rumeurs selon lesquelles le
gouvernement fédéral en faillite envisage de vendre des parcs
nationaux pour obtenir des revenus désespérément nécessaires. Selon
de telles histoires, l'Argentine renoncerait également à sa
revendication à des parties de l'Antarctique et permettrait aux troupes
américaines d'être stationnées à Tierra del Fuego en contrepartie de
lřeffacement de sa dette publique de 141 milliards de dollars, sur
laquelle elle a fait défaut en décembre. (New York Times, 27 août 2002).
199
Gérard Menuhin
Mise à jour :
L'Argentine et sa dette font de nouveau lřactualité en 2014. Paul
Singer du Fonds Elliott/NML et Mark Brodsky du Fonds Aurelius
réclament un bénéfice de 600 % sur les obligations qu'ils ont achetées
pour rien. ŖEst-ce qu'un autre mega-échange de la dette souveraine
sera imposé à l'Argentine, cette fois contre de vastes étendues de son
territoire national - en particulier la Patagonie - utilisées comme
garantie collatérale ?ŗ (Adrian Salbuchi, RT, 12 août 2014).
Selon le Boston Consulting Group, entre les ménages, les
entreprises et le gouvernement, le monde développé a 20 billions
de dollars de dette au-delà du seuil durable selon la définition dřune
dette Řstableř par rapport au PIB de 180 %.(Dr Jeff Lewis, The Price
of Everything and the Value of Nothing, Kitco, le 24 décembre 2014).
Vous devez penser à une énorme tour de dettes sur des fondations
fragiles où les banques centrales pompent le béton dans les fondations
dans un effort d'urgence pour éviter (sic) que le bâtiment ne s'effondre
et, en même temps, les constructeurs ajoutent des étages
supplémentaires par-dessus. Aujourd'hui, les banques centrales
donnent de l'argent aux institutions, qui ne sont pas solvables, contre
des garanties douteuses et sans intérêts. Ce n'est pas du capitalisme.
(Daniel Stetler, BCG, cité dans l'article susmentionné de Jeff Lewis).
Peut-être pas sur un plan théorique, mais cela révèle que ce sont les
privilégiés qui contrôlent le système. Si le Ŗcapitalismeŗ implique la liberté
non seulement de faire des bénéfices mais aussi de faire faillite si les
circonstances le dictent, alors une banque défaillante devrait être autorisée
à faire faillite. Mais non, on nous dit, une banque défaillante pourrait
entraîner avec elle d'autres banques défaillantes, risquant ainsi une
catastrophe financière majeure. La décision est prise de sauver quelques
spéculateurs, mais pas d'autres, par délibération et collusion secrètes entre
copains de l'industrie et du gouvernement. Qui sont ces décideurs et qui
sont leurs bénéficiaires ? Ah, cette information est privée, car elle
concerne des entreprises privées. Si cela concerne les entreprises privées,
pourquoi est-ce lřaffaire des gouvernements ostensiblement
démocratiques dřintercéder en leur nom et, en fin de compte, des
contribuables, qui souffrent lorsque Ŗsecourirŗ se traduit simplement par
balancer de la monnaie saine contre de la toxique dans de mauvais
systèmes intrinsèquement corrompus ?
200
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Selon l'Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE), la dette publique combinée détenue par les
économies du monde développé est à son point culminant depuis la
Seconde Guerre mondiale. En 1945, la dette dépassait 116 % du PIB ; à
la fin de 2012, elle a atteint 114,4 %. L'OCDE déclare que nous allons
atteindre un nouveau sommet en 2013. Par exemple, en août 2013, les
communautés allemandes avaient accumulé une dette collective de 130
milliards d'euros, principalement grâce à la hausse des coûts des services
sociaux pour une population composée d'immigrants bons à rien en
nombre croissant. L'immigration sans restriction Ŕ à un moment de crise
financière internationale - facilitée par les lois de l'UE permettant la Ŗlibre
circulation des personnesŗ au sein du bloc, accompagné de demandeurs
d'asile culturellement inassimilables et non employables en provenance de
terres lointaines, est devenue un fardeau insupportable pour l'État.
Soixante-dix pour cent de toutes les demandes d'asile dans ce pays
ont été refusées cette année. Plus de la moitié des 220.000
demandeurs d'asile actuels en Allemagne ne fuient pas car ils craignent
pour leur vie et leur intégrité physique, mais pour des raisons
économiques... presque aucun dřeux n'est reconnu par les tribunaux
comme ayant droit à l'asile, pourtant seulement une vingtaine sont
déportés. (Münchner Merkur, 23 octobre 2014).
Les impôts ne peuvent être augmentés davantage sur lřindustrie de
services qui a remplacé la fabrication, donc les investissements urgents
nécessaires à l'entretien des routes, par exemple, ne peuvent être
envisagés. Pas plus que la nouvelle industrie ne peut être attirée par ces
villes endettées, car leur imposition élevée est un facteur dissuasif. Donc,
il n'y a pas de solution. Tout ce qu'il faudrait pour lřAllemagne
officiellement en faillite serait une hausse des taux d'intérêt, rendant les
prêts déjà assumés non remboursables. Seul l'État pourrait réagir, mais
l'État lui-même est en faillite. Ceux qui sont finalement responsables de
cette situation désespérée ont réussi dans leur conspiration : ils ont créé, à
l'aide de professionnels et de propagande holocaustique, le climat de
culpabilité nécessaire, par lequel l'immigration légale et illégale nřest pas
contestée, ce qui entraîne la fracturation de la société, des troubles civils
et des fonds sociaux inadéquats. La dette massive souhaitée est donc
programmée. L'influence juive a réalisé la dissolution dřune communauté
autrefois unie.
201
Gérard Menuhin
ŖParce que votre institution principale est la structure sociale ellemême, c'est là que nous sommes manifestement les plus destructeurs.ŗ
(Maurice Samuel, You Gentiles, Harcourt, Brace & Co., New York, 1924,
p. 147. Voir aussi Kelly M. Greenhill, Weapons of Mass Migration, Cornell
University Press, Ithaca, NY, 2010.).
Mise à jour :
Le lundi 5 janvier 2015, la plus importante manifestation à ce jour
de PEGIDA (Patriotische Europäer gegen die Islamization des
Abendlandes/Européens patriotes contre l'islamisation de l'Ouest) a
eu lieu à Dresde. Ce mouvement, qui a commencé avec seulement 350
manifestants en octobre 2014, regroupe maintenant régulièrement
18.000 participants. Sa nature est tout à fait pacifique et consiste en
une Ŗpromenadeŗ du soir dans chaque ville où elle se produit, avec
des citoyens ordinaires de tous horizons et de tous milieux, y compris
des étrangers bien intégrés. Son intention n'est pas de critiquer les
musulmans mais de protester contre lřabus du droit d'asile :
l'immigration massive de demandeurs d'asile indésirables, non
qualifiés et culturellement inadaptés, qui est tolérée et même
encouragée par le gouvernement, ce qui modifie la composition de
l'Allemagne.
ŖLe président Gauck a fait la promotion de l'immigration en
Allemagne à des étudiants indiens. ŘNous avons de la place en
Allemagneř, a-t-il déclaré samedi à Bangalore.ŗ (Die Welt, 8 février
2014).
PEGIDA est donc un véritable mouvement Ŗvölkischŗ [national]
et donc une menace pour les intérêts juifs. Parce que ces
démonstrations révèlent que la population allemande n'est pas
entièrement conditionnée et apathique et qu'elle possède encore assez
d'initiative et de pouvoir cohésif pour rassembler un nombre
importants de personnes afin de montrer son opposition à
l'immigration pandémique illégale, elle rencontre la désapprobation
complète des médias, de toutes les autorités, allant du gouvernement,
à l'église, aux anciens chanceliers. Ceux-ci diffament les manifestants
comme étantŖde droiteŗ et Ŗxénophobesŗ à lřesprit dérangé et
mentalement déficient et dénaturent le nombre de manifestants.
ŖDresde a dépensé 30.000 euros lors d'une manifestation contre
Pegida le 10 janvier.ŗ (BN news 12 février 2015).
202
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Mise à jour :
13 avril 2015. Geert Wilders doit prendre la parole lors du prochain
rassemblement de Pegida. Cela signifie que ce groupe hétérogène a été
infiltré et neutralisé. La motivation de Pegida était plus une
protestation générale contre l'immigration clandestine que contre les
musulmans spécifiquement. En invitant Wilders, un visiteur fréquent
d'Israël et un anti-musulman invétéré, Pegida a perdu de la crédibilité
en tant que mouvement citoyen.
Quoiquřil en soit, Pegida doit être considéré avec prudence. Bien
que la majorité de ses adeptes et manifestants se composent de
citoyens scandalisés, les motivations de ses dirigeants et organisateurs
ne sont pas forcément aussi clairs. Ces manifestations ont peut-être été
créées intentionnellement, afin de fournir une marche téléguidée de
mécontents qui, à son tour, peut être attaquée par une foule
antagoniste de Ŗgauchistesŗ.
DESSIN SUR LES MUSULMANS
DESSIN SUR LES JUIFS
Cette bande dessinée de Latuff explique assez bien l'hypocrisie dominante.
Paris, le 9 janvier 2015 : Les annonces faites à propos de deux
musulmans qui ont exécuté douze caricaturistes et employés d'une revue
satirique française hier et qui ont été abattus aujourd'hui par la police
française peuvent ne pas être entièrement fiables. Des informations
contradictoires mentionnent plusieurs anomalies curieuses qui conduisent
inévitablement à la conclusion qu'il s'agissait d'un nouvel attentat sous
203
Gérard Menuhin
Ŗfaux drapeauŗ. Cependant, même si l'histoire telle qu'elle est apparue
pour la première fois est fausse, cet évènement aurait pu être crédible à
cause de décennies de provocation allant de la subversion des
gouvernements du Moyen-Orient et l'implantation de courtisans
américains, en passant par l'abus brutal constant des Palestiniens, au
Ŗchangement de régimeŗ par l'invasion. Les musulmans ne sont pas
intrinsèquement violents, mais ils sont particulièrement sensibles à la
critique de leur religion. En raison de l'immigration voulue et encouragée
d'un plus grand nombre de musulmans en Europe occidentale quřun pays
ne peut à lui seul absorber, le ressentiment et la friction apparaissent
naturellement, et les préjugés européens se révèlent, entre autres, à travers
des caricatures antimusulmanes.
Les masses ont pleuré les morts de France et ont considéré cela
comme étant une attaque envers la ŖLiberté d'expressionŗ. Cela doit sans
doute faire apparaitre un sourire narquois sur le visage des seuls qui
perçoivent l'ineffable ironie de la situation : un prétendu acte de
terrorisme réel dans une grande capitale dřEurope occidentale est
condamné comme étant une attaque contre la suppression de la liberté
dřexpression, alors quřils veillent eux-mêmes à ce qu'un autre type de
liberté d'expression soit étouffé.
À propos des caricaturistes politiques, une comparaison avec les
équivalents politiques américains et britanniques (Danziger, Oliphant,
Giles, Garland, Scarfe, etc.) montre que les insultes raciales de cette clique
française ne sont ni artistiques ni perspicaces. Les qualifier de caricatures
politiques est une surestimation risible de leur contenu et ne peuvent être
valables qu'à une époque dégénérée où les graffeurs peuvent être exposés
comme des Ŗartistesŗ. Lorsque le pourcentage de musulmans est aussi
colossal que celui que connaît la France, interdire la critique antimusulmane nřest plus une question de liberté dřexpression, mais de
simple bon sens et de retenue. Les caricaturistes eux-mêmes étaient
semble-t-il principalement des hommes plus âgés, dont la sensibilité était
par conséquent, de toute façon, totalement dépassée. La provocation des
musulmans n'est pas entravée dans les médias ou par le gouvernement,
car elle sert le but caché de monter les chrétiens contre les musulmans.
Ceux qui sont finalement responsables de ces actes sont les mêmes qui
veillent à ce que la véritable liberté d'expression ne soit pas autorisée dans
leur modèle de démocratie.
204
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les forces sionistes travaillent depuis des décennies à monter les musulmans
contre les chrétiens.
La véritable liberté d'expression est refusée par les gouvernements
fantoches qui commencent par planifier des évènements terroristes, afin
d'attaquer les pays arabes sous couvert de défendre l'Occident contre le
terrorisme, rejoindre les forces de l'OTAN (américaines) pour terroriser
et détruire ces pays arabes, conduire leurs populations vers l'Ouest à la
recherche de sécurité et dřune vie meilleure (important du même coup le
terrorisme islamique), tandis que ceux qui dévoilent les vrais auteurs et
lřorigine de cette catastrophe sont poursuivis comme des Ŗantisémitesŗ.
La Suisse est également soumise à la pression de partis volontairement
aveugles ou endoctrinés. ŖÉtant donné la situation en Syrie, il est
incompréhensible que l'UE et la Suisse conservent une politique
dřisolement.ŗ (Green Party, bluewin.news, 7 janvier 2015).
Il s'agit d'une fausse représentation délibérée de la politique actuelle de
l'UE visant à accueillir tous les demandeurs d'asile. Les gauchistes et les
étranges petits groupes vaniteux, comme Solidarité Sans Frontières, ou
Schweizer Friedensrat (ŖConseil suisse de la paixŗ), font pression sur le
pays pour quřil accepte plus de réfugiés : ŖLa position défensive
d'aujourd'hui contre les réfugiés n'est pas naturelle, mais le résultat d'un
conditionnement.ŗ (Même source).
Encore une fois, le contraire est tout aussi vrai : le bon sens cherche
où est la logique dans le fait de vouloir abriter des centaines de milliers
205
Gérard Menuhin
d'étrangers. La charité légendaire de la Suisse est détournée afin de
persuader les gens dřinviter les réfugiés à partager leurs maisons.
Alors que Churchill était encore un libre penseur et avant de s'engager
si lucrativement au service de sa consanguinité matrilinéaire (ŖChurchill a
sans doute hérité de la ruse dans les gènes juifs transmis par sa mère,
Lady Randolph Churchill, née Jenny Jacobson/Jérôme,ŗ Jérusalem Post, 18
janvier 1993), il a affirmé :
Ce mouvement parmi les juifs n'est pas nouveau. Depuis lřépoque
de Spartacus-Weishaupt à celle de Karl Marx, jusquřà celle de Trotski
(Russie), de Bela Kun (Hongrie), de Rosa Luxemburg (Allemagne) et
dřEmma Goldman (États-Unis), cette conspiration mondiale pour le
renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société
sur la base du développement arrêté, de la malveillance envieuse et de
l'égalité impossible, nřa fait que sřaccroître. Elle a été le ressort
principal de tout mouvement subversif au cours du 19ème siècle ; et
maintenant, enfin, cette bande de personnalités extraordinaires du
monde souterrain des grandes villes d'Europe et d'Amérique a saisi le
peuple russe par les cheveux et est devenue pratiquement le maître
incontesté de cet énorme empire. (ŖZionism versus Bolshevismŗ, The
Illustrated Sunday Herald, février 1920).
Au cours de siècles dřefforts séditieux, les juifs ont gagné parmi le
commun des mortels une réputation qui perdure et se reflète dans de
nombreuses paroles désobligeantes à leur encontre. L'histoire orale
transmet une telle sagesse populaire comme ŖNe te fie pas au renard des
plaines pas plus qu'au serment d'un juifŗ (allemand : Trau keinem Fuchs auf
grüner Heid et keinem Jud auf seinem Eid).
Ce qui est frappant, c'est que les gens trop ignorants pour déchiffrer la
vérité eux-mêmes savent néanmoins instinctivement que les juifs ne sont
pas dignes de confiance. Pourtant, ils ne peuvent se protéger contre les
intrigues de ces mêmes personnes.
Si cette hostilité, cette répugnance avait été montrée envers les
juifs à un moment donné ou dans un pays seulement, il serait facile de
rendre compte des causes locales de ce sentiment. Mais cette race a
toujours été un objet de haine chez toutes les nations parmi lesquelles
elle s'est établie. Dans la mesure où les ennemis des juifs appartenaient
à diverses races ; comme ils résidaient loin les uns des autres, étaient
régis par des lois différentes et régis par des principes opposés ;
comme ils n'avaient pas les mêmes coutumes et différaient en esprit
les uns des autres, de sorte qu'ils ne pouvaient pas juger n'importe
206
Dites la vérité et vous humilierez le diable
quel sujet de la même façon, il faut que les causes générales de
l'antisémitisme aient toujours résidé en Israël, et non dans ceux qui sřy
sont opposés. Bernard Lazare, L'antisémitisme: son histoire et ses causes,
Léon Chailley Ed., 1894/Cosimo Classics, New York 2005, p. 8).
***
Partout où lřon trouve un juif, il est un problème, une source de
malheur pour lui-même et pour ceux qui l'entourent. (Maurice
Samuel, You Gentiles, op. cit.)
***
Dorénavant, aucun juif, peu importe le nom quřil porte, ne pourra
rester ici sans ma permission écrite. Je ne connais aucun autre parasite
aussi problèmatique dans l'État que cette race, qui appauvrit le peuple
par la fraude, lřusure et le prêt et commet tous les actes que l'homme
honorable méprise. Par conséquent, ils devront être évacués et exclus
d'ici le plus possible. (Marie-Thérèse d'Autriche, décret, 1777)
***
Dans l'Empire autrichien, une ordonnance fut émise en 1787, qui
obligeait les juifs à adopter des noms de famille, bien que leur choix
de prénoms soit restreint principalement à des prénoms bibliques.
Des commissions dřofficiers furent nommées pour enregistrer tous les
habitants juifs sous ces noms. Si un juif refusait de choisir un nom, la
commission était habilitée à lui en imposer un. Cela a conduit en gros
à une création de noms artificiels, dont la nomenclature juive porte les
traces encore aujourdřhui. Parmi ces noms artificiels on trouve les
suivants, mentionnés par Karl Emil Franzos : Bettelarm (démunis),
Diamant, Drachenblut (sang de dragon), Durst (soif), Edelstein
(pierre précieuse), Elephant (éléphant), Eselskopf (tête d'âne), Fresser
(glouton), Galgenstrick (escroc), Galgenvogel (gibier de potence),
Geldschrank (coffre de sûreté), Goldader (veine en or), Gottlos (sansDieu), Groberklotz (balourd empoté), Hinterkopf ou Hinterkop
(nuque), Hunger (faim), Karfunkel (furoncle), Küssemich (embrassezmoi), Ladstockschwinger (noceur repoussant), Lumpe (escroc,
serpillère), Maizel, Maulthier (mule), Maulwurf (taupe), Nachtkäfer
(scarabée nocturne), Nashorn (rhinocéros), Nothleider (être
nécessiteux), Ochsenschwanz (queue de bœuf), Pferd (cheval),
Pulverbestandtheil (composant en poudre), Rindskopf (tête de vache),
Säuger (enfant ; littéralement nourrisson), Saumagen (estomac de
porc), Schmetterling (papillon), Schnapser, Singmirwas (chantez-moi
quelque chose), Smaragd (émeraude), Stinker (mauvaise odeur),
207
Gérard Menuhin
Taschengreifer (voleur à la tire), Temperaturwechsel (changement de
température), Todtschläger (tueur au gourdin), Trinker (buveur),
Veilchenduft (parfum de violette), Wanzenknicker (tueur dřinsectes),
Weinglas (verre à vin), Wohlgeruch (bon parfum). (Une liste des
prénoms autorisés est donnée dans Gesetzsammlung de Kropatschat
(Vol. XIV, pp. 539-567), les noms marqués en lettres noires étant
ceux réservés aux juifs.) (Métapédia).
La prédominance de noms moqueurs et péjoratifs révèle en quelle
estime les juifs étaient tenus.
L'antisémitisme est si instinctif qu'on pourrait parler simplement
d'un des instincts élémentaire de l'humanité, lřun des principaux
instincts par lequel une race cherche à se préserver contre la
destruction totale. Je ne soulignerai jamais assez l'importance de cette
question. L'antisémitisme n'est pas, comme les juifs ont essayé de faire
croire au monde, un préjugé actif. C'est un instinct extrêmement
latent avec lequel tous les hommes sont nés. Ils en sont inconscients,
comme pour tous les autres instincts de préservation de soi, jusqu'à ce
que quelque chose arrive et le réveille. Tout comme lorsque quelque
chose flotte dans la direction de vos yeux, les paupières se ferment
instantanément et spontanément. L'instinct d'antisémitisme qui se
réveille chez lřhomme et si prompt et si sûr… il n'y a pas un seul
exemple où les juifs n'ont pas entièrement mérité la fureur amère de
leurs persécuteurs. (Samuel Roth, Jewish Must Live, The Golden Hind
Press, New York 1934, pp. 31 sq.).
Au début, les juifs manœuvraient pour obtenir des postes de
confiance, positions depuis lesquelles par exemple, ils conseillaient les
dirigeants locaux et leur prêtaient de l'argent pour leurs besoins.
Cependant, afin de développer leur plan infernal, ils devaient contrôler la
source même de la monnaie, afin de pouvoir manipuler les marchés, les
inonder avec celle-ci ou de la retenir en augmentant ou en abaissant les
taux d'intérêt et en limitant ou en augmentant la masse monétaire, créant
ainsi des cycles dřŖexpansion-récessionŗ.
Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans chaque pays est le
maître absolu de toute l'industrie et de tout le commerce... et quand
vous réalisez que tout le système est très facilement contrôlé, d'une
manière ou d'une autre, par une poignée dřhommes puissants, vous
n'aurez plus besoin quřon vous explique comment naissent les
périodes d'inflation et de déflation. (Quelques semaines après cette
déclaration, le 2 juillet 1881, le président Garfield était assassiné.)
208
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ŖL'argent tient la plus grande part dans la détermination du cours de
l'histoire.ŗ (Karl Marx, Le manifeste du parti communiste).
Alors que la plupart des gens définissent Ŗl'honneurŗ comme
synonymes de noblesse d'esprit et d'allégeance à ce qui est juste, et l'une
des qualités fondamentales qui distinguent l'homme de la bête, le premier
Rothschild aurait dit : ŖMon argent est mon honneur et celui qui prend
mon argent, prend mon honneur.ŗ (Karsten Krieger (éd.), Der ŖBerliner
Antisemitismusstreit‖ 1879-1881: Eine Kontroverse um die Zugehörigkeit der
deutschen Juden zur Nation, 2 vols., Saur, Munich 2003, p. 778). Ainsi, loin
de faire partie des personnes respectables, cette croyance pathétique et
ignoble définit ces créatures comme des phénomènes de foire, entre la
femme à barbe et les sœurs siamoises.
Ou pour citer un équivalent moderne : ŖNous ne voulons pas cacher
le fait que nous sommes inspirés par la richesse. Assez du style de vie à la
Lénine ! Nos objectifs sont clairs, nos tâches définies : nous voulons être
des milliardaires... Notre idole est Sa Majesté, le capital.ŗ (Peter Schwarz,
ŖComment Khodorkovsky est devenu l'homme le plus riche de Russieŗ,
www.wsws.org, le 7 janvier 2014, à l'origine dans le livre de Mikhail
Khodorkovsky, Leonid Nevzlin, Cheloveks rublyom (L'homme au rouble),
Moscow 1992).
L'histoire indique que les prêteurs dřargent ont utilisé toutes les
formes possible d'abus, d'intrigues, de tromperies et de moyens
violents afin dřassurer leur emprise sur les gouvernements en
contrôlant la monnaie et son émission. (Président James Madison).
***
La vérité en la matière, et vous le savez aussi bien que moi, est
qu'un élément financier, dans les grands centres, possède le
gouvernement des États-Unis depuis lřépoque d'Andrew Jackson, et je
nřexclus pas entièrement l'Administration de [Woodrow Wilson]. Le
pays est en train de vivre une répétition du combat de Jackson avec la
Banque des États-Unis, sauf que cette fois cela se passe sur une base
beaucoup plus importante et beaucoup plus large. (F.D. Roosevelt,
lettre au Col. Édouard Mandell House, 21 novembre 1933).
***
Je crains que le citoyen ordinaire n'aimerait pas quřon lui dise que
les banques peuvent créer de la monnaie, et le font... Et ceux qui
contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement
209
Gérard Menuhin
et tiennent la destiné du peuple au creux de leurs main. (Reginald
McKenna, ancien chancelier de l'Échiquier, président de la Midland
Bank, dans un discours aux actionnaires, 24 janvier 1924).
***
Si vous voulez être les esclaves des banques et payer le prix de
votre propre asservissement, alors laissez les banques créer l'argent
(…). (Attribué à Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre,
1920).
***
La Banque d'Amsterdam, créée en 1609, fut le précurseur de la
banque centrale moderne, sinon la première. (Stephen Quinn, William
Roberds, The Big Problem of Large Bills: The Bank of Amsterdam and the
Origins of Central Banking, Federal Reserve Bank d'Atlanta, Atlanta,
2005).
En Angleterre, sans doute la conséquence la plus importante de la
guerre civile - plus justement Ŗla Révolution anglaiseŗ dans le contexte
actuel - fut la création par la charte royale en 1694, sous Guillaume III, de
la Banque d'Angleterre, une institution appartenant à des banquiers, grâce
à laquelle une banque privée Ŗnationaleŗ prêtait avec intérêt de l'argent au
gouvernement. Elle seule était habilitée de frapper monnaie. Le modèle
utilisé pour son invention a été copié en 1791 avec l'introduction de la
Première banque des États-Unis (1791-1811) et en 1816 avec la
Deuxième banque des États-Unis (1816-1836) et, enfin, le 23 décembre
1913 avec la création de la Réserve fédérale américaine. ŖL'histoire de la
dette nationale britannique remonte au règne de Guillaume III, qui a
engagé un syndic de négociants et de commerçants de la ville pour mettre
en vente une émission de dette publique (1,2 million de livres sterling à
8 % plus une redevance de service annuelle de £4.000), qui a évolué vers
la Banque d'Angleterre.ŗ (ŖLa banque dispose du bénéficie des intérêts de
toutes les monnaies qu'elle crée à partir de rien.ŗ William Paterson, l'un
des fondateurs de la Banque d'Angleterre). ŖEn 1815, à la fin des guerres
napoléoniennes, la dette du gouvernement britannique atteignait plus de
200 % du PIB.ŗ (Wikipédia). (Après la Seconde Guerre mondiale, 230 %
- BBC). Ainsi, dřun seul coup, la dette nationale fut instituée, les impôts
servant à payer les intérêts des prêts bancaires. Aux États-Unis, le 16ème
amendement du 3 février 1913 a permis au Congrès de prélever un impôt
sur le revenu dans le même but. (Une règle fondamentale établie par le
Manifeste du parti communiste est Ŗun impôt sur le revenu élevé, progressif
210
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ou graduéŗ). Les banques centrales privées peuvent légalement
contrefaire la monnaie nationale à des fins privées, mais elles ne
produisent pas la monnaie pour couvrir les intérêts qui lui sont dus de la
part des trésors nationaux, de sorte que la dette nationale ne peut jamais
être remboursée. Ainsi a commencé ce qu'on peut appeler les Temps
modernes durant lesquels la boule de neige de Satan nřa fait que se
renforcer et sřamplifier.
Un aperçu sur la séquence historique menant à cette catastrophe est
fourni dans une vidéo intitulée The Money Masters [Les maîtres de la
monnaie] (1996), dont le script est, en partie, reproduit ici :
Vers le milieu des années 1700, lřEmpire britannique approchait de
son apogée en tant que puissance mondiale à travers le monde. La
Grande-Bretagne avait combattu quatre guerres en Europe depuis la
création de sa banque centrale privée, la Banque d'Angleterre. Le coût
à payer fut élevé. Pour financer ces guerres, le Parlement britannique,
plutôt que d'émettre sa propre monnaie sans dette, avait beaucoup
emprunté à la Banque. Au milieu des années 1700, la dette du
gouvernement était de £140.000.000, une somme stupéfiante pour
lřépoque.
Par conséquent, le gouvernement britannique entreprit un
programme visant à générer des revenus de ses colonies américaines
afin de payer les intérêts à la Banque. Mais en Amérique, c'était bien
différent. Le fléau d'une banque centrale privée n'avait pas encore
touché lřAmérique, bien que la Banque d'Angleterre ait exercé une
influence néfaste sur les colonies américaines après 1694. Benjamin
Franklin était un grand partisan des colonies qui imprimaient leur
propre monnaie... En 1757, Franklin fut envoyé à Londres pour
plaider en faveur du papier-monnaie colonial. Appelé Colonial Scrip,
lřinitiative fut couronnée de succès, à part quelques notables
exceptions... Les fonctionnaires de la Banque d'Angleterre ont
demandé à Franklin comment il expliquerait la nouvelle prospérité des
colonies. Sans hésiter, il a répondu : ŘC'est simple. Dans les colonies,
nous émettons notre propre monnaie. On l'appelle Colonial Scrip.
Nous l'émettons en bonne proportion aux exigences du commerce et
de l'industrie pour que les produits passent facilement des producteurs
aux consommateurs... De cette manière, en créant notre propre
papier-monnaie, nous contrôlons son pouvoir d'achat et nous ne
devons aucun intérêt à personne.ř
En conséquence, le Parlement a rapidement adopté la loi sur la
monnaie de 1764. Celle-ci interdisait aux fonctionnaires coloniaux
211
Gérard Menuhin
d'émettre leur propre monnaie et leur ordonnait de payer toutes les
futures taxes en pièces d'or ou d'argent. Dans son autobiographie,
Franklin déclara: ŘEn un an, les conditions ont tellement été inversées
que l'ère de la prospérité a pris fin, et une dépression s'est installée, à
tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.ř
Franklin affirme que ce fut la cause fondamentale même de la
Révolution américaine. Comme Franklin l'a dit dans son
autobiographie : ŘLes colonies auraient volontiers supporté la petite
taxe sur le thé et autres affaires, si l'Angleterre n'avait pas retiré aux
colonies leur monnaie, ce qui créa le chômage et l'insatisfactionř.
Au moment où les premiers coups de feu étaient tirés à Concord
et à Lexington (Massachusetts), le 19 avril 1775, les colonies virent
leurs réserves de pièces dřor et dřargent épuisées par la fiscalité
britannique. Pour cette raison, le gouvernement continental nřeut
d'autre choix que d'imprimer son propre papier-monnaie pour
financer la guerre. Au début de la Révolution, la trésorerie américaine
(coloniale) s'élevait à 12 millions de dollars. À la fin de la guerre, c'était
près de 500 millions de dollars. Cela fut en partie le résultat d'une
contrefaçon massive de la Grande-Bretagne. Dès lors, la monnaie ne
valait pratiquement plus rien. Les chaussures se vendaient 5.000 $ la
paire. George Washington déplora : ŘUn wagon plein de monnaie
permettrait à peine dřacheter un wagon de provisions.ř
Au début, le Colonial Scrip avait fonctionné parce quřil en fut
imprimé juste assez pour faciliter le commerce, et la contrefaçon était
minime. Vers la fin de la Révolution, le Congrès continental avait
cruellement besoin de monnaie. Dans lřespoir que cela sřarrange, en
1781, [ses membres] permirent à Robert Morris, leur surintendant
financier, d'ouvrir une banque centrale privée. Appelé la Banque
d'Amérique du Nord, la nouvelle banque fut étroitement modelée
dřaprès la Banque d'Angleterre. Elle fut admise à pratiquer (ou plutôt,
il ne lui était pas interdit) la réserve fractionnaire bancaire, c'est-à-dire
qu'elle pouvait prêter de l'argent qu'elle n'avait pas, puis à facturer des
intérêts. À lřépoque, peu de gens ont compris cette pratique qui était,
bien sûr, autant que possible cachée au public. En outre, la banque
avait le monopole de l'émission des billets de banque, acceptable en
paiement des taxes. Quatre ans plus tard, en 1785, la valeur de la
monnaie américaine qui continuait de s'effondrer, entraîna le non
renouvellement de la charte de la banque, mettant véritablement fin à
la menace que représentait le pouvoir de la banque. Ainsi, la deuxième
guerre de la banque américaine se solda rapidement par une défaite
pour les prêteurs dřargent. Le chef de file dans cette tentative
fructueuse ayant pour but de tuer la banque, un patriote nommé
212
Dites la vérité et vous humilierez le diable
William Findley, de Pennsylvanie, expliqua le problème de cette
façon : ŘCette institution, n'ayant aucun principe autre que l'avarice, ne
variera pas dans ses objectifs... monopoliser toutes les richesses, le
pouvoir et l'influence de l'État.ř
Comme le déclarera plus tard Jefferson : ŘSi le peuple américain
permet un jour que des banques privées contrôlent l'émission de sa
monnaie, d'abord par l'inflation, puis par la récession, les banques et
les sociétés qui fleuriront autour de celles-ci priveront les gens de
toute possession jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans
maison et sans toit sur le continent que leurs pères ont conquis.ř
***
J'aimerais quřil soit possible dřobtenir un seul amendement à notre
Constitution. Je serais disposé à dépendre seulement de celui-ci pour
la réduction de l'administration de notre gouvernement aux véritables
principes de sa Constitution. Je veux dire un article supplémentaire
enlevant au gouvernement le pouvoir de lřemprunt. (Jefferson, Ibid.)
Et, le Dr Patrick S.J. Carmack, expert des questions juridiques de nous
dire :
En 1790, moins de trois ans après la signature de la Constitution,
les prêteurs dřargent frappèrent à nouveau. Le premier secrétaire du
Trésor nouvellement nommé, Alexander Hamilton, proposa un projet
de loi au Congrès demandant une nouvelle banque centrale privée.
Incidemment, cřest l'année même où Mayer Rothschild fit sa
déclaration depuis sa banque phare à Francfort : ŘLaissez-moi émettre et
contrôler la monnaie d'une nation et je me moque bien de savoir qui écrit les lois.ř
(Patrick SJ Carmack, The Money Changers, 1996, goo.gl/Zq9S4r, p. 30).
En 1935, le Premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King
avertissait :
Une fois qu'une nation nřa plus le contrôle de sa monnaie et de
son crédit, peu importe qui établit les lois de cette nation. L'usure, une
fois aux commandes, ruinera toute nation. Jusqu'à ce que le contrôle
de la fabrication de la monnaie et le crédit soient restitués au
gouvernement et reconnus comme sa responsabilité la plus visible et
la plus sacrée, toutes paroles portant sur la souveraineté du Parlement
et de la démocratie sont sans intérêt et futiles. (Selon Louis Even, In
This Age of Plenty, Pèlerins de Saint Michael, Rougemont, Québec,
1996, chapitre 24).
***
213
Gérard Menuhin
Alexander Hamilton fut un agent des banquiers internationaux. Il
voulait créer une autre banque centrale privée, la Banque des ÉtatsUnis, et cřest ce quřil fit. Il a convaincu Washington de signer le projet
de loi sur les réserves de Washington et ce, malgré l'opposition de
Jefferson et de Madison... Hamilton a écrit à Morris une lettre disant :
ŘUne dette nationale, si elle n'est pas excessive, serait pour nous une
bénédiction nationale.ř La nouvelle banque allait sřappeler la Première
banque des États-Unis. ŘJamais un grand évènement historique ne
connu un aussi piètre aboutissement. Une nation se lève et revendique
pour elle-même la liberté et la souveraineté. Les deux lui sont acquises
par un immense sacrifice de sang et de trésor. Ensuite, une fois la
victoire assurée et sécurisée, elle livre le crédit de la nation, c'est-à-dire
un trésor national, à des particuliers, pour quřils en fassent ce que bon
leur semble.ř (Alexander Del Mar, The History of Money in America,
Encyclopédie de Cambridge Co., New York 1899.)
***
À l'instar de la Banque d'Angleterre, le nom de la Banque des
États-Unis a été délibérément choisi pour cacher le fait quřelle était
contrôlée par le secteur privé. Et comme pour la Banque d'Angleterre,
les noms des investisseurs de la banque ne furent jamais révélés. ŘSous
la surface, les Rothschild ont longtemps fortement usé de leur
influence en dictant les lois financières américaines. Les registres de
législatifs montrent qu'ils étaient le pouvoir dans l'ancienne banque
des États-Unis.‘ (Gustavus Myers, History of the Great American Fortunes,
The Modern Library, New York 1936 (à l'origine C.H. Kerr, Chicago,
1907).
***
Même si on l'appelait la Première banque des États-Unis, ce n'était
pas la première tentative d'une banque centrale privée dans ce pays.
Comme pour les deux premières, la Banque d'Angleterre et la Banque
dřAmérique du Nord, le gouvernement avait financé le lancement de
cette banque privée, puis les banquiers se prêtaient cet argent
mutuellement pour acheter les stocks restants dans la banque. C'était
une arnaque, pure et simple. En 1811, un projet de loi au Congrès
devait renouveler le contrat de la Banque des États-Unis. Le débat
provoqua des réactions très vives, et les représetants de la
Pennsylvanie et de Virginie demandèrent au Congrès de faire voter
une résolution afin de tuer la banque. La presse indépendante
attaquait ouvertement la banque, l'appelant Řle grand escrocř, le
Řvautourř, le Řserpent ou encore, le Řcobrař. Un député nommé P.B.
214
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Porter attaqua la banque et déclara dans lřenceinte même du Congrès :
ŘSi la charte est renouvelée, le Congrès insérera un serpent dans la
Constitution qui un jour empoisonnera jusqu'au cœur les libertés de
cette nation.ř Cette année-là, la charte de la banque expira et ne fut pas
renouvelée. (Les maîtres de la monnaie).
***
À Washington, en 1816, juste un an après la reprise présumée de la
Banque d'Angleterre par Waterloo et Rothschild, le Congrès américain
fit passer une loi autorisant la création dřune nouvelle banque centrale
privée, appelait la Deuxième banque des États-Unis. La charte de la
nouvelle banque était une copie de celle de la banque précédente. Le
gouvernement américain détiendrait 20 % des actions. La somme
payée par le Trésor américain profita immédiatement aux banquiers.
Les 80 % des actions restantes furent créés à partir de la magie des
réserves fractionnaires. Comme par le passé, les actionnaires
principaux restèrent dans l'ombre. Mais on sait qu'environ un tiers des
actions fut vendu à des étrangers. Un observateur à l'époque a dit : ŘCe
n'est certainement pas exagéré de dire que la Deuxième banque des
États-Unis est aussi profondément enracinées en Grande-Bretagne
quřaux États-Unis.ř
Les perspectives nřétaient pas bonnes pour la banque. Certains
auteurs avancent que Nathan Rothschild mit en garde les États-Unis
et quřune guerre désastreuse menaçait dřéclater si le contrat de la
banque nřétait pas prolongé. Mais ce n'était pas suffisant. Lorsque la
fumée se dissipa, le projet de loi de renouvellement fut rejeté par un
seul vote à la Chambre et fut éliminé par le Sénat. À présent, cřétait le
quatrième président américain, James Madison, qui était à la Maison
Blanche. Madison était un farouche opposant de la banque. Son viceprésident, George Clinton, fit rejeter le projet au Sénat et envoya aux
oubliettes cette banque, la deuxième banque centrale privée basée en
Amérique. (Ibid.)
***
En 1816, certains auteurs affirment que les Rothschild et leurs
alliés, certains à présent liés par mariage, contrôlaient la Banque
d'Angleterre mais également la nouvelle banque centrale privée des
États-Unis (la Deuxième banque des États-Unis). Ils commencèrent
également à dominer la Banque de France à peu près au même
moment que la défaite de Napoléon.
Environ une décennie de manipulations monétaires de la part de la
Deuxième banque des États-Unis plus tard, le peuple américain,
215
Gérard Menuhin
encore une fois, en eut assez. Les opposants de la banque nommèrent
un célèbre sénateur du Tennessee, Andrew Jackson, le héros de la
bataille de la Nouvelle-Orléans, pour se présenter à la présidence. Au
départ, personne nřaccorda à Jackson la moindre chance. La banque
avait appris depuis longtemps comment contrôler le processus
politique avec de la monnaie. (Ibid.)
***
Face à une non reconduction de la charte de la Deuxième banque
des États-Unis, son président, Nicholas Biddle, menaça : ŘRien
n'affectera le Congrès si ce n'est un peu plus de souffrance. Notre seul
espoir est de continuer à contracter l'émission monétaire. Et je n'ai
pas de doute que nous finirons par obtenir l'émission monétaire et la
restauration du statut initial de la Banque.ř
Nicholas Biddle mit à exécution sa menace. La Banque a
fortement contracté lřoffre monétaire en exigeant le remboursement
dřanciennes dettes et en refusant dřen accorder de nouvelles. Une
panique financière sřensuivit, suivi d'une profonde crise économique.
Sans surprise, Biddle blâma (le président) Jackson pour le krach,
disant que le retrait des fonds fédéraux de la Banque en était la cause.
Malheureusement, son plan avait bien fonctionné. Les salaires et les
prix chutèrent. Le chômage grimpa en flèche ainsi que les faillites
commerciales. Ce qui provoqua rapidement un tollé à travers tout le
pays. (Ibid.)
***
Cependant, Jackson parvint à rejeter le projet de loi pour la
reconduction de la banque. ŘLe 8 janvier 1835, six ans après son entrée
en fonction, Jackson remboursait la dernière traite de la dette
nationale. Un endettement national provoqué par les banquiers
achetant les obligations du Trésor en lieu et place des billets du trésor
du gouvernement américain, sans endettement et sans intérêts à payer.
Il fut le seul président à rembourser la dette nationale. Quelques
semaines plus tard, le 30 janvier 1835, un homme nommé Richard
Lawrence tenta dřassassiner le président Jackson. Les deux pistolets se
sont enrayés. Lawrence fut ensuite déclaré non coupable pour cause
de démence. Après sa libération, il s'est vanté auprès dřamis que des
gens puissants dřEurope lui avaient confié cette mission et ils avaient
promis de le protéger s'il était pris.ř (Ibid.)
***
216
Dites la vérité et vous humilierez le diable
En 1861, arrivent la guerre civile américaine et la bataille de
Lincoln pour sauver l'Union. ŘIl ne faut pas douter, jřen ai la certitude
absolueř, déclara Bismarck, Řque la division des États-Unis en deux
fédérations de forces égales fut décidée bien avant la Guerre de
Sécession par les hauts pouvoirs financiers d'Europe. Ces banquiers
craignaient que les États-Unis, s'ils demeuraient en un seul bloc et une
seule nation, ne parviennent à lřindépendance économique et
financière, ce qui gênerait leur domination financière du monde. La
voix des Rothschild lřemporta. Ils prévoyaient un énorme butin s'ils
pouvaient substituer deux faibles démocraties, redevables aux
financiers juifs, à une république vigoureuse, confiante et qui se
rétablissait. Ainsi, ils envoyèrent leurs émissaires sur le terrain afin
d'exploiter la question de l'esclavage et d'ouvrir un abîme entre les
deux sections de l'Union.
Lincoln n'a jamais soupçonné ces machinations souterraines...
Lorsque les affaires furent entre ses mains, il sřaperçut que ces
sinistres financiers d'Europe, les Rothschild, voulaient en faire
lřexécuteur de leurs desseins. Ils se sont arrangés pour que la rupture
entre le Nord et le Sud soit imminente !... La personnalité de Lincoln
les surprit. Il n'avait pas étudié les questions financières, mais son
solide bon sens lui avait révélé que la source de toute richesse réside
dans le travail et l'économie de la nation. (Voir l'interview d'Hitler,
Paris Soir, p. 85). Il obtint du Congrès le droit dřemprunter au peuple
en vendant les Řbonsř dřÉtats, [ainsi] le gouvernement et la nation
échappèrent aux complots des financiers étrangers. Ceux-ci
comprirent immédiatement que les États-Unis échapperaient à leur
emprise. La mort de Lincoln fut décidée.ř (Bismarck, 1876 à Conrad
Siem, publié dans La Vieille France, n° 216, mars 1921, Arthur CherepSpiridovich, The Secret World Government or The Hidden Hand, The AntiBolchevist Publishing Association, New York, 1926, p. 180).
***
En 1862, plutôt que de payer aux banquiers centraux 24 à 36 %
d'intérêt, Lincoln fit imprimer des billets ŘGreenbackř.
ŘNous avons donné aux gens de cette république la plus grande
bénédiction qu'ils aient jamais eue, leur propre papier-monnaie pour
payer leurs propres dettes.ř Ce à quoi le London Times a répondu : ŘSi
cette politique financière malicieuse, qui est née dans la République
nord-américaine, devait être consolidée de façon permanente, alors ce
gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il remboursera
les dettes et nřen aura plus aucune. Il aura tout l'argent nécessaire pour
poursuivre son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tous
217
Gérard Menuhin
précédents dans l'histoire des gouvernements civilisés du monde. Les
cerveaux et la richesse de tous les pays iront en Amérique du Nord.
Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur
le globe.ř (The Times, 1862, selon C. K. Howe, Who Rules America?, East
Radford, Va., 1933)1.
***
Cependant, la nécessité de trouver suffisamment d'argent pour
gagner la guerre incita Lincoln Řà autoriser quelques banquiers à signer
la loi bancaire nationale de 1863 en échange de leur soutien face au
besoin urgent de Greenbacks supplémentaires.ř Selon le livre
Vindication du juge Rutherford, cette lettre fut envoyée du bureau de
Rothschild de Londres, qui, en fait, évalue avec précision la loi sur la
Banque nationale de 1863 :
Les frères Rothschild, banquiers, Londres, le 25 juin 1863
Messieurs Ikleheimer, Morton et Vandergould
No 3 Wall St.
New York, États-Unis
Chers Messieurs,
Un certain M. John Sherman nous a écrit dřune ville dans lřOhio,
aux États-Unis, à propos des bénéfices qui pourraient être réalisés
dans le secteur de la Banque Nationale en vertu d'une loi récente de
votre Congrès, une copie de la loi accompagnait sa lettre.
Apparemment, ce projet de loi sřest inspiré du plan formulé ici l'été
dernier par l'Association des banquiers britanniques et par cette
association recommandée à nos amis américains comme une qui, si
promulguée par la loi, serait très rentable pour la fraternité bancaire
dans le monde entier.
M. Sherman déclare quřune telle opportunité dřaccumuler de la
monnaie ne sřétait jamais présentée aux capitalistes, que celle
présentée par cette loi, et que l'ancien plan des banques d'État est si
impopulaire que le nouveau système sera, en revanche, le plus
favorablement considéré, nonobstant le fait qu'il donne aux banques
nationales un contrôle presque absolu de la finance nationale.
ŘLes rares personnes qui peuvent comprendre le systèmeř, dit-il,
Řseront tellement intéressées par ses bénéfices, ou bien si dépendantes
de ses faveurs qu'il n'y aura pas d'opposition de cette classe, tandis que
1
(NdE) L'authenticité de cette citation et l'existence même de cet article du London Times
est remise en doute à la lumière des plus récentes recensions d'archives.
218
Dites la vérité et vous humilierez le diable
dřautre part, la grande majorité des gens, mentalement incapable de
comprendre les avantages énormes que le capital tire du système,
supportera ses fardeaux sans se plaindre et peut-être sans même
soupçonner que le système est contraire à leurs intérêts.ř
Veuillez vous informer sur cette question et indiquer si vous nous
aiderez, si nous décidons de créer une banque nationale dans la ville
de New York. Si vous connaissez M. Sherman (il semble avoir
présenté la loi sur les banques), nous serions heureux dřen apprendre
un peu plus sur lui. Si nous recourrions aux informations qu'il
fournirait, nous verserions, bien entendu, une juste compensation.
Dans lřattente de votre réponse,
vos serviteurs respectueux, les frères Rothschild.
(Les maîtres de la monnaie, transcription vidéo)
***
À partir de ce moment, parallèlement à la trésorerie des États-Unis
serait créée une quantité équivalente de dettes par les banquiers
achetant des obligations du gouvernement américain, qu'ils utilisaient
comme réserves pour les billets de la Banque nationale, la nouvelle
forme de monnaie de la nation, au lieu de la dette gratuite directe
émise par le gouvernement, tout comme lřétaient les Greenbacks de
Lincoln. Les banques perçurent des intérêts sur les obligations
gouvernementales et de la part des emprunteurs de leurs billets de
banque, ce qui leur permit de presque doubler leur revenu d'intérêts.
Comme l'historien John Kenneth Galbraith l'a expliqué : ŘDans les
nombreuses années dřaprès guerre, le gouvernement fédéral accumula
dřimportant excédents. Il ne pouvait pas [toutefois] rembourser sa
dette, retirer ses titres, car cela aurait signifié quřil n'y aurait plus
d'obligation pour soutenir les billets de banque nationaux.
Rembourser la dette revenait à détruire la masse monétaire.ř (Ibid.)
***
Le 21 novembre 1864, Abraham Lincoln a déclaré : ŘLe pouvoir de
l'argent se nourrit de la nation en temps de paix et conspire contre elle
dans les périodes difficiles. Il est plus despotique que la monarchie,
plus insolent que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. Je vois
une crise imminente approcher, qui me trouble et me fait craindre
pour la sécurité de mon pays. Les corporations ont été intronisées,
une ère de corruption en hauts lieux sřensuivra, et le pouvoir de
lřargent du pays sřefforcera de prolonger son règne en jouant des
préjugés des gens jusquřà ce que toutes les richesses soient
219
Gérard Menuhin
concentrées entre quelques mains et que la République soit détruite.ř
(Ibid.)
***
Le 15 avril 1865, Lincoln fut assassiné. ŘCe sont les machinations
d'un groupe représentatif des banquiers internationaux qui craignaient
les ambitions de crédit national du président des États-Unis qui ont
conduit à lřassassinat dřAbraham Lincoln... Il n'y avait qu'un seul
groupe au monde à l'époque qui avait des raisons de vouloir la mort
de Lincoln... Il sřagit des hommes qui étaient opposés à son
programme de monnaie nationale et qui lřavaient combattu pendant
toute la guerre civile sur sa politique de la monnaie Greenback.ř
(Vancouver Sun, 2 mai 1934).
***
Et, selon Otto von Bismarck : ŘLa mort d'Abraham Lincoln fut un
désastre pour la chrétienté. Il n'existait aucun homme assez grand
pour le remplacer et les banquiers recommencèrent à s'accaparer les
richesses du monde. Je crains que les banquiers étrangers avec leurs
esprits tortueux et machiavéliques ne prennent entièrement le contrôle
des richesses exubérantes de l'Amérique et ne les utilisent pour
corrompre méthodiquement la civilisation moderne. Les juifs
n'hésiteront pas à plonger le monde chrétien dans les guerres et le
chaos jusquřà ce que la planète entière ne devienne lřhéritage
[d'Israël].ř (Otto von Bismarck, à partir des souvenirs de Conrad von
Bauditz Siem [1837-1931], le comte Cherep-Spiridovich, The Secret
World Government or The Hidden Hand, op. cit., p. 180).
***
Le fossé qui a séparé l'Europe occidentale de la Russie au cours de
la seconde moitié du 19ème siècle a été creusé et maintenu ouvert par le
ressentiment juif. Le pouvoir des juifs internationaux a été la plus
forte des influences qui a induit le monde en erreur. (Henry Wickham
Steed, ex-rédacteur en chef du Times, dans son livre Through Thirty
Years, 1892-1922, Heinemann, Londres, 1925, p. 182).
***
Certains auteurs croient, et le cours de l'histoire leur donne raison
que, sous le président des banquiers, William McKinley, avant l'été
1897, les États-Unis ont conclu un accord secret (aucun document
d'aucune sorte n'a été signé) selon lequel les États-Unis soutiendraient
l'Angleterre dans son conflit inévitable avec l'Allemagne, le produit de
220
Dites la vérité et vous humilierez le diable
lřédification nationale de Bismarck. Il s'agissait, de facto, d'un accord qui
abandonnerait l'indépendance américaine pour une alliance mondiale
(la France étant un partenaire mineur) afin de dominer le monde,
présidée par les prêteurs d'argent qui dominaient la Banque
d'Angleterre depuis la City, à Londres et à travers elle, le
gouvernement britannique.
Depuis le passage de la loi sur les établissements bancaires
nationaux de 1863, les banques nationales qui avaient été établies en
tant que cartel, furent en mesure de provoquer une succession de
booms et de krachs économiques. Le but n'était pas seulement de
dépouiller les Américains de leurs propriétés, mais afin de prétendre
plus tard que le système bancaire décentralisé était fondamentalement
si instable qu'il fallait le consolider grâce à une banque centrale,
comme cela fut le cas avant que Jackson nřy mette fin. En vertu de la
loi sur les banques nationales, les prêteurs d'argent accumulèrent
rapidement du pouvoir. Ils commencèrent une Řtonte périodique du
troupeauř en créant des booms économiques avec de la monnaie et
des prêts faciles, suivis par des récessions provoquées par une
raréfaction de la monnaie et moins de prêts, afin qu'ils puissent
acheter des milliers de maisons et de fermes à un prix dérisoire lors
des saisies. En 1891, les prêteurs d'argent se préparaient à faire chuter
à nouveau l'économie américaine, mais leurs méthodes et leurs motifs
ont été mis en évidence avec une clarté choquante dans une note
envoyée par l'American Bankers Association (ABA), une organisation
dont étaient membres la plupart des banquiers. Cette note appelait les
banquiers à créer une dépression à une date ultérieure prédéterminée
de 3 ans.
Voici comment elle se lit en partie (notez la référence à
l'Angleterre, siège de la Banque mère) : ŘLe 1er septembre 1894, nous
ne renouvellerons pas nos prêts en aucune circonstance. Le 1er
septembre, nous exigerons notre argent. Nous procéderons à des
saisies et deviendrons propriétaires des créances hypothécaires. Nous
pouvons prendre les deux tiers des fermes à l'Ouest du Mississippi et
des milliers d'entre elles à l'Est du Mississippi, à des prix que nous
aurons nous-mêmes fixés... Nous pourrions aussi posséder les trois
quarts des fermes de l'Ouest et l'argent du pays. Ensuite, les
agriculteurs deviendront métayers comme en Angleterre... (1891,
American Bankers Association, tel quřimprimé dans le Recueil du
Congrès du 29 avril 1913, cité dans The Money Masters, transcription
vidéo).
***
221
Gérard Menuhin
En 1907, l'année qui suivit la ré-élection de Teddy Roosevelt,
Morgan décida qu'il était temps d'essayer de faire passer à nouveau
lřidée dřune banque centrale. En utilisant leurs forces financières
combinées, Morgan et ses amis provoquèrent lřeffondrement du
marché boursier. Des milliers de petites banques furent
considérablement surendettées. Certains des principaux concurrents
de Morgan ont fait faillite. Certains avaient des réserves de moins d'un
pour cent (1 %), grâce à la technique de réserve fractionnaire bancaire.
En 1908, la panique organisée était terminée et Morgan fut salué
comme un héros par le président de l'Université de Princeton, un
homme crédule nommé Woodrow Wilson, qui écrivit naïvement :
ŘTout ce problème pourrait être évité si nous désignions un comité de
six ou sept hommes ayant à cœur lřintérêt du public comme J.P.
Morgan pour gérer les affaires de notre pays.ř (Ibid)
***
Après lřeffondrement, Teddy Roosevelt, en réponse à la panique
de 1907, promulgua une loi afin de permettre la création dřune entité
nommée ŘCommission monétaire nationaleř. La Commission devait
étudier le problème bancaire et faire des recommandations au
Congrès. Bien sûr, la Commission était remplie d'amis et de sbires de
Morgan. Le président était un certain, sénateur Nelson Aldrich, de
Rhode Island. Aldrich représentait les maisons des familles de
banquiers les plus riches d'Amérique de Newport, Rhode Island et
était un associé d'investissement de J.P. Morgan, possédant un vaste
portefeuille bancaire. Sa fille a épousé John D. Rockefeller, Jr., et leur
union donna naissance à cinq fils : John, Nelson (qui deviendra viceprésident en 1974), Laurence, Winthrop et David (le chef du Conseil
des relations extérieures et ancien président de la banque Chase
Manhattan). (Ibid)
***
Dès que la Commission monétaire nationale fut créée, le sénateur
Aldrich a immédiatement entrepris une tournée de deux ans en
Europe, où il consulta longuement les banquiers centraux privés en
Angleterre, en France et en Allemagne. Le coût total de son voyage a
coûté aux contribuables 300.000 $, somme énorme à lřépoque. Peu de
temps après son retour, dans la soirée du 22 novembre 1910, sept des
hommes les plus riches et les plus puissants d'Amérique montèrent à
bord du wagon privé du sénateur Aldrich et, dans le secret le plus
strict, ils se sont rendus à l'île de Jekyll, au large de la Géorgie. Avec
Aldrich et trois représentants de Morgan se trouvait Paul Warburg.
222
Dites la vérité et vous humilierez le diable
L'entreprise d'investissement Kuhn, Loeb & Company versait à
Warburg 500.000 $ par an afin quřil fasse pression pour quřune
banque centrale privée en Amérique voie le jour. Le partenaire de
Warburg dans cette entreprise était un homme nommé Jacob Schiff,
petit-fils de l'homme qui partageait la maison Green Shield avec la
famille Rothschild à Francfort. Des années plus tard, Frank Vanderlip,
président de la National City Bank de New York de Rockefeller et
représentant les intérêts de Kuhn, Loeb & Company, a confirmé le
voyage à l'île de Jekyll dans l'édition du Saturday Evening Post du 9
février 1935 : ŘJřétais aussi discret - en effet, aussi furtif - que
n'importe quel conspirateur... Nous savions que la chose ne devait
tout simplement pas être révélée, ou bien cela nřaurait été quřun
gaspillage de temps et d'énergie. Si nous étions découverts, sřil était
révélé que notre groupe particulier s'était réuni et avait écrit un projet
de loi bancaire, ce projet de loi n'aurait aucune chance dřêtre adopté
par le Congrès.ř (Ibid)
***
Une fois que les participants eurent quitté l'île de Jekyll, lřattaque
éclair sur les relations publiques fut lancée. Les grandes banques de
New York mirent en commun un fonds Řéducatifř de cinq millions de
dollars pour financer des professeurs d'universités respectés afin
dřappuyer la nouvelle banque. Woodrow Wilson à Princeton fut l'un
des premiers à suivre le mouvement.
Le président Taft ne soutiendrait pas le projet de loi d'Aldrich. Les
banquiers décidèrent tranquillement de passer au deuxième volet,
l'alternative démocratique. Ils commencèrent à financer Woodrow
Wilson en tant que candidat démocrate. Comme l'a dit l'historien
James Perloff, le financier de Wall Street Bernard Baruch fut chargé
de l'éducation de Wilson. (Ibid)
***
Malgré tous les soupçons de fraude et de corruption, le projet de
loi franchit le Sénat à toute vapeur le 22 décembre 1913, alors que la
plupart des sénateurs avaient quitté la ville pour les fêtes, et que les
instigateurs s'étaient assurés que rien ne pourrait être fait longtemps
après Noël. Le jour même, la proposition de loi fut adoptée. Le
député Lindbergh avertit prophétiquement ses compatriotes : ŘCette
loi établit le plus gros trust sur terre. Lorsque le président aura signé
cette loi, le gouvernement invisible de la puissance monétaire sera
légalisé. Le peuple ne le saura peut-être pas tout de suite, mais le jour
du jugement est à seulement quelques années de là... Le pire crime
223
Gérard Menuhin
législatif de tous les temps a été perpétré par ce projet de loi.ř (Député
Charles Lindbergh Sr., décembre 1913, selon Ibid.)
***
Le système financier a été confié au Conseil de la Réserve
fédérale... Le système est privé, dirigé dans le seul but d'obtenir un
maximum de profits en utilisant l'argent des autres. (Charles A.
Lindbergh Sr., 1923, selon Pete Sotos, Disband the Corrupt Federal
Reserve System and the IRS NOW !, iUniverse, Bloomington, Ind., 2015,
p. 23)
***
Tout comme avec la Banque d'Angleterre, le paiement des intérêts
devait être garanti par l'imposition directe des personnes. Les prêteurs
d'argent savaient que, s'ils devaient compter sur les contributions des
États, éventuellement les législatures des États individuels se
révolteraient et refuseraient de payer les intérêts sur leur propre
argent, ou quřils exerceraient au moins une pression politique pour
garder une dette basse. Il est intéressant de noter qu'en 1895, la Cour
suprême déclara inconstitutionnelle une loi similaire d'impôt sur le
revenu. En 1909, la Cour suprême déclara également inconstitutionnel
l'impôt sur les sociétés. Par conséquent, en octobre 1913, le sénateur
Aldrich a bousculé un projet de loi au Congrès permettant l'impôt sur
le revenu.
Le 16ème amendement proposé à la Constitution a ensuite été
envoyé aux législatures des États pour approbation, mais certains
critiques affirment que ce 16ème amendement ne fut jamais ratifié par
les nécessaires trois quarts des États. En d'autres termes, le 16e
amendement serait illégal. Mais les prêteurs d'argent n'étaient pas
d'humeur à discuter des subtilités. Sans le pouvoir de taxer
directement le peuple et de contourner les États, le projet de loi de la
Réserve fédérale serait beaucoup moins utile à ceux qui voulaient
profondément endetter lřAmérique. (The Money Masters)
***
(La FED) fut trompeusement et déloyalement imposée à ce pays
par lřentremise de banquiers qui sont venus d'Europe et qui nřont rien
trouvé de mieux pour rembourser notre hospitalité que de saper nos
institutions américaines. Ces banquiers ont retiré la monnaie de ce
pays pour financer le Japon dans une guerre contre la Russie. Ils ont
financé le passage de Trotski de New York à la Russie afin qu'il puisse
aider à la destruction de l'Empire russe... Quel roi a-t-il jamais volé ses
224
Dites la vérité et vous humilierez le diable
sujets comme nous vole l'administration de la Réserve fédérale ?
(Député Louis McFadden, discours, 10 juin 1932, selon The Money
Masters, op. cit.).
***
Le projet de loi Aldrich fut tué dans lřoeuf... lorsque Woodrow
Wilson fut élu... Les hommes qui dirigeaient le Parti démocrate ont
promis au peuple que s'ils revenaient au pouvoir et que tant qu'ils
tiendraient les rênes du gouvernement, ils ne permettraient pas
lřétablissement dřune banque centrale ici. Treize mois plus tard, cette
promesse fut rompue, et l'administration Wilson, sous la tutelle de ces
sinistres personnages de Wall Street qui se trouvaient derrière le
colonel House, établit ici dans notre pays libre l'institution
monarchique rongée par les vers de la banque du roi pour nous
contrôler de haut en bas, et nous enchaîner du berceau à la tombe.
(McFadden est mort subitement, probablement empoisonné, en 1936,
selon The Money Masters, op. cit.)
***
Monsieur le président, nous possédons dans ce pays l'une des
institutions les plus corrompues que le monde ait jamais connue. Je
veux parler du Conseil de la Réserve fédérale et des banques de la
Réserve fédérale. Le Conseil de la Réserve fédérale, un conseil
d'administration, a soutiré au gouvernement des États-Unis et au
peuple des États-Unis une somme dřargent qui aurait largement pu
suffire à rembourser la dette nationale... Monsieur le président,
lorsque la loi de la Réserve fédérale a été adoptée, les Américains n'ont
pas compris qu'un système mondial était mis en place ici... et que ce
pays devait fournir un pouvoir financier à un super État international,
un super État contrôlé par les banquiers et les industriels
internationaux oeuvrant ensemble pour réduire en esclavage le
monde, pour leur seul plaisir. (Le député Louis T. McFadden, extrait
d'un discours prononcé à la Chambre des représentants le 10 juin
1932)
***
Il y a quelque chose de si foncièrement ridicule dans l'idée quřune
nation obtienne de l'argent en se payant à elle-même des intérêts sur
sa propre réserve, que l'esprit de chaque homme rationnel la rejette
naturellement. C'est, en fait, quelque chose qui constitue une véritable
aberration de supposer qu'une nation peut augmenter ses richesses ;
augmenter ses moyens de payer les autres ; qu'elle puisse le faire en se
225
Gérard Menuhin
payant à elle-même des intérêts. Sřil prend le temps de réfléchir, aucun
homme rationnel ne tentera de soutenir une proposition si
scandaleusement aberrante. (William Cobbett, député, Paper against
Gold, publié par lui-même, Londres 1817, p. 83).
***
Comme lřa noté le professeur Carroll Quigley, historien de
Georgetown, s'il était possible de détailler les portefeuilles d'actifs des
ploutocrates du secteur bancaire, on trouverait le titre des actes de
pratiquement tous les bâtiments, des industries, des fermes, des
systèmes de transport et des ressources minérales du monde.
Comptabilisant cela, Quigley a écrit : ŘLeur secret est qu'ils ont annexé
aux gouvernements, aux monarchies et aux républiques le pouvoir de
créer la monnaie mondiale sur les termes de la dette exigeant tribut en
principal et en intérêtř.
Malheureusement, au lieu de dirigeants bienveillants, cette
ploutocratie bancaire internationale a adopté la position malthusienne
selon laquelle le monde est surpeuplé de serfs et, au plus haut niveau,
ils sont sérieusement déterminés à corriger cette Řmenaceř et ce
Řdéséquilibreř, quel que soit le coût de la misère et de la souffrance
humaine. (The Money Masters)
***
Pour la première fois de son histoire, la civilisation occidentale
risque d'être détruite de lřintérieur par une cabale dirigeante
corrompue et criminelle centrée sur les intérêts des Rockefeller, qui
comprennent des éléments de Morgan, Brown, Rothschild, Du Pont,
Harriman, Kuhn-Loeb, ainsi que d'autres groupes. Cette junte a pris le
contrôle de la vie politique, financière et culturelle de l'Amérique au
cours des deux premières décennies du 20ème siècle. (Tragedy and Hope:
A History of the World in Our Time, Macmillan/Collier-Macmillan, New
York/Londres 1966, par Carroll Quigley, professeur de relations
internationales, Georgetown University Foreign Service School,
Washington, DC, membre du Conseil sur les relations extérieures
[CFR], mentor de Bill Clinton).
***
Le Manuel du Council on Foreign Relations [ou CFR] de 1936
énonce : ŘLe 30 mai 1919, plusieurs principaux membres des
délégations à la Conférence de paix de Paris se sont rencontrés à
l'Hôtel Majestic à Paris afin de discuter de la mise en place d'un
groupe international qui conseillerait leurs gouvernements respectifs
226
Dites la vérité et vous humilierez le diable
sur les affaires internationales. Les États-Unis étaient représentés par
le général Tasker H. Bliss (chef d'état-major, Armée des États-Unis),
par le colonel Édouard M. House, par Whitney H. Shepardson, par le
docteur James T. Shotwell et par le professeur Archibald Coolidge. La
Grande-Bretagne était représentée officieusement par lord Robert
Cecil, par Lionel Curtis, par lord Eustace Percy et par Harold
Temperley.ř La réunion du 30 mai a eu lieu au cantonnement de la
délégation britannique et a proposé un Institut anglo-américain
d'affaires internationales : une branche à Londres et une à New York
(Peter Grose, Continuing the Inquiry). Les locations de New York et de
Londres étaient pertinentes car Řpresque tous étaient des banquiers et
des avocatsř (Robert D. Schulzinger, The Wise Men of Foreign Affairs:
The History of the Council on Foreign Relations, Columbia University Press,
New York 1984, cité dans ŘAn Introduction to the ŘLittle Sisterř of
The Royal Institute of International Affairs: The U.S. Council on
Foreign
Relations,ř
par
Eric
Samuelson,
J.D.,
www.biblebelievers.org.au/nowcfr.htm).
***
Le regretté député américain Louis T. McFadden (Pennsylvanie)
avait déclaré dès 1934 que le Foreign Policy Association, travaillant en
étroite collaboration avec un groupe britannique comparable, avait été
formé, sous l'égide de Felix Frankfurter et Paul Warburg, pour
promouvoir une économie Řplanifiéeř ou socialiste aux États-Unis, et
intégrer le système américain dans un système socialiste mondial.
Warburg et Frankfurter (premiers membres du CFR) faisaient partie
des nombreuses personnes influentes qui travaillaient en étroite
collaboration avec le colonel Édouard M. House, père du Council on
Foreign Relations. (Dan Smoot, The Invisible Government, Dan Smoot
Report, Dallas 1962).
***
[L]řaction des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un
gouvernement mondial combinant le super capitalisme et le
communisme sous le même toit, qui serait sous leur contrôle… Suis-je
en train de parler de conspiration ? Absolument. Je suis convaincu
qu'un tel complot existe, d'envergure internationale, planifié depuis
des générations, et aux intentions incroyablement mauvaises.
(Lawrence P. McDonald, Introduction, dans : The Rockefeller File de
Gary Allen, '76 Press, Seal Beach, Californie, 1976).
227
Gérard Menuhin
Le concept de Ŗsuper-capitalismeŗ allié au communisme est naturel :
le communisme cřest le capitalisme, selon certains. Les personnes qui
faisaient partie du groupe romantiquement appelé Ŗles barons voleursŗ
(Rockefeller, J.P. Morgan, Carnegie, Harriman, etc., etc.) servaient de
paravents pour le véritable pouvoir anonyme, à la différence des
Ŗcapitalistes voleursŗ de la Russie post-communiste, où un politicien
alcoolique sorti de sa cambrousse (Boris Eltsine), un consultant financier
de Harvard (Jeffrey Sachs) et un sombre trafiquant (Boris Berezovsky)
ont comploté au milieu des années 1990 afin de permettre à des individus
inconnus mais principalement juifs des milieux les plus humbles
dřaccéder au rang dřŖoligarquesŗ, en leur permettant d'acquérir des parts
de contrôle dans les principales entreprises publiques russes ; à la seule
différence que, alors quřaux États-Unis, la construction des chemins de
fer et le contrôle de l'acier, du pétrole, des médias, etc. exigeaient
dřimpitoyables industriels monopolistiques, le démantèlement de
l'économie russe n'exigeait que l'expropriation et l'exportation de la
propriété de ses industries essentielles en employant tous les moyens
expéditifs disponibles. Le pouvoir derrière ces mesures restait le même.
Si l'on comprend que le socialisme n'est pas un programme de
partage des richesses, mais que c'est en réalité une méthode pour
consolider et contrôler la richesse, alors le paradoxe apparent des
hommes super-riches favorisant le socialisme nřen est plus un. Au
contraire, cela prend tout son sens, cřest même l'outil parfait pour les
megalomaniaques en quête de pouvoir. Le communisme ou plus
précisément, le socialisme, n'est pas un mouvement des masses
opprimées, mais de l'élite économique. (Gary Allen, None Dare Call It
Conspiracy, Concord Press, Rossmoor, Californie, 1971, Francis
Wheen, Karl Marx, op. cit.)
***
George R. Conroy a déclaré dans le magazine Truth, Boston, le 16
décembre 1912, ŘMonsieur Schiff est le chef de la grande banque
privée de Kuhn, Loeb & Co., qui représente les intérêts des
Rothschild de ce côté de l'Atlantique. Il a été décrit comme un
stratège financier et a été durant des années le ministre des finances de
la grande puissance impersonnelle connue sous le nom de Standard
Oil. Il avait partie liée avec les Harrimans, les Goulds et les
Rockefeller dans toutes leurs entreprises ferroviaires et est devenu le
pouvoir dominant dans le monde ferroviaire et financier en
Amérique.ř (Cité dans Eustache Mullins, The World Order: A Study in
228
Dites la vérité et vous humilierez le diable
the History of the Hegemony of Parasitism, Ezra Pound Institute of
Civilization, Staunton, Virginie, 1984).
« RAAAVIS ! »
Dessin de Robert Minor dans le St. Louis Post-Dispatch (1911). Karl Marx est entouré
d'un public de financiers de Wall Street reconnaissant : John D. Rockefeller, J.P. Morgan,
John D. Ryan de la National City Bank et Morgan Partner George W. Perkins.
Immédiatement derrière Karl Marx, Teddy Roosevelt, leader du Parti progressiste.
229
Gérard Menuhin
Durant plus d'un siècle, les extrémistes idéologiques aux deux
extrémités du spectre politique se sont emparés dřincidents dont on a
beaucoup parlé... pour attaquer la famille Rockefeller à propos de
l'influence démesurée quřelle exercerait, selon eux, sur les institutions
politiques et économiques américaines. Certains pensent même que
nous faisons partie d'une cabale secrète travaillant à lřencontre des
intérêts supérieurs des États-Unis, qualifiant ma famille et moi
dřŘinternationalistesř et nous accusent de conspirer avec d'autres dans
le monde afin de construire une structure politique et économique
globale plus intégrée, un seul monde unifié, si vous préférez. Si c'est
de cela que lřon mřaccuse, je suis coupable, et jřen suis fier. (David
Rockefeller, Memoirs, Random House, New York 2002, p. 405).
En ce qui concerne l'ascendance de Rockefeller, la source la plus
probable est le livre de lřhistorien juif Malcolm H. Stern, Americans of
Jewish Descent, un livre pesant prétendument 4,5 kilos, dont seulement 550
exemplaires consécutifs numérotés ont été imprimés et qui fournit
l'histoire de 25.000 individus juifs en Amérique. Le livre a servi de
référence personnelle dans l'identification des Ŗmarranesŗ (prétendus
chrétiens, voir la lettre p. 397), appelés ŖNoblesse des juifs - les Séfarades
vivaient en Espagne et au Portugal en tant que princes de la terreŗ. Lorsque les
juifs ont été expulsés d'Espagne et du Portugal en 1492/93, ils ont pu
déménager en Turquie, puis en France et de là vers les États-Unis.
Pour consolider leur domination, cette cabale s'est efforcée de réduire
le nombre de pays indépendants en réduisant le nombre de banques
centrales indépendantes. Comme le pouvoir des gouvernements et des
banques ne réside que dans les individus qui les dirigent, ces individus
peuvent être subornés et éventuellement placés ou remplacés dans leurs
positions de pouvoir apparent, d'où ils peuvent exécuter des ordres pour
favoriser le plan en englobant chaque nation et ses commerces en blocs,
qui, à leur tour, peuvent être gérés par de moins en moins de personnes,
éventuellement par des bureaucrates non élus, tout en manifestant
pieusement pour le maintien de la démocratie. Le projet de l'Union nordaméricaine est lřun de ces blocs ; l'Union européenne (que lřon appelle
déjà ŖEuropeŗ) en est un autre. L'UE cherche à imposer ses lois à des
nations jusqu'alors souveraines avec des résultats positifs variés.
Finalement, elle aussi disparaîtra, mais seulement une fois quřelle aura
atteint son objectif, celui de préparer l'Europe à un gouvernement
mondial. ŖLa gouvernance régionale émane des Nations Unies, formée en
1945 par une majorité de communistes, et il est essentiel que la
participation des États-Unis au gouvernement mondial (redistribution
230
Dites la vérité et vous humilierez le diable
internationale des richesses : État socialiste) soit mise en œuvre dès
maintenant sous notre nez. Exemple : Union européenne, ALENA,
GATT et CAFTA.ŗ (Charlotte Iserbyt, 10 mars 2012).
Les Nations Unies sont sionistes. C'est le supra gouvernement
mentionné à plusieurs reprises dans les Protocoles des sages de Sion,
promulgués entre 1897 et 1905. (Henry Klein, New York, avocat juif,
Zionism Rules the World, op. cit.).
ŖLa démocratie occidentale d'aujourd'hui est le précurseur du
marxisme, sans lequel elle serait inconcevable.ŗ (Adolf Hitler, Mein Kampf,
Munich 1924, p. 52). ŖLa démocratie occidentale d'aujourd'hui est le
précurseur du marxisme qui, sans lui, serait inconcevable.ŗ (Heidegger,
Sein und Zeit (Être et Temps), 1927).
Dans une entrevue au journal De Standaard (30 avril 2014), archétype
de lřindividu sans aucune personnalité, mais le gros bonnet de l'UE, van
Rompuy, parle de son Ŗrêveŗ : voir tous les États balkans rejoindre l'UE. Il
appelle cela une Ŗpensée inspiranteŗ selon laquelle, à long terme, Ŗl'ensemble
des territoires européens en dehors de la Russieŗ seront liés d'une certaine
manière à l'UE. Il admet qu'il ne sait pas si un tel mouvement est soutenu
par le public… Ŗmais nous le faisons quand mêmeŗ.
Van Rompuy était jusque-là inconnu en dehors de la Belgique, dont il
fut très brièvement (30 décembre 2008 au 25 novembre 2009) premier
ministre. Cette nomination semble chevaucher de quelques jours son
émergence soudaine (19 novembre 2009) en tant que ŖPrésident du
Conseil européenŗ, mais cela lui a pris littéralement des années pour dire
quelque chose qui vaille la peine d'être signalé. Comme démontré cidessus, il ne peut même pas parler anglais correctement. Sa position, tout
comme celle du ministre des Affaires étrangères de l'UE, n'est qu'une
contrefaçon du poste équivalent dans les gouvernements nationaux,
destinée à conférer à l'UE le sérieux d'un État constitutionnel. Aucune
des personnes nommées ne possèdent l'expérience ou l'expertise requise
les qualifiant pour leurs travaux. Tous deux ont pratiquement émergé du
néant, en ce qui concerne l'opinion internationale. Le choix de ces nonentités dans des positions ostensiblement importantes trahit la servilité de
leur rôle. (Le président actuel de la Commission européenne a la
réputation bien documentée d'être Ŗincapable de travailler après l'heure du
déjeunerŗ. ŖJuncker the Drunker dribble lors des réunionsŗ, Daily Mail, 29
juin 2014) :
231
Gérard Menuhin
[E]t nous remplaçâmes le souverain par sa caricature en la
personne dřun président tiré par nous de la foule et choisi parmi nos
créatures et nos esclaves. Cřest de cette manière que nous avons posé
la mine sous les Gentils ou, mieux, sous les nations des Gentils.
(Protocole n°10 prétendument faux).
Quant aux protocoles eux-mêmes :
Le 8 mai 1920, également sous la direction de Wickham Steed, The
Times, dans un de ses éditoriaux, a entériné lřauthenticité du document
de fabrication antisémite, Les Protocoles des Sages de Sion, et a qualifié les
juifs comme la plus grande menace pour le monde. Dans lřarticle
principal intitulé ŘThe Jewish Peril, a Disturbing Pamphlet: Call for
Inquiryř Steed a écrit sur Les protocoles des sages de Sion : ŘQuels sont ces
Řprotocolesř ?ř Sont-ils authentiques ? Si oui, quelle assemblée
malveillante a concocté ces plans et se réjouit de leur exposition ? Estce qu'ils sont faux ? Si oui, d'où vient la note étrange de la prophétie,
prophétie en partie accomplie, le reste étant en voie
dřaccomplissement ?ř(Wikipédia).
***
Les Protocoles constituent le plan par lequel une poignée de juifs,
qui composent le Sanhédrin, visent à gouverner le monde en
détruisant d'abord la civilisation chrétienne... Non seulement les
Protocoles sont authentiques, mais à mon avis, ils ont presque
entièrement été accomplis. (Henry Klein, avocat juif américain,
éditeur et journaliste, s'est apparemment suicidé en 1955).
***
Il n'y a que 300 hommes qui se connaissent bien et dirigent le
destin de l'Europe. Ces juifs possèdent les moyens de détruire tout
état qu'ils jugent déraisonnable. (Walther Rathenau, Neue freie Presse, 25
décembre 1909, cité dans : Gabriele Liebig : ŘDas Monstrum von
Maastricht- Vom demokratischen Nationalstaat zum oligarchischen
Empireř, aus Neue Solidarität, n°44/97).
***
Trois cents hommes, chacun d'entre eux connaissant tous les
autres, gouvernent le destin du continent européen, et ils élisent leurs
successeurs dans leur entourage. Les origines étranges de ces curieuses
apparitions, qui jettent une lueur dans l'obscurité des développements
sociaux futurs, ne font pas lřobjet de cette étude. (Walther Rathenau,
232
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Wiener Freie Presse, 24 décembre 1912/Walther Rathenau, Zur Kritik der
Zeit, Fischer, Berlin, 1917, p. 207).
***
C'est le problème avec l'Union européenne. Les décisions sont
prises, personne ne sait où, qui ont d'énormes conséquences pour la
vie des gens ordinaires, et les politiciens locaux sont impuissants.
(Peter Oborne, commentateur politique en chef, The Telegraph, 13
novembre 2013).
On pourrait dire que l'Union européenne, telle que nous la
connaissons aujourd'hui, est basée sur la vision de Coudenhove-Kalergi
d'une société raciale métissée, dominée par une Ŗnouvelle noblesse juiveŗ.
Comme Coudenhove-Kalergi (1894-1972) était lui-même un métis
(japonais-allemand) dont la première (13 ans plus âgée que lui) et la
troisième épouse étaient juives, pas besoin dřun psychologue pour
déduire qu'il proposait simplement une société qui, parce qu'elle
ressemblait beaucoup à sa propre expérience et aux influences de sa
jeunesse impressionnable, lui convenait le mieux :
L'Union Paneuropéenne Internationale, également appelée
Mouvement Paneuropéen et Mouvement Pan-Europa, est le plus
ancien mouvement européen d'unification. Il a commencé par la
publication du manifeste Paneuropa de Coudenhove-Kalergi (1923), qui
présenta l'idée d'un État européen unifié. (Wikipédia).
***
L'homme du futur sera de race mixte. Les races et les classes
d'aujourd'hui disparaîtront progressivement en raison de la disparition
de l'espace, du temps et des préjugés. La race eurasienne-négroïde du
futur, semblable en apparence aux anciens égyptiens, remplacera la
diversité des peuples par une diversité d'individus... Au lieu de détruire
les juifs européens, l'Europe, contre sa propre volonté, a raffiné et
éduqué ce peuple en une future nation dirigeante grâce à ce processus
de sélection artificielle. Pas étonnant que ce peuple, qui a échappé au
ghetto-prison, se soit transformé en une noblesse spirituelle d'Europe.
Par conséquent, une Providence bienveillante a fourni à l'Europe une
nouvelle race de noblesse par la Grâce de l'Esprit. Cela s'est produit
au moment où l'aristocratie féodale de l'Europe s'est délabrée et grâce
à l'émancipation juive. (R. Coudenhove-Kalergi, Praktischer Idealismus
(Idéalisme pratique), Paneuropa-Verlag, Vienne/Leipzig 1925, pp. 20,
23, 50).
233
Gérard Menuhin
N.B. Il est communément admis que les Ŗanciens Égyptiensŗ étaient
caucasiens ; Ŗl'aristocratie européenne (féodale)ŗ Ŗs'est délabréeŗ suite à
une combinaison dřappauvrissement délibéré encourue par l'impôt
successoral (devoirs de décès) et de mariages mixtes avec un stock
culturellement inadéquat ; le sujet de Ŗl'émancipation juiveŗ est
brillamment élucidé par Karl Marx (voir p. 501). En tant que dilettante
titré et argenté, lřutopiste vantard et égocentrique Coudenhove-Kalergi, a
trouvé un public tout disposé et une interprétation plus substantielle
auprès des individus dont l'agenda caché coïncidait avec le sien.
Vers le début de 1924, nous avons reçu un appel de Louis
Rothschild : l'un de ses amis, Max Warburg de Hambourg, avait lu
mon livre et voulait nous rencontrer. À mon grand étonnement,
Warburg m'a spontanément offert 60.000 marques d'or au cours des
trois années suivantes pour commencer le mouvement. (R.
Coudenhove-Kalergi, Ein Leben für Europa, Kiepenheur & Witsch,
Cologne, 1966, pp. 124 sq.).
Ainsi émergea notre dystopie européenne actuelle.
Suite à la conception de Coudenhove-Kalergi sur ŖLa race eurasiennenégroïde du futurŗ (1925), Hitler, dans une lettre ouverte à Graf SodenFraunhofen imprimée dans le Völkischer Beobachter du 8 novembre 1929, a
prédit que : ŖIls veulent transformer notre peuple économiquement et
spirituellement en une population de nègres blancs. C'est l'objectif de la
race juive qui règne aujourd'hui sur l'Allemagne.ŗ (Cité dans Werner
Bräuninger, Hitlers Kontrahenten in der NSDAP, Herbig, Munich 2004,
p. 106).
Dans l'intervalle, cette ambition, décrite ci-dessous, est devenue un
plan formel :
Wikistrat est une startup initiée en Australie par Israël. Le fait que
cela soit passé par Israël est révélateur de son intérêt à se saisir dřun
produit - une ligne de service - et de le mondialiser très vite au début
du processus. Si vous en savez un tant soit peu sur la culture startup
en Israël, elle embrasse immédiatement cette sorte d'ambition
mondialiste. (Thomas Barnett, analyste en chef, Wikistrat, Casey
Research, 10 octobre 2012).
***
Les quatre nouvelles lois de la mondialisation :
234
Dites la vérité et vous humilierez le diable
1. Le dogme de la mondialisation est la privatisation de tous les
biens matériels. Tous seront privatisés, internationalisés et vendus à
but lucratif. Tout est marchandise ; tout a un prix ; tout peut être
acheté et vendu !
2. Les travailleurs ne sont que des facteurs de coût et des
ressources humaines toujours échangeables. Le contrôle de toutes les
ressources naturelles, de l'offre d'énergie, de l'eau potable, de la
monnaie mondiale ainsi que des aliments génétiquement modifiés
sont des conditions préalables indispensables à la domination des
cartels mondiaux.
3. Aucun gouvernement ne peut entraver la libre circulation des
capitaux ou le retour des bénéfices. Les nations doivent être mises en
dépendance réciproque, de sorte qu'elles ne peuvent plus exister de
manière indépendante.
4. Les États qui s'opposent à cela sont des ŘÉtats voyousř. Les
opposants de cette mondialisation doivent être détruits. C'est ce que
demande l'idéologue de la mondialisation Thomas Barnett : ŖNous les
tuerons !ŗ.
Le but ultime est Řla synchronisation de toutes les nations sur
terreř. Cela sera réalisé par un mélange de races, lřobjectif étant
dřobtenir une Řrace brun clairř en Europe. À cette fin, l'Europe recevra
chaque année 1,5 million d'immigrants en provenance du tiers monde.
Le résultat sera une population avec un QI moyen de 90, trop stupide
pour comprendre, mais assez intelligente pour travailler. Les nations
européennes n'apparaîtront plus comme concurrentes, une culture
millénaire serait détruite. Pour tous ceux qui s'opposent à ce but, les
globalisateurs ont une solution simple : ŘTuez-lesř ; c'est ce que l'on
apprend encore et encore. (Richard Melisch cite Ŗlřanalyste de
sécuritéŗ Thomas Barnett dans Der letzte Akt: Die Kriegserkläung der
Globalisierer an alle Völker der Welt (The Final Act: The Declaration of
War of the Globalizers), Hohenrain, Tübingen 2007, traduit de
lřallemand).
La mondialisation pourrait tout aussi bien être appelée
Ŗaméricanisationŗ, ou une version simplifiée et actualisée des protocoles.
Ceux qui sont payés pour pondre de telles fantaisies primitives se
considèrent comme des pionniers, alors qu'ils ne sont que des attardés qui
préfèrent détruire la civilisation parce que, pour eux, atteindre la sagesse
est un défi impossible.
Les origines du mouvement européen remontent à juillet 1947, alors
que la cause d'une Europe Unie était défendue par des notables tels que
235
Gérard Menuhin
Winston Churchill et Duncan Sandys (gendre de Churchill) sous la forme
du Mouvement européen uni franco-britannique. L'UEM a servi de plateforme pour la coordination des organisations créées dans le sillage de la
Seconde Guerre mondiale. (Le Mouvement Européen International ŖFaire bouger l‘Europe !ŗ).
Le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE), fondé en
1948, était une organisation américaine qui cherchait à contrer la
menace communiste en Europe en favorisant l'intégration politique
européenne. Son premier président était lřancien chef de l'OSS, durant
la guerre, William Joseph Donovan. La structure de l'organisation fut
définie au début de l'été 1948 par Donovan et Allen Welsh Dulles, à
ce moment-là, il fut également entrepris de revoir l'organisation de
l'Agence centrale de renseignement (CIA), en réponse aux demandes
d'assistance de Richard Coudenhove-Kalergi et Winston Churchill.
Les documents déclassifiés du gouvernement américain ont montré
que l'ACUE était lřun des premiers importants bailleurs de fonds à la
fois du Mouvement européen et de la Campagne européenne pour la
jeunesse. L'ACUE a lui-même reçu des fonds provenant des
fondations Rockefeller et Ford. La politique des États-Unis était de
promouvoir les États-Unis d'Europe et, à cette fin, le comité a été
utilisé pour discrètement acheminer les fonds de la CIA Ŕ vers le
milieu des années 1950, l'ACUE recevait environ 1.000.000 USD par
an - aux pro-fédéralistes européens soutenant des organisations telles
que le Conseil de l'Europe, la Communauté européenne du charbon
et de l'acier, et la Communauté de défense européenne proposée.
(Wikipédia).
***
Pour un Européen, le premier fait frappant concernant les ÉtatsUnis est son unité. Ce qui nřest pas tellement le cas en Europe.
Traversez une chaîne de montagnes comme les Pyrénées ou une
rivière comme le Rhin, et tout à coup la langue, les idées, la nourriture,
tout est différent. Certaines régions d'Europe vivent au 13ème siècle,
certaines au 16ème, certaines au 20ème. (André Maurois, The Rotarian,
juin 1949, p. 10).
Ceci étant dit, il n'y a pas à discuter la diversité fascinante de ce
continent. (Coudenhove-Kalergi, en tant que Ŗprofesseur à l'Université de
New Yorkŗ et ŖSecrétaire général de l'Union parlementaire européenneŗ,
a aussi contribué à ce nombre avec sa citation, intitulée ŖEurope Pulling
Togetherŗ, pp. 8-10).
236
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Un policier à cheval et d'autres officiers dirigent un groupe de réfugiés et de migrants près de
Dobova, en Slovénie, le 20 octobre 2015.
(SRDJAN ZIVULOVIC/REUTERS/LANDOV)
ŖL'Europe doit fédérer ou périrŗ, affirma le chef du Parti travailliste
britannique, Clément Attlee, en 1938 (vice-premier ministre sous
Churchill, 1940) - même avant la guerre. Attlee, en tant que Premier ministre
travailliste, adopta la Charte des Nations Unies avec Anthony Eden en
1945. (John Foster Dulles répéta cette allégation dans un discours en
février 1947).
Pourquoi l'Europe, la masse continentale dans son ensemble et à ce
moment-là, demeure dřenviron 500 millions de personnes, devait-elle
périr si elle ne sřamalgamait pas ? Parmi les nombreux bonshommes
complotant secrètement pour transformer ce continent merveilleux dans
sa diversité en un bloc homogène, il y avait Jean Monnet, dont le
biographe et conseiller (François Duchêne, directeur de l'Institut d'études
stratégiques) appelait de façon très flatteuse Ŗle premier politicien de
lřinterdépendanceŗ, un merveilleux euphémisme pour la mondialisation.
De 1919 à 1923, il fut secrétaire général adjoint de la Société des
Nations, de 1946 à 1950, chef de l'agence de planification industrielle.
Monnet fut également un proche conseiller du ministre français des
Affaires étrangères, Robert Schuman, qui en 1940, avait déjà en vue
l'unification européenne. Et il fut de façon significative impliqué dans le
plan Schuman qui a conduit à la création de la Haute Autorité de la
237
Gérard Menuhin
Communauté européenne du charbon et de l'acier, dont il devint le
président en 1952.
En 1955, Monnet créa le ŖComité d'action pour les États-Unis
d'Europeŗ (Wolfgang Hingst, ŖUSA-UE-OTAN-Die Fatale Dreieinigkeitŗ, 2003 ; goo.gl/WFvtY3, traduction de l'auteur).
John Strachey, Secrétaire au ministère de la guerre, nia par la suite qu'il
avait qualifié le plan Schuman de Ŗcomplotŗ (Hansard, le 11 juillet 1959),
une conspiration de la part de financiers européens :
Les documents du gouvernement américain déclassifiés montrent
que la communauté des services de renseignement des États-Unis a
mené une campagne dans les années 1950 et 1960 afin de créer un
élan en faveur dřune Europe unie... Cette communauté a financé et
dirigé le mouvement fédéraliste européen. Les documents montrent
que lřACUE a financé le mouvement européen, l'organisation
fédéraliste la plus importante au cours des années d'après-guerre. En
1958, par exemple, elle fournissait 53,5 % des fonds du mouvement.
Les dirigeants du Mouvement européen - Robert Schuman et l'ancien
Premier ministre belge Paul-Henri Spaak Ŕ étaient tous traités comme
des hommes de main par leurs sponsors américains. Une note de la
section européenne, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président
de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, de
furtivement donner suite à l'union monétaire. (Daily Telegraph, 19
septembre 2000).
Là-dessus se succédèrent rapidement : la Communauté européenne du
charbon et de l'acier (CECA, 1951), Euratom (1957), le Traité de Rome et
la Communauté économique européenne (CEE, 1958), le Traité de
Maastricht (1993) et la citoyenneté européenne, le Marché unique,
l'accord de Schengen (1995), l'union monétaire (1999), en vigueur depuis
2002, et le traité de Lisbonne (2009) ; accompagné par les hordes de
bureaucrates dans les institutions pour réglementer et exécuter ce
mélange totalement inutile : la Commission européenne, le Conseil de
l'Union européenne, le Conseil européen, la Cour de justice de l'Union
européenne, la Banque centrale européenne, la Cour des comptes, et le
Parlement européen. L'européanisation des législatures nationales (2012) estime
que Ŗla proportion des décrets législatifs européanisés est presque
toujours supérieure à 50 %, avec des pics à 80 %ŗ.
L'UE est une création des États-Unis. L'UE plus l'OTAN sont
une extension des États-Unis. Le concept de base est l'affaiblissement
des nations européennes par la perte de souveraineté, l'érection d'une
238
Dites la vérité et vous humilierez le diable
avant-garde contre l'Est. Cřétait déjà clair au cours des premières
années après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis
ont exercé une énorme pression pour favoriser l'intégration
européenne. Les chefs d'État ont été trompés, l'opinion publique a été
manipulée. Les États-Unis devaient à terme rester la seule nation
souveraine, qui dominerait également le monde. Ainsi, les États-Unis
se sont placés au-delà de la communauté juridique et internationale.
La souveraineté est un concept du passé lointain, un ornement
obsolète de la politique. Le but était déjà clair : seuls les États-Unis
avaient le droit à la souveraineté. Conséquence actuelle : les ÉtatsUnis boycottent la Cour internationale, déclenchent des guerres
d'agression contre l'Irak, sans mandat de lřONU, et sont indifférents
aux accords internationaux (Protocole de Kyoto). (Wolfgang Hingst,
op. cit.).
Aujourd'hui, nous pouvons lire à propos de l'UE ŖL'Union
européenne dans laquelle nous vivons aujourd'hui a été créée sous
l'impulsion de plusieurs dirigeants visionnaires. Cet espace de paix et de
stabilité que nous tenons pour acquis n'aurait pas pu voir le jour sans leur
énergie et leur motivation. Rassemblant aussi bien des résistants que des
avocats, les pères fondateurs étaient composés de personnalités issues
dřhorizons divers qui étaient mues par un même idéal : une Europe
pacifique, unie et prospère.ŗ (europa.eu). En outre : ŖL'Union
européenne a été créée dans le but de mettre fin aux guerres qui ont
régulièrement ensanglanté le continent pour aboutir à la Seconde Guerre
mondiale.ŗ(Ibid.).
Par tous ces moyens nous opprimerons tant les Goyim quřils
seront contraints de nous demander de les gouverner
internationalement. Dès que nous aurons atteint une telle position,
nous pourrons aussitôt absorber toutes les puissances
gouvernementales du monde entier et former un supergouvernement
universel. Nous remplacerons les gouvernements existants par un
monstre
que
nous
appellerons
lřAdministration
du
Supergouvernement. Ses mains sřétendront au loin comme de longues
tenailles et il aura à sa disposition une organisation telle quřil ne pourra
manquer de soumettre toutes les nations. (L. Fry, Waters Flowing
Eastward, 4e éd., Britons Pub. Society, Londres, 1953, p. 127,
protocole n°5 prétendument faux).
***
239
Gérard Menuhin
Au siècle prochain, les nations telles que nous les connaissons
seront obsolètes ; tous les États reconnaîtront une autorité unique et
globale. La souveraineté nationale n'était pas une superbe idée après
tout. (Strobe Talbot, secrétaire d'État adjoint de Clinton, cité dans
Time, 20 juillet 1992).
Le contrôle est concentré dans un moins grand nombre de mains,
alors que ces mêmes mains tissent les réseaux interconnectés de la dette.
Le résultat est que le commerce, les transactions et les relations sociales
sont devenus interdépendants, ce qui efface progressivement les
distinctions nationales. Cela a été vaguement appelé Ŗmondialisationŗ.
La mondialisation a été vendue comme une commodité internationale
et une inévitabilité, alors qu'en fait, elle a entraîné une dépendance
internationale et, par conséquent, un endettement international envers ces
personnes, ultimes créanciers Elle permet également aux autorités
américaines de poursuivre en justice des banques nationales importantes
pour des sommes immenses, sous prétexte de Ŗblanchiment d'argentŗ, ou
dřéchanges avec des États Ŗvoyousŗ, ou sous d'autres accusations, afin
dřendetter ces puissances locales.
ŖLe milliardaire Soros remporte le prix Globaliste de lřannée du CICŗ
(National Post, Toronto, 16 novembre 2010).
ŖImaginez-vous en train dřacquérir la Banque d'Angleterre en pariant
contre la valeur de la livre sterling et gagner. Soros (Gyorgy Schwartz)
pouvait le faire et il lřa fait en 1992, engrangeant 1 milliard de dollars
américains dans le processus.ŗ (Sydney Morning Herald, 15 novembre 1997).
Si la Banque d'Angleterre est toujours privée et gérée par les mêmes types
qui l'ont fondée, Soros aurait pu recueillir des informations dřinitiés afin
de sřenrichir grâce à ce pari, lui permettant ensuite de financer des
entreprises subversives Ŗphilanthropiquesŗ telle que l'Open Society
Institute, comme nouvelle couverture des Rothschild pour la domination
mondiale.
