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Qui contrôle le passé,
Contrôle l'avenir.
Qui contrôle le présent,
Contrôle le passé.
- George Orwell
*
L'Histoire est réécrite
par ceux qui gagnent les guerres.
Tous droits réservés Sylvain Laforest/Éditions Charlou
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TABLE DES MATIÈRES - GUERRES ET MENSONGES
Prologue : p. 7
Chapitre 1 : L'Empire britannique (1773-1944) p. 18
• Le concept du New World Order (Nouvel Ordre Mondial)
• Les révolutions maçonniques et Illuminati
• La House of Rothschild et les États-Unis
Chapitre 2 : Le contexte politique (1911-1933) p. 44
• Les banquiers internationaux jouent de la Première Guerre mondiale
• Conséquences du traité de Versailles et de la déclaration Balfour
• La révolution bolchevique
Chapitre 3 : La fusion des idéologies p. 73
• Genèse de l'eugénisme aux États-Unis
• L'antisémitisme de Ford et son influence sur l'idéologie d'Hitler, tel
qu'exprimé dans Mein Kampf
• Transplantation du mouvement eugénique américain dans
l'Allemagne nazie
Chapitre 4 : Le financement du Führer p. 94
• L'ascension politique d'Hitler et le financement américain du parti
nazi, jusqu'aux élections de 1933
Chapitre 5 : Le business plot p. 111
• Tentative de coup d'État contre le FD Roosevelt par les industries et
les banques
• Révélations de Smedley Butler
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Chapitre 6 : Le miracle germanique p. 125
• Le système monétaire allemand des années 30
• Financement américain massif de la machine militaire allemande
Chapitre 7 : Les États-Unis en guerre p. 158
• L'infamie de Pearl Harbor
• Vol massif d'or européen au profit de la BRI
• Le mystère de Rudolf Hess
• La défaite de l'URSS et la fin d'Hitler.
Chapitre 8 : La Terre promise par les Rothschild p. 197
• Mise en œuvre de la résolution Balfour
• Faits sur la solution finale et l'Holocauste
• Pendaisons des Allemands à Nuremberg et absolution pour leurs
financiers américains
Chapitre 9 : Mercenaires contre communistes p. 224
• La CIA, ses mandataires et ses coups d'État
• Financement des Contras du Nicaragua
• Les Khmers rouges de Pol Pot au Cambodge.
Chapitre 10 : La guerre contre la terreur p. 251
• La mère des faux drapeaux
• Le Patriot Act et la fin de la Constitution de 1789
• Schéma de la guerre contre la terreur
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Chapitre 11 : L'élargissement d'Israël et le lavage de cerveau
climatique p. 281
• Le plan d'Oded Yinon pour le Grand Israël
• Le canular du réchauffement climatique
• Exposé de Gladio et Gladio B
• La situation de l'héroïne en Afghanistan
Chapitre 12 : L’objectif(s) p. 308
• Les guerres de pipelines au Moyen-Orient
• La vérité sur la rancune occidentale contre Bachar al-Assad
Chapitre 13 : Printemps arabes et Frères musulmans p. 321
• Les États-Unis organisent les soulèvements du Printemps arabe
(Libye, Égypte et Syrie)
• Les Frères Musulmans et leur rôle dans le conflit syrien.
Chapitre 14 : Le Psy-Op du Califat p. 342
• Création de l'État Islamique aux États-Unis
• Contrebande d'héroïne afghane
• Manipulations médiatiques extrêmes de la situation en Syrie
Chapitre 15 : Créer une crise de migrants p. 380
• Chiffres et objectifs de la crise des réfugiés
• La manipulation des médias pour une nouvelle montée du fascisme
en Europe.
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Chapitre 16 : Vlad le Grand p. 397
• L'impact de l'intervention de la Russie en Syrie
• Vladimir Poutine et son rôle crucial contre le nouvel ordre mondial
• Victoire en Syrie
Chapitre 17 : À propos de Trump p. 427
• L'Iran et Instex
• L'effet d’atout
• Poutine et Trump vs le New World Order
Références p. 453
• Livres, articles et vidéos
* Les références et les sources se trouvent toutes à la fin,
dans leur ordre d’apparition, par chapitre.
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PROLOGUE
L'éducation nous a trahis.
On ne parle pas d'une petite trahison amusante ou d'un jeu de mot
choc pour ouvrir un livre, mais d'une trahison profonde qui a plongé
notre existence dans un tissu de mensonges étouffant, pour nous
laisser écouler toute notre vie dans une ignorance totale de la réalité.
Notre éducation est d'une défaillance exemplaire. Si elle était votre
employée, vous la mettriez à la porte illico. C'est particulièrement vrai
en ce qui concerne nos cours d'histoire, qui ne couvrent généralement
que la surface chronologique des évènements et quand ils fouillent les
motivations plus profondes, ils présentent une fausse réalité
politiquement corrigée, soit un masque pour cacher la réalité
factuelle. Et cette réalité est cruciale pour comprendre le monde.
"Dis-moi d'où tu viens et je te dirai où tu vas."
Malheureusement, on ne sait pas où on s'en va parce qu'on n'a aucune
idée d'où on vient. Nous entendons parler quotidiennement des
fausses nouvelles (fake news) générées par la presse officielle et
corporative appartenant à ceux qui veulent garder la population dans
l'ignorance totale. La plupart d'entre-nous commençons à peine à se
réveiller et à comprendre que quelque chose ne tourne pas rond sans
pouvoir y mettre le doigt dessus, alors que les mensonges deviennent
de plus en plus évidents et la soi-disant information apparait comme
une moquerie de la réalité. Toutefois, ce phénomène n'a rien de
nouveau et la désinformation existe depuis plus d'un siècle et les
fausses nouvelles du passé sont devenues avec le temps notre histoire,
telle qu'on l'enseigne dans nos livres et nos écoles. La réalité est que
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notre passé nous est caché par une Histoire fictive, enseignée à partir
de romans plus inventifs que la bible. Comme ce tissu de mensonge
est une tapisserie qui traverse les générations, même les professeurs
universitaires ignorent qu'il ne font que régurgiter ce qu'on leur a fait
avaler dans ces mêmes locaux, une génération plus tôt. Et l'éducation,
contrôlée par le gouvernement, veille à ce que ça ne change pas, sans
doute pour nous épargner un choc. L'éducation, qui est contrôlée par
les autorités par l'intermédiaire d'un organisme dit indépendant
comme l'UNESCO créé pour la promotion du mondialisme, veille à ce
que cela ne change jamais, nous épargnant ainsi une réalité
scandaleuse et choquante. Vous subirez ce choc, parce que vous avez
choisi la vérité en ouvrant ce livre. Quand vous le refermerez, vous
saurez exactement ce que fut l'histoire du monde au cours des deux
derniers siècles et demi. Tout ce que vous trouviez douteux ou qui n'a
jamais fait de sens dans les évènements historiques apparaitra par
magie dans une pure logique cristalline. En effaçant et corrigeant les
mensonges conçus pour cacher la vérité, notre perspective fait un
virage à 180 degrés.
Pour ceux qui étudient l'histoire avec un peu de sérieux, il existe trois
niveaux de compréhension de la géopolitique moderne. Le premier
est partagé par la grande majorité de la population endoctrinée par
les informations télévisées et suppose que les États-Unis sont la
police mondiale de la paix, justice et démocratie, une idée absurde
pourtant largement répandue depuis des générations par l’éducation
et les médias. Le deuxième niveau va plus loin et prend en ligne de
compte la liste impressionnante de gouvernements renversés et
d'invasions étrangères du siècle dernier par les Américains, concluant
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que l'objectif des États-Unis serait plutôt d'imposer et maintenir leur
hégémonie économique et politique sur la planète. Finalement, le
troisième niveau creuse beaucoup plus profondément et nécessite la
compréhension fondamentale que le gouvernement américain ne
décide rien de sa géopolitique, puisque les banques internationales
contrôlent tout. Les États-Unis ne sont que le marteau et la faucille
dans la boite à outils des banquiers internationaux, qu’ils utilisent
comme leur Gestapo mondialiste pour atteindre leur objectif ultime:
un gouvernement totalitaire gouvernant la planète, divisant
l’humanité en trois groupes inégaux: leur minuscule club dominant;
une fourmilière d'ouvriers qui construisent leurs ponts et remettent
ensuite leurs salaires; et enfin, une énorme quantité de bouches
inutiles à nourrir, prêtes à être enrôlées dans des armées et destinées
à mourir dans des guerres.
Il y a de nombreuses façons de combattre et de se débarrasser de ce
système criminel dont la puissance décourage ceux qui voudraient
l'affronter. D'abord, nous avons le nombre: en tant que groupe, nous
sommes 99,99% et nos gestionnaires ne sont que 0,01%. Par exemple,
changer notre démocratie en supprimant un système électoral conçu
pour que les politiciens maintiennent cette ploutocratie au-dessus de
la masse, et le remplacer par un système de démocratie directe
changerait tout. Si au lieu de voter pour des marionnettes qui
décident de nos lois, les citoyens pourraient voter directement sur
leurs lois, leur dictature économique s'écroulerait comme un château
de cartes. Ensuite, si nous envisagions de criminaliser le mensonge
délibéré dans les médias et de rendre illégal le profit tiré des guerres,
la paix et la liberté individuelle règneraient bientôt toute la planète. Si
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chaque soldat et chaque policier réalisait qu'il fait partie des 99,99%
et non des 0,01% qu'ils défendent et auxquels ils obéissent, cela
mettrait fin à la partie pour la toute petite élite dominante. C’est peutêtre ce que le mouvement des Gilets Jaunes a commencé en France à
la fin de 2018: si les forces de police devaient se retourner et soutenir
les leurs plutôt que les autorités, ce serait la fin immédiate de Macron
et ses sbires des banques. Par conséquent, la solution n’est pas une
utopie mystique irréalisable puisque la démographie joue en notre
faveur. Mais d’abord, avant d'envisager tout changement de fond,
nous devons savoir d’où nous venons vraiment. La connaissance de
notre passé et de notre présent est une clé pour aller de l’avant.
Afin de confronter l’ensemble des récits proposés par notre histoire
officielle, en particulier dans le cas d’évènements survenus il y a très
longtemps, les chercheurs indépendants doivent s’appuyer
principalement sur l'analyse et la spéculation logique, en raison du
manque d’accès à une précieuse documentation généralement gardée
confidentielle dans des coffres verrouillés pour des raisons de sécurité
nationale, quand ils n'ont pas été simplement déchiquetés et dissipés
dans le temps. Plus vous regardez de près les livres d’histoire, plus
vous réalisez que les récits officiels négligent la signification de
certains évènements, ou en créé de nouveaux, pour proposer des
histoires simples qui apaisent nos consciences sur le rôle positif joué
par notre pays dans les guerres passées. Les efforts évidents déployés
par nos autorités pour dissimuler des informations vitales seraient
acceptés par toute cour de justice qui se respecte comme preuve
circonstancielle dans le cadre d'un procès portant sur leur
manipulation de l'histoire. Parce que les documents réels sont gardés
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dans le noir ou fortement modifiés lorsqu'ils sont rendus disponibles
au public, mon objectif ne peut pas soutenir ici une version définitive
de l'histoire, mais mon objectif est de proposer la plus probable.
Ayant combattu le mensonge pour la majeure partie de ma vie, je ne
pourrais pas raconter une histoire que je saurais fausse. Mon seul but
est de débusquer la vérité et dépeindre la réalité de la manière la plus
probable. En même temps, je crois fermement avoir solutionné
l'équation, en reliant tous les points de suspension qui ne menaient
nulle part, nous ayant laissé dans les limbes historiques tissées
d'explications et liens illogiques, et j’espère maintenant éclairer la
majorité d’entre nous, égarés entre la réalité et la désinformation.
Je refuse qu'on me range dans le groupe des "révisionnistes" de
l'histoire pour les connotations négatives que cette catégorisation
entraine chez les gens, très similaires aux ridicules réactions
provoquées par l'expression "théorie de la conspiration". Dès le
départ, il faut comprendre que la réaction amusée et condescendante
habituelle du commun des mortels à l'expression "théorie de la
conspiration" fut programmée en 1967 par la CIA, dans une opération
médiatique lancée par le mémo numéroté 1035-960 accessible à tous
et qui visait à ridiculiser tous ceux qui remettaient en question la
conclusion rocambolesque de l'enquête de la Commission Warren,
ayant statué en 1964 que Lee Harvey Oswald fut l'assassin solitaire de
John F. Kennedy. Et cette opération lancée en 1967 fut tellement
efficace qu'elle se poursuit jusqu'à nos jours dans les médias qui
lancent l'expression quotidiennement lorsqu'ils ne peuvent expliquer
les agissements de nos gouvernements. En décodant ce mécanisme
psychologique provoquant toujours la même réaction, le commun des
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mortels perd aussi son arme de dernier recours lorsqu'on tente de lui
expliquer le monde réel, et une véritable discussion peut s'en suivre.
Ainsi, je suis un analyste des véritables conspirations et complots
politiques et les vainqueurs des guerres sont les seuls révisionnistes,
mais ici de la réalité, pour avoir concocté une Histoire officielle
cachant sous un tapis opaque tous les véritables enjeux.
Aujourd'hui, les médias nous trahissent davantage que l'éducation, en
multipliant les mensonges par-dessus les autres.
Cette réalité n'est pas née avec Donald Trump accusant CNN
d'émettre ses "fake news". Cette dénonciation est un indice que ce
n'est pas le gouvernement qui domine les médias, contrôlés plutôt par
les mêmes intérêts qui contrôlent le gouvernement, soit un groupe de
quelques sociétés privées. La première, nommée Conseil aux
relations étrangères, réunit ensemble les têtes des conglomérats
médiatiques possédant 95% de tous les médias confondus aux ÉtatsUnis, avec les chefs des industries, militaires comme civiles, les
représentants des grandes banques internationales, et dont les
réunions détermineront les lignes éditoriales à respecter et les
mensonges à propager. Encore une fois, ce contrôle quasi-absolu des
médias dure depuis très longtemps: dès sa création en 1947, la CIA a
lancé l’Opération Mockingbird et a commencé à recruter des organes
de presse et des journalistes pour diffuser de la propagande. Au cours
de son histoire, chaque directeur de l'agence, à l'instar de Richard
Helms et Allen Dulles, exerçait un contrôle d'acier sur les médias. Au
fil du temps, les membres de la CIA se sont infiltrés aux journaux
Hearst, chez ABC, NBC, CBS, Time, Newsweek, Associated Press,
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United Press International, Reuters, etc. De l'aveu même de la CIA,
au moins 400 journalistes de 25 médias sont des agents de la CIA! Un
dénonciateur de la CIA, le lanceur d'alerte Kevin Shipp, ex-officier
supérieur spécialisé des questions de terrorisme pour l'agence, a
expliqué en 2017 la chaine de commandement: la CIA est à la tête et
dirige les 16 autres agences américaines du renseignement, et la CIA
ne reçoit aucun ordre du gouvernement américain, mais répond
plutôt directement du Conseil aux Relations Étrangères. Il en va
probablement de même pour le commandement de l'armée de
l'OTAN, l'armée conjointe des plus grands membres mondialistes du
Nouvel Ordre Mondial. Ainsi, les banquiers internationaux, les
multinationales et le complexe militaro-industriel sont responsables
de la géopolitique et des médias du monde, jetant un premier
éclairage sur la réalité de notre prétendue démocratie. Pour les ÉtatsUnis, mentir à sa population via les médias est une absolue nécessité,
parce que chacune de leurs interventions illégales dans le monde à
travers leurs agences d'espionnage est moralement, politiquement,
légalement et logiquement indéfendable pour quiconque a un sens de
l'intégrité. Le rôle du Conseil aux relations étrangères, ou CFR, est
donc crucial pour continuer le plan des globalistes (le français
n'accepte que la traduction "mondialiste", mais globaliste porte les
connotations plus justes, en plus de tout simplement être un concept
anglo-saxon), soit de gouverner la planète entière par un seul
gouvernement échappant à toute forme de démocratie.
Conjointement avec la Commission Trilatérale qui s'occupe des
questions économiques, technologiques et scientifiques, les deux
organismes décident aussi des politiques gouvernementales qu'ils
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dicteront à leurs marionnettes de passage au pouvoir pour quatre ans.
Le résultat n'est rien de moins qu'un Big Brother totalitaire de
surveillance sur une population esclave des autorités. Si vous croyez
que votre liberté et celle de vos enfants ont une quelconque
importance, sautez avec moi dans cette quête de la connaissance
historique qui est le premier pas pour nous sortir de ce cauchemar
imminent.
*
Depuis l'âge de 9 ou 10 ans, je
suis fasciné par la Seconde
Guerre Mondiale. Un vieux
casque de l'armée américaine
ramené par mon père d'un
surplus de l'armée, conjugué à
la rencontre d'un ami dont le
père était un vétéran qui
remplissait sa maison de
magazines et livres décrivant
l'Opération Market Garden, le
Jour J, l'invasion de
Guadalcanal, les kamikazes
japonais ou la bataille de Stalingrad, furent déterminant pour
déclencher cette intérêt inaltérable envers le plus terrible passage de
l'histoire humaine. Je fus nourri par les films de guerre, les livres de
guerre, les documentaires sur la guerre, parce que le conflit 39-45
obsédait encore le psyché social pendant mon enfance. On jouait à la
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guerre dans les terrains vagues en bordure de notre petite ville de la
Rive-Sud, dans les corridors des blocs appartement et sur les
chantiers de construction, en revêtant tout ce qu'il y avait de kaki
dans nos tiroirs, armés de mitraillettes Thompson en plastique, de
Luger en bois et d'occasionnels pétards à mèche en guise de grenades
offensives. Je dévorais tout ce que je pouvais trouver sur la guerre
mondiale sans jamais me lasser des histoires vécues par les vétérans.
Puis je suis entré à l'université où j'ai eu plusieurs cours d'histoire
générale, dont certains touchaient au grand conflit mondial. Adulte,
j'ai toujours alternées mes lectures de romans avec des ouvrages
théoriques sur la Deuxième guerre mondiale, dont certains
analysaient des aspects de plus en plus pointus du cours de
évènements. Comme j'avais déjà l'impression de connaitre la
chronologie entière et la plupart des dates et lieux importants, je
m'attardais désormais à l'aspect métaphysique du conflit politique. À
50 ans, je croyais savoir tout ce qu'il y avait à savoir sur le sujet.
C'est alors que je suis entré dans une phase importante de
déprogrammation mentale qui m'a permis de me distancier et de
remettre en question tout ce que j'avais appris pendant ma vie à
travers les médias et l'éducation. Avec mes recherches, j'ai ouvert la
Boite de Pandore sur la réalité du monde dont le contenu est devenu
le sujet de mon premier essai, La Déprogr@mmation. Dans cette
boite, j'ai aussi trouvé des vieux documents remettant en question ma
connaissance profonde de la Seconde Guerre Mondiale, pour
comprendre enfin que la réalité n'a pas grand-chose à voir avec ce que
notre éducation et les médias nous racontent du conflit depuis
plusieurs générations.
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L'histoire est écrite par les vainqueurs. Comme la majorité, j'ai
entendu parler de ce dicton sans avoir la moindre idée de la
profondeur de son sens. L'arnaque est totale et mérite d'être corrigée.
Nous vivons sous l'Empire des Banques depuis 1773, dont l'objectif
ultime est le Nouvel Ordre Mondial, ou plus simplement la planète
entière soumise à une seule autorité tyrannique mondiale. La
première partie fut l'Empire colonial Britannique et la seconde partie,
l'Empire Américain. Je vais donc séparer les pages collées de nos
livres et mettre ma loupe sur deux conflits dont les caractéristiques
sont intimement liées : la Deuxième guerre mondiale et la guerre
actuelle en Syrie. Outre le schéma global des enjeux de ces deux
guerres pratiquement photocopiés l'un sur l'autre, nos connaissances
du premier conflit nous proviennent principalement de notre
éducation, et celles du deuxième, des médias. L'analyse parallèle tient
une part de sa justification parce qu'historiquement, ces deux
passages du temps seront bientôt vus comme le début et la fin de
l'Empire américain, qui fut en vérité la seconde phase de l'Empire des
Banques. Par la quête de la réalité des causes de ces conflits, je vais
démontrer comment nous avons été et sommes toujours manipulés
pour dissimuler l'atterrante réalité, que ces guerres s'inscrivent
parfaitement dans la même continuité historique.
Ma seule lutte est contre le mensonge, et ma seule quête est la vérité.
Je ne cherche pas des pièces à conviction pour démontrer une
théorie, puisque celle-ci est née de ce que j'ai pu trouver. Je ne suis
pas un scientifique, un chercheur, un enquêteur, un juge, un
économiste, un théologien, mais simplement un analyste logique.
Plusieurs chercheurs vraiment qualifiés dans chacun de ces domaines
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ont fait des analyses dans chacun de ces champs d'activités, et je veux
les rassembler ici de manière logique, comme les pièces d'un puzzle,
pour donner une vue d'ensemble plus juste de l'Histoire. À la manière
d'une enquête de sources ouvertes, pour tracer le cadre plus large qui
englobe tous les conflits, soit la globalisation.
C'est donc à travers les opinions d'Henry Ford, du Général Smedley
Butler, des incroyables recherches d'Antony Sutton, des enquêtes
scientifiques comme celle de Fred Leuchter et des transcriptions des
procès de Nuremberg que j'ai enfin compris pourquoi la planète s'est
mise à exploser à partir de 1939.
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Avant 1971, les prêts bancaires étaient basés sur leurs réserves d’or
qui en devenaient la garantie, mais aucune banque ne possédait
réellement la valeur en or de l'argent qu'elle prêtait au fil des ans. Le
système n'était donc pas très différent du système actuel de création
monétaire fractionnée, dans lequel les banques doivent posséder
environ 1/10e de leurs prêts (Accords de Bâle 2). Par exemple, si la
banque A possède un million de dollars, elle peut prêter 10 millions à
la banque B, qui peut prêter 100 millions à un pays, puisque la
banque B possède 10 millions. C'est ainsi que le monde a fini par
devoir 184 billions de dollars (184 000 000 000 000 000$) aux
banques privées à ce jour. Les règles ont été un peu durcies avec
l'accord de Bâle 3 de 2010, et les banques doivent maintenant
démontrer environ 12 % des fonds qu'elles prêtent, mais cela ne
change rien à la corruption de ce système : les pays doivent seulement
rembourser 88 % de l'argent que les banques n'ont jamais eu, au lieu
de 90 %, par le biais des impôts des citoyens.
Si vous doutez de ce fonctionnement de la création d'argent privé,
dites-moi simplement où était cet argent avant que nous ne le leur
devions? Je suppose que ça règle le problème.
Lorsqu'un pays entre en guerre, il emprunte de l'argent à des banques
privées qui lui prêtent des fonds qu'elles créent de toutes pièces.
Depuis des décennies, les banquiers ne se contentent pas d’engranger
ces fonds qu'ils n'ont jamais eus, mais ils font également payer des
intérêts sur ces prêts. Ils vont même modifier le taux d'intérêt à
volonté, en essayant de retenir leur rire. La prochaine étape
consistera pour les pays à utiliser cet argent factice pour acheter des
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équipements militaires à des industries dont les banquiers
internationaux sont les principaux actionnaires ou partenaires
d'investissement. Cet équipement est ensuite utilisé pour détruire le
plus d'infrastructures possible dans les pays en guerre, qu'ils soient
alliés ou ennemis, de sorte que tout devra être reconstruit par les
gouvernements qui emprunteront davantage d'argent aux banquiers,
pour payer les entreprises de construction partiellement ou
totalement détenues par les banques. Tous ces prêts et intérêts
s'ajoutent à la dette nationale. ou si vous préférez, à la facture que les
citoyens doivent rembourser par le biais de leurs impôts qu'ils
remettent au gouvernement avec une grande confiance dans leur bon
usage.
«La guerre est un racket», a sagement publié le Général Smedley
Butler en 1936. Par conséquent, pourquoi les banques centrales toutpuissantes, qui détiennent un pouvoir et un contrôle privés
permanents sur les pays, accepteraient-elles gentiment de le partager
avec un président fantoche au cours de son passage de 4 ans?
Mais l'intrigue s'épaissit.
*
Je m'apprête à démontrer qu'au cours des 250 dernières années,
toutes les guerres ont été créées par des conspirations orchestrées par
des banquiers internationaux poursuivant deux objectifs très simples
de profit et de domination, un duo qui porte même un nom : l'Ordre
mondial, l’original et le nouveau. Chacun a une opinion personnelle
sur la manière dont le plan général fut mené au fil des ans, mais la
plupart des analyses ne dépassent même pas la partie émergée de
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l'iceberg pour aller voir l'immense vérité immergée sous l’eau. Le
concept en lui-même est aisé à décrire : avec le contrôle économique
des nations par leurs banques centrales et leur pouvoir de création
monétaire, une poignée de banquiers ont détenu un pouvoir
permanent bien au-dessus de toutes les lois et de tous les
gouvernements. Mais le Nouvel Ordre Mondial dans lequel nous
vivons aujourd'hui n'a pas toujours été le même au fil des ans, et fut
très dynamique dans sa propriété et ses formes, se métamorphosant
au fil des querelles entre les banquiers européens et les banquiers
américains. Chaque guerre ou révolution majeure des deux derniers
siècles et demi a constitué un chapitre dans l'évolution de la
dynamique de cet ordre mondial.
Nous vivons sous l'empire des banques depuis 1773 ; la première
partie fut l'Empire colonial britannique, ou l'Ordre Mondial, et la
deuxième partie est l'Empire américain ou le Nouvel Ordre Mondial.
L'expression «New World Order» est apparue quelque part entre les
deux guerres mondiales, pour décrire ce monde bancaire contrôlé par
une élite mondialiste manipulant les politiciens et les armées
nationales comme des marionnettes pour garder leur emprise sur le
monde. Si l'expression est quelque peu récente, le concept est ainsi
beaucoup plus ancien. Même si les médias officiels décrivent l'idée
comme une théorie du complot, c'est un fait incontestable: comme les
banques internationales détiennent le pouvoir de création d'argent en
prêtant des fonds qu'elles n'ont même pas, elles soumettent
économiquement les pays qui perdent leur indépendance dans le
processus par la création de dettes. Ce mécanisme étend leur pouvoir
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réel au financement de ce qu'elles veulent, endettent ou mettent en
faillite qui elles veulent, et exploitent à volonté presque toutes les
nations de la planète en tenant littéralement leurs économies dans un
étau de taux d'intérêt et de manipulations monétaires. Quand une
nation est coincée, les banques peuvent imposer leur pillage et leur
mise à sac des ressources naturelles du pays, telles que l'or, les
diamants, le lithium, le gaz et, bien sûr, la cagnotte ultime, le pétrole.
Toutes les guerres sont également créées avec l'aide précieuse de la
manipulation des médias. Ils frottent encore et encore les mêmes
bâtons politiques, idéologiques ou religieux pour allumer le feu. Les
banquiers apatrides internationaux ont choisi les États-Unis comme
gardien et muscle pour soumettre le monde depuis la Seconde Guerre
mondiale, mais leur cerveau n'a aucune citoyenneté; il est au centre
de l'économie de chaque pays, dont le niveau de conformité ou de
désobéissance déterminera son sort entre la guerre et la paix. Mentir
à la population est ainsi une nécessité absolue pour faire avancer le
projet des globalistes d'un gouvernement unique esquivant toute
forme de contrôle ou de démocratie populaire.
*
Il est difficile d'imaginer que les engrenages de la société n'ont pas
toujours tourné comme aujourd'hui. La genèse est apparue vers 1770.
L'individu central sur lequel nous devons nous concentrer est Mayer
Amschel Rothschild, qui dirigeait une banque de Francfort après la
mort de son père. Il se lia d'amitié avec un général nommé Von
Estorff, était attaché à la cour du Prince William IX de la région de
Hesse-Hanau. Parent de sang de la famille royale britannique, le
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Prince avait remportés des profits substantiels en louant ses
régiments militaires comme mercenaires pendant des décennies, et
en 1769, Mayer reçut la permission du prince de déclarer
publiquement qu'il était «officiellement» le gestionnaire des biens de
William IX.
À une époque où les banquiers privés n'étaient pas encore à la tête des
banques centrales, les sociétés secrètes étaient très importantes pour
activer leur système. Il existe toujours une haine persistante envers
les Francs-maçons qui ont aujourd’hui perdu leur aval sur les affaires
mondiales, maintenant contrôlées par des sociétés privées agissant
chacune dans leur spécialité, comme l'économie pour la Société
Mont-Pelerin, la structuration du mondialisme par la Commission
Trilatérale, et aussi par le Conseil des Relations Etrangères qui dicte à
peu près tout ce qui concerne la géopolitique et les médias. Parce
qu'ils ont adopté une loi interdisant aux Francs-maçons d'occuper des
postes au sein du gouvernement, nous savons que l'Italie pense que
leur influence est encore néfaste. Néanmoins, grâce à un livre écrit
par un éminent professeur et Franc-maçon de l'université
d'Édimbourg, John Robison, nous connaissons les premiers pas de ce
qui deviendra le projet de former un ordre mondial. Dans son livre de
1798 intitulé «Proof of a conspiracy against all the religions and
governments of Europe carried on in the secret meetings of
Freemasons, Illuminati and reading societies», Robison explique
comment il a été invité à rejoindre les Illuminatis par leur chef, Adam
Weishaupt, qui lui a remis une transcription du plan général de son
club d'élite.
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En 1773, Mayer Amschel Rothschild tint une réunion à Francfort avec
douze de ses amis les plus influents, comme Adam Weishaupt, et les a
convaincus qu'ils pouvaient diriger le monde. Le plan consistait à
diviser chaque population non-juive par des moyens politiques,
économiques, sociaux et religieux, et à appliquer des manipulations et
des stratagèmes de base. Ensuite, les camps opposés devaient être
armés et des incidents devaient être prévus pour les pousser à se
battre entre eux, ce qui conduirait à la destruction des gouvernements
nationaux et des institutions religieuses. Quelques années avant la
fondation de son tristement célèbre groupe, Weishaupt a rejoint
l'Ordre continental des Francs-maçons nanti de ce plan des
Illuminati, et a établi quelques loges du Grand Orient pour en être les
sièges.
Mayer Amschel a appris la politique par Machiavel, et la banquerie
par les Médicis, célèbre famille bancaire italienne de la Renaissance.
Pour rendre les guerres immensément profitables, il fallait tout
simplement financer tous les adversaires et veiller à ce que le monde
reste en guerre perpétuelle. Rien ne crée plus de dettes à long terme
que la guerre, et aucune forme de prêt n'est plus sûre que la dette
d'une nation garantie par ses contribuables. Dans The Money Power,
nous trouvons une description des racines de ce que nous appelons
aujourd'hui l'Ordre Mondial. Au milieu du XIXe siècle, un professeur
de l'université de Francfort, Karl Ritter, avait eu connaissance de ces
réunions extrêmement importantes qui ont eu lieu en 1773 et qui ont
scellé le destin de l'humanité pendant 25 décennies. Voici ce que
William Guy Carr, ex-commandant en charge des forces navales
canadiennes, avait à dire :
- 24
! -
L'étude de l'histoire de Karl Ritter l'a convaincu qu'un
très petit groupe de banquiers internationaux riches et
influents, qui n'ont prêté allégeance à aucun pays mais
se sont mêlés des affaires de tous, avaient, en 1773,
organisé la franc-maçonnerie du Grand Orient dans le
but d'utiliser le Mouvement révolutionnaire mondial
pour servir leurs ambitions secrètes. Leur plan à long
terme était que leur groupe obtienne le contrôle ultime
des richesses, des ressources naturelles et de la maind'œuvre du monde entier. Leur objectif ultime était de
former une dictature totalitaire basée sur leurs
théories du matérialisme dialectique et historique
athée. (...) Il a ensuite expliqué comment les
dépressions industrielles et les paniques financières
pouvaient être provoquées et utilisées pour servir leur
objectif en disant «Le chômage et la faim forcés,
imposés aux masses en raison du pouvoir que nous
avons de créer des pénuries de nourriture, créeront le
droit du Capital à gouverner plus sûrement qu'il n'a été
donné à la véritable aristocratie, et par l'autorité légale
des Rois.»
Il est intéressant de noter qu'au moment même où Karl Ritter écrivait
une antithèse du communisme, que Nietzche améliorera plus tard
pour en faire le nazisme, Karl Marx publiait «Le Manifeste
Communiste» en 1848. On imagine souvent Karl Marx comme un
écrivain solitaire dans un appartement minable en 1848, élaborant sa
grande théorie communiste à la lueur d'une bougie vacillante pour
- 25
! -
briser la tyrannie capitaliste au nom de l’ouvrier, mais rien n'est plus
éloigné de la vérité. Marx et Ritter avaient été financés par la House
of Rothschild qui poussait un peu plus loin son plan initial de division
du monde pour des guerres perpétuelles, par la création d'idéologies
politiques artificielles. L'idée était de diviser les grandes factions de la
race humaine en camps opposés, puis de leur faire subir un lavage de
cerveau et de les armer pour qu'ils se battent et se détruisent les uns
les autres.
De l'autre côté de l'Atlantique, James Madison, l'un des pères
fondateurs des États-Unis, pensait que le principal défi de la
démocratie était d'amener une énorme masse de pauvres à voter des
lois qui favoriseraient l'élite riche. C'est alors que fut créé le système
électoral bipartite, conçu spécialement pour limiter le choix de
l'élection entre deux têtes d'un même monstre. Aujourd'hui, dans
toutes les nations coincées dans le Nouvel Ordre Mondial, le
processus démocratique est exactement le même : deux partis
s'échangent le pouvoir pendant des décennies, tandis que leurs
divergences idéologiques, fades, portent sur des sujets vains comme
l'avortement ou les lois sur l'immigration. Pour nos dirigeants, la
démocratie et la politique ne sont rien d'autre que du vent, un air vide
qui siffle d'une oreille à l'autre. Maintenant que vous connaissez le
véritable objectif de la politique et des idéologies créées pour
polariser les opinions et diviser le peuple, vous pouvez sauter avec
moi dans l'histoire réelle. Et c'est très différent de ce qu'on vous a
raconté toute votre vie.
*
- 26
! -
La première action qui suivit les retrouvailles du Grand Orient en
1773 est venue très vite des États-Unis et de leurs Pères fondateurs.
Lorsque trente-neuf hommes ont signé la Déclaration d'indépendance
américaine en 1776, 13 d'entre eux étaient des Francs-maçons de haut
niveau, ils savaient donc exactement ce qui se passait et voulaient
sauter dans le train. Mais pour pouvoir profiter en privé de
l'économie de leur pays, ils ont d'abord dû se débarrasser de leur
accord avec leurs maîtres à la Banque d’Angleterre, qui incidemment,
n’était pas encore contrôlée par la Maison de Rothschild. En avril
1775, Paul Revere, un des premiers membres de la Loge maçonnique
de Boston, revint avec la nouvelle qu'il y avait une «possibilité de
mouvements de troupes» vers Concord, il en parla donc au Congrès
provincial du Massachusetts, dans ce qui pourrait être le premier
d'une très longue liste de faux-drapeaux dans l'histoire des ÉtatsUnis. Peu après, les milices américaines envahirent le Canada, dans
une tentative de chasser l'armée anglaise du continent. Malgré l'échec
sur la ville de Québec, le théâtre du combat s’est déplacé au sud de la
frontière, en tant que Guerre de l’Indépendance américaine en 1776,
visant à libérer les colonies américaines du joug de la monnaie
britannique.
Il est intéressant de noter que le principal client de Mayer Amschel
Rothschild, le prince allemand Guillaume IX, a envoyé ses
mercenaires de Hesse-Hanau pour combattre la rébellion américaine,
ce qui pourrait être vu comme une preuve qu'Amschel se battait aux
côtés de l'Angleterre, mais un examen plus attentif de ce qui s'est
passé sur le champ de bataille pourrait apporter un éclairage
différent: après une première victoire dans les White Plains, les
- 27
! -
troupes allemandes ont rapidement abandonné à Trenton, soi-disant
parce qu'elles étaient toutes ivres, cédant néanmoins une force de
1400 hommes après seulement 22 morts ! Ces troupes hessoises ont
été utilisées tout au long de la guerre d'Indépendance par la couronne
britannique, mais la méfiance à leur égard s'est accrue à chaque
défaite, jusqu'à l'énorme bavure de la bataille de Saratoga en 1777,
après laquelle les mercenaires allemands ont été carrément retirés
des champs de bataille et ont été principalement utilisés pour des
patrouilles ou des raids. Les livres d'histoire vous parleront de leur
courage et de leur entraînement exemplaire, mais sur 30 000
Hessois, seuls 1200 sont morts au combat, il semble donc que les
allégeances de Rothschild et de son Prince étaient définitivement plus
envers la franc-maçonnerie qu'envers la cause britannique.
Finalement, Rothschild a pu se frayer un chemin dans l'économie
américaine endettée en 1791, en convainquant le Franc-maçon et
Secrétaire au Trésor Alexander Hamilton de créer la First Bank of the
United States sur la base d'une charte de 20 ans. Nombre des Pères
fondateurs qui n'étaient pas Francs-maçons, comme Jefferson et
Madison, demandaient plutôt la création d'une banque centrale
publique. En tant que véritable agent Rothschild, Hamilton réussit un
coup plutôt contrariant pour la France, qui s'était rangée du côté des
rebelles américains contre la tyrannie britannique et les avait
grandement aidés.
L'implication de Rothschild dans la First Bank rendue possible par
Hamilton soulève une intéressante coïncidence historique: le
secrétaire au Trésor meurt dans un duel au pistolet face à Aaron Burr
en 1804, le fondateur de l'ancêtre de la Morgan Chase Bank, une
- 28
! -
institution que David Rockefeller présidera bien plus tard. Le duel
était donc la parfaite métaphore du duel Rothschild contre
Rockefeller que la Seconde Guerre mondiale allait devenir. Ce qui
peut surprendre le plus jusque ici, c'est que la maison Rothschild
contrôlait déjà l'économie américaine 24 ans avant qu'elle ne mette
ses sales pattes sur la Banque d'Angleterre.
*
Au fil des ans, Rothschild et sa bande d'Illuminatis sont devenus
beaucoup plus créatifs. Sous Louis XVI, la France était une puissance
forte, indépendante de l'Empire britannique. En 1785, un étrange
mais très heureux incident révéla les détails d'un complot audacieux.
Un messager nommé Lanze fut frappé par la foudre et tué dans la
ville de Ratisbon. Lorsque les fonctionnaires bavarois examinèrent le
contenu de ses sacoches de cheval, ils découvrirent pour la première
fois l'existence de l'Ordre des Illuminatis, mais ils trouvèrent
également un plan détaillant les étapes de la prochaine Révolution
Française. Peu de temps après, les Illuminatis furent chassés de
Bavière, d’où les autorités envoyèrent des avertissements dans tous
les grands États européens au sujet de la société secrète d'élite, mais
ils furent ignorés.
Grâce à un coup de foudre et à quelques publications qui ont suivi,
nous disposons aujourd'hui de détails très intéressants pour
comprendre comment les Illuminatis et les Francs-maçons ont
fomenté la Révolution Française, qui a été la toute première
«révolution de couleur» de l'histoire; une technique consistant à
manipuler la population par des fabrications machiavéliques pour
- 29
! -
anéantir un gouvernement qui ne se soumettra pas aux banques
privées. Aujourd'hui, c'est la spécialité de la CIA; c'est ainsi que
l'agence a conçu le Printemps arabe en 2011, Maidan en Ukraine en
2014, et encore tout récemment, le renversement d'Evo Morales en
Bolivie.
Au moment de la célèbre première réunion des Francs-maçons en
1773, Louis-Philippe d'Orléans était le président du Grand Orient, et il
finançait les Jacobins, qui avaient acheté la plupart de la production
céréalière en 1789 pour créer une pénurie alimentaire, rapidement
imputée à la reine Marie-Antoinette, largement méprisée par les
médias et les rumeurs, ce qui provoqua la révolte. Le 13 juillet, un
banquier suisse franc-maçon de l'Orient lausannois, Perregaux, ouvre
les armureries des Invalides, et commence à armer les pauvres gens
avec des fusils qu'il rachètera plus tard pour 30 cents pièce, pour
désarmer la population après la Révolution. Ce même banquier
financera également le coup d'État qui mettra Napoléon au pouvoir
en 1799, ce qui conduira à la création de la Banque de France que
Perregaux a commencé à diriger en 1800, avec le privilège exclusif de
la création monétaire de la France. Juste après la révolution initiale,
la France a déclaré la guerre à l'Autriche et à la Prusse sans raison
apparente, ce qui laisse supposer que ces pays travaillaient au seul
profit de banquiers privés bellicistes.
Si la première partie de la Révolution française était une machination
documentée des Illuminatis, la seconde ne l'était pas. Quelques
dirigeants français comme Robespierre ne voulaient pas céder leur
pays à des banques étrangères et ils sont devenus impitoyables, en
- 30
! -
coupant la tête de la plupart des traîtres sous la lame sanglante de la
guillotine. Les Illuminatis et les Francs-maçons, ensemble,
renversèrent à nouveau le destin de la France, et firent croire au
peuple que Robespierre était le traître. Le 28 août 1793, deux amiraux
remettent la flotte méditerranéenne à l'Angleterre, puis Robespierre
est arrêté et guillotiné. Napoléon finit par prendre le pouvoir après un
coup d'État en 1799, pour le plus grand plaisir des banquiers qui le
financeront pour saccager l'Europe. Mais devinez quoi? Lorsque
Napoléon envahit la Prusse et la Hesse-Hanau, le prince Guillaume
IX peut s'enfuir avec tout son argent qui finira dans les mains de
Rothschild après la mort du prince. Le plan de la Révolution française
a parfaitement fonctionné, et a permis aux comploteurs d'empêcher
l'église catholique de percevoir des impôts, ainsi que de créer de
nouvelles lois bancaires favorables grâce à la nouvelle constitution de
la nation, débarrassée de la monarchie.
Napoléon a détruit l'Europe et a forcé tout le monde à continuer à
financer des armées, ce qui a entraîné des dettes énormes pour des
pays comme l'Italie, l'Autriche et l'Allemagne. Bien sûr, les banquiers
privés étaient là pour les aider à sortir de leur misère, en échange de
quelques privilèges concernant leurs banques centrales et leurs
réserves d'argent.
Lorsqu'en 1811, la charte de 20 ans de la First Bank of the United
States a pris fin, le gouvernement de James Madison a décidé de ne
pas la renouveler. Madison s'était opposé à son ancien ami Hamilton
dans la création de la First Bank, qui donnait aux banquiers privés
étrangers le contrôle de l'économie américaine. Ces événements
- 31
! -
combinés déclenchèrent une nouvelle guerre en Amérique du Nord en
1812. Alors que la famille Rothschild aboyait pour que le jeune pays
retrouve son statut colonial, elle finançait l'effort britannique au
Canada. L'idée derrière la guerre de 1812 était de mettre en faillite les
États-Unis qui devaient combattre 10 000 soldats britanniques venus
du Canada, malgré la tentative initiale des troupes américaines
d'endiguer la guerre de l'autre côté de la frontière canadienne.
Il est très intéressant de noter qu'au même moment, Napoléon était
utilisé comme un mandataire financé par Rothschild pour envahir la
Russie, qui, comme la France il y a quelques années, avait soutenu la
guerre d’Indépendance américaine, bien que d'une manière plus
diplomatique. Le rôle de la Russie tout au long de l'histoire est
fascinant pour de nombreuses raisons, la principale étant son
obstination farouche à rester libre de tout système bancaire
international. Une telle invasion par Napoléon est une preuve
incriminante de la croisade menée par le petit empereur français
autoproclamé. En 1822, le tsar Alexandre a même interdit la francmaçonnerie en Russie, sachant très bien ce que ces nids de rats
faisaient.
Andrew Jackson, le commandant qui gagna la bataille de la NouvelleOrléans dans les derniers jours de la guerre de 1812, savait
parfaitement à quoi s'en tenir. En 1816, Rothschild a obtenu ce qu'il
voulait grâce à la mise en place d'une charte de 20 ans sur la Second
Bank of the United States, qui était un compromis pour mettre fin à
la guerre par le jeune pays endetté, avec une implication réduite pour
les banquiers européens qui devaient manœuvrer par l'intermédiaire
- 32
! -
de banquiers et d'agents américains comme George Peabody.
Néanmoins, aucun compromis consistant à laisser ne serait-ce qu'une
partie de la masse monétaire américaine dans des mains privées
n'était acceptable pour Andrew Jackson, qui allait mener sa
campagne présidentielle de 1832 sous le slogan «Jackson and no
Bank!»
En 1815, la machine à monnaie Rothschild était très occupée et c'est
un euphémisme. Les 5 fils d'Amshel fournissaient de l'or, à la fois à
l'armée britannique de Wellington et à l'armée française de Napoléon,
débutant leur politique habituelle de financement des deux côtés des
guerres, puisque les guerres sont génératrices de dettes sans risque. À
l'époque, les obligations britanniques étaient appelées "consuls", et se
négociaient sur le parquet de la bourse. Grâce à des messagers à
cheval et à des pigeons, Nathan Mayer Rothschild savait avant tout le
monde comment la bataille se développait sur les champs de
Waterloo, et il donna l'ordre à tous ses ouvriers sur le parquet de
commencer à vendre des consuls pour semer la panique chez les
négociants, tout en répandant la rumeur que Wellington était en train
de perdre la bataille. Cela poussa tous les autres commerçants à
commencer à vendre, et la valeur des consuls chuta profondément et
rapidement. Nathan donna alors discrètement l'ordre à ses agents de
racheter tous les consuls qu'ils pouvaient obtenir. Lorsque la nouvelle
est finalement arrivée que les Britanniques avaient effectivement
gagné la guerre, la valeur des consuls a grimpé en flèche, laissant à
Rothschild un rendement d'environ 20 fois supérieur à son
investissement. Cela lui a donné un contrôle total sur l'économie
britannique et la masse monétaire du centre financier du monde, la
- 33
! -
City, à la fois cœur et cerveau de l'empire colonial. L'Angleterre fut
contrainte de créer une nouvelle banque centrale, contrôlée par nul
autre que Nathan Mayer Rothschild. Selon EC Knuth dans «Empire
of the City» :
La Banque d'Angleterre est en effet une puissance
mondiale souveraine, car cette institution privée n'est
pas soumise à la moindre réglementation ou au
moindre contrôle du Parlement britannique. Un
aperçu succinct de cette situation figure dans
l'Encyclopedia Americana sous la rubrique "Great
Britain Banking". Cette institution privée fonctionne
comme la grande roue d'équilibre du crédit du monde,
capable d'étendre ou de contracter des crédits à
volonté, et n'est soumise qu'aux ordres de la Ville,
dominée par la fortune de la Maison de Rothschild et
les politiques de la Maison de Rothschild.
Grâce à un plan similaire de manipulation des prêts et des obligations
en France après la défaite désastreuse de Waterloo, les hommes de
Salomon et James Rothschild ont vendu toutes leurs obligations pour
provoquer une panique en 1818, puis sont intervenus pour prendre le
contrôle de la masse monétaire et de la Banque de France. Salomon
fonda ensuite sa banque privée à Vienne en 1820, où il prit le contrôle
de l'économie autrichienne en finançant les opérations militaires du
gouvernement, un peu comme Carl l'a fait à Naples, en Italie. Ainsi,
en 1820, les 5 fils de Rothschild avaient dans leurs mains privées le
contrôle de la plupart des banques centrales d'Europe et des Etats-
- 34
! -
Unis, et un contrôle quasi absolu sur la masse monétaire de ces pays.
L'Angleterre, la Hollande, la France, la Belgique, l'Italie et
l'Allemagne ont commencé à coloniser la planète, pour dominer
politiquement toutes les nations du monde et piller leurs ressources.
Entre 1848 et 1860, l'Empire britannique avait colonisé environ un
quart de la planète. Si l'idée a pris forme en 1773, il fallut environ 50
ans de conspirations et de nombreuses guerres pour aligner toutes les
pièces sur l'échiquier Rothschild.
En 1828, la maxime de la famille fut adoptée à partir d'une citation
censée provenir de Mayer Amschel : «Permettez-moi d'émettre et de
contrôler l'argent d'une nation, et peu m'importe qui écrit les lois.»
*
Comme promis, le président Andrew Jackson a mis fin à la Seconde
Banque des États-Unis en 1836, après une tentative ratée de le tuer
par Richard Lawrence, qui a avoué être «en contact avec les
puissances en Europe.» Avec cette manœuvre nationaliste
exceptionnelle, le président a rendu furieuse la famille Rothschild qui
fut retirée des affaires publiques américaines pendant longtemps, la
poussant à travailler dur pour revenir dans le jeu américain. Il faudra
attendre la fondation de la Réserve fédérale en 1914, qui aurait pu
être spirituellement baptisée «Third Bank of the United States», pour
qu'ils reviennent au top, pour piller les citoyens américains de leurs
gains en créant leur dollars à leurs dépens, avec des intérêts. Mais
entre 1836 et 1914, Rothschild et les autres familles bancaires
européennes ont essayé différents plans pour soumettre l'économie
américaine à l'Empire colonial britannique. En fait, la Seconde
- 35
! -
Guerre mondiale allait devenir la revanche de ces plans diaboliques
sans fin.
En effet, l'événement principal fut la Guerre civile américaine, créée
une fois de plus par un certain nombre de manipulations et de
combines standards de Rothschild. Pour commencer, Albert Pike, le
Franc-maçon américain le plus influent du XIXe siècle, a fondé le Ku
Klux Klan pour mousser le racisme au sein de la population et
s'assurer que l'esclavage reste légal jusqu'aux pays d'Amérique
centrale. L’Illustrated University History of 1878 indique qu'en 1860,
les États du Sud grouillaient d'agents britanniques, conspirant avec
les politiciens locaux pour travailler contre les intérêts des États-Unis.
Leur propagande soigneusement semée s'est lentement transformée
en rébellion ouverte et aboutit à la sécession de la Caroline du Sud le
29 décembre 1860. La guerre de Sécession était commencée.
Abraham Lincoln a été inauguré le 4 mars 1861 en tant que président.
Il ordonne immédiatement un blocus des ports du Sud, afin de couper
les approvisionnements qui affluent d'Europe. Le financement des
Confédérés provenait en grande partie de l'Angleterre et de la France
par le biais d'obligations cotonnières et d'obligations confédérées que
les banques de Rothschild achetaient massivement. Nous savons
également, grâce à la mythique disparition du «Trésor confédéré»,
que le gouvernement de Jefferson Davis avait obtenu jusqu'à 500 000
dollars en pièces d'or de James Mayer de Rothschild qui contrôlait la
Banque de France, pour financer l'armée du Sud. En décembre 1861,
un grand nombre de troupes britanniques, françaises et espagnoles se
déversent au Mexique au mépris de la doctrine Monroe. Ceci, ainsi
- 36
! -
que l'aide européenne massive à la Confédération, indiquait que la
Couronne britannique se préparait à entrer dans une autre guerre
américaine.
En 1863, après de nombreux revers militaires, les perspectives pour le
Nord et l'avenir de l'Union sont sombres. Lincoln fait appel à
l'ennemi permanent de la Couronne, la Russie, pour obtenir de l'aide.
Lincoln savait que le Tsar Alexandre II avait les mêmes problèmes
avec les Rothschild qui tentaient de créer une banque centrale en
Russie, et il lui envoya donc une demande d'aide officielle. Lorsque
l'enveloppe contenant l'appel urgent de Lincoln est arrivée, Alexandre
II l'a pesée dans sa main sans l'ouvrir et a déclaré «Avant d'ouvrir ce
document ou de connaître son contenu, nous accédons à toute
demande qu'il pourrait contenir.» Le Tsar se rangea du côté de
Lincoln et ordonna que si l'Angleterre ou la France tentait
d'intervenir pour aider les Confédérés, la Russie considérerait une
telle action comme une déclaration de guerre personnelle. Mais le
tsar a fait plus qu'un simple avertissement; dans «Empire of the
City», l'auteur E.C. Knuth a écrit:
À l'improviste, une flotte russe dirigée par l'amiral
Livotski est entrée dans le port de New York le 24
septembre 1863 et y a jeté l'ancre. La flotte russe du
Pacifique, dirigée par l'amiral Popov, est arrivée à San
Francisco le 12 octobre. De cet acte russe, Gideon Wells a
déclaré Ils sont arrivés à la marée haute de la
Confédération et à la marée basse du Nord, ce qui a fait
- 37
! -
hésiter l'Angleterre et la France assez longtemps pour
renverser la vapeur en faveur du Nord.
Aucune flotte financée par Rothschild ne serait impliquée dans la
guerre civile.
Le président Lincoln avait désespérément besoin d'argent pour payer
les soldats de l'Union et demanda l'aide de nombreuses banques
américaines liées à Rothschild. On lui répondit que tout prêt au Nord
porterait des intérêts de 24 à 36 %, soient des taux que vous ne verrez
qu'aujourd'hui sur vos cartes de crédit. Bien entendu, Lincoln refusa
d'endetter son peuple par ce vol manifeste et choisit plutôt
d'imprimer des «greenbacks», véritable monnaie nationale garantie
par l'État. En tout, 450 millions de dollars furent imprimés, gagnant
de la valeur à chaque victoire du Nord, qui baissait avec les défaites
militaires, puisque la valeur du billet vert reposait uniquement sur la
confiance du peuple. Cette véritable monnaie américaine aurait pu
durer longtemps après la Guerre Civile, mais l'histoire a scellé son
destin. Les liens du Canada sous domination britannique avec la
Confédération sont bien documentés dans l'histoire officielle, et John
Wilkes Booth a peut-être même planifié l’assassinat de Lincoln en
avril 1865 quelques mois plus tôt, lors de réunions à Montréal avec
des espions confédérés et des sympathisants du Sud. Après la guerre,
les greenbacks furent rapidement rachetés et on n'en a plus jamais
entendu parler, sauf en tant que pièce de collection. Le journal de
l'establishment, le Times of London, déclarait en 1865:
Si cette politique financière malicieuse, qui trouve son
origine dans la République nord-américaine, devait se
- 38
! -
transformer en une véritable bombe à retardement, ce
gouvernement fournirait alors son propre argent sans
frais. Il remboursera ses dettes et sera sans dette (envers
les banquiers internationaux). Il deviendra prospère audelà de tout précédent dans l'histoire des gouvernements
civilisés du monde. Les cerveaux et les richesses de tous
les pays iront en Amérique du Nord. Ce gouvernement
doit être détruit ou il détruira toutes les monarchies du
monde.
*
La véritable pertinence de Rothschild, Rockefeller, Warburg, Morgan
et de leurs pairs est volontairement maintenue cachée au public, de
sorte que tout enquêteur qui creuse dans les domaines de notre passé
peut facilement être discrédité comme un théoricien du complot.
L'éducation et les médias préfèrent tout ramener à des personnalités
publiques, des politiciens et des dirigeants comme Churchill, Hitler
ou Staline, mais ils ne vous diront jamais que ces monstres
charismatiques n'avaient pas d'argent, ni ne l'ont créé. La base d'une
armée nationale, ce ne sont pas ses canons et ses chars, c'est l'argent,
et les commandants ne sont pas des politiciens, ce sont les bailleurs
de fonds. Sans leurs patrons prêteurs d'argent, les personnalités
publiques que nous connaissons seraient restées des marionnettes
impuissantes, mais quand les banquiers les ont soutenues, elles sont
devenues de vicieux instruments démagogiques de pouvoir et de
contrôle sur le peuple. Prenez le Führer par exemple: même avec tout
le soutien populaire qu'il a reçu du peuple allemand, il n'aurait pas pu
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! -
sauver le pays de la plus grave sécheresse économique que la nation
ait jamais connue en 1930, s'il n'avait pas reçu un financement massif
de Wall Street. L'ex-caporal était un artiste raté sans le sou. Les
banquiers centraux ne se soucient pas de savoir si un pays est dirigé
par des démocrates, des communistes, des fascistes, des nazis, des
dictateurs, des socialistes, des partis verts, un roi ou même des
plombiers, tant que le gouvernement maintient la ploutocratie qui
asservit la population par la dette, qui exploite nos ressources
naturelles et qui contrôle entièrement notre économie grâce à son
monopole de création d'argent.
Diviser la population empêche de s'unir contre notre véritable ennemi
commun, qui donne le vrai sens à Diviser pour mieux régner. Par
exemple, les mouvements d'indépendance sont parfaits pour
polariser les opinions et diviser les gens, et une fois qu'une nation
devient indépendante, ce n’est que du voisin qui est coincé dans la
même ploutocratie merdique que la vôtre, et non des banquiers qui
continueront à voler votre argent et votre pétrole. Pensez-y la
prochaine fois que vous vous disputerez avec votre beau-frère au sujet
de la politique, lorsque vous ferez l'éloge de votre parti qui est bien
meilleur que le sien. Pensez-y quand vous voterez.
Par conséquent, le rôle crucial des banquiers internationaux dans
l'histoire n'est ni un mythe ni une théorie, il est en fait très terre-àterre et simplement logique.
Les banques se nourrissent de la destruction et de la reconstruction,
et maintenant que vous savez pourquoi le «carpet bombing» fut
inventé, l'idée que des ultra-capitalistes financent la création du
- 40
! -
communisme, parallèlement à une idéologie fasciste censée s'y
opposer, vous semble-t-elle farfelue ?
En 1876, le chancelier allemand Otto von Bismarck déclara que «la
division des États-Unis en deux fédérations de force égale a été
décidée bien avant la guerre civile par la grande puissance financière
de l'Europe. Ces banquiers craignaient que les États-Unis, s'ils
restaient en un seul bloc et en tant que nation unique, n'atteignent
l'indépendance économique et financière, ce qui bouleverserait leur
domination financière sur le monde.»
Or, cette déclaration était bien au-delà de ce qui allait arriver
quelques décennies plus tard : c'était une véritable prophétie.
Wikipedia affirme que tout ce qui concerne les Illuminatis, qui ont
officiellement disparu à la fin du 18e siècle en clouant la porte de leur
club d'élite, est une théorie de conspiration. Le principal problème de
ce récit est que les Illuminatis ont l'arrogance de mettre tous leurs
symboles et icônes sur les billets de dollars américains, même
aujourd'hui : l'insigne de l'Ordre des Illuminatis est apparu pour la
première fois au verso des billets de un dollar américain en 1933. On
peut lire, à la base de la pyramide à 13 étages, l'année 1776 en chiffres
romains. L'œil qui rayonne dans toutes les directions est «l’œil qui
espionne tout» qui symbolise la société créée par Weishaupt en 1776.
Les mots latins «Annuit Coeptis» signifient «notre entreprise a été
couronnée de succès». En dessous, «Novus Ordo Seclorum» explique
la nature de cette entreprise : un Nouvel Ordre Mondial. En effet, il
faut faire preuve d'une imagination débordante et d'un étonnant sens
du déni pour associer les Illuminatis et leur système bancaire répétitif
- 41
! -
à la terre plate, à Bigfoot et aux OVNI, et les mettre tous dans le
même sac des théories de la conspiration. À chaque historien qui
continue d'écrire en utilisant la perspective et le spectre des
idéologies politiques habituelles, et qui doute que la guerre
d’Indépendance fut en fait un coup d'État des Francs-maçons et des
Illuminatis sur l'économie américaine, vous trouverez des milliards
d'exemplaires imprimés sur des billets en dollars américains pour
vous répondre. Des milliards de raisons pour commencer à réfléchir
et couper court à vos bêtises.
*
Si vous faites une vérification rapide sur Wikipédia, Carroll Quigley,
Guy William Carr, le général Smedley Butler et Antony Sutton sont
tous décrits comme des théoriciens de la conspiration aujourd'hui,
parce qu'ils ont tous décidé d'utiliser leur accès à des dossiers et des
secrets extrêmement graves au profit du peuple en dénonçant les
banques internationales comme étant la source de toute guerre, et la
malédiction de la conspiration est la dernière tentative désespérée
pour les discréditer. La technique de la CIA fonctionne sur ceux dont
les esprits sont encore programmés par les médias traditionnels, bien
que de plus en plus de gens comprennent maintenant que ces
étonnants analystes et ces véritables humanistes n'étaient pas des
fous illuminés, mais qu'ils décrivaient simplement une réalité que
beaucoup d'entre nous ont du mal à accepter.
Si vous avez le moindre doute, continuez à travailler, sifflez et
détournez le regard pendant qu’on vous vole, vous bombarde, vous
espionne ou qu’on vous envoie à la guerre, pendant qu’on vous dise ce
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! -
que vous pouvez ou ne pouvez pas faire de votre vie, quand vous votez
ou vous argumentez avec quelqu'un qui essaie de vous expliquer,
comme vous avez fait toute votre vie, et comme l'a fait aussi votre
arrière-grand-père. Mais au moins, ton vieux, il ne le savait pas ce qui
se passait.
Résumant ces premiers jalons géopolitiques et économiques, le
concept d'empire des banquiers remonte à 1773 et débuta au début du
XIXe siècle avec les premières banques centrales privées d'Europe. La
première partie fut l'Empire colonial britannique qui allait durer
jusqu'en 1944, lorsque le Nouvel Ordre mondial est entré dans sa
deuxième phase, l'Empire américain.
Voici comment le changement entre les deux phases fut opéré,
comment l'Empire américain est né et comment un seul Russe a
entamé sa destruction.
- 43
! -
- 44
! -
À l'aube du XXe siècle, quelque chose a profondément changé en
géopolitique, et les priorités des banquiers internationaux se sont
tournées vers quelque chose de plus valable que l'argent lui-même : le
pétrole. John D Rockefeller avait déjà fait fortune grâce à la
production monopolistique de Standard Oil, et avec les avancées du
moteur à combustion et la création des premières voitures et des
premiers avions, le pétrole allait devenir la ressource énergétique
incontournable pour le développement de l'économie pendant les
décennies à venir. Cette révolution dans les transports se traduirait
également par une révolution destructrice des machines de guerre, et
par un revirement des plus fascinants dans les complots des
banquiers.
Pour la famille Rothschild qui depuis plus d'un siècle se battait sans
relâche contre les nationalistes américains, il était devenu vital de
contrôler le marché du pétrole, si elle voulait conserver sa longueur
d'avance sur le reste du monde. Les Rothschild étaient sur le point
d'établir un plan qui serait le chef-d'œuvre de conspiration de toute
l'histoire familiale. Plusieurs qui ne peuvent sonder la réelle
profondeur de leurs coups de maître aiment appeler cela des «échecs
en 3D» dans un déni presque enfantin, mais dans la culture de
Rothschild, c'est aussi simple qu’un jeu de serpents et d'échelles.
N'oubliez jamais que nous parlons des ultra-capitalistes qui ont créé
le communisme pour diviser le monde et faire bouillir la marmite des
guerres perpétuelles et lucratives.
En tant qu'idéologie politique, le sionisme a été officiellement lancé
par Theodor Herzl lors de la Conférence sioniste mondiale de Bâle
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! -
(Suisse), qui s'est tenue en août 1897. Ils fixèrent leur objectif de créer
un État hébreu, ou Israël, comme une patrie pour les Juifs du monde
entier, mais alors que la raison semblait portée par un argumentaire
très religieux, ne vous y trompez pas : il s'agissait uniquement que du
pétrole. La prospection européenne au Moyen-Orient avait
commencé plusieurs années plus tôt, vers 1875 en Irak. Dans un
article de 1879, le géologue autrichien Emil Tietze notait que «Près de
Kirkuk, Tuz Kurmatti et Kifri, l'une des plus importantes régions du
Vieux Monde attend une future exploration; dès que ces régions,
actuellement encore beaucoup trop éloignées, seront rendues plus
accessibles aux compétences européennes.» En 1901, l'entrepreneur
anglais William Knox D'Arcy négocia une concession avec le
gouvernement perse pour lancer la recherche du pétrole sur son
territoire, et même si l'histoire officielle vous dira que le premier puits
a commencé à fonctionner en 1908, deux premiers forages avaient
déjà été fructueux en 1902. Les Sionistes avaient évidemment lu la
bible avant d'élaborer leur plan directeur, et ils connaissaient donc les
références à l'utilisation du pétrole (bitume) pour l'éclairage dans la
péninsule. En fin de compte, il suffit de se rappeler que la Maison de
Rothschild avait toujours deux coups d'avance sur tout le monde sur
son échiquier, aussi a-t-elle décidé de planter une graine de son cru
pour contrôler ce qui promettait d'être la région productrice de
pétrole la plus prolifique de la planète, en utilisant ici la bible et la
Terre promise comme justification de leur plan. Pas mal, non?
À l'époque, à peu personne ne pouvait comprendre ce que le
mouvement sioniste préparait réellement, mais les indices ont
rapidement commencé à s'accumuler, alors que le pétrole jaillissait de
- 46
! -
chaque trou creusé au Moyen-Orient et dans la péninsule arabique
dans les années qui ont suivi. Le mobile du crime s’éclaircit encore
plus alors que dès la création d'Israël en 1947, la Terre promise
s’évertua à attaquer tous ses voisins, mais la confirmation ultime de
l'objectif n’est venue que beaucoup plus tard, lorsque Oded Yinon a
publié en 1982 «Le plan pour l’agrandissement d’Israël.» Ce plan
décrivait en détails tous les aspects de l'expansion qu'Israël souhaitait
donner en englobant les territoires de la Syrie, du Liban, de la
Jordanie, du Koweït, du Sinaï égyptien, de la moitié de l'Irak et de
l'Arabie Saoudite, ou en d’autres mots, à la majeure partie de la
production pétrolière du Moyen-Orient. Le plan ne pouvait pas
aspirer à aller beaucoup plus loin, car seuls ces pays pouvaient être
facilement balkanisés en les re-divisant par leurs nombreuses
religions, tribus et différences ethniques. Heureusement pour ces
premiers Sionistes, la Palestine faisait partie du sultanat ottoman à
l'époque; ainsi une autre guerre était donc nécessaire pour chasser la
Turquie de la Palestine.
*
On ne peut parler de la Deuxième guerre mondiale sans parler des
enjeux et conséquences de la Première, entre 1914 et 1918. Dès 1907,
une première crise financière aux États-Unis est orchestrée par le
banquier associé de la famille Rothschild, John Pierpont Morgan. Les
nuages nébuleux ont continué à s'épaissir en 1910 avec la rencontre
secrète des principaux banquiers privés américains sur l'ile
géorgienne de Jekyll, où on a élaboré les plans qui mèneraient à la
fondation de la Federal Reserve, pour que les principaux banquiers
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! -
internationaux prennent le contrôle intégral de la finance américaine.
Puisque la réunion était ultra secrète, elle ne pouvait expliquer au
grand public les raisons de la crise de 1907 et ce n'est qu'à la fin de
1913, avec l'annonce de l'arrivée de la Federal Reserve, un outil conçu
pour «enrayer la volatilité du marché», que certains ont enfin pu
comprendre que la crise de 1907 n'avait été que la justification
nécessaire pour la création de la Federal Reserve. C'était un putsch
étalé sur sept ans des banquiers privés pour voler la destinée de
l'économie des États-Unis. Le sénateur Charles Lindbergh, père du
premier aviateur transatlantique déclara:
Cette loi établit la plus grande fiducie sur la terre.
Lorsque le président signera ce projet de loi, il légalisera
le gouvernement invisible du Pouvoir monétaire. Les
gens ne le sauront pas immédiatement, le jour de l'éveil
n'est que dans quelques années. Les banques se rendront
vite compte qu'elles sont allées trop loin, même pour leur
propre bien. Les gens doivent faire une déclaration
d'indépendance pour se libérer du Pouvoir monétaire. Ce
qu'ils pourraient faire en prenant le contrôle du Congrès.
L'élite de Wall Street ne pourrait pas nous tromper si
vous, sénateurs et représentants, ne formiez pas un
Congrès complaisant. Le plus grand crime du Congrès est
son système monétaire. Le pire crime législatif de tous
les temps est perpétré par cette loi bancaire. Le caucus et
les chefs du parti ont de nouveau opéré pour empêcher le
peuple de recevoir les bénéfices de son propre
gouvernement.
- 48
! -
!
La Grande Guerre a aussi demandé une longue préparation des
banques privées, pour qui c'était la meilleure des affaires : pour ne
pas risquer d'être vaincus, les Rothschild allaient continuer de
financer les opposants. En 1911, l'Allemagne était fin prête à lancer
ses fantassins coiffés de casques à pic sur la France. Une puissante
organisation, l'International Jewish Financier, a découvert une lettre
datée de cette même année provenant du banquier le plus riche de la
planète à l'époque, Lord Rothschild, qui demandait au Kaiser
Wilhelm d'attendre encore un peu avant de déclarer la guerre, parce
que le moment n'était pas encore venu. Deux ans plus tard, les ÉtatsUnis implantaient un système permanent d'imposition sur les
salaires, en 1913, et l'année suivante, on coupa le ruban devant la
porte de la Federal Reserve qui pouvait maintenant endetter le pays,
par les intérêts sur leurs prêts privés au gouvernement. La famille
Rothschild contrôlait 1/5 de la Federal Reserve. En 1914, le Kaiser
reçut le feu vert pour lancer sa guerre avec l'aval des Rothschild.
L'industriel Henry Ford déclara dans son Juif International:
- 49
! -
Pour le Financier juif international, les hauts et les bas de
la guerre et de la paix entre les nations ne sont que les
changements du marché financier mondial; et, comme le
mouvement des stocks est souvent manipulé aux fins de
la stratégie de marché, les relations internationales sont
parfois utilisées pour un simple gain financier. Que la
Première Guerre mondiale fut différée à plusieurs
reprises sur ordre des financiers internationaux est chose
connue. Si elle avait éclaté trop tôt, elle n'aurait pas
impliqué les nations que les financiers internationaux
voulaient entrainer dans la danse. Voilà pourquoi les
maitres de l'or furent contraints de modérer le martial
enthousiasme que leur propre propagande avait suscité.
La presse juive prétend qu'une lettre émanant des
Rothschild, datée de 1911, exhortait le Kaiser à renoncer
à la guerre, parce qu'en 1911, c'était trop tôt. Mais en
1914, de telles objections ne figuraient plus au
programme.
Que nos cours d'histoire mettent de l'avant l'assassinat de l'Archiduc
François-Ferdinand d'Autriche par un rebelle serbe comme l'étincelle
du début de la Grande Guerre ressemble soudainement à l'étincelle
d'une bougie encrassée, auprès du lance-flamme que brandissait
Rothschild pour mettre le feu aux poudres. L'assassinat n'était qu'un
vulgaire prétexte et aucun des pays impliqués ne savait exactement
pourquoi il se battait. Tellement vrai qu'il y avait même une certaine
confusion sur qui combattrait aux côtés de qui, et contre qui. Le roi
George VII lui-même avait préparé le terrain au cours des
- 50
! -
nombreuses années ayant précédé la guerre. Il discutait avec son
neveu le Kaiser Wilhelm d'un côté, le rassurant que l'Angleterre
resterait neutre en cas de guerre majeure en Europe, alors que de
l'autre côté, la France et la Russie avaient reçus l'assurance que
l'Angleterre se battrait fièrement avec eux. L'historien Webster
Tarpley s'est plongé dans les efforts de la diplomatie royale
britannique avant d'arriver à une conclusion indiscutable:
Les Britanniques, de 1870 à 1914, ont activement
recherché une conflagration générale dans le but de
détruire la civilisation et de préserver l’Empire
britannique face aux défis qui avaient émergé.
Nous devons nous appuyer sur différentes sources et commentaires
pour fouiller dans l'histoire de la Première Guerre mondiale, plutôt
que sur des documents physiques, pour des raisons très simples
expliquées par ces chercheurs en histoire:
Lord Nathaniel Rothschild a également ordonné que ses
papiers et sa correspondance soient brûlés à titre
posthume, afin que son influence politique et ses
relations ne deviennent pas connues. Comme le
commentait son biographe officiel, on ne peut que «se
demander quelle part du rôle politique des Rothschild
reste irrévocablement cachée de la postérité.» En
Grande-Bretagne, des documents essentiels sur les
mensonges et la supercherie entourant la Première
Guerre mondiale par le biais de journaux personnels, de
mémoires et de lettres importantes ont été censurés et
- 51
! -
modifiés, les preuves ont été filtrées, retirées, brulées,
soigneusement «sélectionnées» et falsifiées. Aussi
décevant que cela puisse être, il n’a qu’une importance
relativement mineure par rapport au vol scandaleux de
journaux essentiels en Europe. Dans l'immédiat aprèsguerre, des centaines de milliers de documents
importants relatifs aux origines de la Première Guerre
mondiale ont été emportés de leurs pays d'origine sur la
côte ouest de l'Amérique et cachés dans des coffres
verrouillés à l'Université de Stanford. Les documents, qui
auraient sans doute mis au jour les hommes réellement
responsables de la guerre et de leurs transgressions, ont
dû être déplacés dans un endroit sûr et caché des regards
indiscrets. C'était le plus grand cambriolage de l'histoire
que le monde n’ait jamais connu.
Mais la destruction de documents ne peut cacher les conséquences de
leur contenu. Grâce à la Première guerre mondiale, la Federal Reserve
put endetter les citoyens américains désormais imposés sur leurs
salaires, de la rondelette somme de 24 milliards de dollars.
La Grande Guerre n'a pas été gagnée sur le champ de bataille par des
troupes creusées dans des tranchées boueuses en attendant le
prochain obus, mais dans les bureaux des banques qui ont coupé les
approvisionnements de l'armée allemande, et qui ont également
financé la révolution bolchevique en Russie pour commencer à diviser
le monde en deux idéologies, selon le plan Sioniste du 19ème siècle.
L'auteur Antony Sutton décrit les détails de la manière dont les
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! -
banquiers juifs et les Wall Streeters ont financé le communisme dans
son livre Wall Street et la révolution bolchevique, publié au milieu
des années ’70. En 1917, grâce à des fonds provenant de financiers de
New York et de Londres tels que Jacob Schiff de Kuhn-Loeb et JP
Morgan, Lénine et une pléthore de komrads juifs ont pu chasser la
monarchie de Russie. En remodelant les forces, les banquiers et les
industriels ont aussi pu profiter plus longtemps d'une guerre
autrement sans but.
Toute l'activité financière au profit des Bolchéviques
émanait d'une seule adresse: le 120 Broadway, dans la
ville de New York. La Federal Reserve Bank de New
York était (à l'adresse) du 120 Broadway. Le véhicule de
cette activité pro-bolchévique était l'American
International Corporation - au 120 Broadway. Ludwig
Martens, premier ambassadeur soviétique, avait été viceprésident de Weinberg & Posner, qui était également
situé au 120 Broadway. Guaranty Trust Company était à
côté au 140 Broadway, mais Guaranty Securities Co.
était au 120 Broadway. John MacGregor Grant Co., qui
était financé par Olof Aschberg en Suède et Guaranty
Trust aux États-Unis, et qui était sur la liste noire de
l'Intelligence militaire, était au 120 Broadway. Les
Guggenheim et le cœur exécutif de General Electric
étaient au 120 Broadway. Il n'est pas surprenant que le
Club des banquiers soit également au 120 Broadway, au
dernier étage.
- 53
! -
Ces découvertes étonnantes ont permis de conclure qu'en finançant
les bolcheviques pour qu'ils prennent le pouvoir en Russie, Wall
Street isolait en fait la Russie sur son propre marché communiste,
retirant la force économique de la Russie du marché mondial, tout en
infiltrant son système de l'intérieur par l'intermédiaire d'une banque
centrale. Vous trouverez des détails supplémentaires croustillants et
très incriminants dans «La Russie et le nouvel ordre mondial» du Dr
Sergei Glazyev. Nous ne pouvons avoir aucune analyse sérieuse sur la
révolution bolchevique et la guerre froide qui a suivi et qui a opposé
deux idéologies pendant 75 ans, sans tenir compte du contexte
entourant la création du mouvement politique par Karl Marx en 1848
et des raisons pour lesquelles il l'a été : diviser le monde en deux
idéologies, assurer d'énormes dettes de guerre et des profits aux
banquiers internationaux. C'est une base de compréhension pour ce
qui se passe dans le monde d'aujourd'hui ; il suffit de remplacer le
mot communisme par l'Islam et notre monde actuel devient soudain
une réplique identique à la Guerre Froide qui a terrorisé le monde
pendant 75 ans. Lénine a d'ailleurs commenté l'apparente
contradiction des liens entre les grands capitalistes et les
communistes :
Il existe aussi une autre alliance - à première vue étrange,
surprenante - mais si vous y réfléchissez, en fait, une
alliance bien fondée et facile à comprendre. Il s'agit de
l'alliance entre nos dirigeants communistes et vos
capitalistes.
Vous ne nous dites pas.
- 54
! -
Tout comme Louis XVI en France, la monarchie russe avait veillé à
l'indépendance de la Russie vis-à-vis de l'Empire britannique et de ses
tentacules envahisseurs de La Cité, lorsque Nikolai II a dû abdiquer son
trône sous la pression qui est soudainement venue de tous les coins de
Moscou. La manoeuvre habituelle est à présent claire, et la plupart d'entre
vous reconnaitrez à nouveau une révolution de couleur, manipulant et
armant les masses comme une suite spirituelle de la Révolution française.
En fait, Rothschild devrait avoir un brevet sur ce genre d'opération de
coup d'État. Il est intéressant de savoir que de nombreux Bolchéviques
étaient des étrangers, comme Lev Davidovitch Bronstein du
Biélorussie, mieux connu sous le nom de Léon Trotsky. Rien d’étonnant
ici, puisque le vrai nom de Karl Marx était Moises Levy, né juif ashkénaze
avant que ses parents n’opèrent une conversion. En 1920, même
Winston Churchill reconnut le lien entre le plan original des
Illuminatis et la révolution bolchevique en Russie :
De l'époque de Spartacus-Weishaupt à celle de Karl
Marx, en passant par celle de Trotsky, Bela Kun, Rosa
Luxembourg et Emma Goldman, cette conspiration
mondiale pour le renversement de la civilisation et la
reconstitution de la société sur la base d'un
développement arrêté, d'une malveillance envieuse et
d'une égalité impossible, n'a cessé de croître. Il a joué un
rôle tout à fait reconnaissable dans la tragédie de la
Révolution française. Elle a été le moteur de tous les
mouvements subversifs du XIXe siècle et, aujourd'hui,
cette bande de personnalités extraordinaires issues des
bas-fonds des grandes villes d'Europe et d'Amérique a
- 55
! -
enfin saisi le peuple russe par les cheveux et est devenue
pratiquement le maître incontesté de cet énorme empire.
Il faut spécifier qu’au moment de sa déclaration, Churchill n’était plus
dans une position privilégiée de petite marionnette des banques, ce
qui reviendrait avec sa nomination au poste de Premier ministre de
l’Angleterre avec la Deuxième guerre mondiale. La prochaine
condition nécessaire pour organiser un nouveau conflit mondial
consisterait à trouver quelqu'un d'assez fou pour tenter d'attaquer
l'URSS au nom de Wall Street, afin que les investisseurs puissent à
nouveau encaisser la cagnotte. Un petit totalitaire moustachu dit alors
à point nommé dans son livre «Mein Kampf», juste après la Première
Guerre mondiale :
Ainsi il ne restait plus que deux voies pour assurer le
pain et le travail à la population toujours croissante. On
pouvait soit acquérir de nouveaux territoires, pour y
pousser chaque année les millions d'habitants en
surnombre, et obtenir ainsi que la nation continuât à
s'assurer à elle-même sa propre subsistance. (...) Il fallait
bien se rendre à l'évidence : seul le combat permettrait
d'atteindre ce but, et c'est d'un œil froid et calme qu'il
fallait considérer la course aux armements. Tout
l'ensemble des alliances devait être examiné de ce seul
point de vue, et il fallait en estimer la valeur réelle.
Voulait-on des territoires en Europe, cela ne pouvait être
en somme qu'aux dépens de la Russie. Le destin nous a
choisis pour être les témoins d'une catastrophe qui
- 56
! -
apportera la plus forte confirmation de la théorie
nationaliste de la race.
Le destin, vraiment? La situation ressemblait davantage aux
invectives préliminaires d’un combat de boxe entre deux idéologies
artificielles créées plusieurs décennies plus tôt. Hitler et Staline
porteraient les gants de cuir, et seraient accompagnés de Karl Ritter
dans un coin et de Karl Marx dans l'autre, tenant les seaux de
crachats.
*
Au niveau stratégique, idéologique ou social des pays impliqués, la
Première Guerre Mondiale ne changea absolument rien et les 38
millions de morts ne furent que les dommages collatéraux du
spectacle de gladiateurs gazés pour divertir les banquiers. Leur
principal objectif était de faire des prêts aux gouvernements pour
financer l'armement, et récolter les intérêts. Les morts n'avaient
aucune importance.
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! -
L'auteur E.C. Knuth nota dans The Money Power que beaucoup plus
tard, en 1943, le président américain fit un effort pour justifier cette
première grande guerre insensée.
Parmi les principes énoncés par Woodrow Wilson pour
lesquels les États-Unis auraient combattu pendant la
Première Guerre mondiale, il y avait l'autodétermination
des minorités supprimées, la liberté de navigation et les
alliances ouvertes qui ont été conclues ouvertement.
C’est précisément ces principes auxquels la finance
internationale s’attaquait; mais, si Woodrow Wilson a
supposé entrer dans la guerre de leur côté dans l'idée
erronée qu'il se battait pour ces choses, ils n'avaient
aucune objection jusqu'à ce que la guerre soit gagnée.
Ensuite, ces principes ont été grossièrement dépassés et
rejetés par les principaux hommes d'État alliés en termes
de ridicule ouvert et de mépris. Clemenceau a appelé les
"idéaux" de Wilson une blague sur toute l'humanité.
*
Au-delà du simple gain
financier des banques et
industries militaires, cette
première guerre mondiale a
quand même réussi à
atteindre deux autres
objectifs : commencer à
déplacer des populations
juives en Palestine pour
- 58
! -
satisfaire la conviction sioniste officielle de réparer une injustice
vieille de 2000 ans, mais aussi labourer un terreau fertile pour une
autre guerre par la rédaction d'un plan que l'histoire nomme le Traité
de Versailles, signé en 1919. Plusieurs personnalités intéressantes ont
assisté aux réunions. La délégation britannique comptait sur le
légendaire économiste britannique John Maynard Keynes, et le
représentant des intérêts bancaires américains était Paul Warburg,
président de la Federal Reserve. Son frère. Max, le chef du cabinet
bancaire allemand M.M. Warburg and Company, de Hambourg, qui
n'était pas seulement responsable des finances de l'Allemagne, mais
était aussi un chef du système d'espionnage allemand, se trouvait sur
place. Les frères John Foster et Allen Dulles, deux avocats futurs
membres du Conseil aux relations étrangères et qui deviendraient
des personnages clés dans l'histoire américaine du 20ème siècle, se
trouvaient parmi les rédacteurs des textes. Si on avait voulu faire du
Traité de Versailles un traité pour la paix, il deviendrait
particulièrement difficile d'expliquer le dette astronomique et
absolument insensée que le gouvernement allemand devrait payer en
guise de réparations aux nations victorieuses: 132 milliards de marksor, soit l'équivalent de 2 trillions de dollars américains aujourd’hui!
Et on se demande pourquoi les Allemands, et tout particulièrement
un caporal vétéran des tranchées du nom d'Hitler, se soient fâchés.
Cette planche du traité fut l'oeuvre de John Foster Dulles et de son
frère Allen qui prendrait la tête de la CIA en 1954. Le montant des
réparations devait précipiter trois évènements à court terme:
l'hyperinflation de la monnaie allemande entre 1920 et 1923,
l'oblitération de la classe moyenne en Allemagne, et surtout, les
- 59
! -
conditions pour l'accession au pouvoir du sauveur autoproclamé,
Herr Adolf Hitler, dictateur totalitaire de métier.
Lorsqu'en 1919, le traité de paix fut imposé au peuple
allemand, on aurait eu le droit d'espérer que cet
instrument d'une oppression sans limites aurait éveillé
chez notre peuple allemand un violent désir de liberté.
Les traités de paix dont les exigences frappent les
peuples comme des coups de fouet agissent souvent
comme les premiers roulements de tambour annonçant
le prochain soulèvement. Quel parti n'aurait-on pas pu
tirer du traité de paix de Versailles? Cet instrument
d'exactions sans mesure et d'un honteux avilissement
aurait pu, dans les mains d'un gouvernement voulant
s'en servir, être le moyen de porter les passions
nationales à leur plus haut degré. Si une propagande de
grand style avait su se servir des cruautés commises avec
un plaisir sadique, elle aurait transformé l'indifférence de
tout un peuple en indignation révoltée et cette
indignation se serait élevée jusqu'à la fureur! Chaque
point de ce traité aurait pu être gravé dans l'esprit et le
cœur du peuple allemand et incendié jusqu'à ce que
soixante millions d'hommes et de femmes retrouvent
leur âme en feu avec un sentiment de rage et de honte; et
un torrent de feu éclaterait comme d'une fournaise, et
une volonté commune en serait forgée, comme une épée
d'acier. Ensuite, les gens se joignaient au cri commun:
«De nouveau aux armes!»
- 60
! -
Même John Maynard Keynes s'est inquiété du traité : «La paix est
scandaleuse et impossible et ne peut entrainer que du malheur
derrière elle.» Le traité original, qui comportait une clause empêchant
la vente d'armes étrangères à l'Allemagne, fut amendé à la demande
de la méga industrie chimique et militaire américaine DuPont, qui
voyait déjà poindre à l'horizon de belles occasions d'affaires. Si en
apparence, le traité a été écrit pour mettre fin à la guerre, un autre
délégué à la conférence, Lord Curzon d'Angleterre, ministre
britannique des Affaires étrangères, a vu l'intention réelle et déclara :
«Ce n'est pas une paix, ce n'est qu'une trêve de vingt ans.» Lord
Curzon avait compris que les termes préparaient le terrain pour une
seconde guerre mondiale, et il a même prédit l'année où elle
commencerait : 1939.
En plus d'écrire le Traité de Versailles, les nations victorieuses ont
également écrit la Charte de la Société des Nations, ratifiée le 10
janvier 1920 et signée par le Président américain Woodrow Wilson.
Ce dernier a ramené la charte aux États-Unis pour demander au
Sénat de la ratifier à son tour. Le Sénat, rappelant les conseils de
George Washington pour éviter les conflits à l'étranger et reflétant les
opinions des Américains qui ne souhaitaient pas du tout entrer dans
la Société des Nations, a refusé de signer. Le président Wilson n'était
pas content, peut-être parce qu'il se voyait, comme l'a souligné
rapidement le sénateur Henry Cabot Lodge: «en futur président du
monde.» Car il est maintenant évident que la Société des Nations fut
une première tentative de former un gouvernement mondial unique
pour la planète et Wilson avait l'intention de le diriger. Cette première
initiative de globalisation par l'ouverture des marchés se reflète même
- 61
! -
dans le Plan Young, créé à partir du Traité pour renforcer les
conditions de paiements par l'Allemagne, et qui exigeait que ces
paiements soient par des produits fabriqués en Allemagne, mais
financés par des prêts étrangers, question de permettre aux industries
américaines de profiter de l'après guerre en implantant un système
inféodant le peuple allemand. Pas de surprise à ce que ça fâche Adolf,
qui n'avait pas souvent envie de rigoler, semble-t-il.
Un exemple effroyable de cet esclavage est fourni par la
Russie où le Juif a, avec un fanatisme vraiment sauvage,
fait périr au milieu de tortures féroces ou condamné à
mourir de faim près de trente millions d'hommes, pour
assurer à une bande d'écrivains juifs et de bandits de la
Bourse la domination sur un grand peuple. Mais le
dénouement n'est pas seulement la mort de la liberté des
peuples opprimés par les Juifs, elle est aussi la perte de
ces parasites des peuples. La mort de sa victime entraine
tôt ou tard celle du vampire. Si nous passons en revue les
causes de l'effondrement allemand, la cause première et
décisive fut la méconnaissance du problème de la race et
surtout du danger juif.
On reconnait bien celui qui mélange encore ici
les banquiers Juifs avec le reste de cette culture
qui n'est pas toute sioniste, loin s'en faut. Le
plan Young est né des idées issues de la
coopération entre Hjalmar Schacht, un FrancMaçon copain des Rothschild et qui
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! -
deviendrait président de la banque centrale privée allemande
Reichsbank en 1924, avec les intérêts de J.P. Morgan à New York, et
n'était qu'une facette d'un vaste et ambitieux système de coopération
et d'alliance internationale pour le contrôle mondial. Dans son essai
essentiel «Tragedy and hope», Carroll Quigley, un auteur ayant eut
un accès illimité aux documents secrets du Conseil des relations
étrangères, décrit ce système :
Les puissances du capitalisme financier poursuivaient un
autre objectif ambitieux: créer un système mondial de
contrôle financier privé permettant de dominer le
système politique de chaque pays et l'économie du
monde dans son ensemble. Ce système devait être
contrôlé de manière féodale par les banques centrales du
monde, agissant de concert par des accords secrets
conclus lors de fréquentes réunions et conférences
privées. Le système devrait être à la base de la Banque
des Règlements Internationaux de Bâle, en Suisse, une
banque privée détenue et contrôlée par les banques
centrales du monde, qui sont elles-mêmes des sociétés
privées. (...) Pour la première fois de son histoire, la
civilisation occidentale risque d'être détruite de manière
interne par une cabale de pouvoir criminelle et
corrompue, qui s'articule autour des intérêts de
Rockefeller et qui comprend des éléments des sociétés
Morgan, Brown, Rothschild et DuPont, Harriman, KuhnLoeb et d’autres groupes également. Cette junte a pris le
contrôle de la vie politique, financière et culturelle de
- 63
! -
l'Amérique au cours des deux premières décennies du
vingtième siècle.
Selon William Guy Carr dans «The Money Power», 26 banques
centrales furent fondées entre les deux guerres mondiales et dans le
même livre, E. C. Knuth a exposé les racines du complot bancaire.
On dit que seulement quelques dizaines d'hommes dans
le monde connaissent la nature de l'argent; et donc ces
quelques hommes sont autorisés à pratiquer la
manipulation de l'argent et de cette marchandise
mystérieuse connue sous le nom de crédit en tant que
rite mystique, malgré le fait que leurs machinations
provoquent des dépressions géantes récurrentes dans
lesquelles de nombreuses économies de la vie des
personnes sont perdues, et provoquer des effusions de
sang récurrentes dans lesquelles les peuples doivent
sacrifier leur vie pour protéger les manipulateurs de la
fureur des nations et des peuples victimes de ces
violences. Malgré le fait que d'éminents étudiants en
situation commerciale, financière et sociale, tels que
Vincent C. Vickers et Arthur Kitson, ont condamné ce
système monétaire comme une fraude; ont condamné les
hommes qui le manipulent en tant que super-criminels
et traitres à leurs propres terres et peuples, et ont
condamné les dépressions économiques et les guerres
récurrentes en tant que produits délibérés du pouvoir de
l'argent.
- 64
! -
Ce système quasi seigneurial fut implanté dans les années '20 par
l'intermédiaire des banquiers privés centraux de chaque pays,
contrôlant l'offre monétaire nationale des économies individuelles.
Dans les années '20 et '30, la Federal Reserve de New York, la Banque
d'Angleterre, la Reichsbank en Allemagne et la Banque de France ont
toutes plus ou moins influencé indirectement l'appareil politique de
leurs pays respectifs, par le contrôle de la monnaie. Ainsi est né entre
les deux guerres le concept du New World Order, dont l'agenda d'un
gouvernement unique d'une planète globalisée. Une influence plus
directe a aussi été réalisée en fournissant des fonds politiques, ou en
retirant le soutien à d'autres politiciens et partis politiques. Aux
États-Unis, par exemple, le président Herbert Hoover a expliqué sa
défaite de 1932 par le retrait du soutien de Wall Street et le passage de
la finance et de l'influence de Wall Street à Franklin D. Roosevelt. La
pression peut prendre la forme plus directe d’une augmentation des
taux d’intérêt, qui peut rapidement devenir désastreuse pour le
gouvernement et la population. Les banques centrales à capitaux
privés sont le concept original du Nouvel Ordre Mondial, de sorte
qu'un minuscule club de banquiers puisse mondialiser la planète
entière en reprenant les pays un à un, en manipulant toute la classe
politique comme dans un théâtre de marionnettes. Le concept est
encore très vivant aujourd'hui en 2020 et se rapproche beaucoup de
son objectif initial visant tous les pays, mais quelques nations se
battent encore pour leur autonomie et leur combat déterminera notre
destin en tant que tel.
*
- 65
! -
Le dernier élément important émergeant du sillon de la première
guerre, ayant amorcé le déplacement des populations juives en
Palestine, et qui aurait des répercussions pour très longtemps, fut
exprimé dans une déclaration de 1917 provenant de Lord Arthur
Balfour, Ministre britannique aux affaires étrangères et adressé à
Lord Walter Rothschild, banquier vice-président du Board of Jewish
Deputies :
« Cher Lord Rothschild, j'ai le grand plaisir de vous
adresser, de la part du gouvernement de Sa Majesté, la
déclaration suivante, en sympathie avec les aspirations
juives sionistes; cette déclaration a été soumise au
Cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa
Majesté envisage favorablement l'établissement en
Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif, et il
emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de
cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera
fait qui porte atteinte aux droits civils et religieux des
communautés non juives de Palestine, ainsi qu'aux droits
et aux statuts politiques dont les Juifs jouissent dans les
autres pays. »
La famille Rothschild, la plus puissante famille de banquiers de
l'histoire du monde était juive et rêvait de créer un état juif. Pas pour
des raisons religieuses ou pour réparer un évènement vieux de 2 000
ans rapporté dans la Bible ou la Torah, mais pour planter une graine
qui pousserait pour envahir toute la région, dans l'espoir de contrôler
éventuellement toutes les réserves de pétrole du Moyen-Orient. Une
- 66
! -
lettre aussi scandaleuse signée par une autorité gouvernementale de
haut rang, laissant le destin d’un pays qu’elle ne possède pas à des
intérêts privés, laisse une impression d'irréalisme, si ce n’est que ces
intérêts privés possédaient déjà l’Angleterre, et donc sont au-dessus
de ses lois. Selon E.C. Knuth:
La Banque d'Angleterre est en réalité une puissance
mondiale souveraine, car cette institution privée n'est
soumise à aucune règlementation ou contrôle de la part
du Parlement britannique. Un résumé succinct de cette
situation apparait dans l’Encyclopedia Americana sous
«Grande-Bretagne bancaire». Cette institution et
constitue la grande roue du crédit mondial, capable de
développer ou de contracter du crédit à sa guise, et est
soumise uniquement aux ordres de la Cité de Londres; la
ville dominée par la fortune de la maison de Rothschild
et les politiques de la maison de Rothschild.
En 1915, l'Allemagne avait virtuellement gagné la guerre, en ayant le
contrôle total de l'Atlantique avec ses sous-marins, empêchant les
USA de fournir son allié britannique avec des armes, des munitions et
même des vivres. À part le front turc, les tranchées étaient toutes sur
les territoires de la France et de la Belgique, et aucun soldat allié
n'avait encore mis le pied en Allemagne, qui offrit pourtant à
l'Angleterre une proposition de statuquo, c'est-à-dire d'arrêter les
combats et ramener les frontières à leurs origines de 1914.
L'Angleterre aurait dû sauter sur l'occasion pour sortir dignement
d'une guerre qu'elle était en train de perdre sur le terrain, mais les
- 67
! -
Rothschild ont rassuré l'Angleterre qu'elle gagnerait la guerre si elle
persistait. À une condition : l'Angleterre devait promettre de remettre
la Palestine à la famille de banquiers, en échange de quoi elle
s'engageait à faire entrer les États-Unis dans
la guerre pour venir à la rescousse des forces
alliées. Le problème est que l'Angleterre
n'avait encore aucun droit sur la Palestine,
elle devait d'abord aller la chercher! C'est
alors que commença le périple de T.E.
Lawrence, "Lawrence of Arabia", qui se
chargea d'acquérir la Palestine pour le
compte de l'Angleterre.
Le 1er mai 1915, malgré un avertissement clair publié dans le New
York Times de l'ambassadeur allemand qui promettait de couler tous
les navires transportant des armes, on envoie le paquebot Lusitania
vers l'Angleterre avec 6 millions de munitions dans ses cales. Le 7
mai, le paquebot est coulé par le sous-marin allemand U-20, avec
1200 innocents à bord. C'était ce dont l'Amérique avait besoin pour
renverser l'opinion publique pour que les USA partent en guerre.
Lorsque les Allemands ont vu la déclaration de Balfour surgir
pendant les discussions de Versailles, ils venaient de comprendre que
c'était le reçu de la trahison de leurs propres banquiers, qui avaient
assurés la défaite de l'Allemagne pour qu'on leur remette la Palestine.
Il n'y a jamais eu de traité de paix, a déclaré Carr dans The Money
Power.
Dès que les gouvernements alliés ont été persuadés de
- 68
! -
faire de la Palestine un protectorat britannique, les
banquiers internationaux ont informé leurs agents que
les termes du traité de paix devaient être rendus
tellement sévères qu'il serait impossible au peuple
allemand de les tolérer très longtemps. Cela faisait partie
du plan visant à garder le peuple allemand haïssant les
Britanniques, les Français, les Américains et les Juifs afin
qu'il soit prêt à se battre à nouveau pour recouvrer ses
droits légaux.
Benjamin Freedman a fait un discours choc en 1961, sur tout ce qu'il
savait de la Grande Guerre et pour expliquer aux Américains
pourquoi leur pays était entré en action en 1915, puisque rien ne le
justifiait vraiment au niveau politique. Freedman n'était pas
n'importe qui: homme d'affaires juif, il était parmi la délégation
envoyée par les banquiers sionistes (un groupe mené par Bernard
Baruch de la Federal Reserve), afin de veiller aux suites de la
déclaration Balfour de 1917, lors de la conférence de Versailles.
Freedman dit dans son discours :
Voila ce que ressentirent les Allemands pour les Juifs;
eux qui avaient été si généreux avec les Juifs depuis
1905, date qui vit la première révolution communiste en
Russie tourner au désastre, quand les Juifs ont dû fuir de
Russie pour trouver refuge en Allemagne où ils
trouvèrent l’hospitalité et furent traités avec clémence. Et
voila qu’ils vendent ensuite l’Allemagne dans une
combine, pour aucune autre raison que s'accaparer la
- 69
! -
Palestine en tant que soi disant ‘‘foyer juif’’.
Tout au long du XXe siècle, les familles qui ont régné sur le monde
ont été celles de Goldman Sachs, Rockefeller, les frères Lehman et
Kuhn Loeb du côté américain. Du côté européen, les Rothschild de
Paris et de Londres, les Warburg de Hambourg, les Lazard de Paris et
les Israel Moses Seif de Rome. La famille Rothschild avait maintenant
de la compagnie au sommet, mais au moins trois de ces familles
étaient des parents de sang, ou avaient été élevées dans la banque par
les Rothschild : Kuhn Loeb, Israel Seif et Warburg. Eh bien, pendant
la Première Guerre mondiale, alors que Paul Warburg (présent à la
réunion de Jekyll Island en 1910) conseillait au président américain
Woodrow Wilson sur comment affamer l'Allemagne pour qu'elle se
rende, son frère Max (directeur de la banque centrale allemande)
conseillait au Kaiser Wilhelm comment décimer les États-Unis. Pour
s'assurer de gagner les guerres, armer les deux parties est vraiment la
meilleure option, mais dans le cas de la première guerre mondiale, ils
n'ont pas laissé le hasard décider : après que l'Angleterre eut accepté
de créer un État juif en Palestine, les banquiers ont affamé l'armée
allemande d'argent, d'armes et de munitions, pour la faire s'effondrer,
et question d’assimiler ces soldats allemands à leurs ancêtres hessois,
les perdants impliqués malgré eux dans la guerre d'Indépendance
américaine.
Pendant que les combats faisaient encore rage dans les tranchées, on
avait déjà amorcé la campagne de préparation psychologique dans les
journaux, le principal médium de l'époque, pour préparer la
population à ce qui s'en venait…
- 70
! -
The Sun (New York) 6 juin 1915, à propos de la Russie : «6 millions de
Juifs, la moitié de la population mondiale juive, sont persécutés,
humiliés, torturés et affamés.»
New York Times, 18 octobre 1918: «6 millions d'âmes devront
reprendre leur vie en main lorsque la guerre sera finie.»
New York Times, 8 septembre 1919, à propos des Juifs de l'Ukraine:
«On déclare dans une messe que 127 000 Juifs se sont fait tuer et 6
millions sont en péril.»
New York Times, 12 novembre 1919, à propos des Juifs de l'Ukraine:
«Les frappes des armées ont tout fait pour briser la juiverie d'Europe,
réduite à une incroyable et tragique pauvreté, famine et malade de 6
millions de Juifs, la moitié de la population juive du monde.»
The Atlanta Constitution, 23 février 1920: «On appelle aux Juifs
d'Atlanta de se lever pour l'occasion et contribuer au fond d'urgence
pour sauver les vies de 6 millions de
Juifs.»
New York Times, 7 mai 1920: «Le
fond de guerre juif souffre en Europe
de l'Est et Centrale, où 6 millions
font face à d'horribles conditions de
famine, maladie et mort.»
New York Times, 20 juillet 1921:
«Supplions l'Amérique, sauvez 6
millions en Russie.»
- 71
! -
La Gazette de Montréal, 29 décembre 1931: «6 millions de Juifs font
face à la famine», et cette fois, on parle des Juifs du sud de l'Europe!
New York Times, 31 mai 1936: «Une pétition au nom du leadeurship
Chrétien des États-Unis est favorable à une large immigration juive
vers la Palestine, pour soulager la souffrance de millions de Juifs dans
l'Holocauste européen.»
Le New York Times est le journal le plus influent de tous les ÉtatsUnis et ses nombreux propriétaires ont tous fait partie du Conseil aux
relations étrangères à partir de sa création en 1921, qui est
l'organisme d'où on dirige la propagande américaine.
La définition d'holocauste est le sacrifice d'un animal par le feu. Bref,
le New York Times avait une boule de cristal et savait déjà, plusieurs
années avant que la Deuxième guerre mondiale éclate, que 6 millions
de Juifs seraient immolés dans des fours crématoires.
Êtes-vous sous le choc? Le meilleur est encore à venir, tout ceci n'est
même pas encore la pointe de l'iceberg.
- 72
! -
- 73
! -
La Deuxième guerre mondiale n'a pas vraiment commencé le 1er
septembre 1939 avec l'invasion de la Pologne par l'Allemagne. Ni
même en aout 1937 avec l'entrée des troupes japonaises à Shanghai.
Bien sur, ce furent les premières invasions hostiles et concrètes du
déferlement, mais pour bien comprendre ce conflit, il faut remonter à
ses véritables racines, dans la théorie d'un scientifique britannique,
Francis Galton, qui s'est inspiré des travaux de son cousin
évolutionniste Charles Darwin pour déterminer que les individus
génétiquement imparfaits et les représentants d'autres couleurs que
blanche soient des éléments contaminants dans l'évolution d'une race
pure. Heureusement, la science continua aussi son évolution. En
1863, ce cousin de Darwin a théorisé que si les personnes
talentueuses ne se mariaient qu'avec d'autres personnes talentueuses,
le résultat serait une descendance meilleure, une race plus pure. Pour
les industriels racistes qui pullulaient dans les champs de pétrole, les
mines d'or et le long des chemins de fer aux États-Unis, Galton a tiré
le coup de départ de l'eugénisme, qui deviendrait bientôt la
justification scientifique dont les racistes avaient besoin pour
implanter de nouveaux courants politiques comme le fascisme et le
nazisme.
À l'aube du siècle dernier, les idées du britannique Galton furent
importées aux États-Unis au moment où on redécouvrait les principes
d'hérédité de Gregor Mendel. Les défenseurs de l'eugénisme
américains croyaient avec une ferveur religieuse que les mêmes
concepts mendéliens déterminant la couleur et la taille du maïs, des
pois et du bétail régissaient aussi le caractère social et intellectuel de
l'homme. Edwin Black est un auteur américain qui s'est intéressé à la
- 74
! -
genèse de l'important mouvement eugéniste parmi les élites
industrielles et bancaires aux États-Unis. Il raconte que c'est en 1904
que l'Institut Carnegie (Andrew Carnegie était un milliardaire de
l'acier, mort en 1919), dans une opération financière conjointe avec
John D. Rockefeller de la Standard Oil et le magnat des chemins de
fer E.H. Harriman, a fondé un premier laboratoire eugénique à Cold
Spring Harbor. L'institut psychiatrique construit sur des terres
appartenant aux frères et avocats Allen et John Foster Dulles au bout
de Long Island, a stocké des millions de données génétiques basées
sur des questionnaires remis à des citoyens américains. Le but des
recherches ambitieuses était de tracer un pédigrée des familles et des
lignées de tous les peuples. En 1911, John Foster Dulles, qui serait
bientôt un des rédacteurs du Traité de Versailles et deviendrait
Secrétaire d'État sous le président Eisenhower, résuma à sa façon
l’eugénisme: «en éliminant les membres les plus faibles de la
population, une race pure pourrait en émerger.» Grâce aux
merveilleuses recherches de Cold Spring Harbor, les défenseurs de
l'eugénisme se sont répandus comme des punaises de lit dans les
assemblées législatives d'Amérique, ainsi que dans les agences et
associations des services sociaux du pays, à travers le programme du
Eugenics Records Office.
La fortune des chemin de fer de Harriman a payé des
organismes de bienfaisance locaux, tels que le Bureau
des industries et de l'immigration de New York, pour
chercher des immigrants juifs et italiens à New York et
dans d'autres villes bondées, pour les soumettre à la
déportation, au confinement ou à la stérilisation forcée.
- 75
! -
Dans une Amérique à peine sortie de l'esclavagisme et plongée dans
l'immigration massive, les conflits raciaux se multipliaient au
tournant du 20ème siècle. Les membres de l'American Breeders
Association prônaient carrément la stérilisation et la ségrégation des
gens de couleur. En 1906, John Harvey Kellogg, Irving Fisher et
Charles Davenport fondent la Race Betterment Foundation. Kellogg
était médecin et nutritionniste, surtout connu pour ses Corn Flakes. Il
avait administré un asile psychiatrique au Michigan, qui mettait
l’accent sur la nutrition, théoriquement utilisée pour traiter de
nombreuses pathologies, tout en vantant l’abstinence en matière
d’alcool, de tabac et de masturbation. Monsieur Corn Flakes fut un
eugéniste de la première heure et croyait que le métissage entrainait
la dégénérescence de sa race et donnait naissance à des débiles
mentaux. Du côté de la Maison Blanche, on avait l'intention de
restreindre le droit des personnes handicapées de se reproduire.
L'auteure et journaliste britannique Victoria Brignell s'est aussi
indignée des mentalités meurtrières hantant les cerveaux des
milliardaires eugénistes et estime que le président Theodore
Roosevelt n'aurait pas pu être plus précis:
Je souhaiterais beaucoup que les personnes imparfaites
puissent être empêchées entièrement de se reproduire, et
lorsque la nature maléfique de ces personnes est
flagrante, on doit le faire. Les criminels et les faibles
devraient être stérilisés et interdits de laisser une
progéniture derrière eux.
Étouffé par l’empathie et l’humanisme, Theodore a fondé la
- 76
! -
Commission de l'hérédité pour enquêter sur le patrimoine génétique
de l'Amérique, pour encourager l'augmentation des familles de bon
sang et décourager les éléments vicieux du croisement dans la
civilisation américaine. Des lois sur la stérilisation furent rapidement
introduites dans plusieurs états, pour empêcher certaines catégories
d'handicapés d'avoir des enfants. La première loi de ce genre fut
adoptée en Indiana dès 1907, soit la Loi pour la prévention de la
descendance pour les malades héréditaires. À partir de ce moment, de
nombreux hommes, femmes et enfants américains jugés «fous, idiots,
imbéciles, souffrants ou épileptiques» furent stérilisés par la loi,
souvent sans être informés de ce qui leur était fait.
Un détail saute immédiatement aux yeux: la crème de la crème
capitaliste américaine était impliquée à fond dans la jolie cause.
Plusieurs industriels ont emprunté le chemin ouvert par Cold Harbor
Spring, dont la Rockefeller Foundation en 1913. Le magnat du pétrole
John D. Rockefeller était au front du racisme eugéniste et a dépensé
- 77
! -
plusieurs millions de dollars pour s'assurer que la descendance
blanche anglo-saxonne ne soit point souillée par le sperme indigne
des êtres inférieurs. Entre 1922 et 1929, John D. aura généreusement
versé 50 millions aux recherches eugéniques. Le mouvement
idolâtrait les personnes de grande taille, fortes, talentueuses, mais
aussi les types nordiques blonds-aux-yeux-bleus. Pour plusieurs,
seuls ceux-ci devraient procréer. Le mouvement visait à exclure les
Noirs émancipés, les Autochtones, les Hispaniques, les Slaves, les
immigrants chinois, les Juifs, les pauvres, les imbéciles et les
infirmes. Pour arriver à tous les débusquer, il s'agissait simplement
d'identifier les arbres familiaux "défectueux" et les soumettre à des
programmes de ségrégation et de stérilisation tout au long de leur vie,
pour tuer ces lignées impies. Les eugénistes espéraient neutraliser
10% de la population par un balayage systématique, jusqu'à ce qu'il
ne reste plus qu'eux. En 1912, 18 solutions furent présentées dans un
rapport préliminaire du Comité de la Section Eugénique de
l'Association des éleveurs américains sur les méthodes les plus
pratiques pour éliminer les germes sanguins dans la population
humaine. Le huitième point était l'euthanasie, dans une «chambre
mortelle» au gaz. En 1918, Popenoe, un fou-furieux qu'il eut fallu
revêtir d'une camisole de force, spécialiste des maladies vénériennes
de l'Armée pendant la Première Guerre mondiale, a coécrit le manuel
Applied Eugenics, qui soutenait que «d’un point de vue historique, la
première méthode qui se présente est l’exécution.» Le manuel
consacrait un chapitre vantant les bienfaits de la destruction de
l'individu affecté par une caractéristique défavorable, comme le
- 78
! -
rhume à répétition, la vulnérabilité aux bactéries ou une quelconque
déficience corporelle.
Bien sûr, toute la société américaine n'était pas prête à mettre en
place la Solution Finale, mais de nombreuses institutions
psychiatriques et médecins pratiquaient l'euthanasie médicale de leur
propre chef. Certains médecins ont pratiqué l'euthanasie sélective, un
nouveau-né à la fois.
Néanmoins, la solution principale pour les eugénistes et leurs
financiers industriels restait encore la ségrégation forcée et la
stérilisation, ainsi que des restrictions dans les mariages. La
Californie a fièrement montré le chemin à la nation, en effectuant
presque toutes les procédures de stérilisation, avec peu ou pas de
supervision. Au cours des 25 premières années de législation
eugénique, la Californie a stérilisé 9782 personnes, principalement
des femmes.
*
Parallèlement au mouvement eugénique, un
autre grand industriel américain s'est
particulièrement illustré au niveau de la
propagande raciste: Henry Ford, le plus
célèbre et riche des constructeurs
automobiles de l'histoire. Son cas est
particulier, parce que même s'il ne démontre
pas la démence assassine caractéristique des
eugénistes, son racisme dérive vers
l'idéologie fasciste, ce qui deviendra
- 79
! -
déterminant pour arroser la graine de la Deuxième guerre mondiale.
En 1918, son associé fait l'acquisition d'un journal raciste The
Dearborn Independant, dans lequel Ford publie des articles
antisémites qui seront recueillis pour être publiés en 1920 dans le
livre Le Juif International. Le livre sera traduit en allemand et bientôt
distribué à plusieurs millions d'exemplaires par le part Nazi. Le
contenu est franc et ne débouche pas sur plusieurs interprétations.
Il est de la plus haute importance de constater que la
haine et l'animosité entre nations prennent leur source
dans la rancoeur contre ce que l'inavouable puissance
juive de l'argent a commis, en dressant les nations les
unes contre les autres : « Les Anglais ont fait ceci - les
Allemands ont fait cela! », alors qu'en réalité, c'est le Juif
international qui a utilisé les nations comme des pions
sur un échiquier. Aujourd'hui, un blâme retentit dans le
monde: « Les États-Unis s'enrichissent aux dépens du
monde entier; les Américains sont un peuple sordide,
avare et cruel. » Pourquoi? Parce que la toute-puissance
de l'argent juif est ici centralisée, et qu'elle peut s'exercer
en jouant les États-Unis contre l'Europe, par le biais de
prétendus hommes d'affaires américains actifs à
l'étranger. Citoyen, réveille-toi! (...) Il y a, en effet, un
super-gouvernement, allié d'aucun gouvernement,
vraiment étranger à tout gouvernement national et qui,
cependant, tient en main tous les gouvernements.
L'hostilité de Ford envers les grandes banques datait de sa jeunesse. Il
- 80
! -
avait observé plusieurs guerres financières qui laissèrent la banque
victorieuse au milieu des ruines fumantes. Il avait vu de grands
banquiers américains provoquer des crises économiques pour
s'enrichir plus vite. Adulte et devenu le chef d'une entreprise
prospère, il se heurta, à son tour, à la haute Banque. Selon lui,
derrière General Motors, son principal concurrent, se cachait le plus
dangereux des banquiers, JP Morgan, maitre de la finance
cosmopolite. Et Ford voyait déjà un complot international encore plus
considérable, plus secret, qui rêvait d'une hégémonie totale.
Le pouvoir des Rothschild s'est tellement accru par
l'entrée d'autres familles de banquiers dans la finance
gouvernementale, qu'il ne peut se réduire au nom d'une
seule famille, mais doit revêtir le nom de la race : c'est
ainsi que l'on parle de «finance juive internationale». Ses
principaux acteurs sont décrits comme des financiers
juifs internationaux. Une grande partie du secret qui a
contribué à la puissance des Rothschild a été dévoilée. La
finance de guerre a, de tout temps, été appelée «l'argent
du sang», et les grandes transactions entre
gouvernements et individus, entourées d'un rituel
magique, au cours desquelles des contrôleurs individuels
de grandes richesses devenaient les vrais dirigeants des
peuples, n'ont plus guère de secrets, les faits ayant été
révélés sous toutes les coutures.
C'était en 1920. Quatre ans plus tard, Adolf Hitler est emprisonné
pour avoir mené le Putsch raté de Munich, dont le but était de
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! -
renverser le gouvernement et donner le pouvoir à son parti nationalsocialiste, ou Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei,
compressé sous la glorieuse forme que l'histoire aura retenue de Nazi.
Grâce à une certaine sympathie des trois juges à la cause nazie, Hitler
s'est retrouvé avec une sentence de cinq ans dont il ne purgera que
huit mois. Soit exactement le temps dont il eut besoin pour écrire son
livre Mein Kampf, sur l'histoire de son arrivée en politique, l'idéologie
qu'il voulait imprimer au parti nazi et ses actions militaires à prévoir.
Seule la connaissance de ce que sont les Juifs donne la
clef des buts dissimulés, donc réellement poursuivis par
la Social-Démocratie. Connaitre ce peuple, c'est ôter le
bandeau d'idées fausses qui nous aveugle sur les buts et
les intentions de ce parti; à travers ses déclamations
nébuleuses et embrouillées sur la question sociale, on
voit poindre la figure grotesque et grimaçante du
marxisme. (...) Le conglomérat de races que montrait la
capitale de la monarchie (Vienne), tout ce mélange
ethnique de Tchèques, de Polonais, de Hongrois, de
Ruthènes, de Serbes et de Croates, etc., me paraissait
répugnant, sans oublier le bacille dissolvant de
l'humanité, des Juifs et encore des Juifs.
Hitler décernera en 1938, la plus haute
décoration civile du IIIe Reich, la Croix de
l'Aigle, à Ford, son idole. Ford fit un cadeau de
35000 reichsmarks au Führer en 1939 pour
son anniversaire. En 1931, Hitler déclara au
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! -
Detroit News: «Je considère Henry Ford comme une inspiration.»
L'admiration était apparemment réciproque, mais l'idéologie fasciste
n'était malheureusement que la pointe de cet iceberg d'admiration.
*
D’autres ont dirigé leur haine face aux stratagèmes et aux
manipulations bancaires, principalement menés par les banquiers
sionistes, en marquant une distinction plus claire entre antisionisme
et antisémitisme. Leo Maxse, journaliste et rédacteur en chef de sa
propre «Revue nationale», écrivait dans son numéro d'aout 1919:
Quiconque est au pouvoir dans Downing Street, qu'il soit
conservateur, radical, coalitionniste ou pseudobolchévique, les Juifs internationaux font la loi. Voici le
mystère de la "main cachée" dont il n’y a pas eu
d’explication intelligente. Une fois encore, le mot juif
aurait dû être banquier ou gangster. Il serait tout aussi
raisonnable de reprocher à tous les catholiques romains
les crimes de quelques chefs de la mafia romaine qui ont
renoncé à la pratique de leur religion pendant de
nombreuses années.
Dans son unique livre Mein Kampf, qui fut un long monologue oral
recueillit et rédigé par Rudolf Hess, Hitler ne partage pas que sa haine
des Juifs avec Ford, mais rejoint aussi tous les autres industriels
eugénistes d'Amérique dans leurs premières expressions de la grande
valeur de la race Aryenne.
La nature prend généralement certaines mesures pour
corriger l’effet produit par le mélange racial dans la vie.
- 83
! -
Elle n'est pas très favorable au métis. Les produits du
métissage doivent souffrir amèrement, en particulier les
troisième, quatrième et cinquième générations. Non
seulement ils sont privés des qualités supérieures qui
appartenaient aux parents qui ont participé au premier
mélange, mais ils manquent également d'un pouvoir de
volonté défini et d'énergies vitales vigoureuses en raison
du manque d'harmonie dans la qualité de leur sang. À
tous les moments critiques au cours desquels une
personne de sang purement racial prend les bonnes
décisions, c'est-à-dire des décisions cohérentes et
uniformes, la personne de sang mêlé devient confuse et
prend des mesures incohérentes. Nous voyons donc
qu'une personne de sang mélangé est non seulement
relativement inférieure à une personne de sang pur, mais
est également vouée à disparaitre plus rapidement.
Dans son livre, Hitler suggère qu'il se sentait beaucoup plus proche de
la philosophie des chacals et des mangoustes que de celle des êtres
humains, en adoptant la sélection naturelle comme justification pour
détruire les personnes inférieures, allant de l'avant avec une race
supérieure. Et si cette propagande génétique n'était pas suffisante
pour le relier à ses futurs partenaires commerciaux, ajoute-t-il :
En Amérique du Nord, où la population est
majoritairement teutonne, et où ces éléments ne se
mêlent à la race inférieure que dans une très faible
mesure, nous avons une qualité d'humanité et une
- 84
! -
civilisation différentes de celles de l'Amérique centrale et
du Sud. Dans ces derniers pays, les immigrants - qui
appartenaient principalement aux races latines - se sont
accouplés avec les aborigènes, parfois même dans une
très large mesure. Dans ce cas, nous avons un exemple
clair et décisif de l'effet produit par le mélange des races.
Mais en Amérique du Nord, l'élément teutonique, qui a
gardé sa race pure et ne l'a pas mélangée à d'autres races,
a fini par dominer le continent américain et restera
maître de lui tant que cet élément ne sera pas victime de
l'habitude d'adultérer son sang.
Quelle que soit la façon dont vous lisez et analysez Mein Kampf, la
certitude qu'Hitler flattait les milliardaires américains racistes et
embrassait leur idéologie eugénique se fera toujours sentir. Le livre se
voulait littéralement un pont idéologique entre les objectifs et les
intérêts de son parti, avec les fascistes en mal d'argent à l'étranger. Et
pour eux, Hitler était la parfaite petite marionnette docile dont ils
avaient besoin pour faire avancer leurs grands et très anciens plans
hégémoniques pour s'emparer de la planète. Mais pour les banquiers
et les industriels américains, Hitler était aussi une opportunité d'un
autre genre qui allait au-delà du Nouvel Ordre Mondial dirigé par les
Britanniques.
Du côté de l'obsession hitlérienne pour la race pure, tout ne s'est pas
arrêté avec la constatation que Mein Kampf fut grandement inspiré
par le mouvement eugéniste américain. Beaucoup de la propagande
nazie des années '30 tournait autour de cette idée d'une race parfaite,
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! -
pendant que les pseudo-scientifiques du gouvernement s'affairaient à
épurer le pays de ses indésirables. Un petit rappel du Führer :
L'aboutissement, c'est qu'un jour l'existence sur cette
terre sera ravie à un tel peuple, car l'homme ne peut
braver qu'un certain temps la loi éternelle selon laquelle
l'espèce se perpétue, et la revanche vient tôt ou tard. Une
race plus forte chassera les races faibles, car la ruée finale
vers la vie brisera les entraves ridicules d'une prétendue
humanité individualiste pour faire place à l'humanité
selon la nature, qui anéantit les faibles pour donner leur
place aux forts.
Selon l'auteur Edwin Black:
Hitler a étudié les lois américaines sur l'eugénisme. Il a
essayé de légitimer son antisémitisme en le médicalisant
et en l'enveloppant dans la façade pseudo-scientifique
- 86
! -
plus palpable de l'eugénisme. Hitler a pu recruter plus de
partisans parmi les Allemands raisonnables en affirmant
que la science était de son côté. Tandis que la haine de la
race d'Hitler découle de son esprit, les contours
intellectuels de l'eugénisme adoptés en 1924 par Hitler
provenaient de l'Amérique.
Comme plusieurs autres à cette époque, Hitler utilisait l'eugénisme
pour justifier scientifiquement son racisme. En plus de lui fournir sa
feuille de route scientifique, l'Amérique a directement financé les
premières institutions eugéniques en Allemagne. Grâce à 410 000$
de John D. Rockefeller, on ouvre en mai 1926 l'Institut KaiserWilhelm sur la génétique et l'hérédité, à Berlin. Parmi les principaux
psychiatres de l'Institut allemand, le directeur Ernst Rüdin sera
bientôt l'architecte de la répression médicale systématique dans les
années '30 et les expérimentations meurtrières menées sur les Juifs,
les Tziganes et autres ethnies par les scientifiques nazis schizophrènes
dans les camps de concentration. Une nouvelle subvention de 317
000$ en 1929 a permis à l'Institut de construire un bâtiment majeur
et de prendre l'avant-scène de la néo biologie raciale allemande. Au
cours des années 20, les scientifiques du Carnegie Institution ont
cultivé de fréquentes relations personnelles et professionnelles avec
les eugénistes allemands. Dans Mein Kampf, Hitler a souvent cité
l'idéologie eugénique américaine et démontrait sa connaissance
approfondie du sujet.
Il y a aujourd'hui un seul état dans lequel des débuts
faibles vers une meilleure conception de l'immigration
- 87
! -
sont perceptibles. Bien sûr, ce n'est pas notre modèle de
République allemande, mais les États-Unis, où des
efforts sont faits pour se conformer au moins en partie
aux conseils du bon sens. En refusant aux immigrants d’y
entrer s’ils sont en mauvais état et en excluant certaines
races du droit de se faire naturaliser, ils ont commencé à
introduire des principes similaires à ceux sur lesquels
nous souhaitons ancrer l’État populaire.
Le généticien allemand Fritz Lenz se plaignait déjà en 1923 que
«l’Allemagne n'avait rien pour correspondre aux institutions de
recherche en eugénisme en Angleterre et aux États-Unis», où on
pouvait déjà trouver des solutions satisfaisante pour les racistes par
l'institutionnalisation de cette science approximative. Même la Cour
Suprême des États-Unis approuvait certains aspects de l'eugénisme.
Dans une infâme décision de 1927, le sympathique juge Oliver
Wendell Holmes, a écrit:
Nous avons vu plus d'une fois que le bien-être public
peut faire appel aux meilleurs citoyens pour leur vie. Il
serait étrange de ne pas pouvoir faire appel à ceux qui
sapent déjà la puissance de l’État pour ces moindres
sacrifices, souvent perçus comme tels par les personnes
concernées, afin d’éviter que nous soyons submergés par
l’incompétence. Il vaut mieux pour le monde entier que,
au lieu d’attendre d’exécuter une progéniture dégénérée
pour commettre un crime ou de la laisser mourir de faim
pour son imbécilité, la société peut empêcher les
- 88
! -
personnes manifestement inaptes de continuer à faire de
même. Le principe qui sous-tend la vaccination
obligatoire est suffisamment large pour couvrir le fait de
couper les trompes de Fallope. Trois générations
d'imbéciles suffisent.
Cette décision a ouvert les vannes pour que plusieurs milliers
d'handicapés mentaux soient stérilisés à leur insu, ou fut simplement
une bonne raison pour les traiter comme des sous-humains et des
bouches inutiles à nourrir. Lors des procès de Nuremberg après la
guerre, les Nazis ont rapporté les paroles du juge Holmes pour leur
propre défense! Au cours des premières années du Reich, les
eugénistes d'Amérique ont accueilli les plans d'Hitler comme la suite
logique de leurs propres décennies de recherches et de braves efforts
pour démolir les faibles que l'impitoyable nature avait dépourvus de
tout moyen de défense. Un scientifique américain récipiendaire du
Prix Nobel, Alexis Carrel, qui avait sévit au prestigieux Institut
Rockefeller dans les premières années du 20ème siècle préconisait de
corriger ce qu'il nommait «une erreur» de la Constitution Américaine
de 1789, accordant l'égalité pour tous. Dans son livre, Man, the
Unknown, il a écrit en 1935:
Le faible esprit et l'homme de génie ne doivent pas être
égaux devant la loi. Les stupides, les peu intelligents,
ceux qui sont dissipés, incapables d'attention, d'effort,
n'ont pas le droit à une éducation supérieure.
En 1937, un sondage Gallup aux États-Unis révéla un taux de 45%
favorable à l'euthanasie médicale pour les «nourrissons défectueux».
- 89
! -
Un an plus tard, dans un discours à Harvard, le célèbre neurologiste
W.G. Lennox soutenait que la préservation de la vie des handicapés
entravait l'avancement de la société et il incitait les médecins à se
donner «le privilège de la mort pour les malades congénitaux et les
malades incurables». Un article publié dans le journal de l'American
Psychiatric Association en 1942 appelait carrément à l'assassinat de
tous les enfants "retardés" de plus de cinq ans. C'est comme si une
épidémie de folie collective avait balayé la population prête à éliminer
les faibles, pour tous ceux qui n'avaient pas un handicapé ou un
épileptique dans la famille, j'imagine.
L’hystérie eugénique américaine fut transplantée en Allemagne, en
grande partie grâce aux efforts des eugénistes californiens qui
publiaient des livrets idéalisant le principe de la stérilisation et les
distribuaient aux fonctionnaires et scientifiques allemands, dans un
cercle vicieux de va-et-vient du serpent qui se nourrit de sa queue. La
Fondation Rockefeller a même financé un programme auquel
participa le Docteur Josef Mengele, avant que le futur monstre se
rendre célèbre à Auschwitz pour ses expérimentations
particulièrement cruelles, grâce auxquelles il deviendrait l'incarnation
de l'horreur nazie dans l'esprit collectif. Les expériences sur les
jumeaux et jumelles du Docteur Foldingue restent le summum de la
folie déguisée en science. Adolf avait annoncé son idéologie dès le
début, bien sûr.
En reconnaissant qu’elles sont différentes, le concept
VÖLKISCH sépare l’humanité en races de qualité
supérieure et inférieure. Sur la base de cette
- 90
! -
reconnaissance, il se sent obligé, conformément à la
Volonté éternelle qui domine l'univers, de postuler la
victoire du meilleur et du plus fort et la subordination de
l'inférieur et du plus faible. La conviction de VÖLKISCH
est que l’humanité doit avoir ses idéaux, car ces idéaux
sont une condition nécessaire de l’existence humaine
elle-même. Mais, d'autre part, il nie qu'un idéal éthique
ait le droit de l'emporter s'il met en péril l'existence d'une
race qui est le porte-drapeau d'un idéal éthique
supérieur. Car dans un monde composé de bâtards et de
négroïdes, tous les idéaux de beauté et de noblesse
humaines et tous les espoirs d’un avenir idéalisé pour
notre humanité seraient perdus à jamais.
Dès 1933, les gens avaient besoin
d'un certificat aryen, prouvant la
pureté allemande de leur lignée,
pour obtenir des emplois au
gouvernement.En octobre 1939, on
lançait un programme d'euthanasie
pour les Allemands jugés imparfaits. Entre 50000 et 100000
Allemands prélevés dans des maisons de vieillesse, des
établissements psychiatriques et d'autres établissements de détention
furent systématiquement gazés. Le Parti Nazi prenait son exemple sur
le California Experiment responsable de la stérilisation de 1800
personnes aux États-Unis, pour améliorer le programme maison avec
375 000 stérilisations. Joseph DeJarnette, surintendant d'un hôpital
de l'Ouest de Virginie, déclara dans le Richmond Times-Dispatch,
- 91
! -
«les Allemands nous battent à notre propre jeu». Hitler devait jubiler
d'enfin voir ses concepts eugéniques implantés et appréciés par toute
la communauté scientifique.
Après la Seconde Guerre mondiale, les procès de Nuremberg mis en
place par les alliés n'accorderont aucune réparation aux familles qui
ont perdu quelqu'un à cause de la brutalité du système nazi. Les
quelques médecins qui furent accusés prétendirent, avec un certain
sens de la justification, qu'ils appliquaient simplement des principes
et des lois qui existaient dans de nombreux autres pays tels que les
États-Unis.
Après la défaite de
l'Allemagne, la
s t é r i l i s a t i o n
systémique a pris fin
dans le pays mais a
continué ailleurs, en
Amérique et en
Europe. Avec le temps,
la
philosophie
eugénique sera discréditée et abandonnée un peu partout, mais pas
avant la décennie suivante. Bien sûr, l'intérêt commun pour
l'eugénisme et les nombreuses relations entre les deux pays ne
suffisent pas à prouver que les nazis étaient une pure création des
banques et des industries américaines. Pour le prouver, il faudrait que
les recherches aillent bien au-delà d'une simple collusion idéologique,
au-delà d'une simple quête commune et impitoyable de la pureté.
- 92
! -
Peut-être, en prouvant que des milliardaires américains racistes,
financés jusqu'au cou par l'eugénisme, ont également construit la
Wehrmacht et la Luftwaffe à partir de rien, y parviendrait-on ?
- 93
! -
- 94
! -
Grâce à la résolution Balfour de 1917, nous savons que des banquiers
internationaux voulaient créer une nation juive en Palestine, et qu'il
fallait maintenant la peupler. Comme par hasard apparait après la
1ère guerre mondiale un dirigeant allemand raciste qui haïssait les
Juifs par-dessus tout, et qui visait à débarrasser l'Europe de la
population juive. Quel heureuse coïncidence historique, n'est-ce pas?
Selon le plan nationaliste de Ritter du 19ème siècle, puis embelli des
idéologies racistes et eugéniques à la mode de l'époque, le parti nazi
fut créé en Allemagne. Hitler décrit bien sa fulgurante ascension
politique dans Mein Kampf. Il raconte qu'après la guerre, il s'est
trouvé un emploi dans l'armée du district de Munich comme espion
pour la Défense nationale allemande, soit les miettes qui restaient de
l'armée allemande après la défaite de 1918. La première mission
d'Hitler fut de reprendre le contrôle d'un petit parti de droite, le Parti
allemand du travail, ou Deusche Arbeitepartei. Dans les réunions du
parti, Hitler se prononçait contre les communistes, les socialistes, les
syndicalistes et les Juifs. C'était un orateur démagogue exceptionnel
qui connaissait l'art d'exciter le public et il s'est pris à son propre jeu.
Celui qui devait espionner se prit au jeu, et pratiquait sa gestuelle
devant les miroirs, parce qu'il croyait qu'un seul bon discours valait
plus que plusieurs livres. Il n'avait peut être pas tort, puisqu'il finit
par rallier des millions d'Allemands à sa cause, mais pour l'instant, il
attirait surtout les officiers démobilisés, ce qui donna rapidement une
base de soutien militaire au parti, par la création des S.A., les viles
Chemises Brunes. Hitler prit le leadership du parti qu'il n'espionnait
plus du tout, et changea son nom pour le Parti national socialiste
allemand du travail, et monta un programme qui comprenait les
- 95
! -
premiers principes nationalistes extrémistes et une forte idéologie
antisémite, tels qu'il l'exprima plus tard dans son livre. Dans un
contexte de chômage massif et d'agitation sociale, la propagande
haineuse d'Hitler attira rapidement plusieurs partisans vers le parti
nazi qui voulait devenir le principal représentant de la droite, mais
Hitler manquait de fonds. Il avait toutefois sa petite idée où il
pourrait aller les chercher.
Lors des négociations du Traité de Versailles, il avait été décidé que
l'Allemagne paierait 1 milliard de livres avant le 1er mai 1921, à titre
de paiement initial à titre de réparations de guerre. Cela devait être
payé en biens et produits, par exemple le charbon de bois, qui
transformerait effectivement l'Allemagne et ses industries en un État
esclavagiste travaillant pour la France et l'Angleterre pendant de
nombreuses années, selon l'historien Mario Sousa. Le gouvernement
allemand a accepté en mai 1921 de commencer à rembourser, mais en
aout, il n'avait encore remis que 50 millions de livres sur un milliard,
car son économie souffrait déjà énormément. Vers le milieu de 1920,
les premiers signes d'inflation apparurent à l'horizon. En 1921,
l’Allemagne a dû emprunter des fonds étrangers pour continuer à
payer les réparations, ce qui a provoqué une chute spectaculaire du
mark allemand. L'incertitude entourant les évènements politiques de
1923 à Munich a également accéléré cette chute. En janvier, des
troupes de l'armée belge et française occupèrent la région de la Ruhr,
parce qu'ils ne recevaient pas leurs paiements. Étant donné que la
Ruhr est le centre de production en Allemagne, l’économie s’est
complètement effondrée à la suite de l’arrêt de la production.
L'inflation a explosé et en 1923, le mark valait 1/500 milliardième de
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! -
sa valeur de 1918! Les salaires hebdomadaires d'un ouvrier étaient à
peine suffisants pour acheter un seul repas, la bourgeoisie chauffait
ses fourneaux en brulant des liasses de billets sans valeur et toute la
classe moyenne fondait avec ses actifs dans la classe la plus pauvre.
Cette masse de personnes affamées et très en colère est devenue la
base des partisans du parti nazi.
C'est alors qu'entre en scène Fritz Thyssen, milliardaire de l'acier en
Allemagne. Ils se rencontrèrent pour la première fois à la fin octobre
1923, où l'industriel offrit une première contribution au Parti nazi de
100 000 marks en or. Selon le génie financier de Hitler, Hjalmar
Schacht et l'industriel nazi Fritz Thyssen, c'était le régime étouffant
des réparations qui a amené Hitler au pouvoir en 1933. Fritz Thyssen
prétend que, «je me suis tourné vers le Parti national-socialiste
seulement après avoir été convaincu que la lutte contre le Plan Young
était inévitable si l'effondrement complet de l'Allemagne devait être
évité.» L'auteur Antony Sutton ajoute qu'à la même époque, Henry
Ford commençait aussi à faire ses placements dans son raciste
européen préféré.
Le 20 décembre 1922, le New York Times a signalé que le
constructeur automobile Henry Ford finançait les
mouvements nationalistes et antisémites d'Adolph Hitler
à Munich. Parallèlement, le journal de Berlin, Berliner
Tageblatt, a fait appel à l'ambassadeur des États-Unis à
Berlin pour enquêter et arrêter l'intervention d'Henry
Ford dans les affaires intérieures allemandes. Il a été
signalé que les donateurs étrangers de Hitler avaient
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! -
fourni un quartier général spacieux avec un «hôte de
lieutenants et de fonctionnaires hautement rémunérés».
Le portrait de Henry Ford a été affiché de façon
proéminente sur les murs du bureau personnel d’Hitler :
le mur derrière son bureau dans le bureau privé d'Hitler
est décoré d'une grande image de Henry Ford. Dans
l'antichambre, il y a une grande table couverte de livres,
dont presque tous sont une traduction d'un livre écrit et
publié par Henry Ford.
Ces investissements personnels de l'industriel américain de
l'automobile furent utilisés par Hitler pour fomenter la rébellion
bavaroise. Le putsch de Munich a échoué, Hitler fut capturé et ensuite
traduit en justice. En février 1923 au procès, le vice-président Auer du
régime bavarois témoignait :
La Diète bavaroise a longtemps eu l'information selon
laquelle le mouvement hitlérien était partiellement
financé par un chef antisémite américain, Henry Ford.
L'intérêt de M. Ford pour le mouvement antisémite de
Bavière a commencé il y a un an, quand l'un des agents
de M. Ford, cherchant à vendre des tracteurs, est entré
en contact avec Diedrich Eichart, le célèbre panallemand. Peu de temps après, M. Eichart a demandé à
l'agent de Ford pour une aide financière. L'agent est
retourné en Amérique et immédiatement l'argent de M.
Ford a commencé à entrer à Munich.
Hitler se vantait ouvertement du soutien de Ford et disait de lui qu'il
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! -
était un grand antisémite. Hitler a reçut une peine de prison douce et
confortable pour ses trahisons révolutionnaires bavaroises échouées,
ce qui lui donna le loisir d'écrire Mein Kampf, inspiré par son mentor
de Détroit.
*
Pour mettre fin à l'hyperinflation de 1923, il
fut décidé que la Reichsbank centrale serait
indépendante du gouvernement, une dérive
toujours fatale. Une toute nouvelle
monnaie, le Rentenmark, a finalement mis
fin au glissement dans les bas-fonds de
l'inflation. Ce genre de miracle est
susceptible de se produire lorsque les
banquiers placent leur banque privée au
centre de l’économie d’un pays. Cela signifie
simplement qu’ils sont des banquiers heureux d’avoir saisi la monnaie
d’un autre pays et de saigner la population qu’ils endetteront de façon
exponentielle et pour longtemps. Les mesures de réparation de la
guerre ont ouvert la possibilité aux investissements étrangers d'entrer
en Allemagne. Le robinet des dollars US$ était ouvert jusqu'au bout,
et on retira la poignée, pour être bien certain qu'on ne le referme
point. Cet afflux de capital causa, dès 1925, une relance dans
l'économie allemande. L'Allemagne payait ses dettes aux alliés avec
de l'argent emprunté aux États-Unis. Entre 1924 et 1929 on estime à
15 milliards de marks les investissements à long terme et à 6 milliards
les investissements à court terme des étrangers en sol germanique.
- 99
! -
Les investissements provenant des États-Unis comptaient pour 70%
de l'ensemble des prêts à long terme, offrant à l'Allemagne un
renforcement significatif de son potentiel économique. Car voyezvous, les industriels qui se trouvaient derrière la plus grande partie
des prêts étaient des magnats industriels comme DuPont, Morgan,
Rockefeller, Harriman et les chefs d'autres monopoles américains.
Soit presque la copie-carbone de la liste des financiers racistes et
fanatiques de l'eugénisme du début du siècle. La journaliste cubaine
Astrid Barnet a bien résumé les premiers spasmes du financement
américain en Allemagne.
En 1923, Harriman et Fritz Thyssen ont décidé de créer
une banque et ont nommé George Herbert Walker - le
beau-père de Prescott Bush - en tant que président. Plus
tard, en 1926, ils ont créé la Union Banking Corporation
(UBC) avec Prescott à la barre. La même année, il a
également été nommé vice-président et associé chez
Brown Brothers Harriman. Les deux entreprises ont
autorisé les Thyssen à envoyer de l'argent vers les ÉtatsUnis en provenance d'Allemagne, via les Pays-Bas.
L'économiste américain Victor Thorn a noté que même si
un grand nombre d'autres sociétés ont aidé les Nazis
(Standard Oil et la Rockefeller's Chase Bank, ainsi que
les fabricants d'automobiles américains), les intérêts de
Prescott Bush étaient beaucoup plus profonds et
sinistres.
Ces intérêts sinistres trouvaient leur justification dans ce que la
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!
-
plupart des gens savent aujourd'hui, c'est-à-dire que Prescott Bush,
père de George et grand-père de l'autre George était un idéaliste nazi
convaincu, alors que pour plusieurs des autres financiers d'Hitler le
nazisme était surtout une bonne occasion d'affaires. Barnet ajoute
que les Nazis pouvaient enfin récupérer leurs fonds, que la banque
Brown Brothers Harriman envoyait directement en Allemagne. De
cette façon, la UBC a reçu de l'argent des Pays-Bas et la Brown
Brothers Harriman l'a renvoyé. En tant que membre exécutif des deux
sociétés, Prescott Bush, père et grand-père de deux présidents
américains, est devenu le principal blanchisseur de l'argent nazi, en
supervisant le pipeline de dollars entre les deux pays.
Je ne voudrais assommer personne en empilant les industries à la
source du financement d'Hitler, mais de connaitre la variété de ces
sources est la clé de la compréhension du passage le plus marquant de
notre histoire récente. Donc, l'historien Sousa a aussi retracé le lien
initial que tissèrent entre elles les deux sociétés qui seraient
ultimement responsables de l'approvisionnement en essence de la
Wehrmacht.
Les sociétés germaniques Bosch et IG Farben étaient parmi les plus
importantes au pays, mais aussi parmi les premières à embrasser la
cause du parti Nazi. Technologiquement parlant, IG Farben avait
découvert une méthode efficace pour produire de l'essence à partir du
charbon, ce qui deviendrait crucial pour les capacités militaires de
l'Allemagne, qui n'extrayait pas de pétrole de son sol. Mais la
transformation coutait cher et les deux sociétés ne voulaient pas se
jeter seules dans le projet charbon-essence. C'était en 1926, alors que
- 101
!
-
les prêts américains affluaient en
Allemagne. Bosch approcha Standard
Oil du New Jersey de Rockefeller, dont
les ressources financières étaient
illimitées. En 1926, le chef du
département du développement de
Standard Oil, Frank Howard, fut
extrêmement impressionné et fit
rapport à son directeur Walter Teagle
sur la recette d'IG Farben, qui
supposait l'indépendance éventuelle de l'Europe en matière
d'approvisionnement en essence. En 1927, Standard Oil s'allia à IG
Farben en matière de développement de ce processus avec un objectif
de 100 000 tonnes par an. IG Farben obtint 20% des bénéfices futurs
et Standard Oil donna à IG Farben 2% de tout son stock en capital,
546 000 actions pour une valeur de 35 millions de dollars! C'est ainsi
que les américains ont soutenu les années difficiles de l'Allemagne des
années '20, alors que leur marionnette à moustache n'était même pas
encore au pouvoir. Ce qui viendrait avec les élections de 1933 et qui
devait engendrer le «miracle allemand», car d'un pays ruiné en 1923,
l'Allemagne aurait éradiqué le chômage et construit l'armée la plus
puissante au monde 15 ans plus tard.
*
En raison du Crash de 1929, plusieurs pays se trouvaient au bord de la
faillite en 1931, mais la crise ne toucha pratiquement pas l'Union
Soviétique dans son économie fermée par le communisme. C'était
- 102
!
-
même le contraire, puisque le gouvernement de l'URSS avait
commencé un plan quinquennal tirant le pays hors de la pauvreté
avec un étonnant développement économique. C'est à ce moment que
la propagande nazie devint ouvertement violente et particulièrement
dirigée contre les Juifs considérés par Hitler comme la cause de toute
la souffrance et de la désintégration du système économique mondial.
Le raciste par excellence de l'époque identifiait la source du mal et sa
solution éventuelle dans Mein Kampf...
Le destin même semble vouloir nous le montrer du doigt:
en livrant la Russie au bolchévisme, le Juif a ravi au
peuple russe cette couche d'intellectuels, qui fonda et
assuma jusqu'à ce jour son existence comme État. (...)
Ainsi, depuis des siècles, la Russie vivait aux dépends du
noyau germanique de ses couches supérieures dirigeantes
qu'on peut considérer actuellement comme extirpé et
anéanti. Le Juif a pris sa place. Et tout comme le Russe est
incapable de secouer le joug des Juifs par ses propres
moyens, de même le Juif ne saurait, à la longue, maintenir
le puissant État. Lui-même n'est pas un élément
organisateur, il n'est qu'un ferment de décomposition.
L'État gigantesque de l'Est est mûr pour l'effondrement.
Et la fin de la domination juive en Russie sera aussi la fin
de la Russie en tant qu'État. Nous avons été élus par le
destin pour assister à une catastrophe, qui sera la preuve
la plus solide de la justesse des théories racistes au sujet
des races humaines.
- 103
!
-
Adolf pointait du doigt les Bolchéviques juifs pour s'être débarrassé
du tsar Nikola II, de la même famille allemande Saxe-Cobourg-Gotha
qui avait produit le roi d'Angleterre et le Kaiser Wilhelm. Yuri
Rubtsov, docteur en histoire membre de l'Académie des sciences
militaires russes et de l'Association internationale des historiens de la
deuxième guerre mondiale, a écrit en 2016 un résumé
particulièrement incriminant sur le financement américain en
Allemagne des années '20. Il affirme que le montant total des
investissements étrangers dans l'industrie allemande entre 1924 et
1929 représentait près de 63 milliards de marks-or. 70% des revenus
ont été fournis par des banquiers des États-Unis, dont la plupart de
JP Morgan. Par conséquent, l'industrie allemande se trouvait déjà en
1929 en deuxième position dans le monde, due en grande partie aux
principaux groupes financiers et industriels d'Amérique.
IG Farben, qui deviendrait le principal fournisseur de la
machine de guerre allemande, a financé 45% de la
campagne électorale d'Hitler en 1930 et était sous le
contrôle de Rockefeller et Standard Oil. JP Morgan, par
l'intermédiaire de General Electric, a contrôlé l'industrie
allemande de la radio et de l'électricité via AEG et Siemens
(jusqu'en 1933, 30% des actions d'AEG appartenant à
General Electric) par l'intermédiaire de la société de
télécommunications américaine ITT, soit 40% du réseau
téléphonique en Allemagne. General Motors, appartenant
à la famille DuPont, a pris le contrôle du fabricant
allemand Opel. Henry Ford détenait 100% des actions de
Volkswagen. En 1926, avec la participation de la banque
- 104
!
-
Rockefeller «Dillon, Reed & Co.», le deuxième plus grand
monopole industriel en Allemagne après IG Farben a
émergé, la métallurgique Vereinigte Stahlwerke de Fritz
Thyssen.
En 1928, Henry Ford a fusionné ses actifs allemands avec ceux du
cartel chimique IG Farben. Une participation substantielle, 40% de
Ford Motor A.G. de l'Allemagne, fut transférée à IG Farben; Carl
Bosch de IG Farben est devenu chef de Ford A.G. Motor en
Allemagne. Simultanément, aux États-Unis, Edsel Ford a rejoint le
conseil d'administration d'American IG Farben. Ford et Farben
semblaient tressés dans une spirale de consanguinité industrielle.
Dans Wall Street and the rise of Hitler, l'auteur Antony Sutton parle
d'une série de réunions du début des années 1930 en Allemagne,
irréfutablement documentées dans plusieurs sources, entre les
industriels allemands, Hitler lui-même, et les représentants de Hitler,
Hjalmar Schacht et Rudolf Hess. Les industriels allemands qui
financèrent Hitler étaient principalement des administrateurs de
cartels avec des compagnies américaines. Les partisans hitlériens
n'étaient pas, dans l'ensemble, des entreprises d'origine purement
allemande sauf pour Thyssen et Kirdoff, puisque les multinationales
allemandes furent construites sur des prêts américains dans les
années 1920 et au début des années 1930, engageant des directeurs
américains sur les conseils d'administration et une forte participation
financière américaine.
Selon Sutton, Hitler a confié au banquier international juif Paul
Warburg qu'il avait à choisir entre deux plans pour la prise du
- 105
!
-
pouvoir en Allemagne: (a) le plan de la révolution, et (b), le plan
d'acquisition légale. Le premier plan serait d'une durée de trois mois,
le deuxième plan serait d'une durée de trois ans. Hitler a déclaré : La
révolution coute cinq cents millions de marks, la reprise légale coute
deux cents millions de marks - que décideront vos banquiers? Le
directeur de la Federal Reserve a transmis son rapport à New York et
trois jours plus tard a envoyé un télégramme aux Nazis :
« Rapport reçu. Préparez-vous à livrer dix, maximum de
quinze millions de dollars. Conseiller l'homme de
l'agression contre le danger étranger. »
La décision d'Hitler d'aller en élections fut donc prise aux USA. Les 15
millions de dollars ont été transférés de Wall Street à Hitler via
Warburg comme suit: 5 millions de dollars à payer à Mendelsohn &
Company, à Amsterdam; 5 millions de dollars à Rotterdamsehe
Bankvereinigung à Rotterdam; et 5 millions de dollars à Banca
Italiana. Warburg s'est rendu à chacune de ces banques, où il aurait
rencontré Hermann Goering. Ces vauriens financiers se sont arrangés
pour que les dons soient faits à différents noms, dans diverses villes
d'Allemagne. En d'autres termes, ils ont blanchis l'argent dans la plus
pure tradition de la Mafia moderne, pour dissimuler l'origine du
pactole électoral de Wall Street.
Au début des années '30, la crise économique languissait toujours,
créant plus de 6 millions de chômeurs en Allemagne, mais le rusé
politicien Adolf utilisa ces chiffres navrants dans sa campagne
populiste. Les gains électoraux des Nazis furent énormes en juillet
1932. Le parti nazi eut droit à 13,7 millions des voix (plus du double
- 106
!
-
du 6,4 millions reçu en septembre 1930) et augmenta sa
représentation parlementaire de 107 à 230 députés ! Grâce à l'argent
de la grande finance, le parti passa de l'un des plus petits partis du
parlement, au plus important. Pendant la campagne électorale, la
démagogie d'Hitler polarisa l'agitation électorale sur sa personne,
incarnant l'espoir d'un sauveur pour le peuple étranglé par la
pauvreté. Des grandes affiches avec son portrait portant le slogan
électoral «Hitler crée du travail et du pain» se retrouvaient aux quatre
coins du pays.
Après cette première élection, tout le monde savait qu'Hitler visait le
poste de Chancelier. Le président allemand Hindenburg refusa de lui
donner le pouvoir, pensant avec une certaine dose de lucidité qu'il
n'allait sans doute pas respecter la constitution allemande. L'ancien
président du Parti du Centre, Von Papen, eut la mission de former le
gouvernement, mais l'instabilité croissait et son gouvernement
tomba. De nouvelles élections furent annoncées pour le 6 novembre.
L'objectif des Nazis était d'obtenir la majorité au parlement, mais au
contraire, les résultats électoraux du 6 novembre 1932 furent un
retour en arrière pour les Nazis. En trois mois, du 31 juillet au 6
novembre, le parti passa de 13,7 millions de voix à 11,7 millions. Les
Nazis avaient perdu 2 millions de voix et 34 places au parlement.
Le grand capital allemand vint au secours des Nazis pendant cette
situation critique. Ils avaient investi beaucoup d'argent dans le Parti,
lequel promettait un avenir dans leurs intérêts et ils ne voulaient pas
rater cette chance. En 1932, trente-huit des principaux industriels et
banquiers signèrent une pétition qu'ils avaient envoyée à
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!
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Hindenburg, affirmant leur soutien à Hitler en tant que chancelier,
même s'il avait perdu l'élection d'une plus grande part. Hindenburg
sentit la pression et nomma Adolf Chancelier en janvier et organisa
des élections législatives le 5 mars 1933.
En dehors du pouvoir gouvernemental et de l'appareil du pouvoir,
Hitler avait maintenant tout le monde de l'industrie et de la finance
derrière lui et des gigantesques sommes d'argent à sa disposition. En
tout, 45% des fonds pour les élections de 1933 sont venus de IG
Farben. Si l'on regarde les directeurs de l'IBG d'Amérique, la filiale
américaine de IG Farben, nous nous rapprochons des racines de Wall
Street d'Hitler. Dans le conseil d'administration d'American IG
Farben siégeaient: Edsel B. Ford de Ford Motor Company, CE
Mitchell de la Federal Reserve Bank de New York, et Walter Teagle,
directeur de la Federal Reserve Bank de New York et de la Standard
Oil Company du New Jersey. Paul Warburg, premier directeur de la
Banque de la Federal Reserve Bank de New York et président de la
Banque de Manhattan, était un directeur de Farben et, en Allemagne,
son frère Max Warburg était également administrateur d'IG Farben.
Dans le même esprit cosanguin, H.A. Metz de IG Farben était
également administrateur de Warburg's Bank of Manhattan. Enfin,
Carl Bosch de l'American I.G. Farben était également directeur de
Ford Motor Company A-G en Allemagne. Tous ces liens furent mis à
jour par Antony Sutton.
Le 27 février 1933, une semaine avant les élections législatives, les
Nazis mettent le feu au Parlement et accusent les communistes de
l'incendie. C'était un coup de propagande des Nazis pour arriver à une
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victoire totale aux élections. Le président Von Hindenburg signa un
décret qui donnait au gouvernement et à Hitler, un pouvoir presque
illimité. Sutton ajoute qu'il existe des preuves documentaires
irréfutables d'un autre rôle des banquiers internationaux et des
industriels dans le financement du Parti nazi et le Volkspartie pour
les élections allemandes de mars 1933.
Au total, trois millions de Reichsmarks ont été abonnés
par des entreprises et des hommes d'affaires
proéminents, convenablement "lavés" par un compte
auprès de la Banque Delbruck Schickler, puis passés
aux mains de Rudolf Hess pour l'utilisation par Hitler et
le NSDAP (Parti Nazi). Ce transfert de fonds a été suivi
par le feu du Reichstag, l'abrogation des droits
constitutionnels et la consolidation du pouvoir nazi. En
bref, dans quelques semaines du financement majeur
d'Hitler, il y avait une séquence liée d'évènements
majeurs : la contribution financière des banquiers et des
industriels de premier plan aux élections de 1933, le feu
du Reichstag, l'abrogation des droits constitutionnels et
la saisie subséquente du pouvoir par le Parti nazi.