La Ŗmondialisationŗ facilite le mélange des blocs politiques et
commerciaux. Étant donné que les principales banques et sociétés
internationales imposent leur volonté aux gouvernements par un
Ŗlobbyingŗ persistant, la priorité du commerce par rapport à d'autres
considérations devient de plus en plus évidente. Alors que l'UE s'efforce
d'harmoniser la législation civile internationale, elle conquiert également
des parts de marché . Des exemples rampants de cette suprématie
mondiale du mercantilisme sont l'ALENA, le Partenariat Trans Pacifique
240
Dites la vérité et vous humilierez le diable
et le projet de Partenariat Transatlantique pour le Commerce et
l'Investissement Transatlantique, un accord commercial entre les ÉtatsUnis et l'UE Ŗcouvrant environ 50 % de la production mondialeŗ, selon
l'OCDE (Ŗde meilleures politiques pour une vie meilleureŗ), ce dernier,
un complot monstrueux dont les termes incluent le droit de poursuivre
les pays membres dont les lois semblent limiter le droit des investisseurs
au profit maximal.
Voici un précurseur :
La compagnie de tabac Philip Morris fait un procès à l'Uruguay à
la Court d'arbitrage de la Banque mondiale. Après plusieurs années de
conflits juridiques, le groupe basé à Lausanne a déposé une plainte en
mars au Centre international pour le règlement des différends relatifs
aux investissements (CIRDI). L'action de Philip Morris va à lřencontre
des mesures anti-tabac du président uruguayen José Mujica. [Philip
Morris] prétend que de telles mesures nuisent à l'accord de libreéchange qui existe depuis 1991 entre la Suisse et l'Uruguay. Les dégâts
et pertes s'élèvent à 2 milliards de dollars. (Le Matin dimanche, 11 mai
2014).
Ainsi, une société américaine de tabac - basée en Suisse, sans doute
pour des raisons fiscales - poursuit une nation souveraine d'Amérique
latine déterminée à protéger son peuple d'une habitude néfaste, dans le
cadre d'un accord commercial suisse, car la législation locale réduit ses
bénéfices. La Suisse est au premier rang parmi les pays occidentaux qui
ont récemment modifié radicalement leurs lois en faveur des nonfumeurs. Pourquoi la société Philip Morris ne poursuit-elle pas la Suisse
pour tous les inconvénients que ses lois peuvent avoir causé à la
compagnie ?
L'humanité sřenfonce toujours plus profondément dans la crise...
C'est une crise provoquée par une évolution cosmique,
irrévocablement résolue à transformer complètement l'humanité
omnidésintégrée... en un ensemble totalement intégré, globalement
interconsidéré et harmonieux. (Buckminster Fuller, Critical Path, St.
Martin's Press, New York, 1981).
***
La lutte des structures des puissances mondiales d'aujourd'hui
[1980] est une lutte entre l'URSS et le grand capitalisme, que nous
appelons maintenant le capitalisme des avocats, qui a délibérément
sorti les sociétés d'entreprises privées mondiales hors de la juridiction
241
Gérard Menuhin
fondamentale de l'Amérique. Ils ont maintenu leurs opérations aux
États-Unis d'une manière apparemment normale, de sorte que la
population des États-Unis dřAmérique nřa pas vraiment compris que
ces entreprises étaient officiellement situées ailleurs malgré
l'amplification incroyable des bénéfices annuels de ces grandes
sociétés dont les totaux annuels payables aux actionnaires de ces
sociétés ont la même ampleur que l'augmentation annuelle de la dette
intérieure et extérieure des États-Unis.
...Globalement, ce qui a été retiré aux citoyens des États-Unis
dřAmérique sřélève à plusieurs milliards de dollars. En un quart de
siècle depuis Eisenhower, l'Amérique a complètement fait faillite, son
leadership mondial, son crédit financier, sa réputation de courage, de
vision et de leadership humain se sont envolés.
...D'une certaine façon, les citoyens des États-Unis et de l'URSS
sont plus ou moins dans la même position socio-économique. Le Parti
communiste qui gère l'URSS est constitué par 1% de sa population
totale, tandis que les États-Unis sont contrôlés par à peu près le même
1 %, cřest-à-dire, les stratèges avocat-capitalistes des grandes sociétés
américaines. (Ibid., p. 113).
Buckminster Fuller, bien que génial, invoquait un avenir meilleur. Il ne
semble pas avoir saisi lřensemble du tableau : il ne comprenait pas que ce
qu'il appelait Ŗl'évolution cosmiqueŗ, loin d'être l'opération d'une loi
universelle Ŗharmonieuseŗ, n'était que l'interférence d'ambitions
lamentablement mesquines et diaboliques.
Le danger de ce pouvoir, soigneusement caché aux yeux du
peuple, réside dans son caractère international. Alors que le
gouvernement officiel doit conserver ses limites nationales, se limiter
à un territoire spécifique, qui est le domaine sur lequel ses droits
souverains peuvent être exercés, la finance internationale ne connaît
aucune frontière nationale et, telle un rayon X, pénètre à travers le
tissu des formations nationales. Pour cette raison, des projets
politiques dissimulés peuvent être mis en œuvre par le Léviathan
bancaire de façon tout à fait indétectable par les gouvernements
nationaux respectifs ; des associations peuvent être formées en dehors
des frontières ethnographiques ou de l'État au détriment des intérêts
nationaux vitaux. Il convient d'ajouter que les États modernes euxmêmes sont en grande partie sous l'influence du groupe bancaire en
tant que tel, les systèmes financiers nationaux étant fondés sur
l'endettement mutuel et sur des prêts internes et étrangers toujours
croissants. Les intérêts payés par les États sur ces prêts atteignent
parfois des sommes énormes. Ainsi, non seulement le banquier est en
242
Dites la vérité et vous humilierez le diable
mesure de tirer le meilleur parti de ces transactions, mais il est
également en mesure de mettre l'État dans une situation financière
extrêmement difficile dans la mesure où il refuserait de dégager
l'argent nécessaire. (...)
La monnaie, au lieu d'exercer sa fonction naturelle de moyen
d'échange et dřéchelle de valeurs, est utilisée à des fins de pure
instrumentalisation, privées de tout but social. (Boris L. Brasol, The
World at the Crossroads, Hutchinson, Londres, 1921, pp. 4 sq.
https://archive.org/details/worldatcrossroad00brasrich).
Cette analyse des conditions de 1920 semble familière en 2014 :
En outre, la spéculation sauvage, les milliers de nouveaux riches
qui sont apparus brusquement dans tous les pays à la suite de la
guerre, la dévaluation générale des monnaies, le coût élevé de la vie et
enfin la vague de chômage dans le monde entier ont largement
contribué aux causes naturelles des troubles mondiaux, tendant à
accentuer les conflits sociaux et les inégalités.
Ensuite vient le processus radical du jeu international de la
dépreciation des monnaies, gardant hors de la production des
milliards de dollars et entravant ainsi le travail de reconstruction. (Ibid.,
pp. 330 sq.).
***
Une modification fondamentale avait eu lieu dans la structure
économique de l'Europe où les anciens fondamentaux nřétaient plus la
richesse et sřétaient transformés en dette. Dans la vieille Europe, la
richesse était mesurée en termes de terres, de cultures, de troupeaux et
de minéraux ; mais on avait désormais introduit un nouveau standard,
cřest-à-dire, une forme d'argent à laquelle le titre de Řcréditř avait été
donné. (R. McNair Wilson, The Portrait of a King, Eyre et Spottiswoode,
Londres, 1937).
***
En somme, le paysan avait hérité de l'aristocrate ; il était déshérité
par l'usurier. Voici la véritable histoire des déshérités, pas seulement
en France, mais en Russie, en Autriche, en Pologne ; partout où le
travailleur vit du labourage de sa propre terre, l'abolition du
féodalisme a conduit à la domination du prêteur, et le prêteur est dans
la plupart des cas un juif. (Nesta Webster, World Revolution: The Plot
against Civilization, Constable & Co., Londres, 1921, p. 93).
***
243
Gérard Menuhin
La possession de la terre a toujours apporté de l'influence et du
pouvoir. Au nom de la justice sociale et de l'égalité, nous devons
répartir les grandes propriétés ; nous donnerons les fragments aux
paysans qui les convoitent de toutes leurs forces, et qui bientôt seront
nos débiteurs et auront la charge de les cultiver. Notre capitale fera de
nous leurs maîtres. Nous deviendrons à notre tour les grands
propriétaires, et la possession de la terre nous assurera le pouvoir.
(Rabbi Reichhorn de France, dont certains prétendent quřil nřa jamais
existé, La Vieille France, 21 octobre 1920 (n°195)/10 mars 1921
(n°214)).
***
Les Rothschild ont introduit la règle de la monnaie dans la
politique européenne. Les Rothschild étaient les serviteurs de la
monnaie qui ont entrepris la reconstruction du monde à lřimage de
lřargent et de ses fonctions. L'argent et l'emploi de la richesse sont
devenus la loi de la vie européenne ; nous n'avons plus de nations,
mais des provinces économiques. (Professeur Wilhelm, historien
allemand, New York Times, 8 juillet 1937).
***
[L]a Grande Guerre aura permis à des milliers et des milliers
d'hommes instruits (qui ont assumés des fonctions publiques en tant
que fonctionnaires temporaires) de se trouver confrontés au secret
stupéfiant qu'ils n'avaient jamais soupçonné : le contrôle total exercé
sur des choses absolument nécessaires à la survie de la nation par une
demi douzaine de juifs, pour qui lřissue de la bataille était totalement
indifférente. Par ailleurs, la richesse de ces juifs peu nombreux et très
riches sřen est trouvée scandaleusement accrue à travers la guerre. Il
existe déjà un tel monopole juif en haute finance. Il y a une tendance
croissante au monopole juif sur la scène, par exemple, le commerce
des fruits à Londres et, dans une large mesure, le commerce du tabac.
Il y a le même élément de monopole juif dans le commerce de l'argent
et dans le contrôle de divers autres métaux, notamment le plomb, le
nickel, le mercure. Le plus inquiétant de tout, cřest que cette tendance
au monopole se répand comme une maladie. Une province après
l'autre lřattrape, et elle agit comme un irritant très puissant... Elle
s'applique, bien sûr, à une petite fraction de la race juive dans son
ensemble. On pourrait mettre les juifs qui contrôlent le plomb, le
nickel, le mercure et le reste dans une petite pièce : cette pièce ne
contiendrait pas les plus agréables spécimens de leur race. Les grands
banquiers juifs qui contrôlent la finance internationale tiendraient
autour d'une grande table à dîner, et je connais des tables à dîner qui
244
Dites la vérité et vous humilierez le diable
les ont presque tous vus ensemble à un moment ou à un autre. Ces
monopolistes, à des postes stratégiques de contrôle universel,
représentent une poignée dřhommes insignifiante en dehors des
millions dřautres en Israël, de même que les grandes fortunes dont
nous avons parlé représentent une proportion insignifiante de cette
race. Néanmoins, cette revendication d'un exercice monopolistique
fait naître la haine envers l'ensemble des juifs. (Hilaire Belloc, The Jews,
Constable & Co., Londres, 1922).
L'histoire des juifs en Angleterre est significative :
Il n'y a aucune preuve que des juifs aient résidé en Angleterre
avant la Conquête Normande. Les quelques références dans les lois de
l'Église anglo-saxonne concernent soit les pratiques juives de Pâques,
soit les visiteurs passagers, les commerçants dřesclaves gallo-juifs, qui
ont importé des esclaves anglais sur le marché romain et ont ainsi
provoqué la christianisation de l'Angleterre. Guillaume de
Malmesbury (Gesta Rerum Anglorum, éd. Duffy, p. 500) déclare
distinctement que Guillaume le Conquérant a amené les juifs de
Rouen en Angleterre, et il n'y a aucune raison de douter de sa
déclaration. Le but du Conquérant peut être facilement deviné. Selon
le Livre du jugement dernier, il est clair que sa politique était de ramener
les cotisations féodales au trésor royal en monnaie plutôt qu'en nature
et, à cette fin, il fallait avoir un corps d'hommes dispersés dans le pays
qui pourraient assurer un approvisionnement de quantité de pièces.
(ŖAngleterreŗ, Encyclopédie juive, 1906).
L'expédition de Guillaume le Conquérant a peut-être été financée par
des juifs ŖLombardŗ (protégés par les Medicis) qui avaient été expulsés
d'Espagne :
Ayant assuré la neutralité bienveillante du saint empereur romain
Henri IV et avec l'approbation solennelle du pape Alexandre II, il
envahit l'Angleterre en 1066. (Encyclopaedia Britannica, vol. 23, p. 609).
***
Ils ont d'abord été traités avec une faveur spéciale et il leur fut
permis d'accumuler des richesses considérables. Ils ont apporté en
Angleterre leur propre forme de commerce et un système de règles
pour le faciliter et le gouverner. (Note de bas de page 11 : H.G.
Richardson, The English Jewry under Angevin Kings, Methuen, Londres,
1960, p. 94).
245
Gérard Menuhin
Ils ont également introduit la Ŗremise de garantie ŗ ou prêt sur gage en
Angleterre. On reconnaissait la maison de prêteur sur gages à son
symbole à trois sphères, attribué à la famille Médicis de Florence, dans la
province italienne de Lombardie, en raison de sa signification symbolique
de Lombard, provenant du nom de banque lombarde. Ils se sont ensuite
transformés en une classe Ŗd'usuriers royauxŗ si odieux envers les Anglais
qu'en 1290 Édouard I les a tous expulsés, plus de 16.000 juifs,
principalement en raison du problème de l'usure. (Voir la trilogie de
l'historien sir Arthur Bryant).
Depuis l'époque de la Conquête normande, les juifs ont rempli un
rôle faible mais essentiel dans l'économie anglaise. L'usure par les
chrétiens était interdite par l'église à l'époque, mais les juifs étaient
autorisés à agir à titre de prêteurs et de banquiers. Cette position a
permis à certains juifs d'accumuler une énorme richesse, mais leur a
également valu lřanimosité de la population anglaise, qui sřajouta aux
sentiments antisémites croissants de l'époque, en raison de
l'endettement généralisé et de la ruine financière parmi la population
des Gentils.
Quand Édouard est revenu des Croisades en 1274, deux ans après
son accession en tant que roi d'Angleterre, il constata que la terre était
devenue une marchandise et que beaucoup de ses sujets avaient été
dépossédés et étaient en danger de destitution. Les juifs échangeaient
des terres pour de l'argent, et la terre était souvent hypothéquée à des
prêteurs juifs.
En tant que sujets spéciaux directs du monarque, les juifs
pouvaient être taxés sans discernement par le roi. Certains ont décrit
la situation comme une usure indirecte : le monarque autorisant et
encourageant les juifs à pratiquer l'usure et de Řtaxerř ou dřexproprier
ensuite une partie du profit. Dans les années qui ont précédé le Statut,
Édouard les taxa lourdement pour aider à financer ses prochaines
campagnes militaires au Pays de Galles, qui commencèrent en 1277.
Une théorie affirme qu'il avait épuisé les ressources financières de la
communauté juive lorsque le Statut a été adopté en 1275.
Dispositions :
- L'usure était interdite sous toutes ses formes.
- Les créanciers des juifs nřétaient plus responsables de certaines
dettes.
- Les juifs n'étaient pas autorisés à vivre à l'extérieur de certaines
villes et villages.
- Tout juif de plus de sept ans devait porter un badge de feutre
jaune sur ses vêtements extérieurs, six pouces par trois pouces.
246
Dites la vérité et vous humilierez le diable
- Tous les juifs à partir de 12 ans devaient payer une taxe annuelle
spéciale de trois pence.
- Il était interdit aux chrétiens de vivre parmi les juifs.
- Les juifs pouvaient détenir un permis dřachat de terres agricoles
afin de gagner leur vie durant les 15 années qui sřen suivaient.
- Les juifs pouvaient désormais vivre en Angleterre uniquement
comme commerçants, agriculteurs, artisans ou soldats.
La licence d'achat de terrains fut incluse afin que l'agriculture, avec
le commerce, puisse donner aux juifs la possibilité de gagner leur vie
puisque lřusure était désormais abolie. Malheureusement, d'autres
dispositions ainsi que des préjugés répandus rendirent cela difficile
pour beaucoup. Lorsque les 15 ans se furent écoulés, et quřil fut
largement découvert que leur pratique de l'usure avait secrètement
continué, les juifs firent finalement face à l'Édit d'Expulsion de 1290.
(Article de Wikipédia sur le Statut des juifs).
***
La forme le plus détestée (dřobtention de richesse) et avec la plus
grande raison, est l'usure, qui tire un profit de la monnaie, et altère
ainsi sa véritable destination. Le signe monétaire a été inventé pour
faciliter les échanges ; l'usure le rend productif par lui-même, et c'est
de là qu'elle a tiré son nom. (Aristote, 1258b, Politique)
***
[C]eux qui exercent des métiers dégradants, tenanciers de mauvais
lieu et toutes autres gens de cette espèce, usuriers prêtant de petites
sommes à gros intérêts… Ceux, en effet, qui réalisent des gains sur
une grande échelle, sans se soucier de leur provenance ni de leur
nature... Ainsi les uns et les autres, en voulant réaliser des gains
dřorigine inavouable, sont poussés par un sordide amour du profit.
(Aristote, 1122a, Éthique).
***
Le test décisif de toute civilisation réussie est l'arrangement
financier qui prévaut dans sa vie économique. Les moyens d'échange,
c'est-à-dire l'argent et le crédit, sont-ils délivrés par l'État au seul profit
de ses habitants, ou sont-ils contrôlés et manipulés par des banquiers
privés pour leur propre enrichissement et l'asservissement du peuple ?
Dans l'Angleterre médiévale, les finances de l'État étaient
fermement entre les mains du roi, mais avant 1290, elles étaient sous
lřemprise dřun groupe de prêteurs maraudeurs. Les lois contre l'usure
avant l'arrivée de Guillaume le Conquérant en 1066 étaient très
247
Gérard Menuhin
strictes. En 899, le roi Alfred (871-899) ordonna que la propriété des
usuriers soit confisquée, tandis qu'en 1050, Édouard le Confesseur
(1042-1066) décréta non seulement la confiscation, mais que tout
usurier soit déclaré hors-la-loi et banni pour la vie.
Ces lois sages furent abandonnées lorsque les Normands
vaincurent les Anglais à Hastings le 14 octobre 1066. Guillaume I
(1066-1087) était accompagné par un groupe de colons juifs, résidant
à Rouen, en Normandie, depuis l'époque romaine. Des preuves
circonstancielles indiquent que ces juifs ont apporté un soutien
financier à la campagne militaire de Guillaume en échange du droit de
pratique de l'usure en Angleterre sous la protection royale. (Stephen
Mitford Goodson, chef de l'abolition de l'impôt sur le revenu et du
parti de lřusure, ancien membre du conseil d'administration de la
Banque de réserve sud-africaine, In Praise of Medieval England,
www.spearhead.co.uk/0507-smg.html).
***
(Les juifs) dévorèrent la nation anglaise jusquřà lřos. (John Speed,
historien britannique, dans Historie of Great Britaine, George Humble,
Londres 1611).
***
Demain, demain, demain,
Se glisse ainsi à petits pas dřun jour à lřautre,
Jusquřà la dernière syllabe du temps inscrit ;
Et tous nos hier nřont travaillé, les imbéciles,
Quřà nous abréger le chemin de la mort poudreuse.
Éteins-toi, éteins-toi, court flambeau :
La vie nřest quřune ombre qui marche ;
Elle ressemble à un comédien qui se pavane et sřagite sur le théâtre
une heure ;
Après quoi il nřen est plus question ;
Cřest un conte raconté par un idiot avec beaucoup de bruit et de
chaleur,
Et qui ne signifie rien.
(Macbeth, Acte 5, Scène5).
Shakespeare a écrit ces lignes en 1606. Ses connaissances sur la nature
des juifs sont bien connues. Peut-être les humains auraient-ils pu être
autorisés à se Ŗpavanerŗ et à Ŗfrétillerŗ au cours de leurs brèves existences
pleines de lumière et dřespoir, au lieu d'être tourmentés à chaque instant
248
Dites la vérité et vous humilierez le diable
par le bruit et la fureur dřŖidiotsŗ, pour qui la splendeur d'une existence
culturellement significative est une abomination.
Au 18ème siècle, l'entreprise a assumé une sorte de structure gigogne
dont la composante centrale, une entité frénétiquement cupide (orfèvre et
prêteur Bauer/Rothschild 1744-1812), chercha à dissimuler ses
machinations au sein de la franc-maçonnerie (origine probable : 15ème
siècle), une société initialement bénigne mais secrète dont la vocation était
de rassembler les métiers dřart, société minée en partie par l'idéologie d'un
jésuite crypto-juif renégat (Weishaupt 1748-1830) dont la vision
psychopathique (ŖIlluminismŗ, 1776) sřénonçait comme suit :
Une association a été formée dans le but exprès d'éradiquer tous
les établissements religieux et de renverser tous les gouvernements
existants... les dirigeants gouverneraient le monde avec un pouvoir
incontrôlable, tandis que tous les autres seraient employés comme
instruments de l'ambition de leurs supérieurs inconnus.
Et cřest ce qui se produisit en conséquence, la chaleureuse franc
maçonnerie, importée d'Angleterre, fut totalement changée dans tous
les pays d'Europe, soit par l'imposant ascendant des frères français,
qui se trouvent partout, prêts à instruire le monde ; ou par
l'importation des doctrines, des cérémonies et des ornements des
Loges parisiennes. Même l'Angleterre, lieu de naissance de la
maçonnerie, a connu les innovations françaises ; et toutes les
injonctions répétées, les admonestations et les reproches des
anciennes loges, ne peuvent empêcher ceux des différentes parties du
royaume de reconnaître les nouveautés françaises, pleines de
guirlandes et de paillettes, et aux titres pompeux. (John Robison,
physicien, mathématicien, professeur de philosophie à l'Université
d'Édimbourg, franc-maçon, Proofs of a Conspiracy, T. Cadell, Londres,
1797, pp. 5-7).
***
Mais ce n'est que lors du Congrès de Wilhelmsbad que l'alliance
entre lřilluminisme et la franc-maçonnerie a finalement été scellée.
Cette assemblée, dont l'importance pour l'histoire ultérieure du
monde n'a jamais été appréciée par les historiens, s'est réunie pour la
première fois le 16 juillet 1782 et comprenait des représentants de
toutes les sociétés secrètes - Martinistes ainsi que des francs-maçons
et Illuminati - qui comptait au moins trois millions de membres dans
le monde entier. Parmi ces différents ordres, les Illuminati de Bavière
avaient formulé un plan de campagne définitif, et ce sont eux qui
249
Gérard Menuhin
prirent dorénavant l'initiative. ...Un franc-maçon honnête, le comte de
Virieu... ne pouvait dissimuler son inquiétude et, interrogé sur les
Řsecrets tragiquesř qu'il avait ramenés avec lui, il répondit : ŘJe ne vous les
confierai pas. Je peux seulement vous dire que... la conspiration qui est tissée est si
bien pensée qu'il sera... impossible pour la Monarchie et l'Église d‘y échapper.ř À
partir de ce moment-là, le comte de Virieu ne parlerait de la francmaçonnerie quřavec horreur. Les années 1781 et 1782 furent
remarquables pour la croissance d'un autre mouvement qui s'est
manifesté au Congrès de Wilhelmsbad, à savoir l'émancipation des
juifs... Graetz, l'historien juif, reconnaît lui-même l'immense
importance du travail de Dohm, Řdépeindre les chrétiens comme des barbares
cruels et les juifs comme d‘illustres martyrs‘ (Nesta Webster, World Revolution,
op. cit., pp. 18/19).
Donc, lorsque cette déformation fut colportée en 1943, pour
calomnier le National-Socialisme, c'était déjà une mécanique standard.
Ce plan équivalait à une version actualisée des protocoles. La société
juive est par nature patriarcale. Les hommes se régalent dans les sociétés
secrètes, les clubs, les agences de renseignement, etc. Cette fascination
enfantine est idéale pour ceux qui cherchent une couverture pour une
cause égocentrique. À cette fin, [les hommes] pouvaient adhérer aux
idéologies de la franc-maçonnerie, de l'Illuminisme et de la Société de
Jésus, trois organisations existantes, dissimulées et exclusivement
masculines. L'Illuminisme, basé sur la discipline et l'organisation jésuites,
a servi de cheval de Troie qui a colonisé la franc-maçonnerie.
L'Illuminisme offrait les moyens ; la Société de Jésus, la formation ; la
franc-maçonnerie, le véhicule.
Au 19ème siècle, les juifs riches consolidèrent leurs positions,
échangeant de l'argent contre de la respectabilité par le mariage dans des
familles à haut statut social. En Grande-Bretagne, les droits de succession
furent introduits en 1894, et les taux furent constamment augmentés, ce
qui mena à plusieurs reprises pour la première fois au morcèlement de
grandes propriétés qui avaient été l'épine dorsale du pays. Le budget du
peuple de 1909-1919 du gouvernement libéral du Premier ministre
britannique H.H. Asquith imposa des taxes sans précédent aux riches en
Grande-Bretagne et inséra des programmes radicaux de protection sociale
dans les politiques du pays.
Au 20ème siècle, le hiatus de la guerre mondiale interrompit le flux
organique de la vie dans tous les pays concernés. Ils étaient en proie à des
gouvernements et à des systèmes qui n'auraient vraisemblablement pas
250
Dites la vérité et vous humilierez le diable
acquis le pouvoir, si ces guerres n'avaient pas eu lieu. Toute la vie sur
terre dépend de son développement cohérent sur l'évolution organique.
Cela inclut une trajectoire normale de la vie humaine, tout comme elle
inclut les cycles de vie des animaux, des insectes et de la végétation. La
caractéristique la plus dangereuse et la plus inutile de l'humanité est son
interférence dans toutes les sphères de la vie. À cet égard, la religion en
général a beaucoup de comptes à rendre. Selon la Bible, Dieu a fait le
monde en quelques jours pour que l'homme y règne (Genèse 1:26). La
race humaine se considère comme le principal élément vivant sur la
planète et comme étant seule autorisée génétiquement à intervenir dans
tous les domaines en fonction de sa commodité. Les humains d'abord ;
tout le reste après, [ainsi] est la loi non écrite. En fait, cela devrait être le
contraire : compte tenu du préjudice sans fin infligé par l'homme à la
planète, la race humaine devrait être la dernière dans la hiérarchie, même
après les insectes, qui ne ferait pas de tort qui ne saurait être réparé à la
nature.
Si toute l'humanité devait disparaître, le monde se régénérerait et
retrouverait son riche état d'équilibre qui préexistait il y a dix mille ans.
Si les insectes devaient disparaître, l'environnement sombrerait dans le
chaos. (Édouard Osborne ŘE.O.ř Wilson, biologiste, chercheur en
sociobiologie et biodiversité).
Les humains ne sont que des invités sur Terre, des invités qui traitent
leur hôte de façon abominable.
Que ce soit au nom de la religion, du progrès, de la modernisation ou,
simplement, de Ŗla force prime le droitŗ, il semble beaucoup trop souvent
nřy avoir aucun autre facteur déterminant collectif cohérent de notre race
que de l'ingérence. Depuis les guerres impérialistes instiguées par les
États-Unis, en passant par les multiples organisations internationales
d'interférence : les Nations Unies, l'OTAN, la Banque mondiale, le FMI,
la BRI, l'OMC, l'OMS, jusquřaux manipulations de gènes, à la géoingénierie et l'endoctrinement de nos enfants, nous nous sentons obligés
de nous immiscer ; nous ne pouvons pas laisser les choses suivre leur
cours.
Certaines personnes ne sont pas très intelligentes, certaines ne sont
bonnes à rien. Mais peu sont dangereuses. Quelles que soient leurs
capacités, elles devraient être autorisées à poursuivre leurs existences de
leur mieux. Certaines réussiront ; certaines échoueront. C'est le résultat du
hasard, par opposition aux ingérences. Lřingénierie humaine bien
251
Gérard Menuhin
intentionnée ou potentiellement bénéfique est déjà suffisamment grave.
Le genre de machinations monstrueuses auxquelles la planète est
actuellement soumise et les personnes qui sont derrière elles sont
dangereux.
Ceux qui décident quelle proportion de la population mondiale est
composée de Ŗbouches à nourrir inutilesŗ sont tout simplement
maléfiques. Ils provoquent les guerres et sont directement responsables
des privations les plus inouïes. Ils sont donc les seuls êtres humains dont
on peut vraiment dire qu'ils sont inutiles et que le monde se porterait
mieux sans eux. Ironiquement, ce sont précisément ceux qui sont les
mieux protégés. Ce sont eux que nous voyons tous les jours dans les
médias, escortés vers leurs voitures blindées par des gardes du corps.
En fait, ces visages familiers ne sont pas ceux des vrais malfaisants. Ils
ne fomentent des troubles que sur commande. Ce sont de simples
marionnettes, facilement interchangeables en cas dřéchec. Les vrais
méchants sont rarement visibles. Sřils apparaissent, c'est avec un sourire
humble accroché à leur visage. Ils sont au-dessus de tous soupçons et audelà des critiques parce qu'ils ont fait en sorte que leurs marionnettes
promulguent des lois de Ŗdéclarationsŗ et autres ordonnances qui les
immunisent contre la censure. (ŖL'OSCE, organisation pour la sécurité et
la coopération en Europe, Déclaration de Berlin contre l'antisémitismeŗ,
2004 ; ŖDéclaration de Londres sur la lutte contre l'antisémitismeŗ, 2009).
Ils s'efforcent de réprimer la curiosité sur la situation actuelle de notre
monde, chez les enfants aussi bien que chez les adultes. Au lieu de
chercher un épanouissemenet personnel selon leurs besoins individuels,
les enfants devraient, dès les premiers jours, et tel le hamster dans sa
roue, être prêts à servir à perpétuité et de façon inconditionnelle des
personnes dont ils ne soupçonneront jamais l'existence.
Idéalement, les enfants d'une nation devraient être conditionnés à
accepter la vision du monde qui leur est imposée par ceux qui sont au
pouvoir, indépendamment des opinions de leurs parents: ŖL'éducation est
une arme dont les effets dépendent de qui la tient entre ses mains et qui elle vise.ŗ
(Joseph Staline dans une interview avec H.G. Wells, 1934).
Les disciples de l'Illuminisme ont par la suite pris part à l'éducation
publique :
Lorsque plus d'un millier de communistes se sont rebellés devant
les bureaux du Conseil scolaire de Chicago (27 mars 1932), ils
brandissaient une pancarte [où il était écrit] : ŘNous voulons des conditions
de vie soviétiques ici.ř Certains Américains mal avisés, ouvertement ou
252
Dites la vérité et vous humilierez le diable
secrètement, font écho à ce sentiment. Les universités semblent avoir
rejoint ces communistes de caniveau en Řdevenant Rougeř. Ils
s'unissent pour utiliser l'argument selon lequel, dans la mesure où le
Řsystème économiqueř américain s'est Řeffondréř, il faut une nouvelle
révolution russe pour redresser les choses. (Elizabeth Dilling, The Red
Network, auto-publié, Kenilworth, Ill., 1934).
Eh bien, il semble que nous nous sommes engagés sur cette voie
maintenant.
Le Dr Chester Pierce, professeur de psychiatrie pédagogique à
Harvard, a dit :
Chaque enfant en Amérique entrant à l'école à l'âge de cinq ans est
aliéné parce qu'il vient à l'école avec certaines allégeances envers nos
Pères fondateurs, envers ses parents, envers nos élus, envers la
croyance en un être surnaturel et envers la souveraineté de cette
nation en tant qu'entité distincte. C'est à vous, les enseignants, quřil
incombe de faire progresser tous ces enfants malades en créant
l'enfant international du futur. (Séminaire international sur l'éducation
de 1973).
Si les enfants d'aujourd'hui ne sont pas coopératifs, ils peuvent, par
exemple, être classés comme sujets atteints de TDAH et on peut leur
administrer des doses régulières de Ritalin. ŖAux États-Unis, un garçon sur
dix parmi les enfants de dix ans avale déjà quotidiennement un médicament contre le
TDAH. Ce nombre est en constante augmentation.ŗ (Jörg Blech, ŖSchwermut
ohne Schamŗ dans : Der Spiegel, n° 6, 6 février 2012, p. 127).
Pourtant, Léon Eisenberg, le Ŗpère du TDAHŗ, a avoué en 2013, sept
mois avant sa mort, que le TDAH est lřexemple par excellence d'une
maladie fictive :
Au cours des deux dernières décennies, la psychiatrie infantile a
déjà provoqué trois lubies, le nombre des troubles déficitaires de
l'attention a triplé, les troubles autistiques ont été multipliés par vingt
et les troubles bipolaires chez l'enfant ont été multipliés par quarante.
Et Allen Frances, ancien président du groupe de travail DSM-IV, avait
ceci à dire :
Le trouble perturbateur de la dérégulation de l'humeur : DSM5
(Diagnostic et Manuel statistique des troubles mentaux, publié le 18
mai 2013) transformera les crises de colère en un trouble mental. Le
chagrin normal deviendra un trouble dépressif majeur, médicalisant et
banalisant ainsi nos réactions émotionnelles attendues et nécessaires
253
Gérard Menuhin
suite à la perte d'un être cher. L'oubli quotidien, spécifique à la
vieillesse, sera maintenant diagnostiqué comme un trouble neurocognitif mineur. (Dans Psychology Today, 2 décembre 2012).
Charlotte Iserbyt, citant Bertrand Russell, ajoute ceci :
L'éducation devrait viser à détruire le libre arbitre afin que les
élèves ainsi scolarisés soient incapables tout au long de leur vie de
penser ou d'agir autrement que les maîtres d'école lřauraient souhaité...
Les influences de la maison sont obstructives ; et pour conditionner
les étudiants, des vers mis en musique et entonnés de manière répétée
sont très efficaces... Demain, un scientifique perfectionnera ces
maximes et établira précisément combien il en coûte par personne de
faire croire aux enfants que la neige est noire. Lorsque la technique
aura été perfectionnée, tout gouvernement qui aura été chargé de
l'éducation depuis plus d'une génération sera en mesure de contrôler
ses sujets de manière sécurisée sans avoir besoin d'armées ou de
policiers. (Charlotte Iserbyt cite Bertrand Russell, The Impact of Science
on Society, Columbia U. Press, New York, 1951).
Alors que le libre arbitre est détruit et les esprits ouverts sont fermés
par la suppression d'une éducation basée principalement sur les arts
libéraux, mettant l'accent sur le développement des capacités
intellectuelles par opposition à l'acquisition de compétences
professionnelles, l'ORT mondiale, Ŗla plus grande organisation mondiale
non gouvernementale dřéducation et de formation professionnelle juive,
avec des activités passées et présentes dans plus de 100 pays,ŗ s'efforce
Ŗde donner accès aux enfants juifs partout dans le monde à une éducation de
pointe.ŗ(www.ort.org).
Cřest John Dewey, un psychologue et socialiste fabien et Řle père
de l'éducation progressiveř qui a initié le conditionnement de la société
américaine moderne. Dewey a utilisé la psychologie développée à
Leipzig par Wilhelm Wundt et a estimé que par une approche
stimulus-réponse (comme Pavlov) les étudiants pouvaient être
conditionnés pour un nouvel ordre social. (Dennis Cuddy, Ph.D.
ŖThe Conditioning of Americaŗ, The Christian News, New Haven, Mo.,
11 décembre 1989).
La Grande Guerre a fourni la disjonction nécessaire sur laquelle
construire une histoire révisée :
Après la guerre, les fiduciaires de Carnegie Endowment ont estimé
que sřils pouvaient prendre le contrôle de l'éducation aux États-Unis,
254
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ils pourraient empêcher un retour à la vie dřavant guerre ; et ils ont fait
appel à la Fondation Rockefeller pour quřelle les assiste dans cette
tâche monumentale. (Charlotte Iserbyt, écrivain et conférencière, a
occupé les fonctions de Conseiller principal en matière de politiques
au Bureau de la recherche et de l'amélioration de l'éducation [OERI],
ministère de l'Éducation des États-Unis).
***
Parmi les études de base consultées par des scientifiques financés
par Rockefeller et d'autres intéressés par le contrôle social au début de
ce siècle se trouvaient celles du psychologue officiel de l'État prussien
Wilhelm Maximilian Wundt, professeur de psychologie à l'Université
de Heidelberg. Il est très intéressant de constater que le grand-père de
Wundt est mentionné dans le rapport provincial Illuminati d'Utica
(Heidelberg) de septembre 1782, en tant que membre connu sous le
nom de ŘRaphaëlř.
Au cours de la période précédant l'ascendance de Wundt dans le
domaine, la psychologie était tout simplement considérée comme
l'étude de l'âme ou de l'esprit (psyché). Wundt devait changer tout
cela, élaborant et propageant une optique matérialiste qui éclairerait
les travaux des successeurs tels que Pavlov, Skinner et Watson.
Wundt prit une chaire en philosophie à l'Université de Leipzig en
1875, établissant le premier laboratoire psychologique du monde,
créant le journal psychologique Philosophical Studies et redéfinissant la
psychologie pour ce siècle. Wundt déclara avec une modestie
caractéristique : ŘLe travail que je présente ici au public vise à baliser un
nouveau domaine dans la science‘. Wundt restera à l'Université de Leipzig
jusqu'à sa mort en 1920.
La doctrine de Wundt pourrait être qualifiée de science qui répond
à lřhégélien Sturm und Drang [ŖTempête et passionŗ]. L'un des
principaux fondements du Nouvel Ordre Mondial est que sa stratégie
de conquête mondiale émane de la philosophie de Hegel. Hegel était
professeur de philosophie à l'Université de Berlin, et ses œuvres ont
servi de base au matérialisme dialectique marxiste et au statisme
fasciste.
Hegel avait la ferme conviction que l'Homme est subordonné à
l'État et ne trouve l'accomplissement qu'en obéissant aux diktats de
l'État. Comme il l'a dit, Řl'État est la réalité absolue, et l'individu lui-même a
une existence, une vérité et une moralité objectives seulement en sa qualité de
membre de l'État.ř
255
Gérard Menuhin
Cette philosophie peut être et a été utilisée pour justifier un certain
nombre d'atrocités commises sur la race humaine et fournir un
substrat non examiné aux philosophies de nombreux politiciens
d'aujourd'hui. Si l'omelette seule (l'État) est importante, qu'importe si
nous perdons quelques millions d'œufs (humains) dans le processus
de préparation du plat.
Hegel est l'auteur de la théorie de la Řdialectiqueř, l'idée que le
conflit détermine l'histoire. Selon Hegel, une force (thèse) dicte sa
propre force opposée (antithèse). Ces forces en conflit aboutissent à la
création d'une troisième force : synthèse. Hors de cette synthèse, le
processus recommence. Marx révisa ensuite la théorie de la
dialectique, en insistant sur le fait que seuls les évènements matériels
étaient pertinents et que la dialectique était inhérente à la matière,
dissociant ainsi l'idée de la métaphysique, du moins à sa propre
satisfaction.
De la théorie de la dialectique vient la prise de conscience que la
création de conflits peut créer des résultats déterminés ou des
synthèses. Afin dřy parvenir, on voit que ceux qui font la promotion
du Nouvel Ordre Mondial, encore et encore, utilisent la théorie de la
dialectique hégélienne. Ils manipulent des évènements, créent des
conflits, créent des guerres et détruisent la vie de millions de
personnes par-dessus le marché. Le Nouvel Ordre Mondial est la
synthèse souhaitée des forces au pouvoir opérant dans le monde
d'aujourd'hui. (Jim Keith, ŖTaking the ŘPsycheř out of Psychology,ŗ
dans : idem, Mind Control, World Control, Adventures Unlimited Press,
Kempton, Ill., 1997).
Sigmund Freud (Sigismund Schlomo Freud), un autre Ŗpseudoscientifiqueŗ (Karl Popper) et l'inventeur de la Ŗpsychanalyseŗ et le père
de la Ŗrévolution sexuelleŗ - bref, le juif qui a profité de la découverte que
les gens paieraient pour révéler leurs secrets les plus intimes - était un
maillon de la chaine du conditionnement social du 19ème siècle.
Dès le début, la psychanalyse à l'école de Francfort fut conçue en
termes de réinterprétation de Freud et de Marx. (L'école de Francfort
et la théorie critique).
Le freudo-marxisme est une vague désignation de plusieurs formes
de théorie critique qui tentent de synthétiser la philosophie et la
critique de l'économie politique de Karl Marx avec la théorie
psychanalytique de Sigmund Freud. Les débuts de la théorisation
freudo-marxiste ont eu lieu dans les années 1920 en Allemagne et en
Union soviétique. Le philosophe soviétique V. Yurinets et l'analyste
freudien Siegfried Bernfeld ont tous deux discuté du sujet. Le linguiste
256
Dites la vérité et vous humilierez le diable
soviétique Valentin Voloshinov, membre du cercle de Bakhtin, a
entrepris une critique marxiste de la psychanalyse dans son article de
1925 ŘBeyond the Socialř, qu'il a développé plus substantiellement
dans son livre Freudianism: A Marxist Critique (1927). En 1929,
Dialectical Materialism and Psychoanalysis de Wilhelm Reich fut publié, en
allemand et en russe dans le journal de la théorie communiste bilingue
Unter dem Banner des Marxismus. (Wikipédia).
La conclusion est claire : l'Illuminisme et la franc-maçonnerie sont liés
sans interruption au marxisme et aux juifs. Voici quelques citations qui
prouvent ce point :
Tous les Illuminati sont des Francs-maçons, mais tous les Francsmaçons sont loin dřêtre Illuminati. (Professeurs Cosandey et Renner,
témoignages, Munich, avril 1785).
***
La maçonnerie est une institution juive dont l'histoire, les degrés,
les charges, les mots de passe et les explications sont juifs de bout en
bout. (Dr. Isaac Wise, The Israelite of America, 3 août 1866).
***
Le langage technique, le symbolisme et les rites de la francmaçonnerie sont pleins d'idées et de termes juifs... Dans le Rite
écossais, les dates sur les documents officiels sont données selon l'ère
et les mois du calendrier juif, et l'alphabet hébraïque y est utilisé.
(Jewish Encyclopedia, 1903, vol. 5, p. 503).
***
La Grande Loge Maçonnique de nos jours est entièrement juive.
(Richard Carlisle, Manual of Freemasonry, auto-publié, Londres 1845).
***
Le devoir le plus important du franc-maçon doit être de glorifier la
race juive, qui a préservé la norme divine de la sagesse inchangée.
Vous devez compter sur la race juive pour dissoudre toutes les
frontières. (Le symbolisme, juillet 1928).
***
La maçonnerie est basée sur le judaïsme. Éliminez les
enseignements du judaïsme du rituel maçonnique et que reste-il ? (The
Jewish Tribune, New York, 28 octobre 1927).
257
Gérard Menuhin
***
Au 18ème siècle, la franc-maçonnerie est devenue lřexpression
dřune politique militante de l'illumination, comme dans le cas des
Illuminati, précurseurs de la révolution... (Léon Trotski (1879-1940),
My Life: An Attempt at an Autobiography, Pathfinder Press, New York
1970. xxxvii, p. 602).
***
Ces leaders sont ceux appelés ŘMaçons bleusř, alors que la
Řmaçonnerie rougeř est réservée à un très petit nombre de personnes,
principalement des juifs, qui, pleinement conscients des objectifs,
orientent lřensemble de tous ceux qui sont plus ou moins Řéclairésř
dans les affaires de lřentreprise maçonnique. Ces dirigeants restent
dans l'ombre, et ils agissent toujours en secret, ce qui rend
l'opposition impossible. Ce sont eux qui planifient la progression du
travail. La Révolution française, toute la série des révolutions de 1789
à 1815 et la Guerre mondiale sont sorties de leurs Řateliersř...
(Maximilian Kolbe, Gli scritti di Massimiliano Kolbe, Edizioni Città di
Vita, Florence 1978, vol. 3, p. 604).
***
En outre, il est de notoriété publique que ce sont les juifs qui
contrôlent le socialisme et qui gouvernent actuellement en Russie
bolchevique. (op. cit. p. 52).
Dans The Origin and Progress of the World Revolution (Boswell, Londres,
1921), Nesta Webster a écrit : ŖQuels mystères dřiniquité seraient révélés
si le juif, comme la taupe, ne prenait pas la peine de travailler dans le
noir ! Les juifs n'ont jamais été plus juifs que lorsque nous avons essayé
dřen faire des hommes et des citoyens.ŗ
Les trois révolutions qui ont fondamentalement détruit le
développement organique de l'Europe sont les révolutions anglaise,
française et russe. Elles ont abouti à trois dictatures régicides. Les
républiques sont plus facilement manipulées que les monarchies. (ŖJosué
a appelé tous les hommes d'Israël... Approchez-vous, mettez vos pieds
sur la nuque de ces rois. Et ils se sont approchés, et ont mis leurs pieds
sur leur nuque... Ensuite, Josué les frappa et les tua, et les pendit à cinq
arbres : et ils restèrent pendus aux arbres jusqu'au soir.ŗ Josué 10 :24-26).
Aucune révolution (de même quřaucune guerre) ne se produit à la
suite d'une expression populaire spontanée ; une révolution doit être
organisée et financée. Ainsi, elles sont toutes des exemples frappants de
258
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ŗdiplomatie coercitiveŗ, suivis dřun Ŗchangement de régimeŗ. Suite à ces
trois révolutions, lřAngleterre tout dřabord, la France ensuite, puis la
Russie furent successivement placées sous le joug de la dette, tandis que
des banques centrales juives étaient créées dans chaque pays.
La révolution Ŗanglaiseŗ
En 1290, Guillaume I expulse les juifs ; ces derniers trouvèrent une
créature toute disposée à leur servir de mercenaire en la personne
dřOliver Cromwell. En 1643, les banquiers juifs basés à Amsterdam
financèrent une horde qui menaça à plusieurs reprises la ville de Londres
et le Parlement. ŖIls étaient estimés à dix mille... avec des armes de guerre
ou assimilé. C'était une milice pour des activités d'insurrection à toutes les
saisons, et sur laquelle on pouvait compter pour toute oeuvre de
destruction au meilleur tarif... étant donné que ceux-ci sortaient avec des
poignards et des gourdins (de la ville), la conclusion sřimpose : cette suite
dřattentats devait avoir été échaffaudée depuis longtemps.ŗ (Isaac
D'Israeli, père de Benjamin Disraeli).
Le 16 juin 1647, O. C. (càd Olivier Cromwell) écrit à Ebenezer Pratt
de la synagogue de Mulheim à Amsterdam :
En contrepartie d'un soutien financier, on préconise l'admission de
juifs en Angleterre. Cela est néanmoins impossible tant que Charles
est vivant. Charles ne peut être exécuté sans procès, motifs adéquats
qui n'existent pas actuellement. Par conséquent, conseille que Charles
soit assassiné, mais n'aurai rien à voir avec les arrangements pour
obtenir un assassin, bien que disposé à aider à sa fuite.
En réponse à cette dépêche, les enregistrements montrent que
Ebenezer Pratt a écrit une lettre datée du 12 juillet 1647 adressée à Oliver
Cromwell (voir Archibald Ramsay, The Nameless War, The Britons,
Londres, 1952, pp. 14, 25) :
Accorderai une aide financière dès que Charles sera éliminé, et les
juifs acceptés. L'assassinat trop dangereux. Charles devrait avoir la
possibilité de s'échapper. Sa recapture rendra possible procès et
exécution. Le soutien sera libéral, mais inutile de discuter des termes
jusqu'à l'ouverture du procès.
Fernandez Carvajal, un autre juif basé à Amsterdam et par la suite, le
premier juif anglais Ŗnaturaliséŗ, était le fournisseur en chef de la nouvelle
armée modèle de Cromwell. Après la bataille de Naseby (juin 1645),
259
Gérard Menuhin
Charles s'est retiré à Holmby House, où il fut arrêté par les soldats de
Cromwell et emmené au tribunal dřHampton. En 1647, Charles sřenfuit
au château de Carisbrooke sur l'île de Wight, commettant lřerreur de
croire que les insulaires le protégeraient. Il tentera trois fois, sans succès,
de sřéchapper de Carisbrooke. Finalement, il sera ramené à Londres pour
être jugé. Cromwell fut informé que : ŖLe roi ne peut être jugé par aucune
courŗ. En dépit de la Ŗpurgeŗ effectuée au parlement afin dřévincer tous
ceux qui pourraient intervenir en faveur du roi, il ne se trouva aucun
avocat anglais pouvant porter une accusation contre lui, mais un juif
anglo-néerlandais accomplit la tâche, et Charles I fut exécuté - pour
Ŗhaute trahisonŗ - en janvier 1649. Aucune décision officielle nřavait été
prise quant à la réadmission des juifs, mais à partir de 1656, leur présence
fut ouvertement tolérée.
La dynastie des Stuart fut rétablie sous Charles II et Jacques II, mais
en 1688, Jacques II fut renversé par une invasion financée par les mêmes
juifs d'Amsterdam qui avaient financé Cromwell.
Ils installèrent Guillaume III (Guillaume d'Orange, un Néerlandais) et
sa mafia Ŗhollandaiseŗ: ŖOyez ! Oyez ! Les chiens aboient ; les mendiants arrivent
en ville ; les uns en haillons, les autres en lambeaux, et un en robe de velours.ŗ
Guillaume (comptine de lřépoque).
Guillaume dřOrange était un ŖStadtholderŗ néerlandais, littéralement
Ŗgardien du lieuŗ, au mieux, un gouverneur provincial. Au Moyen Âge,
les Stadtholders étaient nommés par des seigneurs féodaux pour les
représenter en leur absence. Ainsi, afin de forcer la réadmission des juifs
dans le pays et d'accélérer leur sabotage financier, les juifs ont d'abord
promu un mercenaire (Cromwell), puis, finalement, un Ŗgardien du lieuŗ,
en tant que dirigeants d'Angleterre.
Guillaume III aurait été aidé dans son ascension vers le trône anglais
par un prêt de 2.000.000 de florins de la part dřAntonio Lopez Suasso et
plus tard du baron Avernes de Gras. Le règne de Guillaume a permis de
créer des liens plus étroits entre les communautés principalement
séfarades de Londres et d'Amsterdam ; cela a facilité le transfert du centre
financier européen de la capitale néerlandaise vers la capitale anglaise.
(Wikipédia).
La révolution Ŗfrançaiseŗ
Le stratagème de Ŗcapture pendant une évasionŗ fut répété à
Varennes en 1791, lors de la tentative malchanceuse de Louis XVI et de
260
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Marie-Antoinette dřéchapper aux révolutionnaires. La propagande contre
Marie-Antoinette sřest propagée au moyen de l'infâme complot du
Ŗcollierŗ, selon lequel la reine Ŗétrangèreŗ aurait commandé un collier de
diamants de 1,6 million de livres sterling. Louis avait fait défaut sur les
dettes de la couronne française. Il avait également soutenu les
révolutionnaires nord-américains qui luttaient pour leur indépendance
vis-à-vis de la Grande-Bretagne. L'indépendance de la Grande-Bretagne
permettrait aux colons américains d'échapper aux taxes et aux dettes
anglaises et constituait donc un acte défiant les juifs qui contrôlaient
l'échiquier anglais. D'où la nécessité pressante d'organiser une attaque
contre le roi français. Finalement, les pouvoirs financiers ont tablé sur
Napoléon comme nouvel homme fort qui garantirait la stabilité. En
retour, Napoléon accepta de fonder la Banque de France. Plus tard, il
exprimera une position rigoureuse : ŖNous devons regarder les juifs non
seulement comme une race distincte, mais comme des étrangers. Ce serait une
humiliation trop grande que la nation soit gouvernée par la plus abjecte des races sur
terre.ŗ (Conseil d'État, 6 avril 1806. Il existe de nombreux points de vue
semblables remontant aux Romains).
Il est important de faire la distinction entre ces deux races de juifs
[Ashkénaze et Séfarade] lorsque lřon parle de la question de
l'émancipation juive au moment de la Révolution. Car tandis que les
Séfarades s'étaient montrés de bons citoyens et n'étaient donc soumis
à aucune persécution, les Ashkénazes par leur usure extorquée et leurs
oppressions s'étaient rendus détestables auprès du peuple, de sorte
que des lois rigoureuses furent mises en vigueur pour contenir leur
rapacité. Les discussions qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale sur le
sujet de la question juive concernaient donc principalement les juifs
d'Alsace. (Nesta Webster, Secret Societies and Subversive Movements,
Boswell, Londres, 1924, p. 258).
***
Les termes bibliques hébraïques pour désigner l'intérêt sont :
Řneshekhř, signifiant littéralement une morsure, et Řmarbit/tarbitř, qui
se réfèrent spécifiquement au gain par le créancier. (Jewish Encyclopedia,
Wikipédia).
***
Ce n'était pas la morsure intense d'un lion, mais la morsure
vénéneuse d'un serpent. L'usure ne détruit pas dřun coup un homme
ou une nation, pour ainsi dire, dřune bouchée sanglante. Elle subvertit
261
Gérard Menuhin
plutôt lentement, parfois presque imperceptiblement, la constitution
de la victime jusqu'à ce qu'elle ne puisse pas empêcher lřissue fatale
même si elle sait ce qui se passe. (S.C. Mooney, Usury: Destroyer of
Nations, Theopolis, Varsovie, Ohio, 1988, p. 23).
***
La pratique de prêter à un ennemi est Ŗun moyen de le détruireŗ (attribué
à un certain Jno H. Kimmons).
Le terme Ŗjuifŗ, déclara l'abbé Maury, ne désignait pas une secte
religieuse, mais une nation qui avait des lois qu'elle avait toujours
respectées et auxquelles elle souhaitait continuer à se conformer.
ŘDéclarer les juifs citoyens reviendrait à dire que, sans lettres de naturalisation
et sans cesser d'être Anglais ou Danois, les Anglais et les Danois pourraient
devenir Français‘. Mais le principal argument de Maury était d'ordre
moral et social. Les juifs étaient intrinsèquement indésirables, tant sur
le plan social que sur le plan économique. Ils avaient été chassés de
France, puis rappelés, pas moins de sept fois, chassés par avarice,
comme Voltaire l'avait dit à justement titre, réadmis par avarice une
fois de plus, mais aussi par sottise. (David Vital, A People Apart,
Oxford University Press, Oxford/New York 1999, pp. 43-45).
ŖLes juifs,ŗ disait l'abbé Maury, Ŗont traversé dix-sept siècles sans se
mêler aux autres nations. Ils n'ont jamais participé à rien d'autre quřau
commerce avec de l'argent, ils ont été le fléau des provinces agricoles, pas
un seul dřentre d'eux n'a su ennoblir ses mains en guidant la charrue.ŗ (N.
Webster, Secret Societies..., op. cit., p. 258).
Leurs lois ne leur laissent aucun temps libre pour l'agriculture ; mis
à part le sabbat, ils célèbrent cinquante-six festivals de plus que les
chrétiens chaque année. En Pologne, ils possèdent une province
entière. Eh bien ! Alors que la sueur des esclaves chrétiens irrigue les
sillons dans lesquels germe l'opulence des juifs, eux-mêmes, tandis que
leurs champs sont cultivés, sřadonnent à peser leurs ducats et à
calculer combien de monnaie ils peuvent rogner sans sřexposer euxmêmes à des sanctions légales.
Ils n'ont jamais été ouvriers, continua Maury, même pas sous
David et Salomon. Et même alors, ils étaient notoirement connus
pour leur paresse. Leur seule préoccupation était le commerce. Les
juifs détenaient 12 millions de prêts hypothécaires en Alsace, a-t-il
informé ses collègues. Un mois après lřobtention de leur citoyenneté,
ils posséderaient purement et simplement la moitié de la province.
Dans dix ans, ils l'auraient entièrement Řconquiseř, la réduisant à rien
262
Dites la vérité et vous humilierez le diable
de plus qu'une colonie juive, après quoi la haine que les Alsaciens
ressentaient déjà envers les juifs exploserait. (David Vital, ibidem,
pp. 43-45).
***
Puis, lors d'une autre session, l'avocat Godard fit irruption dans la
chambre avec cinquante Řpatriotesř armés habillés en costumes de la
garde nationale avec des cocardes à trois couleurs. C'étaient cinquante
juifs qui, naturellement dotés d'argent, avaient fait le tour des sections
de la Commune de Paris et des quartiers de la ville de Paris, parlant de
recruter des partisans de lřégalité pour les juifs. Cela produisit son
effet. Sur les soixante sections de Paris cinquante-neuf se sont
déclarées pour l'égalité (seul le quartier des Halles s'est abstenu).
Ensuite, la Commune s'adressa à l'Assemblée nationale avec un appel
signé par les Abbés Mulot, Bertoliot, Fauchet et d'autres membres,
demandant que l'égalité soit immédiatement accordée aux juifs.
Cependant, même après cela, l'Assemblée nationale a hésité à se
déclarer de la manière prévue. Puis, le 27 septembre, le jour de l'avantdernière session de l'Assemblée avant sa dissolution, le député jacobin
Adrien Duport a posé la question de l'égalité pour les juifs d'une
manière catégorique. L'Assemblée connaissait parfaitement la
personnalité d'Adrien Duport. Elle savait que dans une réunion
secrète des chefs de la franc-maçonnerie qui a précédé la révolution, il
avait insisté sur la nécessité de recourir à un système de terreur.
L'Assemblée céda. Sřen suivit un décret signé par Louis XVI
accordant aux juifs français une égalité des droits totale et complète.
(Général A. Nechvolodov, L'Empereur Nicolas II et les juifs, Paris, 1924,
pp. 216-220).
***
La première étape de la Révolution, de 1789 à 1791, fut dominée
par les Maçons, dont le nombre avait augmenté à un rythme effarant
dans les années pré-révolutionnaires. Adam Zamoyski écrit que Řil y
avait 104 loges en France en 1772, 198 en 1776, et un nombre
stupéfiant de 629 en 1789. Leurs membres comprenaient
pratiquement tous les grands écrivains, artistes, avocats, soldats ou
autres professionnels dans le pays, ainsi que de remarquables étrangers
comme Franklin et Jefferson, [soit] quelque 30.000 personnes.ř (Adam
Zamoyski, Holy Madness: Romantics, Patriots and Revolutionaries, 17761871, Weidenfeld & Nicolson, Londres 1999, p. 51).
***
263
Gérard Menuhin
Entre 800 et 900 loges maçonniques furent fondées en France
entre 1732 et 1793, les deux tiers dřentre elles après 1760. Entre 1773
et 1779, plus de 20.000 membres furent recrutés. Rares étaient les
villes de moindre importance sans une ou plusieurs loges dans les
années 1780 et, en dépit de plusieurs condamnations pontificales d'un
culte divin qui était issu de l'Angleterre protestante, l'élite de la société
affluait. Voltaire a été recruté lors de sa dernière visite à Paris, et ce fut
devant les frères assemblés de la Loge des neuf sœurs qu'il échangea
des étreintes symboliques avec Franklin. (William Doyle, The Oxford
History of the French Revolution, Oxford University Press, Oxford/New
York 1990, pp. 64-65).
***
Les Montagnards (Jacobins) voulaient se débarrasser du roi le plus
tôt possible ; les Girondins voulaient un référendum de tout le peuple
pour décider. Le Montagnard Saint-Just a déclaré qu'un procès n'était
pas nécessaire ; le peuple avait déjà jugé le roi le 10 août ; il ne restait
plus quřà le punir. Car Řil n'y a pas de règne innocent... tout Roi est un rebelle
et un usurpateurř.
Robespierre avait voté contre la peine de mort à l'Assemblée, mais
maintenant il déclarait : ŘLouis doit mourir pour que puisse vivre le pays‘, un
écho inconscient des paroles de Caïphe sur le Christ : ŘEt vous ne
considérez pas qu'il est de notre intérêt qu'un homme meure pour le
peuple, et que toute la Nation ne périsse point.ř (Jean 11:50). Et il était
d'accord avec Saint-Just :
Louis ne peut pas être jugé, il a déjà été jugé. Il a été condamné,
sinon la République n'est pas irréprochable. Suggérer de faire un
procès à Louis XVI, de quelque manière que ce soit, constitue une
regression vers le despotisme royal et constitutionnel ; c'est une idée
contre-révolutionnaire ; parce que cela met la Révolution elle-même
sur le banc des accusés. Après tout, si Louis peut encore être jugé,
Louis peut être acquitté ; il pourrait être innocent. Ou plutôt, il est
supposé lřêtre jusqu'à ce qu'il soit reconnu coupable. Mais si Louis
peut être présumé innocent, que devient la Révolution ? (Ibid., p. 195).
***
Il y avait une certaine logique dans ces mots : puisque la
Révolution sapait tous les fondements de l'ancien régime, la possibilité
que le chef de ce régime puisse être innocent impliquait que la
Révolution pouvait être coupable. Ainsi, la Řjustice révolutionnaireř
exigeait une exécution directe plutôt qu'un procès ; elle ne pouvait pas
se permettre de remettre en question les fondements de la Révolution
264
Dites la vérité et vous humilierez le diable
elle-même. Cřest la même logique qui a conduit à l'exécution sans
procès du tsar Nicolas II en 1918.
Mais la majorité des députés n'étaient pas aussi Řavancésř dans leur
pensée que Robespierre. Au cours de la troisième semaine de janvier
1793, la Convention vota quatre fois sur la question. Une résolution
rendant coupable de trahison Louis et rejetant l'idée d'un appel au
peuple par un plébiscite [vous parlez dřune démocratie rousseauiste !]
fut adoptée par 426 voix contre 278 ; la décision d'imposer la peine de
mort fut adoptée par 387 voix contre 314. Philippe Égalité [le duc
d'Orléans et le cousin du roi devenu grand-maître des Maçons, alors
un Jacobin renonça à son titre de ŘPhilippe Égalitéř] vota pour
condamner Louis et pour la peine de mort. Un député proposa
ensuite que la question de savoir ce qu'il fallait faire de Louis soit
reportée indéfiniment. Cela fut rejeté par 361 voix contre 360, un vote
unique. Philippe Égalité vota contre la proposition, de sorte que son
vote trancha la question. Le 20 janvier, une résolution demandant que
la peine de mort soit immédiatement exécutée fut adoptée par 380
voix contre 310, et Louis fut guillotiné le lendemain. (Jasper Ridley,
The Freemasons, Constable, Londres, 1999, pp. 136-137).
***
Les meurtres commencèrent sous la bannière rouge de Rothschild
et les slogans illuministes : ŘLiberté, égalité, fraternité !ř Et ŘLa liberté ou la
mort !‘ À Lyon les Řennemis du peupleř furent abattus au canon, à
Nantes, après le meurtre de 500 enfants, 144 couturières furent
noyées dans de vieilles barges sur la Loire. Leur Řcrimeř : ils avaient
cousu des chemises pour l'armée. Les gens furent exécutés sans
procès, malgré l'introduction ostensible des soi-disant tribunaux
révolutionnaires en septembre 1789. L'un des juges présidant ces
tribunaux était le pervers Marquis Donatien Alphonse François de
Sade, qui avait été amené directement d'un hôpital psychiatrique. Cřest
grâce à De Sade que le concept de Řsadismeř a un nom. Il est
également mort dans un hôpital psychiatrique.
Le coup des Illuministes en France n'a apporté aucune des
améliorations auxquelles les historiens corrompus tentent de nous
faire croire ; en revanche, cela a entraîné une orgie de violence et
d'intrigues.
Pour rendre le meurtre plus efficace, les Řrévolutionnairesř
commencèrent à utiliser la guillotine en avril 1792. L'idée provient à
l'origine de Joseph-Ignace Guillotin, professeur d'anatomie. Le
médecin et le franc-maçon Antoine Louis construisirent la machine à
265
Gérard Menuhin
tuer. Le record d'Henri Samson, chef bourreau, était de 21 têtes en 38
minutes.
Le véritable règne de la terreur commença le 10 août 1792, jour de
Yahweh, lorsque la monarchie fut abolie et la commune de Paris fut
établie (NB : Řle jour où Yahweh interviendrait pour mettre Israël à la tête des
Nations, indépendamment de la fidélité d'Israël envers Lui.ř Wikipédia). Les
dirigeants de la commune comprenaient 288 Illuminati dirigés par
Chaumette, Danton et Robespierre. Les chefs des Jacobins et surtout
des Enragés voulaient détruire tous ceux qui avaient exprimé des
doutes sur la Řrévolutionř. Georges Jacques Danton, voyou notoire, est
devenu ministre de la Justice. Il voulait que tous les suspects soient
emprisonnés. De nombreux prêtres et parents d'émigrants furent
également incarcérés. De cette façon, les leaders de la révolution
eurent accès à d'énormes biens. Danton lui-même devint
incroyablement riche. Plus tôt, il avait empoché de gros pots-de-vin
de la part de ceux qui souhaitaient sauver leur vie. Au début de
septembre 1792, Danton encouragea les émeutiers à massacrer les
Řennemis du peupleř. (Jüri Lina, Under the Sign of the Scorpion [Sous le signe
du Scorpion], Referent Pub., Stockholm 1998, p. 49).
***
Rien n'a été dit sur les paysans coupables et les travailleurs, mais ce
sont principalement eux qui ont souffert des punitions
Řrévolutionnairesř. Marat voulut que 100.000 personnes soient
guillotinées pour effrayer les ennemis de la Řrévolutionř. Saint-Just
promit au nom de la république d'éliminer tous les adversaires. Le
terrorisme des Jacobins (llluminati) coûta la vie à 300.000 personnes,
selon Nesta Webster (World Revolution, op. cit., p. 47).
***
L'historien René Sedillot, dans son livre Le coût de la Révolution
française, calcule que la Řrévolutionř, à cause du terrorisme et de la
guerre civile, a fait au moins 600.000 victimes. Charlotte Corday
assassina le puissant et sanglant franc-maçon Marat le 13 juillet 1793.
Moins d'un sur dix de ces guillotinés étaient des aristocrates. Cela fut
révélé juste avant le 200e anniversaire de la révolution. Cette
information est basée sur les protocoles des tribunaux
révolutionnaires, qui incluent les noms de tous ceux qui furent
exécutés. Neuf pour cent des Řennemis du peupleř décapités étaient
nobles, 28 % de paysans et 30 % de travailleurs. Les autres étaient des
serviteurs. (Dagens Nyheter, 1er juillet 1989.).
266
Dites la vérité et vous humilierez le diable
En d'autres termes, les personnes tuées étaient des gens assez
ordinaires. Rien quřà Paris, 30 personnes furent exécutées tous les jours.
Les bourreaux jacobins préféraient habituellement les victimes blondes.
En 1903, Lénine proclama : ŖUn social-démocrate russe doit être un Jacobinŗ
(Ibid., p. 50).
C'étaient ces éléments plus féroces, vrais disciples des Illuminati,
qui devaient balayer les Maçons visionnaires qui rêvaient d'égalité et
de fraternité. Pourtant, alors que les Terroristes réalisaient fidèlement
le plan des Illuminati, il semblerait qu'ils n'étaient eux-mêmes pas
initiés aux secrets les plus intimes de la conspiration. Derrière la
Convention, derrière les clubs, derrière le Tribunal révolutionnaire, il
existait, dit Lombard de Langres, cette Řconvention la plus secrèteř qui
dirigeait tout après le 31 mai, un pouvoir occulte et terrible dont
l'autre Convention devint l'esclave et qui était composé des premiers
initiés de l'Illuminisme. Ce pouvoir était au-dessus de Robespierre et
des comités du gouvernement... [C]řest ce pouvoir occulte qui
s'appropriait les trésors de la nation et les distribuait aux frères et amis
qui avaient contribué à l'excellent travail. (N. Webster, Ibid., p. 256).
***
[L]a chose effroyable à propos de la Révolution française n'est pas
tant le tumulte, que la conception. À travers tout le feu et la fumée, on
perçoit la preuve de l'organisation calculatrice. Les gestionnaires
restent soigneusement dissimulés et masqués ; mais il n'y a aucun
doute sur leur participation depuis la première. (Lord Acton, Lectures
on the French Revolution, Londres, 1910, p. 97.).
L'illuminisme a pénétré dans toutes les loges de la franc-maçonnerie
du Grand-Orient de France, soutenu par des juifs cabalistes organisés.
Les financiers juifs derrière la Révolution de 1789 étaient les suivants :
- Daniel Itzig, 1722-1799, Berlin, juif de la cour de Frédéric-Guillaume
II de Prusse.
- David Friedlander, 1750-1834, Berlin, son beau-fils.
- Herz Cerfbeer, 1730-1793, Alsace.
- Benjamin Goldsmid, 1755-1808, Londres, le financier (le plus jeune)
de William Pitt.
- Abraham Goldsmid, 1756-1810, Londres, son frère.
- Moses Mocatta, 1768-1857, Londres, partenaire d'un frère des deux
Goldsmid et oncle de sir Moses Montefiore. (Arnold Leese, Sottise du
Gentil : les Rothschild, auto-publié, Valérie Devon, 2017).
267
Gérard Menuhin
Quel était le but de ce pouvoir occulte ? Était-ce simplement le
plan de destruction qui avait pris naissance dans le cerveau d'un
professeur bavarois vingt ans plus tôt, ou était-ce quelque chose de
plus ancien, une force vivante et terrible qui avait sommeillé au cours
des siècles, que Weishaupt et ses alliés n'avaient pas créée mais
seulement déchaînée sur le monde ? Le Règne de la terreur, comme
l'éclosion du satanisme au Moyen Âge, ne peut s'expliquer par aucune
cause matérielle : l'orgie de la haine, de la luxure et de la cruauté,
dirigée non seulement contre les riches, mais encore plus contre les
pauvres et les sans défense, la destruction de la science, de l'art et de la
beauté, la profanation des églises, la campagne organisée contre tout
ce qui était noble, tout ce qui était sacré, tout ce que l'humanité avait
de plus cher, qu'est-ce que c'était sinon du satanisme ? (N. Webster,
Ibid., p. 257).
***
Nous sommes le peuple élu de Dieu... La plupart des juifs
nřaiment pas l'admettre, mais notre dieu est Lucifer - donc je ne
mentais pas - et nous sommes son peuple élu. Lucifer est bien vivant.
(Entretien Harold Wallace Rosenthal, voir ci-dessous).
Mise à jour :
Goodwill courtoisie de Lucifer. Qui pourrait s'opposer à la Ŗbonne
volontéŗ [goodwill en anglais] ? Mais peut-être que l'omniprésent
Gutmensch-coïncé n'est pas aussi bénignement idiot quřil en à lřair.
Fondée en 1932, reconnue par les Nations Unies comme une ONG,
World Goodwill travaille directement avec les Ŗfédéralistes mondiauxŗ
et fait partie du travail pour ŖExternaliser la hiérarchieŗ des ŖEsprits
Illuminésŗ, qui marquera lřarrivée de Ŗlřère de Maitreyaŗ. World
Goodwill est un groupe international dont le siège est à Genève, à
Londres et à New York. La compagnie mère est la Lucis Trust (fondée
en 1922), qui est dirigée par un conseil d'administration international
dont les membres peuvent avoir inclus : John D. Rockefeller, Norman
Cousins, Robert S. McNamara, Thomas Watson, Jr. (IBM, ancien
ambassadeur des États-Unis à Moscou), Henry Clausen, grand
commandant du Conseil suprême, 33e degré, Rite écossais du district
du Sud et Henry Kissinger. Lucis Trust est une institution puissante
qui jouit du Ŗstatut consultatifŗ auprès des Nations Unies, ce qui lui
permet dřavoir des relations de travail étroites avec lřONU, y com268
Dites la vérité et vous humilierez le diable
pris un siège dans les séances hebdomadaires, mais surtout, dřexercer
une influence auprès des dirigeants puissants et des leaders nationaux
dans le monde entier.
La Lucis Trust est activement impliquée dans la promotion
d'une idéologie globaliste, qu'elle qualifie de Ŗbonne volontéŗ. Son
organization ŖWorld Goodwillŗ est étroitement liée aux cercles
élitistiens internationaux (Patrick J. Miron, Behold the Lamb of God:
A Treasury of Catholic Truths, Teachings and Traditions, Trafford,
Victoria, B.C., 2004, p. 93)
Le site Web de Lucis Trust proclame : ŖLes Nations Unies ont déclaré
2015, l'Année internationale de la lumièreŗ. World Goodwill à l'ONU :
ŖIntégrer la jeunesse dans le programme de développement post-2015ŗ. ŖAUDELÀ DE 2015 : UNE VISION DE GOODWILLŗ. ŖExercer le
pouvoir curatif de la lumièreŗ.
Les objectifs déclarés de World Goodwill, selon son organisation
parrainante, Lucis Trust, sont :
Aider à mobiliser l'énergie de la bonne volonté ; coopérer dans
le travail de préparation à la réapparition du Christ ; éduquer
l'opinion publique sur les causes des principaux problèmes
mondiaux et contribuer à la création de la forme-pensée de la
solution.
Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes
déguisés en apôtres de Christ. Cela nřa rien dřétonnant : Satan luimême ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il nřest donc pas
surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est
juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres. (2 Corinthiens,
11: 13-15).
***
Personne n'entrera dans le Nouvel Ordre Mondial, à moins qu'il
ne s'engage à adorer Lucifer. Personne n'entrera dans le New Age à
moins qu'il ne passe par une Initiation Luciferienne. (David Spangler,
Directeur de l'Initiative planétaire, Nations Unies. Philosophe spirituel
américain et auto-proclamé Řmystique pragmatiqueř. Wikipédia).
269
Gérard Menuhin
Également associé à la communauté Findhorn, où ils canalisent Dieu
pour cultiver des Ŗlégumes exceptionnellement grandsŗ. Des cinglés
inoffensifs ?
Findhorn Ecovillage... organise régulièrement des séminaires de
ŘCIFAL Findhornř, un Institut des Nations Unies pour la Formation
et la Recherche (UNITAR), centre de formation affilié pour l'Europe
du Nord. ŘMoray sera la base pour lřentraînement des onusiens.ř (BBC
News, 22 septembre 2006 ; Wikipédia : voir la cinglée du New Age,
Barbara Marx Hubbard à la page 328.).
Bien sûr, lřOrganisation des Nations Unies est un cheval de Troie tout
autant que son prédécesseur, la Société des Nations : ŖLa Société des
Nations est une idée juive, et Jérusalem deviendra un jour la capitale de la
paix mondiale. La Société a reconnu nos droits sur notre ancienne
maison. Nous, les juifs du monde entier, ferons nôtre la lutte de la Société
et nous ne trouverons pas le repos avant la victoire ultime.ŗ (Dr Nahum
Sokolow, au Congrès sioniste de Carlsbad, Californie, New York Times, 27
août 1921, ŖLes juifs du monde soutiendront la Sociétéŗ).
Parmi les désirs d'une secte terrible et redoutable, vous n'avez
atteint que les premières étapes des plans quřelle a formés pour cette
révolution générale qui consiste à renverser tous les trônes, tous les
autels, à anéantir toutes les propriétés, effacer toute loi et finir par
dissoudre tout société. (Abbé Barruel écrivant sur la ŘConspiration anti
chrétienneř, 1797).
La révolution Ŗrusseŗ
Les origines de(s) révolution(s) bolchevique(s) deviennent presque
trop familières pour avoir besoin d'élucidation. Cependant, certains
détails peuvent être éclairants. Malgré un financement étendu, la
révolution de 1905 a échoué. ŖSelon les informations du Jewish Chronicle
de Londres, la contribution des juifs internationaux à la cause
révolutionnaire russe en 1905 était de £874.341.ŗ [Quelque 90 à 130
millions de livres sterling en 2016.-Ed.] (Boris Brasol, The World at the
Crossroads, op. cit., p. 76).
Le langage politique... est conçu pour rendre les mensonges
sincères et le meurtre respectable, et donner une apparence de solidité
au vent. (Orwell, Politics and the English Language, ŘNouvelles du
mondeř, Londres 1946).
***
270
Dites la vérité et vous humilierez le diable
D'autre part, la logique de la lutte des classes ne nous dispense pas
de la nécessité d'utiliser notre propre logique. Quiconque est incapable
d'admettre l'initiative, le talent, l'énergie et l'héroïsme dans le cadre de
la nécessité historique, n'a pas saisi le secret philosophique du
marxisme. Mais à l'inverse, si nous voulons saisir un processus
politique - dans ce cas, la révolution - dans son ensemble, nous
devons être capables de voir, derrière la multitude de partis et de
programmes, derrière la perfidie et la cupidité de certains et le courage
et l'idéalisme des autres, les contours appropriés des classes sociales
dont les racines sont profondément encrées dans les rapports de
production et dont les fleurs fleurissent dans les sphères les plus
élevées de l'idéologie. (Léon Trotski, 1905, Vintage, New York 1971,
p. 37).
Un véritable vent dřopportunisme pour cet homme qui avait réussi ou
avait été autorisé à épouser la fille du banquier Abram Zhivotovsky, un
associé de Rothschild, et qui est devenu le plus sanguinaire des nouveaux
tyrans :
Il n'y a rien d'immoral dans le prolétariat qui achève la classe qui
meure... Dans un mois au maximum, cette terreur adoptera des
formes plus effrayantes, selon le modèle des grands révolutionnaires
de France. Nos ennemis ne feront pas face à la prison mais à la
guillotine [qui] raccourcit un homme de la longueur d'une tête. (Léon
Trotski, cité par Richard Pipes, The Russian Revolution, Vintage, New
York 1990, pp. 791 sq.).
***
À l'automne de la même année (1904), Trotski est allé vivre avec
Israel Lazarevich Gelfand dit Alexandre Parvusà Munich. Parvus, [qui
avait] douze ans de plus que Trotski, était aussi un juif russe ; il vivait
en Allemagne depuis le milieu des années 1890. Leur rencontre a eu
une influence profonde sur la pensée de Trotski, influence qui dura le
reste de sa vie. À lřépoque, Parvus avait une énorme réputation
d'écrivain marxiste et de penseur politique. Dans son autobiographie,
Trotski écrit :
ŘParvus était incontestablement l'un des plus importants marxistes
au tournant du siècle. Il utilisait habilement les méthodes marxiennes,
il était doté dřune vision étendue et gardait un œil vif sur tout ce qui
était important dans les évènements mondiaux. Ceci, couplé à sa
pensée sans peur et à son style viril et musclé, a fait de lui un écrivain
remarquable. Ses premières études m'ont rapproché des problèmes de
la révolution sociale et, pour moi, ont définitivement changé la
271
Gérard Menuhin
conquête du pouvoir par le prolétariat d'un point de vue
astronomique Řfinalř à une tâche pratique pour notre propre époque.ř
(Trotski, My Life, op. cit., p. 167).
***
[E]n 1915, après que Parvus ait basculé dans le patriotisme social
et que Trotski ait rompu tout contact avec lui, Trotski, en toute
honnêteté, exprima sa dette intellectuelle envers Parvus : ŘL'auteur de
ces lignes considère comme une question d'honneur personnel de
rendre ce qui est dû à l'homme à qui il doit davantage ses idées et son
développement intellectuel quřenvers toute autre personne de
l'ancienne génération des sociaux-démocrates européens... Même
maintenant, je vois moins de raison que jamais à renoncer à ce
diagnostic et à ce pronostic, dont la part du lion revient à Parvus.ř
(Nashe Slovo, 14 février 1915, Tony Cliff, Trotsky: Towards October 18791917, Bookmarks, Londres, 1989).
***
Dès le début de 1895, Parvus avait prévu une guerre entre la
Russie et le Japon et prévoyait que, hors de cette guerre, se
développerait la révolution russe. Peu après le déclenchement de la
guerre russo-japonaise, il a commencé une série d'articles pour Iskra
sous le titre important ŘGuerre et Révolutionř plus tard réimprimé
dans son livre Rossiia i revoliutsi, qui commençait avec la phrase
prophétique : ŘLa guerre russo-japonaise est l'aube rouge-sang des
grands évènements.ř (A.L. Parvus, Rossiia i revoliutsiia, Glagoleva, SaintPétersbourg 1906, p. 83, Ibid.).
La guerre russo-japonaise trouve ses racines dans le désir quřavait la
Russie dřacquérir le port en eau chaude du Pacifique, Port Arthur. La
victoire japonaise sur la Russie était inattendue. Comme d'habitude, il
s'est avéré que cřétait une question d'argent, car cřétait l'intérêt des
sionistes que d'affaiblir la Russie en prévision des révolutions quřils
avaient financées et pensées.
L'action financière la plus célèbre de Schiff eut lieu pendant la
guerre russo-japonaise, en 1904 et 1905. Schiff a rencontré Takahashi
Korekiyo, vice-gouverneur de la Banque du Japon, à Paris en avril
1904. Il a ensuite accordé des prêts à l'Empire du Japon pour un
montant de 200 millions de dollars, par l'intermédiaire de Kuhn, Loeb
& Co. Ces prêts furent la première grande émission dřobligations
japonaises à Wall Street et ont fourni environ la moitié des fonds
nécessaires à l'effort de guerre du Japon. (Rotem Kowner, Historical
272
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Dictionary of the Russo-Japanese War, The Scarecrow Press, Lanham, Md.,
2006, pp. 344-345).
***
Ce prêt a appelé l'attention de la communauté internationale et eut
des conséquences majeures. Le Japon a gagné la guerre, grâce en
grande partie à l'achat de munitions rendue possible par le prêt de
Schiff. Certains membres du commandement japonais prirent cela
comme un élément confirmant le pouvoir des juifs à travers le monde,
de leur loyauté les uns envers les autres et comme preuve de la
véracité des Protocoles des Sages de Sion. En 1905, le Japon accorda à
Schiff l'Ordre du Sacré Trésor ; et en 1907, l'Ordre du Soleil Levant,
l'Étoile d'Or et d'Argent, la deuxième plus élevée des huit classes de
cet Ordre. Schiff était le premier étranger à recevoir l'Ordre en
personne de l'empereur Meiji dans le Palais impérial. Schiff a
également été reçu en audience privée par le roi Édouard VII du
Royaume-Uni en 1904. (Wikipédia).
Les soldats russes qui sont revenus après lřéchec de la guerre russojaponaise furent des Ŗrévolutionnairesŗ utiles dans la révolution manquée
de 1905 (Schiff avait même prévu que 50.000 d'entre eux soient
rééduqués par de la lecture marxiste), de même qu'un grand nombre de
criminels incarcérés libérés par le tsar en janvier 1905 à lřoccasion dřune
amnistie de masse :
En 1916, Alexander Parvus (Israel Lazarevich Gelfand), un
révolutionnaire russe, occasionnellement membre du Parti socialdémocrate allemand, devenu millionnaire marxiste (Michael Pearson,
The Sealed Train, Putnam, New York 1975) a suggéré que le
gouvernement allemand devrait financer Lénine et son parti de façon
encore plus intensive. Ils pourraient faire une paix séparée avec
l'Allemagne s'ils arrivaient au pouvoir à Pétrograd. Il était également
clair pour les Allemands que les bolcheviques seraient en mesure
d'affaiblir efficacement la Russie.
Le conseiller sioniste du Kaiser, Walter Rathenau (1867-1922), un
riche industriel, recommanda également de financer les bolcheviques.
L'ambassadeur d'Allemagne à Copenhague, le comte Ulrich von
Brockdorff-Rantzau, qui était un franc-maçon du 33e degré et
Illuminé, était du même avis. (Nesta Webster, Kurt Kerlen, Boche et
Bolchevique, Beckwith, New York, 1923, pp. 33-34.)
***
273
Gérard Menuhin
Parvus était proche de lui et avait une grande influence sur lui.
Parvus lui-même a gagné 20 millions de marks grâce à cette
suggestion.
Cřest la lettre d'Ulrich Brockdorff-Rantzau le 14 août 1915 qui
tranchera définitivement la question du soutien financier aux
bolcheviques.
Cette lettre, adressée au secrétaire adjoint de lřÉtat allemand,
résumait une discussion entre Brockdorff-Rantzau et Gelfand-Parvus.
L'ambassadeur recommandait fortement d'employer Gelfand pour
saper la Russie étant donné que Řc‘est un homme extrêmement important,
dont nous pourrions utiliser le pouvoir inhabituel au cours de la guerre‘.
Mais l'ambassadeur ajouta une mise en garde : ŘCřest probablement
dangereux d'utiliser les forces qui sont derrière Gelfand, mais si nous
devions refuser d'utiliser leurs services, étant donné que nous
craignons de ne pouvoir les contrôler, cela ne fera sûrement que
démontrer notre faiblesse.ř (Professeur Z.A.B. Zeman, Germany and the
Revolution in Russia, 1915-1918, Documents from the Archives of the German
Foreign Ministry, Oxford University Press, Londres/New York, 1958,
p. 4, document 5, Jüri Lina, Under the Sign of the Scorpion, op. cit.).
***
Helphand a ensuite estimé les frais dřorganisation Řcomplèteř de la
révolution à Řenviron vingt millions de roubles‘. Brockdorff-Rantzau a reçu
lřautorisation de Berlin pour effectuer un paiement anticipé, et le reçu
de Helphand est dans les documents : ŘReçu de l'ambassade d'Allemagne à
Copenhague le 29 décembre 1915, la somme d'un million de roubles en billets de
banque russes pour la promotion du mouvement révolutionnaire en Russie ; signé,
Dr A. Helphand.ř (Journal du Royal Institute of International Affairs,
Londres, avril 1956, cité dans D. Reed, The Controversy of Zion, op. cit.,
p. 359).
***
Lénine, et Trotski en particulier, avaient des liens complexes avec
de nombreux individus et intérêts non-prolétariens. Certains des plus
manifestes étaient l'ancien mentor de Trotski, Israël Helphand-Parvus,
qui, comme plusieurs autres individus, avait réussi à combiner un style
de vie opulent en tant que capitaliste tout en étant aussi un marxiste
engagé et très actif ; et le Řbanquier bolcheviqueř Olof Aschberg de la
Nya Banken, de Stockholm, qui a servi comme intermédiaire dans le
transfert des fonds destinés aux bolcheviques, et qui après la
révolution est devenu le premier directeur de la banque de l'État
soviétique, Ruskombank. Une autre personnalité bien connue à
274
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'époque était le colonel William Boyce Thompson, un banquier de
Wall Street et un directeur de la Federal Reserve Bank, qui a organisé
la Mission de la Croix-Rouge de 1917 en Russie comme couverture
pour étudier essentiellement la situation de la Russie dans la
perspective d'affaires futures avec les bolcheviques. (Kerry R. Bolton,
ŖTrotski, Staline et la guerre froideŗ, Académie de recherche sociale et
politique, Athènes, idem., Stalin: The Enduring Legacy, Black House
Publishing, Londres 2012; goo.gl/Cn77bY).
***
Les agissements de sir William Wiseman, directeur des
renseignements militaires britanniques aux États-Unis, et de son
adjoint Norman Thwaites, avec Reilly et ses associés, furent
dissimulés même aux autres agences britanniques. Wiseman avait
placé Trotski sous surveillance à New York. Trotski obtint un visa
auprès du consulat britannique pour se rendre en Russie via la
Nouvelle-Écosse et la Scandinavie. La section de contrôle des
passeports du consulat britannique était sous la direction de Thwaites.
Trotski devait remarquer à son arrivée en Russie l'attitude utile des
fonctionnaires consulaires, malgré sa détention en tant quřéventuel
agent allemand en Nouvelle-Écosse. Trotski avait pu payer les billets à
bord du Kristianiafiord pour lui-même et sa famille, ainsi que pour un
petit entourage. Ce qui est en outre intéressant à propos de Wiseman,
c'est qu'il était étroitement associé à des intérêts bancaires, et qu'en
1921, il a rejoint Kuhn, Loeb et Co. En 1955, Wiseman a lancé sa
propre banque internationale avec des investissements des
entrerprises Kuhn, Loeb & Co. Rothschild; Rockefeller et Warburg.
(Ibid.)
Pour résumé ce qui précède, il ne serait pas exagéré d'affirmer que
Parvus n'était qu'un autre agent des Rothschild. Il avait formé Trotski un Ŗmenchevikŗ, opposé aux bolchevistes, qui se sont convertis au
bolchevisme seulement lorsque leur révolution a abouti Ŕ pour quřil dirige
le mouvement.
La composition du congrès du point de vue des nationalités nřen
est pas moins intéressante. Les statistiques ont montré que la majorité
de la faction menchevique est constituée de juifs - et ceci bien sûr,
sans compter les Bundistes - après quoi sont venus des Géorgiens et
des Russes. D'autre part, la majorité écrasante de la faction
bolchevique est composée de Russes, ensuite viennent les juifs Ŕ sans
compter bien sûr les Polonais et les Lettons - et ensuite les Géorgiens,
etc. Pour cette raison, l'un des bolcheviques a observé en plaisantant
275
Gérard Menuhin
(Camarade Aleksinsky, semble-t-il) que les mencheviks sont une
faction juive et les bolcheviques une véritable faction russe, ce ne
serait donc pas une mauvaise idée pour nous, les bolcheviques,
d'organiser un pogrom dans le parti. (Benjamin Pinkus, The Jews of the
Soviet Union: The History of a National Minority, Cambridge University
Press, Cambridge 1990, pp. 143 sq.).
À la suite d'une grève générale en Russie en mars 1917, le Tsar
abdique et la Russie se retire du conflit en décembre de cette année. En
collaboration avec le service secret allemand, Parvus organise
l'immigration clandestine de Lénine depuis la Suisse, en passant par
lřAllemagne, vers la Russie, où il arrive le 16 avril 1917 (ce que lřon
appelle le Ŗtrain scelléŗ). En octobre la révolution a lieu :
La révolution bolchevique en Russie était lřœuvre dřune
planification et dřun mécontentement juifs. Notre plan est d'avoir un
nouvel ordre mondial. Ce qui a si bien fonctionné en Russie, va
devenir réalité pour le monde entier. (The American Hebrew Magazine,
10 septembre 1920).
La révolution de 1917 a été financée par des banquiers de Londres et
de New York, principalement Jacob Schiff (un outil des Rothschild) :
Il est estimé aujourd'hui, même par le petit-fils de Jacob Schiff,
John Schiff, un membre éminent de la société new-yorkaise, que le
vieil homme a écoulé environ 20.000.000 $ [environ 400 millions de
dollars en 2016] pour le triomphe final du bolchevisme en Russie.
(Cholly Knickerbocker, NY American Journal, 3 février 1949).
***
Nous devons la transformer (la Russie) en un désert peuplé de
nègres blancs sur lesquels nous infligerons une telle tyrannie qu'aucun
des plus terribles despots de l'Est n'en a jamais rêvé. La seule
différence est que cette tyrannie ne viendra pas de la droite, mais de la
gauche, et ne sera pas blanche, mais rouge, au sens littéral du terme,
car nous allons verser de tels flots de sang que toutes les pertes en vie
humaine des guerres capitalistes feront pâle figure devant elles. Les
plus grands banquiers de l'autre côté de l'Atlantique travailleront en
étroite collaboration avec nous. Si nous gagnons la Révolution et
écrasons la Russie, nous consoliderons le pouvoir du sionisme sur sa
dépouille funèbre et deviendrons une force telle que le monde entier
tombera à genoux devant elle. Nous montrerons ce qu'est le réel
pouvoir. En utilisant la terreur, les bains de sang, nous réduirons
l'intelligentsia russe à une idiotie complète, à une condition bestiale...
276
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Et pendant ce temps, notre jeunesse en vestes de cuir - les fils des
horlogers d'Odessa et d'Orsha, Gomel et Vinnitsa Ŕ oh, avec quelle
magnificence, avec quelle délectation ils sont capables de détester tout
ce qui est russe ! Avec quelle jouissance ils annihilent lřintelligentsia
russe : officiers, ingénieurs, enseignants, prêtres, généraux,
académiciens, écrivains... (Discours de Trotski, Pétrograd, décembre
1917, Aaron Simanovich, Memoirs, Paris 1922, Molodaya Gvardiya,
Moscou, n° 6, 1991, p. 55, cité dans Jüri Lina, Under the Sign of the
Scorpion, op. cit.).
***
Nous devons poursuivre la confiscation des biens de l'Église par
tous les moyens nécessaires pour nous assurer un fonds de plusieurs
centaines de millions de roubles d'or (n'oubliez pas l'immense richesse
de quelques monastères et couvents)... Afin de mettre la main sur ce
fonds de plusieurs centaines de millions de roubles d'or (et peut-être
même plusieurs centaines de milliards), nous devons faire tout ce qui
est nécessaire. Mais faire cela avec succès est seulement possible
maintenant. Toutes les considérations indiquent que plus tard nous ne
réussirons pas à le faire, car aucun autre moment, en dehors de la
famine désespérée, ne nous donnera un tel climat parmi la masse
générale des paysans qui nous assurerait la sympathie de ce groupe ou,
au moins, nous assurerait la neutralisation de ce groupe en ce sens que
la victoire dans la lutte pour l'élimination des biens de l'Église sans
aucun doute sera de notre côté.
Un auteur habile sur lřart de gouverner a déclaré à juste titre que,
s'il est nécessaire pour la réalisation dřun but politique bien connu
dřeffectuer une série d'actions brutales, alors il est nécessaire de les
faire de la manière la plus énergique et dans un court laps de temps,
car la masse ne tolérera pas l'utilisation prolongée de la brutalité... En
outre, il sera plus difficile pour la majeure partie de nos adversaires
étrangers parmi les émigrés russes à l'étranger, c'est-à-dire les
socialistes révolutionnaires et les Milyukovites [Parti des cadets de la
gauche] de lutter contre nous si nous, précisément à ce moment, en
relation avec la famine, supprimons le clergé réactionnaire dans la plus
grande hâte et avec la plus grande cruauté.
Par conséquent, jřen arrive à la conclusion indéniable que nous
devons précisément écraser maintenant le clergé ŘBlack Hundredsř de
manière décisive et impitoyable et briser toute résistance avec tant de
brutalité qu'ils ne l'oublieront pas durant plusieurs décennies... Plus il y
a de représentants du clergé réactionnaire et de la bourgeoisie
réactionnaire parmi ceux que nous réussissons à abattre à cette
277
Gérard Menuhin
occasion, mieux ce Řpublicř retiendra maintenant une leçon de telle
sorte qu'il n'osera envisager aucune résistance quelle quřelle soit
pendant plusieurs décennies. (Lettre de Lénine à Molotov, 19 mars
1922).
***
Les dirigeants bolcheviques ici, dont la plupart sont juifs et dont
90 % sont dřanciens exilés, ne s'intéressent guère à la Russie ou à tout
autre pays, mais sont des internationalistes, et ils essayent dřinitier une
révolution sociale mondiale. (David R. Francis, ambassadeur des
États-Unis en Russie, Russia from the American Embassy 1916-1918, C.
Scribner's Sons, New York, 1921).
***
On a estimé que 95 % des juifs d'Amérique aujourd'hui sont les
descendants dřimmigrants européens de l'Est. Ce que le juif américain
est maintenant, son style de vie et de pensée, lui vient du shtetl [une
petite ville ou un village quřon trouvait autrefois en Europe de l'Est],
assagi dans la fournaise du Lower East Side [de New York City]... les
premiers colons séfarades, par exemple, nřont pratiquement plus de
descendants encore juifs... Ils ont disparu non pas parce qu'ils ont fait
des mariages mixtes, mais parce qu'ils ont refusé le mariage mixte...
sans choix suffisant parmi les leurs, ils sont restés célibataires et ont
disparu... choisissant l'extinction plutôt que l'assimilation. (James
Yaffe, The American Jews, Random House, New York 1968).
La culture shtetl a naturellement conduit à la culture du ghetto. Les
deux impliquaient une population consanguine dont la vie était
totalement contrôlée par leurs dirigeants Ŗreligieuxŗ. Les juifs du Lower
East Side, importés principalement de la Galice (Pologne), ont été le fer
de lance idéal pour réinvestir l'Europe de l'Est et, en particulier, la Russie,
comme l'avant-garde de l'usurpation bolchevique du pouvoir. ŖÀ
l'exception notable de Lénine, la majorité des personnalités de premier
plan sont juives. De plus, l'inspiration principale et lřélément moteur
viennent des leaders juifs.ŗ (Winston Churchill, Illustrated Sunday Herald, 8
février 1920). En fait, le grand-père maternel de Lénine était juif. Selon le
Jewish Chronicle du 6 janvier 1933, ŖPlus d'un tiers des juifs russes sont devenus
fonctionnaires.ŗ
George Leggett, dans The Cheka: Lenin‘s Political Police (Clarendon
Press, Oxford 1981, p. 179), a déclaré : ŖIl est essentiel de protéger la
278
Dites la vérité et vous humilierez le diable
République soviétique de ses ennemis de classe en les isolant dans des
camps de concentrationŗ.
Dr Hermann Greife dans Jewish Run Concentration Camps in the Soviet
Union/Slave Labor in Russia, 1937 (réimpression : Sons of Liberty,
Metairie, La., 1980/lulu.com 2012) a déclaré : ŖLes juifs communistes
étaient les commandants de 11 des 12 principaux Goulags à l'époque
stalinienne ou camps de concentration. En fin de compte, quelque 14
millions de personnes seront détenues dans les 53 camps qui ont
fonctionné de 1934 à 1953.ŗ
Nous sommes un peuple malgré les divisions, les failles et les
différences apparentes entre les démocraties américaines et
soviétiques. Nous sommes un peuple, et il n'est pas dans notre intérêt
que l'Occident libère l'Orient, car en faisant cela et en libérant les
nations asservies, l'Occident inévitablement priverait les juifs de la
moitié orientale de sa puissance mondiale. (Chaim Weizmann, cité
dans le livre de Louis Marschalko, World Conquerors, Joseph Sueli,
Londres, 1958, p. 227).
Cela expliquerait également pourquoi l'Armée américaine sous Patton
a été empêchée de repousser l'Armée soviétique en 1945, après que
l'Allemagne ait été vaincue.
Notre neuvième armée aurait pu être à Berlin en quelques heures,
probablement sans quřune autre goutte de sang ne soit versée ; mais le
général Eisenhower a soudainement arrêté notre armée. Il l'a
maintenu mobilisée là, à ne rien faire aux portes de Berlin durant des
jours, tandis que les Russes y progressaient, tuaient, violaient,
ravageaient. Nous avons donné aux Russes le contrôle de la partie
orientale de Berlin et de tout le territoire entourant la ville. Au Sud, les
forces du général Patton piétinaient en Tchécoslovaquie. Lorsque
Patton fut à trente milles de Prague, la capitale, le général Eisenhower
lui ordonna de s'arrêter, lui ordonna de ne pas accepter la capitulation
des soldats allemands, mais de les tenir à l'écart jusqu'à ce que les
Russes puissent monter et accepter la capitulation. Dès que les Russes
furent ainsi établis comme conquérants de la Tchécoslovaquie,
Eisenhower ordonna à Patton d'évacuer. (Dan Smoot, The Invisible
Government, op. cit.).