L'abolition des droits constitutionnels permit au parti Nazi
d'appliquer toutes les réformes et politiques qui leurs passaient par la
tête, sans qu'il soit le moins du monde inquiétés par des objections de
l'opposition à l'assemblée du Reichstag. Le 3 mars, deux jours avant
les élections, Ernst Thälmann, président du Parti communiste
allemand, fut arrêté, emprisonné, et plus tard, exécuté. Les
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-
communistes furent poursuivis et arrêtés par milliers dans toute
l'Allemagne. Wall Street avait enfin son moustachu au pouvoir absolu.
*
Sutton a rapporté ces délicieuses paroles d'Henry Ford:
J'aime les Allemands. C'est un peuple talentueux et
économe. Quand j'étais enfant, je travaillais pour un
fabricant d'outils allemand. Il m'apprit une foule de
choses utiles. Dans notre usine, beaucoup de tourneurs
sont nés en Allemagne: ce fut un grand malheur que
l'Allemagne participât à cette dernière guerre (la
Première). Je hais les guerres et je suis un pacifiste
convaincu. J'ai même refusé de convertir ma boite en
usine d'armement, bien que nous fîmes ce que nous
pûmes pour aider notre pays lorsque les États-Unis
entrèrent en guerre. Le monde entier ricana devant ma
campagne de paix, je le sais. Mais il aurait beaucoup
mieux valu qu'ils sortent de leurs tranchées plutôt que de
monter à l'assaut. Je ne comprends vraiment pas
pourquoi il y a tant de haine et de jalousie entre les
différentes nations. Votre pays a de la chance de n'avoir
pas maintenant une armée à entretenir. Les Allemands
peuvent à présent se consacrer à des choses plus utiles que
l'entrainement des soldats. Je souhaite que toutes les
autres nations en fassent autant.
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-
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La désinformation historique se propage encore aujourd’hui par le
biais de médias qui utilisent leurs capacités de programmation pour
renforcer certaines fausses informations existant depuis longtemps.
Le schéma habituel est simple: derrière une nouvelle révélation ou
dénonciation discrète se cache un important message de propagande
insidieuse. Ken Burns, le producteur fétiche de PBS, a présenté en
2014 une série documentaire intitulée The Roosevelts, affirmant que
cette production à gros budget était la biographie définitive de
Theodore et Franklin Delano Roosevelt. Il mentionne quelques
révélations boiteuses sur l'aventure de Franklin avec sa cousine, mais
cette série qui sera vue par des millions d'Américains et encore plus
de gens à travers le monde via Netflix garde un silence radio sur la
tentative de coup d'État contre le président Franklin, soit peut-être
l’évènement le plus signifiant de son mandat en tant que président,
par les informations significatives et précieuses révélées dans ce
complot. C’est ainsi que les gens sont si facilement bernés dans
l’ignorance de la réalité, grâce aux insidieux Ken Burns, Michael
Moore et Noam Chomsky de ce monde, qui tous dévient ou cachent la
réalité derrière un masque fin de dénonciations légères et anodines.
Même s'il fut indubitablement le plus important des historiens et
auteurs à avoir fouillé le financement d'Hitler et des Nazis, une des
conclusions d'Antony Sutton peut être mise en doute. Pour Sutton,
puisque le président élu en 1932 Franklin Delano Roosevelt était un
banquier de Wall Street et que les preuves de la collusion entre Wall
Street et Hitler s'accumulaient, Sutton a fait 1+1=2, et en est arrivé à
la conclusion que Roosevelt était complice de toute la collusion
bancaire et industrielle avec le Führer. Cependant, la réalité est plus
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compliquée et absolument fascinante, parce qu'encore une fois,
l'histoire a biffé un passage crucial et pourtant parfaitement
documenté pour une réelle compréhension des forces en opposition
pendant la Deuxième guerre mondiale. Et nous avons toutes les
pièces officielles pour compléter un nouveau puzzle.
Après l'épouvantable crise économique orchestrée par les grands
banquiers de Wall Street Morgan, Warburg et Rockefeller en 1929, la
situation de la population américaine est alarmante. Le chômage
frappe un homme sur quatre, les familles sont réduites à se nourrir
dans les soupes populaires et le président Herbert Hoover reçoit alors
la visite de 20 000 vétérans de la Première guerre mondiale au
printemps de 1932. La "Bonus Army" campe autour de la Maison
Blanche et réclame les montants promis pour couvrir les pensions des
vétérans de la Grande Guerre qu'on leur doit depuis 14 ans. Le
montant total serait près de 2 milliards de dollars, soit la moitié du
budget fédéral des USA à l'époque! Hoover demande au général
Douglas McArthur de calmer les vétérans, mais son intervention
tourne à l'émeute et plusieurs vétérans sont abattus. Le plus célèbre
des anciens généraux de l'armée américaine, Smedley Butler, était
venu appuyer la cause des vétérans quelques jours plus tôt, en
donnant un discours vibrant sur le courage de ces hommes. Deux fois
décoré de la Médaille d'Honneur du Congrès, Butler est un militaire
de carrière qui a gravit tous les échelons jusqu'au sommet, à partir de
l'âge de 16 ans quand il participa à la guerre Hispano-Américaine.
Pour les vétérans de la "Bonus Army", l'appui de ce héros plus grand
que nature était inestimable.
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*
La déroute complète de l'économie américaine n'annonçait rien de
bon pour le président Hoover qui devait se représenter aux élections
en novembre 1932. Le candidat démocrate Franklin Roosevelt était
favori pour l'emporter, surfant sur le vent de changement dont
avaient besoin les États-Unis pour sortir de la Grande Dépression.
Après une carrière dans la haute finance, Roosevelt fut nommé à
différents postes dans les gouvernements démocrates précédents,
jusqu'à ce qu'il soit frappé par la maladie en 1920. Le syndrome de
Guylain-Barré, qu'on croyait être une poliomyélite à l'époque, le laisse
partiellement paralysé aux deux jambes. Sa femme Eleanor était une
activiste pro-populiste et ses quatre fils seraient au combat dans
quelques années, sur différents fronts de la Deuxième guerre
mondiale. Après son entrée au pouvoir au début de 1933, il lance le
New Deal, soit une série de mesures drastiques pour relancer
l'économie américaine et créer de l'emploi. Il laisse aussi tomber l'or
comme étalon pour fixer les politiques monétaires. Tout indique que
les épreuves de la vie personnelle du président l'ont encouragé à se
ranger du côté du peuple éprouvé. Même si Roosevelt est issu du
monde bancaire, tout porte à croire que ses expériences personnelles
l'ont poussé à être du côté des gens en ces temps difficiles et il a
même exprimé sa nouvelle philosophie, telle que lue dans The Money
Power...
Lorsque les pays du monde occidental ont été plongés
dans la dépression économique des années 1930, à
laquelle seule une autre guerre pouvait les sortir, le
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président Franklin D. Roosevelt a déclaré: «Soixante
familles en Amérique contrôlent la richesse de la nation.
Le tiers de la population du pays est mal logé, mal nourri
et mal vêtu. Vingt pour cent des hommes travaillant sur
les projets de W.P.A. sont dans un état de malnutrition si
avancé qu’ils ne peuvent pas travailler une journée. J'ai
l'intention de chasser les changeurs de monnaie du
Temple.» Il ne les a conduits nulle part, mais a présenté
le New Deal. Roosevelt savait que s'il ne pouvait pas
chasser les banquiers internationaux du temple moderne
de la finance internationale, seule une guerre mondiale à
grande échelle pourrait soulager la constipation
financière chronique qu'ils avaient provoquée à l'échelle
internationale en retirant la monnaie, en limitant les
crédits, manipulations financières, etc. Ils se sont
enrichis, tandis que tous ceux qui étaient en dehors de
leur cercle restreint se sont progressivement appauvris.
Son New Deal marquait une coupure nette entre sa politique et les
intérêts des industries qui s'attendaient tous à plus de conformité de
la part d'un président né, nourri à la main et élevé à Wall Street. Le
groupe de milliardaires qui finançait Hitler à l'époque s'est mis en
colère contre le président. Un tel antagonisme entre les milliardaires
des industries et des banques envers un président américain n'est pas
arrivé souvent dans l'histoire des États-Unis. On peut certainement
imputer à la réaction personnelle de Franklin D. devant la situation
économique extraordinaire cet anachronisme de l'histoire politique.
La situation n’était pas sur le point de se terminer: Roosevelt pensait
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!
-
que le soutien du raciste et fasciste Hitler par ses vieux camarades
n’était pas une si bonne idée. Il savait très bien que les banques
américaines étaient profondément impliquées dans le trafic d’argent
en provenance et à destination de l’Allemagne. Il a donc signé en avril
1933 le décret 6102, qui rendait illégale l’importation d’or étranger.
Pour les banquiers et les industriels fascistes, c’est la goutte qui a fait
déborder le vase, car ils savaient tous que les nazis étaient sur le point
de lancer leur tournée de pillage de l'or en Europe.
*
Le climat social engendré par la Grande Dépression laissa des traces
au niveau de la population. Plusieurs vantaient ouvertement la poigne
de Benito Mussolini en Italie, qui redressait l'économie de son pays
en imposant ses règles totalitaires. À cette époque, les Chemises
Brunes défilent dans les rues américaines, accompagnées par le Ku
Klux Klan qui organise de gigantesques parades à Washington depuis
les années '20. Tout est mûr pour l'avènement aux USA d'un pouvoir
fasciste, tel que l'a analysé Emily Lacey Marshall en 2008, dans sa
thèse de doctorat en histoire à l'université Wesleyan:
L'Allemagne nazie d'Hitler n'était nullement considérée
par l'Amérique des années 1930 comme étant le monstre
totalitaire que nous connaitrions plus tard. Certains ont
même fait l'éloge de ce qu'Hitler avait fait avec
l'Allemagne. Après avoir visité l'Allemagne nazie, nul
autre que William Randolph Hearst (magnat de la presse
américaine) avait eu des paroles aimables pour Hitler, en
disant que "Hitler est certainement un homme
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!
-
extraordinaire. Nous l'avons trop pris à la légère en
Amérique." Alors qu'Hitler gagnait le pouvoir exécutif
absolu en 1934, tenant à la fois la chancellerie et la
présidence, une grande partie de l'Europe a commencé à
se mobiliser diplomatiquement contre l'Allemagne nazie.
L'Amérique n'a rien fait. Les Américains étaient tout
simplement plus intéressés par le baseball et les exploits
de la mafia et encore moins pour faire quelque chose au
sujet de l'imbroglio qui régnait en Europe.
Ford, Hearst, Joseph Kennedy (le père de JFK), John D. Rockefeller,
Andrew Mellon (secrétaire au Trésor US et à la tête du géant de
l'aluminium Alcoa), General Motors, ITT, Allen Dulles, la National
City Bank, et General Electric étaient tous de fervents admirateurs
d'Hitler.
*
Roosevelt et Hitler ont eu des destins parallèles, à un moment crucial
de l'histoire du 20ème siècle. Hitler a pris le pouvoir le 30 janvier
1933 et est mort le 30 avril 1945. Roosevelt a été assermenté le 4 mars
1933 et est mort le 12 avril 1945. Il en fallut de peu pour que ces
destins ne se ressemblent pas du tout. Le président américain avait
échappé à une tentative de meurtre le 15 février 1933, aux mains de
Giuseppe Zangara, un immigrant italien. Malgré qu'il ait été jugé et
condamné en cour de justice, où on conclut que Zangara est un
psychopathe détestant tous les présidents, plusieurs autres théories
découlèrent de l'affaire. Le président avait échappé aux coups de feu,
mais pas le maire de Chicago, Anton Cermak, et plusieurs pointaient
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!
-
du doigt le boss de la mafia de Chicago Frank Nitti, qui pourrait avoir
engagé Zangara, un ex-tireur d'élite dans l'armée italienne, comme
tueur à gages et que Cermak était la cible de l'attentat. Il est
effectivement possible que Roosevelt ne fut pas la première cible,
mais avec tout le brassage social et financier que causa son élection,
on peut en douter. Quoi qu'il en soit, Zangara sera exécuté sur la
chaise électrique et on ne saura jamais la vérité.
Trois mois après l'acte présidentiel 6102, l'ex Major-général et héros
national Smedley Butler reçoit la visite d'un certain Gerald MacGuire,
qui travaille sur Wall Street. C'est la
première de plusieurs rencontres entre les
deux hommes, au cours desquelles
MacGuire explique graduellement un plan
consistant à renverser le gouvernement du
président Roosevelt, pour le remplacer par
un gouvernement fasciste. Butler n'a aucune intention de faire un
coup d'état, mais il n'a peur de rien. Il poursuit ainsi les rencontres
avec MacGuire, pour savoir exactement qui est à l'origine et soutient
ce plan machiavélique. Ce n'est qu'en aout 1934 que MacGuire
consent finalement à révéler l'ensemble de l'affaire: son organisation
veut marcher sur Washington à la tête d'une armée de 500 000
vétérans mécontents, pour y renverser le gouvernement et installer
un système vaguement fasciste, qui a prouvé son efficacité à démolir
les syndicats en Europe. Au cours de la rencontre, MacGuire pose à
Butler une question importante.
« - Maintenant à propos de cette super organisation,
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vous seriez intéressé à la diriger?
- Elle m'intéresse, mais je ne suis pas sûr à propos de la
diriger. Vous savez, Gerry, mon intérêt est le maintien de
la démocratie. Si vous obtenez ces 500 000 soldats, mais
qu'ils promouvaient quelque chose qui ressemble au
fascisme, je vais en trouver 500 000 autres et vous
écraser, et nous aurons une véritable guerre à la maison.
Vous le savez.
MacGuire a nié que ce soit dans son intention. Alors
Butler lui a demandé:
- Alors vous allez mettre quelqu'un à sa place (Roosevelt)
pour exécuter, est-ce que c'est l’idée? Le président se
contentera de se promener et baptiser des bébés, et
consacrer des ponts, et embrasser des enfants? C'est ça?
M. Roosevelt n'acceptera jamais ça.
- Oh oui, il acceptera cela.
Butler a ensuite demandé à MacGuire s'il avait une idée
de combien couterait une telle opération.
- Nous avons obtenu 3 000 000$ pour commencer, et
nous pouvons obtenir 300 000 000 $ si nous en avons
besoin. »
Butler apprend enfin l'identité de quelques-uns qui se tapissent
derrière l'opération, soit JP Morgan, l'industrielle automobile GM, US
Steel, le géant pétrochimique DuPont, Standard Oil et la banque UBC
avec Prescott Bush. Les mêmes, toujours les mêmes. MacGuire
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-
l'avertit qu'une association naitra bientôt, réunissant des gros noms,
et qui se prononcera ouvertement contre le New Deal et les politiques
générales de FD Roosevelt. Comme par magie, dans le New York
Times apparait alors l'American Liberty League avec en tête le roi de
la poudre à canon Iréné DuPont et dont fait aussi partie Al Smith, le
candidat démocrate défait par Roosevelt lors de la dernière
investiture du parti démocrate, avant l'élection présidentielle. Pour
Smedley, il était temps d'aller tout raconter au Congrès américain. Il a
aussi fait une célèbre adresse filmée par une caméra des news-reels
cinématographiques.
« Je me suis présenté devant le Comité congressiste, la
plus haute représentation du peuple américain, sous
affidavit, pour dire ce que je savais sur certaines activités,
dont la tentative, je pense, d'installer une dictature
fasciste. Le plan qu'on m'a proposé était de former une
armée de vétérans, et de l'utiliser comme une massue
pour intimider le gouvernement et essayer de briser nos
institutions démocratiques. En gros, j'étais supposé
mener une armée de 500 000 hommes, capables de
prendre les fonctions du gouvernement. Alors que ça
devenait sérieux, j'ai pensé que c'était mon devoir de dire
tout ce que je savais à ce comité. Mon principal intérêt
dans tout ça est de préserver nos institutions
démocratiques. Je veux garder le doit de vote. De parler
librement. Le droit d'écrire. Si nous maintenons ces
principes de base, notre démocratie est sauve. Aucune
dictature ne peut résister au suffrage, à la liberté de
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!
-
parole et de presse. »
Devant cette véritable tentative de coup d'état, le Congrès américain
n'eut pas le choix de lancer sa commission d'enquête, le Comité
McCormack-Dickstein, qui fera défiler plusieurs témoins devant eux,
dont évidemment Gerald MacGuire.
« C'est une blague, une cascade publicitaire. Je ne sais
rien à ce sujet. C'est un tissu de mensonge. Je nie
complètement l'histoire. »
Selon Emily Marshall, au moment des incidents, les médias ont rejeté
l'intrigue, avec par exemple un éditorial du New York Times qui le
caractérisait comme un «canular gigantesque». Cette dernière
conspiration maladroite de la classe affaires était certainement un
défi à couvrir pour les journalistes de la Dépression. Il ne faut pas se
surprendre de la couverture lamentable des médias traditionnels de
cette intrigue, alléguant que la trahison de certains des noms les plus
respectés de Wall Street était mince au mieux, et méprisante au pire.
La portée de la couverture offerte par la presse variait selon
l'engagement idéologique des éditeurs. Certains journaux l'ont
couvert comme n'importe quelle enquête du Congrès, d'autres ont
ridiculisé l'intrigue en la qualifiant de conspiration sans fondement,
et d'autres encore n'accordèrent tout simplement aucune couverture.
Certains joueurs importants ne furent même pas convoqués au
Congrès. La conclusion du Comité a accepté la version du Général
Butler en concluant qu'un plan de conspiration avait effectivement eu
lieu, mais a décidé de cacher la plupart des noms et de ne poursuivre
aucune enquête criminelle dans le dossier. Peut-être à la demande de
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-
Roosevelt d'ailleurs, qui aurait besoin de ces banques et industries
pour sa propre armée en cette époque remarquablement troublée. Et
dans la relance de son économie, pouvait-il commencer son New Deal
en fermant plusieurs fleurons très importants de la finance et des
industries du pays ? Peu importe les raisons, le Business Plot aura eu
le mérite de dévoiler au grand jour les penchants fascistes des grosses
industries et des banques américaines et de savoir que désormais, le
président s'opposait à elles. L'American Liberty League ne pouvait
plus attirer de publicité sur elle, et la trêve entre Roosevelt et ses
ennemis fascistes de Wall Street durerait jusqu'au 7 décembre 1941.
*
Smedley Butler est bien la preuve que ce ne sont pas les hommes dans
les habits de soldat qui sont le problème, mais l'institution même de
l'armée, un puissant outil qui échappe au pouvoir présidentiel en
répondant plutôt au pouvoir financier. Butler passa le reste de sa vie à
dénoncer cette réalité. Il publia en 1935 un court ouvrage qui en
étonnerait plus d'un. Bien qu'il ne fut pas un grand prosaïque, il
parlait avec son coeur et son livre War is a Racket contient plus de
vérité dans ses 66 pages que toute l'histoire du New York Times, le
pire des organes propagandistes au service du Conseil aux relations
étrangères. L'un des principaux commanditaires de la tentative de
coup d'état, Iréné DuPont, qui n'avait pas eu à témoigner devant le
comité du Congrès, fut l'une des cibles du livre de Butler.
« Prenez nos amis chez DuPont, les gens de la poudre,
aucun d'entre eux n'a témoigné devant le Comité
sénatorial et leur poudre a gagné la guerre? Ou elle a
- 122
!
-
sauvé le monde et la démocratie? Combien de bénéfices
ont-ils fait dans la guerre (il parle de la Première guerre
mondiale)? Ils se disent une société patriotique. Eh bien,
le bénéfice moyen de DuPont pour la période de 1910 à
1914 était de 6 millions de dollars par année. Ce n'était
pas beaucoup, mais DuPont a réussi à se reprendre.
Voyons maintenant leurs bénéfices annuels moyens
pendant les années de la guerre, 1914 à 1918. 58 millions
de dollars par an! Près de dix fois ceux des temps
normaux, et les bénéfices des temps normaux étaient
déjà assez bons. Une augmentation de plus de 950%. »
Dans son livre, il parle de ses diverses tribulations militaires dans le
monde, où il était graduellement devenu antimilitariste à force de
comprendre la réalité autour de lui. Comme plusieurs autres hommes
en uniforme avant et après, la désillusion entre le rôle autoproclamé
de policier du monde et celui plus réel d'agent déstabilisateur et
oppresseur dans des pays innocents avait provoqué une remise en
question de son enrôlement.
« J’ai effectué 33 ans et 4 mois de service actif, et durant
cette période, j’ai passé la plupart de mon temps en tant
que gros bras pour le monde des affaires, pour Wall
Street, et pour les banquiers. En bref, j’étais un
racketteur, un gangster au service du capitalisme. J’ai
aidé à sécuriser le Mexique, plus particulièrement la ville
de Tampico, au profit des groupes pétroliers américains
en 1914. J’ai aidé à faire de Haïti et de Cuba des endroits
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-
convenables pour que les hommes de la National City
Bank puissent y faire des profits. J’ai aidé au viol d’une
demi-douzaine de républiques d’Amérique Centrale au
bénéfice de Wall Street. J’ai aidé à purifier le Nicaragua
au profit de la banque américaine Brown Brothers de
1902 à 1912. J’ai apporté la lumière en République
Dominicaine au profit des entreprises sucrières
américaines en 1916. J’ai livré le Honduras aux
entreprises fruitières américaines en 1903. En Chine, en
1927, j’ai aidé à ce que l’entreprise Standard Oil puisse
faire ses affaires en paix. »
Aucun autre militaire depuis le brave Smedley n'a jamais été aussi
clair, ni critique, sur le rôle de l'armée américaine dans le monde. La
conclusion de cette tirade jette une perspective encore plus
percutante de ce rôle :
« Quand je repense à tout ça, je
pourrais donner à Al Capone quelques
conseils. Le mieux qu’Al Capone
pouvait faire, c’était de racketter trois
quartiers. Moi, j’agissais sur trois
continents. »
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!
-
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!
-
Malgré une inflation de la monnaie sans précédent en 1923 ayant
achevé le mark; malgré des obligations de réparations sans précédent
à payer pour les crimes de guerre de 14-18; malgré une crise
économique mondiale sans précédent en 1929, l'Allemagne est
devenu le pays le plus riche d'Europe, une dizaine d'années seulement
après la mort du mark. Appuyé par son bras droit économique
Hjalmar Schacht, Adolf avait plusieurs idées pour sortir l'Allemagne
du marasme économique, et certaines allaient rendre les banquiers
européens perplexes, en rapport avec le financement de la bête.
Rappelons qu'Hitler n'en avait pas que contre les Juifs, les
handicapés, les Français, les Russes et les Slaves, mais aussi contre
les banquiers internationaux juifs, maitres des banques centrales
privées, tel que lu dans The Money Power.
Hitler aurait indiqué que le but de son parti nationalsocialiste, appelé le nazisme, était de mettre fin
immédiatement et systématiquement au pouvoir et à
l'influence des prêteurs internationaux exercés dans les
affaires nationales et internationales par raison du fait
qu’ils obligeaient chaque pays qui prétendait encore être
indépendant à s’endetter davantage. Il aurait raconté ce
que Benjamin Disraeli avait dit à l'un de ses personnages
dans son célèbre livre Coningsby: «Alors, voyez-vous,
cher Coningsby, le monde est gouverné par des
personnages très différents de ceux imaginés par ceux
qui ne sont pas dans les coulisses. Goering aurait soutenu
le Führer en soulignant que l'histoire avait prouvé que les
Juifs riches et influents avaient obtenu le contrôle
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!
-
économique et politique de chaque pays dans lequel ils
s'étaient infiltrés en utilisant des méthodes illégales et
des pratiques de corruption.
Eh bien, tout cela s’applique certainement aux banquiers européens.
Or, pour contrer le chômage, Adolf a lancé un programme national de
crédit en élaborant un plan de travaux publics comprenant le contrôle
des inondations, la réparation de bâtiments publics et résidences
privées, la construction de nouvelles routes, les ponts, les canaux et la
réfection des installations portuaires. Et puisque l'Allemagne était
endettée jusqu'au cou, tout cela fut payé avec de l'argent émit par le
gouvernement, sans intérêt, plutôt que celui des habituels usuriers.
!
Le gouvernement allemand a créé des lettres de change, appelées
Certificats du travail du Trésor, une monnaie nationale. De cette
façon, les nazis purent mettre des millions de personnes au travail et
les payer avec ces certificats du Trésor. Ces fonds n'étaient pas
soutenus par l'or allemand qui appartenait virtuellement aux
banquiers internationaux depuis le Traité de Versailles. Il s'agissait
essentiellement d'un reçu pour le travail effectué et les matériaux
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livrés au gouvernement. Au fond, ce n'était ni plus ni moins que le
système de création monétaire privé actuel, basé sur le crédit.
L'équivalent du bitcoin. Hitler déclara : «Pour chaque certificat émis,
nous avons exigé l'équivalent de la valeur d'un mark en travail
effectué, ou de bien produit.» Le gouvernement a payé ses travailleurs
en certificats, puis les travailleurs ont dépensé ces certificats sur
d'autres biens et services, créant ainsi plus d'emplois pour plus de
monde, faisant rouler l'économie à fond de train. Pour ce qui est des
importations, les Nazis ont établi un système de troc excluant en
grande partie l'argent. Depuis que l'administration nazie avait
nationalisé la plupart des industries et des grandes entreprises et
fermé la plupart des bourses de valeurs allemandes, elle était en
mesure de contrôler assez facilement le marché des importations et
des exportations. Par exemple, pour acquérir les matières premières
nécessaires à la reconstruction de son armée, le gouvernement payait
les importations avec des biens et des produits fabriqués en
Allemagne. Hitler disposait également d'une liste restreinte de
partenaires commerciaux dignes de confiance et les industries étaient
encouragées à ne traiter qu'avec eux. C’est ainsi que le pays a pu
échapper à la dette de guerre écrasante sous laquelle les banquiers
internationaux l’avaient enterrée, ainsi qu'aux vestiges fantomatiques
de la crise mondiale de 1929. Hitler dit:
Le clivage entre l’esprit politique britannique officiel, ou
plutôt traditionnel, et l’influence dominante des Juifs sur
les marchés monétaires ne se manifeste nulle part aussi
clairement que dans les diverses attitudes adoptées à
l’égard des problèmes de la politique étrangère
- 128
!
-
britannique. La lutte contre le capital financier
international et le capital d’emprunt est devenue l’un des
points les plus importants du programme sur lequel la
nation allemande a fondé son combat pour la liberté et
l’indépendance économiques.
En raison d'une clause du traité de Versailles, il fut interdit à
l'Allemagne de réorganiser et d'équiper son armée nationale. Afin de
pouvoir réarmer le pays sans dépenser la moindre marque du Reich
figurant dans les budgets, le génie Hjalmar Schacht, Ministre de
l'Économie du Reich, introduisit également en 1934 les projets de loi
Mefo, un autre type de monnaie gouvernementale. Pour ceux qui
pensent encore qu'Hitler était une marionnette Rothschild,
détrompez-vous. Beaucoup ont avancé cette théorie en se basant sur
le fait qu'Hitler avait beaucoup aidé à la création d'Israël en poussant
les Juifs européens hors du continent, comme indiqué dans le livre
d'Edwin Black intitulé The Trade Agreement, associé à la résolution
Rothschild-Balfour. Mais en réalité, la création d'Israël était un plan
partagé par tous les autres banquiers internationaux et il y en avait
d'autres en dehors de l'Europe. Comme nous le verrons plus tard,
certains d'entre eux avaient leurs propres projets de domination
mondiale, complètement divergents. Par conséquent, le Führer
débarrassait l'Allemagne des griffes de la grande famille bancaire qu'il
détestait avec passion comme tous les autres membres du parti nazi.
En quelques années à peine, le chômage fut éliminé et l’Allemagne
reconstruite, puissante, est retombée sur ses pieds. Sa monnaie
stabilisée et n’ajoutait aucun intérêt à la dette et il n’y avait plus
d’inflation, alors que des millions de personnes étaient encore sans
- 129
!
-
emploi aux États-Unis, comme dans le reste du monde occidental
contrôlé par les banques centrales. En cinq ans, le pays le plus pauvre
d'Europe est devenu la deuxième économie mondiale. Cette liberté
financière a rendu Hitler immensément populaire auprès de son
peuple. L’Allemagne avait échappé à la vieille théorie économique
anglaise selon laquelle toute la monnaie émise devait être supportée
par l’or appartenant à un cartel de banques privées, telles que la
Banque d’Angleterre, la Réserve Fédérale ou la Banque centrale
d’Europe. La légende raconte que l'énigmatique et très paradoxal
Hjalmar Schacht, qui était à la fois agent de la famille Rothschild en
tant que chef du Reischbank et architecte de ce système sans intérêt
en tant que ministre de l'Économie, a eu une conversation percutante
avec un représentant de Wall Street au temps:
«Dr Schacht, vous devriez venir en Amérique. Nous
avons beaucoup d'argent et une vraie banque. Schacht de
répondre : Vous devriez venir à Berlin. Nous n'avons pas
d'argent, c'est ça une vraie banque. »
Au cours des 229 années d'histoire des États-Unis, il y a eu 45
présidents des États-Unis, jusqu'à cette anomalie qu'est présentement
Donald Trump. Seulement deux de ces présidents ont osé défier
l'hégémonie des banquiers privés sur la création monétaire aux ÉtatsUnis: Lincoln a émis ses greenbacks, l'argent du peuple, pour payer
son armée tout en refusant de payer des intérêts énormes sur des
emprunts Rothschild; le second est arrivé un siècle plus tard lorsque
JFK a émis quelques dizaines de milliards de dollars de billets légaux
au grand dam des banquiers privés, un an avant sa mort. En fait, les
- 130
!
-
deux furent tués par des fous solitaires, qui ont tous deux été exécutés
avant de pouvoir dire quoi que ce soit dans une salle d'audience.
Nombreux sont ceux qui se souviennent de ces deux présidents
américains comme les plus grands de l'histoire. Émettre de l'argent
sans intérêt comporte toujours un prix, semble-t-il.
*
Pendant les six premières années du régime Nazi, la majeure partie
des investissements américains allait reconstruire et équiper la plus
grosse machine de guerre que l'humanité avait vue à ce jour. Et
certains de ces investisseurs pourraient dire plus tard qu'ils ne
savaient pas vers quoi l'Allemagne se dirigeait, mais Hitler n'aurait
pas pu être plus clair dans son mode d'emploi.
Pour reconquérir les territoires perdus, la condition
préalable à remplir est de donner, par un travail acharné,
plus de force et de vigueur à ce qui reste de l'État, ainsi
qu'à l'inébranlable résolution sommeillant dans les
cœurs, de consacrer, quand l'heure viendra, au service de
la délivrance et de l'union de tout le peuple, la puissance
récupérée par l'État. Donc, sacrifice provisoire des
intérêts des territoires séparés de la patrie à ce qui a seul
de l'importance: conquérir, au profit de ce qui reste de
l'État, une puissance politique et une force telles qu'elles
permettent de forcer la volonté des ennemis vainqueurs à
venir à composition. Car les territoires opprimés ne sont
pas réincorporés à la patrie commune par des
protestations enflammées, mais par les coups victorieux
- 131
!
-
qu'assène le glaive. Forger ce glaive, telle est la tâche de
la politique intérieure du gouvernement; permettre au
forgeron de travailler en toute sécurité et de recruter des
compagnons d'armes, telle est celle de la politique
étrangère. »
Le grand capital des compagnons d'armes aux États-Unis et en
Grande Bretagne avait de toute façon choisi d'investir et de soutenir
l'industrie d'armement allemande, selon l'historien Mario Sousa. Les
affaires d'abord, les intérêts de son propre pays plus tard. J'ai déjà
parlé de la sympathie au profit de la politique d'Hitler dans la classe
bourgeoise, dans la plupart des pays européens et en Amérique du
Nord, à partir des années 1920. C'était aussi une conséquence
normale de la montée de la classe ouvrière et de ses syndicats
menaçant de corriger les situations injustes du capitalisme. De son
côté, Hitler avait promis de mettre fin au mouvement des travailleurs
allemands, de supprimer les organisations syndicales et d'interdire le
Parti communiste allemand. La bourgeoisie internationale
considérait Hitler comme un personnage idyllique et pour sa
politique envers les travailleurs de son pays, il devint un modèle
occidental. En retour, Hitler avait quand même la décence de
promettre du travail pour tous, ce qui ne pouvait être le cas en
Amérique où la crise étouffa la classe ouvrière inactive pendant
quelques années. Néanmoins, une grande partie de la bourgeoisie en
Europe et en Amérique devint sympathisante nazie, malgré le
totalitarisme violent qui entourait le régime. Les Juifs étaient
désormais mis à l'index, Hitler avait déchiré la constitution, les Nazis
gazaient les handicapés et devenaient de plus en plus menaçants
- 132
!
-
envers les nations voisines. Or, même si l'intérêt pour les
investissements étrangers en Allemagne aurait dû se refroidir dès la
prise du pouvoir par Hitler en janvier 1933, ce ne fut pas du tout le
cas. La vague s'est gonflée en un tsunami de dollars, en particulier
pour les industries de l'armement, et la marée monta jusqu'au milieu
de la Seconde Guerre mondiale. Si nous voulions une métaphore
légère pour définir l'histoire du XXe siècle, Hitler apparait d'abord
comme un pit-bull enfermé dans un chenil, puis acheté, nourri à la
main et entrainé à sauter au cou de l'Europe. Son destin serait
probablement lié à cette tâche. Une première analyse conclurait que
c’était une évidence pour Hitler d’attaquer et d’annexer le territoire
de l’URSS et que c'était le but principal de ce financement massif,
mais c’était bien plus que cela. Harry Truman, qui remplacerait
Roosevelt à la présidence des États-Unis après sa mort, nous a donné
un bon aperçu du projet plus vaste qui a motivé le financement massif
de la machine de Hitler par les banquiers et les industries américains:
Si nous voyons que l'Allemagne gagne, nous devons aider
la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider
l'Allemagne et ainsi les laisser tuer autant que possible,
bien que je ne veuille pas voir Hitler victorieux dans
aucune circonstance. Aucun d'eux ne pense rien de leur
parole promise.
(The New York Times, 24 juin 1941)
*
Sous Hitler, les Juifs d'Allemagne ont souffert d'une répression sans
merci. L'oppression discriminatoire et ségrégationniste de toute une
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!
-
communauté subissant les foudres d'un peuple frustré fut une
horrible tache sur le cv de l'humanité. Hitler ne cachait pas cette
haine amorcée pendant sa jeunesse et multipliée par la trahison de
Versailles, mais dans le premier mois de son mandat ouvert, le Führer
se contenta de limoger les Juifs qui détenaient des postes importants
dans l'administration ou dans les compagnies. Toutefois, 19 jours
après le début du règne du
dictateur, le Daily Express
titre «La Judée déclare la
guerre à l’Allemagne»,
appelant les Juifs de toute
la terre à se rallier et
boycotter les produits de
l'Allemagne. Puis en juillet
1933, une conférence du
sionisme international fut organisée à Amsterdam. Les Juifs y
participèrent en grand nombre : ils sommèrent le peuple allemand de
limoger Hitler et de réintégrer tous les Juifs dans leurs fonctions,
communistes ou non. Pour les Sionistes, il fallait considérer cet
avertissement comme un ultimatum. On imagine aisément ce que fut
la réponse des Allemands nationalistes, mais la réaction juive allait
être encore plus étonnante. Le président de la conférence et chef de la
délégation américaine, Samuel Untermeyer quitta la conférence
d’Amsterdam et retourna aux USA, pour aller directement dans les
studios de la CBS (Columbia Broadcasting System) et donner un
discours retransmis sur tout le territoire américain.
- 134
!
-
Le sionisme international appelle maintenant à la guerre
sainte contre l'Allemagne! Nous sommes maintenant
engagés dans une bataille sacrée contre les Allemands.
Nous allons les forcer à se rendre. Nous allons organiser
un boycott international contre eux, ce qui les détruira
car ils dépendent exclusivement de leurs exportations!
(...) Juifs et non juifs, chacun de vous qui ne s'est pas
déjà engagé dans cette guerre sacrée devrait le faire
maintenant. Il suffit que vous n'achetiez aucun produit
fabriqué en Allemagne. Vous devez refuser de traiter avec
tout commerçant ou commerçant qui vend des produits
de fabrication allemande ou qui abrite des navires
allemands. Nous allons affaiblir le régime hitlérien et
ramener le peuple allemand à la raison en détruisant son
commerce d’exportation, dont dépend son existence
même.
À l'époque, deux-tiers des besoins alimentaires allemands devaient
être importés et ne pouvaient être obtenus que par leurs propres
exportations. Bref, si l’Allemagne ne pouvait plus exporter, 2/3 de la
population allemande mourrait de faim et toute la relance
économique s'en serait trouvée fortement compromise. Cette
déclaration d'Untermeyer, publiée le 7 aout 1933 dans le New York
Times, ajoutait: «ce boycott économique est notre moyen d’auto
défense. Le président Roosevelt l’a soutenu dans le programme de
l’administration de reprise nationale» et quiconque ne respectait pas
les lois du New Deal se verrait aussi boycotté, dans une série de lois
qui furent déclarées inconstitutionnelles par la Cour suprême
- 135
!
-
américaine.
Cette affirmation nous aide à mieux voir le fossé qui séparait les
banquiers sionistes européens et le président Roosevelt d'un côté, des
banquiers américains fascistes et des industriels soutenant Hitler de
l'autre. Les États-Unis ont rapidement adhéré à ce boycott avec ses
traités sur les «nations les plus favorisées» auxquels tous les pays du
monde, à l'exception de l'Allemagne, étaient éligibles, selon E.C.
Knuth dans The Money Power. C’était un pas en avant vers la guerre
et il était certain que cela entrainerait une effusion de sang. Lorsque
les jouets, les poupées, les couverts, le vin et d’autres produits
allemands ont disparu des comptoirs des magasins américains, le
marché du blé, de la viande et du coton américain a également
disparu d'Allemagne. Toutefois, le boycott planétaire des Juifs fut
tellement efficace qu’on ne pouvait plus trouver en magasin un seul
produit portant la mention «MADE IN GERMANY.» Un représentant
de la Woolworth Company rapporta que la compagnie avait dû jeter
des millions de dollars en vaisselle, parce que leurs magasins
risquaient d'être boycottés si quiconque y trouvait des assiettes
allemandes. Le grand magasin Macy's, sous le contrôle d’une famille
juive, fut boycotté parce qu'une dame y avait trouvé des bas de coton
allemands, stockés là depuis plus de vingt ans. Des centaines de gens
manifestèrent devant Macy's portant des banderoles affichant les
termes «Hitlériens» ou «Assassins».
Jetons un coup d'oeil à la chronologie des événements.
5 mars 1933 - Élection d'Hitler au Reichstag.
24 mars - Début de la campagne de boycottage
des Juifs contre l'Allemagne.
- 136
!
-
1er avril - Le parti nazi oblige les entreprises à congédier
leurs cadres juifs, et boycott des avocats et des médecins
juifs.
7 avril - Loi pour le rétablissement de la fonction
publique, qui doit licencier tous les professeurs
d'université juifs avant la fin de 1933.
10 mai - Incendies publiques des livres écrits par les
Juifs, les opposants politiques et de l'avant-garde
intellectuelle.
17 juillet - Conférence internationale du
Sionisme à Amsterdam et ultimatum
d'Untermayer.
29 septembre - Les nazis interdisent les Juifs de posséder
des terres.
4 octobre - On interdit aux Juifs d'écrire dans les
journaux.
24 janvier 1934 - Les Juifs sont interdits de travail.
17 mai 1934 - Les Juifs perdent l'accès à l'assurance
maladie nationale.
15 septembre 1935 - Les lois de Nuremberg déclarent les
Juifs déchus de la nationalité allemande.
9 novembre 1938 - Nuit de Cristal.
L'escalade des événements montre clairement qu'en réalité, le
tristement célèbre ostracisme historique des Juifs allemands fut
fortement moussé par le lobby sioniste, utilisant le pouvoir des Juifs
américains. Naturellement, la population allemande a répondu avec
violence dès que les effets du boycott se sont fait sentir dans tout le
pays, mais les pogroms ont mis encore deux ans de plus à démarrer.
En 1938, environ un tiers de la population juive allemande avait fuit
le pays, pour trouver des portes fermées, notamment en France, en
Angleterre et aux États-Unis, qui ramenèrent la Palestine comme
- 137
!
-
solution pour les migrants juifs. La triste vérité est que les Juifs
allemands ont tout simplement souffert des actions des Juifs
américains. Cela conduisit aux croix gammées peintes sur les murs
juifs, à l'étoile de David sur leurs brassards. La population n'a tout
simplement pas accepté d'être dictée par le sionisme international qui
était prêt à les affamer pour atteindre ses objectifs. N'est-il pas
étrange qu'aucun de nos livres d'histoire, ni aucun documentaire sur
l'Holocauste ne mentionne jamais le boycott, ni la conférence
d'Amsterdam et la déclaration de guerre, qui ont tous précédé les
répressions, au reste tout aussi honteuses, contre les Juifs ? La réalité
historique montre que les Sionistes ont créé les conditions de ces
pogroms. Et nous entendons encore aujourd'hui les échos de ce cruel
boycott, par le biais d'embargos insensés et de sanctions économiques
lancés sur toute la planète par l'ONU et les États-Unis pour détruire
toutes les structures sociales et économiques de nombreux pays
indépendants, que ce soit la Syrie, la Russie, la Corée du Nord ou
l'Iran.
Les investisseurs étrangers n'ont pas réagi lorsque des centaines de
milliers de membres du Parti communiste et des organisations
syndicales furent enfermés dans des camps de concentration, peu
après la prise du pouvoir par Hitler. Les intérêts de la bourgeoisie
pour la démocratie n'existent que pour eux-mêmes, pas pour le reste
du peuple. L'absence de réaction de l'élite industrielle américaine
continua aussi lorsque les Nazis commencèrent à poursuivre les Juifs
dans les rues avec des accusations racistes, même après la Nuit de
Cristal en 1938, quand ils commencèrent à enfermer aussi les Juifs
dans des camps de concentration. Une partie des Juifs étaient des
- 138
!
-
personnes occupant des fonctions de direction dans la vie
économique et industrielle allemande, des compagnons d'affaires des
capitalistes américains et de l'Angleterre. Toutefois, le capital
continua d'affluer pour armer le pays jusqu'aux dents. Hitler avait
d'ailleurs trouvé des solutions pour éliminer la juiverie économique
au pays. Une partie de la direction et des agents de l'entreprise IG
Farben était d'origine juive. La plupart avaient travaillé fidèlement
pour l'entreprise pendant des années et contribuait à ses succès, tant
techniques qu'économiques, mais l'idéologie passait avant tout dans
ce dossier. IG Farben fut totalement nazifié en 1937 et tous ceux qui
avaient une origine juive furent renvoyés. Le poste de chef avait déjà
été pris par Hermann Schimtz en 1935, Carl Bosch ayant reçu le poste
honorifique de président du comité de gestion. SS Farben était
maintenant prêt pour la guerre.
*
Encore une fois, Mario Sousa a
très bien décrit le rôle crucial
que jouerait une banque en
particulier, dans les aller-retour
du capital entre l'Allemagne et
leurs financiers étrangers. La
Bank of International
Settlements (Banque des
Règlements Internationaux), ou
la BRI, a été fondée en Suisse le
17 mai 1930 par plusieurs
- 139
!
-
banques centrales d'Europe et des États-Unis. Officiellement, la
création de la BRI visait à faciliter les paiements de l'Allemagne selon
le Traité de Versailles. Le rôle de la BRI était de recevoir,
d'administrer et de payer les dommages de guerre aux pays alliés qui
avaient été soumis à la première guerre par l'Allemagne. Toutefois, le
grand capital des pays alliés avait plutôt trouvé une opportunité
d'énormes bénéfices en investissant dans ce pays industriel ravagé
par la guerre.
À la fin des années 1920, les affaires grossissaient tellement que les
investisseurs avaient besoin d'une liaison sure entre l'Allemagne et les
pays alliés. Et la BRI apparue comme par magie. Les capitalistes
utilisèrent la BRI pour transiter l'argent aux investisseurs en
Allemagne, un pays limitrophe de la Suisse. Plutôt que d'être une voie
pour la sortie des paiements de l'Allemagne, la BRI devint l'entrée du
capital en Allemagne.
Au sein de son comité de direction se trouvaient des représentants
des banques centrales américaines, de la Grande-Bretagne, de la
France, de l'Allemagne, du Japon, de l'Italie et de quelques autres. Un
des fondateurs de la BRI était l'initiateur du Plan Young, Owen D.
Young, banquier de la famille Morgan, et propriétaire de la First
National Bank of New York. Selon la vieille méthode, la BRI aspirait
à faire beaucoup d'argent sur la guerre, des deux côtés des
belligérants. Le président de la BRI, l'américain Thomas H.
McKittrick, était connu pour ses sympathies nazies qu'il partageait
évidemment avec un grand nombre des grands capitalistes
américains. Au sein de la BRI, il y avait aussi Hermann Schmiz, chef
- 140
!
-
du groupe chimique allemand IG Farben, le baron Kurt Von
Schröder, officier de la Gestapo et chef de la Stein Bank de Cologne,
ainsi que Walter Funk et Emil Puhl, président et vice-président de la
Reichsbank allemande, tous personnellement nommés par Hitler au
sein du comité de la BEI.
Vous vous n'êtes jamais demandé pourquoi personne n'a jamais
attaqué la Suisse pendant la Deuxième guerre mondiale? Pendant que
le reste de l'Europe était à feu et à sang, toutes les armées sans
exception en ont contourné le nombril. L'explication habituelle est
que la Suisse avait déclaré sa neutralité! Si ce n'était que ça, la
Pologne et la Hongrie auraient aussi déclaré leur neutralité.
D'ailleurs, Suède et Belgique avaient aussi invoqué leur neutralité. La
réalité est que toutes les banques centrales de tous les pays sont
reliées à la BRI, comme des porcelets à une truie. Et cela avait
commencé longtemps avant la création de la BRI, comme l’indiquait
William Carr dans Pawns in the Game.
Au même moment, Nathan Rothschild a arrangé les
choses pour que ses quatre frères deviennent les rois de
la finance en Europe. Ils étaient la puissance secrète
derrière les trônes nouvellement établis. Les prêteurs
internationaux ont établi leur siège en Suisse. Il a été
convenu entre eux que, dans leur intérêt et pour leur
sécurité, la Suisse devait rester neutre dans tous les
litiges. Dans leur siège suisse à Genève, ils ont organisé
les différentes moissonneuses-batteuses et cartels à
l'échelle internationale. Ils ont arrangé les choses de
- 141
!
-
sorte que peu importe qui se battait, qui gagnait et qui
perdait, les membres du Pool international des prêteurs
gagnaient de plus en plus d’argent. Ce groupe d'hommes
obtint bientôt le contrôle des usines de munitions, de la
construction navale, de l'industrie minière, des usines de
produits chimiques, des dépôts d'approvisionnement en
médicaments, des aciéries, etc. jusqu'à ce Napoléon ait
enfin la témérité de les dénoncer publiquement. Ainsi, il
a également scellé son propre destin. Ce n’est ni le climat
ni le froid qui ont transformé son invasion victorieuse de
la Russie en l’une des défaites militaires les plus
tragiques que le monde ait jamais connues. L'épuisement
des munitions et des fournitures pour ses armées était dû
au sabotage de ses lignes de communication.
Et la même méthode avait été appliquée pour mettre l'Allemagne à
genoux pendant la Première Guerre mondiale. Comme ces banquiers
créent et contrôlent toutes les guerres, la Suisse est devenue une ligne
rouge que personne ne peut franchir. Quoi qu'il en soit, chaque
homme politique corrompu trouverait dans son compte personnel
suisse des millions de raisons de ne pas attaquer ce pays. Intouchable
comme une vierge ecclésiaste, la Suisse est en réalité la meilleure
preuve circonstancielle qui démontre que toutes les guerres sont des
guerres de banquiers. Carr a expliqué pourquoi Hitler avait mis au
défi le cerveau du Nouvel Ordre Mondial, bloqué comme un parasite
au centre de l’économie de chaque pays:
Depuis la Grande Guerre, les banquiers internationaux
- 142
!
-
ont créé vingt-six banques centrales. Elles étaient
inspirées des banques de la Réserve fédérale américaine
établies en 1913 selon les théories de M. Paul Warburg,
l’allemand parti en Amérique en 1907 et devenu
partenaire de Kuhn-Loeb & Co. de New York. La création
de M. Paul Warburg en 1913 avait constamment tenté de
créer une "organisation bancaire centrale", qui ne
reconnaitrait aucune autorité sur cette planète comme
au-dessus de celle-ci. Hitler savait que si Warburg et ses
associés avaient leurs moyens, la Banque des règlements
internationaux deviendrait aussi autocratique que la
Banque d'Angleterre en ce qui concerne les affaires
nationales britanniques et la politique étrangère. On
demandait aux hommes politiques et aux hommes d’État
de croire que le rêve de ce banquier stabiliserait le
système bancaire du monde. Dans cette affirmation, ils
étaient absolument corrects. Le plus gros du monde
réside dans le fait qu’avec la réalisation de ce rêve, tout
espoir de liberté et d’abondance pour les particuliers et le
secteur privé disparaitrait automatiquement. Les
citoyens du monde auraient la même sécurité financière
que le criminel qui bénéficie de la sécurité sociale
derrière les barreaux. Face à ce processus de réduction
de la population mondiale en esclavage financier, Hitler
a décidé de prendre une position définitive et a refusé
d'autoriser la fusion de l'Allemagne dans la ligue des
États monopolistes, secrètement contrôlée par des agents
- 143
!
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des Illuminati.
Tandis qu'il acceptait l'aide des grands banquiers américains, Hitler
défiait également les prêteurs européens, donnant encore plus
d'indices sur son rôle avant même la Seconde Guerre mondiale.
Après les méga recherches d'Antony Sutton sur l'appui de Wall Street
à Hitler, l'auteur Charles Higham a repris le collier et a poussé encore
plus loin la consultation des documents rendus accessibles par la loi
sur l'accès à l'information. Dans son livre «Trading with the enemy»
publié en 1983, il a énuméré plusieurs des membres de cette
Fraternité qui soutenait massivement les Nazis. À la toute première
place venait la famille Rockefeller, propriétaire de la Chase National
Bank (plus tard Chase Manhattan), la première institution financière
aux États-Unis au moment du déclenchement de la seconde guerre
mondiale. La famille Rockefeller détenait aussi la Standard Oil,
principale compagnie pétrolière. Une grande partie des importations
du matériel de guerre Nazis passait à travers ces entreprises, et
d'autres comme la National City Bank of New York. Pour l'acier,
l'entreprise suédoise SKF et sa filiale américaine travaillaient avec le
monopole de Fritz Thyssen, représenté par la UBC de Prescott Bush
aux USA et l'origine de 70% de tout l'acier utilisé pendant la guerre en
Allemagne.
Cinq mois après la prise du pouvoir par Hitler, après que toutes les
organisations syndicales fussent interdites et les partis politiques
bannis à l'exception des Nazis, que la liberté de la presse était
supprimée et les mesures contre les cadres Juifs amorcées, arriva à
Berlin le 4 aout 1933, Sosthenes Behn, le président d'I.T.T., pour une
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!
-
rencontre avec Hitler. Dans le domaine des télécommunications et de
l'électronique, l'entreprise américaine International Telephone and
Telegraph Corporation, se distingua en montant environ 55% des
lignes nazies (notez que le pourcentage n'est pas scientifique, mais
une moyenne entre les différentes sources, qui reposent
apparemment sur des estimations). Le président de la compagnie
Behn fit même des affaires en privé avec les Nazis. À l'aube de la
deuxième guerre mondiale, il acheta, en 1938 avec son associé
Hermann Goering, 28% des parts de l'usine de fabrication d'avions
Focke-Wulf qui fabriquait des bombardiers qui allaient plus tard
décimer les alliés. ITT et Behn aidèrent à moderniser l'électronique
dans les avions et à améliorer la précision des bombes. ITT continua
de produire des systèmes électroniques pour l'armée, la flotte et
l'aviation allemande, même après Pearl Harbor et l'entrée en guerre
des États-Unis. Elle fabriquait des téléphones et des standards
téléphoniques, des alarmes contre les attaques aériennes, des radars,
30 000 détonateurs pour les grenades par mois et des équipements
de radios à ondes courtes. Sans ITT, il aurait été très difficile pour les
Nazis de bombarder Londres ou les bateaux de marchandises alliés
avec des avions. Le matériel et l'équipement de ITT fut la base
électronique de la guerre des Nazis contre l'Union Soviétique.
*
Pendant tout ce temps, Ford fabriquait des voitures et des camions en
Allemagne, encore davantage seraient exportés des usines françaises
de Ford, et il contrôlait en plus les actions de Volkswagen. General
Motors, une propriété de la famille DuPont et de Morgan, était aussi
- 145
!
-
directement de la partie à travers Opel, et fournissait des voitures et
pièces d'avions à la Luftwaffe, selon Higham.
Que se serait-il passé si des millions d'Américains et des
Britanniques, qui en 1942 durent vivre avec des coupons
de rationnement et s'enlignaient devant des stations
d'essence, avaient su que la direction de Standard Oil
envoyait le carburant allié à l'ennemi ? Si le public avait
découvert que la Chase Bank, dans la ville de Paris
occupée, avait fait des millions de dollars en bénéfices
sur les affaires avec l’ennemi ? Ou que les voitures de
Ford avaient été fabriquées pour le compte des troupes
allemandes en France avec l'accord de Dearborn, à
Michigan ? Ou que le colonel Sosthenes Behn,
personnage principal au sein du conglomérat ITT, s'était,
pendant la guerre, envolé de New York à Madrid et par la
suite à Berne, pour contribuer à l'amélioration du
système de communication de Hitler et des missiles qui
pleuvaient sur Londres ? Ou bien que ITT avait fabriqué
des avions allemands Focke-Wulf, qui lâchaient leurs
bombes sur les troupes britanniques et américaines?
Examinons quelques cas de plus près. À elles deux, les filiales de GM
et de Ford détenaient plus de 70% du marché automobile allemand à
l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Elles sont devenues les principaux
fournisseurs de la Wehrmacht en véhicules de transport de troupes,
particulièrement le "Blitz" d'Opel, appartenant à GM. Ford Werke
A.G. ne fut jamais nationalisé et Henry Ford en a toujours conservé
- 146
!
-
52% des parts. En plus des
réparations alliées pour les
dommages
dus
aux
bombardements que Ford a
obtenu après la guerre, il reçut sa
part des bénéfices de l'usine de
Cologne pour la période
1940-1945. Une période où 6000
travailleurs forcés réunissaient majoritairement des prisonniers de
guerre français, ukrainiens, belges, italiens ou russes, et même des
déportés juifs de Buchenwald. Un rapport des renseignements
militaires américains daté de septembre 1945 décrit Ford Werke A.G.
comme «une pièce-clé de l'arsenal nazi», avec la production de 60%
des transports de troupes de la Wehrmacht. D’ailleurs, Ford
choisissait ses partenaires d'affaires selon ses opinions politiques.
Lorsque l'aviation anglaise eut grand besoin de nouveaux avions en
1940, pour combattre la tentative d'invasion nazie, Ford refusa. Il
investissait au même moment dans l'usine de Poissy, en France,
dirigée par son fils Edsel, où on produisait dès 1940 des moteurs
d'avions pour la Luftwaffe. Ford organisa par la suite l'exportation de
pneus vers l'Allemagne nazie, malgré le manque de caoutchouc aux
États-Unis. Ford France déclara des profits de l'ordre de 58 millions
de francs en 1941.
Une coopération avec les entreprises allemandes pour soutenir les
Nazis allait de soi chez General Motors. L'entreprise investit 30
millions de dollars dans le groupe allemand IG Farben jusqu'en 1939.
Adam-Opel, l'usine de General Motors en Allemagne, fabriquait à la
- 147
!
-
chaine camions, voitures blindées et chars pour la Wehrmacht. Les
investissements avaient atteint, en 1940, le chiffre de 100 millions de
dollars. L'usine de Rüsselsheim fabriquait la moitié des moteurs du
plus important des bombardiers des Nazis, le Junkers 88, pendant
toute la guerre. C'était d'ailleurs cette même usine qui développa et
fabriqua les moteurs du meilleur avion de chasse, le Messerschmitt
262.
Le chasseur Messerschmitt pouvait atteindre la vitesse de 540 milles/
heure, soit 100 de plus que le Mustang P150, l'avion de chasse
américain le plus avancé. Mais ces avions avaient besoin de
carburant, et l'Allemagne n'en avait pas.
Qu'à cela ne tienne, passons maintenant à l'histoire de la triple
trahison de Walter Teagle et celle de Standard Oil. Il était le président
de la géante du pétrole de Rockefeller. Teagle s'était fait connaitre
pour son admiration de l'esprit d'entreprise allemand, qui fut suivi
par un soutien indéfectible aux Nazis. Il a partagé trois recettes avec
IG Farben, qu'il cachait à son propre gouvernement : fabrication du
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!
-
caoutchouc synthétique, fabrication d'essence à partir du charbon et
fabrication du tetraethyl. Ce type de kérosène était une part
essentielle pour la haute performance des appareils de la Luftwaffe.
Les Nazis eurent, grâce à Teagle et Standard Oil, le contrôle de l'air.
Teagle avait aussi vendu le tetraethyl au Japon, qui l'avait utilisé pour
attaquer Pearl Harbor, la plus grande catastrophe de guerre des
États-Unis. Cette trahison de Walter Teagle et compagnons contre
leur patrie et leurs alliés continua pendant presque toute la guerre et
la coopération ne commença à diminuer qu'après la bataille de
Stalingrad, au début de 1943. Après la Seconde Guerre mondiale, les
preuves présentées devant la Commission Truman, Bone et Kilgore
ont confirmé que Standard Oil avait en même temps «sérieusement
compromis les préparatifs de guerre des États-Unis».
L'actionnaire majoritaire de General Motors était la famille DuPont,
dirigée par Iréné DuPont, admirateur émérite d'Hitler quasiment du
même calibre qu'Henry Ford. Les idées dépravées d'Iréné sur la
possibilité de créer une race parfaite furent émises lors d'un discours
à l'American Chemical Society, dès septembre 1926. Malgré le fait
qu'il fut d'origine juive, il partageait l'antisémitisme du Führer! Les
usines de General Motors en Allemagne, comme celles des autres
comme IG Farben et Krup, contribuèrent 0,5% des profits et des
salaires à la caisse du parti nazi et DuPont lui passa de gros paquets
de poudre à canon. C'est bien connu, les capitalistes se tirent toujours
d'affaires dans le paradis du capitalisme que sont les États-Unis. Au
lieu d'être puni pour sa sévère trahison envers son pays, General
Motors reçut un gros paiement pour les dommages et destructions de
ses usines d'avions et de voitures en Allemagne et en Autriche,
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pendant les bombardements de la deuxième guerre mondiale. James
Mooney, le directeur de GM, partagea avec Henry Ford l'insigne
honneur de recevoir la Croix de Fer allemande, plus haute distinction
militaire accordée aux étrangers, sans y voir une certaine dose de
conflit d'intérêt. Ford quant à lui, craignait sans doute le boycottage
de ses produits américains : il reconnut ses erreurs, regretta les torts
qu'elles avaient causés aux Juifs et à la demande de l'American
Jewish Committee, il désavoua ses propos antisémites dans une lettre
«parce ce que l'esprit de pardon était l'un des traits essentiels du
caractère Juif.» Henry continua tout de même à travailler main dans
la main avec les Nazis pendant une partie de la guerre, même s'il
s'abstint de toute opinion personnelle ouvertement hostile aux Juifs.
Parlant de la gestion des Juifs et des
prisonniers dans les camps de
concentration, le chercheur Edwin
Black a extrêmement bien fouillé
l'histoire de la participation d'une
autre grande société américaine dans
l'organisation de l'Allemagne nazie,
dans son livre «IBM and the
Holocaust» publié en 2001. Alors que
le Troisième Reich entreprenait son
plan de conquêtes et d'épuration, IBM
et ses filiales ont contribué à créer des
programmes d'identification et de catalogage des prisonniers
ethniques et politiques. Puisque le plan d'Hitler pour les Juifs
prévoyait la déportation vers Madagascar, il devait trouver une
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solution pour les cataloguer efficacement, pour organiser les
confiscations matérielles et le travail asservi dans les camps. Un défi
monumental, qui nécessitait l'aide d'un ordinateur, mais bien sûr,
dans les années 1930, aucun ordinateur n'existait encore. Toutefois,
IBM avait déjà sa machine Hollerith, avec un système de cartes
perforées. Aidé par son merveilleux système personnalisé par IBM,
Hitler a pu automatiser sa persécution dans les camps. La technologie
IBM a été utilisée pour organiser presque tout en Allemagne, et par la
suite en Europe nazifiée; de l'identification des Juifs et autres ethnies
indésirables dans les recensements, des enregistrements et des
programmes de traçage ancestral, au fonctionnement des chemins de
fer et à l'organisation du travail des esclaves dans les camps de
concentration. Dans chaque pays conquis, Pologne, Tchécoslovaquie,
Belgique, Danemark, les Allemands commençaient par remplacer la
technologie désuète pour la remplacer par du IBM, soit un prélude à
la guerre des clones des années '80!
JW Schotte, directeur d’IBM en Europe, envoya au
printemps 1940 31 mémos dans lesquels étaient
énumérés les programmes extraordinaires de contrôle du
matériel couvrant des stocks aussi divers que des armes,
des vêtements, des pièces de rechange d’avion et toutes
les matières premières telles que le caoutchouc, le
pétrole, l’acier, etc. le fer. De plus, selon le rapport de
Schotte, des informations étaient conservées sur chaque
usine, avec le type et la classe de ses machines, et
indiquant si elles étaient actuellement utilisées pour le
combat ou classées comme fournisseurs potentiels. Dans
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les pays occupées, des recensements et des
enregistrements de matières ont organisé le pillage des
ressources par les nazis. (...) Les principaux camps ont
reçu des numéros de code Hollerith pour leurs tâches
administratives: Auschwitz: 001; Buchenwald: 002;
Dachau: 003. (et ainsi de suite) Chaque jour, des
transports d'esclaves étaient transportés. Les prisonniers
ont été identifiés par des cartes descriptives Hollerith,
chacune avec des colonnes et des trous perforés
détaillant la nationalité, la date de naissance, l'état
matrimonial, le nombre d'enfants, le motif de
l'incarcération, les caractéristiques physiques et les
compétences professionnelles. Seize catégories codifiées
de détenus ont été répertoriées dans les colonnes 3 et 4,
en fonction de la position du trou: le trou 3 signifiant
homosexuel, trou 9 pour antisocial, trou 12 pour Gitan.
Le trou 8 désignait un Juif.
Pour éviter la nationalisation de la filiale allemande d'IBM évaluée à
23 millions d'euros, le président de la société Thomas Watson a laissé
entrer trois influents Nazis dans le conseil d'administration, ce qui a
permis de maintenir les affaires à flot. À la fin du mois de mai 1940,
Edgar J. Hoover, directeur du FBI, commence à s'intéresser aux
relations allemandes d'IBM. Ses agents ont rapidement repéré
quelques sympathisants parmi ses salariés américains, limogés surle-champ. Au même moment, le 6 juin, le président de la firme,
Thomas Watson, renvoyait à Hitler sa Croix de Fer remise moins de
trois ans plus tôt, avec ce mot: «La politique actuelle de votre
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gouvernement est contraire aux causes pour lesquelles j'ai oeuvré et
qui m'ont valu cette décoration.»
*
La question du financement provenant des banques est plus délicate à
débusquer, puisque Hitler contournait les banques privées en
imprimant la monnaie du peuple par ses certificats du travail et les
banques privées ne voient jamais d'un très bon oeil qu'une monnaie
sans intérêt soit émise par un gouvernement, plutôt que de
l'emprunter à des intérêts privés.
Revenons aux propos de l'historien russe Yuri Rubtsov, sur le
montant total des investissements étrangers dans l'industrie
allemande entre 1924 et 1929, soit près de 63 milliards de marks-or.
70% des revenus venaient des banquiers des États-Unis, dont la
plupart de JP Morgan. Morgan avait abondamment financé Hitler,
particulièrement avant son élection de 1933. Je rappelle que IG
Farben, le principal fournisseur de la machine de guerre allemande, a
financé 45% de la campagne électorale d'Hitler en 1930 et était sous
le contrôle de Rockefeller et Standard Oil. Morgan, par
l'intermédiaire de sa firme General Electric, a contrôlé l'industrie
allemande de la radio et de l'électricité via AEG et Siemens (jusqu'en
1933, 30% des actions d'AEG appartenant à General Electric) et par
l'intermédiaire de la société de télécommunications ITT, soit une
grande part du réseau téléphonique en Allemagne. N'oublions pas
qu'IG Farben, qui avait financé près de la moitié des élections de
1930, était intégré à la fois à Standard Oil de Rockefeller et à Ford.
Dans les années 1930 et au cours de la deuxième guerre mondiale, la
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famille Rockefeller était propriétaire de la Chase National Bank (plus
tard, Chase Manhattan Bank, aujourd'hui Morgan Chase), la plus
grande institution bancaire de l'époque aux États-Unis, et de la
monolithique pétrolière Standard Oil. Selon Higham, la Chase
National Bank (et même la National City Bank of New York)
commerçait avec l'Allemagne même après que le pays soit tombé sous
la dictature totalitaire. Chase recevait des paiements pour le pétrole et
beaucoup d'autres produits stratégique que la Standard Oil et d'autres
entreprises des États-Unis vendaient aux Nazis. La famille
Rockefeller fonda même en 1936 une nouvelle banque, avec la
collaboration de Schröder Bank of New York pour les affaires avec les
Nazis. En dehors de ses services bancaires, la Chase s'adonnait aussi à
la propagande pro-nazie aux États-Unis. Après la guerre, la Chase fut
mise en accusation, comme plusieurs autres entités corporatives et
bancaires pour avoir violé le Trading With Enemy Act. Le tribunal
trancha, après plusieurs semaines de procès, en faveur de la banque
qui échappa à toutes les accusations de collusion, et aucune des
accusations ne fut rendue publique. Son rôle d'actionnaire de la
Federal Reserve l'exemptait de la justice.
Un autre banquier américain d'importance fut impliqué depuis le
début dans le financement des nazis, mais aussi dans les recherches
eugéniques : William Averell Harriman, fils du magnat des chemins
de fer, qui avait choisi de laisser les chemins de fer de papa, pour se
tourner vers la voie des banques. Entre 1921 et 1941, environ 3
millions de Juifs et 6 millions d'autres ressortissants d'Europe de l'Est
et du Sud ont été privés d'admission aux États-Unis à la suite des
quotas d'immigration eugénique de la famille Harriman. Bien après
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que les nouvelles de la politique antisémite de Hitler aient atteint le
monde hors de l'Allemagne, le cercle de Harriman a continué de
travailler pour maintenir des limites strictes sur le nombre de Juifs
autorisés à entrer aux États-Unis. Les restrictions n'ont été levées
qu'en décembre 1941, quand les États-Unis ont déclaré la guerre
contre le Reich.
Il est difficile de tirer des conclusions définitives et d’analyser les jeux
politiques entre banquiers milliardaires, car ils gardent un secret
absolu sur leurs actions. La logique est souvent le seul outil
permettant de formuler une théorie probable sur leurs complots.
Ainsi, à l'époque, bon nombre des banquiers internationaux étaient
juifs, mais pas les Rockefeller, Morgan et Harriman. Personne n’est
sûr de la religion de JP Morgan Sr, mais son fils et Harriman étaient
des épiscopaux convaincus, tandis que les Rockefeller étaient des
protestants baptistes. Comme ils sont les principaux banquiers
profondément impliqués dans le financement nazi et que les autres
financiers proviennent principalement du monde industriel fasciste,
nous pouvons pousser une première analyse possible: Hitler et les
nazis auraient pu être considérés comme une grande opportunité par
les principaux banquiers américains diminuer l'influence, voire même
se débarrasser des banquiers juifs, et principalement des Rothschild,
qui possédaient un cinquième de la Réserve fédérale. Cela n’aurait
pas été possible quand JP Morgan Sr était dans les parages, car il était
le principal agent Rothschild aux États-Unis qui avait conduit à la
création de la Réserve fédérale en 1914, mais JP Sr mourut en 1913 et
passa les rênes à JP Jr, qui n'avait plus besoin d'agir en tant qu'agent
des Rothschild puisqu'ils avaient déjà infiltré l'économie américaine.
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On dirait que Morgan Jr a voulu être roi, au lieu du bouffon du roi
que son père avait été. La montée des Rockefeller et des autres
banquiers américains a grimpé en flèche avec la Seconde Guerre
mondiale. Aujourd'hui, ils se retrouvent ensemble dans la
stratosphère de la fortune aux côtés des Rothschild, le tout en raison
de leur manipulation de la machine nazie.
Cette apparente division entre les banquiers internationaux n'a peutêtre pas été provoquée par de simples croyances religieuses, mais elle
a été mise en évidence par la haine d'Hitler envers les banquiers juifs
pour leur trahison contre l'Allemagne pendant la Première Guerre
mondiale. Sans sous-estimer l'importance de la religion à l'époque, il
s'agissait probablement beaucoup plus d'un simple contrôle
économique et d'un pouvoir sur le monde, pour être au sommet de la
pyramide du Nouvel Ordre Mondial. Dire que ceux qui gagnent les
guerres écrivent l'histoire était plus vrai que jamais à la fin de la
Seconde Guerre mondiale. Morgan, Harriman et Rockefeller ont
gagné sur tous les fronts: en tant que citoyens américains, ils ont
gagné la Seconde Guerre mondiale, en tant que financiers d'Hitler, ils
ont gagné beaucoup d'argent, en tant qu'eugénistes, ils ont débarrassé
la planète de millions d'êtres inférieurs et en tant que mondialistes, ils
ont détruit toutes les autres puissances influentes du monde en
réduisant leurs infrastructures en décombres, comme la Russie,
l'Allemagne, la Chine et le Japon. La guerre avait même mutilé les
empires colonialistes de leurs alliés, l'Angleterre, la Hollande, la
Belgique et la France.
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Hitler était certainement l'homme idéal pour les aider à écraser les
puissants empires en détruisant leurs terres, ainsi que leurs
principales colonies à travers le monde, grâce au «Miracle
Allemand», qui avait plutôt des airs de «Rêve Américain.»
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Essayer d'expliquer les enjeux et les causes de la Seconde Guerre
mondiale par le biais de la politique, d'alliances ou de traités est
carrément grotesque, si l'on se pose à cette seule question: «Puisque
l'Allemagne n'avait pas une goutte de pétrole sur son territoire, qui
leur a vendu le pétrole?» Un embargo pétrolier aurait pu geler la
Wehrmacht et la Luftwaffe sur la ligne de départ, mais la Standard Oil
a envoyé son meilleur produit en Allemagne, ce qui met en lumière
que la réponse à cette courte question mène aux véritables enjeux et
les causes de la Seconde Guerre mondiale. Voici pourquoi.
*
La joute financière et idéologique que fut la Deuxième guerre
mondiale est finalement entrée dans une phase d'histoire officielle en
1939, avec l'invasion de la Pologne le 1er septembre. Bien que le
Japon soit entré en Chine au milieu des années '30, que l'Allemagne
ait annexé l'Autriche et la Tchécoslovaquie, puis envahit
successivement la Pologne, le Danemark et la Norvège, les traitres
alliés qui auraient dû s'interposer regardaient placidement l'araignée
nazie tisser sa toile sur l'Europe. Encore une fois, William Guy Carr a
jeté un peu de lumière sur la véritable histoire éradiquée de nos
manuels scolaires.
On a fait croire au public, et à moi aussi, qu’il n’était pas
possible de faire confiance à la parole de Hitler.
L'histoire prouve que ce n'était pas vrai. (...) C'est un
exemple typique de la façon dont une demi-vérité est
beaucoup plus dangereuse qu'un mensonge direct. La
promesse de Hitler était fondée. Il a promis de ne plus
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!
-
rien exiger après la résolution des problèmes concernant
les Sudètes, une partie de la Tchécoslovaquie, le corridor
polonais et Dantzig. Les griefs allemands étaient réels et
justifiés. Par le traité de Versailles, le corridor polonais
avait séparé la Prusse orientale du reste de l'Allemagne.
Dantzig, une ville purement allemande, avait été isolée;
les Allemands restés sur le territoire connu sous le nom
de Tchécoslovaquie avaient été persécutés; le souhait
exprimé du peuple autrichien de s'unir à l'Allemagne
pour sa propre protection contre l'agression communiste
avait été rejeté. (...) Chacun des chanceliers démocrates
allemands qui se sont succédé avait tenté par le biais
d'une négociation diplomatique d'obtenir réparation et
avait échoué. C’est leur incapacité à obtenir justice par
des moyens pacifiques qui a influencé le peuple allemand
ayant poussé Hitler au pouvoir. Winston Churchill a
qualifié Hitler de «cet avortement monstrueux de
mensonges et de mensonges», mais on ne peut nier qu'en
1939, Hitler tentait sincèrement de trouver une solution
pacifique aux problèmes créés par le Corridor polonais et
Dantzig, Les conspirateurs internationaux ont trompé le
Premier ministre Chamberlain en lui faisant croire
qu'Hitler avait adressé un "ultimatum" au gouvernement
polonais et s'était déplacé dans ses armées pour appuyer
ses demandes. C’est cet acte de tromperie qui a poussé
M. Chamberlain à conseiller à contre coeur au
gouvernement de Sa Majesté de déclarer la guerre à
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!
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l’Allemagne.
L'Allemagne n'a pas eu de problème à passer par la Roumanie, la
Yougoslavie, la Hongrie et la Grèce. Il y a une délicieuse expression
pour nous aider à trouver quelques explications : «Follow the
money». Dans le cas des nazis, l'expression aurait dû être «Suivez
l’or», car l'Allemagne était dans une frénésie de pillage du métal
jaune. Ce saccage mené par les SS pour voler les lingots qui se
trouvait dans chaque coffre-fort de chaque banque de chaque pays
explique en partie l'apathie des alliés.
Malgré ce virage militaire qui choqua l'Europe mais a laissé toute la
ploutocratie américaine sourire à Wall Street, l'idée d'une croisade
allemande marchant sur Moscou a refusé de mourir en Angleterre, si
bien que la France, la Belgique, les Pays-Bas et l'Angleterre ont à
peine résisté lorsqu'ils ont été attaqués, dans l'espoir que cette
résistance minimale pousserait rapidement le Führer vers l'est. Les
quatre pays disposent ensemble de 149 divisions, soit 2 900 000
hommes, tandis que la Wehrmacht compte 2 750 000 hommes
répartis en 137 divisions. La Wehrmacht comptait sur 137 divisions,
soit 2 750 000 hommes. Les alliés avaient plus de canons, plus de
tanks, plus de munitions. La France, un pays de 70 millions
d'habitants, fut conquise en un mois! On a toujours voulu expliquer
cette navrante défaite par la formidable guerre éclair d'Hitler, mais le
fameux blitzkrieg avançait à 20 kms à l'heure, soit la vitesse d'un
jogger du dimanche, ce qui donne amplement le temps de viser.
L’historien russe Nikolay Starikov a examiné en détail ce qui s’est
passé sur le terrain pour trouver des explications sur la défaite éclair
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de la France, qui s’explique très simplement: Churchill a trahi la
France, d'une manière aussi claire qu'un ruisseau cristallin.
Le plan élaboré par le général français Maxime Weygand,
adopté le 21 mai 1940, n’était guère remarquable par son
originalité. La décision fut prise de lancer une contreattaque bidirectionnelle du nord et du sud afin de vaincre
les divisions allemandes qui s'y trouvaient coincées et,
une fois celles-ci éliminées, de fusionner les différentes
unités des troupes alliées, à une distance de 50 à 90 km
les uns des autres. Si cette contre-attaque avait réussi, la
chute imminente de la France n’aurait jamais eu lieu, car
Hitler aurait été privé de son bélier blindé. Mais lorsque
les troupes françaises se sont engagées dans la contreattaque, c’est-à-dire vers l’avant, les Britanniques ont
reculé! «Le soir du 25, Lord Gort a pris une décision
vitale. Ses ordres étaient toujours de poursuivre le plan
Weygand d'une attaque sud vers Cambrai, dans laquelle
les 5e et 50e divisions, conjointement avec les Français,
devaient être utilisées… Gort abandonna à ce moment le
plan Weygand. Winston Churchill donna l'ordre
d'abandonner La France à son destin.
Et donc c'était ça - il a simplement abandonné le plan!