En fait, la communauté juive courait le risque de perdre [ce qui était]
Ŗla moitié de [sa] puissance mondiale à l‘Estŗ depuis 1928 et la consolidation
du pouvoir sous Staline. Staline a usurpé la place de Trotski en tant
quřhéritier évident de Lénine et choix de Rothschild, réformant de façon
279
Gérard Menuhin
sélective le socialisme communiste et le transformant en Ŗbonapartismeŗ
(Ŗle socialisme dans un paysŗ = le nationalisme par opposition à
l'internationalisme).
Le communisme de Staline était Ŗformelŗ ; il n'était pas fondé sur la
théorie de la ŖRévolution permanenteŗ, un terme marxiste que Trotski
avait appris de Parvus. La même dichotomie intrapartite s'est révélée dans
le NSDAP, lorsque l'aile gauche, dirigée par Gregor Strasser et alliée à la
S.A. dřErnst Röhm (ŖNous avons accompli la révolution nationale, mais la sociale
est toujours en suspensŗ) a plaidé pour une nouvelle révolution, contre la
vision Ŗconservatriceŗ d'Hitler - Ŗkonservative revolutionäre Parteiŗ.
(Discours d'Hitler, 24 février 1938).
La révolution permanente, au sens marxiste de ce concept, signifie
une révolution qui ne fait aucun compromis avec aucune forme de
règle de classe, qui ne s'arrête pas au stade démocratique, qui dépasse
les mesures socialistes et part en guerre contre les réactions
étrangères ; c'est-à-dire une révolution dont chaque étape successive
est enracinée dans la précédente et qui ne peut se terminer qu'en une
totale liquidation. (Trotski, The Permanent Revolution, Pioneer
Publishers, New York, 1931).
Bien sûr, de tels propos pourraient être décrits comme loufoques par
toute personne à moitié intelligente, en particulier avec le recul qui nous
permet aujourdřhui de constater le chaos et la dévastation provoquée par
les théoriciens communistes concernant la Russie. Cependant, quand on
se rappelle que le travail de Marx fut écrit sur commande pour Rothschild
- il est dit qu'il y a deux chèques au British Museum rédigés à lřordre de
Karl Marx pour plusieurs milliers de livres sterling, chéques qui ont été
signés par Nathan Rothschild pour financer la cause du socialisme - ces
fantasmes, selon lesquels les sociétés jusqu'alors structurées devraient être
sapées en opposant une Ŗclasseŗ contre une autre, conduisant au chaos et
Ŗqui ne peut se terminer qu'en une totale liquidation ŗ, gagnent en substance et
deviennent plus qu'un simple jeu anticipé de domination du monde.
La paranoïa présumée de Staline est facilement expliquée quand on
considère qu'il devait constamment se sentir menacé par les trotskistes
juifs. Il réduisit le nombre de juifs occupant des postes importants et
aurait prévu d'envoyer toute la population juive d'Union soviétique en
Sibérie, mais il fut finalement incapable d'empêcher son chef du NKVD,
Beria, un juif, de l'empoisonner, comme ce dernier lřa revendiqué :
280
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Après la congestion cérébrale de Staline, Beria prétendit l'avoir tué.
Cela fit avorter une purge finale des vieux bolcheviques Anastas
Mikoyan et Vyacheslav Molotov pour lesquels Staline avait préparé le
terrain dans l'année précédant sa mort. Peu de temps après la mort de
Staline, Beria annonça triomphalement au Politburo qu'il en avait Řfini
avec [Staline]ř et Ř[nous] avait tous sauvéř, selon les mémoires de
Molotov. (Sebag-Montefiore, Stalin: Court of the Red Tsar, Random
House, New York 2005).
***
Je considère que la suppression immédiate du bolchevisme est le
plus grand problème auquel le monde fait face aujourd'hui, sans
même exclure la guerre qui fait toujours rage, et à moins que le
bolchevisme ne soit étouffé dans lřoeuf immédiatement, il est voué à
se répandre d'une manière ou d'une autre sur l'Europe, et le monde
entier, puisquřil est organisé et exploité par des juifs, qui n'ont aucune
nationalité et dont l'objet est de détruire à leurs propres fins, l'ordre
existant des choses. (W.J. Oudendijk, ministre néerlandais de la Russie
à Saint-Pétersbourg, Livre blanc du gouvernement britannique, avril
1919 - Russie n° 1).
***
Il existe maintenant des preuves solides que le bolchevisme est un
mouvement international contrôlé par les juifs ; les communications
sont transmises entre les leaders en Amérique, en France, en Russie et
en Angleterre, en vue d'une action concertée. (Direction du
renseignement, Home Office, Scotland Yard, Londres, dans un
rapport mensuel aux ambassades étrangères, 16 juillet 1919.).
***
Outre les étrangers manifestes, le bolchevisme a recruté de
nombreux adhérents parmi les émigrés qui ont passé de nombreuses
années à l'étranger. Certains d'entre eux n'avaient jamais été en Russie
auparavant. Ils comptaient surtout un grand nombre de juifs. Ils
parlaient mal le russe. La nation sur laquelle ils avaient pris le pouvoir
leur était inconnue, et d'ailleurs, ils se comportaient comme des
envahisseurs dans un pays conquis. Tout au long de la Révolution en
général et du bolchevisme en particulier, les juifs occupaient une
position très influente. Ce phénomène est à la fois curieux et
complexe. Mais il n'en demeure pas moins que tel était le cas dans le
premier gouvernement soviétique élu (le fameux trio: Mikhail
281
Gérard Menuhin
Isaakovich Liber, Théodore Dan, Avram Gotz), et d'autant plus dans
le deuxième.
Dans le gouvernement tsariste, les juifs furent exclus de tous les
postes. Les écoles ou les services gouvernementaux leur étaient
fermés. En République soviétique, tous les comités et commissaires
étaient remplis de juifs. Ils changeaient souvent leur nom juif pour un
russe : Trotski-Bronstein, Kamenev-Rozenfeld, Zinoviev-Apfelbaum,
Steklov-Nakhamkes, etc. Mais une telle mascarade ne trompait
personne, alors que les pseudonymes des commissaires ne faisaient
que souligner le caractère international ou plutôt étranger du pouvoir
bolchevique. Cette prédominance juive parmi les autorités soviétiques
a provoqué le désespoir de ces juifs russes qui, malgré l'injustice
cruelle du régime tsariste, considéraient la Russie comme leur patrie,
qui vivaient la même vie que l'intelligentsia russe et à lřinstar de celleci, refusaient toute collaboration avec les bolcheviques. (Ariadna
Tyrkova-Williams, From Liberty to Brest-Litovsk, Macmillan, Londres,
1919). Voir les remarques sur les juifs allemands plus haut.
***
Le bolchévisme est une bureaucratie tyrannique en vase clos, doté
dřun système dřespionnage encore plus élaboré et terrible que celui du
Tsar, et une aristocratie tout aussi insolente et impitoyable, composée
de juifs américanisés. Aucun vestige de liberté ne demeure, ni en
pensé, ni en parole, ni en acte. (Bertrand Russell, L'autobiographie de
Bertrand Russell, George Allen & Unwin, Londres, 1975, p. 354).
Alexandre Soljenitsyne, considéré par beaucoup comme le plus grand
écrivain conservateur de notre époque, cite 1918 comme la date de
naissance de la Terreur Rouge. Un terroriste nommé Apfelbaum
proclama une condamnation à mort collective : ŖLa bourgeoisie peut tuer
certains individus, mais nous pouvons tuer des classes entièresŗ.
Apfelbaum, qui est entré dans les livres d'histoire sous le nom de
Zinoviev, voulut envoyer dix millions de Russes (dix pour cent) dans les
fours incandescents de la guerre de classe. L'historien allemand, le Pr Dr
Ernst Nolte dit que cette déclaration du 17 septembre 1918 semble
presque incroyable dans sa monstruosité ; Apfelbaum élaborait un
holocauste comme on peut le lire dans cette phrase :
Sur la population de la Russie soviétique qui compte cent millions
dřhabitants, nous devons en gagner plus de quatre-vingt-dix millions à
notre cause. Nous n'avons rien à dire aux autres. Ils doivent être
exterminés.
282
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Nous ne guerroyons pas contre des individus. Nous exterminons
la bourgeoisie en tant que classe. Ne cherchez pas à savoir au cours
d'une enquête si l'accusé a agi, par des mots ou des actes, contre le
pouvoir soviétique. La première question que nous posons est : à
quelle classe appartient-il, quelles sont ses origines, son enfance, son
éducation ou sa profession. Ces questions devraient décider du destin
de l'accusé. C'est l'essence de la Terreur Rouge. (Martin Latsis [né
Janis Sudrabs], commandant de la Cheka, dans : George Leggett, The
Cheka: Lenin‘s Political Police, op. cit., p. 114).
***
En ce qui concerne la bourgeoisie, la tactique de l'extermination
massive doit être introduite. (Martin Latsis, dans : Bruce Lincoln, Red
Victory: A History of the Russian Civil War, Simon & Schuster, New
York 1989, p.160).
***
ŘAvant la Révolution d'octobre, le bolchevisme n'était pas
numériquement le mouvement le plus puissant parmi les juifsř (p. 73).
Soljenitsyne rappelle que juste avant la révolution, les juifs
bolchevistiques Trotski et Kamenev ont conclu une alliance militaire
avec trois sociaux-révolutionnaires juifs : Natanson, Steinberg et
Kamkov. Ce que dit Soljenitsyne, c'est que le putsch militaire de
Lénine, du point de vue purement militaire, s'appuie sur un réseau
juif. La collaboration entre Trotski et ses coreligionnaires dans les
partis socialistes révolutionnaires de gauche a assuré le succès de
Lénine dans la révolte du palais d'octobre 1917. [...]
ŘIl y a beaucoup de juifs et de juives parmi les bolcheviques. Leurs
caractéristiques principales : l‘autosatisfaction, l‘indélicatesse et l'arrogance
péremptoire, sont d‘une évidence criante. On trouve le bolchevisme
méprisable en Ukraine. La prépondérance des physionomies juives, en
particulier dans la Cheka, éveille une haine extrêmement virulente des
juifs parmi le peuple.ř[...]
283
Gérard Menuhin
ŘCelui qui pense que la
révolution n'était pas russe, mais une
révolution étrangère met en évidence les
noms de famille yiddish ou pseudonymes
pour exonérer le peuple russe pour la
révolution. D'autre part, ceux qui
tentent de minimiser la représentation
trop proportionnelle des juifs dans la
prise bolchevique du pouvoir peuvent
parfois prétendre qu'ils n'étaient pas des
Alexandre Soljenitsine
juifs religieux, mais plutôt des apostats,
des renégats et des athées.ř [...]
Soljenitsyne retrace le soulèvement
de la judeophobie, parmi dřautres choses,
à la brutale suppression bolcheviste des
révoltes paysannes et citoyennes, au
massacre des prêtres et des évêques, en
particulier du clergé du village, et
finalement à l'extermination de la
noblesse, aboutissant à l'assassinat du tsar
Gregory Zinoviev-Apfelbaum
et de sa famille. [Note de l'auteur : Jakov
Sverdlovsk (Jankel Salomon) ordonna le
meurtre du Tsar et sa famille (17 juillet
1918), possiblement à l'instigation de
Jacob Schiff, qui craignait que les légions
tchécoslovaques
qui
approchaient
puissent les libérer].
Pendant les années décisives de la
guerre civile russe (1918-1920), la police
secrète (Cheka) était contrôlée par des
juifs bolcheviques. Les commandants des
diverses prisons étaient généralement de
Nicholas Romanov
Pologne ou de Lettonie. [...]
En 1922, les sociaux-révolutionnaires exilés E. Kuskova et S.
Maslov, tous deux juifs, déclarèrent :
ŘLa judéophobie s'est répandue dans la Russie actuelle. Elle s'est
même répandue dans des zones où il n'y avait plus de juifs et où il n'y
eut jamais de question juive. [...] Le bolchevisme est aujourd'hui - sans
aucun doute - identifié avec la règle juive‘.
Ou exprimé familièrement :
284
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ŘAron Moiseyevich Tankelwich marche aujourd'hui à la place
d'Ivan Ivanov.ř
Kuskova et Maslov rapportèrent en outre :
ŘDe nouveaux slogans sont apparus sur les murs des lycées :
‗Détruisez les juifs, sauvez les Soviétiques ' ; ‗Tabassez les juifs, sauvez
les Conseils.ř
En d'autres termes, le jargon révolutionnaire de lřépoque voulait
garder les Soviétiques et les rèlges soviétiques, mais sans les juifs.
ŘDétruisez les juifsř n'était pas le slogan des Black Hundreds des
pogroms des temps tsaristes, mais le cri de guerre des jeunes
communistes russes cinq ans après le Grand octobre. (p. 229)
(Wolfgang Strauss, The End of the Legends, op. cit.)
***
Le mot Řpogromř (un mot qui chez les Russes signifie Řmassacreř)
joue un rôle privilégié dans cette propagande. Il est appliqué à tout
type de troubles dans lesquels les juifs sont impliqués et a reçu par
suggestion cette signification spécifique, bien que fausse, de sorte que
le lecteur occasionnel pourrait soupçonner une erreur d'impression s'il
lisait Řun pogrom de Russesř (ou dřArabes). (Douglas Reed, The
Controversy of Zion, op. cit., p. 321).
***
Quant à l'exécution par le gaz toxique, ce sont les gauchistes
socialo-communistes qui ont préconisé son utilisation et lřont
réellement utilisé : ŘJe ne veux punir personne, mais il y a un nombre
extraordinaire de personnes que je voudrais tuer... Je pense que ce
serait bien que tout le monde vienne devant un conseil
convenablement nommé tout comme ils pourraient venir devant le
commissaire à l'impôt sur le revenu et dire tous les 5 ans ou tous les 7
ans... il suffit de les mettre là et dire : ŘMonsieur ou madame, seriezvous assez gentil pour justifier votre existence... si vous ne produisez
pas autant que vous consommez ou peut-être un peu plus, alors nous
ne pouvons clairement utiliser la grande organisation de notre société
dans le but de vous maintenir en vie. Parce que votre vie ne nous
profite pas, et elle ne vous est pas non plus très utile.ř J'appelle les
chimistes à découvrir un gaz humain qui tuerait instantanément et
sans douleur. En bref, un gaz mortel absolument digne dřun
gentilhomme, mais humain, pas cruel.ř (George Bernard Shaw, Daily
News, 24 juillet 1938).
***
285
Gérard Menuhin
Le camion de gazage mobile a été inventé et testé par Isay
Davidovich Berg, chef de la division de lřéconomie du NKVD dans la
région de Moscou. En 1937, un deuxième point fort dans la Grande
Purge, les prisonniers étaient condamnés à mort sous forme de
convoyeurs, entassés dans des camions, emmenés dans les lieux
d'exécution, abattus dřune balle dans la nuque et enterrés. Dřun point
de vue économique, Isay Berg trouvait que cette méthode de
liquidation était inefficace, prenait beaucoup de temps et coûtait trop
cher. Il a donc conçu en 1937 la chambre d'asphyxie mobile, le
camion de gazage (en russe : dushegubka, p. 297). Les condamnés
étaient chargés dans une Ford russe hermétiquement fermée et
complètement étanche ; durant le trajet, les gaz d'échappement mortel
d'un moteur à essence étaient dirigés dans la section contenant les
personnes condamnées à mort. En arrivant à la fosse commune, le
camion laissait tomber les cadavres dans la fosse funéraire. (Wolfgang
Strauss, The End of the Legends, op. cit.).
Cela vous semble familier ? Bien sûr, il n'y a rien de tel que d'accuser à
tort votre ennemi de vos propres crimes.
Le communisme a effectivement aboli la richesse en Russie. La
richesse Řliquidéeř de ces millions de personnes des classes de
lřintelligentsia, de lřaristocratie, des petites et moyennes propriétés
foncières, qui ont été tuées, a cédé la place à la pauvreté universelle.
Sur la population russe de 160.000.000 dřhabitants, trente pour cent
de la part la plus pauvre reste encore à déposséder ou à Řliquiderř, et
donc, sans relâche, des trains entiers de personnes qui résistent à la
Řcollectivisationř roulent sur les rails vers la Sibérie. Ellery Walter a
compté, récemment, sur une période de quatre semaines, dix-sept
trains complets, longs de quelques quarante wagons, chargés de ces
personnes. Des hommes, des femmes et des enfants le regardaient à
travers les barreaux. Ils étaient en route vers le travail forcé, les
camps-prisons ou la mort en Sibérie. (Elizabeth Dilling, The Red
Network, op. cit.).
Une fois de plus, qui a utilisé des Ŗwagons à bestiauxŗ ?
La chronique de lřenfer de Soljenitsine (Gulag Archipelago) pose la
question de savoir pourquoi aujourd'hui, la réalité historique du Goulag
est beaucoup moins répandue et passionnément rappelée que la
persécution des juifs sous le National-Socialisme...
En Allemagne, la terre des Adorno et Friedman, la terrible accusation
d'antisémitisme est prête à lřemploi à tout instant pour quiconque veut
lřutiliser ; elle est omniprésente et peu coûteuse, et porte une charge
286
Dites la vérité et vous humilierez le diable
explosive mortelle socialement et professionnellement... En Allemagne, la
menace mortelle du tabou de l'antisémitisme empêche toute discussion
objective des racines anthropologiques du thème que Soljenitsine a mis
en lumière. (Wolfgang Strauss, The End of the Legends, op. cit.).
***
Il n'y a guère d'évènement dans l'histoire moderne qui ne puisse être
attribué aux juifs. Prenez la Grande Guerre [la Première Guerre
mondiale]... les juifs ont causé cette guerre !... Nous [les juifs] qui nous
sommes fait passés pour les sauveurs du monde... nous, les juifs,
aujourd'hui, ne sommes rien dřautre que les séducteurs du monde, ses
destructeurs, ses incendiaires, ses bourreaux... Nous avons finalement
réussi à vous faire atterrir dans un nouvel enfer. (Écrivain juif Oscar
Levy, préface du livre de : George Pitt-Rivers, The World Significance of the
Russian Revolution, B. Blackwell, Oxford, 1920 ; Henry Ford, The
International Jew, Vol. III, Dearborn Pub Co., Dearborn, Mich. , 1920, pp.
184-187).
***
L'influence des juifs peut être tracée dans le dernier déclenchement du
principe destructeur en Europe. Une insurrection a lieu contre la tradition
et l'aristocratie, contre la religion et la propriété... l'égalité naturelle des
hommes et l'abrogation de la propriété sont proclamées par les Sociétés
secrètes qui forment les gouvernements provisoires, et les hommes de la
race juive se retrouvent à la tête de chacune dřelle.
Le peuple de Dieu coopère avec les athées ; les plus habiles
accumulateurs de biens se joignent eux-mêmes aux communistes ; la race
particulière et choisie touche la main de toutes les castes crasses et
inférieures dř'Europe ; et tout cela parce qu'ils souhaitent détruire cette
chrétienté ingrate qui leur doit même son nom, et dont ils ne peuvent
plus supporter la tyrannie. (Disraeli, Lord George Bentinck: A Political
Biography, Colburn, Londres, 1852, p. 496.).
***
Nous, les juifs, sommes un peuple, un peuple uni. Quand nous
coulons, nous devenons le proletariat révolutionnaire, les officiers
subordonnés d'un parti révolutionnaire ; lorsque nous nous élevons,
sřélève aussi notre terrible pouvoir du porte-monnaie. (Théodore Herzl,
The Jewish State, op. cit.).
***
287
Gérard Menuhin
ŘLa monnaie est le dieu de notre temps et Rothschild est son prophèteř (Heinrich
Heine, 1841).
Ou dit autrement, les Rothschild peuvent prédire le mouvement de la
monnaie parce qu'ils en sont eux-mêmes les gestionnaires.
Pour ceux dont la seule mesure est l'argent, ceux qui sont
congénitalement incapables de comprendre que l'argent n'a pas de valeur
intrinsèque, mais n'est qu'un facilitateur, un moyen de parvenir à ses fins,
jusqu'à ce que leur plan réussisse, la frustration doit les harceler à chaque
heure qui passe. Pour les Gentils qui ne sont pas entachés par la vision du
monde juif dans laquelle l'intermédiaire est roi, l'achat que l'argent permet
est une fin en soi. La maison, la peinture, l'éducation de l'enfant est
l'objectif. Le profit ne lřest pas. Voir ces simples non juifs restaurer l'art,
au lieu de l'acheter, ou travailler à quelque autre métier appris, au lieu de
payer quelqu'un pour le faire - perdre leur temps, quand ils pourraient
négocier pour obtenir le meilleur marché - est incompréhensible et
méprisable pour les juifs. La vérité est qu'ils nřapprécient pas cette
singulière autonomie. Inévitablement, la supposition que les non juifs
comprennent la vraie valeur suscite leur envie et leur haine. Même
pauvres, malheureux ou sans éducation, les non juifs ont des racines
parce qu'ils appartiennent à une culture. Même des milliards ne peuvent
pas acheter ces fondations. En fait, ces milliards pourraient aussi bien être
les guenilles et la puanteur d'un campement gitan ou d'un autre parasite
migratoire, pour autant, ils humaniseront leurs propriétaires. On peut
acheter des titres, construire des manoirs, collectionner des oeuvres d'art
et de fameuses caves à vin, mais ces expressions de la permanence sont
illusoires : on ne peut pas acquérir des racines ou une culture par lřargent,
peu importe l'argent que l'on dépense.
Abraham Lincoln a déclaré dans son discours du 3 décembre 1861 au
Congrès : ŖLe travail est antérieur au capital et indépendant de celui-ci. Le
capital n'est que le fruit du travail, et n'aurait jamais pu exister si le travail
n'avait pas existé avant lui. Le travail est supérieur au capital et mérite de
loin plus grande considération.ŗ Voir, à cet égard, Karl Marx sur le travail
productif et improductif et les parasites qui vivent du travail productif par
le biais de leur grouillots de travailleurs improductifs (politiciens, avocats,
banquiers, etc., etc.) ; la dégradation des rendements des nations victimes
de leur emprise, se terminant en faillite par le surinvestissement dans
l'armée.
288
Dites la vérité et vous humilierez le diable
En URSS, en 1991, Ŗla production d'argent augmentait, mais elle
n'était pas soutenue par la production industrielle des produits de
première nécessité. En bref, les canons et les chars furent produits en
excès, mais il était difficile de trouver du beurre ordinaire.ŗ (Pravda, 16
juillet 2013).
Dans son livre, Jewish Must Live (op. cit.), l'écrivain juif Samuel Roth
disait des juifs :
ŘNotre vice majeur, jadis comme aujourd'hui, est le parasitisme.
Nous sommes un peuple de vautours vivant du travail et de la bonne
fortune du reste du monde. Mais, malgré nos fautes, nous n'aurions
jamais causé tant de dégâts au monde si cela n'avait été à cause de
notre génie pour le commandement maléfique.ř
Ce Ŗcommandement maléfiqueŗ consiste souvent en un certain
nombre de juifs ennoblis, dont lřarrivisme a apporté quelques titres. La
notion ridicule de noblesse juive est une contradiction dans les termes et
un avilissement de tout ce qu'elle prétend représenter. Toutefois
irrégulière dans la pratique, c'est la crainte de la rectitude qui a été violée
par cette médisance. Le caractère moralement élevé et admirable
quřimplique le concept de noblesse est en contraste direct avec le
colportage qui est au cœur de la progression juive. Tandis que les titres
juifs abondent - de ceux obtenus par l'infiltration de la noblesse
européenne au 19ème siècle, en passant par le bouffon lord ŖCashpointŗ
Levy (le scandale des titres contre de lřargent, arrêté, plus tard libéré), au
proéminent lord Rothschild - la barrière entre la hiérarchie ancestrale et le
charlatanisme moderne est infranchissasble.
Au tournant du 20ème siècle, ceux qui étaient issus des grandes
familles territoriales anglaises où il n'y avait pas de sang juif étaient
l'exception. Chez presque tous, la souche était plus ou moins
marquée, parmi certains d'entre eux, elle était si forte que, même si le
nom était encore anglais et la tradition celle, depuis longtemps, d'une
lignée purement anglaise, le physique et le caractère étaient devenus
tout à fait juifs et les membres de la famille étaient pris pour des juifs
quand ils voyageaient dans des pays où la petite noblesse n'avait pas
encore souffert ou apprécié ce mélange. (Hilaire Belloc, The Jews, op.
cit.).
Encore une fois, lřélévation à la noblesse confirme l'allégeance d'un
individu dans un pays et ses traditions. Un coup d'œil sur lřexpulsion
289
Gérard Menuhin
fréquente des juifs tout au long de l'histoire montrera que, loin dřêtre de
nulle part, leur existence même dépend de leur aptitude à lřopportunisme.
La reine Victoria elle-même eut des scrupules
concernant lřoctroi de titres aux juifs. Lorsqu'il
lui fut recommandé que sir Lionel Rothschild
soit élevé au rang de noble, elle écrivit ce qui suit
dans une lettre datée du 1er novembre 1869 à M.
Gladstone :
Ce n'est pas seulement le sentiment de
rejet, dont elle ne peut se départir, de faire
dřune personne de la religion juive un noble,
mais elle ne peut imaginer quřune grande
richesse soit le résultat de contrats
dřemprunts avec des gouvernements
étrangers, ou de spéculation fructueuse en
Bourse, et que cette personne puisse
réclamer honnêtement un titre de noblesse
britannique. Quelle que soit la position
personnelle élevée de M. L. Rothschild dans
lřopinion publique, cela ne lui semble pas
moins une espèce de jeu, car cřest à une
échelle gigantesque et éloignée de ce
commerce légitime qu'elle se fait un devoir
dřhonorer, dans lequel les hommes se sont
élevés par l'industrie patiente et la probité
inébranlable aux positions de richesse et
d'influence. [En 1885, peut-être en raison de
la mort du prince Albert et de l'influence de
Disraeli, sa résistance avait été brisée, et
Rothschild fut élevé au rang de noble.]
Reine Victoria
William Cobbett
William Cobbett s'est ainsi adressé à
l'aristocratie de son époque (vers 1827) dans sa
lettre à la Noblesse d'Angleterre :
Vous sentez... que vous n'êtes pas les
hommes quřétaient vos grands-pères ; mais
que vous êtes parvenus progressivement à
votre état actuel, et donc vous ne pouvez
pas dire, même à vous-mêmes, non
seulement comment le changement est
survenu, mais vous ne pouvez pas dire de
290
Arthur Trebitsch
Dites la vérité et vous humilierez le diable
quel genre de changement il sřagit vraiment. Vous savez peut-être ce
que c'est, cependant... quand vous pensez que vos grands-pères
auraient préféré manger avec un ramoneur plutôt que de manger avec
un juif ou avec n'importe quel colporteur reptile qui a amassé de
l'argent en regardant lřévolution du marché ; que ces grands-pères
nřauraient rien trouvé de déshonnorant du tout à s'asseoir à table avec
des fermiers, ou même avec des ouvriers, mais qu'ils auraient évité la
tribu usurière des agents de prêt et autres trafiquants d'argent notoires
comme ils lřauraient fait face à une tornade ou à la peste...
***
La fraude est l'arme essentielle dans la bataille du mobile (juif)
contre l'esprit tangible (Aryen) et lřa été en effet depuis l'éternité.
Ainsi, sur le chapitre qui pourrait décrire cette bataille, devrait être
placardé, en lettres énormes, le mot Fraude (...) Frauduleuse est la
multiplicité des slogans politiques ancrés derrière lesquels le véritable
but de la domination mondiale de l'esprit mobile pourrait rester
dissimulé pendant longtemps (...) Mais avant d'explorer, dans les
multiples domaines de la vie commerciale et civile, comment les juifs
sont parvenus à tromper les Aryens de leur droit dřaînesse sur lřesprit
tangible, nous devons apprendre à reconnaître, à partir de quelques
exemples, comment il fut possible pour le juif du ghetto, faible,
incapable, méprisé et en apparence si impuissant, de savoir comment
il a pu imposer sa volonté à l'Allemagne très progressivement, sans
que cette dernière ne soit consciente de cette violation mystérieuse.
La fraude individuelle ne devient un pouvoir monstrueux que
lorsquřune foule de complices, initiés dans l'objectif d'une tromperie
collective bien planifiée, l'appuie dans ces opérations déconcertantes
(...) Et tandis que l'Allemand apprend seulement aujourdřhui
lentement et graduellement et devra apprendre à être fidèle envers ses
camarades, le juif a beau jeu, grâce à sa structure de base et sans la
moindre pression à lřunification, à se joindre à ses camarades dans des
affaires communes. (Philosophe juif Arthur Trebitsch, Deutscher Geist
ou Judentum: Der Weg der Befreiung, (German Spirit or Judaism: The Path to
Deliverance), Antaios-Verlag, Berlin 1921, p. 62).
Pourquoi n'y a-t-il pas d'équivalent juif à Dickens, Goethe, Victor
Hugo, Léon Tolstoï ou Mark Twain ? Parce que ces auteurs phares ont
écrit sur leurs cultures respectives, cultures dans lesquelles ils étaient
solidement ancrés. Non seulement leur génie, mais aussi leur
vraisemblance leur garantit la vie éternelle. Aucune population itinérante
ne pourrait concevoir de telles oeuvres. Des déductions similaires
291
Gérard Menuhin
peuvent être faites en ce qui concerne le bon goût juif. Le 29 septembre
2014, BBC Four a montré deux jardins anglais différents : Biddulph
Grange et, radicalement différent, le manoire Waddesdon des Rothschild
(l'un des innombrables palais des Rothschild). Le premier, avec son
emblématique nature luxuriante et son allée de séquoias sans pareil, est
considéré comme le plus beau des jardins victoriens en Angleterre. Son
créateur, James Bateman, était si investi quřil sřest ruiné dans sa création.
Alors qu'un cottage anglais est incorporé dans son environnement et que
les vieilles pierres jouent contre une végétation intemporelle,
soigneusement disposée mais dřaspect naturel, la flore manucurée du
manoire Waddesdon, jugulée à la perfection dans ses lits de pierre, ses
arbustes sélectionnés et ses statues, pour tout lřinvestissement personnel
et l'ambiance quřils distillent, aurait pu tout aussi bien être une plantation
municipale.
Le spectateur était assuré que ces fleurs avaient de courtes périodes de
floraison et, par conséquent, seule une immense fortune pouvait se les
permettre, mais cela aurait tout aussi pu être des tapis de cabinet devant la
commodité. Ce jardin dřexibition-et-inorganique n'est pas pour
l'enthousiaste amateur, mais pour la frime. On ne risquait pas de
confondre un Rothschild avec un gentilhomme anglais, à genoux en train
de désherber dans un costume Savile Row en piteux état, car ce dernier
suppose une connexion avec la terre. La Ŗgrande richesseŗ était
également évidente à lřintérieur de cet endroit, montré dans un autre
programme, où l'atmosphère était celle d'une salle d'attente élégante. Les
meubles et les objets dřapparence singulièrement inconfortable et même
moche, mais sans doute dřauthentiques antiquités françaises, repoussaient
le spectateur avec leur froide artificialité. Que ce soit l'expertise
commissionnée ou le mauvais goût individuel qui soit à blamer est
insignifiant ; le résultat est le même. L'intimité et dřautres caractéristiques
d'humanité font défaut. Ne reste plus quřaux juifs à imiter ou à détruire ce
qu'ils ne peuvent jamais avoir ou devenir, et de saper le tissu social
homogène via leurs larbins politiques, via des migrations induites par la
guerre civile et via la législation antidiscriminatoire, y compris les attaques
contre les valeurs fondamentales telle que la famille traditionnelle, à
travers des idéologies et des Ŗmouvementsŗ, artifiels Ŗ non-genrés ŗ,
féministes et radicaux.
Adolf Hitler a déclaré : ŖL'expression Řémancipation des femmesř n'est
qu'une invention de l'intellect juif et son contenu est estampillé avec le
292
Dites la vérité et vous humilierez le diable
même esprit. Dans les très bonnes périodes de la vie allemande, la femme
allemande n'a jamais eu besoin de s'émanciperŗ.
Par ailleurs, dans le cadre de la campagne en cours de dénaturation et
de démantèlement des structures biologiques traditionnelles, la
Commission de lřUnion européenne vient tout juste dřélargir le Ŗcrime de
haineŗ afin dřy inclure Ŗl'homophobieŗ - les insultes contre les
homosexuels, les transsexuels, etc. - dont les propagateurs peuvent
maintenant être poursuivis en vertu d'une loi portant le nom de son
instigatrice, une politicienne lesbienne du Parti Vert (loi Lunacek, février
2014), un autre exemple de la remarquable tendance dřaujourdřhui
dřindividus qui ont une influence politique et qui réforment le monde en
fonction de leurs goûts personnels et privés (voir Coudenhove-Kalergi).
Ce dont nous avons besoin, ce sont des artisans (Ŗboucher, boulanger,
fabricant de chandeliersŗ), des artisans et des penseurs originaux et
indépendants. Ce quřon récolte, ce sont des saintes ni touche pathétiques
et des gens perturbés avec des qualifications socio-bla-bla et psycho-blabla insignifiantes mais élaborées, désespérés d'être pris au sérieux. Il nřy a
pas si longtemps, aucune de ces Ŗprofessionsŗ cocasses n'existait. Là où
les écoles polytechniques produisaient autrefois des ouvriers qualifiés,
aujourdřhui les Ŗuniversitésŗ superflues alimentent des populations
superflues à la chaîne avec des programmes de luxure attrayants et
régurgitent des voyeurs alphabétisés en quête dřemploi. Le marché du
travail, de mèche, invente des emplois pour ces robots dangereusement
inutiles, peut-être même dans les tribunaux, où leur Ŗexpertiseŗ
sanctionnée par l'État peut conduire à la libération de criminels violents,
par exemple, ou, avec le soutien de l'État, à lřavancement de leur
fantasmes malsains grâce à la publication de manuels pour l'abolition des
normes sociales et l'éducation sexuelle des enfants d'âge préscolaire. (ŖLa
science est la croyance en l'ignorance des expertsŗ, et donne lieu au
Ŗgenre de tyrannie que nous avons aujourd'hui dans les nombreuses
institutions qui sont passées sous lřinfluence de conseillers pseudoscientifiquesŗ. (Richard Feynman, ŖWhat is Science?ŗ The Physics Teacher,
vol. 7, numéro 6, 1968, pp. 313-320).
Selon l'Université de Roehampton en ligne :
Le Département réunit la recherche mondiale et lřenseignement de
premier plan dans tous les domaines importants de la psychologie, des
thérapies psychologiques et des thérapies par lřart et le jeu. En plus
d'être l'un des plus grands départements de formation psychologique
293
Gérard Menuhin
au Royaume-Uni, le Département dispose d'une communauté de
recherche active de personnel et d'étudiants dans six centres de
recherche :
-
Centre de recherche appliquée et évaluation du bien-être de
l'enfant et de l'adolescent (CARACAW) ;
- Centre de recherche en cognition, émotion et interaction
(CRICEI) ;
- Centre de recherche sur la psychologie clinique et
psychiatrique (CHP) ;
- Centre de recherche pour l'éducation thérapeutique (RCTE) ;
- Centre pour la recherche sur les thérapies artistiques (CATR) ;
- Centre de recherche en différences individuelles (CRID).
Le diplôme de maîtrise en ligne en psychologie aide les
professionnels qui travaillent à acquérir une compréhension profonde
de la psychologie pour le monde réel. Des experts en la matière, des
universitaires et des spécialistes de l'apprentissage en ligne ont créé un
parcours d'apprentissage extraordinaire et hautement interactif,
présentant des sujets fondamentaux de psychologie dans un contexte
quotidien. En tant qu'étudiant en ligne avec Roehampton, vous ferez
partie d'une communauté internationale, travaillerez en réseau,
expérimenterez et partagerez des idées avec d'autres professionnels.
L'évaluation est continue, sans examen. Grâce à cette approche
pratique et à votre projet final de recherche en psychologie, le
programme de maîtrise de la psychologie en ligne vous offre
l'opportunité d'avancer dans votre carrière, de tisser des liens
mondiaux et lřŘesprit psychologiqueř d'un Řcitoyen du monde
accompli. (Site Internet de l'Université de Roehampton).
Voici quelques-uns des domaines qui nécessitent apparemment des
psychologues : psychologues de la santé, psychologues expérimentaux,
psychologues criminels, psychologie de l'aviation, géropsychologues,
psychologues organisationnels, psychologie de la circulation, psychologie
militaire, psychologues du consommateur, thérapeutes artistiques,
psychologie
scolaire,
psychologie
industrielle-organisationnelle,
psychologie judiciaire, psychologie du sport. Et ce ne sont que les nonlubriques.
Voici l'autre sorte :
Qui sont les pionniers de cette nouvelle vague d'illumination ? Et
est ce même nouveau ? La ŘSociété pour l'éducation sexuelleř, GSP, et
son cofondateur et directeur Uwe Sielert, professeur de pédagogie à
Kiel sont particulièrement influents. Sielert est l'interprète d'une
294
Dites la vérité et vous humilierez le diable
pédagogie sexuelle genrée avec
laquelle il souhaite Řdé-naturaliserř trois
faits de la vie : la famille nucléaire,
l'hétérosexualité et la générativité, ce
qui signifie les limites d'âge entre les
générations. Sieler a également étudié
les processus de socialisation et de
travail avec les jeunes. Sieler vient de
lřécole néo-émancipatrice dřétude
sexuelle, fondée par le chercheur et le
pédagogue social autrefois très admiré,
Helmut Kentler. Kentler invitait de
jeunes garçons dans sa maison. Au
début des années soixante-dix, Kentler
a permis aux jeunes sans abri d'être
accueillis
par
des
pédérastes
condamnés. Ceux-ci recevaient des
indemnités de soins du sénat et
Kentler passait régulièrement, pour
Řcontrôler... Le Programme général
genré de Sielert peut être consulté au
service d'information de l'Agence
fédérale pour l'éducation sanitaire. Le
professeur Elisabeth Tuider de Cassel
est également membre de la société
Il est spéculé, et c‘est discuté
pour lřéducation sexuelle. Elle et Sielert
ouvertement, que la princesse
ont publié le livre : Further Thoughts on
britannique Diana et le
Sexual Education, sous-titre : Postmodern
politicien autrichien Jörg Haider
Elimination of Boundaries. Avec quelques ont été victimes des opérations de
collègues, tous dans le GSP, Tuider a
renseignement israéliennes.
en outre compilé lřouvrage de
référence, Diversity in Sexual Education. L'équipe des auteurs veut
enseigner aux enfants et aux jeunes au moyen de Řméthodes pratiquesř,
Řdans quel autre endroit le pénis peut-il être misř, afin de souligner la
question de la Řdiversitéř (ŖUnter dem Deckmantel der Vielfaltŗ
(ŖUnder the Cloak of Diversityŗ), Frankfurter Allgemeine Zeitung, 5
décembre 2014).
ŖDu sommet à la baseŗ, le ŖGender Mainstreamingŗn'est qu'un autre
mécanisme pour démanteler les structures sociétales traditionnelles et un
autre exemple de l'habitude déplorable des Ŗexpertsŗ dřaujourdřhui qui
concoctent une parodie de langage, au moyen duquel, dans ce cas, la
295
Gérard Menuhin
définition normale du mot Ŗgenreŗ en tant que Ŗsexeŗ - masculin,
féminin, neutre - a été déformée pour signifier une Ŗpréférence sexuelleŗ.
Couplée à des mouvements antidiscriminatoires, une telle loi est parvenue
à mettre en lumière des sujets marginaux et des préférences particulières
qui faisaient auparavant partie de la sphère privée, à une place si à la
mode, quřelle est devenue pour leurs adeptes une aubaine positive dans la
vie publique. Alors qu'autrefois les personnalités et les comportements
peu respectables vivaient en marge de la société, à présent, ils sont
courtisés et célébrés sous les feux des médias. Le temps est venu pour le
joueur, lřescroc, le pédophile, plus il est indécent et paresseux, mieux
c'est. (Cependant, alors que Ŗle poisson pourrit toujours par la têteŗ, il se peut
qu'il soit encore trop tôt pour que le menu fretin s'attende à une même
exonération pour les crimes de dépravation dont jouissent leurs
dirigeants).
Les minorités, comme les migrants ou les homosexuels, sont
également en vogue. Leur approche idéologique ou politique est
secondaire par rapport aux marionnettistes. Ceux qui ont déjà démontré
certaines défaillances ou comportements déviants sont particulièrement
bien adaptés à la politique moderne et aux nominations municipales, car
leurs points faibles font dřeux des êtres plus facilement manipulables. Un
mondain homosexuel tape-à-lřoeil comme maire ou un gouverneur obèse
toxicomane, de qui aucune obligation civique sérieuse n'est attendue, peut
être considéré comme une distraction utile.
En raison des avantages financiers irrésistibles et d'autres avantages
inhérents à l'aide et à l'encouragement des préoccupations juives, la
plupart des chefs de gouvernement et d'importantes sociétés et
organisations internationales sont devenus de façon opportuniste des
compagnons de voyage de cette cause ; des élections manipulées ont
assuré que le restant était réduit à de simples marionnettes. Quel que soit
le président des États-Unis, ainsi que les chefs d'État du Canada, de
l'Australie, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, ce sont clairement tous
des créatures d'Israël, comme le sont probablement les autres dirigeants
politiques. Une illustration de ce fait réside par exemple dans l'obéissance
canine avec laquelle ils rendent souvent hommage en se prosternant
devant le sanctuaire de Yad Vashem immédiatement après leur élection.
Ceux qui n'ont pas de leur libre arbitre succombé à cet appât peuvent être
pris par la corruption, le chantage ou d'autres subordinations ou,
finalement, s'ils se révèlent imperméables à ceux-ci ou menacent de trahir
le système, on peut les aider à chuter dřune fenêtre, par exemple, ou
296
Dites la vérité et vous humilierez le diable
succomber à tout autre accident (par ex. le ŖBoston Brakeŗ, probablement
utilisé sur Jörg Haider et la Princess Diana) ou le quasi-suicide,
permettant leur remplacement par un homologue plus conforme
(Cherchez sur Google le destin de Jürgen Möllemann ).
Aparté :
Bien que les générations présentes de politiciens et autres
personnalités ne puissent en aucun cas être tenues pour responsables
de ce qui est prétendu avoir eu lieu il y a soixante-douze ans,
apparemment, ils continuent de se plier à ce cirque sans protestation.
Pourquoi est-ce que le Japon ne réclame-t-il pas que des diplomates
américains visitent le sanctuaire de Yasukuni pour réparer le
bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki et pour le traitement des
Japonais-Américains ? (Au contraire : ŖLe Premier ministre japonais
Shinzo Abe a exprimé sa Řrepentance profondeř sur le rôle du Japon
dans la Seconde Guerre mondiale, dans un discours historique au
Congrès des États-Unis.ŗ - Al Jazeera, 29 avril 2015).
Par-dessus tout, pourquoi l'Allemagne nřexige-t-elle pas que tous
les diplomates alliés sřinclinent annuellement devant lřÉglise NotreDame de Dresde (par exemple), inutilement dévastée par les
bombardements alliés quelques semaines avant la fin de la guerre, en
gage de remords pour leurs actes barbariques ?
Sur le sujet de Yad Vashem, tout parti dit Ŗde droiteŗ, dont le chef
visite Israël ou ce tabernacle de la soumission, doit immédiatement être
classé comme imposteur. Cela comprend le FPÖ autrichien (H.-C.
Strache), le Belge Vlaams Belang (Philip Dewinter), le Parti néerlandais
pour la liberté (Geert Wilders), l'Allemand Die Freiheit (René
Stadtkewitz, comme si l'Allemagne en avait besoin dřun autre), et hélas,
peut-être bientôt, même le Front National (Marine Le Pen). Ce qu'ils
partagent, en plus de leur allégence à Israël, est leur position antimusulmane. On peut supposer que c'est leur compromis avec Israël pour
avoir été certifié Ŗinoffensifŗ. Leur espoir est d'éviter la tache de
Ŗl'antisémitismeŗ, ce qui leur donne au moins une chance dřaccéder à un
siège parlementaire national et aux avantages associés. En échange de leur
obéissance, ces groupes ainsi que les démocrates libres de Suède et
lřUKIP du Royaume-Uni ont été autorisés à former un petit groupe ŖantiUEŗ au Parlement européen, bien qu'ils aient failli perdre, en raison de
l'embarrassant Ŗantisémitismeŗ de l'un d'entre eux. Combien de leurs
297
Gérard Menuhin
partisans, sans doute persuadés que leur parti a des racines et des objectifs
völkisch, seraient consternés de découvrir la vérité ? La politique n'est
qu'une autre forme de travail, mais,
contrairement aux hommes d'affaires
normaux qui échouent sřils ne produisent
pas d'articles pour lesquels il y a une
demande, les politiciens ne produisent
quřeux-mêmes. Le leur n'est qu'un
magasin en libre-service. En outre, ils
peuvent, et par leur nature ils
continueront, à ne pas répondre à la
demande qui leur est faite, c'est-à-dire
s'acquitter de la volonté du peuple, sans en
Marine Le Pen, présidente du parti
subir les conséquences.
politique nationaliste français, Front
Les partis politiques d'extrême
National, fille du nationaliste
droite en Europe intensifient leur
français Jean-Marie Le Pen, a
adopté une position fermement prorhétorique anti-musulmane et forgent
israélienne.
des liens au-delà des frontières, allant
même jusqu'à se rendre en Israël
pour saluer l'État juif comme un
rempart contre l'islam militant.
La dirigeante du Front national,
Marine Le Pen, a choqué l'élite politique française ces derniers jours en
comparant les musulmans qui prient
en dehors des mosquées surpeuplées
à l'occupation nazie de la Seconde
Guerre mondiale.
NETTOYAGE ÉTHIQUE : le
Oskar Freysinger, un ardent défenpoliticien
suisse Oskar Freysinger est
seur de l'interdiction des minarets en
un fervent partisan de l'État israélien
Suisse, a mis en garde contre une Ŗislaet un critique virulent de l'Islam.
misation démographique, sociologique
―Nous n'avons rien contre les
et psychologique de lřEuropeŗ lors
musulmans. Mais nous ne voulons
dřune conférence dřextrême droite à
pas de minarets. Le minaret est le
Paris. Des militants allemands et belges
symbole d'un Islam politique et
se sont également adressés à la foule.
agressif ; c'est un symbole de la loi
islamique. À la minute où vous avez
Geert Wilders, dont le Parti
des minarets en Europe, cela signifie
populaire dřextrême droite soutient le
que l'Islam aura pris le dessus.‖
gouvernement néerlandais minoritaire,
(Imogen Foulkes, ―Swiss Move to
a déclaré à Reuters la semaine dernière
Ban Minarets‖, site Web de la BBC,
quřil organisait une ŘAlliance mondiale
28 mai 2007.
pour la Libertéř pour associer les
298
groupes de base actifs dans Řla lutte
contre lřIslamř.
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Plus tôt ce mois-ci, Wilders
sřest rendu en Israël et a
soutenu ses colonies à Gaza,
disant que les Palestiniens
devraient partir en Jordanie.
Les
Allemands,
les
Autrichiens, les Belges, les
Suédois
et
les
autres
personalités dřextrême droite
partageant les mêmes points de
vue faisaient au même moment
leur propre tournée israélienne.
(Tom Heneghan, ŖL'extrême
droite dřEurope courtise Israël
dans une offensive anti-islamŗ,
Reuters, le 20 décembre 2010).
Les quelques-uns qui sortent du
lot, y compris certains dirigeants
latino-américains ennuyeusement indépendants, peuvent, si l'assassinat
échouait, être contaminés à distance
par
des
maladies mortelles.
Dřautres encore, sont si diffamés et
Geert Wilders, chef du parti politique
cloués au pilori que leur seule
néerlandais nationaliste Partij voor de
défense est une réaction en escalade,
Vrijheid (Parti pour la Liberté) est également
qui elle-même peut contribuer à
un fervent partisan d'Israël. En haut à
droite : fixant avec révérence le mur des
alimenter des conflits régionaux
Lamentations à Jérusalem ; en haut à gauche :
utiles : la Syrie, lřIran, la Corée du
en train de parler dans une synagogue.
Nord, qui font partie des rares pays
restants qui disposent encore de
banques nationales indépendantes.
Les pays développés sont en faillite, mais néanmoins très armés,
disposant des armes les plus mortelles jamais inventées et doivent encore
être incités à produire des guerres. Récemment, la marionette en chef
sřest efforcée avec empressement de partir en guerre contre la Syrie, mais,
évidemment, le moment n'était pas tout à fait mûr. ŖObama menace d‘utiliser
la force contre la Syrieŗ (New York Times, 12 août 2012).
299
Gérard Menuhin
Toutefois, aujourdřhui cřest :
Le président Barack Obama a déclaré aux Américains mercredi
qu'il avait autorisé les attaques aériennes américaines pour la première
fois en Syrie et plus d'attaques en Irak dans une vaste escalade d'une
campagne contre le groupe militant de l'État islamique. La décision
d'Obama de lancer des attaques à l'intérieur de la Syrie, impliquée dans
une guerre civile de trois ans, a marqué un tournant pour le président,
qui a reculé, il y a un an, devant lřutilisation de frappes aériennes pour
punir le président syrien Bashar al-Assad pour avoir fait usage dřarmes
chimiques contre son propre peuple. (Reuters, le 11 septembre 2014.
N.B. aurait fait usage dřarmes chimiques - cela n'a jamais été prouvé).
Pourtant, lisez ce quřécrit le Guardian :
Dans un développement surprenant, il semble que le groupe
connu sous le nom dřISIS (LřÉtat islamique de Syrie et d'Irak) ait
effectivement été formé par le gouvernement des États-Unis. Selon
un rapport publié dans Reuters, le groupe rebelle syrien a été formé en
Jordanie au cours des deux dernières années par des fonctionnaires et
des experts militaires des États-Unis. Si cela est vrai, cela jetterait un
éclairage intéressant et significatif sur ce quřest l'agenda actuel du
gouvernement des États-Unis dans un pays où ils professent être à la
recherche de stabilité. (Guardian, 30 juin 2014).
***
L'État islamique (ISIS) est maintenant le groupe de militants le
plus riche au monde, avec une valeur nette déclarée de 2 milliards de
dollars. D'où provient l'argent ? Le groupe a accumulé une fortune
grâce à une combinaison de ressources pétrolières et de production de
blé, à la prise d'otages et à l'extorsion. À moins que la coalition
internationale ne coupe le flux du financement dřISIS, il est probable
quřil continue de représenter une menace grave. (Guardian, 26
septembre 2014).
Et sur le site ŖWikispooks.comŗ :
Abu Bakr al-Baghdadi dirige le groupe terroriste de l'État
islamique. En août 2014, il a été rapporté quřÉdouard Snowden avait
affirmé quřAbu Bakr al-Baghdadi est un acteur juif dont le vrai nom
est Simon Elliot (Elliot Shimon) qui, ayant été recruté par le Mossad, a
été formé à l'espionnage et à la guerre psychologique. En juillet 2014,
il a été signalé que l'État islamique a été créé par la CIA/MI6/
Mossad, faisant probablement partie du Gladio-B de l'OTAN, et
qu'Israël l'utilise comme organisation de façade pour protéger ses
300
Dites la vérité et vous humilierez le diable
frontières contre ses ennemis alentours (ce qui serait un point de vue
géopolitique valable parce que les agents dřISIS/ISIL sont à quelques
minutes d'Israël, mais ni ISIS/ISIL ni Al-Qaïda n'ont jamais attaqué
Israël malgré le fait que ce soit une organisation terroriste islamiste
radicale).
L'édition allemande de Pravda TV a rapporté dans la même veine le
24 octobre 2015 (goo.gl/PlOqpn) :
Les forces de sécurité irakiennes et les milices pro-iraniennes
auraient arrêté un colonel israélien de la Brigade Golani avec des
combattants de Ŗl'État islamiqueŗ en Irak. Selon des spéculations
iraniennes, Israël soutient l'IS. [...]
Les forces de sécurité irakiennes ont déclaré que l'officier israélien
capturé a déjà fait une confession complète. Or, jusqu'à présent,
aucune déclaration officielle n'a été trouvée pour confirmer cette
allégation.
Après leur invasion de l'Irak en 2014, de nombreux combattants
IS auraient admis après leur capture qu'ils avaient été soutenus par les
services secrets israéliens tandis quřils conquéraient Mosul (Pourquoi
ISIS est-il encore connecté au système financier mondial ?).
Il s'avère donc que les terroristes dřISIS qui provoquent des
opérations de déstabilisation sous faux drapeau contre de potentiels
ennemis et qui, en cours de route, s'efforcent de détruire le patrimoine
civilisationnel , sont dirigés par des juifs. (Certes, leurs atrocités bestiales
contre les opposants religieux ou autres font écho à celles de la Russie
soviétique révolutionnaire.) La déstabilisation peut permettre à ces
territoires sans chef d'être colonisés et intégrés au sein du Grand Israël.
Mise à jour :
12 mars 2015. Un prédicateur islamiste du Koweït a appelé à la
destruction du Sphinx et des pyramides d'Égypte, affirmant qu'il est
temps pour les musulmans d'effacer le patrimoine des pharaons. (RT
News). En plus de détruire les monuments culturels de l'antiquité, ŖLes
militants d'ISIS détruisent les anciennes statues et les reliques en Irakŗ, RT
News, 26 février 2015/ŖLes images satellites montrent une dévastation
causée à 290 sites culturels par le conflit syrien sur fond dřallégations
que dřanciens trésors sont pillés et vendus sur le marché noir
britannique pour financer les terroristes de l'État islamique. Les
nouvelles images satellites montrent des dégâts considérables sur les
sites les plus précieux. Un rapport de lřONU confirme la destruction
301
Gérard Menuhin
complète de 24 sites lors de guerre civile,ŗ Daily Mail, 1er mars 2015 ISIS contribue à la destruction de cultures européennes homogènes.
Et aussi, dans le Daily Mail :
Il a été avancé aujourdřhui quřISIS a menacé d'inonder l'Europe
avec un demi-million de migrants venus de Libye dans une attaque
Řpsychologiqueř contre l'Occident. Les transcriptions des
interceptions téléphoniques publiées en Italie prétendent prouver
quřISIS menace d'envoyer par mer, 500.000 migrants
simultanément dans des centaines dřembarcations comme Řarme
psychologiqueř contre l'Europe sřils faisaient lřobjet dřune
intervention militaire en Libye. (Daily Mail, 24 février 2015).
LřÉgypte a déjà mené une Ŗintervention militaireŗ contre eux.
Kadhafi a été renversé parce qu'il avait transformé la Libye en une des
nations africaines des plus prospères, menaçant ainsi les principaux
exportateurs agricoles de la région avec ses gigantesques projets
d'irrigation et à cause des réserves de pétrole et de gaz de la Libye,
mais principalement parce qu'il proposait d'introduire une monnaie
africaine unique basée sur le dinar or, au lieu du dollar américain. Mais
peut-être aussi parce quřil faisait barrière à cette immigration de masse,
barrière sans laquelle, avait-il prédit en 2011, la Méditerranée
deviendrait une Ŗmer de chaosŗ.
En ce qui concerne la Ŗmarionnette en chefŗ et ses précurseurs, ce qui
suit est presque trop connu pour être cité :
Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que
l'Amérique fera ceci et fera cela... Je veux vous dire quelque chose de
très clair : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël.
Nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique, et les Américains le
savent. (Premier ministre israélien Ariel Sharon à Shimon Peres, le 3
octobre 2001, tel que rapporté à la radio Kol Yisrael).
Ainsi, après avoir assuré le soutien de gouvernements entiers et de
leurs agences, les ambitions juives sont presque imparables :
Le rôle du président des États-Unis est de soutenir les décisions
prises par les Israéliens. (Ann Lewis, ancien conseiller principal de Bill
Clinton, ŖThe Audacity of Chutzpahŗ, Washington Post, 18 mars 2008).
302
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les gouvernements ont toujours été et sont véritablement les ennemis
des personnes qu'ils prétendent représenter. (Voir R.J. Rummel, Death by
Government,
Transactions
Publishers,
Nouveau-Brunswick, 1994, p. 311.) Il n'y a
pas de Ŗfonctionnairesŗ, seulement des
bureaucrates de second ordre avec des
sinécures politiques et des retraites
garanties :
Pendant des siècles, l'humanité a
été exploitée, pillée, contrainte, volée,
assassinée, torturée et poussée dans
des guerres et à la servitude par son
plus grand ennemi naturel, le
GOUVERNEMENT. (June Grem,
The Money Manipulators, Enterprise
Publications, Oak Park, 1971.).
Actuelle ―Marionette en chef‖
Barack Obama.
Le président George W. Bush rencontre des rabbins dans le bureau ovale. Des
photographies similaires montrent qu‘à peu près tous les dirigeants de nation collaborent
avec les juifs.
L'utilisation abusive des fonds publics par les gouvernements lřindique
clairement. Alors que tout ce qui leur est demandé est de gérer, les
gouvernements Ŗdémocratiquesŗ modernes ont choisi de régner d'une
303
Gérard Menuhin
manière se rapprochant du style des anciennes autocraties. Toutes les lois
qu'ils proposent ou passent doivent être scrutées avec scepticisme. Même
dans la Suisse véritablement démocratique, en raison de la pression
constante de l'UE et des États-Unis, et de calomnies fréquentes par des
institutions particulières dont le parrainage n'est pas déclaré, le
gouvernement montre des signes indubitables de blocage des choix de
l'électorat.
Ici, je voudrais souligner un fait important sur l'évaluation des
embrouilles politiques, sans laquelle une bonne reconnaissance de la
vérité pourrait facilement passer inaperçue : il n'y a en fait aucune
inimitié entre les peuples, mais seulement entre les groupes politiques
et religieux de peuples différents ! Ce sont ces groupes politiques et
religieux qui, sans considération pour les dommages, dressent les
peuples les uns contre les autres, seulement pour atteindre leurs
objectifs en matière de pouvoir politique. (Dieter Rüggeberg,
Geheimpolitik: Der Fahrplan zur Weltherrschaft (Politique secrète : le calendrier
de la domination mondiale), auto-publié, Wuppertal 2000, p. 92).
Trois points de base peuvent nous aider à comprendre les évènements
actuels :
1) Il n'y a pas d'accident en politique, tout est prévu et intentionnel.
(Ŗ... en politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu‘en évènement
survient, soyez assuré qu‘il avait été prévu pour se dérouler ainsi.ŗ Franklin
D. Roosevelt, franc-maçon de 32e degré).
2) La dette est la plus grande arme jamais inventée. Elle lřemporte sur
la bombe nucléaire, car elle fonctionne furtivement.
3) La majorité de la population mondiale est devenue inutile.
Vous pouvez donc cesser de vous demander pourquoi les
gouvernements continuent à faire les mêmes Ŗerreursŗ et pourquoi ils ne
se rendent pas compte qu'ils pourraient remettre tous les pays au travail
en réparant l'infrastructure ou pourquoi les grandes banques investissent
dans le marché boursier et les grandes entreprises rachètent leurs propres
actions, au lieu de prêter de l'argent ou dřemployer des personnes :
En réalité, les dirigeants et les administrateurs reçoivent des
actions. Ensuite, ils autorisent les rachats afin quřelles deviennent des
options Řdans le coursř. Ils sřenrichissent largement. Leurs entreprises
n'ont pas eu à fabriquer un produit, à employer des gens ou à gagner
de l'argent. Tout ce qu'ils ont eu à faire cřest d'emprunter de l'argent à
304
Dites la vérité et vous humilierez le diable
taux Řzéroř puis d'acheter leur stock. (Dr Jeffrey Lewis, Kitco, 16 avril
2015).
Bien qu'il soit vrai que les projets
de travaux publics du type New
Deal, conduisant à la réduction du
chômage et à la redistribution de
l'argent et donc à la consommation,
rétabliraient lřéquilibre de la société
et réduiraient l'écart entre riches et
pauvres, pourquoi ceux qui dirigent
véritablement le gouvernement encourageraient-ils un tel programme,
quand ils peuvent prendre un
raccourci et se rendre directement
au profit ? Pourquoi sřembêter avec
lřémission de prêts à des taux
d'intérêt historiquement bas et
espérer que diverses petites et
moyennes entreprises ne fassent pas
Davantage de ―marionnettes‖. Ci-dessus, de
faillite, quand ils peuvent garder des
gauche à droite, Hilmar Kabas, Andreas
milliards en Ŗquantitative easingŗ
Mölzer, Heinz-Christian Strache, FPÖ
(Parti de la liberté d'Autriche), Philip
(monnaie numérique) circulant entre
Dewinter,
Flaams Belang (Fédération des
eux ? ŖWall Street n'a pas besoin
intérêts flamands) ; René Stadtkewitz, Die
d'une économie qui fonctionne pour
Freiheit (Freedom-Civil Rights Party for
faire des Řbénéficesř‖ (Rob Urie,
More Freedom and Democracy).
Counterpunch, 17 mai 2014).
Il est clair que lřintention n'est pas de perpétuer mais de démanteler le
système que nous avons connu.
Maintenant, comment est-ce que moi, de toute évidence un juif, peutil, selon la croyance répandue, arriver à une telle prise de position ? Après
tout, mon père était vraiment surnommé Ŗle juifŗ par sa mère quelque
peu bizarre, en réponse à une injure anti-juive, comme elle le prétendait.
Selon la tradition juive, bien sûr, si ma mère n'est pas juive, moi non plus.
J'ai essayé d'expliquer ci-dessus, lřapparente position de ma mère. Son
plus ancien aïeul anglais retraçable était sir John Gold (Gould), né en
1195, un croisé du 13ème siècle. Les Goulds descendent de ce John Gold
qui se vit accorder un domaine dans le comté de Somersetshire, en
Angleterre, pour sa bravoure. Ma mère est lřexemple typique des artistes
305
Gérard Menuhin
de lřaristocratie britannique du début du 20ème siècle. Même si ses ancêtres
étaient juifs et accompagnaient le Conquérant en 1066, ils ont eu huit
siècles pour sřassimiler.
Jřai grandi dřune certaine manière, sans frein. Aussi morne que fut ma
jeunesse, on ne mřa jamais forcé à appartenir à une religion quelle quřelle
soit. Je n'ai jamais vu l'intérieur d'une synagogue. Mon expérience est
donc sans importance sur ce point. N'étant ni tout à fait juif, ni un non
juif, j'ai l'avantage de pouvoir porter un regard détaché sur toute cette
pitoyable mascarade.
Cet homme n'est pas juif, il ne conserve que leur sang, mais son
esprit ne lřest pas, et c'est ce qui compte. (Commentaire français à
propos de lřauteur vu sur Internet, 2008).
Cette opinion est la mienne, car après avoir suivi les affaires courantes
de toutes sortes, grandes et petites, depuis les guerres régionales jusquřaux
changements mineurs de lois, et ce depuis de nombreuses années, je ne
peux que conclure que ces mutations servent à exclure et à déposséder les
gens ordinaires au bénéfice des juifs, selon leur ancien plan de
domination mondiale, qui se poursuit de manière inexorable, soutenu en
cela par une cinquième colonne et non entravé par les citoyens mal
informés et apathiques. La déclaration de Balfour astucieusement conçue,
suivie de la création de l'État d'Israël et de l'éjection et de la suppression
des Palestiniens, sont des exemples flagrants. La Palestine occupée n'est
qu'un tremplin sur le chemin du Grand Israël, qui intègre le Liban, une
bonne partie de la Syrie, la moitié de l'Irak et de l'Arabie Saoudite, et des
parties de l'Égypte et du Koweït. Il est évident que pour y parvenir une
telle conquête nécessite plusieurs générations. Mais ils ne se débrouillent
pas trop mal pour le moment : le Ŗprintemps arabeŗ de lřÉgypte, les
Ŗarmes de destruction massiveŗ de lřIrak, la Ŗguerre civileŗ de la Libye,
Ŗl'oppositionŗ de la Syrie et très récemment l'opération ŖBordure
protectriceŗ de Gaza (perpétrée par les forces de la Ŗdéfenseŗ
israëliennes) et, à l'heure actuelle, ISIS, a amené tous les aspirants
conquérant à quelques pas seulement de lřobjectif ultime de leur empire.
Cependant, il s'agit d'un objectif très localisé par rapport à celui qui
intègre la planète entière.
Beaucoup plus convainquant encore, comme indicateurs de notre
avenir collectif, il y a le droit international dans le contexte du meurtre de
masse légalisé et Gaza en tant que modèle mondial. En utilisant les
Palestiniens comme leurs cobayes dans une stratégie audacieuse et
306
Dites la vérité et vous humilierez le diable
agressive de Ŗcorrectionŗ du droit international, ils veulent créer de
nouvelles catégories de combattants - Ŗacteurs non légitimesŗ tels que
Ŗterroristesŗ, Ŗinsurgésŗ et Ŗacteurs non étatiquesŗ, ainsi que la
population civile qui les soutient - de sorte que tous ceux qui résistent à
l'oppression de l'État ne peuvent plus prétendre à la protection. Ceci est
particulièrement pertinent lorsque, comme l'explique le général
britannique Rupert Smith, la guerre moderne s'éloigne rapidement du
modèle inter-étatique traditionnel pour se diriger vers ce qu'il appelle un
Ŗnouveau paradigmeŗ dans lequel Ŗnous nous battons au sein de la population, pas
sur le champ de batailleŗ. Un terme plus populaire utilisé par les militaires, la
Ŗguerre asymétriqueŗ, est peut-être plus honnête et révélateur, puisqu'il
met en évidence le vaste différentiel de pouvoir qui existe entre les États
et leurs militaires et la faiblesse relative des forces non-étatiques qui les
opposent.
Il y a quelques années (2005), The Jerusalem Post a publié un entretien
révélateur avec un Ŗexpert en droit internationalŗ israélien qui, préférant
rester anonyme, a expliqué :
Le droit international est la langue du monde et c'est plus ou
moins le critère au moyen duquel nous nous mesurons aujourd'hui.
C'est la lingua franca des organisations internationales. Donc, vous
devez jouer le jeu si vous voulez être membre de la communauté
mondiale. Et le jeu fonctionne comme ça. Tant que vous prétendez
que vous oeuvrez dans le cadre du droit international et que vous
proposez un argument raisonnable quant à savoir si ce que ce vous
faites est dans le cadre du droit international, tout va bien. Cřest
comme cela que ça se passe. C'est une vision très cynique de la façon
dont le monde fonctionne. Donc, même si vous êtes inventif, ou
même si vous êtes un peu radical, aussi longtemps que vous pouvez
l'expliquer dans ce contexte, la plupart des pays ne diront pas que
vous êtes un criminel de guerre.
Asa Kasher (un professeur de philosophie et de Řpratiques
déontologoiquesř à l'Université de Tel Aviv, lřauteur du Code de
conduite de l'armée israélienne ; en effet, attacher une éthique
professionnelle aux Forces de Défense dřIsraël [Tsahal] constitue la
base maintes fois revendiquée d'Israël d'avoir Řl'armée la plus morale
du mondeř) et Amos Yadlin insinuent également que les États ne
peuvent pas s'engager dans le terrorisme uniquement parce que ce
sont des États qui ont un Řmonopole légitimeř sur l'utilisation de la
force. En fait, le Řterrorisme d'en basř non gouvernemental qui les
préoccupe fait pale figure par rapport au Řterrorisme d'en hautř, le
307
Gérard Menuhin
terrorisme d'État. Dans son livre Death by Government, R.J. Rummel
souligne qu'au cours du 20ème siècle, environ 170.000 civils innocents
ont été tués par des acteurs non étatiques, un chiffre important,
assurément. Mais, ajoute-t-il, au cours des quatre-vingt-huit premières
années de ce [vingtième siècle], près de 170 millions d'hommes, de
femmes et d'enfants ont été abattus, battus, torturés, poignardés,
brûlés, affamés, congelés, morts dépuisement, enterrés vivants, noyés,
pendus, bombardés ou tués de nřimporte quelles autres multiples
façons au moyen desquelles les gouvernements ont infligé la mort à
des citoyens et à des étrangers sans armes et sans défense. Le nombre
de morts pourrait sřélever à près de 360 millions dřâmes.
Et ceci, écrit en 1994, nřinclut pas le Zaïre, la Bosnie, la Somalie, le
Soudan, le Rwanda, le règne de Saddam Hussein, l'impact des
sanctions de l'ONU sur la population civile irakienne et autres
meurtres parrainés par l'État qui ont eu lieu après que Rummel ait
compilé ses chiffres. Il ne tient pas non plus compte de toutes les
formes de terrorisme d'État qui n'entraînent pas la mort : la torture,
l'emprisonnement, la répression, les démolitions de maisons, la famine
induite, l'intimidation et tout le reste.
ŘNous ne nions pasř, concède Kasher, Řqu'un État peut agir dans le but de
tuer des personnes afin de terroriser une population pour atteindre un objectif
politique ou idéologiqueř.
Cependant, ajoute-t-il, lorsque de tels actes sont exécutés au nom
d'un État ou de certains de ses organismes ou mandataires déclarés ou
secrets, nous appliquons aux conflits qui en découlent les principes
moraux, éthiques et juridiques généralement reconnus liés aux conflits
internationaux ordinaires entre les États ou des entités politiques
similaires. Dans un tel contexte, un État qui a tué de nombreux
citoyens d'un autre État pour terroriser sa population serait coupable
de ce qui est couramment considéré comme un crime de guerre.
La règle dřexception de Kasher Ŕ Řun État qui a tué de nombreux
citoyens d'un autre État pour terroriser sa population‘ - ne se rapporte pas du
tout à un État qui terrorise ses propres citoyens et dégage Israël de
toute responsabilité, car les citoyens de la population terrorisée de
Gaza ne sont pas d'un autre État.
Ceci, encore une fois, est une affaire sérieuse. Tout comme Israël
exporte ses activités - ses armes et ses tactiques de suppression - à des
clients aussi disposés que les États-Unis et les forces armées
européennes, les agences de sécurité et les forces de police, elle
exporte aussi son expertise juridique dans la manipulation du droit
international humanitaire (DIH) et ses techniques efficaces de
PR/hasbara. La bande de Gaza proprement dite ne représente à peine
308
Dites la vérité et vous humilierez le diable
plus qu'un terrain d'essai pour ces instruments variés de la suppression
de Gaza. C'est la globalisation de Gaza qui est une exportation
israélienne indispensable. Toutefois, les exportations ont besoin
d'agents locaux pour conditionner le produit et créer un marché dans
l'économie locale. Ainsi, le B'nai Brith aux États-Unis a donné
naissance au ŘLawfare Projectř sous le slogan ŘProtection contre la
politisation des droits de l'hommeř (http://www.thelawfareproject.org),
dont la stratégie principale consiste à recruter des experts juridiques
éminents pour délégitimer les tentatives de responsabiliser Israël pour
ses crimes en vertu du DIH. Cřest la globalisation de la bande de
Gaza, à la fois sur le plan militaire et juridique, qui a donné naissance
au slogan Řnous sommes tous des Palestiniensř nous faisant passer dřun
slogan de solidarité politique à un slogan qui signifie que nous
sommes littéralement tous des Palestiniens. Son corollaire souligne
également un élément clé de la politique internationale dont nous
devons être conscients : nos gouvernements sont tous Israël. (Jeff
Halper, chef du Comité israélien contre les démolitions de maisons,
ICAHD, Counterpunch, 18 août 2014, voir A. Kasher, A. Yadlin,
ŘMilitary Ethics of Fighting Terror: An Israeli Perspectiveř, Journal of
Military Ethics, Vol. 4, n° 1 (2005), pp. 3-32).
***
[N]ous devrions nous préparer à passer à l'offensive dans le but
dřécraser le Liban, la Transjordanie et la Syrie... Le point faible de la
coalition arabe est le Liban [car] le régime musulman est artificiel et
facile à saper. Un état chrétien devrait être établi... Lorsque nous
briserons la force de la Légion [arabe] et bombarderons Amman, nous
éliminerons la Transjordanie aussi, et la Syrie tombera. Si l'Égypte ose
continuer à se battre, nous bombarderons Port Said, Alexandrie et le
Caire. (David Ben-Gurion, mai 1948, à l'état-major général. Dans BenGourion: une biographie, par Michael Bar-Zohar, Delacorte, New York,
1978).
***
Une caractéristique exceptionnelle de la race juive est sa
persévérance. Ce qu'elle ne peut pas atteindre cette génération, elle
lřatteindra ensuite. Mettez-la en échec aujourd'hui, elle ne sřavouera
pas vaincue ; ses conquérants meurent, mais les juifs continuent,
n'oubliant jamais, ne s'écartant jamais de leur objectif ancestral de
contrôle mondial sous une forme ou une autre. (Henry Ford, The
International Jew, op. cit.).
309
Gérard Menuhin
Pour être juste, il est presque impossible pour la personne lambda,
peu importe son intelligence, d'accepter ou dřimaginer la notion de
conspiration qui se perpétue depuis plus de cinq cents ans, ou, selon
certains, depuis beaucoup plus longtemps. Ceux qui l'ont découvert sont,
le plus souvent, rejetés comme théoriciens du complot. Même le mot
Ŗconspirationŗ évoque des sentiments d'embarras et de honte chez les
personnes qui ont été conditionnées à le rejeter. Le fait est quřil y a une
conspiration ; ce n'est pas une théorie. Une des raisons pour lesquelles
cřest difficile à avaler est que cette durée implique intrinsèquement que
l'exécution du plan n'est pas interrompue par la mort de ses instigateurs
ou par celle de leurs descendants. Dans un monde souvent dirigé par
l'Amérique, avec sa population désespérément ignorante et sans
instruction et ses rapports axés sur lřentreprise avec une capacité
d'attention de trois mois, une telle éternité est inconcevable.
Dans des circonstances normales, une telle incrédulité pourrait être
justifiée. Pourtant, c'est le gouvernement américain lui-même, totalement
subordonné et infiltré par le lobby juif et soutenu par d'innombrables
Ŗthink tanksŗ et des organisations non gouvernementales innocentes mais
subversives (par exemple, NED, National Endowment for Democracy)
qui, par le biais de l'armée et de la commercialisation, impose les
changements qui permettront finalement au plan juif de réussir. En outre,
il faut se rappeler que ce mouvement et son credo sont basés sur des
tomes tout aussi ostensiblement idolâtrés par les juifs que lřest la Bible
par l'Église chrétienne. Ce nřest pas parce que les membres d'une famille
meurent que la génération suivante quittera l'église de ses ancêtres ; quand
un pape meurt, il n'y a pas de discontinuité à Rome.
Il en va de même avec la Torah et le Talmud. Ces instructions ont
supposément constitué le principe déterminant des ambitions juives
depuis qu'elles ont été concoctées (oui Ŗconcoctéesŗ : la Bible a
également été concoctée, comme dans Ŗfait d'ingrédients mélangésŗ).
Cependant, le symbole de Mammon est plus joyeux que celui du Christ,
dont l'icône est un homme souffrant sur une croix. Il est également plus
efficace : pendant que la croix est retirée des salles de classe et des cours
de justice, l'étoile de David est presque inviolable. La continuité juive est
assurée à sa base par le battement rabbinique sans remords de l'idéologie
talmudique du peuple (auto)-élu, qui, mirabile dictu, accorde la propriété
universelle aux juifs et à son apogée environ trois cents familles - ŖLe sens
de l'histoire du siècle dernier est qu‘aujourd'hui 300 financiers juifs, tous maîtres des
loges, dominent le monde.ŗ (Jean Izoulet, membre éminent de l'Alliance juive
310
Dites la vérité et vous humilierez le diable
israélienne universelle) Ŕ se sont tellement enrichies au cours des deux
derniers siècles qu'elles pourraient réellement s'approprier tout ce qui
pourrait être utile ou nécessaire à la réalisation de leurs objectifs. En tout
cas, ils font tout leur possible pour que cette assertion insolente se réalise.
L'union que nous désirons trouver ne sera pas une union française,
anglaise, irlandaise ou allemande, mais juive, universelle ! Les autres
peuples et les races sont divisés en nationalités ; nous ne possédons
pas de co-citoyens, mais exclusivement des co-religieux... Dispersés
parmi dřautres nations, nous souhaitons avant tout être et rester
immuablement juifs. Notre nationalité est la religion de nos pères et
ne reconnaît aucune autre nationalité. Nous vivons dans des pays
étrangers et nous ne pouvons pas nous préoccuper des ambitions de
pays qui nous sont totalement étrangers... Il nřest pas loin le jour où
toutes les richesses et les trésors de la terre deviendront la propriété
des Enfants d'Israël. (James Rothschild III : ŘManifesto to all the Jews
of the Universeř, The Morning Post de Londres, le 6 septembre 1920).
Étant donné l'ascendance juive sur la plupart des leaders mondiaux, ce
nřest pas un hasard si un intérêt et un développement parallèles existent
entre les actions des États-Unis et de leurs états clients - plus précisément
leurs Ŗvassauxŗ - d'une part, et le modus operandi typiquement juif de
l'autre, de sorte qu'on pourrait dire qu'ils fonctionnent en tandem. Les
évènements récents en Ukraine le confirment. D'abord, les oligarques
juifs ont pillé le pays. Ensuite, les intérêts États-Unis/OTAN ont financé
des groupes d'insurgés pour infiltrer les protestations légitimes des
citoyens sur la place Majdan contre ces oligarques et pour contrer le
gouvernement élu, dans le but de mettre leurs marionnettes au pouvoir et
de conduire le pays vers l'adhésion à l'UE et l'acceptation des prêts du
FMI/UE, de mettre les terres agricoles entre les mains de l'agro-industrie
américaine et, bien sûr, dřinstaller des bases de missiles à la frontière
russe.
Un site d'information russe sur Internet, Iskra (ŘSparkř), basé à
Zaporozhye, dans l'Est de l'Ukraine, a déclaré le 7 mars que Řles réserves
d'or de l'Ukraine (quantité signalée : 33 à 40 tonnes) avaient été transportées à la
hâte aux États-Unis depuis l'aéroport de Borispol à l'Est de Kievř. Ce
prétendu transport aérien et cette confiscation des réserves d'or de
l'Ukraine par la Réserve fédérale de New York n'ont pas été confirmés
par les médias occidentaux. Ř[T]out comme l'Allemagne, l'Ukraine
devra attendre très longtemps, et ne verra très probablement plus
jamais cet or. En d'autres termes, cet or est parti.ř (King World News,
311
Gérard Menuhin
10 mars 2014, voir le rapport original d'Iskra à http://iskranews.info/news/2014-03-07-9122).
L'Irak et la Libye ont eu leurs réserves d'or (prétendument 144 tonnes)
confisquées par les États-Unis (et leurs pays ont été transformés en un
terrain vague contaminé où règne lřanarchie), après que ces derniers aient
décidé que Saddam Hussein et Muammar al-Kadhafi avaient fait leur
temps.
À la fin de 2014, l'Ukraine de l'Est passait par pertes et profits grâce
aux usurpateurs de Kiev. Une grande partie de son infrastructure a été
détruite et son économie rendue inopérante, ses mines de charbon ont
été inondées. Cette quasi-totale destruction est le constat dřéchec qui
démontre que les citoyens russes et ethniques de la région ne peuvent être
endoctrinés par la propagande États-Unis/UE consistant à leur faire
accepter la colonisation de leur pays, et ainsi, ces citoyens doivent être
privés de leurs moyens de subsistance.
Des termes nébuleux tels que Ŗfascistesŗ, pour décrire le gang au
pouvoir, ne sont pas pertinents. Les forces subversives de ceux qui ont de
l'argent utiliseront n'importe quelle opposition à l'ingénierie du
Ŗchangement de régimeŗ. Tout d'abord, les oligarques internationaux
seront aidés dans leur prise en charge, puis leurs conseils politiques
serviront à faire respecter la nouvelle direction politique du pays. En avril
2015, la guerre civile avait fait environ 6.000 victimes, selon l'ONU. Il
existe des similitudes entre la position actuelle de Poutine, dans laquelle il
cherche à protéger les Russes en Ukraine de l'Est (ancien territoire russe)
et celle dřHitler en 1939, alors quřil essayait de protéger les Allemands en
Pologne occidentale (ancien territoire allemand).
Après trois visites en Ukraine en lřespace de cinq semaines,
Victoria Nuland explique que, au cours des deux dernières décennies,
les États-Unis ont dépensé cinq milliards de dollars (5.000.000.000 $)
pour subvertir l'Ukraine et assure à ses auditeurs qu'il y a des hommes
d'affaires importants et des représentants du gouvernement qui
soutiennent le projet des États-Unis de mettre en pièce les relations
historiques de lřUkraine avec la Russie et de lřentraîner dans la sphère
d'intérêt des États-Unis (via Řl'Europeř). Victoria Nuland (Nudelman)
est l'épouse de Robert Kagan, chef de la jeune génération de
Řnéoconsř. Après avoir été porte-parole dřHillary Clinton, elle est
maintenant sous-secrétaire dřÉtat pour l'Europe et l'Eurasie. (Diana
Johnstone/Global Research, 7 février 2014).
312
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Au cours de ce Ŗsoulèvement spontanéŗ du peuple, pour lequel les
États-Unis avaient dépensé 5 milliards de dollars, on estime que 100
membres de la police et des manifestants (Global Research) ont été
assassinés par des tireurs d'élite anonymes, qui ont ensuite été identifiés
comme appartenant aux éléments putchist :
Les autorités de Kiev ont fermé les yeux sur les commentaires du
ministre estonien des affaires étrangères, Urmas Paet. Le 25 février, lui
et Catherine Ashton, chef de la politique étrangère de l'UE, se sont
parlé. Ils étaient surveillés. Ils ne le savaient pas à l'époque. Leur
discussion a été divulguée. Paet commentait ce qu'il a entendu à Kiev.
Il a confirmé la participation putschiste dans les fusillades des tireurs
d'élite. [I]l est désormais de plus en plus clair que ce n'était pas
Yanoukovitch qui se trouvait derrière les tireurs d'élite, mais c'était
quelqu'un de la nouvelle coalition... Toutes les preuves montrent...
quřils tiraient sur les gens des deux côtés. Ils ont visé la police et les
manifestants. (Global Research, 5 avril 2014).
***
Le 12 mars, l'ancien chef des
services de sécurité ukrainiens,
Aleksandr Yakimenko, a confirmé l'évaluation de Paet. Il a
blâmé le représentant putschiste
Andrey Parubiy. Cřest un chef
du parti néo-nazi Svoboda. ŘDes
coups de feu provenaient de la salle
philharmoniqueř, a-t-il dit. ŘLe commandant Parubiy de Maidan était
responsable de cet édifice... Les tireurs
d'élite et les personnes ayant des armes
automatiques ‗travaillaient‘ depuis ce
bâtiment le 20 février. Ils ont soutenu
Catherine Ashton
l'agression contre les forces du ministère
de l'Intérieur sur le terrain qui étaient déjà démoralisées et qui, en fait, ont
fui,ř a-t-il ajouté. ŘLorsque la première vague de fusillades a pris fin, de
nombreuses personnes ont vu 20 individus quitter le bâtiment.ř
Ils portaient des sacs de style militaire utilisés pour les fusils de
sniper et les fusils d'assaut avec des viseurs optiques. Beaucoup de
témoins les ont vus. Des éléments étrangers peuvent avoir été
impliqués. Peut-être la CIA, les forces spéciales des États-Unis et les
313
Gérard Menuhin
agents des services secrets. Ce qui s'est passé était bien planifié à
l'avance.
ŘCe sont les forces qui ont accompli tout ce qui leur a été dit par leur
commandement : les États-Unis‘, a souligné Yakimenko. Les dirigeants de
Maidan vivaient pratiquement à l'ambassade de Washington, a-t-il
ajouté. En tant que chef de la sécurité, il était prêt à ordonner aux
troupes ukrainiennes d'entrer dans le bâtiment et de retirer les tireurs
d'élite, a-t-il dit. (Stephen Lendman, 5 avril 2014).
***
Quiconque veut entendre des louanges élogieuses peut se tourner
vers le grand rabbin Schmuel Kaminezki. Kaminezki relatera dans les
tonalités les plus élevées comment Kolomoyskiy (le nouveau
gouverneur de son district), qui est également d'ascendance juive, a
permis aux 50.000 membres de la communauté juive de
Dnipropetrovsk, l'une des plus importantes d'Europe, grâce à des
dons généreux au cours des vingt dernières années, de devenir l'une
des forces culturelles et économiques motrices de la ville...
Cependant, il y a lřautre visage de Kolomoydkiy : il n'est pas
seulement l'un des oligarques les plus riches d'Ukraine, mais l'un des
plus dangereux. L'impitoyabilité avec laquelle il a traité des
concurrents et des partenaires depuis le changement du système
politique, il y a deux décennies, n'est dépassée que par Akhmetov de la
région de Donetsk, le plus important survivant des guerres de
gangsters des années 1990. (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 9 mai 2014).
L'Ukraine, officiellement l'État le plus corrompu en Europe
(Transparency International), est, en janvier 2015, géré par un trio
d'étrangers implantés avec de nouveaux passeports ukrainiens : Natalia
Jaresko (Américaine), ministre des finances ; Aivara Abromavicius
(Lituanien), ministre du commerce et de l'industrie ; Alexander
Kvitashvili (Géorgien), ministre de la santé. Tous formés aux États-Unis,
l'Ukraine possède également un ministère de la propagande
(ŖInformationŗ), dirigé par l'homme précédemment responsable de la
station de télévision ŖKanal 5ŗ, qui appartient au président Poroshenko.
Voici le cœur du problème. La conquête de l'Ukraine et de la Crimée
permet non seulement aux multinationales d'accéder aux ressources
naturelles, y compris l'agriculture, et permet à l'OTAN (États-Unis)
d'encercler la Russie par la domination de ce pays clé, mais il offre aux
juifs qui se sont installés là, à Khazarian, l'occasion de revenir et de
coloniser un ŖDeuxième Israëlŗ. La Bibliothèque virtuelle juive dit ceci :
314
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Dans son discours devant la Knesset, Poroshenko a déclaré que son pays et Israël ―ont
une longue histoire‖.
Les colonies juives en Ukraine remontent au 8ème siècle. Durant la
période du royaume de Khazar, les juifs vivaient aux bords de la
rivière Dnieper et à l'Est et au Sud de l'Ukraine et de la Crimée.
(jewishvirtuallibrary.com).
***
Dans une école de Habad inoccupée, près des rives de la rivière
Dnieper, dans la capitale de l'Ukraine, six juifs en uniforme avec des
armes de poing et des gilets pare-balles pratiquent la guerre urbaine.
Les hommes, qui appartiennent à la force d'autodéfense juive
nouvellement formée de Kiev... ont toutes les compétences de
combat des armées israéliennes ou ukrainiennes. (Times of Israel, 24 mai
2014 ; timesofisrael.com).
Remigration
Rapport divulgué : Israël reconnaît que les juifs [sont] en fait
Khazars ; plan secret pour la remigration vers l'Ukraine... il est
désormais révélé [quř]Israël va retirer ses colons des communautés audelà des blocs de colonies et les reloger au moins temporairement en
Ukraine. L'Ukraine a fait cet arrangement sur la base de liens
historiques et en échange d'une assistance militaire désespérément
315
Gérard Menuhin
nécessaire contre la Russie. Lřorigine de ce tournant surprenant est
encore plus surprenante : la génétique, un domaine dans lequel les
érudits israéliens sont depuis longtemps passés maîtres.
Un peuple turc belliqueux - et un mystère
Il est bien connu quřau cours des 8ème et 9ème siècles, les Khazars,
un peuple turc guerrier, se sont convertis au judaïsme et ils régnaient
sur un vaste domaine dans ce qui est devenu le Sud de la Russie et
l'Ukraine. Ce qui leur est arrivé après que les Russes aient détruit cet
empire autour du 11ème siècle est un mystère. Beaucoup ont spéculé
que les Khazars sont devenus les ancêtres des juifs ashkenazes... En
2012, le chercheur israélien Eran Elhaik a publié une étude affirmant
prouver que l'ascendance Khazar est l'élément le plus important du
groupe génétique ashkenaze... Israël semble finalement avoir jeté
lřéponge. Un groupe dřéminents chercheurs provenant
dřétablissements de recherche avancée et de musées vient de fournir
un rapport secret au gouvernement, reconnaissant que les juifs
européens sont en fait Khazars. Un assistant... a expliqué, ŘNous
avons d'abord pensé quřadmettre que nous sommes vraiment Khazars
était un moyen de contourner l'insistance d'Abbas à ce qu'aucun juif
ne puisse rester dans un État palestinien. Peut-être que nous nous
battions contre des moulins à vent. Mais quand il a refusé d'accepter
ça, cela nous a obligés à réfléchir à des solutions plus créatives.
L'invitation ukrainienne pour les juifs à revenir était une aubaine.ř En
parlant du contexte, une source bien placée dans les milieux du
renseignement a déclaré : ŘNous ne disons pas que tous les juifs
ashkénazes doivent retourner en Ukraine. Évidemment, ce n'est pas
possible. La presse comme d'habitude exagère et sensationnalise ; c'est
pourquoi nous avons besoin d'une censure militaire.ř
Tous les juifs qui souhaitent revenir en tant que citoyens seraient
sans condition les bienvenus, d'autant plus s'ils prennent part à
lřapport promis d'une assistance militaire israélienne massive, tels que
des troupes, de l'équipement mais aussi la construction de nouvelles
bases. Si le transfert initial fonctionne, d'autres colons de Cisjordanie
seraient également encouragés à s'installer en Ukraine.
Après que l'Ukraine, confortée par ce soutien, aura rétabli le
contrôle sur tout son territoire, la République autonome actuelle de
Crimée deviendra une fois de plus un domaine autonome juif. Le
nouvel empire médiéval à échelle réduite de Khazaria (comme était
appelée aussi autrefois la péninsule) serait appelé, en yiddish,
Chazerai... ŘNous aimerions le considérer comme une sorte de pays lointain, loin
316
Dites la vérité et vous humilierez le diable
de la maisonř, a ajouté la source de renseignements anonyme. ŘOu
l'original‘, a-t-il dit avec un clin d'oeil.
Après tout, Herzl sřest exprimé à propos de lřancienne-nouvelle
terre, n'est-ce pas ? Rétrospectivement, nous aurions dû voir cela
arriver, a déclaré un respectable département d'état arabisant,
énumérant sur ses doigts les faits suivants : un rapport peu
remarqué indiquant que la Russie est en train dřenrayer la contrebande
israélienne d'artefacts khazars ; décisions de l'Espagne et du Portugal
de donner la citoyenneté aux descendants des juifs qui en furent
expulsés ; ainsi que la preuve que dřanciens soldats de Tsahal étaient
déjà en train de prendre la tête des milices en soutien au
gouvernement ukrainien. Et maintenant, peut-être aussi la possibilité
que le jet malaisien manquant (N.B. MH370) ait été détourné vers
l'Asie centrale. (The Times of Israel, 18 mars 2014 ; goo.gl/E9KFbS).
La Ŗcommunauté internationaleŗ, menée par les intérêts américains, a
également été contrariée par le président Russe, Vladimir Poutine, dans sa
tentative de capture de la Crimée, pas nécessairement pour des raisons
patriotiques, mais peut-être parce que les camps apparemment opposés
doivent être maintenus dans leur rôle un peu plus longtemps. (Nombreux
sont ceux, moi compris, qui voudraient croire que Poutine est un patriote
russe et ne fait pas partie du plan. Cependant, s'il est un patriote russe,
pourquoi visiter Israël en 2005 et pourquoi consentir à porter un petit
couvre-chef ridicule et pourquoi partir pêcher avec George Bush en 2007
- ce voyage n'était à coup sûr ni nécessaire ni convivial pour un dirigeant
véritablement indépendant - pourquoi avoir libérer Mikhaïl
Khodorkovski ?) Cependant, j'aimerais encore pouvoir conserver l'espoir
que la Russie de Poutine puisse être le rempart et le sauveur face à la
force monstrueuse qui menace dřengloutir la planète entière.
Reuters a déclaré : ŖLors dřune conversation téléphonique dimanche
soir avec le président Poutine, la chancelière Angela Merkel lřa accusé
d'avoir contrevenu au droit international en faisant intervenir la Russie de
façon inacceptable en Crimée.ŗ (BZ/Reuters, 2 mars 2014).
ŖVölkerrechtŗ signifie, traduit grossièrement, Ŗloi populaireŗ, ou plus
officiellement Ŗdroit international humanitaireŗ. Si la grande majorité des
habitants de la Crimée, eux-mêmes étant Russes, votent pour l'adhésion à
la Russie voisine, c'est un exemple parfait de lřaccomplissement du droit
d'un peuple - si les droits des peuples comptent encore véritablement.
Chaque fois que l'expression banale Ŗla communauté internationaleŗ est,
quasiment religieusement, invoquée, généralement à l'appui d'une
317
Gérard Menuhin
ingérence ou d'une sanction militaire contre un État tombé en disgrâce, il
convient de se demander exactement de quel corps on parle. Une
communauté est normalement définie comme un Ŗcorps socialŗ ou
Ŗcorps d'hommes vivant dans la même localité/ayant en commun une
religion, une profession, etc.ŗ. (Concise Oxford Dictionary). Cependant, la
communauté internationale invoquée par les politiciens est une
communauté de gouvernements, plus que jamais sous lřemprise de la
finance internationale, recouvrant la planète telle une masse de nuages
inquiétante, communauté de gouvernements déconnectée du vrai peuple,
peu importe leurs intérêts communs. Les conflits meurtriers réguliers ne
ne relèvent pas de l'intérêt commun d'une communauté, internationale ou
pas.
Il y a plus de 400 ans, le politicien florentin Niccolo Machiavelli
s'est engagé dans une étude approfondie des méthodes utilisées par
divers dirigeants pour atteindre le pouvoir... Les constatations de
Machiavelli et d'autres qui étudient le pouvoir décrètent que, pour
obtenir le pouvoir, il est essentiel d'ignorer les lois morales de
l'homme et de Dieu ; que les promesses ne doivent être faites que
dans l'intention de tromper et d'induire en erreur les autres afin quřils
sacrifient leurs propres intérêts ; que les plus brutales atrocités doivent
être commises comme une simple commodité ; que les amis ou les
alliés doivent être bien entendu trahis dès qu'ils ont servi leur objectif.
Mais, il est également décrété que ces atrocités doivent être cachées
aux personnes ordinaires, sauf dans le cas où elles servent à terroriser
le cœur des adversaires ; qu'un aspect fallacieux de bienveillance doit
être maintenu en place et profite au plus grand nombre de personnes
ainsi quřun aspect d'humilité, afin dřobtenir autant d'aide que possible.
(E.C Knuth dans son livre The Empire of the ‗City‘: The Secret History of
British Financial Power, Book Tree, San Diego, Californie, 2006).
Les États-Unis doivent être considérés comme le sous-traitant des
vrais auteurs : lřŖAmérique exceptionnelleŗ (Obama, 24 septembre 2013) est
dirigée par le Ŗpeuple éluŗ ; ils ont tous deux respectivement décrété leur
propre spécificité. Tout comme lřOTAN, la CIA et divers mercenaires,
avec le soutien de l'UE, réussissent à s'infiltrer, à déstabiliser et à dominer
un pays après l'autre et à leur imposer une dépendance coloniale
permanente (polluant simultanément le sol avec des munitions d'uranium
appauvries dřune demi-vie de 4,5 milliard d'années), l'objectif juif de la
propriété universelle se rapproche de sa réalisation. Plus l'UE entend
dicter à ses populations les moindres détails touchant leur quotidien, plus
318
Dites la vérité et vous humilierez le diable
cette ingérence abjecte sřapparente à la loi rabbinique. Ainsi, le monde
devient progressivement un grand ghetto.
Toutes les propriétés des autres nations appartiennent à la nation
juive, qui est donc habilitée à les saisir sans scrupules. Un juif
orthodoxe n'est pas tenu d'observer les principes de la morale envers
les personnes d'autres tribus. Il peut agir contrairement à la moralité,
si cřest avantageux pour lui-même ou pour les juifs en général.
(Schulchan Aruch, Choszen Hamiszpat 348, le Code de la loi juive,
rédigé en 1563, cf. Shneur Zalman, Shulchan Aruch of Rabbi Shneur
Zalman of Liadi, Kehot Publication Society, Brooklyn 2014).
***
Souvenez-vous mes enfants, que toute la Terre doit nous
appartenir à nous, les juifs, et que les Gentils, qui ne sont que des
excréments d'animaux, ne doivent rien posséder. (Amschel Mayer
Rothschild sur son lit de mort, 1812, selon le major-général comte
Cherep-Spiridovich).
***
Le peuple juif pris collectivement sera lui-même son Messie. Son
règne sur lřUnivers sřobtiendra par lřunification des autres races
humaines, la suppression des frontières et des monarchies... et
l'établissement d'une République Universelle qui reconnaîtra partout
les droits de citoyens aux juifs. Dans cette organisation nouvelle de
l'humanité [le Nouvel ordre mondial], les Řfils d'Israëlř… deviendront
sans opposition lřélément partout dirigeant... Les gouvernements des
nations formant la République Universelle passeront tous, sans effort,
dans des mains israélites... La propriété individuelle pourra alors être
supprimée par les gouvernements de race judaïque qui administreront
partout la fortune publique. Ainsi sera réalisée la promesse du Talmud
que, lorsque les Temps du Messie seront venus, les juifs tiendront
sous leurs clefs les biens de tous les peuples du monde. (Baruch Lévy
dans une lettre à Karl Marx, citée par Salluste, ŘHenri Heine et Karl
Marx : Les origines secrètes du bolchevismeř, La Revue de Paris, 1er
juin 1928, pp. 567-589, p. 574).
Original reproduit sur la page suivante uniquement parce que certains
trolls d'Internet, probablement juifs, affirment que c'est faux
(goo.gl/xEcauF). Il suffit de lire l'article entier à goo.gl/ca6ccd afin de
juger par vous-même.
319
Gérard Menuhin
320
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Le gouvernement israélien engagera des centaines d'étudiants, qui
diffuseront des articles pro-israéliens et commenteront des articles
anti-israéliens sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.
Les étudiants recevront des bourses complètes en retour.
(www.gegenfrage.com, 16 août 2013)
***
Le bureau du Premier ministre prévoit de former, en collaboration
avec l'Union nationale des étudiants israéliens, des unités secrètes au
sein des sept universités israéliennes qui s'engageront dans la
diplomatie publique en ligne (hasbara). (Haaretz)
ŖDiplomatieŗ ! Ce nouveau département quasi-gouvernemental est
probablement maintenant en train dřimplanter son écran de fumée (site
Internet ŖCaméraŗ ?), mais de simples réfutations, accompagnées de
preuves peu convaincantes, ne peuvent pas contredire les fanfaronades
juives, désormais si nombreuses qu'elles sont impossibles à rétracter ou à
effacer.
Quels comédiens dřopéra comique ces juifs ! Quel laiton ! De fait,
certaines loges maçonniques attribuent des valeurs métalliques. Peut-être
que cette effronterie impudente accompagne la troisième étape dans la
détérioration humaine : l'or, l'argent, le laiton. Pourtant, il paraît que la
franc-maçonnerie est une société d'hommes préoccupés par les valeurs
morales et spirituelles plutôt que matérielles. Si un homme vous abordait
dans la rue et affirmait dřun air sérieux son droit à votre propriété, quelle
serait votre réaction ? Plaisanterie mise à part, sřil se trouvait que votre
propriété n'était que fractionnaire, cet homme pourrait en fait posséder le
reste dans le cadre d'un contrat auquel vous avez consenti.
Les 6.200 pages du Talmud sont apparues entre 200 à 500 ŖECŗ
(Wikipédia) (ŖL'ère communeŗ : AEC [avant l'ère commune] et EC Ŗc'est une tentative à peine voilée par les athées et les religieux autres que
les chrétiens pour supprimer les références religieuses chrétiennes de
notre culture.ŗ (www.biblequestions.org).
L'utilisation de l'abréviation EC a été introduite par des
universitaires juifs au milieu du 19ème siècle. Depuis la fin du XXe
siècle, l'utilisation de EC et AEC a été popularisée dans les
publications académiques et scientifiques et plus généralement par les
éditeurs souhaitant souligner la laïcité et/ou la sensibilité aux nonchrétiens. (Wikipédia).
321
Gérard Menuhin
***
La première déclaration sans équivoque attribuée à Moïse est
contenue dans le Talmud, e.c. 200-500, où les rabbins discutent
exactement comment la Torah a été transmise à Moïse.
(www.cs.umd.edu/~mvz/bible/doc-hyp.pdf).
***
La paternité de Moïse est la tradition juive (plus tard adoptée par
les savants chrétiens) selon laquelle la Torah a été dictée à Moïse par
Dieu, à l'exception des huit derniers versets du Deutéronome, qui
décrivent la mort et l'enterrement de Moïse. (Louis Jacobs, The Jewish
Religion: A Companion, Oxford University Press, Oxford/New York
1995, p. 375).
En ce qui concerne Moïse, il n'y a aucune preuve que ce personnage
louable nřait jamais existé. En effet, on pourrait affirmer à juste titre que
les mensonges ont commencé avec lui. Le fait même que Moïse ait vécu
fait lřobjet dřun litige... ŖIls vous racontentŗ, disait le feu rabbin Emil Hirsch,
Ŗque Moïse n'a jamais existé. J‘acquiesce. S'ils me disaient que l'histoire venue
d'Égypte est de la mythologie, je ne protesterai pas. C'est de la mythologie...ŗ
Que Moïse ait existé ou non, il ne peut pas avoir mené d'exode
massif d'Égypte jusquřen Canaan (Palestine). Aucune tribu israélite
clairement définie nřa existé (dřaprès le rabbin Elmer Berger avec qui
mon grand-père correspondait), à un aucun moment durant la période
où qui que ce soit se faisant appeler Moïse ait pu guider quelques
petits groupes de personnes hors du joug égyptien. Les Habiru
(Hébreux) étaient alors déjà établis en Canaan… leur nom, Habiru, ne
dénotait aucune identité raciale ou tribale ; il signifiait Řnomadesř.
(Douglas Reed, The Controversy of Zion, op. cit., p. 4).
Le Talmud est une collection de livres qui fournit une trace écrite de
rabbins juifs qui discutent de la loi juive, de l'éthique, des coutumes et de
l'histoire ; ce n'est pas un livre religieux, dans le sens dévot ou spirituel.
Selon le Talmud :
1. Les chrétiens sont des idolâtres
2. Les chrétiens sont pires que les Turcs
3. Les chrétiens sont des meurtriers
4. Les chrétiens sont des fornicateurs
5. Les chrétiens sont impurs
6. Les chrétiens sont comparés au fumier
7. Les chrétiens ne sont pas comme des hommes, mais des bêtes
322
Dites la vérité et vous humilierez le diable
8. Les chrétiens ne diffèrent des bêtes que par la forme. Le Talmud
dit : ŖDieu les a créés sous la forme d'hommes pour la gloire
d'Israël. Mais les Akum [non-juifs] ont été créés à la seule fin de les
servir [les juifs] jour et nuit. Ils ne peuvent pas non plus être
déchargés de ce service. Il est bien seyant au fils d'un roi [un
Israélite] que les animaux dans leur forme naturelle, et les animaux
en forme d'êtres humains doivent le servir.ŗ
9 Les chrétiens sont des animaux
10. Les chrétiens sont pires que les animaux
11. Les chrétiens se propagent comme des animaux
12. Les chrétiens sont les enfants du diable
13. Les âmes des chrétiens sont mauvaises et impures
14. Après la mort, ils descendent en enfer
(Rev. Ignatius Pranaitis, The Talmud Unmasked, 1892, plusieurs
réimpressions, par exemple, CreateSpace, 2015).
Une partie de la nation juive reconnaissait Jésus comme le Messie,
les autres, surtout des pharisiens vaniteux, ne voulurent pas le
reconnaître, ils persécutèrent Ses disciples et ils inventèrent beaucoup
de prescriptions qui ordonnaient aux juifs des persécutions contre les
chrétiens.
Ces lois, ainsi que des histoires dřanciens rabbins, ont été
recueillies en l'an 80 après J.C. par le rabbin Johanan ben Sakai et ont
finalement été complétées autour de l'année 200 par le rabbin Jehuda
Hannasi, et ainsi la ŘMishnař fut établie. Les rabbins ont ensuite ajouté
beaucoup d'autres choses à la ŘMishnař et vers 500 après J.C., le rabbin
Huna ben Achai put désormais rassembler ces appendices pour
former un volume séparé, appelé ŘGémarař. La ŘMishnař et la ŘGémarař
forment ensemble le Talmud.
Dans le Talmud, les rabbins qualifient les chrétiens dřidolâtres, de
meurtriers, de prostitués, dřexcréments, dřanimaux sous forme
humaine, pire que des animaux, de fils du diable, etc. Les prêtres sont
appellés Řkamarimř, c'est-à-dire des devins et Řgalachimř, ceux au crâne
rasé, et surtout, ils détestent les âmes consacrées à Dieu dans la vie
religieuse.
Au lieu de Řbejs tefillahř, maison de prière, ils appellent l'église Řbejs
tiflař, maison de la bêtise. Ils appellent les images, les médailles, les
chapelets, etc., Řelylymř, c'est-à-dire des idoles. Dans le Talmud, les
dimanches et les fêtes sont appelés Řjom ejdř, ou jours de perdition. Ils
enseignent, en outre, qu'un juif est autorisé à tromper, à voler un
chrétien, puisque Řtoute propriété des mécréantsř, c'est-à-dire des
323
Gérard Menuhin
chrétiens, Řest comme le désert : le premier qui la prend devient son
propriétaireř. [Une magnifique collection de Ŗloisŗ talmudiques se
trouve sous ŖBribes dřinformation Talmudiquesŗ. Selon
l'enseignement juif, le devoir de chaque juif est d'étudier le Talmud
jour et nuit. Toute autre occupation n'est autorisée que parallèlement
à l'étude du Talmud. GM].
Ce livre, composé de douze volumes qui incite à la haine contre le
Christ et contre les chrétiens, est appris par cœur par les rabbins et est
utilisé comme base pour enseigner aux gens, qui sont instruits qu'il
s'agit d'un livre sacré, plus important que les saintes Écritures, à tel
point que même Dieu consulte l'expertise des rabbins contenus dans
le Talmud. Il n'est donc pas surprenant que ni le juif ordinaire ni le
rabbin n'ait compris la religion du Christ, nourris comme ils sont
uniquement par la haine envers leur Rédempteur, enfouis dans les
affaires d'ordre temporel, avides d'or et de pouvoir, ils ne peuvent
même pas imaginer combien la paix et le bonheur sur cette terre sont
offerts par Son fidèle, ardent et généreux amour du crucifié !
Comment il [lřamour] surpasse tous les Řplaisirsř des sens ou de
l'intelligence offerts par ce monde misérable ? (M. Kolbe, op. cit., Vol.
3. p. 253).
L'explication la plus convaincante de leur nature retrace le
comportement des juifs le plus souvent à une croyance raciste du peuple
élu conçue par la petite tribu de Juda, en 458 av. J.C. ; une doctrine
fondée sur l'exploitation et l'usurpation. Ce matérialisme fondamental
écarte le judaïsme de la spiritualité qui anime le christianisme dans ses
formes les plus exaltées, en substance comme dans la croyance. Peut-être
est-ce dans une comparaison de leurs lieux de culte respectifs que nous
devrions rechercher les différences entre les chrétiens et les juifs. Les
églises et cathédrales traditionnelles catholiques et protestantes sont
inspirantes, aussi bien en terme de structure que dřornement. Distingués
pour leur individualité architecturale et leur beauté intemporelle, à
lřintérieur comme à lřextérieur, ce sont quelques-uns des édifices
historiques les plus mémorables qui existent encore. Leur magnificence et
leur sérénité les classent comme lieux non seulement de culte, mais aussi
de réflexion et de paix. Leurs clochers sřétirent vers l'infini, comme leurs
constructeurs l'ont imaginé, vers Dieu. Même dans les agglomérations
détériorées et surchargées d'aujourd'hui, nous pouvons trouver des
églises, guidées par leurs flèches, souvent les seuls monuments survivants
à la dignité, à la foi, à l'inclusivité. (L'islam est aussi une foi inclusive.) La
foi, par opposition à la religion, est une digne manifestation de l'effort de
324
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'homme pour comprendre, pour se réconcilier avec sa situation difficile
et sa mortalité. Élevé au-dessus du simple matérialisme, la foi chrétienne
est ancrée dans l'intangible : l'âme.
En revanche, la synagogue est souvent quelconque vue de l'extérieur
et guère plus intéressante à l'intérieur, dernièrement ce serait même plus
façon bunker sur la défensive. L'apparence assez quelconque et aseptisée
de nombreuses synagogues est une manifestation de banalité ; d'absence
de caractère et de matérialisme indéfinissable et grossier, quête
typiquement juive. Elle ne peut pas être enveloppée de dignité par le mot
Ŗfoiŗ. La croyance religieuse juive, exprimée dans la doctrine talmudique,
est militante, raciste, exclusive et sans âme. Sa seule foi est l'argent. (En
vérifiant les mots Ŗâme juiveŗ sur Google, on tombe sur le site
www.jewishmag.com, où figurent un piéton et un article peu convaincant
intitulé ŖLa spécificité de l'âme juiveŗ. L'affirmation selon laquelle l'âme
juive est unique est prévisible, mais, de peur que le lecteur ne craigne
sřêtre éloigné de l'intérêt principal, juste au-dessus du titre, une main de
dessin animé agite une tasse accompagnée du mot Ŗfaire un donŗ Ŕ une
incitation à lřégard des lecteurs bienveillants à financer davantage de
propagande.).
Vous demandez quelle était la philosophie des juifs ; la réponse
sera très courte : ils n'en avaient pas. Leurs législateurs eux-mêmes ne
parlaient jamais expressément ni de l'immortalité de l'âme ni des
récompenses d'une autre vie. (Voltaire, Dictionnaire philosophique,
Gabriel Grasset, Genève 1764, art. ŖJuifsŗ).
Sans vouloir ni avoir besoin d'entrer dans une discussion sur les
origines des Évangiles ou leur élévation en livres sacrés par l'Église
chrétienne qui, par son interprétation supérieure de ces écritures et une
médiation unique avec Dieu par le Vicaire du Christ et ses confrères dans
la religion et leurs innombrables serviteurs dispersés à travers le monde, a
accumulé énormément de pouvoir et de richesses, on peut supposer que
les juifs étaient guidés par un même opportunisme. Cependant, nřétant
par entravés par leur nature par la spiritualité, l'énigme de l'immortalité de
l'âme ne les préoccupait guère, mais ils sont allés droit au but : le butin.
C'est-à-dire qu'ils ont d'abord créé un dieu à leur image et selon leurs
désirs. Ce dieu anthropomorphisé leur a à son tour accordé tout ce qu'ils
souhaitaient, un arrangement tout à fait pratique. (Dr. Oscar Levy : ŖNe
sont-ils pas les inventeurs du mythe du peuple élu ?ŗ)
325
Gérard Menuhin
Le dieu du matérialisme n'est donc pas distant comme cřest le cas du
Dieu chrétien ; il est terre à terre et de connivence avec ses créateurs, le
copain en chef du capitalisme avide et sans entraves.
Ce n'est pas un hasard si le judaïsme a donné naissance au
marxisme, et ce n'est pas un hasard si les juifs ont facilement adopté le
marxisme ; tout cela était en parfait accord avec les progrès du
judaïsme et des juifs.
Les juifs doivent se rendre compte que l'Éternel ne demeure plus
dans les cieux, mais il habite en nous ici même sur la terre ; nous ne
devons plus regarder Jehovah comme au-dessus de nous et en dehors
de nous, mais nous devons le voir juste en nous. (Rabbi Harry
Watons, A Program for the Jews. An Answer to All Anti-Semites, Comité
pour la préservation des juifs, New York, 1939).
Selon l'Institut israélien de la démocratie, environ les deux tiers des
juifs israéliens estiment que les juifs sont le Ŗpeuple éluŗ :
Or il arrivera que si tu obéis exactement à la voix de l'Éternel
ton Dieu... l'Eternel ton Dieu te donnera la supériorité sur toutes
les nations de la terre. (Deutéronome 28: 1).
***
Car tu es un peuple saint pour l'Éternel, ton Dieu, et l'Éternel, ton
Dieu, t'a choisi pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre
tous les peuples qui sont sur la face de la terre. (Deutéronome 14: 2).
***
Le livre se compose de trois sermons ou discours prononcés aux
Israélites par Moïse sur les plaines de Moab, peu de temps avant qu'ils
nřentrent en Terre promise... Les savants ont admis que le noyau du
Deutéronome avait été composé à Jérusalem au 7ème siècle av. J. C.
dans le contexte des réformes religieuses avancées par le roi Josiah (a
régné de 641 à 609 av. J.-C.). (Wikipédia).
Peut-être quřune légère confusion règne ici : le Dieu des juifs est-il
Lucifer ou Jéhovah ? Ou est-ce qu'il est les deux ? Jéhovah Ŗhabite en
nous ici même sur la terreŗ, si terrestre et matériel, et les juifs Ŗne doivent
plus le regarder comme au-dessus de nousŗ. Cela ressemble plus à Lucifer
selon moi. Est-ce que la Ŗdécouverteŗ que les juifs ont faite au 7ème
siècle selon laquelle ils étaient le Ŗpeuple éluŗ et selon laquelle ils auraient
hérité du monde entier a quelque chose à voir avec son attrait en tant que
326
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ŗreligionŗou au système de croyance du roi Bulan de Khazaria au 8ème
siècle ?
Jéhovah nřa de dieu que le nom ; ses administrateurs proprement dit
sont les usuriers, (les Sanhédrins (officiels) que Jésus a expulsés du
temple), mais plus immédiatement, les rabbins, qui, au moyen de 613
commandements, instruisent et maintiennent une main de fer sur leurs
cheptels ghettoïsés.
Contrairement au mythe populaire et à la propagande, le ghetto est
une institution juive. C'est un ghetto de l'esprit, aussi bien que
d'habitation. Que ce soit dans la gare principale de Zürich ou à
Hampstead Heath, on peut rencontrer des groupes isolés de petits
enfants, vêtus de noir et papillotés conduits dřun pas précipité par des
superviseurs adultes dans leur monde parallèle et obscurantiste, coupés de
l'illumination. En théorie, selon la conception talmudique, tous les juifs
devraient être confinés aux ghettos, afin qu'ils puissent être isolés de
l'influence extérieure et éduqués par leurs chefs religieux pour se
conformer à la croyance talmudique étroite, sectaire et uniforme.
Il n'y a pas d'action trop
scélérate dont la pratique ne soit
pas élucidée par certaines lois
talmudiques. Même l'ordre dans
lequel un juif devrait mettre ses
chaussures est défini. Ainsi, tous les
juifs orthodoxes sont rappelés par
leurs minuties quotidiennes à leur
obligation envers leur Dieu et leur
devoir envers leur cause. Israël est
simplement le plus grand ghetto. Ce
n'était pas à l'origine leur pays
d'immigration qui restreignait les
juifs dans leur cupidité, mais Ŗle
Talmud qui interdit au juif presque
toutes les activités autres que
l'accumulation d'argentŗ (ŖIls ne
concédaient seulement que le
Jeune juif orthodoxe
minimum aux gens autour dřeux
afin de rendre leurs activités économiques possiblesŗ) Dr. Josef
Kastein/Julius Katzenstein, History and Destiny of the Jews, Lane, Londres,
327
Gérard Menuhin
1933/1935, cité dans The Controversy of Zion de Douglas Reed, op. cit.,
p. 98).
Ainsi limités et convaincus qu'ils sont le Ŗpeuple éluŗ, ils démontrent
naturellement l'arrogance de l'ignorance.
Deux juifs érudits, Moïse Maïmonide et Moïse Mendelssohn, ont
essayé à différents moments de détourner les enseignements du Talmud
vers des voies plus éclairées :
Moïse Maïmonide a rédigé un code célèbre des principes du judaïsme
et a écrit : ŖIl est interdit dřescroquer ou de tromper quiconque en
affaires. Les judaïstes et les non-judaïstes doivent être traités de la même
manière... Ce que certaines personnes imaginent, qu'il est possible de
tromper un Gentil, est une erreur basée sur l'ignorance... La tromperie, la
duplicité, la tricherie et la mise en échec dřun Gentil sont méprisables
pour le Tout-Puissant, comme Řtout ce qui est contraire à lřéthique,
est une abomination pour le Seigneur, ton Dieu.řŗ
Les Talmudistes ont dénoncé les Maïmonide à l'Inquisition, en disant :
ŖRegardez, il y a parmi nous des hérétiques et des infidèles, car ils ont été
séduits par Moïse Ben Maïmonide.ŗ
Les legs de ses livres ont été brûlés à Paris et à Montpellier, l'édit
dřincinération des livres de la loi talmudique étant ainsi rempli. Sur sa
tombe, les mots suivants furent gravés : ŖIci repose un juif excommuniéŗ
(The Controversy of Zion, Ibid., p. 100).
Moïse Mendelssohn a déclaré que Ŗle judaïsme n'est pas une religion,
mais une loi imprégnée de religionŗ. Il a proclamé l'hérésie selon laquelle
les juifs, tout en conservant leur foi, devraient sřintégrer à leurs
semblables. Cela signifiait se libérer du Talmud et revenir à l'ancienne
idée religieuse dont les protestataires israélites avaient donné des signes.
Sa réflexion était : ŖOh, mes frères, suivez l'exemple de l'amour, comme
vous l'avez fait jusqu'à présent, avec celui de la haine.ŗ
Mendelssohn prépara pour ses enfants une traduction allemande de la
Bible, qu'il a ensuite publiée pour un usage général parmi les juifs. Le
rabbinat talmudique, déclarant que Ŗla jeunesse juive apprendrait la
langue allemande à partir de la traduction de Mendelssohn, plus qu'une
compréhension de la Torahŗ, lřinterdit : ŖIl est interdit à tout fidèle au
judaïsme d'utiliser la traduction sous peine d'excommunicationŗ. Ils ont
alors fait brûler publiquement la traduction à Berlin. (Ibid., p. 101).
Lřorigine de la religion juive telle qu'elle est aujourd'hui, sans
interruption, à travers tous les siècles, remonte aux Pharisiens. Leurs
328
Dites la vérité et vous humilierez le diable
principales idées et méthodes se sont manifestées dans une littérature
dřune ampleur impressionnante, dont une bonne partie existe encore.
Le Talmud est la pièce unique la plus grande et la plus importante de
cette littérature... et l'étude de celle-ci est essentielle pour une véritable
compréhension du pharisaïsme. (Encyclopédie juive universelle, 1943). Le
pharasaïsme est devenu le talmudisme... Mais l'esprit de l'ancien
pharisien survit inchangé. Le Talmud tire son autorité du poste
occupé par les anciennes académies. (Rabbi Louis Finkelstein, 1937,
d'après Elizabeth K. Dilling, The Jewish Religion: Its Influence Today, 4e
éd., Noontide Press, Torrance, Cal., 1983).
Aparté :
Ainsi, Ŗpharisaïqueŗ, selon nřimporte quel dictionnaire des
synonymes, signifie aussi Ŗhypocriteŗ.
Le Talmud est aujourdřhui encore la sève au cœur de la
religion juive. Quelles que soient les lois, les coutumes ou les
cérémonies que nous observons - que nous soyons orthodoxes,
conservateurs, réformistes ou simplement sentimentalistes
spasmodiques - nous suivons le Talmud. C'est notre common
law. (Herman Wouk, New York Herald-Tribune, 1959).
***
Nous détestons le christianisme et les chrétiens. Même les
meilleurs d'entre eux doivent être considérés comme nos pires
ennemis. Ils prêchent l'amour du prochain et de la miséricorde, ce
qui est contraire à nos principes. L'amour chrétien est un obstacle
au développement de la révolution. Sřen est fini de lřamour envers
son prochain. Ce dont nous avons besoin, c'est de la haine ; cřest
ainsi seulement que nous pourrons conquérir l'univers. (A.
Lunacharsky, révolutionnaire marxiste et commissaire populaire
soviétique de l'éducation, selon Michael P. Riccards, Faith and
Leadership: The Papacy and the Roman Catholic Church, Lexington
Books, Lanham, Md., 2012, p. 387).
329
III
ÉTEINTE :
CIVILISATION
A
près un mauvais départ en 1993, lorsque je fus inspiré à
communiquer anonymement lřidée selon laquelle les partis
conservateurs devraient modérer leurs politiques en faveur de
l'environnement, sapant et rendant ainsi futiles les partis pseudo-verts Ŗde
gaucheŗ, j'ai différé tout contact direct avec le National Zeitung jusqu'à ce
que je lise, en 2004, que les deux principaux partis allemands de droite,
NPD et DVU, avaient uni leurs forces. Le plus jeune des deux, le DVU,
était la création du docteur Frey, le propriétaire du journal. Le moment
semblait propice.
Je me souviens avoir souri comme un imbécile, à l'occasion de notre
première réunion, fin 2004. Je me suis senti immédiatement chez moi,
d'autant plus lorsque je reconnus une photo de mon grand-père sur
l'étagère supérieure de sa bibliothèque. Cette bibliothèque s'étendait sur
trois côtés de la pièce et presque jusqu'au plafond. Le quatrième côté était
occupé par une porte en verre, donnant sur un balcon. Ici, son fils nous a
photographiés ensemble, mon rictus à la gargouille encore accroché sur
mon visage. Après toutes ces années, j'eus l'impression d'avoir finalement
atterri au bon endroit.
Au déjeuner, dans un de ses restaurants italiens préférés, j'ai pu lui
poser quelques-unes des questions qui m'avaient dérangé sur la guerre.
Pourquoi, par exemple, l'évacuation de Dunkerque a-t-elle été autorisée,
alors que Hitler avait l'opportunité de capturer l'ensemble de l'Armée
britannique ? Ce fut un dernier subterfuge afin dřobtenir un accord avec
la Grande-Bretagne, a-t-il dit. En fait, depuis l'accord de Munich en
septembre 1938, Hitler sřest laissé convaincre qu'il existait en GrandeBretagne un mouvement fort pour l'apaisement et contre la guerre avec
l'Allemagne, un mouvement mené par Chamberlain, qui contrebalancerait
en importance et en incidence la faction bellisiste de Churchill. Cette
Gérard Menuhin
illusion fut favorisée par le banquier Kurt von Schröder, qui soutenait la
ŖFraternité anglo-allemandeŗ (une organisation à laquelle appartenaient
de nombreux industriels et entreprises britanniques de premier plan).
Dřoù, la réticence d'Hitler à attaquer la Force expéditionnaire britannique
dans sa position désespérée sur les plages.
Cette vision erronée explique également le vol de Rudolf Hess vers la
Grande-Bretagne en mai 1941, la tentative ultime de proposer un plan de
paix avant l'offensive de juin contre la Russie. C'est au domicile de
Schröder à Cologne, en janvier 1932 et en janvier 1933, que les réunions
capitales se sont déroulées au cours desquelles Hitler fut assuré d'un
soutien financier pour le NSDAP alors en faillite et dřun soutien pour sa
chancellerie. (Le soutien de Schröder peut en fin de compte être attribué
à N.M. Rothschild/La banque dřAngleterre - E. Mullins, The Secrets of the
Federal Reserve, Institut de recherches bancaires Staunton, Va., 1983/1991,
p. 92 - même si Hitler savait ou devinait l'origine de cet argent, on peut
supposer qu'il n'a pas tenu compte des injonctions qui lui étaient
attachées.) Même si j'avais été conscient de ces faits à ce moment-là, je
doute que le docteur Frey eût voulu en discuter.
Il (Hitler) nous a ensuite étonnés en parlant avec admiration de
l'Empire britannique, de la nécessité de son existence et de la
civilisation que la Grande-Bretagne avait apportée dans le monde. Il
fit observer, avec un haussement d'épaules, que la création de son
Empire ne sřétait pas réalisée sans difficultés, mais Řon ne fait pas
d'omelette sans casser des oeufs.ř Il a comparé l'Empire britannique à
l'Église catholique disant qu'ils étaient tous deux des éléments
essentiels à la stabilité dans le monde. Il disait que tout ce qu'il
attendait de la Grande-Bretagne cřétait qu'elle reconnaisse la position
de l'Allemagne sur le continent, que le retour des colonies allemandes
était souhaitable, mais pas essentiel, et il proposait même de mettre à
la disposition de la Grande-Bretagne des troupes de soutien si besoin
était et ce, où que ce soit. (L'historien Basil Liddell Hart, citant le
général von Blumentritt au sujet de l'ordonnance d'arrêt à Dunkerque,
The Other Side of the Hill, Pan Books, Londres, 1983, p. 200).
Hitler ne s'est pas rendu compte que la Grande-Bretagne nřétait plus
anglaise depuis la fin du 17ème siècle, pas plus que la France nřétait
française depuis la fin du 18ème siècle. L'esprit indigène de ces pays avait
été rongé par un incube qui les marquait grâce à la création d'une banque
centrale privatisée. L'Allemagne a subi ce détournement seulement en
1873, en raison de son unification tardive en tant que Reich en 1871.
332
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Finalement, le docteur Frey me demanda si jřaccepterais dřêtre
interviewé pour le journal. J'acceptai. De retour chez moi, je me suis dit
que je ne voulais pas que ce contact se limite à cette unique rencontre. Je
proposai d'écrire une colonne régulière, intitulée ŖMenuhin et la façon
dont il voit le mondeŗ. Ainsi, commença une collaboration fructueuse qui
a duré jusqu'en octobre 2008. Cela s'est terminé à ce moment-là parce
que j'étais déçu de sa réticence à publier une interview que je venais juste
de faire avec l'avocate emprisonnée Sylvia Stolz, ce dont nous avions
pourtant convenu à l'avance. Cela a dû sembler trop sensible. En fait, son
refus a permi une exposition beaucoup plus large de l'interview sur
Internet, où elle a été traduite à partir de lřallemand, en français, en italien
et en anglais (www.adelaideinstitute.org/newsletters/426.htm).
ŘLe courage civique contraire au droitř est moins Řcourageux contre
la violence de droiteř que - du moins en termes de guerre
psychologique - Řla violence contre le droitř, il n'a pas besoin de
courage particulier. Sylvia Stolz a montré ce quřest le courage, en
sřopposant à ŘlřÉtat vassal quřest la République fédéraleř [de
l'Allemagne] et ce faisant a pris tous les risques : son existence sociale,
sa profession, sa liberté, peut-être même sa vie. Elle a
incontestablement transgressé les limites de la République fédérale, ce
qui fit dřelle rien de moins quřun hors-la-loi. Elle fut empêchée - par
Řla justice vassaleř, Řau nom du peupleř Ŕ de sřacquiter de son mandat,
condamnée en toute illégalité et arrêtée dans la salle d'audience même.
Les juges qui ont fait cela se sont révélés être dřirrécupérables
charlatans qui méritent notre mépris... Elle a décrit correctement la
position judiciaire de l'Allemagne et celle du Reich allemand. (Horst
Karl August Lummert, commentateur juif et auteur,
Yishmaelonline.Blogspot, goo.gl/MWt2WD, 1er février 2008).
Au fil du temps, je finis par douter de l'engagement sincère du docteur
Frey et de son National Zeitung dans la cause que j'avais dřoffice supposée
que nous partagions. Compte tenu de sa capacité à acquérir le journal en
1958, à un moment où les Alliés étaient encore particulièrement attentifs
à la transmission de la propriété des médias, sur lesquels ils avaient un
contrôle total, on peut se demander si le docteur Frey avait fait certaines
promesses, signé certains engagements, limitant l'étendue de ses effusions
patriotiques. Le journal sřest toujours démarqué de la défense des valeurs
allemandes traditionnelles et de la Wehrmacht allemande de la nostalgie
du National-Socialisme (le journal était initialement financé en partie par
la CIA). Cependant, ces doutes ne sont apparus que plus tard. Au début,
333
Gérard Menuhin
j'étais simplement satisfait de pouvoir ajouter ma voix à l'appui de la
vérité. Lisez ce qui suit :
Loi SHAEF n° 191. Jusqu'à l'adoption de nouvelles lois par le
gouvernement militaire, sont interdites : l'impression et la distribution
de journaux, magazines, livres, affiches et autres imprimés de toutes
sortes, ainsi que l'activité et l'exploitation de bureaux de
correspondance de presse et agences de presse.
Écrire implique que lřon sřattend à ce que quelqu'un va lire ce que l'on
écrit. À une époque où le nombre de personnes qui lisent encore va en
décroissant, l'expression de Bulwer-Lytton ŖLe stylo est plus puissant que
l'épéeŗ risque de perdre sa pertinence. Néanmoins, j'espérais faire une
différence, aussi minime soit-elle. Il nřa jamais été question de
rémunération et, en effet, j'ai trouvé comme je l'avais auparavant, pendant
les années où je m'étais occupé de formation à la restauration
architecturale, quřêtre son propre maître autorise le genre de liberté
d'action et de décision quřun travail dans une structure en échange dřun
salaire ne permet pas. Bien sûr, le journal imposait ses propres limites.
Mes contributions étaient révisées pour se conformer à la loi allemande,
en particulier, à la notoirement élastique loi Ŗ§130 Volksverhetzungŗ
(littéralement Ŗincitation des gensŗ, plus communément appelée
Ŗdiscours haineuxŗ), mais j'ai essayé de repousser les barrières autant que
possible. Bien que la vérité indiscutable soit disponible sur de nombreux
sites sur Internet, le paragraphe 130 garantit que toute personne qui
propage cette vérité sera poursuivie, vous pouvez connaître la vérité, mais
vous ne devez pas en parler.
Alors qu'auparavant, le ŖStammtischŗ (table des habitués) supposait un
groupe autonome de personnes partageant les mêmes idées, maintenant,
dans certains pays européens - la Suisse, par exemple - vous pouvez
partager une pensée avec une autre personne, mais la simple interception
par un tiers pourrait vous exposer à des poursuites.
Le droit suisse, 2007 : ŖLa juridiction nationale s'est ainsi exprimée
dans cette affaire : ŘLa liberté d'expression ne s'applique pas absolument ;
selon l'article 10 §2 EMRK, elle peut être soumise à des restrictions
légales, dans la mesure où cela est nécessaire pour le maintien de l'ordre
démocratique. Lřarticle 261a du Code pénal, comme d'autres
déterminations du Code pénal, représente, en ce sens, les limites légales
de la liberté d'expression, essentiellement garanties par l'EMRK. Les
tribunaux doivent interpréter cette détermination selon la constitution.řŗ
334
Dites la vérité et vous humilierez le diable
(Étude commandée par la Commission nationale contre le racisme,
Berne, 2007).
La contradiction flagrante d'une prétendue Ŗdémocratieŗ dans laquelle
la liberté d'expression n'est que relative n'a pas dissuadé les lamentables
lèche-bottes judiciaires qui ont fabriqué cette parodie de loi. Et qu'est-ce
que ce ŖEMRKŗ ? C'est l'abréviation allemande de la ŖConvention
européenne des droits de l'hommeŗ, cet ancien subterfuge fantastique
pour la répression sociétale, en association avec Eidgenössischen Kommission
gegen Rassismusou ŖCommission nationale contre le racismeŗ suisse, un
comité extra-parlementaire, dirigé depuis sa création en 1993 (sans
concours de circonstances aucun, juste avant l'introduction de la loi suisse
d'antiracisme 261a, en septembre 1994) par un certain Georg Kreis,
toujours à l'avant-garde de ces questions. Donc, cette cinquième colonne
permanente et son organisation vaniteuse ont incité les Suisses à se
museler eux-mêmes. Les droits de l'homme signifient en fait les droits des
juifs.
Mise à jour :
Le 20 février 2015. Le Conseil national suisse (gouvernement) a
annoncé qu'il travaillait depuis huit ans à la mise en place d'une autorité
Ŗdřopinionsŗ (ŖGesinnungsbehördeŗ). Ce projet complet a pour
objectif, avec l'aide dřŖinstruments de surveillanceŗ, systématiquement
et sur le long terme, de collecter les tendances racistes et
discriminatoires en Suisse. Ainsi, le gouvernement suisse envisage de
dépenser de l'argent public pour observer et enquêter sur les citoyens
suisses au moyen d'une sorte de Ŗpolice de la penséeŗ, en vue de
capturer et logiquement censurer leurs dispositions mentales.
Mise à jour:
2 avril 2015. À nouveau dans les journaux suisses : une bannière
avec l'inscription ŖLe football rend libreŗ au jeu Super-League jeudi à
lřAllmend de Lucerne dérange le bureau du procureur général. Il est en
train de vérifier si les fans du club de football de St. Gallen ont
contrevenu à la loi sur le racisme. Par leur allusion peut-être
involontaire mais humoristique au trop familier ŖArbeit Macht Freiŗ [le
travail rend libre], le malheureux club de football suisse peut avoir
rompu cette loi superflue.
335
Gérard Menuhin
ŖLe travail rend libreŗ (Arbeit Macht Frei) indique le panneau sur le
portail du camp de travail d'Auschwitz. Ce que peu de gens réalisent,
c'est que le bon comportement et les habitudes de travail peuvent
vous rendre libres. Beaucoup de prisonniers ont été libérés pendant la
guerre, Ŗmontrant que le but des camps était la réhabilitation et la
réforme, pas la torture et la répression.ŗ (Stephen A. Raper, ŖLes faits
sur les origines des camps de concentration et leur administrationŗ,
The Barnes Revue, janvier/février 2001.)
ŖTolérance obligatoireŗ. Dans le cadre de la rééducation forcée de la
planète qui est en cours, un document de 12 pages intitulé ŖStatut cadre
européen pour la promotion nationale de la toléranceŗ a été produit en
2012 (Ŗsoumis en vue d'être promulgué par les législatures des États
européensŗ), par une équipe dirigée par un professeur de Tel Aviv. Bien
que publié sous le logo de l'UE, il a été piloté par un juif israélien.
Apparemment, le pouvoir discrétionnaire n'est plus nécessaire : les juifs
sont juste à lřavant plan et mènent la promotion de leur propre marque de
tolérance, dont Israël ne possède pas encore le monopole de la
redéfinition du mot, mais domine assurément sa propre compréhension
de celui-ci. Lisez ce qui suit :
336
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Du 9 au 16 novembre 2008, l'ECTR était parmi les initiateurs et
les organisateurs d'une série d'évènements organisés dans le cadre de
la Semaine européenne de la tolérance à l'occasion du 70e anniversaire
de la Nuit de Cristal et de la Journée internationale de la tolérance. Au
cours des évènements officiels, l'ECTR a présenté au Parlement
européen un projet de Convention-cadre européenne sur la
promotion de la tolérance et la lutte contre l'intolérance et le concept
d'un livre blanc sur la tolérance. La Semaine européenne de la
tolérance a été coorganisée par l'ECTR, le Congrès juif européen, le
Parlement européen, l'Assemblée parlementaire du Conseil de
l'Europe, le Congrès juif russe, la Fondation du Forum mondial de
l'Holocauste et lřAutorité du Souvenir des martyrs et héros de
l'Holocauste de Yad Vashem. (ŖConseil européen sur la tolérance et la
réconciliationŗ, Wikipédia).
***
Le document a été officiellement présenté au public par le
président de l'ECTR (Conseil européen sur la tolérance et la
réconciliation) Alexander Kwasniewski et le coprésident de lřECTR
Viatcheslav [Moshe] Kantor [un autre] le 16 octobre 2012 à Bruxelles,
et plus tard a été transmis à Martin Schulz, président du Parlement
européen [un laquais diligent]. Parlant de la nécessité de Řrègles,
propositions, loisř pour rendre la tolérance obligatoire dans toute
l'UE, Kantor a présenté les propositions de l'ECTR pour une loi
générale de tolérance. (ŖModèle de statut national pour la promotion
de la toléranceŗ, Wikipédia).
***
Les dirigeants des Balkans ont honoré la Řtolérance, l'honnêteté, le
courage moral et la réconciliationř lors de la cérémonie du Conseil
européen sur la tolérance et la réconciliation. European Jewish Press, le
16 octobre 2012. (Ibid., note 5).
***
L'ECTR a tenu une table ronde à Moscou le 25 octobre 2011. Des
experts russes et internationaux ont discuté de questions d'une
importance primordiale liées au statut actuel, aux aspects et à la
promotion de la tolérance en Europe et en Russie. Les experts ont
également abordé des sujets tels que les limites de la tolérance [etc.,
etc.] (Ibid.).
Donc maintenant, nous avons des Ŗexpertsŗ en tolérance.
337
Gérard Menuhin
En octobre 2012, Viatcheslav Moshe Kantor a présenté les
propositions de l'ECTR pour une loi générale de tolérance, qui a été
présentée lors d'une cérémonie officielle en présence du président du
Parlement européen Martin Schulz, ainsi que les deux récipiendaires
de la Médaille européenne de la tolérance. L'élargissement de la Loi
type pour la promotion de la tolérance, quřil cherche à rendre
obligatoire dans les 27 États membres, le Président du Groupe de
travail chargé de sa création, Yoram Dinstein (un autre), a déclaré que
Řla tolérance est la colle qui cimente le lien entre des groupes distincts
dans une société donnéeř.
Le 17 septembre 2013, un sous-comité de l'ECTR, composé de
Yoram Dinstein, Ugo Genesio, Rein Müllerson, Daniel Thürer et
Rüdiger Wolfrum, a présenté Řune loi nationale dans le cadre européen
pour la promotion de la tolérance soumise en vue d'être promulguée
par les législatures des États européensř à la commission des libertés
civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen.
(Ibid.).
Outre les redondances dans cette phrase, il n'y a pas de Ŗlien entre des
groupes distincts dans une société donnéeŗ. C'est pourquoi on peut parler
de Ŗgroupes distincts dans une société donnéeŗ. En tout cas, c'est la colle
de la dette universelle et non remboursable qui lie toutes les sociétés
ensemble.
Nouveau projet de loi : Liviu Dragnea veut des amendes jusqu'à
60.000 RON pour Řdiffamation socialeř. (Nine O'Clock Romania, 27
sept. 2015).
Aparté :
La surutilisation du mot Ŗtoléranceŗ dans le contexte du
comportement légitimé par les juifs a réduit son sens et sa valeur à
néant. Je propose quřon le remplace par le mot Ŗmandarineŗ, car il a
également trois syllabes et est tout aussi expressif. Au fait, le ministre
allemand des finances Wolfgang Schäuble et l'éditeur Hubert Burda
(ŖGrâce à sa participation active dans Partenaires dans la Tolérance,
Burda soutient la Fondation Shoah de Steven Spielbergŗ, Wikipédia)
ont reçu le ŖPrix de la Compréhension et de la Toléranceŗ de lřannée, du
Musée juif à Berlin, prouvant qu'ils sřexécutent à merveille. Alors tout
va bien. (Italique de l'auteur).
338
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Bien sûr, ces lois n'ont rien à voir avec le bon sens mentionné cidessus, et tout à voir avec des intérêts particuliers. Cřest ce dont il doit
sřagir ; sinon toute personne réfléchie est en droit de se demander si le
monde nřest pas devenu fou. Quel genre de système juridique - après
des siècles de développement progressif et rationnel - peut être
contraint à adopter des lois qui permettent dřemprisonner des
personnes simplement pour la simple expression dřune opinion ou
pour avoir offensé la sensibilité de quelqu'un ? Ces lois répressives ne
sont elles-mêmes fondées que sur des croyances inculquées.
ŘL'historiographie d'aujourd'hui n'est qu'une croyance. Une
croyance soutenue par le droit pénal.ř (Dernière paroles de Hermann
Göring lors du procès spectacle de Nuremberg).
Göring fut condamné à mort par pendaison, mais aujourd'hui, les
conditions d'emprisonnement infligées pour de tels Ŗcrimesŗ sont
souvent plus longues que celles infligées aux meurtriers. De telles lois
sont incompatibles avec une société civilisée. La Ŗcivilisationŗ est parfois
définie comme Ŗun stade avancé du développement socialŗ, selon The
Oxford Concise Dictionary, donc de culture et d'amélioration dans le sens de
liberté qui libère de l'oppression, un état que la plupart d'entre nous
croyions avoir atteint. Pourtant, au lieu de cela, nous retournons vers un
âge sombre de restriction. D'une part, la société contemporaine semble
être obsédée par des libertés aussi superficielles que la légalisation du
mariage homosexuel ; d'autre part, le droit fondamental à la liberté
d'expression est à nouveau pénalisé. Les nouveaux empires, ou blocs,
n'ont même pas une société en tant que telle, mais seulement des
mélanges multiculturels. Ce mishmash de l'humanité permet de piétiner
les libertés plus facilement que ne lřauraient fait autrefois les
communautés cohésives. Les sociétés moins avancées infligeaient de
lourdes sanctions en cas de crimes de lèse majesté. En Thaïlande, où le
roi est toujours considéré comme sacro-saint et inviolable, un crime de
lèse majesté peut valoir jusquřà 15 ans de prison. En Écosse, une loi
contre la sédition existe toujours, mais elle n'a pas été sanctionnée depuis
1715. Si c'est vraiment l'intention des gouvernements, qui ont bâillonné
leur peuple avec ces lois, de revenir au totalitarisme, au lieu de déblatérer
des euphémismes tels que Ŗdiscriminationŗ et Ŗracismeŗ, ils devraient
déclarer ouvertement la vraie nature de leur cause et donc la véritable
lettre de leur loi : ŖCelui qui parle mal des juifs sera poursuiviŗ, comme
339
Gérard Menuhin
cela fut le cas avec Lénine (Ŗloi contre l'antisémitismeŗ introduite le 27
juillet 1918. Lénine avait publié un ukase ordonnant que tout antisémite
actif puisse être abattu sans passer par les procédures judiciaires.) Nřest-ce
pas là ce dont il sřagit vraiment ?
Rien que le fait que l'on ne puisse pas contester l'Ŗholocausteŗ juif et
que les juifs aient fait pression pour imposer des lois sur les sociétés
démocratiques afin dřempêcher toutes interrogations Ŕ alors que la
promotion incessante et l'endoctrinement sur cet Ŗholocausteŗ avéré
incontestable a lieu Ŕ vend la mèche. Cela prouve que ça doit être un
mensonge. Pour quelle autre raison alors ne serait-on pas autorisé à le
contester ? Parce que cela pourrait offenser les Ŗsurvivantsŗ ? Parce que
cela Ŗdéshonore les mortsŗ ? Raison insuffisante pour interdire le débat.
Non, parce que la divulgation de ce mensonge majeur pourrait déclencher
des interrogations sur tant d'autres mensonges et provoquer
l'effondrement de lřensemble de cette affabulation délabrée.
Pour enlever au crime politique son auréole de bravoure nous
placerons ceux qui lřauront commis au rang des autres criminels ; ils
iront de pair avec les voleurs, les assassins et autres malfaiteurs du
même genre odieux. Lřopinion publique ne fera plus alors de
différence entre les crimes politiques et les crimes vulgaires et les
chargera dřégal opprobre. (Protocole n° 19 prétendument faux).
Un procès spectacle collectif, dans lequel 42 personnes étaient
accusées, mais qui a finalement été renvoyé pour manque de preuves, a
commencé à Washington, DC, le 17 avril 1944 :
Sous la pression dřorganisations juives, à en juger par les articles
figurant dans les publications publiées par les juifs pour les juifs, le
nouvel acte d'accusation encore plus que le premier a été conçu pour
y inclure [toutes] critiques des juifs comme Řséditionř. Il semblait que
l'objectif principal de l'ensemble de la procédure, ainsi que
lřinterdiction des commentaires défavorables sur l'administration, était
de créer un précédent juridique des interprétations judiciaires et des
peines sévères qui serviraient à exonérer les juifs en Amérique de
toute mention publique, contrairement au point de vue traditionnel
américain selon lequel tous ceux qui participent aux affaires publiques
doivent être prêts à accepter une discussion publique totalement libre,
négative ou positive. (Communiqué de presse de l'UPI de 1943, selon
David Baxter, ŖThe Great Sedition Trial of 1944: A Personal
Memoirŗ, The Journal of Historical Review, vol. 6, n ° 1 (printemps 1985),
pp. 23-40 ; ici p. 32).
340
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Lawrence Dennis, l'un des accusés, commenta plus tard : ŖL'une des
caractéristiques les plus importantes du procès était l'insignifiance absolue
des accusés en ce qui concerne lřimportance majeure que le
gouvernement cherchait à donner au procès par toutes sortes de
dispositifs publicitairesŗ.
Selon Dennis, la conception du procès de la sédition était de cibler
non pas les grands noms des critiques des politiques de guerre de
Roosevelt, mais plutôt dřutiliser la publicité entourant le procès pour
réduire au silence la majorité des critiques potentielles populaires à
propos de lřintervention dans la guerre d'Eurasie, en leur montrant
essentiellement, qu'eux aussi, pourraient se retrouver dans le box des
accusés s'ils osaient s'exprimer comme ces accusés lřavaient fait en
sřoppossant aux politiques de l'administration.
ŖCe que le procureur essayait essentiellement de faireŗ, selon
Lawrence Dennis, était Ŗde parfaire une formule afin de pouvoir
condamner les gens qui nřauraient rien fait qui soit contraire à aucune loi.
Cela se résumait à choisir un crime dont le département de la justice
sřengagerait
à
prouver
lřéquivalence
avec
l'antisémitisme,
l'anticommunisme et l'isolationnisme. Le délit choisi fut provocation à
lřinsubordination dans les forces armées. La loi était la Loi Smith, qui
avait été promulguée en 1940.ŗ
L'avocat de la défense, Henry Klein, n'a pas mâché ses mots
lorsqu'il a déclaré au jury que les organisations juives utilisaient le
procès à leurs propres fins : ŘNous prouverons que cette persécution a
été provoquée par des soi-disant juifs professionnels qui profitent
d'autres juifs, les effrayant en leur faisant croire que leur vie et leurs
biens sont menacés de pogromes aux États-Unis [et que] les
accusations d'antisémitisme dans ces soi-disant mises en accusation,
est un racket, qui est dirigé par des racketteurs à des fins de pots-devin.ř
Jour après jour, le procès avançait. Des pages et des pages de
publications rédigées par les accusés étaient introduites comme
preuve, faisant naître lřidée [parmi] tous les participants que cřétait
leurs écrits qui étaient réellement jugés. Le gouvernement a annoncé
qu'il avait l'intention d'introduire 32.000 pièces à conviction. Il devint
évident que ce pour quoi les accusés étaient réellement poursuivis était
la Řprovocation anti-juiveř qui donnait une indication de l'une des
sources principales de soutien de la partie civile. Ce fut l'un des procès
les plus longs et les plus coûteux dans l'histoire des États-Unis. En
341
Gérard Menuhin
substance, le procès ne fut rien de plus qu'une attaque contre la liberté
d'expression.
Le 22 novembre 1946, le juge Bolitha Laws du tribunal de district
des États-Unis pour le district de Columbia renvoya les accusations
portées contre les accusés, disant que poursuivre l'affaire serait Řune
parodie de justice [sic]ř (Auteur Roger Roots, cité dans : Michael
Collins Piper, Ken Hoop, ŘA Mockery of Justice: The Great Sedition
Trial of 1944ř, The Barnes Review, vol. 5, n°6 (novembre/décembre
1999), pp. 4-20).
Dans les pays mieux informés, éduqués et plus sophistiqués, les lois
sur les crimes haineux sont adoptées aussi vite que les législatures
composées de fous et d'hypocrites peuvent être influencées pour les faire
adopter. (Ce sont les mêmes personnes qui exhortent et légalisent
l'immigration massive de Ŗréfugiésŗ économiques et souvent criminels,
dont beaucoup refusent d'être enregistrés, de sorte qu'ils n'existent pas
officiellement, la police ne peut pas les retrouver, ils peuvent disparaître
dans des gangs ou des Řclansř existants dans les grandes villes, commettre
des crimes, puis disparaître à nouveau.) En Autriche, en France, en
Suisse, en Australie et au Canada, entre autres pays, il est illégal de nier
Ŗl'Holocausteŗ. En Allemagne, au moins six personnes se sont
récemment vues infliger de longues peines pour ce Ŗcrimeŗ :
- Wolfgang Fröhlich (condamné à 14 ans de prison) (tous verdicts
confondus)
- Horst Mahler (condamné à 12 ans de prison) (après plusieurs mois
en soins intensifs, en raison de la perte du pied, puis dřune partie de
sa jambe gauche à cause dřune gangrène, suite au manque de soins
(quřon soupçonne volontaires), de son âge avancé et au diabète. Il a
été grâcié en raison de sa mauvaise santé et espérait pouvoir vivre en
liberté le temps qui lui restait à vivre, même si cřétait cloué dans un
fauteuil roulant. Apprenant qu'il serait obligé de retourner en prison
pour terminer sa peine et conscient que cela équivalait à une peine de
mort, Mahler a fui vers la Hongrie, un pays qui a donné des signes
d'indépendance et dont le premier ministre a même proposé, en
février 2017, d'accueillir de Ŗvrais réfugiésŗ. ŖConfiant dans l'esprit de
liberté des Hongrois, je place mon sort entre les mains de leur gouvernementŗ, a
écrit Mahler dans sa demande d'asile. Cependant, elle a été refusée,
ce qui est apparemment un défi trop grand pour l'UE. Si le peuple
hongrois avait pu choisir, Mahler aurait sans doute reçu sa demande.
Le fossé infranchissable entre un peuple et son gouvernement
342
Dites la vérité et vous humilierez le diable
démocratique prétendument représentatif existe manifestement dans
tous les pays captifs. L'ambassade de Hongrie à Berlin a fait la
déclaration arrogante insupportable suivante : ŖLa Hongrie est un État
de droit et membre de l'UE, l'Allemagne est également un État de droit et
membre de l'UE. Une telle demande est dépourvue de fondement.ŗ Mahler a
été renvoyé de force en Allemagne, où il languit en prison, souvent
sans les prescriptions médicales essentielles à son état. Il est
également soumis à un harcèlement : son courrier est ouvert et on lui
a refusé l'accès au papier à écrire et aux timbres.)
- Ernst Zündel (7 Années)(lřentrée sur le territoire des États-Unis, où
lui et sa femme Ingrid avaient acheté une maison, lui fut interdite à
vie)(Ingrid et Ernst sont décédés tous les 2 à trois mois dřintervalle
en 2017).
- Gerd Honsik (5 ans et demi) (si on ajoute les 18 mois de prison de
1992)
- Germar Rudolf (3 ans et 9 mois) (tous verdicts confondus, 1995 et
2007)
- Sylvia Stolz (3 ans et trois mois). Le 25 février 2015, elle a été
condamnée, en Allemagne, à 20 mois de plus sans libération
conditionnelle, cette fois-ci pour une présentation sur ŖLiberté
d'expressionŗ lors d'une conférence en Suisse, où un petit avocat
bernois a porté plainte - ou a été incité à porter plainte - contre elle
en vertu de la loi anti-raciste suisse.
Horst Mahler a 79 ans, de sorte que sa condamnation équivaut à une
condamnation à perpétuité. Mahler est le prisonnier politique ou le
prisonnier de conscience le plus célèbre d'Allemagne. Comment ça ?
Prisonnier politique ? Ils avaient ou peuvent encore avoir des prisonniers
politiques à Cuba, certainement en Ukraine et aux États-Unis, des
penseurs gênants se font parfois prendre au piège et emprisonnés (Edgar
Steele, Bill White), mais est-ce possible dans une Europe occidentale
civilisée et éclairée ?
Oui en effet. Des lois ont été inventées juste pour verrouiller les
dissidents. Ces lois établissent un système de justice à deux vitesses. Le
droit traditionnel couvre toujours les crimes généraux, mais un système
parallèle de Ŗmotivation discriminatoireŗ a été inventé. Les crimes contre
les Ŗpréjugésŗ sont vigoureusement poursuivis. De tels crimes
comprennent la Ŗviolence verbaleŗ (c'est-à-dire la critique) contre des
groupes protégés, comme les juifs. La Grundgesetz d'Allemagne ou ŖLoi
343
Gérard Menuhin
fondamentaleŗ de 1949 (pour lřAllemagne, cřest ce qui sřest approché le
plus dřune constitution) énonce très clairement dans l'article 5 (1): ŖJeder
Hat das Recht, seine Meinung in Wort, Schrift und Bild frei zu äußern und zu
verbreiten Und sich aus allgemein zugänglichen Quellen ungehindert zu unterrichten.
Die Pressefreiheit und die Freiheit der Berichterstattung durch Rundfunk und Film
werden gewährleistet. Eine Zensur findet nicht statt.ŗ/ŖTout le monde a le droit
d'exprimer et de diffuser son opinion librement par la parole, lřécriture ou
l'image et de s'inspirer sans entrave de sources communément accessibles.
La liberté de la presse et la liberté des contenus diffusés par des
reportages et par des films sont garantis. La censure nřa pas lieu dřêtre.ŗ
Notez toutefois que le deuxième paragraphe de cet article annule ce
même droit :ŖDiese Rechte finden ihre Schranken in den Vorschriften der
allgemeinen Gesetze, den gesetzlichen Bestimmungen zum Schutze der Jugend und in
dem Recht der persönlichen Ehre.ŗ/ŖCe droit est limité par des lois générales,
par des dispositions légales pour la protection des mineurs et par des lois
protégeant l'honneur personnel.ŗ Bien sûr, s'il est possible de suspendre
les droits civils garantis par la constitution avec de simples Ŗlois
généralesŗ, alors la ŖLoi fondamentaleŗ ne vaut pas le papier sur lequel
elle est écrite. En outre, la Haute Cour constitutionnelle allemande a
décidé en 2009 que, les lois Ŗexceptionnellesŗ par ailleurs interdites, visant
à supprimer seulement certains points de vue sur certains sujets sont
acceptables comme une Ŗexceptionŗ, en ce qui concerne les années 19331945 (comme § 130/131 du Code pénal allemand, voir goo.gl/36DspO).
Donc, en ce qui concerne les questions qui comptent vraiment, il n'y a
pas de liberté d'expression en Allemagne.
Mise à jour :
5 janvier 2015. En ce qui concerne la censure, le PEN Club
International (Poètes, essayistes, romanciers) a publié un rapport
intitulé ŖGlobal Chilling: the Impact of Mass Surveillance on
International Writers.ŗ [Refroidissement planètaire : l'impact de la
surveillance de masse sur les écrivains internationaux].
Le rapport révèle que :
[L]'attention portée à la surveillance est maintenant presque
aussi élevée chez les écrivains vivant dans les démocraties libérales
(75 %) que parmi ceux qui vivent dans des non-démocraties
(80 %). Les niveaux d'autocensure rapportés par les écrivains
vivant dans des pays démocratiques libéraux (34 %) sont
importants, même par rapport aux niveaux rapportés par les écri-
344
Dites la vérité et vous humilierez le diable
vains vivant dans des pays autoritaires ou semi-démocratiques
(respectivement 61 % et 44 %).
Et plus de la moitié (53 %) des écrivains du monde entier qui ont
répondu au sondage de PEN pensent que la surveillance de masse a
considérablement endommagé la crédibilité des États-Unis en tant que
défenseur mondial de la liberté d'expression à long terme.
ŖLa crainte dřêtre surveiller par le gouvernement incite beaucoup
d'écrivains vivant dans des pays démocratiques à s'engager dans le type
d'autocensure associé aux états policiersŗ, a déclaré Suzanne Nossel,
directrice générale de PEN American Centre. Le rapport montre que
l'impact de la surveillance de masse menée par l'Agence nationale de
sécurité (NSA), d'autres autorités gouvernementales américaines et des
alliés américains limitent la liberté d'expression dans le monde entier.
Les écrivains du monde entier ont commencé à prendre la voie de
l'autocensure par peur dřêtre surveiller. On a demandé aux répondants
s'ils s'étaient engagés dans différents types d'autocensure dans leur
travail écrit, leurs communications personnelles et leurs activités en
ligne.
Les écrivains vivant dans des pays libéraux et démocratiques ont
commencé à s'autocensurer à des niveaux proches de ceux observés
dans les pays non démocratiques, ce qui indique que la surveillance de
masse a sapé la confiance des écrivains dans les gouvernements
démocratiques qui respectent leur liberté d'expression et leur droit à la
vie privée. En raison de la surveillance omniprésente, les écrivains
sont préoccupés par le fait que l'expression de certains points de vue
même en privé ou la recherche de certains sujets peut entraîner des
conséquences négatives. L'autocensure a un impact dévastateur sur la
liberté d'information : si les écrivains évitent d'explorer des sujets de
peur d'un éventuel châtiment, le matériel disponible pour les lecteurs,
matériel en particulier controversé, peut être grandement appauvri.
Les programmes de surveillance de masse du gouvernement américain
ont endommagé sa réputation de protecteur de la liberté d'expression
aux États-Unis.
Le rapport indique que, en particulier dans d'autres pays Ŗlibresŗ,
les écrivains ne croient pas que la liberté d'expression soit mieux
protégée aux États-Unis que dans leurs pays. Même dans les pays
classés comme Ŗpartiellement libresŗ, près d'un tiers des écrivains
pensent que la liberté d'expression bénéficie d'une protection moindre
aux États-Unis (Pour plus dřinformation voir : goo.gl/C5SAVK). 345
Gérard Menuhin
En 2007, l'Allemagne s'est efforcée de rendre criminel la négation de
lřŖHolocausteŗ dans l'ensemble de l'UE. La dernière tentative de ce genre
avait échoué en 2005, après que plusieurs gouvernements qui,
apparemment, se sentaient mal à l'aise de devoir emprisonner des gens
qui disaient ce qu'ils pensaient, sřy soient opposés. La justice appliquée
sélectivement est une forme d'injustice. Les lois sur la Ŗnégationŗ
interdisent les opinions dissidentes sur un seul sujet, à partir de là, il est
facile de comprendre qui fait campagne pour de telles lois.
Actuellement, les autorités allemandes revendiquent le droit de
poursuivre quiconque exprime des opinions dissidentes sur
l'ŖHolocausteŗ auxquelles on peut accéder en ligne en Allemagne, même
si ces expressions d'opinion sont entièrement légales dans le pays où elles
sont publiées et quelle que soit la langue dans laquelle elles sont écrites.
Avant de partir pour Israël, Merkel a déclaré que, en raison de son
histoire, l'Allemagne était liée à l'État d'Israël :
La Shoah fut quelque
chose dřunique et qui nous
invite encore et toujours à
retenir les leçons du passé. ŘEt
pour moi cela est directement lié au
droit d‘exister d'Israël comme une
raison d'état pour l'Allemagne‘
(www.bundesregierung.de, 25
février 2014).
Outre la nature répugnante
d'une telle prosternation, le
dictionnaire d'Oxford définit la
Ŗraison d'étatŗ comme Ŗune raison
dřagir purement politique de la part
d'un
dirigeant
ou
d'un
gouvernement,
en
particulier
lorsque cela concerne un écart par
rapport à la transparence, à la
justice ou à l'honnêteté.ŗ The
Oxford Reference déclare :
―D'abord, nous avons eu le chou (= Kohl),
maintenant nous avons la salade‖, càd,
maintenant, nous sommes dans de beaux
draps.
La Raison d'état (beaucoup
moins fréquemment dans la
Řraison d'étatř anglaise) remonte aux arguments en droit international
346
Dites la vérité et vous humilierez le diable
au moment de la formation du système des États modernes au XVIIe
siècle. Cela signifie qu'il peut y avoir des raisons d'agir (nor-malement
dans la politique étrangère, moins habituelle-ment dans la politique
intérieure) qui ne font que surmonter toutes les autres
considérations de nature juri-dique ou morale. La Raison d'état est
donc un terme qui s'adapte facilement à la langue du réalisme
politique et de la realpolitik. Comme ces doctri-nes ont diminué en
accepta-bilité, le terme Řraison d'étatř a diminué avec elles.
(www.oxfordreference.com/).
Donc, ce codicille à la constitution allemande par ŖKohls Mädchenŗ ou
la protégée d'Helmut Kohl, comme était appelée Merkel, repose sur une
base juridique ou morale douteuse. Heureusement pour le chancelier,
aucun avocat n'était prêt à poursuivre Merkel devant la Cour
constitutionnelle pour son interprétation excentrique de la ŖGrundgesetzŗ
de l'Allemagne.
Dans une biographie, Kohl n'a pas vraiment donné l'impression
d'avoir été impressionné par Frau Merkel, peut-être une autre indication
qu'elle lui a été imposée comme son remplaçant, même alors. Le grandpère de Merkel était polonais, son père a pris le nom de ŖKasnerŗ en
1930, mais Angela Merkel pourrait tout aussi bien sřappeler ŖAniela
Kazmirczakŗ, pour toute la loyauté qu'elle montre envers Allemagne.
Bien qu'il s'agisse là aussi d'une marionnette (en 1996, le juif Egon
Bahr a décrit tous les chanceliers d'Adenauer à Kohl comme des
Ŗcollaborateurs non officiels de la CIAŗ, ŖGermanyŕMade in the
USAŕHow U.S. Agents Steered Germany after the Warŗ, Phoenix TV, 4
mars 2003), Kohl était de la vieille garde et éprouva probablement du
ressentiment vis-à-vis de cet arriviste type Komsomol qu'il devait former
comme nouveau dirigeant.
Contrairement au concept populaire de l'occidentalisation de la DDR,
la réunification de l'Allemagne est donc un exemple de Ŗl'eau qui coule
vers l'Estŗ. Kohl est cité comme ayant dit de Merkel : ŖMadame Merkel
ne savait même pas comment manger correctement avec un couteau et
une fourchette. Elle flânait tellement pendant les dîners officiels que j'ai
souvent dû la rappeler à l'ordreŗ, et ŖMerkel est paumée...ŗ(Die Welt, 6
octobre 2014).
Bien sûr, l'affirmation de la prédominance d'Auschwitz n'est pas
nouvelle :
347
Gérard Menuhin
Les gens se souviendront d'Auschwitz jusqu'à la fin des temps
comme une partie de notre histoire allemande. (Philipp Jenninger,
discours devant le parlement, 9 novembre 1988).
***
Quiconque nie la vérité sur les camps d'extermination du
National-Socialisme trahit les fondements sur lesquels la République
fédérale d'Allemagne a été construite. Quiconque nie Auschwitz
attaque non seulement la dignité des juifs mais il ébranle également les
racines de la perception de soi de cette société. (Rudolf Wassermann,
Die Welt, 8 mars 1994).
Joschka Fischer avait déjà qualifié Auschwitz de raison dřétat en 1987.
En tant que ministre des Affaires étrangères, il a confirmé son opinion
dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung le 18 février 1999 :
Toutes les démocraties ont une base, une fondation. Pour la
France, c'est 1789. Pour les États-Unis, la Déclaration
d'indépendance. Pour l'Espagne, la guerre civile espagnole. Eh bien,
pour l'Allemagne, c'est Auschwitz. Cela ne peut être qu'Auschwitz.
Donc, ce petit théoricien semi-instruit, ancien petit manifestant de rue
criminel et violent qui a utilisé le Parti Vert comme un marchepied et a
ensuite troqué son attachement naturel à l'écologie pour l'obéissance dans
des aventures militaires dirigées par l'OTAN, a réduit la justification de
l'existence de sa grande nation, l'Allemagne, qui nřa désormais de
démocratie que le nom, à lřimportance amplifiée d'un simple nom de lieu
et celui dřun mensonge. Il nřy a qu'en Allemagne qu'un tel médiocre
individu politisé réussit. Il a reçu pas moins de cinq prix - tous juifs.
Il est particulièrement regrettable que les soixante-huitards allemands
et les autres de la génération rééduquée soient maintenant en position
d'autorité et, par leur servitude volontaire envers Israël, se font un devoir
de diffuser leur vision tristement biaisée de l'histoire de leur propre pays,
tentant de perpétuer ainsi pour l'éternité la culpabilité de leur propre
peuple, pour des actes présumés dont les générations présentes ne
peuvent avoir aucune connaissance et pour lesquels elles ne peuvent être
tenues pour responsables. Mais c'est évidemment parce qu'elles sont
ignorantes et mal informées qu'elles peuvent être victimisées.
Gudrun Ensslin, qui est devenu plus tard chef de file de la RAF (Red
Army Faction, 1970-1998, responsable de 34 meurtres, de nombreux vols
de banque, d'enlèvements et d'attentats à la bombe - Wikipédia), a déclaré
348
Dites la vérité et vous humilierez le diable
le 2 juin 1967, après que l'étudiant Benno Ohnesorg ait été abattu dřune
balle dans la nuque par un policier de Berlin (policier qui, on apprendra
plus tard, avait été membre de la police secrète d'Allemagne de l'Est, la
Stasi) : ŖCet état fasciste est déterminé à nous tuer tous. Il s'agit de la génération
d'Auschwitz, on ne peut pas raisonner avec elle.ŗ
La Faction de l'Armée rouge était initialement un mouvement de
protestation marxiste non armé, qui était depuis le début infiltré par
diverses agences gouvernementales, faisant de ces rebelles naïfs de
simples marionnettes dans la lutte pour le levier politique contre les
conditions allemandes d'après-guerre. Au cours de sa vie, la RAF, dans
ses diverses incarnations, s'est radicalisée et s'est armée, et sřest
probablement procurré des armes et des explosifs provenant du réseau
dřarrière-garde de l'OTAN, ŖGladioŗ (créé en 1948 - exposé en 1990),
dont le but était de susciter la peur dans les 13 pays européens où il était
présent, et donc créer la nécessité d'un état de droite fort (Ŗstratégie de
tensionŗ).
En Italie, par exemple, la bombe qui est responsasble du massacre de
1980 à la gare centrale de Bologne, destinée à incriminer le Parti
communiste italien, le plus grand d'Europe et l'empêcher d'atteindre le
pouvoir, Ŗles éléments de la bombe... provenaient d‘un arsenal utilisé par Gladio...
selon une commission parlementaire sur le terrorisme.ŗ(The Guardian, 16 janvier
1991).
Par ailleurs, Otto Schily, l'avocat d'Ensslin, déclare que, en s'acquittant
de son devoir de défendre son client, sans pour autant tolérer les actes de
la RAF, devait utiliser l'argumentation politique. Ceci fut interprété par le
tribunal comme de la publicité et un soutien à l'accusé qui, à son tour, l'a
rendu passible de poursuites (Schily, Arte Television, 27 novembre 2012),
tout comme c'est le cas pour les avocats qui cherchent à défendre Ŗles
négateurs de l'holocausteŗ.
Le participant de Bilderberg, Otto Schily, à la fois dans sa vie privée et
professionnelle, a finalement révélé son opportunisme inné. Sa deuxième
épouse est juive, et il a reçu un prix juif. Si un hooligan mercenaire
(ŖJoschkaŗ Fischer) peut devenir le ministre des Affaires étrangères du
Parti Vert, un avocat de haut niveau (Otto Schily) peut certainement
devenir le ministre de l'Intérieur du Parti socialiste. C'est tout simplement
une question d'adaptabilité.
Ce n'est que lorsque la mort intérieure d'un corps est manifeste,
que les éléments extérieurs gagnent le droit de sřy loger, mais
349
Gérard Menuhin
simplement pour le détruire. Alors, en effet, la chair de ce corps se
dissout dans une colonie grouillante dřinsectes : mais qui, en regardant
le corps de ce corps, le tiendrait encore pour vivant ? (Richard
Wagner).
***
ŘExterminer les termites antisémites comme nos ancêtres lřont fait
il y a 2.500 ans.ř (Rabbi Léon Spitz, American Hebrew, 1er mars 1946).
Qui sont les termites ? Ceci est bien connu, mais cela ne fait pas de
mal de le répéter :
Une nation peut survivre à ses fous, et même à ses ambitieux. Mais
elle ne peut pas survivre à la trahison de lřintérieur. Un ennemi aux
portes est moins redoutable, car il est connu et il porte sa bannière
ouvertement. Mais le traître se déplace librement parmi ceux qui sont
à lřintérieur des murailles, ses murmures pervers bruissent à travers les
ruelles, et on les entend dans les allées même du pouvoir. Un traître
ne ressemble pas à un traître ; il parle avec une voix familière à ses
victimes, et il porte leur visage et leurs arguments ; il en appelle à la
bassesse qui se trouve ancrée dans le cœur des hommes. Il pourrit
lřâme dřune nation, travaillant en secret, inconnu dans la nuit, sapant
les piliers de la ville. Il contamine le corps politique qui ne peut plus
résister. Un assassin est moins à craindre. Le traître cřest la peste.
(Cicéron)
Donc, le monde sřinscrit incontestablement dans le royaume
orwellien. (Le crime par la pensée : ŖLe crime par la pensée est la mort.
Le crime par la pensée n'entraîne pas la mort… il est la mort... Le crime
décisif qui inclut tous les autresŗ. George Orwell, 1984).
En 1984, la force criminelle appelée Ŗla résistanceŗ est dirigée par
ŖEmmanuel Goldsteinŗ et ŖAaronsonŗ est un autre membre de Ŗla
résistanceŗ. Curieusement, malgré sa prescience extraordinaire, Orwell a
mal identifié la menace réelle.
Pourquoi des lois contre le Ŗcrime par la penséeŗ existent-elles ? Parce
que de telles lois servent à contrôler et à limiter la liberté d'expression, et
servent directement le mécanisme juif de suppression de la critique sous
l'intitulé général dřŖantisémitismeŗ, tout en dépendant à la fois du même
antisémitisme aussitôt exploité dans le but de revendiquer le statut de
victime. Comment sont-elles votées ?
En Suisse, la loi Ŗanti-racismeŗ mentionnée plus haut a été
promulguée en 1995. Cependant, elle nřaurait pas dû passer, puisque le
350
Dites la vérité et vous humilierez le diable
chef du Parti populaire suisse et son principal soutien sřy étaient opposés.
Puis ils ont mystérieusement capitulé.
Quelques années plus tard, Sigi Feigel, éminent avocat juif local et
chef de la communauté juive, se vantait dans le plus important quotidien
suisse qu'il sřétait donné le mandat, sur la question de la loi Ŗantiracismeŗ, d'Ŗimmobiliserŗ M. Blocher, selon Neue Züricher Zeitung, le 14
décembre 2003. (Blocher est un homme d'affaires milliardaire suisse et
principal soutien du Parti populaire suisse, qui représente environ 30 %
de l'électorat.) Il semble que l'une des principales entreprises de Herr
Blocher ait été menacée. Voilà comment fonctionne un tel chantage.
Théoriquement, ces lois sont également censées Ŗprotégerŗ les Gitans,
les homosexuels, les Noirs, etc., mais les juifs ne sont sans doute guère
préoccupés par les autres minorités. Un journal intime de Truman
récemment découvert, daté de 1947, vient dřêtre publié. Le journal
révélait son mépris à lřégard des Ŗjuifs cruelsŗ. Il écrit :
Les juifs, je trouve, sont
très, très égoïstes... ils ne se
soucient pas du nombre
d'Estoniens, de Lettons, de
Finnois, de Polonais, de
Yougoslaves ou de Grecs qui
sont assassinés ou maltraités
en tant que P [Personne] D
[Déplacée] du moment que les
juifs reçoivent un traitement
spécial... Pourtant, quand ils
ont le pouvoir, physique,
financier ou politique, ni Hitler
ni Staline n'ont à leur envier
leur cruauté ou les mauvais
traitements infligés à lřopprimé. (Robert Rabil, History
News Network).
De telles lois ont des avantages
considérables. Au lieu d'exiger des
preuves concrètes pour poursuivre
―Il est inutile d'avoir le droit de votre côté.
une infraction du droit coutumier,
Vous devez aussi compter sur la loi.‖
les statuts Ŗanti-racismeŗ permettent à une juridiction conforme à la pression juive de concocter une
351
Gérard Menuhin
variété infinie d'allégations et d'interprétations, et à porter de fausses
accusations envers quiconque exprime une opinion politiquement
incorrecte.
Il est difficile de comprendre comment les législateurs professionnels
peuvent transmettre de tels concepts inexacts en droit. Ces décrets
ridiculisent les tribunaux et le processus judiciaire, de la charge de la
preuve et du critère de la preuve. Imitant le Tribunal militaire
international de Nuremberg, ils ignorent les preuves disculpatoires,
démonstratives et scientifiques.
Mise à jour :
5 mai 2014. ŖDans le procès, les preuves physiques ont été jugées
suspectes, mais le témoignage de la police a été jugé infaillible.
McMillan fait face à sept ans de prison.ŗ (Durée de la peine infligée :
90 jours de prison, cinq ans de probation.) Agressée sexuellement par
derrière par un policier, Cecily McMillan lui a donné un coup de
coude dans les yeux. (Procès de Cecily McMillan, à New York,
manifestante dřOccupy Wall Street, The Guardian, 5 mai 2014).
En Allemagne, les éléments de preuve présentés par un avocat de la
défense ne sont pas seulement rejetés en faveur des idées abstraites
d'incitation publique et de Ŗpréjugéŗ, ils peuvent aussi être utilisés pour le
poursuivre. Naturellement, cette menace réduit le nombre d'avocats
désireux de défendre de tels cas. Là où la lâcheté et l'intérêt personnel
dominent les tribunaux, la justice souffre. Sous la notion confuse et
brumeuse de Ŗcrime haineuxŗ, les juges partiaux interprètent la loi selon
la volonté de leurs maîtres politiques.
Un juge a dit très franchement à l'avocat Dr. Göbel, un expert en
Ŗprocès à chambre à gazŗ : ŖVous ne pensez certainement pas que votre
témoin expert sera admis. Vous nřêtes pas sans savoir que cette cour a
une mission politique. Notre mission exige que, sans exception, ceux qui
expriment des doutes sur certains aspects de l'histoire du Troisième Reich
doivent être traduits en justice et condamnés. Vous ne serez jamais
autorisé à présenter vos preuves.ŗ (Dr K. Göbel au sujet de son
expérience avec un juge du Amtsgericht (tribunal cantonal) de Munich, le 22
août 1992, cité dans : Germar Rudolf, ŖDiscovering Absurdistanŗ, The
Revisionist, Vol. 1, n° 2 (2003), pp. 203-219, p. 214).
352
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ces politiciens, à leur tour, ne sont que des hommes à tout faire qui
répondent avec un empressement spontané à toutes les protestations ou
demande d'indemnisations juives. Comme chaque demande est satisfaite,
la suivante devient encore plus péremptoire. Le cycle répété de
protestation-extorsion-protestation a imprégné la conscience collective à
tel point que son bien fondé est incontestable. Peu détectent la dualité
selon laquelle une main implore tandis que l'autre tient toujours prêt le
gourdin de l'intimidation.
J'exagère à peine. La vie juive consiste en deux éléments : soutirer
de l'argent et protester. (Nahum Goldmann, ex-président du Congrès
juif mondial dans son livre Das jüdische Paradox, Athenäum,
Cologne/Francfort 1988, p. 77).
***
La nation juive ose montrer une haine irréconciliable envers toutes
les nations et se révolte contre tous maîtres ; toujours superstitieuse,
toujours avide du bien-être dont jouissent les autres, toujours barbare,
grimaçante dans le malheur et insolente dans la prospérité. (Voltaire,
Essai sur l'histoire générale, et sur les moeurs et l'esprit des nations, Amsterdam
1757).
***
Leur puissance a la particularité dřêtre interdite dřaccès à la critique
normale même quand cřest très visible. Ils se comportent eux-mêmes
comme si leur succès était un secret honteux, et ils paniquent et
recourent à des accusations, dès que le sujet est abordé. Le contrôle
par les juifs des principaux supports de diffusion à l'ère des médias
rend le silence imposé à la fois paradoxal et paralysant. Il est
nécessaire, afin que vous puissiez survivre dans la vie publique, que
vous sachiez tout à son propos, mais que vous ne vous y référiez
jamais. Un protocole hypocrite nous oblige à prétendre que les juifs
sont des victimes impuissantes ; et si vous ne respectez pas leur statut
de victimes, ils vous détruiront. (Joe Sobran, ancien chroniqueur
syndiqué pour le National Review, 1996).
Pour être honnête, jřy suis allé à lřaveuglette. Mes convictions, aussi
fortes soient-elles, étaient toujours fondées sur des croyances et non sur
des preuves. J'ai donc commencé à étayer mes sentiments par l'étude. Par
le biais de commentaires et de trouvailles dans des publications et sur
Internet, j'ai acquis certains livres phares sans lesquels une étude sérieuse
de la période est vaine. Certains d'entre eux sont apparus au début des
353
Gérard Menuhin
années 1900, certains directement après la guerre, et dřautres tout
récemment. Quelques-uns furent assez difficiles à obtenir. Pour dřautres,
jřai dû convaincre des connaissances à rechercher dans leurs propres
sources confidentielles.
Le National Zeitung
lui-même, en dehors de
son caractère patriotiTu es un antisémite !
Tu es un antisémite !
que, est un journal
Tu es un antisémite !
informatif et bien écrit.
Il traite de sujets qui
seraient ignorés ailleurs.
Comme c'est le cas avec
tant de choses controversées,
l'Allemand
moyen évite le journal
sans
jamais
l'avoir
Abe Foxman, chef de la ―Ligue anti-diffamation‖ juive
ouvert ni même touché.
durant des décennies
Il ne se demande apparemment pas s'il est tout
à fait logique ou intelligent de condamner quelque chose qu'il n'a jamais
examiné. Il prend simplement cela comme son devoir, vraisemblablement
parce que Ŗtout le monde sait que c'est la droiteŗ et que la droite est une
zone interdite pour les Allemands depuis la guerre. Un certain degré de
gauchisme débile est autorisé, comme dans le ŖMarxistisch-Leninistisch
Partei Deutschlandsŗ (MLPD), mais même les partis de centre-droit
établis doivent faire attention à ce qu'ils disent, au cas où ils seraient aussi
critiqués de virer trop à droite. Il nřy a quřun pas ou un faux pas entre la
Ŗdroiteŗ et le Ŗnéo-nazismeŗ. Malheureusement, le public mené par le
bout du nez et intimidé se laisse guider par les médias coordonnés et est
disposé à rejeter ceux que les commentateurs approuvés par l'État ont
censurés.
L'Assemblée nationale [française] fut transférée dans un ancien
manège dans la rue de Rivoli en octobre 1789. Les radicaux se sont
assis à gauche du président, les conservateurs à droite. Ainsi, les
Illuminati ont créé la gauche et la droite comme des concepts
idéologiques dans la politique mondiale. Tout ce qui avait trait à la
gauche a été considéré par la suite comme progressif puisqu'il
s'agissait d'un véritable Illuminisme. (Jüri Lina, The Sign of the Scorpion,
op. cit., p. 47).
354
Dites la vérité et vous humilierez le diable
C'est une théorie intéressante, compte tenu des programmes
politiques contemporains de gauche. Cependant, les concepts politiques
de ŖDroiteŗ et ŖGaucheŗ ne sont pas pertinents et sont dépassés. Au fil
de sa vie, le pendule politique d'un individu passe traditionnellement de
gauche à droite. La jeunesse est souvent attirée par les causes de gauche,
elle est en proie aux cultes et aux tendances, et elle n'a rien à perdre.
L'élève (impécunieux, ignorant, zélé) prêche la redistribution de la
richesse et d'autres théories à la noix ; l'employé salarié (famille, maison,
investissements) propage le conservatisme. Cette règle s'applique à tous, à
l'exception de quelques laissés-pour-compte incorrigibles et aigris qui
sont dépassés par la vie, ou ceux qui ont atteint des positions lucratives
ou importantes grâce à leur adhésion politique (parti, dirigeants
syndicaux). Si l'on est convaincu que, pour l'amour de lřhumanité, les
cultures organiques doivent survivre et continuent à être protégées par
des États souverains, il s'ensuit qu'un patriotisme éclairé doit être le seul
critère, quřil provienne de lřextrêmité gauche ou droite du spectre. À
l'heure actuelle, de nombreux États souverains ont été contraints dans
une espèce dřimpasse à lřintérieur de blocs politiques, mais dans toute
nation potentiellement libre il y a une communauté satellite à laquelle elle
est fixée, une sorte de fourre-tout avec des citoyens rééduqués ou
endoctrinés, en attente d'être dépoussiérés et réintégrés parmi leurs
semblables mieux ancrés.
Mon approche dans l'écriture de mes articles fut dřabord de surmonter
la colère que le sujet choisi aurait pu susciter quand je suis tombé dessus
la première fois. La colère signifie intrinsèquement le manque de
détachement et conduit à lřempressement, ce qui rend la lecture
fastidieuse. J'essayais en général de trouver un parallèle ou une
comparaison qui me permettait de tourner la question en dérision. La
dérision est une arme plus puissante que l'indignation. En revanche, les
saintes nitouches (ŗGutmenschenŗ) et les écrivaillons juifs, qui doivent leurs
moyens de subsistance respectivement à leur adulation servile ou à leur
origine ethnique, plutôt qu'à tout talent qu'ils pourraient avoir, ont
l'habitude de fustiger leurs cibles avec un petit vocabulaire d'insultes
viciées, ce qui les rend ennuyeux et prévisibles. Leurs ennemis sont tous
ceux qui critiquent tout ce qui peut être vaguement juif, qu'il s'agisse d'un
livre, d'un jeu, d'une nourriture, et ainsi de suite, et qui peuvent donc être
considérés comme Ŗantisémitesŗ. Comme l'a déclaré Joseph Sobran dans
ŖFor Fear of the Jewsŗ, Sobran, Septembre 2002 : Ŗ[U]n antisémite désignait
355
Gérard Menuhin
un homme qui détestait les juifs. Maintenant, cela signifie un homme qui
est détesté par les juifs.ŗ
Au mieux, Ŗsémitiqueŗ ne décrit que ceux qui parlent des langues
sémitiques. En ce sens, les anciens Hébreux, Assyriens, Phéniciens et
Carthaginois étaient des Sémites. Les Arabes et certains Ethiopiens sont
des personnes dřaujourdřhui parlant sémite. ŖLes juifs dřaujourdřhui sont
souvent appelés Sémites, mais ce nom s'applique uniquement à ceux qui
utilisent la langue hébraïque.ŗ (Merriam-Webster, Concise Encyclopaedia).
ŖLe mot Řsémitiqueř est dérivé de Shem, l'un des trois fils de Noé dans
les Genèse 5, Genèse 6, Genèse 10:21, ou plus précisément du dérivé
grecque de ce nom, autrement dit, la forme nominale faisant référence à
une personne est Semite.ŗ (Wikipédia, et al.) Donc, un Ŗantisémiteŗ est
celui qui n'aime pas ceux qui parlent une langue sémitique ; un concept
absurde, pratique pour les conformistes paresseux (personnes qui ne
pensent pas ou ne pensent pas pour elles-mêmes) et efficace pour ceux
qui suivent un certain programme.
De plus, nřen déplaise à Webster, l'hébreu peut être une langue
sémitique et les Ŗjuifsŗ peuvent Ŗsouvent (être) appelés Sémitesŗ, mais
est-ce que les juifs qui parlent hébreu sont en fait des Sémites (voir page
449) ?
***
Mes observations assidues étaient mues en partie par la conviction que
la causalité affirmée de la dernière guerre mondiale et son évolution ne
correspondaient pas à ce quřon m'avait enseigné, ni ne correspondaient à
ce qui apparaissait régulièrement dans les médias. De toute façon,
l'explication habituelle de la guerre de 1914-18 n'est pas satisfaisante.
Dans lřEurope de 1914, où des populations homogènes, structurées et
patriotiques avaient été enflammées par la propagande la plus brutale (par
exemple, les cartes postales des soldats allemands Ŗtransperçant de leur
baïonnette des bébés belgesŗ), la publicité elle-même ou bien encore les
mensonges illustrés nřen étaient encore quřà leurs balbutiements, mais
tout ceci était activement mis au point sous la tutelle par exemple
dřÉdouard de Bernays, le Ŗpionnier juif des relations publiques et de la
propagandeŗ (Wikipédia) dont la compréhension du pouvoir de la
propogande était claire dans son énoncé :
La manipulation consciente et intelligente des opinions et des
habitudes structurées des masses joue un rôle important dans une
société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social
356
Dites la vérité et vous humilierez le diable
imperceptible forment un gouvernement invisible qui est le véritable
pouvoir en place de notre pays. (Édouard L. Bernays, Propaganda,
Horace Liveright, New York, 1928, p. 9).
Pourtant, l'enthousiasme avec lequel les masses de part et dřautre,
éduquées ou non, se sont soumises aux conditions inhumaines de la
guerre des tranchées et à leur ultime utilisation par leurs gouvernements
respectifs comme chair à canon, est aujourdřhui incompréhensible.
En 1914, le niveau de vie des pays développés s'améliorait, et ils
n'auraient dû avoir aucun besoin pressant à bouleverser ce statut. La
Grande-Bretagne, grâce à son empire, contrôlait près d'un quart du globe
et était donc, du moins en théorie, prospère. Il en allait de même pour
l'Allemagne et l'Amérique. La Grande-Bretagne et l'Allemagne étaient des
concurrents commerciaux, mais elles étaient aussi des nations civilisées,
dont les familles royales étaient en outre étroitement liées (le roi George
V, le Kaiser et le Tsar étaient des cousins), peu importe leurs sentiments
respectifs. Mais quřest-ce qui menaçait tant cette tranquillité générale qui
nécessita une convulsion qui a entraîné la mort d'environ 16 millions de
personnes lors de la Première Guerre mondiale et 60 millions
supplémentaires (2,5 % de la population mondiale) pendant la Seconde
Guerre mondiale, la fin de l'Empire britannique et la dette européenne
irrémédiable ?
Eh bien, les citoyens et leur niveau de vie nřétait pas la principale
préoccupation de ceux qui contrôlaient l'Empire britannique, peut-être
vaudrait-il mieux dire Ŗl'Empire de la ville de Londresŗ, parce que ceux
qui tiraient vraiment les ficelles de l'empire n'étaient pas au gouvernement
mais dans la finance. La dette nationale prédéterminée et incontournable
qui a suivi la création de la Banque d'Angleterre et de la Réserve fédérale
(et d'autres banques centrales), et les impôts qui ont entraîné le paiement
étaient insuffisants pour satisfaire leurs ambitions. L'objectif de
l'endettement mondial (Ŗmondialisationŗ) exigeait à la fois que la GrandeBretagne et ses opposants potentiels sacrifient leur stabilité par une
guerre majeure. Ce fait seul explique le cours de l'histoire :
Dès le moment où j'ai assumé le poste de Chancelier de
l'Échiquier, j'ai commencé à apprendre que l'État occupait, face à la
Banque et à la Ville, une position entièrement fausse conernant la
finance. Le gouvernement lui-même ne devait pas être en position
dřautorité, mais devait laisser souverain et incontesté le pouvoir de
357
Gérard Menuhin
l'argent. (William Gladstone, 1852, cité dans Carroll Quigley, Tragedy
and Hope, op. cit.).
En fait, la dette publique irrécupérable s'était déjà accumulée dans la
plupart des économies européennes, principalement en raison des prêts
nécessaires afin de maintenir de grandes armées permanentes et le
théorique Ŗéquilibre des pouvoirsŗ. (Les gouvernements furent incités à
assumer des dettes en gaspillant les fonds publics en armements, afin
dřêtre au même niveau que leurs voisins par qui ils n'étaient pas menacés,
à moins bien sûr que des incidents sous Ŗfaux drapeauŗ nřaient été créés.)
Ils étaient donc fortement armés mais quasiment en faillite :
Les finances de l'Europe sont tellement engagées que les
gouvernements peuvent se demander si la guerre, avec tous les risques
terribles que cela implique, n'est pas préférable au maintien d'une paix
aussi précaire et coûteuse. Si les préparatifs militaires de l'Europe ne
se terminent pas par une guerre, ils pourraient bien se terminer par la
faillite des États. Ou, si de telles folies ne mènent ni à la guerre, ni à la
ruine, alors elles signalent assurément une révolution industrielle et
économique. (Quarterly Journal of Economics, 1887).
***
Pendant des années, ces sangsues de Rothschild se sont
accrochées avec des ventouses distendues à lřorgane politique de
l'Europe. Cette famille d'usuriers infâmes, dont la base de la fortune
reposait profondément au cœur de la fange des tricheurs et des
scélérats, s'est répandue sur l'Europe tel un réseau. C'est une
conspiration gigantesque, multiple et complète. Il y a un Rothschild un membre dévoué de la famille - dans toutes les capitales de
l'Europe. Vienne, Saint-Pétersbourg, Paris, Londres, Berlin, et tous
sont affectés et sont tenus à des fins familiales par des membres de
cette bande. Cette équipe de suceurs de sang est à lřorigine de méfaits
et de misère indicibles en Europe au cours de ce siècle, et a accumulé
ses richesses prodigieuses principalement en fomentant des guerres
entre des États qui n'auraient jamais dû se quereller. Chaque fois qu'il
y a des problèmes en Europe, partout où des rumeurs de guerre
circulent et où les esprits des hommes sont perturbés par la peur du
changement et de la calamité, vous pouvez être sûr qu'un Rothschild
au nez crochu joue quelque part proche de la zone des perturbations.
(The Labor Leader, journal socialiste, 19 décembre 1891).
***
358
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Je ne sais pas si tous les gouvernements réalisent déjà quelle
menace internationale constitue votre Maison Mondiale. Sans vous,
aucune guerre ne peut être menée, et si la paix doit être conclue, les
gens sont d'autant plus dépendants de vous. Pour l'année 1895, les
dépenses militaires des cinq grandes puissances ont été estimées à
quatre milliards de francs et leur force militaire réelle en temps de paix
à 2.800.000 hommes. Et vous commandez financièrement ces forces
militaires, incomparables dans l'histoire, quel que soit le désir
conflictuel des nations !
Qui vous a donné le droit de le faire ? Quel idéal humain universel
servez-vous ? Et qui êtes-vous de toute façon ? Une poignée de
banquiers, maintenant plus que jamais des ŘSchutzjudenř [juifs à lřabri de
l'expulsion par lettre de protection acquise de l'État par le paiement]
qui sont occasionnellement invités à la cour, avec quel dégoût vous le
devinez, si on ne vous le montre pas. Car nulle part on ne vous
accorde les pleins droits pas plus quřon ne vous considère comme des
citoyens ordinaires. Et vous qui êtes en mesure de resserrer les
ceintures de près de trois millions de soldats, vous et vos coffres
devaient être protégés anxieusement partout, des gens qui,
assurément, ne savent pas tout encore.
ŘEt votre richesse maudite continue de croître. Partout, elle
augmente plus rapidement que la richesse nationale des pays dans
lesquels vous résidez. Par conséquent, cette augmentation n'a lieu
qu'aux dépens de la prospérité nationale.ř (Herzl, The Complete Diaries of
Theodor Herzl, Herzl Press, New York 1960, pp. 163-164).
***
De 1887 à 1914, les nations européennes fortement armées mais
en faillite ont enduré ce système précaire, alors que les États-Unis
continuaient d'être un pays débiteur, empruntant de l'argent à
l'étranger, mais faisant peu de prêts parce que nous n'avions pas de
banque centrale ou de Řmobilisation de créditř. Le système de prêts
nationaux développé par les Rothschild a servi à financer les luttes
européennes au cours du 19ème siècle, parce quřils étaient répartis par
les branches des Rothschild dans plusieurs pays. En 1900, il était
évident que les pays européens ne pouvaient pas se permettre une
guerre majeure... Le système de la Réserve fédérale a commencé ses
opérations en 1914, obligeant le peuple américain à prêter aux Alliés
25 milliards de dollars, qui n'ont pas été remboursés, bien qu'un
intérêt considérable ait été payé aux banquiers de New York. Le
peuple américain a été conduit à faire la guerre au peuple allemand,
avec qui nous n'avions aucune querelle politique ou économique
359
Gérard Menuhin
plausible. En outre, les États-Unis représentaient la plus grande nation
du monde composée d'Allemands ; près de la moitié de ses citoyens
étaient de descendance allemande... En 1915 et 1916, Wilson a tenu
ses engagements envers les banquiers qui lui avaient payé la Maison
Blanche, en continuant à accorder des prêts aux Alliés. Le 5 mars
1917, Walter Hines Page [Ambassadeur des États-Unis en GrandeBretagne] envoya une lettre confidentielle à Wilson. ŘJe pense que la
pression de cette crise qui approche a dépassé la capacité de l'Agence
Financière Morgan pour les gouvernements britannique et français...
La plus grande aide que nous pourrions donner aux Alliés serait un
crédit. À moins dřentrer en guerre avec l'Allemagne, notre
gouvernement, bien sûr, ne peut pas accorder une telle subvention
directe de crédit.ř
Les Rothschild étaient circonspects concernant la capacité de
l'Allemagne à continuer la guerre, malgré le chaos financier causé par
leurs agents, les Warburgs qui finançaient le Kaiser, et le frère de Paul
Warburg, Max, qui, en tant que chef du service secret allemand,
autorisait le train de Lénine à traverser les lignes et (Lénine) de mettre
en oeuvre la révolution bolchevique en Russie. Selon le sous-secrétaire
de la marine, Franklin D. Roosevelt, l'industrie lourde américaine se
préparait à la guerre depuis un an. L'Armée de terre et la Marine
avaient acheté des fournitures de guerre en grande quantité depuis le
début de 1916.
Cordell Hull [Secrétaire d'État sous Roosevelt, 1933-1944] observe
dans ses mémoires : ŘLe conflit a forcé le développement du principe
de la taxe sur le revenu. Visant, comme ce fut le cas, la seule grande
source de revenus non imposables, la loi sur les impôts a été
promulguée juste à temps pour répondre aux exigences de la guerre.
Et le conflit a également contribué à la mise en vigueur du système de
la Réserve fédérale, idem in extremis.ř (Cordell Hull, The Memoirs of
Cordell Hull, Macmillan, New York, 1948, p.76, citée par Eustace
Mullins, The Secrets of the Federal Reserve, op. cit., pp. 82-84).
***
Les banquiers attendaient depuis 1887 pour que les États-Unis
adoptent un plan de banque centrale afin qu'ils puissent financer une
guerre européenne entre les nations qu'ils avaient déjà ruinées par des
programmes d'armement et de Řdéfenseř. La fonction la plus exigeante
du mécanisme de la banque centrale est le financement de la guerre.
(Ibid., p. 84). ŘLa guerre... en termes économiques est l'équivalent
direct d'une nation qui jette une partie de son capital dans l'eau.ř (Karl
360
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Marx, Friedrich Engels, Karl Marx and Frederick Engels, Collected Works,
Vol. 28, International Publishers, New York 1987, p. 66.)
***
Depuis Londres, le colonel House a écrit au président Wilson le 29
mai 1914 : ŘQuand l'Angleterre y consentira, la France et la Russie
envahiront l'Allemagne et l'Autriche.ř (Édouard M. House, Charles
Seymour, The Intimate Papers of Colonel House, Houghton Mifflin,
Boston/New York, 1926).
Les historiens répondent habituellement à la question de savoir
comment la Première Guerre mondiale a commencé en orientant le
demandeur vers les évènements soi-disant responsables qui se sont
déroulés à Sarajevo en juin 1914 et leurs conséquences, comme si ceux-ci
avaient été inévitables : l'assassinat de l'archiduc autrichien, la demande
dřexcuses officielles de l'Autriche-Hongrie à la Serbie et un procès contre
l'accusé ; la réticence de la Serbie sur quelques points, soutenue par son
allié traditionnel, la Russie. Les Balkans étaient en tout cas un nid de
guêpes de conflits et d'ambitions interdépendants. Puis arriva l'ultimatum
de l'Autriche à la Serbie ; la déclaration de guerre de lřAutriche contre la
Serbie ; l'alignement de l'Allemagne avec l'Autriche ; la déclaration de
guerre de l'Allemagne contre la Russie ; la déclaration de guerre de la
Grande-Bretagne contre l'Allemagne. Ce n'est qu'un fragment de l'histoire
complète :
Il a été révélé lors du procès de Gavrilo Princip et Nedelko
Cabrinovic, les assassins de Franz Ferdinand [l'héritier du trône
autrichien], que l'Organisation maçonnique française, le Grand Orient,
était derrière les plans d'assassinat et non l'Organisation nationaliste
serbe The Black Hand.