Au moment le plus crucial de la bataille, le général
britannique Gort a commis une infraction qui aboutirait
normalement dans une cour martiale militaire. Pourquoi
le général britannique a-t-il rompu son serment au
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!
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moment le plus crucial? Eh bien, c’est là le point, il n’a
rien rompu du tout. Ses commandants français lui ont
ordonné d'attaquer, mais son ordre de retraite venait de
Londres!
Il ne restait qu'à Hitler de récompenser Churchill pour son aide
précieuse dans la conquête de la France. Cela s'est passé juste après,
avec l'évacuation de l'armée britannique à Dunkirk.
La situation militaire était telle qu’au moment de la
retraite britannique vers Dunkerque, des chars
allemands étaient déjà positionnés le long des voies
d’accès. Les chars ont convergé vers Dunkerque deux
jours avant le début de la marche des Britanniques - les
Allemands n'étaient qu'à 16 km de la ville, alors que les
Britanniques étaient encore à 60 km. Il aurait été simple
pour les Allemands d'entrer dans la ville sans défense et
d'occuper le dernier port à partir duquel toute évacuation
massive des troupes britanniques pourrait avoir lieu.
Mais Hitler a publié son fameux "Ordre d'arrêt" qui
interdit toute avance supplémentaire. «Nous avons été
figés d'un coup», se souvient Heinz Guderian. Et pour
une bonne raison! Au moment où il ne restait plus qu'à
occuper une seule petite ville pour sceller le sort des
forces ennemies, le dirigeant de l'Allemagne l'interdit
expressément.
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!
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Et ainsi, l'Angleterre a pu procéder à l'évacuation de son armée, tout
en laissant sur le rivage de Dunkerque des soldats principalement
belges et français. Les livres d'histoire parlent tous d'une énorme
bévue stratégique de Hitler, qui aurait pu achever l'Angleterre en
empêchant l'évacuation de 338 000 soldats sur des fortune boats,
mais il les a laissés faire, au grand désarroi de ses officiers qui ne
pouvaient pas croire les ordres qu'ils recevaient. Hitler avait bien un
programme, mais quel était-il ?
*
Même si une vaste majorité de la population admet que l’histoire est
écrite par ceux qui gagnent les guerres, la plupart ne veulent pas
aller fouiller au-delà de l'expression, mais préfèrent croire que ce que
leur disent l’éducation contrôlée par le gouvernement et les grands
médias reflète la réalité. Nous devons garder à l’esprit que notre
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histoire de la Seconde Guerre mondiale fut principalement rédigée
par des historiens américains et occidentaux qui, au fil du temps, ont
peaufiné une idée complètement fausse de la réalité. Ironiquement,
ceci fait de l’histoire un sujet intéressant et très vivant aujourd’hui,
puisque cette incompréhension globale de la Seconde Guerre
mondiale permet à un analyste de résoudre en juillet 2018 le
parachutage de Rudolf Hess en Angleterre le 10 mai 1941, qui est
resté enveloppé de mystère depuis 77 ans. Si l'évènement ne cachait
pas des informations vitales, le gouvernement britannique aurait
révélé il y a longtemps ses documents classés top secrets à ce sujet.
Car le débarquement de Hess en Écosse n'est pas qu'un simple récit
d'espionnage, il est en fait au cœur de la formation de notre monde
actuel. Et Rudolf le savait. Lors de son arrestation initiale, le nazi a
d'abord affirmé qu'il s'appelait Alfred Horn, puis après son transfert
aux mains de l'armée britannique, il a finalement révélé son vrai nom
et ajouta: «Je suis venu pour sauver l’humanité.»
En 1941, Hitler venait de classer Rudolf Hess au numéro trois de la
hiérarchie du Troisième Reich et portait le titre de député Führer.
Hess avait été parmi les premiers à embrasser Hitler pour diriger le
Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei; il avait pris part au
putsch raté de Munich de 1924, qui l'avait envoyé avec son chef
bienaimé à la prison de Landsberg, où ils avaient écrit Mein Kampf
ensemble, Hess dactylographiant les paroles d'Adolf. Il était sans
doute l'ami le plus dévoué et le plus fidèle que Hitler ait jamais eu.
Par conséquent, le parachutisme de ce Nazi de très haut rang en
Angleterre au milieu de la Seconde Guerre mondiale ne doit être pris
à la légère en aucune circonstance. Hess devait porter un message de
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!
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la plus haute importance qui ne pouvait pas être transmis sur une
ligne téléphonique, un télégramme ou toute autre forme de
communication pouvant être interceptée par des agences de
renseignement, en alerte maximale 24 heures sur 24 dans toute
l'Europe de 1941.
L’histoire officielle devait créer un récit bien conçu pour cacher le
véritable objectif de cette mission. Ainsi, il est dit que Rudolf Hess
pilota un Messerschmitt Bf110 qu'il avait appris à manoeuvrer en
quelques semaines, puis s'est envolé pour l'Angleterre, avait réussi à
échapper à la plupart des radars en volant à très basse altitude vers
l'Écosse, puis avait été repéré par la DCA, sauta de son avion avec un
parachute et fut ensuite arrêté par la police. Certains ont contesté
cette version du vol, affirmant que Hess ne commandait pas l'avion
qui l'avait parachuté, et même que l'avion avait été escorté par la
Royal Air Force lors de la dernière étape du vol, car Hess était sans
doute attendu par quelques initiés. Quelle que soit la vérité sur cette
première étape, le fait est qu’il a atterri le 10 mai 1941 avec une
cheville endolorie sur le sol écossais. C’est à partir de là que le
complot s’épaissit puisque, subséquemment, toutes les autorités
alliées de l’époque ont jugé que l’essence même de sa mission devait
être cachée au public. En fait, s’il n’avait pas atterri dans une ferme à
10 milles de sa cible prévue dans la propriété du Duc d’Hamilton,
nous n’aurions jamais entendu parler de cette histoire.
De nombreux historiens et journalistes se sont penchés au-dessus de
la table comme devant un casse-tête, essayant d'ajuster les pièces
pour donner un sens au voyage insensé de Hess en Angleterre. Une
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explication dit simplement que Hess était soudainement devenu fou
et avait tenté d'échapper au destin de l'Allemagne sur un vol en solo.
D'autres affirment que Hess a cherché à reconquérir les faveurs
d'Hitler en négociant une trêve avec l'Angleterre de sa propre
initiative. Il y a aussi la théorie complètement folle que Hess essayait
d'utiliser la monarchie britannique pour évincer Churchill du pouvoir.
Différentes théories iront jusqu'à la version la plus populaire d'une
mission officielle placée sous l'ordre d'Hitler, qui devait négocier la
paix avec l'Angleterre avant d'attaquer l'Union Soviétique, qui devait
intervenir le 22 juin 1941. Dans presque tous les cas, les historiens
s'accordent pour dire que Hess avait choisi de rencontrer le Duc de
Hamilton, membre influent de l'Association anglo-allemande, dans la
mesure où il est largement prouvé que la famille royale était favorable
aux nazis et souhaitait la paix avec l'Allemagne, par opposition à
Churchill qui posait dans sa propagande comme le grand pourfendeur
des nazis. La plupart des théories finissent par dire que ni le Duc de
Hamilton, ni Churchill, ni quiconque occupant un poste de haut
niveau n’accepta de rencontrer Hess, qui fut emprisonné après avoir
dit ce qu’il avait à dire. Et quoi que ce fut, Hess l’avait oublié au
moment où il était poursuivi à Nuremberg après la guerre, car une
amnésie opportune s’était emparée de son cerveau soudainement
défaillant.
Si l’une des théories susmentionnées était véridique, Hess n’aurait
jamais souffert d’amnésie, étant donné qu’elles ont toutes leur part de
rectitude politique et que le gouvernement britannique n’aurait
aucune raison de garder les dossiers de Hess secrets. N'importe
laquelle de ces versions aurait pu être rendue publique, puisqu'elles
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sont devenues au fil du temps différentes explications officielles du
parcours de Hess dans nos livres d'histoire. Mais les racines de la
plupart des théories n’ont pas de fondement logique et n’ont même
pas de sens puisque c’est l’Allemagne qui attaquait l’Angleterre et non
l’inverse. Par conséquent, si Hess recherchait vraiment une trêve, il
lui suffisait de parler à Hitler. Et si Adolf pensait réellement qu'il
devait régler ce front avant de se diriger vers l'Est, il n'aurait
certainement pas eu à envoyer son ami dans une mission aussi
périlleuse et risquée.
Cette amnésie soudaine à Nuremberg pourrait expliquer que Rudolf
soit mort à l'âge de 93 ans, en mangeant des steaks et des homards,
jardinant des fleurs et regardant la télévision dans la prison dorée et
confortable de Spandau en Allemagne, au lieu de partager le sort de la
plupart de ses compatriotes nazis dont la vie a pris fin fin d'une corde
à l'issue des procès de 1946. Là encore, le nuage de mystère autour de
Hess a créé une atmosphère de doute sur sa mort officielle par
suicide, que beaucoup ont juré qu'il s'agissait plutôt du meurtre d'un
invalide qui en savait trop et était prêt à avouer. Une analyse
minutieuse du parcours de Hess est une clé essentielle pour bien
comprendre les véritables enjeux et objectifs de la Seconde Guerre
mondiale. C’est pourquoi il a toujours été caché sous les ombres
obscures d’une énigme historique et sa mission était si importante
que nous pouvons maintenant pleinement comprendre pourquoi un
haut responsable nazi a été chargé de l'exécuter.
Tout est ouvert à la spéculation puisque aucune raison, ni explication,
officielle n’ayant jamais été donnée par les autorités britanniques.
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Toute théorie acceptée au fil du temps est fondée sur de la pure
spéculation et n’a absolument aucune substance pour l'étoffer.
L'exemple d'une lettre présumée écrite par Hess, expliquant qu'il était
parti sous les ordres d'Hitler et affirmant qu'il effectuait ce voyage de
son plein gré, doit être classé avec le reste de la propagande. Matthias
Uhl, de l’Institut historique allemand de Moscou, a découvert un
rapport de 28 pages dans les archives nationales de la Fédération de
la Russie. Le document rédigé en février 1948 par Karlheinz Pintsch,
adjudant de Hess, raconte son témoignage personnel sur la réaction
d'Hitler lorsqu'il apprit que son député Führer avait été parachuté en
Écosse. Selon Pintsch, Hitler n'était pas le moindrement surpris, ni en
colère, et ainsi, connaissait parfaitement le plan. Grâce au témoignage
de Pintsch, toute une gamme de théories peut être balayée, puisque
Hitler avait manifestement commandé la mission lui-même. Parmi
toute la spéculation, personne ne fut même proche de la vérité. Notre
meilleur outil consiste encore à nous appuyer à nouveau sur l'analyse
logique, mais avant tout, sur les preuves circonstancielles pouvant
faire jaillir un rayon de lumière magique et révéler la vérité. Des faits
tels que l'importance de Hess dans la hiérarchie et la volonté de
garder sa mission secrète pour le reste du monde, mais également les
évènements du calendrier de la Seconde Guerre mondiale entourant
cette histoire. Ce qui s'est passé avant et après démontre clairement
l'impact de la mission sur les changements de comportement de
différentes nations impliquées.
Après que Churchill eut trahi la France en échouant délibérément au
plan de défense du général français Weygan, il s’attendait à ce que la
Wehrmacht quitte l’ouest en paix et saute à la gorge de l’URSS. Mais
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!
-
ce fut plutôt le tour de l'invasion des iles Anglo-Normandes, d'où les
avions allemands pourraient bombarder l'Angleterre. Churchill était
diabolique, mais il n'était pas assez bête pour ne pas comprendre
qu'Hitler avait cessé de travailler pour le New World Order. Quel que
soit le contrat conclu, la défense de la RAF ralentit définitivement
tout avantage que la Luftwaffe pourrait acquérir sur le ciel
britannique. Après les terribles bombardements mutuels sur Londres
et Berlin, l'Allemagne décida le 12 octobre 1940 de repousser son
opération Sea Lion destinée à envahir l'Angleterre avec des troupes
terrestres. Il semblait que l'Allemagne et l'Angleterre se trouvaient
dans une impasse à l'hiver 1940-1941.
Le 30 octobre 1940, le président Roosevelt, qui avait deux fils enrôlés,
déclara que les USA n'entreraient pas en guerre. Cette politique claire
durerait jusqu'au printemps 1941 et, mis à part l'accélération de la
préparation de l'armée américaine qui n'aurait pas pu affecter
l'invasion de l'Angleterre par l'Allemagne, aucun geste, décision ou
sanction ne fut prise par le gouvernement américain. Roosevelt
semblait décidé à ne jamais impliquer son pays dans le conflit
mondial. Avec la venue de l'hiver, le théâtre de la guerre s’est déplacé
en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, où les gens pouvaient
s'entretuer et se mutiler sous un climat plus agréable et doux. Puis
avec la fonte des glaces et de la neige au printemps 1941, Hitler faisait
face à deux options: lancer Sea Lion et envahir l’Angleterre, ou laisser
l’Occident en paix et lancer Barberousse contre l’Union Soviétique.
Ces deux opérations majeures ne pouvaient être soutenues
simultanément par l'Allemagne et Hitler devait faire son choix. Il
savait également que l'invasion de l'Angleterre aurait mortellement
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!
-
paralysé l'influence de la famille Rothschild sur la planète et préparé
le terrain pour que ses financiers de Wall Street puissent gouverner le
monde à leur guise. C'est précisément à ce moment que Rudolf Hess
fut parachuté en Angleterre, le 10 mai 1941. Selon un article publié en
mai 1943 par le magazine American Mercury, voici ce que le Führer a
proposé à l'Angleterre par l'intermédiaire de Rudolf Hess:
Hitler a offert la cessation totale de la guerre à l'Ouest.
L'Allemagne évacuerait toute la France sauf l'Alsace et la
Lorraine, qui resteraient allemandes. Il évacuerait les
Pays-Bas et la Belgique en conservant le Luxembourg. Il
évacuerait la Norvège et le Danemark. En bref, Hitler a
offert de se retirer de l'Europe occidentale, à l'exception
des deux provinces françaises et du Luxembourg (le
Luxembourg n'a jamais été une province française, mais
un État indépendant d'origine allemande), en échange
duquel la Grande-Bretagne accepterait d'adopter une
attitude de neutralité bienveillante à l’égard de
l’Allemagne lorsqu’elle dévoilait ses plans en Europe de
l’Est. En outre, le Führer était prêt à se retirer de la
Yougoslavie et de la Grèce. Les troupes allemandes
seraient évacuées de la Méditerranée en général et Hitler
utiliserait ses bons offices pour organiser un règlement
du conflit méditerranéen entre la Grande-Bretagne et
l'Italie. Aucun pays belligérant ou neutre ne serait en
droit d'exiger réparation d'un autre pays, a-t-il précisé.
- 171
!
-
En gros, Hitler voulait devenir partenaire d'un Nouvel Ordre Mondial
dirigé par les Britanniques en prenant soin de l'Europe de l'Est. Il a
même parlé devant le Reichstag de l'option de la paix avec
l'Angleterre. L'article de Mercury concluait que ces conditions très
probables proposées par Hitler à appliquer sur-le-champ furent
rapidement rejetées par Churchill, puisque aucune de ces conditions
ne fut jamais concrétisée. En réalité, il s'agissait de conditions à
appliquer après la guerre, après la destruction de l'URSS par
l'Allemagne, mais l'Armée Rouge avait bien sûr d'autres projets
d'avenir. Il ne fait aucun doute que nous sommes ici plongés dans la
spéculation sur la proposition que Hess a faite à l'Angleterre, mais en
réalité, négocier avec l'Angleterre n'était pas le but principal de sa
mission. Et indépendamment des termes exacts qui furent discutés,
ce qui allait se passer ensuite dissipe tout nuage de mystère, qu’il soit
mince ou épais.
Lors d'une réunion secrète le 14 aout 1940 sur l'USS Augusta,
Churchill demanda à Roosevelt de se joindre à la guerre, mais le
président américain refusa catégoriquement de discuter de ce sujet.
Puis après l'hiver, le calendrier de la Seconde guerre mondiale devient
chargé d'éléments de preuves circonstancielles qui démontrent la
véritable mission que Hess a exercée en Angleterre. Roosevelt, qui
avait officiellement promis de ne jamais participer à la Seconde
Guerre mondiale quelques mois auparavant, changea sa politique
étrangère du jour au lendemain, à l’instar du Docteur Jekyll qui
devient Mister Hyde, seulement quelques jours après que Hess se soit
tordu la cheville sur le sol écossais.
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• 14 juin - 34 jours après Hess: tous les avoirs allemands et italiens
aux États-Unis sont gelés.
• 16 juin - 36 jours après Hess: tous les consulats allemands et italiens
aux États-Unis sont fermés et leur personnel doit quitter le pays avant
le 10 juillet.
D'après vous, qu'est-ce qui aurait pu déclencher une réaction
américaine aussi forte contre l'Allemagne entre le 10 mai et le 14 juin?
Le 21 mai (11 jours après Hess), il y a eu également le naufrage du
navire marchand américain SS Robin Moor par un U-Boat allemand,
ce qui pourrait bien être l'opération sous faux drapeau la plus sousestimée de la Patrie des opérations sous faux drapeaux. La dernière
chose que l'Allemagne voulait était de commencer à couler les
bateaux marchands de leurs principaux bailleurs de fonds! Comme
dans toutes les opérations sous faux drapeau, d'étranges détails
entourent ce premier naufrage d'un navire américain lors de la
Seconde Guerre mondiale: le navire marchand fut laissé sans escorte
par la Marine; le commandant du U-Boat avait la liste détaillée du
contenu à bord du Robin Moor; il fit évacuer le bateau avant de le
torpiller; et il fut interdit à de nombreux témoins et passagers de
parler de l'incident. L'évènement a surpris tout le pays et le président
Roosevelt a annoncé une «urgence nationale illimitée.» L’objectif
d’entrée en guerre était clair.
• 22 juin: l'Allemagne lance l'opération Barberousse contre l'Union
Soviétique.
- 173
!
-
• 26 juin: en réponse à l'occupation japonaise de l'Indochine
française, le président Roosevelt ordonne la saisie de tous les avoirs
japonais aux États-Unis.
• 1er août: les États-Unis annoncent un embargo pétrolier contre le
Japon en raison de son occupation de Saigon au Vietnam.
Ainsi de suite. Les États-Unis ont d'abord été fâchés par l'Allemagne,
puis ont présenté une motion de sanctions et de décisions qui
piqueraient le Japon jusqu'à ce qu'il bombarde Pearl Harbour, sept
mois plus tard. Même si les États-Unis sont entrés dans la Seconde
Guerre mondiale en décembre 1941, ils n’ont combattu le Japon que
pendant 10 longs mois et ont laissé les nazis détruire un maximum
d'infrastructures en URSS, avant que les deux pays ne se soient
réellement affrontés en Afrique du Nord, en novembre 1942.
Le cumul de ces faits historiques douteux ramènent la spéculation à
ceci: puisque rien d'autre n'est arrivé en mai 1941, est-ce que c'est le
parachutisme de Hess en Angleterre ou le naufrage d'un navire
marchand évacué qui a véritablement déclenché le revirement radical
et soudain de la politique américaine? Si vous choisissez le naufrage
bizarre du Robin Moor, vous devez aussi croire que c’était une
meilleure raison pour entrer en guerre pour les Américains que la
destruction de leurs alliés européens les plus proches par les nazis qui
n’a pratiquement rien déclenché à l’automne 1940, et que le naufrage
du bateau marchand n’était pas un faux-drapeau. Comment est-ce
que quelqu'un pourrait justifier qu'il y avait une telle urgence
soudaine de rejoindre la guerre au printemps 1941, maintenant que
l'Allemagne avait délaissé l'Ouest et s'était tournée vers l'Union
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!
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Soviétique? C'est ici que la mission de Hess apporte un indéniable
moment de clarté sur la Seconde Guerre mondiale.
Plutôt qu'un grand mystère, le parachutisme de Hess est bien plus
une explication de la réalité historique qui se manifeste de la manière
la plus évidente, grâce au virage du comportement des États-Unis à
180 degrés, quant à son implication dans la guerre après l'évènement.
Parce que l'Histoire a été écrite par ceux qui ont gagné la guerre, ce
qu’elle se refuse à expliquer, ni même à mentionner, c’est que
l’Angleterre et les États-Unis avaient des raisons totalement
différentes de financer les plans diaboliques d’Adolf. Alors que
l'Angleterre voulait que l'Allemagne écrase tous les autres empires
coloniaux mineurs pour consolider le sien, détruise la puissante
Union Soviétique et déporte également chaque Juif européen en
Palestine afin de créer Israël pour mettre enfin en œuvre la résolution
Balfour de 1917, l'objectif principal des banques américaines était
qu'Hitler écrase l'empire colonial britannique pour reprendre le rôle
des leaders hégémoniques du Nouvel Ordre Mondial.
Réduit à une formule beaucoup plus simple, Wall Street cherchait à
remplacer les Rothschild. Voilà la clé qui résume toute la Deuxième
guerre mondiale.
En envahissant l'Angleterre et en particulier la City de Londres, petite
partie de la capitale qui fonctionne comme un État indépendant,
Hitler aurait détruit l'empire Rothschild. La ville de Londres était le
centre financier mondial et le kilomètre carré le plus riche de la
planète. Elle abrite la Banque d’Angleterre, le Lloyd's of London, la
bourse de Londres et toutes les autres banques britanniques
- 175
!
-
majeures. Tout indique que les banquiers et les industriels américains
ont armé Hitler jusqu'aux dents pour donner un coup de grâce au
cœur du système financier de l'Empire britannique, ce qui était tout à
fait conforme à l'opinion du Führer sur les Rothschild qui avait trahi
l'Allemagne en mettant fin à la Première guerre mondiale. C'est
probablement pour cette raison que Wall Street fut si contrarié de la
décision allemande de se tourner vers l'Est.
Le but de ce voyage devient parfaitement logique et il est ridicule de
croire que Hess n’ait jamais rencontré Churchill ni aucun autre
représentant de Rothschild à un moment aussi important. Le député
Führer s'était parachuté pour dire à l'Angleterre ce que les banquiers
américains attendaient de l'Allemagne, mais aussi que Hitler était
prêt à trahir ses principaux bailleurs de fonds à certaines conditions.
Le Führer misait sur l'Empire Britannique à long terme et estimait
sans doute que l'Allemagne devrait partager une partie de cet Empire,
un autre jugement erroné de l'avenir puisqu'il avait également affirmé
que le Troisième Reich durerait 1000 ans. Peut-être trouve-t-on ici la
meilleure explication pour la décision d'Hitler de permettre
l'évacuation de Dunkerque: il avait déjà fait son choix.
Churchill fut d'accord avec Hess, puisque l'Allemagne attaqua l'Union
soviétique le mois suivant. S'il avait refusé, il n'y avait nul besoin de
parachuter Goebbels à Boston, car la seule autre option pour
l'Allemagne était d'envahir l'Angleterre afin de remplir son contrat
avec ses financiers américains, avec le même espoir de partager leur
version de l'hégémonie. L'Allemagne et l'Angleterre ont continué à
s'affronter au cours des mois suivants, mais c'était surtout une guerre
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!
-
contre profit: détruire des villes, couler des navires au milieu de
l'océan et faire sauter des tanks dans le désert, rien qui ne puisse être
reconstruit ou racheté, et surtout rien qui ait une réelle importance
stratégique. Et encore une fois, les choses ne sont devenues sérieuses
entre eux qu'après Stalingrad, le seul véritable pivot militaire de la
Seconde Guerre mondiale.
Dans un monde aussi normal que la plupart d'entre nous aimons
imaginer, la paix entre l'Allemagne et l'Angleterre aurait été discutée
dans un pays tiers, par le biais d'une réunion officielle entre les deux
gouvernements. Cependant, la réalité explique également le fait, par
ailleurs inexplicable, que l'Allemagne souhaitait garder la mission
secrète. Comme Hess a atterri dans une ferme isolée en Écosse, les
États-Unis ont vite compris que leur première grande armée de
procuration, les Nazis, ne travaillait plus pour eux et que s'ils
souhaitaient un jour diriger le Nouvel Ordre Mondial, ils devaient
entrer en guerre et l'obtenir eux-mêmes, et vite. Il est clair pourquoi
cet énorme dilemme allemand, qui allait façonner le monde jusqu'à ce
jour, ne pouvait pas être discuté via une ligne téléphonique, ni écrit
sur un rouleau que porterait un pigeon, et pourquoi chaque document
le concernant fut conservé secret. Parce qu’il montre à quel point les
dirigeants de ces deux défenseurs moraux des droits de l’homme et de
la démocratie peuvent se trahir, même entre eux. Révéler ces
documents exposerait également leurs mensonges pour que tout le
monde reste ignorant de la véritable histoire, car la vérité déplaisante
sur la mission Hess modifie fondamentalement toute notre
perception de la guerre, mais plus encore, de notre monde.
- 177
!
-
Quand Hitler réalisa que tout le monde avait appris l'existence de la
mission, il paniqua et il devint le premier à déclarer que son vieil ami
était devenu fou et avait fui l'Allemagne. Mme Hess a mis de
nombreuses années avant de revoir son mari lorsqu'elle fut autorisée
à lui rendre visite à Spandau pendant 30 minutes. Lorsqu'on lui a
demandé dans une interview filmée si son mari était fou, elle a
répondu: "En lisant toutes les lettres qu'il m'a écrites au fil des ans, je
peux vous dire que si Rudolf est fou, je le suis aussi."
Lorsque Rudolf Hess a déclaré qu'il était venu en Angleterre pour
sauver l'humanité, peut-être parlait-il de la domination moins
perverse que l'Empire britannique et l'Allemagne auraient maintenue
sur le monde, par rapport au Big Brother américain totalitaire qui est
maintenant notre réalité?
Aussi tordue qu’elle puisse paraitre, la domination du monde inclut la
domination des alliés pour les transformer en pays vassaux
complaisants, et l’auteur de E.C. Knuth n’avait aucun doute sur
l’importance de se débarrasser de l’Empire britannique pour installer
l’hégémonie américaine.
Peu d’Américains comprennent l’immensité de l’Empire
britannique, dont la superficie, juste avant la guerre,
avoisinait les 17 000 000 de kilomètres carrés, sans
compter la région semi-coloniale de la Chine; une
superficie presque six fois plus grande que celle des
États-Unis elle-même. À la fin de la Première Guerre
mondiale, les Britanniques se sont emparés de 1 415 929
milles carrés d’Allemagne. Une agression purement
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!
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impérialiste a ajouté un incroyable total de 1 145 764
milles carrés entre 1925 et 1938, années durant
lesquelles les Américains avaient généralement pacifique
et calme, à l'exception des dictateurs belliqueux et
hargneux de l'Europe et des purges de la Russie. (...) Le
programme d’expansion fut poussé année après année à
vouloir que les régions surpeuplées du monde, privées de
tout débouché raisonnable pour leurs produits, fussent
tôt ou tard en furie dans une nouvelle et plus grande
guerre. (...) Diviser les terres gouvernées par l’Empire
britannique à ce stade par les 49 000 000 d’habitants
des iles Britanniques donnerait à chaque Britannique un
intérêt national théorique dans 120 fois plus de terres
que chaque Allemand. Juste avant la guerre avec la
Pologne, l'Allemagne, la plus grande nation blanche de la
planète, comptait 104 133 000 habitants, répartis sur
une superficie de moins de 300 000 kilomètres carrés.
L’ensemble de l’Empire britannique comptait environ 68
000 000 de Blancs occupant près de 17 000 000 km² de
la surface de la terre. Nous sommes maintenant les
victimes d’une controverse grotesque et fantaisiste
voulant que la liberté des États-Unis soient
inextricablement liées à la domination continue de ces
quelques Britanniques sur près du tiers de la surface de
la Terre.
Poussez l'analyse logique en vous demandant si le financement massif
de l'Allemagne par les USA visait à aider l'Angleterre dans sa quête de
- 179
!
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l'hégémonie mondiale, ou voulait son propre bénéfice. Demandezvous pourquoi les banquiers américains laisseraient une famille
européenne contrôler la Réserve Fédérale, les entreprises de création
monétaire et d'exploitation des ressources mondiales. Demandezvous si Hitler n'était pas l'occasion idéale pour soumettre l'Empire
Britannique à ceux qui cherchaient le contrôle du monde. Voyons
maintenant la conclusion: le plan américain a bien fonctionné, son
résultat étant confirmé en 1944 avec l’accord de Bretton-Woods,
lorsque le monde a décidé que le dollar américain remplacerait la
livre sterling en tant que réserve et monnaie de négoce internationale.
Rothschild n'avait pas été complètement éradiqué comme prévu,
mais en conquérant et en libérant des pays qui se retrouvaient avec
des dizaines de bases militaires, les États-Unis ont pris le contrôle du
Nouvel Ordre Mondial. Après un siècle et demi d'un empire mondial
s'étendant sur 17 000 000 km 2, l'Angleterre fut soudain réduite à un
satellite vassal américain en 1944.
Les empires européens qui avaient été jusqu'ici les résultats du plan
banquier du Nouvel Ordre Mondial établi à l'origine par Amschel
Mayer Rothschild, prendraient fin après la Seconde Guerre mondiale,
laissant le siège du conducteur ouvert à l'Amérique, à ses banquiers et
leurs dollars. La Seconde Guerre mondiale diviserait les première et
deuxième parties du plan initial du Nouvel Ordre mondial, l’Empire
colonial Britannique et l’Empire Américain. Même plan de
domination mondiale, mais la famille Rothschild devrait maintenant
le partager avec une poignée de Yankees Illuminatis.
*
- 180
!
-
Après avoir complété ses conquêtes de l'ouest, le 22 juin 1941 la
Wehrmacht traverse la frontière soviétique avec ses camions et avions
Ford et GM alimentés par la Standard Oil, chargés de bombes de
DuPont et IG Farben, d'équipement de communication d'ITT et
General Electric, de dentifrice Colgate, équipée des armes et canons
fabriqués en Allemagne par le capital des Américains. Alors que l'élite
de Wall Street souhaitait que les Nazis et les Soviétiques s'entredémolissent le plus longtemps possible pour les affaiblir tous les
deux, prolongeant ainsi la guerre européenne qui se révélait une
affaire rentable, tous les experts prédisaient que les Soviétiques
seraient écrasés par la Wehrmacht. Ce qui fut, bien sûr une profonde
erreur de calcul, tel que l'avait démontré le déroulement interminable
de la bataille de Moscou, dans laquelle l'armée allemande perdait des
plumes et s'enlisait de plus en plus dans la boue gelée et la neige. Le 5
décembre 1941, l'Armée Rouge avait même lancé une contre-offensive
contre les Allemands qui ne sentaient plus leurs orteils dans leurs
petites bottes de printemps.
Grâce à Smedley Butler, nous comprenons les importantes
divergences de vues séparant le président Roosevelt des principales
industries du pays, mais les deux partis mondialistes tombaient
d’accord sur une question clé: la chute de l'URSS était une étape
incontournable pour établir une hégémonie américaine sur la planète.
Par conséquent, ils ont laissé la guerre suivre son cours tant que
l'Allemagne progressait, mais quand elle s'est enlisée, la politique a
viré de 180 degrés.
Après la visite de Hess en Angleterre en mai 1941, Roosevelt avait
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!
-
commencé à agacer le Japon par une série de démarches qui
finiraient par amener l'opinion publique négative des États-Unis à
participer à la guerre. Comme la CIA n'avait pas encore été créée,
l'organisation d'une opération sous faux drapeau (false flag) était
alors plus compliquée que plus tard, comme ce fut le cas plus tard
dans la baie du Tonkin pour entrer dans la guerre du Vietnam ou
dans les pouponnières dévastées au Koweït, du mensonge des armes
de destruction massive pour mener une autre guerre en Irak, ou celui
encore plus grandiloquent du 11 septembre 2001 pour déclencher une
guerre au terrorisme. En 1941, tout ce que les États-Unis avaient
essayé jusqu'à présent comme faux drapeau, avait été de saborder
quelques navires au nom de leurs ennemis; le Maine, pour avoir une
raison d'attaquer l'Espagne au 19ème siècle, et le Lusitania, pour
s'impliquer dans la Première Guerre mondiale. La navigation
demeurant le principal moyen de transport des passagers voyageant
dans le monde à cette époque, le coulage d'un navire les indisposait
psychologiquement. Maintenant, où pourraient-ils amarrer un navire,
ou cinq, qu'un ennemi de l'Axe pourrait couler?
Après que l'Allemagne, l'Italie et le Japon eurent signé le traité de
l'Axe, les alliés occidentaux étaient convaincus que le Japon aiderait
leurs alliés allemands en attaquant l'URSS sur le front oriental. Il a
plutôt choisi de faire une tournée des iles du Pacifique, ce qui était
une pilule difficile à avaler pour tous les petits empires coloniaux
européens. En mai 1941, Washington aida la Chine en concluant des
accords de prêt-bail pour mieux se défendre contre l’occupation
génocidaire de l'Empire du soleil levant. Puis, après le refus du Japon
de sortir de l’Indochine, les États-Unis, la Grande-Bretagne et les
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!
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Pays-Bas décrétèrent un embargo total sur le pétrole et l’acier, ainsi
que le gel de tous les avoirs des Japonais sur leur propre territoire,
entamant un peu plus leurs capacités militaires. Roosevelt se
comportait comme un dompteur de lion fataliste, giflant le roi lion
jusqu'à ce qu'il ose mordre. Pour les USA impatients d’aller chercher
le nouvel Ordre Mondial, le 7 décembre 1941 fut une journée de
délivrance, puisque des avions japonais Zéro bombardent enfin Pearl
Harbor à Hawaii, la plus grande base navale américaine du Pacifique.
L'attaque fait 2403 morts et 1178 blessés et plusieurs navires furent
coulés ou partiellement détruits. Le Japon avait envoyé une
déclaration de guerre officielle qui, bizarrement, n’était pas arrivée à
temps. Le lendemain, Roosevelt laissa tomber son coup de poing à la
radio:
« Hier, 7 décembre 1941, une date qui restera dans
l'Histoire comme un jour d’infamie, les États-Unis ont
été attaqués délibérément par les forces navales et
aériennes de l'empire du Japon. »
*
La question de savoir si «oui ou non, Roosevelt savait que le Japon
préparait une attaque sur la base de Pearl Harbor» ne reste un
mystère que dans les livres académiques d'histoire. La réponse a
depuis longtemps été élucidée, et c'est l'historien-auteur John Toland,
dans son livre «Infamy: Pearl Harbor and its aftermath» qui a le
mieux résumé toute l'histoire.
Les bombes japonaises avaient à peine arrêté de tomber
sur Pearl Harbor, laissant les Américains en colère, qui
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!
-
demandaient une enquête sur la catastrophe la plus
soudaine dans l'histoire des États-Unis. En quelques
semaines, Franklin D. Roosevelt avait nommé un comité
dirigé par le juge de la Cour suprême Owen Roberts,
pour examiner les évènements. Le blâme fut rapidement
rejeté sur les commandants hawaïens, le General Short et
l'Amiral Kimmel, en dépit de nombreuses preuves
contradictoires.
En réalité, les alliés avaient décodé le Purple Code utilisé par les
Japonais dans leurs conversations militaires depuis plus d'un an, et le
commandement américain savait depuis une couple de semaines que
l'attaque s'en venait, mais n'a jamais averti personne à la base navale
de Pearl Harbor. Pour éviter une véritable catastrophe, le
Commandant en chef Roosevelt demanda à ses porte-avions de
quitter la base deux semaines avant l'attaque, ne laissant que ses
vieux rafiots superflus au port. Dans mon premier livre La
Déprogr@mmation, j’avais déjà fait une petite compilation
chronologique des différents avertissements qu'ont reçu les USA
avant l'attaque.
Le 25 novembre 1941, Henry Stinson, alors secrétaire à la
guerre, déclarait : «Nous sommes confrontés à la délicate
question de la clôture diplomatique à faire pour être sûrs
que le Japon se trompe et fasse le premier mauvais choix.
La question était de savoir comment nous devions les
manœuvrer [les Japonais] pour qu'ils soient en position
de tirer le premier coup. »
- 184
!
-
On décoda un message sans équivoque de l’amiral
Yamamoto le 26 novembre, une douzaine de jours avant
l’attaque, disant que la flotte nippone se préparait à
attaquer la base de Pearl Harbor. Les mots n’étaient
peut-être pas assez clairs?
Le 3 décembre, soit quatre jours avant l'attaque, la
Maison Blanche reçoit un mémo de 26 pages du contreespionnage l’avertissant de plusieurs manœuvres
japonaises un peu partout dans le Pacifique, jusque dans
les eaux côtières de l'Amérique.
Quelques jours avant l’attaque, une station de radar
australienne avertit Pearl Harbor qu’une armada
comportant six porte-avions japonais se dirige vers
Hawaii. Les États-Unis préfèrent jouer les insouciants en
se disant qu’il n’y a peut être aucun rapport avec le
message intercepté du 26 novembre.
L’ambassadeur américain à Tokyo, Joseph Grew, avertit
personnellement Roosevelt que l’attaque est imminente.
mais Roosevelt continua de siffler en regardant ailleurs.
Malgré que le FBI ait intercepté des espions se renseignant sur la base
de Pearl Harbor qui en faisait la cible de choix, le décodeur du Purple
Code japonais ne fut jamais fourni à la base hawaiienne, qui
dépendait de Washington pour les informations décodées. Ils n'ont
jamais rien su de la réaction hostile du gouvernement Japonais face à
l'embargo dont ils faisaient l'objet, les poussant à aller saisir les
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!
-
sources de pétroles les plus près dans le Pacifique. Rien non plus ne
leur sera dit sur toutes les communications interceptées par un poste
sur l'ile d'Hawaii, dont ils ignoraient l'existence.
Un journaliste de United Press écrit un article dans le New York
Times au lendemain de l'attaque, affirmant que les États-Unis
savaient une semaine à l'avance que Pearl Harbor serait attaqué. Le
29 novembre, le journaliste Joe Lieb était assis à Lafayette Park avec
le secrétaire d'État Cordell Hull, qui lui avait montré le message selon
lequel Pearl Harbor serait bombardé le 7 décembre.
Après l'attaque de Pearl
Harbor, le désespoir de Short
et Kimmel fut total, mais les
deux hommes évincés de la
Marine et pointés du doigt
n'avaient aucun recours.
Jusqu'à ce que Kimmel
rencontre en 1943 le viceamiral Conrad Helfrich de la
Royal Netherlands Navy qui
s'est étonné que les Américains aient été surpris par l'attaque de Pearl
Harbor. Les Hollandais avaient aussi brisé le code Purple, et savaient
que les Japonais allaient frapper Pearl Harbor, et Helfrich affirmait
que son gouvernement en avait avertit le gouvernement américain.
Toland a résumé la réaction de la Maison Blanche :
Au plus tard le 4 décembre, Roosevelt et un petit groupe
de conseillers, y compris Stimson, Knox et Marshall, ont
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!
-
été confrontés à trois options. Ils pouvaient annoncer au
Japon et au reste du monde l'approche de Kido Butai (la
flotte japonaise). Cela aurait indubitablement obligé les
Japonais à revenir en arrière. Deuxièmement, ils
pouvaient informer Kimmel et Short que la flotte
japonaise se trouvait au nord-ouest d'Hawaï et leur
ordonner d'envoyer des avions de patrouille de longue
portée pour survoler la flotte. Et la troisième option était
de ne pas en informer Kimmel et Short, afin que les
Japonais procèdent avec leur attaque.
Au bout d'une nouvelle enquête, les deux hommes disgraciés par les
autorités militaires ont exigé de passer en Cour martiale plutôt qu'en
Cour civile, pour être certains que leur version des faits et toutes leurs
preuves soient entendues. La Cour eut tôt fait de disculper
complètement Kimmel et Short, tout en poussant l'affaire sous le
tapis et la dissimulation se poursuit encore de nos jours, comme le dit
si bien Toland dans la conclusion de son livre.
Regardez la pléthore de films d'Hollywood, de livres
d'histoire et de documentaires des médias qui ne parlent
jamais de l'histoire réelle de Pearl Harbor. Lors de sa
mort, le président Roosevelt fut décrit par un ami qui
l'avait bien connu comme «un homme qui n'a jamais dit
la vérité si un mensonge suffisait.» John O'Donnell, dans
New York Daily News, a écrit: La preuve s'accumule sur
le simple fait brutal, selon lequel FDR, le gros cerveau,
par sa bêtise aveugle était directement et
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personnellement responsable du sang et du désastre de
Pearl Harbor.
*
Retour au Dr Jacques Pauwels, qui parlait d'une situation optimiste
pour Wall Street, malgré que son armée de Nazis se faisait démolir
sur le front russe, parce que les Soviétiques devenaient à leur tour une
bonne occasion d'affaires. En novembre 1941, alors qu'il apparut
clairement que Moscou n'était nullement sur le point de capituler,
Washington accepta d'accorder son crédit via un accord avec l'URSS,
ouvrant ainsi aux industries militaires américaines un nouveau
marché pour leurs produits. Après la guerre, l'Occident prétendrait
que la réussite soviétique inattendue contre l'Allemagne avait été
rendue possible par l'aide massive des Américains, mais ceci est d'un
ridicule consommé. Tout d'abord, l'aide matérielle américaine n'a pas
eu de signification avant 1942, c'est-à-dire longtemps après que les
Soviétiques avaient mis fin aux progrès de la Wehrmacht et même
après qu'ils eurent lancé leur première contre-offensive. En tout,
l'aide américaine n'a jamais représenté plus de 4 à 5% de la
production de guerre soviétique totale. Deuxièmement, les
Soviétiques eux-mêmes avaient mis au point toutes leurs armes
importantes de haute qualité, comme le tank T-34, probablement le
meilleur char d’assault de la Seconde Guerre mondiale, et le
cauchemar ultime des Panzers sur la route de Berlin. Enfin, cette aide
très médiatisée à l'URSS avait été en grande partie neutralisée par
l'assistance non officielle, plus discrète et infiniment plus
substantielle fournie par les entreprises américaines aux Allemands.
- 188
!
-
Mais suivez l'or. Tel qu'établi plus haut avec
l'aide de l'historien Mario Sousa, la BRI
existait tout ce temps comme une institution
complice au financement des Nazis, et
comme soutien de leur banditisme en
Europe. Les Nazis utilisaient la BRI pour y
déposer tout l'or qu'ils pillaient dans les pays
occupés. La BRI fut de la partie dés le départ,
lorsque les troupes nazies ont occupé l'Autriche en 1938. L'or
autrichien qui se trouvait dans la banque royale à Vienne fut pillé,
empaqueté et envoyé par la suite à la Reichsbank de Berlin sous la
supervision du vice-président de la banque centrale et du directeur de
la BIS, Emil Puhl. Au moment de l'invasion et de l'occupation de la
Tchécoslovaquie par les Nazis, le rôle de la BRI fut à peu près le
même. Lorsque les Nazis arrivèrent à la banque centrale tchèque, ils
expédièrent 48 millions de dollar en or pour transiter par la BRI.
Avec un révolver appuyé contre sa tempe par les occupants Nazis, le
directeur de la banque centrale tchèque pris contact avec la BRI pour
demander que l'or tchèque soit envoyé à la Banque d'Angleterre. Le
président hollandais de la BRI, JW Beyen, et le directeur français de
la BRI, Roger Auboin, de la Banque de France, décidèrent, après une
discussion entre eux, d'accepter la demande du directeur
tchécoslovaque même s'ils étaient parfaitement conscients que cette
demande était dictée par les Nazis. Pendant l'épopée aurifère des
Allemands en Europe, l'or des pays conquis partait dans toutes les
directions. Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne, Pays-Bas, Belgique,
Yougoslavie, Grèce. La Banque Nationale Suisse a reçu 440 millions
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!
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en or nazi. La BRI en avait. La Banque d'Angleterre en avait. Des
paquets avaient transités aux USA à travers la UBC de Bush. La
Federal Reserve en a ramassé. On dit que le Vatican aurait recélé plus
de 350 millions en or nazi. La BRI payait des intérêts à l'Allemagne
pendant la guerre sur les dépôts d'or volé. En repayant ses bailleurs
de fonds initiaux avec l'or des pays conquis, Hitler donnait le contrôle
d'une grosse partie de l'or européen qui échappait encore aux
banquiers internationaux. Le plus drôle c'est que Roosevelt avait
laissé tomber l’étalon-or en 1933. À bien y penser, cela avait peut être
influencé la tentative du coup d'état contre lui, puisque les banquiers
savaient tous que l'or s'en venait à la maison.
*
Le 13 décembre 1941, six jours après l'attaque japonaise sur Pearl
Harbor et quatre jours après la déclaration de guerre de Hitler contre
les États-Unis, le président Roosevelt rénove un vieux décret de 1917,
le «Trading With the Enemy Act » (la législation du commerce avec
l’ennemi), dans lequel des enquêtes, audiences et arrangements
légaux pour le commerce avec les ennemis de guerre pouvaient
officiellement être autorisés par le ministre des finances. En 1942,
sous la recommandation du Secrétaire du Trésor Henry Morganthau,
les USA envoient une équipe d'avocats en Suisse pour enquêter sur la
BRI, et ils détermineront la complicité de la Banque d'Angleterre
dans le recel de l'or volé et dans certaines transactions financières.
Selon Antony Sutton, des fichiers capturés après la guerre sur la
correspondance entre les entreprises américaines et leurs filiales
françaises sous l'occupation révèlent l'aide accordée à la machine
- 190
!
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militaire des forces de l'Axe. Les lettres entre Ford France et Ford
États-Unis, entre 1940 et juillet 1942, furent analysées par le
Département du Trésor. Leur rapport initial a conclu que jusqu'au
milieu de 1942:
(1) l'activité des filiales de Ford en France a sensiblement
augmenté; (2) leur production était uniquement pour le
bénéfice des Allemands et des pays sous sa profession;
(3) les Allemands ont montré clairement leur volonté de
protéger les intérêts de Ford, en raison de l'attitude de
neutralité stricte maintenue par Henry Ford et feu Edsel
Ford; et (4) l'activité accrue des filiales françaises de
Ford au nom des Allemands a reçu l'éloge de la famille
Ford en Amérique. De même, la Rockefeller Chase Bank
a été accusée de collaborer avec les nazis dans la Seconde
Guerre mondiale en France, alors que Nelson Rockefeller
occupait en même temps un travail paisible à
Washington D.C.
Le bureau de la Banque Chase a poursuivi le même schéma de
comportement dans le cadre de l'occupation allemande, qu'avant.
L'examen de la correspondance entre Chase New York et Chase en
France, à partir de la chute de la France en mai 1942, révèle que :
(1) le directeur du bureau de Paris a collaboré avec les Allemands
pour placer les banques Chase dans une position privilégiée.
(2) les Allemands tenaient la Chase Bank en une très haute estime, en
raison des activités internationales du siège social et des relations
agréables que la branche parisienne a maintenues avec plusieurs
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!
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banques allemandes et leurs organisations locales et officiers
supérieurs.
(3) le directeur de la succursale de Paris était très rigoureux dans
l'application des restrictions à la propriété juive, allant même jusqu'à
refuser de libérer des fonds appartenant à des Juifs, en prévision
qu'un décret comportant des dispositions rétroactives interdisant une
telle libération pourrait être publié dans un proche avenir par les
autorités occupantes.
Bref, l'idée était de retenir les fonds des Juifs en attendant d'avoir la
légalité de le faire. Charles Higham a exposé plusieurs conséquences
des transactions avec Hitler, dont un rapport officiel du secrétaire du
Trésor Henry Morgenthau concluant que:
Ces deux situations (c'est-à-dire Ford et Chase Bank)
nous convainquent qu'il est impératif d'enquêter
immédiatement sur les activités des filiales de certaines
des grandes entreprises américaines qui travaillaient
dans la lutte contre l'occupation allemande.
Les fonctionnaires du Trésor ont exhorté une enquête sur plusieurs
autres filiales françaises de banques américaines, soit National City,
Guaranty Trust, Bankers Trust et American Express. Bien que Chase
et Morgan étaient les deux seules banques à avoir maintenus des
bureaux français pendant toute l'occupation nazie, en septembre
1944, toutes les autres banques new-yorkaises pressaient le
gouvernement des États-Unis d'autoriser la réouverture de leurs
succursales d'avant-guerre. Malgré la chasse aux dollars, on peut
supposer que la Maison Blanche ne pouvait pas se permettre de trop
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!
-
offenser les grandes sociétés du pays, dont le soutien était nécessaire
pour mener à bien la guerre. Comme Higham l'a écrit,
l'administration de Roosevelt «a dû se coucher avec les compagnies
pétrolières (et avec les autres grandes sociétés) pour gagner la
guerre». Par conséquent, malgré toutes les trouvailles atterrantes et
incriminantes des enquêteurs gouvernementaux, la justice a
systématiquement fermé les yeux sur la conduite antipatriotique de
l'investissement américain à l'étranger, à quelques exceptions près.
Afin de satisfaire l'opinion publique, une action judiciaire symbolique
fut prise en 1942 contre le violateur le plus connu de la législation,
Standard Oil. L'entreprise Rockefeller a finalement reçu une petit
coup de règle sur les doigts, en acceptant de payer une amende
mineure «pour avoir trahi l’Amérique», mais a pu continuer son
commerce rentable avec les ennemis.
Autre son de cloche et enfin un semblant de justice en
octobre 1942, lorsque les autorités confisquent les
comptes nazis de l'UBC de New York, dont le
président était Prescott Bush. L'entreprise fut
condamnée comme collaboratrice financière et
commerciale avec les Nazis par le biais de l'industriel
Allemand de l'acier Fritz Thyssen, et tous les actifs de
la banque furent finalement saisis. Mais plutôt que de
redonner les fonds nazis, Bush a embauché un avocat pour cacher son
propre pécule. L'avocat était Allen Dulles de chez Sullivan &
Cromwell; le même rédacteur du Traité de Versailles qui se
retrouverait en 1954 directeur de la CIA, et qui renverserait en ordre
les gouvernements de l'Iran, du Guatemala et du Congo, avant que sa
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carrière de comploteur s'échoue finalement sur les plages de la Baie
des Cochons en 1961. Certains soupçonnent toujours ce sympathisant
nazi d'avoir joué un rôle dans l'assassinat de JFK en 1963, puisqu'il
fut ensuite nommé sur la Commission Warren pour enquêter sur
l'affaire! Avec sa feuille de route qui dégouline de coups tordus, de
trahisons, de conspirations et de meurtres, pas étonnant que la
bibliothèque de Princeton refuse encore en 2020 à qui que ce soit la
consultation des archives personnelles d'Allen Dulles, en dépit de la
loi sur l'accès à l'information.
Quand le gouvernement a mis la main sur les livres de Prescott Bush,
toute l'histoire du réseau complexe de sociétés pro-nazies a
commencé à se démêler. Quelques jours plus tard, deux filiales de
l'Union Banking Corporation, la Holland-America Trading
Corporation (une entreprise commerciale néerlandaise-américaine)
et le Seamless Steel Equipment Society se sont retrouvées à l'index.
Puis, le 11 novembre 1942, un embargo a été imposé à la société
Silesian-American, encore une entreprise dirigée par Bush et George
Herbert Walker, en vertu du Trading with the Enemy Act.
Cependant, en 1951, cet embargo fut levé et l'entrepreneur a récupéré
1,5 million de dollars US, qui serait réaffecté sur de nouveaux
investissements pour gonfler le patrimoine de la merveilleuse famille
Bush, qui aurait due être la première cible des lois eugéniques au plus
grand bénéfice de la planète. Une enquête provisoire sur les activités
douteuses d'IBM fut aussi interrompue, parce que les États-Unis
avaient besoin de la technologie IBM autant que les Nazis. Dixit
Edwin Black : «IBM était en quelque sorte plus grand que la guerre».
Si Oncle Sam a passé de timides reproches à Standard Oil et à IBM, la
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plupart des propriétaires et des gestionnaires de sociétés qui avaient
fait affaire avec Hitler n'ont jamais été dérangés le moins du monde.
Selon l'expert allemand Hans G. Helms, Bernard Baruch, président
de la Federal Reserve, avait donné l'ordre de ne pas bombarder
certaines usines en Allemagne ou de les bombarder légèrement. Alors
que le centre-ville de Cologne fut aplati par des bombardements
répétés, la grande usine de Ford en périphérie jouissait de la
réputation d'être l'endroit le plus sûr en ville, lors des attaques
aériennes.
*
Pour en finir avec cette sale guerre banco-industrielle, les dates sont
importantes. Alors que leurs alliés européens étaient envahis ou
bombardés entre 1940 et 1941, les États-Unis ne bougèrent pas. Après
l’arrivée de Hess en Angleterre en mai 1941, les Nazis se tournèrent
vers la Russie et la préparation de la guerre américaine commença.
Après que la progression de la Wehrmacht ait été stoppée à l'extérieur
de Moscou entre octobre 1941 et janvier 1942, les États-Unis ont
réussi à entrer en guerre. Ils n’ont attaqué que le Japon et n’ont pas
pris la peine d’aider l’Angleterre sur le front est pendant près d’un an.
Ce n'est qu'après que Roosevelt eut acquis la certitude absolue que
l'Allemagne serait démolie par la Russie, au cours des dernières
étapes de la bataille de Stalingrad (août 1942-janvier 1943), que les
troupes américaines se heurtèrent aux Allemands en Afrique du Nord
en novembre 1942. Tout l'or des pays conquis était dans les coffres
des banquiers, mais leur marionnette raciste avait échoué dans sa
tentative d'écraser la race russe inférieure, qui se retournait pour
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!
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écraser la race supérieure du moustachu. Par conséquent, le moment
était venu de se débarrasser de cette embarrassante marionnette pour
ses bailleurs de fonds.
Tellement vrai qu'Eisenhower a décidé de ne pas entrer à Berlin et de
laisser les Soviétiques prendre soin de la capitale allemande et du
Führer, signant ainsi son arrêt de mort. Hitler ne se serait jamais
suicidé s’il avait eu l'opportunité de de rendre à ses anciens
partenaires commerciaux, ex-amis et maitres. En le laissant entre les
mains de l’Armée Rouge en furie, il ne pourrait jamais raconter son
histoire devant une salle d’audience et témoigner sur ceux qui tiraient
les ficelles dans le grand théâtre de marionnettes. À moins que les
Américains ne l’aient aidé à sortir du bunker et à se rendre en
Argentine, ce qui est une autre possibilité vaguement documentée du
sort du Führer.
Quoi qu'il en soit, les Nazis furent la première armée par procuration
des Américains, mais certainement pas les derniers.
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!
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!
-
Voici un autre joyau de William Carr, à ajouter à votre liste de
meilleures citations du colonialisme impérial de Churchill:
Lorsque M. Winston Churchill s'est rendu en Palestine
en mars 1921, il a été invité à rencontrer une délégation
de dirigeants musulmans. Ils ont protesté contre le fait
que l'objectif ultime du sionisme politique était de
donner aux Juifs les ressources naturelles de la Palestine.
Ils ont souligné que les Arabes occupaient la Palestine
depuis plus de mille ans. Ils ont demandé à Churchill
d'utiliser son influence pour corriger ce qu'ils
considéraient comme une grande injustice. Churchill
aurait répondu: «Vous me demandez de répudier la
déclaration Balfour et d'arrêter l'immigration (juive). Ce
n'est pas en mon pouvoir et ce n'est pas mon souhait.
Nous pensons que c’est bon pour le monde, bon pour les
Juifs, bon pour l’Empire britannique et bon pour les
Arabes également, et nous avons l’intention de le faire.
Ainsi, la Résolution de Balfour prit effet en 1948 et l'Angleterre remit
le sort de la Palestine entre les mains des Nations-Unies,
officiellement, et des banquiers Rothschild, officieusement. Sous le
chant des coeurs célestes, les Juifs retournaient vers la terre promise
et vers Jérusalem à bord de l'Exodus, 2000 ans après qu'on les eut
chassés de là, si on veut bien avaler que la bible et la Torah soient des
sources documentaires crédibles. Pour les Juifs d'Europe, des pays
arabes, et ultérieurement de la Russie, le temps était venu de
retourner à cette maison qu’ils, ni leurs ancêtres, n’avaient jamais
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!
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vue, puisque on avait pris soin de repousser les Palestiniens qui y
vivaient et les regrouper derrière une clôture, grâce à un mandat de
l'ONU et par les multiples conflits ayant suivi la création d'Israël.
Pour corriger les crimes contre les Juifs, on a commencé le génocide
des Palestiniens, dont les zones diminuent à chaque année depuis le
partage de leur pays par l'ONU.
!
Le moment est bien choisi pour vous dire que je n'ai aucun racisme en
moi, et ça inclut l’antisémitisme, même si c’est un concept qui
concerne une religion et non une race ethnique. Pour la télévision, j'ai
écrit et réalisé une série de 15 documentaires sur les communautés
ethniques de Montréal, appréciant chacune de mes rencontres avec
ces immigrants extraordinaires qui enrichissent la vie culturelle du
Québec. Même la liste de mes relations personnelles amoureuses
ressemble à une liste des pays membres de l'ONU: Ukraine, France,
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!
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Algérie, Jamaïque, Chine, Inde, États-Unis, canadienne anglaise et
québécoises. Dans le cadre de ma série documentaire, j'ai réalisé un
épisode sur la fête juive de la Souccot, et j'ai été ravi de l'accueil qu'a
fait la communauté juive de Montréal à mon équipe de tournage. J'ai
rigolé avec un Rabbin pendant une demi-heure en fumant sur le
parvis d'une synagogue. Rien ne m'est apparu anormal chez tous les
Juifs que j'ai rencontrés, outre le fait que je ne devais pas serrer la
main des femmes, et que les épouses Hassidiques devaient regarder
leurs hommes danser, séparés par une clôture, mais ça c'est leur truc.
Ils ont tous été très chaleureux et une famille de Juifs Sépharades du
Maroc nous a invités à sa table avec ses amis, sous le toit de branches
au travers duquel on pouvait voir la lune. Idem pour un tournage au
Musée de l'Holocauste de Montréal, où je pus renouer avec les images
atroces auxquelles je fus exposé tout au long de ma vie. Si le racisme
ne fait aucunement partie de mon ADN, mon intolérance aux
idéologies ségrégationnistes et mon allergie viscérale au mensonge
m'affectent personnellement. Il faut être d'une imbécilité profonde
pour penser s'excuser du génocide palestinien en accusant ses
dénonciateurs d'antisémitisme, mais c'est pourtant ce que le
gouvernement d'Israël et tous les Sionistes de la planète font tout le
temps.
*
La lutte quotidienne que mènent l'éducation et les médias contre la
vérité sur le cas de l'implantation des colonies juives en Palestine
pour la formation d'Israël bat tous les records. Ici, tout est joué sur les
sentiments, pour évacuer tout rationnel. «Les Juifs ont assez souffert,
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6 millions d'entre eux ont été gazés par les Nazis en Europe, les
survivants de l'Holocauste méritent d'avoir un pays!» Et hop, d'un
revers de la main, il devient humanitaire d'accepter que l'Angleterre
et Rothschild dérobent la Palestine aux Palestiniens pour la remettre
aux Juifs, et de ne pas accepter ce fait rejette la honte et le mépris de
6 millions de morts au visage de celui qui s'interpose à ce vol ignoble
d’un territoire à sa population. Soyons très clairs et définitifs sur un
fait indéniable: les Juifs ne sont pas une ethnie, ils sont une
communauté religieuse issue de toute la planète, uniquement liée par
sa foi. Des terres ont donc été volées à une ethnie arabe palestinienne
pour être attribuées à un groupe religieux. Même si le lobby juif a
tenté à maintes reprises d'affirmer que tous les Juifs partagent les
mêmes ancêtres qui ont été chassés du Moyen-Orient il y a 2000 ans,
ce récit ne résiste pas à l'examen minutieux de la réalité
géographique, ni à l'analyse de leur ADN. Depuis 1948, les gens
décident d'adopter le judaïsme pour tous les avantages qu'ils en
retirent. J'ai des informations de première main à ce sujet, étant
donné que mon ex-petite amie d'origine ukrainienne avait une mère
juive et qu'elle avait épousé un homme orthodoxe du Tadjikistan
avant de me rencontrer, uniquement pour qu’il puisse ensuite
s'installer légalement en Israël. Dans les faits, Israël n'est pas un pays,
mais une synagogue géante. D'abord, la question de
«l’antisémitisme » est simple à régler, et le raciste industriel Ford l'a
bien fait dans ses publications:
Mais n'est-il pas étrange que les peuples sémites fassent
chorus dans la haine des Juifs? La Palestine, qui n'est
habitée que par une poignée de Juifs, est peuplée de
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!
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sémites qui ont un tel ressentiment à l'égard des Juifs
que de sérieuses complications compromettent les
implantations sionistes dans cette contrée. Cela,
assurément, n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Sémites
contre sémites, cela n'a pas de sens! Il n'y a qu'un
contentieux entre les Juifs et les habitants de la
Palestine!
Eh bien, il semble que les Palestiniens soient les vrais Sémites par
définition puisqu'ils viennent de la région, alors que les Juifs viennent
principalement d'Europe. Remplacer le racisme envers les Juifs par
l'antisémitisme est étymologiquement faux. Cela règle la question à
laquelle il ne faut rien ajouter. Mais continuons à admettre que
l'antisémitisme signifie le racisme contre les Juifs : nous n'allons pas
changer les aberrations de la langue française alors que l’objectif est
ici de changer la perception du monde avec l'histoire réelle, alors
restons un peu concentrés !
Dès son livre de 1925, que ce soit par opportunisme politique ou une
véritable tare de personnalité, Adolf Hitler annonçait de façon on ne
peut plus claire sa haine et son mépris des Juifs, et tout
particulièrement des banquiers sionistes. Cependant, il prolongeait
aussi ce racisme aux Slaves, aux Tziganes, aux Russes et à tout ce qui
ne représentait pas sa vision de la race parfaite, l'Aryen. D'autre part,
les news-reels de l'époque et tous les films depuis ont très bien
illustré l'ostracisme des Juifs en Allemagne sous le régime Nazi, avant
la guerre, et tout semble parfaitement concorder. Mais alors,
pourquoi chacun de ces films, livres, articles de journaux ou
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!
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documentaire n'évoque jamais le boycott international des produits
allemands par les Juifs du monde entier ayant initié et provoqué cet
ostracisme?
Dans sa campagne d'accablement de la conscience collective avec ses
millions de Juifs morts, pourquoi aucun média ne mentionne jamais
que le chiffre magique de «6 millions» fut lancé dès la fin du 19ème
siècle et répété inlassablement pendant toutes les années
subséquentes dans nombre de journaux occidentaux, jusqu'à la
découverte surprise qu'on avait euthanasiés 6 millions de Juifs dans
les camps de concentration en 1945?
Lors du procès de l'auteur Ernst Zundel au Canada en 1986 pour le
contenu antisémite de son livre «Did six millions really die?» la
défense a fait appel à Fred Leuchter, qui devait effectuer une analyse
scientifique concluant à la quasi-absence de traces de cyanure sur les
murs des prétendues chambres à gaz d'Auschwitz, Birkenau et
Majdanek, alors que la présence de cyanure était visible et détectée
partout dans les minuscules salles de désinfection. Comment se fait-il
que je n'aie jamais entendu parler de ce rapport avant aujourd'hui?
L'histoire du camp de Treblinka est troublante. N'ayant pas de
crématorium, on a dû enterrer les 875 000 Juifs officiellement gazés
dans ce camp. Croyez-le ou non, mais l'histoire officielle dit que
Himmler dut retourner au camp et exhumer les corps pour les bruler,
afin de ne pas attiser la haine des Russes qui se dirigeaient vers
Berlin! Et qu’une division de SS très haute performance ait eu le
temps de se débarrasser de tout ce qui se trouvait sur le site; murs,
clôtures et bâtiments en béton. Depuis les premières enquêtes
- 203
!
-
officielles telles que celles menées par Zdzisław Łukaszkiewicz de la
Commission principale chargée d'enquêter sur les crimes nazis en
Pologne en 1945, les autorités soviétiques ont démontré qu'elles
exagéraient au point de discréditer l'ensemble de ses conclusions: le
commissaire polonais avait conclu que 1,3 million de Juifs étaient
morts à Treblinka, mais l'enquête soviétique a prouvé que pas plus de
360 000 personnes auraient pu être tuées dans cette localité. La
différence d'un million représente un réel défi pour l'intégrité de
l'enquêteur polonais.
Nul doute que le total de Juifs morts dans les camps de prisonniers
Nazis est d'une tristesse absolue et que ce fut un crime de guerre
extrêmement répréhensible, sans merci pour ces innocents qui ne
méritaient rien de leur sort. Personne ne peut mettre en doute le fait
que le SS Einsatzgruppen, conçu précisément à cette fin, avait
massacré des Juifs et d’autres Européens. L'arrestation, la détention
ou l'exécution de quiconque pour des motifs ethniques ou religieux
indésirables constituent en effet des crimes de guerre, et les criminels
nazis ont amplement mérité leur propre destin d'après-guerre.
Cependant, que 1) ces nombreuses exécutions faisaient partie d’un
plan de génocide ordonné par Hitler; 2) les Juifs ont davantage
souffert de ces crimes que les autres groupes ethniques présents dans
les camps; et que 3) ces exécutions ont eu lieu dans d'énormes
chambres à gaz déguisées en douches communes, semblent toutes des
affirmations douteuses pour quiconque regarde les faits, la science et
s'intéresse rigoureusement à la réalité.
*
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!
-
Vous pouvez consulter le rapport de Leuchter
sur internet, pour observer de visu sa
démarche scientifique. Malgré que Leuchter
ait suivi un protocole strict, dont il a filmé
chacune des étapes pour ne pas qu'on puisse
attaquer son enquête, l'accusation a
simplement tenté de le discréditer sur une
base personnelle, par rapport à son expertise.
Or, puisque la démarche et le protocole
étaient inattaquables, quelle était la
pertinence des antécédents professionnels de Leuchter sur ce sujet?
Leuchter fut reconnu par la Cour comme le principal spécialiste de la
conception et de l'installation de chambres à gaz utilisées aux ÉtatsUnis pour exécuter des criminels condamnés. Par exemple, il avait
conçu une installation de chambre à gaz pour le pénitencier de l'État
du Missouri. Les procureurs ont confronté le rapport à deux
documents SS sur la construction des chambres à gaz. Le premier
venait de Karl Bischoff l'architecte en chef d'Auschwitz, qui avait jadis
produit un document sur des systèmes d'aération qu'on ne peut plus
observer aujourd'hui, dont le rôle crucial était d'aérer les chambres du
Zyklon B avant de pouvoir évacuer les corps. Le deuxième document
était un document du SS Hans Klammer qui parlait de la capacité de 5
fours crématoires de bruler 4756 corps quotidiennement, ce qui était
très loin de la conclusion mathématique de Leuchter, soit de 1056 par
semaine à Birkenau. Et la différence est critique, puisqu'au rythme
maximal de toute l'opération calculé par Leuchter, il aurait fallu une
quarantaine d'années aux cinq camps d'extermination pour éliminer
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!
-
6 millions de personnes, et ils n'ont eu que deux ans, puisque les dites
chambres à gaz ne sont entrées en activité qu'en 1943.
Pour ce qui est des deux officiers SS dont on a brandi les documents
en cour, on peut supposer qu'ils aient été exécutés pour leurs crimes
abominables, n'est-ce-pas? Eh bien non: Bischoff n'a jamais été
inquiété et est mort d'un cancer en 1950, et on ne sait pas ce qui est
arrivé de Klammer, puisque seulement deux personnes ont témoigné
avoir vu son corps empoisonné en 1945, mais que Donald Richardson,
un ancien agent de la OSS, l'ancêtre de la CIA, a déclaré avoir été celui
qui fut chargé de rapatrier l'ingénieur Klammer aux États-Unis dans
le cadre de l'opération Paper Clip, qui récoltait les scientifiques
allemands pour ses propres programmes. Il appert ainsi que les
documents cités en Cour provenaient de deux SS particulièrement
complaisants à certaines justifications importantes de l'Holocauste.
Notez que les résultats présentés dans le Rapport Leuchter étaient
sensiblement les mêmes que ceux d'une étude similaire de 1985 par le
Dr. William B. Lindsey, chimiste spécialiste du gaz pendant 33 ans
chez DuPont, produite pour une autre cause, et furent corroborés en
1992 par un ingénieur expert autrichien reconnu par la Cour, Walter
Lüftl. Entre ces expertises, le gouvernement polonais avait sorti son
étude prouvant qu'il y avait du cyanure sur les murs des chambres à
gaz communes. Il vous reste à décider si vous voulez croire l'étude
d'un gouvernement membre de l'OTAN, ou trois études
indépendantes.
Il n’y a aucun doute que de nombreux prisonniers ont été utilisés
dans des expériences horribles menées par des médecins nazis tordus
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!
-
déguisés en scientifiques. De plus, Hitler n’a jamais hésité à
euthanasier les citoyens les plus démunis en Allemagne avant la
guerre, ce qui rend la narration de la solution finale encore plus
probable. Mais cette fameuse idée selon laquelle Hitler avait ordonné
aux directeurs des camps de prisonniers de se débarrasser de tous les
Juifs ne vient que de cinq documents, et voici la traduction du
document principal.
« Berlin, 31 juillet
1941
À Gruppenführer
Heydrich:
Complétant la tâche
qui vous a été
confiée par le décret
du 24 janvier 1939
pour résoudre le
problème juif par
l'émigration et
l'évacuation de la
meilleure manière
possible selon les
conditions actuelles,
je vous charge de
faire des préparatifs
en
matière
d'organisation, de
finance, et les
questions matérielles
pour une solution totale (Gesamtlösung) de la question
juive dans tous les territoires d'Europe sous occupation
allemande.
Lorsque la compétence d'autres organisations centrales
touche à cette question, ces organisations doivent
collaborer.
- 207
!
-
Je vous prie de me soumettre dans les plus brefs délais un
plan général du matériel administratif et des mesures
financières nécessaires à la réalisation de la solution
définitive souhaitée (Endlösung) de la question juive.
Göring »
Dans son livre «Dissecting the Holocaust», l'auteur et ancien
commandant d'un sous-marin U-Boat, Johannes Peter Ney, fait
mention de plusieurs documents découverts après la guerre ayant été
prouvés faux, soient des créations destinées à renforcer certains
agendas particuliers. Il a aussi fait l'analyse de la lettre de Goering.
Nous n'avons qu'une copie de ce document, car aucun
original n'a été trouvé. Il manque à cette copie l'en-tête
des lettres officielles, l'adresse de l'expéditeur est
incorrecte et la date est incomplète, manquant le jour. La
lettre n'a pas de numéro de référence, aucun distributeur
n'est donné et il n'y a pas de ligne avec un identifiant.
Contenu linguistique: la répétition dans «toutes les
préparations nécessaires en matière d'ordre
organisationnel, factuel et matériel» et «plan général
montrant les mesures organisationnelles, factuelles et
matérielles» n'est pas le style de Göring et se situe sous
son niveau linguistique. Il en va de même pour
l'expression "möglichst günstigsten
Lösung" [grammaticalement incorrecte, destinée à
signifier "meilleur moyen possible »].
La mention Top Secret n'est pas oblitérée sur le document le plus
incriminant de l'histoire humaine, envoyé comme une carte postale
- 208
!
-
par la poste régulière à Berlin, mais qu'on n'a livré que 24 jours plus
tard. La fameuse lettre faisait suite à la Conférence de Wannsee, où
on aurait discuté de la question juive à régler définitivement entre 18
copains nazis. La transcription de cette conférence est l'un des quatre
documents (les deux autres sont des réponses à la lettre initiale, de
moindre importance) sur lesquels la Solution Finale est basée et
l'auteur en a analysé le texte d'un point de vue linguistique, pour
conclure que le nombre effarant de fautes grammaticales et de
syntaxe dans le texte en Allemand, mais aussi la nature de ces erreurs,
suggéraient une langue maternelle anglophone de son auteur. Tout
est d'ordre très technique, mais vous pouvez aller vérifier par vousmêmes, puisque l'analyse est disponible sur internet. Il note plusieurs
autres incongruités de tous les genres dans les quatre documents,
comme l'illogisme que le Maréchal Goering s'adresse directement à
Heydrich, le gestionnaire en charge des camps, plutôt qu'à Himmler,
le supérieur d'Heydrich, dans sa lettre.
Maintenant, supposons que malgré toutes les analyses pertinentes de
Ney, la lettre soit authentique et que la conférence de Wannsee a bien
eu lieu. Que dit la lettre exactement ? Seule la solution de l'expulsion
est mentionnée. En fait, dans le premier livre d'Edwin Black, The
Transfer agreement, l'auteur déclare qu'un accord a été conclu entre
Adolf et les dirigeants sionistes, pour expulser tous les Juifs
européens en Palestine; un accord qui pour Hitler, était une
alternative pour se débarrasser de l'embargo juif sur les exportations
allemandes. Et pour ce que nous savons maintenant, cela pourrait
être la raison principale de son financement massif par les banquiers.
- 209
!
-
Il y a aussi un rapport accessible
de la Croix-Rouge sur le nombre
de morts dans les camps de
concentration, incluant Auschwitz
(53633), Buchenwald (20671),
Mauthausen (78824) et Dachau
(18451). Le total selon la CroixRouge: 282 077. Si le document
ne présente pas en effet tous les
64 camps de prisonniers
répertoriés, le chiffre officiel de
1,1 millions de Juifs tués à
Auschwitz est quand même loin
du compte de la Croix-Rouge. Il
faut noter qu'en mars 1945,
l'Allemagne avait consenti à laisser entrer des représentants de la
Croix-Rouge dans les camps, ce qui laisse supposer qu'ils avaient
moins à cacher qu'on pourrait le croire. Un autre document officiel
nazi parle de 373 468 morts dans les camps, mais ce chiffre inclut des
Slaves, des Russes, des homosexuels, des Juifs, des Hongrois, etc.
Il reste bien sûr les images d'horreur des camps de concentration.
Encore là de nombreuses analyses sèment des doutes raisonnables
sur la campagne psychologique de propagande que ces images
devaient imprimer dans la tête des gens. Les bulldozeurs (conduits
par des officiers britanniques et non pas par des SS) poussant des
dizaines de corps émaciés ne prouvent pas grand chose, puisque des
graves épidémies de dysenterie, choléra et surtout de typhus
- 210
!
-
décimaient les prisonniers des camps, toutes
ethnies confondues. C'est d'ailleurs pour cette
raison qu'ils avaient véritablement construit
des chambres à gaz, toutes petites et équipées
d'un dispositif pour la fumigation des
vêtements des prisonniers au Zyklon B, qui
tuaient les puces porteuses du typhus. Malgré
qu'ils possédaient ces efficaces machines pour
la fumigation des granules de Zyklon B, les SS
se contentaient de vider des cannettes de
granules par les fenêtres des fausses douches de la mort, sans doute
parce qu'ils préféraient la cruauté de la surprise à l'efficacité de la
machine. Mais l’évaporation de la forme granulée aurait mis des
heures et des heures à se dissiper dans l’air.
Les plus atroces images des films documentaires sur l'holocauste
nous montrent des centaines de morts, voire des milliers, mais jamais
des millions, ni même des dizaines de milliers. Soyons logiques un
peu, comment peut-on savoir qu’il s’agisse là uniquement de victimes
juives? N'est-ce pas respecter leur mémoire de ne pas oublier les
Russes, les Ukrainiens, les Polonais et les Hongrois qui sont aussi
morts dans les camps? On nous a montré et remontré les mêmes
photos et images nous montrant des corps décharnés ou en
putréfaction, mais jamais les photos où les prisonniers des camps
avaient l'air en santé et nourris convenablement, comme il y en a des
centaines.
- 211
!
-
!
Pourquoi on a empêché la population mondiale de savourer un peu
d'optimisme dans ces temps horribles? Des hommes, des femmes, des
enfants, des Juifs, heureux de retrouver la liberté. Et ce ne sont pas là
des petits camps isolés, deux de ces photos sont de Dachau, un des
«camps de la mort.» Il y en a des dizaines et des dizaines, allez les
voir sur internet.
Les Allemands utilisaient d'abord et avant tout les prisonniers pour
leur travail d'esclave dans diverses entreprises et ils devaient les
nourrir s'ils ne voulaient pas perdre cette précieuse main d'oeuvre
gratuite leur permettant de faire la guerre. D'ailleurs pourquoi
n'auraient-ils pas cessé de les nourrir, puisqu'ils voulaient
soudainement tous les éliminer? Dans 15 jours ou peut-être un mois,
la solution aurait été définitive et beaucoup moins chère. Mais l’idée
générale d’un génocide sadique et des averses de mort était beaucoup
plus pratique pour justifier la création d’Israël. Aucune insulte ne
devrait jamais empêcher qui que ce soit de dénoncer ce que Israël fait
aujourd'hui aux Palestiniens, dans leur propre pays et ce qui s'est
réellement passé dans les camps de concentration ne peut justifier le
génocide réel et réel des Palestiniens. Par ailleurs, plusieurs rabbins
et associations juives, même en Israël, dénoncent avec véhémence
- 212
!