Cette énorme provocation avait été prévue à Paris en 1912 au 16,
rue Cadets, siège du Grand Orient. Nedelko Cabrinovic a révélé à la
Cour comment les francs-maçons avaient condamné Franz Ferdinand
à mort. Il a appris cela du franc-maçon Ziganovic (c'est lui qui a
donné le pistolet Browning à lřassassin juif Princip). Princip était
également un franc-maçon. La condamnation [c'est-à-dire l'assassinat
de l'archiduc autrichien Franz Ferdinand à Sarajevo] a été exécutée le
28 juin 1914.
Tout cela selon le rapport sténographique de la Cour publié dans
le livre d'Alfred Mousset L'Attentat de Sarajevo, Payot, Paris 1930. (Jüri
Lina, Under the Sign of the Scorpion, op. cit.).
361
Gérard Menuhin
Un récit convaincant de la série des aveux se trouve dans ce qui suit :
[L]'historien allemand Uebersberger a publié la photocopie d'un
document écrit de la main de Pasic, dans lequel celui-ci énumère
l'armement des conspirateurs de Sarajevo et le nom de la personne
responsable de son transport : le major Tankosic, Řun membre de
Black Hand qui a formé à la fois Gavrilo Princip (1894-1918) et
d'autres membres de l'Organisation Jeune Bosnie afin quřils acquièrent
les compétences militaires.ř (Encyclopédie internationale de la Première
Guerre mondiale). Cette personne responsable du transport des armes à
Sarajevo, Tankosic, était un agent proche du Premier ministre Pasic.
Et c'était Pasic lui-même qui avait rédigé, selon l'historien allemand, la
liste des armes que les meurtriers avaient sur eux. Après avoir pris
note de lřensemble de tous ces documents, on est tout à fait en
mesure de s'expliquer pourquoi le Premier ministre Pasic sřest envolé
aussi vite pour Salonique le 24 juillet 1914, lorsque l'Autriche a
demandé de participer à l'enquête sur les responsables du double
meurtre à Sarajevo ! (Léon Degrelle, Verschwörung der Kriegstreiber 1914
(Conspiracy of Warmongers 1914), Druffel & Vowinckel, Stegen 2009,
p. 254).
Il a fallu 100 ans pour voir émerger un rapport équilibré, quoi que
partiel, des conditions qui ont précédé la Première Guerre mondiale :
En concentrant l'esprit de ses collègues sur l'Allemagne en tant
quřinstigateur présumé de la crise actuelle, Sazonov (ministre russe des
Affaires étrangères) a révélé dans quelle mesure il avait intériorisé la
logique de l'Alliance franco-russe, selon laquelle l'Allemagne, et non
l'Autriche, était lřŘadversaire principalř. Qu'il s'agisse d'une crise
autrichienne plutôt quřallemande ne faisait aucune différence, puisque
l'Autriche était censée être le cheval de Troie pour une politique
allemande malveillante dont les objectifs ultimes, au-delà de
l'acquisition de Řl'hégémonie au Proche-Orientř ne sont toujours pas
clairs (Christopher Clark, The Sleepwalkers, Allen Lane/Penguin,
Londres 2012, pp. 475-76).
La Russie avait aggravé la crise par une mobilisation partielle le 24
juillet :
Sazonov a estimé d'emblée qu'une action militaire autrichienne
contre la Serbie devait déclencher une contre-attaque de la Russie.
(Ibid., p. 480).
362
Dites la vérité et vous humilierez le diable
L'état-major général français est favorable à la guerre. L'état-major
désire la guerre, car, de son point de vue, le moment est favorable et le
moment est venu dřy mettre un terme. (Ministre belge, Ibid., p. 482).
Sazonov avait explicitement conseillé à Belgrade de ne pas
accepter une offre de médiation britannique. (Ibid., p. 483).
La mobilisation générale russe était l'une des décisions les plus
importantes de la crise de juillet. C'était la première des mobilisations
générales. (Ibid., p. 509).
[Le ministre des Affaires étrangères, sir Édouard Grey] n'avait
aucun moyen de savoir si, et quand le cabinet supporterait sa politique
d'intervention. (Ibid., p. 535).
Alors que Wilhelm et Bethmann voulaient saisir l'occasion d'éviter
la guerre à l'Ouest, Moltke a estimé qu'une fois mise en marche, la
mobilisation générale ne pouvait pas être interrompue... Le Řchef
d'état-major général allemand (von Moltke) a confié, au bord des
larmes,ř qu'il était un homme totalement brisé, parce que cette
décision du Kaiser lui a démontré que le Kaiser espérait toujours la
paix. (Ibid., p. 531).
[Pourtant], cela l'a clairement troublé (Édouard Grey), du moins à
ce moment-là, qu'une querelle éloignée dans le Sud-Est de l'Europe
pouvait être acceptée comme déclencheur d'une guerre continentale,
même si aucune des trois forces de l'Entente nřétaient sous attaque
directe ou menace d'attaque. (Ibid., p. 537).
Il fut cependant incapable dřobtenir le soutien du cabinet pour une
intervention le 27 juillet. Il échoua à nouveau deux jours plus tard,
alors que sa demande de promesse formelle d'assistance à la France
était soutenue par seulement quatre de ses collègues (Asquith,
Haldane, Churchill et Crewe). (Ibid., p. 539).
Le 29 juillet, le cabinet avait accepté la requête de Churchill en tant
que Premier lord pour une mobilisation préventive de la flotte... Le
1er août, sans lřobtention de l'accord du Cabinet (mais avec
l'approbation implicite du Premier ministre) Churchill mobilisa sa
flotte. (Ibid., p. 541).
Le premier lord de la mer Winston Churchill était excité à la
pensée de la bataille imminente. ŘTout tend à la catastrophe et à
l'effondrementř, a-t-il écrit à son épouse le 28 juillet. ŘJe suis captivé,
équipé et heureux.ř (Ibid., p. 552).
Le rôle de Churchill en tant qu'initiateur de l'engagement britannique
dans le conflit de 1914 préfigurait son rôle dans celui de 1940. À lřépoque
363
Gérard Menuhin
déjà, il était un fauteur de guerre, avec ou sans l'encouragement de
l'argent juif.
Le ministre du cabinet Herbert Samuel [Řnominalement le premier
juif pratiquant qui a servi en tant que ministre et est devenu le chef
d'un grand parti politique britanniqueř - Wikipédia] a aidé à encadrer
les discussions en élaborant... deux formules identifiant, d'une part, un
bombardement allemand de la côte française et, d'autre part, une
Řviolation graveř de la neutralité belge comme déclencheurs potentiels
d'une réaction armée britannique. Une partie du plan de ces deux
propositions réside dans le fait qu'elles ont été conçues pour s'assurer
que ce soit Řune action de l'Allemagne et non la nôtreř qui pourrait
Řcauser l'échecř. Grey a déclaré lors de la réunion du matin du 2 août
avec une grande émotion que la Grande-Bretagne avait l'obligation
morale de soutenir la France dans le prochain conflit... (Ibid., p. 543).
Toute obligation morale à lřégard des soldats britanniques qui allaient
être tués et mutilés ne lřa apparemment pas emporté sur cet impératif
moral envers un pays étranger. D'ailleurs, Grey ne pouvait pas ignorer les
machinations plus ou moins officielles de la France en faveur de la
guerre.
Si un homme peut être tenu pour responsable de la Première Guerre
mondiale, c'est le Premier ministre français Raymond Poincaré, un
germanophobe invétéré qui avait soif de se venger de la victoire de
lřAllemagne sur la France en 1870 et de sa perte de l'Alsace. (En 1913,
Poincaré a fait un mariage civil secret avec Henriette Benucci, divorcée
âgée et stérile d'une réputation infâme [ŖSulfureuseŗselon la presse,
Wikipédia], fille du cocher italien Raphaël Benucci et Louise Mossbauer.
Une curieuse liaison pour un chef dřÉtat.)
En collusion avec l'ambassadeur de Russie en France Isvolski, le
ministre russe des Affaires étrangères Sazonov et le ministre russe de la
guerre Sukhomlinov, et grâce au financement de la Russie par la France
(également utilisé pour influencer les médias français), ils ont pu
surmonter la réticence naturelle du Tsar à entrer en guerre.
Au début de 1891, les Russes avaient reçu six prêts importants de
sources françaises, soit un total de plus de 3 milliards de francs. Ces
sources étaient Rothschilds et Hoskier-Paribas. (George F. Kennan,
The Fateful Alliance: France, Russia, and the Coming of the First World War,
Pantheon Books, New York, 1984).
***
364
Dites la vérité et vous humilierez le diable
La Russie s'est mobilisée secrètement le 29 juillet (mobilisation
déjà proposée le 24 juillet selon les câbles de cette date) : la France à
15h45 le 1er août ; l'Allemagne à 17h30 le 1er août 1914. Pourquoi les
Allemands ne se seraient-ils pas mobilisés quand tous les conscrits
français avaient été appelés aux armes une heure et demie plus tôt ?
Appelés aux armes contre qui, sinon contre les Allemands ? (Degrelle,
Verschwörung der Kriegstreiber 1914, op. cit.).
Au cours de la célèbre trêve de Noël 1914, assez proche du début de
la Grande Guerre pour que le soldat individuel se souvienne de son
humanité et de l'absurdité de tuer un de ses semblables, simplement parce
qu'il portait un autre uniforme, les adversaires ont temporairement ignoré
leur devoir endoctriné de sřentretuer, au lieu de cela, ils ont chanté et ont
échangé des petits cadeaux. Aucune quantité de propagande dřatrocités
répugnantes contre les Allemands ne pouvait infléchir le principe de
réciprocité humaine. ŖLes Allemands semblaient beaucoup plus prêts que
nous ne lřétions à vivre et à laisser vivreŗ (Robert Graves, Goodbye to All
That, Jonathan Cape, Londres, 1929).
Ces soldats sacrifiables ignoraient peut-être les grands enjeux, mais ils
étaient des représentants infiniment plus dignes de leur race, la race
humaine, que les sous-hommes qui les ont envoyés mourir sans aucune
raison impérieuse.
Dans sa minutieuse analyse des circonstances historiques menant au
déclenchement de la Première Guerre mondiale, y compris une longue
digression sur les personnalités serbes qui remontent inutilement au
début des années 1880, Christopher Clark ignore étonnamment tous les
facteurs financiers qui - indépendamment des sévères préjugés antiallemands de certains Français et Russes, l'Anglais apparemment irrésolue
ou impénétrable et le somnambulisme des Allemands - ont effectivement
déterminé la capacité des principaux participants à faire la guerre :
Crédit de guerre allemand. Projet de loi pour £250,000,000.
Berlin, mardi (4 août 1914). Un projet de loi a été présenté aujourd'hui
au Reichstag autorisant le Chancelier impérial à obtenir un crédit de
cinq milliards de marks (environ deux cent cinquante millions de
livres sterling) pour couvrir les dépenses extraordinaires non
récurrentes. Il est prévu que les obligations et les bons du Trésor émis
et les coupons qui y sont attachés peuvent, en tout ou en partie, être
payables à demeure ou à l'étranger, et dans la monnaie nationale ou
étrangère. (Reuters).
365
Gérard Menuhin
***
En août 1914, lorsque le coup de sifflet a retenti signalant le début
de la Grande Guerre, la Banque d'Angleterre possédait seulement
neuf millions de livres sterling d'une réserve d'or (équivalant à £754
millions en 2013, Wikipédia) et, comme la Banque d'Angleterre était la
Banque des banquiers, cette somme constituait la réserve effective de
toutes les autres institutions bancaires en Grande-Bretagne.
Dès lřouverture des hostilités, les gestionnaires de la banque
craignèrent sérieusement que les déposants publics, pris de panique,
exigeraient la restitution de leur argent. Et, dans la mesure où les
dépôts et les épargnes laissés aux banquiers par les déposants publics
avaient été largement coulés par les banquiers dans des entreprises
qui, au mieux, ne pouvaient pas rembourser rapidement le capital
emprunté et qui, dans plusieurs cas à grande échelle étaient
susceptibles d'être complètement submergés dans les tensions de la
guerre et dans l'effondrement de grandes zones du commerce
international, il s'ensuivit que s'il y avait une crise de panique
généralisée sur les banques, les banques seraient incapables de payer et
l'ensemble du système de crédit s'effondrerait, ruinant des millions de
personnes.
Les banques d'entreprises privées étant ainsi au bord de
l'effondrement, le gouvernement (M. Lloyd George à l'époque était
chancelier de l'Échiquier) a rapidement déclaré un moratoire, c'est-àdire quřil autorisa les banques à ne pas rembourser (ce que, en tout
état de cause, les banques ne pouvaient pas faire), et il prolongea de
trois jours supplémentaires le Bank Holiday d'août [... pour permettre
le passage de la Loi sur la monnaie et les billets de banque, par laquelle
la Grande-Bretagne avait abandonné l'étalon-or). En vertu de la
présente loi, le Trésor émit 300 millions de livres sterling - équivalent
à 25,1 milliards de livres sterling en 2013 - de billets de banque, sans le
soutien de l'or, avec lequel les banques pouvaient rembourser leurs
obligations ; Wikipédia]. Au cours de ces trois ou quatre jours, lorsque
les banques et les bourses étaient fermées, les banquiers ont eu des
négociations anxieuses avec le chancelier de l'Échiquier. Et l'un d'eux
a consigné le fait quřŘil (M. George) a fait tout ce que nous lui avons
demandé de faire.ř Lorsque les banques ont rouvert, le public a
découvert que, au lieu de récupérer son argent en or, il était payé dans
une nouvelle soumission légale de bons du Trésor (les billets de £1
en noir et les billets de 10 s. [shillings] de couleur rouge). Cette
nouvelle monnaie était émise par l'État, était soutenue par le crédit de
l'État et était délivrée aux banques pour empêcher lřeffondrement
366
Dites la vérité et vous humilierez le diable
total des banques. Le public accepta joyeusement les nouveaux billets ;
et personne ne parla dřinflation.
LřÉtat lui-même nřavait pas émis de papier-monnaie depuis 1697.
Au cours de cette année, 1697, des billets d'une valeur nominale de £5
avaient été délivrés directement au public sans l'intervention des
maisons de financement ; et ces billets n'étaient pas soutenus par l'or,
mais avaient un cours légal pour le paiement des taxes. Toutefois, en
1914, la question de l'argent de l'État était dřune ampleur colossale ; le
cours légal n'était pas limité au paiement des taxes, mais était complet
à tous égards, et lřémission fut faite avec la bienveillance des banquiers
et en fait, à leur propre demande et intercession. Si ce nouvel argent
n'avait pas été émis, les institutions bancaires privées de GrandeBretagne nřauraient pas pu payer les échéances de leurs créanciers la
semaine suivante. Le Dr Walter Leaf, président de la Westminster
Bank et ancien président de l'Institut des banquiers, nous a informés
de l'effet réel de l'émission des bons du Trésor en vertu de la Loi sur
les monnaies et les billets de banque du 6 août 1914.
ŘLe montant et la manière de l'émission,ř déclare-t-il Řont été laissés
à la discrétion absolue du Trésor. C'était essentiellement un prêt de
guerre, sans intérêt, pour une période illimitée et, en tant que tel, était
un expédient très rentable du point de vue du gouvernement.ř
Il poursuit en soutenant que, dans une certaine mesure, cette
émission d'État de bons du Trésor étaient couverte par la monnaie en
or que les patriotes échangeaient contre des billets; mais il n'y avait
aucune disposition dans la Loi sur les monnaies et des billets de
banque de 1914 pour tout soutien en or et, en tout état de cause, le
montant de pièces d'or réservé pour une prétendue garantie contre les
bons du Trésor totalisant environ trois cent millions de livres nřétait, à
son maximum, que de vingt-sept millions de livres sterling. Les trois
cents millions de nouveaux fonds émis par le Trésor en 1914 étaient
donc, en effet, un prêt de guerre, sans intérêt. Mais, hélas, lorsque la
guerre fut terminée, le Trésor, par un procès-verbal publié le 15
décembre 1919, annonça que sa politique constituerait à réduire
progressivement les bons du Trésor ; et il a commencé, année après
année, à retirer les bons du marché, arguant que les bons ainsi annulés
n'étaient couverts ni par lřor, ni par les billets de la Banque
dřAngleterre. Entre les années 1920 et 1926, il y eut une réduction
progressive des bons du Trésor de £320.600.000 à £246.902.500.
Toutefois, pour revenir au début de la guerre, à peine les banquiers
furent-ils mis hors de difficultés par M. Lloyd George à l'automne
1914 grâce à lřémission de l'argent du Trésor, qu'ils se présentaient à
nouveau à la porte du Trésor en expliquant avec force que lřÉtat ne
367
Gérard Menuhin
devait plus, à aucun prix, émettre de l'argent sur cette base sans
intérêt ; si la guerre devait être menée, elle devait être exécutée avec de
l'argent emprunté, de l'argent sur lequel des intérêts devaient être
payés, et cřétaient eux les gentilshommes qui veilleraient au
financement approprié d'un prêt de guerre bon et juteux à 3,5 %
d'intérêt et le Trésor céda à cette dernière proposition. La guerre ne
devait pas être menée avec de l'argent sans intérêt et/ou/avec la
conscription des richesses ; néanmoins, elle devait être menée avec la
conscription de la vie. De nombreuses petites entreprises devaient
être fermées et leurs propriétaires envoyés à l'étranger comme surplu
et sans compensation pour leurs pertes, alors que les finances, comme
nous le verrons, devaient être lourdement et progressivement
rémunérées.
Comme chaque prêt de guerre sřépuisait, les prêteurs sur les
premiers prêts de guerre à taux dřintérêt inférieur furent autorisés à
transférer le dernier taux dřintérêt le plus élevé, et l'intérêt des usuriers
sur le crédit a été ajouté à la charge nationale, de sorte quřà ce jour ce
fardeau est insupportable et la nation titube, ôtant le pain et le
fromage de ses pauvres et affamant les services sociaux dans une
tentative vaine de faire face aux charges encourues dans les rampes de
crédit de la Grande Guerre.
Mais les contrôleurs du pouvoir de lřargent, les hommes qui
sřétaient levés pour exiger de sang froid auprès de leurs compatriotes à
chaque avancée allemande sur le terrain et à chaque campagne de sous
marins allemands en mer ; les hommes qui ont organisé la création de
centaines de millions de dettes inutiles, les hommes qui ont gonflé les
taux d'intérêt ; les hommes qui, alors que le prix dřaccessibilité aux
crédits pour nous libérer de la menace de lřasservissement allemand,
nous ont empêtrés dans une charge d'intérêts d'un million de livres
sterling dřindémnité quotidienne, ce sont eux, les pilleurs en temps de
guerre, que j'ai cherché à mettre en évidence dans les pages qui
précèdent. Les machinations du pouvoir de lřargent organisées
pendant les tensions de la guerre fournissent assurément la preuve la
plus convaincante que la nation doit être le seul créateur de l'argent et
le gardien et le banquier de l'épargne et de lřéconomie de ses citoyens,
si le bien-être et la sécurité sont un jour le lot commun des hommes.
ŘL'usure de la Grande Guerreř. Le rapport du Comité Cunliffe
(1927) concerne l'histoire de l'accumulation progressive de notre
fardeau de dettes de guerre [britannique]. (Annexes au rapport du
Comité sur la dette et la fiscalité nationales (1927), p. 18 sq.) Mais ce
n'est dřaucune façon une chronique scandaleuse de l'usure complète en
temps de guerre; pas plus que ses auteurs nřavaient lřintention quřil le
368
Dites la vérité et vous humilierez le diable
soit. Nous ne trouvons dans ses pages aucune référence ou indice du
processus magique par lequel, alors que la nation luttait presque aux
portes de la mort pour son existence même, et tandis que les masses
dřhommes adultes les plus aptes étaient quotidiennement soufflées en
lambeaux sanglants, nos fraternités bancaires continuaient de créer
pour elles-mêmes un immense volume de nouveaux crédits et de nous
prêter ce crédit avec intérêt, et en effet à un intérêt qui augmentait
progressivement ; aucune référence au fait que, grâce à cette
fabrication de crédit bancaire, une partie, dont le montant est
diversement estimé, de ce qui se présente maintenant comme la dette
publique, était simplement fabriquée à des fins privées et n'était pas
un prêt consenti de bonne foi dřune véritable richesse pour la nation.
Le professeur Soddy (Membre de la Société royale, chercheur sur la
Première Guerre mondiale) a estimé que les banquiers ont réellement
créé 2.000.000.000, pas moins, sur ce crédit bancaire et nous l'ont
prêté à 5 %. Cela signifie 100.000.000 par an sur rien. (Rt. Hon.
Thomas Johnston, ex-lord Privy Seal, The Financiers and the Nation,
Methuen, Londres, 1934).
***
Je considère le livre de M. Johnston comme un excellent service
public. On ne nous rappellera jamais assez la manière dont le public
est périodiquement plumé par des tricheurs et des escrocs de la
finance ; parce que ces faits saillants de l'entreprise capitaliste sont,
après chaque exposition, rapidement oubliés. Il est remarquable de
constater à quelle fréquence lřhistoire sřest repétée au cours des cent
dernières années. Chaque décennie voit une nouvelle variante, mais le
processus est essentiellement le même. Des dizaines de milliers de
petits investisseurs, ainsi que d'autres plus importants, se laissent
convaincre par des mensonges et des fausses déclarations dřacheter
des parts dans ce qui est simplement une escroquerie. Des centaines
de milliers, sinon de millions, de livres sterling sont empochées par les
escrocs et la foule de complices et de parasites qui Řdans le cours
normal des affairesř coopèrent dans ce qui ne doit pas encore être
qualifié de fraude. À l'heure actuelle, il y a un effondrement et, plus ou
moins, une exposition : parfois, un ou plusieurs des escrocs en chef
sont poursuivis et condamnés à un emprisonnement prolongé à la
charge des finances publiques. Mais il n'y a pas de publicité efficace ou
prolongée. Toutes les influences de la City sřassocient pour étouffer
tout cela. Tout mécontentement est mauvais pour les affaires en
bourse. Les banques craignent la propagation de la panique et
dissimulent leurs propres pertes. Les journaux sont prévenus de la
369
Gérard Menuhin
part de personnes influentes que tout scandale financier interfère avec
les entreprises légitimes, et surtout avec la publicité des promoteurs
d'entreprises.
Et ainsi, l'intérêt du public dans la dernière escroquerie financière
se tasse. (Sydney Webb, préface au livre de T. Johnston, The Financiers
and the Nation, op. cit.).
Le 3 août 2014, lors du centenaire de l'entrée de la Grande-Bretagne
dans la Grande Guerre, le déluge de propagande était particulièrement
fort, à grand renfort de mensonges du genre utilisés pour justifier la
guerre et inciter les gens ordinaires à haïr l'Allemagne en 1914. La ligne
officielle est : ŖLa Grande-Bretagne est entrée en guerre pour protéger la
neutralité de la Belgiqueŗ, selon le Traité de Londres de 1839, qui Ŗtire sa
signification de l'article 7 qui obligeait la Grande-Bretagne à préserver la
neutralité de la Belgique en cas d'invasion de cette dernièreŗ (Première
Guerre mondiale, documents originaux). Ce qui a pu être considéré
comme utile en 1839 n'était pas nécessairement Ŗcontraignantŗ ou même
important en 1914, et était très probablement une excuse pratique pour
s'engager dans la guerre.
Ce qui est communément ignoré, c'est que la Prusse a garanti
ŖDurchmarsch und Festungsrechteŗ (= des droits de passage et de
fortification) en Belgique après les guerres napoléoniennes (1803-1815),
comme l'a fait lřAngleterre (la Belgique a été créée artificiellement en
1814). En 1914, il n'y avait pas d'armée allemande nationale. Il n'existait
que les armées des États allemands indépendants confédérés dans le
Kaiserreich, chacun avec sa propre armée, le Kaiser étant le commandant
suprême. Au début de la Première Guerre mondiale, le roi de Prusse (le
Kaiser) a indiqué à la Belgique qu'il avait l'intention de faire usage de son
droit de traverser la Belgique. Il n'avait pas l'intention de faire la guerre à
la Belgique ni de violer la neutralité de cette nation, seulement de faire
passer son armée prussienne à travers elle. La Belgique n'a pas répondu à
cette note diplomatique. En outre, l'Angleterre avait déjà fait usage de sa
prérogative en amarrant plusieurs navires de sa flotte dans les ports
belges. Ainsi, s'il y avait eu une neutralité belge à cet égard, l'Angleterre
l'avait déjà violée, avec le consentement du gouvernement belge, Belgique
qui n'était donc plus neutre au début de la guerre.
Une grande partie de l'édition en temps de guerre en Grande-Bretagne
visait en fait à attirer le soutien américain. Un article de 1929 dans The
Nation affirmait : ŖEn 1916, les Alliés mettaient en avant toute histoire
d'atrocités possible pour gagner une sympathie neutre et un soutien
370
Dites la vérité et vous humilierez le diable
américain.ŗ (Cynthia Wachtell, ŖHunsŗ vs ŖCorned Beefŗ: Representations
of German Soldiers in American World War I Literature, V & R Unipress,
Göttingen 2007). Des affiches de propagande américaine épouvantables
accompagnaient des demandes d'argent : ŖSouvenez-vous de la Belgique.
Acheter des obligations. Quatrième prêt de la liberté.ŗ ŖDans les premiers
mois de la guerre, des soldats allemands ont assassiné et violé la
population belge (pouvait-on entendre sur la chaîne ŖEuronewsŗ à 21h45,
le 3 août 2014). Apparemment, il est bon de diffamer l'histoire d'une
nation amicale, cent ans après les évènements présumés. Mais les critères
normaux ne servent plus à juger le climat social en Grande-Bretagne, une
nation qui exhibe pathétiquement son Ŗheure de gloireŗ avec les récits de
la bataille d'El Alamein ou de la bataille d'Angleterre, dans ses journaux
de fin de semaine. Des décennies de nivellement par le bas copié sur le
modèle américain, notamment l'immigration forcée, l'augmentation du
chômage, l'alcoolisme, la pornographie, le hooliganisme, la télévision sans
contenu, la télévision mensongère, les journaux vulgaires et mensongers,
l'eau et l'air empoisonnés ont fait leur travail.
L'un des principaux obstacles de l'Allemagne au début du 20ème siècle
était qu'elle sřétait élevée tardivement au statut de nation et n'était donc
pas en mesure de revendiquer son juste statut. La presse belliqueuse et
plusieurs grands politiciens britanniques réclamaient la guerre contre
l'Allemagne au moins depuis 1895, au motif que la croissance
commerciale de l'Allemagne entravait le monopole britannique du
commerce mondial :
Notre principal rival dans les échanges et le commerce aujourd'hui
n'est pas la France mais l'Allemagne. En cas de guerre avec
l'Allemagne, nous devrions gagner beaucoup et ne rien perdre ; alors
que, en cas de guerre avec la France, quel que soit le résultat, nous
sommes sûrs de perdre beaucoup. (ŖOur True Foreign Policyŗ,
Saturday Review, 24 août 1895, p. 17).
Une conversation en 1907 entre le diplomate américain Henry White
et Arthur Balfour illustre la mentalité britannique d'avant-guerre :
Balfour : Nous sommes probablement fous de ne pas trouver une
raison de déclarer la guerre à l'Allemagne avant quřelle ne construise
trop de navires et nous raffle notre commerce.
White : Si vous souhaitez faire concurrence au commerce
allemand, travaillez plus fort.
371
Gérard Menuhin
Balfour : Cela signifie abaisser notre niveau de vie. Peut-être seraitil plus simple pour nous d'avoir une guerre... Est-ce une question de
bien ou de mal ? Peut-être qu'il s'agit simplement de garder notre
suprématie. (Allan Nevins, Henry White, Thirty Years of American
Diplomacy, Harper Bros., New York 1930, pp. 257-58).
***
Extrait dřune lettre de sir E. Goschen, Berlin. Exemplaire
manuscrit du 15 janvier 1914. Indique que les journaux de Berlin en
rapportant le voyage d'Asquith en France allèguent qu'il visite la
France pour obtenir des détails plus complets du programme naval
français que ce qu'il avait été donné à Churchill et pour apaiser les
Français à cause de la déclaration du journal de Lloyd George selon
laquelle Řla France est notre assurance contre l'Allemagne ; mais nous
devrions de loin préférer avoir un accord avec l'Allemagne.ř (Papiers
de Lloyd George, archives nationales du Royaume-Uni).
***
Francis Bertie, Ambassade britannique, Paris, à Grey.
LG/C/4/14/20. 18 janvier 1915. Exemplaire manuscrit. Contenu :
rapporte sa conversation avecle Baron Edmond de Rothschild dans le
cadre du prêt projeté. (Ibid.).
***
R. Rodd, ambassade britannique, à Rome, à sir Édouard.
LG/C/4/14/21. 22 janvier 1915. Exemplaire manuscrit. Contenu :
déclare que Bulow a dit que l'empereur d'Allemagne était contre la
guerre, l'entourage militaire allemand en est responsable. (Ibid.).
***
La Grande-Bretagne allait faire la guerre à une nation apparentée
qui ne souhaitait rien de mieux quřêtre amie avec elle. (Theobald von
Bethmann-Hollweg, chancelier allemand, août 1914).
***
Depuis 44 ans, depuis que nous avons combattu pour et gagné
l'empire allemand et notre position dans le monde, nous avons vécu
en paix et protégé la paix de l'Europe. Pendant ce temps de paix, nous
sommes devenus forts et puissants, suscitant l'envie des autres.
(Bethmann-Hollweg, Reichstag, 3 août 1914).
Le Kaiser a tenté de négocier la paix avec le Tsar :
372
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Je suis allé dans les limites maximales des possibles dans mes
efforts pour sauver la paix... Même maintenant, vous pouvez encore
sauver la paix de l'Europe en arrêtant vos mesures militaires.
(Télégram, 30 juillet 1914).
Le lendemain, Nicholas répond :
Il est techniquement impossible d'arrêter nos préparatifs militaires
qui étaient obligatoires en raison de la mobilisation de l'Autriche.
Nous sommes loin de souhaiter la guerre. Tant que les négociations
avec l'Autriche sur le compte de la Serbie auront lieu, mes troupes ne
feront aucune action provocatrice.
Cependant, les troupes autrichiennes étaient sur le point d'attaquer la
Serbie, et dans les circonstances, la neutralité de la Russie aurait été
inacceptable pour les gens. Bien qu'il semble y avoir eu un pressentiment
que la guerre entraînerait une calamité mondiale, ces dernières tentatives
de médiation internationale et d'autres doivent être considérées comme
ayant été faites dans le meilleur des cas sans enthousisame. Une
déclaration générale d'hostilités n'était ni nécessaire ni inévitable, car
aucun des principaux pays impliqués n'était menacé.
Cependant, tous les pays majeurs avaient intérêt à la guerre contre
l'Allemagne. La France voulait se venger de sa défaite en 1870 et
récupérer l'Alsace-Lorraine ; la Grande-Bretagne voulait reprendre la tête
du commerce international qu'elle avait perdue à cause de lřAllemagne ; la
Russie voulait vaincre lřAutriche-Hongrie alliées de lřAllemagne afin de
renforcer l'adhésion pan-slave dans les Balkans et de supplanter la
domination ottomane de la mer Noire. Et donc, le monde glissa
inexorablement dans la guerre.
Tous les gouvernements sont sans savoir ni perspectives. C'est
exaspérant. Seule une décision claire peut percer le pouvoir des
mensonges dans toutes les nations. Il en va de même pour nous, les
mensonges au moyen desquels lřautonomie dřune population civile
faible n'est pas sapée. Avec les autres, encore plus de mensonges, cela
dit, afin de maintenir leurs gouvernements. Comme leur position est
pire, ils doivent là encore mentir davantage. (Chancelier BethmannHollweg, juin 1916).
***
En novembre 1916, Lansdowne [Henry Petty-Fitzmaurice]
communiqua un document au Cabinet, dans lequel il soutenait que la
373
Gérard Menuhin
guerre détruirait la civilisation et que, par conséquent, la paix devrait
être négociée sur la base du status quo ante bellum. La proposition de
Lansdowne reçut une réponse hostile d'autres syndicalistes du Cabinet
comme Arthur Balfour et Robert Cecil. Lansdowne invita le rédacteur
en chef du [journal] The Times, Geoffrey Dawson, chez lui et lui
montra la lettre qu'il voulait publier. Dawson fut Řconsternéř et décida
que cette publication ne servirait pas l'intérêt national. Lansdowne
montra également le texte au ministère des affaires étrangères qui nřy
mit pas son veto. Il a ensuite offert la lettre au The Daily Telegraph, qui
l'a acceptée. Le 29 novembre 1917, la lettre de Lansdowne fut publiée
dans The Daily Telegraph. Il appelait encore à une paix négociée avec
l'Allemagne : ŘNous ne perdrons pas cette guerre, mais son
prolongement entraînera la ruine pour le monde civilisé et ajoutera
une charge supplémentaire infinie de souffrance humaine qui pèse
déjà sur lui... Nous ne voulons pas l'anéantissement de l'Allemagne en
tant que grande puissance... Nous ne cherchons pas à imposer à sa
population une forme de gouvernement autre que celui de son choix...
Nous ne voulons pas nier à l'Allemagne sa place parmi les grandes
communautés commerciales du mondeř. La lettre demandait
également que la Řliberté des mersř soit garantie. (Wikipédia).
***
LONDRES, 12 décembre. Un message radio reçu de Berlin
indique :
ŘLe Reichstag s'est réuni ce jour. Il y avait une agitation
considérable. Le docteur von Bethmann-Hollweg, le chancelier
impérial, avait précédemment conféré avec les représentants des
puissances neutres et leur a remis une note contenant les propositions
de l'Allemagne, qui sont considérées comme le fondement d'une paix
durable. Le Dr Hollweg a formellement proposé que les négociations
de paix soient entamées par les représentants de la Suisse, des ÉtatsUnis et de l'Espagne. L'Allemagne propose d'abandonner tout le
territoire conquis et de revenir au statut dřavant la guerre.ř
LONDRES, 13 décembre. Un message radio officiel envoyé de
Berlin le mardi après-midi indique :
ŘDr Von Bethmann-Hollweg a annoncé aujourd'hui au Reichstag
que l'Allemagne, avec ses alliés, conscients de leur responsabilité
devant Dieu, devant les hommes, devant la nation et devant
l'humanité, ont proposé ce matin aux puissances hostiles de conclure
des négociations pour la paix.
Un autre message indique que, dans le Reichstag allemand, mardi,
le docteur Bethmann-Hollweg a annoncé qu'il avait proposé aux
374
Dites la vérité et vous humilierez le diable
puissances hostiles ce jour-là d'entamer des négociations de paix et
avait élaboré des propositions qu'il croyait être la base d'une paix
durable.
Les ambassadeurs neutres ont été consultés. Le chancelier a reçu
mardi matin les représentants américains, espagnols et suisses et leur a
présenté une note proposant que les négociations soient ouvertes
pour la paix. Hollweg leur a demandé de transmettre la note aux
gouvernements hostiles. À Vienne, à Constantinople et à Sofia, les
gouvernements des alliés de l'Allemagne ont simultanément émis une
note identique, dont le texte a été communiqué au Saint-Siège et à
toutes les nations neutres. Le contenu de la note n'est pas divulgué. Le
message radio ajoute :
ŘLes quatre puissances alliées ont présenté des propositions qui,
selon leur ferme conviction, forment une base appropriée pour
l'établissement d'une paix durableř.
Derrière nos combattants se trouve la nation à lřouvrage.
L'Allemagne n'est pas une forteresse assiégée, comme l'imaginent nos
adversaires, mais un camp gigantesque et discipliné, doté de
ressources inépuisables. Nous avons fait des progrès avec la ferme
résolution de poursuivre ces progrès. Nous sommes toujours prêts à
nous défendre et à lutter pour notre liberté et notre sécurité nationales
dans le futur. Nous sommes toujours prêts à tendre la main pour la
paix. Notre force n'a pas rendu nos oreilles sourdes à notre
responsabilité, devant Dieu et l'humanité.
Nos adversaires ont éludé nos précédentes déclarations à propos
notre empressement à parvenir à la paix depuis le déclenchement de la
guerre, lorsque le Kaiser a dû prendre la plus grave décision qui soit
jamais tombée sur la tête d'un Allemand. Il a été obligé dřordonner
notre mobilisation suite à la mobilisation russe. Lřunique pensée du
Kaiser est de savoir comment la paix peut être restaurée pour
sauvegarder l'Allemagne après sa lutte victorieuse, et avec un profond
sens moral et religieux du devoir envers la nation et envers l'humanité,
le Kaiser considère maintenant le moment venu pour une action
officielle vers la paix (The Advertiser, Adélaïde, 14 décembre 1916).
Parmi les sous-rubriques de ce journal, on retrouve ŖLes mêmes vieux
mensongesŗ. Les journalistes, comme les politiciens, n'ont pas été obligés
de risquer leur vie dans les tranchées et ils étaient donc libres de suivre,
non pas les prescriptions de leur conscience s'ils en avaient une, mais les
exigences de leurs employeurs.
375
Gérard Menuhin
La note allemande aux puissances neutres dit : ŖLa guerre la plus
terrible de l'histoire, qui a fait rage pendant deux ans et demi, fut une
catastrophe, que 2.000 ans de civilisation nřont pas pu empêcher...ŗ
La note allemande au pape indique : ŖDes trésors illimités de la
civilisation ont été détruits, et de vastes zones ont été imprégnées du sang
de millions de braves soldats qui sont tombés et des millions dřautres
furent mutilés. Le chagrin est dans chaque maison. Les conséquences
destructrices de la guerre pèsent lourdement à la fois sur les belligérants
et les pays neutres. Le commerce a fléchi, et l'Europe, qui autrefois se
consacrait à la propagation de la religion et de la civilisation, est
aujoudřhui un immense camp de guerre. L'Allemagne, prise de pitié face à
la misère indescriptible qui a frappé l'humanité, est prête à offrir la paix
au monde...ŗ.
ŖLa paix sur la base d'un tirage était dans l'air. Il y eut de nombreuses
initiatives de paix : avec sa sérieuse offre de paix de décembre 1916ŗ
(historien George-Henri Soutou), le gouvernement allemand espérait des
discussions de paix sincères. Elle fut rejetée, parce que seul le premier
objectif de la finance internationale avait été atteint : la défaite de la
Russie. Bien que la Russie ne se soit pas effondrée avant 1917, ses forces
ont effectivement cédé face à l'Allemagne vers le milieu de 1915. Le rôle
de l'Allemagne a donc été éliminé, et d'autres considérations ont pris sa
place. Avec l'entrée des États-Unis, la victoire pour la Grande-Bretagne et
la France (qui avait été presque réduite à la pénurie par ses dépenses de
guerre) pouvait être assurée et l'objectif de sécuriser la Palestine avancé.
1914-18 fut lřun des tournants déterminant dans l'histoire de la
finance. Les États-Unis ont émergé pour la première fois comme le
rival de la Grande-Bretagne en tant que super puissance financière.
Peut-être même à certains égards, les États-Unis ont dépassé la
Grande-Bretagne... C'est le moment où les États-Unis cessent
fermement d'être débiteurs et deviennent une nation créancière - le
banquier
du
monde.
(Niall
Ferguson,
historien,
www.pbs.org/greatwar/thenandnow/).
Il s'agissait seulement de déplacer l'accent géographique sur la part du
capital international du soutien de l'Allemagne, comme lřarme contre la
Russie, à la Grande-Bretagne et à la France, et l'Amérique, comme les
conduits nécessaires pour accomplir la prochaine étape.
En mars 1915, les intérêts de J.P. Morgan, les intérêts de l'acier, de
l'armement, de la construction navale et de la poudre et leurs
376
Dites la vérité et vous humilierez le diable
organisations subsidiaires ont rassemblé 12 hommes haut placés dans
le monde de la presse et les ont employés pour sélectionner les
journaux les plus influents aux États-Unis et un nombre suffisant
d'entre eux pour contrôler de manière générale la politique menée par
la presse quotidienne... Ils ont constaté qu'il suffisait seulement
d'acheter le contrôle de 25 des plus grands journaux. Un accord a été
conclu ; la politique des journaux a été achetée, payable au mois ; un
rédacteur en chef fut fourni pour chaque journal afin de bien
superviser et modifier les informations concernant la préparation, le
militarisme, les politiques financières et d'autres aspects de nature
nationale et internationale considérés comme essentiels aux intérêts
des acheteurs. (Document du Congrès du 9 février 1917, page 2947, tel
qu'indiqué par le représentant Oscar Callaway du Texas).
Ainsi, l'opinion publique pouvait être influencée pour soutenir l'entrée
de l'Amérique dans la guerre. Bien sûr, il restait encore beaucoup d'argent
à faire en perpétuant la guerre. (Les intérêts de J.P. Morgan étaient ceux
des Rothschild. À son décès, on découvrit que Morgan ne détenait
seulement que 19 % de Ŗsa banqueŗ).
En fait, les Alliés avaient déjà accepté des objectifs à long terme afin
de prolonger la guerre lors d'une conférence à Paris en 1916 :
Le pacte pour lřéconomie de Paris était un accord économique
international conclu à la Conférence économique de Paris tenue en
juin 1916 en France. La réunion, qui se tenait à lřapogée de la
Première Guerre mondiale, comprenait des représentants des
puissances alliées : la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et la Russie.
Le pacte avait pour but d'isoler les puissances centrales, l'empire
allemand, la double monarchie austro-hongroise, l'empire ottoman et
le royaume de Bulgarie. Les puissances alliées envisageaient d'isoler les
puissances centrales par des sanctions commerciales après la guerre.
Un corps permanent, le Comité Permanent International d'Action
Économique, basé à Paris, fut créé pour surveiller la mise en œuvre du
pacte. La question des préoccupations centrales pour les États-Unis
était que ce pacte comprenait des régimes de subventionnement et
d'appropriation par le gouvernement des entreprises manufacturières
et la division des marchés européens pour les participants au pacte.
(Wikipédia).
Une courte digression peut être instructive pour démontrer jusquřoù
les spéculateurs sont prêts à aller pour faire en sorte que la guerre soit
rentable. À partir de 1914, la Grande-Bretagne a imposé un blocage
impénétrable dans la mer du Nord, ce qui a empêché le matériel de
377
Gérard Menuhin
guerre, mais aussi toutes sortes de denrées alimentaires d'atteindre
l'Allemagne. (Dans l'Adriatique, un blocus français jouait le même rôle
contre l'Autriche-Hongrie.) En janvier 1915, les conditions en Allemagne
étaient déjà extrêmes. Le rationnement exigeait que la population subsiste
avec 1.000 calories par jour. Cependant, le blocus empêchait également
les aliments d'atteindre les Belges piégés derrière les lignes allemandes,
donc un comité fut créé pour fournir de la nourriture à la Belgique.
Herbert Hoover était en charge de ce comité. ŖIl a atteint la notoriété
américaine et internationale dans les efforts de secours humanitaire en
temps de guerre en Belgique et a été chef de l'Administration américaine
des aliments pendant la Première Guerre mondialeŗ. (Wikipédia).
Les observateurs indépendants ont abouti à d'autres conclusions :
Le Norddeutsche Allgemeine Zeitung, le 13 mars 1915, a noté que de
grandes quantités de nourriture arrivaient de Belgique par voie ferrée.
L'Annuaire de Schmoller pour la législation, l'administration et
l'économie politique pour 1916 montre qu'un milliard de livres de
viande... avaient été expédiés de Belgique vers l'Allemagne cette
année-là. Une patriote anglaise qui avait géré un petit hôpital en
Belgique pendant plusieurs années, Edith Cavell, a écrit au Nursing
Mirror à Londres, le 15 avril 1915, pour se plaindre que les fournitures
du comité national de secours et dřalimentation (CNSA) étaient
expédiées en Allemagne pour nourrir l'Armée allemande. Les
Allemands considéraient Mlle Cavell comme sans importance et ne
faisaient pas attention à elle, mais le service de renseignement
britannique à Londres fut consterné par la découverte de Mlle Cavell
et demanda à l'Allemagne de l'arrêter comme espionne. Sir William
Wiseman, chef de l'Intelligence britannique aux États-Unis et
partenaire de Kuhn Loeb Company, craignait que la poursuite de la
guerre ne soit mise en jeu et informa secrètement les Allemands que
Miss Cavell devait être exécutée. Les Allemands l'ont arrêtée à
contrecœur et l'ont accusée d'aider les prisonniers de guerre à
s'échapper. La peine habituelle pour cette infraction était de trois mois
d'emprisonnement, mais les Allemands se sont inclinés devant les
demandes de sir William Wiseman et ont fusillé Edith Cavell. Celle-ci
mise hors de nuire, l'opération du CNSA a continué, bien qu'en 1916,
les émissaires allemands se sont de nouveau adressés aux
fonctionnaires de Londres avec l'information qu'ils ne croyaient pas
que l'Allemagne pourrait continuer les opérations militaires, non
seulement en raison de la pénurie alimentaire, mais en raison de
problèmes financiers. Davantage de Řsecours d'urgenceř furent
envoyés, et l'Allemagne poursuivit la guerre jusqu'en 1918. (Eustace
378
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Mullins, The Secrets of the Federal Reserve, op. cit., pp. 72/73 ; les activités
de Hoover dans le cadre du ŘSecours Belgeř sont discutées de manière
exhaustive dans le livre de John Hamill, The Strange Career of Herbert
Hoover, W. Faro, New York 1931).
L'Allemagne n'a pas perdu la Première Guerre mondiale, pas plus
qu'elle ne l'a commencée. L'Allemagne avait déjà gagné la guerre contre la
Russie et conclut le Traité de Brest-Litovsk (mars 1918). En Occident,
l'Allemagne avait presque gagné la guerre avec l'offensive de printemps au
début de 1918. Aucune troupe ennemie ne traversait le territoire allemand
(à l'exception des régions mineures de Lorraine, alors encore allemandes,
sous contrôle de l'Entente). Lorsque l'Allemagne s'est rendue en
Cette carte postale, 1919, montre un juif poignardant un soldat allemand dans le dos.
novembre 1918, ses armées étaient toujours sur les territoires français et
belge, Berlin était encore à 450 milles (720 km) du front le plus proche, et
les armées allemandes (2,5 millions d'hommes) se retiraient du champ de
bataille en bon ordre. Cependant, alors que le miasme communiste de la
révolution de février 1917 dérivait vers l'Ouest, les défaitistes et les
révolutionnaires oeuvrèrent afin de susciter des grèves dans les usines
d'armements ce qui réduisit l'approvisionnement en équipement essentiel
pour les troupes :
379
Gérard Menuhin
ŘLes mots ne peuvent suffire à exprimer l'indignation et la peine...
Les avancées pour lesquels nos pères se sont battus avec leur précieux
sang, effacées par la trahison dans les rangs de leur propre peuple !
L'Allemagne, qui hier était encore invaincue, remise à ses ennemis par
des hommes qui portent des noms allemands, diminués par la
culpabilité et la honte par la félonie dans leurs propres rangs ! Les
socialistes allemands savaient en tout cas que la paix était de toute
façon en gestation et qu'il suffisait de montrer à l'ennemi un front uni
pendant quelques semaines, peut-être seulement quelques jours, afin
de lui arracher des termes supportables. Dans cette situation, ils ont
levé le drapeau blanc. C'est une faute qui ne peut pas être pardonnée
et ne sera jamais
pardonnée. C'est
une trahison, non
seulement envers
la monarchie et
l'armée,
mais
envers le peuple
allemand
luimême, qui devra
supporter
les
résultats de cette
défaite et de cette
calamité pendant
des siècles.ř (Die
Deutsche
Tageszeitung,
10
novembre 1918).
Le Ŗcoup de
poignard dans le dosŗ,
auquel Hitler devait
souvent se référer,
n'était donc pas une
Ŗlégendeŗ.
Déjà le 2 août 1917,
350 hommes d'équipage
du cuirassé Prinzregent
Luitpold ont organisé
une manifestation de
protestation
à
Wilhelmshaven. Le 19
380
―Le coup de poignard dans le dos‖ : Une partie d'une affiche
de campagne électorale nationale allemande dépeint un
personnage masqué poignardant un porteur de drapeau
allemand.
Dites la vérité et vous humilierez le diable
octobre 1918, une mutinerie navale éclata dans le même port. Des
troubles se sont rapide-ment répandus dans une autre ville portuaire
allemande, Kiel, où, le 3 novembre, quelque 3.000 marins et ouvriers
allemands se sont révol-tés, prenant le contrôle des navires et des
bâtiments et brandissant le drapeau rouge du communisme. Une rumeur
s'est répandue selon laquelle le commandement de la marine allemande à
Kiel avait décidé de sřopposer à la force de la marine britannique et de
briser le blocus des ports du Nord de l'Allemagne. Des sous-marins
britanniques patrouillaient au large de la côte nord allemande. Les marins
de Kiel se sont mutinés plutôt que de participer à une telle mission
suicide. Le 4 novembre, les rebelles de Kiel ont formé le premier Conseil
des travailleurs et des soldats en Allemagne, défiant le gouvernement
national et cherchant à agir dans l'esprit des soviets russes. Beaucoup de
villes avaient été reprises par des conseils ouvriers et militaires, comme
écho de ce qui s'était passé en Russie. Beaucoup de civils étaient au bord
de la famine. Les politiciens craignaient une prise de contrôle de
l'Allemagne par les communistes.
En fait, une République soviétique bavaroise (Räterepublik) a été
proclamée le 7 avril 1919. Cřétait en partie une réponse au meurtre du
franc maçon juif et membre du Parti social-démocrate Kurt Eisner par le
nationaliste comte Arco-Valley le 21 février, meneur de la ŖRévolution de
novembreŗ, qui, le 1er novembre 1918, s'est auto-proclamé Ŗpremier
ministre de la République de Bavièreŗ. ŖInitialement, elle était gouvernée
par des membres du SPD tels que Ernst Toller et des anarchistes comme
Gustav Landauer, Silvio Gesell et Erich Mühsam. Toller, un dramaturge,
décrivit la révolution comme la ŘRévolution bavaroise de lřamourř. Les
membres de son gouvernement n'étaient pas toujours bien choisis. Par
exemple, le vice-président des affaires étrangères, le Dr Franz Lipp (qui
avait été admis à plusieurs reprises dans des hôpitaux psychiatriques),
déclara la guerre à la Suisse parce quřelle refusait de prêter 60 locomotives
à la République. Il prétendit également bien connaître le pape Benoît XV
et il informa Vladimir Lénine par câble que l'ancien ministre-président
Johannes Hoffmann avait fui à Bamberg et prit la clé des toilettes du
ministère avec lui.ŗ (Wikipédia).
Le régime s'est effondré dans les six jours et fut remplacé par le parti
communiste qui a commencé à promulguer des réformes communistes, y
compris l'expropriation d'appartements de luxe afin de les donner aux
381
Gérard Menuhin
sans-abris, et de placer les usines sous la propriété et le contrôle de leurs
travailleurs.
La confusion et la désorientation en Allemagne après la guerre ont
permis à la ŘSecond Räterepublikř (gouvernement soviétique) d'être
annoncée à Munich le 13 avril sous la dictature de deux juifs Eugen
Leviné (un révolutionnaire professionnel, parfois caractérisé comme
un ŘLénine allemand potentielř) et Max Levien. Après l'exemple
soviético-bolchevique, Leviné a fondé une ŘArmée rougeř, composée
de prisonniers de guerre russes qui étaient encore en Allemagne. Cette
troupe, principalement une bande de maraudeurs, menée par des
criminels localement connus, terrorisait les habitants volant,
assassinant et violant et menant des actions délibérées sans fin.
Cependant, la Second Räterepublik ne trouvait pas dřappui à
l'extérieur de Munich, de sorte que dès avril, la capitale de l'État était
entourée de bénévoles des formations Freikorps, appelés par le
gouvernement à Berlin. Pris de panique générale, les Bolcheviques
proposèrent de lancer une offensive et d'exécuter tous les membres de
la classe moyenne de Munich. Cette proposition a été rejetée par une
seule voix. Là-dessus, le 30 avril, dix otages sans défense furent
férocement mutilés et assassinés. (Métapédia).
Les gouvernements communistes ont tenu 29 jours. Le 3 mai, l'Armée
allemande et les Freikorps ont délivré Munich de cette troupe, et Leviné
fut condamné à mort pour trahison.
Il faut souligner à ce stade (N.B. 1919) que presque tous les
dirigeants des terroristes communistes étaient des juifs étrangers. Au
cours de l'inflation accélérée, certains hommes d'affaires et financiers
bien connectés, encore une fois la majorité juive, ont pu amasser des
fortunes, ce qui a contribué à la montée de l'antisémitisme dans le
pays souffrant terriblement de la défaite et de la faim, à cause du
blocus britannique continu qui fut prolongé pendant un an après
l'armistice et qui a causé la mort d'environ 800.000 Allemands,
principalement des femmes et des nourrissons.
Lorsque la population voyait des juives nouvellement riches dans
leurs manteaux de fourrure fantaisie, parées de bijoux, entrant dans
des boîtes de nuit coûteuses avec leurs escortes alors que les anciens
combattants à qui il manquait un bras ou une jambe étaient assis sur
les trottoirs, tremblant dans leurs uniformes usés et essayant de
vendre des crayons ou autres pour gagner quelques centimes pour
leurs modestes besoins, cela ne passait pas très bien, même si la
majorité des juifs professionnels, des professeurs, des ingénieurs, des
médecins, des employés du gouvernement, etc., partageaient la misère
382
Dites la vérité et vous humilierez le diable
avec le reste du peuple... Une nouvelle poussée d'antisémitisme arriva
avec lřéruption de scandales financiers à grande échelle causés par de
nouveaux arrivants juifs. Des noms comme Barmat, Sklarek, Kutisker,
Levy, Lewin étaient aussi bien reconnus par le public de l'époque que
Boesky et Milken le sont aujourd'hui. La plupart d'entre eux ont fini
en prison et nřont pas donné de conférences sur des opérations
financières suite à de courtes périodes d'incarcération, comme cela
semble à la mode de nos jours. Mais cela provoca dřimmenses dégâts,
non seulement vis-à-vis des finances chancelantes du Reich, mais aussi
concernant le statut de la communauté juive en Allemagne. (Heinz
Weichardt, Under Two Flags, op. cit.).
***
La révolution allemande est lřaccomplissement des juifs ; les partis
libéraux démocrates comptent parmi leurs leaders un grand nombre
de juifs et les juifs jouent un rôle prédominant dans les hautes
administrations publiques. (The Jewish Tribune, 5 juillet 1920).
Mise à jour :
Comme sřil fallait davantage de preuves que notre société a été
trompée, dégradée et rééduquée, ce gouvernement criminel et cette
tache sur l'histoire de l'Allemagne furent commémorés en mai 2011,
lors du dévoilement à Munich dřun mémorial en lřhonneur dřEisner,
que le Frankfurter Allgemeine Zeitung a appelé respectueusement
ŖPremier ministre de Bavièreŗ. (1 juin 2011).
L'instabilité mentale a peutêtre joué un rôle utile dans la
montée du communisme. Un fait
évident étant le cerveau de
Lénine, qui, après examen à la
suite de son décès, sřest avéré être
décoloré, rétréci et mou. Ainsi, il
était vraiment Ŗramolli du
cerveauŗ. Maurice Fishberg dit :
ŖOn sait aussi qu'il existe une
proportion beaucoup plus grande
de déficients mentaux, de fous,
d'idiots,
de
déformations
congénitales
et
dřindividus
Ramoli du cerveau : Vladimir Ilyich
Ulyanov, alias Lénine, dernière photo. Il
avait eu trois AVC à ce stade et était
complètement muet, 1923.
383
Gérard Menuhin
physiquement faibles ou chétifs chez les juifs que dans tout autre groupe
civilisé, religieux, social ou ethniqueŗ. (Eugenic Factors in Jewish Life,
American Hebrew, New York, 1917). La brutalité débile semble avoir été
la marque du bolchevisme juif.
Benjamin Harshav, érudit de littérature juif, basé aux États-Unis
soutient la théorie révélatrice suivante : ŖPeut-être que les juifs ne se
distinguent pas autant par leur grande intelligence que par leurs
psyschismes dérangésŗ (Allgemeine Jüdische Wochenzeitung, Bonn, 12 juillet
1990).
La Russie soviétique n'était pas seulement un allié pendant la Seconde
Guerre mondiale ; soutenue par la technologie américaine, dont elle a
continué à bénéficier pendant la guerre froide :
Le cours de l'histoire de la Russie a, en effet, été grandement
affecté par les opérations des banquiers internationaux... Le
gouvernement soviétique a reçu des fonds du Trésor des États-Unis
par le Conseil de la Réserve fédérale... à travers la Chase Bank,
l'Angleterre nous a retiré de l'argent par l'intermédiaire des banques de
la Réserve fédérale et l'a cédé à des taux d'intérêt élevés au
gouvernement soviétique... Le barrage de Dnieprostroi a été construit
avec des fonds retirés illégalement du Trésor des États-Unis par le
Conseil de la Réserve fédérale et les banques de la Réserve fédérale
corrompus et malhonnêtes. (Rep. Louis T. McFadden, président du
Comité bancaire et de la monnaie à la Chambre, document du
Congrès des États-Unis, 15 juin 1934).
Cependant, consécutivement au massacrage de ses meilleurs éléments,
le système soviétique était si inefficace, malgré les injections répétées du
savoir-faire des États-Unis, quřil finit par sřeffondrer au cours des années
80, ou bien était-ce simplement temps de détruire cette expérience dřun
socialisme antisocial ?
Fondamentalement raisonnables et confiantes, les autorités
allemandes ont fait confiance au plan de paix de 14 points de Wilson (8
janvier 1918), en particulier dans sa proclamation de Ŗl'autodéterminationŗ : ŖLes aspirations nationales doivent être respectées ; les
gens peuvent maintenant être dominés et gouvernés uniquement avec
leur propre consentement. L'auto-détermination n'est pas une simple
expression ; c'est un principe d'action impératif.ŗ (Wilson, 11 février
1918). Ce discours et les 14 points sont devenus la base des termes de la
capitulation allemande. Le discours a été largement diffusé comme un
instrument de propagande alliée. Des copies ont également été larguées
384
Dites la vérité et vous humilierez le diable
derrière les lignes allemandes, pour encourager les puissances centrales à
se rendre dans l'attente d'une paix négociée et d'un règlement juste.
Le Ŗcolonelŗ House (lřhomme qui manipulait Wilson) sřest attaché à
obtenir l'acceptation des quatorze points par les leaders de l'Entente.
Wilson lui-même a dit : ŖM. House est ma deuxième personnalité. Il est
mon moi indépendant. Ses pensées et les miennes ne font quřun. Si j'étais
à sa place, je ferais comme il l'a suggéré.ŗ (Cité dans The Intimate Papers of
Colonel House, vol. I, op. cit, pp. 114-115).
Le 16 octobre 1918, le Président Wilson et sir William Wiseman du
MI6 (liaison entre Wilson et le gouvernement britannique) ont eu une
entrevue. Cet entretien est lřune des raisons pour lesquelles le
gouvernement allemand a accepté les quatorze points comme les
principes énoncés pour les négociations de paix. Wiseman a participé à la
Conférence de paix de 1919, menant au traité de Versailles. (Il est resté
aux États-Unis en tant qu'employé à la banque d'investissement
américaine Kuhn, Loeb & Co. jusqu'en 1960, devenant partenaire en
1929.) Une note envoyée à Wilson par le prince Maximilien de Baden,
chancelier impérial allemand, en octobre 1918, demandait un armistice
immédiat et des négociations de paix sur la base des quatorze points. Les
quatorze points ont été acceptés par la France et l'Italie le 1er novembre
1918. La Grande-Bretagne accepta ensuite tous les points sauf la liberté
des mers. La Grande-Bretagne voulait également que l'Allemagne
procède à des paiements de réparation pour la guerre et pensait que cela
devrait être ajouté aux quatorze points.
Suite à la proposition de Friedrich Ebert au chancelier, ce dernier
annonça arbitrairement l'abdication du Kaiser le 9 novembre. Le 11
novembre, l'armistice était déclaré. Ainsi, en 1918, le but des pouvoirs
financiers de détruire les dynasties nationales (Hohenzollerns, Romanov
et Ottomans, mais pas les Saxe-Coburgs, alias les Windsors !) avait été
réalisé et une trêve fut convenue. Les systèmes politiques
Ŗdémocratiquesŗ ont permis à ces puissances une plus grande et
continuelle influence, en imposant leurs laquais désignés, contrairement
aux monarchies ou aux dictatures.
385
Gérard Menuhin
Mise à jour
:
Le 20 juin 2014. Le président ukrainien Porochenko vient
d'annoncer un plan en 14 points pour la paix. Pourquoi Ŗ14ŗ ? Est-ce
que quelqu'un a dit à ce fabricant de bonbons milliardaire qu'il aurait
tout à fait lřair dřun homme d'État s'il utilisait un nombre déjà
significatif ?
À la fin, le Traité de Versailles (28 juin 1919) nřavait guère plus rien à
voir avec les quatorze points et n'a jamais été ratifié par le Sénat des
États-Unis. Selon les termes du Traité, l'Allemagne a endossé la
responsabilité du déclenchement de la guerre (la Ŗclause de culpabilité de
guerreŗ), ce qui a permis aux Alliés d'imposer des réparations.
L'Allemagne a perdu des territoires qui, dans certains cas, lui avaient
appartenu depuis 800 à 1000 ans. Il fut interdit à l'Allemagne de posséder
des sous-marins ou une force aérienne, et son armée fut limitée à 100.000
hommes. Aucune armée allemande ne devait être stationnée en Rhénanie,
occupée par la France. L'Allemagne dut céder des territoires à la France et
à la Belgique, ainsi que la toute nouvelle Tchécoslovaquie en violation du
principe d'auto-détermination. Les colonies allemandes furent données à
la Grande-Bretagne et à la France. Il fut interdit à l'Allemagne de
rejoindre la Société des Nations ou de s'unir avec l'Autriche.
Après 1919, le monde changea. Les États-Unis sont passés du plus
grand débiteur de l'avant-guerre au plus grand créancier de l'aprèsguerre. Les Britanniques et les Français ont financé leurs dépenses
dans la Première Guerre mondiale pour lřessentiel dans les banques
américaines. [Comment un crédit peut-il être endossé par un pays
débiteur est une question qui ne peut avoir qu'une seule réponse : les
prêts nřétaient que nominalement des Řbanques américainesř, mais
provenaient dřEurope ce qui a conduit les pays européens à sřendetter
auprès de banques américaines. La force de commandement est restée
la City de Londres. - Auteur].
Ils devaient maintenant respecter leurs dettes de guerre en
Amérique. Selon les revendications de 1921, le Reich allemand a dû
payer des réparations aux vainqueurs dřun montant qui était le double
du coût total pour l'Allemagne de la guerre de 1914 à 1918 [164
milliards de Reichsmark soit 331 milliards Reichsmark ajusté après
inflation]. La France et la Grande-Bretagne espéraient racheter leurs
dettes de guerre aux États-Unis grâce à ces paiements allemands.
L'Union soviétique a également dû racheter ses dettes avec ses anciens
386
Dites la vérité et vous humilierez le diable
alliés, mais les dégâts de guerre et la révolution l'ont empêché de le
faire. Cřétait le fardeau auquel faisait face l'économie mondiale au
début des années 1920. De plus, l'Allemagne avait été exclue en tant
que partenaire commercial par le Traité de Versailles. (Deutschezukunft.net/hintergrundwissen, traduction de l'auteur).
Une indication de la discorde et de l'incompétence qui ont caractérisé
les gouvernements successifs de Weimar de 1919 à 1933 peut être
déterminée à partir des éléments suivants :
Napoléon I déclara : ŘGouverner implique de la prévoyance !ř
M. Wirth, qui a si clairement fait preuve du contraire, gouverne en
tant que que chancelier, et le docteur Hirsch, l'homme qui a
immortalisé le Řcoussin de devise étrangèreř, a été envoyé avec le Dr
Rathenau à Cannes en tant que représentant du gouvernement
allemand pour les négociations avec les Pouvoirs de l'Entente !
Aujourd'hui, cependant, aucune des personnalités responsables du
gouvernement ou des parties par lesquelles il est soutenu ne se
souvient avoir préconisé le plan. Aujourd'hui, la formule utilisée est :
nous voulions, en essayant l'impossible accomplissement, prouver
l'impossibilité de lřaccomplissement. Les messieurs qui voulaient ainsi
se libérer de l'affirmation selon laquelle l'ultimatum peut être honoré,
sont soit équipés de souvenirs peu regardant, ou ils possèdent, à titre
exceptionnel, le don de s'exprimer de manière ambiguë. Le chancelier,
le Dr Wirth, lui-même, pas plus tard que le 6 juillet 1921, comme
indiqué plus haut (page 23) a établi l'objectif que les obligations de
réalisation doivent être couvertes par le revenu actuel, et il a exprimé
seulement un léger doute à savoir si cet objectif pourrait être atteint
Řdès le débutř.
Le ŘTagř du 20 juin 1921 a rapporté le discours que le Dr Wirth a
donné lors d'une réunion publique à Essen : ŘLe Dr Wirth a répondu à
la question de savoir si les réparations de guerre pouvaient être payées
par un ŘOuiř. Pour lui, il est certain que nous pouvons atteindre
l'objectif de faire les paiements, si nous le voulons vraiment.ř
Récemment, le Dr Wirth a prétendu qu'il n'a jamais fait une telle
déclaration, mais à l'époque, il a permis que cette déclaration soit
rapportée dans la presse sans contradiction.
Et M. Rathenau ? Dans le Berliner Tageblatt du 10 mai 1921, dans
l'édition du matin, jour où le parlement a décidé l'acceptation de
l'ultimatum, M. Rathenau s'est exprimé à propos de l'ultimatum
comme suit : ŘLe reste de notre honneur est que nous adhérons à ce
que nous promettons et ne promettons rien sur lequel nous ne
pouvons adhérer... L'Allemagne devrait payer mais ne pas se rétablir.
387
Gérard Menuhin
Plus elle paye Ŕ ce qui est fait - plus elle devrait sřempêtrer dans la
dette... L'Allemagne ne doit jamais être en mesure de faire ce qu'elle a
promis. Chaque année, elle doit gémir et implorer, s'excuser et
promettre, et les autres, selon leur combinaison d'intérêts, auront lřair
miséricordieux, vil, menaçant ou écrasant et sont en droit à toutes
représailles ou torture. C'est impossible et, par conséquent, nous ne
devons pas signer.ř
Cependant, lorsque le lendemain, malgré la conjuration du Dr
Rathenau, l'ultimatum fut signé, le Dr Rathenau changea de position.
Le 2 juin 1921, il sřadressa au parlement comme suit : ŘLa conviction
sur la façon dont on doit affronter les obligations supposées, qu'elles
soient volontaires ou non, découle de mon expérience commerciale
antérieure... Le poste de l'homme d'affaires dans le monde entier et
depuis des siècles est basé sur la confiance, et cette confiance a
comme symbole le mot écrit : une signature. Quand un document
porte la signature de ma société ou mon nom, ou même la signature
de mon peuple et de mon pays, je défends cette signature comme
mon honneur (Très bien ! de la part de sociaux-démocrates) et
l'honneur de mon pays. (Chahut de la droite).
Je crois qu'elle est capable de conformité, si nous sommes
déterminés à subir une situation difficile, cřest ce dont il s'agit. (Très
juste ! de la part des sociaux-démocrates, chahut et Écoutez ! de la
droite, acclamation excitée des communistes unis.) Entre le nonrespect et la conformité se trouve le facteur de détresse. J'aurais
volontiers évité la détresse qui se produira si nous nous conformons
honnêtement. (Appels renouvelés de la part de la droite.) Si nous
pouvons nous conformer dépend du degré de détresse dans lequel
nous-même nous livrons. (Cris excités de la part de la droite.) Il n'y a
pas d'insatisfaction absolue, car il ne s'agit que de la profondeur de la
misère dans laquelle on peut laisser tomber un peuple.ř
Avant la décision d'acceptation ou de rejet, il y eut pourtant
lřespace dřun instant l'impression que la majorité du parlement
répugnerait à entreprendre des engagements pour lřéternité et ainsi de
transformer de nos propres mains la violence qui menace dans la loi.
Même la majorité des sociaux-démocrates ne semblait pas désireuse
de participer à une démonstration supplémentaire de soumission dans
le cadre d'un décret impossible. ŘVorwärtsř a écrit alors, en réponse
aux voix françaises qui conseillaient la soumission des sociauxdémocrates à la cause de la Řréconciliation des peuplesř : ŘDe toutes les
promesses qui nous ont été faites, pas une n'a été tenue. Derrière le
masque pour la recheche dřune entente internationale apparaissaient
toujours et encore les traits d'un nationalisme parfois naïf, parfois
388
Dites la vérité et vous humilierez le diable
malvaillant. Une compréhension honnête selon laquelle nous, en tant
que sociaux-démocrates, sommes également engagés à représenter les
intérêts de notre peuple sévèrement opprimé que nous avons
systématiquement trouvé de l'autre côté des frontières allemandes,
uniquement parmi une partie des travailleurs et parmi les socialistes
internationaux engagés, jamais parmi les hommes dřétat responsables
de France ou d'Angleterre et certainement pas bien sûr dans la presse
populaire parisienne. Bref, si on nous demande si nous voulons aider
notre propre peuple à créer une paix véritable, de créer des relations
honnêtes entre les peuples basées sur l'égalité des droits et le respect
mutuel, nous répondons Oui et mille fois Oui ! Mais à la question de
savoir si nous voulons devenir les agents et les exécuteurs de
revendications insatisfaisantes et nuisibles qui détruisent toute paix
véritable, il n'y a qu'une seule réponse décisive, un non clair !ř (Karl
Helfferich, Die Politik der Erfüllung, J. Schweitzer, Munich 1922, pp.
30-33, traduction de l'auteur.)
Le lendemain, le président social-démocrate du parlement, Löbe, a
publié un article dans Breslauer Volksmacht, dans lequel il était écrit :
Les sociaux-démocrates sont comme tous les partis bourgeois
convaincus de l'impossibilité d'accomplir les paiements exigés. Ils ne
peuvent s'engager eux aussi avec tous les autres camarades allemands
à se charger d'un document qui maintient des enfants et des petitsenfants dans une situation de servitude pour dettes. Toutes les partis,
et pas seulement le nôtre, doivent être confrontés à la question, qu'ils
organisent la livraison du territoire allemand à l'ennemi ou la tentative
de payer des sommes énormes dřargent, afin de trouver le bon moyen
de nous soritr de notre situation désespérée... Gouvernement et
sociaux-démocrates ne pouvent que signer l'énorme acte de créance si
les Deutschnationalen (nationalistes allemands) déclarent également qu'il
n'y a pas d'autre issue... La position étrangère de notre pays est si
désespérée quřici, lřaspiration souvent abusive d'un ŘFront Uniř doit
prendre effet - nous devons supporter la pression de l'ennemi
ensemble, si la dernière tentative échoue, nous devons remplir les
obligations ensemble, si elles nous protégent du pire, nous devons
également assumer la responsabilité des deux ensemble !
Le président social-démocrate a donc déclaré alors, deux semaines
avant la décision concernant l'ultimatum, que l'accomplissement des
exigences de l'Entente était impossible ; il a subordonné l'accord de
son parti à la soumission à l'ultimatum à tous les autres partis, y
compris les nationalistes allemands, engageant la pleine responsabilité
conjointe de cette soumission et de ses conséquences. Il a décrit la
389
Gérard Menuhin
création d'un front uni pour la protection contre la pression
monstrueuse à l'ordre du jour. Ceci, son point de vue sur la position et
les conséquences à en déduire, il lřa déclaré non seulement dans
l'article cité de la ŘBreslauer Volksmachtř, mais il lřa également amplifié
dans une discussion personnelle avec le chef des nationalistes
allemands, le ministre d'État Hergt. La possibilité semblait donner
que, finalement, tous les partis, des nationalistes allemands à la
majorité socialiste, se réuniraient dans un rejet déterminé des
exigences irréalisables. La situation dans le Reichstag, après la
présentation de l'ultimatum, semblait en fait se développer dans cette
direction. Le débat sur l'ultimatum au sein du comité des affaires
étrangères a renforcé l'impression que quelque chose de
complètement insoutenable était exigé, qu'une signature allemande
sacrifiait tout à fait inutilement l'honneur du nom allemand et que la
tentative d'accomplir lřirréalisable dans un court laps de temps
provoquerait un effondrement.
Toutefois, au dernier moment, un renversement s'est produit. Non
seulement les sociaux-démocrates mais aussi le Parti du Centre ont
commencé à hésiter. Car, ceux qui se sont opposés à l'acceptation de
l'ultimatum ont été réprimandés parce que, par la soumission,
l'invasion de la Ruhr pouvait être évitée et le Reich pouvait retenir la
Haute-Silésie ; que l'acceptation de l'ultimatum serait une preuve
tangible de notre bonne volonté, sur laquelle les pays de l'Entente
comptaient, afin d'assumer une position amicale et compréhensive
envers nous et de renverser les Řsanctionsř qui nous ont été imposées
en mars. [N.B. La France a occupé la Ruhr en décembre 1922, Řpour
assurer le paiement des réparations de guerre en nature.ř (Wikipédia) ;
Malgré un plébiscite qui favorisait l'adhésion à l'Allemagne, une
grande partie de la Haute-Silésie a dû être cédée à la Pologne par la
République de Weimar en juin 1922.]
Bien qu'il ait été établi que, dans aucun de ces points, aucune
assurance ferme et tangible pour le cas de notre soumission nřexistait,
les perspectives divulguées nřont pas manqué de produire des effets ;
lorsque, lors du 50e anniversaire de la signature de la Paix de
Francfort, le vote au parlement a eu lieu, la motion Müller-FrankenTrimborn a été adoptée par 220 voix contre 172, qui se lisait comme
suit : ŘLe Reichstag accepte que le gouvernement du Reich remette la
déclaration demandée dans la note du 5 mai 1921 par les
gouvernements alliésř.
Le nouveau gouvernement sous le Dr. Wirth a fait de lřŘexécutionř
[de lřultimatum] son principal programme. Le chancelier a fait de la
propagande pour le ŘProgramme de réalisationř devant le parlement et
390
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'assemblée populaire, en faisant usage de mots importants de façon
inhabituelle. Dans son discours sur son programme le 1er juin 1921
devant le parlement, il a déclaré au nom de son cabinet qu'il voulait
montrer dans son pays et à l'étranger Řque nous sommes déterminés à
entamer cette nouvelle ère avec sérieux, que nous nous acquittons de
notre obligation au maximum et nous nous démenons sur le plan du
travail et du rendement pour la liberté et pour la patrieř. L'Ultimatum
de Londres exigeait le paiement d'un milliard de marks or avant le 31
mai 1921, et ce soit en espèces ou en devise adossée à lřor ou en
garanties trimestrielles du Trésor, basées sur l'or, devant être garanties
par les grandes banques allemandes. Même ce premier paiement - tous
les experts en ont convenu - dépassait la force de l'économie
allemande.
Pour le Dr. Wirth, en revanche, cela semblait être un jeu d'enfant.
Dans son discours déjà mentionné du 1er juin 1921, il a déclaré :
ŘDans le domaine financier, le milliard de marks-or à payer avant le 31
mai seront livrés ponctuellement malgré les revendications
extrêmement lourdes à travers les impératifs actuels et autres
décaissements du traité de paix.ř
Qu'est-ce qui avait été livré alors ? 150 millions de marques-or
avaient été payés en devises-or ; c'est-à-dire que la totalité de la réserve
de devises étrangères accumulées par la banque nationale sur une
longue période a été remise au Comité de garantie. Pour les 850
millions de marks-or restants, le chancelier et ministre des Finances, le
Dr Wirth, avait signé des bons du Trésor nationaux venant à échéance
le 31 août 1921. À l'époque, le Dr Wirth a commis lřerreur de
confondre la souscription des lettres de change, donc la plus officielle
signature sous un billet à ordre, avec le paiement, c'est-à-dire le rachat,
d'une dette. Il a pensé qu'il pouvait se permettre cela, car il a déclaré :
Řle ministère des Finances a rencontré les préparatifs et les
collocations nécessaires afin dřassurer l'exécution dans le délai
imparti.ř L'économie allemande éprouverait lřhorreur de ce quřétaient
ces Řpréparatifs et collocations nécessairesř. (Ibid).
À titre complémentaire de persuasion afin que leurs termes soient
acceptés, les pouvoirs de l'Entente ont menacé d'envahir l'Allemagne et
de réimposer le blocus. En fait, le blocage de l'alimentation n'a pas pris
fin avant le 12 juillet 1919. Le 7 mai de cette année, le comte von
Brockdorff-Rantzau (plus tard, le premier ministre des Affaires étrangères
de Weimar) a évoqué avec indignation ce fait lors dřune allocution à
l'assemblée de Versailles :
391
Gérard Menuhin
Les centaines de milliers de non-combattants qui ont péri depuis le
11 novembre 1918, à la suite du blocus, ont été tués délibérément et
froidement, après que nos ennemis aient été assurés de leur victoire
totale. (Arthur Walworth, Woodrow Wilson, Houghton Mifflin, Boston
1965).
***
Cette guerre, dans sa création, était une guerre commerciale et
industrielle. Ce n'était pas une guerre politique. (Wilson, discours au
Colisée à Saint-Louis, Missouri, sur le Traité de paix et la Société des
Nations, 5 septembre 1919).
***
ŘLe traité de Versailles est un modèle de mesures ingénieuses pour
la destruction économique de l'Allemagne. Le Reich ne pouvait
trouver aucun moyen de maintenir sa tête au-dessus de l'eau
autrement que par lřexpédient inflationniste de l'impression de billets
de banque.ř Schacht a révélé que c'était la Reichsbank privée, et non le
gouvernement allemand, qui injectait de l'argent dans lřéconomie
allemande. (Hjalmar Schacht, président de la Reichsbank, 1923, selon
Ellen Brown, Web of Debt, op. cit., p. 237).
***
Jusqu'en 1918, 763.000 Allemands périrent de malnutrition et de
maladie à cause du blocus. Ceux-ci étaient principalement des enfants,
des femmes et des personnes âgées, c'est-à-dire les membres les plus
faibles de la société. (Prof. Horace C. Peterson, Propaganda for War: the
Campaign against American Neutrality, University of Oklahoma Press,
Norman, 1939).
***
Même après la signature de l'accord d'armistice du 11 novembre
1918, le blocus n'a pas été levé. (Charles C. Tansill, Backdoor to War,
Henry Regnery, Chicago 1952).
***
On ne peut pas faire confiance aux Allemands sřils sont armés en
raison de leurs défauts de caractère. L'objectif de guerre de
l'Angleterre doit donc être de désarmer l'Allemagne. Elle doit faire
l'objet d'une surveillance internationale. (Ministre de la Guerre et de la
Marine britannique, Duff Cooper, Evening Standard, octobre 1939.
392
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Duff Cooper est également censé avoir déclaré : ŘNous avons fait tout
notre possible pour affamer les femmes et les enfants en Allemagneř.)
Le contexte extra-national de ceux qui ont Ŗconseilléŗ les chefs
politiques à Versailles nřest pas sans pertinence : Woodrow Wilson a été
conseillé par Bernard Baruch; Lloyd George par Alfred Milner, un
employé de Rothschild, et sir Philip Sassoon, une relation des
Rothschild ; Georges Clémenceau par son ministre de l'intérieur, Georges
Mandel, dont le vrai nom était Rothschild, mais apparemment sans
rapport avec la famille de banquiers. L'interprète était Paul Mantoux ; et
le conseiller militaire était M. Kish.
Lřobjectif juif n'était ni une simple mise en œuvre de la paix, ni un
traitement équitable de l'Allemagne, mais plutôt de maximiser les
bénéfices pour les différentes communautés juives d'Europe et des
États-Unis. Au début de 1919, l'activité diplomatique à Paris est
devenue l'axe principal des diverses tentatives de réalisation des
aspirations juives. (Haim Ben-Sasson (ed.), A History of the Jewish People,
Harvard University Press, Cambridge, Mass., 1976, p. 940).
C. Fink, dans ŖThe Minority Question at the Paris Peace Conferenceŗ
[La question des minorities à la conférence de paix de Paris] (Manfred F
Boemeke, Gerald D. Feldman, Elisabeth Gläser (éds), The Treaty of
Versailles, Cambridge University Press, Cambridge/New York 1998, p.
259) souscrit :
En mars 1919, des délégations juives pro sionistes et nationalistes
sont arrivées à Paris. ŘPresque toutes les nations victorieuses, semblet-il, avaient ses propres représentants juifs. Certains ont recherché des
droits juifs formels et explicites dans leurs propres nations, et d'autres
ont oeuvré pour la reconnaissance d'un État national juif. Les juifs
polonais étaient des bénéficiaires notables ; ils sont parvenus à obtenir
une mention explicite dans le Traité polonais pour les droits des
minorités.ř (Thomas Dalton, The Jewish Hand in the World Wars, op. cit.).
***
Si Pétrograd ne tombe pas encore, si [le Général] Denikin
nřavance pas, c'est ce que les grands banquiers juifs de Londres et de
New York lřont décrété. Ces banquiers sont liés par des liens de sang
à ces juifs qui, à Moscou tout comme à Budapest, prennent leur
revanche sur la race aryenne qui les a condamnés à la dispersion
depuis tant de siècles. En Russie, 80 % des responsables des
Soviétiques sont des juifs, à Budapest, 17 des 22 des commissaires du
393
Gérard Menuhin
peuple sont juifs. Se pourrait-il que le bolchevisme est la vendetta du
judaïsme contre le christianisme ?? Cela vaut vraiment la peine dřy
réfléchir. Il est tout à fait possible que le bolchevisme se noie dans le
sang d'un pogrom aux proportions catastrophiques. La finance
mondiale est entre les mains des juifs. Celui qui possède les coffres
forts des peuples contrôle le système politique. Derrière les
marionnettes (faisant la paix) à Paris, il y a les Rothschild, les
Warburgs, les Schiffs, les Guggenheim qui sont du même sang [que
ceux] qui sont en train de conquérir Pétrograd et Budapest. La race ne
trahit pas la race... Le bolchevisme est une défense de la ploutocratie
internationale. C'est la vérité fondamentale de la question. La
ploutocratie internationale dominée et contrôlée par les juifs
s'intéresse de façon suprême à toute la vie russe en accélérant son
processus de désintégration jusquřau point de paroxysme. Une Russie
paralysée, désorganisée, affamée, sera un lieu où demain la
bourgeoisie, oui la bourgeoisie, des prolétaires célébreront son
spectaculaire festin d'abondance. (Benito Mussolini, Il Popolo d'Italia,
juin 1919).
***
La pleine responsabilité de la Première Guerre mondiale incombe
directement aux banquiers juifs internationaux. Ils sont responsables
de millions de morts et de mourants. (Congressional Record, 67e
Congrès, 4. Séance, Document du Sénat n ° 346, décembre 1922).
Le résultat de ce conciliabule unilatéral (l'Allemagne n'a pas été admise
dans les négociations) était lřescamotage de pays entiers avec des noms
fantastiques (ŖYougoslavieŗ, ŖTchécoslovaquieŗ) par la modification des
frontières internationales, dont lřobjectif ne pouvait pas être autre que de
provoquer des troubles et donc d'inciter à une autre guerre. (comme le
disait une plaisanterie yougoslave des années 1970 ŖLa Yougoslavie a sept
frontières, six républiques, cinq nationalités, quatre langues, trois
religions, deux alphabets et un patron !ŗ). La population de la
Tchécoslovaquie, par ordre d'importance numérique, était composée de
Tchèques, dřAllemands, de Slovaques, de Hongrois, de Ruthènes, de
Polonais et dřenviron un quart de million de personnes d'autres origines.
La création de ces entités ethniquement diverses contredisait la doctrine
proclamée de Ŗl'autodéterminationŗ.
Rien que l'invention de la ŖTchécoslovaquieŗ multiethnique (les
Tchèques avaient été l'une des nombreuses ethnies de l'Austro-Hongrie),
garantit des conflits renouvelés. Les Tchèques nřavaient jusqu'alors, sans
394
Dites la vérité et vous humilierez le diable
doute, jamais gouverné leur propre pays, mais n'étaient qu'une tribu qui
s'établit au XIe siècle en Bohême et en Moravie - et n'a donc jamais
appris à coexister avec d'autres ethnies. ŖLa pire infraction (du Traité de
Versailles) était la soumission de plus de trois millions d'Allemands à la
domination tchèqueŗ (Henry N. Brailsford, écrivain de gauche, 1920,
selon Michael Walsh, Witness to History, Historical Review Press, Uckfield,
UK, 1996, chapitre 18). Sans parler de deux autres millions dřAllemands
soumis à la domination polonaise.
Bravo pour le Ŗmulticulturalismeŗ, une expression alors inconnue,
mais vigoureusement promue aujourd'hui pour leurs propres fins par les
suspects habituels, visant à détruire les derniers vestiges de cohérence
sociale et soutenue par les éléments instables des populations
d'aujourd'hui, les laissés-pour-compte, les ignorants et les humanoïdes
indifférents à leur société. ŖLa stupidité est beaucoup plus dangereuse que
le mal, car le mal prend une pause de temps en temps, alors que la bêtise
non.ŗ(Anatole France).
Mise à jour :
14 octobre 2014. ŖLes jeunes à la recherche de leur propre
identitéŗ (bluewin.ch, news). En guise de riposte au conte de fées,
selon lequel un monde multiculturel est en quelque sorte progressif,
des enfants de plus de 15 ans retournent dans les pays de leurs
parents immigrés, dans ce cas, la fille de 17 ans d'une mère française
et d'un père algérien pour servir la cause de l'ŖOppositionŗ syrienne et
la Ŗmilice terroristeŗ d'ISIS, en tant que musulmans dévoués.
L'histoire divulgue des expériences successives dans le
multiculturalisme, en commençant par l'assujettissement de pays entiers
et de leurs cultures dans des Ŗempiresŗ ; puis des parties de pays existants
forcés de manière arbitraire à cohabiter ; aujourd'hui, de l'immigration
forcée, visant à disperser les communautés culturellement cohérentes afin
de créer l'empire ou le bloc actuel, géré par l'équivalent des satrapes, des
règles subordonnées modernes, tout résultant d'une contrainte et donc ne
tenant pas compte des personnes touchées. (ŖParfois, j'aime comparer
l'UE en tant que création à l'organisation de l'empire. Nous avons la
dimension de l'empireŗ. Président de la Commission européenne José
Manuel Barroso, 10 juillet 2007).
395
Gérard Menuhin
Wikipedia énumère environ 165 Ŗempiresŗ, dont quelques-uns étaient
probablement plus significatifs que d'autres, notamment :
1. Ancienne Égypte (3100-2686 av. J.-C.)
2. Babylone (1900-1600 av. J.-C.)
3. Achéménides/Perse (525-332 av. J.-C.)
4. Romain (27 av. J.-C.-476 après J.-C.)
5. Carolingien (800-888 après J.-C.)/Saint Empire Romain (962-1806
après J.-C.)
6. Britannique (1583-1997)
7. Grand Reich (1933-1945)
8. Soviétique (1917-1989).
Nous associons certaines propriétés à chacun de ces empires, par
exemple :
-
-
l'Égypte ancienne : pyramides
Babylone : astronomie, architecture
Perse : artisanat, architecture, jardins
Romain : loi, architecture monumentale (aqueducs,
amphithéâtres), assainissement, routes
Carolingien : l'architecture, les progrès culturels et
intellectuels. Charlemagne a été appelé le ŖPère de
l'Europeŗ, son empire Ŗa jeté les bases de la France et de
l'Allemagne modernesŗ. (Wikipédia)
Britannique : système parlementaire, common law anglais,
industrie, chemins de fer, sports
Grand Reich : force à travers l'identité culturelle et
ethnique, l'indépendance financière nationale, les brevets
innombrables, la diligence
Soviétique : les Goulags, la famine généralisée, les procès
de spectacle
Futur juif : idem, en plus de la métaphysique, comme :
ŖEst-ce une gabardine, ou est-ce une gabardine ?ŗ
Tous les empires avec une exception nous ont légué un patrimoine
précieux. L'Union soviétique a été construite sur un mensonge et s'est
consacrée à la destruction de l'esprit humain et de son asservissement.
Cela démontre indubitablement l'avenir de l'humanité sous un empire
juif, son origine étant identique.
396
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Mise à jour :
Juillet 2012 - Suède. La situation en Suède est bien pire qu'au
Danemark. En Suède, PERSONNE ne parle de problèmes
d'immigration, de la mort
du projet multiculti ou
d'islamisation/arabisation de l'Europe. Si vous le faites, vous serez
immédiatement traîté de raciste, dřislamophobe ou de nazi... Dans cette
nouvelle Suède, nous avons plus de viols rapportés que dans n'importe
quel autre pays de l'Union européenne, selon une étude du professeur
Liz Kelly d'Angleterre. Plus de 5.000 viols ou tentatives de viol ont été
signalés en 2008 (l'année dernière, c'était plus de 6.000). En 2010, une
autre étude a révélé qu'un seul pays dans le monde connaît plus de
viols que la Suède, et c'est le Lesotho en Afrique du Sud. Sur 100.000
habitants, Lesotho compte 92 viols déclarés, la Suède 53, les ÉtatsUnis 29, la Norvège 20 et le Danemark 7… En 1990, les autorités
comptaient trois zones de non droit en Suède, les banlieues où vivent
principalement les immigrants, où très peu ont un emploi
Pratiquement tous vivent de l'aide sociale et les enfants ne passent pas
leurs examens. En 2002, ils comptaient 128 zones de non droit. En
2006, 156, puis ils ont cessé de compter. Dans certaines villes, comme
Malmö, où j'habite, un tiers de tous les habitants vivent dans une zone
de non droit. (Ingrid Carlqvist, comptaient trois zones de non droit en
Suède, les banlieues où vivent, discours).
Mise à jour :
Janvier 2014 - Allemagne. La dernière preuve de la destruction de la
structure sociale en Allemagne se déroule dans la province de la Sarre,
où l'enseignement de la langue française est appliqué dans les jardins
d'enfants et les écoles à partir de trois ans. Comme cela impliquera
inévitablement la substitution délibérée des francophones aux
enseignants germanophones, l'augmentation conséquente du chômage
parmi ces derniers sera entraînée. La Sarre est parmi les états les plus
pauvres d'Allemagne, ayant un taux de chomage de 7 % et une dette de
15.000 euros par personne. Il n'y a pas de besoin pressant pour un tel
changement de base, ni une suggestion d'une instruction égale
d'allemand dans les régions frontalières de la France, dont la rumeur
inciterait probablement une vague de chauvinisme.
397
Gérard Menuhin
Mise à jour :
Octobre 2014 - Australie. En matière d'immigration massive,
l'Australie reste l'exception. Le gouvernement australien, après sřêtre
partiellement rétabli de lřère grotesque de Gillard et de son successeur
au [ministère du] travail, a lancé une campagne de 16 millions d'euros
contre l'immigration. ŖHors de question, vous ne ferez pas de
l'Australie votre maisonŗ, indiquent les affiches d'état en 17 langues.
Cependant, ce n'est probablement qu'une campagne populiste, car
l'Australie est aussi indépendante que cet autre membre du
Commonwealth britannique, le Canada. Alors que les individus dans le
bloc de l'UE pourraient soutenir une campagne similaire, maintenant
que leur priorité est menacée par un nombre toujours plus grand de
réfugiés, l'adhésion à l'UE de leurs gouvernements leur interdit cette
liberté de décision.
Mise à jour :
Novembre 2014 - Le Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, le Bureau
des normes en éducation a été accusé d'une Ŗrectitude politiqueŗ après
avoir dégradé une des meilleures écoles primaires rurales car bien trop
anglaise. Le chien de garde de l'éducation a fait face à une réaction des
députés et des parents suite à la décision de pénaliser lřécole ŖMiddle
Rasen Primaryŗ dans le Lincolnshire pour ne pas avoir suffisamment
de pupilles noirs ou asiatiques. Dans un rapport, les inspecteurs ont
déclaré que l'école n'était Ŗpas encore remarquableŗ parce que le
développement culturel des élèves était limité par un Ŗmanque
d'expérience de première main de la diversité de la société britannique
moderneŗ. Cet épisode faisait suite à un remaniement des inspections
Ofsted introduites au lendemain de l'intrigue du Ŗcheval de Troieŗ à
Birmingham ayant pour objectif dřimposer des valeurs musulmanes
extrémistes dans les écoles publiques ... Le mois dernier, on a prétendu
qu'une petite école chrétienne dans les Home Counties avait été
pénalisée après avoir omis d'inviter d'autres leaders religieux tels que
des Imams, pour mener des assemblées... L'école primaire
communautaire, basée dans la pittoresque ville rurale de Market Rasen,
compte seulement 104 élèves âgés de quatre à 11 ans. (Daily Telegraph,
19 novembre 2014).
398
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Aparté :
Il serait redondant et futile d'essayer d'expliquer que le RoyaumeUni sera, dřici à 35 ans (Daily Mail, 5 mai 2014), un pays
essentiellement blanc, anglo-saxon, anglophone et protestant. Si, en
effet, comme cela semble être le cas à Birmingham, les écoles
publiques ont été détournées par les musulmans, il incombe au
gouvernement de fournir une alternative aux communautés
autochtones britanniques. La réponse pourrait être de vendre ces
écoles à la population musulmane locale et d'acquérir un bâtiment
complètement nouveau ailleurs, dans lequel enseigner le programme
traditionnel britannique. Sinon, les autorités pourraient à juste titre
être accusées d'abuser des fonds publics (encore une fois) et de
négliger leur marché domestique.
Cependant, cette solution suppose que les autorités se sentent
obligées envers leur marché domestique. Mais les autorités ne sont en
aucun cas la solution, elles sont le problème. Elles favorisent
l'immigration massive, l'intégration et l'assimilation de demandeurs
d'asile inadéquats de pays situés à des milliers de kilomètres de là. Les
migrants secourus arrivant d'Afrique du Nord ne viennent pas
nécessairement de là-bas. Ceux dont la vie aurait été menacée dans
leur pays d'origine et qui ont traversé la Méditerranéenne, la risquent
encore en tentant de pénétrer en Europe occidentale. Si la vie d'un
Yéménite est menacée, il peut logiquement trouver refuge à côté
d'Oman ou de l'Arabie Saoudite. Si la vie d'un Nigérian est menacée, il
peut logiquement aller au Cameroun, au Bénin ou au Tchad. Si la vie
d'un Syrien est menacée, il peut fuir logiquement en Turquie toute
proche. S'il est prêt à parcourir plus de 6.000 kilomètres, il ne fuit pas
pour sa vie mais évolue pour son train de vie. Lui et ses semblables
sont tous des réfugiés économiques ; des migrants dont l'Europe
occidentale n'a pas besoin et quřelle ne peut pas soutenir. Pourquoi
sont-ils admis par les gouvernements d'Europe occidentale ? Parce
que ces régimes de marionnettes se sont engagés à les admettre, dans
le cadre de leur affectation pour diluer les populations indigènes.
399
Gérard Menuhin
Les régimes de marionnettes d'Europe occidentale ont acculturé
leurs populations autochtones depuis des décennies afin quřelles
acceptent cette invasion. Prenez les divertissements à l'écran, par
exemple. Depuis très longtemps déjà, les divertissements sur l'écran
ont insidieusement introduit sans remords des castings mixtes dans
leurs programmes. Pour avoir du succès, une fiction doit amener son
public à suspendre son scepticisme. Cela exige que la fiction reflète la
vie réelle avec précision. Maintenant, cette règle a été abandonnée afin
d'autoriser les castings mixtes dans tous les programmes, dans des
rôles qui ne reflètent pas la société telle que l'auditoire la connaît. Peu
importe, en partie parce que ces acteurs se sont familiarisés avec leurs
rôles improbables, leurs équivalents assumeraient sans tarder leurs
rôles dans la vie réelle. Quand cette métamorphose a commencé, ses
assertions absurdes ont réduit la crédibilité de toute fiction ;
maintenant, grâce à une pression démographique massive, ils sont au
moins numériquement possibles.
En 1939, les populations homogènes étaient naturellement opposées à
la guerre. Pourtant, les mêmes protagonistes, quelque peu mélangés
différents, remettaient ça. Et ceux qui ont subi la sanction ultime étaient à
nouveau ceux qui font leur devoir patriotique, sans quoi, leur a-t-on dit,
leur pays serait envahi et ils seraient asservis sous un système étranger.
Même si cette menace avait été vraie, une telle victimisation n'aurait-elle
pas été préférable à une mort prématurée ? Quřest-ce qui vaut la peine de
mourir prématurément et douloureusement ? La vie n'est-elle pas assez
courte sans laisser certaines causes douteuses la raccourcir ? En
lřoccurrence, les recrutés n'avaient pas le choix. Malgré les offres répétées
de paix en Allemagne, parmi lesquelles la Mission Dahlerus, quatre
tentatives afin dřempêcher la guerre rien quřen août 1939, la guerre, avec
ses pertes inévitables, était évidemment considérée comme préférable à la
paix :
J'espère que vous instruirez M. Mallet qu'il est hors de question
quřil rencontre le Dr Weissauer. L'avenir de la civilisation est en jeu.
Cřest nous ou eux maintenant, et cřest soit le Reich allemand ou ce
pays qui doit disparaître, et non seulement disparaître, mais au-delà. Je
crois que ce sera le Reich allemand. C'est une chose très différente de
dire que l'Allemagne doit disparaître ; mais le Reich allemand et l'idée
de Reich ont été la malédiction du monde depuis 75 ans, et si nous ne
400
Dites la vérité et vous humilierez le diable
l'arrêtons pas cette fois, nous ne le ferons jamais, et ce sont eux qui
nous arrêteront. L'ennemi est le Reich allemand et pas seulement le
nazisme, et ceux qui n'ont pas encore appris cette leçon n'ont rien
appris et ils nous laisseront entrer dans une sixième guerre, si nous
survivons à la cinquième... Toute possibilité de compromis est
écoulée, et ce doit être une lutte à mort et lřultime... J'espère que
M. Mallet obtiendra les instructions les plus catégoriques. Nous en
avons eu plus quřassez des Dahlerus, Goerdeler, Weissauer et
compagnie. (Vansittart, Sunday Correspondent, Londres, 6 septembre
1940).