-
cette horrible situation, car être juif ne vient pas avec la haine, le
racisme et le désir de vivre en apartheid. Le sionisme, d’autre part, est
un grand club de menteurs du monde des affaires et n’a pas que des
Juifs dans ses rangs. Tellement de Juifs sont anti-sionistes, mais on
ne nous parle jamais d’eux.
!
Quelqu'un a bien résumé le passage atroce des camps de
concentration dans notre histoire, avec la seule blague qu'il pouvait
inspirer: «Des 4 millions de Juifs sous le contrôle des Nazis pendant
la Deuxième guerre mondiale, 6 millions sont morts exécutés, et 5
millions ont survécu.»
*
Plusieurs Américains ayant participé aux procès de Nuremberg furent
rapidement désabusés par l'ensemble de l'entreprise. L'un des
principaux à parler ouvertement fut Charles F. Wennerstrum, un juge
de la Cour suprême de l'Iowa, transposé au procès des Généraux
- 213
!
-
allemands à Nuremberg. L'historien Mark Weber de l'Institute for
historical review a rapporté les nombreuses critiques de
Wennerstrum, qui dénonçait la forte participation juive dans le
processus de Nuremberg et la manipulation systématique des
preuves.
Le fait que des erreurs ont été commises n’est pas
surprenant. Cela aurait été surprenant si des erreurs
n'avaient pas été commises. Mais refuser de tirer profit
de telles erreurs serait inexcusable. (...) Si j'avais su il y a
sept mois ce que je sais aujourd'hui, je ne serais jamais
venu ici. Toute l'atmosphère ici est malsaine. Des
avocats, des greffiers, des interprètes et des chercheurs,
qui sont devenus citoyens américains tout récemment,
qui ont intégré leurs haines et préjugés européens. (...)
La plupart des éléments de preuve dans les procès
étaient des films documentaires, sélectionnés parmi un
grand nombre d'enregistrements. Cette sélection a été
faite par l'accusation. La défense n'a eu accès qu'aux
documents que lorsque l'accusation jugeait pertinent de
le faire.
Wennerstrum a quitté Nuremberg avec le sentiment profond qu'il n'y
avait pas eu de justice du tout. La critique la plus courageuse est peutêtre venue du sénateur Robert Taft, considéré à l'époque comme la
conscience du parti républicain. Avec un certain risque pour sa
remarquable carrière politique, il a blâmé l'initiative de Nuremberg
dans son ensemble dans un discours d'octobre 1946.
- 214
!
-
Le procès des vaincus par les vainqueurs ne peut être
impartial, peu importe la façon dont il est couvert par les
formes de justice. À propos de tout ce jugement, il y a
l'esprit de vengeance, et la vengeance est rarement la
justice. La pendaison des onze hommes reconnus
coupables sera une tache sur les Américains que nous
regretterons longtemps.
*
Après la guerre, on a a lancé des directives claires qui visaient
l'arrestation de criminels de guerre en se référant aux «Nazis» et aux
«sympathisants nazis», et non aux «Allemands». La liste incluait les
sociétés et autres organismes dans lesquels le gouvernement avait un
intérêt financier majeur comme l'industrie, le commerce,
l'agriculture, les finances, l'éducation, le judiciaire, la presse, les
maisons d'édition et autres agences diffusant soit des nouvelles, soit
de la propagande, soit l'une déguisée dans l'autre.
Les principaux industriels et financiers américains étaient aussi visés
par ces catégories. Henry Ford et Edsel Ford avaient respectivement
contribué à Hitler et ont profité de la production allemande en temps
de guerre. Standard Oil of New Jersey, General Electric, General
Motors, IBM et I.T.T. ont certainement apporté des contributions
financières ou techniques, constituant une preuve de participation à
la réalisation d'entreprises nazies. Il y avait des éléments de preuve
qui suggéraient la coopération de Ford Motor Company, I.T.T.,
Standard Oil of New Jersey, Chase Bank et Morgan Bank avec la
Wehrmacht, et American IG Farben, Rockefeller et même Ivy Lee
- 215
!
-
pour sa propagande, le renseignement et l'espionnage. Cependant, ces
mêmes entreprises et financiers ont bénéficié de suffisamment de
soutien politique pour faire disparaitre toute forme de menace
d'investigation. Le conseil d'administration d'IG Farben Amérique
avait trois administrateurs de la Federal Reserve Bank de New York,
des interverrouillages avec Standard Oil of New Jersey, la Ford
Motor Company, la Bank of Manhattan (plus tard Chase Manhattan)
et A.E.G. (General Electric Allemagne). Trois membres du conseil
d'administration d'IG Farben Amérique ont été reconnus coupables
lors des procès contre les crimes de guerre de Nuremberg: Max
Ilgner, F. Ter Meer et Hermann Schmitz, tous des citoyens allemands.
Par contre, les membres américains du même conseil
d'administration Edsel Ford, C.E. Mitchell, Walter Teagle et Paul
Warburg n'ont pas été appelés à Nuremberg et n'ont même pas été
interrogés sur leur connaissance du financement d'Hitler depuis
1933. Si le but des procès avait été de détourner l'attention de la
participation des États-Unis à l'ascension d'Hitler au pouvoir, il
atteint son objectif, de conclure Antony Sutton. Ce gang de
conspirateurs avait beaucoup de chance que FD Roosevelt soit décédé
quelques mois seulement avant la fin de la guerre.
Le quotidien français Le Libération a raconté l'histoire d'Elsa
Iwanowa, une Belge d'origine russe, qui a lancé en 1998 une poursuite
civile au New Jersey, pour obliger Ford à payer des réparations pour
du travail d'esclave qu'elle avait dû faire chez Ford Werke à l'usine de
Cologne. Iwanowa représentait en somme un recours collectif et
sommait Ford de dédommager les milliers de travailleurs forcés sous
les Nazis, en violation de l'Article 52 de la Convention de La Haye et
- 216
!
-
de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Elle était
représentée par Me Melvyn Weiss, un avocat new-yorkais des plus
redoutés par les dirigeants des grandes sociétés américaines. L'action
en justice mit Ford Motors, une icône de l'Amérique, au banc des
accusés, aux côtés des banques suisses et des grands noms de
l'industrie allemande. Pour sa défense, Ford a mobilisé des dizaines
d'historiens et de chercheurs pour le disculper, mais la Cour le
reconnut coupable et après plusieurs négociations, le montant total
payé aux travailleurs forcés tourne aujourd'hui autour de 5 milliards
de dollars. Qu'avait déclaré Henry Ford lors de sa réception de la
Croix de l'Aigle allemande en 1938?
« Mon acceptation d'une médaille du peuple allemand ne
semble pas, comme certains le pensent, impliquer toute
sympathie de ma part avec le nazisme. Ceux qui me
connaissent depuis de nombreuses années se rendent
compte que tout ce qui engendre la haine me répugne. »
*
Un excellent article de l'Institute of Historical Review, rappelle qu'un
élément clé de la preuve de l'Holocauste reste la fameuse confession
de l'ancien commandant d'Auschwitz, Rudolf Höss. Dans une
déclaration sous serment le 15 avril 1946 à Nuremberg, il a déclaré
qu'entre mai 1940 et décembre 1943, alors qu'il commandait le camp:
Au moins deux millions et demi de victimes ont été
exécutées et exterminées là-bas, gazées puis brulées, et
au moins un demi-million de personnes ont succombé à
la famine et à la maladie, totalisant le décès d'environ
- 217
!
-
trois millions de prisonniers pendant cette période. Ce
chiffre représente environ 70% ou 80% de toutes les
personnes envoyées à Auschwitz en tant que prisonniers,
le reste ayant été sélectionné et utilisé comme esclave
dans les industries des camps de concentration.
Les chiffres avancés par Höss
étaient le double des totaux les
plus alarmistes. Les
explications techniques de Höss
ne faisaient aucun sens du point
de vue scientifique, que ce soit
sur la méthode des granules de
Zyklon B répandues par des
ouvertures dans les soi-disant chambres à gaz communes qui auraient
pris des heures à se répandre dans l'air. Il parle aussi des procédures
de déplacements des corps sans aucune ventilation, ce qui est
parfaitement absurde dans le cas d'un gaz aussi toxique que le
cyanure. Plusieurs en sont même venus à penser que les explications
boiteuses d'Höss visaient à discréditer son propre
témoignage,
obtenu sous la torture. Car voyez-vous, quelques années après la
guerre, un sergent britannique du renseignement militaire, Bernard
Clarke, a décrit comment, avec cinq autres soldats britanniques, il
avait torturé l'ancien commandant pour obtenir sa «confession».
Höss lui-même a expliqué en privé son épreuve, dans ces mots:
« Certes, j'ai signé une déclaration que j'ai tué deux
millions et demi de Juifs. Je pourrais tout aussi bien dire
- 218
!
-
que c'était cinq millions de Juifs. Il existe certaines
méthodes par lesquelles toute confession peut être
obtenue, qu'elle soit vraie ou non. »
Cette confession est encore aujourd'hui citée comme le plus solide
témoignage historique de l'Holocauste. Elle a profondément
impressionné les millions de personnes à travers le monde qui
suivaient avec enthousiasme les procédures de Nuremberg via la
radio et les journaux. Mais les autres accusés du tribunal de
Nuremberg, même s'ils savaient pertinemment qu'ils seraient
exécutés, ont tour-à-tour déclaré qu’ils n’avaient jamais entendu
parler d'aucun programme d'extermination pendant la guerre.
Et puis il y a le cas
d'Albert Speer,
l'ancien Ministre de
l'Armement, qui,
contrairement aux
autres leaders nazis,
choisit de ne pas nier
le
génocide
commandé par la
Solution Finale à Nuremberg, et avait plutôt opté pour réduire son
implication dans le programme. Il ne fut pas condamné à mort, mais
purgea une peine de vingt ans dans la prison de Spandau. Le «Nazi
repentant» a été réhabilité par les médias et publia plus tard aux
États-Unis «Inside the Third Reich», qui fut un bestseller très
rentable en Europe et en Amérique. Toutefois, jusqu'à sa mort en
- 219
!
-
1981, Speer insista fermement sur le fait qu'il n'avait jamais entendu
parler d'aucun programme d'extermination ou de gazage pendant la
guerre. En tant que Ministre de l'Armement du Reich, Speer était
responsable de la mobilisation de toutes les ressources disponibles, y
compris des travailleurs juifs, un besoin essentiel du Reich. Que des
millions de Juifs auraient pu être transportés à travers l'Europe et
gazés dans un centre industriel de guerre aussi important
qu'Auschwitz, ou même ailleurs, sans que Speer ne le sache, défiait
pour lui toute logique.
Au cours des décennies écoulées depuis Nuremberg, de nombreuses
personnes ont subit des procès en Allemagne et dans d'autres pays
pour leur présumée participation à l'extermination des Juifs. Les
accusés n'ont à peu près jamais défié l'histoire de l'Holocauste, en
choisissant plutôt d'essayer de réduire leur participation dans
l'opération de la Solution Finale dont ils admettent généralement
l'existence. Il s'agit de la même stratégie de défense qui avait sauvé la
vie de Speer à Nuremberg: accepter l'histoire de l'extermination, mais
nier toute implication personnelle. Refuser de reconnaitre
l'Holocauste dans les procès de Nuremberg fut le suicide judiciaire
des autres accusés, qui furent tous pendus, sauf Goering qui choisit le
moment de sa mort dans sa cellule. Réfuter l'histoire officielle de ceux
qui avaient gagné la guerre était le crime ultime, mais Speer avait
accepté l'histoire et fut envoyé au cachot.
*
Peu avant la libération des camps de concentration, les avions alliés
bombardaient les camps de tracts disant que dans leurs camps, les
- 220
!
-
gardes gazaient les Juifs, répandant la terrible rumeur parmi les
prisonniers. Plusieurs témoignages décrivant l'Holocauste sont très
touchants, mais il y a aussi nombres de témoignages des survivants
parlant d'une vie bien différente dans les camps, avec des coupons
obtenus par le travail, une salle de cinéma, une cantine avec des repas
frugaux mais quotidiens, des concerts musicaux et des ligues de
football, qu'on peut tous voir sur internet, où on peut même consulter
les classements des équipes de football et voir des extraits des matchs.
La réalité pourrait être banale auprès de
l'histoire de l'Holocauste: les autorités
des camps ont dû prendre plusieurs
mesures sanitaires à partir de 1943, parce
qu'ils perdaient des milliers de
travailleurs forcés en raison des graves
épidémies de typhus qui tuaient les esclaves à une vitesse alarmante.
Anne Frank, l'enfant chérie littéraire était à Auschwitz, mais a due
être évacuée pour aller se faire soigner dans un hôpital d'Allemagne,
où elle est morte du typhus. Il avait même fallu construire des vraies
chambres à gaz, équipés de vrais dispositifs mécaniques de
fumigation du Zyklon B, pour tuer les puces dans les vêtements et les
matelas.
Quoiqu'il en soit, Nuremberg fut une démonstration évidente de
manipulation de preuves pour essayer d'exacerber la réalité à des fins
politiques, soit l'Holocauste pour la justification de la création
d'Israël. Comme Pearl Harbor permit l'entrée en guerre des USA et
comme beaucoup plus tard, l'opération du 11 septembre 2001
- 221
!
-
justifierait l'espionnage de tous les citoyens américains et la guerre au
terrorisme où bon leur semble. Les procès de Nuremberg auraient dû
ajouter les puces sur le banc des accusés de l'Holocauste, puisque le
typhus tuait 400 prisonniers par jour aux camps de Dachau et
Bergsen-Belsen lors de leurs libérations, et que ces malheureux
européens de toutes les ethnies deviendraient les acteurs innocents
des films de propagande occidentale pour les décennies à venir.
Je ne sais pas combien de Juifs sont morts dans les camps, ni
combien d'innocents furent fusillés par les SS parce que nous n'y
étions pas et on doit se fier à tout ce qu'on peut lire sur la question. Le
problème pour que je ne remette plus en doute l'Holocauste, est qu'à
force de découvrir les innombrables preuves de manipulation des
médias de tous les évènements de l'histoire, démontrant comment le
New York Times, le Washington Post et les réseaux corporatifs de
télévision mentent constamment pour cacher la vérité et en recréer
une nouvelle, j'en viens à me demander pourquoi est-ce que
l'Holocauste serait différent? Dans tellement d'autres cas, les fausses
nouvelles d'hier sont devenues l'histoire d'aujourd'hui. Pourquoi
personne ne veut-il ouvrir une enquête indépendante sur
l’Holocauste?, à l’instar des attentats du 11 septembre 2001 à New
York et du Pentagone, dont tous ceux qui ont étudié la question de
près savent pertinemment qu’il s’agissait d’une véritable conspiration
des organismes gouvernementaux américains au-delà de tout doute
raisonnable. La critique et la remise en question ne sont-elles pas
deux des piliers les plus importants de la science? Ce dont je suis
convaincu, c’est que ceux qui ont rédigé l’histoire ont exagéré ce qui
s’est réellement passé pour que les banquiers juifs, apatrides,
- 222
!
-
puissent enfin avoir leur pays, Israël.
Laissons le dernier mot à William Carr, de Money Power, pour
revenir aux sources et ouvrir une perspective des objectifs initiaux de
la création de guerres mondiales...
Quelqu'un qui réfléchit peut-il nier que le complot tel que
révisé par Weishaupt dans les dernières années 1700 et
les plans élaborés par Pike dans les dernières années
1800 n’ont pas muri exactement comme prévu? Les
empires de la Russie et de l'Allemagne ont été détruits.
Ceux de Grande-Bretagne et de France réduits à des
puissances de troisième classe. Les têtes couronnées sont
tombées comme des fruits trop mûrs. La population
mondiale a été divisée par deux en camps opposés à la
suite de la propagande des Illuminati. Au cours des deux
guerres mondiales, des dizaines de millions de chrétiens
se sont entretués pour se tuer efficacement, sans
qu'aucune personne engagée ne présente la moindre
animosité personnelle envers l'autre. Deux des grandes
révolutions, celles de la Russie et de la Chine, sont des
faits accomplis. Le communisme a été construit jusqu'à
ce qu'il soit égal en force à l'ensemble de la chrétienté.
Les intrigues actuelles à l'Est et au Moyen-Orient
fomentent la Troisième Guerre Mondiale. Après cela, à
moins que le poids de l’opinion publique ne mette fin à la
situation, c’est le cataclysme social final; alors l'esclavage
physique, mental et spirituel absolu suivra.
- 223
!
-
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!
-
Pour la population blessée et à bout de souffle qui l’a connue, la
Deuxième guerre restera à jamais le moment où l'humanité est allée
jusqu'au bout de sa folie. Recommencer était impensable. Selon le
plan ancien des banques, Staline et Roosevelt venaient de diviser le
monde entre capitalisme et communisme lors de la Conférence de
Yalta pour faire entrer la planète entière dans la Guerre Froide,
créant ainsi des zones de tension telles que la Corée et le Vietnam, où
les guerres pourraient être menées sans objectif réel, sauf pour le gain
capital au profit des banquiers et des industriels militaires, qui étaient
essentiellement sous le même contrôle monétaire des deux côtés du
rideau de fer. Le cas de la guerre de Corée est aussi triste et
épouvantable qu’aberrant: après deux années de bombardements et 3
millions de morts coréens plus tard, la ligne de séparation des Corées
fut remise à son emplacement initial au 48ème parallèle. Cette fois-ci,
l'ONU au complet avait mené l'agression sur la Corée du Nord sous le
commandement du général MacArthur. Ce dernier avait repoussé les
Coréens du Nord jusqu'à la frontière chinoise et il ne lui restait qu'à
faire sauter les ponts sur la rivière Yalou pour briser tout espoir de
renforcement de la Chine, lorsqu'il reçut un appel du général
Marshall, membre du CFR (Conseil des relations étrangères, la
tristement célèbre société privée de banquiers et d’industriels, tête de
pont américaine du Nouvel Ordre Mondial) qui lui ordonna de laisser
les ponts intacts. L'armée chinoise les traversa, MacArthur a
démissionné, les communistes ont repoussé l'ONU jusqu’au centre du
pays et ils ont fait match nul.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'OTAN (Organisation du Traité
de l'Atlantique Nord) fut créée pour lutter contre la terrible menace
- 225
!
-
rouge et ses armées sèmeraient de multiples guerres géopolitiques sur
toute la planète. Bien que personne ne sache qui commande
réellement l'OTAN, ni ne remet en question ce fait, ses attaques sont
curieusement toujours en phase avec l'élite économique qui veut
contrôler les ressources et l'économie des pays sans défense. Lisons
quelques sages paroles du Major-Général Smedley Butler en 1935,
militaire de carrière impliqué dans plusieurs conflits, témoignant de
l'opinion générale que partagent les soldats américains après leur
démobilisation :
Les navires de notre marine devraient être
spécifiquement gardés, par la loi, à moins de 200 miles
de notre littoral. Si cela avait été la loi en 1898, le Maine
n'aurait jamais explosé au Port de la Havane. Il n'y aurait
eu aucune guerre avec l'Espagne avec ses nombreuses
pertes de vie. Deux cents miles sont suffisants, de l'avis
des experts, à des fins défensives. Notre nation ne pourra
pas commencer une guerre offensive si ses navires ne
peuvent pas aller plus loin que 200 miles du littoral. Les
avions peuvent être autorisés à aller jusqu'à 500 milles
de la côte, à des fins de reconnaissance. Et l'armée ne
devrait jamais quitter le territoire de notre nation. Trois
étapes doivent être prises pour briser les affaires
frauduleuses de la guerre:
1. Personne ne doit tirer de profit financier de la guerre.
2. Nous devons laisser le soin à tous les jeunes de la
terre, qui porteraient les armes, de décider si oui ou non
- 226
!
-
il devrait y avoir une guerre.
3. Nous devons limiter nos forces militaires à des fins
défensives, à la maison.
Soit à peu près l’inverse de ce que fait l’OTAN. Peu après, Oncle Sam
créa la CIA. Beaucoup plus tard, un ex-officier supérieur de la CIA,
Kevin Shipp, deviendrait un lanceur d'alerte et organiserait des
conférences dans lesquelles il révèlerait que l'agence ne répond pas
du tout au gouvernement ou au président américain, mais prend
plutôt ses ordres directement du CFR. Et au lieu de devenir
l'incarnation de la folie collective assaillie par un tourbillon
d'idéologies fabriquées sur papier, les ex-nazis sont devenus des
employés de la CIA par le biais de l'opération Paper Clip, et les
anciens officiers du 3ème Reich sont devenus une référence dans le
manuel sur l'organisation des armées par procuration et des contregangs. Soient des groupes rebelles existants dans les nations et
opposés aux gouvernements qui ne se conforment pas aux objectifs
du Nouvel Ordre Mondial, que l'agence utilisa à maintes reprises pour
ses opérations au profit de sociétés mondialistes privées qui obligent
les autorités de différents pays à une soumission économique et
politique. Pour le profit usurier, et réaliser le point suivant sur
l'agenda géopolitique conçu pour atteindre l'objectif ultime d'un
gouvernement unique pour une planète. Chaque président renversé et
chaque changement de régime est une étape vers cet objectif suprême
et absolument rien n'a changé depuis la fin de la deuxième guerre
mondiale, au moment de la mise en place de l'Empire Américain. Les
principes de base de cet empire, la seconde phase de l’Ordre Mondial,
- 227
!
-
sont les mêmes que pour la première phase qui correspondait aux
régimes coloniaux britanniques et européens impériaux, tels que
décrits par E.C. Knuth:
Les raisons pour lesquelles il (l'Empire britannique) fut
conçu et pour lesquelles nous avons dépensé d'immenses
fleuves de sueur, de sang et de larmes dans le processus
de construction par l'épée, ont été exposées dans ces
mots par Benjamin Disraeli: «Gagner et conserver des
territoires qui possèdent les plus grandes quantités de
matières premières de base. Établir des bases navales
dans le monde entier pour contrôler les voies maritimes
et commerciales. Bloquer et affamer par soumission tout
pays ou groupe de pays qui s’oppose à ce programme de
contrôle de l’empire.
En 1954, eut lieu en Hollande la toute première réunion du groupe
Bilderberg réunissant entre autres l'ex nazi Prince Bernhardt de
Hollande et David Rockefeller, l'héritier billionnaire de la Standard
Oil, devenue Exxon. Ce rendez-vous quadriennal à ses débuts réunit
périodiquement les banquiers, industriels, personnages politiques et
médiatiques qui détermineront l'agenda géopolitique pour quatre
ans. Leurs décisions seront alors retransmises au Conseil des
relations étrangères et à la Commission Trilatérale fondée en 1973,
qui s'occuperont de les imposer au gouvernement et aux médias. Ces
trois sociétés privées sont le véritable gouvernement planétaire. La
première réunion de 1954 créa le plan de l'Union Européenne, soit
une deuxième étape officielle d'un gouvernement globaliste à l'abri de
- 228
!
-
toute forme de démocratie après les Nations-Unies. Depuis sa
création en 1945, l'ONU a toujours été un échec lamentable sur toutes
ses décisions, comités d'étude, idéaux de justice internationale,
respect des droits de l'homme et surtout ses décisions du Conseil de
Sécurité, parce que sa mission doit accepter certains membres de la
communauté internationale qui sont indépendants économiquement
ou politiquement des États-Unis, le bras armé des banquiers pour
forcer tous les pays à rentrer dans le rang. Pour contrôler un pays
récalcitrant, les USA doivent donc renverser chaque gouvernement
démocratique ou populaire et le remplacer par un dictateur
complaisant au nom de la démocratie, permettant d'imposer les
politiques d'un pays de l'extérieur, pavant la voie des multinationales
pour piller les ressources naturelles et enfin, permettre de fonder ou
contrôler une banque centrale privée chargée de saigner à blanc la
population du pays et d'en manipuler l'économie. Aujourd'hui, il ne
reste plus beaucoup de pays résistants au Club des globalistes. La
Libye fut matée en 2011 après l'assassinat de Kadhafi et l'Ukraine
après le renversement de Ianoukovitch par l'OTAN. Les cas de la
Syrie, du Venezuela et de la Corée du Nord sont en cours. Cuba est
surement sur la liste. Reste surtout deux immenses obstacles sur
lesquels les globalistes ne peuvent que se casser les dents: la Russie et
la Chine. Bien qu’ils soient pourvus de gouvernements forts, ces deux
pays ne sont pas dépourvus d’oligarques et fonctionnaires travaillant
encore pour le Nouvel Ordre Mondial, particulièrement autour de
leurs banques centrales et dans les hautes sphères de leur économie,
mais la puissance réelle de leurs leaders leur permet de se battre avec
efficacité contre le NOM. Reste que le nettoyage interne de leurs états
- 229
!
-
profonds -deep state- sont en cours et bien avancés.
Dans ses magnifiques conférences, l’ancien officier Kevin Shipp a
également révélé que chaque agence américaine d’espionnage et de
renseignement est placée sous les ordres de la CIA, qui ne relève pas
du gouvernement mais répond directement aux véritables
incarnations mondialistes du roman «1984», écrit par George Orwell.
Maitres de la surveillance citoyenne, des campagnes de vaccination,
des ensemencements d'OGM, des histoires sur le réchauffement
climatique, des fausses informations et des coups d'État... Les
complots des temps modernes ne sont pas des théories, mais plutôt la
principale raison d'exister de la CIA. Ils ont parfois recours à l'armée
américaine et à l'OTAN pour des opérations militaires de plus grande
envergure, mais les renversements politiques sont principalement des
opérations internes consistant à financer et à armer des groupes
séditieux et rebelles dans des pays ciblés, toutefois avec une ampleur
inférieure à celle des Nazis en Allemagne. Aussitôt que le membre de
la première heure du CFR en 1926, Allen Dulles, prit la direction de la
CIA en 1954, un chapelet d'opérations insensées fut égrainé sans
interruption ni ralentissement jusqu'à ce jour, malgré les
changements intervenus dans la gestion de la principale agence de
conspiration américaine. Voici la liste partielle des principales
nations renversées, pour les pousser de force dans leur coopérative du
Nouvel Ordre Mondial.
Iran - 1953
Guatemala - 1954
Guinée Britannique - 1953-64
Irak - 1963
Cambodge - 1955/70
- 230
!
-
Laos - 1958/1960
Équateur - 1960/63
Congo - 1960
Brésil - 1962-64
République Dominicaine - 1963
Bolivie - 1964
Indonésie - 1965
Ghana - 1966
Chili - 1964-73
Grèce - 1967
Bolivie - 1971
Australie - 1973/75
Portugal - 1974/76
Jamaïque - 1976/80
Tchad - 1981/82
Grenade - 1983
Fiji - 1987
Nicaragua - 1981-90
Panama - 1989
Bulgarie - 1990
Albanie - 1991
Afghanistan - 1980, 1988 et 2002
Yougoslavie - 1999/2000
Équateur - 2000
Venezuela - 2002
Irak - 2003
Haïti - 2004
Libye - 2011
Ukraine - 2014
Certains cas sont redondants, parce que les populations de ces pays
continuent de résister périodiquement à l'envahisseur américain dans
leurs affaires, comme l'Équateur, présentement indépendant, la
Bolivie qui vient de se libérer de sa banque centrale et du FMI, le
Venezuela et le Brésil où les populations en ont marre de leurs
gouvernements pro-américains et le peuple syrien qui résiste encore
aujourd'hui aux dizaines de groupes terroristes qu'on leur envoie à la
- 231
!
-
gueule depuis 2011. L’histoire de l’Iran est un cas typique de cette
lutte: fermement nationaliste sous la présidence de Mossadegh qui a
chassé les exploiteurs de pétrole du monde occidental, il a été évincé
en 1954 et remplacé par un véritable roi fantoche nommé le Shah
pendant 25 ans, lui-même renversé en 1979 par le régime nationaliste
de l'Ayatollah, ramenant l'Iran à une certaine indépendance,
cependant favorable à travailler avec les banques internationales, tant
qu’elles ne s’ingèrent pas dans leurs affaires internes. Mais la lutte de
ces peuples devrait donner des frissons d'admiration à tous, parce que
leur détermination ne connait aucun écho dans les pays occidentaux
comme le nôtre, soumis, serviles et obéissants à la police du New
World Order.
En cours de route,
plusieurs groupes
modelés sur les
Nazis furent
o r g a n i s é s ,
financés et armés
par les États-Unis
et ou l’OTAN. Par
exemple, les
Contras du Nicaragua, dont les commandants avaient été dressés et
nourris à la main à la School of the Americas dans l'état américain de
la Géorgie, près d'Atlanta. Dans cette école paramilitaire, des
assassins sans conscience ni intelligence étaient formés par la CIA,
puis retournés dans différents pays d'Amérique Centrale pour
déstabiliser les gouvernements peu complaisants de Panama, du
- 232
!
-
Salvador et surtout du Nicaragua, où les élèves de l'école ont organisé
les Contras, sous la supervision de l'agence américaine.
Plutôt que de quémander le financement aux usines militaires,
monopoles américains et aux banques comme dans le cas des Nazis,
la CIA avait monté une opération de financement particulièrement
ciselée: elle vendait des armes illégalement à l'Iran, se servait des
fonds pour acheter des armes aux Contras, qui payaient en cocaïne,
que les avions de la CIA ramenait aux États-Unis par le biais d'un seul
aéroport local dans la ville de Mena en Arkansas, où Bill Clinton était
alors gouverneur. Ce triangle de financement et d'armement était
autosuffisant, mais malheureusement pour ses fonctionnaires
administrateurs, il fut mis à jour par quelques enquêtes
journalistiques, particulièrement
celles de Gary Webb, qui serait
plus tard assassiné. Le témoin
vedette de l'enquête fut sans
contredit Oliver North, un officier
militaire qui se donnait des airs de
héros, mais qui n'était pas bien
mieux qu'un petit revendeur de
drogue de quartier. Ses carnets
personnels rédigés à la main furent accessibles après un procès en
Cour pour activer la loi sur l'accès à l'information en 1989, et
démontrent toute la noblesse des activités de ce héros autoproclamé.
Dans une déclaration du 12 juillet 1985, North nota un appel du
général à la retraite Richard Secord dans lequel il était question d'un
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!
-
entrepôt d'armes hondurien duquel les Contras envisageaient
d'acheter des armes. (Les Contras ont finalement acheté les armes, en
utilisant de l'argent que l'administration Reagan avait secrètement
collecté en Arabie Saoudite.) Selon le cahier, Secord aurait dit à North
que «14 millions de dollars pour financer [les armes dans l'entrepôt]
provenaient de la drogue.»
Oliver North, qui a rencontré le
représentant de Noriega, a décrit une
réunion dans un message
électronique adressé au conseiller en
sécurité nationale de Reagan, John
Poindexter. «Vous vous souviendrez
qu'au fil des ans, Manuel Noriega au Panama et moi-même avons
développé une assez bonne relation», écrit North. Si les autorités
américaines peuvent l’aider à nettoyer son image et à lever
l’interdiction des ventes d’armes à la force de défense panaméenne,
Noriega s’occupera pour nous de la direction sandiniste. North
raconte à Poindexter que Noriega pouvait aider au sabotage contre les
sandinistes et suggère de verser à Noriega un million de dollars provenant de Project Democracy, soit de la vente d’armes
américaines à l’Iran - pour l’aide du dirigeant panaméen à la
destruction des installations économiques du Nicaragua.
Croyez-vous que ces opérations avaient quelque chose à voir avec le
fait qu'un ancien directeur de la CIA, George Bush, soit viceprésident, alors que le président qu’on avait essayé d’assassiner en
1980 ne se souvenait de rien en tant que témoin? Le Père Miguel
- 234
!
-
D'Escoto a livré une vibrante homélie lors de la mort de Ronald
Reagan, le président américain de l'époque :
Reagan était un hors-la-loi international. Il est venu à la
présidence des États-Unis peu de temps après Somoza,
un dictateur que les États-Unis ont imposé sur le
Nicaragua pendant pratiquement un demi-siècle. Il fut
démis par des nationalistes nicaraguayens sous la
direction du Front de libération sandiniste. Pour Reagan,
le Nicaragua devait être reconquis. Il a reproché à Carter
d'avoir perdu le Nicaragua, comme si le Nicaragua
appartenait à quelqu'un d'autre que le peuple
nicaraguayen. Ce fut alors le début de cette guerre que
Reagan a inventée, montée, financée et dirigée, par le
biais des Contras et à propos de laquelle il a
continuellement menti à son peuple. Les Américains sont
les gens les plus ignorants à travers le monde sur ce que
font les États-Unis à l'étranger. S'ils savaient, ils se
rebelleraient. Et nous avons trainés les États-Unis de
Reagan, son gouvernement devant les tribunaux de la
Cour mondiale. J'étais ministre des Affaires étrangères à
ce moment là, au Nicaragua et le gouvernement des
États-Unis a reçu la condamnation la plus sévère de
l'histoire de la justice mondiale. Le tribunal mondial a
condamné les États-Unis à payer de de 20 à 30 millions
de dollars au Nicaragua, mais ils n'ont toujours pas tenu
compte de la peine.
- 235
!
-
Même si les Contras n'ont jamais atteint le statut monstrueux des
nazis en tant que force mandataire, ils ont tout de même envoyé
50000 Nicaraguayens innocents sous terre au milieu des années 80,
et certains des massacres les plus ignobles commis par des diplômes
de la School of the Americas resteront à jamais imprégnés dans la
mémoire collective des peuples d'Amérique centrale, marqués à vie
par cette autre effusion de sang inutile. Grâce au travail journalistique
de Gary Webb, un rapport fut publié en 1998 et le trafic massif de
drogue par la CIA pour financer ses groupes terroristes tels que les
Contras fut révélé dans toute sa profonde criminalité. Le journaliste
s'est ensuite suicidé de deux balles dans la tête, selon le FBI, l’aile
chargée de couvrir les crimes de la CIA grâce à des enquêtes bidons.
Les gigantesques profits de la drogue ont ce merveilleux avantage de
n'apparaître dans aucun registre gouvernemental et peuvent donc
être dépensés pour costumer les mercenaires en terroristes, ou ce que
l'Amérique aime appeler ses «Freedom Fighters.»
*
Deuxième cas-type des opérations du New World Order entre la
Seconde guerre mondiale et la guerre de Syrie, alors qu’un autre
monstre de Frankenstein des USA fit trembler tout un pays à l'autre
bout de la planète à partir des années '70. Un diagnostic rapide
montre encore les mêmes symptômes du syndrome des Nazis,
puisque l'objectif principal de leur financement était de démolir un
pays voisin, mais plutôt que de récolter l’or sur le chemin, cette fois
on ramassait les champs de pavot, sources horticoles de l’héroïne, une
des poudres servant au financement des opérations illicites de la CIA.
- 236
!
-
Et comme quelques autres créatures de la CIA du passé, comme celles
au Congo ou en Indonésie, les Khmers Rouges sous l'autorité de Pol
Pot au Cambodge en ont profité pour appliquer un grandiose
génocide tuant de 1,5 à 2 millions de leurs compatriotes qu'ils
trouvaient trop éduqués selon leurs standards de médiocrité
intellectuelle privilégiés.
D'abord, sous le régime colonial français, le Cambodge était une
partie du territoire de l'Indochine, qui s'est disloqué en plusieurs pays
après l'indépendance dont le Viêt-Nam, la Thaïlande et le Laos.
Pendant la guerre du Viêt-Nam, le Cambodge sous le règne du roi
Sihanouk voulait rester neutre et garder la population hors du sentier
de la guerre. Cependant, des opérations américaines secrètes et
illégales furent en cours pendant toutes les années '60, par le biais de
forces spéciales dont la tâche principale était de tisser un tapis de
mines anti personnelles jusqu'à 30 kilomètres de la frontière avec le
Viêt-Nam, pour fermer cette porte de sortie pour les communistes.
Avec l'aide des Khmers Rouges et de la Chine, le Cambodge s'est
même retrouvé avec 10 millions de mines sur son territoire au fil de la
guerre et il en reste encore aujourd'hui, malgré les vastes opérations
de déminage qui se poursuivent, réduisant considérablement le
nombre de décès et blessures que ces engins font à la population sans
aucun objectif militaire quel qu'il soit. Plusieurs des dernières
victimes de ces mines n'étaient même pas nées à l'époque où on les
enfouissait dans le sol.
Le Secrétaire d'État américain Henry Kissinger jugeait qu'il fallait
couper la route d'Ho-Chi-Minh jusqu'à l'intérieur du Cambodge et les
- 237
!
-
bombardements massifs ont commencé en 1969, tuant jusqu'à
150000 Cambodgiens entre 1969 et 1973. Simple prétexte, ou le
démarrage d'un plan calculé de déstabilisation ? Toujours est-il que
ces actions étaient illégales puisque le Cambodge n'avait rien à voir
avec la guerre du Viêt-Nam. Le gouvernement américain niait ses
raids meurtriers devant les médias, pendant que leurs B-52
bombardaient le pays comme des sauvages, entremêlant aux bombes
traditionnelles des largages de napalm et d'agent Orange, dont les
effets se font toujours ressentir trois générations plus tard à travers le
cancer et les malformations congénitales. Les B-52 ont quadrillée la
région et certains de ces bombardements n'étaient que du délestage
des avions au retour de leurs missions sur les Viêt-Congs, qui
lâchaient leurs bombes excédentaires sur le Cambodge pour
économiser du carburant sur le voyage de retour en Thaïlande. Au
moins, ils avaient une bonne raison: c'est important d'économiser le
carburant.
Les États-Unis ont délibérément amené la population cambodgienne
au bord de la famine, en détruisant ses terres agricoles et poussant les
paysans loin de leurs champs. En 1971, il n'y a pas eu de récolte de riz.
La terreur causée par les bombardements a entrainé l'exode des
agriculteurs ruraux vers les villes, où ils n'avaient d'autre choix que de
prier pour avoir de la nourriture, un abri et un changement politique.
En 1970, le roi Sihanouk fut renversé par le général Lon Nol, avec le
soutien tacite de Washington et l'assistance probable de la CIA.
Washington a reconnu le nouveau régime en quelques heures. Le
- 238
!
-
renversement de Sihanouk,
exilé en Chine, a rendu la
guerre civile inévitable.
Pendant son bref passage au
pouvoir, le Général Nol a
continué d'entrainer la
Cambodge plus profondément
vers la famine et la déroute économique et il ne fut une solution pour
personne, des deux côtés de la clôture.
En 1973, les USA ont largué davantage de bombes sur le centre du
Cambodge que sur le Japon pendant toute la Seconde Guerre
mondiale. Un feu d'artifice de 7 milliards de dollars. Certains dossiers
prouvent que la CIA mesurait parfaitement les conséquences
politiques de ces bombardements faisant parti d'une politique déjà
calculée. Comme le dit le Chef des opérations le 2 mai 1973:
Les dégâts causés par les raids des B-52 sont au centre de
la propagande des Khmers Rouges. Cette stratégie a
permis de recruter un grand nombre de jeunes et a été
efficace auprès des réfugiés fuyant les campagnes.
En fait, Pol Pot n’aurait jamais réussi à prendre le pouvoir si le
président Richard Nixon et son conseiller Henry Kissinger n’avaient
déclenché cette offensive au Cambodge, alors pays neutre. Ils ont créé
de toutes pièces le contexte pour la prise politique des Khmers
Rouges, ouvertement nationalistes et anti vietnamiens. S’il peut
sembler paradoxal que la police mondiale de la démocratie anti
communiste favorise l'ascension d'un dictateur communiste, il faut se
- 239
!
-
rappeler que les USA n'en sont pas à une aberration près. L'idée selon
laquelle les États-Unis font la promotion de la démocratie en
remplaçant des dictateurs n'existe que dans les médias et s'oppose à
la réalité sur le terrain, qui nageait alors en pleine Guerre Froide,
affrontant indirectement ici son ennemi officiel, soit l’URSS, qui
soutenait le Nord-Vietnam à l'époque. Ainsi, les États-Unis s'étaient
cette fois liés d'amitié avec la Chine communiste pour soutenir les
Khmers rouges communistes et les préparer en tant que mandataires
pour les pousser à attaquer le Vietnam. Bref, même si le parti de Pol
Pot était communiste, il avait un beau potentiel pour devenir le
nouveau pitbull américain
qu'on lancerait à la gorge du
Viêt-Nam, qui était devenu pour
la CIA le fief de l'influence
soviétique dans la région. Grâce
à son humanisme exemplaire,
Henry Kissinger se mérita le
prix Nobel de la Paix en 1973, l'année où il renversa aussi le
gouvernement du Chili de Salvatore Allende, abattu par la CIA.
Après avoir pris le pouvoir au Cambodge en 1975, les Khmers Rouges
ont vidé les villes, envoyant l'ensemble de la population urbaine vers
la campagne. Presque tout le monde s'est retrouvé dans des camps de
travail, où les gens étaient forcés de vivre dans des conditions
primitives, s'épuisant pendant douze heures par jour sur des travaux
manuels.
Les nouveaux dirigeants du Cambodge considéraient les citadins
- 240
!
-
comme idéologiquement suspects, beaucoup trop ouverts sur le
monde. Une éducation française sous le régime coloniale valait la
peine de mort. Médecins, professeurs, avocats, artistes et étudiants
furent presque tous exécutés sur des bases strictement intellectuelles.
Les minorités ethniques,
telles que les Chams et les
Vietnamiens, furent
exterminées ou chassées du
pays. Les dirigeants
nationalistes des Khmers
Rouges avaient une haine
viscérale pour les Vietnamiens et ont déployé des efforts
considérables pour tenter de mousser le sentiment anti vietnamien au
Cambodge. En revendiquant le territoire du Vietnam-Sud, les Khmers
Rouges ont lancé de nombreux raids transfrontaliers, incendiant des
villages et massacrant jusqu'à 30 000 personnes dans leurs attaques.
Pol Pot avait bien compris sa mission pour le compte des globalistes.
Aucune nation ne peut laisser ses citoyens se faire massacrer par des
assassins d'une nation voisine, et de plus, le Viêt-Nam savait qu'un
génocide était en cours au Cambodge. Donc, le 25 décembre 1978, à la
suite des refus répétés par les Khmers Rouges de négocier la paix,
l'armée vietnamienne, en conjonction avec les forces rebelles
cambodgiennes, ont chassés les Khmers Rouges du pouvoir. Le
renversement fut grandement facilité par la haine que la population
ressentait envers ses tortionnaires esclavagistes à foulards, et les
soulèvements se sont répandus dans tout le pays, de telle façon qu'il
ne fallut que deux petites semaines pour faire tomber Pol Pot.
- 241
!
-
Cette campagne menée par les forces armées vietnamiennes avec le
Front Uni du Kampuchéa pour le Salut National fut l'une des
véritables grandes libérations de l'histoire, mais les États-Unis et la
Chine partageaient une antipathie pour l'alliance du Vietnam avec
l'URSS et ils se sont mis à chercher un moyen de renverser le cours
des évènements. L'auteur Gregory Elich ajoute que les médias
occidentaux ont évité soigneusement de parler de la façon dont les
Khmers Rouges furent maintenus en tant que force militaire et
politique, plusieurs années après leur chute du pouvoir. Après tout, le
Cambodge fait partie du Triangle d'or de l'opium, sans compter que
l'ingrédient de base de l'ecstasy, l'huile de sassafras, vient d'un arbre
particulièrement abondant dans les régions choisies par les Khmers
Rouges en cavale, et que le Cambodge est le principal producteur de
marijuana dans l'Asie du Sud-Est. Mais qu'est-ce qui pouvait tant
attirer la CIA dans ce coin perdu, pour qu'un parti génocidaire en
déroute mérite qu'on continuât de le supporter avec tant de ferveur?
*
Dans la Thaïlande voisine, les Khmers Rouges ont organisé leur
armée de guérilleros illettrés, tandis que le prince Norodom Sihanouk
a lancé son armée privée, l'Armée Nationale Sihanoukiste (ANS). Sur
le front politique, en 1979, les États-Unis et la Chine ont exercé leur
influence en mettant fin à une enquête de l'ONU sur les crimes des
Khmers Rouges et poussèrent un vote à l'Assemblée générale des
Nations-Unies en faveur de l'octroi de l'unique siège du Cambodge au
régime Khmer Rouge, même évacué du pouvoir. Grace au soutien des
États-Unis et de la Chine, la diplomatie internationale put se couvrir
- 242
!
-
de ridicule, car le Cambodge continuerait d'être représenté aux
Nations-Unies par un diplomate Khmer Rouge jusqu'en 1993, quinze
longues années après avoir perdu toute signification politique,
pendant que le vrai gouvernement n'avait pas de place à l'ONU.
Le 27 mai 2015, Wikileaks a dévoilé 500 000 mémos datant de 1978
concernant la politique américaine sur leurs amis génocidaires. Un
mémo envoyé par le Département d'État à six de ses ambassades en
Asie, le 11 octobre, résume bien l'essentiel de cette politique :
Nous croyons qu'un
Cambodge national doit
exister, même si nous
pensons que le régime de
Pol Pot est le pire violateur
mondial des Droits de
l'homme. Nous ne pouvons pas soutenir le gouvernement
de Pol Pot, mais un Kampuchéa indépendant doit exister.
Mensonges pseudo-diplomatiques: on voulait d'un Kampuchéa
indépendant des Russes et du Viêt-Nam, soit, mais dépendant de
l'Occident. Grâce à Margaret Thatcher et Jimmy Carter en 1979, les
États-Unis et la Grande-Bretagne ont pris directement part à la
troisième phase de l’holocauste cambodgien, en imposant un
embargo dévastateur à un Cambodge économiquement en péril parce
que son libérateur, le Vietnam, n’était pas dans le bon camp pendant
la guerre froide. Peu de campagnes occidentales ont atteint ce degré
de cruauté politique et d’inhumanité. Pendant que l'embargo du
Conseil de Sécurité de l'ONU aggravait la souffrance d'une nation
- 243
!
-
affamée, les Khmers Rouges exilés en Thaïlande recevaient tout ce
qu'ils voulaient. La CIA et d'autres agences du renseignement ont mis
en place un groupe d'urgence du Kampuchéa, qui s'assurait que l'aide
humanitaire aille aux enclaves khmères dans les camps de réfugiés
thaïlandais et même au-delà de la frontière. Deux travailleurs
humanitaires américains, Linda Mason et Roger Brown, témoins
privilégiés de l’invraisemblable, ont déclaré:
Le gouvernement américain a insisté pour que les
Khmers Rouges soient nourris. Les États-Unis ont
ravitaillé l'opération Khmer Rouge, par la crédibilité
d'une opération de secours internationale.
Richard Holbrooke, alors secrétaire d'État aux États-Unis, d'ajouter
beaucoup plus tard, après son mandat:
Sous la pression américaine, le Programme alimentaire
mondial a remis 12 millions de dollars de nourriture à
l'armée thaïlandaise, pour qu'elle la remette aux Khmers
Rouges, et 20 000 à 40 000 soldats de Pol Pot en ont
bénéficié. Je fus témoin de ça. En voyageant avec un
convoi de 40 camions de l'ONU, j'ai été conduit vers une
base d'opérations khmère à Phnom Chat. Le
commandant de la base était l'infâme Nam Phann, connu
des travailleurs comme «The Butcher» (Le boucher), ou
le Himmler de Pol Pot. Après que les fournitures aient
été déchargées, littéralement à ses pieds, il a déclaré:
Merci beaucoup, et nous en voulons plus.
- 244
!
-
L'administration Carter a exhorté les organisations d'aide
internationale de supprimer le soutien au Vietnam pour avoir balayé
le leader Khmer Rouge Pol Pot du pouvoir. Presque tous les pays non
communistes de la planète ont réagi en coupant l'aide au Vietnam et
au Cambodge. Les États-Unis et leurs alliés ont eu suffisamment de
votes pour que la Banque Mondiale et la Banque Asiatique de
Développement réduisent leurs prêts aux deux pays. Selon la
journaliste Elizabeth Becker, en 1981, le Conseiller pour la Sécurité
Nationale américain Zbigniew Brzezinski, prétendait que...
«...J'ai moi-même inventé l'idée de persuader la
Thaïlande de coopérer pleinement avec la Chine, dans
ses efforts pour reconstruire les Khmers Rouges. J'ai
encouragé les Chinois à soutenir Pol Pot. J'ai encouragé
les Thaïs à aider le D.K. (le gouvernement du Kampuchéa
Démocratique en exil). La question était de savoir
comment aider le peuple cambodgien. Pol Pot était une
abomination. Nous ne pourrions jamais le soutenir, mais
la Chine pourrait. »
On devrait pouvoir enfermer ces globalistes dans une cellule de
prison et jeter la clé sans procès quand ils font des aveux du genre.
Aussi vantard puisse-t-il être, Zbignew diminuait l'aspect criminel de
son rôle, car le financement américain allait bien au-delà
d'encourager la Chine à reconstruire les Khmers Rouges. La portée du
soutien direct des USA fut de 85 millions de dollars entre 1980 et
1986, tel que révélé par la correspondance d'un membre du Comité
aux relations étrangères du Sénat. La vie apporte plus de justice que
- 245
!
-
La Haye, puisque Brzezinski est mort le samedi 27 mai 2017, au
moment de la rédaction de ces lignes.
*
Selon le journaliste Ben Norton, dès 1981, un certain nombre de
gouvernements devenaient inquiets de la reconnaissance continue
par l'ONU du défunt régime génocidaire de Pol Pot. Quelque chose
avait dû interrompre le sommeil des diplomates aux Nations-Unies,
puisqu'on commençait à comprendre qu'il était futile d'avoir un
représentant d'un parti évacué du pouvoir depuis plusieurs années,
parler au nom de son pays. L'année suivante, les États-Unis et la
Chine ont conjointement inventé la Coalition du Gouvernement
démocratique du Kampuchéa, qui n'était ni une coalition ni une
démocratie ni un gouvernement ni quoi que ce soit de concret. C'était
une simple opération de la CIA pour légitimer un groupe illégitime.
Le prince Sihanouk fut nommé son chef, pendant qu'un pote de Pol,
Thaoun Prasith, dirigeait la nouvelle association de son bureau à
l'ONU, à New York. De son côté, le leadeur chinois Deng Xiaoping
avait une admiration inébranlable pour les assassins Khmers Rouges
et leur fournissait 100 millions de dollars par an. Il déclara en 1984:
Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes
veulent supprimer Pol Pot. Il est vrai qu'il a commis des
erreurs dans le passé, mais maintenant il dirige la lutte
contre les agresseurs vietnamiens.
Complètement Deng. On peut s'étonner aujourd'hui de l'alliance de la
Chine communiste avec les États-Unis contre l'URSS, aussi
communiste, dans le dossier du Cambodge, mais les années '80
- 246
!
-
sonnaient le début des efforts du gouvernement chinois pour
réintégrer le marché économique mondial. Le Congrès américain,
stimulé par un enthousiaste de la guerre froide, Stephen Solarz,
approuva une aide de 24 millions de dollars à la résistance. À
Bangkok, l'intelligence satellitaire de la CIA fut fournie aux nouveaux
Khmers, tout comme les armes fabriquées en Chine, à Singapour et à
Taiwan, que les KPNLF (le Front de libération national Khmer) et les
ANS du prince Sihanouk achetaient en vente libre. Des responsables
militaires américains en Thaïlande et sur l'ile japonaise d'Okinawa
ont détruit des documents pour couvrir la vente de munitions par les
Bérets Verts à l'armée thaïlandaise qui revendait le tout sur le marché
noir. L'ancien Béret Vert Bob Finley découvrit au cours d'une
vérification une cache d'armes d'une valeur de plus d'un million de
dollars, et avoua dans un témoignage qu'il savait pertinemment que
les armes seraient vendues aux Khmers Rouges. Finley reçut l'ordre
par un officier supérieur de détruire les preuves incriminantes qu'il
avait révélées lors de son audition.
Les Khmers Rouges disposaient de ressources financières suffisantes
pour tout acheter à partir de leurs activités minières et forestières,
sans oublier le généreux financement de l'étranger, et sans doute
quelques tonnes d'huile de sassafras et d'opium. Pendant que la
population crevait littéralement de faim, on a estimé qu'environ 80%
du soutien logistique de la Croix-Rouge et de l'aide alimentaire des
Nations-Unies destinés aux réfugiés cambodgiens furent mis aux
enchères. La vente des ressources à l'étranger, comme le bois, les
émeraudes et saphirs des mines, prit une forme purement capitaliste,
ce qui rendait sceptiques plusieurs communistes convaincus dans les
- 247
!
-
rangs khmers des nouvelles méthodes de financement et le groupe est
entré dans une phase de désintégration. Dans une atmosphère tendue
par une cause désespérée, les vétérans Khmers Rouges s'entretuaient
un par un; c'est probablement ce qui arrive quand on privilégie les
AK-47 à l'éducation.
En 1985, le soutien annuel secret de la CIA aux factions de guérilla
cambodgiennes était passé à 12 millions de dollars, et le Congrès a
voté pour leur envoyer 5 millions de dollars supplémentaires par
année, aux frais des contribuables américains. En vertu de
l'amendement McCollum, l'USAID a également commencé à
transporter les excès d'approvisionnements militaires américains aux
guérillas cambodgiennes en Thaïlande, atteignant un sommet de 13
millions de dollars en 1989, selon Gregory Elich.
Cette même année, les forces du Viêt-Nam quittent le Cambodge, et
une force de l'ONU est déléguée pour assurer la transition entre les
mains de Hun Sen, ex Khmer Rouge réformé et choix des
Vietnamiens. Après leur retrait du Cambodge, la Chine a continué à
envoyer des armes aux Khmers Rouges et le flux de fournitures
américaines a continué sans relâche. En 1991 se tint à Paris une
conférence pour la paix, mais peu de temps s'écoule avant que les
Khmers Rouges refusent de se conformer et de se désarmer. Un an
après l'effondrement de la Conférence, le Premier ministre
thaïlandais, Choonhavan se rend à Washington et exhorte Bush Sr
d'exercer une pression sur la Chine pour réduire l'aide apportée à Pol
Pot. Bush refuse et répond que sa solution pour le Cambodge
comprend les Khmers Rouges, treize ans après que le groupe ait
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!
-
perdu toute signification politique! Les États-Unis pensaient qu'avec
le retrait des forces vietnamiennes le gouvernement cambodgien
tomberait bientôt, mais le gouvernement corrompu d'Hun Sen est
toujours en poste en 2017, la plupart des anciens dirigeants des
Khmers Rouges se sont dissociés du mouvement et Pol Pot est enfin
mort. Peu l'auront mérité autant, à part Hitler et David Rockefeller.
Le financement des Khmers Rouges reste l'un des exemples les plus
frappants du cynisme profond de la mentalité impériale, où la vie des
autres est sacrifiée pour des intérêts financiers et géopolitiques. Ta
Mok, un des seuls chefs militaires des Khmers Rouges à avoir vu une
Cour de justice, fut capturé en 1999. Son avocat a déclaré:
« Tous les étrangers impliqués doivent être appelés à la
barre et il n'y aura pas d'exception. Madeleine Albright,
Margaret Thatcher, Henry Kissinger, Jimmy Carter,
Ronald Reagan et George Bush. Nous allons les inviter à
dire au monde pourquoi ils ont soutenu les Khmers
Rouges. »
!
- 249
!
-
Pourquoi utilisons-nous des armée de procuration et des contregangs? Les réponses sont assez simples: premièrement, il est parfois
difficile de trouver une raison crédible d’envahir un pays; il devient
ainsi politiquement beaucoup plus facile de financer les forces
rebelles locales, et deuxièmement, de moins en moins de jeunes
Américains choisissent une carrière dans les forces armées.
Embaucher des rebelles locaux, appuyés par des mercenaires, résout
ce problème, mais ce sont des solutions plus couteuses. On peut avoir
recours à de sources alternatives de financement, telles que le trafic
de drogue. Ceux qui suivent la politique aujourd'hui ont peut-être
remarqué que le soutien inébranlable des États-Unis aux Khmers
semble assez familier face aux évènements survenus au MoyenOrient, où leurs nouveaux mandataires volent, terrorisent, enlèvent,
pillent, violent, assassinent et décapitent : eh oui, on parle ici d'AlQaïda et d'ISIS.
- 250
!
-
- 251
!
-
Dans nos efforts pour rectifier la véritable place de l’Empire
Américain dans l’histoire, nous nous rapprochons de notre vie
quotidienne: nous avons enfin franchi le troisième millénaire qui
débuta avec la mère de toutes les conspirations, le plus grande
opération sous faux drapeau jamais tentée par les agences
américaines. Malheureusement pour eux, c'est venu après qu'Internet
se soit infiltré dans nos maisons, provoquant une démocratisation
inattendue des médias et de l'information, et cette accessibilité à une
réelle information non-censurée nous a rapidement démontré
comment, pourquoi et par qui l'opération avait réellement été menée.
Bien sûr, ils ont essayé très fort de dissimuler la réalité par tous les
canaux officiels, et les 18 premières années du nouveau millénaire
seraient plus prolifiques en mensonges que le premier siècle du
Nouvel Ordre Mondial dans le but de créer une réalité parallèle pour
le commun des mortels, mais de véritables analyses sont maintenant
disponibles et circulent librement entre les peuples, à travers pays et
frontières. Internet pourrait être l'unique caractéristique positive de
la mondialisation avec son rayonnement insurpassé reliant les
populations de tous les continents. Cette réalité parallèle créée par les
médias conventionnels à propos du 11 septembre est néanmoins très
fragile et s’accroche à un fil de soie. Ainsi, le 11 septembre sonna le
début de la chute de l'Empire Américain ou le début du dernier
chapitre du plan des banquiers. Trop gros, trop ambitieux et dirigé
par beaucoup de gens stupides qui ne réalisaient pas que tout cela
leur exploserait en plein visage, car les temps avaient fort
heureusement changé.
*
- 252
!
-
Un général très paranoïaque du nom de Lyman Lemnitzer était chef
de cabinet du Pentagone lors de l'élection du président Kennedy. Il
présenta en mars 1962 un plan d'opération appelé Northwoods, une
opération conçue pour manipuler l'opinion publique en vue d'une
invasion massive de Cuba. Son scénario incluait de nombreuses
options toutes aussi ridicules, visant à tuer des Américains de douze
manières différentes, puis à en imputer la responsabilité à Cuba.
L’une des options était d’organiser une attaque cubaine contre un
avion civil américain rempli d’étudiants quittant les États-Unis pour
un voyage touristique. Le véritable avion aurait été soigneusement
remplacé par un avion télécommandé peint sous les couleurs de la
compagnie aérienne que l'armée de l'air éliminerait au large de la
Floride. C'est ce que nous appelons maintenant une opération
classique sous faux-drapeau (false flag), conçue pour incriminer une
autre nation de quelque chose qu'elle n'a pas fait.
Kennedy leva sa tête, sourit à Lemnitzer et l’envoya d’un coup de pied
faire du tourisme en Europe avec son plan foireux. Le plan ne fut pas
déchiqueté comme il aurait dû, mais fut plutôt conservé pour usage
ultérieur, sous un président avec moins de scrupules, ce qui vint en
2000 avec l’élection de George Bush Jr. En janvier 2001, les
néoconservateurs du gouvernement Bush publiaient la bible de leur
grand plan diabolique, Project for the New American Century. Voici
un des paragraphes de l'histoire, extrait du chapitre «Reconstruire la
défense de l'Amérique»:
Les nouvelles technologies et les nouveaux concepts
opérationnels risquent d’être longs, en l’absence d’un
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!
-
évènement catastrophique et catalyseur, comme un
nouveau Pearl Harbor.
Ainsi, Pearl Harbor, le film catastrophe qui diffuse la fausse histoire
habituelle en ignorant tous les faits pertinents, sort cette année-là le
25 mai 2001, pour rappeler à tous les Américains ce qui a poussé les
États-Unis vers la Deuxième Guerre mondiale. Mais souvenez-vous
que vous n'êtes pas censé savoir comment Pearl Harbor avait été
provoqué par l'administration de Roosevelt, alors bam! Le matin du
11 septembre 2001, deux avions percutent les deux tours du World
Trade Center, créant ainsi un nouveau Pearl Harbor, quelques mois
seulement après avoir avoué qu'ils en avaient besoin. Le moment était
tout aussi parfait que l’émergence d’un ennemi des Juifs en
Allemagne lorsque les banquiers voulurent créer Israël. Cette fois-ci,
le monde entier était sous le choc: à l’instar de l’assassinat de John F.
Kennedy, tout le monde se souviendrait exactement de l’endroit où il
se trouvait au moment où il entendrait la nouvelle. Après un examen
approfondi, vous comprendrez pourquoi le 11 septembre a été la
première journée de l’agonie de l’Empire. Dans cette histoire, les
explications officielles sont tellement tordues qu’elles ne résistent à
aucun examen logique, ni scientifique. Les médias ont cessé d'en
parler il y a longtemps, ne serait-ce que pour rappeler
occasionnellement au peuple qu'il s'agissait d'un attentat terroriste
perpétré par 19 islamistes convaincus, mais le complot du
gouvernement est si facile à prouver qu'il ne s'agirait même pas d'un
défi en cour pour un étudiant en première année en droit. Je vais
sauter par-dessus l'histoire officielle et factuelle telle qu'écrite dans
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!
-
Wikipedia et dans les livres d'histoire que vous connaissez tous, pour
gagner du temps et passer directement à la réalité.
Que faisait le vaillant président George Walker Bush pendant que des
avions s'écrasaient dans les tours de New York?
« J'étais assis devant la salle de classe, attendant
d'entrer, et j'ai vu un avion heurter la tour et j'ai dit: Quel
pilote horrible! Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour y
penser. »
Il répètera la même histoire en plusieurs occasions, en parlant du
premier avion. Cependant, Bush n’avait pas accès à un téléviseur, pas
avant une bonne quinzaine de minutes. Un article du Boston Herald
dira plus tard : «Pensez à ça : la remarque de Bush implique qu’il
aurait vu le premier avion frapper la tour, mais nous savons tous que
la vidéo du premier avion n’est sortie que le lendemain.» Bush aurait
pu se tromper en parlant du deuxième avion que plusieurs millions de
personnes ont vu en direct, mais il était dans la salle de classe à 9h07,
quand son chef de cabinet, Andrew Card, entre dans la pièce et lui
murmure à l’oreille : «Un deuxième avion a frappé l’autre tour, et
l’Amérique sous l’attaque.» Et juste après avoir été informé que le
pays subit officiellement une attaque terroriste monstrueuse, le
commandant en chef ne semble pas intéressé d'en connaitre les
détails. Au beau milieu du Pearl Harbor moderne tel que prophétisé
dans son fascicule sioniste imprimé en janvier, Bush continue
d’écouter son histoire de p’tite chèvre dans une classe de maternelle.
Grâce à une valise négligemment égarée par le distrait Mohammed
Atta à l’aéroport de Boston, on identifiera rapidement les 19
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!
-
terroristes responsables des attentats; la valise contient un passeport
délivré par la CIA, un manuel de pilotage d’avion commercial payé
par la CIA et un Coran probablement acheté au Wallmart de Daytona.
Un kit qui mène directement à deux noms, même si personne ne peut
dire pourquoi: Oussama ben Laden et Al-Qaeda, employés de la CIA.
Dans leur tentative mégalomaniaque de provoquer la plus ambitieuse
tromperie de l’histoire, les néoconservateurs ont oublié de mesurer
l’étendue des fuites de centaines d’informations qui échapperaient à
leur contrôle. Ils essaieront pourtant de faire tout ce qu’ils peuvent:
100% des médias corporatifs ignoreront l’ensemble des preuves
incriminant le gouvernement américain dans les pseudos-attentats.
Pire, la télé dramatisera l’évènement en produisant des dizaines de
documentaires et reportages racontant les terribles histoires
personnelles des survivants sur fond de piano pour couvrir les
explosions des charges de démolition, comme s’il ne s’était rien passé
d’étrange, ni de suspect, ce jour-là. On demandera à des magazines
comme Popular Mechanics de passer leur temps à trouver des
arguments scientifiques en faveur de la théorie du gouvernement; on
soudoiera surement Michael Shermer, le président du club des
sceptiques américains, pour qu’il ridiculise cette nouvelle «théorie de
la conspiration» et on essaiera de mille façons de démentir les
preuves les plus fragiles sur des sites dénués d’intégrité morale et
scientifique. Et ce, pendant que les familles ayant perdu quelqu’un en
ce triste jour manifestaient à l’extérieur, pour réclamer en vain une
enquête indépendante qui dévoilerait ce qui s’est vraiment passé. Les
quelques journalistes et autres dénonciateurs qui tenteront de parler
seront emprisonnés, puisque Bush signera le Patriot Act six semaines
- 256
!
-
plus tard (mais déjà rédigé le jour de l’attentat), en instaurant l’état
policier de surveillance totale au pays, et jetant du coup la
Constitution américaine de 1789 à la poubelle. Même privés de toutes
les informations, plus du tiers des Américains remettent encore en
cause l'explication officielle, qui s'élève aux trois quarts en dehors de
l'Amérique du Nord. Malheureusement, s’appeler un «truther» est
synonyme de «stupide» aux yeux du grand public. Tout comme les
théoriciens du complot des années 60, la plupart ont choisi de se taire
et de sourire.
Sous la pression, Bush lancera une enquête du NIST (National
Institute of science and technology) pour nourrir la Commission 9/11
d’inexactitudes, d’omissions volontaires et de fantaisies, pour en
arriver à un rapport final parfaitement conforme à l’explication
initiale des 19 terroristes d’Al-Qaeda. Bush viendra témoigner à la
Commission, mais accompagné de Richard Cheney; le témoignage se
fera en secret et les deux hommes refusèrent de le faire sous serment.
Évidemment, quand on n’a rien à cacher...
Parce que l'évènement est central pour la suite de l'histoire, voici une
sélection choisie parmi une montagne de faits scientifiques et de
preuves circonstancielles, tous plus divertissants les un que les autres.
À tout seigneur tout honneur, allons-y d’abord par les évènements
spectaculaires sur la ville de Pearl Harbor, pardon, New York.
*
Les deux tours du World Trade Center
Susan Lindauer était agente de liaison du FBI pour les affaires
irakiennes. Saddam Hussein, qui ressentait la tension croissante
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!
-
entre son pays et les États-Unis, proposa d’accueillir une délégation
du FBI et de l’OIAC afin qu'ils inspectent librement son pays et
recherchent les soi-disant armes de destruction massive, mais les
États-Unis ont ignoré sa proposition. Le département de Susan a
ensuite reçu en avril 2001 des documents mentionnant une attaque
terroriste imminente qui détournerait des avions et les écraserait
dans les tours du World Trade Center. Tout le monde le savait dans
les bureaux du FBI, mais ils ne savaient que faire de ces informations.
Susan déclara par la suite que, dans les semaines ayant précédé le
jour fatal, des dizaines de camions furent aperçus dans le parking des
tours pendant la nuit, pour en sortir tôt le matin. Stratesec, une
société précédemment nommée Securacom, était responsable de
certains aspects de la sécurité dans les tours; ils étaient également
chargés de la sécurité dans les aéroports de Dulles à Washington et de
Logan à Boston, où trois des quatre avions en cause avaient décollé.
Marvin Bush, le frère du président, fut cadre supérieur chez Stratesec
jusqu’en octobre 2000, date à laquelle la société avait déjà effectué
ses travaux qui seraient ultérieurement interrogés par la Commission
du 11 septembre. Le directeur de la firme était aussi, comme par
hasard, un cousin de Bush. De nombreux employés du WTC avaient
remarqué des activités anormales au cours des mêmes semaines,
telles que des ascenseurs bloqués pendant plusieurs jours, des pannes
électriques affectant les systèmes de surveillance pendant des heures
et un punch ultime: une semaine avant l'attaque, sans raison
apparente, les chiens renifleurs de bombes qui y résidaient depuis
l’attaque des tours en 1993 sont retirés du périmètre. Susan a
bravement pris le taureau par les cornes et décida de dire au Congrès
- 258
!
-
américain ce qu'elle savait après l'attaque, mais c'est à ce moment-là
que le FBI a frappé à sa porte et qu'elle fut jetée dans une cellule de
prison en vertu de la nouvelle loi du Patriot Act, sans accusation
particulière. Elle n’était que la deuxième personne à subir les affres
totalitaires du Patriot Act, un outil forgés par des tyrans.
Michael Springman était en charge du Bureau des visas à Djeddah, en
Arabie Saoudite. Il se rendit compte d'une vaste fraude alors que la
CIA lui demandait de livrer sans autre précision une série de
passeports à 15 des 19 musulmans qui deviendront les terroristes
accusés. Springman essaya de parler à tout le monde de l’affaire, mais
on lui répondait de la boucler, en invoquant des raisons de «sécurité
nationale». Quelqu’un finit par lui révéler que ces hommes s’en vont
s’entrainer dans le plus grand secret aux États-Unis pour prendre
leurs cours de pilotage. Mohammad Atta, Siad Jarrah et plusieurs de
leurs copains, munis de visas neufs, font leur entrainement de
pilotage à l’aéroport de Venice en Floride, dans l’école Huffman
Aviation, de Rudy Decker, un Néerlandais avec un passé plus lourd
que le rocher de Gibraltar. Un instructeur dit que ses deux élèves
étaient de piètres pilotes.
Larry Silverstein achète, en juillet 2001, le complexe du World Trade
Center pour 3,2 milliards de dollars. Il fait ajouter une clause à sa
police d’assurance couvrant les attaques terroristes, ce qui fait
substantiellement augmenter le paiement mensuel. Il y a toutefois un
problème : les tours perdent de l’argent en raison du taux élevé
d’inoccupation, mais surtout, elles ont été isolées à l’amiante, un
produit devenu illégal depuis la construction initiale. On estime que
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!
-
les travaux de rénovation couteront autour d’un milliard de dollars. Il
vaudrait mieux démolir les tours que les rénover. Silverstein se seraitil fait avoir comme un bleu? Non! Au lendemain de l’attaque, il
récolte une première assurance de 3,5 milliards. Puis il se rend en
cour pour réclamer un deuxième montant en alléguant qu’il y a eu
deux attaques séparées. Il gagne sa cause. En ajoutant l’assurance
pour les autres tours, il se ramasse avec un pactole qui dépasse les 7
milliards$. Un vrai chanceux en affaires.
Grâce aux données techniques des radars, plusieurs pilotes de ligne et
d’ex-commandants de la US Air Force, qui flairent le complot, se sont
réunis pour étudier scientifiquement toutes les données disponibles.
Les deux avions qui ont frappé les tours dépassaient largement la
vitesse normale, mais le NA175 fut particulièrement performant,
selon les Pilots for truth.
Les radars ont déterminé que cet avion volait à 520 nœuds, soit 160
nœuds au-dessus de sa vitesse maximale opérationnelle, qui est
normalement prévue pour une altitude de 30 000 pieds où l’air est
plus rare. Pour un Boeing 767 volant à 1000 pieds du sol, 520 nœuds
équivaut à voler à 860 nœuds à 30 000 pieds en raison de la densité
de l’air, soit mach 1,3, au-dessus de la vitesse du son! Un avion de
ligne régulier volant à cette vitesse et à cette altitude se serait
immédiatement disloqué en plusieurs morceaux, les ailes se seraient
détachées de chaque côté, à moins qu’il ait été modifié par des
techniciens militaires. Tous les tests en simulateurs et en chambre
aérodynamique et les accidents réels sont unanimes en ce sens.
- 260
!
-
Sous le deuxième avion dont il
existe plusieurs vidéos, on voit
parfaitement bien une
protubérance sous la carlingue, qui
correspond aux systèmes de
guidage de l’armée. Aucun Boeing
commercial n’est équipé de
système de guidage. Plusieurs
témoins oculaires ont d’ailleurs
décrit des avions militaires,
n’ayant vu aucun hublot sur les
appareils.
Le matin du 9/11, la US Air Force
était occupée à gauche et à droite dans une série d’exercices qui
n’avaient laissé que 18 jets de surveillance pour toute la côte
Atlantique Nord. Ces exercices de simulation, dont une portait le nom
de Vigilant Guardian, prévoyaient de mettre des centaines de faux
avions sur les radars, pour semer la confusion. Quand les alertes
furent finalement lancées après des délais insupportables, il n’y avait
aucun moyen de savoir qui était qui sur les radars de l’armée.
Le concierge des tours s’appelle Willie Rodriguez. Alors qu’il est au
premier sous-sol, il entend une énorme explosion qui semble venir du
deuxième sous-sol. Il a à peine le temps de remonter dans le lobby, où
les fenêtres sont éclatées vers l’extérieur et des ornements des murs
sont tombés, quand il entend une autre explosion, provoquée cette
fois par le premier avion qui frappe la tour, des dizaines d’étages plus
- 261
!
-
haut. Un témoin ensanglanté remontra des sous-sols, confirmant qu’il
y a eu une explosion terrible au deuxième sous-sol, près des
ascenseurs, où se retrouvent les colonnes d’acier de support. Il ne sera
pas le seul à témoigner de la chose, mais la commission 9/11 ne veut
rien entendre de ces témoignages, puisque l'explosion au sous-sol
survint quelques minutes avant que le premier avion ne frappe la
tour.
Lorsque les tours s’effondrent, on peut voir sur toutes les vidéos des
squibs (des petites explosions de fumée) sortant par les fenêtres,
plusieurs étages sous le niveau de la ligne de destruction qui descend.
L’explication officielle ne fait aucun sens, puisqu'elle parle de petites
poches de pression d’air, beaucoup trop éloignées de l’écroulement en
cours. Les squibs ne peuvent être que des poussées d’explosions,
certaines éjectant des débris évalués à plus d’une tonne.
!
Mille cinq cents architectes et ingénieurs ont signé une étude
concluant que la destruction des tours ne pouvait être due qu’à une
- 262
!
-
démolition contrôlée par des explosifs. Les feux de kérosène et
d’équipement de bureau ne sont même pas près d’atteindre la
température de fusion de l’acier, qui aurait été nécessaire pour
démolir la structure des tours, complètement faites d’acier. De plus,
puisque les tours se sont écroulées à la vitesse de la gravité, sans
aucune résistance structurelle, tous les évènements confirment la
seule théorie possible d’une démolition contrôlée par des charges
explosives. D’ailleurs, des centaines de témoins entendent des
explosions, des enregistrements de pompiers prisonniers à l’intérieur
font entendre des explosions, et des caméras de journalistes, à
l’extérieur, enregistrent des explosions. Cependant, le porte-parole du
NIST avouera ne pas avoir enquêté sur de potentiels explosifs,
puisqu’il ne voit aucune raison d’en suspecter la présence.
La loi de la gravité, difficile à contourner, fait habituellement tomber
les débris verticalement. Lorsque les tours s’écrasent, on voit des
morceaux de plusieurs tonnes d’acier et de béton voler à des dizaines
de mètres de l’effondrement. Un assemblage de plusieurs poutres
d’acier d’un poids comparable à un Boeing, ira se ficher dans un
édifice voisin, éloigné d’une centaine de mètres. On retrouvera, des
années plus tard, un morceau d’os sur un toit, éloigné de plus de 300
mètres du site. L’analyse de l’ADN reliera le petit morceau à une des
victimes de 9/11.
Dr. Judy Woods a révélé une histoire fascinante sur une partie de la
structure en acier qui est restée en place pendant plusieurs secondes
après l'effondrement de la deuxième tour. Les images montrent
clairement que les poutres en acier se désintègrent en poussière, à
- 263
!
-
une altitude de 300 mètres. Dispositif thermonucléaire, oscillateur
inspiré de Tesla? Mme Woods serait prête à accepter toute explication
plausible. Ces images suivantes n’ont pas été modifiées, on peut voir
l’étrange phénomène sur n’importe quelle vidéo qui a capturé les
images en direct.
!
Dès le lendemain, on commence à nettoyer le site, avant même de
faire une enquête criminelle. Comme par hasard, l’agence FEMA
(Federal Emergency Management Agency) était déjà sur place la
veille des évènements pour faire des exercices de simulation. Avec la
firme Controlled Demolition, elle ramasse les poutres pour les
entasser dans des cargos qui les emmèneront en Asie pour être
recyclées. Des agents du FBI garderont les cargaisons jusqu’à leur
destination, pour éloigner les curieux, dont certains réussiront à
prendre des photos de poutres fondues en biseau.
Plusieurs ouvriers affectés au nettoyage du site noteront des nappes
d’acier toujours en fusion au fond des débris, jusqu’à cinq semaines
après la journée tragique. Quelques photos témoignent de ce détail
plutôt embêtant. Comme jamais le feu n’aura atteint la température
- 264
!
-
pour faire fondre l’acier, la seule explication relève de l’utilisation du
thermite, un mélange d’oxyde de fer et d’aluminium qui produit une
chaleur formidable, et qu’on utilise dans certaines démolitions.
Toutefois, les analyses des débris et de la poussière nous emmènent
plus loin. On peut noter la présence de sphères microscopiques de fer
dans tous les échantillons, que seule une combinaison de fusion et
d’une puissante explosion pourrait produire. On trouve aussi de
nombreuses particules d’oxyde de fer et d’aluminium rougis, typiques
du thermite. Plus étrange encore, on relève d’importantes quantités
de souffre et de baryum dans la poussière. Cette fois, on ne penche
plus pour le thermite, mais pour sa version améliorée de nanothermite, dont la réaction produit une chaleur encore plus intense, et
plus rapidement. Le nano-thermite est si puissant et nocif que seule
l’armée américaine est autorisée à en produire.
Certains témoins disent qu’on a retrouvé trois des quatre boites
noires des avions écrasés ce jour-là, mais officiellement, on n’en
retrouve aucune. Et il ne reste à peu près rien des deux avions dans
les débris du World Trade Centre. Le ciment est pulvérisé en
poussière. Pourtant on retrouve le passeport presque intact de Satam
Al-Suqami, un des supposés terroristes. Le papier serait-il devenu
plus résistant au feu que le titane, l’acier et le ciment? Les 19
terroristes ne figuraient nulle part sur la liste des passagers des 4 vols,
indépendamment du fait que 4 des passeports des terroristes sont
retrouvés sous leur vrai nom à Boston, New York et Shanksville.
Le 6 septembre 2001, cinq jours avant les attaques, les actions en
bourse des compagnies aériennes qui seront impliquées dans ces
- 265
!
-
attentats font l’objet d’activités étranges. On note jusqu’à 25 fois plus
de transactions sur des put options, un espèce de pari pessimiste qui
prévoit une baisse de la valeur de l’action de ces compagnies. On
assistera au même phénomène sur les compagnies d’assurances
concernées. En janvier 2010, une équipe d’experts financiers suisses
prouvera qu’au moins 13 transactions majeures ne pouvaient avoir été
faites sans détenir au préalable des informations sur les attentats à
venir. Personne n’enquêtera ni ne questionnera officiellement l’exagent de la CIA Robert Bear, qui dira dans une entrevue filmée, en
2008, qu’il connaissait personnellement une personne dont le
courtier de Wall Street lui avait dit le 10 septembre 2001 de retirer
son argent « car l’affaire est pour demain ». Le frère de cet ami
travaillait à la Maison Blanche.
*
Shanksville
La trace laissée dans le sol par le vol 93 représente un cratère absurde
de 20 pieds par 20. Aucune trace visible sur le gazon tout autour,
aucune pièce d’avion notable, aucun cadavre. Pour relier ce trou de
marmotte à un écrasement d’avion, il faut supposer que les ailes se
soient subitement repliées le long de la carlingue juste avant de
frapper le sol, et que la carlingue ait retenu son souffle pour se donner
un diamètre plus petit, avant de se ficher dans le trou à 90 degrés et
s’y désintégrer complètement comme un accordéon de meringue.
Plusieurs témoins diront plus ou moins la même chose: « On dirait
qu’un avion est venu larguer des petits débris métalliques dans un
trou, puis est reparti. » Le coroner du district dira: « J’ai cessé d’être
- 266
!
-
coroner après 30 minutes, je n’ai pas trouvé une seule goutte de sang,
pas un milligramme d’ADN sur le site.» Évidemment, on retrouve
deux passeports de terroristes intacts dans le trou.
!
On a enregistré plusieurs coups de téléphones cellulaires en
provenance de cet avion. Un technicien en téléphonie a démontré
qu’à 30 000 pieds, dans cette région, il y a 0,006% des chances
d’obtenir une communication téléphonique. Et pourtant, on trouve
une dizaine de ces conversations sur le marché d’internet. Certaines
de ces communications sont carrément étranges, parce qu’elles
semblent avoir été tirées d’un scénario déjà écrit. Dans une de ces
conversations, les interlocuteurs répèteront deux fois de suite les
mêmes trois lignes de dialogue, comme s’ils s’étaient trompés. C’est
enregistré et disponible, comme tout ce dont je parle ici. Un fils
appellera sa mère en s’identifiant par son nom complet, nom de
famille inclus.
- 267
!
-
Le véritable sort des passagers du vol 93 pourrait être plus triste.
Trente minutes avant que le vol 93 ait été détourné par des
terroristes, on annonce qu’il viendra se poser à l’aéroport de
Cleveland. On évacue alors complètement l’aéroport et tout le monde
doit quitter l’endroit à pied, sans même récupérer leurs voitures dans
les stationnements. Les registres montrent que deux avions se sont
ensuite posés dans l’heure suivante. Les passagers du deuxième vol,
identifiés selon plusieurs sources comme le UA93, sont entrainés
dans un édifice de la NASA sur le site de l’aéroport, selon quelques
témoins.
*
World Trade Tour 7
Autour de 17 h, le 11
septembre 2001, la BBC fait
un reportage en direct. Elle
annonce que la tour 7 du
World Trade Center vient de
s’écrouler pour des raisons
inconnues, puisque cette
troisième tour n’avait pas été
frappée par un avion et
semblait avoir été épargnée. Mais le mystère le plus frappant est tout
autre. Au moment du reportage, la tour en question est toujours
debout derrière la journaliste qui livre son reportage devant une
fenêtre. Quelqu’un finalement s’aperçoit de l’erreur embarrassante et
la BBC connaitra une difficulté technique coupant le reportage
- 268
!
-
embarrassant. La tour ne s’écroulera que 20 minutes plus tard. La
BBC, qui a reçu le compte rendu trop tôt d’un évènement, qui ne
s’était pas encore produit, donnera cette vibrante explication: « C’est
une regrettable erreur. »
La tour no 7 du complexe n’est frappée que de trois incendies
localisés, dont on ne connait d’ailleurs pas l’origine; il faut supposer
que des débris enflammés se soient retrouvés dans l’édifice situé à
une distance de trois terrains de football. Malgré ces feux presque
inoffensifs, les pompiers évacuent la tour de 47 étages qui
s’effondrera bientôt à la vitesse de la gravité! Elle est seulement le
troisième édifice de toute l’histoire des gratte-ciels à structure d’acier
à s’effondrer, et comble du ridicule, cet effondrement arrive le même
jour que les deux premiers. Dans une interview filmée, le propriétaire
Silverstein regrettera longtemps avoir déclaré devant les caméras, à
propos de la tour 7 dans laquelle de petits incendies brulent: "Tirez
là!", (Pull it!), soit une expression faisant référence à la démolition
contrôlée des bâtiments. Larry reçut quelques centaines de millions
de dollars d’assurance pour cette tour.
Dans le cas de cette troisième tour frappée d'aucun avion, le NIST
conclura à une « chaleur si intense qu’elle aurait affaibli une poutre et
chauffé la structure suffisamment pour la faire contracter, entrainant
l’effondrement», comme un château de cartes. Selon l’explication
officielle, c’est comme si votre maison se s'effondrait à la vitesse de la
gravité à cause d’une bougie allumée pendant un souper romantique.
Aucun autre édifice de ce type ne s’est jamais écroulé en raison du
feu; même si certains ont déjà brulé pendant 24 heures, la structure
- 269
!
-
d’acier ne bouge pas d’un pouce. Si l’acier se contractait sous l’effet
d’un feu de bureau, on n'utiliserait que du béton pour la construction.
Pour tous les architectes et ingénieurs professionnels de ce monde,
l’effondrement de la tour 7 est la preuve ultime et scientifique d’une
conspiration, puisque aucune autre théorie que la démolition
contrôlée ne peut expliquer un effondrement aussi symétriquement
parfait. Et pourtant, il y a encore pire pour accabler les cerveaux de
l’opération : l’attaque sur leur propre édifice à Washington.
*
Au Pentagone
Barbara Honegger est une dénonciatrice de longue date, et elle
comprend la manière dont les choses se passent dans les coulisses du
gouvernement. Elle a travaillé au bureau de l’analyse de la sécurité
sous Ronald Reagan et a quitté les Républicains avec dégout, à la
suite du scandale Iran/Contras. Elle a fait une enquête remarquable
sur le déroulement des évènements au Pentagone, le 9/11, qui n’est
rien de mieux qu’une suite interminable de numéros de music-hall
burlesque.
Elle note premièrement qu’un petit avion, un drone ou peut-être un
missile est venu exploser à l’extérieur du Pentagone, à quelques
dizaines de mètres du mur, neuf minutes avant qu’un avion frappe
l’immeuble, selon la version officielle. Elle a toutes les preuves
scientifiques de ce qu’elle avance, et même deux témoins privilégiés
qui l’ont échappé belle. La thèse du missile parait probable, puisque
deux avions non-identifiés se promenaient alors dans le ciel de
Washington sans que personne ne vienne les embêter.
- 270
!
-
Une secrétaire de la Naval Intelligence arrive au bureau. April Gallup
appuie sur la touche de son ordinateur pour le mettre en marche.
Cette manœuvre semble déclencher une explosion, et l’heure
concorde avec de l’histoire officielle. Elle en sortira indemne, et
sortira par le trou ouvert dans le mur par l’explosion. Elle n’observe
aucune trace d’avion.
L’Association des pilotes qui étudient les attaques parlent aussi de
manœuvres totalement irréalistes. On ne peut pas faire un virage de
330 degrés en descendant de 7 000 pieds, puis voler à ras le sol à
cette vitesse avec un 757 sans s’écraser. Les meilleurs pilotes de la US
Air Force et des lignes commerciales ont essayé la manœuvre en
simulateur et ils ont tous échoué là où aurait réussi Hani Hanjour, le
valeureux top gun improvisé du Vol 77, qui avait coulé son examen à
l’école de pilotage en Arizona sur un Cesna à hélice. Selon un employé
de l’école, « il n’était pas du tout préoccupé par le fait d’échouer son
cours ». Rick Garza, instructeur de vol au Flying Club de Sorbi, avait
aussi ceci à ajouter sur les deux autres pirates de l’air présumés,
Khalid al-Mihdar et Nawaq al-Hamzi : «Il étaient comme La cloche et
l’idiot, complètement désemparés. C’était clair qu’ils ne deviendraient
jamais pilotes.»
Les dommages ne concordent pas avec la version officielle. Le trou
dans le mur du Pentagone est cinq fois trop petit, le gazon devant le
trou est impeccable, d’énormes rouleaux de câbles n’ont pas bougé,
des poutres qui auraient dû être coupées par les ailes sont repliées
vers l’extérieur, les deux moteurs de 6 tonnes en titane ont disparu
comme le reste de l’avion. Cependant, il faut les croire lorsqu’ils nous
- 271
!
-
disent que le nez de l’avion en aluminium serait plus solide, puisqu’il
passe à travers une trentaine de poutres d’acier et quatre murs de
bétons pour arriver à faire un trou rond parfait, deux sections plus
loin à l’intérieur du Pentagone. La balle magique de Kennedy faisait
plus de sens que le Boeing invisible du Pentagone.
On trouve une pièce de réacteur trop petite, qui correspond à une
pièce fabriquée par General Electric, mais les Boeings de la
compagnie National Airlines sont tous ont équipés de réacteurs Rolls
Royce. On trouve un bout de fuselage en carbone dont l’isolation
laisse supposer celle d’un drone militaire, pas d’un Boeing.
Une deuxième explosion violente aura lieu au Pentagone vers 10 h 10.
Une journaliste de CNN est malheureusement sur place, ce qui rend
un déni officiel peu crédible.
La veille, Donald Rumsfeld avait fait une conférence de presse pour
expliquer que $2,3 trillions du budget du Pentagone ne pouvait être
retracé. L’explosion du lendemain détruira précisément les bureaux
de la comptabilité chargée d'enquêter, et on n’aura plus aucune
chance de retracer la modique somme égarée.
Dans un documentaire brillant, National Security Alert, réalisé par
l’organisation indépendante Citizen Investigation Team, on enquête
sur quelques faits fort discutables concernant l’attaque sur le
Pentagone. On a commencé par faire dessiner sur une carte le tracé
de l’avion que les témoins ont vu passer (mais jamais exploser), très
bas dans le ciel, le jour fatidique. Leurs dessins superposés sont
pratiquement les mêmes et donnent un tracé complètement différent
de celui de l’histoire officielle. Sur ce tracé du gouvernement, l’avion
- 272
!
-
aurait fauché cinq lampadaires, ce qui en soi tient du miracle,
puisqu’un seul lampadaire suffirait pour faire crasher un avion. Il y a
eu dans l’histoire de l’aviation de tristes précédents.
!
L’équipe d’enquêteurs est ensuite allée rencontrer Lloyde England, un
chauffeur de taxi de Washington que plusieurs médias ont interviewé
le jour de l’attaque, parce qu’un de ces cinq lampadaires fauchés par
l’avion se serait fiché à travers son pare-brise. Son histoire est
invraisemblable pour plusieurs raisons. Le chauffeur aurait lui même
retiré de son pare-brise le lampadaire qui mesure 15 pieds et pèse 260
kg, mais son capot n’a pas la moindre égratignure. Personne d’autre
que lui n’a vu ce lampadaire planté dans le pare-brise, qui est déjà au
sol sur toutes les photos. Il se trouve, en plus, sur le trajet « officiel »
selon les affirmations des médias, mais cela ne correspond pas aux
témoignages. Lloyde sent de plus en plus la soupe chaude et il devient
confus dans ses explications à l’intervieweur. Il jure même que
l’endroit où des dizaines de photos ont immortalisé son taxi, près du
- 273
!
-
lampadaire, n’est pas le bon, mais qu’il correspond plutôt à un
endroit sur le trajet indiqué par les témoins oculaires.
L’intervieweur le confrontera à son mensonge en le ramenant sur
place. Il lui montre tous les repaires qu’on voit sur les photos, mais
Lloyde, un homme simple, ne fait plus que nier sans effort. Puis la
bombe tombera dans l’auto, pendant le trajet de retour, alors que
Lloyde ne se doute pas que la caméra tourne encore. Il donnera, sans
le savoir, le seul aveu connu d’une participation volontaire à la
conspiration de 9/11:
« Quand les gens font des choses comme ça et pensent
s’en sortir, à la fin, ça retombe sur moi. C’est trop gros.
Ils auraient dû arrêter au début, quand c’est encore petit,
voyez-vous, pour l’empêcher de grossir. C’est trop gros
pour moi, mon ami. Je suis juste un homme ordinaire.
Mon style de vie est complètement différent d’eux. Je ne
suis pas censé être impliqué dans ça. C’est pour les
autres. Les gens qui ont de l’argent et tout ce genre de
choses. Eh bien, je ne devrais pas être impliqué dans ça,
je n’ai rien. Les gens avec de l’argent, c’est leur truc. C’est
pour eux. »
La femme du chauffeur de taxi travaillait alors pour le FBI.
Finalement, l’ultime preuve, qui est pourtant circonstancielle, mais
j’aime tout ce qui est logique. Le jour de l’attaque sur le Pentagone, le
FBI passe à l’action. Il saisit tous les enregistrements des 85 caméras
de surveillance du Pentagone et des alentours ayant pu filmer le
drame. De tous ces enregistrements, on ne dévoilera que 5
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!
-
photogrammes (frames), soit 1/6 de seconde, d’une caméra placée
dans un mauvais angle, montrant l’explosion sans aucune trace
d’avion. La date et l’heure
ne correspondent même
pas
sur
les
photogrammes.
Alors que 40% des
Américains ne croient pas
la version officielle, alors
que 60% de la population
ne croit plus en son gouvernement, Bush, puis Obama, pourraient
renverser complètement tous les illuminés théoriciens de la
conspiration une fois pour toutes, mettre fin aux dénonciations afin
de redonner aux gens confiance en leur gouvernement et ses
institutions. Il suffirait, si cela existe, de ne dévoiler qu’un seul de ces
enregistrements où l’on pourrait voir un avion frapper le Pentagone,
ce qui éteindrait tous les feux du doute d’un seul souffle. Mais ils ne le
font pas. Le FBI garde les 85 cassettes dans ses voutes hermétiques,
avec la consigne top secret, comme autrefois le film de Zapruder sur
Kennedy. Pourquoi? Parce qu’aucun avion n’a frappé le Pentagone,
évidemment.
Et la chose finira par être prouvée, parce qu’à la suite d’une poursuite
judiciaire, le FBI sera obligé de rendre une des cassettes des vidéos de
surveillance à son propriétaire, un hôtel de la Virginie qui avait une
caméra orientée vers le Pentagone. On peut tous voir sa vidéo sur
YouTube. Elle prouve une fois pour toutes qu’aucun avion n’a
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!
-
provoqué l’explosion du Pentagone et que par conséquent, cette
conspiration gouvernementale n’a plus rien de théorique.
*
Une semaine après le 11 septembre, ils ont commencé à relier leurs
points absurdes en forgeant des coupables. Pour retrouver Ben
Laden, il faudrait attaquer l'Afghanistan afin de se débarrasser du
régime tyrannique des Taliban. Des liens de fiction douteux ont été
créés entre l'Irak et Al-Qaïda. Et nous ne devons pas oublier que
Saddam Hussein possède des armes de destruction massive. Il aurait
peut-être même tout ce qu'il faut pour produire un champignon
atomique, a déclaré George Bush à la télévision. Le 11 septembre, la
population a été tellement traumatisée que le Congrès a donné carte
blanche à GWB pour faire tout ce qui lui semblerait nécessaire pour
protéger la nation en danger.
Maintenant, pourquoi tout ce cirque? On ne sacrifie pas 2 794
humains sans raison. Voici donc pourquoi ce plan monstrueux fut
élaboré: il s'agit tout simplement de faire le saut géant indispensable
vers Big Brother, empêché par la Constitution américaine depuis 1789
garantissant le droit à la vie privée, à la liberté de parole et à des
procès équitables. Le 25 octobre 2001, invoquant la raison de la
sécurité nationale et la nécessité d’augmenter les mesures pour lutter
contre le terrorisme, Bush signa le Patriot Act, accordant au
gouvernement le droit arbitraire d’espionner n'importe qui pour
n'importe quoi; le droit de bâillonner les gens sans qu'ils puissent
parler ni à leur conjoint, partenaire, enfants, meilleur ami ou même à
un avocat, ou ils risquent de purger une peine de prison prolongée
- 276
!
-
arbitraire. Le 11 septembre fut le début d'un État policier totalitaire,
créé au nom de la sécurité nationale, pour espionner officiellement les
terroristes potentiels. La population et le Congrès ont approuvé cette
mesure extrême en réponse au choc psychologique profond provoqué
par les attaques du 11 septembre.
Le 25 septembre 1789, les pères fondateurs de l'Amérique ont signé la
Constitution, symbole de confiance, de fierté et de patriotisme que le
peuple devrait avoir envers son pays. Parmi les Pères Fondateurs
figuraient George Washington, Benjamin Franklin et Thomas
Jefferson. Quant au Patriot Act, qui renvoyait littéralement la
Constitution dans le déchiqueteur, il était signé par George Bush dont
le grand-père était un sympathisant nazi et dont le père travaillait
pour la CIA à Dallas le 22 novembre 1963 lorsque JFK fut abattu. En
1791, la Charte des droits fut annexée à la Constitution, à savoir
principalement les quatrième et premier amendements.
Amendement IV: Le droit garanti des citoyens d’être sécuritaires
en leurs personnes, domiciles, documents et effets, contre les
perquisitions et saisies irraisonnées, ne doit pas être violé, et aucun
mandat ne sera délivré, sauf devant une cause probable, corroborée
par serment ou affirmation, et décrivant particulièrement le lieu à
fouiller et les personnes ou les choses à saisir.
Patriot Act: Le gouvernement peut perquisitionner et saisir les
papiers et les effets des Américains sans cause probable, pour aider
une enquête contre le terrorisme, et toutes les informations de votre
navigation sur internet comme vos conversations téléphoniques
peuvent être enregistrées et stockées pour enquête au besoin.
- 277
!
-
Amendement I: Le Congrès ne fera aucune loi contrant
l’établissement d’une religion ou en interdisant le libre exercice de
celle-ci; ni ne restreint la liberté de parole ou de la presse; ou le droit
du peuple de se réunir pacifiquement et d’adresser des pétitions au
gouvernement pour la réparation des griefs.
Patriot Act: Pour aider une enquête sur le terrorisme, le
gouvernement peut surveiller les institutions religieuses et politiques
sans suspecter une activité criminelle. Le gouvernement peut
poursuivre les Américains ou les gardiens de tout dossier, s’ils parlent
à quelqu’un quand le gouvernement lui a assigné le silence par ordre,
sur des informations relatives à une enquête sur le terrorisme.
Depuis que le Patriot Act a été voté, il y a plus de dix-sept ans, les
USA n’ont toujours pas arrêté un seul terroriste, ni même empêché
un seul complot grâce à cette loi, dont le nom est une antithèse au
patriotisme : seuls des citoyens américains en ont souffert, et certains
énormément.
Si nous revenons à la réalité, le gouvernement fantôme des États-Unis
est dans une course contre la montre: il doit absolument mettre en
place de nouveaux outils de contrôle mental sur les masses, avant que
ses outils de propagande habituels ne s'effondrent. La télévision et les
journaux se meurent à cause d'Internet. Les Républicains comme
Démocrates ont déjà tenté à deux reprises de limiter la liberté
d'expression sur Internet, de contrôler son contenu, mais ils n'ont pas
encore réussi. Ils rongent lentement la liberté d'expression via
YouTube, Facebook et autres médias sociaux. Grâce au héros bien
réel Edward Snowden, nous savons qu'avec le Patriot Act, le
- 278
!
-
gouvernement peut désormais espionner librement toutes nos
transactions, nos courriels et nos communications par téléphone
portable. Il peut établir des bases de données pour chaque citoyen et
suivre sa navigation sur le Web. En 2018, Facebook s'est fait prendre
dans une arnaque de vente d'informations personnelles. Quelqu'un
doute-t-il que les autorités aient pleinement accès à ces informations?
Cet espionnage est beaucoup plus élaboré qu'on ne le pense. Jacob
Applebaum, un pirate informatique travaillant avec de nombreuses
organisations telles que Wikileaks, a dressé un inventaire des outils
utilisés par la NSA dans le cadre de la plus importante opération de
surveillance et d’espionnage depuis sa création. Il a révélé l'existence
de micro-puces implantées dans tous les ordinateurs que nous
achetons. Les puces relient votre disque dur directement à leurs bases
de données. Une autre puce serait assignée à la lecture de votre
moniteur. La NSA dispose même d'un outil qui leur permet d'utiliser
votre ordinateur pour irradier son utilisateur, en envoyant des
fréquences allant jusqu'à un kilohertz via votre appareil. Il n'y a
aucune limite quant aux informations qu'ils peuvent collecter sur
vous ou à ce qu'ils peuvent vous faire via Internet, et cela s'applique
aux ordinateurs et aux smartphones. Avec le 11 septembre, le Nouvel
Ordre Mondial a commencé à se transformer en Big Brother.
Ceux qui abandonnent leur liberté fondamentale pour
obtenir un peu de sécurité temporaire ne méritent ni
liberté ni sécurité.
- Benjamin Franklin
- 279
!
-
9-11 remplit aussi un second objectif: celui de lancer une guerre
interminable contre le terrorisme.
*
Puisons une nouvelle fois dans le célèbre discours de Benjamin
Freedman en 1961, prononcé devant une foule ébahie par tant de
vérité.
« Si nous déclenchions une guerre mondiale qui
risquerait de se développer en une guerre nucléaire,
l’humanité n’y survivrait pas. Une telle guerre aurait elle
la possibilité de voir le jour? Cela aura lieu, car le rideau
se lèvera pour le troisième acte. Le premier acte fut la
première guerre mondiale, le deuxième acte étant la
deuxième guerre mondiale. Le crescendo va se jouer
dans le troisième acte, en d’autres termes, la troisième
guerre mondiale. Le sionisme international et leurs
coreligionnaires de par le monde sont déterminés à
utiliser les USA une fois de plus afin de garder la
Palestine en tant que tremplin de leur domination du
monde. Cela est aussi vrai que je suis ici debout. N’étant
nullement le seul à l’avoir lu, mais nombreux ici parmi
vous le savent aussi et cela est connu à travers le
monde.»
- 280
!
-
- 281
!
-
C'est avec un brin d'ironie que l'on constate qu'Israël soit situé au
beau milieu de toutes les cartes du monde, comme le trou du drain de
l’évier. Suite à l'accumulation des actions insensées des banquiers
sionistes pour voler leur terre auto-promise, facile de comprendre
pourquoi leurs voisins musulmans s'entredéchirent plutôt que de
s'attaquer à Israël et en libérer leurs frères Palestiniens : Israël est
devenu ce que la Suisse était pendant la seconde guerre mondiale,
intouchable et inatteignable. Armé de 200 missiles nucléaires
échappant à toute forme de supervision ou traité de prolifération des
armes de destruction massive, Israël est maintenant une forteresse
impénétrable et Jérusalem deviendrait sans doute la capitale du pays
unique lorsque Big Brother compléterait son hégémonie planétaire.
Israël a d'ailleurs gardé plusieurs de ses voisins pour le dessert. L'Iran
et la Syrie résistent toujours, contrecarrant les plans d'expansion
d'Israël, fixés sur papier depuis 1982 par Oded Yinon, un écrivain
sioniste qui aurait tout aussi bien pu transcrire les minutes des
réunions des banquiers de Bilderberg.
Le plan d'agrandissement d'Israël (The greater plan for Israel) fut
décrit en 1982 comme une théorie de la conspiration par les rares
médias qui osaient en parler, et les Sionistes qui tentaient d'en
réduire la portée. Aujourd'hui, force est de constater que le texte de
Yinon fait figure de prophétie, puisque la plupart des étapes qui y
figurent sont déjà réalisées, ou en cour de réalisation. À un point tel
qu'il faut maintenant une bonne dose d'imagination pour continuer à
balayer ce dossier du revers de la main au nom de la mythique
conspiration.
- 282
!
-
Huit mois après sa publication initiale dans Kivounim, l’article est republié en 1982 dans la Revue d’études palestiniennes, par l’entremise
d’Israël Shahak, fervent militant antisioniste et ancien président de la
Ligue israélienne pour les droits humains et civils. Des idées
similaires à celles de Yinon seront aussi défendues en 1996 dans un
rapport remis au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu,
qui suggère le renversement de Saddam Hussein et une guerre par
procuration avec la Syrie. Il fut rédigé par un groupe d’études issu de
l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies, un think tank
néoconservateur israélo-américain.
Les multiples allusions racistes et expansionnistes dans le plan de
1982 sont des sources de rire incontrôlable, plus drôles qu'un
monologue humoriste pour quiconque a lu Mein Kampf (Mon
combat) d'Adolf Hitler, repoussant la frontière du sarcasme
historique beaucoup plus loin. Plutôt que de choisir un nom
évocateur et visionnaire comme ’The greater plan for Israel, Oded
aurait simplement pu l'appeler Même combat. Il partageait avec feu
Adolf toutes les caractéristiques d'un raciste conquérant à moitié
cinglé, doublé ici de l'ironie historique des conquêtes d'un pays
construit sur les exactions de l’autre!
Le plan machiavélique est simple: Israël aspire à devenir une
puissance régionale impériale et agrandir son territoire par la
dissolution de toutes les nations actuelles de la péninsule arabique.
L'objectif est de s'accaparer des zones suivantes: la Jordanie, la Syrie,
le Liban, le Koweit, ainsi que des portions de l'Égypte de l'Irak et de
l'Arabie Saoudite. Ce faisant, il contrôlerait le passage
- 283
!
-
stratégiquement important du canal de Suez et aurait accès au golfe
Persique. Il pourrait devenir le refuge de plusieurs bases militaires
occidentales et modifier l'équilibre géopolitique de la région du
Moyen-Orient. Mais en réalité, ce serait d’abord et avant tout le gros
lot d’une grande partie des champs de pétrole de la péninsule. Voilà la
grandeur de la Terre Promise: si Israël réalisait son rêve géopolitique,
il pourrait partager avec les États-Unis le contrôle du marché mondial
du pétrole. Aucune hégémonie, ni Nouvel Ordre Mondial n'est
possible à moins qu'il ne contrôle la ressource numéro un de la
planète. Le pétrole est plus précieux que l’or. Les armées, les avions,
les navires ne marchent pas à batterie, ils ont besoin de pétrole et qui
contrôle le pétrole, contrôle le monde. Malgré toutes les autres
raisons invoquées pour justifier les guerres au Moyen-Orient, une
seule est si vitale qu'elle pousse les mondialistes américains à tout
faire pour s'accaparer du marché. Cependant, leurs rivaux comme la
Russie veulent évidemment éviter cette situation à tout prix.
Dans ce contexte, notons que les guerres contre l'Irak, la guerre de
2006 contre le Liban, le coup d'État de 2011 en Libye, la guerre en
cours en Syrie et les changements de régimes en Égypte font tous
partie du plan sioniste pour un Moyen-Orient réduit, car il consiste
essentiellement à affaiblir et fracturer les États arabes voisins afin
qu'Israël puisse poursuivre son projet d'expansion. Diviser et
conquérir. Les États-Unis sont complices, sinon parrains, du concept
qui résume l'ensemble de leur propre politique étrangère, à savoir
l’intention de fracturer et de balkaniser les nations du Moyen-Orient
le long de zones ethniques ou religieuses. La création d'une enclave
kurde, désormais bien gardée (en date de mai 2018) par les troupes
- 284
!
-
américaines à travers la Syrie et l'Irak, constituait également une
étape nécessaire du plan.
La dissolution de la Syrie et de l’Iraq dans des régions
uniques sur le plan ethnique ou religieux, comme au
Liban, est la principale cible d’Israël sur le front oriental
à long terme, tandis que la dissolution du pouvoir
militaire de ces États est la principale cible à court terme.
La Syrie s'effondrera, selon sa structure ethnique et
religieuse, dans plusieurs états comme le Liban, de sorte
qu'il y aura un état chiite Alaouite le long de sa côte, un
état sunnite dans la région d'Alep, un autre état sunnite à
Damas, et les Druzes mettront en place leur état. Ceci
sera une garantie de paix et de sécurité à long terme dans
la région, et ce but est déjà à notre portée aujourd'hui.
L'Irak, riche en pétrole d'une part et déchiré à l'intérieur
de l'autre, est candidat aux cibles d'Israël. Sa dissolution
est encore plus importante pour nous que celle de la
Syrie. À court terme, c'est le pouvoir irakien qui constitue
la plus grande menace pour Israël.
Cela pourrait être un article du journal de demain, mais il a été écrit il
y a 36 ans. Le plan d'Israël prédisait déjà en 1982 que l'Irak
disparaitrait avant la Syrie. Le projet d'agrandissement voyait l'Irak
comme relativement facile à fractionner, en raison des fortes
divisions entre une majorité chiite sans pouvoir, une minorité kurde
sans pouvoir et une classe dominante sunnite minoritaire. Après la
guerre Iran-Irak en 1988, ayant causé plus d’un million de morts, le
- 285
!
-
territoire du pays était toujours intact, puisque c'est principalement
l'Iran qui était visé, avec un affaiblissement de l'Irak en bonus. La
guerre du Golfe de 1991 qui suivit l’invasion du Koweït par Saddam
Hussein n’a pas davantage entrainé l’éclatement désiré par Yinon,
mais il l'aura affaibli considérablement d'un point de vue militaire. Il
aura fallu l’invasion de l’Irak en 2003, justifiée par la création
imaginaire des armes de destruction massive, pour partager le pays
selon des frontières sectaires. De fait, la nouvelle constitution
irakienne fut rédigée autour d’une fédération très lâche, réservant une
autonomie partielle pour les Kurdes, au Nord et des Chiites, au Sud.
Et le pays est encore aujourd’hui livré aux guerres intestines,
sectaires, religieuses et ethniques. Les habitants des pays musulmans
devraient se réveiller et constater que leurs actions fratricides dans
ces guerres intestines ne servent pas leurs intérêts, mais par contre,
siéent Israël à ravir. Depuis toujours, on entretient la lubie classique
d'un antagonisme Arabe vs Juif, mais si on regarde la réalité de plus
près, il n'y a pas de meilleur allié pour Israël que l'Arabie Saoudite qui
finance la plupart des groupes qui se sont attaqués depuis quinze ans
à l'Égypte, la Libye, au Soudan, à l'Irak, l'Iran, la Syrie, et elle s'occupe
elle-même du Yémen. Et la complicité des États-Unis dans ce triangle
incluant les trois pires violeurs des droits humains sur la planète ne
surprend plus personne. Une analyse très juste de Linda Heard décrit
bien ce qui devait être la suite.
Jusqu’à l’invasion de l’Irak, en mars 2003, la Syrie, sous
la direction du Président Bashar al-Assad, a joui de
relations relativement bonnes avec l’Occident. Nous
devons aussi nous rappeler que la Syrie a combattu du
- 286
!
-
côté des forces alliées sous direction américaine durant la
guerre du Golfe. Et puis, oh, miracle : la Syrie s’est mise à
avoir tout faux! Soudain, elle a été accusée de tous les
"crimes" possibles et inimaginables, depuis la
dissimulation de mythiques armes irakiennes de
destruction massive, en passant par le havre accordé à
des insurgés et à des terroristes, jusqu’au libre passage
accordé vers l’Irak à des combattants et à des armes!
Sans compter les pseudos massacres de sa propre population par le
«cruel dictateur sanguinaire» qu'était devenu le président Assad dans
tous les journaux occidentaux. Si jamais la Syrie devait tomber un
jour et quand la plupart des étapes seront accomplies, ce sera au tour
de l'Arabie Saoudite de subir son amputation territoriale de la
prophétie de Yinon, qui est aussi clairement énoncée noir sur blanc
dans The greater plan for Israel.
Toute la péninsule arabique est un candidat naturel à la
dissolution, en raison de pressions internes et externes,
et la conséquence est inévitable, surtout en Arabie
Saoudite. Même si sa puissance économique fondée sur
le pétrole reste intacte, ou qu'elle diminue à long terme,
les fissures internes montrent un cheminement clair et
naturel, à la lumière de sa structure politique actuelle.
*
Ce livre relie les points de suspension entre tout ce qui s'est passé au
cours des deux derniers siècles et demi, et cette structure de
compréhension trouve des ramifications jusqu'au monde
- 287
!
-
d'aujourd'hui.
L'Arabie Saoudite a déclenché en 1973 une crise pétrolière qui a fait
monter le prix de l'or noir de 400%, ce qui a paralysé l'économie
américaine, ainsi que tous ses pays satellites occidentaux, pendant
près d'un an. Cet événement fut un signal d'alarme pour les banquiers
internationaux qui réalisèrent que leur manque de contrôle sur le
marché pétrolier était toujours leur ventre mou, leur tendon d'Achille.
Cela les a poussés à se creuser les méninges et proposer un plan B: si
pour une raison quelconque, l'armée des banquiers, l'OTAN, n'était
pas en mesure de prendre le contrôle du marché pétrolier en
élargissant Israël et en soumettant les principaux pays producteurs de
pétrole, les pays vassaux devraient changer leur l'énergie principale
du pétrole à l'électricité, afin d'être indépendants des producteurs de
pétrole belligérants qui ne se soumettraient pas au Nouvel Ordre
Mondial.
La Commission Trilatérale fut fondée en 1973 par le plus grand
banquier et maître complotante du monde, David Rockefeller, qui fut
très probablement à l’origine de l'idée d'un réchauffement climatique
anthropique dû au CO2, produit par la combustion du pétrole.
Rockefeller a assisté à la plupart des réunions de Bilderberg depuis
1954 et était aussi le chef du Council on Foreign Relations qui
contrôle tous les médias, un outil fort utile lorsque vous visez à créer
une hystérie médiatique! La Fondation Rockefeller et le Rockefeller
Brothers Fund financent plusieurs ONG environnementales et la
famille bancaire a aujourd’hui un contrôle énorme sur la plupart des
énergies vertes qu’elle partage avec la banque Goldman-Sachs, après
- 288
!
-
plus d'un siècle de domination sur le secteur de l'énergie pétrolière
aux États-Unis et ailleurs sur la planète, via Standard Oil devenu
Exxon et Chevron.
Outre son instrumentalisation politique, les avantages du titanesque
canular sur le réchauffement climatique sont multiples: les énergies
vertes alternatives telles que les centrales nucléaires sont devenues
des investissements sûrs, puisque les gouvernements créent des taxes
sur le carbone pour collecter des milliards de leurs porcelets
domestiques. Comment croyez-vous que Tesla arrive à survivre avec
ses milliards de dettes et les folies de son directeur Elon Musk? Cette
même Commission Trilatérale a produit l'Agenda 21 en 1992, et le
membre trilatéral Al Gore est rapidement devenu MVP dans le jeu de
la propagande. Tout est lié.
Dans le vrai ciel, les nuages d'eau séparent l'air chaud de l'air froid (il
suffit de vérifier la température extérieure la prochaine fois que vous
volez en avion), et il s’agit là du seul effet de serre qui puisse être
observé dans le ciel. Prenons par exemple la situation dans le désert,
où les températures peuvent chuter de 45 degrés Celsius pendant la
journée à près de 0 la nuit; or le ciel désertique a beaucoup de CO2,
mais pas de nuages, donc de toute évidence, le dioxyde de carbone ne
retient pas la chaleur créée par le soleil. Ou essayez d'expliquer
pourquoi les jours les plus froids de l'hiver, tels que ces horribles
degrés -38, sont toujours par un ciel bleu clair, alors que les
températures augmenteront de 10 degrés lorsque les nuages
viendront s’accumuler, créant un véritable effet de serre que ne
génère pas le CO2. Non seulement il n'y a aucune preuve que le CO2
- 289
!
-
créé un effet de serre, mais il existe plutôt des preuves scientifiques,
concrètes et tangibles que ce n'est pas le cas. Pensez-y, si le CO2 était
une barrière thermique, pourquoi nous donnerions-nous la peine
d'utiliser l'argon pour isoler les fenêtres doubles?
Même si cela n'avait aucun sens scientifiquement, l'effet de serre CO2
est entré dans nos écoles par «l’éducation», et le CO2 est
officiellement devenu de la pollution en 1978. Peu importe qu’avec
une température moyenne de 14,5 degrés actuelle, la terre est dans
une période froide de son histoire climatique qui oscille entre 24,5 et
10 degrés depuis quelques milliards d'années: personne ne doit le
savoir. Nos professeurs ne nous ont pas dit que l'activité humaine ne
contribue qu'environ 4% de tout le CO2, tandis que la nature fournit
le reste. Le véritable et naturel cycle de réchauffement climatique des
années ’70 étaient très pratique pour crédibiliser la théorie
anthropique, mais vers 2002, le climat a lentement recommencé à se
refroidir. Parce que nous n'avions qu'à ouvrir la porte pour voir à quel
point il faisait froid, la NASA modifiait les données climatiques, et
puisque les mensonges scandaleux du GIEC ont leurs limites, le récit
est finalement passé aux «changements climatiques», qui pour une
raison mystique étaient encore causés par la combustion du pétrole!
Pourquoi pensez-vous que les constructeurs automobiles ne sont pas
tous passés à la production de voitures électriques du jour au
lendemain? Ils attendent simplement l'issue du plan
d’agrandissement d'USrael. Notez ceci: si Israël devait réaliser son
plan, nous aurions droit à un retournement de 180 degrés de la
science. Et je parie que nous apprendrions alors deux
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!
-
développements «extraordinaires» basés sur de «nouvelles»
certitudes:
1- Que le CO2 produit par la combustion du pétrole ne représente
qu'une infime fraction de tout le CO2 produit par la nature, et que ce
composé chimique n'a aucune influence sur le climat. Pire encore,
que le niveau de CO2 dans l'atmosphère est plutôt une conséquence
des variations climatiques, simplement dictées par l'activité
magnétique du soleil (ce qui est déjà démontré par la vraie science
aujourd'hui).
2. Ce pétrole n'est pas un combustible fossile dérivé de la
décomposition des dinosaures, des fougères et des palmiers
sagoutiers, mais plutôt le sous-produit renouvelable d'une réaction
thermochimique émanant du cœur de la terre, ce qui expliquerait
pourquoi il y a du pétrole à 50 km de profondeur dans la croûte
terrestre, alors qu'aucune corne de tricératops ne se trouve en
dessous de 50 mètres dans le sol! Des fuites d'isotopes de type
carbone ont également été observées dans des puits abyssaux
incroyablement profonds dans les océans, de même que d'énormes
nappes de pétrole recouvrant Titan, un satellite naturel de Saturne,
où aucune vie n'a jamais existé. Notez qu'à ce jour, il n'y a absolument
aucun lien scientifique entre le pétrole et la décomposition bioorganique. Cette idée fut avancée alors que la science pensait encore
que l'épilepsie était un signe de sorcellerie, et elle fut préservée pour
justifier d'énormes taxes sur une ressource qui finirait par s’épuiser,
ce qui pourrait ne jamais être le cas.
Pour aller plus loin dans toute l’ironie du réchauffement climatique
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!
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anthropique, ajoutons que le redoutable CO2 est aux plantes ce que
l'air est à l'homme.
On pourrait penser que le Plan de 1982 pour l’agrandissement
d’Israël était un plan directeur très facile à comprendre par expliquer
les nouvelles politiques étrangères, mais doutez-vous, même pour une
fraction de seconde, que ce n'est pas ce qu'ils avaient déjà en tête en
1917 lors de la déclaration Balfour? Alors que le monde commençait à
produire voitures et avions à l'échelle industrielle, la prise de
conscience que le pétrole serait la ressource la plus importante pour
le développement des économies est devenue évidente. Dès 1917, le
contrôle du marché mondial du pétrole devint un objectif inévitable
pour entretenir toute hégémonie à long terme des banques. Ce
pourquoi un siècle plus tard, ils sont toujours en train d’essayer de
détruire les voisins d’Israël parce que l’Empire des Banques manque
de temps, de pétrole et d’argent.
*
Parce que nous n'avons aucun recul sur les évènements en cours, il
est plus difficile de comprendre ce qui se passe actuellement au
Moyen-Orient que de comprendre ce que fut la Deuxième guerre
mondiale, analysée et racontée de toutes les façons imaginables dans
notre éducation et nos médias, même si on sait maintenant à quel
point tout le narratif était biaisé. Ainsi, quelques notions de base sur
les rouages de la géopolitique au Moyen-Orient sont des outils
indispensables pour se faire une idée claire de la situation actuelle. Le
plan d'agrandissement d'Israël de 1982 est un premier outil, et la
compréhension de l'Opération Gladio B en est un deuxième tout aussi
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!
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important à mettre dans son coffre d'enquêteur de la vérité.
Avant d'avoir un Gladio B, il y a eu un Gladio tout court! Révélée dans
les années 1970 en Italie, l'opération secrète de l'OTAN fut lancée tout
de suite après la deuxième grande guerre sur le théâtre européen.
L'historien suisse Daniele Ganser a passé une partie de sa vie à
fouiller les secrets de Gladio et note l'importance d'une enquête
parlementaire italienne officielle qui confirma qu'une force de
l'OTAN, en conjonction avec le MI6 britannique et la CIA, avait mis
en place un réseau de paramilitaires dotés de collaborateurs fascistes
et nazis, maintenant tous déguisés en civils. Le but initial de
l'opération était d'installer des groupes organisés comme des poches
de résistance civile avec des armes cachées un peu partout sur le
territoire européen, dans le but officiel de prévenir toute expansion de
l'Union Soviétique au-delà du Bloc de l'est. Puis au fil du temps, en
constatant que l'URSS n'avait aucune intention de prendre de
l'expansion, Gladio s'est métamorphosé, pour rester utile à l'état.
Le chef d'État-Major légèrement détraqué que John F. Kennedy a
congédié en 1962, Lyman Lemnitzer, avait emmené son plan
Northwoods d'attentat terroriste sous faux drapeau en Europe, où il
dirigea les forces de l'OTAN à partir de 1965. Son arrivée sur
l'opération Gladio coïncide avec la métamorphose des objectifs
initiaux de l’opération. Ces armées secrètes en civil se sont mises à
commettre des attentats terroristes sur toute l'Europe occidentale
pendant plusieurs décennies, pour ensuite officiellement revendiquer
les attentats aux noms de différents groupes pro-communisme, tels
que les Brigades Rouges, dans une stratégie de préservation des
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!
-
tensions pour attiser la Guerre Froide avec l’URSS. Belgique,
Espagne, Norvège, Italie et d'autres ont subi les foudres des agents de
Gladio. Vincenzo Vinciguerra, un membre actif, expliqua son rôle lors
d'un procès en 1984 en Italie, pour un attentat qu'il avait commis en
1972.
« Nous devions attaquer des civils, des gens, des femmes,
des enfants, des innocents, des personnes anonymes loin
de tout jeu politique. La raison était assez simple: la
terreur était censée forcer la population à se tourner vers
l'État pour demander une plus grande sécurité. »
En reprenant les techniques
des vrais terroristes issus des
peuples opprimés et sans
armées, les membres de
Gladio semaient une terreur
institutionnalisée dont les
gouvernements avaient besoin
pour justifier les dépenses
militaires astronomiques, tout comme l’instauration d'un état
policier, où chaque citoyen peut être surveillé et espionné pour des
raisons de sécurité, ce qui est bien sûr une façade pour le contrôle pur
et simple de la population. Des dizaines d'attentats furent perpétrés
entre 1965 et 1985 par une force de 800 hommes, selon le Général
Nino Lugarese, chef du Service des renseignements et de la sécurité
militaire en Italie à l'époque des procès contre Gladio. La double
conséquence des attentats gouvernementaux donnait des raisons
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!
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valables pour les gargantuesques dépenses militaires des pays visés,
que ce soit en armement conventionnel pour se protéger du
terrorisme, ou en armement nucléaire pour se protéger des
communistes à qui on imputait la responsabilité idéologique des
attentats. Même si l'opération Gladio, aussi baptisée «Stay
behind» (Les laissés derrière) est abondamment documentée de nos
jours avec l'aide de chercheurs émérites comme le Dr Ganser et fut
démontrée dans plusieurs cours de justice dans les années '80 et '90,
les faits sont généralement méconnus du grand public parce que les
médias, contrôlés par les mêmes groupes qui tiraient les ficelles de
Gladio, n'en parlent jamais. Ce serait pourtant un sujet fascinant pour
des documentaires, mais le problème est qu'il explique trop bien ce
qu'est réellement le terrorisme, qui l’organise et à qui il profite. Dismoi d'où tu viens et je te dirai où tu vas. Savoir sans l'ombre d'un
doute, que la majeure partie du terrorisme des années '60 à '90 était
l'oeuvre de la CIA, du MI6 et de l'OTAN est une notion de base pour
comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans le monde, mais qu'on
préfère continuer de cacher.
*
Zbigniew Brzezinski, ex Conseiller à la Sécurité Nationale sous le
gouvernement de Jimmy Carter, et co-fondateur de la Commission
Trilatérale avec David Rockefeller, a écrit un livre en 1997, The grand
Chessboard (Le grand échiquier). Si on dressait une liste croisée entre
les néo-cons et les globalistes, il serait dans les trois premiers
nommés. Dans son prétentieux bouquin, il désigne l'Eurasie (les
continents de l'Europe et de l'Asie, incluant le Moyen-Orient, reliés en
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!
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une seule entité) comme le centre du monde et juge qu'il est impératif
que les États-Unis dominent la région s'ils veulent un jour gouverner
la planète, sans rival.
La société est contrôlée par l'élite. La démocratie et les
valeurs sociales et humanitaires sont, malheureusement,
des erreurs qui se répètent dans les régimes sans
instruction. (...) À long terme, la politique mondiale doit
devenir plus proche d'une suprématie du pouvoir entre
les mains d'un seul État. Ainsi, l'Amérique n'est pas
seulement la première, mais aussi la seule vraie
superpuissance mondiale, et c'est peut-être la dernière.
L'Eurasie, cependant, conserve son importance
géopolitique. Non seulement sa limite occidentale l'Europe - est l'emplacement d'une grande partie du
pouvoir politique et économique mondial, mais sa limite
orientale, - l'Asie - est devenue un centre vital de
croissance économique et d'influence politique
croissante. L'Amérique fait face aux relations complexes
du pouvoir eurasien et doit empêcher l'émergence d'un
pouvoir eurasien dominant et antagoniste. Dominer la
région reste au cœur de la capacité des États-Unis à
exercer son hégémonie mondiale.
Bon, soulignons au passage que le fameux livre de Brzezinski est
truffé d'approximations historiques et d'omissions probablement
volontaires sur l'importance réelle de la politique américaine, qui
n'est en fait que l'épée que brandissent les banquiers pour mettre à
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genou le reste de la planète. Ces banquiers pourraient même
orchestrer une faillite intégrale des USA, une fois leur mission
complétée, et puis les désarmer complètement. Pour l'instant, ils sont
utiles comme Gestapo internationale. Outre sa démesure impérialiste,
Brzezinski touche cependant un point primordial pour la suite des
choses: la région de l'Eurasie, et tout particulièrement de l'Asie
Centrale, est effectivement la moelle épinière de la planète, autant
pour ses enjeux géopolitiques qu'économiques.
En 1991, l'OTAN a perdu son épouvantail communiste après la chute
de l'Union Soviétique redevenue la Russie et quelques autres
républiques indépendantes. Étant donné que le terrorisme ne pouvait
plus être imputé aux Rouges, le blâme a simplement été transféré aux
islamistes. Inspiré par Gladio révélé en Europe il y a une trentaine
d'années par le Premier ministre italien Giulio Androietti, le
Pentagone a adopté une stratégie similaire en 1991 sur un nouveau
théâtre d'opérations stratégique, à savoir l'Asie centrale. Ce que nous
savons sur Gladio B provient principalement d’une seule personne,
une petite femme courageuse comme un millier de Spartes et pleine
d’humour, Sibel Edmonds.
Fille
d’un
médecin
azerbaïdjanais, Sibel est née en
1970 en Iran. Après quelques
années en Turquie, elle part aux
États-Unis pour y poursuivre ses
études. En 1996, elle devient
citoyenne américaine. Elle reçoit
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!
-
un doctorat en commerce international et affaires publiques de
l’Université George Mason et est également diplômée en criminologie
et psychologie à l’université George Washington. Deux semaines
après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, sa maitrise du
turc, du farsi et de l'azerbaïdjanais lui valut un contrat du FBI, au
bureau de la traduction à Washington. Elle traduisait des
informations top secret sur des opérations anti-terrorisme, à
l'intérieur et à l'extérieur des États-Unis. Au cours de son travail, elle
fut exposée à la preuve que les forces armées et les différentes agences
du renseignement américain avaient collaboré avec des militants
islamistes affiliés à Al-Qaïda pour les attaques du 11 septembre 2001,
et constata que les hauts dirigeants du FBI couvraient la preuve.
Quand Sibel Edmonds s'est plainte à ses supérieurs, sa famille fut
menacée par l'un des sujets de sa plainte, et elle fut virée. Suite à son
congédiement commença son véritable travail pour l'humanité, celui
d'une whistleblower, une lanceuse d'alertes, qui devait nous dévoiler
l'opération Gladio B dont elle connaissait à peu près tout en raison
des nombreux documents qu'on lui avait demandé de traduire au FBI.
La dernière réunion publiquement connue de Gladio
s'est produite en 1990, au Comité des clandestins alliés
de l'OTAN à Bruxelles. Alors que l'Italie était devenu un
point central pour les anciennes opérations européennes,
la Turquie et l'Azerbaïdjan sont devenues les conduites
principales pour l'ensemble des opérations en Asie,
utilisant des vétérans de la campagne antisoviétique en
Afghanistan, les soi-disant «Arabes afghans» formés par
Al-Qaïda. Au lieu d'utiliser les néo-nazis, ils utilisaient
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!
-
les Moudjahidines travaillant sous Ben Laden, ainsi que
Al-Zawahiri.
Edmonds affirme que Ayman al-Zawahiri, le dirigeant actuel d'AlQaïda et ancien second sous Oussama ben Laden avant 2001, s'est
rendu à d'innombrables réunions à l'ambassade des États-Unis en
Azerbaïdjan, avec des haut gradés militaires et les agences du
renseignement américains entre 1997 et 2001, dans le cadre de
GladioB.
En 1997, l'OTAN a demandé au président égyptien Hosni
Moubarak de libérer des militants islamistes affiliés à
Ayman al-Zawahiri, dont le rôle dans l'assassinat
d'Anwar Sadat avait conduit à son ascension. Sous les
ordres des États-Unis, ils furent envoyés en Turquie pour
recevoir de la formation par le Pentagone.
Al-Zawahiri, ainsi que plusieurs membres de la famille Ben Laden et
d'autres moudjahidines, a même voyagé dans des avions de l'OTAN
dans diverses parties de l'Asie Centrale et des Balkans, pour
participer à différentes opérations de déstabilisation soutenues par le
Pentagone. Selon Sibel Edmonds, les nouvelles opérations dirigées
par le Pentagone ont été baptisées «Gladio B» par le contreespionnage du FBI. Le financement énorme dont a besoin Gladio B
pour ses opérations d'envergure semble particulièrement suspicieux,
et s'inspire directement de ce que faisait la CIA depuis la guerre du
Viêt-Nam avec ses avions cargos.
Ce n'est pas par hasard que le commerce de l'opium s'est
développé rapidement sous la tutelle de l'OTAN en
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!
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Afghanistan: je sais que des avions de l'OTAN ont
régulièrement expédié l'héroïne en Belgique, où elle a
ensuite fait son chemin vers l'Europe Et au RoyaumeUni. Ils ont également expédié de l'héroïne dans des
centres de distribution à Chicago et dans le New Jersey.
Les opérations de contre-espionnage du FBI et de la DEA
(Drug Enforcement Agency) ont permis de dévoiler ce
trafic de drogue dans le cadre de sa surveillance d'un
large éventail de cibles, y compris des fonctionnaires du
Pentagone, de la CIA et du Département d'État.
Ce qui explique la présence américaine en Afghanistan depuis 2002 à
des fins très lucratives. Les énormes gisements de lithium de
l’Afghanistan constituent un autre élément, répondant au souhait
technocratique de la Commission Trilatérale de contrôler toutes les
ressources naturelles de la planète. Si vous croyez toujours que les
États-Unis sont en train de perdre leur guerre contre l'Afghanistan,
détrompez-vous: ils obtiennent exactement ce qu'ils veulent de ce
pays devenu un vaste champ de pavot. Si les États-Unis gagnaient
cette guerre, ils devraient partir. D'ailleurs on peut retrouver
plusieurs vidéos sur internet montrant des unités des Marines
gardant les champs de pavot, justifiant leur présence par la protection
qu'ils veulent offrir au peuple afghan dans ces temps difficiles. Depuis
2010, les États-Unis permettent officiellement et légalement la
culture du pavot en Afghanistan. Le pavot transformé devient opium,
devient héroïne.
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!
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!
Alors que la production d'opium sous le régime Taliban lors de la
dernière année avant l'occupation des troupes américaines fut de 185
tonnes en 2001, elle a augmenté de manière exponentielle à chaque
année depuis ce temps, atteignant 4800 tonnes en 2016, une
augmentation de 43% sur 2015. La superficie qui sert à cultiver le
pavot a également augmenté de 10% en 2016 par rapport à 2015,
selon l'Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime. Grâce à
des engrais miracles, le rendement de l'opium est, quant à lui, de 23,8
kilogrammes par hectare, soit 30% de plus qu'en 2015. À l'autre bout
du spectre, la politique d'éradication du pavot menée par les
gouvernements provinciaux a éliminé 355 hectare en 2016, soit une
diminution de 91% par rapport aux 3760 hectares détruits en 2015.
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!
Au même moment, le problème de l'héroïne est devenu alarmant aux
USA, et si la tendance se maintien, 165 000 personnes en mourront
dans les dix prochaines années. Alors comment 415 000 kilos
d'héroïne de l'Afghanistan, occupé militairement par les États-Unis,
arrivent-ils à être importés sur le territoire américain à chaque
année? Dans ce monde où toutes les conversations téléphoniques et
les communications par internet sont espionnées, croyez-vous que les
Talibans puissent voler la drogue sus le nez des Marines, puis charger
415 000 kilos d'héroïne sur des Cesna à hélice pour traverser le
Pacifique et atterrir à Seattle sans jamais se faire prendre? La
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véritable liste de ceux qui ont les moyens de transporter des tonnes
d'héroïne afghane aux États-Unis impunément chaque année est bien
courte: les avions militaires ou ceux de la CIA.
Le film American Gangster a montré la séquence d'un avion militaire
transportant de l'héroïne pendant la guerre du Vietnam, mais il
suggérait que seuls quelques officiers corrompus organisaient
l'importation. Les films ne sont pas la vraie vie. La CIA a importé de
l'héroïne vietnamienne dans les années ‘60 et ’70, puis la cocaïne est
entrée par les avions de la CIA atterrissant dans l'Arkansas dans les
années 1980. Toute l'agence doit être au courant de ce qui se passe,
pourquoi risquerait-elle de se faire prendre par ses propres agents?
Le gouvernement américain et ses agences comme la DEA et le FBI
ont protégé le trafic lucratif du cartel de la CIA, à des années-lumière
de ce que les cartels de Medellin ou de Cali auraient pu importer
seuls. Aujourd'hui, 224 000 hectares d'opium peuvent produire 560
000 kilogrammes d'héroïne par an, à 450 dollars par gramme vendus
au détail, 560 000 kilogrammes représentant donc 252 milliards sur
le marché noir. La question délicate du financement des nouveaux
terroristes de Gladio B semble donc avoir été résolue grâce à de
l’argent invisible qui n’apparait dans aucun budget, ni grand livre
ministériel.
Plusieurs des allégations d'Edmonds trouvent une corroboration dans
des dossiers publics, mais l'information directe sur cet entonnoir de
ressources pointé sur l'Asie Centrale, sous la forme d'enregistrements
de surveillance du contre-espionnage du FBI qu'on lui demanda de
traduire, reste classée top secret. Edmonds déposa une plainte contre
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le Département de la Justice et le FBI en 2002, argumentant qu’elle
fut injustement révoquée du FBI pour avoir dénoncé des activités
criminelles commises par des agents et employés gouvernementaux.
Le Procureur Général John Ashcroft invoqua le «State Secret
Privilege» (Privilège du secret d'État) pour débouter sa plainte. Le
privilège n'est utilisé que lorsque la sécurité nationale est en jeu, ce
qui ne fait que confirmer la véracité des éléments révélés par Sibel
Edmonds. Bien que ces preuves n'aient jamais été rendues publiques
devant les tribunaux, elle a pu témoigner en détail tout ce qu'elle
savait sous serment, en 2009.
L'objectif de Gladio B est de créer des tensions permanentes au
Moyen-Orient, créer l'excuse nécessaire pour une éventuelle
intervention des États-Unis et de l'OTAN, dans un objectif plus large
de confinement croissant et d'encerclement de la Russie,
conformément à la stratégie déployée par Brzezinski dans son Grand
Échiquier.
Si l'Est n'est pas unifié d'une manière qui déclenche
l'expulsion de l'Amérique de ses bases extraterritoriales,
on peut croire que l'Amérique y parviendra. Mais si
l'espace médian rejette l'Occident et devient une entité
unique, alors la primauté de l'Amérique en Eurasie
diminuera de façon spectaculaire. La même chose serait
le cas si les deux principaux acteurs de l'Est (il parle de la
Chine et de la Russie) devaient de quelque manière
s'unir. Enfin, toute éjection de l'Amérique par ses
partenaires occidentaux à partir de sa perche sur la
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!
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périphérie de l'Ouest serait automatiquement la fin de la
participation de l'Amérique sur l'échiquier d'Eurasie.
D'où la nécessité des opérations secrètes de Gladio B. Le grand maitre
de l'échiquier regarde le monde avec des oeillères globalistes si
opaques que je doute qu'il pourrait battre ma nièce au poker. Pour sa
part, Sibel Edmonds n'a pas trop spéculé sur les objectifs précis des
opérations Gladio B du Pentagone, mais elle a tout de même mis en
évidence les possibilités suivantes: projeter le pouvoir américain dans
l'ancienne sphère d'influence soviétique pour accéder aux réserves
stratégiques d'énergie et de minéraux, précédemment hors d'atteinte
pour les entreprises américaines et européennes, en renversant
l'influence des Russes et des Chinois. Aussi, élargir la portée des
activités criminelles lucratives, en particulier des armes illégales et du
trafic de drogue. J'ajoute le côté pratique de la terreur, pour renforcer
la sécurité et justifier les dépenses militaires, les objectifs du premier
Gladio qui sont toujours des sous-produits de tout attentat terroriste.
Zbigniew Brzezinski a personnellement rencontré ben Laden au
Pakistan, pour assurer l'aide financière et logistique américaine aux
Moudjahidines dans leur lutte à l'Union Soviétique en 1987. L'ancien
secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Robin Cook, a déclaré
à la Chambre des communes qu'Al-Qaïda était incontestablement un
produit des services de renseignement occidentaux. Cook a expliqué
qu'Al-Qaïda signifie littéralement «base de données» en arabe, soit la
base de données informatiques des milliers d'extrémistes islamistes
formés par la CIA et financés par les Saoudiens, afin de vaincre les
Russes en Afghanistan.
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Après la guerre, les moudjahidines se sont scindés entre Talibans et
Al-Qaïda. Cela avait commencé en Jordanie et en Afghanistan, où les
responsables de la CIA ont fondé Al-Qaïda par le biais des services
secrets pakistanais. Puis survint une suite d'attentats revendiqués par
Al-Qaïda: 1993 au World Trade Center; attentats des ambassades
américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998, et puis explosion du
USS Cole au Yémen en 2000. On avait même lancé un mandat
d'arrestation pour deux suspects moyen-orientaux pour l'attentat
d'Oklahoma City en 1995, avant que l'agent de la CIA infiltré dans une
groupe de militants suprémacistes, Timothy McVeigh, se fasse
prendre les culottes baissées. L'énumération des coups du néo
terrorisme de Gladio B est pratiquement une copie conforme des
attentats du Gladio original. Ce dernier blâmait le communisme pour
créer l'atmosphère de la Guerre froide et le nouveau Gladio B blâme
les musulmans pour créer l'anti islamisme mondial. Seul le théâtre
des opérations a changé. Ou plutôt, il s’est élargi à l’ensemble de la
planète, puisque le terrorisme parrainé par l’État se déroule
actuellement sur les cinq continents.
!
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De 1997 à 2001, les hauts fonctionnaires des départements
névralgiques des États-Unis ont rencontré régulièrement Ben Laden
et son second Al-Zawahiri à Bakou, en Azerbaïdjan. Puis les deux
tours du WTC s'écroulent le 11 septembre 2001, les USA blâment
immédiatement Al-Qaïda et Ben Laden, lançant une guerre
interminable au terrorisme qui rapporte des milliards au complexe
militaire industriel. Puis Al-Qaïda devint le front Al-Nusra, affilié et
entremêlé avec l'État Islamique, ou ISIS.
Maintenant, que pourraient faire les États-Unis d'une grosse
organisation de terroristes d'état et des fonds quasi illimités grâce au
trafic de l'héroïne? Agrandir Israël en disloquant les nations du
Moyen-Orient, bien entendu!
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À partir de 1971, la Syrie s'est retrouvée sous la dictature d'Hafeez elAssad, qui prépara longtemps son fils ainé Bassel pour sa succession.
Le deuxième fils, Bashar, n'avait aucune ambition politique et après
des études en ophtalmologie, il part en Angleterre pour faire son
internat et commencer à soigner les gens, ce qu'il considérait comme
sa mission principale dans la vie. En 1994, son frère ainé meurt dans
un accident de voiture, et après la mort de son père, Bashar lui
succède en 2000. Il n'a aucune intention d'établir une dictature aussi
rigide et sévère que celle de son père et commence par libérer tous les
prisonniers politiques du passé, soit près de 10 000 récalcitrants, dont
plusieurs se montreront plus endoctrinés que reconnaissants. Plutôt
que de s'installer au pompeux palais présidentiel, il opte avec sa
femme pour un condo au centre-ville de Damase, pour vivre
l'expérience syrienne du même point-de-vue que les autres citoyens.
Puis le nouveau Président commence son vrai travail et lance un
programme de modernisation des infrastructures de la Syrie. Comme
l'Allemagne des années '30, la Syrie émet sa monnaie à partir d'une
banque centrale nationale, ce qui permet de faire travailler les gens
presque sans endettement auprès des banquiers privés.
Construction et restauration de 10 000 mosquées et de
500 églises.
Construction et restauration de 8000 écoles, 2000
instituts et de 40 universités.
Construction de plus de 600 000 appartements pour les
jeunes.
Construction et modernisation de 6000 hôpitaux et
cliniques.
Établissement de cinq zones industrielles internationales.
Ouverture de 60 banques internationales.
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Ouverture de la Syrie à cinq opérateurs de
télécommunications (fournisseurs d’accès internet).
Permis pour 20 journaux et magazines indépendants et
cinq stations de télé satellites.
Développement du tourisme et des des arts de la scène.
Construction et modernisation de stades et salles de
sport.
Développement et modernisation de l’Armée Arabe
Syrienne (quelle bonne idée!).
Des milliers de nouveaux commerces : restaurants,
hôtels, villes touristiques, centres de loisirs, centres
commerciaux, usines…
Prolongement et rénovation des réseaux électrique,
téléphonique, d'eau potable et sanitaire à plus d’un
million de maisons et appartements à travers le pays.
Augmentation des capacités agricoles et industrielles de
600%.
Assad bannit les OGM (organismes génétiquement
modifiés).
La Syrie exploite ses réserves massives de pétrole et de
gaz indépendamment des compagnies pétrolières
américaines ou britanniques.
Développement des moyens de transport publics, des
aéroports, des ports et des gares routières.
Constitution de centaines d’associations pour les pauvres,
les orphelins et les handicapés.
Baisse du chômage de 28% à 12%, malgré la hausse du
nombre de personnes arrivant sur le marché du travail.
Augmentation des salaires de 300%.
Juste avant la guerre, la Syrie n’avait plus qu'un pourcent d’analphabètes.
Scolarité et soins médicaux gratuits.
Le fait que la Syrie émette sa propre monnaie sans verser d’intérêts
aux banques internationales privées, conjugué à la reconstruction du
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!
-
pays et les nombreuses réformes rappellent ce que le Troisième Reich
avait fait pendant ses premières années. Mais le parallèle avec Hitler
n'ira pas plus loin, puisque Assad est le contraire idéologique du
Führer. La Syrie est l'un des derniers États musulmans laïques et
séculier au Moyen-Orient et refuse de se laisser guider par toute forme
de sectarisme basé sur la religion ou l’origine ethnique. Bashar a
formulé son opposition à la guerre en Irak, à la guerre à Gaza, à la
guerre au Liban. Il a accueilli des millions de réfugiés palestiniens,
irakiens, libanais, libyens, soudanais et égyptiens, sans rien demander
à personne. La Syrie s'oppose au sionisme et au régime de l'apartheid
d'Israël et soutient la résistance en Palestine, en Irak et au Liban. Sous
la gouverne de Bashar el-Assad, la Syrie est devenu le pays le plus
important de la région, économiquement, politiquement,
militairement et le Président est la personnalité la plus influente du
monde arabe depuis l'assassinat de Kadhafi. En 2008, alors que la
crise économique frappe le monde entier, la situation économique de
la Syrie reste parfaitement saine parce que sa Banque centrale n'est
reliée à aucune banque privée internationale issue des pays
occidentaux.
Avec une telle feuille de route, pas étonnant que les Syriens aient élu
Assad par une écrasante majorité de 88,7% en juin 2013, lors des
premières élections démocratiques de l'histoire de la Syrie. Pour des
raisons faciles à comprendre, plusieurs des politiques syriennes
déplaisent aux globalistes. De plus, les enjeux géopolitiques sont
énormes en Syrie, et el-Assad bloque les plans de plusieurs autres
acteurs mécontents.
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!
-
*
Pendant que l'Empire entretient un nombre effarant situé entre 800
et 1000 bases militaires poivrant toute la planète, la Russie n'a que 11
bases militaires à l'étranger, dont 7 sont situées dans des anciennes
républiques de l'Union Soviétique qui sont restées en bon terme avec
Moscou. Celles du Viêt-Nam et de l'Arménie sont relativement petites,
mais les deux dernières sont cruciales et toutes deux situées en Syrie:
la base navale de Tartus construite en 1971 et une nouvelle base
aérienne dans la région de Lattaquié construite en 2015, où depuis le
début de l'intervention militaire de la Russie en Syrie, 50 avions et
hélicoptères sont stationnés. Des parachutistes et des unités de forces
spéciales ainsi que 200 soldats d'infanterie protègent aussi la base.
Ainsi, la Syrie est une alliée de la Russie, ce qui complique
passablement la dislocation tant anticipée de ce territoire par son
voisin Israël. Les alliances de la Syrie avec la Russie et l'Iran sont
évidemment de nature à rallier tous les ennemis naturels de ces
nations encore indépendantes des griffes du New World Order.
L'Arabie Saoudite déteste l'Iran qui a trop d'influence sur les nations
de la péninsule, et Israël craint l'Iran, qui pourrait être le seul pays
capable de les rivaliser militairement, si évidemment ils devaient un
jour entrer dans une guerre conventionnelle puisque l'Iran n'a pas de
missiles nucléaires et n'en veut pas pour des raisons théologiques. De
ces trois pays, la Syrie semblait le plus vulnérable militairement, mais
c'était sans prendre en ligne de compte l'entraide exceptionnelle dont
elle bénéficierait à partir d'octobre 2015 de l'aviation russe, de
l'Hezbollah et des militaires iraniens.
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Physiquement, les territoires de la Syrie et de l'Irak entravent les
plans de la Turquie, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, sur un aspect
purement économique de cette guerre. Géographiquement, la Syrie et
l'Irak bloquent tout accès vers la Turquie pour les monarchies du
Golfe. L'Iran a en commun un point important avec l'Arabie Saoudite
et le Qatar: des réserves énormes de gaz naturel, qu'ils veulent tous
vendre à l'Europe. Le journaliste Pepe Escobar a bien décrit l'entente
tripartite entre l'Iran, l'Irak et la Syrie pour la construction d'un
pipeline de 10 milliards de dollars qui partirait de l'Iran, passerait à
travers l'Irak et la Syrie, pour s'enfouir dans la Méditerranée jusque
vers l'Europe, permettant à l'Iran de vendre son gaz dans l'énorme
marché européen. Cette entente fut bien sûr mise sur la glace pendant
le conflit syrien. Le Qatar avait son propre plan de gazoduc qui irait en
Europe par la Turquie, en évitant l'Irak, mais la Syrie bloque ce plan.
!
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!
-
Pour les ennemis de la Syrie, le pipeline iranien serait un désastre
économique. Dans un monde qui délaisse lentement le pétrole, la
vente de gaz naturel devient vitale. Du point de vue du client, être pris
en otage par le Russe Gazprom plonge l'Union Européenne dans la
paranoïa et que celle-ci souhaite ardemment un pipeline de ses alliés
royaux du Moyen-Orient, afin de diversifier ses sources d'énergie et de
de pouvoir maintenir ses sanctions contre la Russie, comme les
banques leurs demandent.
Et ça devient encore plus compliqué, suivez-moi bien!
L'approvisionnement de la Turquie dépend du gaz de la Russie et de
l'Iran. La Turquie rêve d'un rôle de carrefour stratégique ultime des
pipelines, que ce soit pour l'exportation du pétrole et du gaz de Russie
et d'Asie Centrale, ou d'un gazoduc partant de l'Iran vers l'Europe.
Malheureusement, la Turquie ne fait pas partie du plan Iran-IrakSyrie. Comme le dit Pepe, «Essayez de contourner Ankara dans ce jeu,
et vous aurez des problèmes.» Avant la guerre, Erdogan a conseillé
Assad de changer sa position, mais ça n'allait pas dans l'intérêt de la
Syrie. Pendant longtemps la Turquie ne voulait pas de chaos en Syrie
et elle est subitement devenue depuis 2011 une des deux principales
voies d'entrée pour les terroristes/mercenaires qui se sont lancés
contre Bashar El-Assad. L’histoire de la guerre de Syrie se cristallise
donc autour de la rivalité entre deux projets de gazoducs, l’un porté
par le Qatar et l'autre par l’Iran, qui serait le seul possible si la Syrie
gardait son territoire intact au terme de la guerre. Le projet Qatari,
tout comme le projet saoudien ayant été refusés par Damas, la
réaction de vengeance turco-arabo-américano-qatari aboutit au
Printemps Arabe de 2011, qui ne serait donc ni une manifestation
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!
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spontanée, ni même d’origine interne.
L'entrée en scène des États-Unis, qui s'est attribué le rôle de
protecteur des Kurdes en Syrie, en souhaitant fractionner le territoire
syrien pour garder une zone kurde dans le nord du pays permettrait
donc à l'Arabie Saoudite et/ou au Qatar de passer leurs pipelines dans
cette enclave pour aller en Turquie, mais ils devraient passer en
territoire chiite au milieu de l'Irak, ce qu'ils veulent éviter en raison de
la fragmentation actuelle du pays. Même si cette solution semble la
meilleure, il reste encore de nombreux impondérables, dont le cercle
vicieux Turquie/Russie/États-Unis/Kurdes.
Politiquement, les Turcs n'accepteront aucune autonomie Kurde, et se
retrouvent dans une position particulièrement périlleuse:
économiquement, ils sont liés à la Russie, mais la Russie protège la
Syrie. La Turquie est alliée aux États-Unis par leur présence conjointe
au sein de l'OTAN, mais les USA protègent les Kurdes. La Turquie
veut un pipeline saoudien chez elle, mais ne veut pas que ça dépende
d'une zone autonome kurde. Avec le soutien massif des États-Unis aux
Kurdes, autant en armes qu'en personnel militaire, il apparait
clairement que leur priorité est de fracturer la Syrie au profit d'Israël,
et rendre encore possible le pipeline Qatari vers la Turquie. Dans ce
bourbier complexe, les Kurdes ne semblent pas comprendre qu'ils se
font jouer par les États-Unis, car tout ce qu'ils pourraient tirer de la
guerre en Syrie, ils le perdront un jour face à Israël et cette fois-ci, les
États-Unis ne seront pas de leur côté, quand viendra le temps
d'agrandir la synagogue.
Donc résumons les enjeux de chacun des joueurs, pays par pays, de
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!
-
façon à bien comprendre la véritable situation en Syrie, au-delà des
mensonges grossiers des médias centrés sur la ridicule cruauté
présumée du président Assad.
L'Arabie Saoudite veut renverser Assad pour faire passer son gazoduc
et diminuer l'importance de l'Iran, alliée de la Syrie.
La Turquie veut renverser Assad pour les gazoducs, mais ne veut pas
d'une zone autonome kurde. Et il joue un double jeu dangereux, car il
a désespérément besoin de la Russie pour la santé de son économie.
Israël veut renverser Assad pour diviser le pays en plusieurs zones,
pouvoir prendre de l'expansion et contrôler le marché pétrolier.
Les banquiers internationaux veulent renverser Assad pour créer une
banque centrale privée et contrôler l’économie de la Syrie et le marché
pétrolier.
Les États-Unis veulent renverser Assad pour faire entrer leurs sociétés
pétrolières en Syrie et laisser les banquiers internationaux infecter
l’économie syrienne. Ils veulent créer une nation kurde, permettre à
leurs alliés arabes de construire leur pipe et, bien sûr, agrandir Israël.
Les vassaux, comme l’Angleterre, la France, l’Allemagne et le Canada,
veulent renverser Assad, car c’est ce qu’on leur dit de penser.
Le Qatar voulait autrefois qu'Assad utilise son pipeline, mais avec de
nouveaux accords conclus avec la Russie et l'Iran, il pourrait
désormais rejoindre le pipeline de l'Iran et sortir de l'équation.
La Russie, l'Iran, l'Irak et les Syriens veulent maintenir Assad au
pouvoir pour toutes les raisons contraires ci-haut énumérées. Les
enjeux réels de la guerre en Syrie sont majoritairement économiques,
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!
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et en partie idéologiques, mais n'ont absolument rien à voir avec les
droits humains, les barrel bombs ou les attaques à l'arme chimique
d'un pays qui n'en n'a plus depuis 2013.
*
Alors l'enjeu officiel, lui? L'homme, Assad? Celui qui, pour tous ses
ennemis est l'unique enjeu officiel encore aujourd'hui en 2017, le
diable incarné, le dictateur sanguinaire qui tue, gaze et bombarde son
peuple, qu'il faut absolument retirer du pouvoir en Syrie, que dit-il?
Tous les médias parlent d'Assad, puis tous les perroquets populaires
qui écoutent les médias parlent d'Assad, l'analysent, le jugent,
l'invectivent et le condamnent, mais personne ne l'écoute jamais.
Voici quelques répliques choisies de plusieurs entrevues, qui lèvent le
voile du mensonge des médias occidentaux sur une réalité tellement
plus humaine.
Q: Les médias occidentaux ont mené une campagne médiatique
contre vous. Suis-je assis avec ce diable représenté par les médias?