***
Hitler n'aura aucune guerre, mais il sera contraint dřy entrer, pas
cette année, mais plus tard. (Le juif Emil Ludwig, Les Annales, juin
1934).
***
Il n'est pas vrai que j'ai souhaité la guerre en 1939, ni moi ni
personne en Allemagne. La guerre a été provoquée exclusivement par
les hommes d'État internationaux qui étaient de race juive ou qui ont
travaillé dans l'intérêt de la communauté juive internationale. (Adolf
Hitler, Last Will and Testament, 29 avril 1945).
***
La Seconde Guerre mondiale est menée pour la défense des
fondements du judaïsme. (Déclaration de Rabbi Felix Mendelsohn,
Chicago Sentinel, 8 octobre 1942).
***
Nous ne devons ni fléchir, ni faillir. Nous devons nous battre en
France, nous devons nous battre sur les mers et les océans, nous
devons nous battre avec une confiance croissante et une force
croissante dans les airs, nous devons défendre notre île, quel que soit
le coût, nous devons nous battre sur les plages, nous devons nous
battre sur les terrains d'atterissage, nous devons nous battre dans les
champs et dans les rues, nous devons nous battre dans les collines ;
nous ne nous rendrons jamais. (Winston Churchill, Chambre des
communes, 4 juin 1940).
***
401
Gérard Menuhin
Victoire à tout prix - Victoire malgré toutes les terreurs - Victoire,
aussi longue et dure que soit la route, car sans victoire il n'y a pas de
survie. (Churchill, discours, 13 mai 1940).
***
Pour accomplir cette victoire, il (Churchill) était prêt à tout
sacrifier, et les sacrifices qu'il a faits alors ont laissé les co-vainqueurs
britanniques à moitié ruinés, rationnés, emprisonnés financièrement
dans leur île camp de concentration, leur empire en désintégration,
leur propre pays occupé par les troupes américaines et leur économie
nationale dépendant de la charité américaine. Et pour quoi ? Pour que
les Allemands puissent être désarmés en permanence ? En trois ou
quatre ans, nous implorions les Allemands de revenir aussi vite que
possibe ! (Russell Grenfell, Unconditional Hatred: German War Guilt and
the Future of Europe, Devin-Adair, New York, 1953, p. 108).
L'extrait ci-dessous illustre l'agence qui a guidé la Seconde Guerre
mondiale :
[C]ette faiblesse du président [Roosevelt] se traduit fréquemment
par une défaillance de la Maison Blanche à signaler tous les faits au
Sénat et au Congrès ; sa description [de l'Administration] de la
situation qui prévaut n'est pas toujours tout à fait correcte et
conforme à la vérité... Quand je vivais en Amérique, j'ai appris que les
personnalités juives - la plupart de riches donateurs des partis pouvaient accéder facilement au Président. Ils avaient l'habitude de le
contacter en passant par-dessus la tête du secrétaire aux affaires
étrangères et le représentant des Nations Unies et d'autres
fonctionnaires. Ils étaient souvent en mesure de modifier toute la
ligne politique par une seule conversation téléphonique... Stephen
Wise... occupait un poste unique, non seulement dans la communauté
juive américaine, mais aussi en Amérique en général... Cřétait un ami
proche de Wilson... cřétait aussi un ami intime de Roosevelt et il avait
accès à lui en permanence, un facteur qui a naturellement affecté ses
relations avec d'autres membres de l'administration américaine...
Directement après cela, la voiture du président s'est arrêtée devant
la véranda et avant que nous puissions échanger nos salutations,
Roosevelt a fait observer : ŘComme cřest intéressant ! Sam Rosenman,
Stephen Wise et Nahum Goldmann sont assis là discutant de l'ordre
qu'ils devraient donner au président des États-Unis. Imaginez la
somme d'argent que les Nazis paieraient pour obtenir une photo de
cette scène.ř
402
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Nous avons commencé à balbutier le fait qu'il y avait un message
urgent de l'Europe dont nous devions discuter, que Rosenman lui
soumettrait lundi. Roosevelt l'a renvoyé en ces termes : ŘC'est très
bien, lundi, j'entendrai de Sam ce que je dois faireř, et il est parti.
(Nahum Goldmann, Mein Leben: États-Unis, Europe, Israël, Langen
Müller, Munich 1981, pp. 53, 66-67, 116).
La bande dessinée de la période dépeint le président fantoche Frankin Roosevelt, en tablier
maçonnique avec une étoile à six branches, contrôlé par de puissantes entreprises probablement des intérêts juifs. Les béquilles de FDR sont faites de signes dollar.
WWW.EUROPEANKNIGHTSPROJECT.COM
403
Gérard Menuhin
Ni le président Woodrow Wilson ni le président Barack Obama ne méritaient de recevoir un
prix Nobel de la paix, mais ils l'ont eu malgré tout.
Woodrow Wilson était un obscur politicien avant d'être choisi et payé
par Paul Warburg (une couverture pour les Rothschild) afin de devenir
président au cours de lřannée fatidique 1913 à la place du populaire
président Taft, qui autrement aurait pu être réélu haut la main. En 1916,
Wilson a fait campagne avec le slogan ŖIl nous a évité la guerreŗ. Les gens
oublient que le prix Nobel de la paix du belliciste Obama ne fut pas la
première aberration de ce genre : Wilson lřa obtenu en 1919. Roosevelt
n'a pas gagné un prix pour son mensonge : ŖJe l'ai dit avant, mais je le
dirai encore et encore : vos garçons ne seront pas envoyés dans des
guerres étrangèresŗ (Boston, 30 octobre 1940).
Churchill et Roosevelt avaient des origines juives (Churchill par sa
mère Jenny Jérôme, les ancêtres de Roosevelt étaient Rosenfeld et
Delano). ŖIl est vrai que les Delanos sont des juifs bien connus des PaysBas, le président Roosevelt est, du point de vue du droit de l'héritage juif,
un bon juif comme Bernard M. Baruchŗ (Dr von Leers, lettre du 14 mai,
1939).
Bien qu'il soit républicain, l'ancien gouverneur a une profonde
estime pour le président Roosevelt et sa politique. Il a parlé de
Ŗl'ascendance juiveŗ du président, expliquant la descendance de la
famille Rossocampo expulsé d'Espagne en 1620. À la recherche de
sécurité en Allemagne, en Hollande et dans d'autres pays, des
membres de la famille, a-t-il dit, ont changé de nom pour Rosenberg,
Rosenbaum, Rosenblum, Rosenvelt et Rosenthal. Les Rosenvelts en
Hollande septentrionale sont finalement devenus Roosevelt, devenant
404
Dites la vérité et vous humilierez le diable
bientôt des apostats avec la première génération, et d'autres suivirent
le mouvement, jusqu'à la quatrième génération, un petit épicier du
nom de Jacobus Roosevelt était le seul qui resta fidèle à sa foi juive.
(Chase S. Osborn, 1934, à Saint-Pétersbourg, en Floride, SaintPétersbourg Times (maintenant Tampa Times), 1934, ŖRooseveltřs Jewish
Ancestryŗ, réimpression de The Revelator, Wichita, Kansas, 18 octobre
1936).
Il en découla que ces deux-là étaient déterminés à faire ce qui leur était
soumis et de mener leurs pays dans la guerre. Outre la poursuite de
l'intention première de détruire l'ancien ordre, il y avait tellement d'argent
à gagner grâce aux emprunts de tous les acteurs impliqués que les
populations individuelles qui, bien sûr, étaient contre la guerre, devaient
être incitées à participer. Cela signifiait quřil fallait provoquer des
évènements comme le naufrage du Lusitania (mai 1915), ou l'attaque
japonaise contre Pearl Harbor (décembre 1941). À l'aide d'une telle
propagande, l'ennemi pourrait être identifié auprès des citoyens des ÉtatsUnis, et les États-Unis ont finalement pu entrer dans la Première Guerre
mondiale (avril 1917) et la Seconde Guerre mondiale (décembre 1941),
les compagnies pétrolières internationales pourraient faire des profits, et
la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie pourraient être endettées au
moyen de programmes tels que le Prêt-bail. En bref, 76 millions de
personnes devaient mourir pour que diverses entreprises déjà très
prospères puissent gagner encore plus d'argent, les plus grands
concurrents européens des États-Unis pourraient être mis hors service et
le plan juif pour la domination mondiale pourrait faire un bon en avant.
Ce qui restait du pouvoir impérial britannique, de la richesse et du
prestige après la Première Guerre mondiale a été drainé après la Seconde
Guerre mondiale ; ce qui restait de l'industrie allemande après que des
milliers de brevets aient été confisqués par les États-Unis après la
Seconde Guerre mondiale a sévèrement réduit sa compétitivité
commerciale.
Il a été déclaré que 1.500 tonnes de brevets et de documents de
recherche allemands ont été volés au moyen de l'infâme ŖOperation
Paperclipŗ, après la guerre. Un employé du gouvernement américain
aurait déclaré que le matériel était Ŗla plus importante source de ce type
de matériel dans le monde, la première exploitation ordonnée de
lřintelligence d'un pays entierŗ (C. Lester Walker, ŖWar Secrets by the
Thousandsŗ, Harper's Magazine, octobre 1946, p. 329).
405
Gérard Menuhin
Cette guerre n'est pas contre Hitler ou le National-socialisme, mais
contre la puissance du peuple allemand, qui doit être brisée une fois
pour toutes, que ce soit entre les mains dřHitler ou dřun prêtre jésuite.
(Emrys Hughes, Winston Churchill, His Career in War and Peace,
Exposition Press, New York 1955, p. 145).
***
Nous ne sommes pas allés en guerre en 1939 pour sauver
l'Allemagne d'Hitler ... ou le continent du fascisme. Comme en 1914,
nous sommes allés en guerre pour la non moins noble cause que nous
ne pouvions pas accepter une hégémonie allemande sur l'Europe.
(Sunday Correspondent, Londres, 17 septembre 1989).
***
Ai joué au golf avec Joe Kennedy (ambassadeur des États-Unis en
Grande-Bretagne). Il dit que Chamberlain a déclaré que l'Amérique et
les juifs du monde ont forcé l'Angleterre à entrer dans la Seconde
Guerre mondiale. (James Forrestal, secrétaire de la Marine, plus tard
Secrétaire de la Défense, The Forrestal Diaries, Viking Press, New York
1951, entrée du 27 décembre 1945).
***
Ai déjeuné avec M. B. M. Baruch. Après le déjeuner, il a soulevé la
même question avec lui. Il a pris la ligne de me conseiller de ne pas
être actif dans cette affaire particulière et que j'étais déjà identifié, à un
point tel qui n'était pas dans mon propre intérêt, avec lřopposition à la
politique des Nations Unies en Palestine. (Ibid., 3 février 1948, p. 364).
James Forrestal est décédé en mai 1949 suite à une chute depuis une
fenêtre du 16e étage.
406
IV
ÉTAPE FINALE :
VASSELAGE COMMUNISTE
L
es seuls gagnants des guerres mondiales étaient les politiciens et les
banquiers qui les ont incitées. Les politiciens n'étaient pas des
représentants de leurs peuples, mais des traîtres ; les banquiers par
leur commerce étaient des cosmopolites. Il s'ensuit que les avantages de
ces conflagrations étaient si importants qu'ils ont éclipsé l'importance des
quelques 76 millions de personnes qui ont perdu la vie en se battant.
Puisque la finance a soutenu les deux côtés dans un Ŗconflit géréŗ, les
citoyens des deux côtés devaient maintenant payer la note. Dans
l'intervalle entre le premier et le deuxième acte, le traité de Versailles, avec
ses exigences impossibles, a été imposé afin de s'assurer que le pillage
pourrait se poursuivre. ŖLa Grande-Bretagne est l'esclave d'un bloc
financier international.ŗ (Premier ministre britannique David Lloyd
George, 20 juin 1934) ŖL'argent n'a pas de patrie ; les financiers sont sans
patriotisme et sans décence : leur seul objectif est le gain.ŗ (Napoléon).
Ainsi s'ensuivit ce qu'on a appelé une seconde guerre de trente ans.
Quand on considère les avantages dřune coexistence pacifique, avec ses
attentes et ses routines prévisibles, par-dessus les bouleversements
fondamentaux causés par la guerre, on s'aperçoit combien étaient grandes
les forces nécessaires pour libérer un tel carnage ainsi que les
récompenses potentielles. Les conséquences pour tous les côtés étaient
non seulement imprévisibles dans leur ampleur et leurs résultats, mais ont
représenté un coût énorme pour les citoyens.
La Première Guerre mondiale a marqué un tournant dans l'histoire,
non seulement une fin pour les dynasties au pouvoir mais aussi pour les
conventions reçues de la société dans leur intégralité. Ce qui avait été pris
pour acquis jusqu'alors et avait contribué à la stabilité au sein des nations
Gérard Menuhin
individuelles, leurs cultures et leurs coutumes, avait été balayé en
novembre 1918. Les portes étaient maintenant grandes ouvertes au
nouveau chaos, à la Seconde Guerre mondiale et à une nouvelle
décomposition de toutes conditions jusque-là acceptées et attendues.
Certes, après chaque guerre, dans leur soulagement de la Ŗpaixŗ supposée,
les citoyens ont essayé de redresser le navire, de reconstruire leurs vies et
leurs villes ruinées, mais il n'y avait pas de continuité. Même l'architecture
sans âme après la Seconde Guerre mondiale trahissait la gestation stérile
de ses créateurs. La seule autre extrémité comparable à l'époque moderne
a été l'incident frauduleux du New York Trade Center de 2001
(probablement une opération de Gladio B), qui a ouvert la voie à la
ŖGuerre contre le terrorisme (inventé)ŗ et à ses utiles multiples auxiliaires.
Ces dysfonctionnements mondiaux ont laissé les populations des pays
développés patauger dans des eaux turbulentes et inconnues, à la merci
des gouvernements sans loi.
Les Britanniques, hommes et femmes, se demandent
constamment comment il se fait quřune torsion est fréquemment
accordée à la politique britannique qui n'est clairement pas conforme
aux intérêts britanniques. Il y a généralement quelqu'un dans une
position, au moment psychologique, pour détourner notre
gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir, dans une ligne
d'action qui est inintelligible sur le moment et qui a des conséquences
désastreuses... C'est comme si une influence hostile jetait
constamment du sable dans la machine. Dans tous les accords
financiers, nous sommes mal lotis, et toute l'histoire des réparations et
des dettes de guerre [N.B. Les dettes de la Première Guerre mondiale]
sont humiliantes à l'extrême et calculées pour faire de nous la risée du
monde ainsi que la vache à lait mondiale. C'est à cet égard qu'un livre
tel que celui du colonel Lane a écrit... apporte un éclairage opportun.
C'est dans les rangs les plus élevés de la société que la menace
étrangère est redoutable par lřinfluence exercée par la noblesse d'une
origine étrangère indéniable dans les départements gouvernementaux,
à Downing Street et dans la Haute finance. (Léo Maxse dans The
National Review, revue Arthur H. Lane's, The Alien Menace, 5ème éd.,
Boswell, Londres, 1934, selon les remarques du représentant
américain J. Thorkelson, 20 août 1940, goo.gl/e8OxR5).
Remplacez ŖBritanniqueŗ par ŖAllemandŗ dans la citation ci-dessus et
vous aurez une description appropriée de l'Allemagne d'aujourd'hui.
Donc, tout est apparemment question dřargent, mais en fait cřest
surtout une question de contrôle et de pouvoir ; de domination et de
408
Dites la vérité et vous humilierez le diable
répression. ŖCar l'amour de l'argent est la racine de tous les mauxŗ
(Timothée 6:10), et ŖL'argent est le dieu jaloux d'Israël, devant lequel
aucun autre dieu ne peut existerŗ (Karl Marx, On the Jewish Question, 1890)
L'argent est destiné aux parties conformes par les centres financiers du
monde, qui ont le plus à gagner, afin de gagner plus d'argent. Ils
persuadent leurs politiciens marionnettes de déclencher des guerres. Ces
mêmes personnes qui connaissent le prix pécuniaire de tout et la vraie
valeur de rien contrôlent ainsi ces initiatives et ils lřont toujours fait. Le
résumé définitif doit en conséquence être ainsi interprété : 76 millions de
personnes et ça continue sont décédées depuis 1914, uniquement pour faire
avancer les objectifs juifs.
Grâce au terrible pouvoir des banquiers internationaux, nous
avons précipité les chrétiens dans d'innombrables guerres. Les guerres
ont une valeur spéciale pour les juifs, car les chrétiens sřentre-tuent et
font ainsi de la place pour les juifs. Les guerres sont la récolte des
juifs, les banquiers juifs gagnent pas mal [dřargent] grâce aux guerres
chrétiennes. Plus de 100 millions d'entre eux ont été retirés de la
planète au moyen des guerres, et cřest loin dřêtre terminé. (Rabbi
Reichhorn Ŕ à nouveau ce rabbin qui dérange - à l'enterrement du
Grand Rabbin Simeon Benludah, Prague, 1869).
Toute nouvelle guerre est souvent justifiée par la définition ŖNouvel
Hitlerŗ qui pourrait causer Ŗun autre holocausteŗ, mais le but de ces
guerres est, comme d'habitude, de détruire tout pays qui cherche à
poursuivre un programme économique en dehors du contrôle juif :
Hillary Clinton a appelé Poutine, Hitler. John Kerry a appelé Assad,
Hitler. John McCain a appelé Castro, Hitler. George Bush a appelé
Saddam Hussein, Hitler. Donald Rumsfeld a appelé Hugo Chavez, Hitler.
Les suivants ont également été goudronnés avec la brosse ŖHitlerŗ :
Allende (Chili), Noriega (Panama), Ortega (Nicaragua), Milosevic
(Serbie), Arafat (Palestine), Kadhafi (Libye), Ahmadinejad (Iran) et Kim
(Corée du Nord). Rien quřen Amérique, une telle pauvreté d'imagination
et d'ignorance de l'histoire pourrait servir de propagande.
Il convient de mentionner, en passant, que peu de choses ont changé.
L'Irak et l'Afghanistan, le Mali et la Somalie bénéficient de toutes les
attentions de l'OTAN parce que les États-Unis sont désireux de mettre
en valeur les ressources naturelles de ces pays et d'empêcher la Chine de
le faire. La présence militaire qui en résulte dans cette région vise
également à compléter l'encerclement de la Chine et de la Russie. La
409
Gérard Menuhin
Chine et la Russie sont menacées à l'extérieur par les États-Unis et
l'OTAN et à l'interne par des entités également familières : ŖLa présence
de longue date des Rothschild en Chine remonte à 1838 et nous avons été
l'une des premières entreprises du monde occidental à rétablir des
relations après 1953.ŗ (www.rothschild.com). Les États-Unis
maintiennent environ 1.000 bases militaires dans le monde entier. Les
vrais adversaires du système, en tant que tels, sont inexistants.
Les Rothschild et cette classe de prêteurs dont ils sont les
représentants et les agents - les hommes qui ne pensent jamais à
prêter un shilling à leurs voisins de palier, aux fins d'industrie honnête,
à moins de sřêtre assurés de la plus grande garantie et au plus haut
taux d'intérêt - sont prêts, en tout temps, à prêter des sommes
illimitées d'argent à ces voleurs et assassins qui se disent
gouvernements, dans le but dřabattre ceux qui ne se soumettent pas, à
les dépouiller et les asservir. (Lysander Spooner, théoricien politique,
militant, abolitionniste, No Trahison, n° 6, auto-publié, Boston 1870,
p. 48).
Gutle Schnapper, épouse d'Amschel Mayer Rothschild, aurait dit : ŖSi
mes fils ne voulaient pas une guerre, il n'y en aurait pasŗ, ou plus
précisément, en 1830 : ŖIl n'y aura pas de guerre ; mes fils ne donneront
aucun argent pour cela.ŗ (Edith Dörken, Berühmte Frankfurter Frauen,
Lembeck, Francfort sur le Main 2008, p. 48).
Les dirigeants politiques de l'époque ont été conseillés, ou ont été
effectivement placés au pouvoir, par ceux en faveur de la guerre. Selon les
témoignages donnés par Norman Dodd, ancien directeur du Comité
chargé d'enquêter sur les fondations exonérées d'impôt par la Chambre
des représentants des États-Unis, on trouvera ci-après les registres des
procès verbaux de la Fondation Carnegie pour la paix internationale :
Les fiduciaires de la Fondation Carnegie soulèvent une seule
question, à savoir s'il est souhaitable de changer la vie d'un peuple tout
entier, y a-t-il des moyens plus efficaces que la guerre pour parvenir à
cette fin. Ils ont discuté de cette question à un très haut niveau
académique et scientifique durant un an et ils ont trouvé une réponse.
Il n'existe aucun moyen connu plus efficace que la guerre, en
supposant que l'objectif consiste à altérer la vie d'un peuple tout
entier. Cela les amena à la question : comment fait-on pour impliquer
les États-Unis dans la guerre ? C'était en 1909. (Transcription de
l'audience publique - Comité mixte sur le gouvernement régional - 26
septembre 1978, Edwardsville, Illinois, témoignage de Norman Dodd,
410
Dites la vérité et vous humilierez le diable
p. 51-61 [p.
/dodd.htm.
51] ;
www.sweetliberty.org/issues/regionalism
La question reste de savoir pourquoi la vie d'un peuple tout entier,
pacifique et profitable, devait être modifiée en premier lieu. On peut
supposer quřil nřy a rien de tel que la guerre pour générer des dettes. La
guerre a également rempli les aspirations d'après-guerre, cřest-à-dire de
remodeler les traces entières de lřhistoire même de ces peuples et ce
faisant a permis de les contrôler, et dřavancer de quelques millions de
morts le plan pour l'élimination massive de ces Ŗmangeurs inutilesŗ
chrétiens.
Mise à jour :
L'humanité ne pourra pas passer de la vie sur terre uniquement
à la vie universelle tant que le bon grain nřaura pas été séparé de
lřivraie. La grande faucheuse doit faucher avant que nous ne
puissions faire le saut quantique de la phase suivante de l'évolution.
Aucune paix terrestre ne peut prévaloir jusqu'à ce que les membres
égocentriques du corps planétaire changent ou meurent. C'est le
choix. Le cheval rouge est la destruction pendant le processus de
naissance de ceux qui refusent de naître dans une vie universelle
centrée sur Dieu...
Cet acte est aussi horrible que de tuer une cellule cancéreuse.
Cela doit être fait dans lřintérêt du futur de l'ensemble. Ainsi soit-il :
soyez prêt pour le processus de sélection qui commence
maintenant. Le deuxième sceau a révélé un cheval rouge monté par
celui qui a le pouvoir de retirer sa paix à la Terre. Il défend la
nécessité du processus de sélection qui déchire l'ancien ordre et
détruit ceux qui choisissent de rester des restes autocentrés du
passé...
Nous, les anciens, avons patiemment attendu jusqu'au dernier
moment avant la transformation quantique, de prendre des mesures
pour découper cet élément corrompu et corrompant dans le corps
de l'humanité. C'est comme regarder un cancer ; il faut faire
quelque chose avant que tout le corps ne soit détruit... les membres
autocentrés doivent être détruits. Il nřexiste aucune alternative.
Seuls les dieux centrés peuvent évoluer.
411
Gérard Menuhin
Nous sommes en charge du processus de sélection de Dieu
pour la planète Terre. Il choisit, nous détruisons. Nous sommes les
cavaliers du cheval pâle, la Mort. Nous utiliserons tous les moyens
nécessaires pour que cet acte de destruction soit aussi rapide et
indolore que possible pour la moitié du monde capable d'évoluer...
(la psychologue juive Barbara Marx Hubbard, Manual for Co-Creators
of the Quantum Leap, auto-publié, 1985, pp. 55-60; goo.gl/FJTK6u).
Barbara Marx Hubbard est une Ŗfuturiste, auteur et conférencière.
Elle est créditée des concepts de ŘThe Synergy Engineř et de
Řl'accouchementř de l'humanité.ŗ (Wikipédia) Elle est également
membre et futuriste/stratège de Task Force Delta ; un groupe de
réflexion de l'armée des États-Unis. Les ravages d'un psychologue juif
peuvent utilement être étendus pour servir la cause du dépeuplement.
(Voir Spangler, p. 215).
Un quart de l'humanité doit être éliminé
du corps social. Nous sommes en charge
du processus de sélection de Dieu pour la
planète Terre.
Il choisit, nous détruisons.
Nous sommes les cavaliers du cheval
pâle, la Mort.
Barbara Marx Hubbard
Une si charmante vieille dame qui veut tous nous tuer.
Ainsi, la ŘFondation Carnegie pour la paix internationaleř s'est
demandé : ŘComment impliquons-nous les États-Unis dans une
guerre ? Nous devons contrôler le Département d'État. Nous devons
prendre en charge et maîtriser les mécanismes diplomatiques de ce
pays (c.-à-d. le Conseil des relations extérieures).ř Carnegie
Foundation enregistrements documentés, 1908.
***
412
Dites la vérité et vous humilierez le diable
La Première Guerre mondiale était la solution au problème. En
1914, la Fondation Carnegie a ensuite demandé : ŘComment
empêchons-nous un retour ou une reprise de ce quřétaient les gens
avant la guerre ? Nous devons contrôler l'éducation aux États-Unis et
plus précisément l'enseignement de l'histoire américaineř. Une
méthode à trois branches a été convenue. Alors que la Fondation
Rockefeller s'occupait du défi éducatif Řau niveau nationalř aux ÉtatsUnis, la Fondation Carnegie pourrait le gérer à l'échelle internationale
et la Fondation Guggenheim était chargée de trouver des candidats au
doctorat qui adhéreraient au programme de l'ŘAssociation historique
américaineř, qui ont suivi le système d'éducation de doctorat prussien.
Le but de ce nouveau système éducatif a été résumé comme suit :
ŘL'avenir de ce pays appartient au collectivisme administré avec une
efficacité américaine caractéristiqueř. Comme indiqué dans le résumé
de la série de livres à sept volumes. La Fondation Carnegie avait
initialement trois divisions : la division de l'économie et de l'histoire
pour étudier les causes et l'impact de la guerre, la division des relations
et de l'éducation pour promouvoir la compréhension et la coopération
internationales et la division du droit international pour faciliter le
développement du droit international et le règlement des différends.
Norman Dodd était directeur de la recherche pour le député B.
Carroll Reece, dans le cadre de la Commission Reece en 1954. Il a
enquêté sur les fondations exonérées d'impôt. Le député Reece a
demandé à Dodd : ŘAcceptez-vous lřhypothèse selon laquelle les
États-Unis sont victimes d'une conspiration ?ř ŘOuiř, a déclaré Dodd.
ŘAlors,ř a déclaré le député Reece, Řvous devez mener l'enquête sur
cette base.ř
Dodd a envoyé sa protégée Katherine Casey pour examiner les
Řprocès verbauxř de la Fondation Carnegie. Casey a découvert le
complot pour rééduquer les Américains afin qu'ils soient conciliants
vis-à-vis de la création d'un gouvernement mondial. La preuve a été
trouvée dans le procès-verbal de leurs premières réunions, et Dodd a
rendu compte au Congrès des Řactivités non américainesř de la
fondation. Dodd a défini non américaine comme Řune détermination à
effectuer des changements dans le pays par des moyens
inconstitutionnelsř.
Dodd a déclaré que Řle monde de la fondation est un système
coordonné et bien dirigé dont le but est de faire en sorte que la
richesse de notre pays soit utilisée pour le séparer des idées qui lui ont
donné la vie. Les fondations constituent la plus importante influence
dans le collectivisme.ř (Charlotte Iserbyt, The Deliberate Dumbing down of
America, Conscience Press, Ravenna, Ohio, 1999).
413
Gérard Menuhin
***
Lřavocat du Comité Reece, René Wormser, a écrit que l'enquête
Řconduit à la conclusion quřil y avait, en effet, quelque chose qui
ressemble effectivement à une véritable conspiration parmi certains
éducateurs de premier plan aux États-Unis afin dřamener le socialisme
grâce à l'utilisation de nos systèmes scolairesř. Ils ont découvert que la
Fondation Rockefeller était le principal coupable relié à
l'enseignement du socialisme dans les écoles et les universités
américaines et aussi derrière les politiques de l'AEN. Wormser a
déclaré : ŘUn complexe très puissant de fondations et d'organisations
apparentées s'est développé au cours des années afin dřexercer un
haut degré de contrôle sur l'éducation. Une partie de ce complexe, et
finalement les responsables de celui-ci, sont les groupes des
fondations Rockefeller et Carnegie.ř Telle était la situation dans les
années 1950, lorsque le Comité Reece a brièvement enquêté. Les
groupes Rockefeller-Carnegie ont poursuivi en gros dans le contrôle
de l'éducation sans opposition pendant les 40 années qui ont suivi.
(www.theforbiddenknowledge.com).
Il y a déjà 40 ans, Alfred L. Rowse, historien, éducateur et auteur
prolifique, a écrit sur l'éducation au Royaume-Uni :
Cela me rappelle tant d'universités américaines où les professeurs
ne savent pas écrire et les étudiants ne savent même pas lire. Nous
devrions dépenser notre argent non sur les universités champignons,
mais sur les écoles, les instituts de technologie, les collèges
d'enseignement... qui ont un travail à faire et à bien faire. Votre argent
ne doit pas être gaspillé... sur un sujet pourri comme la sociologie, qui
est proprement un sujet de recherche non approprié pour les
étudiants de premier cycle, qui devraient apprendre la grammaire
nécessaire de différentes disciplines : mathématiques, physique,
chimie, biologie ; dans les sciences humaines, les langues (et non la
critique littéraire), les réalités factuelles et concrètes de l'histoire, de la
géographie, de l'économie, et non les spéculations bidons de la théorie
politique et de la philosophie... Les travailleurs nřont pas demandé à
soutenir cette structure disproportionnée d'institutions trompeuses, et
n'ont aucun respect pour elles... Il y a tout simplement trop
d'étudiants universitaires. (ŖCut the humbug! Get back to educationŗ,
Daily Telegraph, 4 juillet 1974).
***
Être capable de réaliser la transformation de l'homo sapiens en homo
stultus, c'est posséder une force magique capable de ramener l'homme
414
Dites la vérité et vous humilierez le diable
à la première étape de l'échelle zoologique, c'est-à-dire au niveau de
l'animal. Seulement, s'il y a homo stultus à l'époque de l'apogée du
capitalisme, Marx pourrait formuler sa proposition axiomatique :
contradictions plus temps égale communisme... Marx induit en erreur
pour des raisons tactiques sur l'origine des contradictions dans le
capitalisme, mais pas sur leur réalité évidente. Marx a su comment
elles ont été créées, comment elles sont devenues plus prononcées et
comment les choses ont tourné à l'anarchie générale dans la
production capitaliste qui a précédé le triomphe de la révolution
communiste... Il savait que cela se produirait parce qu'il connaissait
ceux qui ont créé les contradictions. (Interrogatoire de Rakovsky, 26
janvier 1938, dans Iosif Maksimovich Landowsky, Red Symphony, à
l'origine The Plain-Speaker, Londres 1968, pp. 15 sq. ; goo.gl/Udgi9n,
cité ci-après dans une édition ultérieure de Dauphin Publication, non
datée).
Ceux qui ont Ŗcréé les contradictionsŗ, sont les Rothschild, qui ont
payé Marx pour composer son ŖManifesteŗ.
Ainsi, aux contradictions dans le système bourgeois sont ajoutées
des contradictions au sein du prolétariat ; c'est la double arme de la
révolution, et elle Ŕ ce qui est évident - ne se soulève pas dřellemême : il existe une organisation, des chefs, une discipline et plus
haut, il y a la bêtise. Ne soupçonnez-vous pas que les contradictions
fréquemment évoquées du capitalisme, et en particulier des finances,
sont également organisées par quelqu'un ?... À titre de base pour ces
déductions, je vous rappellerai que dans son combat économique,
l'Internationale prolétarienne coïncide avec le Financier international,
puisque les deux produisent l'inflation, et partout où il y a
coïncidence, on devrait supposer, quřil y a également un accord. [...]
Passons maintenant à l'analyse subjective des finances et plus
encore : voyons quel type de personnes y œuvre personnellement.
L'essence internationale de l'argent est bien connue. De ce fait,
l'organisation qui les possède et les accueille est une organisation
cosmopolite. Les finances dans leur apogée - en tant qu'objectif en
elles-mêmes, le financier international - nient et ne reconnaissent rien
de national, elles ne le font pas Elles ne reconnaissent pas lřÉtat ; et
donc cřest anarchique et serait tout à fait anarchique sřil nřétait pas - le
négateur d'un État national - lui-même, par nécessité, un État dans
son essence propre. L'État en tant que tel n'est qu'un pouvoir. Et
l'argent est exclusivement le pouvoir.
Ce super-état communiste, que nous mettons en place déjà depuis
tout un siècle, et dont le schéma est l'International de Marx. Analysez415
Gérard Menuhin
le et vous verrez son essence. Le schéma de l'International et son
prototype de l'URSS - c'est aussi le pouvoir pur. La similitude
fondamentale entre les deux créations est absolue. C'est quelque chose
de fataliste, dřinévitable, puisque les personnalités de leurs auteurs
étaient identiques. Le financier est tout aussi international que le
communiste. [...] Je veux seulement déchiffrer l'axiome de base :
l'argent est le pouvoir. L'argent est aujourd'hui le centre de la gravité
globale. [...]
La compréhension de la façon dont le financier international est
graduellement, jusqu'à notre époque, devenu le maître de l'argent, ce
talisman magique, qui est devenu pour les gens, ce que Dieu et la
nation étaient autrefois, est quelque chose qui dépasse lřintérêt
scientifique même de l'art de la stratégie révolutionnaire, car c'est aussi
un art et une révolution. Je vous l'expliquerai. Les historiographes et
les masses, aveuglés par les cris et le faste de la révolution française, le
peuple, ivre par le fait qu'il avait réussi à retirer son pouvoir au roi et
aux classes privilégiées, ne remarqua pas comment un petit groupe de
personnes mystérieuses, prudentes et insignifiantes avait pris
possession du véritable pouvoir royal, le pouvoir magique, presque
divin, qu'il avait presque sans le savoir.
Les masses ne se sont pas aperçues que le pouvoir avait été saisi
par d'autres et que très vite elles furent soumises par ceux-ci à un
esclavage plus cruel que celui du roi, puisque ce dernier, compte tenu
de ses préjugés religieux et moraux, était incapable de profiter d'une
telle puissance. Ainsi, il arriva que le pouvoir royal suprême fut repris
par des personnes dont les qualités morales, intellectuelles et
cosmopolites leur ont permis de l'utiliser. Il est clair que ce sont des
gens qui n'ont jamais été chrétiens, mais cosmopolites. [...] Ils avaient
acquis pour eux-mêmes le véritable privilège de frapper monnaie. [...]
Il est clair que, dans votre imagination, sont apparues des images
d'argent réel de métal et de papier. Mais ce n'est pas le cas.
Aujourdřhui, l'argent ce nřest plus ça ; la vraie monnaie qui circule est
un véritable anachronisme. Si elle existe encore et circule, ce n'est que
grâce à l'atavisme, seulement parce qu'il est pratique de maintenir
l'illusion, une fiction purement imaginaire pour l'instant. [...]
En plus des différentes formes de fonds financiers immensément
variés, ils ont créé des crédits d'argent en vue de rendre son volume
proche de l'infini. Et pour lui donner la vitesse du son... c'est une
abstraction, un être de pensée, une figure, un nombre, un crédit, une
foi... [...] Imaginez-vous, si vous le pouvez, un petit nombre de
personnes, ayant un pouvoir illimité grâce à la possession de richesse
réelle, et vous verrez qu'ils sont les dictateurs absolus de la bourse ; et
416
Dites la vérité et vous humilierez le diable
à cause de cela aussi les dictateurs de la production et de la
distribution et aussi du travail et de la consommation. Si vous avez
assez d'imagination, alors multipliez-le par le facteur global, et vous
verrez son influence anarchique, morale et sociale, c'est-à-dire
révolutionnaire... [...]
N'est-il pas miraculeux qu'un banc de bois a été transformé en
temple ? Et pourtant, un tel miracle a été vu par les gens mille fois, et
ils n'ont pas sourcillé, durant tout un siècle. Puisquřil s'agissait d'un
miracle extraordinaire que ces bancs sur lesquels étaient assis les
usuriers graisseux pour échanger leurs fonds, étaient maintenant
transformés en temples se tenant magnifiquement à chaque coin des
grandes villes contemporaines avec leurs colonnades païennes, et les
foules y vont avec une foi que les dieux célestes ne leur donnent déjà
pas, afin d'assujettir assidûment leurs dépôts de tous leurs biens au
dieu de l'argent, qui, ils imaginent, vit dans les coffres-forts en acier
des banquiers et qui est préordonné grâce à sa mission divine pour
accroître la richesse à un infini métaphysique. [...]
ŘGabrielř Kuzmin (interrogateur) : Mais si, selon vous - et je pense
la même chose - ils ont déjà un pouvoir politique mondial, alors, quel
autre pouvoir veulent-ils posséder ?
Rakovsky : Je vous l'ai déjà dit : plein pouvoir. Le pouvoir que
Staline a en URSS, mais dans le monde entier. [...] Le pouvoir absolu a
un but en soi, sinon il n'est pas absolu. Et jusqu'à ce jour, il n'a pas
encore été inventé une autre machine de pouvoir total à l'exception de
l'État communiste. Le pouvoir bourgeois capitaliste, même à son plus
haut échelon de l'échelle, le pouvoir de César, est un pouvoir limité
puisque si, en théorie, c'était la personnification de la divinité dans les
Pharaons et les Césars dans l'Antiquité, néanmoins alors, grâce au
caractère de la vie économique dans ces États primitifs et en raison du
sous-développement technique de l'appareil d'État, il y avait toujours
de la place pour la liberté individuelle. Comprenez-vous que ceux qui
dominent déjà partiellement les nations et les gouvernements du
monde ont des prétentions à la domination absolue ? Comprenez que
c'est la seule chose qu'ils n'ont pas encore atteinte. [...]
Gabriel Kuzmin : Terminons : Qui sont-ils ? [...]
Rakovsky : [...] Je pense que je ne me tromperai pas si je vous dis
qu'aucun dřŘeuxř n'est une personne qui occupe un poste politique ou
un poste dans la Banque mondiale.[...]
Comme je lřai compris après le meurtre de Rathenau à Rapallo
[Rathenau a été assassiné à Berlin, mais peut-être à cause du traité de
Rapallo - Auteur], ils ne donnent des positions politiques ou
417
Gérard Menuhin
financières quřaux intermédiaires. De toute évidence, aux personnes
qui sont dignes de confiance et loyales, ce qui peut être garanti de
mille façons : on peut affirmer que les banquiers et les politiciens - ne
sont que des hommes de paille... même s'ils occupent des postes très
élevés et apparaissent comme les auteurs des plans qui sont réalisés.
[...]
Vous savez que, selon l'histoire non écrite qui est connue de nous
seuls, le fondateur de la Première Internationale communiste est
indiqué, bien sûr, en secret, comme étant Weishaupt. Vous vous
souvenez de son nom ? Il était le chef de la maçonnerie qui est
connue sous le nom des Illuminati ; ce nom, il lřa emprunté à la
seconde conspiration antichrétienne de cette époque - le Gnosticisme.
Cet important révolutionnaire, sémite et ancien jésuite, prévoyant le
triomphe de la révolution française a décidé, ou peut-être a-t-il été
ordonné (certains mentionnent quřil avait pour chef l'important
philosophe Mendelssohn) de fonder une organisation secrète qui
devait provoquer et pousser la révolution française à aller plus loin
que ses objectifs politiques, dans le but de la transformer en une
révolution sociale pour l'établissement du communisme. Dans ces
temps héroïques, il était colossalement dangereux de mentionner le
communisme comme but ; de là dérivent les diverses précautions et
secrets qui devaient entourer les Illuminati. Il aura fallu attendre plus
d'une centaine d'années avant qu'un homme puisse avouer être
communiste sans danger d'emprisonnement ou d'exécution. Ceci est
plus ou moins connu.
On ne connaît pas les relations entre Weishaupt et ses partisans
avec le premier des Rothschild. Le secret de l'acquisition de la richesse
des banquiers les plus connus aurait pu être expliqué par le fait qu'ils
étaient les trésoriers de ce premier Komintern. Il est prouvé que,
lorsque les cinq frères se sont répartis dans les cinq provinces de
l'empire financier d'Europe, ils ont obtenu une aide secrète pour
l'accumulation de ces énormes sommes : il est possible qu'ils soient les
premiers communistes des catacombes bavaroises qui étaient déjà
répandu dans toute l'Europe. Mais d'autres disent, et je le crois
davantage, que les Rothschild n'étaient pas les trésoriers, mais les
chefs de ce premier communisme secret. Cette opinion est basée sur
ce fait bien connu que Marx et les plus hauts chefs de la Première
Internationale - déjà ouverte - et parmi lesquels Herzen et Heine,
étaient contrôlés par le baron Lionel Rothschild, dont le portrait
révolutionnaire a été réalisé par Disraeli [dans Coningsby - Traduction]
le Premier ministre anglais, qui était sa créature, et dont nous avons
hérité. Il l'a décrit dans le personnage de Sidonia, un homme qui,
418
Dites la vérité et vous humilierez le diable
selon l'histoire, était un multi-millionnaire, connaissait et contrôlait les
espions, les carbonari, les francs-maçons, les juifs secrets, les gitans,
les révolutionnaires etc., etc. Tout cela semble fantastique. Mais il a
été prouvé que Sidonia est un portrait idéalisé du fils de Nathan
Rothschild, pouvant également être déduit de cette campagne qu'il a
soulevée contre le Tsar Nicholas en faveur de Herzen. Il a gagné cette
campagne.
Si tout ce que nous pouvons deviner à la lumière de ces faits est
vrai, alors, je pense, que nous pourrions même déterminer qui a
inventé cette terrible machine d'accumulation et d'anarchie, qui est le
financier international. Dans le même temps, je pense, quřil est la
même personne qui a également créé l'International révolutionnaire.
C'est un acte de génie : créer avec l'aide de l'accumulation du
capitalisme du plus haut degré, pousser le prolétariat vers les grèves,
semer le désespoir et créer en même temps une organisation qui doit
unir les prolétaires dans le but de conduire à la révolution. C'est pour
écrire le chapitre le plus majestueux de l'histoire. Bien plus encore :
rappelez-vous la phrase de la mère des cinq frères Rothschild : ŘSi mes
fils le veulent, il n'y aura pas de guerreř. Cela signifie qu'ils étaient les
arbitres, les maîtres de la paix et de la guerre, mais pas les empereurs.
Êtes-vous capable de visualiser le fait d'une telle importance
cosmique ? La guerre n'est-elle pas déjà une fonction révolutionnaire ?
La Guerre Ŕ la Commune. Depuis lors, toute guerre fut un pas
gigantesque vers le communisme. [...] Une telle anarchie qui est
capable de pousser les gens à brûler d'énormes quantités de denrées
alimentaires, plutôt que de les donner aux personnes affamées, et qui
est capable de ce que Rathenau décrit dans une de ses phrases, c'est-àdire : ŘAmener cette moitié du monde à fabriquer le fumier que l'autre
moitié utilisera.ř
Et, après tout, le prolétariat peut-il croire que c'est à cause de cette
inflation, de la progression géométrique, de la dévaluation, de
l'acquisition constante des valeurs excédentaires et de l'accumulation
de Capital financier, mais pas capital d'usure, et que, du fait qu'il ne
peut empêcher l'abaissement constant de son pouvoir d'achat, il se
produit la prolétarisation des classes moyennes, qui sont les véritables
adversaires de la révolution. Le prolétariat ne contrôle pas le levier de
l'économie ou le levier de la guerre. Mais c'est lui-même le troisième
levier, le seul levier visible et démontrable, qui donne le coup de grâce
à la puissance de l'État capitaliste et en prend le contrôle. Oui, ils le
saisissent, s'ils Řleur cèdent...ř (Rakovsky Interrogation, I. Landowsky,
Red Symphony, op. cit., pp. 17-25).
419
Gérard Menuhin
***
Ensuite, il me ramena vers la porte de la maison ; et voici de lřeau
sortait sous le seuil de la maison vers l'orient... Et il me dit : Ces eaux
sortent vers la campagne orientale, et descendent dans le désert, et
vont dans la mer... (Ezéchiel 47:1, 8)
***
On a souvent observé que notre civilisation suit le cours du Soleil
vers l'Ouest : de Grèce à Rome, de Scandinavie et d'Allemagne vers
lřAngleterre, la France et lřEspagne, d'Europe vers l'Amérique. Elle
regarde vers l'Ouest pour des terres fraîches où elle peut construire
des villes plus nobles et créer des formes de vie plus parfaites,
dégagées des entraves du passé. On peut dire que l'Ouest représente
l'indépendance de la pensée, de la liberté d'expression et du
gouvernement représentatif : ces principes sont impliqués dans la
conception occidentale du progrès.
Sous ce grand flux vers l'Ouest de notre civilisation, il y a des souscourants qui se déplacent vers l'Est. Ceux-ci sont poussés par un
esprit qui revient vers l'Est, à lřépoque de la tyrannie et de
lřasservissement, du luxe et de la misère, et accessoirement de la
suppression de la culture occidentale. Cet esprit est rétrograde, bien
que souvent appelé ŘProgrèsř, et ses manières sont sournoises. Mais les
courants dont il est responsable sont vastes, profonds et violents dans
leur effet.
Les pages suivantes sont destinées à mettre en lumière ces souscourants orientaux qui ont sapé les états occidentaux... En bref, une
tentative a été faite afin de mettre en relief la structure intérieure d'un
système qui a produit et continue de fomenter non seulement
l'inimitié raciale, mais a même affaibli certaines civilisations et
renversé les gouvernements nationaux établis. (Père Denis Fahey,
Préface, Leslie Fry, Waters Flowing Eastward, op. cit., 6ème édition,
Flanders Hall, Nouvelle-Orléans, 1988).
***
Les membres du Congrès nřignorent pas le pouvoir de grande
portée des organisations privées exemptes d'impôt - le CFR ; mais le
pouvoir du Conseil est dřune certaine mesure indiqué par le fait
qu'aucun comité du Congrès n'a encore été suffisamment puissant
afin dřenquêter là-dessus ou sur les fondations avec lesquelles il a des
connexions imbriquées et desquelles il reçoit son soutien. (Les
comités Cox et Reece, 1951-1954.
420
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Le 1er août 1951, le député E. E. Cox (démocrate, Géorgie) a présenté
une résolution à la Chambre demandant à un comité de mener une
enquête approfondie sur les fondations exonérées d'impôt. Le député
Cox a déclaré que certaines des grandes fondations avaient opéré dans le
domaine de la réforme sociale et des relations internationales [et]
beaucoup font tomber sur elles-mêmes des condamnations sévères et
justes.
Il a nommé la Fondation Rockefeller (ŖThe Rockefeller Foundation
1913ŗ - prenez note de lřannée - Le slogan : ŖLe bien-être de l'humanité
dans le monde entierŗ), Ŗdont les fonds ont été utilisés pour financer des
individus et des organisations dont l'activité a été d'amener le
communisme dans les écoles publiques et privées du pays, de dénigrer
lřAmérique et de faire mousser la Russieŗ.
Il a cité la Fondation Guggenheim, dont l'argent Ŗa été utilisé pour
répandre le radicalisme dans tout le pays à un niveau jamais encore
surpassé par d'autres fondationsŗ.
Il a énuméré la Carnegie Corporation, le Fonds Rosenwald et d'autres
fondations, disant : ŖIl existe des signes inquiétants selon lesquels au
moins quelques fondations se sont laissées infiltrées par des hommes et
des femmes indignes de notre mode de vie américain. Elles devraient être
examinées et exposées à la lumière impitoyable de la publicité, et une
législation appropriée devrait être conçue pour corriger la situation
actuelle.ŗ
La résolution du député Cox, proposant une enquête sur les
fondations, est morte au comité. (Dan Smoot, The Invisible Government, op.
cit., p. 161).
M. Dodd, nous sommes ici pour intervenir en réponse à des
directives similaires, en substance, nous utiliserons notre pouvoir
dřoctroi de subvention afin de modifier la vie aux États-Unis, afin qu'il
puisse fusionner confortablement avec l'Union soviétique. Norman
Dodd (en réunion avec Rowan Gaither, président de la Fondation
Ford, lors d'audiences du Congrès pour enquêter sur les fondations
exonérées d'impôt, 1953, Norman Dodd, Entretien avec G. Édouard
Griffin, youtu.be/YUYCBfmIcHM: à partir de 19 min 58 sec.).
Dix ans plus tard, en 1963, cette directive a été clairement définie par
le congressiste Albert Herlong Jr. de Floride, qui a cité les objectifs
communistes à long terme suivants (entre autres):
421
Gérard Menuhin
[...] 11. Promouvoir l'ONU comme seul espoir pour lřhumanité. Si
sa charte est réécrite, demander à ce qu'il soit mis en place en tant que
gouvernement unique avec ses propres forces armées indépendantes.
(Certains dirigeants communistes croient que le monde peut être
repris aussi facilement par l'ONU que par Moscou. Parfois, ces deux
centres sont en concurrence lřun avec lřautre comme ils le font
maintenant au Congo.) [...]
15. Se saisir de l'un ou l'autre des partis politiques aux États-Unis.
16. Utiliser les décisions techniques des tribunaux pour affaiblir les
institutions américaines de base en affirmant que leurs activités violent
les droits civils.
17. Prendre le contrôle des écoles. Les utiliser comme des
courroies de transmission pour le socialisme et la propagande
communiste actuelle. Adoucir le programme. Prendre le contrôle des
associations d'enseignants. Mettre la ligne de conduite du parti dans
les manuels scolaires.
18. Prendre le contrôle de tous les journaux étudiants.
19. Utiliser les émeutes des étudiants pour fomenter des manifestations publiques contre des programmes ou des organisations qui
sont victimes dřattaque communiste.
20. Infiltrer la presse. Prendre le contrôle des affectations de
critique de livres, rédaction éditoriale, postes de prise de décision.
21. Prendre le contrôle des positions clés dans la radio, la
télévision et les films.
22. Continuer à discréditer la culture américaine en dégradant
toutes les formes d'expression artistique. On a dit à une cellule
communiste américaine Řd'éliminer toutes les bonnes sculptures des
parcs et des bâtiments, et de les remplacer par des formes dénaturées,
bizarres et futiles.
23. Contrôler les critiques d'art et les directeurs des musées d'art.
ŘNotre plan est de promouvoir la laideur, l'art répugnant et dénué de
sensř.
24. Éliminer toutes les lois régissant l'obscénité en les appelant
Řcensureř et une violation de la liberté d'expression et de la presse
libre.
25. Décomposer les normes culturelles de la morale en favorisant
la pornographie et l'obscénité dans les livres, les magazines, les films
cinématographiques, la radio et la télévision.
26. Présenter l'homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité
comme Řnormales, naturelles, sainesř.
422
Dites la vérité et vous humilierez le diable
27. Infiltrer les églises et remplacer la religion révélée par une
religion Řsocialeř. Discréditer la Bible et souligner le besoin de maturité
intellectuelle qui n'a pas besoin d'une Řbéquille religieuseř.
28. Éliminer la prière ou toute phase d'expression religieuse dans
les écoles au motif qu'elle viole le principe de Řséparation de l'Église et
de l'Étatř. [...]
31. Rabaisser toutes les formes de la culture américaine et
décourager l'enseignement de l'histoire américaine au motif que ce
n'était qu'une partie mineure de la Řgrande imageř. Donner plus
dřimportance à l'histoire de la Russie depuis que les communistes ont
pris la relève.
32. Soutenir tout mouvement socialiste pour permettre un
contrôle centralisé sur n'importe quelle partie de la culture :
lřéducation, les agences sociales, les programmes d'aide sociale, les
cliniques de santé mentale, etc. [...]
34. Éliminer le Comité de la Chambre sur les activités nonaméricaines. [...]
36. Infiltrer et prendre le contrôle de plus de syndicats.
37. Infiltrer et prendre le contrôle des grandes entreprises.
38. Transférer certains des pouvoirs d'arrestation de la police aux
organismes sociaux. Traitez tous les problèmes de comportement
comme des troubles psychiatriques que personne, sauf les psychiatres,
ne peuvent comprendre [ou traiter].
39. Dominer la profession psychiatrique et utiliser les lois sur la
santé mentale comme moyen d'obtenir un contrôle coercitif sur ceux
qui s'opposent aux objectifs communistes.
40. Discréditer la famille en tant qu'institution. Encourager la
promiscuité et le divorce facile.
41. Souligner la nécessité d'élever les enfants loin de l'influence
négative des parents. Attribuer les préjugés, les blocages
psychiatriques et le retardement des enfants à l'influence répressive
des parents. (Objectifs communistes actuels. Extension des remarques
de l'honorable A.S. Herlong, Jr. de Floride à la Chambre des
représentants, le jeudi 10 janvier 1963. Congressional Record, Appendix,
pp. A34-A35, 10 janvier 1963).
***
En ce qui concerne les conditions russes, le rapport américain Fish
sur le communisme (1930) indique : ŘLes documents et les livres
présentés au comité indiquent que les plus terribles types de vice sont
423
Gérard Menuhin
encouragés parmi les jeunes écoliers afin de détruire leur influence
familiale qui est le fondement de toute religionř. Siemashko,
commissaire soviétique de la santé, a confessé à un moment donné
que la maladie vénérienne Řavait atteint les proportions d'une peste
terribleř. (cité dans Elizabeth Dilling, The Red Network, op. cit.).
Mise à jour :
La plupart de ces objectifs ont été atteints et sont facilement
reconnaissables dans notre vie quotidienne. Pour mentionner
seulement le point 26 :
Les États-Unis ont appliqué des sanctions contre l'Ouganda annulation d'un exercice aérien militaire, imposer une interdiction
de visa et le gel d'une aide financière Ŕ sur fond de colère
américaine profonde vis-à-vis des Řvilesř lois anti-homosexualité de
lřOuganda... La législation Řva à l'encontre de l'universalité des
droits de l'homme et complique notre relation bilatéraleř, a déclaré
la Maison Blanche, renouvelant les appels pour que la loi soit
abrogée. De l'Ouganda à la Russie à l'Iran, les communautés
LGBT sont confrontées à des lois et pratiques discriminatoires qui
attaquent la dignité, sapent la sécurité et violent les droits de
l'homme, a déclaré le secrétaire d'État américain John Kerry lors
d'un évènement Gay Pride pour son personnel. ŘEt nous avons
chacun la responsabilité de repousser la tendance mondiale
croissante de la violence et de la discrimination contre les
personnes LGBTř, a déclaré Kerry, qui a comparé la loi ougandaise
à la législation antisémite dans l'Allemagne nazie. (Daily Nation,
Kenya, 20 juin 2014).
***
Washington, DC - Human Rights First a applaudi aujourd'hui
les mesures concrètes de l'administration Obama pour répondre à
la loi anti-homosexualité discriminatoire de l'Ouganda, qui a
récemment été signée par le président ougandais Yoweri Museveni.
En réponse à la loi, qui viole les droits de l'homme des LGBT
Ougandais (lesbienne, gays, bisexuels et transgenres),
l'administration a annoncé que les États-Unis réorienteraient les
programmes financés par les États-Unis en Ouganda et
réexamineraient tous les fonds américains dans la région afin de
déterminer des mesures supplémentaires pour protéger les LGBT
de la violence et de la discrimination.
424
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Les mesures immédiates de l'administration comprendront le
non paiement de plus de 6 millions de dollars de fonds au Conseil
inter-religieux de l'Ouganda, une organisation qui a soutenu
publiquement la loi anti-gay de l'Ouganda. En outre, les États-Unis
réorienteront les fonds destinés aux programmes touristiques,
déplaceront les évènements du ministère de la Défense prévus pour
se dérouler en Ouganda vers d'autres endroits et suspendront une
étude financée par les États-Unis sur le VIH/SIDA qui fera courir
un risque de violence et dřactions pénales au personnel et aux
personnes interrogées. (www.humanrightsfirst.org, 24 mars 2014).
Quatre observations : 1) Les États-Unis punissent une nation
souveraine en réponse à une loi qui, si discriminatoire soit-elle, doit être
considérée comme une banalité au regard des millions de personnes
déplacées (Ŗ51,2 millions de personnes ont été déplacées de force fin
2013,ŗ UNHCR, 20 juin 2014 - le chiffre le plus élevé depuis la Seconde
Guerre mondiale) et des centaines de milliers de décès pour lesquels les
États-Unis sont directement responsables à travers les guerres et les
guerres par procuration. 2) C'est une autre utilisation des Ŗdroits de
l'homme universelsŗ lorsque le droit fondamental à la vie est foulé
chaque heure par ceux-là mêmes qui claironnent de telles sottises. 3)
C'est à nouveau la comparaison fastidieusement prévisible de tout ce qui
doit être condamné avec le National-socialisme. 4) Le déni de
financement est utilisé pour exprimer la désapprobation et faire
respecter les changements.
En 2004, le gouvernement américain a inventé un ŘBureau pour
surveiller et combattre l'antisémitismeř, avec son propre envoyé
spécial, dont la Řresponsabilité première consiste à surveiller et à
combattre les actes d'antisémitisme et les incitations antisémites qui se
produisent dans des pays étrangersř Ŕ complètement indifférent à
l'illégalité d'une ingérence flagrante dans les affaires des nations
souveraines.
***
Au fil des années, alors que mon hypothèse gagnait en substance, elle
est devenue aussi évidente que ABC ou 2 + 2 = 4, mon attention a
légèrement changé, allant de la protestation contre l'innocence relative de
l'Allemagne, au mépris de ceux qui entretiennent la culpabilité de
l'Allemagne. Inévitablement, cela m'a valu une place sur une liste de 7.000
425
Gérard Menuhin
juifs qui se sont rendus impopulaires auprès de leurs semblables pour ne
pas jouer le jeu. À lui seul, le langage brut et semi-alphabète de cette
compilation comique révèle le niveau intellectuel de ses auteurs. (J'ai
également reçu une menace de mort, quelques mois après l'apparition de
mon premier article.).
Lorsque vous dites la vérité et humiliez le diable, vous devez vous
attendre à sa rancune, surtout si vous êtes juif. Lui et ses disciples se
délectent à trouver de nouveaux objectifs pour leur censure, ainsi que de
nouvelles opportunités afin de crier dřun ton perçant Ŗantisémitisme !ŗ Ils
prospèrent sur ce point. Ŗ Actuellement, si quelques gouvernements se
rendent répréhensibles à notre égard, ce nřest que pure formalité et tout
se passe avec notre connaissance et notre plein consentement, car nous
avons besoin de leurs débordements antisémites pour maintenir dans
lřordre nos frères inférieurs.ŗ (Protocole n° 9 prétendument faux).
ŖL'utilisation de juifs extrémistes anti-israéliens rappelle l'ironie mordante
du satiriste et humoriste juif autrichien Alexander Roda-Roda (18721945) : ŘL'antisémitisme pourrait vraiment représenter quelque chose si
les juifs voulaient juste le prendre en chargeřŗ (Jerusalem Post, 16 novembre
2014).
Ils le prennent en charge, comme il devait le savoir. Si l'antisémitisme
n'existait pas, ils devraient l'inventer. En fait, ils l'inventent, constamment,
dans le sens où ils le redécouvrent toujours. Il ne se passe pas un jour
sans quřun signe de leur existence parasitaire, que ce soit par une
répétition de charlatanerie visuelle (Shoah, La liste de Schindler, etc.), ou un
programme de radio Ŗinformatifŗ sur les habitudes insignifiantes de
quelques petites factions juives, nřest pas de la communication, mais vous
serez certainement accusé d'antisémitisme si vous attirez l'attention sur
cette coutume. Heureusement pour eux, comme quelqu'un l'a dit une
fois, Ŗl'antisémitisme est une maladie ; vous l'attrapez des juifs.ŗ Tant qu'il
y a des juifs, il y aura de lřantisémitisme. CQFD.
ŖHerzl considérait l'antisémitisme comme une réaction
compréhensible aux défauts juifsŗ (Jacques Kronberg, Theodor Herzl: From
Assimilation to Zionism, Indiana University Press, Bloomington 1993,
p. 126). Étant donné que lřaccusation dřŖantisémitismeŗ n'est qu'une
diffamation envers ceux que les juifs détestent, il est tout à fait sensé de
remplacer ce terme impropre, par exemple, par ŖGoy-avertiŗ, qui semble
régler la question.
426
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Depuis la chute du gouvernement de M. Chamberlain, les intérêts
de l'Empire juif ont été avancés aussi prodigieusement que ceux de la
Grande-Bretagne et de son empire ont été éclipsés. Plus étrange que
tout cela Ŕ si lřon ose énoncer la vérité en termes simples - la seule
réponse est une accusation d'antisémitisme. Comme M. Douglas Reed
l'a clairement montré, le terme Řantisémitismeř ne vaut absolument
rien - et, comme il le suggère, on pourrait tout aussi bien lřappeler
Řantisemouleř. Les Arabes sont des Sémites, et aucun Řantisémiteř nřest
anti-Arabe. Il n'est même pas correct de dire qu'il est anti-juif. Au
contraire, il sait mieux que les non-informés qu'une bonne proportion
de juifs nřest pas engagée dans cette conspiration. Le seul terme
correct pour ce qui est nommé à tort Řantisémiteř est ŘGoy-avertiř.
C'est en effet le seul terme juste et honnête. (A. Ramsay, The Nameless
War, op. cit.).
***
Je crois que la communauté juive allemande doit son existence
continue à l'antisémitisme. (Albert Einstein, ŖComment je suis devenu
sionisteŗ, The Collected Papers of Albert Einstein, tome 7, document 57,
Princeton University Press, Princeton, NJ, 2002, pp. 234-235, à 235.).
***
L'antisémitisme sera un phénomène psychologique aussi
longtemps que les juifs entreront en contact avec les non-juifs : quel
mal peut-il y avoir là-dedans ? C'est peut-être dû à l'antisémitisme que
nous survivons en tant que race, du moins c'est ce que je crois. (Albert
Einstein, Ibid., Document 37, p. 159).
Mise à jour :
Il a été annoncé cérémonieusement le 19 novembre 2013 que
l'ŖÉcole de théologie juiveŗ a été ouverte à l'Université de Berlin à
Potsdam. Les marionnettes de la politique et l'église lui ont dûment
donné leur approbation. Le président de l'Allemagne, Gauck, un
ancien pasteur d'Allemagne de l'Est et un laquais semi-portable tout
usage pour la cause (quand il ne s'excuse pas pour la supposée
mauvaise conduite allemande à Varsovie ou Oradour-sur-Glane, il loue
les hordes de demandeurs d'asile comme un enrichissement pour
lřAllemagne), l'appelle Ŗun jalon dans l'histoire de la scienceŗ,
apparemment ignorant la contradiction entre la connaissance et la
crédulité et confirmant son quasi-homonyme : ŖGauklerŗ signifie
Ŗl'imposteurŗ en allemand. Ce vagabond religieux-politique a récem427
Gérard Menuhin
ment exprimé lřopinion selon laquelle les Allemands n'étaient pas assez
intelligents pour participer aux référendums. (Deutsche
Wirtschaftsnachrichten, 24 janvier 2014).
Gauck avait déjà été assigné afin de traiter les documents de la Stasi
ou des services secrets du régime de la DDR. Sans crainte dřexagérer
on pourrait supposer que cette position lui a permis de blanchir, non
seulement lui-même, mais d'autres qui ont été soupçonnés de
collaborer avec cette agence : le ministre fédéral de l'Intérieur Thomas
de Maizière et son cousin Lothar de Maizière, dernier dirigeant de la
DDR, et Merkel elle-même. Gauck a également assimilé l'Allemagne et,
en conséquence, son peuple, avec Auschwitz : ŖIl n'y a pas d'identité
allemande sans Auschwitzŗ (Gauck, Die Welt, 27 janvier 2015).
En des temps Ŕ plus honnêtes - meilleurs, il aurait pu être accusé de
haute trahison pour cette diffamation collective de la nation qu'il a été
élu pour représenter. Selon des sources dignes de foi les tendances,
sinon le contenu actuel des discours de Gauck, comme ceux de ses
collègues, les ministres Steinmeier, von der Leyen et Merkel elle-même,
découlent ou sont fondés sur des déclarations politiques du Fonds
Marshall allemand. Si, en tant qu'individu, il n'était pas si
méprisablement insignifiant, le président Gauck serait une honte pour
l'Allemagne.
Gauck avec des ―réfugiés‖
428
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Donc, pendant environ quatre ans, j'ai essayé de rétablir les faits, ou
plus précisément, j'ai rejoint la bande des dits Ŗrévisionnistesŗ qui
proclament leurs conclusions controversées. Une perte complète de
temps et d'énergie, et dangereux par-dessus le marché. Vous ne pouvez
pas inverser avec des mots, aussi sincères et persuasifs soient-ils - même
avec des preuves - les effets de siècles dřintrigues et de tromperies, ni
élucider pour les non-informés la force motrice derrière elles : une haine
éternelle et institutionnalisée et une jalousie envers ceux qui ont des
racines et une culture.
Si vous êtes juif vous-même, et que vous accusez les juifs pour leur
magouille, vous devez soit être fou ou vous détester, soit peut-être les
deux, disent-ils. Vous les détestez, donc vous vous détestez. Humm. La
seule explication possible à cela est que, après avoir reconnu le terrible
dommage que les juifs ont fait au monde et quřils continuent de lui faire,
certains juifs se détestent pour être juifs. Eh bien, cela pourrait bien en
être ainsi. Le premier Ŗjuif avec la haine de soiŗ était peut-être le judéen
Jésus lui-même, le prédicateur itinérant qui a critiqué sévèrement les
usuriers, révélant ainsi aux Pharisiens qu'il n'était pas le chef utile qu'ils
attendaient, scellant son destin. Dans mon cas, comme je l'ai dit, je ne
suis pas réellement juif selon leurs lois, je ne peux pas me détester pour
cela. La haine est, en tout cas, une émotion dévorante et donc malsaine.
Cependant, il est difficile de ne pas les haïr pour avoir détruit des
régions antiques que jřaurais aimé avoir visitées : le Liban, la Syrie, la
Libye ; ou pour leur absence de racines, pour leur parasitisme, pour leur
inhumanité, pour leurs mensonges perpétuels, pour leur manque de
culture crédible ; pour avoir ruiner mon monde, un monde de beauté
naturelle et celle fabriquée par lřhomme, à travers des guerres et une
avarice infinie, sans aucune raison, sauf pour en prendre le contrôle, grâce
à un Nouvel ordre mondial menant à un gouvernement mondial juif.
ŖNous aurons le gouvernement mondial, que cela nous plaise ou non. La
question est seulement de savoir si le gouvernement mondial sera atteint
par consentement ou par conquête.ŗ (James Paul Warburg, fils de Paul
Warburg (cofondateur de la Réserve fédérale), membre du Conseil des
relations extérieures, le 17 février 1950 ; Goo.gl/eFf4de).
En tant qu'esthète, je suis repoussé par les lacunes sévères de leur
apparence (le physique plus symétrique de certains Israéliens ne fait que
souligner leur ascendance Khazar). Leur nature doit imprégner leurs
visages : des pensées sordides, des noms horribles, une langue affreuse,
429
Gérard Menuhin
des gens laids. (Les mensonges constants dans leur cause doivent aussi
rendre laid, regardez Merkel.) ŖCar, il est comme les pensées de son
âme.ŗ (Proverbes 23: 7). ŖLřaspect de leur visage témoigne contre eux ; et
comme Sodome, ils publient leur crime, sans dissimuler. Malheur à leur
âme ! Car ils se préparent des maux.ŗ (Isaïe 3: 9).
Les juifs dřHollywood, quel que soit leur genre, ont souvent modifié
leur nom et régularisé leurs caractéristiques, bien sûr, de sorte qu'ils sont
devenus méconnaissables, mais le juif basique orthodoxe lumpen, avec ou
sans chapeau noir et papillotes, que lřon peut voir traîner autour de la
synagogue ou de l'aéroport, attendant que d'autres personnes de son
acabit arrivent, son ventre gonflé forçant sa chemise blanche à pendre
par-dessus le pantalon de son costume noir est une créature odieuse. Ici,
vous l'avez, rempli de nourriture casher, chaque pore exsudant l'altérité.
(Sur le sujet de la nourriture, il est révélateur de s'informer de la taxe
casher imposée sur un très grand nombre de produits domestiques, y
compris de nombreux produits non alimentaires. Les entreprises qui
s'opposent à ce racket de protection exclusivement juif sont qualifiées
Ŗd'antisémites.ŗ). Il s'agit d'un parasite malveillant en mouvement, de
corps comme dřesprit. Ce ne sont que les hommes de main de la cause et
ils peuvent être sacrifiés, mais leur prétention trahit le succès grandissant
de leurs maîtres.
Pourtant, le succès de leurs maîtres n'est pas fondé sur une loi
naturelle. Si ce n'était leur réseau et leurs agissements en sous-main
validés par leurs privilèges auto-attribués, et leur convention curieuse, par
laquelle ils sont alternativement victimes ou coupables, selon leur
convenance, ils ne seraient rien. Les juifs forment une partie
infinitésimale de la population mondiale. Si ce n'est pas le monde à
lřenvers, qu'est-ce que c'est ? Mais ce n'est pas le sujet. Le fait est que les
juifs bénéficient d'un groupe de soutien interconnecté qui se comporte
comme un circuit électrique réagissant à un conducteur central. On
prétend parfois que les juifs ne peuvent pas sřempêcher dřavancer aussi
vite et dřobtenir les meilleurs emplois, ils sont simplement plus
intelligents que les non-juifs. Mais on ne peut comparer pratiques
déloyales et astuces à une supériorité de compétences. Si les Gentils se
comportaient comme une armée en tenue civile et consacraient toutes les
heures éveillées à planifier comment faire du battage et marchander, leur
taux de réussite pourraient être le même que celui des juifs. Le problème
est que les non-juifs ne peuvent pas profiter d'un réseau dévoué. Même
s'ils pouvaient, la plupart d'entre eux sont trop scrupuleux pour mentir et
430
Dites la vérité et vous humilierez le diable
se frayer un chemin vers la renommée et la fortune. Ce ne sont que des
gens ordinaires qui, malgré leur majorité écrasante et leur aspirant à une
coexistence pacifique, ne peuvent pas vaincre cette minorité insignifiante,
car ils ne peuvent pas voir la vérité. Ils ne peuvent tout simplement pas
concevoir une telle malveillance organisée, élevée au niveau d'une
religion. Ils ne peuvent accepter l'existence d'un mouvement engagé à
détruire tout gouvernement, toutes nationalité et foi légitimes, et dont le
but est de le remplacer par un super état, gouvernant le monde par la
terreur. Tant qu'ils ne l'accepteront pas, les humains continueront d'être
tués par millions dans cette cause anti-humaine.
Le réseau juif s'étend à travers d'innombrables organisations sur toute
la planète. Un coup d'œil à l'annuaire téléphonique ou à l'Internet révèle
une pléthore d'agences, de comités et d'associations, aux noms qui
sonnent ridiculement prétentieux, dédiés à la guerre psychologique juive.
Les sites les plus denses sont à Tel-Aviv et à New York. C'est à partir de
là, par l'intermédiaire de leurs hommes de main vénaux à Washington, à
Londres, à Berlin, etc., que les araignées les plus grosses se gavent sur la
misère d'une grande partie de la population mondiale.
Mise à jour :
Le 13 novembre 2014. L'OCDE (L'Organisation de coopération et
de développement économiques) en théorie, un organe international
assez important, est apparu presque comme un acte parallèle lors d'une
ŖConférence contre lřantisémitismeŗ à Berlin, où les problèmes
internationaux, qui abondent actuellement, passaient après ce bon vieil
Ŗantisémitismeŗ. Parmi les marionnettes du spectacle, accomplissant
toutes leur morceau programmé, il y avait le président suisse Burkhalter
qui a déclaré : ŖTout acte antisémite est dirigé contre nous tous.
L'antisémitisme est un danger pour la liberté et la démocratie.ŗ Outre la
nullité de son vocabulaire cliché, le postulat est évidemment
grotesquement inversé.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Steinmeier, a fait
mieux :
L'antisémitisme est un coup de poignard dans le cœur de cette
société. [Ironiquement, le poignard dans le mythe populaire et sur la
couverture de nombreuses publications est habituellement dépeint
tenu par d'autres mains. Auteur] Rien, même pas la confrontation
militaire dramatique [sic] à Gaza, justifie les manifestations des
dernières semaines. C'est pourquoi il est vrai que la tolérance zéro
envers l'antisémitisme compte.
431
Gérard Menuhin
Il faut la mentalité d'un esclave véritablement endoctriné pour
décrire l'attaque d'une puissante armée, de la marine et de l'armée de
l'air contre une population principalement civile comme nřétant
quřune Ŗconfrontation militaireŗ.
Y a-t-il quelqu'un qui croie vraiment que les Ukrainiens ont provoqué
les bouleversements actuels en Ukraine, (de même que les évènements en
Syrie, les Syriens, ou au Vénézuela, les Vénézuéliens, ou en Chine, les
Uyghur infiltrés, au Xinjiang ou les évènements à Hong Kong, par des
Ŗétudiantsŗ) ? Ce ne sont là que les derniers exemples des efforts
incessants des substituts pour interférer dans toutes les couches sociales,
à tous les niveaux, dans les affaires des pays indépendants, depuis les
tentatives d'influencer le code civil et l'éducation, jusquřà l'incitation et au
financement dřune Ŗoppositionŗ armée. Afin de déstabiliser les
gouvernements non conformes, sous prétexte de répandre une
Ŗdémocratieŗ fictive, accompagnée de mots-clés pharisaïques tels que
Ŗtoléranceŗ et Ŗanti-diffamationŗ, qui signifie en fait le contraire :
intolérance et diffamation de tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux.
Leur programme exige que le monde accepte la substitution de la
Ŗdiscriminationŗ au terme Ŗchoixŗ. Ce n'est pas une discrimination mais
un choix qui décide avec qui je mřassocie ou qui j'emploie. Je ne
discrimine pas le vin blanc quand je choisis le rouge. La façon dont je
fonde ces jugements ne regarde absolument que moi. Mais cela ne
s'arrêtera pas.
Pas tant que vous et tous ceux que vous connaissez ne vous serez pas
soumis à leurs termes - les termes sur lesquels les juifs souhaitent vous
dominer. D'ici là, il sera trop tard pour débarrasser le langage de ces
exemples évidents de Ŗdouble langageŗ, et de rétablir la vérité et redonner
un véritable sens à nos vocabulaires.
Ne voyez-vous pas que l'objectif de Newspeak est de limiter la
portée de la pensée ? En fin de compte, nous devons rendre le crime
de la pensée littéralement impossible, car il n'y aura aucun mot pour
l'exprimer. Tout concept qui pourrait être nécessaire sera exprimé par
un seul mot exactement, sa signification étant rigoureusement définie
et toutes ses significations subsidiaires effacées et oubliées... Le
processus continuera longtemps après que vous et moi soyons morts.
Chaque année, de moins en moins de mots, et la portée de la
conscience toujours un peu plus petite. Même maintenant, bien sûr, il
432
Dites la vérité et vous humilierez le diable
n'y a aucune raison ou excuse pour commettre un crime de pensée.
C'est simplement une question d'autodiscipline, de contrôle de la
réalité. Mais à la fin, il n'y aura même pas besoin de cela... Ne vous
est-il jamais venu à lřesprit, Winston, que, d'ici l'an 2050, au plus tard,
aucun être humain ne sera en mesure de comprendre la conversation
que nous avons maintenant ? (Orwell, 1984).
***
La tolérance est la dernière vertu d'une société dépravée. Quand
une société immorale a violemment et fièrement violé tous les
commandements, elle insiste sur une dernière vertu, la tolérance pour
son immoralité. Elle ne tolérera pas la condamnation de ses
perversions. Elle crée un tout nouveau monde dans lequel seule la
critique intolérante du mal intolérable est mauvaise. (Hutton Gibson,
entretien avec le www.thepoliticalcesspool.org, le 7 août 2010, et
merci, Mel ; goo.gl/GebLkk).
Mise à jour :
Le 25 novembre 2013, la première plaque d'information
électronique et verte mondiale en mémoire des juifs sourds qui ont
souffert pendant l'ère national-socialiste a été inaugurée à Berlin. Le
babillard à énergie solaire fait partie de l'Année thématique 2013
ŖDiversity Destroyed: Berlin under Nazism ŗ ; il a été inauguré par le
Président de l'Association pour les juifs et leurs descendants sourds en
Allemagne (IGJAD), Mark Zaurov. Il a été rejoint par André Schmitz,
ancien secrétaire d'État à la Chancellerie du Sénat de Berlin, Affaires
culturelles, pour instituer officiellement cette étape importante pour la
communauté des sourds et sa culture. La plaque commémorative est
située dans le quartier de Berlin-Mitte à Rosenstrasse 2-4, siège de
l'Association pour la promotion des intérêts des sourds israélites en
Allemagne, fondée en 1896. Elle est dédiée à la communauté
florissante des juifs sourds de Berlin avant 1933, dont les membres, en
tant que Ŗdouble minoritéŗ, ont été victimes de discrimination et de
persécution accrues par le régime national-socialiste. Le tableau est
présenté en langue des signes allemande et en signe international. Pour
l'amour du ciel, faites une pause !
433
Gérard Menuhin
Si la situation n'était pas si tragique, ce serait comique. Tout ce racket
juif me rappelle l'écolier inférieur à la normale qui est toujours le dernier
en tout, nřemballe jamais les filles et est insulté par le tyran de la classe et
qui est assis dans son coin et fantasme sur comment il se transformera en
super-héros et battra le tyran et gagnera les honneurs et sera le premier en
sport, et bien sûr, aura toutes les plus belles filles. C'est ce que font les
juifs - fantasmer. Seulement, nous leur avons permis de réaliser leur
fantasme :
Les sionistes, depuis la décision de Truman en 1947-1948, ont
vécu dans un paradis de fous. Ils ont supposé que leur contrôle sur le
gouvernement des États-Unis, la presse et le public étaient
permanents et basés sur des valeurs Řmoralesř, par conséquent, les
États-Unis donneraient à Israël un soutien total en tout temps. Les
sionistes semblent vivre dans un monde de rêve de leur propre
création et pensent que le reste du monde devrait accepter leur rêve.
Ils semblent incapables de faire face à la réalité. George Ball s'efforce
de dépasser certaines des réalités impliquées dans notre stupide
aventure dans la politique théocratique... En 1947-1948, lorsque le
président Truman sřest déclaré en faveur dřun État juif, il y eut une
explosion d'hystérie messianique juive. (Bernard Postal, Henry Levy,
And the Hills Shouted for Joy: The Day Israel Was Born, D. McKay, New
York 1973).
***
[I]ls ne peuvent pas voir que le président Truman était un
politicien américain, qui avait besoin du vote des juifs et d'argent afin
de gagner son élection. Pour les sionistes, Truman était un sauveur
messianique choisi par le destin... La troisième étape dans le sionisme
est qu'ils devaient avoir un état suffisamment important pour garder
toute la population juive là-bas. À cette époque, il y avait environ
quatorze millions de juifs, et maintenant cela signifie posséder un très
grand territoire. Il n'est pas présenté dans la propagande sioniste en
Amérique, mais ce à quoi ils prétendent, c'est tout le territoire du
canal de Suez au Nord vers les montagnes de la Cappadoce, dans le
Sud de la Turquie. [Déclaration de Herzl. Voir aussi les Nombres 34 ;
Genèse 15:18, Josué 13, II Samuel 8:5-6.] Il comprend tout le Liban,
beaucoup de la Syrie, de la Jordanie et du Sinaï. C'est le territoire qu'ils
appellent ŘEretz Israëlř, la terre d'Israël, qui est mentionnée dans la
Bible... Dans une de mes conversations avec M. Ben Gourion, il a fait
remarquer que Řla Bible est notre charteř.... Ces personnes vivent dans
un monde d'imagination et de mythologie qu'ils interprètent comme
434
Dites la vérité et vous humilierez le diable
réalité. C'est vrai pour Golda Meir, Ben Gurion et tout le reste. Ils
vivent dans un monde de demi-mythe et de demi-réalité... Ce quřa fait
M. Truman, c'est de remettre les politiques du Moyen-Orient et le sort
du personnel du Département d'État aux sionistes ; qui n'étaient pas
du tout au gouvernement. Il l'a détourné de ses agents diplomatiques
formés et lřa remis à des personnes irresponsables et fanatiques qui
ont simplement purgé le Département d'État. (Edwin Wright, chef
dřétat major du G-2, spécialiste du Moyen-Orient, Washington, 194546 ; bureau des affaires du Proche-Orient-Asie-du-Sud-Afrique
Département d'État, depuis 1946, spécialiste du pays 1946-47,
conseiller aux affaires de l'ONU, 1947-50, conseiller du renseignement
1950-55, Oral History Interview, 26 juillet 1974 ; goo.gl/fgVsct).
Quand il s'agit de démystifier les juifs, nous sommes confrontés à
deux récits distincts. Dans le plus simple (une sorte de conte de fées), un
dieu national appelé Yahweh au 13ème siècle av. J.-C. (selon les textes
égyptiens, Wikipédia), (une parmi Ŗplusieurs divinités de l'ancien ProcheOrientŗ - Wikipédia) désigne arbitrairement lřinsignifiante tribu de Juda
pour être son peuple élu :
Avec le travail du Second Isaïe (lřauteur théorique de la deuxième
partie du Livre d'Isaïe) vers la fin de l'exil babylonien (6ème siècle av. J.C.), l'existence même des dieux étrangers a été refusée, et Yahweh a
été proclamé créateur du cosmos et le vrai dieu du monde entier. Au
début des temps post-bibliques, le nom de Yahweh avait
pratiquement cessé d'être prononcé. Dans le judaïsme moderne, il est
remplacé à la lecture par le mot Adonaï, signifiant Seigneur, et est
compris comme le nom propre de Dieu et pour désigner sa
miséricorde. (Wikipédia).
Donc, le dieu de Juda et des juifs devient le seul vrai dieu. En dépit de
cet avantage, tout au long de l'histoire, cette minuscule minorité est
persécutée, sans raison apparente autre que cela, ils sont différents.
Chassés de leurs terres ancestrales par de cruels tyrans, ils nřaspirent à
rien dřautre que dřy retourner un jour, poussés par le désir sincère
ŖL'année prochaine à Jérusalemŗ.
Dans l'autre, un récit plus complexe mais infiniment plus rationnel et
persuasif : une rapacité particulière inspire une tribu minuscule à inventer
son propre dieu, quel que soit son nom, qui, à son tour, déclare que son
propre peuple sera le peuple élu au-dessus de tous les autres et les
héritiers de toute la planète. Un jour, cette prédominance auto-attribuée
religieusement générée vient à l'attention du chef d'un empire belliqueux
435
Gérard Menuhin
qui, captivé par son attrait, convertit son peuple à ce culte. Les tendances
congénitales de la tribu sont alors investies d'un pouvoir réel.
Contrainte cependant à quitter son territoire dû à la désintégration de
l'empire, elle se disperse dans toute l'Europe. L'énergie avec laquelle elle
se jette, génération après génération, au fil des siècles, dans la réalisation
de son objectif, est infusée non pas par une vigueur guerrière, mais par la
fourberie. Sans surprise, en tant que locataire au sein d'innombrables
nations, un hôte après l'autre expulse la tribu, les populations indigènes
s'opposant à la spoliation de leurs propriétés.
Cependant, la semence de l'avarice a été semée, et tous les peuples
affectés acceptent ensuite la primauté de l'argent sur la valeur intrinsèque.
Ainsi, la tribu est en mesure de retourner là dřoù elle fut bannie, une fois
sřêtre approprié assez d'argent et de l'avoir utilisé dans le but de saisir et
dřendetter des économies entières. Interconnectée partout et
perpétuellement indifférente envers ses victimes, elle conspire à travers
ses laquais pour les dresser les uns contre les autres dans des guerres
internationales, afin d'amasser encore plus de butin. Les guerres
régionales et civiles suivent, transformant les populations indigènes en
réfugiés et les chassant vers des pays encore pacifiques et prospères,
important ainsi des cultures conflictuelles, provoquant des troubles et de
la violence, jusqu'à ce que plus aucun élément d'une société indigène ne
soit entaché par ses machinations et aucune économie libre de dette.
(ŖGlobal Refugee Figure Passes 50 Million for First Time since Second
World War,ŗ [Le chiffre global des réfugiés dépasse 50 millions pour la
première fois depuis la Seconde Guerre mondiale] Guardian, 20 juin
2014.).
Il ne reste plus désormais quřà pousser les deux principales religions
mondiales lřune contre lřautre grâce à des incidents Ŗterroristesŗ (Ŗfauxdrapeauŗ), déclenchant ainsi des guerres civiles partout. L'impératif qui en
résulte d'imposer l'ordre sur le chaos entraînera des mesures draconiennes
sous un Nouvel Ordre Mondial, dans lequel le monde entier est dominé
et possédé par les juifs. Donc, aucun ŖMystèreŗ (voir plus haut).
Une fois que vous l'avez découvert, le jeu est terminé. La vraie nature
de Yahweh est exposée. C'est le peuple élu ? Choisi de préférence à qui,
supérieur à quoi, dřaucuns se demanderont. Je me souviens avoir visité
quelques fois une famille de juifs orthodoxes mais éduqués à Genève et
d'avoir été frappé par la stérilité de leur appartement, stérilité qui aurait
fait pâlir de honte un hôpital. Une chambre d'hôpital eut été plus
chaleureuse. Cet accommodement impersonnel, une maison de nom
436
Dites la vérité et vous humilierez le diable
seulement, définissait le juif savant et doctrinalement correct, non
réprimé par le camouflage de l'argent - le juif non dissimulé, pour ainsi
dire.
Les Séfarades (environ 16 % de la population juive mondiale Wikipédia) dérivent des juifs de la péninsule ibérique (hébreu ŖSepharadŗ
= ŖEspagneŗ), descendants de Berbères ou Nord-africains convertis,
dont certains ont émigré en Hollande en 1492. (ŖLeur influence s'est
répandue parmi la population berbère païenne, de sorte qu'au 6ème siècle,
de nombreuses tribus berbères sřétaient converties au judaïsme. Dans
certains cas, des tribus berbères entières dans les montagnes de l'Atlas
sřétaient judaïsées.ŗ Ken Blady, Jewish Communities in Exotic Places, Jason
Aronson, Northvale, NJ, 2000, p. 294). Les Ashkénazes (Ŗplus de 80 %
de tous les juifs du mondeŗ - Encyclopedia Britannica) sont généralement
reconnus comme étant les descendants de Khazars convertis, un groupe
agressif dřorigine turque. Ashkenaze, selon la légende juive, était le fils de
Gomer, qui était un fils de Japhet (l'un des trois fils de Noé) - non de
Cham, le père des races sémites :
J'ai compilé les preuves historiques qui indiquent que la majeure
partie des juifs orientaux - et donc des juifs du monde - sont d'origine
khazar-turque plutôt que sémite. Dans le dernier chapitre, j'ai essayé
de montrer que les preuves de l'anthropologie sont compatibles avec
l'histoire pour réfuter la croyance populaire selon laquelle il existerait
une race juive descendant de la tribu biblique. (Arthur Koestler, The
13th Tribe, Hutchinson, Londres, 1976).
Donc, les deux principaux éléments du judaïsme, Séfarade et
Ashkénaze, se composent de convertis, dont aucun ne s'est approché de
la Palestine.
Ma foi ! On dirait qu'il n'y a aucun juif - sauf un petit nombre
microscopique capable de prouver qu'ils sont descendus de la tribu de
Juda Ŕ qui puisse être considéré même de très loin comme sémite. Si les
juifs ne sont pas sémites, pourquoi l'antisémitisme (lui-même une fausse
appellation) est-il assimilé à l'antijudaïsme ? Certaines personnes croient
que la Bible témoigne de la véritable histoire de l'univers, mais la plus
grande partie de lřhistoire humaine doit être basée sur le mythe. Le mythe
biblique soutient le folklore exotique du juif errant, mais nous avons la
preuve empiriquement observable de l'escroc errant. (N.B. Ŗescroc
errantŗ se traduit par Ŗziehender Gaunerŗ = ŖZigeunerŗ en allemand - gitan).
437
Gérard Menuhin
Mise à jour :
Machinations à Chisinau
Avant tout, il fallait mettre la maison pauvre de l'Europe,
coincée entre la Roumanie et l'Ukraine, sur une ligne ŘEuroAtlantiqueř, et donc échanger les points vers l'adhésion à l'OTAN
et à l'UE... En fait, la démission de Gaburicis est liée à un scandale
bancaire ... environ 1,5 milliard d'euros ont simplement Řdisparuř
des trois plus grandes banques. Ce scandale financier est
volontairement caché en Occident. Pourquoi ? Voici le
commentaire du journaliste Wayne Madsen : ŘLe scandale financier
s'est produit principalement en raison des machinations du
banquier moldave israélien Ilan Shor, né à Tel Aviv, le président de
la caisse d'épargne moldave... Les entrées du banquier Shor ont été
supprimées des ordinateurs de la banque et stockées dans le coffre
d'une voiture qui appartenait à l'une des entreprises de Shor. Peu
de temps après, la voiture a été trouvée brûlée, et le seul indice de
l'existence des documents était la cendre blanche dans le coffre.ř
(National Zeitung, 18 décembre 2015).
Est-ce que cela signifie que l'histoire larmoyante juive dans son
intégralité depuis son origine est un mensonge ? Je le crains fort. Les
imposteurs juifs sont-ils des imitateurs ? Ce sont des imposteurs, en ce
sens qu'ils revendiquent un ancien droit d'aînesse en Palestine, quand ils
n'en ont aucun. Ils sont des imitateurs dans la mesure où ils professent
l'allégeance à leurs pays d'accueil, tout en travaillant au-delà des frontières
pour détruire ces mêmes pays de l'intérieur.
Dès le 8ème siècle, les explorations sur la Baltique les ont amenés
[Viking] aux populations baltes et finlandaises sur ses rives orientales,
où ils ont dû entendre parler des deux empires florissants établis sur la
Volga par les Khazars et les Bulgares. À cette époque, les Khazars
entretenaient un commerce florissant avec les Arabes de Bagdad, une
ville qui était au plus fort de sa prospérité et qui appréciait grandement
les produits du Nord, en particulier les fourrures abondantes et les
esclaves. Les Arabes payaient très bien ces commodités, et les Khazars
sont devenus les intermédiaires les plus influents entre l'intérieur de la
future Russie, les tribus slaves vivant là-bas et les Arabes. La Volga
était une artère unique de communication. Les éléments juifs, toujours
nombreux sur les rives de la mer Noire et de la mer d'Azov, doivent
avoir joué un rôle important dans ces échanges commerciaux, car
nous savons que leurs activités à Khazaria étaient suffisamment vives
438
Dites la vérité et vous humilierez le diable
pour convertir le Khagan des Khazars et une grande partie de la
population autochtone à leur propre foi. (Francis Dvornik, The Making
of Central and Eastern Europe, The Polish Research Centre, Londres,
1949, pp. 61-62 au chapitre II ŖL'empereur Otto I, la Pologne, la
Bohême et la Russieŗ).
La définition de l'Encyclopédie juive :
Les Khazars, une nation non-sémite, asiatique et mongole qui a
émigré vers l'Europe de l'Est vers le 1er siècle, dont la nation entière a
été convertie au judaïsme au 8ème siècle par la nation russe en
expansion qui a absorbé toute la population Khazar et qui est
responsable de la présence en Europe de l'Est du grand nombre de
juifs parlant yiddish en Russie, en Pologne, en Lituanie, en Galatie, en
Bessarabie et en Roumanie.
***
[L]es personnes dřorigines ou de traditions Khazar sont entrées
aux États-Unis en grand nombre au cours des vagues d'immigration
entre 1880 et le déclenchement de la Première Guerre mondiale en
1914. Toutefois, la prise de la Russie par les Soviétiques a eu lieu en
1917, et lřheure de gloire pour les immigrants enclins au communisme
d'Europe de l'Est fut la période de cinq ans entre la fin de la Première
Guerre mondiale (1919) et le passage de la loi de 1924 restreignant
l'immigration. Durant cette brève période, les immigrants enregistrés
dans ce pays représentaient environ 3 millions et un grand nombre de
nouveaux arrivants provenaient d'Europe de l'Est. (John Beaty, The
Iron Curtain over America, Wilkinson, Dallas, 1951, p. 36).
Aujourd'hui, les Khazars englobent la majorité des juifs partout et
reflètent la tendance non-sémite, militante, par opposition à la tendance
orthodoxe des juifs. Par conséquent, bien que les Ashkénazes aient créé le
mouvement sioniste, ils nřont aucun droit à se réclamer de la descendance
des juifs qui auraient autrefois vécu en Palestine. (Même s'ils le faisaient,
ils nřont aucun droit - ŖDieu donnéŗ ou autre - pour y retourner. Tous les
peuples qui ont été expulsés par la guerre, la famine, etc. des terres qu'ils
habitaient autrefois il y a des siècles ou même des millénaires, devraientils désormais insister sur leur droit à retourner là-bas ?).
Il est fort probable que la plupart des ancêtres des juifs n'ont
Řjamaisř vécu en Palestine, Řdu toutř, ce qui témoigne du pouvoir de
l'affirmation historique sur les faits. (Herbert G. Wells, The Outline of
History, Newnes, Londres, 1920).
439
Gérard Menuhin
Même la revendication théorique des juifs pour la Palestine est moins
bien fondée que, disons, une revendication italienne à l'égard de la Suisse,
simplement parce que les Romains ont établi des colonies là-bas en 58
avant J.-C. En fait, les juifs avaient une patrie bien avant d'occuper la
Palestine. Staline a officiellement créé une région autonome juive dans la
lřoblast, région du Birobidjan en 1934. Le Birobidjan est sur le chemin de
fer transsibérien. Il se compose de terres agricoles fertiles et s'étend sur
36.000 kilomètres carrés, soit presque la taille de la Suisse (40.000
kilomètres carrés). Il a une nouvelle synagogue et un rabbin importé
d'Israël. Une comparaison supplémentaire avec la Suisse est pertinente, en
ce sens que sa population est égale à celle d'Israël (8 millions), donc il y
aurait eu une place pour la population d'Israël au Birobidjan. Mais les
sionistes avaient des vues sur la Palestine parce qu'elle était
stratégiquement essentielle afin de pouvoir contrôler le produit le plus
important du monde (le pétrole). Encore une fois :
La richesse minérale de la Mer Morte, le lit réputé de Sodome et
Gomorrhe, est estimée à huit cents millions de livres sterling et
équivalent à 4.000.000.000 $, somme qui serait suffisante pour payer
les dépenses de tous les pays qui ont participé à la Grande guerre. La
difficulté, cependant, est que l'ancien haut-commissaire (Sir Herbert
Samuel, ancien commissaire supérieur de Palestine) a déclaré qu'il
devait nécessairement y avoir un grand retard dans l'obtention et le
fonctionnement de la concession pour l'extraction de cette richesse.
Sir Herbert a exprimé la conviction que la Palestine, si elle était
entièrement développée sous le mandat britannique, créerait une
opportunité afin que trois millions de juifs puissent s'y installer dans
les meilleures conditions. (Jewish Telegraph Agency, 17 février 1929).
***
Nous nous établirons en Palestine, que cela vous plaise ou non...
Vous pouvez hâter notre arrivée ou vous pouvez également la ralentir.
Il est cependant préférable pour vous de nous aider afin d'éviter que
notre pouvoir constructif ne devienne un pouvoir destructeur qui
renversera le monde. (Chaim Weizmann, publié dans Jüdische
Rundschau, n° 4, 1920).
***
Le sionisme n'est pas le judaïsme. C'est un programme politique
terroriste. La Palestine n'est pas un refuge pour les juifs pauvres. Il
s'agit d'un investissement pour environ 1.500 actionnaires américains
de la Société économique de Palestine et de la fiducie chimique en
440
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Angleterre qui possède presque tout ce qui a de la valeur là-bas. Un
million de juifs ont été conduits là afin de protéger ces propriétés. Le
sionisme ne signifie pas seulement la Palestine. Cela signifie les ÉtatsUnis et le monde. (Henry H. Klein, Zionism Rules the World, op. cit.).
Le peuplement d'ŖIsraëlŗ avec les juifs a toujours été problématique.
Que ce soit de Russie ou en provenance d'Irak, l'immigration n'a été
réalisée que par la contrainte, ce qui met l'accent sur l'artificialité de
l'endroit. (Voir la tentative de Netanyahou d'inciter les juifs français à
déménager en Israël après les évènements à Paris en janvier 2015.).
J'écris cet article pour la même raison que j'ai écrit mon livre : dire
aux Américains, et surtout aux juifs américains, que les juifs
originaires des terres islamiques nřont pas émigré volontairement en
Israël ; que, pour les forcer à partir, des juifs ont tué des juifs ; et que,
pour gagner du temps pour confisquer de plus en plus de terres
arabes, les juifs ont souvent rejeté de nombreuses initiatives de paix de
leurs voisins arabes... Environ 125.000 juifs ont quitté l'Irak pour
Israël à la fin des années 1940 et en 1952, la plupart parce quřon leur
avait menti et parce quřils avaient été mis dans un état de panique à
cause, je lřai appris plus tard, de bombes sionistes...
Je conserve mes documents précieux dans un coffre-fort afin de
sauvegarder ce que j'ai écrit. Ces documents, y compris certains que
j'ai copiés illégalement dřaprès des archives à Yad Vashem, confirment
ce que j'ai vu, ce qui m'a été dit par d'autres témoins, et ce que des
historiens et d'autres auteurs réputés ont écrit concernant les
bombardements sionistes en Irak, les propositions de paix arabes qui
ont été rejetées, et les incidents de violence et de mort infligés par des
juifs sur des juifs au nom de la création d'Israël. Après que 750.000
Palestiniens aient été déracinés et que leurs terres aient été confisquées
en 1948-1949, Ben Gurion a dû se tourner vers les pays islamiques en
quête de juifs qui pourraient combler la main dřœuvre bon marché.
Des Řémissairesř ont été introduits clandestinement dans ces pays pour
Řconvaincreř les juifs de partir soit par la tromperie, soit par la peur.
Dans le cas de l'Irak, les deux méthodes ont été utilisées : les juifs sans
éducation ont appris quřil existait un Israël messianique dans lequel les
aveugles voient, les boiteux marchent et où les oignons deviennent
aussi gros que des melons ; quant aux juifs instruits ils se sont pris des
bombes sur la tête. (Naemi Giladi, ŖLes juifs d'Irakŗ, The Link, Vol.
31, n° 2, avril 1998).
***
441
Gérard Menuhin
Afin de représenter les Irakiens comme des anti-américains et de
terroriser les juifs, les sionistes ont dissimulé des bombes dans la
bibliothèque du service d'information des États-Unis et dans des
synagogues. Bientôt des prospectus commencèrent à apparaître
exhortant les juifs à fuir vers Israël... Bien que la police irakienne ait
plus tard fourni à notre ambassade des preuves pour montrer que les
attentats à la bombe contre les synagogues et les bibliothèques, ainsi
que les campagnes anti-juives et anti-américaines au moyen de
prospectus, avaient été le travail dřune organisation sioniste
souterraine, la plupart des gens ont cru que le terrorisme arabe avait
motivé la fuite des juifs irakiens que les sionistes avaient Řsauvésř, alors
quřen réalité il sřagissait dřaccroître la population juive israélienne.
(Wilbur Crane Eveland, Ropes of Sand: America‘s Failure in the Middle
East, WW Norton, Londres/New York, 1980).
***
La déclaration selon laquelle Řles juifs ont tué des juifs pour créer
lřÉtat d'Israëlř a été faite par Naemi Giladi, auteur du livre : les BenGurion‘s Scandals: How the Haganah and Mossad Eliminated Jews
(Dandelion Books, LLC, Tempe Arizona, 2ème édition augmentée
2003). Giladi a dřabord écrit ce livre en hébreu, puis en arabe à son
arrivée aux États-Unis, où il a confirmé en tant que témoin oculaire
les faits concernant les bombardements sionistes en Irak, le rejet par
Israël des propositions de paix arabes et la violence mortelle infligée
par des juifs sur des juifs au nom de la création d'Israël. Staline visait à
faire dřIsraël une Řpomme de discordeř au Moyen-Orient. Certains
observateurs mentionnent la possibilité que Staline espérait également
faire dřIsraël un État marxiste, une partie de l'empire soviétique de
l'après-guerre. La décision de Staline d'utiliser les sionistes pour établir
lřÉtat d'Israël après la Seconde Guerre mondiale a été motivée
principalement par son intention de s'opposer aux États-Unis au
Moyen-Orient riche en pétrole. Le soutien temporaire des Soviétiques
aux sionistes s'est matérialisé sous la forme de 711.000 juifs à qui il fut
permis de sortir des pays qui se trouvaient derrière le Rideau de Fer,
en 1945-1947, supposément pour émigrer en Palestine. Les sionistes
ont annoncé cette migration sous le nom de code ŘBrihař Ŕ La fuite
des juifs dřEurope. En réalité, la grande majorité des juifs ont préféré
se rendre aux États-Unis ou rester en France. Sur les 711.000 réfugiés
juifs, pris de panique à cause dřune quinzaine de pogroms organisés
par le NKVD en 1945-1947, avec lřassistance des sionistes, seulement
232.000 sont effectivement allés en Palestine. (Professeur Iwo Cyprian
Pogonowski,
23
mai
2006 ;
www.pogonowski.com/display_pl.php?textid=389).
442
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Le dépeuplement physique des terres arabes s'est produit ainsi :
Le monde frissonne aujourd'hui à la pensée de la guerre
bactériologique, mais Israël était probablement le premier à l'utiliser
au Moyen-Orient. Dans la guerre de 1948, les forces juives ont vidé
les villages arabes de leurs populations, souvent par la menace, parfois
en fusillant une demi-douzaine d'Arabes non armés comme exemples
pour les autres. Pour s'assurer que les Arabes ne pourraient pas
revenir sřinstaller dans ces villages, les Israéliens ont contaminé les
puits dřeau avec le typhus et la dysenterie. (Naemi Giladi, op. cit.).
Les descendants les plus probables des tribus bibliques, ironiquement,
sont aujourd'hui les Palestiniens eux-mêmes (dont les ancêtres étaient
probablement des Cananéens), terrorisés par des sionistes, dont le but
ultime est de les exterminer ou de les chasser, sécurisant ainsi ce coin du
Grand Israël pour eux-mêmes. Dans leurs mauvais traitements infligés
aux Palestiniens, mais également dřun point de vue général, les juifs se
sont montrés, dans la cruauté et la méchanceté, supérieurs à tous les
autres peuples. À elles seules, les descriptions des atrocités bestiales
auxquelles ils se sont livrés lors de la Révolution communiste juive
témoignent jusquřoù ces personnes sont prêtes à sřenfoncer lorsquřon
leur laisse la bride sur le cou et cela les classe parmi les non-humains
(décrit dans Jüri Lina, Under the Sign of the Scorpion, op. cit.). Les enfants sans
défense, les femmes et les hommes qui ont été torturés à mort pour le
plaisir ne se sont rendus coupables que par leur refus de se soumettre à
une règle étrangère ou parce quřils appartenaient à la Ŗbourgeoisieŗ ou à
la classe moyenne, l'épine dorsale de toute société et donc marqués pour
l'éradication.
443
Gérard Menuhin
Les comptes autorisés affirment que les humanoïdes et les
anthropoïdes se sont séparés il y a des millions d'années, mais les actes
enregistrés ici démontrent que cela ne peut être. En effet, leur maîtrise de
la dépravation doit expliquer leur domination de l'activité de
pornographie extrêmement lucrative qui, à leur tour, est liée à leur
contrôle de l'industrie du divertissement en général. Lřimposture (Ŗshamŗ
en anglais) (pas Cham, fils de Noé) est le dénominateur commun.
Perte des terres palestiniennes 1947 à nos jours
Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les Palestiniens sont en colère envers les juifs ? Jetez un
coup d‘œil à cette carte. (Présent signifie 2015)
Vous devez comprendre que les principaux bolcheviques qui ont
repris la Russie ne sont pas Russes. Ils détestaient les Russes. Ils
détestaient les chrétiens. Poussés par la haine ethnique, ils ont torturé
et massacré des millions de Russes sans lřombre dřun remords.
Davantage de mes compatriotes ont souffert de crimes horribles entre
leurs mains ensanglantées que n'importe quel peuple ou nation nřa
jamais enduré dans toute l'histoire de lřhumanité. On ne le dira jamais
assez. Le bolchevisme a commis le plus grand massacre humain de
tous les temps. Le fait que cet énorme crime est ignoré et laisse
indifférents la plupart des gens est la preuve que les médias mondiaux
sont entre les mains de ses auteurs. (Alexandre Soljenitsyne, Deux
siècles ensemble, op. cit.).
444
Dites la vérité et vous humilierez le diable
***
Je connais ta souffrance et ta pauvreté, pourtant tu es riche ! Je
connais les insultes méchantes que certains te lancent. Ils disent qu'ils
sont juifs, mais ils ne le sont pas, ils forment la communauté de Satan.
(Apocalypse 2:9).
***
Car lorsque le sionisme cherche à faire croire au reste du monde
que la conscience nationale des juifs trouverait satisfaction dans la
création d'un État palestinien, les juifs dupent encore une fois les sots
goyim de la façon la plus patente. Ils nřont pas du tout lřintention
dřédifier en Palestine un État juif pour aller sřy fixer ; ils ont
simplement en vue dřy établir lřorganisation centrale de leur entreprise
charlatanesque dřinternationalisme universel ; elle serait ainsi douée de
droits de souveraineté et soustraite à lřintervention des autres États ;
elle serait un lieu dřasile pour tous les gredins démasqués et une école
pour les futurs bateleurs. Mais c'est un signe de leur croissante
assurance, et aussi du sentiment qu'ils ont de leur sécurité, qu'au
moment où une partie d'entre les juifs singe hypocritement
l'Allemand, le Français ou l'Anglais, l'autre, avec une franchise
impudente, se proclame officiellement race juive. Le sans-gêne
effrayant avec lequel ils se comportent à l'égard des ressortissants des
autres peuples, montre combien le jour de la victoire leur paraît
proche. (Adolf Hitler, Mein Kampf).
445
Gérard Menuhin
Carte montrant les terres appartenant à des juifs au 31 décembre 1944, y compris les
terres possédées en totalité, partagées en terres indivises et les terres de l‘État en
concession.
446
Dites la vérité et vous humilierez le diable
L'Association britannique Chovevei-Zion a refusé une invitation afin
dřêtre représentée au premier Congrès sioniste (1897) et le Comité
exécutif de l'Association des rabbins en Allemagne a déploré que :
1. Les efforts des sionistes pour fonder un État national juif en Palestine
contredisent la promesse messianique du judaïsme contenue dans les
saintes Écritures et dans des sources religieuses ultérieures.
2. Le judaïsme oblige ses adhérents à servir avec toute la dévotion la
patrie à laquelle ils appartiennent, et à favoriser ses intérêts nationaux
de tout leur cœur et de toutes leurs forces.
3. Cependant, ces nobles objectifs visant à la colonisation de la Palestine
par les paysans et agriculteurs juifs ne sont pas en contradiction avec ces
obligations, car ils n'ont aucun rapport avec la création d'un État national.
(Alex Bein, Theodor Herzl: A Biography, Philadelphia, Jewish publication
Society of America, 1940, p. 304 sq., Robert John, Sami Hadawi, The Palestine
Diary, Volume One (1914-1945), 3ème éd., BookSurge, 2006 , p. 10, Robert
John, Behind the Balfour Declaration: The Hidden Origins of Today‘s Mideast Crisis,
Institute for Historical Review, Costa Mesa, Cal., 1988, p. 61).
En 1907, le gouvernement britannique :
...semblait sřêtre désintéressé des aspirations sionistes. Ni
l'Allemagne (malgré les tentatives d'Herzl d'intéresser lřempereur
Guillaume II) ni la France ne montraient un véritable intérêt. Les
années qui ont immédiatement précédé la Première Guerre mondiale
sont restées un chapitre aride de l'histoire du sionisme. Beaucoup
étaient découragés. La moquerie des juifs orthodoxes, pour qui le
sionisme était une tentative blasphématoire dřanticiper le Messie et
l'hostilité des juifs libéraux cultivés et prospères d'Occident, qui
considéraient le sionisme comme une tentative dangereuse de
renvoyer les juifs avec un chauvinisme artificiellement attisé
susceptible de compromettre leurs relations avec leurs concitoyens
d'autres religions, harcelaient le mouvement sioniste sur les deux
flancs. (Meyer W. Weisgal, Joel Carmichael, David Ben-Gourion,
Chaim Weizmann: a Biography by Several Hands, Athénée, New York
1963, p. 29).
***
Ashkénaze, les Ashkénazes sont les juifs dont les ancêtres vivaient
dans les terres allemandes... Cřest parmi les juifs ashkénazes que l'idée
du sionisme politique a émergé, menant finalement à l'établissement
de lřÉtat d'Israël... À la fin des années 1960, les juifs ashkénazes
étaient au nombre de quelques 11 millions, soit environ 84 % de la
population juive mondiale. (Encyclopedia Americana, 1985).
447
Gérard Menuhin
Shlomo Sand écrit : Ŗ[À] une certaine étape au 19ème siècle, les
intellectuels d'origine juive en Allemagne, influencés par le caractère
populaire du nationalisme allemand, se donnèrent pour mission
dřinventer un peuple Řa posteriori ŗ. (The Invention of the Jewish People,
Verso, Londres, 2009). Le professeur Sand souligne également
l'ascendance Khazar des juifs ashkénazes. De manière prévisible, il a été
soumis à une campagne de diffamation hystérique par le peuple élu, qui
s'oppose fortement à lřidée dřêtre les descendants du roi Bulan de
Khazarie et de ses sujets au lieu d'Abraham, Isaac et Jacob, parce que cela
ferait dřeux des Gentils et annulerait de manière efficace leur
revendication de la Palestine.
Leur disposition au mimétisme les a également amenés à adopter une
apparence italienne et polonaise. Il s'avère que même leur apparat de
l'école du dimanche est tiré de leurs anciens pays hôtes :
La plus grande organisation juive sur terre est le mouvement juif
orthodoxe Habad-Loubavitch. Il compte 14 branches en Allemagne et
est également décrit comme une secte juive qui pratique et répand le
fondamentalisme juif. Il est orienté conservateur-orthodoxe et, par
exemple, rejette les moindres concessions territoriales pour les
Palestiniens. Selon le commentateur juif Günther Bernd Ginzel, les
vêtements des Loubavitch - les chapeaux au style italien et les longs
manteaux sont copiés sur la noblesse polonaise - n'ont rien à voir avec
le judaïsme. Lors des jours fériés juifs, les Loubavitch apparaissent
parfois dans les rues avec un chandelier à sept branches. S'ils dansent
aussi, cela se produit avec une séparation rigoureuse des hommes et
des femmes. Cela complique certainement l'intégration des
immigrants juifs des anciens États du Bloc de l'Est qui ne connaissent
normalement rien sur les juifs religieux, lorsque les Loubavitch leur
communiquent leur extrême orthodoxie et leur misogynie. (Siegfried
Ullmann, industriel et philanthrope, ŖReligiöse Fanatiker auf beiden
Seiten,ŗ 16 mai 2011).
***
Maintenant, après avoir douloureusement pris conscience que j'ai
fait l'objet d'une adhésion à Israël, que j'ai été assimilé par la loi à une
ethnie fictive de persécuteurs et de leurs partisans, et qui est apparu
dans le monde comme l'un des clubs exclusifs des élus et de leurs
acolytes, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme
un juif... Je suis conscient de vivre dans une des sociétés les plus
racistes du monde occidental. Le racisme est présent dans une certaine
mesure partout, mais en Israël, il est profondément ancré dans l'esprit
448
Dites la vérité et vous humilierez le diable
des lois. Il est enseigné dans les écoles et les collèges, diffusé dans les
médias et surtout et le plus terrible, en Israël, les racistes ne savent pas
ce qu'ils font et, à cause de cela, ils ne sont nullement obligés de
s'excuser. (Shlomo Sand, extrait de l'article ŖL'historien Shlomo Sand
explique pourquoi il ne veut plus être juifŗ, Guardian, 10 octobre
2014).
Que les Khazars se sont convertis au judaïsme en masse autour de 740
après J.-C. est indiscutable. Où leurs descendants, les juifs ashkénazes
actuels, supposent-ils que cette multitude s'est déplacée, sinon en Russie,
en Pologne, en Hongrie, en Roumanie et, finalement, en Allemagne Ŗune horde asiatique sur les sables de Mark Brandenburgŗ (W. Harthenau
(= Walther Rathenau ), ŖHöre, Israël!: eine Polemik gegen das moderne
Judentumŗ (1897), Die Zukunft, vol. 18 (1897), pp. 454-361, réimprimé
dans W. Rathenau, Impressionen, Hirzel, Leipzig 1902) - comme les
449
Gérard Menuhin
ancêtres des juifs d'Europe de l'Est mentionnés ci-dessus ? Non
seulement Koestler et Sand sont d'accord sur cette ascendance, mais aussi
le Dr Eran Elhaik, généticien moléculaire israélien (Institut McKusickNathans de la médecine génétique de Johns Hopkins Medical University),
Dr. Dan Graur, généticien (Université de Houston) et Dr. Ariella
Oppenheim (Université de Tel Aviv) sont parvenus aux mêmes
conclusions. Cette ascendance explique Ŗle gonflement de la population
juive européenne à 8 millions au début du 20ème siècle à partir de sa base
minuscule au Moyen Âgeŗ, dit Elhaik. (Goo.gl/NaVuFI).
Un article publié en 2000 par les généticiens Harry Ostrer, un
professeur de génétique au Collège de médecine Albert Einstein et le
généticien de l'Université de l'Arizona, Michael Hammer, a montré que la
plupart des Ashkénazes, des Italiens, des Africains, des Irakiens, des
Iraniens, des Kurdes et des Yéménites partagent des haplotypes
communs de lřADN-Y qui se retrouvent également chez beaucoup
dřArabes de Palestine, du Liban et de Syrie. Seul un petit pourcentage de
l'ADN-Y des juifs provient de lřextérieur du Moyen-Orient - certains
dans le Caucase :
Le concept de Řpeuple juifř reste controversé. La loi du retour, la
loi israélienne qui a établi le droit des juifs à travers le monde de
s'installer en Israël et qui reste en vigueur aujourd'hui, était un
principe central du sionisme. L'ADN qui lie les Ashkénazes, les
Séfarades et les Mizrahi, trois groupes juifs importants culturellement
et géographiquement distincts pourrait fort bien être utilisé pour
soutenir les revendications territoriales sionistes, à l'exception de ce
quřOstrer a souligné, certains des mêmes marqueurs peuvent être
trouvés chez les Palestiniens, cousins génétiquement éloignés des juifs
aussi. Les Palestiniens, de façon compréhensible, veulent leur propre
Řdroit au retourř.
Ce désaccord sur les interprétations de l'ADN du Moyen-Orient
oppose aussi les traditionalistes juifs contre une souche particulière
d'ultralibéraux juifs séculiers qui se sont joints aux Arabes antiisraéliens et à de nombreux non-juifs pour plaider en faveur de la
disparition d'Israël en tant que nation juive. Leur héros est le Suédois
né en Autriche Shlomo Sand - et maintenant Elhaik. (Forbes, 16 mai
2013).
Les résultats étaient cohérents dans la représentation d'une ascendance
du Caucase pour tous les juifs d'Europe. L'analyse a montré une relation
génétique étroite entre les juifs européens et les populations du Caucase
450
Dites la vérité et vous humilierez le diable
et a identifié l'origine biogéographique des juifs européens au Sud du
Khazaria, à 560 kilomètres de la capitale du Khazaria, Samandar. D'autres
analyses ont abouti à une ascendance multiethnique complexe avec une
légère domination du Caucase-Proche-Orient, des grandes ascendances
sud-européennes et du Moyen-Orient et une contribution mineure de
l'Europe de l'Est.
Le Dr Elhaik écrit :
L'explication la plus parcimonieuse de nos résultats est que les
juifs d'Europe de l'Est sont des ancêtres judéo-khazariens établis
pendant de nombreux siècles dans le Caucase. La présence juive dans
le Caucase et plus tard au Khazaria a été enregistrée dès les derniers
siècles avant J.-C. et fut renforcée en raison de l'augmentation du
commerce le long de la Route de la Soie, du déclin de Juda (1er-7ème
siècles) et de la montée du christianisme et de l'islam. Les juifs grécoromains et mésopotamiens gravitant vers le Khazaria étaient
également communs au début des siècles et leurs migrations
s'intensifiaient suite à la conversion des Khazars au judaïsme... La
conversion religieuse des Khazars englobait la plupart des citoyens de
l'Empire et des tribus subalternes et dura 400 ans jusqu'à l'invasion
des Mongols. Lors de l'effondrement final de leur empire au 13ème
siècle, beaucoup de Judéo-Khazars ont fui vers l'Europe de l'Est et
ont ensuite migré vers l'Europe centrale et se sont mélangés aux
populations voisines. (Science Daily, 16 janvier 2013).
Ainsi fut inventée rétrospectivement la nation-race par les sionistes,
un mouvement politique juif fondé par des juifs laïques à la fin du 19ème
siècle, afin de promouvoir le concept de Palestine comme Ŗpatrieŗ pour
le Ŗpeuple juifŗ, sous le nom de ŖIsraëlŗ. ŖLa Palestine est un pays sans
peuple ; les juifs sont un peuple sans paysŗ était déjà une supercherie
abusive lorsque le sioniste Israel Zangwill l'utilisa en 1901. Cette
imposture était évidemment le résultat d'une longue intrigue qui a abouti
à la notoire Déclaration de Balfour, le ministre des Affaires étrangères
Balfour lui-même ayant été simplement l'outil de ses manipulateurs. La
Grande-Bretagne a produit certains des plus grands sportifs amateurs ;
elle n'a pas été si chanceuse avec ses hommes d'État amateurs. On a
raconté que le pauvre homme avait récemment perdu sa fiancée et, par
conséquent, avait trouvé un envoûtant substitut dans la question de la
ŖPatrie juiveŗ.
Cependant, l'explication était beaucoup plus prosaïque : la GrandeBretagne a été soumise à des pressions afin quřelle cède la Palestine
451
Gérard Menuhin
comme Ŗpatrieŗ pour les juifs en contrepartie de la persuasion du
président Wilson d'entrer dans la guerre du côté britannique, assurant
ainsi la victoire pour les Alliés. (Initialement, il n'était pas possible de
déterminer clairement qui utilisait qui, la Grande-Bretagne avait espéré un
avantage stratégique, par son influence en Palestine et en Égypte, sur le
canal de Suez, sa porte d'entrée en Inde, mais le temps de la perfide
Albion en tant qu'arbitre de l'équilibre des pouvoirs était déjà passé,
rendant la crise de Suez de 1956 sous Anthony Eden encore plus
embarrassante.) Ceux qui avaient mis leur marionnette au pouvoir ont
dûment accompli cette tâche, et la presse américaine qui, conformément
au sentiment public américain, avait jusqu'alors été sympathique envers
l'Allemagne a commencé à inventer des atrocités allemandes contre des
civils. Ainsi, les États-Unis étaient désormais en mesure de déclarer la
guerre à l'Allemagne.
La lettre codée de Balfour au Ŗbaronŗ Rothschild connue sous le nom
de Déclaration de Balfour a été signée le 2 novembre 1917. Ce document
malveillant comprend la phrase suivante :
Le Gouvernement de Sa Majesté considère avec faveur
l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et
fera tout son possible pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant
entendu que rien ne doit être fait qui pourrait porter préjudice aux droits civils et
religieux des communautés non-juives existantes en Palestine ou aux droits et à
la situation politique dont jouissent les juifs dans tout autre pays
(Italique de l'auteur).
Cependant, Ŗil n'est guère surprenant que lord Curzon nřait fait
aucune impression sur Balfour lorsqu'il l'a averti que Weizmann
'envisageait un État juif, une nation juive, une population subordonnée
d'Arabes, etc. contrôlée par les juifs ; les juifs en possession des richesses
de la terre et dirigeant l'Administrationř, et qu'il Řessayait dřeffectuer cela
derrière le paravent et à lřombre de la tutelle britanniqueř.ŗ (Public Record
Office, Foreign Office (PRO FO) 800/215).
L'avertissement de Curzon fut ignoré, ainsi que sa protestation selon
laquelle, pour des raisons historiques, les Britanniques avaient davantage
Ŗle droit de réclamer certaines parties de la Franceŗ que les juifs envers la
Palestine, étant donné que leur lien avec la terre revendiquée avait Ŗpris
fin il y a 1200 ans.ŗ (PRO. FO 371/5245).
De même, Edwin Montagu, secrétaire d'État pour l'Inde et lui-même
juif, a été écarté quand il a soutenu que le système de gouvernement sous
452
Dites la vérité et vous humilierez le diable
le mandat britannique discriminait les Arabes en faveur de la petite
minorité juive (PRO. FO 371/5124).
Car, comme cela ressort clairement des documents du Cabinet de
cette période, le gouvernement britannique n'a jamais eu l'intention de
permettre à quelle que voix arabe que ce soit de façonner l'avenir de son
pays. ŖLe point faible de notre positionŗ, écrit Balfour à Lloyd George en
février 1919, Ŗest bien sûr, dans le cas de la Palestine, que nous refusons
délibérément et à juste titre d'accepter le principe de l'autodéterminationŗ
(PRO. FO 371/4179).
Si la population existante était consultée, a-t-il ajouté, elle renverrait
Ŗincontestablementŗ un verdict anti-sioniste. Et en réponse à Curzon,
Balfour a énoncé très clairement que :
En Palestine, nous ne proposons même pas de suivre les souhaits
des habitants actuels du pays... Les quatre grandes puissances sont
engagées dans le sionisme. Et le sionisme, bien ou mal, bon ou
mauvais, est enraciné dans les traditions anciennes, dans les besoins
actuels, dans les espoirs futurs, d'une importance beaucoup plus
profonde que les désirs et les préjugés des 700.000 Arabes qui
habitent maintenant cette ancienne terre. (PRO. FO 371/4185).
(Anthony Nutting, Balfour and Palestine: A Legacy of Deceit, Conseil pour
l'avancement de la compréhension Arabo-Britannique, Londres
1965/1972).
L'historien Jürgen Graf ajoute :
À l'automne 1917, le gouvernement britannique a décidé de
transférer une partie considérable des forces qui se battent sur les
champs de bataille français vers le Proche-Orient afin de conduire les
Turcs, un allié allemand, hors de Palestine. D'un point de vue
militaire, c'était une folie pure, car il a été prouvé dans d'innombrables
guerres que transférer des troupes d'un champ de bataille principal à
un secondaire est une grosse erreur. La décision du gouvernement
londonien a provoqué des hochements de tête désapprobateurs de la
part des chefs militaires expérimentés. L'immense expédition a
effectivement réussi à battre les Turcs en Palestine (Jérusalem fut
conquise en décembre 1917), mais l'affaiblissement du front
occidental a eu des conséquences catastrophiques pour l'armée
britannique. D'autant plus que, après la sortie de la guerre de la
Russie, les Allemands ont pu lancer la plupart de leurs unités,
jusqu'alors attachées au front russe, à l'Ouest. Les Britanniques ont
subi des pertes terribles, et seule lřarrivée d'un grand nombre de
453
Gérard Menuhin
troupes américaines au printemps de 1918 a pu empêcher une
catastrophe totale. Le 2 novembre 1917, alors que les combats au
Proche-Orient battaient leur plein, le ministre des Affaires étrangères,
lord Arthur Balfour, promit par écrit au sioniste Lionel Rothschild
que son gouvernement appuierait les efforts afin de créer une patrie
juive en Palestine. Pour être en mesure de remettre cette zone aux
sionistes, les Anglais devraient dřabord la conquérir, bien sûr. C'est
pourquoi ils ont envoyé une grande expédition de troupes au ProcheOrient sans tenir compte des conséquences catastrophiques pour leurs
propres troupes sur le front occidental. Ainsi, les responsables à
Londres ont sacrifié des dizaines de milliers de jeunes Anglais sur
l'autel du futur état d'Israël. (Jürgen Graf, traduction de l'allemand de
son introduction à la traduction allemande de The Controversy of Sion, op.
cit.).
Malgré le fait que les sionistes aient trahi le judaïsme authentique et
non altéré, et que les sionistes descendent des Khazars non juifs qui n'ont
aucun lien avec les figures bibliques aussi archétypiques que Moïse,
compte tenu du plan beaucoup plus ancien pour renverser l'ordre
existant, il serait simpliste de déclarer que les sionistes sont les seuls juifs
malveillants. Si on pouvait faire confiance à leur sincérité, il y a une
question à laquelle tous les juifs pourraient répondre clairement, ce qui
pourrait résoudre le doute dans lřesprit des Gentils éclairés quant à savoir
si les juifs sont ou non dignes de confiance : combien de juifs
répondraient dans la négative à la question, ŖIsraël a-t-il le droit
dřexister ?ŗ Le rabbin Yisrael Rosen appelle à lřextermination de tous les
Palestiniens (Haaretz, 13 avril 2008), affirmant que la Torah légitime
indirectement la destruction des Palestiniens. De nombreux éminents
rabbins sont d'accord. Dřaprès son avis d'expert, Rosen compare les
Palestiniens avec les Amalécites. Il écrit que Dieu justifie le meurtre des
Amalécites dans la Torah et que cela est devenu une composante de la
justice juive.
Les autorités religieuses d'Israël ont donc encouragé et cautionné le
génocide. Si les Palestiniens sont les Amalécites d'aujourd'hui,
vraisemblablement, selon le gré d'Israël, nous pourrions tous être les
ŖAmalécitesŗ de demain. Ceux qui déclarent que le stratagème d'Israël
n'était pas l'un des plus grands crimes du 20ème siècle et une incitation au
génocide ne sont clairement motivés par aucune préoccupation, si ce
nřest, ŖEst-ce bon pour les juifs ?ŗ
Même si la raison exprime l'absurdité même de cette confrontation
entre la petite et insignifiante population d'Israël [c'est-à-dire tous les
454
Dites la vérité et vous humilierez le diable
juifs à travers le monde, pas seulement Řl'État d'Israëlř] et le reste de
l'humanité... aussi absurde, aussi incohérent et aussi monstrueux que
cela puisse paraître, nous sommes engagés dans un combat rapproché
entre Israël et les Nations - et cela ne peut être que génocidaire et total
parce qu'il s'agit de notre identité et de leur identité. (Yitzhak Attia,
directeur des séminaires de langue française à l'institut de l'Holocauste
de Yad Vashem à Tel Aviv dans le magazine Israel, avril 2003).
Les conditions actuelles sont si favorables pour tous les juifs que peu
de gens, à l'exception des minorités comme Neturei Karta, risqueront
d'exprimer une opinion contraire. Les juifs sont connus pour leur hystérie
et leur exagération et l'inflation de toute opposition perçue, ainsi que leur
tendance à être en désaccord sans cesse entre eux, mais des écarts
dérisoires par rapport à la ligne officielle, illustrés par les arguties
typiquement juives (Ŗpilpulismeŗ), ne peut altérer leur position principale.
Alors que de tels juifs trouvent un soutien parmi les évangélistes et autres
prédicateurs, les autres Gentils feraient bien de se rappeler quřappuyer
Israël est incompatible avec la paix :
Un grand mouvement qui sřétait dessiné parmi eux et qui avait pris
à Vienne une certaine ampleur, mettait en relief dřune façon
particulièrement frappante le caractère ethnique de la juiverie : je veux
dire le sionisme. Il semblait bien, en vérité, qu'une minorité seulement
de juifs approuvait la position ainsi prise, tandis que la majorité la
condamnait et en rejetait le principe. Mais, en y regardant de plus près,
cette apparence s'évanouissait et n'était plus qu'un brouillard de
mauvaises raisons inventées pour les besoins de la cause, pour ne pas
dire des mensonges. Ceux qu'on appelait juifs libéraux ne
désavouaient pas, en effet, les juifs sionistes comme n'étant pas leurs
frères de race, mais seulement parce qu'ils confessaient publiquement
leur judaïsme, avec un manque de sens pratique qui pouvait même
être dangereux. Cela ne changeait rien à la solidarité qui les unissait
tous. (Adolf Hitler, Mein Kampf).
Cette tendance pinailleuse a été confirmée par la dite ŖRuptureŗ dans
la communauté juive des États-Unis :
En 1919 Brandeis (le juge en chef Louis D. Brandeis) avait
transformé le mouvement sioniste américain qui comptait 12.000
personnes en une organisation comptant 176.000 membres. Il est
parvenu à ce succès stupéfiant en adoptant une approche de contreoffensive. L'établissement juif réformiste a insisté sur le fait que le
judaïsme était une religion et non une nationalité ; les juifs n'étaient
455
Gérard Menuhin
donc pas des ŘAméricains apatridesř, mais plutôt des Américains de
confession juive. Le sionisme, qui met lřaccent sur la nationalité juive,
menaçait cette conception, et les dirigeants juifs réformistes ont
exhorté les immigrants à l'ignorer, de peur que cela puisse entacher
tous les juifs de double loyauté. Brandeis a rejeté cette conception.
Pour lui, le véritable américanisme ne signifiait pas l'effacement des
origines ethniques au nom de l'uniformité, mais le contraire : l'exercice
complet du droit d'exprimer la dotation ancestrale. Brandeis a donc
légitimé le sionisme dans une formule qui a enchanté la génération de
Simon : ŘPour être de meilleurs Américains, nous devons devenir de
meilleurs juifs, et pour être de meilleurs juifs, nous devons devenir de
meilleurs sionistesř (Pnina Lahav, Judgement in Jerusalem: Chief Justice
Simon Agranat and the Zionist Century, University of California Press,
Berkeley, 1997).
Parmi le très petit nombre dřEuropéens Gentils courageux qui
protestent contre ce qu'ils perçoivent comme un complot de domination
mondiale dirigé par les sionistes, il est devenu récemment à la mode de
distinguer les juifs sionistes des non sionistes. On peut supposer que cela
les soulage du fardeau d'être considérés comme Ŗantisémitesŗ.
Cependant, alors qu'une divergence dřopinion entre l'un et l'autre (sur
l'argent) est clairement expliquée ci-dessous, la recherche intemporelle
pour la suprématie mise en évidence ici et accessible à toute personne
suffisamment curieuse pour la chercher, est délibérément passée sous
silence :
Mais Brandeis n'est pas resté longtemps le capitaine du sionisme
américain. Chaim Weizmann - alors président de l'Organisation
sioniste mondiale et l'allié de Brandeis pour persuader la GrandeBretagne d'émettre la Déclaration de Balfour - est entré dans un
conflit virulent avec Brandeis. En juin 1921, la discorde s'est terminée
par la défaite de Brandeis lors de la convention du Congrès juif
américain à Cleveland, dans l'Ohio, et avec la déclaration de
Weizmann selon laquelle Ř[i]l n'y a pas de pont entre Washington et
Pinskř. [Ville en Biélorussie, à la frontière de lřUkraine, pop. 77 % de
juifs, 1900]...
La raison immédiate du désaccord entre Brandeis et Weizmann
concernait une institution financière appelée Keren ha-Yesod.
Weizmann et les dirigeants sionistes européens avaient décidé de créer
un fonds spécial de 25 millions de livres sterling anglaises afin de
financer le développement de la communauté juive (le Yishuv) en
Palestine. Brandeis ne voyait pas dřun bon œil cette idée. Il a critiqué
ce budget comme étant gonflé, la participation des États-Unis trop
456
Dites la vérité et vous humilierez le diable
importante et lřamalgame de ces dons et investissements comme
inacceptable sur le plan financier et administrativement imprudent.
Weizmann, dont la relation avec Brandeis était houleuse depuis
quelque temps, a pris l'opposition comme un casus belli justifiant sa
venue aux États-Unis afin de contester directement lřautorité de
Brandeis. La lutte à la succession de l'organisation sioniste fut, comme
l'a reconnu Weizmann, Řun renouveau, sous une nouvelle forme et un
nouveau pays, de l'ancien clivage entre ŘEstř et ŘOuestřř, entre tradition
et modernité.
Il faisait allusion à la lutte de 1904 entre son propre groupe
d'Europe de l'Est - la Fraction démocratique - et Théodore Herzl, qui
sřest terminée par la victoire de Weizmann. Brandeis et ses partisans
avaient suscité chez Weizmann les mêmes vieux ressentiments contre
les occidentaux aisés, rustiques et sophistiqués, comme Herzl, qui
avait la prétention de dire aux Européens de l'Est comment se
conduire. Les rivalités étaient maintenant relancées sur la scène
américaine. Weizmann, qui ridiculiserait le judaïsme de Brandeis en
tant que ŘJudaïsme Yankee Doodleř, peignant Brandeis et son groupe
comme ŘAméricains pur jusř : orientés vers les règles, dogmatiques,
matérialistes, calculateurs et surtout froids. En revanche, les
Européens se présentaient comme des hommes de vision, imprégnés
de spiritualité juive (Yiddishkeit), généreux, et (bien sûr), chaleureux.
L'un des orateurs en chef de la campagne de Weizmann a très bien
saisi cette distinction quand il a affirmé que les Américains avaient des
goyische kops (des chefs Gentils) alors que les Européens de l'Est
possédaient des yiddishche herzen (des cœurs juifs). (Ibid.)
Voici les recommandations de la Commission King-Crane des ÉtatsUnis en ce qui concerne la Syrie-Palestine et l'Irak (29 août 1919).
E. Nous recommandons, en 5ème partie, une sérieuse
modification de la forme extrême du programme sioniste pour la
Palestine qui équivaut à une immigration illimitée des juifs dans le but
de faire de la Palestine définitivement un État juif. [...]
(3) La Commission reconnaît quřun encouragement sans
équivoque a été donné aux sionistes par les Alliés dans le document
souvent cité par M. Balfour et dans lřapprobation quřil a reçu des
autres représentants des Alliés. Si, quoi quřil en soit, on sřen tient aux
termes stricts du document de Balfour Ŕ en faveur de Řl'établissement
en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif […] étant bien
entendu que rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux droits
civils et religieux des communautés non juives existant en Palestineř Ŕ
457
Gérard Menuhin
il est difficile de contester que la forme extrême du programme
sioniste ne doive être considérablement amendée.
Car Řun foyer national pour le peuple juifř, nřest pas la même chose
que de faire de la Palestine un État juif ; ni que la création d'un tel
État juif puisse se faire sans causer la plus sérieuse entorse aux Řdroits
civils et religieux des communautés non juives existant en Palestine.ř
Voir plus à : http://aldeilis.net/france/la-commission-king-craneune-occasion-perdue/.
***
Il incombe aux dirigeants israéliens d'expliquer clairement et
courageusement à l'opinion publique un certain nombre de faits
oubliés avec le temps. Le premier d'entre eux est qu'il n'y a pas de
sionisme, de colonisation ou d'État juif sans l'expulsion des Arabes et
l'expropriation de leurs terres. (Yoram Bar Porath, Yediot Aahronot,
14 juillet 1972).
Voici l'interview de l'auteur israélien Amoz Oz avec Ariel Sharon du
17 décembre 1982 :
ŘVous pouvez m'appeler comme vous voulez. Traitez-moi de
monstre ou de meurtrier. Notez juste que je ne déteste pas les Arabes.
Au contraire. Personnellement, je suis beaucoup plus à l'aise avec eux,
et particulièrement plus avec les Bédouins qu'avec les juifs. Les Arabes
que nous n'avons pas encore gâtés sont des gens fiers, ils sont
irrationnels, cruels et généreux. Ce sont les Yids qui sont tous tordus.
Afin de les redresser, vous devez d'abord les plier brusquement dans
l'autre sens. En bref, c'est toute mon idéologie.
Traitez Israël de n'importe quel nom qui vous plaît, traitez-le
dřÉtat judéo-nazi comme Leibowitz. Pourquoi pas ? Mieux vaut un
judéo-nazi quřun saint mort. Je m'en fiche si je suis comme Kadhafi.
Je ne cours pas après l'admiration des Gentils. Je n'ai pas besoin de
leur amour. Je n'ai pas non plus besoin d'être aimé par des juifs
comme vous. Je dois vivre, et j'ai l'intention de faire en sorte que mes
enfants vivent aussi. Avec ou sans la bénédiction du Pape et des
autres chefs religieux du New York Times. Je détruirai quiconque lèvera
la main contre mes enfants, je le détruirai ainsi que ses enfants, avec
ou sans notre célèbre pureté d'armes. Je ne me soucie pas qu'il soit
chrétien, musulman, juif ou païen. L'histoire nous enseigne que celui
qui ne tue pas sera tué par d'autres. C'est une loi dřairain.
Même si vous me prouvez par des moyens mathématiques que la
guerre actuelle au Liban est une guerre immorale immonde, je m'en
moque. En outre, même si vous me prouviez que nous n'avons pas
458
Dites la vérité et vous humilierez le diable
atteint et n'arriverons à aucun de nos objectifs au Liban, que nous ne
créerons pas un régime amical au Liban ni ne détruirons les Syriens ou
même l'OLP, même là je nřen moque. Ça valait quand même le coup.
Même si la Galilée est à nouveau bombardée par Katyushas dans un
an, je m'en moque. Nous commencerons une autre guerre, tuerons et
tuerons encore et encore, jusqu'à ce qu'ils en aient eu assez. Et savezvous pourquoi cela en valait la peine ? Parce qu'il semble que cette
guerre nous ait rendus plus impopulaires auprès du monde soi-disant
civilisé.
Nous n'entendrons plus ces bêtises sur lřexceptionnelle morale
juive, les leçons à tirer de l'holocauste ou sur les juifs qui auraient dû
sortir des chambres à gaz purs et vertueux. Plus de cela. La
destruction dřAin al-Hilweh (et c'est dommage que nous nřayons pas
complètement effacé ce nid de frelons !), Le bombardement sain de
Beyrouth et ce minuscule massacre (pouvez-vous appeler [la mort de]
500 arabes un massacre ?) dans leurs camps dont nous aurions dû
nous occuper nous-mêmes avec nos propres mains plutôt que de
laisser les Phalangistes le faire, toutes ces bonnes actions ont
finalement mis un terme aux conneries de peuple exceptionnel et de
lumière sur les nations. Plus d'unicité et plus de douceur et de lumière.
Bon débarras.
Personnellement, je ne veux pas être meilleur que Khomeini ou
Brezhnev ou Kadhafi ou Assad ou Mme Thatcher, ou même Harry
Truman qui a tué un demi-million de Japonais avec deux belles
bombes. Je veux seulement être plus intelligent qu'ils ne sont, plus
rapide et plus efficace, pas mieux ou plus beau qu'ils ne le sont. Ditesmoi, est-ce que les méchants de ce monde passent un mauvais
moment ? Si quelqu'un essaie de les toucher, les hommes méchants
coupent ses mains et ses jambes. Ils chassent et attrapent ce qu'ils ont
envie de manger. Ils ne souffrent pas d'indigestion et ne sont pas
punis par le Ciel. Je veux quřIsraël rejoigne ce club. Peut-être que le
monde commencera enfin à me craindre au lieu de se sentir désolé
pour moi. Peut-être commenceront-ils à trembler, à craindre ma folie
au lieu d'admirer ma noblesse. Dieu merci pour cela. Laissez-les
trembler, laissez-les nous appeler un État fou. Laissez-les comprendre
que nous sommes un pays sauvage, dangereux pour notre entourage,
pas normal, que nous pourrions devenir fous si l'un de nos enfants est
assassiné, un seul ! Parce que nous pourrions devenir fous et brûler
tous les champs de pétrole au Moyen-Orient ! Si quelque chose
arrivait à votre enfant, Dieu nous en garde, vous parleriez comme je le
fais. Faites savoir à Washington, à Moscou, à Damas et en Chine que
si l'un de nos ambassadeurs est fusillé ou même un consul ou le
459
Gérard Menuhin
moindre petit fonctionnaire de l'ambassade, nous pourrions
commencer la Troisième Guerre mondiale juste comme ça !ř
...Nous sommes en train de parler assis sur le balcon de la jolie
maison de campagne appartenant à C. qui est situé dans un Moshav
prospère. À l'Ouest, nous voyons un soleil couchant, et il flotte dans
lřair un parfum d'arbres fruitiers. On nous sert du café glacé dans de
grands verres.
C. a environ cinquante ans. Il est un homme bien connu pour ses
actions (militaires). Cřest un personnage fort et musclé portant des
shorts mais pas de chemise. Son corps est bronzé d'une nuance
bronze métallique, la couleur d'un homme blond vivant au soleil. Il
met ses jambes velues sur la table et ses mains sur la chaise. Il y a une
cicatrice sur son cou. Ses yeux errent sur ses plantations. Il exprime
son idéologie dans une voix rauque dřavoir trop fumé :
ŘPermettez-moi de me dire [sic] ce qui est le plus important, le fruit
le plus doux de la guerre au Liban : c'est que maintenant, ils ne
détestent pas seulement Israël. Merci à nous, ils détestent aussi tous
ces juifs Feinschmecker à Paris, Londres, New York, Francfort et
Montréal, dans tous leurs trous. Finalement, ils détestent tous ces
gentils Yids, qui disent qu'ils sont différents de nous, qu'ils ne sont pas
des Israéliens, qu'ils sont des juifs différents, propres et décents. Tout
comme le juif assimilé à Vienne et à Berlin, qui a supplié l'antisémite
de ne pas le confondre avec l'Ostjude criant et puant qui s'est
introduit dans ce milieu culturel au sortir des ghettos sales de
l'Ukraine et de la Pologne. Cela ne les aidera pas, ces Yids propres,
tout comme cela ne les a pas aidés à Vienne et à Berlin. Laissez-les
crier qu'ils condamnent Israël, qu'ils sont bien, qu'ils ne voulaient pas
et ne voulent pas faire de mal à une mouche, qu'ils continuent de
préférer la mort plutôt que la lutte, qu'ils se sont dřeux-mêmes
engagés à enseigner aux Gentils comment être de bons chrétiens en
tendant toujours l'autre joue. Cela ne servira à rien. Maintenant, cřest
ce quřils ont là-bas, grâce à nous, et je vous le dis, ça fait plaisir à
voir...
Même aujourd'hui, je suis disposé à faire du bénévolat pour faire le
sale travail pour Israël, à tuer autant d'arabes que nécessaire, à les
déporter, à les expulser et à les brûler, à faire en sorte que tous nous
détestent, à tirer le tapis de sous les pieds des juifs de la diaspora, de
sorte qu'ils seront forcés de faire appel à nous en pleurant. Même si
cela signifie faire exploser une ou deux synagogues ici et là, je m'en
moque. Et ça ne me dérange pas si, une fois le travail accompli, vous
me faites un procès du genre Nuremberg et que vous me condamniez
à perpétuité. Pendez-moi si vous voulez, en tant que criminel de
460
Dites la vérité et vous humilierez le diable
guerre. Ensuite, vous pourrez flatter votre conscience juive et entrer
dans le club respectable des nations civilisées, des nations qui sont
grandes et en bonne santé.
Ce que vous ne comprenez pas, c'est que le sale travail du
sionisme n'est pas encore terminé, loin de là. Certes, cela aurait pu être
fini en 1948, mais vous avez interféré, vous l'avez arrêté. Et tout cela à
cause de la communauté juive dans vos âmes, à cause de votre
mentalité Diaspora. Car les juifs ne saisissent pas les choses
rapidement. Si vous ouvrez les yeux et regardez ce qui se passe dans le
monde, vous verrez que les ténèbres tombent à nouveau. Et nous
savons ce qui arrive à un juif qui reste dehors la nuit. Je suis donc
content que cette petite guerre au Liban ait effrayé les Yids. Laissezles avoir peur, laissez-les souffrir. Ils devraient se dépêcher de rentrer
chez eux avant qu'il ne fasse vraiment sombre.
Alors, je suis antisémite ? Bien. Donc ne me citez pas, citez
Lilienblum à la place [un ancien sioniste russe Ŕ Ed.]. Il n'est pas
nécessaire de citer un antisémite. Citez Lilienblum, et il n'est
certainement pas un antisémite, il y a même une rue à Tel Aviv qui
porte son nom.ř
(C. cite à partir d'un petit cahier qui était sur sa table quand je suis
arrivé :) ŘEst-ce que tout cela nřest pas un signe clair que nos ancêtres
et nous-mêmes... voulaient et veulent toujours être déshonorés ? Que
nous aimons vivre comme des gitans ?ř C'est Lilienblum. Pas moi.
Croyez-moi. Je suis passé par la littérature sioniste, je peux prouver ce
que je dis.
Et vous pouvez écrire que je suis un déshonneur pour l'humanité,
ça ne me dérange pas, au contraire. Faisons un accord : je ferai tout
mon possible pour expulser les Arabes d'ici, je ferai tout mon possible
pour augmenter l'antisémitisme, et vous écrirez des poèmes et des
essais sur la misère des Arabes et préparez-vous à absorber les Yids
que je pousserai à fuir vers ce pays et à leur apprendre à être une
lumière envers les Gentils. Qu'en dites-vous ? (De l'auteur israélien
Amoz Oz, 17 décembre 1982, entretien avec Ariel Sharon
(Scheinerman), dont les parents étaient des juifs russes, imprimés dans
le quotidien israélien Davar. Comme tant de révélations gênantes, ce
serait un faux, ou du moins attribué à tort, mais sa description
physique contenue dans l'article comme un ancien fumeur blond et
balafré Ŕ devenu plus tard un gros tas de graisse - semble
correspondre).
En 1920, le rapport intérimaire de la Société des Nations sur
l'administration civile de Palestine a déclaré quřil y avait 700.000
461
Gérard Menuhin
personnes vivant en Palestine, dont 76.000 étaient juives. En 1948, la
population était passée à 1.900.000, dont 68 % étaient des Arabes et 32 %
étaient juifs (rapport UNSCOP, y compris les Bédouins). Imaginez ce
que cela a dû être pour 1.292.000 Arabes, principalement des bergers et
des producteurs dřolives, de se réveiller le 14 mai 1948 et de constater que
leur pays, connu universellement comme la Palestine, était devenu
ŖIsraëlŗ et avait été reconnu comme tel par les États-Unis.
Pas étonnant que les Palestiniens aient nommé cette date ŖNakbaŗ ou
Ŗla catastropheŗ. ŖPourquoi les Arabes devraient-ils faire la paix ? Si j'étais
un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est
normal : nous avons pris leur pays.ŗ (Nahum Goldmann cite BenGurion, The Jewish Paradox: A Personal Memoir of Historic Encounters That
Shaped the Drama of Modern Jewry, Grosset & Dunlap, New York 1978, pp.
99-100).
Le mauvais traitement des Palestiniens est facilité par l'attitude
traditionnelle des juifs envers eux. En 1969, Golda Meir, alors premier
ministre d'Israël, a fait cette déclaration au Sunday Times (15 juin 1969,
également dans le Washington Post (16 juin 1969) : ŖIl nřy a jamais rien eu
de tel que les Palestiniens… Ce nřest pas comme sřil y avait eu des
Palestiniens en Palestine qui se considéraient comme un peuple
palestinien et que nous soyons arrivés et les ayons expulsés et que nous
ayons pris leur pays. Ils n'existaient pas.ŗ Meir a également déclaré :
ŖComment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a
personne à qui les rendre.ŗ (8 mars 1969, voir goo.gl/qbr4yE). Bien sûr,
les êtres qui n'existent pas officiellement n'ont pas de droits et sont donc
plus faciles à tuer. ŖCe pays existe comme l'accomplissement d'une
promesse faite par Dieu lui-même. Il serait ridicule de lui demander de
rendre compte de sa légitimité.ŗ (Golda Meir dans Le Monde, 15 octobre
1971). ŖIsraël peut être en droit de juger dřautres peuples mais personne
nřa le droit de juger le peuple juif et l'État d'Israël.ŗ (Ariel Sharon, 25
mars, 2001, BBC News online).
Toutes les religions sont des inventions, de simples expressions de la
fragilité humaine et de la superstition, de la peur de la mortalité, etc.
Chacune, dans son propre intérêt, revendique la priorité sur toutes les
autres, et est dotée de Ŗle seul vrai dieuŗ, mais aucune, à part le judaïsme,
nřa eu l'impertinence de prétendre être Ŗéluŗ et de revendiquer pour ellemême toute la planète. À quelques exceptions près, les juifs n'ont rien
produit de valeur durable, mais, au contraire, sont responsables, en tant
462
Dites la vérité et vous humilierez le diable
que groupe, de la mort et de la destruction universelles. Peut-être est-ce
d'autant plus compréhensible qu'ils doivent chercher, contre toutes
évidences, à claironner leur primauté. Les rabbins - les dirigeants religieux
et communautaires juifs - semblent surtout être des partisans militants de
la supériorité et de l'agression juives. Les délires suivants, loin d'être des
énoncés exemplaires de sagesse pieuse, peuvent être comparés à ceux
d'une collection de bonimenteurs enragés :
Rabbi Menachim Schneersohn du Habad-Loubavitch a une
attitude carrément raciste : ŘC'est plutôt que nous faisons la distinction
entre des types (dřêtres humains) totalement différents. Il faut donc
parler de corps aussi. Le corps d'une personne juive a une qualité
complètement différente de celle d'un membre d'une autre nation sur
terre. Toute l'existence d'un non-juif n'est toujours que vanité. La
création toute entière des non-juifs ne consiste quřà assurer la survie
des juifs.ř (cité dans le livre d'Israël Shahak, Norton Mezvinsky, Jewish
Fundamentalism in Israel, Pluton Press, Londres, 1998).
La signature d'Harry Truman orne ce document où l‘on peut lire : ―Ce gouvernement a été informé
qu'un État juif a été proclamé en Palestine, et le gouvernement provisoire a demandé sa
reconnaissance. Les États-Unis reconnaissent le gouvernement provisoire comme l'autorité de fait du
nouvel État d'Israël. Daté le 14 mai 1948.‖ Notez que Truman a biffé ―l'état juif‖, les deux
derniers mots du dernier paragraphe, et écrit dans ―l‘État d'Israël‖.
463
Gérard Menuhin
Un autre rabbin s'est exprimé de la même manière tout récemment, le
chef religieux de la représentation du parti Shas dans le gouvernement
israélien, Rabbi Ovaida Yosef, selon le Jerusalem Post du 18 octobre 2010 :
ŘLes Goyim (non-juifs) ne sont nés que pour nous servir. En outre,
ils n'ont aucune place sur la terre - seulement pour servir le peuple
d'Israël. Parmi les indigènes, ce sera comme avec toute autre
personne - ils doivent mourir, mais Dieu leur donnera la longévité...
Ils sont son serviteur. Par conséquent, il leur sera donné une longue
vie, afin qu'ils puissent bien travailler pour les juifs. Pour quoi les
indigènes sont-ils nécessaires ? Ils travailleront, ils laboureront, ils
récolteront. Nous nous assierons là et mangerons, comme un
maître/un seigneur. C'est pourquoi les peuples autochtones ont été
inventés.ř
Et le 28 août 2010, il l'a dit dans sa prière hebdomadaire : ŘQue
tous les méchants qui détestent Israël, comme ŘAbu Masenř et tous les
Palestiniens, disparaissent de notre monde. Que la peste les frappe.ř
Une autre fois, il a dit : ŖVous devez tirer des missiles sur eux (les
Palestiniens), afin de les éliminerŗ. Selon le Jerusalem Post du 19 juin 1969,
le rabbin israélien Yitzak Ginsburg a déclaré : ŖLe sang juif et le sang des
non-juifs n'est pas le même.ŗ Par conséquent, tuer nřest pas un meurtre
pour lui, lorsque la victime est une personne indigène (Palestinien).
En 1994, après que le docteur juif Baruch Goldstein ait massacré 29
Palestiniens en prière, le rabbin Yakov Perm a déclaré : ŖUn million
d'Arabes
ne
valent
pas
autant
qu'un
ongle
juif.ŗ
(https://en.wikipedia.org/wiki/Baruch).
Rabbi Dov Lior, qui a servi de rabbin en chef dans l'armée et chef de
la Yéshiva Shavei Hevron au sein de la colonie juive radicale Kiryat Arba,
considérée comme le terrain d'élevage du terrorisme juif, s'est exprimé de
la même manière : ŖIl n'y a pas de civils en temps de guerre... mille vies
non juives ne valent pas un ongle juifŗ (Max Blumenthal, ŖHow to Kill
Goyim and Influence People,ŗ [Comment tuer les Goyim et influencer
les gens], 29 août 2010 ; www.maxblumenthal.com/2010/08/ ;
www.alternet.org/story/148016). Selon le rabbin Yitzak Shapira dans son
livre de 230 pages Torat Ha'Melech (La Torah des rois) :
Selon l'auteur du livre, le rabbin Yitzhak Shapira, Řles non-juifs
sont indifférents par nature et devraient être tués afin de freiner leurs
pires inclinations.ř ŘSi nous tuons un Gentil qui a violé l'un des sept
commandements... il n'y a rien de mal avec le meurtreř, assure Shapira.
En citant la loi juive comme source (ou du moins une interprétation
464
Dites la vérité et vous humilierez le diable
très sélective de celle-ci), il a déclaré : ŘIl existe une justification pour
tuer des bébés s'il est clair qu'ils vont grandir pour nous nuire, et dans
une telle situation, ils peuvent être blessés délibérément, et pas
seulement pendant le combat avec des adultes.ř [...] Shapira dirige la
colonie de [Yitzhar] Od Yosef Chai yeshiva [école de la Torah],
exerçant son influence sur une petite armée de fanatiques qui sont
impatients de frapper les Palestiniens s'occupant de leurs récoltes et
de leur bétail dans les vallées situées au-dessous dřeux. L'un des
partisans de Shapira, un immigré américain nommé Jack Teitel, a
avoué avoir tué deux Palestiniens innocents et tenté de tuer l'historien
libéral israélien Ze'ev Sternhell avec une lettre piégée. Teitel est
suspecté de nombreux autres meurtres, y compris une attaque contre
un centre communautaire gay de Tel Aviv.
En dépit de son rôle apparent en tant qu'institut de formation à la
terreur, Od Yosef Chai a empoché près de cinquante mille dollars du
ministère israélien des Affaires sociales depuis 2007, tandis que le
ministère de l'Éducation a injecté plus de 250.000 dollars dans les
coffres de la yeshiva entre 2006 et 2007. La yeshiva a également
bénéficié généreusement des dons d'un organisme sans but lucratif
américain exonéré dřimpôt appelé Fonds central d'Israël. Situé à
l'intérieur du magasin Marcus Brothers Textiles dans le centre de
Manhattan, le Fonds central a transféré au moins trente mille dollars à
lřOd Yosef Chai entre 2007 et 2008. (Source : Max Blumenthal, Ibid.)
Rabbi Kook ancien chef rabbin en Palestine, en 1920, a déclaré :
Le Talmud déclare... qu'il existe fondamentalement deux sortes
d'âmes, une âme non-juive qui vient de la sphère satanique, tandis que
l'âme juive vient de la sainteté... La différence entre une âme juive et
une âme non-juive... est plus grande et plus profonde que la différence
entre une âme humaine et l'âme des bêtes. (À ce sujet, voir Israël
Shahak, Norton Mezvinsky, op. cit., pp. 58-60).
Rabbi Israël Hess, dans son article ŖLe génocide : un
commandement de la Torahŗ, publié le 26 février 1980, a exigé :
ŘNous devons tous commettre un génocide, car les Palestiniens sont
les anciens Amalécites.ř (ŖIsraël Hessŗ, Wikipédia).
Toutes ces déclarations sont absolument légales en Israël, car il n'y a
pas de loi contre l'incitation du peuple. Mais imaginez les mollahs iraniens
ou les musulmans égyptiens dire la même chose. Comment notre presse
réagirait-elle ? Et quel est l'effet de ces déclarations sur les musulmans à
l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine ? Et qu'est-ce que les chrétiens
disent sur leur supposée création afin quřils puissent servir les juifs ?
465
Gérard Menuhin
À l'heure actuelle, il y a une levée de bouclier dans le pays parce
que les rabbins exigent que les soldats religieux puissent quitter toute
cérémonie militaire où les femmes soldats sont autorisées à chanter.
ŘLa voix d'une femme est sa partie sexuelleř, affirme un texte sacré. Et
un important rabbin vient d'annoncer qu'un soldat religieux devrait
plutôt faire face à un peloton de tir que d'écouter une femme qui
chante. (Je nřinvente rien.) (Uri Avnery, ŖThe Fearmongersŗ, 10
décembre 2011, goo.gl/5PNaUo).
Mise à jour :
12 décembre 2014 :
Trois Israéliens d'extrême droite ont confessé le
bombardement d'une école juive-arabe à Jérusalem il y a deux
semaines. Cela a été signalé dans les médias israéliens jeudi, selon
l'agence secrète Shin Bet. Les hommes appartiennent à
lřorganisation dřextrême droite juive ŘLehavař. L'organisation est
contre les relations des juifs avec des membres d'autres religions.
L'école est considérée comme un exemple de coexistence. Elle est
organisée selon des lignes bilingues, des étudiants juifs et
musulmans y étudient ensemble. Normalement, les écoles en Israël
sont assignées selon différents groupes de population : les juifs, les
musulmans et les chrétiens sont habituellement séparés. Après
l'attaque menée à la fin du mois de novembre, les murs ont été
barbouillés en hébreu avec lřinscription : ŘIl n'y a pas de
coexistence avec le cancerř, ont rapporté les médias israéliens.
(news.bluewin.ch).
Notre race est la race des maîtres. Nous, les juifs, sommes des
dieux divins sur cette planète. Nous sommes aussi différents des races
inférieures comme elles le sont des insectes. En fait, comparées à
notre race, les autres races sont des bêtes et des animaux, du bétail au
mieux. Les autres races sont comme lřexcrément humain. Notre destin
doit être de régner sur ces races inférieures. Notre royaume terrestre
sera gouverné par notre chef avec une baguette de fer. Les masses
lécheront nos pieds et nous serviront comme des esclaves. (Premier
ministre d'Israël Menachem Begin, dans un discours à la Knesset, cité
dans Amnon Kapeliouk, ŖBegin and the Beastsŗ, New Statesman, 25
juin 1982.).
466
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Begin, chef du groupe Irgoun, a été classé ŖTerrorisme n° 1ŗ sur la
liste des personnes recherchées par les Britanniques. Entre autres actes,
l'Irgoun est responsable de l'attaque contre l'Hôtel King David à
Jérusalem, qui a tué 91 personnes et le massacre de civils arabes à Deir
Yassin, tuant au moins 250 personnes. Le premier premier ministre
d'Israël, Ben-Gourion, s'est exprimé ainsi à propos de Begin :
Il est raciste et il est capable afin de réaliser son rêve d'un Israël
uni dřexterminer tous les Arabes ; afin dřaccomplir ce but sacré, rien
ne lřarrêtera. (Eitan Haber, Menachem Begin, Delacorte Press, New
Menachem Begin
York, 1978, p. 255).
Begin a reçu le prix Nobel de la paix en 1978.
Ces citations peuvent être complétées par l'énoncé forcené ci-après du
directeur national de l'ADL (anti-diffamation Ligue) :
[L'Holocauste] n'est pas simplement un exemple de génocide, mais
une tentative presque réussie sur la vie des enfants élus de Dieu et, par
conséquent, sur Dieu lui-même. (ADL's Frontline, janvier 1994).
Est-ce quřil y a encore quelqu'un qui a besoin de se faire expliquer le
terme juif Ŗchutzpahŗ ?
Bien sûr, ces expressions mégalomaniaques ne font que démontrer le
fanatisme primitif qui inspire ces êtres, ainsi que le besoin impérieux de
faire valoir une revendication impossible, afin de justifier un
comportement injustifiable.
467
Gérard Menuhin
Déjà en 1919, Winston Churchill prévoyait que le sionisme impliquait
le nettoyage de la population indigène ; il a écrit :
Il y a les juifs, que nous sommes engagés à introduire en Palestine,
et qui prennent pour acquis que la population locale sera dégagée
pour répondre à leur convenance. (Nur Masalha, Expulsion of the
Palestinians, Institute for Palestine Studies, Washington, DC, 1992,
p. 15).
***
Les villages juifs ont été construits à la place des villages arabes.
Vous ne connaissez même pas les noms de ces villages arabes, et je ne
vous le reproche pas parce que les livres de géographie n'existent plus.
Non seulement les livres n'existent plus, mais les villages arabes ne
sont plus là non plus. Nahlal a émergé à la place de Mahlul ; Kibbutz
Gvat à la place de Jibta ; Kibboutz Sarid à la place de Huneifis ; et
Kefar Yehushua à la place de Tal al-Shuman. Il n'y a pas un seul
endroit construit dans ce pays où ne se trouvait auparavant une
population arabe. (Moshe Dayan, adresse au Technion, Haifa,
Ha'aretz, 4 avril 1969).
Le sort des Palestiniens est un bon exemple de ce qui nous attend
tous. Ils se trouvent juste plus près du canon du fusil :
Lřassassinat de plus de 2.000 Palestiniens l'été dernier, dont des
centaines d'enfants, était un massacre de masse. Nous avons vu cette
farce tant de fois maintenant - à Gaza, pour la plupart - que même
nos statistiques sont éclaboussées de sang. (Robert Fisk,
correspondant de Moyen-Orient, The Independent, 4 janvier 2015).
Il n'y a rien dřintrinsèquement déficient en ce qui concerne un
Palestinien, mais une fois qu'il a été affamé, privé d'eau, d'éducation, des
rudiments de base de la civilisation ; une fois qu'il a été déshumanisé, il
ressemble davantage à un animal. Il peut donc être traité comme tel.
Ce point de vue coïncide avec l'avènement de la génération des jeux
informatiques qui exploite maintenant des drones ou qui tue de loin.
Ceux que les États-Unis cherchent à dominer par la force militaire sont
réduits à des cibles numériques sur un écran, enlevant leur humanité et
rendant la compassion superflue, de sorte que leur élimination
accidentelle est un simple Ŗdommage collatéralŗ, comme cela a été décrit
dans les médias synchronisés, ou encore plus méprisable, Ŗbug-splatŗ
[insecte écrasé]. Ceci est conforme au dogme juif, par lequel les non-juifs
468
Dites la vérité et vous humilierez le diable
ne sont que du bétail. Munya Murdoch, directrice de l'Institut israélien
pour le développement de l'armement, a déclaré en 1994 :
Le sens moral et politique des armes nucléaires est que les États
qui renoncent à leur utilisation acceptent le statut des États vassaux.
Tous les États qui se satisfont de ne posséder que des armes
conventionnelles sont destinés à devenir des états vassaux. (Israël
Shahak, Open Secrets: Israeli Nuclear and Foreign Policies, Pluton Press,
Londres, 1997).
Des intellectuels sérieux ont été troublés par la question immémoriale
de savoir si l'identité des juifs est raciale ou religieuse. Ce nřest ni lřun ni
lřautre. Cependant, tout aussi pieux quřils puissent être, les juifs séfarades,
par leurs actions, l'impression générale que les juifs dans leur totalité font
sur le reste de l'humanité est qu'ils sont simplement un gang - un groupe
de trafiquants se nourrissant de l'ignorance dřautrui. Comme le dit
l'écrivain américain Wendell Berry : ŖSi vous êtes un escroc, l'ignorance
ou l'innocence d'autrui est votre fond de commerce. Il faut la dépravation
la plus basse pour faire de la faiblesse des autres son fond de commerce.ŗ
Comme dans la mafia, les préoccupations juives ont leurs propres agents
d'exécution, dans ce cas, les services secrets ou, dans les cas majeurs de
pays entiers nécessitant une soumission, l'option militaire. Les
usurpateurs et les tyrans vont et viennent, souvent imposés et détruits par
les intérêts juifs, mais le mouvement offensif pour la domination du
monde, latent ou exposé, est constant.
Quand on nous demande instamment une explication logique de
l'annexion comparativement rapide de l'ensemble du monde matériel par
les juifs, en fonction de la revendication - du moins au début - ridicule
que tout leur appartient, lřémergence d'une seule bande est aisément
explicable. Premièrement, l'invention d'un dieu qui leur donne tout, suivie
de la croyance perverse et implacable de cette idéologie pseudo-religieuse,
pendant des générations et des siècles prêchée et martelée à la maison
grâce aux lois talmudiques et aux rabbins, et a inculqué chez les larbins
juifs piégés dans leurs ghettos, tandis que quelques-unes des familles
favorisées manigancent l'avancement de cette ambition dans leur dos.
Ensuite, la souche (qui ne participe comme par hasard pas au commerce
des métaux précieux) découvre comment piéger le monde par la dette,
jusqu'à ce que finalement toutes les propriétés matérielles deviennent
vraiment les leurs. Le fait que cette famille de marchands de monnaies
n'assume son identité juive que par la conversion des Khazars du 8ème
469
Gérard Menuhin
siècle à juifs ashkénazes, tout en conservant de manière inéluctable ses
traits asiatiques et mongoloïdes, ne lřempêche pas de revendiquer
l'héritage juif. La superstition engendre ainsi sa propre réalisation. Peu
importe dřoù sont originaires les juifs. Quelles que soient leurs origines,
nous sommes confrontés quotidiennement aux graves conséquences de
notre manque de détermination à résister à cet élément perturbateur
permanent. Les juifs ont pris l'habitude de dicter leur agenda aux
présidents américains au moins depuis Woodrow Wilson. ŖLa vérité en la
matière est, comme vous le savez, qu'un élément financier dans les grands
centres est propriétaire du gouvernement depuis lřépoque d'Andrew
Jacksonŗ, extrait dřune lettre écrite par Franklin D. Roosevelt au Colonel
House, le 21 novembre 1933. Ou ŖCinquante hommes ont dirigé
l'Amérique, et c'est un chiffre élevéŗ, Joseph Kennedy, père de JFK, dans
le numéro du 26 juillet 1936 du New York Times.
Le comportement d'Israël démontre clairement sa confiance dans sa
propre impunité et son mépris pour l'ONU. Officiellement Ŗcréées pour
promouvoir la paixŗ, Ŗles Nations Unies ne sont qu'une trappe au camp
de concentration immense du Monde Rougeŗ. ŖNous créons et
contrôlons l'ONU et jouerons un rôle vital lorsque nous établirons un
gouvernement mondial.ŗ (Harold Wallace Rosenthal interview, dans :
Charles A. Weisman (éd.), The Hidden Tyranny, auto-publié, 1992 ;
goo.g/7DcXGz, cf. goo.gl/t4A7rs).
ŖL'ONU est la plus grande fraude de l'histoire.ŗ (John E. Rankin,
député américain). Et ceci, de Curtis Dall :
L'ONU n'est qu'un dispositif bancaire international à longue
portée clairement mis en place pour le seul bénéfice financier et
économique d'un petit groupe de révolutionnaires puissants dřun seul
et même monde, affamés de profit et de pouvoir... La dépression fut
la Řtonte calculée du public par les puissances monétaires mondiales,
déclenchée par la pénurie d'approvisionnement soudaine et planifiée
de l'argent à vue sur le marché monétaire de New York... Les
dirigeants du gouvernement mondial et leurs banquiers toujours
attentifs ont maintenant acquis le contrôle total de l'argent et des
mécanismes de crédit des États-Unis grâce à la création de la Banque
de réserves fédérale privée. (Curtis Dall, le gendre de Franklin D.
Roosevelt cité dans son livre, FDR: My Exploited Father-in-Law,
Christian Crusade Publications, Tulsa, Okla., 1967).
Chronologie juive compressée :
470
Dites la vérité et vous humilierez le diable
- 7ème siècle av. J.C. : Tribu de Juda/supremacisme du peuple
élu/ethnocentrisme
- 2ème au 5ème siècle après J.C. : Judaïsme Talmudique
- 205 après J.C. et suivant, usure mondiale/expulsion mondiale
- 740 après J.C. : conversion massive des Khazars, juifs ashkénazes
- 1290 expulsion d'Angleterre
- 1492 expulsion d'Espagne
- 1579 juifs Řportugaisř admis en Hollande (Utrecht)
- 1609 : Banque d'Amsterdam/précurseur du concept de banque
centrale
- 1642-1651 : Révolution anglaise/Cromwell (Soutenu
dřAmsterdam)
- 1650 : Guillaume III (invasion soutenue dřAmsterdam)
- 1694 : Bank of England, banque centrale privée/système bancaire
fractionnaire
- 1776 : Rothschild : Illuminisme/infiltration de la franc-maçonnerie
- 1789 : Révolution française
- 1867 : Marxisme (Das Kapital) sur commission, le communisme
Řscientifiqueř marxiste
- 1897 : Sionisme (première conférence)
- 1913 : Création de la Réserve fédérale, introduction de l'impôt sur
le revenu
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale
- 1917 : Déclaration Balfour/BolcheviqueCommunisme/Révolution russe
- 1919 : Traité de Versailles/International communiste (Komintern),
1919-1943
- 1919-1946 : Société des Nations
- 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale
- 1942 : Riegner Télégramme. Première rumeur répandue sur
l'extermination massive de juifs avec de l'acide prussique
- 1945 : Nations Unies
- 1945 : ŘProcèsř des crimes de guerre à Nuremberg (tribunal
fantoche), novembre 1945 à avril 1949
- 1946 : Gazage massif des juifs accepté comme fait
- 1948 : Création de l'État d'Israël [à ce jour Israël nřa toujours pas
été reconnu officiellement comme ŘÉtatř]
- 1951-2009 : création/consolidation du Bloc européen/ŘUnion
européenneř
- Années 1990 : Globalisme/dette mondiale, jusqu'à aujourd'hui
- 2014 : Cisjordanie Ashkénazes-Khazars colonisent l'Ukraine
471
Gérard Menuhin
- Futur : Nouvel ordre mondial [juif], fusion éventuelle de
l'Amérique du Nord/Amérique du Sud, du Royaume-Uni, de
l'Australie, de l'Afrique subsaharienne ; Europe, Russie ; Asie, en
ŘOcéanieř, ŘEurasieř, ŘEastasiař respectivement, ou dans des blocs
baptisés de manière similaire.
Israël peut attaquer des civils au Liban avec des bombes à
fragmentation (2006) et dans la bande de Gaza avec des bombes au
phosphore blanc (2008-2009) et tester sur la population sans défense les
armes dont la vente profite à leur industrie d'exportation, mais le Conseil
de sécurité de l'ONU n'intervient pas. Par sa conduite immorale, Israël
s'est mis lui-même hors-la-loi et n'est pas apte à partager la planète avec la
congrégation ordinaire de l'humanité, ou comme lřa dit Gilad Atzmon :
ŖIl ne faut pas sřy tromper, il n'y a pas de place pour ces gens-là parmi les
nations.ŗ (29 décembre 2008).
La persécution, en un mot, bien quřinjuste, pourrait avoir réduit les
juifs dřaujourdřhui à un état qui justifie presque une vengeance
maligne. Ils sont devenus si odieux et si hostiles à l'humanité, au point
de mériter du fait de leur conduite actuelle, peu importe comment,
lřopprobe et les mauvais traitements des communautés dans lesquelles
ils habitent et avec lesquelles ils sont rarement autorisés à se mêler. (B.
Disraeli, Lord George Bentinck, op. cit., Chapitre 24).
***
Dans toutes les grandes villes d'Europe, et dans certaines des
grandes villes d'Asie, parmi les classes infâmes existantes, on trouvera
toujours des juifs. Ce ne sont pas les seules personnes qui pratiquent
lřusure, qui se font gladiateurs ou adeptes dřoccupations malveillantes
et scandaleuses, et elles ne sont nullement une majorité de celles-ci,
mais compte tenu de leur nombre total, elles contribuent peut-être
plus que leur proportion à l'ensemble des infâmes. En cela, ils
obéissent à la loi qui règle le destin de toutes les races persécutées :
lřabject est l'affaire des déshonorés ; et comme les activités infâmes
sont généralement des activités illégales, la race persécutée qui a le
plus de talent aura le plus de succès dans la lutte contre la loi. (B.
Disraeli, Ibid., Chapitre 10).
Disraeli, dans cette biographie politique, semble tenter de racheter les
juifs rétroactivement - comme il l'admet - pour leur évolution entachée.
Selon lui, leur persécution excuse leur profession. Il ne nous dit pas
pourquoi ils ont été persécutés en premier lieu, tandis que sa conversion
472
Dites la vérité et vous humilierez le diable
au christianisme seule semblerait une raison suffisante pour douter de sa
sincérité.
Voltaire, d'autre part, avait un point de vue sans équivoque : ŖCřest à
regrets que je parle des juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus
détestable qui ait jamais souillé la terreŗ (Dictionaire Philosophique, 1764,
ŖToléranceŗ, Section 1).
Bien sûr, j'accepte que la société, en l'absence de la responsabilité
individuelle de l'homme, soit dirigée par une autorité directrice, mais je
m'oppose fermement à ce que cette direction soit menée par une autorité
si peu attractive et méritante. Un roi local, descendant d'une longue lignée
et enraciné dans sa culture, aussi dégénéré soit-il dans sa vie privée, mais
peut-être un protecteur de l'art et de l'architecture, serait beaucoup plus
défendable que lřactuelle gouvernance par des personnes inférieures.
Les oppresseurs actuels sont certainement inférieurs, car, d'une part,
en tant que simples preneurs de commandes, ils ont renoncé au choix
individuel. D'autre part, en tant que donneurs d'ordre, ils sont par
définition inférieurs, car leur compréhension de la juste valeur leur fait
défaut.
Les attaques contre le Liban, la Libye et la Syrie, pour ne citer que
trois nations victimes, ont mené à des guerres civiles, à l'empoisonnement
de l'air, de l'eau et du sol, et à la destruction de monuments, de
bibliothèques et d'œuvres d'art irremplaçables. Quel est lřintérêt, pourraiton demander, de vivre dans un monde où tous les coins sont pollués, où
les grands trésors des civilisations passées ont été détruits ? (À titre
d'exemple, consultez Henry A. La Farge, Lost Treasures of Europe, Batsford,
Londres, 1946.)
Demandez aux juifs, ils doivent savoir. En fait, la destruction et la
spoliation des réalisations entières de l'homme, qui est la conséquence de
l'ingérence juive, démontrent leur absence d'attachement, non seulement
à une culture particulière, mais à la race humaine en général. Donc, leur
raison n'est pas notre raison. Cependant, selon mon grand-père, le
descendant d'une longue lignée de rabbins (voir Moshe Menuhin,
Memories of Palestine 1904-1913, youtu.be/2A_vxpUgv3s), ce ne sont pas
des juifs authentiques. Un observateur charitable pourrait arriver à la
conclusion que les professionnels juifs non religieux (médecins, avocats,
etc.) sont pris en sandwich entre les brandisseurs de Talmud et les
Sionistes fanatiques.
473
Gérard Menuhin
Dietrich Eckart (1868-1923), généralement considéré comme le
mentor d'Hitler, a mis ces mots dans la bouche d'Hitler, dans son
dialogue fictif avec Hitler :
C'est probablement la façon dont vous l'avez décrit une fois : on
ne peut comprendre le juif quand on sait où, en dernière ressort, il est
entraîné. Au-delà de la domination mondiale, vers la destruction du
monde. Il croit qu'il doit prévaloir sur toute l'humanité afin de,
comme il le dit, pouvoir créer le paradis sur terre. Seul lui peut le faire,
il se raconte des histoires, et cela arrivera certainement. Cependant,
seules les méthodes qu'il utilise révèlent qu'il est secrètement entraîné
par autre chose. Alors qu'il prétend élever l'humanité, il la tourmente
au désespoir, à la folie, à sa perte. S'il ne peut pas être stoppé, il la
détruira. Il est programmé pour cela, c'est son désir ardent ; bien qu'il
ne perçoive que vaguement qu'il se détruit lui aussi. Il ne peut pas y
échapper, il doit le faire. Ce sentiment que son existence dépend
inconditionnellement de sa victime me semble être la principale cause
de sa haine. Pour détruire quelqu'un avec la plus grande violence, tout
en détectant que cela mènera à sa propre disparition, ça explique tout.
La tragédie de Lucifer, si vous préférez. (Dietrich Eckart, Bolschewismus
von Moses bis Lénine: Zwiegespräche zwischen Adolf Hitler und mir, [Le
Bolchevisme de Moïse à Lénine : Dialogue entre Hitler et moi] Hoheneichen,
Munich, 1925. Le dialogue était unilatéral, fictif).
En corollaire à la thèse logique d'Eckart, n'est-il pas aussi rationnel
d'attribuer à cette ethnicité agressive, de même que sa disposition
destructrice innée, une haine subconsciente et profonde de la décence, la
qualité de base qui anime tous les peuples et individus pacifiques,
compatibles et sédentaires, peu importe leurs différences ?
Si une pulsion congénitale exige l'éradication de toute rectitude,
civilité, propriété, justesse morale, pureté, authenticité, vérité,
accomplissement, en bref, de l'illumination atteinte par l'humanité au
cours des siècles, alors un peuple célébré pour sa décence et son intégrité
basique doit être une provocation constante et intolérable, tel un chiffon
rouge agité devant un taureau.
La nature et les réalisations d'un tel peuple, comme par exemple des
Allemands, enracinés dans leur culture à la coexistence harmonieuse, au
naturel industrieux, à la grande littérature, à la musique unique et aux
innombrables inventions pionnières, doivent offrir une incitation
irrésistible (sinon rarement comprise) à ceux qui ne possédent aucun de
ces attributs pour les châtier du fait de leur simple présence.
474
Dites la vérité et vous humilierez le diable
La tendance enracinée à mentir, à tirer profit de l'exploitation et de la
tromperie, afin de favoriser leur ancienne obsession de la domination
universelle, est instillée et aggravée par la rancune liée à la malédiction de
leur destin d'errance et est une manifestation de leur envie atavique de
détruire les symboles de la permanence qui met l'accent sur ce qu'ils ne
peuvent jamais être : enracinés nulle part.
C'est une ironie curieuse et déplorable quřune ambition de détruire
semble être immortelle, alors que l'envie de créer dérive son origine de la
mortalité.
Alors, qui sont ces êtres exactement - des êtres dont la nature est
anormale et dont les ambitions sont méprisables - qui sont donc
inférieurs à ceux qu'ils cherchent à dominer ? De descendance, semiKhazar ; en terme de croyance, semi-pieux. Ils n'ont pas d'appartenance
ethnique commune (sauf en tant que convertis Turko-Mongol
médiévaux, non d'origine juive) ou de religion, et ne peuvent, selon la
Bible, être rattachés aux races sémitiques (sauf une petite minorité). Ils
n'ont aucun lien avec la Palestine (sauf encore une fois très faiblement).
Ils n'ont aucun attachement continu et historique à aucune terre, ni à une
culture particulière. En tant que groupe errant, leur effet devrait être
négligeable. Pourtant, ils ont tellement perturbé et tourmenté le monde
qu'il ne peut jamais être en paix : comment ont-ils opéré ? Quelle est leur
essence ?
Vous vous souvenez du chêne à la page 11 ? Quelle que soit sa
robustesse, il semble que, comme la plupart des arbres, il peut être tué par
une plante envahissante, le lierre (voir la couverture de ce livre) :
Le lierre anglais est une vigne grimpante à feuilles persistante qui
sřattache à l'écorce des arbres, des briques et d'autres surfaces à l'aide
de petites racines structures qui exsudent une substance collante qui
aide les vignes à adhérer à différentes surfaces. REMARQUE : Les
feuilles et les baies de lierre anglais contiennent l'héderine
glycoside qui pourrait provoquer une toxicose si elle était
ingérée. Les symptômes comprennent les troubles gastrointestinaux, la diarrhée, l'hyperactivité, la difficulté respiratoire,
le coma, la fièvre, la polydipsie, les pupilles dilatées, la faiblesse
musculaire et le manque de coordination.
MENACE ÉCOLOGIQUE. Le lierre anglais est une vigne
dense et vigoureuse qui influe sur tous les niveaux de zones forestières
perturbées et non perturbées, qui se développe à la fois comme
couverture de sol et une vigne grimpante. À mesure que le lierre
475
Gérard Menuhin
augmente à la recherche d'une lumière accrue, il englobe et tue les
branches empêchant la lumière d'atteindre les feuilles de l'arbre hôte.
Le dépérissement des branches se produit depuis les branches
inférieures vers les supérieures, laissant souvent l'arbre juste avec une
petite Řtête de brocoli verteř.
L'arbre hôte finit par succomber entièrement à cet affaiblissement
insidieux et régulier. En outre, le poids supplémentaire des vignes
rend les arbres infestés beaucoup plus susceptibles de sřabattre
pendant les fortes pluies, lors de vents violents et de fortes chutes de
neige. Les arbres fortement drapés de lierre peuvent être dangereux
sřils se trouvent à proximité de routes, dřallées, de maisons et d'autres
zones peuplées. Sur le sol, le lierre anglais forme des monocultures denses et
étendues qui excluent les plantes indigènes. Le lierre anglais sert également de
réservoir au Scorch à feuilles bactériennes (Xylella fastidiosa), un agent
pathogène végétal nuisible pour les ormes, les chênes, les érables et
autres plantes indigènes. (Plant Conservation Alliance, Alien Plant
Working Group Least Wanted, italique de l'auteur).
C'est la meilleure réponse que je puisse trouver.
Il y a un fossé énorme entre nous (les juifs) et nos ennemis, pas
seulement dans lřaptitude, mais dans la moralité, la culture, le caractère
sacré de la vie et la conscience. Ils sont nos voisins ici, mais il semble
qu'à une distance de quelques centaines de mètres, il y a des gens qui
n'appartiennent pas à notre continent, à notre monde, mais qui
appartiennent à une galaxie différente. (Le président israélien Moshe
Katsav, The Jerusalem Post, 10 mai 2001).
Le 30 décembre 2010, Katsav a été reconnu coupable de deux chefs
d'accusation de viol, d'entrave à la justice et d'autres accusations. Qui
Ŗappartient à une galaxie différenteŗ ?
Aparté :
En ce qui concerne l'attachement ultra-galactique, le tourisme
spatial est sur le point de devenir réalisable. Si les dirigeants juifs
veulent un monde bien à eux, pourquoi ne pas utiliser leur richesse
obscène pour coloniser et détruire leur propre planète et laisser la
Terre à ceux qui souhaitent vivre en paix et en harmonie organique
avec leur environnement ?
Nous, juifs, nous, les destructeurs, resterons à jamais les
destructeurs. Rien que vous puissiez faire ne répondra à nos besoins
476
Dites la vérité et vous humilierez le diable
et exigences. Nous allons détruire à jamais car nous avons besoin d'un
monde bien à nous. (Maurice Samuel, You Gentiles, op. cit., p. 155).
Comprendre : ce à quoi les juifs ne peuvent pas appartenir, ils le
détruisent. Pourtant, cřest une ineptie de se vanter de ce qui est
simplement un défaut héréditaire.
La population mondiale a longtemps été irréversiblement infectée par
la manière de penser juive, ou, d'une autre manière : ŖLes juifs se sont
émancipés dans la mesure où les chrétiens sont devenus des juifsŗ (Karl
Marx, ŖZur Judenfrageŗ, op. cit.).
Sans savoir comment les plus prospères le sont devenus - qu'ils ont
contribué à introduire l'opium par la force dans la Chine et dans
lřexpédition dřesclaves en Amérique, par exemple - la plupart supposent
que les juifs sont simplement des hommes d'affaires exceptionnellement
talentueux, par opposition aux exploiteurs de l'humanité. Ce qui est
important pour eux est devenu important pour nous, avec ses
conséquences fatales. Les gains pécuniaires sont devenus notre centre
dřintérêt et notre priorité. Qu'il s'agisse du concept de pertes et profits, du
PIB, des taux d'intérêt ou d'autres comptes numériques, nous en faisons
grand cas. Mais ce que cřest nřa pas dřimportance, ce nřest encore une fois
que le vieux jeu des chiffres : le comparatif, le superlatif, le qualificatif
externe. Les statistiques sont la preuve la plus facile à falsifier.
Pourtant, nous prenons sans cesse les statistiques que les médias
appartenant aux juifs produisent comme des mesures de notre réussite et
de notre bien-être, et en tirons nos conclusions, au lieu de remettre en
question leur exactitude et leur honnêteté et en nous appuyant sur notre
propre bon sens. Nous sommes avides d'assurance - si nécessaire, nous la
fabriquons - afin de ne pas perdre le dernier point dřappui précaire que
nous avons dans ce que nous percevons comme la réalité. Au lieu de
vivre nos vies individuellement, quel que soit le niveau et quel que soit
lřéquipement mental et physique ; au lieu de se concentrer sur notre
propre évolution personnelle et de tirer parti de nos talent innés, nous
nous joignons volontiers à un système qui a été conçu pour nous tromper
et fonctionner dans lřintérêt d'une petite minorité de quasi-humains dont
les intérêts sont purement égocentriques. Nous nous endettons en
achetant des choses dont nous n'avons pas besoin et que nous ne
pouvons pas nous permettre, et nous nous rendons stupides et nous
droguons par le divertissement. Cette apathie nous a réduits à la position
477
Gérard Menuhin
ignominieuse de Ŗconsommateursŗ, à qui les biens peuvent être offerts
ou retirés, à volonté.
Jusqu'à récemment, la fierté de la qualité du travail dépassait la
quête du revenu élevé. Cependant, nous avons pu asservir la société à
notre propre pouvoir qui est l'argent, en les amenant à le rechercher.
Nous avons converti les gens à notre philosophie d'obtenir et
d'acquérir afin qu'ils ne soient jamais satisfaits. Les gens insatisfaits
sont les pions dans notre jeu de conquête mondiale. Ainsi, ils
cherchent toujours et ne peuvent jamais trouver satisfaction. Au
moment même où ils cherchent le bonheur en dehors d'eux-mêmes,
ils deviennent nos serviteurs volontaires. (Harold Wallace Rosenthal,
interview, dans : Charles A. Weisman (ed.), Ibid. Comme le dit
l'intervieweur, Řle document Rosenthal confirme les thèmes des
Protocolesř. Rosenthal, âgé de 29 ans, l'assistant administratif du
sénateur Jacob K. Javits de New York a été tué lors d'une tentative
présumée de détournement dřavion sur un avion de ligne israélien à
Istanbul, en Turquie, le 12 août 1976; ŖHarold Wallace Rosenthal,ŗ
Wikipédia).
La dégradation générale et rapide des valeurs qui s'est produite depuis
1914 est seulement explicable comme la conséquence de l'écart
infranchissable dans le développement organique causé par deux guerres
mondiales. Ces distractions hideuses et la perte conséquente d'identité et
d'orientation ont ouvert les écluses de la déshumanisation et ont permis la
victoire de la sensation et de la promotion sur la raison et le bon sens.
Mise à jour :
Les Allemands qui se sont donné la peine dřaller voter ont tous
renvoyé au pouvoir la marionnette Télétubby pour la troisième fois
lors des élections nationales de septembre 2013, même si elles avaient
une véritable alternative (ŖAlternative für Deutschlandŗ). Il y a environ
neuf ans, j'ai écrit un article dans lequel j'ai exprimé ma confiance dans
le peuple allemand. Je voulais dire que, compte tenu des chances, les
Allemands entendraient raison et se sauveraient eux-mêmes et leur
pays. J'avais peut-être raison alors, mais je dois avoir tort aujourdřhui.
Le pays se trouve au bord d'un abîme en raison de son rôle planifié
pour soutenir l'euro. (L'euro n'est pas tellement la monnaie commune
de l'UE par commodité, mais par volonté politique, Euro qui soude
entre eux les états membres de la communauté européenne. C'est
478
Dites la vérité et vous humilierez le diable
pourquoi aucun pays, même insignifiant, ne sera autorisé à quitter
l'Euro.) Les retraités allemands sont progressivement venus grossir les
rangs des officiellement pauvres, mais l'électorat nřa même pas pu se
résoudre à attribuer à ce nouveau parti les 5 % nécessaires pour assurer
une véritable opposition au parlement. En septembre 2014, le parti de
l'AfD a remporté de bons scores lors de plusieurs élections d'état.
Cependant, peut-être parce quřil est contre l'Euro, aucun
gouvernement de l'État nřinclura lřAfD dans une coalition, et le
gouvernement national essaie de l'ignorer. En fait, l'AfD n'est pas une
véritable alternative et ne représente pas une menace pour le statu quo.
Son programme sur toutes les questions semble plausible, mais tout
parti d'opposition peut préconiser des réformes fondamentales. Ce
nřest que lorsquřil sera entré au pouvoir que sa sincérité pourra être
testée. Pendant ce temps, certains de ses dirigeants ont approuvé des
sanctions contre la Russie et ont fait l'éloge de la rhétorique antiislamique de feu Ralph Giordano, un ancien Ŗwhippers-inŗ juif,
entiché de ses propres cheveux. En juillet 2015, l'AfD a acquis de nouveaux leaders et semble être devenu un adversaire sérieux des
principaux partis Cependant, les scrutins électoraux et les élections
elles-mêmes sont souvent truqués pour exclure les partis politiques
dont les programmes ne reflètent pas l'agenda (caché) et les objectifs
d'un Nouvel Ordre Mondial. Un référendum de style suisse n'existe
pas en Allemagne et est même mensongèrement et absurdement
appelé Ŗinconstitutionnelŗ par les médias et les politiciens, précisément
parce qu'il est plus difficile à manipuler.
Une ironie intéressante consiste à étiqueter les partis radicalement
conservateurs comme l'AfD, le FPÖ de l'Autriche, le Front National
de France, etc. de populistes de droite dangereux et donc de ŖNazisŗ.
Aucun de ces partis n'est une menace réelle pour le statu quo. Leur lien
avec Israël l'a clairement établi. Il semble que le Jobbik de la Hongrie
tente aussi de se diriger vers le centre.
Tout comme l'opposition politique aujourd'hui est dans sa grande
majorité une Ŗopposition contrôléeŗ, il n'y a pas d'opposition crédible au
parlement en Allemagne, tout comme il n'y en a pas aux États-Unis, en
Grande-Bretagne et dans d'autres soi-disant démocraties. Dans chacune,
afin de donner à l'électeur l'illusion de choix, il existe un duopole, mais les
479
Gérard Menuhin
politiques respectives de ces partis ont été conçues pour être presque
indiscernables - du moins en pratique, après l'élection - et l'une ou l'autre
domine toujours la politique nationale. Lřinstitution de dirigeants
fantoches préalablement approuvés (par exemple, Bilderberger) est
devenue de plus en plus évidente. Conformément à la qualité de vie en
constante détérioration et à lřapathie toujours croissante des citoyens, des
politiciens de plus en plus déraisonnables et de second ordre nous sont
imposés. Comparez Obama à Kennedy, Cameron à Macmillan, Merkel à
Adenauer, Hollande à de Gaulle. En Allemagne, comme aux États-Unis,
les politiciens obéissants qui ont prouvé leur valeur sont
automatiquement réintégrés lors des élections, alors que le principal
candidat de l'opposition est choisi comme un leader-produit dřappel (Ŗun
article est offert à la vente à prix réduit et est destiné à Řconduireř à la
vente ultérieure d'autres articlesŗ -Wikipédia), ou tout simplement non
inéligible. Tous les quatre ans environ, lorsque les titulaires doivent être
remplacés, ou sont tombés en disgrâce, le paquet est remanié et quelque
plausibles, mais nullités présélectionnées apparaissent à la surface, peutêtre le descendant d'une soi-disant Ŗdynastieŗ aux États-Unis. , comme
un Bush. Avant que lřactuel titulaire au poste ne monte en grade, on ne
savait pas si l'électorat américain serait tenté par une femme ou une
personne noire d'abord. Il s'est avéré que la femme était alors une étape
trop loin. Maintenant cependant, il est plus probable que ce soit la même
femme, car l'électorat a été préparé pour elle. Au Royaume-Uni, lřUKIP,
un parti jusqu'alors mineur de l'UE, semble susceptible de devenir le
gagnant lors des prochaines élections générales. Si tel est le cas, attendezvous à ce que le parti modère sa position sur tous les sujets controversés
et/ou perde son leader charismatique dans un Ŗaccidentŗ. Les nouveaux
partis politiques, comme l'UKIP ou l'AFD, ne sont pas la réponse. Tout
nouveau parti fondé pour corriger des griefs authentiques sera infiltré par
des intérêts juifs, ou déchiré en interne, entre des factions loyales à la
cause principale et celles qui sont prêtes à renoncer à tout ce qui est
controversé, de peur d'être appelé Ŗantisémiteŗ. La démocratie
représentantive est en tout cas inférieure à la démocratie participative ou
directe. Dans le premier cas, un remplaçant pour le peuple adopte des lois
au nom du peuple ; dans le second, les gens se représentent. Dans la
première, toutes les têtes peuvent voter, mais les têtes peuvent être vides ;
dans le second, un référendum, quels que soient ses mérites individuels,
peut être initié par des citoyens réfléchis.
480
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Curieusement, cřest la dictature d'Hitler qui a rassemblé des personnes
de tous horizons et de différentes situations économiques. Les Allemands
ont cru Gemeinnutz geht vor Eigennutz (Ŗle bien-être commun avant l'intérêt
privéŗ). C'est ce qui leur a permis de défendre leur pays in extremis et de
le reconstruire après la guerre. Aujourd'hui, cřest lřépanouissement
personnel qui fait loi. Les citoyens et le gouvernement se disent
favorables à une pseudo-démocratie universellement irresponsable, qui a
entraîné une désintégration progressive de la société.
Sřil nřy a jamais eu un système qui avait le droit de se déclarer
démocratique selon une réponse positive, les historiens pensent au
ŘFeelgood-Dictatorshipř dřHitler. Adolf Hitler est arrivé
démocratiquement au pouvoir et a même été habilité par un
parlement démocratique pour éliminer la détresse dans le pays (Loi de
responsabilisation). Un jour seulement après ce mandat
fondamentalement démocratique, les juifs du monde ont déclaré la
guerre non seulement à Adolf Hitler, mais à l'ensemble du peuple
allemand... Adolf Hitler n'a pas seulement été confirmé par les
personnes souveraines lors d'élections ultérieures, il était vraiment
aimé par les gens. Aucun chancelier du BRD nřa pu ou ne peut
prétendre que les gens l'aiment. (ŖDie Demokratie-Lügeŗ, National
Journal, août 2008, maintenant à http://archive.is/zsDHA).
Ainsi, la dernière possibilité d'inverser le cours de l'histoire par des
moyens Ŗdémocratiquesŗ normaux a été perdue. Le résultat pourrait être
fatal non seulement pour l'Allemagne, mais pour l'Europe et le reste du
monde captif, l'Allemagne étant le pays le plus important d'Europe. Bien
sûr, l'Allemagne n'est pas un pays souverain lui-même, mais un signe que
ses citoyens étaient conscients de leur situation difficile pour tenter de
changer l'orientation de leur gouvernement pourrait avoir donné aux
autres peuples l'encouragement à changer leur direction. Mais cela ne sřest
pas passé. Comment peut-on expliquer quřun nombre important
d'électeurs abattus n'ont pas au moins utilisé cette chance d'exprimer leur
désapprobation ? On peut supposer qu'une combinaison de rééducation
et de désinformation a conduit à une léthargie politique dans toute
l'Allemagne. Compte tenu du choix, l'Allemand moyen préférerait-il
vraiment regarder le football à la télévision ou faire du shopping que de
voter, quelle que soit la priorité du consumérisme par rapport au destin
personnel qui l'affectera ? Non, le nombre croissant de non-électeurs est
basé sur l'impression que les électeurs n'ont aucune influence sur les
politiques de leur gouvernement. Une participation moyenne de moins de
481
Gérard Menuhin
50 % de l'électorat conduit alors à un gouvernement de coalition, pour
lequel personne n'a voté, et à des politiques qui résultent de compromis
entre les parties impliquées, à huis clos.