Assad: Oui, d'un point de vue occidental, vous êtes maintenant assis
avec le diable! C'est ainsi qu'on me commercialise en Occident. Mais
c'est toujours le cas lorsqu'un État, un gouvernement ou un individu
ne se subjugue pas à leurs intérêts et ne travaille pas pour leurs
intérêts, contre les intérêts de son propre peuple. Ce sont les mêmes
revendications coloniales de l'Ouest tout au long de l'histoire. Ni la
Russie, ni l'Iran, ni aucun état amical ne pourrait supporter un
leadeur au service des autres nations. C'est impossible. Et s'il tuait les
gens, comment les gens le supporteraient-ils? C'est un récit occidental
contradictoire et c'est pourquoi nous ne devrions pas perdre notre
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!
-
temps sur les récits occidentaux, parce qu'ils sont remplis de
mensonges tout au long de l'histoire, c'est rien de nouveau.
Q: Que pensez-vous être l'idée la plus fausse que l'occident entretient
de votre pays?
Assad: Je ne peux pas dire, parce qu'il y a tellement de faits déformés
dans les médias. Le problème avec l'Occident en général, en
particulier les États-Unis, c'est le manque de vision... Je parle de
uniquement ma région, je ne parlerai pas du reste du monde: échouer
en Irak, échouer en Afghanistan et échouer dans la lutte contre le
terrorisme. La situation est de plus en plus grave dans le reste du
monde. Qu'avez-vous obtenu? Où avez-vous gagné? Vous avez
dépensé des trillions pour éliminer des terroristes. Cela nuit à vos
intérêts, et cela nuit aux intérêts des autres aussi.
Q: J'ai vu ici au centre-ville de Damase des jeunes hommes en santé,
prenant un café en lisant le journal, pourquoi ne sont-ils pas au front
en train de se battre?
Assad: Ce que nous avons maintenant, c'est une mobilisation partielle.
Pourquoi? Le plus haut niveau de mobilisation signifie que tous
doivent se battre, sur tous les fronts militaires. Cela signifie que vous
n'aurez plus personne dans les universités, que vous n'aurez plus de
professeurs dans les écoles, que vous n'aurez pas d'employés pour
faire quoi que ce soit, même les camions, les voitures, seraient gérés
par le gouvernement et tout ferait partie de cette guerre. Ça irait, si
cette guerre durait quelques semaines ou quelques mois, mais pour
une guerre de six ans, cela signifie la paralysie complète de la société,
la paralysie de l'État et vous ne gagnerez pas une guerre avec une
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-
société paralysée. Donc, vous devez garder un équilibre entre la guerre
et entre les besoins fondamentaux de la société, de l'université et des
services que vous devez offrir aux gens. C'est pourquoi il est crucial de
maintenir cet équilibre.
Q: Qu'est-ce qui vous attriste le plus dans ce conflit?
Assad: La perte la plus douloureuse de toute guerre est la perte
humaine, la souffrance qu'elle inflige à une famille quand elle perd un
de ses membres; toute la famille est marquée par la vie. C'est un
sentiment naturel dans une région comme la nôtre, où les liens
familiaux sont très forts. Il y a bien sûr d'énormes pertes économiques
et d'infrastructures, mais ces infrastructures ont été construites
pendant plus de 50 ans par les mains syriennes, et non par des mains
étrangères. Et nous avons la capacité de reconstruire ces
infrastructures. Il en va de même pour l'économie, car l'économie
syrienne repose avant tout sur les capacités syriennes, car nos liens
économiques avec l'Occident ont toujours été limités. Une fois la
guerre terminée, tout sera reconstruit. Donc, la plus grande et la plus
douloureuse perte pour la Syrie est la perte humaine.
Q: L'administration américaine a ouvert un nouveau front maintenant
avec la Corée du Nord. Est-il possible que cela affecte l'approche
américaine actuelle envers la Syrie?
Assad: Non, les États-Unis cherchent toujours à contrôler tous les
États du monde sans exception. Chaque État devrait être un satellite
américain, selon eux. C'est pourquoi ce qui se passe en Syrie, en
Corée, en Iran, en Russie et peut-être au Venezuela maintenant, vise à
imposer l'hégémonie américaine sur le monde, parce qu'ils pensent
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!
-
que cette hégémonie est actuellement menacée, et menace les intérêts
des élites économiques et politiques américaines.
Q: Comment espérons-vous qu'on se souvienne de vous?
Assad: Comme celui qui fit de son mieux, pour son pays. Que vous
soyez d'accord ou non, à la fin, je n'étais pas une marionnette. Je
travaille comme un président indépendant, pour une Syrie
indépendante. Et je fais de mon mieux, selon mes convictions. C'est la
chose la plus importante. À la fin, même s'ils ne sont pas d'accord avec
vous, ils vous respecteront.
Q: Puis-je vous poser une question personnelle?
Assad: Oui, bien sûr!
Q: En 2013, lorsque votre vie était en danger, alors que l'Amérique
avait déjà commencé à bombarder la Syrie, pourquoi vous n'avez pas
envoyé votre famille dans un endroit sûr?
Assad: Comment convaincre les Syriens de rester dans leur pays alors
que vous demanderiez à votre famille de quitter le pays? Vous devez
être le premier, votre famille, tout le monde autour de vous dans le
gouvernement, votre personnel, nous devons tous donner l'exemple.
Vous ne pouvez pas convaincre les gens de votre pays que vous pouvez
défendre votre pays, alors que vous ne feriez pas confiance à votre
armée pour défendre votre famille. C'est pourquoi le choix fut naturel.
Je n'ai jamais pensé à cela, en fait. »
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!
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-
Julian Assange fait un travail inestimable pour le peuple en diffusant
plusieurs communications secrètes sur WikiLeaks, notamment celles
d'Edward Snowden sur les nombreux coups en bas de la ceinture que
l'OTAN donne en Syrie. Celui qui est littéralement prisonnier des
globalistes en Angleterre depuis 4 ans a libéré des milliers de
documents et emails, dont plusieurs expliquent la préparation du
printemps arabe de 2011. Entre autres, le duo choc a révélé comment
William Roebuck, alors chargé d'affaires à l'ambassade américaine à
Damas et son supérieur Robert Ford, complotaient pour déstabiliser
le gouvernement syrien en organisant la résistance des groupes
dissidents. D'un document de Snowden est aussi venu le nom original
de la stratégie pour la Syrie, «The Hornet's Nest» (Le nid de frelons).
Les médias grand public continuent d'appeler la guerre syrienne une
«guerre civile» née du «printemps arabe», car le président aurait
réprimé les manifestations pacifiques en versant le sang de son peuple
pour briser son élan démocratique. La réalité est bien différente: les
États-Unis avaient prévu la destruction de la Syrie lors d'une réunion
du 15 septembre 2001 à Camp David, dix ans avant la première
manifestation. L'ancien général quatre étoiles de l'OTAN, Wesley
Clark, a révélé, dans une interview désormais célèbre avec le réseau
Democracy Now, comment le Pentagone prévoyait d'envahir sept
pays du Moyen-Orient dès 2001, en parfaite logique de continuité du
plan d’agrandissement d'Israël. Selon l'auteur Ahmed Bensaada, entre
2005 et 2010, le Département d'État US a acheminé 12 millions de
dollars vers des groupes d’opposition à Assad. Les États-Unis ont
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!
-
également financé des exilés syriens en Grande-Bretagne pour lancer
une chaîne de télévision par câble anti-gouvernementale qu'ils ont
télédiffusée en Syrie. Les gouvernements des pays occidentaux alliés
ont tenté à deux reprises de précipiter la Syrie dans une guerre en
adoptant la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU et en
assassinant l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, pour accuser
Bashar al-Assad d'avoir ordonné le meurtre. Tous les plans ont
échoué, ils ont donc lancé une opération beaucoup plus complexe et
plus coûteuse en utilisant les réseaux sociaux, les nouveaux organes
de propagande à grande échelle, pour provoquer un soulèvement
«populaire» pour détruire les structures sociales et politiques dans
certains pays.
Le printemps arabe visait non seulement la Syrie, mais aspirait à
provoquer une déstabilisation généralisée dans les nations
musulmanes du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Plusieurs pays
ont été touchés, comme le Maroc, le Bahreïn et la Tunisie, mais il ne
fait aucun doute que l'Égypte, la Libye et la Syrie ont été les véritables
cibles, en raison de leur indépendance politique relative du Nouvel
Ordre Mondial, et surtout, en raison de l'indépendance totale de la
Libye et de la Syrie aux banquiers privés internationaux, à la Banque
mondiale au FMI. L'opération fut préparée à partir de 2008 à
Washington, avec des formations privées dispensées à 5000 futurs
responsables de manifestations des différents pays concernés.
Différentes ONG (organisations non gouvernementales, qui sont
souvent des organes de propagande insidieux du gouvernement), leur
ont enseigné les bases de la fomentation d'un soulèvement, car
l'organisation des contre-gangs est une spécialité de nombreux
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!
-
départements de la CIA. Même le principal porte-parole
journalistique mondialiste, le New York Times, a décrit dès avril 2011
le rôle des États-Unis dans la promotion des manifestations, avec les
principaux dirigeants des mouvements qui avaient été formés aux
États-Unis pour apprendre à utiliser les médias sociaux et d'autres
outils multimédias, afin de maximiser leurs faux mouvements
sociaux.
Selon plusieurs interviews et des câbles diplomatiques américains
obtenus par WikiLeaks, un certain nombre de groupes et d'individus
directement impliqués dans les révoltes et les réformes qui ont balayé
la région, y compris le Mouvement des Jeunes en Égypte, le Centre
des droits de l’homme de Bahreïn et des militants locaux comme
Entsar Qadhi, un jeune leader au Yémen, ont reçu une formation et le
financement de groupes comme l'International Republican Institute,
le National Democratic Institute et Freedom House, une organisation
à but non lucratif de défense des droits de l'homme basée à
Washington.
Ces fausses ONG sont des créations du Congrès et ont été financées
par le National Endowment for Democracy, créé en 1983 pour
canaliser les subventions pour la promotion de la démocratie à
l'américaine dans les pays en développement. La National
Endowment est en fait une branche de la CIA déguisée en ONG et
reçoit 100 millions par an des impôts du peuple américain par le biais
du Congrès. Une autre ONG impliquée dans la formation des futurs
dirigeants du printemps arabe, Freedom House, a reçu l'essentiel de
son financement du Département d'État américain. Ils sont tous liés à
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!
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USAid, une autre organisation gouvernementale promouvant le
programme du Nouvel Ordre Mondial. Ici, nous avons des preuves
solides de la canalisation des fonds publics, provenant directement du
budget américain dans les poches des militants qui devaient devenir
les déclencheurs du printemps arabe en 2011.
C'est avec une tristesse infinie que l'on se rend compte comment des
milliers de jeunes musulmans ont accepté de vendre leur âme aux
agences américaines, qui en retour n'ont que du mépris pour eux.
Mais encore une fois, n'est-ce pas ainsi que les martyrs musulmans
recrutés par Gladio B agissent, en se faisant exploser sur les lieux
publics européens, pour attiser la haine anti-islamiste envers leurs
propres frères? Comment parviennent-ils à ce niveau de cynisme
envers leurs propres peuples défie toute logique et compréhension. Si
un journaliste a du temps libre, enquêtez sur l'amélioration du mode
de vie des familles laissées par les kamikazes morts, on trouverait sans
doute là une des pièces du puzzle.
La journaliste Sonia Baker a compris l'importance d'un certain
document rendu public par une organisation américaine, révélant que
le printemps arabe était loin d'être un mouvement spontané de
populations demandant ardemment des changements politiques, mais
plutôt une reconfiguration réfléchie et orchestrée par l'administration
américaine. Middle East Briefing (MEB), a montré un rapport officiel
du Département d'État américain confirmant l'implication de
Washington dans les émeutes publiques du Moyen-Orient et d'Afrique
du Nord en 2011. Le document confidentiel daté du 22 octobre 2010
fut saisi grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Le dossier dévoile
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les nombreuses stratégies utilisées pour désintégrer les régimes des
pays ciblés, en s'appuyant sur la désobéissance civile, qui pourraient
être manipulés et canalisés après avoir effectué des travaux de
formation de fond, avec l'aide de plusieurs ONG susmentionnées.
Cette nouvelle stratégie de cacher les intérêts du gouvernement
américain derrière les ONG maintient une apparence de rectitude aux
yeux du public sur les relations étrangères. L'Initiative de partenariat
au Moyen-Orient (MEPI) était un programme régional de
renforcement des citoyens du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord,
conçu pour développer des sociétés «pluralistes, participatives et
prospères». Il a clairement expliqué que les principaux objectifs du
MEPI étaient de construire des réseaux de réformateurs pour
catalyser une ferveur de changement dans la région. Cela ressemblait
à une belle rhétorique pro-démocratie typique des communications
officielles des ONG, mais sa véritable substance était de déstabiliser
clairement les gouvernements laïques et de créer de fausses guerres
civiles, par le biais de faux terroristes, déguisé en faux rebelles, avec
de vrais objectifs cachés derrière de fausses justifications. MEPI était
un outil soutenant directement la perturbation des sociétés civiles
autochtones, un soutien qui a été perpétré par la diplomatie
américaine dans la région, expliqué en d'autres termes par le
Département d'État, qui a utilisé et abusé de fausses vertus pour
masquer la nature hautement politisée de cette initiative grossière .
Stephen McInerney, directeur exécutif du Middle East Democracy
Project, un groupe de recherche basé à Washington, a sous-estimé
dans un article que ces opérations étaient à l'origine des
manifestations à grande échelle de 2010 et 2011. Mais gardez à l'esprit
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que l'article en question a été publié dans le New York Times. un
soutien qui a été perpétré par la diplomatie américaine dans la région,
expliqué en d'autres termes par le Département d'État, qui a utilisé et
abusé de fausses vertus pour masquer la nature hautement politisée
de cette initiative grossière. Stephen McInerney, directeur exécutif du
Middle East Democracy Project, un groupe de recherche basé à
Washington, a sous-estimé dans un article que ces opérations étaient
à l'origine des manifestations à grande échelle de 2010 et 2011. Mais
gardez à l'esprit que l'article en question a été publié dans le New York
Times.
Nous ne les avons pas financés pour lancer des
manifestations, mais nous avons aidé à soutenir leur
développement de compétences et de réseautage. Cette
formation a joué un rôle dans ce qui s'est finalement
produit, mais c'était leur révolution. Nous ne l'avons pas
commencé.
Bien sûr. Plusieurs dirigeants des soulèvements ont assisté à une
réunion au thème technologique en 2008 à New York, où ils ont
appris comme de bons chiots à se tenir debout et à utiliser les réseaux
sociaux et les technologies mobiles pour promouvoir des coups d'État
à l'américaine pour renverser des gouvernements. Parmi ceux qui ont
parrainé les réunions se trouvaient des agents de Facebook, Google,
MTV, Columbia Law School et le Département d'État.
Bashem Fathy, fondateur du Mouvement des jeunes qui a dirigé les
soulèvements égyptiens, a également assisté à la formation de
Freedom House.
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« Nous avons appris à organiser et à créer des coalitions.
Cela a certainement aidé pendant la révolution. »
Le petit gars a obtenu 100% à son examen de marionnette et a quitté
New York avec un tout nouvel IPhone, ainsi qu'une armée de cinq
mille androïdes déstabilisateurs dociles du Nouvel Ordre Mondial.
C'est ce qui m'inquiète le plus dans toutes les recherches que j'ai faites
au cours des trois dernières années: tous les bénévoles de ces
opérations ne semblent pas comprendre qu'ils sont des pions en
faveur de Big Brother, un club qui ne les accepterait même pas comme
et les laisserait geler devant leur porte à l’hiver.
*
Mouammar Kadhafi fut l'un des plus grands dirigeants du XXe siècle
pour sa population, avec Gandhi, Mandela et Castro. Après sa prise du
pouvoir en 1969, il a chassé les exploiteurs américains, français et
britanniques, nationalisé les ressources pétrolières, assuré la gratuité
de la scolarisation et de l'assurance-maladie, et commença à émettre
de l'argent purement libyen, sans intérêts. Un Libyen pouvait acheter
une maison ou une ferme sans aucun intérêt hypothécaire habituel.
Ses nombreuses réalisations ressemblent à un miracle
socioéconomique : il a transformé l'un des pays les plus pauvres du
monde en le pays le plus riche d'Afrique. Et bien que nos médias
occidentaux aient essayé de dépeindre ce grand homme comme un
dictateur impitoyable ou une sorte de clown militariste, Kadhafi
connaissait aussi la vieille histoire racontée par l'auteur E.C. Knuth, il
y a bien longtemps .
La conception dérangée selon laquelle un pays, pour
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!
-
conserver sa prospérité et éviter le retour à la stagnation
et à la pauvreté, doit toujours continuer à vendre plus
qu’elle n’achète, exige très certainement qu’une autre
nation ou des nations différentes achètent toujours plus
qu’elle ne vendent. Une fois que ces autres pays ont
épuisé leur excédent d’or et de crédits, ce processus doit
prendre fin et le compte doit être équilibré. Pour
maintenir la prépondérance des ventes américanobritannique, le processus a été artificiellement prolongé
et aggravé par l’extension d’immenses crédits accordés
par la finance internationale aux pays épuisés, ce qui
ajoute un énorme fardeau d’intérêts à leur économie déjà
sérieusement affectée et ouvrant ainsi la voie à la
répudiation, l'anarchie, et la dictature libère un dilemme
impossible. Le pouvoir de la finance internationale
repose sur la doctrine de gouvernement avancée par
Niccolo Machiavel, selon laquelle tout moyen, même sans
scrupule, peut être utilisé à juste titre pour maintenir un
gouvernement central fort; et cette doctrine a toujours été
utilisée comme justification et mandat des impérialistes
et des dictateurs, et elle ne peut prendre pied que si les
forces de la liberté ont été minées et ne peuvent plus
offrir une opposition ouverte.
En 2009, Mouammar a proposé aux producteurs africains et
pétroliers la création du dinar-or, afin de contrer le pouvoir du pétrodollar américain. Il demandait le paiement basé sur l’or pour la vente
de pétrole, ce qui aurait apporté une énorme richesse aux pays
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!
-
producteurs de pétrole et de graves problèmes aux États-Unis, qui ne
possède pas beaucoup d’or si l’on compare sa réserve à sa dette. Avec
sa proposition, Kadhafi défiait les rites bancaires utilisées par ceux qui
les manipulent depuis plus de deux siècles, mais sa suggestion
menaçait directement la valeur internationale du dollar américain qui
ne repose sur aucune base tangible. Kadhafi est devenu une menace
pour l'empire américain. Pour contrer le danger qu'il s'imposait à luimême, il finança l'élection de Nicolas Sarkozy à hauteur de 50
millions de dollars, en espérant que l'ex-président français le protège,
mais Sarkozy était un traitre et fut l'un des premiers à faire appel à
l'OTAN pour le bombardement de la Libye, peut-être dans l’espoir de
se débarrasser de cette dette politique embarrassante envers Kadhafi.
Au moment où j'écris ces lignes, Sarkozy est sous enquête et pourrait
devoir faire face à une action en justice, mais il est extrêmement
douteux qu'il obtienne la peine à perpétuité qu'il mérite.
J'ai déjà abordé la dégénération rapide du printemps arabe en Libye,
dans mon premier livre La Déprogr@mmation. Son déroulement
garde ici toute sa pertinence, parce que c'est très exactement ce qui
serait arrivé en Syrie si la Russie n'était pas intervenue dans le conflit.
Du côté de la Libye, les choses iront très vite. Le 17 février
2011, le Front national pour le salut de la Libye (FNSL),
basé à Londres, appelle à une « journée de la colère »,
afin de bien mousser le shampoing de la déstabilisation
version États-Unis, le même qui a été utilisé en Tunisie et
en Égypte. Le FNSL est soutenu par la CIA et le MI6
depuis les années 1980 et avait déjà fait deux tentatives
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!
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ratées pour renverser le gouvernement de Kadhafi. Ce
dernier avait enragé tous les pays de l’ouest en exigeant
que son pétrole soit dorénavant payé en dinar or plutôt
qu’en dollars fraichement imprimés et il incitait les pays
de la ligue arabe à faire de même, pour enrayer
l’influence américaine dans leurs affaires.
Le NFSL était armé jusqu'aux dents; il l'a toujours été au cours de son
histoire s'étalant sur vingt ans de pseudo rébellion. Les manifestations
dans les rues de Tripoli étaient infestées de mercenaires de la CIA, du
Mossad, du MI-6 et de militants bien entrainés à semer la discorde et
la zizanie. Les manifestations se sont rapidement transformées en
guerre civile. Le régime a continué à se battre malgré les défections au
sein de ses forces de sécurité. Le réseau Al-Jazeera est devenu un
modèle exemplaire de désinformation. Tout au long du coup honteux,
ils ont eu le soutien de l’ONG Human Rights Watch, un collaborateur
de longue date des États-Unis. En mars, la coalition de l'OTAN a
appelé à une zone d'exclusion aérienne, ce qui n'était rien de moins
que la possibilité de dégager le ciel des obstacles pour pouvoir
bombarder à volonté, sans rien risquer. L'OTAN a largué dix mille
bombes, qui ont tué cinq Libyens en moyenne chacune, et le
commandement suivait les ordres donnés par la démentielle Hillary
Clinton. Dans un pays à moitié détruit par ces bombardements
sauvages, l'armée de Kadhafi fut repoussée progressivement jusqu'en
octobre, puis les rebelles ont uni leurs forces avec les mercenaires
pour torturer et massacrer Kadhafi, qui était à l'indépendance de son
peuple, ce que Nelson Mandela et Gandhi avaient été aux leurs. Une
semaine après la mort de Kadhafi, une banque centrale privée à
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!
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l'image de la Federal Reserve fut installée en Libye, au moment où les
compagnies pétrolières revenaient, et une marionnette a été mise en
place à la tête d'un pays qui n'avait plus de lois, plongé jusqu'au dans
le chaos social.
«Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort! Ha-haha!», d'ajouter la sadique Clinton.
Le printemps arabe de l'Égypte est plus compliqué, et mène
directement vers celui de la Syrie. L'objectif souhaitait que la
population montre la porte au président Moubarak, puis réclame des
élections rapides. Puisque l'Égypte n'était pas une démocratie, le seul
parti prêt à faire face aux suffrages était l'organisation des Frères
Musulmans, qui réussit à mettre en place son candidat, Mohammed
Morsi, dont le règne de 12 mois permit aux Égyptiens de voir ce qu'est
une vraie marionnette américaine.
*
Prenons quelques instants pour parler des Frères Musulmans, pour la
pertinence historique de ses objectifs pratiquement calqués sur ceux
du parti nazis, financé à la même époque, par les mêmes banquiers.
La confrérie fut créé en 1928 par Hasan al-Banna, grâce à des fonds
des Francs-Maçons.
De son aveu même, Al-Banna reçoit de l’argent, 500
livres, de la toute puissante «Compagnie du Canal» sous
contrôle des Britanniques depuis 1876.
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J'ai trouvé littéralement des dizaines de sites et d'articles liant les
deux organisations, qui viennent tous étoffer la conclusion commune
que cette association, qui en apparence veut répandre un califat
musulman sur toute la planète, n'est en fait qu'un autre instrument
des banquiers globalistes.
Pendant la Première Guerre mondiale, les Britanniques utilisaient
l'Islam pour légitimer leurs dirigeants en Jordanie, en Irak, en Arabie
Saoudite et en Palestine. Cet islam était perçu par une grande partie
de la population arabe comme juste, mais une autre partie y voyait
une collusion avec l'establishment colonial corrompu. Et c'est
pourquoi les grands mouvements anti-coloniaux légitimes de
l'histoire, tels que ceux de Nasser, Mossadegh et Bhutto, étaient
principalement de nature séculière, comme l'étaient ceux de Saddam
Hussein en Irak, Kadhafi en Libye, et comme l'est celui d'el-Assad en
Syrie. À chaque fois que ces mouvements nationalistes ont émergé et
réussi à se soustraire de la sphère d'influence britannique, ces
derniers se sont tournés vers leurs alliés islamiques pour submerger
- 333
!
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ces régimes indépendants. Et les Frères Musulmans se distinguent
comme l'un des atouts stratégiques les plus importants des
globalistes, encore aujourd'hui.
La Fraternité fondée en
Égypte en 1928 aspirait à
devenir «la plus grande et la
plus influente organisation
révolutionnaire sunnite au
20ème siècle». Au début
des années '30, l'idéologie
du groupe a commencé à se cristalliser selon le courant fasciste de
l'époque. L'historienne Ladan Bouroumand a bien décrit les liens
idéologiques de la confrérie liés à ceux des Nazis. Ils partageaient la
même structure fasciste, avec une obéissance aveugle au leader et
haïssaient aussi les Juifs; officiellement du moins, puisque les Frères
sont une organisation purement sioniste. Le grand Mufti de
l'organisation a même eu une rencontre avec Hitler en octobre 1941,
qui devait mener à sa contribution personnelle en veillant sur la
formation d'une division musulmane bosniaque des SS.
Hasan al-Banna, le premier fils d'un cheikh respecté, qui était
également un auteur et le chef d'une mosquée locale, fut le premier
leader de la Confrérie. Né en 1906, il était un musulman dévot dédié à
sa foi et, à l'âge de seize ans, il s'est inscrit à une école islamique au
Caire pour s'entrainer à devenir enseignant.
« Je crois que tout est sous l’ordre de Dieu, que Mahomet
est le sceau de toute prophétie adressée à tous les
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!
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hommes. Que le Coran est le Livre de Dieu, que l’Islam
est une Loi complète pour diriger cette vie et l’autre. Je
crois que le musulman a le devoir de faire revivre l’Islam
par la renaissance de ses différents peuples, par le retour
à sa législation propre (la charia); que la bannière de
l’Islam doit couvrir le genre humain; que chaque
musulman a pour mission d’éduquer le monde selon les
principes de l’Islam. »
Ainsi, Hassan Al-Banna plaçait la religion musulmane au-dessus de
toutes les lois humaines. Il n'acceptait aucun autre courant religieux,
et en Égypte, sous l'influence de l'organisation, les lois de l’État
interdisent la conversion d’un musulman. À la tête des frères, AlBanna se donnait le titre de «Mourched al aam» (Le Guide général).
Le Guide détient tous les pouvoirs et son autorité s’appuie sur un
serment d’allégeance à sa personne, prononcé par chacune des
recrues.
« Je m’engage envers Dieu, le Très-Haut, le Très-Grand, à
adhérer fermement au message des Frères Musulmans, à
accomplir pour lui le djihad (la guerre sainte), à avoir
entière confiance en son chef et à lui obéir totalement en
toute circonstance heureuse ou malheureuse. »
Donc, les Frères Musulmans sont les initiateurs des mouvements
terroristes agissant au nom du djihad. Dès avril 1964 en Syrie, les
étudiants de la ville de Hama se révoltent sous la direction des Frères.
La brutalité de la répression ramène l’ordre. Puis, en novembre 1970,
Hafez Al-Assad s’empare des rênes de l’État, et devient Président de la
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!
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République en mars 1971. Alaouite de confession, il est considéré
comme impie par les Frères Musulmans et sa présence à la tête du
pays prend pour eux des allures de blasphème. Bien sûr, comme les
autres Assad, le père n'était simplement pas conciliant aux intérêts
des globalistes. À partir de 1974, en raison du peu de résultat de leurs
contestations publiques, les Frères Musulmans se lancent dans le
terrorisme.
En Égypte, Anwar El-Sadat s'était mis à dos son ancienne confrérie en
signant un accord de paix avec le premier ministre d'Israël Menahem
Begin, en 1977. Les Frères réclament publiquement la tête de Sadat,
qui sera assassiné à la mitraillette par des djihadistes en 1981. Un des
accusés s'appelle Ayman al-Zawahiri. Vous vous souvenez de lui?
Après avoir été relâché par les autorités égyptiennes, il alla en
Afghanistan combattre avec les Moudjahidines financés par la CIA,
puis il deviendra le second derrière ben Laden dans Al-Qaïda financé
par la CIA, puis il se promènera dans les avions de l'OTAN pour
organiser les opérations de Gladio B, puis son organisation Al-Qaïda
deviendra le Front al-Nusra, financé par les États-Unis en Syrie. Un
des plus beaux fleurons du Pentagone. N'aurait-il pas droit à une
pleine pension après 25 ans de loyaux services?
Lorsque nous explorons les liens politiques et financiers des
terroristes, nous constatons presque toujours que ce ne sont pas des
fanatiques endoctrinés et isolés, mais que leurs canaux mènent dans
les hautes sphères du pouvoir, dans les gouvernements britannique et
américain, et souvent vers les organisations semi occultes comme les
Frères Musulmans. Membres des anciennes familles arabes, turques
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!
-
ou perses dont la généalogie les place dans l'élite oligarchique, ils
entretiennent des associations professionnelles avec la noblesse
européenne et surtout, avec les oligarchies britannique et américaine.
Les différentes factions de la Fraternité contrôlent plusieurs dizaines
de milliards de dollars en actifs dans les opérations commerciales
courantes, du commerce du pétrole et de la banque, à la
commercialisation illégale d'armes à feu et à la contrebande d'or et de
diamants. En s'alliant à la confrérie musulmane, les Anglo-Américains
ne font pas que s'acheter une enveloppe de terrorisme, ils gagnent des
partenaires dans un empire financier puissant et mondial qui s'étend
des comptes bancaires suisses à des paradis fiscaux à Dubaï, au
Koweït et à Hong Kong.
Parmi les autres faits d’arme des glorieux frères, on note l'attaque de
l'école militaire d'Alep le 16 juin 1979, et l’assassinat de 83 élèves
officiers alaouites, la religion des Assad. Le gouvernement réagit
durement, en exécutant une quinzaine de détenus. Au printemps de
1980, 200 personnes sont assassinées par l’armée dans le village de
Jisr Al-Choughour et le 6 avril, 25 000 soldats ratissent Alep et
arrêtent 8000 individus suspects de complicité avec les Frères. De là
vient la réputation de dictateur sanguinaire du père de Bashar, qui
enferme les Frères Musulmans à la solde de l'Occident pour les
stopper dans leur tentative de démolir une Syrie séculaire, hors des
griffes acérées des banquiers.
La Confrérie tente d’assassiner Hafez Al-Assad en 1980. Le jour
suivant, le frère du Président, Rifaat, organise une opération punitive
à la prison de Palmyre, où plusieurs centaines de Frères Musulmans
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!
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prisonniers sont exécutés. Les insurgés passent alors au terrorisme
urbain. Le 29 novembre 1981, à Damas, un attentat à la voiture piégée
fait plus de 200 morts. En février 1982, les Frères prennent le contrôle
de la ville de Hama, distribuent des armes et mettent sur pied un
tribunal islamique. L'horreur atteint son comble quand plusieurs
dizaines de personnes sont exécutées, au nom d’Allah. En réponse,
l’armée pilonne la ville et l’aviation tire des missiles. Des quartiers
sont nettoyés maison par maison. Au bout d’un mois, Hama est
vaincue et 7000 morts jonchent les rues de la ville.
L'histoire se répète encore. Les Frères Musulmans faisaient déjà dans
les années '70 exactement ce que font aujourd'hui les néo terroristes
en Syrie, payés par les mêmes intérêts, pour détruire le même
gouvernement, en évitant soigneusement d'attaquer Israël et tournant
plutôt leur violence et leurs décapitations vers d'autres musulmans. Et
la lutte du père d'Assad contre ces terroristes est ce qui lui aura valu la
réputation d'un vrai dur.
*
En 2011, les organisateurs de révoltes formés aux USA, qui les avaient
tous équipés de téléphones intelligents avant leur retour au MoyenOrient, ont posté des appels à la révolte via Facebook, des vidéos
dénonçant le gouvernement sur Youtube et leur indignation en moins
de 140 caractères sur Twitter. Puis en manipulant les journaux et
télévisons comme Al-Jazzera, les États-Unis ont fait croire au monde,
y compris aux Syriens, que le pays entier s’était soulevé, alors que les
plus importants rassemblements n’ont pas excédé 5 000 personnes.
Grâce à des tireurs d'élite et à des commandos probablement de la
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CIA et de la Mossad, ils ont pu viser dans le tas et faire croire à une
répression sanglante du gouvernement syrien.
!
Tout de suite après sont arrivés les premiers combattants, qui étaient
soit des Takfiris syriens, soit des professionnels étrangers, des
membres des Frères Musulmans ayant terminé leur travail en Égypte,
et surtout les membres d’Al-Qaïda revenus de la Libye. S’appuyant sur
la CIA du général David Petraeus et sur le savoir-faire de
l’ambassadeur Robert S. Ford anciennement ambassadeur en Irak, la
France lançait le signal d’une nouvelle guerre, en réunissant à Paris
les «Amis de la Syrie». Immédiatement 40 000 djihadistes étrangers,
disposant de l’assistance logistique de la Turquie, appuyés de
quelques milliers de Syriens et encadrés par des officiers français et
britanniques, formaient la nouvelle «Armée syrienne libre», lancée à
l’assaut de Damas. De son côté, le régime des Saoud ne s’est pas
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!
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contenté d’exporter son idéologie wahhabite extrémiste puisque dès le
début du conflit, l'Arabie Saoudite devient le premier pays à rompre
ses relations diplomatiques avec Damas. Lorsque l’insurrection armée
éclate en Syrie, le Royaume des wahhabites chercha immédiatement à
en prendre le contrôle. Il a chargé ses agents locaux de canaliser les
ressources financières, logistiques et militaires vers les groupes
insurgés les plus fiables. Au Liban, en Turquie et en Jordanie, les
services de renseignements saoudiens et américains organisèrent des
camps d’entrainement pour les rebelles syriens. Des centres de
recrutement furent ouverts en Tunisie et en Afghanistan. Des ponts
aériens furent organisés depuis la Libye ou le Yémen, pour acheminer
des dizaines de milliers de tueurs à gages barbus qui viendraient
mourir en Syrie pour un Califat dont le Calife n'avait rien à foutre,
d'un point de vue idéologique. Comme au Nicaragua à la belle époque,
il y eut bien quelques Syriens extrémistes pour les soutenir, mais
c'était très majoritairement une armée par procuration, et la guerre
n'avait rien d'une révolution, ni même d'une guerre civile, mais
simplement l'agression d'un pays souverain par des forces extérieures.
Ce fut le moment de vérité.
A. Les Syriens, jusque là très passifs, aidèrent leur armée à défendre
la capitale et à repousser les envahisseurs. Il s’en suivit au moins 9
ans de guerre cruelle et meurtrière ayant fait plus d'un demi
million de victimes en 2018. On pourrait suggérer ce qui suit pour
une nouvelle définition du «Printemps arabe» de la Syrie dans
Wikipedia:
Événements de 2011, alors que des agents formés à
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Washington ont soulevé une infime partie de la
population syrienne, que la CIA a remercié en les
abattant des toits des immeubles avoisinants.
Première révolution arabe qui vint avec une carte
d'assurance-maladie pour les hôpitaux d’Israël.
Première révolution menée par des combattants
étrangers: Turquie, Arabie Saoudite, Afghanistan,
Tchétchénie et des pays de l'OTAN.
Première révolution arabe soutenue financièrement par
l’Union Européenne, les Pays du Golfe, le Canada, la
Maison Blanche et Israël.
- 341
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!
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Faisons un intermède pour laisser les militaires américains nous
expliquer une petite notion de base essentielle à la compréhension de
la guerre en Syrie (Source: Département américain de la Défense).
Opérations psychologiques ou PSYOPS: opérations
prévues pour transmettre des informations au public
étranger pour influencer leurs émotions, leurs
motivations, leur raisonnement objectif et, en fin de
compte, le comportement des gouvernements, des
organisations, des groupes et des individus étrangers. Le
but des opérations psychologiques est d'induire ou de
renforcer les attitudes et les comportements étrangers
favorables aux objectifs de l'initiateur. Les opérations
psychologiques sont une partie essentielle de la vaste
gamme d'activités politiques, militaires, économiques et
idéologiques américaines utilisées par le gouvernement
américain pour atteindre les objectifs nationaux.
Persuasives plutôt que physiquement contraignantes,
elles dépendent de la logique, de la peur, du désir ou
d'autres facteurs mentaux pour promouvoir des
émotions, des attitudes ou des comportements
spécifiques. Les opérations psychologiques stratégiques
avancent des objectifs à moyen ou long terme. L'objectif
ultime des opérations psychologiques militaires des
États-Unis est de convaincre les nations et les forces
ennemies, neutres et amicales de prendre des mesures
favorables aux États-Unis et à ses alliés.
- 343
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Puisque l'establishment contrôle à peu près tous les médias
américains et occidentaux, il est relativement aisé pour ses agences
d'organiser des psyops avantageant ses politiques étrangères. L'armée
de l'Oncle Sam a des spécialistes en psyops travaillant
quotidiennement dans les salles de nouvelles des principaux médias.
Je ne pense pas que l'armée syrienne consacre trois unités complètes
à ses psyops. En fait, aucun autre pays au monde n'a un aval aussi
important sur les grands médias que les États-Unis, qui ont déjà
réalisé des dizaines de psyops à travers l'histoire. La plupart furent
des opérations relativement simples, avec un nombre assez limité de
gens à diriger pour atteindre les objectifs, même dans le cas des
attentats de Gladio, si on les prend séparément. Toutefois, trois
psyops de très grande envergure se démarquent du lot et elles ont
toutes eu lieu dans les 16 dernières années : les démolitions des tours
du World Trade Center et du Pentagone le 11 septembre 2001 pour
lancer la guerre au terrorisme, la propagande des armes de
destruction massive de Saddam qui a suivi en 2002, et l'ensemble de
la guerre de Syrie. Des trois, cette dernière fut la plus longue,
puisqu'elle a commencé autour de 2008 et est toujours en cours en
2017. On a déjà vu de quelle manière on avait pu manipuler des très
grandes portions de la population d'une quinzaine de nations du
Moyen-Orient pour qu'elles créent elles-mêmes le printemps arabe au
profit de la politique américaine, mais le génie stratégique de cette
première partie allait bientôt montrer les limites d'une psyop qui
s'étire sur une très longue période de temps, surtout à l'ère d'internet.
*
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!
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Abou Bakr al-Baghdadi fut recueilli au fond d'une cellule, comme
Hitler. Il y croupissait depuis quelques années, suite à une accusation
pour ses actes embrassant l'insurrection sous l'occupation des ÉtatsUnis de l'Irak. Officiellement, au cours des années 1990, Baghdadi
avait reçu sa maitrise et son doctorat de l'Université de Saddam en
études islamiques dans la récitation coranique, et aurait lu les travaux
des leaders des Frères Musulmans qui avaient épousé le djihadisme.
En réponse à l'invasion américaine de l'Irak en 2003, Baghdadi a
fondé le Jamaat Jaysh Ahl al-Sunnah (Armée du peuple de la Sunni et
la Solidarité communale), un groupe militant sunnite pour combattre
les troupes américaines. Capturé, il fut détenu et torturé pendant cinq
ans dans la plus grande prison américaine en Irak, le Camp Bucca,
une prison qui serait bientôt reconnue pour avoir détenu de 2003 à
2009 tous ceux qui deviendraient les officiers d'ISIS. Baghdadi sera
annoncé comme mort en octobre 2005 par les forces américaines,
mais à la surprise générale, il ressuscita en mai 2010, autour de
Pâques, et le nouveau Calife fut placé à la tête de l’État Islamique en
Irak (EII). Baghdadi s'est déclaré le leader religieux, politique et
militaire de tous les musulmans, ce qui ferait pouffer de rire la
plupart d'entre eux qui le voient comme le roi des Juifs. Depuis 2011,
il est classé comme «terroriste» par les États-Unis, mais ne vous
méprenez pas, il n'est rien d'autre qu'un mercenaire cadre grassement
payé de la CIA. Dans une entrevue donnée au réseau RT-Russia
Today, le président Assad a parlé des débuts de l'organisation
islamique.
Journaliste RT: J'ai parlé avec des jeunes en 2012 à
Istanbul, qui m'ont dit "nous voulons les droits de
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!
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l'homme!" C'était des jeunes normaux, sans barbe, qui
buvaient de la bière pendant le Ramadan. Puis en
quelques années, ils sont devenus des fanatiques
islamistes. Qui sont les commandants de Daesh?
Le président Assad: C'est lié à ce qui s'est passé en Irak
après l'invasion en 2003, où l'armée américaine
contrôlait tout en Irak, y compris les prisons, le chef
d'ISIS, et la plupart des acteurs principaux étaient dans
le même prison. ISIS a été créé en Irak, sous la
supervision américaine.
Journaliste: Ce n'était peut-être pas ISIS, cette période,
mais Al-Qaïda?
Assad: Non, ils s'appelaient ISI, c'était "l'État Islamique
d'Irak". C'était en 2006. Maintenant, en ce qui concerne
la Syrie, lorsque vous parlez du début du problème et
avant que personne ne parle d'al-Nusra ou d'ISIS, ils
l'ont appelée «Armée syrienne libre», comme un pouvoir
séculier qui combat le gouvernement et l'armée. En fait,
dès le début, si vous allez sur Internet et que vous
regardez les vidéos, vous avez des photos, vous avez tout,
donc dès le début, c'était un mouvement extrémiste, mais
lorsqu'il devint plus grand, et que leurs décapitations ne
pouvaient plus être cachées, ils sont devenus le Front alNusra. L'un d'entre eux est une idéologie et l'autre veut
faire peur. Puis, il y a eut la question de l'argent. ISIS
avait l'habitude de donner les salaires plus élevés pour
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!
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un certain temps, et ainsi, les gens d'al-Nusra et de
l'Armée syrienne libre ont rejoint ISIS pour la paye.
Parce qu'on n'a pas réussi à inculper Bashar al-Assad de l'assassinat
de Hariri au Liban en 2005, la politique de changement de régime à
Damas a soudainement changé et les autorités du Nouvel Ordre
Mondial ont décidé de revenir aux bonnes vieilles tactiques utilisées
dans les années 1970 contre Hafez al-Assad par les Frères
Musulmans. Ainsi, depuis 2006, les États-Unis, l'Arabie Saoudite, la
Turquie, le Qatar et Israël ont conspiré pour réunir, financer et armer
une myriade de groupes terroristes afin de mener une guerre par
procuration contre la Syrie et, par la suite, l'Iran. Comme l'a aussi
exposé le journaliste gagnant du prix Pulitzer, Seymour Hersh, dans
un article de 2007, intitulé «La redirection: La nouvelle politique de
l'Administration profite à nos ennemis dans la guerre contre le
terrorisme», il évoque que:
Le régime de George Bush Jr avait décidé de nuire à
l'Iran, et de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient.
Au Liban, l'administration avait collaboré avec le
gouvernement de l'Arabie Saoudite, qui est sunnite, dans
des opérations clandestines destinées à affaiblir le
Hezbollah, l'organisation chiite soutenue par l'Iran. Les
États-Unis ont également participé à des opérations
clandestines visant l'Iran et son allié syrien. Un sousproduit de ces activités a été le renforcement des groupes
extrémistes sunnites qui épousent une vision militante
de l'islam, sont hostiles à l'Amérique et sympathiques
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envers Al-Qaïda. Ainsi, il est clair que depuis 2007, les
États-Unis, l'Arabie Saoudite et Israël ont constamment
conspiré pour lever, financer et armer un groupe
terroriste, pour combattre une guerre de procuration
contre la Syrie et l'Iran. Un sous-produit de ces activités
fut le renforcement des groupes extrémistes sunnites qui
défendent une vision militante de l'islam, sont hostiles à
l'Amérique et sympathiques à Al-Qaïda.
Le Plan du Grand Israël a décidé il y a longtemps que l'Irak et la Syrie
devaient être divisés selon des lignes religieuses afin de balkaniser
chaque région en une province dirigée par des autorités sectaires.
Cette politique très élémentaire de division et de conquête fut donc
poussée très tôt pour mettre en place le conflit syrien, et visait aussi
un Iran presque totalement chiite. Malheureusement pour cette
création totalement fausse des antagonismes religieux qui ne ferait
que tromper les personnes qui regardent les nouvelles du soir et
pensent que le Washington Post est une source d'information, les
trois quarts de l'armée nationale syrienne sont de confession sunnite
et combattent des terroristes de toutes confessions, eux-mêmes
dirigés par des officiers sunnites ayant vendu leurs âmes à Oncle Sam.
Cette confusion entre les récits de propagande officielle et la réalité
sur le terrain s'est même étendue jusqu'au sommet, dans la
rhétorique des leaders. Dans un communiqué enregistré et publié sur
les sites web djihadistes d'avril 2013, Baghdadi a déclaré: «Il est
temps d'annoncer au peuple du levant et au monde entier que Jabhat
al-Nusra n'est qu'une extension et une partie de l'État islamique
d’Irak.» Il a baptisé la fusion des deux groupes l'État islamique d'Irak
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et al-Sham, ou ISIS, ou encore Daesh. Le chef de la faction al-Nusra a
refusé la déclaration, amenant le dirigeant d'Al-Qaïda, Ayman alZawahiri (Gladio B), à intervenir et à prévenir Baghdadi contre le
fusionnement. Probablement que Baghdadi n'avait pas lu ses mails du
Pentagone qui ordonnaient la multiplication des groupes plutôt que
les fusions, ce qui facilite le chaos et la confusion sur le terrain. Le 29
juin 2014, Baghdadi a déclaré la création du «califat islamique» et
s'est proclamé comme le Grand Calife.
Il a toujours prit soin de ne rien révéler sur sa véritable identité ou de
son origine. Il n'y avait que deux photographies publiquement
disponibles de Baghdadi avant son ascension d'ISIS sur la scène
internationale en 2014. Cependant, c'est un Baghdadi non masqué
qui s'est adressé aux membres d'ISIS en juillet 2014 à partir de la
chaire de la Grande Mosquée de Mosul.
« J'ai été nommé pour vous gouverner, mais je ne suis
pas le meilleur parmi vous! Si vous me voyez agir, suivezmoi. Si vous me voyez agir faussement, conseillez-moi ou
guidez-moi. Si je désobéis à Dieu, alors ne m'obéissez
pas! »
On croirait entendre Adolf, mais qui lui au moins montrait un peu de
rigueur comparé à ce clown emmêlé dans ses idéologies.
Officieusement maintenant, il existe apparemment des informations
originaires d'Edward Snowden prouvant que le chef d'ISIS soit en fait
un agent israélien de la Mossad, du nom de Elliot Shimon, alias AlBaghdadi, qui serait né de deux parents juifs, mais les preuves
absolues restent difficiles à obtenir. Ce qui est beaucoup plus facile à
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!
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prouver est que le drapeau israélien a déjà été observé sur des
membres d'ISIS, qu'aucun membre d'ISIS n'a jamais attaqué un seul
soldat israélien et que leurs blessés vont se faire soigner par des
médecins juifs dans des hôpitaux de la région du Golan, en Israël, sur
la frontière de la Syrie. Et certains ont même suggéré qu'ISIS
représente en réalité Israël Secret Intelligence Service! Cela semble
improbable, mais en même temps reflète la lumière de leurs actions.
Plusieurs personnes
impliquées de près dans la
région ont témoigné devant
les caméras qu'ISIS est une
pure création des ÉtatsUnis et d'Israël. Michael
Flynn, l'ex-directeur de la
Defense Intelligence Agency en Irak, l'a sous-entendu dans une
entrevue accordée à Al-Jazzera en 2015; une autre entrevue avec un
ex haut commandant d'Al-Qaïda, Nabil Naeem, l'a confirmé, et
plusieurs papiers saisis chez un officier d'ISIS fait prisonnier en Irak,
Haji Bakr, révélaient les diagrammes organisationnels et structuraux
du groupe, élaborés par la CIA. Avec le temps, les preuves
s'accumulent toujours un peu plus et quiconque s'intéresse un peu à
la vraie géopolitique n'a pas besoin d'en savoir plus là-dessus. Sinon,
que dire de l'entrainement de troupes dans le camp de Safawi, en
Jordanie, où 3000 officiers de l'État Islamique furent entrainés par
JSOC (Joint Special Operations Command), une branche
particulièrement secrète et assoiffée de complots de l'Armée
américaine. Allons-y de quelques preuves circonstancielles, puisque
- 350
!
-
cette démarche est essentielle à la compréhension de la dynamique du
conflit en Syrie.
Avec l'OTAN, les agences comme la CIA, la Mossad et le MI6
britannique tirent toutes les ficelles du terrorisme moyen-oriental, via
Gladio B. Dans un document divulgué par Judicial Watch, la Defense
Intelligence Agency a écrit le 12 aout 2012 que:
Il existe la possibilité d'établir une Principauté salafiste,
déclarée ou non dans l'est de la Syrie et c'est exactement
ce que veulent les pouvoirs de soutien à l'opposition, afin
d'isoler le régime syrien.
La missive fut écrite juste avant qu'ISIS entre en scène. Les «pouvoirs
de soutien à l'opposition» tels que mentionnés dans le document sont
l'Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar, tous des pays alliés de l'axe
américain-britannique-israélien dans leur lutte pour renverser
Bashar Al-Assad. Pour s'assurer que les ordres de Washington soient
bien compris, le Sénateur américain John McCain, néoconus globalus
maximus, s'est même rendu en Irak en 2013 pour rencontrer
Baghdadi et les principaux commandants d'ISIS. Selon le journaliste
et auteur Thierry Meyssan basé à Damas, McCain a participé à la
planification de chaque coup d'état américain des vingt dernières
années, dont une réunion tenue au Caire le 4 février 2011 organisée
par l'OTAN, pour lancer son opération «Printemps Arabe» en Libye
et en Syrie. Que McCain soit impliqué dans les renversements
organisés par la CIA fait quand même un peu plus de sens que la
fiction d'un culte centré autour de la personnalité fade d'al-Baghdadi,
sinon comment ce sadique leader religieux aurait pu rencontrer le
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!
-
sénateur ex candidat à la présidence, en compagnie d'une joyeuse
bande de "rebelles modérés"?
!
La seule conclusion possible est que tous les malfrats présents à la
réunion, y compris al-Baghdadi, sont des actifs de la CIA. Soyons un
peu logique, comment ISIS aurait-t-il pu mettre la main sur une
cinquantaine de camionnettes Toyota envoyées par la Trésorerie
américaine pour aider ses rebelles subventionnés, pendant que les
plus hautes autorités militaires du Pentagone avouaient n'être en
contact qu'avec «4 ou 5 individus modérés», devant le Congrès?
Depuis 1948, Israël a attaqué l'Égypte, la Syrie et le Liban, et a bien
sûr décimé la Palestine. Il a systématiquement essayé de diviser et
conquérir ses voisins arabes. Pourtant, lorsque ISIS se présente
comme le roi sanglant et barbare du terrorisme islamique qui
pratique la crucifixion des chrétiens et la décapitation des
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!
-
musulmans, il n'a aucun problème avec Israël et ne voit aucune raison
de se venger d'un régime génocidaire d'un autre peuple arabe. Non
seulement ISIS et Israël ne s'attaquent pas, mais ils s'entraident,
puisque Israël s'occupe d'ISIS dans ses hôpitaux. Si une femme d'ISIS
y accouche un jour, elle mettra au monde le tout premier juislamiste,
ou islajuif, comme vous préférez. Mais McCain ne pourra le baptiser,
puisqu’il est enfin mort.
*
Ainsi, le groupe ultra-radical ISIS dont l’acronyme en arabe est
Dahe’ch, fut la fusion de plusieurs groupes djihadistes irakiens et de
tribus sunnites, réunis par le Prince Bandar Ben Sultan, ancien chef
des Services du renseignements saoudiens et d’Izzat Ibrahim ad
Doury, l'ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et
successeur de Saddam Hussein à la tête du parti Baas. Selon les
estimations des experts, ISIS comptait au début de 5000 à 6000
combattants en Irak et 6000 à 7000 en Syrie. Logistiquement
parlant, l'entretien d'une telle armada de chauffeurs de Toyota coute
cher. À son apogée, la zone d’influence de l'État Islamique s’étendait
du nord de la Syrie, depuis son quartier général à Raqqa, jusqu’au
centre de l’Irak. Donc, le Califat coïncidait parfaitement avec les
gisements de pétrole syriens et irakiens, et aurait permis le passage
éventuel des tuyaux du Qatar vers la Turquie. Le président de la
Russie, Vladimir Poutine a déjà adressé un discours mémorable à
Valdaï, sur les secrets de Polichinelle de la question du financement:
En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs
alliés ont commencé à financer et armer directement les
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!
-
rebelles et leur ont permis de remplir leurs rangs de
mercenaires provenant de divers pays. Permettez-moi de
vous demander où ces rebelles obtiennent leur argent,
leurs armes et leurs spécialistes militaires? D’où tout cela
vient-il? Comment l’État Islamique a-t-il réussi à devenir
un groupe aussi puissant, de fait une véritable force
armée? Quant aux sources de financement, aujourd’hui,
l’argent ne vient plus seulement de la drogue, dont la
production a augmenté non pas de quelques points de
pourcentage mais dans des proportions considérables
depuis que les forces de la coalition internationale sont
intervenues en Afghanistan. Vous êtes au courant de
cela. Les terroristes obtiennent également de l’argent en
vendant du pétrole. Le pétrole est produit dans le
territoire contrôlé par les terroristes, qui le vendent à des
prix de dumping, le produisent et le transportent. Mais
d’autres achètent ce pétrole, le revendent, et font du
profit, sans penser au fait qu’ils financent ainsi les
terroristes qui pourraient venir tôt ou tard sur leur
propre sol et semer la destruction dans leur propre pays.
Officiellement, dans ses communiqués de presse, le groupe se
finançait de plusieurs façons originales: le pétrole de contrebande, le
vol, les rançons sur prises d’otages et les donations des princes du
Golfe qui soutiennent le groupe sunnite face aux chiites et aux athées
Chrétiens. Selon Vladimir Odinstov, ISIS recevait des fonds
d'investisseurs privés dans les pays du Golfe à travers des organismes
islamiques de bienfaisance, principalement du Qatar, du Koweït et de
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!
-
l'Arabie Saoudite. Un membre du Majlis de l'Iran, Mohammad Saleh
Jokar, affirme que:
ISIS a reçu une aide financière, y compris de l'Arabie
Saoudite, d'un montant de 4 milliards de dollars pour
mener des activités terroristes en Irak. Maintenant, selon
les estimations de certains experts, le budget de
l'organisation pourrait atteindre 7 milliards de dollars, ce
qui a récemment permis aux organisations terroristes de
recruter activement des mercenaires dans leurs rangs et
de financer diverses campagnes de propagande.
Depuis que George W. Bush a déclaré la guerre contre le terrorisme
en octobre 2001, elle a couté près de 7 trillions (ou billions si vous
préférez, mais la traduction française de l’anglais trillions ne fait pas
de sens logique) de dollars aux contribuables américains et des
milliers de vies de leurs enfants. En même temps, cette guerre a
également rapporté des dizaines de milliards de dollars au complexe
militaire industriel. Plus de soixante-dix entreprises et industriels
américains ont gagné jusqu'à 27 milliards en contrats en Irak et
Afghanistan, selon une étude du Centre for Public Integrity. Mais
puisque la jeunesse américaine est de plus en plus réticente à
s'engager pour participer à des interventions militaires douteuses,
une grande part de ces budgets va dans les compagnies privées de
mercenaires, et le financement des armées de procuration comme AlQaïda et ISIS, qui mènent la guerre pour eux. Au fond, c'est encore et
toujours le même principe que les Nazis qu'on avait équipés pour
démolir l'Empire britannique et l'Union Soviétique et détrousser l'or
- 355
!
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des pays européens. ISIS a eu pour mission de démolir la Libye, la
Syrie et l'Irak, entrainer la Russie dans le conflit, et voler l'or noir. Les
deux groupes étaient menés par des orateurs démagogues totalitaires,
chargés de rallier les Allemands dans le cas d'Hitler, et les Islamistes
dans le cas de Baghdadi. La grande différence entre la perception
populaire des Nazis de l'époque et d'ISIS aujourd'hui est dû à
internet, à l'ère des communications globales. La propagande était
facile au milieu du 20ème siècle et suffisait à convaincre tout le
monde. Maintenant, tout ce que des chercheurs courageux comme
Antony Sutton ont mis des décennies à découvrir, sort
instantanément sur internet de nos jours, ce qui dévoile la fraude
qu'est ISIS pendant qu'il viole encore le territoire. Et ceux qui croient
encore que les USA combattent le terrorisme plutôt que de le
propager sont de moins en moins nombreux. La vérité est que la seule
façon pour les États-Unis de gagner une guerre contre le terrorisme
serait de cesser de donner aux terroristes les ressources pour attaquer
l'Amérique. Évidemment, ceci voudrait dire de réorienter la base de
son économie centrée sur le complexe militaire industriel. Selon Yuri
Odinstov, le terrorisme n'est qu'un symptôme, mais l'impérialisme
américain au Moyen-Orient est le cancer.
En 2014 et 2015, alors que la guerre de Syrie était en cours depuis
déjà trois ou quatre ans et qu'en raison de la maladresse de plus en
plus évidente des médias pour justifier cette guerre, les doutes se sont
mis à émerger chez une bonne fraction de la population. Les médias
corporatifs et occidentaux se sont tous mis à essayer de justifier le
financement d'ISIS avec des vols de banques en territoires conquis,
mais surtout la vente du pétrole volé en Irak. Le journaliste Peter van
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!
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Buren explique que dès les premiers jours de la campagne aérienne
de la coalition de l'OTAN, les fonctionnaires américains soulignaient
en grande pompe que les forages pétroliers de l'État Islamique se
trouvaient sur la liste des cibles potentielles des frappes aériennes.
Cependant, un porte-parole du Pentagone expliquait que la coalition
voulait épargner certaines des plus grandes installations pétrolières
d'ISIS, en expliquant qu'elles demeuraient la propriété des Syriens, et
voulaient en même temps limiter les dommages collatéraux aux civils
proches.
Un des problèmes principaux liés à la vente de pétrole par ISIS, est
d'amener le produit sur le marché. L'huile doit être prélevée en
utilisant de l'équipement lourd, puis être affinée, entreposée, chargée
dans des camions ou des pipelines, déplacée et vendue sur le marché
mondial. Le Califat avait donc accès à une main d'oeuvre qualifiée en
exploitation pétrolière, puisque ce ne sont pas des jeunes frustrés de
la vie qui pourraient s'occuper de ça. Ensuite, en supposant que le
Califat n'encaisse pas les chèques personnels, de très grandes
quantités d'argent liquide doivent être échangées, car des bénéfices
situés entre un et quatre millions de dollars par jour est une somme
d'argent comptant énorme à transiger sur une base quotidienne. La
Russie ne perdit pas de temps à démontrer que la Turquie avait
ouvert sa frontière méridionale pour faire entrer les citernes
islamiques, mais selon toute logique, les chiffres avancés des ventes
de pétroles semblaient tout à fait absurdes. Un baril d'huile de
contrebande est vendu pour environ 50$ sur le marché noir, donc
pour arriver à gagner plusieurs millions de dollars par jour en pétrole
nécessiterait un nombre effarant de citernes, et ressemblerait plutôt
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!
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au débit d'un pipeline, qu'ISIS n'a pas. Donc, la question des sources
de financement d'ISIS restait toujours suspicieuse.
En juin 2017, le journal mondialiste The Wall Street Journal a publié
un article basé sur des sources provenant d'un groupe affilié à AlQaïda en Syrie, déclarant qu'Israël finançait et armait directement ses
propres mercenaires. Sur une demi-douzaine d'entretiens avec des
terroristes, l'article écrivait:
L'armée israélienne communique régulièrement avec les
groupes rebelles et son aide comprend des paiements aux
commandants qui permettent de payer les salaires des
combattants et d'acheter des munitions et des armes.
Israël a mis en place une unité militaire qui supervise le
soutien en Syrie - un pays avec lequel il est en guerre
depuis des décennies - et a mis de côté un budget
spécifique pour l’aide.
Même s’il est bien établi qu’Israël fournit des soins médicaux aux
djihadistes à l’intérieur de ses frontières, cette nouvelle officielle fut
une surprise, car officiellement, les autorités israéliennes n’ont pas
participé au conflit qui sévit depuis six ans déjà. Moatasem al-Golani,
porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, ou Chevaliers du
Golan, a déclaré:
Israël s'est tenu à nos côtés d'une manière héroïque.
Nous n'aurions pas survécu sans l'aide d'Israël.
Touchant, mais en disant qu’elle finance un petit groupe de rebelles,
Israël blanchit à la chaux son financement des principaux groupes.
Ceci s'appelle de la propagande insidieuse. Une enquête récente
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!
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menée par les forces de sécurité pakistanaises, impliquant un
combattant capturé, a admit que de nombreux terroristes recevaient
des fonds acheminés des États-Unis, tel que lu dans un article de
Tony Cartalucci sur le site de Global Research. Yousaf al Salafi a
révélé qu'il recevait ces fonds pour diriger l'organisation au Pakistan
et s'occuper du recrutement des jeunes pour les envoyer se battre en
Syrie. Le journaliste canadien James Corbett ajoute que les USA ne
sont pas seuls à financer ISIS au sein même de la coalition de l'OTAN.
À la fin de 2012, il fut révélé qu'un des principaux financiers des
terroristes était le gouvernement français, qui, en plus de leurs
livraisons illégales d'armes, fournissait également de l'argent sonnant
aux leaders terroristes. Le président François Hollande avait autorisé
des expéditions illégales d'armes aux terroristes en Syrie en 2012,
comprenant des canons, des mitrailleuses, des lance-roquettes et des
missiles antichars, soit une violation directe de l'embargo de l'UE en
vigueur à l'époque. L'industrie française des exportations d'armes
connut alors ses meilleures ventes en 15 ans, avec un chiffre d'affaires
en hausse de 18%, grâce aux ventes en Arabie Saoudite et au Qatar,
deux des principaux bailleurs de fonds et inspirations idéologiques
extrêmes des membres d'ISIS. Le gouvernement britannique a
également donné gracieusement un certain nombre de véhicules aux
terroristes qui se battent en Syrie. Un article du British Independent
de 2013, intitulé «Révélé: ce que l'Occident a donné aux rebelles de la
Syrie», rapportait:
Jusqu'à présent, le Royaume-Uni a envoyé pour environ
8 millions de livres sterling d'aide "non létale",
comprenant cinq véhicules 4x4 avec protection
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!
-
balistique; 20 ensembles d'armure corporelle; quatre
camions; cinq pickups non blindés; quatre charriotélévateurs; 130 batteries alimentées par énergie solaire;
environ 400 radios; des trousses de collecte d'eau et de
traitement des ordures; des ordinateurs portables; des
VSAT (petits systèmes satellites) et des imprimantes.
Les imprimantes doivent servir à garder des copies des factures pour
sévices rendus remises à la CIA, peut-être pour les rapports d'impôts
des islamistes du Califat? Alors que l'État Islamique complétait son
financement, recevait des armes et des combattants en provenance
des pays membres de l'OTAN, les États-Unis ont dû dissiper
l'impression qu'ils finançaient le groupe pour ses propres intérêts.
Ainsi, pendant qu'ils feignaient de combattre l'organisation en Syrie,
ce qui était l'explication la plus convaincante et logique disponible
pour calmer le public, ils devaient trouver des fonds là où personne
ne pourrait en remonter la source. Ainsi, l'argent de la drogue est
devenue une source pratique de
profits pour ISIS, qui gagne au
bas mot un milliard de dollars
annuellement par les ventes de
drogue sur ses terres conquises,
selon le chef du Service fédéral
de contrôle des drogues de
Russie (FSKN), Viktor Ivanov.
La superficie des plantations de pavot augmente. Cette
année, nous allons encore parler d'une récolte record
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!
-
d'opium et donc, d'héroïne. Cette question devrait être
soulevée, non seulement à Moscou, mais aussi à l'ONU,
car c'est une menace, non seulement pour notre pays,
mais aussi pour toute la sécurité de l'Europe. Depuis les
cinq dernières années, le trafic d'héroïne passe
maintenant par le territoire irakien, transporté à travers
les parties de l'Irak contrôlées par l'État Islamique. Selon
nos estimations, ISIS ramasse un milliard de dollars par
an avec l'héroïne afghane.
Le FSKN a calculé que la vente d'héroïne afghane en Europe pourrait
générer jusqu'à 50 milliards de dollars au prix du détail, pour les
militants. Plus de la moitié de toute l'héroïne européenne provient
maintenant d'ISIS, selon Ivanov. Pour sa part, le journaliste Victor
Thorn a contacté l'historien d'enquête Robert Morrow, qui avait fait
une recherche remarquable sur le meurtre du pilote Barry Seal par la
CIA au milieu des années '80, qui l'employait pour ses aller-retour
d'armes et de cocaïne au Nicaragua. Seal serait même le recordman
de l'importation de cocaïne aux États-Unis! Sur la question épineuse
de la collusion entre l'État et l'importation de l'opium afghane,
Morrow a répondu:
La participation du gouvernement américain au
commerce de la drogue varie selon le niveau de
corruption de chaque administration. Si un Bush ou un
Clinton est en poste, c'est l'abondance. Leur complicité
est tellement institutionnalisée que les présidents ne
contrôlent même pas l'importation: les agences du
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!
-
renseignement et les militaires le font pour lui. Le
gouvernement présente plusieurs visages différents.
Certains agents de la DEA (Drug Enforcement
Administration) sont tout à fait honnêtes, tandis que
d'autres lient les cartels de la drogue au gouvernement.
Les personnes qui administraient toutes les importations
de drogues en Amérique pendant l'Iran-Contra étaient
George Bush Sr., le directeur de la CIA William Casey,
Oliver North et les deux Clinton. Vous devez vous
rappeler que Barry Seal était un ami personnel de Bill
Clinton, qui gouvernait l'Arkansas, et avait donc la
juridiction sur l'aéroport de Mena. Seal parlait également
avec Bush Sr. sur une base hebdomadaire. Personne n'est
censé savoir que plusieurs éléments du gouvernement de
notre pays sont des trafiquants de drogue, des meurtriers
et des voyous.
En ce qui concerne les liens de la CIA avec le commerce de l'héroïne
afghane, il semble qu'ils existent depuis le tout début. Après la guerre
du Vietnam, lorsque l'héroïne a cessé de sortir du Triangle d'or, la
CIA a mis en place des bases près de l'Afghanistan, à la fin des années
1970. L'agent de la CIA, Osama ben Laden, commandait ces hommes,
et bientôt tous les Seigneurs de la guerre afghans plantaient du pavot.
Les conseillers d'Obama à l'étranger travaillent pour les mêmes néocons que ceux du régime de Bush. Les mêmes personnes, qui font le
même sale boulot. Les mercenaires d'ISIS eux, ne se plaignent pas et
ne manquent de rien, sinon de temps.
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!
-
Si on ajoute les 100 millions de dollars versés à ce jour par l'ONU aux
Casques Blancs, prouvés par de multiples sources comme étant des
membres d'Al-Qaïda, on peut nettement distinguer la différence entre
le financement des Nazis et d'ISIS. La machine de guerre hitlérienne
avait bénéficié du financement des industries et banques américaines,
alors que le printemps arabe et les groupes extrémistes sont financés
par les monarchies du Golfe, mais aussi par les ONG
gouvernementales, les gouvernements et par l'ONU. Bref, les impôts
des populations des pays complices au New World Order financent
les terroristes.
Et parlant d’Hitler, Baghdadi devait recevoir la même sentence, car
l’armée de l’air russe a mis fin au Calife autoproclamé en juin 2017,
parait-il. Puis il ressuscita encore et la rumeur veut qu’il fut abattu en
Syrie en octobre 2019.
*
Avant que la Russie n'entre militairement en Syrie en octobre 2015,
les États-Unis et leur coalition affirmaient en bloc qu'ils
poursuivaient ISIS, mais le califat des terroristes vendait son pétrole
sans aucun problème, et pratiquement sans pertes de ses djihadistes
grassement rémunérés. Puis des rapports sont sortis disant que les
soldats américains ne devaient pas tirer sur ISIS même quand ils
avaient des cibles claires, tel que cité dans un article de Free Beacon.
Les pilotes de la Navy qui revenaient des missions contre
l'État Islamique en Irak ont confirmé qu'on les
empêchait de laisser tomber jusqu'à 75% de leurs
bombes sur les terroristes, parce qu'ils ne pouvaient pas
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!
-
obtenir l'autorisation de bombarder, selon un membre
important du Congrès américain.
Le président de l'Irak, el-Abadi a confirmé dans un point de presse au
début de l'hiver 2016 que les troupes américaines nuisaient à la
progression des troupes irakiennes sur les terroristes campés dans
Mossoul, en s'interposant entre les deux pour leur servir de bouclier
humain. Les USA n'ont pas trop tenté de cacher qu'ils supportaient la
révolte en donnant des fonds et des armes à l'Armée Syrienne Libre
rebelle, même quand tout le monde faisait la remarque que ces armes
semblaient toutes trouver leur chemin entre les mains des groupes
islamiques extrêmes comme Al-Qaïda, Jabhat al-Nusra et ISIS. Un
article de Veterans Today a cité un membre du Parlement irakien,
Sattar al-Qanem, qui révélait dans le détail l'histoire des cargos
aériens de l’US Army qui ravitaillaient en février 2017 les régions
tenues par ISIS. Al-Qanem prenait ses renseignements directement
de l’armée irakienne et des forces populaires du pays, qui ont signalé
qu’un hélicoptère Chinook avait atterri près de Salahuddin dans la
région d’al-Jazeereh sous le contrôle des terroristes d’ISIS. «Nous ne
garderons pas le secret sur les atterrissages d’aéronefs militaires US
dans les régions tenues par ISIS», a souligné al-Qanem. Des organes
de presse arabes comme le journal journal Al-Waqt avaient aussi
signalé, en octobre 2016, que des hélicoptères de la coalition dirigée
par les USA livraient un grand nombre d’armes et d’équipements
militaires aux terroristes d’ISIS stationnés dans la province irakienne
de Diyala. Avec le temps, les USA ont même cessé de nier la réalité,
c'est-à-dire qu'il n'y a pas de rebelles modérés sur le terrain et que
l'opposition politique d'Assad en Syrie s'est déjà rangée du côté du
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!
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gouvernement en reconnaissant le président comme l'unique solution
pour rallier le pays et en extraire les mercenaires déguisés en
terroristes. Une célèbre actrice bolivienne s'est rendue sur le terrain
pour mener une quête personnelle de la vérité auprès de la
population, puis elle fut invitée au réseau RT pour parler de ses
conclusions.
RT : Selon vous, la communauté internationale est-elle
responsable du conflit en Syrie? Vous parlez d’une
perception très différente de l’armée syrienne, par le
peuple syrien…
Karla Ortiz: Je ne dirai jamais qu’il n’y a aucune
opposition, bien sûr, elle existe. Et je connais beaucoup
de gens qui en font partie, j’ai beaucoup d’amis dans
l’opposition et nous avons échangé à ce sujet. Mais
l’opposition syrienne ne porte pas d’armes. L’opposition
syrienne aime la Syrie et elle ne détruit pas son pays. Je
pense qu’à un moment donné la communauté
internationale a décidé que le peuple syrien devait se
débarrasser de cette forme de gouvernement, et par
conséquent, par une sorte de complot, le mouvement en
faveur de la révolte est apparu. Je pense qu’en réalité la
situation est tout à fait différente et c’est devenu évident
après six ans de guerre. Sinon, ils auraient déjà déposé
leur président. L’armée syrienne est actuellement
composée principalement de volontaires, de filles et de
garçons de dix-huit ans. Ce sont des enfants qui, au lieu
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!
-
de communiquer par WhatsApp et faire des
autoportraits, portent des armes et tentent de vaincre le
terrorisme. Par conséquent, je crois que la communauté
internationale devrait reconsidérer sa politique
étrangère, la politique que nous avons menée en Syrie, y
compris celle des sanctions économiques contre ce pays.
Militairement, ISIS comptait à son apogée jusqu'à 31000
combattants, dont environ 20 000 à 25 000 sont membres des Frères
Musulmans. ISIS est un pur produit de Gladio B et recrute un nombre
élevé de djihadistes d'Europe et venus d'autres nations plus ou moins
islamiques, comme on peut maintenant mieux l'apprécier en 2019,
alors que les nations d'origines sont toutes dans l'embarras de devoir
reprendre leurs djihadistes mercenaires. Compte tenu de l'exemple de
la destruction de la Libye, comment peut-on encore brandir le spectre
d'ISIS pour des proposition de zones d'exclusion de vols aériens, de
frappes aériennes et même de l'intervention des troupes au sol, et
faire gober le tout à la population à travers les médias? Mais le
mensonge s'étire beaucoup trop, depuis huit ans. ISIS fut toujours
l'excuse parfaite pour une intervention militaire supplémentaire en
Syrie, mais ISIS s'essouffle. À date de l'été 2017, ils étaient presque
hors jeu en tant que force d'influence en Syrie et en Irak, en
particulier depuis la libération de Mossoul en juillet 2017. La
libération de Deir ez Zor a marqué la fin de cette infâme armée par
procuration qui a échoué sur tous les fronts.
Le journaliste indépendant Seymour Hersh, considéré unanimement
comme une des meilleurs de sa profession, a beaucoup écrit sur le
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conflit syrien. Suite à plusieurs conversations avec des généraux du
Pentagone, il avait noté que l’insistance de Barack Obama à répéter
son moto «Assad doit partir», et à réitérer son soutien aux groupes de
rebelles modérés en Syrie pour le renverser, a provoqué des
dissensions importantes parmi les plus hauts fonctionnaires de l’ÉtatMajor du Pentagone.
Selon eux, Obama serait prisonnier d’une vision de la
Russie et de la Chine digne de la guerre froide et n’a pas
ajusté son discours sur la Syrie, qui ne tient pas compte
du fait que tous deux partagent l’inquiétude de
Washington de voir le terrorisme se propager au-delà de
la Syrie. Comme Washington, ils pensent que l’islamisme
doit être stoppé. Cette résistance de l’armée remonte à
l’été 2013, lorsqu’un dossier classé secret par la Défense,
rassemblé par la DIA et les chefs d’États major
interarmes alors dirigés par le Général Martin Dempsey,
qui prévoyait que la chute d’Assad allait mener au chaos
et sans doute à la conquête de la Syrie par des
extrémistes djihadistes, à l’image de ce qui était en train
de se passer en Libye. Un ex conseiller de l’État-Major
interarmes me raconta que le document était une
synthèse de sources diverses et il voyait d’un mauvais œil
l’entêtement de l’administration Obama à continuer de
financer et d’armer les soi-disant groupes de rebelles
modérés.
À cette époque, la CIA travaillait depuis plus d’un an avec ses alliés du
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!
-
Royaume Uni, d’Arabie Saoudite et du Qatar pour expédier des armes
et des marchandises à partir de la Libye, via la Turquie, jusqu’en Syrie
pour leurs rebelles modérés, inexistants dans la réalité. Selon ce
conseiller, le rapport montrait que:
Ce qui avait débuté comme une opération secrète pour
armer et soutenir les rebelles modérés luttant contre
Assad avait été approuvé par la Turquie, et s’était
transformé en un programme technique, militaire et
logistique à cheval sur la frontière pour toutes les forces
d’opposition, y compris Jabhat al-Nusra et l’État
Islamique. Les soi-disant rebelles modérés s’étaient
évaporés, et l’Armée syrienne libre n’était qu’un mirage.
Le constat était peu réjouissant: il n’y avait aucune
opposition modérée viable face à Assad, et les USA
armaient des extrémistes.
Très peu au Congrès
américain partagent cette
opinion. Une exception
se
nomme
Tulsi
Gabbard, une démocrate
de Hawaï, membre du
House Armed Services
Committee (le Comité parlementaire des force armées), qui a
participé à deux campagnes au Moyen-Orient en tant que Major de la
Garde Nationale. Elle a travaillé avec acharnement sur un projet de
loi qui rendrait illégal le financement de groupes terroristes reconnus,
- 368
!
-
et elle fut soutenue par quelques autres congressistes dont Rand Paul,
fils de Ron. un ancien candidat du parti républicain connu pour son
dégout profond contre les guerres menées par les États-Unis.
Courageuse, Tulsi savait pertinemment que son projet de loi n'avait
aucune chance d'accumuler les votes du Congrès et du Sénat, mais
son message était plus important que le projet de loi lui-même. Dans
un entretien sur CNN en octobre 2015, elle dit:
Gabbard: Les USA et la CIA devraient stopper cette
guerre illégale et contreproductive qui vise à renverser le
gouvernement syrien, et ils devraient rester concentrés
sur le combat contre les groupes rebelles extrémistes.
CNN: Mais est-ce que cela ne vous préoccupe pas que le
régime d’Assad ait été brutal, tuant au moins 200 000 et
peut-être 300 000 membres de son propre peuple?
Gabbard: Les choses qu’on raconte sur Assad en ce
moment sont les mêmes qui ont été dites de Kadhafi, les
mêmes qu’on a dit de Saddam Hussein, et viennent des
mêmes personnes qui défendaient l’idée de renverser ces
régimes. Si cela devait arriver en Syrie, nous finirions
dans une situation de souffrances bien plus grande, de
persécutions des minorités religieuses et chrétiennes
bien plus atroces en Syrie, et notre ennemi en sortira
largement renforcé.