Pour être juste, il y a eu des rapports fiables qui indiquent que des
bulletins de vote ont été perdus, mal comptés ou détruits et la rumeur
selon laquelle la Russie pourrait envoyer des observateurs aux prochaines
élections nationales en Allemagne. Toutefois, personne ne semble
bouleversé, aucune enquête nřest prévue, et encore moins un
dépouillement. (Comparez la preuve de la fraude dans le récent vote
écossais pour l'indépendance et l'absence de toute enquête.)
Est-ce cette passivité morbide qui empêche l'humanité de poser
certaines questions fondamentales ? Est-ce pourquoi la plupart des gens
semblent percevoir les évènements actuels sur une base quotidienne ou
hebdomadaire et ils ne peuvent pas voir cette continuité ? Pourquoi
pensent-ils que c'est normal, inévitable pour la société de claudiquer de
crise en crise ? Pourquoi il y a toujours de nouvelles guerres, de nouveaux
crimes et de nouvelles maladies ? Pourquoi les gouvernements qui ont été
élus pour servir leurs pays les conduisent-ils à la servitude ? Pourquoi y at-il des crises financières à partir desquelles les pays sont contraints de
sřendetter auprès de puissances financières ? Pourquoi les milliards de
dollars dépensés pour résoudre ces crises ne parviennent-ils jamais aux
peuples ? Pourquoi les catastrophes climatiques deviennent de plus en
plus extrêmes et d'autres menaces plus fréquentes ? (Les attaques se
produisent sur un large front : Ŗaliments génétiquement modifiésŗ ;
ŖChemtrailsŗ ; Ŗnanobotsŗ, Ŗmorgellonsŗ, puce RFID ; HAARP (17
installations)/HAARP-Fukushima, mai 2014 inondations des Balkans ;
plusieurs pandémies organisées par l'OMS/ONU : dont la première fut
probablement le VIH/SIDA, un virus politique en Afrique, le SRAS, la
Ŗgrippe aviaireŗ/Ŗla grippe porcineŗ, maintenant Ebola - ŖLa pire
urgence sanitaire des temps modernesŗ, BBC, 12 octobre 2014 - ou un
test de vaccination biologique/ADN ?) Pourquoi tant de personnes
nřont-elles pas accès à l'air pur ou à lřeau et sont affamées, quand il y a
assez d'eau douce ou suffisamment pour être purifiée et assez de
nourriture pour toute l'humanité ? Est-ce pourquoi si peu de personnes
se demandent pourquoi le monde ne peut pas se reposer ?
Ou est-ce que, comme l'affirme Yuri Bezmenov (transfuge du KGB),
le résultat observable de générations de subversion idéologique et de
guerre psychologique, conduisant à la démoralisation, est suivi d'une
déstabilisation, d'une crise, d'une Ŗnormalisationŗ et d'une guerre ?
482
Dites la vérité et vous humilierez le diable
[P]as plus quřil nřy aura des périodes de guerre et de paix
clairement définies, mais plutôt un conflit vague et sans fin, selon
lequel le gouvernement des États-Unis pourra et affirmera le droit de
cibler et de tuer quiconque, n'importe où, pratiquement sans droit
juridique, politique, ou contraintes éthiques. (Justin Doolittle, bulletin
électronique Counterpunch, 3 juillet 2014).
Tout est terriblement compliqué, ou cřest du moins ce que lřon nous
répète constamment. Non ça ne lřest pas. D'une part, il y a l'humanité de
n'importe quelle nation, de foi ou de couleur, et d'autre part, une petite
bande de mégalomanes. C'est tout.
Bien que cet essai vise, en partie, à défendre l'Allemagne et les
Allemands, et à remettre les pendules à lřheure concernant Hitler, il serait
infructueux d'élucider le destin du National-socialisme sans souligner sa
place et son importance dans le continuum du plan. Car il n'y a aucun
moyen d'expliquer le cours de l'histoire au cours des derniers siècles, sauf
si l'on suppose un seul plan et un but unique. Le plan va au-delà du
simple appétit pour l'hégémonie mondiale et le contrôle des matières
premières par les États-Unis et ses cohortes, les grandes entreprises
internationales. Le contrôle de ces matériaux implique qu'il existe un
marché pour les produits qui en découlent. Une population de plus en
plus appauvrie aura une utilisation progressivement moins élevée pour
ces produits. Là où il n'y a pas de demande, l'approvisionnement est
inutile. Donc, même le bénéfice financier tiré de la production
monopolistique de tous les biens doit finalement finir. L'objectif est la
dégradation absolue par le statut de parasite de l'ensemble de la
population non juive de la planète, ainsi que l'élimination de toute
opposition, y compris des juifs non conformes. En supposant une
rééducation et un endoctrinement simultanés du monde entier, y compris
dans des domaines aussi divers quřessentiels comme la régulation de la
religion, de la politique, des marchés libres, du commerce de détail, de la
médecine, de l'éducation, de l'environnement et même de notre
perception de soi, la suprématie psychologique universelle peut coïncider
avec la suprématie physique. Les esprits éminents prétendent que cette
conspiration de base méprisable est guidée par une philosophie
hégélienne élevée, après sa dialectique concernant la thèse, l'antithèse et la
synthèse. Outre le fait que ŖHegel a attribué la terminologie à Kantŗ
(Michael Allen Fox, The Accessible Hegel, Prometheus Books, Amherst,
NY, 2005, p. 43), il est simpliste de réduire toutes les obstructions et
pièges majeurs qui ont été posés sur le chemin de l'humanité à trois mots.
483
Gérard Menuhin
Cependant, étant donné que les changements sociaux représentent
habituellement la victoire incomplète des protagonistes du
changement sur leurs adversaires, les théories de quiconque s'occupe
du changement social peuvent facilement être forcées dans le moule
de la thèse-anti-thèse-synthèse par les commentateurs. (Thomas
Sowell, ŖMarxřs Capital after 100 Yearsŗ, Canadian Journal of Economics,
vol. 33, février 1967).
L'analyse d'une abomination ne transforme pas sa nature.
La plus grande partie de la population de notre planète est victime de
cette ancienne conspiration. Population qui passe sa vie entière dans une
structure de mensonges entrelacés. Les aliments frelatés, l'air et l'eau
pollués, les informations et les images déformées, la terreur fabriquée
imprègnent tous les moments du berceau à la tombe. En permanence
enfoncée dans ce bourbier de dissimulation, elle ne peut pas atteindre
l'indépendance du jugement nécessaire afin de percevoir la vérité.
Certes, elle pourrait autrement voir qu'il doit y avoir une raison
convaincante pour toutes ces turbulences. En fait, la paix étant tellement
plus souhaitable que la guerre pour 99 % de la population mondiale, il n'y
a évidemment aucune raison pour laquelle la majorité ne doit pas vivre en
paix, au moins la partie éduquée et développée qui peut discuter des
divergences d'opinion sans recourir à la violence. Il n'y a aucune raison
pour laquelle suffisamment de nourriture et d'eau ne puisse pas être
attribué à tout le monde. Mais cette vaste masse d'humanité ne voit pas le
besoin de poser ces questions et d'insister sur la nécessité dřune réponse
claire et convaincante.
Aucune de ces questions ne devrait être posée si des conditions
équilibrées avaient été obtenues. Cependant, des conditions équilibrées
présupposent le retrait de certaines influences. Malheureusement pour
nous tous, c'est aussi peu probable que de s'attendre à ce qu'un bulldog
relâche volontairement sa prise sur le cou d'un autre chien. Les crocs de
ces personnes sont plantés en permanence dans la jugulaire de l'humanité.
C'est leur intérêt de garder le monde en déséquilibre, pour prendre
lřavantage. Leur racket consiste à créer un problème, à attendre la
réaction, puis à proposer la solution, ou Ŗordre par le chaosŗ (Ŗordo ab
chaoŗ, comme le font les franc-maçons initialement bienfaisants mais
infiltrés).
N.B. De même que l'ONU et l'OCDE se promeuvent au moyen de
slogans positifs, il en va de même avec la franc-maçonnerie : ŖLa francmaçonnerie est une société d'hommes préoccupés par des valeurs morales
484
Dites la vérité et vous humilierez le diable
et spirituellesŗ (Board of General Purposes of United Grand Lodge of
England, 1984).
Par qui ou par quoi pourrait être détrôné un pouvoir invisible ?
Or, cřest là justement ce quřest notre Gouvernement. La Loge
maçonnique joue, inconsciemment, dans le monde entier, le rôle dřun
masque qui cache notre but. Mais lřusage que nous allons faire de ce
pouvoir dans notre plan dřaction, et jusque dans nos quartiers
généraux, reste à jamais ignoré du monde en général (Protocole n° 4
prétendument faux).
En 2012, le traité sur le mécanisme européen de stabilité durable
(MES) soi-disant anodin a été signé entre 17 États de l'UE. Cette nouvelle
organisation doit être financée avec 700 milliards d'Euros d'argent public,
afin de lui permettre de renflouer les pays en faillite et/ou leurs banques.
L'aspect le plus inquiétant de cette nouveauté et celui qui, encore une
fois, révèle l'intention derrière le Bloc de l'UE, c'est l'immunité qui a été
accordée au conseil d'administration et tout ce qui se produit sous le
MES. (Comme c'est le cas dans l'UE elle-même, il s'agit d'un exemple de
Ŗconseils non élusŗ.) Cela équivaut au totalitarisme financier, à une saisie
du pouvoir centralisé et qui ne rend aucun compte, par des bureaucrates
non élus et des personnes nommées par le gouvernement, comparable à
la loi habilitante allemande du 24 mars 1933 (sauf que cette dernière était
véritablement destinée à être une protection de la population native
allemande). À une époque de crise ou d'urgence internationale, aidées par
une citoyenneté ignorante et apathique, de telles solutions passent
presque sans protestation. Grâce au traité MES et à la garantie des
citoyens conséquente pour dřénormes Ŗprêtsŗ inter-États, la Grèce en
faillite, sous la prévarication que son économie commence à être rentable,
a reçu 3 milliards d'euros supplémentaires à 4,75 !% (avril 2014) Un taux
plus élevé que la plupart des investisseurs pourraient s'attendre à recevoir
ailleurs.
485
Gérard Menuhin
1) ŖLa police de l'UE veut un Řcommutateur de destruction à
distanceř sur chaque voiture, RT, le 13 janvier 2014.
ŖRemote Vehicle Stopping Technologyŗ est une technologie qui
permet aux véhicules d'être arrêtés électroniquement par les autorités.
Apparemment afin de permettre à la police d'arrêter les excès de
vitesse des conducteurs, un tel contrôle donnera à certains officiels le
pouvoir d'entraver la progression de toute personne quřils jugent
suspecte ou nřaiment pas (voir ŖBoston Brakeŗ, p. 296). Sur les avions
de ligne civils, on lřappelle le pilote automatique autointerruptible/non interruptible, que personne à bord de l'avion ne
peut éteindre (incident du New York Trade Center /MH370), ce qui
permet à tous les avions d'être contrôlés à distance.
2) Chypre fut le test en mars 2013. L'expropriation de 10 % des
Mise
clientsàetjour
des:investisseurs bancaires devient de plus en plus probable.
Bien que les Ŗplans de sauvetageŗ de milliards d'euros, permettant aux
banques dřassurer le retour sur leurs investissements et forçant les
pays à vendre des biens nationaux en garantie, soient transparents
dans leur inefficacité pour stimuler toute Ŗrécupérationŗ n'importe
où, cette expropriation sera vendue comme Ŗsolidaritéŗ, destinée au
bénéfice de tous les citoyens de l'UE.
Le 5 juillet 2014 : l'Espagne imposera rétroactivement les dépôts
bancaires de 0,03 % au 1er janvier 2014, indiquant que le mouvement
stimulera la croissance et la création d'emplois. Ce n'est rien d'autre
qu'une saisie de dépôts et une tentative de forcer les épargnants à
consommer leurs économies.
3) Novembre 2013. La banque HSBC empêche ses clients de
retirer des sommes de plus de £5.000 parce qu'ils ne pouvaient pas
déclarer pourquoi ils les voulaient. La banque déclare : ŖLa raison
pour laquelle nous avons l'obligation de protéger nos clients et de
minimiser l'opportunité de la criminalité financière.ŗ
Comme d'habitude, la raison invoquée est pour le bien du public,
pour protéger le client contre lui-même. Ou bien la banque HSBC,
comme le dit la rumeur, manque d'argent ? Et si cela ne constituait
qu'un Ŗballon d'essaiŗ, pour vérifier la réaction des clients lorsqu'ils ne
sont pas autorisés à accéder à leur propre argent ?
486
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Supposons que chaque pays - ou bloc - déclare une date à laquelle
tous les fonds doivent être déposés et convertis en mode électronique.
Par la suite, toutes les transactions devront être électroniques, ce qui
rendra l'argent illégal. Chaque citoyen aura un compte et une carte
plastique. Le moindre mouvement sera enregistré. Cela sera expliqué
dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, de la guerre contre les
drogues et de la guerre contre l'évasion fiscale, et un avantage pour le
citoyen honnête. Cependant, le citoyen malhonnête - ou plutôt celui
qui est déclaré malhonnête par les gouvernements au pouvoir - perdra
sa carte et donc son droit à la vie. Il sera éradiqué.
Comme les voitures et les avions, les gens peuvent être contrôlés à
distance - par puce :
Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux
cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un
dragon. (Apocalypse 13:11)... Et elle fit que tous, petits et grands,
riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur
main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni
vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de
son nom. C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence
calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son
nombre est six cent soixante-six. (Apocalypse 13: 16-18).
À peine prédit et voilà que cřest confirmé :
La Suède abolit totalement l'argent. Ni les pièces ni les notes
ne seront distribuées ni acceptées. Même les conducteurs de bus
n'accepteront plus d'argent liquide. En Italie, les transactions en
espèces de plus de 1.000 euros ont déjà été interdites. En Grèce, la
limite est de 1.500 Euros, en Espagne, 2.500 Euros et en France,
3.000 Euros. Dans les commerces allemands, le nombre de
lecteurs de cartes de crédit passera de 35.000 actuellement à
300.000. Aux États-Unis, la patrie des plus grandes sociétés de
cartes de crédit (Visa, MasterCard, Diners, etc.), les billets de 100 $
ne seront plus imprimés. L'ancien ministre des Finances et le
conseiller d'Obama, Larry Summers, défient l'Europe d'abolir
l'argent. Et pour le vice-président de la Banque centrale
européenne (BCE), en tout état de cause ça Řmérite dřêtre examinéř
(Kronen Zeitung, Vienne, 1er juin 2014).
487
Gérard Menuhin
ŖChorlton Street devient la première zone commerciale sans Řsans
argent liquideř du pays lors dřune expérience d'une journée.ŗ
(Manchester Evening News, 21 juin 2014). L'article va plus loin :
Aujourdřhui seulement, les magasins et les entreprises de
Beech Road à Chorlton n'accepteront que les paiements par carte
de crédit et débit et pas les billets ni les pièces de monnaie. Une
rue de South Manchester doit être la première zone commerciale
sans argent liquide du pays lors de cette expérience spéciale. Pour
aujourd'hui seulement, les magasins et les entreprises de Beech
Road n'accepteront que les paiements par carte de crédit et débit
et pas les billets ou les pièces de monnaie. Le British Retail
Consortium a révélé plus tôt ce mois-ci que l'utilisation en espèces
a chuté de 14 % au cours des cinq dernières années et les experts
prédisent que la monnaie physique disparaîtra dřici 20 ans. Ainsi, le
jour sans argent est utilisé pour tester la réaction des clients et des
entreprises à l'idée.
Tous les commentaires cités dans l'article étaient positifs, alors que
tous les commentaires des lecteurs étaient négatifs.
4) 2 novembre 2014. Des frais de pénalité de 0,25 % sont
introduits sur des dépôts de plus de 500.000 euros à la petite Skatbank
à Thuringe, en Allemagne. En novembre 2013, le chef de la BCE,
Mario Draghi, a entamé un discours à Berlin : ŖNe déduisez pas de ce
que je dis aujourd'hui la possibilité de taux d'intérêt négatifs sur les
dépôtsŗ (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 2 novembre 2014).
Un an plus tard, une banque presque inconnue a été choisie pour
rompre ce tabou. Quelle banque sera la prochaine ? Cela n'a pas pris
longtemps. ŖLa Commerzbank allemande doit facturer des frais aux
grandes entreprises si elles détiennent des dépôts Ŗsubstantielsŗ à la
banque. Commerzbank est la première grande banque à opérer une
telle action et dit que cela encouragera les grands clients à transférer
de l'argent dans des investissements alternatifs. Les épargnants privés
et les petites et moyennes entreprises ne seront pas affectés par la
politique. En juin, la BCE a déclaré que les banques devront payer
pour stationner de l'argent à la banque centrale. Ce taux d'intérêt
négatif fut une tentative afin dřinciter les banques et autres institutions
financières à prêter de l'argent plutôt que de le laisser en dépôt. (BBC,
20 novembre 2014). Bien sûr. C'est pour punir les épargnants et sortir
lřargent liquide de la circulation. Ça fait deux en Allemagne. Quel pays
sera le prochain ? La France ? La Grande-Bretagne ?
488
Dites la vérité et vous humilierez le diable
5) Le 28 janvier 2015. ŖLes banques n'ont pas besoin de dépôts et
la demande de prêts de la part des ménages et des entreprises est
faibleŗ, a déclaré Niels Storm Stenbaek, économiste en chef de
l'Association des banquiers danois lors d'une interview téléphonique.
ŖLa probabilité n'a jamais été aussi grande que les banques
transmettent des taux négatifs aux clientsŗ, a-t-il déclaré. (Bloomberg
Business, 28 janvier 2015). Si elles ne veulent pas de dépôts et qu'elles
ne font pas de prêts, ce ne sont pas des banques au sens normal. Elles
font simplement partie du complot pour voler votre argent, opérant à
la demande du gang.
Les gouvernements veulent le contrôle total de votre argent. ŖLes
deux ennemis du peuple sont les criminels et le gouvernement, alors
laissez-nous attacher le second avec les chaînes de la constitution, de
sorte que le second ne deviendra pas la version légalisée du premierŗ
(attribué À Thomas Jefferson).
Tous ces changements récents, ces clés dans les travaux de notre vie
collective, ont été rendus nécessaires par la crise financière (une crise
artificielle, due à la déréglementation bancaire et bénéfique, aux dérivés,
etc.) engendrée par la dette internationale, ou cřest ce quřon nous a fait
comprendre. Mais prenons un moment pour penser Ŗen dehors de la
boîteŗ [penser autrementŖ] comme le dit le dicton - en dehors de la boîte
de la dette, en dehors de la boîte juive de la dette. Si nous comprenons
que la dette est seulement sacrée pour eux en consolidant leur pouvoir
sur nous, son remboursement n'est pas sacro-saint. C'est seulement un
vice, à la fois dans le sens d'une habitude maléfique et d'un instrument de
préhension. Le fait que l'importance vitale de la dette a été constamment
inculquée chez nous prouve seulement que ceux qui croient cela n'ont
aucun sens de la valeur réelle. De plus, lorsque l'on considère que de
nombreuses économies majeures sont accablées d'une dette aussi massive
qu'elle est manifestement non-remboursable, la conclusion évidente est
qu'ils n'ont pas l'intention de la racheter. Il s'ensuit que la pression qui
s'exerce sur les nations individuelles et leurs citoyens pour justifier
l'utilisation des taxes pour financer de façon répétée les énormes Ŗplans
de sauvetageŗ des pays étrangers en difficulté et endettés n'est qu'une
déception, une façon de transférer des garanties publiques sous des
mesures dřŖaustéritéŗ à des multinationales et ainsi prendre le contrôle de
l'État lui-même. La pyramide monstrueuse de la dette accumulée au cours
489
Gérard Menuhin
des âges et jugée indispensable au maintien de la vie elle-même, que ce soit
pour les individus ou les nations, est une structure totalement bidon, un
château de cartes.
La priorité de l'argent dans presque tous les domaines, dans nos vies
quotidiennes et nos conversations, est avilissante, dégradante, pour la race
humaine, si elle considère que cřest digne de respect. En fait, ce n'est pas
humain, cřest inhumain. Cela déplace et obscurcit les professions dignes,
dont beaucoup peuvent être appréciées gratuitement. Si nous
comprenons que l'argent est simplement du papier coloré avec des
dessins fantastiques pour lui donner de la gravité et éviter quřil soit falsifié
(Dieu nous en préserve !), Bitcoin ou tout autre substitut n'est pas plus
important, en bref, comme on l'a déjà dit, l'argent est juste un facilitateur,
puis nous pouvons placer le remboursement de la dette d'un pays à sa
place, dans un éventail de priorités. Nous pouvons, en fait, l'oublier et
lřenterrer. Vous me devez et je vous dois ? Donc, maintenant, aucun de
nous ne doit rien à l'autre. Nous pouvons arrêter de jouer au jeu des
nombres et passer à autre chose.
Imaginez un pissenlit. Soufflez les graines au loin. Poof ! Toutes
parties. (Est-ce qu'il y a une créature microscopique, peut-être un mutant,
qui s'accroche à la tige ? Occupez-vous en avant qu'il ne migre.) Après
tout, quřest-ce qui est plus important, une coexistence civilisée, avec tous
ses avantages connus, ou un saut dans lřinconnu dans les conditions de
plus en plus sombres de cette Ŗaustéritéŗ totalement inutile, et finir
comme esclave de la dette, juste parce que quelques jongleurs numériques
se prennent tellement au sérieux.
Nous entourerons notre gouvernement de toute une armée
dřéconomistes. Cřest la raison pour laquelle la science de lřéconomie
est le principal sujet enseigné aux juifs. Nous aurons autour de nous
des milliers de banquiers, de négociants et, ce qui est plus important
encore de millionnaires, parce quřen réalité lřargent décidera de tout.
(Protocole n 8 prétendument faux).
***
Les marchés libres sont fonction de l'offre et de la demande alors
que les marchés des capitaux sont fonction du crédit et de la dette. Le
régime de ponzi des banquiers - qui a commencé par la distorsion des
marchés libres en 1694 lorsque la Banque d'Angleterre a commencé à
émettre des billets de banque fondés sur la dette aux côtés de l'or et
des pièces d'or et d'argent de la Monnaie royale - arrive à sa fin. Le
490
Dites la vérité et vous humilierez le diable
régime fructueux et à long terme des banquiers, dépendant de
l'équilibre précaire entre le crédit et la dette, a été irrévocablement
déstabilisé. Les niveaux globaux de dettes sont maintenant si élevés
que le crédit, peu importe à quel point il est bon marché et disponible,
ne peut pas rétablir l'équilibre. Par une mauvaise direction délibérée, la
Fed conserve son véritable mandat caché. L'objectif de la Réserve
fédérale n'est pas le plein emploi, la stabilité des prix ou même la
prévention des crises économiques. L'objectif réel de la Fed est de
superviser la franchise diabolique et lucrative des banquiers de l'argent
basé sur la dette qui a favorisé l'endettement incontrôlable de
lřAmérique et transformé ses citoyens autrefois libres en esclaves de la
dette de quelques-uns. (Darryl Robert Schoon, Kitco, 15 avril 2014).
Comme l'aurait affirmé Lénine : ŖLa création d'une banque centrale
représente 90 % de la communisation d'une nationŗ.
Nous sommes à la croisée des chemins. Nous n'avons pas un ou
deux ou trois, mais beaucoup, de monopoles formés et formidables
aux États-Unis. Nous avons, non pas un ou deux, mais beaucoup de
domaines dřentreprises dans lesquels il est difficile, voire impossible,
pour l'homme indépendant dřentrer. Nous avons restreint le crédit,
nous avons restreint les opportunités, nous avons un développement
contrôlé et nous sommes devenus l'un des gouvernements les plus
mal dirigés, l'un des gouvernements les plus complètement contrôlés
et les plus dominés dans le monde civilisé Ŕ ce nřest plus un
gouvernement à lřopinion libre, ce nřest plus un gouvernement par
conviction et avec le vote de la majorité, mais un gouvernement par
l'opinion et la contrainte de petits groupes d'hommes dominants.
(Woodrow Wilson, The New Freedom, Chapman & Hall, Londres, 1913,
p. 201).
***
Hélas, les économies politiques modernes sont des fraudes
imposées. La majorité refuse de voir cela. Ils ont la capacité de le
soutenir avec la violence et la désinformation. (Dr Jeffrey Lewis,
Kitco, 20 novembre 2014).
Tout ce qui nous est rapporté de ce qui se passe dans le monde entier
quotidiennement n'est qu'une gigantesque arnaque. Les informations sont
une arnaque ; le gouvernement est une arnaque ; les marchés sont une
arnaque ; l'art moderne, etc. est une arnaque. L'argent est arnaque.
L'argent - sous toutes ses formes, qui est clairement le sujet le plus
fréquemment débattu, notre lancinante obsession, n'est qu'une arnaque.
491
Gérard Menuhin
L'argent, inventé simplement pour sauver les gens, par exemple, d'avoir
échanger un sac de pommes de terre pour une visite chez le dentiste, a
atteint une importance inégalée et artificielle en soi. L'argent a fait de
nous ses esclaves quand nous devrions être ses maîtres.
Nous vivons dans deux mondes parallèles. Un que nous pensons
connaître, dans lequel Ŗl'argentŗ est pris au sérieux, les impôts sont
essentiels à l'État et la dette doit être rachetée, sinon les individus et les
pays risquent de confisquer leur propriété (dette nationale menant au
Ŗsauvetageŗ par le FMI à Ŗl'austéritéŗ et la vente d'actifs nationaux à prix
sacrifié, au contrôle de la nation par des pouvoirs financiers). L'autre,
dans lequel Ŗl'argentŗ est presque une blague, dans laquelle les économies
Ŗmondialiséesŗ, au cours des siècles, ont accumulé des montants de dette
si formidables qu'elles ne peuvent être remboursées, mais pourtant, ces
économies continuent de créer des dettes en générant de l'argent à travers
leurs banques, apparemment afin de maintenir leurs budgets nationaux,
mais, en fait, afin de garder les liquiditées des banques. Auparavant,
lřéconomie et l'épargne étaient louables ; les dépenses imprudentes ne
l'étaient pas. Il était donc judicieux dřépargner une partie de ses revenus
pour la retraite. Maintenant que les pensions ne suivent plus l'inflation, les
montants confisqués automatiquement sur les salaires pendant une durée
de vie active, auxquels le travailleur a légalement droit, sont incapables de
soutenir sa retraite. S'il a épargné, il pourra subvenir à ses besoins. Mais
maintenant, les économies sont également menacées, de sorte que vous
pourriez aussi bien dépenser tout cela. Pourtant, si vous dépensez tout,
vous serez complètement à la merci d'un état indifférent. Un état qui peut
se permettre de faire des guerres, mais pas de nourrir ses pauvres.
L'argent dégrade tous les dieux de l'humanité et les transforme en
biens. L'argent, constitué pour lui-même, est devenu la valeur
commune de toutes choses. Ainsi, il a volé le monde entier, le monde
humain et le monde naturel, de sa valeur intrinsèque. L'argent est
l'entité qui a séparé l'homme de son travail et de son existence, et cette
entité étrangère le domine et il l'adore. Le dieu des juifs s'est
sécularisé ; il est devenu le dieu du monde. Le commerce est le
véritable dieu des juifs. (Karl Marx, ŖZur Judenfrageŗ, op. cit., p. 50).
La dette américaine s'élève à 18 billions de dollars et continue
dřaugmenter (National Review Online). Pourtant, les États-Unis continuent
de financer des guerres et des guerres par procuration ainsi quřune
ingérence sans fin (appelée Ŗpolitique étrangèreŗ) dans des pays
souverains à travers le monde. Il s'ensuit que les montants énormes
492
Dites la vérité et vous humilierez le diable
d'argent et la dette qui découle de ces ingérences sont insignifiants, en
fait, littéralement immatériels, sauf dans le sens où le matériel et les
ressources humaines doivent être subventionnés. Pour cela, Ŗl'argentŗ est
créé, comme nous l'avons entendu, à partir de rien. Les chiffres de la
dette sont déclarés simplement pour maintenir la fiction que la dette
compte.
Si vous pouvez fabriquer suffisamment d'argent pour tuer des civils
étrangers parfaitement innocents de l'autre côté de la planète, vous
pourrez certainement fabriquer suffisamment d'argent pour gérer une
économie domestique sans dette, payer une éducation réelle, par exemple,
ou pour faire fonctionner des services de santé, ou l'énergie abordable, ou
les transports publics peu coûteux, ou tout un tas de choses dont les gens
ont réellement besoin Ŕ au lieu de recevoir leurs enfants dans des sacs
mortuaires. Et vous pourriez payer toutes ces choses sans taxes. Un pays
indépendant, avec une banque centrale indépendante, peut le faire. Un
gouvernement responsable - responsable envers le peuple - peut
concevoir une économie personnalisée pour ses propres besoins
nationaux.
Quřest-ce qui est plus important, la race humaine ou quelque chose
que nous appelons Ŗargentŗ ? Il y a déjà des siècles, nous avons appris
que l'argent est créé par les banques Ŗà partir de rienŗ. Cřest aujourdřhui
de notoriété publique. Si de l'argent est créé à partir de rien, rien ne
justifie quřil doive être important au point de lutter pour lui et ce qu'il
permet dřacheter est devenu le but de nombreuses personnes dans la vie.
Il n'y a aucune raison pour que les gouvernements nous fassent croire
quřils sřangoissent à propos des budgets nationaux et des moyens de les
Ŗéquilibrerŗ en imposant l'austérité, ou en imposant de nouvelles taxes,
par exemple. Les théories concurrentes des économistes légendaires sont
simplement du vent. Les taxes sont l'invention d'un système fantastique
dans lequel l'argent doit être confisqué à la population active,
supposément afin de continuer à faire fonctionner lřéconomie. Étant
donné que les taxes ne suffisent jamais à cette fin, l'argent doit être
emprunté et les intérêts payés aux créanciers, souvent à un niveau
dřintérêt très élevé. Un système fictif de Ŗcréditŗ et de Ŗdetteŗ a été
conçu. À son maximum, ce système permet de créer de l'argent pour
permettre aux gens de se tuer mutuellement dans des guerres artificielles.
Autrement dit, il n'y a aucune raison pour que les banques ou les
personnes derrière elles tirent profit de l'argent des prêts comme si elles
avaient le monopole d'une substance raréfiée.
493
Gérard Menuhin
Dans un monde juif dans lequel l'argent domine les gens, le montant
dřargent est censé paraître limité et les gens doivent être contraints à
sřendetter afin que le système monétaire survive. (Il y a un nombre limité
de natures mortes exquises de l'artiste néerlandais Roelant Savery du 16ème
siècle, mais il serait difficile dřimaginer quelque chose de plus absurde ou
insultante que lřidée qu'il y aurait une quantité infinie de petits morceaux
de papier décorés et imprimés avec des nombres fantaisistes ou
l'équivalent numérisé). Dans un monde où les gens dominent l'argent,
l'argent nécessaire pour que tous les éléments essentiels fonctionnent est
infini, car l'argent n'est qu'un moyen d'échange, fabriqué pour notre
commodité. Dans un monde où l'argent est créé pour notre commodité,
il est raisonnable que les taxes ne soient pas nécessaires, tout comme le
jeu sur les marchés boursiers et autres casinos (obligations, actions,
immobilier, prix lunatique pour lřŖartŗ, dans lequel l'objet a perdu toute
relation avec sa valeur marchande).
L'argent doit être distribué sous une forme quelconque afin de
permettre aux gens d'acheter les nécessités de la vie. Les banques
nationales indépendantes peuvent distribuer des devises nationales en
quantités nécessaires pour mettre à disposition des ressources
couramment utilisées et pour accélérer leur production et leur
distribution, par exemple en construisant des centrales hydroélectriques et
des chemins de fer. Toutes les ressources couramment utilisées (air, eau,
énergie, communication, transports publics, etc.) doivent être des biens
publics et protégés en tant que tels contre toute appropriation ainsi que
de la pollution. Pour veiller à ce que cela reste le cas, le gouvernement
responsable doit avoir le monopole de ces ressources. (En fait, aucun
État n'a besoin d'un gouvernement dans le sens d'une élite dirigeante,
seule une gestion efficace est nécessaire.) Les initiatives individuelles pour
fournir des biens ou des services trouveront leur propre niveau de
récompense en fonction des besoins de la société.
Au fil des siècles au cours desquels Ŗles chrétiens sont devenus juifsŗ,
deux vertus primaires se sont retrouvées reléguées à lřarrière-plan : la
valeur de la vie humaine et l'épanouissement matériel et sensible de
l'individu. Si la vie humaine était véritablement considérée comme une
valeur centrale (par exemple, selon la ŖDéclaration universelle des droits
de l'hommeŗ de l'ONU), elle ne serait pas banalisée, comme cela a été et
continue de lřêtre, dans d'innombrables guerres inventées et des conflits
civils fabriqués à l'extérieur. Si l'accomplissement humain était considéré
comme une valeur centrale, le noyau familial, élevé à lřintérieur de celle-ci,
494
Dites la vérité et vous humilierez le diable
une éducation humaniste - en bref, le renforcement des désirs et des
capacités intrinsèques de chaque individu, jusqu'alors le plus souvent
caché de lui - aurait acquis une position vitale dans le canon national. Un
individu épanoui est un individu satisfait ; les individus épanouis ne font
aucun problème pour eux-mêmes ou pour les autres. Le fait
universellement observable que les humains se sont dévalorisés est
indéniable, mais qui nous a induits en erreur au point où nous avons
même rejeté notre valeur individuelle et notre désir d'accomplissement ?
L'observation de l'historien Heinrich von Treitschke est
indéniablement vraie : ŖLes juifs sont notre malheurŗ (Treitschke, Ein
Wort über unser Judentum, Reimer, Berlin, 1880). Si leur influence infâme
cessait, l'équilibre reviendrait et les conditions sřamélioreraient partout.
Pourquoi ? Parce que les incitations coordonnées pour favoriser
l'agitation dans un but de gain financier et de pouvoir politique à l'échelle
mondiale disparaîtraient avec eux. (Pour neutraliser les trompeurs : je ne
suggère évidemment pas que la nature humaine soit réformée et que le
crime soit effacé, mais que l'intrigue insidieuse de corrompre et de
lřappropriation du monde entier soit déjouée.) Par conséquent, il n'y
aurait plus de vies gaspillées pour leur cause. Plus de guerre, plus
dřexpansion-récession, plus de crise financière artificielle, plus de Ŗbulleŗ
du logement, etc. Imaginez combien la condition de lřhomme moyen
s'améliorerait sous le [régime] dřun gouvernement responsable, avec une
répartition responsable des fonds publics ; combien les populations dans
le monde entier pourraient tirer partie dřune véritable éducation (par
opposition à celle simulée), conduisant à la croissance d'individus
responsables ainsi quřà celle de leur descendance. Si le cerveau malade qui
a pour objectif de détruire tout ce qui est estimable était éliminé, si le plan
visant à réduire en miettes et au désarroi tous les acquis accumulés de
générations successives - tout ce qui rend la race humaine digne Ŕ dřoù
eux seuls s'attendent à sortir victorieux et habilités à imposer leur lugubre
régime, était déraillé, l'ordre naturel dans l'environnement comme chez
les humains se réaffirmerait, ne serait-ce que parce que l'écrasante
majorité, quelle que soit la région ou la nation, souhaite vivre dans la paix
et la prospérité. Il s'ensuit que, peu à peu, la planète sřinstallerait dans une
forme dřexistence communautaire.
Vous n'avez pas commencé à apprécier la véritable profondeur de
notre culpabilité. Nous sommes des intrus. Nous sommes des
perturbateurs. Nous sommes des destructeurs. Nous avons pris votre
495
Gérard Menuhin
environnement naturel, vos idéaux, votre destin et les avons ravagés.
Nous sommes à lřorigine non seulement de la dernière grande guerre,
mais de presque toutes vos guerres, non seulement de la révolution
russe mais de toutes les autres révolutions majeures de votre histoire.
Nous avons apporté la discorde, la confusion et la frustration dans
votre vie personnelle et publique. Nous continuons à le faire.
Personne ne peut dire combien de temps nous allons continuer à le
faire. Qui sait quel grand et glorieux destin aurait été le vôtre si nous
vous avions laissés tranquille ? Nous l'avons fait uniquement avec la
force irrésistible de notre esprit, avec des idées et de la propagande.
(ŖA Real Case against the Jewsŗ, par l'écrivain juif et le biographe de
Rothschild, Marcus Eli Ravage, Century Magazine, vol. 115, n° 3,
janvier 1928, pp. 346-350).
Pas tout à fait. Ils l'ont fait par la tromperie, lřextorsion de l'argent et la
dette furtive ; par l'usure-capitaliste et le communisme-terroriste.
Toutefois, cette citation constitue le point essentiel qui est à la base de
mon livre : à quoi ressemblerait le monde aujourd'hui si les juifs nřavaient
pas interféré dans son développement ?
[…] Quelle sorte de paix veux-je évoquer ? Quelle sorte de paix
recherchons-nous ? Non une Pax Americana imposée au monde par
les armes de guerre américaines ; non la paix du tombeau ou la
sécurité de lřesclave. Je parle de la paix authentique, le genre de paix
qui fait que la vie sur terre vaut la peine dřêtre vécue ; le genre de paix
qui permet aux hommes et aux nations de croître, dřespérer et
dřédifier une vie meilleure pour leurs enfants ; non seulement la paix
pour les Américains mais la paix pour tous les hommes, non
seulement la paix à notre époque, mais la paix à toutes les
époques.[…] (Le président John F. Kennedy, le 10 juin 1963, à
l'Université américaine de Washington, DC, cinq mois avant son
assassinat, goo.gl/STLlYR, à partir de 2 min. 39 sec.).
Une petite devinette : qu'est-ce que le tribun Tiberius Gracchus de
l'Empire romain (133 av. J.-C.), Jules César (48 av. J.-C.), Jésus-Christ (72 av. J.-C. à 30-33 après J.-C.), Adolf Hitler et les présidents McKinley,
Garfield, Lincoln, Jackson et Kennedy ont en commun ? Réponse : Ils se
sont tous opposés à l'hégémonie de l'usure et ont payé le prix fort pour
leur témérité (Jackson a survécu). À l'ère des mouvements antinationaux
et des blocs politiques, le pouvoir de l'émission monétaire ne peut plus
être restitué aux États ; le communisme va gagner.
496
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ils [les marxistes] soutiennent que seule une dictature - leur
dictature, bien sûr - peut former la volonté du peuple, alors que notre
réponse à cela est la suivante : aucune dictature ne peut avoir d'autre
but que celui de l'auto-perpétuation, et cela ne peut quřengendrer
l'esclavage chez les gens la tolérant ; la liberté ne peut être créée que
par la liberté, c'est-à-dire par une rébellion universelle de la part des
peuples et l'organisation libre des masses laborieuses de bas en haut.
(Mikhail Bakunin, Statism and Anarchism, Revisionist Press, New York,
1976).
Tout en objectant le dénigrement collectif de toutes les dictatures, le
reste est indubitablement vrai. Pourtant, des hordes de réfugiés, poussées
vers les nations encore prospères, en instiguant habilement des Ŗguerres
civilesŗ, infiltrent et détruisent la cohésion culturelle existante, étouffant
ainsi l'étincelle de la combustion spontanée vitale dřune véritable révolte
populaire telle une grève générale. À l'heure actuelle, les seuls signes d'une
révolte populaire sont des manifestations occasionnelles comme
ŖPegidaŗ. Toutefois, ces dernières ont été interdites jusqu'à ce qu'elles
puissent être discréditées, avec comme excuse le nombre insuffisant de
policiers disponibles pour protéger les manifestants. Une telle interdiction
peut être répétée à volonté. On pourrait donc dire que la Ŗrévolutionŗ a
été annulée sur les ordres du ministère de l'intérieur. Quel genre
d'insurrection est-ce ? Les manifestants peuvent bien crier : ŖNous
sommes le peuple !ŗ, Mais une révolte populaire implique le rejet de ces
lois qui freinent les droits des citoyens.
Le temps presse. Nous devons agir avant que nous ne devenions tous
les esclaves pucés dřun état corporatif. Nous devons rétablir de véritables
valeurs. Afin de rétablir ces valeurs véritables, nous devons séparer
l'argent en tant qu'instrument du pouvoir de l'argent en tant que produit
utile.
Nous devons agir, et non pas réagir. Nous devons agir collectivement.
La force ne vient quřavec le nombre. De consommateurs qui accumulent
des dettes, nous devons nous transformer en individus réfléchis qui
développent des intérêts communs. Nous devons fermer nos comptes
avec toutes les banques et placer nos économies dans des institutions
communautaires coopératives à but non lucratif qui ne récompenseront
ni ne pénaliseront les déposants, ni nřaccorderont des intérêts sur les
investissements, mais donneront à chaque déposant des droits égaux.
Nous devons unanimement, simultanément, collectivement refuser de
payer les impôts, pour racheter la dette. Mais nous devons également
497
Gérard Menuhin
modifier notre comportement, de sorte que l'argent lui-même, en tant que
moyen d'échange, soit remplacé par le troc. Surtout, nous devons
manifester pacifiquement par milliers, par centaines de milliers, par
millions, même face à la police militariste (de nombreux employés de
l'État approuvent nos points de vue). Nous devons mettre l'économie à
l'arrêt quand et pour aussi longtemps que cela nous convient. Ensuite,
commencera vraiment la lutte. La lutte entre le gouvernement et le
peuple ; entre Ŗnousŗ et Ŗeuxŗ ; la bataille pour la liberté ou la
soumission. Entre les politiciens contrôlés à distance, éloignés de leurs
électeurs respectifs, et la grande majorité des gens ordinaires qu'ils
prétendent représenter.
Mise à jour :
Bien que l'Europe occidentale soit fière d'avoir aboli la peine de
mort, il a été rapporté que le traité de Lisbonne lřa restauré. La
Convention européenne des droits de l'homme du Conseil de
l'Europe (Rome 1950) stipule :
SECTION I
ARTICLE 2 :
1. Le droit à la vie de toute personne est protégé par la loi.
Personne ne doit être privé de sa vie intentionnellement sauf
dans l'exécution d'une peine d'un tribunal suite à sa
condamnation pour un crime pour lequel cette peine est prévue
par la loi.
2. La privation de la vie ne peut être considérée comme infligée en
violation de cet article lorsqu'il résulte du recours à la force
rendu absolument nécessaire :
a) pour défendre toute personne contre la violence illégale ;
b) afin d'effectuer une arrestation légale ou d'empêcher
l'évasion d'une personne légalement détenue ;
c) dans une action légalement prise dans le but de réprimer
une émeute ou une insurrection.
498
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Le traité de Lisbonne/traité de réforme (2009) se contente de
répéter cette clause. La Charte des droits fondamentaux de l'Union
européenne affirme sans détours :
ARTICLE 2 - Droit à la vie
1. Tout le monde a droit à la vie.
2. Personne ne doit être condamné à la peine de mort ou exécuté.
Toutefois, dans le Protocole 6 (1983), cette clause a été modifiée
comme suit :
ARTICLE 2 - Peine de mort en temps de guerre
Un État peut prévoir dans sa loi la peine de mort pour les actes
commis en temps de guerre ou de menace imminente de guerre ;
une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par la loi
et conformément à ses dispositions. L'État doit communiquer au
Secrétaire Général du Conseil de l'Europe les dispositions
pertinentes de cette loi.
Qu'il existe ou non une contradiction entre ces traités ou ces
conventions, ou si l'ambiguïté ne sert qu'à embrouiller le problème, les
manifestations de masse découlant de conditions économiques dégradées
et les moyens de les contrer sont prévus dans cette législation. La
militarisation progressive de la police nationale, accompagnée d'exercices
conjoints avec la police d'autres États (ŖFormation militaire commune
des États-Unis continuerontŗ, Radio Polskie, 25 juillet 2013) et le plan
visant à supprimer les insurrections par l'utilisation de forces de police
étrangères - une stratégie éprouvée qui remonte aux révolutions
(Ŗéléments étrangers de mercenaires et criminels, forçant des révolutions
sur un pays qui n'est pas le leurŗ, A. Ramsay, The Nameless War, op. cit.,
Espagne 1936, Syrie 2011, Ukraine 2014, etc.) - éliminent le risque de
sympathie entre les autorités et les populations locales, et indique la
direction des évènements et la préparation des pouvoirs anonymes pour
les maîtriser.
Bien sûr, seuls les bureaucrates non élus qui dirigent l'UE peuvent
préciser quel évènement peut être classé comme une émeute ou une
insurrection et lequel nécessite une réponse mortelle. Mais si les
conditions dans l'UE continuent de se détériorer et que Ŗl'austéritéŗ
(pauvreté imposée/Ŗdévaluation interneŗ) fonctionne de manière lugubre
499
Gérard Menuhin
grâce à une réduction constante du niveau de vie, les émeutes peuvent
très bien être la réponse. Peu de choses différencient aujourd'hui les
manifestations et les grèves des émeutes. Ainsi, les balles en caoutchouc
et les gaz lacrymogènes dans des conditions plus extrêmes - ou instiguées
- peuvent devenir des balles réelles. Une fois que ce précédent sera établi,
les rapports de décès lors des manifestations de citoyens seront
progressivement acceptés comme quelque chose de normal, tout comme
nous acceptons les rapports presque quotidiens du chaos en Irak ou en
Afghanistan. À mesure que la législation de l'UE annule les lois
nationales, la législation nationale contre la peine de mort ne prévaudra
plus. Bien sûr, quand tant de possibilités et de méthodes pour tuer une
personne indésirable existent, aucune directive officielle n'est nécessaire.
Alors, comment le Gentil survivra-t-il dans ce nouvel ordre mondial
imposé par les juifs ? La réponse courte est : il ne le pourra pas. Œuvrant
comme d'habitude par lřintermédiaire de leurs mandataires, les services
secrets et les forces de police militarisées, les juifs veilleront à ce que ceux
dont l'existence présente une menace même potentielle - par une capacité
ou une volonté manifestée à la pensée indépendante - soient éliminés. Par
solidarité avec le caractère inhumain de leurs maîtres, des machines
intelligentes surveilleront notre espèce et élimineront tous les insoumis.
(Le général Robert Cone, responsable du Commandement de la
formation et de la doctrine de l'armée américaine, envisage de faire passer
les équipes de combat de la brigade de l'armée d'environ 4.000 soldats à
3.000 et d'utiliser plus de robots, selon Defense News, un magazine militaire
américain, The Telegraph, le 23 juin 2014.).
Le genre de monde qui s'ensuivra ne sera pas loin de celui avancé par
de nombreux films et romans de science-fiction comme 1984 dřOrwell.
Les chapitres traitant de la Ŗcureŗ de Winston Smith aux mains de Big
Brother sont éclairants. Nous ferions mieux de nous préparer à accepter
que 2 + 2 ne font plus 4. Encore une fois, leur logique n'est pas notre
logique. Un divertissement plus superficiel permet au rebelle solitaire de
réussir à battre le système, par une combinaison d'humanité, de
ressources et de ruses. L'homme contre la machine ou le héros solitaire
qui lutte contre des chances accablantes a longtemps été un thème favori
dans la fiction. Hélas, seulement dans la fiction. Aucun être humain ne
pourrait survivre - et encore moins venir à bout - à une tyrannie si
odieuse. La résistance nécessiterait une vigilance constante et une
organisation qui, à son tour, nécessiterait une communication, exposant
ainsi les rebelles.
500
Dites la vérité et vous humilierez le diable
En somme, dès la naissance, le genre humain a deux adversaires, un
interne et un externe. L'interne consiste en nos faiblesses, sans doute,
dans les qualités qui nous rendent humains. Lřexterne comprend ceux qui
se servent de ces faiblesses : les juifs. Ils se servent de notre bienveillance
et de nos désirs. Ils peuvent le faire avec détachement parce qu'ils se sont,
par leur propre chef, et leur propre dévolution, éloignés de l'humanité.
Le judaïsme prétend enseigner l'Absolu, mais en fait, il enseigne
seulement la négation de la vie des peuples, il sřagit plutôt de cette
négation et rien d'autre. (Martin Buber, Werksausgabe, Vol. 2 : Schriften
zur Bibel, Kösel-Verlag, Munich 1964, p. 1071 ; dans Beweisantrag in der
Angelegenheit Horst Mahler (motion pour présenter des preuves en ce
qui concerne Horst Mahler), County Court Cottbus, ref. 73 Cs 1630 Js
5466/07 [266/07]).
En 1492, Chimor, le rabbin en chef d'Espagne, a reçu les conseils
suivants du Grand Sanhédrin (Sœurs de Zion) à Constantinople :
1. Pour ce que vous dites que le roi d'Espagne vous oblige à
devenir chrétien : faites-le, puisque vous ne pouvez pas faire
autrement.
2. Quant à ce que vous dites au sujet de lřordre de vous dépouiller
de votre propriété : faites de vos fils des commerçants qu'ils puissent
dépouiller, peu à peu, les chrétiens des leurs.
3. Quant à ce que vous dites concernant les atteintes envers vos
vies : faites de vos fils des médecins et des apothicaires pour qu'ils
enlèvent la vie des chrétiens.
4. Quant à ce que vous dites de leur destruction de vos
synagogues : faites de vos fils des chanoines et des clercs afin qu'ils
détruisent leurs églises.
5. En ce qui concerne les autres vexations, dont vous vous
plaignez : faites en sorte que vos fils deviennent des conseillers et des
avocats, et voyez à ce qu'ils se mêlent toujours dans les affaires de
l'État, qu'en mettant les chrétiens sous votre joug, vous puissiez
dominer le monde et être vengés à leur sujet.
6. Ne vous détournez pas de cet ordre que nous vous donnons,
car vous trouverez par expérience que, humiliés comme vous lřêtes,
vous atteindrez véritablement le pouvoir. Signé : Prince des juifs de
Constantinople. (Julio-Iniguez de Medrano, La Silva Curiosa, Orry,
Paris 1608, pp. 156 sq.).
***
501
Gérard Menuhin
Considérons le véritable juif, mondain, pas le juif sabbatique, mais
le juif du quotidien. Ne cherchons pas le secret du juif dans sa
religion, mais cherchons le secret de sa religion dans le vrai juif.
Quelle est la base laïque du judaïsme ? Besoin pratique, intérêts
personnels. Quelle est la religion mondaine du juif ? Le colportage.
Quel est son Dieu mondain ? Lřargent. Très bien alors !
L'émancipation du colportage et de l'argent, par conséquent en
pratique, de la véritable juiverie, serait l'émancipation de notre temps...
Nous reconnaissons dans le judaïsme, par conséquent, un élément
général anti-social orienté vers le présent, qui, par le biais du
développement historique - ce respect nuisible que les juifs ont
contribué avec zèle - a été porté à son haut niveau actuel, auquel il
doit nécessairement se dissoudre. En dernière analyse, l'émancipation
des juifs est l'émancipation de l'humanité des juifs. (Karl Marx, ŖZur
Judenfrageŗ, op. cit.).
L'exposé de Marx ressemble au genre de repentir que certaines
personnes influentes ont exprimé, généralement vers la fin de leur vie,
comme dans l'avertissement d'Eisenhower concernant le Ŗcomplexe
industriel militaireŗ. L'épitaphe de Marx sur les juifs peut également trahir
sa relation malhonnête avec sa propre idéologie telle qu'exprimée dans le
Manifeste du parti communiste, qui, plus que probablement basé sur les plans
de Weishaupt, était imitatif plutôt que fondé sur des principes. Chaim
Hirschel Mordechai (1818-1883), ou Karl Marx, était un cousin de
Rothschild, donc la connexion à Weishaupt est claire, les deux ayant été
financés à partir de la même source.
Le colportage juif est particulièrement évident dans sa compulsion
effrénée de maintenir le mythe de l'Ŗholocausteŗ, dont l'exposition
contredirait non seulement la prétention des juifs à la Palestine et à des
réparations financières sans fin et à l'expiation pour un préjudice qui ne
leur était pas fait, mais aussi livrerait les juifs et leurs serviteurs à la
vindicte d'un monde trompé et victime pendant des siècles par leurs
mensonges et leurs conspirations. Un tel courroux ne peut être apaisé que
par l'extinction réelle des juifs - ou Ŗde la juiverieŗ, selon le cas.
La seule conclusion pertinente à tirer d'une étude du déroulement des
évènements reliant notre passé commun est que ces tendances ont été
ininterrompues depuis leur commencement, il y a plusieurs siècles, et
qu'elles sont tellement enracinées dans le tissu de la vie et dans la façon
dont tout fonctionne, malades comme elles sont, qu'elles sont devenues
immuables.
502
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ma brève démarche est arrivée à ce stade dans cette chronologie en
continu quand la recherche révèlerait à toute personne réfléchie
qu'aucune analyse déductive ou les conclusions qui en découlent ne
pourraient entraîner de changement.
C'est la perpétuité dans laquelle ma vie sřest immiscée, et jřessaye
simplement, percevant la vérité sur les évènements passés et présents, de
corriger leur interprétation, ne réalisant pas quand j'ai commencé que les
révélations que je pouvais découvrir et essayais de communiquer ne
dérangeraient nullement cette séquence, ne pourraient bouleverser son
influence, et ne menaçaient que moi et je me rendais ridicule auprès de
ceux qui savent et, à l'exception de quelques-uns, inintelligible auprès de
ceux qui nřont pas la connaissance.
Pourtant, comme le dit lřadage allemand : ŖLa vérité oblige ; qui ne dit
mot consent.ŗ (Wahrheit verpflichtet, wer schweigt stimmt zu.).
Sřil est permis à un non croyant, une fois de plus, de citer cet excellent
livre, la Bible :
Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous affranchira. (Jean 8:32).
La paix parmi les humains devrait être la norme sur Terre. Pourtant,
atteindre cet état normal nécessite toute notre énergie. Mon père disait :
ŖLa paix peut sembler simple - une belle parole - mais elle exige tout ce
que nous avons, toutes les qualités, toutes les forces, tous les rêves, tous
les grands idéauxŗ.
Mon père a essayé de générer de la paix avec sa musique. J'ai hérité du
devoir de faire de même de la seule manière que je connaisse.
***
Si vous ne reconnaissez pas le seul véritable ennemi et que
vous ne vous unissez pas pour le combattre lui et ses
marionnettes, vous et vos enfants êtes condamnés à
l'esclavage !
503
Gérard Menuhin
504
Bibliographie
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Ŕ Adenauer, Konrad, Mémoires, 1945-1953, Hachette, Paris 1965
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Ŕ Atzmon, Gilad, The Wandering Who: A Study of Jewish Identity Politics, Zero
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Occupation 1944-1950, Little Brown, Toronto 1997
ŕOther Losses, Stoddart, Toronto 1989
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Nachfolger, 1950
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Index des Noms
Aahronot, Yediot ................ 458
Abbas, Mahmud.................. 316
Aberg, Einar ......................... 20
Abromavicius, Aivara .......... 314
Ackermann, Josef.................. 63
Acton, John ........................ 267
Adenauer, Konrad ... 52, 67, 73,
91, 347, 480, 505
Agranat, Shimon ................. 456
Ahmadinejad, Mahmud ....... 409
Akhmetov, Rinat ................. 314
al-Assad, Bashar .................. 300
al-Baghdadi, Abu Bakr ........ 300
Albert, Prince Consort ........ 290
Alberti-Sittenfeld, Conrad ... 183
Aldrich, Nelson................... 222
Alexandre II, Pape .............. 245
Alfred, roi ........................... 248
al-Kadhafi, Muammar 312, 409,
458, 459
Allen, Gary ......................... 228
Allende, Salvador ................ 409
Antonescu, Ion ................... 142
Arafat, Yassir ...................... 409
Aschberg, Olof ................... 274
Ashton, Catherine ............... 313
Asquith, Herbert H. ............ 372
Attia, Yitzhak ...................... 455
Attlee, Clement ................... 237
Atzmon, Gilad ......19, 193, 472,
505
Avnery, Uri......................... 466
Bacque, James .... 85, 86, 88, 90,
91, 505
Bahr, Egon ....................62, 347
Bakhtin, Mikhail ................. 257
Bakunin, Mikhail .123, 497, 505
Balfour, Arthur J.371, 372, 374,
451, 452, 453, 454, 457, 514
Balfour, déclaration ... 306, 447,
451, 452, 456, 457, 471, 511
Ball, George ....................... 434
Bandeira de Mello, Lydio M. . 76
Bannigan
voir McMahon George A.168
Bardèche, Maurice .97, 100, 505
Barmat................................ 383
Barnett, Thomas ..234, 235, 505
Barroso, José M. ................. 395
Baruch, Bernard ...87, 149, 223,
319, 393, 404, 406, 464
Bar-Zohar, Michael............. 309
Bateman, James .................. 292
Baxter, David ..................... 340
Baynes, Norman H. ............ 124
Bazata, Douglas .................... 90
Beaty, John ......................... 439
Beck, Ludwig ...................... 151
Gérard Menuhin
Begin, Menachem 466, 467, 510
Bein, Alex ............................447
Belloc, Hilaire ...... 245, 289, 505
ben Achai, Huna..................323
ben Sakai, Johanan ..............323
Ben-Gurion, David.....309, 442,
462, 505, 509, 519
Benludah, Simeon................409
Benoist-Méchin, Jacques.....156,
506
Benoît XV, pape ..................381
Ben-Sasson, Haim ...............393
Benucci, Henriette ...............364
Benucci, Raphaël .................364
Berezovsky, Boris ................228
Berg, Isay D.........................286
Berger, Elmer ......................322
Beria, Lavrentiy ...........280, 281
Berman, Julius .......................53
Bernays, Édouard L. ............356
Bernfeld, Siegfried ...............256
Bernstein, Sidney ...................61
Berry, Wendell .....................469
Berthold, Will ......................153
Bertie, Francis .....................372
Bertoliot, Abbé ....................263
Bevans, Charles I. ..................66
Bevin, Ernest.......................195
Bezmenov, Yuri...................482
Biddle, Nicholas ..................216
Blady, Ken...........................437
Blech, Jörg...........................253
Bleichröder, conseiller privé 151
Bliss, Tasker H. ...................227
Bloch, Eduard .....................134
522
Blocher, Christoph .............. 351
Blum, Lawrence ................... 94
Blumenthal, Max ................. 464
Boemeke, Manfred F........... 393
Boesky ................................ 383
Bolton, Kerry R. ................. 275
Bonaparte, Napoléon . 215, 261,
387, 407
Bonhoeffer, Dietrich ... 151, 155
Bonnet, George . 128, 162, 182,
506
Boothby, Robert ................. 105
Bradberry, Benton............... 191
Brailsford, H. N. ................. 395
Brandeis, Louis D. ..... 455, 456,
457
Brandt, Willy ....................... 101
Brasol, Boris ....... 243, 270, 506
Bratt, H. ................................ 72
Braun, Eva .................. 117, 118
Bräuninger, Werner .... 134, 234,
506
Breker, Arno ....................... 117
Brewer, John ......................... 68
Brezhnev, Leonid ................ 459
Broszat, Martin ..................... 26
Brown, Ellen 88, 104, 105, 170,
226, 392, 505, 506
Bruckner, Anton ................. 117
Bryant, Arthur..................... 246
Buber, Martin...................... 501
Bubis, Ignaz ........................ 124
Bulan, roi de Khazarie. 327, 448
Bullitt, William C................. 162
Bulwer-Lytton, Edward....... 334
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Burg, Joseph G. .................. 190
Bush, George W.. 317, 409, 480
Byron, Manfred....................... 8
Cabrinovic, Nedelko ........... 361
Caidin, Martin ...................... 74
Caïphe ................................ 264
Calder, Angus ....................... 76
Callaway, Oscar ................... 377
Cameron, David.................. 480
Canaris, Wilhelm ......... 150, 154
Cantor, Norman ................. 130
Carlisle, Richard .................. 257
Carmack, Patrick S. J. .......... 213
Carmichael, Joel .................. 447
Carnegie, Fondation ... 228, 254,
410, 412, 413, 414, 421
Carvajal, Fernandez ............. 259
Casey, Katherine ................. 413
Castro, Fidel ....................... 409
Cavell, Edith ....................... 378
Cecil, Robert ............... 227, 374
Cerfbeer, Herz .................... 267
César, Jules G........ 69, 417, 496
Chailley, Léon ..................... 207
Chamberlain, Houston Stewart
....................................... 129
Chamberlain, Neville...... 12, 76,
145, 147, 165, 169, 171,
172, 173, 174, 175, 180,
182, 331, 406, 427
Charles I ....................... 66, 260
Charles II ............................ 260
Chaumette, Pierre-Gaspard . 266
Chavez, Hugo ..................... 409
Cherep-Spiridovich, Arthur 217,
220, 319, 506
Churchill, Jenny Jacobson .. 206,
404
Churchill, Randolph (lord) .. 166
Churchill, Winston71, 236, 278,
331, 363, 372, 401, 404, 468
Cicéron .........................80, 350
Clark, Christopher ..... 362, 365,
507
Clark, Gordon .................... 196
Cliff, Tony .......................... 272
Clinton, Bill .................226, 240
Clinton, George .................. 215
Clinton, Hillary ............312, 409
Cobbett, William .........226, 290
Codreanu, Corneliu .............. 98
Cone, Robert ...................... 500
Conroy, George R. ............. 228
Coolidge, Archibald ............ 227
Cooper, Duff .......169, 180, 392
Corday, Charlotte ............... 266
Cosandey, J. ........................ 257
Cox, Edward E. .................. 421
Crewe, Ivor ........................ 363
Cromwell, Oliver .259, 260, 471
Cuddy, Dennis.................... 254
Curtis, Dall ......................... 470
Curtis, Lionel ...................... 227
Curzon, George ...........452, 453
Dahlerus, Birger .155, 163, 400,
401
Daladier, Georges 162, 181, 182
Dall, Curtis ......................... 470
523
Gérard Menuhin
Dalton, Thomas ..... 17, 22, 393,
507
Danton, Georges Jacques ....266
Dawson de Penn, Bertrand ..180
Dawson, Geoffrey ...............374
Dayan, Moshe .....................468
de Balzac, Honoré.................80
de Gaulle, Charles.... 15, 20, 480
de Gobineau, Arthur ...........129
de Gras, Avernes .................260
de Lagarde, Paul ..................127
de Langres, Lombard ...........267
de Sade, Donatien A. F. .......265
de Virieu, François-Henri ....250
Degrelle, Léon .............362, 365
Del Mar, Alexander .............214
Della Pergola, Sergio .............40
Delmer, Sefton ... 55, 77, 78, 79,
113, 507
Denikin, Anton I. ................393
Dennis, Lawrence ................341
Dewey, John ........................254
Dewinter, Philip ..................297
Diana, Princesse de Galles ...297
Dickens, Charles..................291
Dilling, Elizabeth K. ...253, 286,
329, 424
Dinstein, Yoram ..................338
Disraeli, Benjamin129, 171, 472
D'Israeli, Isaac .....................259
Docherty, J. C........................94
Dodd, Norman.... 410, 413, 421
Dönitz, Karl ........................112
Donovan, William J. ......90, 236
Doolittle, Justin ...................483
524
Doriot, Jacques ..................... 98
Dörken, Edith..................... 410
Doyle, William .................... 264
Dragnea, Liviu .................... 338
Drenger, Heinz ..................... 58
Drieu La Rochelle, Pierre ...... 97
Du Pont .............................. 226
Duchêne, François .............. 237
Dulles, Allen ............... 153, 236
Dulles, John ........................ 237
Duport, Adrien ................... 263
Durlauf, Steven N. ................ 94
Dvornik, Francis ................. 439
Ebert, Friedrich .................. 385
Eckart, Dietrich .................. 474
Eden, Anthony .. 169, 180, 237,
452
Édouard I ........................... 246
Édouard VII ....................... 273
Édouard VIII .............. 165, 168
Égalité, Philippe .................. 265
Egk, Werner........................ 117
Ehrenbourg, Ilja .................... 57
Einstein, Albert ........... 427, 450
Eisenberg, Jérôme M............. 23
Eisenberg, Léon .................. 253
Eisenhower, Dwight D. . 15, 69,
86, 87, 88, 90, 186, 242,
279, 502
Eisner, Kurt ........................ 381
Eizenstat, Stuart .................... 53
Elhaik, Eran ........ 316, 450, 451
Elliot, Simon (Shimon)........ 300
Emry, Sheldon .................... 105
Engels, Friedrich ................. 361
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Ensslin, Gudrun.......... 348, 349
Eveland, Wilbur C............... 442
Even, Louis......................... 213
Faber, David ....................... 169
Fahey, Denis ....................... 420
Fauchet, Claude .................. 263
Faurisson, Robert 15, 26, 34, 35
Feder, Gottfried . 121, 151, 169,
170, 171, 508
Feigel, Sigi ........................... 351
Feldman, Gerald D. ............ 393
Ferguson, Niall ................... 376
Feuchtwanger, Léon.............. 33
Feygin, V. ............................. 57
Feynman, Richard ............... 293
Findley, William .................. 213
Fink, C. ............................... 393
Finkelstein, Louis .......... 41, 329
Finkelstein, Norman ............. 41
Fischer, Joschka .......... 348, 349
Fishberg, Maurice ............... 383
Fisk, Robert ........................ 468
Flick, Friedrich ...................... 59
Ford.................................... 286
Ford, fondation................... 421
Ford, Henry ........ 236, 287, 309
Forrestal, James .................. 406
Fox, Michael Allen .............. 483
France, Allen....................... 253
France, Anatole............. 40, 395
Francis, David R. ................ 278
François-Poncet, André ...... 162
Frankfurter, David .............. 177
Frankfurter, Felix ........ 149, 227
Franklin, Benjamin ...... 211, 212
Franzos, Karl Emil ............. 207
Frédéric-Guillaume II de Prusse
....................................... 267
Frei, Norbert ........................ 24
Frey, Gerhard ......331, 332, 333
Friedlander, David .............. 267
Friedman, Manny ............... 195
Fröhlich, Wolfgang ............. 342
Frommann, Bruno .............. 116
Fry, Leslie ....................239, 420
Fuller, John F. C. ................ 108
Fuller, Richard Buckminster
................................241, 242
Gaither, Rowan .................. 421
Galbraith, John K. .............. 219
Galley, May ........................ 169
Gamelin, Maurice ............... 144
Garfield, James ............208, 496
Gatzer, Werner ..................... 54
Gelpke, conseiller ............... 151
Genesio, Ugo ..................... 338
George I ............................... 68
George V, roi ..................... 357
Gerstenmaier, Eugen .......... 155
Gesell, Silvio ....................... 381
Giafferi, Moro .................... 177
Gibbels, E. ......................... 110
Gibson, Hutton .................. 433
Giertych, Jedrzej ................. 147
Giesler, Hermann ...... 111, 115,
117, 159
Giladi, Naeim ..............441, 442
Giladi, Naemi ..................... 443
Ginsburg, Yitzak ................ 464
Ginzel, Günther B. ............. 448
525
Gérard Menuhin
Gisevius, Hans Bernd ..........153
Gladstone, William E...290, 358
Gläser, Elisabeth .................393
Globocnik, Odilo ..................28
Glücks, Richard .....................30
Göbel, Klaus .......................352
Godard................................263
Goebbels, Joseph ........175, 176
Goerdeler, Carl F. 151, 153, 401
Goethe, Johann Wolfgang ...291
Gold (Gould), John .............305
Goldman, Emma .................206
Goldman, Nahum ......128, 197,
353, 402, 462
Goldsmid, Abraham ............267
Goldsmid, Benjamin ............267
Goldstein, Baruch................464
Goldstein, Emmanuel..........350
Goodson, Stephen M. .........248
Gorbatchev, Mikhaïl 22, 64, 164
Göring, Hermann .......112, 126,
176, 339
Goschen, E. ........................372
Gottheil, Richard J. H. ...........17
Gotz, Avram .......................282
Gracchus, Tiberius ..............496
Graetz, Heinrich ..................250
Graf, Jürgen .... 35, 90, 453, 454
Graur, Dan ..........................450
Graves, Robert ....................365
Greenhill, Kelly M. ..............202
Greife, Hermann .................279
Greil, Lothar .........................58
Grem, June ..........................303
Grenfell, Russell ..................402
526
Grey, Édouard .... 363, 364, 372
Griffin, G. Edouard ............ 421
Grimm, Friedrich ............ 78, 79
Groos,René......................... 135
Grose, Peter ........................ 227
Gross, Jan T. ....................... 142
Grynszpan, Herschel .. 175, 176,
177, 179
Grynszpan, Sendel ...... 176, 179
Guggenheim famille ............ 394
Guggenheim fondation ....... 413
Guggenheim, fondation ...... 421
Guillaume I ................. 248, 259
Guillaume II ....................... 447
Guillaume III ...... 210, 260, 471
Guillaume le Conquérant .... 245
Guillaume, le conquérant ... 245,
247
Guillotin, Joseph-Ignace ..... 265
Gustloff, Wilhelm ............... 177
Haber, Eitan ....................... 467
Hadawi, Sami ...................... 447
Haider, Jörg ........................ 297
Haldane, David ................... 363
Halder, Franz ...................... 154
Halevi, Judah ...................... 130
Halifax, Edouard................. 149
Halifax, Edouard (lord) ....... 161
Halper, Jeff ......................... 309
Hamerla, Michael ................ 176
Hamill, John ....................... 379
Hamilton, Alexander ... 213, 214
Hamilton, Hamish .............. 124
Hammer, Michael ............... 450
Hannasi, Jehuda .................. 323
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Haqqi, Anwarul H. .............. 128
Harriman, W. Avarell .. 226, 228
Harshav, Benjamin .............. 384
Hartmann, Christian ............. 87
Harwood, Richard................. 33
Hautamäki, Erkki ........ 142, 145
Hecht, Ben............................ 17
Heddesheimer, Don .............. 18
Hedin, Sven ........................ 180
Hegel, Georg W. F. ..... 255, 483
Heidegger, Martin ............... 231
Heiden, Konrad .................... 15
Heine, Heinrich .. 288, 319, 418
Heisenberg, Werner K. ....... 154
Helfferich, Karl ................... 389
Hellmuth, Eckhart ................ 68
Henri IV ............................. 245
Herbig, F. A. ......................... 20
Hergt, Oskar ....................... 390
Herlong, Albert Jr. ...... 421, 423
Herzl, Théodore. 127, 194, 287,
317, 359, 426, 434, 447, 457
Hess, Israël ......................... 465
Hess, Rudolf ............... 164, 332
Heydrich, Reinhardt ..... 27, 126,
176
Himmler, Heinrich .. 26, 28, 121
Hingst, Wolfgang ........ 238, 239
Hirsch, Dr........................... 387
Hirsch, Emil ....................... 322
Hitler, Adolf 18, 20, 41, 55, 56,
76, 89, 93, 94, 98, 101, 105,
107, 108, 109, 110, 111,
112, 113, 114, 115, 116,
117, 120, 121, 122, 124,
126, 128, 134, 139, 142,
143, 146, 148, 150, 152,
153, 154, 155, 156, 157,
158, 159, 161, 162, 163,
164, 167, 169, 170, 171,
172, 173, 174, 175, 176,
179, 180, 181, 182, 183,
185, 188, 217, 231, 234,
280, 292, 312, 331, 332,
351, 380, 401, 406, 409,
445, 455, 474, 481, 483,
496, 505, 506, 508, 509,
510, 511, 513, 515, 516,
517, 518, 519
Hoffman, Michael A. ............ 31
Hoffmann, Johannes .......... 381
Hoffmeister, Kate ................ 74
Höfle, Hermann ................... 30
Hollande, François ............. 480
Honsik, Gerd...................... 343
Hoop, Ken ......................... 342
Hoover, Herbert ................. 378
Hoskier-Paribas .................. 364
Höss, Rudolf .............24, 25, 26
House, Edouard M. ... 209, 225,
227, 361
Howe, C. K. ....................... 218
Hughes, Emrys ................... 406
Hull, Cordell ..................26, 360
Humble, George ................. 248
Hundert, Gershon David ...... 60
Hussein, Saddam .308, 312, 409
Irving, David..................73, 110
Iserbyt, Charlotte 231, 254, 255,
413
527
Gérard Menuhin
Isvolski, Alexander P. ..........364
Itzig, Daniel.........................267
Ivanov, Semion P. ...............138
Izoulet, Jean ........................310
Jabotinsky, Valdimir ............191
Jabotinsky, Vladimir ............165
Jackson, Andrew 209, 216, 221,
470, 496
Jackson, Robert H. ................59
Jacobs, Louis .......................322
Javits, Jacob K. ....................478
Jefferson, Thomas ......111, 213,
214, 263
Jenninger, Philipp ................348
Jésus .... 250, 323, 327, 429, 496
Jodl, Alfred ..........................153
John, Otto ...........................154
John, Robert ........................447
Johnston, Thomas .......369, 370
Johnstone, Diana .................312
Josiah, roi ............................326
Josué ...........................258, 434
Juncker, Jean-Claude ...........231
Kagan, Robert .....................312
Kai-Shek, Chiang ...................90
Kamenev Rozenfeld ............283
Kaminezki, Schmuel ............314
Kamkov ..............................283
Kant, Immanuel ..........198, 483
Kantor, Viatcheslav .............337
Kapeliouk, Amnon ..............466
Kaplan-Feuereisen, Omry.....59
Kasher, Asa .........................307
Kasner, Horst ......................347
Kasprzycki, Tadeusz ............144
528
Kastein, Josef ...................... 327
Katsav, Moshe .................... 476
Katzenstein, Julius .............. 327
Kaufman, Théodore............ 143
Keith, Jim ........................... 256
Keller, Arnold ....................... 23
Kennan, George F. ............. 364
Kennedy, John F. .. 40, 480, 496
Kennedy, Joseph ......... 406, 470
Kent, Tyler.......................... 162
Kentler, Helmut .................. 295
Kerlen, Kurt ....................... 273
Kermisz, Jozef ...................... 30
Kern, Erich ......................... 188
Kerry, John ......................... 409
Kerstein .............................. 169
Khodorkovsky, Mikhail....... 209
Khomeini, Ayatollah ........... 459
Kim, II-Sung....................... 409
Kimmons, H. ...................... 262
King, William Lyon Mackenzie
....................................... 213
Kish .................................... 393
Klein, Henry H. . 105, 231, 232,
341, 441
Klotz, L. -L. ............................ 78
Knickerbocker, Cholly ........ 276
Knuth, E. C. ....................... 318
Koch-Weser, Caio ................. 63
Koestler, Arthur . 124, 437, 450,
512
Kohl, Helmut...................... 347
Kolbe, Maximilian....... 258, 324
Kollerstrom, Nicholas ........... 23
Kolmanovich, M. .................. 57
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Kolomoyskiy, Ihor .............. 314
Komossa, Gerd-Helmut........ 62
Kook, Abraham I. ............... 465
Korekiyo, Takahashi ........... 272
Kowner, Rotem .................. 272
Krause, Karl Wilhelm.......... 175
Krausnick, Helmut .............. 121
Krebs, Albert ...................... 171
Krieger, Karsten.................. 209
Kronberg, Jacques............... 426
Kropatschat, Joseph ............ 208
Kuhn-Loeb ......................... 226
Kulaszka, Barbara ................. 78
Kulischer, A. ....................... 191
Kun, Bela ............................ 206
Kuskova, E. ........................ 284
Kutisker .............................. 383
Kuzmin, Gabriel ................. 417
Kvitashvili, Alexander ......... 314
Kwasniewski, Alexander ..... 337
La Farge, Henry A............... 473
Lahav, Pnina ....................... 456
Lamb, Peter .......................... 94
Landauer, Gustav ................ 381
Landig, Wilhelm .................. 151
Landowsky, Iosif................. 415
Landowsky, Iosif, Maksimovich
....................................... 415
Lane, Arthur H. .................. 408
Latsis, Martin ...................... 283
Lattik, Jaan ........................... 76
Laube, Heinrich ...................... 8
Lawrence, Richard .............. 216
Laws, Bolitha ...................... 342
Lazare, Bernard ................... 207
Le Pen, Marine ............297, 298
Leaf, Walter ........................ 367
Lecache, Bernard ................ 164
Leese, Arnold ..................... 267
Leggett, George .................. 278
Lehar, Franz ....................... 117
Lehman, Herbert ................ 149
Lendman, Stephen .............. 314
Lénine, Vladimir Ilyich ...... 209,
267, 273, 274, 276, 278,
279, 283, 340, 360, 381,
382, 383, 474, 491
Lenz, Friedrich ............179, 180
Leshem, Moshe .................... 49
Leuchter, Fred ...................... 35
Levien, Max ........................ 382
Leviné, Eugen .................... 382
Levy ................................... 383
Lévy, Baruch ...................... 319
Levy, Oscar ........................ 325
Lewin ................................. 383
Lewis, Ann ......................... 302
Lewis, Jeff .......................... 200
Lewis, Jeffrey ...............305, 491
Ley, Robert......................... 116
Liddell, Basil H. .................. 332
Liebehenschel, Arthur .......... 25
Liebig, Gabriele .................. 232
Lilienblum, Moshe Leib ...... 461
Lina, Jüri.....266, 274, 277, 354,
361, 443
Lincoln, Abraham...... 217, 219,
220, 288, 496
Lincoln, Bruce .................... 283
Lindbergh, Charles A. ......... 223
529
Gérard Menuhin
Lior, Dov ............................464
Lipp, Franz..........................381
Lippmann, Walter..................80
Lipski, Jozef ........................128
Liu, Henry C. K. ..................104
Lloyd, George, David .114, 366,
367, 372, 393, 407, 453
Löbe, Paul ...........................389
Louis XVI ....... 9, 260, 263, 264
Louis, Antoine.....................265
Lüdde-Neurath, Walter........513
Ludwig, Emil .......................164
Ludwig, Karl .........................55
Lukasiewicz, Jules ................162
Lummert, Horst K. A. .........333
Lunacek, Ulrike, loi..............293
Luxemburg, Rosa ................206
Machiavelli, Niccolò ............318
Macmillan, Harold ...............360
Madison, James ... 209, 214, 215
Mahathir, bin Mohamad ......173
Mahler, Horst .......96, 134, 342,
343, 501
Mallet, Victor ......................400
Malmesbury, Guillaume .......245
Mandel, Georges .................393
Mandelstam, Arnold ............197
Mannerheim, C. G. E.
(maréchal) .......................145
Mantoux, Paul .....................393
Marat, Jean Paul ..................266
Margesson, David................182
Marie-Antoinette .................261
Marjolin, Robert ..................238
Marschalko, Louis .........58, 279
530
Marx Hubbard, Barbara ...... 270
Marx, Karl ... 96, 123, 124, 194,
206, 209, 234, 256, 280,
288, 319, 361, 409, 415,
418, 477, 492, 502
Masalha, Nur ...................... 468
Maslov, S. ........................... 284
Maurice, Emil ..................... 134
Maurois, André ................... 236
Maury, Abbé ....................... 262
Maxse, Léo ......................... 408
Mayer, Hein .......................... 58
McCain, John ...................... 409
McCarthy, Joseph ............... 194
McCullough, David ............. 144
McDonald, Lawrence P. ...... 227
McFadden, Louis ........ 225, 227
McFadden, Louis T. .... 225, 384
McKenna, Reginald............. 210
McKilliam, Kenneth............ 174
McKinley, William ...... 220, 496
McNair Wilson, Robert ....... 243
Meade, J. E. ........................ 107
Medici ................................. 245
Medrano, Julio-Iniguez de ... 501
Meiji ................................... 273
Meir, Golda ................ 435, 462
Meiser, Hans ......... 55, 153, 154
Melisch, Richard ................. 235
Mendelsohn, conseiller privé151
Mendelsohn, Felix............... 401
Mendelssohn, Moïse ........... 328
Menem, Carlos .................... 199
Mengele, Josef............... 49, 130
Menuhin, Gérard ........ 134, 333
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Menuhin, Moshe ................. 473
Merkel, Angela ... 317, 346, 347,
430, 480
Mezvinsky, Norton ..... 463, 465
Mikoyan, Anastas ................ 281
Miksche, Ferdinand Otto ...... 20
Milken................................. 383
Milner, Alfred ..................... 393
Milosevic, Slobodan ............ 409
Mitford, Unity ..................... 118
Mocatta, Moïse ................... 267
Möllemann, Jürgen.............. 297
Molotov, Vyacheslav M...... 138,
139, 140, 142, 278, 281
Monnet, Jean .............. 237, 238
Monroe, Marilyn ................... 82
Montagu, Edwin ................. 126
Montefiore, Moïse............... 267
Mooney, S. C. ..................... 262
Morgan, J. P. ...... 222, 226, 228,
360, 376, 377
Morgenthau, Henry .. 31, 87, 88,
149
Morris, Robert ............ 212, 214
Moses ................................. 267
Mosley, Oswald..................... 98
Mossbauer, Louise .............. 364
Mousset, Alfred .................. 361
Mowrer, Edgar .................... 122
Mühsam, Erich ................... 381
Mujica, José ........................ 241
Müllerson, Rein................... 338
Mullins, Eustace . 228, 332, 360,
379
Mulot, Abbé........................ 263
Murdoch, Munya ................ 469
Mussolini, Benito ..98, 137, 161,
162, 394
Myers, Gustav .................... 214
Natanson, Mark A. ............. 283
Nathan, Paul......................... 17
Nauman, Max ..................... 185
Nechvolodov, A. ................ 263
Netanyahou, Benjamin ....... 441
Nevins, Allan ...................... 372
Nevzlin, Leonid .................. 209
Nicholas II, Tsar................. 419
Noé .....................356, 437, 444
Nolte, Ernst ....................... 282
Nordau, Max ........................ 17
Noriega, Manuel ................. 409
Nove, Alec............................ 94
Nuland (Nudelman), Victoria
....................................... 312
Nutting, Anthony ............... 453
Obama, Barack ...299, 300, 318,
404, 480
Oborne, Peter..................... 233
Ogilvie-Forbes, George ..... 155,
163
Ohnesorg, Benno ............... 349
Oppenheim, Ariella ............ 450
Oppenheimer, Karl ............. 151
Oron, Yitzhak .................... 187
Ortega, Daniel .................... 409
Orwell, George .34, 70, 81, 270,
350, 433, 500, 514
Osborn, Chasse S. .............. 405
Ostrer, Harry ...................... 450
Otto I, Kaiser ..................... 439
531
Gérard Menuhin
Oudendijk, W. J. ..................281
Overesch, Manfred ..............110
Oz, Amoz....................458, 461
Paet, Urma ..........................313
Paffrath, Constanze ...............64
Page, Walter H. ...................360
Parubiy, Andrey ...................313
Parvus, Alexander (Israel
Lazarevich Gelfand)271, 272,
273, 274, 275, 276, 280, 514
Paterson, William ................210
Patterson, Robert ..................89
Patton, George ........ 86, 88, 185
Patton, George S.86, 87, 89, 90,
186, 279, 519
Pavlov, Ivan P. ............254, 255
Pearson, Michael .................273
Percy, Eustace .............142, 227
Peres, Shimon .....................302
Perloff, James ......................223
Perlzweig, M. rabin ..............183
Perm, Yakov rabin...............464
Peron, Juan..........................152
Peterson, Horace C..............392
Petty-Fitzmaurice, Henry .....373
Pick, Albert ...........................23
Picker, Henry ...... 111, 121, 163
Pierce, Chester.....................253
Pierce, William ....................167
Pinkus, Benjamin.................276
Piper, Michael Collins ..........342
Pipes, Richard .....................271
Pirow, Oswald .....................174
Pitt, William ................172, 267
Pitt-Rivers, George H. L. F. .287
532
Plaut, Théodore .................. 151
Pogonowski, Iwo Cyprian ... 442
Pohl, Oswald ............ 26, 28, 61
Poincaré, Raymond ............. 364
Ponsonby, Arthur ................. 78
Popper, Karl ....................... 256
Porath, Yoram B. ................ 458
Porter, P. B. ........................ 215
Postal, Bernard.................... 434
Potocki, Jerzy ...................... 150
Pound, Ezra ................ 198, 229
Poutine, Vladimir 312, 317, 409
Pranaitis, Ignatius ................ 323
Pratt, Ebenezer ................... 259
Primo de Rivera, José A. ....... 98
Princip, Gavrilo .................. 361
Quigley, Carroll ........... 226, 358
Quinn, Stephen ................... 210
Rakovsky, Christian ... 415, 417,
419
Ramsay, Archibald ..... 172, 259,
427, 499
Rankin, John E. .................. 470
Rassinier, Paul ................. 35, 96
Rathenau, Walther...... 232, 233,
273, 387, 388, 417, 419,
449, 510, 515
Ravage, Marcus E. .............. 496
Reece, Brazilla Carroll ......... 413
Reed, Douglas ...... 90, 123, 144,
274, 285, 322, 328, 427, 515
Reich, Wilhelm.................... 257
Reichhorn ................... 244, 409
Reifer, Manfred ................... 126
Reilly................................... 275
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Reinhardt, Aktion ........... 27, 28
Reinhardt, Fritz ..................... 27
Renner ................................ 257
Reuter, Fritz ........................ 317
Rhee, Syngman ..................... 90
Richards, Dennis ................... 77
Richardson, Henry G. ......... 245
Ridley, Jasper Godwin......... 265
Riegner, Gerhart M. ............ 471
Rigg, Bryan Mark ................ 188
Roberds, William ................ 210
Roberts, Anthony................ 148
Robespierre, Maximilien..... 264,
265
Robinson, David ................... 59
Robinson, Jacob.................... 59
Robison, John ..................... 249
Rockefeller, famille .... 223, 227,
228, 230, 255, 275
Rockefeller, fondation 130, 236,
255, 413, 414, 421
Roda-Roda, Alexander ........ 426
Rodd, R. ............................. 372
Rogerson, Sidney ................ 105
Röhm, Ernst ....................... 280
Roosevelt, Franklin D. ... 88, 89,
90, 106, 107, 108, 149, 150,
156, 162, 209, 222, 304,
341, 360, 402, 403, 404,
405, 470, 511
Roosevelt, Jacobus .............. 405
Roots, Roger ....................... 342
Roschal, G. ........................... 57
Rose, Olaf ........................... 164
Rosen, Yisrael ..................... 454
Rosenberg, Alfred............... 112
Rosenberg, Max .................. 176
Rosenberg, Nat................... 197
Rosenblat, Herman ............... 47
Rosenfeld ........................... 404
Rosenman, Sam .................. 402
Rosenthal, Harold W. 268, 404,
470, 478
Rosenwald .......................... 421
Roth, Samuel ...............208, 289
Rothschild, Amschel Mayer 213,
319, 410
Rothschild, famille 69, 123, 124,
151, 209, 214, 215, 217,
218, 219, 223, 226, 228,
240, 244, 249, 265, 267,
271, 275, 276, 279, 280,
288, 289, 290, 292, 311,
332, 358, 359, 360, 372,
377, 393, 394, 404, 410,
415, 418, 419, 452, 454,
471, 496, 502
Rothschild, Louis................ 234
Rowse, Alfred L.................. 414
Rublee, George................... 126
Rudolf, Germar ...........343, 352
Rüggeberg, Dieter............... 304
Rummel, Rudolf J. .......303, 308
Rumsfeld, Donald .............. 409
Russell, Bertrand..254, 282, 402
Rutherford, juge ................. 218
Ryback, Timothy W. ........... 109
Rydz-Smigly, Edward ......... 147
Sachs, Jeffrey ...................... 228
Sagan, Carl ........................... 81
533
Gérard Menuhin
Saint-Just, Louis Antoine de
................................264, 266
Salbuchi, Adrian ..................127
Salluste ................................319
Salomon, Jankel ...................284
Samson, Henri .....................266
Samuel, Herbert ..........364, 440
Samuel, Maurice .. 202, 207, 477
Samuelson, Eric...................227
Sand, Shlomo ..............448, 449
Sandys, Duncan ...................236
Sanning, Walter N. ................22
Sassoon, Philip ....................393
Savery, Roelant ....................494
Sazonov, Sergey...........362, 364
Schacht, Hjalmar 101, 107, 126,
151, 152, 170, 392
Schäfer, Hermann..................66
Schalom, Asch .....................191
Schäuble, Wolfgang ...............62
Scheidt, Wilhelm .................150
Scheil, Stefan .......................147
Schellhouse, E. J. .................196
Scherff, Walter ....................150
Schiff, Jacob 228, 272, 273, 276
Schiff, John .........................276
Schily, Otto .........................349
Schlauch, Wolfgang ...............88
Schmid, Carlo .................. 64, 65
Schnapper, Gutle .................410
Schneersohn, Menachim ......463
Schneider, Günther ...............69
Scholdt, Günter .....................83
Schoon, Darryl R. ................491
Schopenhauer, Arthur .........194
534
Schramm, Percy E............... 142
Schultze-Rhonhof, Gerd ..... 140
Schulz, Martin ..................... 337
Schulzinger, Robert D. ........ 227
Schuman, Robert ................ 237
Schwarz, Peter .................... 209
Scott, John .......................... 139
Sebag-Montefiore, Simon .... 281
Sedillot, René ...................... 266
Seehofer, Horst ..................... 62
Sereny, Gitta ......................... 23
Seymour, Charles ................ 361
Shahak, Israel ..... 463, 465, 469,
517
Shakespeare, William........... 248
Shapira, Yitzak .................... 464
Shapiro, Daniel ................... 154
Shapiro, Natan Nata.............. 18
Sharon, Ariel (Scheinerman)
............... 302, 458, 461, 462
Shaw, George B. ................. 285
Shawcross, Hartley .............. 156
Shepardson, Whitney H. ..... 227
Sherman, John ............ 218, 219
Shifferd, Kent W................... 74
Shotwell, James T................ 227
Sielert, Uwe ......................... 294
Siem, Conrad .............. 217, 220
Siemsen, Carl ........................ 23
Sigmund Freud (Sigismund
Schlomo Freud) .............. 256
Silverstein, Klara .................. 35
Silverstein, Larry ................... 35
Simanovich, Aaron.............. 277
Sinclair, Archibald ................ 74
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Skinner, Burrhus ................. 255
Sklarek ................................ 383
Slattery, Harry A. ................ 128
Smith, Rupert...................... 307
Smith, Winston ................... 500
Smoot, Dan ........ 227, 279, 421
Smuts, Jan Christiaan .......... 174
Snowden, Edouard ............. 300
Sobran, Joe ................. 353, 355
Soddy, Frederick ................. 369
Soden-Fraunhofen, Graf ..... 234
Sokolow, Nahum ................ 270
Soljenitsyne, Alexandre 57, 142,
282, 283, 284, 444
Some, Steven ........................ 22
Sontag, Deborah .................. 35
Soros, George (Schwartz,
Gyorgi) ........................... 240
Sotos, Pete .......................... 224
Soutou, George-Henri......... 376
Sowell, Thomas................... 484
Spaak, Paul-Henri ............... 238
Spaight, J. M.......................... 77
Spangler, David................... 269
Speed, John......................... 248
Speer, Albert ....................... 115
Spitz, Léon rabin ................. 350
Spooner, Lysander .............. 410
Stadtkewitz, René ................ 297
Staline, Joseph V.Dzhugashvili
.. 72, 93, 138, 139, 140, 142,
144, 145, 157, 158, 252,
275, 279, 280, 281, 351,
417, 440, 442
Stamp, Josiah ...................... 210
Standley, William .................. 26
Steed, Wickham ...........220, 232
Steele, Edgar....................... 343
Steinberg, Isaac N. .............. 283
Steklov-Nakhamkes, Yuri ... 282
Stern, conseiller .................. 151
Stern, Malcolm H. .............. 230
Sternhell, Ze'ev ................... 465
Stetler, Daniel ..................... 200
Stoltzfus, Nathan ................ 186
Stolz, Sylvia ........................ 333
Stone, Norman ..................... 72
Strache, Heinz-Christian ..... 297
Strachey, John .................... 238
Strakosch, Henry ................ 167
Strasser, Gregor ...........125, 280
Strauss, Wolfgang .57, 138, 143,
285, 286, 287
Streicher, Julius ................... 112
Suasso, Antonio L. ............. 260
Sudrabs, Janis ..................... 283
Sukhomlinov, Vladimir A. .. 364
Suvorov, Viktor .................. 138
Sverdlovsk, Jakov (Jankel
Solomon)........................ 284
Swinton, John ..................... 196
Taft, William H............223, 404
Talbot, Strobe..................... 240
Tankosic, Vojislav .............. 362
Tansill, Charles C. ............... 392
Taylor, A. J. P. ...................... 59
Teitel, Jack .......................... 465
Temperley, Harold.............. 227
Thatcher, Margaret ........96, 459
Thompson, William B......... 275
535
Gérard Menuhin
Thürer, Daniel .....................338
Thwaites, Norman ...............275
Toland, John .......................134
Toller, Ernst ........................381
Tolstoï, Léon .......................291
Torquemada, Tomas de .........34
Trebitsch, Arthur.................291
Trimborn, Karl ....................390
Trotski, Léon (Bronstein) ...206,
224, 258, 271, 272, 274,
275, 277, 279, 280, 282,
283, 518
Truman, Harry ...144, 351, 434,
435, 459, 513
Tuider, Elisabeth .................295
Twain, Mark ........................291
Tyndall, John .......................174
Tyrkova-Williams, Ariadna ..282
Ullmann, Siegfried ...............448
Untermeyer, Louis ...............183
Urie, Rob.............................305
Valley, Arco .........................381
van Rompuy, Herman .........231
Vanderlip, Frank..................223
Vansittart, Robert 153, 169, 401
Veale, F. J. P. .........................76
Victoria, reine ..............290, 312
Vital, David .................262, 263
Voloshin, Maximilian A. ......157
Voloshinov, Valentin ...........257
Voltaire ...... 262, 264, 325, 353,
473, 518
vom Rath, Ernst .. 175, 176, 177
von Baden, Maximilian ........385
von Bauditz, Conrad............220
536
von Bethmann-Hollweg, T. 372,
374
von Bismarck, Otto............. 220
von Blumentritt, Günther .. 332
von Brockdorff-Rantzau, Ulrich
............................... 273, 391
von Coudenhove-Kalergi,
Richard N. ..... 233, 234, 236,
293, 507
von Feuerbach, Paul Johann
Anselm Ritter.................... 60
von Gottberg, Döring-Ernst 131
von Guttenberg, Karl Ludwig 55
von Klemperer, Klemens .... 153
von Krosigk, Johann Ludwig
....................................... 143
von Leers, Johann ............... 404
von Moltke, Helmut K. B.... 363
von Ribbentrop, Anneliese .. 179
von Ribbentrop, Joachim ... 128,
175
von Schirmeister, Moritz ....... 26
von Schröder, Kurt ............. 332
von Treitschke, Heinrich ..... 495
von Weizsäcker, Ernst .......... 55
von Weizsäcker, Richard ....... 93
Vonnegut, Kurt..................... 74
Vrba, Rudolf ......................... 31
Wachtell, Cynthia ................ 371
Waddington, Lorna ............. 172
Wagner, Eduard .................. 154
Wagner, Richard ................. 350
Walendy, Ugo ................. 28, 77
Waley-Cohen, Robert .......... 165
Walker, C. Lester ................ 405
Dites la vérité et vous humilierez le diable
Walsh, Michael .................... 395
Walter, Ellery ...................... 286
Walworth, Arthur................ 392
Warburg, famille ................. 227
Warburg, James Paul ........... 429
Warburg, Max ..................... 234
Warburg, Paul ............. 222, 404
Warschauer, conseiller privé 151
Washington, George ... 212, 214
Wassermann, Rudolf ........... 348
Watons, Harry rabin............ 326
Watson, John B. .................. 255
Webb, Sydney ..................... 370
Webster, Nesta H....... 243, 250,
258, 261, 262, 266, 267,
268, 273, 356, 518
Weckert, Ingrid ... 175, 176, 179
Weichardt, Heinz 122, 125, 127,
171, 179, 187, 383
Weintraub, Ben ..................... 19
Weisgal, Meyer W. .............. 447
Weishaupt, Adam....... 206, 249,
268, 418, 502
Weisman, Charles A. ... 470, 478
Weissauer, Ludwig .............. 400
Weitz, John ......................... 101
Weizmann, Chaim...... 126, 184,
190, 193, 279, 440, 447,
452, 456, 457, 519
Wells, H. G. ........ 252, 439, 519
Wetzler, Alfred ..................... 31
Wheen, Francis ... 124, 228, 519
White, Bill ........................... 343
White, Henry ...................... 371
Wiesel, Elie ................... 44, 519
Wiesenthal, Simon ................ 49
Wilcox, Robert ..................... 89
Wilders, Geert .................... 297
Wilson, Arnold ................... 134
Wilson, Edouard O............. 251
Wilson, Woodrow 80, 209, 222,
223, 225, 360, 361, 384,
385, 392, 393, 404, 452,
470, 491
Wirth, Joseph ..................... 387
Wise, Isaac.......................... 257
Wise, Stephen ......183, 188, 402
Wiseman, William 275, 378, 385
Wistrich, Robert S. ............. 185
Wolff, Karl ........................... 28
Wolfrum, Rüdiger ............... 338
Wormser, René................... 414
Wright, Edwin .................... 435
Wundt, Wilhelm ..........254, 255
Yad Vashem .33, 296, 297, 337,
441, 455
Yadlin, Amos...............307, 309
Yaffe, James ....................... 278
Yakimenko, Aleksandr.313, 314
Yakovlev, Yakov A. (Y.
Epstein) ............................ 57
Yockey, Francis Parker ....... 101
Yosef, Ovaida ..................... 464
Yurinets, Vladimir .............. 256
Zalman,Shneur ................... 319
Zamoyski, Adam ................ 263
Zangwill, Israel ................... 451
Zarlenga, Stephen ............... 170
Zeman, Z. A. B................... 274
Zerko, Stanislaw ................. 128
537
Gérard Menuhin
Zhivotovsky, Abram............271
Ziganovic ............................361
Zimmermann, Mosche ........186
538
Zinoviev-Apfelbaum, Gregory
....................................... 282
Zündel, Ernst.......... 31, 78, 343
Zwicker, conseiller privé ..... 151