CNN: Donc ce que vous dites, c’est que l’implication
militaire dans l’armée de l'air russe et de l’armée
iranienne au sol nous font une faveur?
- 369
!
-
Gabbard: Ils travaillent à défaire notre ennemi commun,
oui.
Plus tard, Gabbard a confié au journaliste Hersh que beaucoup de ses
collègues au Congrès, tant Républicains que Démocrates, l’ont
remerciée en privé de s’être exprimée publiquement.
Beaucoup de gens dans la population, et même au
Congrès, ont besoin d’avoir des explications claires, mais
c’est difficile lorsqu’il y a autant de mensonges sur ce qui
se passe.
Sans oublier que presque tous les membres du Congrès sont achetés
par des intérêts privés, bien souvent des joyaux du complexe militaroindustriel et ne peuvent donc pas rendre publique leurs opinions
personnelles. Il est très inhabituel pour un politicien de rassembler
suffisamment de courage pour contester la politique étrangère de son
propre pays. Pour ceux qui ont accès aux informations les plus
secrètes, parler ouvertement et de façon critique peut interrompre
soudainement toute carrière. Michael Flynn, directeur du DIA entre
2012 et 2014, fut démis de ses fonctions pour avoir confirmé
publiquement que son agence avait envoyé plusieurs avertissements à
l'exécutif concernant les conséquences catastrophiques d'un éventuel
renversement d'Assad, en évoquant le chaos post Kadhafi en Libye,
car, selon Flynn, toute l'opposition au complet était extrémiste.
Si le public américain avait accès au flux de
renseignements que nous avons transmis
quotidiennement, au niveau le plus sensible, il
exploserait de rage.
- 370
!
-
Après les élections américaines de 2016, Flynn fut le premier choix de
Donald Trump pour veiller à la sécurité nationale, mais il a
rapidement été limogé après une campagne médiatique dirigée par le
parti démocrate pour le discréditer, parce qu'il avait eu des
discussions lors d'un rassemblement chez Russian Today et peu
après, des appels téléphoniques avec des diplomates russes qu'il
n'avait pas révélés, même si le contenu bénin de ces conversations
n'impliquait aucun élément de sécurité nationale. Megyn Kelly,
animatrice néo-conservatrice de CNN, a demandé beaucoup plus tard
à Poutine, qui participait à cette même réunion avec RT, ce qu’il avait
appris de Flynn. Poutine a répondu: «Nous nous sommes dit
bonjour!» En date du printemps de 2020, Flynn a été complètement
blanchi par le Sénat américain, et la riposte du gouvernement de
Trump promet déjà d’être très cinglante!
Pour les membres de l'OTAN, le départ d’Assad est toujours une
condition sine qua non, mais l’opposition n'est constituée que
d'extrémistes. Alors qui pourrait le remplacer? C’est ainsi qu’à
l’automne 2013 plusieurs Généraux bordés d'étoiles croulant sous
leurs galons ont décidé de prendre des mesures contre les extrémistes
en passant par-dessus les canaux politiques, et ont fourni des
renseignements militaires aux autres nations pour aider l’armée
syrienne contre les ennemis communs, Jabhat al-Nusra et ISIS. Dans
un article disponible sur le site de Global Research, Garikai Chenku a
fait une excellente observation, qui pour moi, explique parfaitement
ces variations dans les attitudes.
La relation de l'Amérique avec Al-Qaïda a toujours été
- 371
!
-
une affaire d'amour-haine. Selon le fait qu'Al-Qaïda dans
une région donnée sert, ou non, les intérêts américains,
le Département d'État américain finance ou cible de
manière agressive ce groupe terroriste. L'État Islamique
est sa dernière arme qui, tout comme Al-Qaïda, semble
se retourner contre elle. ISIS a récemment pris beaucoup
trop d'importance internationale, après que ses voyous
ont commencé à décapiter des journalistes américains.
De plus, ils attaquent les Kurdes, alliés des USA, et décapitent des
enfants ou mangent le coeur de leurs ennemis sur Youtube. Ils
deviennent de plus en plus difficiles à défendre moralement, parce
qu'il ne reste plus une seule personne au monde, si endoctrinée par
les médias soit-elle, qui croit encore que Bashar al-Assad soit plus
cruel que les assassins barbus tout de noir vêtus. Et principalement,
tout comme Hitler en Russie en 1942, ils sont en train de faillir à la
tâche et l'histoire se répète toujours. Quand l'aube se lève, que ce soit
sur Stalingrad ou Idlib, la fête est terminée.
*
Pour contrer les nombreuses fuites qui s'accumulent sur leurs crimes
en Syrie et souhaiter un jour atteindre leurs objectifs économiques et
politiques dans la région, les USA ont dû continuer leur gigantesque
psyop visant à discréditer Bashar el-Assad aux yeux de l'occident,
parce qu'il était et demeure la seule raison morale de leur implication
dans le conflit, mis à part cette supposée guerre au terrorisme qu'ils
engendrent eux-mêmes pour faire rouler leur économie. Dès le
printemps arabe, les médias se sont mis à réclamer la tête d'Assad en
- 372
!
-
brandissant les nombreux morts laissés par les manifestations
pacifiques, qui étaient en vérité les victimes aléatoires des snipers
mercenaires et agents tirant des toits et des fenêtres de la capitale
syrienne. Sérieusement, depuis quand l'armée et la police essaient de
contrôler les manifestants en tirant des toits, plutôt qu'en alignant
des policiers avec des boucliers, des matraques et des cannettes de
gaz lacrymogène? C'était peut être dans l'intérêt du gouvernement de
faire des victimes innocentes pour mousser une révolution? Et quelle
espèce de policier risquerait de tuer un membre de sa propre famille
pour satisfaire le sadisme d'un président soudainement devenu
dingue? Dès le début, c'est comme si le psyop évacuait complètement
les crânes du public de toute forme de réflexion logique, puisque la
plupart des gens croyaient les histoires qu'on leur inventait. Chez
nous, La Presse, le Journal de Montréal, Radio-Canada et TVA se sont
mis à diffuser les histoires des barrels bombs, ces bombes artisanales
remplies de clous que l'armée syrienne laissait tomber sur sa
population, leurs propres familles, dans un délire de cruauté complice
au démoniaque Assad, ophtalmologue de formation, maintenant assit
nu dans une marre de sang et qui s'amusait à trucider ceux qui
avaient voté pour lui à 88,7% en 2013. Selon Obama et ses sbires, le
docteur psychopathe de son condo à Damase s'amusait à trouer les
enfants et les femmes des banlieues, en demandant à ses soldats de
fabriquer des bombes artisanales pleines de clous rouillés plutôt
qu'utiliser ses innombrables bombes conventionnelles déjà toutes
prêtes. Puis, non content de l'efficacité des clous à percer les gens
pour qui il construisait jadis des mosquées et des églises, il s'est mis à
les gazer au sarin à Ghouta en 2013, alors que l'ONU venait justement
- 373
!
-
s'assurer que les stocks d'armes chimiques de la Syrie étaient bel et
bien tous livrés. Non seulement Assad avait arrêté de reconstruire son
pays, mais sa soif du sang des innocents était devenue incontrôlable,
selon les médias occidentaux qui faisaient écho au régime de
Washington, et selon la majorité de la population occidentale qui
s'indignait devant toute la souffrance que cet exécrable sanguinaire
causait aux victimes de sa folie meurtrière débridée. Vraiment, c'est
ce que vous croyiez?
Nous pouvons ajouter ces quelques questions: comment ce califat
médiéval a-t-il réussi à maitriser les médias sociaux occidentaux de
manière à diffuser ses messages, sa propagande et ses menaces aussi
librement, malgré une surveillance totale sur Internet? Comment a-til réussi à produire ces vidéos troublantes de décapitation dans le
désert, sur lesquelles un examen plus attentif montre clairement
l'utilisation de grues, de potences et de l'éclairage de studio? Regardez
les ombres sous les mentons des acteurs, un seul soleil peut-il causer
deux ombres orientées dans des directions opposées?
- 374
!
-
Comment un groupe barbare de tueurs sans cervelle adoptant des
idéaux fondamentalistes et élevés, tels que la charria et le
wahhabisme, parvient-il à développer des compétences aussi
remarquables dans la télédiffusion et les réseaux sociaux? Une partie
de la réponse réside probablement dans le groupe israélien SITE
(Recherche d’entités terroristes internationales), qui a été le premier
à diffuser la plupart des vidéos ISIS. Nous vivons à l’ère d’Internet et
le réseau de communication mondial facilite beaucoup la
dissémination rapide et efficace des décapitations des terroristes
islamiques, des enfants étouffés par le sarin et des femmes innocentes
et sanglantes réclamant la mort du dictateur devant une caméra, car
Internet n'est pas encore censuré. Mais c’est un couteau à double
tranchant: la propagande du psyop syrien s’éternise depuis plus
longtemps que prévu, et un véritable miracle se produit lentement...
Les morts des reportages se sont mis à se relever, tels les zombies de
Thriller. Parce que les caméras qui filmaient les crimes d'Assad
avaient continué de tourner au-delà de ce qu'on pouvait voir dans les
reportages des nouvelles, on a vu des enfants se faire coacher par
leurs parents pour leur apprendre ce qu'ils devaient dire de méchant
sur Assad. On a pu voir des équipes de morts se mettre en place après
l'explosion d'une voiture soigneusement organisée par des artificiers
en effets spéciaux; on a pu voir les mourants du sarin se relever,
arrêter de mourir, sourire et faire des signes de paix à la caméra en
rigolant. On a pu voir des décapiteurs d'ISIS sur les fonds verts des
studios de télévision israéliens, avant qu'on y incruste un désert en
arrière-plan. On a pu voir une équipe norvégienne de télévision
tourner un clip angoissant où un enfant de 7 ans se faisait abattre par
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!
-
l'armée syrienne pendant qu'il essayait de sauver sa soeur de 4 ans,
mais pas en Syrie, et plutôt sur un calme plateau de tournage de l'ile
de Malte, où tous les acteurs furent sains et saufs!
On a aussi pu voir des secouristes des Casques Blancs immobiles en
compagnie d'un blessé coincé dans les débris d'une explosion,
attendant tous patiemment leur signal «action!», avant de
commencer à souffrir et à déblayer les débris sous le chaos soudain
d'une trame sonore d'effets de bombes et de mitraillettes
d'Hollywood. Bref, on a pu voir comment les réseaux américains
fabriquent leurs nouvelles comme de la fiction. Bien sûr, la majorité
de la population ne va pas voir ces clips dans leur entièreté parce
qu'elle se contente de soupirer devant leur télé ou le journal, mais la
minorité qui accorde toujours une vertu à la réalité a désormais accès
aux multiples preuves de la fabrication du psyop syrien et elle l'a
partagée sur Facebook, ralliant plusieurs des crédules d'autrefois. Et
avec le temps, cette minorité a grossie, et les autorités doivent
maintenant se rendre à l'évidence: il reste de moins en moins de
monde pour croire leurs médias et leurs reportages se couvrent de
ridicule. Avec tout ce qu'on sait maintenant et qu'on partage sur les
réseaux sociaux, il faut vraiment être isolé du monde, ou
volontairement imbécile, pour continuer de croire qu'Assad est le
dictateur sanguinaire qu'on a tenté de nous décrire.
J'ai travaillé quelques mois pour le réseau RT-Russia Today en tant
que journaliste et à partir de mes expériences dans les médias ces
dernières années, je peux vous donner une estimation approximative
pour fin de comparaison entre les médias occidentaux et leur contre-
- 376
!
-
punch alternatif: RT est certainement pro-russe mais généralement
traite de la réalité et se termine avec un ratio de 10% de propagande
et 90% de nouvelles réelles. Les grands médias occidentaux ont 10%
d'informations et 90% de fausse réalité sur des questions
géopolitiques. Et le pire ne sont pas leurs fausses nouvelles, c’est tout
ce qu’ils savent et dont ils ne vous parleront jamais. C’est la tristesse
de nos médias. À ce sujet, Trump a définitivement raison. Ils
produisent des fake news tous les jours, ils nous mentent
constamment, et ce, depuis plus d'un siècle. Quand vous prenez le cas
isolé du psyop syrien, cela parait minuscule, mais lorsque vous
commencez à ajouter chaque mensonge de chaque guerre, vous vous
rendez vite compte que tout ce que vous penser savoir est faux. Notre
connaissance complète de l'histoire est nulle et non avenue. Et c'est la
même chose avec n'importe quelle partie de la réalité qui se passe en
dehors de notre propre bulle vivante: réchauffement climatique,
commerce de la drogue, vaccins, virus Zika, nommez n'importe quoi,
et vous n'avez aucune idée de la réalité, grâce aux médias et à notre
gouvernement boiteux cerbère de l'éducation contrôlée. Les fausses
nouvelles sont la première étape pour que les mensonges deviennent
notre histoire, c’est-à-dire lorsque le mensonge est le vainqueur et les
États-Unis n’en perdent pas beaucoup. Le Vietnam est l'exemple
parfait de ce qui se passe quand on perd une guerre: combien de films
pro-américains avez-vous vu sur le Vietnam?
La légende urbaine des Casques Blancs veut qu'ils soient une unité
d'urgence mise en place par les Nations-Unies pour des raisons
humanitaires en Syrie. Le groupe bienfaisant a reçu 100 millions de
dollars à ce jour; donc, une partie de vos impôts canadiens se
- 377
!
-
retrouvent dans les poches sans fond de leurs djellabas. On a pu voir
une myriade de leurs actes héroïques dans les zones de combats,
sauvant des dizaines de vies d'innocentes victimes du président
barbare. Mais des journalistes indépendants telles que Vanessa
Beeley et Eva Bartlett, ou d'autres sources aussi fiables ont fait de
multiples enquêtes auprès de la population sur le terrain, en
particulier dans la ville d'Alep, pour arriver à la conclusion unanime
et hors de tout doute que les valeureux Casques Blancs sont coiffés
par des membres d'Al-Qaïda et du Front al-Nusra et ne font
absolument rien d'humanitaire, à moins qu'une caméra ne leur donne
d'abord le signal.
!
Netflix a produit un documentaire de propagande touchant et rempli
d'émotion sur les acteurs terroristes qui empochent nos dollars via
l'ONU. Or, ce documentaire a même réussi à remporter un Oscar en
2016. Évidemment, personne ne devrait être surpris, et puisque toute
la machine hollywoodienne appartient à des Juifs sionistes ayant les
intérêts d'Israël à coeur, donc il n'y a rien étonnant à ce qu'elle
remette un Oscar à Al-Qaïda qui mérite amplement que ses talents
- 378
!
-
d'acteur soient enfin reconnus après 30 ans de comédie. Ces
mercenaires bien rémunérés jouent le rôle de terroristes depuis si
longtemps. Imaginez à quel point un rappeur musulman britannique
doit être talentueux pour créer le personnage crédible d'un rebelle
syrien modéré? En raison de la trop longue durée du conflit en Syrie,
le psyop des États-Unis s'effondre comme des citrouilles en
novembre, ce qui nuit à la crédibilité des médias privés et
gouvernementaux dont la capacité de programmer l'opinion publique
par la propagande s'érode un peu plus tous les jours. Le problème est
si grave que même le nouveau président des États-Unis, Donald
Trump, a basé toute sa campagne électorale sur Twitter, où il s'est
plaint pendant des mois de «fausses nouvelles», construites comme
des scénarios pour fabriquer votre consentement tacite aux crimes les
plus vils, commis avec votre argent, en votre nom.
Malheureusement, le sort d’Assad et des Syriens intéresse peu la
plupart des gens qui préfèrent se mobiliser pour un éléphant mort ou
un lion victime d’une chasse sur Facebook. Pourtant, nos impôts
financent directement le massacre en Syrie. Vous devez changer cette
pensée irrationnelle. Et il est grand temps de criminaliser les
mensonges des médias; une simple loi qui pourrait définitivement
mettre fin à tous les psyops et éventuellement rétablir la paix dans le
monde beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez.
Car le mensonge a été la base de toutes les guerres du siècle dernier.
- 379
!
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- 380
!
-
Nous savons déjà comment la montée de la seconde guerre mondiale
fut basée sur une polarisation des ferveurs nationalistes, en recyclant
une tare partagée par plusieurs humains, le racisme, pour la politiser
et générer des mouvements politiques comme le fascisme et le
nazisme. En partageant cette dernière idéologie, mais surtout en
finançant son propagateur, toute l'élite de Wall Street avait réussi à
manipuler plusieurs nations européennes pour créer le contexte de la
guerre de 1939-45. Et si on fait exception de Pearl Harbor qu'ils
avaient eux-mêmes provoqué; au lendemain de V-Day les USA se sont
retrouvés avec un territoire épargné de tout combat, mais aussi avec
la force militaire, politique et économique la plus puissante au
monde, grâce à la destruction de tous les autres pays concurrents
enterrés sous les bombes. Maintenant, si on met en perspective ces
notions avec l'état lamentable de la société américaine amputée 15
ans plus tôt par la crise économique de 1929, alors que l'économie se
trouvait sans issue apparente, on peut en déduire que la Deuxième
guerre mondiale, qu'ils ont créée de toutes pièces, fut le miracle dont
ils avaient besoin.
Une fois encore, l'histoire se répète. Alors que la crise de 1929 fut une
catastrophe sans précédent à l'époque, la crise de 2008 fut encore
pire et aujourd'hui, 12 ans plus tard, le tissu social et l'économie
américaine sont à nouveau en décrépitude et le dollar tout-puissant
est sur le point de s'effondrer totalement sur les marchés
internationaux. Les États-Unis doivent maintenant plus de 23 billions
(trillions) de dollars à leurs banquiers et à des partenaires
commerciaux. C'est 23 000 milliards, ou 23 millions de millions.
Alors, il faudrait encore un autre miracle pour les sauver. Laissez Vlad
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!
-
nous donner un premier indice sur le premier engrenage du miracle
tant convoité, dans une interview accordée à CBS. Notez que ce qui
suit fut coupé de l’interview télévisée.
Charlie Rose: Vous êtes donc préoccupé par ce qui
pourrait se produire après le départ d'al-Assad? Vous
parlez d'anarchie, vous voyez la menace de l'État
Islamique?
Vladimir Poutine: La menace est devenue unique car elle
se mondialise. Ils se sont fixé pour objectif d'établir un
califat sur le territoire qui s'étend du Portugal au
Pakistan. Ils revendiquent déjà les sites sacrés islamiques
tels que La Mecque et Médine. Leurs actions et leurs
activités vont bien au-delà des frontières des territoires
sous leur contrôle. En ce qui concerne les réfugiés, la
Syrie n'est pas leur seul pays d'origine. Qui fuit la Libye?
Qui fuit les pays d'Afrique centrale où les islamistes sont
aujourd'hui aux commandes? Qui fuit l'Afghanistan et
l'Irak? Les réfugiés viennent-ils de Syrie uniquement? Et
pourquoi pensez-vous que les réfugiés syriens ne fuient
que par suite des actions du président al-Assad pour
protéger son pays? Pourquoi ne croyez-vous pas que les
réfugiés fuient les atrocités des terroristes, de l’État
islamique qui décapite les gens, les brule vifs, les noie et
détruit leurs monuments culturels? Les gens les fuient
aussi; ils s'enfuient principalement. Et de la guerre - c'est
clair. Mais il n'y aurait pas de guerre si ces groupes
- 382
!
-
terroristes ne recevaient pas d'armes et d'argent de
l'extérieur. Il me semble que quelqu'un souhaite utiliser
certaines unités de l'État Islamique ou l'État Islamique
en général pour renverser al-Assad et réfléchir à la
manière de s'en débarrasser ensuite.
La crise des réfugiés a commencé en 2014, alors qu'environ 200 000
personnes ont traversé la Méditerranée, une augmentation
exponentielle par rapport aux 40 000 qui étaient venus l'année
précédente. Des millions de personnes se sont retrouvées dans des
camps de réfugiés en Turquie, en Grèce et en Libye, d'où on les
chargeait sur des bateaux défectueux pour traverser l'Atlantique et les
destiner vers l'Europe. La grande majorité est arrivée par mer, mais
certains migrants ont trouvé leur chemin sur terre, principalement
via la Turquie, Grèce, Macédoine, Bosnie et la Hongrie, provoquant
une crise divisant les pays de l'Union Européenne sur la meilleure
façon de réagir. L'Organisation internationale des migrations (OIM)
estime que plus de 1 011 700 migrants sont arrivés par mer en 2015 et
près de 34 900 par voie terrestre, en comparaison avec un total de
280 000 pour l'ensemble de 2014. La plupart de ceux qui se sont
dirigé vers la Grèce faisaient le voyage relativement court de la
Turquie aux iles de Kos, Chios, Lesbos et Samos, toujours dans des
canots fragiles en caoutchouc ou des vieux rafiots en bois surchargés.
Selon l'OIM, plus de 3 770 migrants auraient péri en tentant de
traverser la Méditerranée en 2015. La plupart sont morts sur la
traversée de la Libye vers l'Italie, mais plus de 800 personnes sont
mortes dans la traversée égéenne entre la Turquie et la Grèce.
- 383
!
-
!
Après le refus initial de plusieurs pays européens d'autoriser l'entrée
de réfugiés et le choix de les retenir aux frontières pendant quelques
semaines, les médias ont eu le temps de créer un scandale mondial
autour du sort de ces innocents, chassés par le méchant Assad (selon
les médias) malgré qu’ils provenaient de tous les pays que l’OTAN et
ses organisations terroristes subventionnées détruisaient. Le
journaliste Bill van Auken a bien décrit l'impact psychologique massif
de la manipulation de la crise des réfugiés dans le monde par les
médias.
Les images déchirantes d'un garçon syrien âgé de trois
ans sur une plage turque, allongé face contre le sable, son
corps mort et bousculé par un secouriste, a entrainé les
- 384
!
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gens du monde entier dans le désespoir de cette crise qui
se déroule sur les frontières d'Europe.
La famille d'Aylan Kurdi venait de Kobani,
et semblait fuir une zone de guerre. Un siège
prolongé par l'État Islamique d'Irak et de
Syrie et une intense campagne de
bombardement des États-Unis avaient laissé
la ville du nord de la Syrie en ruines : les maisons détruites, ainsi que
les infrastructures d'assainissement des eaux, d'électricité et
médicales. Son père désemparé, le seul survivant de la famille, a
déclaré qu'il reviendrait en Syrie avec leur corps, en disant qu'il
souhaitait seulement mourir et être enterré à côté d'eux. Toutefois,
après avoir refermé le journal ou la télé, dans une réalité plus
pragmatique et moins émotive, c'est le père d'Aylan qui pilotait le
bateau maudit pour son trafic humain, et il emmenait son fils dans les
voyages pour prouver son honnêteté à ses passagers de fortune. La
crise migratoire est une autre partie importante du psyop. Cette fois,
il semble que l’objectif soit de déséquilibrer les sociétés occidentales
sur des bases d’ethnicités et religieuses, pour mieux les diviser.
L’Allemagne, la France, la Suède, l’Italie, la Pologne et bien d’autres
sont devenus des destinations de choix pour les innombrables vagues
de réfugiés qui se sont installés dans des camps de concentration
jusqu’à ce qu’ils soient triés par les autorités, et disséminés dans la
nature. Une rumeur provenant du camp français du Pas-de-Calais en
France disait que ceux qui n'avaient pas de papiers se voyaient
remettre des passeports syriens pour manipuler les statistiques, car
- 385
!
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l'histoire officielle parlait de «Syriens fuyant le régime cruel de
Bachar al-Assad», même si les Syriens étaient une petite minorité
parmi les autres migrants de tous les pays que l'OTAN avait détruits
au cours de la décennie précédente. Il y a toujours une guerre quelque
part et la syrienne a commencé en 2011; alors vous êtes-vous déjà
demandé pourquoi tout à coup tout le monde voulait fuir plusieurs
zones de guerre en même temps, par les mêmes canaux?
Étrangement, ils savaient tous quel hub prendre: c'était la Libye pour
le continent africain et la Turquie pour les Eurasiens.
Selon l'Organisation de l'Initiative mondiale contre la criminalité
transnationale, la valeur de la contrebande des réfugiés en Libye
seulement a atteint 323 millions de dollars en 2014. L'analyste
géopolitique au nom le plus accentué Gearóid Ó Colmáin, a fait de
nombreux articles sur les secrets sous-jacents de la crise migratoire
amorcée en 2013, mais qui n'éclata vraiment qu'en 2014. Il fut parmi
les premiers à disséquer l'usage de ces migrants transportés par
bateaux, bus et trains vers l'Europe. Pour avoir une vision claire de la
politisation de cette crise, il faut d'abord comprendre qui l'a
orchestrée. Le 5 aout 2015, le magazine autrichien Infodirekt a parlé
des témoignages des agents du renseignement autrichiens, qui
révélaient que les agences gouvernementales américaines payaient de
leur poche pour le transport des migrants vers l’Europe :
Nous avons appris que les organisations américaines
paient les bateaux qui emmènent des milliers de réfugiés
en Europe. Elles ont créé un plan de cofinancement qui
prévoit une part considérable des couts de transport.
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!
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Tous les réfugiés d'Afrique du Nord ne disposent pas de
11 000 euros en espèces. Personne ne se demande, d'où
provient l'argent?
Sous le couvert d'une vertueuse aide humanitaire, on finançait donc
le trafic humain illégal, plutôt que d'investir cet argent dans des
transits plus sécuritaires et faire des pré-arrangements avec les pays
hôtes. La station de télévision France 2 a filmé l'attachée consulaire
Françoise Olcay, surprise en flagrant délit à vendre des bateaux de
sauvetage à des groupes de réfugiés en Turquie. Lorsque la
fonctionnaire fut interrogée, elle indiqua qu'il y avait des centaines de
fonctionnaires turcs impliqués dans la traite des réfugiés. Des sociétés
privées ont fait des millions de bénéfices sur ce trafic de la misère,
comme les services de gestion des réfugiés ORS basés à Zurich, qui
ont reçu 21 millions d'euros du gouvernement allemand en 2014. Rien
d'étonnant à ce que le financement d'ORS Services soit géré par la
société de capital-investissement Equistone Partners Europe, filiale
de la Barclays Bank, l'actionnaire le plus important de la banque NM
Rothschild et de Lazard Brothers. Pour sa part, le milliardaire
hongrois George Soros a conseillé à l'Union Européenne d'augmenter
le financement des ONG et du secteur privé qui s'occupent de la crise
des réfugiés et il semble que les autorités méta-démocratiques de
Bruxelles ont suivi ses conseils, en doublant le fond pour faire face à
la crise, se chiffrant maintenant à 9,5 milliards d'euros. En d'autres
mots, les contribuables européens versent aussi leurs impôts à un
gouvernement échappant à toute forme de démocratie, pour que ces
fonds soient utilisés pour créer un climat de tension orchestré par
l'OTAN, chez-eux.
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Certaines communications publiées par WikiLeaks prouvent que les
États-Unis ont réussi à promouvoir et à faciliter la migration des
jeunes érythréens vers le Nord, fuyant un autre pays déchiré par un
conflit de l'OTAN. Beaucoup de ces jeunes trompés furent
malheureusement pris dans les mêmes réseaux de traite, et certains
furent victimes d'enlèvements purs et simples. Plusieurs autres
réfugiés sont venus d'Afghanistan, de la Libye et d'Irak, trois pays
encore dévastés par les guerres d'agression américaine. Ils venaient
aussi du Pakistan, où des groupes terroristes mènent des campagnes
génocidaires contre les musulmans chiites, entre autres. Ils ont fuit la
Somalie, un pays dans un état de chaos apparemment sans fin, encore
généré par la politique américaine. Bref, les réfugiés sont
indubitablement les victimes des politiques impérialistes américaines
et de l'OTAN, mais les médias mainstream ne font jamais mention de
ce détail embarrassant, pourtant tellement évident. Dans une
entrevue donnée à la télévision macédonienne, le journaliste et
analyste politique Andrew Korybko de l'Agence Sputnik a parlé des
enjeux particuliers jonchés le long de la route «terrestre» des
réfugiés.
AK: Les réfugiés arpentent les Balkans et atteignent
simultanément l'un des autres objectifs de Washington,
qui est de déstabiliser la Serbie et la Macédoine. Tout ce
qui se passe est essentiellement l'application de la théorie
du chaos dans un contexte géopolitique. Les États-Unis
exercent leur influence sur la situation pour «guider» les
réfugiés le long de cette route, en leur faisant croire que
la route Macédoine-Serbie-Hongrie est la plus rapide et
- 388
!
-
la plus sure pour leurs clients. Ils font aussi peur aux
trafiquants, en leur rappelant qu'ils seraient des cibles
s'ils traversaient l'Albanie, la Bulgarie ou à travers la mer
Ionienne. Les États-Unis sont bien conscients que la
déstabilisation qui suit le sillage de dizaines de milliers
de réfugiés, c'est pourquoi ils font tout leur possible pour
éviter que ça ne se produise chez leurs alliés albanais et
bulgares, et guident intentionnellement ces flux de
migrants illégaux en Macédoine et en Serbie.
TVM: Il y a une augmentation notable des activités des
organisations terroristes et des islamistes dans les
Balkans. On peut trouver des Wahhabites et la "Rose
Rouge" en Serbie et Monténégro, "Tariq" en Macédoine,
et les cellules d'Al-Qaïda au Kosovo et au nord de
l'Albanie. Pouvez-vous commenter cela?
AK: La création de nids terroristes fait partie intégrante
de la plus grande stratégie de déchainement de la guerre
régionale slave et chrétienne versus Albanaise et
musulmane. La population musulmane des Balkans n'est
pas naturellement réceptive à cette rhétorique, c'est donc
pourquoi les États-Unis doivent faire un lavage de
cerveau par l'importation d'islamistes radicaux, sous la
couverture de la crise des réfugiés. En restant dans la
région, ils pourront travailler à changer les attitudes
locales sur ce sujet.
Ces cellules de mercenaires / terroristes sont également au centre de
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!
-
la production et de la distribution d'héroïne en Europe. C’est un
ingrédient de plus dans le bouillon raciste et fasciste qui mijote
lentement en Europe, recouvert d’un couvercle hermétique créé par
les médias pour mettre la vapeur sous pression. La réaction de la
Hongrie mérite d'être regardée de plus près. Depuis que le président
Victor Orban a défié les politiques de l'Union Européenne en fermant
ses frontières aux arrivées massives, visiblement parce qu'il en a
marre de déstabiliser son pays en jouant à la la marionnette des
globalistes, il existe un consensus quasi total qu'il soit devenu un
«tyran cruel et xénophobe» confirmé dans les médias. Les pays hôtes
de l'Union Européenne créent la pression dans les camps de réfugiés
en les entourant de clôtures et en y déployant leur police anti-émeute
de temps en temps pour exacerber la colère. De leur côté, les médias
sont délibérément restés silencieux sur le rôle central de Washington
dans la création de cette tragédie sur les frontières de l'Europe. Selon
l'analyste en géopolitique Eric Draitser, bien qu'il y ait clairement
«une volonté de réécrire l'histoire récente pour biffer le rôle de
l'impérialisme dans la promotion de cette crise, il y a aussi un silence
assourdissant sur le rôle de certains acteurs régionaux et
internationaux dans la manipulation politique.» Il n'y a pratiquement
aucune mention des médias traditionnels concernant le rôle des
services secrets de la Turquie dans la réorientation des réfugiés vers
la Grèce et vers l'Europe. Ces complices de Gladio B qui travaillent
également avec ISIS et le Front al-Nusra, classent les réfugiés pour
former les groupes qui partiront en bateau. Il n'y a pratiquement pas
eu d'analyse sur cette stratégie de manipulation des réfugiés, qui fait
partie d'un cadre plus large faisant la promotion des objectifs de
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!
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l'Empire dans le contexte mondial. Selon Draitser, ces questions et
ces débats sont essentiels pour comprendre les implications
politiques, économiques et socioculturelles de la crise. Cependant,
toute la question des réfugiés est devenu un champ de bataille
culturel avec des tranchées creusées selon des lignes raciales et
ethniques, comme en Syrie et en Irak. Diviser, pour mieux régner.
Après les races inférieures qui polluaient le nationalisme hitlérien, le
peuple a maintenant du mal à protéger sa civilisation européenne
contre les hordes barbares d’envahisseurs à la peau sombre, dont
certains préconisent un code de droit médiéval arriéré. La situation
ressemble à un mauvais flashback de la suprématie coloniale de
l'extrême droite dans toute l'Europe. La montée de Marine Le Pen et
de son front national en France, au rang de Premier ministre
conservateur de Hongrie, au parti fasciste allemand AfD en plein
essor; au milieu des barrières, des troupes de police et de la création
d'une nouvelle classe de barbares au chômage soutenue par l'État, la
population est exacerbée. Alors que les grèves massives se propagent
aujourd'hui en France, des groupes recrutent d'anciens policiers et
d'anciens combattants pour organiser des manifestations populaires.
Le pays en colère pourrait être le premier à entrer en guerre civile via
son mouvement naissant des Gilets Jaunes. C’est un peu ce que
l’auteur E. C. Knuth
décrivait en 1943 sur la montée du fascisme
ayant envahi l’Europe et une grande partie du monde juste avant la
Seconde Guerre mondiale.
Une structure monstrueuse de bigoterie et d'intolérance
a été artificiellement mise au point dans le monde
chrétien, qui refuse dogmatiquement toute
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!
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reconnaissance de la maladie fondamentale à la base des
symptômes récurrents de la guerre. La plupart des
dirigeants politiques des États-Unis ne connaissent pas
les principes de base les plus élémentaires des deux
théories opposées de la pensée géopolitique et, en faisant
de ces deux théories opposées seulement deux faces d’un
débat, ont donné lieu à des déclarations étonnamment
simples.
Par conséquent, il se peut que les États-Unis aient pris part, encore
une fois, à cette vague fasciste mondiale avec l’élection de Trump, qui
a interdit l’immigration et même le simple voyage des citoyens issus
d’une douzaine de pays musulmans. En première lecture, son énorme
mur pour empêcher les Mexicains de franchir la frontière alimente le
racisme, n'aspire qu'à contrôler l’immigration clandestine, une idée à
laquelle personne ne devrait pourtant s’opposer. Mais l’effet Trump
est beaucoup plus complexe, j’y reviens bientôt! Grâce aux médias, la
plupart des Occidentaux détestent le voile islamique, les burkinis et
les mosquées. Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau
exaspère la population en donnant de plus en plus de liberté aux
immigrants islamistes avec une myriade d'accommodements
déraisonnables cachant son véritable objectif sous le voile de la liberté
de religion. L'introduction d'une femme musulmane voilée dans la
police de Montréal est typique des politiques qui créent la colère. Le
journaliste Stephen Markley constate que la classe politique jette de
l'huile sur le feu anti-islamiste de la population qui gronde, sans
observer la réalité de la très grande majorité des réfugiés.
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Lorsque vous entendez les politiciens parler des réfugiés
et des musulmans, c'est pour dire qu'ils sont tous des
terroristes et des criminels. Voici ce que font en réalité la
plupart des réfugiés: coudre des rideaux, planter des
aubergines, porter des Crocs, rester au lit toute la
journée parce qu'ils sont trop déprimés pour se lever,
prendre des cours d'anglais et d'allemand, confectionner
des exerciseurs et des berceaux pour leurs bébés, jouer
au football, s'engueuler parce qu'ils sont toujours
stressés et tristes, essayant de ne pas pleurer quand ils
parlent de la maison...
Cet écart entre la rhétorique de la peur médiatisée et le quotidien d'un
père ingénieur essayant d'améliorer le système d'approvisionnement
en eau d'un camp grimpe en flèche. Même dans les pays socialement
démocratiques reconnus pour leur ouverture d'esprit comme la Suède
et la Norvège, une sévère répression de l'immigration est en cours. En
2015, 163 000 réfugiés sont entrés en Suède sur une population de 10
millions d'habitants, ce qui serait l'équivalent proportionnel de 5
millions de personnes entrant aux États-Unis en une seule année. Le
parti anti-immigrant suédois a connu une forte hausse de popularité
et devient de plus en plus soutenu par les groupes néo-nazis et
fascistes. Le problème est la confusion volontaire autour des vagues
d'immigrants, parce que parmi ces vraies familles en détresse se sont
glissés plusieurs anciens djihadistes des crimes contre l'Irak et la
Syrie, infiltrés dans les bateaux de fortune. Tous ne veulent pas
continuer de servir l'OTAN et certains en ont profité pour raser leurs
barbes de djihadistes et sortir de l'obscur imbroglio, mais d'autres
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éléments serviront encore les opérations de Gladio B. Avec un
nombre croissant de camps de réfugiés insalubres dans les pays
d'accueil sont venus les incidents, réels et fictifs, mais soigneusement
rapportés dans les médias pour faire monter la pression du racisme
anti-islamiste. Pendant que des réfugiés violaient des Allemandes et
des Suédoises, ce fut le tour des attentats
"terroristes" en France, avec le massacre
épouvantable de 11 artistes de Charlie Hebdo le
7 janvier 2015 à Paris, de 90 innocents au
théâtre Bataclan le 13 novembre de la même
année, et des 86 morts et 450 blessés à Nice,
quand un camion a foncé droit vers une foule
désemparée le 14 juillet 2016. Puisque les frères
islamistes de Charlie Hebdo ont oublié leurs cartes d'identité dans
leur voiture, qu'un assassin du Bataclan a échappé son passeport dans
une poubelle du Bataclan et que le conducteur du camion portait sa
carte d'identité permettant de relier cette belle brochette d'individus à
l'État Islamique, on peut supposer sans se tromper que ce sont là des
opérations typiques de Gladio B, donc organisées par l'OTAN et les
agences des services secrets américains, britanniques et français.
Aucun musulman ordinaire ne bénéficie du «terrorisme» actuel.
Rappelons les objectifs du Gladio originel : semer la terreur pour
renforcer l'état policier de surveillance, justifier les dépenses
militaires et pointer du doigt l’ennemi commun, soit le communisme
devenu aujourd’hui l’islamisme. Du travail impeccable de Big
Brother. Essayez d'expliquer à quelqu'un qui écoute les nouvelles à
tous les jours de comprendre ce concept pourtant simple, qui exige la
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certitude que les agences du renseignement soient disposées à causer
des morts innocentes à leurs semblables à des fins politiques.
Quand la Chancelière Angela Merkel est apparue à Berlin lors d'une
veillée pour les victimes de l'attaque de Charlie Hebdo, il y avait à ses
côtés des politiciens turcs-allemands membres du parti au pouvoir,
mais également membres de l'organisation islamo-fasciste turque The
Grey Wolves. Cette organisation compte plus de 20 000 membres en
Allemagne et beaucoup d'entre eux ont rejoint l'État Islamique en
Syrie, publiant des vidéos de leurs atrocités en ligne. Ce qui signifie
que des membres du gouvernement allemand sont en lien étroit avec
l'État Islamique, et ils tiennent tous solennellement les bougies de
l'hypocrisie dans les processions.
Les médias et les gouvernements justifient cette immigration
clandestine massive dans le monde occidental par un soudain
manque de main-d'œuvre pour leurs économies en plein essor, ce qui
est une illusion absolue selon la réalité de la population qui
s'appauvrit chaque jour. Pour maintenir les salaires très bas, c’est par
contre une mesure ayant démontré toute son efficacité. Pourtant, des
dizaines de citoyens et d’organisations bien intentionnées danseront
sur cette chanson et accueilleront les migrants clandestins avec le
sourire et les chèques de soutien social, sans jamais penser à ce que la
science nous dit en même temps: la robotisation fera tomber 50% de
tous les emplois d'ici les dix prochaines années. Cette migration
débridée, conjuguée à la dure réalité, évoque la possibilité que nos
sociétés soient à bord d'un bus qui se dirige tout droit vers un mur et
que quelqu'un a coupé la ligne de frein.
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Donc, si on résume et lie tout ce qu'on sait maintenant, voici ce qu'on
peut en conclure:
1) Les Frères Musulmans, endossés par les élites financières des pays
de l'OTAN, veulent islamiser toute la planète.
2) L'OTAN a monté l'opération Gladio B pour organiser le terrorisme
en Europe Centrale et dans les Balkans, où ils ont formés des cellules
Al-Qaïda faisant la promotion de l'extrémisme islamique.
3) L'OTAN a ensuite créé une vague migratoire essentiellement
d'origine musulmane, qu'elle dirige vers la plupart des pays
européens, et quelques autres comme le Canada et l'Australie.
4) Tous les pays d'accueil comme l'Allemagne, l'Angleterre, la France,
la Suède, la Hongrie, l'Autriche et le Canada vivent une montée
d'anti-islamisme idéologique qui se répand dans la population
comme une peste médiévale, créant une vague de racisme dégénérant
en fascisme politique, comme en Europe des années '30.
Ça vous rappelle quelque chose? La vigueur actuelle des mouvements
néo-nazis boucle la boucle. Le début de ce livre n'est pas si loin. La
réalité du XXIe siècle apporte un léger changement: puisque
personne ne pourrait gagner la Troisième Guerre mondiale qui se
terminerait par un échange certain de quelques milliers de missiles
nucléaires, la guerre civile est devenue la meilleure solution possible
pour la vente massive d’armes, la destruction et la reconstruction, et
enfin le contrôle démographique de la population. Et alors que les
gens ordinaires s'entretuent, ils ne font pas attention au vrai
problème qui cause tout ce chaos.
Ne comptez pas sur les médias pour le leur dire.
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Extrait d'un discours hallucinant de franchise donné par Vladimir
Poutine à Valdaï, en 2014:
Les projets économiques communs et les investissements
mutuels rapprochent objectivement les pays et
contribuent à aplanir les problèmes actuels dans les
relations entre États. Mais aujourd’hui, la communauté
mondiale des affaires fait face à des pressions sans
précédent de la part des gouvernements occidentaux. Les
sanctions sapent déjà les fondements du commerce
mondial, les règles de l’OMC et le principe de
l’inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup
dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé
sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui,
permettez-moi de le souligner, est précisément un
modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux.
Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant
que gouvernants de la mondialisation. Après tout, la
prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la
confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers
de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette
confiance est clairement mise à mal, et des signes de
désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont
maintenant visibles dans de nombreux pays.
Si le monde suivait Vladimir Poutine, nous n'aurions pas un monde
bipolaire divisé entre les mondialistes des banques centrales,
s’opposant à une poignée de nations libres dirigées et protégées par la
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Russie: s’il n'en tenait qu'à lui, la planète serait recouverte de nations
indépendantes coopérant économiquement entre elles au profit des
citoyens de tous les pays, dans une atmosphère de paix, prospérité et
coopération. C’est un idéaliste. Peu de nations ont le courage et la
patience, mais aussi les bons politiciens, pour se libérer de l'emprise
du Nouvel Ordre Mondial. La Bolivie fut une des dernières en ligne à
avoir laissé derrière le FMI et les agences américaines, telles que la
Drug Enforcement Agency, tout en chassant l’USAID (Agence pour le
développement international), mais la Bolivie fut ramenée dans la
coopérative des banques en 2020, alors qu’Evo Morales fut chassé du
pouvoir par une partie de l’armée.
Les États-Unis sont la plus grande menace contre la
liberté, contre la démocratie, contre la Terre nourricière
et contre le multilatéralisme. Je n'ai pas peur de le dire
ouvertement. Washington dépense des centaines de
milliers de dollars en armes de destruction massive.
Morales a raison, mais l'admission de la vérité n'est pas monnaie
courante dans le monde d'aujourd'hui. De son côté, Poutine est
pragmatique et sait que ce rêve ne se fera pas tout seul. La solution
temporaire d'un monde bipolaire, rappelant la situation de la Guerre
Froide, pourrait être la meilleure pour le moment, jusqu'à ce que
l'hégémonie mondialiste se désintègre lentement et progressivement.
Cependant, le vent se lève.
À la différence de la France, de l'Allemagne, de l'Australie, de
l'Angleterre, du Canada et de nombreux autres pays satellites, la
Russie n'est pas gouvernée par un administrateur fantoche
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complaisant qui apprend ses propres décisions alors qu'elles défilent
sur un télésouffleur. Pour quiconque apprécie la liberté et l'autonomie
des nations, Vlad est sans aucun doute le plus grand dirigeant
politique de la planète à ce jour, mais il se trouve dans une situation
similaire à celle que Staline occupait autrefois à la tête de l'Union
Soviétique. Pendant que Staline pouvait être plus facilement diabolisé
par les médias pour sa rigidité meurtrière et son communisme
corrompu, c’est plus compliqué dans le cas de Poutine qu’on préfère
couvrir d'insultes homophobes, ou blâmer ses invasions présumées
de l'Ukraine et de la péninsule de Crimée qui a pourtant choisi de
réintégrer la Russie par référendum. Poutine est patient et peut
encaisser beaucoup de coups non diplomatiques de la part des médias
traditionnels, ce qui généralement l'amuse d'un plaisir ironique, mais
l'histoire récente a montré que sa patience avait certainement ses
limites.
Le 30 septembre 2015, Vlad a décidé d'épingler des bombes de
précision sous ses avions stationnés sur la base de Lattaquié et a
commencé à saccager les campements et quartiers généraux des
décapiteurs modérés protégés par la coalition de l’OTAN, censée de
les combattre. Contrairement à la campagne médiatique de la
coalition, l’objectif russe était de démolir le califat avec de vrais
missiles, de nettoyer le fouillis des organisations de mercenaires qui
portent 40 noms différents, de libérer la Syrie, de balayer les
décombres, puis d’informer l’OTAN que ses 7 000 milliards de dollars
investis dans son plan globaliste avait lamentablement échoué.
Puisque cela dépend de Vlad, la Syrie conservera son entière
autonomie politique et économique et l'OTAN pourra toujours
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recycler ses agents terroristes en Europe, où ils pourront brasser
suffisamment la société pour semer la guerre civile sur le continent.
Bien sûr, tout n’est pas si simple, mais cette fin hollywoodienne
semble de plus en plus probable, grâce à un seul homme, solide
comme un roc et rusé comme un renard. Vous avez entendu l'adage
selon lequel «un seul homme ne peut pas changer le monde»? Eh
bien, Vlad l'a prouvé faux!
Selon Seymour Hersh, Poutine ne veut surtout pas voir la Syrie
tomber aux mains des islamistes. Il faisait écho à un point de vue
partagé par plusieurs au Pentagone, dans sa décision de lancer des
frappes aériennes en soutien à l’armée syrienne à partir du 30
septembre 2015 : éviter à Assad de subir le même sort que celui de
Kadhafi. Plusieurs Généraux américains se demandent aussi qui
pourrait remplacer Assad si le Califat devait le renverser.
Il parait que Poutine
aurait visionné trois fois
la vidéo de la mort atroce
de Kadhafi, qui le montre
sodomisé par une
baïonnette. Un rapport de
la CIA concluait que «Poutine s’en est voulu d’avoir laissé tomber
Kadhafi, et de ne pas avoir joué un rôle clé en coulisses», lorsque la
coalition de l'OTAN a fait pression sur l’ONU pour être autorisée à
bombarder le régime en Libye. «Poutine a pensé qu’à moins de
s’engager, son ami Bashar connaitrait le même sort et qu’il allait
assister à la désintégration de ses alliés en Syrie.» Vlad est avant tout
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!
-
un humaniste qui veut simplement préserver le droit des peuples à
leur autonomie et dans le choix de leurs leaders, tel qu'il l'a très bien
expliqué dans une entrevue donnée à Charlie Rose, la figure de proue
du réseau PBS, un organe pro-mondialisation. Le grand intérêt de
cette entrevue repose dans l'insistance de l'intervieweur à imputer
toutes les critiques classiques des médias corporatifs, et les réponses
désarmantes et spontanées que lui donna Vlad.
Vladimir Poutine: Il n'y a qu'une seule armée légitime.
C'est celle du Président syrien Bashar al-Assad. Et il fait
face, selon l'interprétation de certains de nos partenaires
internationaux, à une opposition syrienne. Mais en
réalité, l'armée d'al-Assad combat des organisations
terroristes. Vous en savez plus que moi au sujet des
audiences qui viennent de se tenir au Sénat américain, si
je ne m'abuse, où les représentants du Pentagone ont
rendu compte aux sénateurs du travail effectué par les
États-Unis dans la préparation des unités armées de
l'opposition (les soi-disant rebelles modérés). L'objectif
initial était de former 5000 à 6000 combattants, puis
12000. Au final, il s'est avéré que seulement 60 modérés
étaient prêts, et que seuls 4 ou 5 se battaient
effectivement armes à la main, alors que tous les autres
étaient passés avec leurs armes du côté de l'État
Islamique. C'est une première chose.
Deuxième chose, d'après moi, l'apport d'une aide
militaire aux structures illégitimes ne correspond pas aux
principes du droit international contemporain, ni à la
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!
-
Charte de l'ONU. Nous soutenons uniquement les
structures gouvernementales légitimes.
Charlie Rose: D'autres pensent que votre objectif est
aussi de préserver l'administration d'el-Assad, est-ce que
c'est l'objectif de la présence de la Russie en Syrie?
Vlad: C'est effectivement le cas, nous apportons un
soutien aux autorités légitimes en Syrie. Plus encore, et
j'en suis absolument convaincu, en agissant dans l'autre
sens, celui de la destruction des structures légitimes du
pouvoir, nous pourrions arriver à la situation que nous
observons aujourd'hui dans d'autres pays de la région,
soit par exemple en Libye, où toutes les institutions
d'État sont complètement désintégrées. Nous assistons
malheureusement à une situation similaire en Irak. Il
n'existe aucun moyen de régler le problème syrien
autrement que par le renforcement des institutions
d'État légales en place et en les aidant à combattre le
terrorisme.
Charlie Rose: Comme vous le savez, certains partenaires
de la coalition voudraient qu'Assad renonce d'abord au
pouvoir.
Vlad: Je voudrais leur conseiller d'adresser ce souhait au
peuple syrien au lieu d'al-Assad personnellement. Seul le
peuple syrien est en droit de décider qui, comment et
selon quels principes doit être dirigé le pays. »
*
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!
-
Raffiné, cultivé, franc et un peu macho, Vlad est ouvert d'esprit,
discipliné, et demeure maitre de son agenda. Amant de la nature, des
sports et des chiens, il partage son esprit analytique et pratique avec
sa vision humaniste. Plutôt que de se laisser aller à ses émotions,
Poutine analyse l’information et en discute avec ses collaborateurs
avant de prendre une décision, et il revient rarement sur celle-ci. Il
donne annuellement une session de questions-réponses ouverte
devant plus de 1000 journalistes de partout, où il livre avec franchise
le fond de sa pensée en réponse à toutes les questions qu'ils veulent
bien lui poser. Cet exercice de réponses sans hésitations, pleines
d'aplomb et d'humour est une leçon pour tous les leaders
occidentaux, qui seraient tous incapables de se livrer à un tel exercice
d’improvisation puisqu'eux doivent toujours se conformer aux
subtilités de chaque mensonge préétabli pour tordre la vérité sur
chaque sujet, ce qui transformerait rapidement chaque question en
une laborieuse patate chaude. Interrogé sur l'Ukraine et sur
l’intervention de la
Russie en Syrie, il
invoque le respect du
droit international et
défend le droit absolu
des peuples à décider
eux-mêmes de leurs
destinées.
Si Poutine ne recule pas devant la menace, il déteste la guerre. Bien
que les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et l'Arabie Saoudite
dépensent tous plus que la Russie dans le cadre de leur budget
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!
-
militaire, les médias le considèrent toujours comme la plus grande
menace mondiale. Certes, Poutine a doté la Russie des armements les
plus modernes capables de répondre de manière adéquate à
quiconque oserait attaquer la Russie, mais uniquement pour la
sécurité du peuple qui a voté pour lui à 77% à l'élection présidentielle
de 2018, soit plus des 3/4 de la population. Les Russes soutiennent
leur président. Un soutien qu'aucune démocratie occidentale n'a
jamais connu, d'ailleurs. Il est l'initiateur de l'accord de coopération
de Shanghai et de la BRICS, une banque internationale du monde
libre qui prête pour des projets d'infrastructures plutôt que pour la
destruction par la guerre et qui se présente comme une alternative à
l'usure dictatoriale de la Banque des Règlements Internationaux, du
Fonds monétaire international ou de la Banque mondiale, les fauxmonnayeurs du New World Order. Aux côtés des pays cosignataires
de la BRICS (Brésil-Inde-Chine et Afrique du Sud), la Russie défend
un point de vue opposé aux États-Unis et à leurs vassaux de l'OTAN,
qui est une planète mondialisée dirigée par un gouvernement unique
exempt de toute forme de la démocratie. En fait, ceci se traduit par
l'asservissement pour nous tous, puisque nos gouvernements sont
conçus pour que la population soit entièrement dépossédée au seul
bénéfice des banques et des industries, tout en nous laissant
suffisamment de miettes pour nous taire. Nous travaillons sans
relâche pour payer les intérêts sur les emprunts contractés auprès de
banquiers privés que nos gouvernements ont contractés.
Vladimir est systématiquement attaqué pour sa prétendue invasion
de la Crimée, qui n’était qu’un référendum de la part de la Crimée
pour quitter l’Ukraine et rejoindre la Russie. Son intervention
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!
-
présumée en Ukraine est l'opposé de la réalité et constitue une autre
fabrication médiatique similaire destinée à couvrir la vérité. En fait,
l'Ukraine a subi un coup d'État organisé par l'OTAN en 2013, modelé
exactement et dans les moindres détails sur le «Printemps arabe».
Aujourd'hui, ils se retrouvent avec 6000 morts dans l'est du pays, où
le gouvernement des unités néo-nazi terrorise la population pro-russe
du Donbass.
Vlad: Ce que je considère comme absolument
inadmissible est l'ingérence occidentale dans les
républiques de l'ex-Union soviétique, à l'aide de
révolutions de couleur, de coups d'État et de moyens
anticonstitutionnels pour destituer le pouvoir en place.
Voilà ce qui est inadmissible.
Charlie Rose: Vous pensez que les États-Unis sont
impliqués dans le renversement de Viktor Ianoukovitch?
Vlad: Je le sais avec certitude. Nous avons des milliers de
contacts et de liens avec des gens qui vivent en Ukraine.
Et nous savons qui, où et quand a rencontré les gens qui
ont renversé Ianoukovitch, de quelle manière ils étaient
soutenus, combien on les payait, où et comment ils ont
été préparés, dans quels pays et qui étaient leurs
instructeurs. En fait, nos partenaires américains ne le
cachent plus. Ils disent ouvertement: oui, nous avons
soutenu, préparé et dépensé tant d'argent. On parle
d'une grande somme, jusqu'à cinq milliards de dollars.
La guerre en Irak a fait plus d’un million de victimes, et celles en
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!
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Afghanistan et en Libye, plus de 250 000 morts. Tous ces conflits ont
été déclenchés au nom de la lutte contre le terrorisme et l'OTAN allait
poursuivre ses exactions en chaine contre le président Bashar alAssad lorsque Vladimir Poutine a répondu à l’appel du gouvernement
légitime de la Syrie pour lutter contre les terroristes. L’Occident, loin
de s’en réjouir comme nous étions en mesure de s’y attendre puisqu'il
est officiellement en lutte contre ces mêmes groupes, contesta plutôt
l'intervention pourtant légitime et conforme au droit international de
la Russie. Cette réaction négative a réveillé plusieurs analystes et une
partie de la population qui ne fait pas que s'ébahir devant les
nouvelles, mais réfléchit enfin sur le rôle réel de cette coalition qui
arment les terroristes pour renverser le gouvernement de Bashar alAssad. Par son intervention, Vlad est devenu l’ennemi à abattre, la
«bête noire» de l’Occident, qui en retour n'a rien trouvé de mieux que
de traiter Vlad d'homophobe dans ses torchons journalistiques.
Vlad: Le problème des minorités sexuelles en Russie est
sciemment exagéré de l'extérieur, pour des raisons
politiques. (...) J'estime que dans le monde contemporain
on ne doit pas poursuivre pénalement, ni porter atteinte
aux droits des hommes en fonction de critères tels que la
nationalité, l'ethnie ou l'orientation sexuelle. Cela doit
être complètement exclu. Nous n'avons pas ce genre de
problèmes. Si je ne m'abuse, l'article 120 du Code pénal
de la Fédération des Républiques Soviétiques prévoyait
avant des poursuites pour l'homosexualité, et nous avons
abrogé tout cela et il n'y a plus aucune poursuite. Les
homosexuels en Russie vivent tranquillement,
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!
-
travaillent, avancent dans leur carrière et reçoivent des
récompenses d'État pour leurs travaux dans la science,
l'art ou d'autres domaines, et je leur remets
personnellement ces récompenses. Quant à l'interdiction
de la propagande de l'homosexualité auprès des mineurs,
je ne vois rien d'antidémocratique à cet acte juridique. À
titre personnel, je pense qu'il faut laisser les enfants
tranquilles, leur donner la possibilité de grandir, de
prendre conscience d'eux-mêmes et décider eux-mêmes
qui ils sont: un homme, une femme, s'ils veulent vivre
dans une union normale ou non traditionnelle, c'est tout.
Je n'y vois absolument aucune atteinte aux droits des
homosexuels.
*
Il y a essentiellement trois guerres simultanées en Syrie: une
première entre le gouvernement et les rebelles, une deuxième entre
l'Iran et l'Arabie Saoudite, et une autre entre les États-Unis et la
Russie, avec Israël tapie derrière les buissons pour ramasser les
miettes. C'est cette troisième bataille de la néo-guerre froide qui a
poussé les autorités américaines à prendre le risque d'armer des
rebelles islamistes en Syrie, parce que le président syrien est un allié
de la Russie. Bien que les membres d'ISIS soient passablement
embarrassants quand ils brandissent ouvertement leurs fusils M16
américains, ces voyous rémunérés servent la cause principale de leurs
patrons qui travaillent très fort pour attirer la Russie, mais aussi la
Chine, dans une 3ème guerre mondiale. Et l'explication est assez
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!
-
simple à résumer: l'économie intérieure des USA est en perdition,
l'influence du dollar américain sur les marchés internationaux perd
de sa pertinence avec l'alliance eurasienne de la Russie et de la Chine,
et l'expérience des deux premières guerres a prouvé que les USA s'en
tirent toujours le mieux, puisque leur PIB atteignit alors des niveaux
records, pendant que tous leurs ennemis s'endettaient pour la
reconstruction des infrastructures et des institutions. De plus, une
troisième grande guerre aurait pour effet de réduire
substantiellement la population mondiale, ce qui est un objectif
clairement énoncé par la Commission Trilatérale, cette agence privée
regroupant tous les milliardaires américains avec les politiciens
influents. Aucun de ces fous-furieux ne semble mesurer le danger
potentiel à l'existence même de l'humanité et au reste de la planète,
que causerait la dégénération d'un conflit conventionnel en un
échange de 20 000 missiles de 40 mégatonnes qui partent dans
toutes les directions.
Comme le disait GW Bush, dans le but de rallier le monde derrière sa
cause, «vous êtes avec nous pour le bien ou contre nous pour le mal»,
reprenant à son compte les paroles du Christ dans Mathieu 12:30 :
«Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint
pas à moi s’égare.» Parce qu'ils utilisent toujours la même stratégie
psychologique, on peut comprendre que pour les gouvernements
américains, il est plus facile d’avoir l’appui de leur peuple si l’ennemi
à abattre est l’incarnation de Satan qui veut dominer le monde. D’où
l’importance de diaboliser par tous les moyens possibles cet ennemi
qui se met en travers de leurs desseins. Il y a eu Hitler, puis les
Communistes, et Saddam Hussein. Au temps de Bush, les terroristes
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!
-
incarnaient le Mal absolu. Ce sont maintenant Assad, Poutine, Kim
Jong-un, l'Iran et la Chine. Bref, tous ceux qui refusent encore d'être
les marionnettes de l'Oncle Sam et de se plier aux quatre volontés
d'un Big Brother planétaire. Entre tous ces nouveaux Lucifers,
Poutine est de loin le plus dangereux parce qu'il rallie tous les
opprimés des sanctions et des banques internationales en mettant
son pied dans la porte du New World Order pour l'empêcher de se
refermer sur nous tous. Et il est parfaitement conscient de la
responsabilité énorme qu'il porte sur ses épaules, tel qu'il l'a
clairement dit dans son discours mémorable de Valdaï.
Dans une situation où vous aviez la domination d’un pays
et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de
solutions globales s’est souvent transformée en une
tentative d’imposer ses propres recettes universelles. Les
ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu’ils
ont commencé à présenter les politiques qu’ils
concoctaient dans leurs corridors du pouvoir, comme le
point de vue de l’ensemble de la communauté
internationale. Mais ce n’est pas le cas. La notion même
de "souveraineté nationale" est devenue une valeur
relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était
proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel
régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le
monde est grande, plus grande sera sa légitimité.
Les mesures prises contre ceux qui refusent de se
soumettre sont bien connues et ont été essayées de
- 410
!
-
nombreuses fois. Elles comprennent l’usage de la force,
la pression économique et la propagande, l’ingérence
dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de
légitimité supra-légale, lorsqu’ils ont besoin de justifier
une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de
renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement,
nous avons de plus en plus de preuves que le chantage
pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne
un certain nombre de dirigeants. Ce n’est pas pour rien
que Big Brother dépense des milliards de dollars pour
tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses
alliés les plus proches.
!
Demandons-nous à quel point nous sommes à l’aise avec
tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien
nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel
degré de justice et de rationalité il est parvenu. Peut-être
que la position exceptionnelle des États-Unis et la façon
- 411
!
-
dont ils mènent leur leadership est vraiment une
bénédiction pour nous tous, et que leur ingérence dans
les évènements du monde entier apporte la paix, la
prospérité, le progrès, la croissance et la démocratie, et
nous devrions peut-être seulement nous détendre et
profiter de tout cela? Permettez-moi de dire que ce n’est
pas le cas, absolument pas le cas. Un diktat unilatéral et
le fait d’imposer ses propres modèles aux autres
produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les
conflits, cela conduit à leur escalade; à la place d’États
souverains et stables, nous voyons la propagation
croissante du chaos et à la place de la démocratie, il y a
un soutien pour un public très douteux allant de néofascistes avoués, à des islamistes radicaux.
Edward Snowden, qui vit maintenant librement sous la protection de
la Russie, a révélé comment la CIA espionnait presque tous les
citoyens du monde grâce à leurs caméras de surveillance, mais aussi
par les ordinateurs personnels et les téléphones intelligents. Malgré
une déclaration dans les médias de la NSA clamant de 54 à 100
enquêtes criminelles liées à la surveillance électronique, des analystes
indépendants affirment qu'en 18 ans de ce régime, les États-Unis
n'ont procédé à aucune arrestation d'un terroriste planifiant une
attaque. Aucune. La Commission de la surveillance de la vie privée et
des libertés civiles a publié un rapport dans lequel il était écrit:
Nous n'avons pas identifié un seul cas de menace pour
les États-Unis dans lequel [la collecte en bloc au titre de
- 412
!
-
l'article 215 du Patriot Act] aurait eu une incidence
concrète sur le résultat d'une enquête antiterroriste.
La Russie a finalement mis en place un système similaire de
surveillance en 2015, puisque la menace terroriste est bien réelle en
Russie. Au cours des deux premières années, on a arrêté 46
personnes préparant des actions terroristes. Sachez une fois pour
toutes que si vous ne voulez pas entrer dans l’histoire de «1984» de
plein pied et devenir Winston dans le monde de Big Brother, Vlad est
pour le moment votre meilleur pari pour la liberté. Il se bat contre ce
qui vous espionne, vous vole, vous envoie en guerre, et vous réduit à
l'esclavage.
*
L’engagement de l’aviation russe contre les terroristes/mercenaires
en Syrie a créé une commotion mondiale dans les médias et la
population, tous habitués au bon déroulement des étapes habituelles
des interventions américaines à l’étranger sans interruption. Moscou
avait dépêché sur place une cinquante de chasseurs bombardiers, des
hélicoptères et des missiles défensifs sol-air S-400, appuyés par 4000
hommes. Selon le ministère russe de la Défense, ces avions ont
effectué des milliers de sorties et permit aux forces gouvernementales
de reprendre le contrôle de la plupart des localités aux mains des
groupes rebelles. Le commandement russe a fait un long exposé,
images à l'appui, de la destruction des centres pétroliers de
l'éphémère califat en déroute. Puis le malhabile réseau américain PBS
a repris ces mêmes images pour essayer démontrer l'efficacité des
frappes américaines!
- 413
!
-
En un an d’intervention de la coalition alliée en Syrie et en Irak,
Daech avait toujours continué de progresser et de s’étendre, mais
après seulement trente jours, l’intervention russe a fait reculer pour la
première fois les mercenaires à la pilosité faciale hirsute. Parce qu’ils
sont déterminés et qu’ils y mettent les moyens (40 sorties/jour en
moyenne), mais surtout parce que leur aviation agit en coordination
avec les troupes au sol de l’armée syrienne et de ses alliés iraniens et
du Hezbollah.
Seymour Hersh a noté que les incursions russes dans l’espace aérien
turc ont débuté peu après le déclenchement des bombardements par
Poutine, et l’armée de l’air russe utilisait des systèmes de brouillage
électronique pour se défaire de la couverture radar turque. Mais les
systèmes de radars américains sondent aussi le ciel. Il n’y a eu aucun
incident jusqu’au 24 novembre 2015, lorsque deux F16 turcs ont
abattu un chasseur bombardier SU24 russe qui avait franchi la
frontière pendant à peine 17 secondes. Impossible que la Turquie ait
tenté un geste aussi insensé sans l'aval de leurs commandants de
l'OTAN. Si les États-Unis avaient voulu tenter de provoquer une
guerre entre la Turquie et la Russie, ils n'auraient pas fait autrement.
Poutine fut patient et déterminé, ravala son orgueil pour éviter que la
situation dégénère, et reprit les opérations avec l'armée syrienne, sans
poser le pied dans le piège à ours que fut cette agression gratuite. Le
temps lui a donné raison puisque la CIA a tenté quelques mois plus
tard un coup d'État contre Erdogan, ce qui donna un premier coup de
pied à la Turquie pour l'inciter à quitter l'OTAN.
*
- 414
!
-
L'analyste géopolitique Jean-Bernard Pinatel a révélé une tournure
complètement inattendue du conflit démontrant l'étendue de la ruse
de Poutine, qui ne se contente pas de lâcher des bombes en sirotant
de la vodka torse nu sur son cheval. La bataille d’Alep a marqué un
tournant décisif dans le conflit syrien. Étendue sur quatre ans
d'offensives et contre-offensives, c'est l'arrivée des bombardiers
russes qui ont mis fin aux haricots des mercenaires à la fin de 2016.
La perte du bastion fort des djihadistes subventionnés avait une telle
importance stratégique que la destitution de Bashar el-Assad est
disparue des préalables aux négociations au terme de la bataille et les
Russes avaient désormais toutes les cartes en main pour imposer leur
solution. Cette victoire des forces syriennes appuyées par la Russie
contre les islamistes radicaux aurait bientôt des répercussions
géopolitiques considérables pour le Moyen-Orient et pour l’Europe.
Et le premier effet concret s’est traduit le 10 décembre 2016, bien loin
de la ville d'Alep, par la vente de 19,5% des actions de Rosneft, une
grande société pétrolière d'état russe, au Qatar, qui hier encore
finançait les terroristes pour avoir son gazoduc vers l'Europe. De dire
Jean-Bernard Pinatel:
Les dirigeants du Qatar comprenaient que leur stratégie
de soutien aux Frères Musulmans et aux wahhabites en
Syrie allait les conduire à leur perte. Et que dorénavant,
pour vendre leur gaz à l’Europe, il faudrait trouver un
accord avec la Russie, car c’est elle qui a désormais les
cartes en main pour autoriser ou interdire la
construction d’un gazoduc terrestre pour acheminer son
gaz vers les pays de l’Union européenne. Après une
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!
-
première visite de l’émir Tamim bin Hamad Al Thani à
Moscou en janvier 2016, ce rapprochement s’est traduit,
le 6 septembre, par la signature d’un accord militaire
entre les deux pays, au cours d’une visite du ministre
qatari de la Défense, Khalid bin Mohammad Al Attiyah, à
l’occasion du Forum international militaire et technique,
à Moscou.
Mais l’action majeure de ce rapprochement entre le Qatar et la Russie
fut la vente du cinquième des actions de Rosneft à la Qatar
Investment Authority, au prix de 11,37 milliards de dollars injectés
directement dans l’économie de l’État russe. Pour comprendre
l’importance géopolitique de cet accord, rappelons que trois pays, la
Russie, l’Iran et le Qatar, possèdent 50% des réserves mondiales de
gaz naturel. Les trois pays sont maintenant alliés économiquement et
stratégiquement, marquant un autre échec de la stratégie américaine
et de l'OTAN concernant l'énergie. Et en juin 2017, ce qui était très
prévisible se produit: l'Arabie Saoudite et les États-Unis ont tourné le
dos à leur ancien allié et ont commencé à accuser le Qatar de financer
des terroristes via les médias traditionnels; on aurait dit Al Capone
blâmant Dion O'Banion de vendre de l'alcool illégal à Chicago.
Plusieurs pays mirent le Qatar sous embargo. En réalité, les Qataris
venaient probablement de dire à leurs anciens amis qu'ils ne
financeraient plus de mercenaires wahhabites. Et depuis, le président
turc Reycep Erdogan s'est immédiatement rangé aux côtés du Qatar,
confirmant essentiellement que l'alliance initiale contre Assad se
dispersait comme un bac à sable sous un ouragan, emportant avec
eux les principaux vecteurs des Frères Musulmans. En bref, ce nouvel
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!
-
accord eurasien donne un sérieux coup de vent à la suprématie
mondiale américaine, un peu comme le craignait Brzezinski sans son
grand échiquier. Comme le conclut Pinatel:
Désormais, les cartes sont redistribuées et rien ne
s’oppose plus à ce que le gaz qatari rejoigne en Turquie le
gazoduc TurkStream et vienne alimenter les besoins
énergétiques de l’Union Européenne. Dans un proche
avenir, parions que les Européens vont lever leurs
sanctions économiques contre la Russie. Il aura fallu une
guerre de 5 ans, des centaines de milliers de morts en
Syrie, des attentats terroristes en Europe pour que
s’impose par la force ce qui aurait dû se décider par la
raison. Car tant dans la lutte contre l’Islam radical que
sur le plan économique, l’alliance russe est vitale pour
que la voix de l’Europe existe à nouveau sur la scène
internationale.
Et pendant ce temps, la Chine, un autre allié d’Assad, a promis plus
de 30 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie après la
guerre, ce qui devrait lui permettre d'éviter encore une fois
l'endettement par le FMI. La politique étrangère des pays européens,
anti-syrienne et anti-russe, totalement inféodée aux États-Unis et à
l’Union Européenne, est désormais à revoir. En grande partie grâce à
Vlad, qui accorde de plus en plus d'interviews à des journalistes
étrangers afin de restituer un peu de vérité et d'humour dans leurs
fausses informations. Megyn Kelly de CNN fut la dernière tête de
linotte avec sa liste de questions manifestement biaisées que Poutine
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!
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a détruites une par une. Il répond avec intelligence aux journalistes et
sourit aux photographes, tout en démolissant leurs histoires de
pseudo-homophobie et leur prétendue influence hypothétique sur
l'élection américaine de Donald Trump en 2016. Les médias peuvent
contrôler le récit, mais ils ne contrôlent plus l’opinion des gens. Une
série d'entretiens de quatre heures produite par Showtime en 2017
interrogea Vlad sur tous les sujets, ce qui valut au grand réalisateur
américain Oliver Stone une verte critique des médias grand public,
l'accusant d'avoir humanisé le diable pour son public occidental.
YouTube a rapidement censuré la série. Car Vlad est en train de les
vaincre tous: sur le terrain en Syrie, et à l'ONU avec une patience
diplomatique exemplaire. Il a rallié les pays BRICS à sa cause, il a
ramené le Qatar et l'Irak du côté droit, il a regagné la confiance de la
Turquie, la Chine comprend qu'elle doit suivre le leadership de la
Russie et contrôle désormais totalement les eaux de la mer de Chine
grâce au déploiement de missiles anti-navires CM-302 en 2018.
Même le douteux président des Philippines, Duterte, a tourné le dos à
l'empire parce qu'il refusait de prendre position contre la Chine. Le
lendemain, des terroristes appartenant à l'État islamique sont
apparus comme par magie dans son pays, comme ils l'ont fait en
Amérique du Sud en mai 2018. Poutine travaille actuellement sur un
accord avec le Pakistan, une autre puissance nucléaire importante, et
l'Inde, son ennemi traditionnel. Plusieurs politiciens européens
exhortent leurs gouvernements à mettre fin aux sanctions et à traiter
avec la Russie, ne serait-ce que pour les questions énergétiques. Et le
redressement de l'indépendance des pays est loin d'être terminé.
*
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!
-
Plusieurs mois se sont écoulés depuis qu'une attaque tripartite
dangereuse des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France a tiré
103 missiles balistiques de pointe sur la Syrie en avril 2018. Après la
libération complète de la banlieue de Ghouta à Damas, presque tous
les fiefs détenus par les mercenaires / terroristes ont été détruits.
L'Empire est désespéré et il commet de plus en plus d'erreurs.
La préparation à cette attaque fut d'abord le soi-disant
empoisonnement d'un ancien espion russe nommé Sergei Skirpal et
de sa fille à Salisbury. Les autorités anglaises furent scandalisées que
les Skirpal auraient été empoisonnés par un gaz nommé Novichok,
dont le nom pointe directement vers la Russie, même si les États-Unis
et le Royaume-Uni ont aussi des laboratoires qui le produisent. Avant
toute enquête criminelle, un immense cirque d'expulsions de 100
diplomates russes a fait toute une démonstration dans de nombreux
États vassaux pour exacerber les tensions de type guerre froide.
Depuis cet incident insensé qui ne tromperait pas un lycéen, un
laboratoire suisse a analysé le soi-disant Novichok et a découvert qu'il
s'agissait en fait d'une toxine BZ beaucoup moins dangereuse
produite uniquement aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui est
également pourquoi Skirpal et sa fille sont toujours en vie
aujourd'hui.
Puis, quelques semaines plus tard, une autre fausse attaque au chlore
dans la banlieue de Douma, encore plus maladroite et créée par les
Casques Blancs sous la pression du MI6, fut l’étincelle pour justifier
l'attaque tripartite des globalises contre la Syrie qui eut lieu le 14
avril, bien avant qu'une enquête de l’OIAC (Organisation pour la
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!
-
protection contre les armes chimiques) ne puisse faire la lumière. Au
cours de la semaine entre le faux incident au chlore et l'attaque aux
missiles, la plupart des médias corporatifs ont appelé à déclencher la
guerre totale contre la Russie, alors qu’ils savaient très bien et qui ne
s'était rien produit du tout. Mais la nature profondément bâclée de
cette mauvaise fausse opération pourrait être ce dont la plupart des
citoyens ordinaires ont besoin pour se réveiller et réaliser à quel point
les médias occidentaux leur mentent. Bien sûr, il existe de
nombreuses autres sources d'informations plus fiables sur Internet,
comme RT, PressTV ou des bases de données d'articles comme
Réseau International, Mondialisation ou Oriental Review, mais des
interfaces comme Google et Facebook, en toute complicité avec les
conglomérats de ces médias, font en sorte que le chercheur du
dimanche ne les trouve pas facilement. Et ce n'est pas qu’un détail
anodin, car les mensonges sont la base du contrôle de toute forme de
réaction de la masse. Une enquête d'avril 2018 a révélé que 3 citoyens
britanniques sur 4 ne croient plus son gouvernement en ce qui
concerne les dernières opération sous faux-drapeau des Skirpal et du
chlore de Douma. Peu de gens savent qu'un responsable russe de
l'OIAC a organisé une conférence de presse à Bruxelles, pour
confronter la presse à 17 témoins syriens utilisés dans les faux
reportages de nouvelles diffusés dans le monde entier, mais les
médias ont tout simplement ignoré la conférence de presse. Un
responsable américain de l'OIAC a même déclaré que c'était du
théâtre, une mascarade, alors qu’il n’avait aucun argument possible.
La masse se réveille lentement.
La complicité des médias grand public dans la création de cette
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!
-
histoire est à la fois horripilante et nauséeuse. Combinez au reste le
fait que le gouvernement syrien se soit débarrassé de son stock
d'armes chimiques sous la supervision de l'OIAC en 2013, en ajoutant
le fait qu'Hillary Clinton en tant que secrétaire d'État sous Obama a
approuvé une livraison de gaz sarin de la Libye aux soi-disant
«rebelles modérés», alors comment se fait-il que chaque fois que
quelqu'un parle d'une attaque chimique, les médias accusent toujours
Assad, qui n’en a pas, et n’aurait aucune raison logique de les utiliser?
Cui bono: n'est-il pas assez évident à qui profitent ces attaques
chimiques, mises en scène et trucages? L'analyse logique ne doit pas
seulement être appliquée à l'histoire, mais aussi étendue jusqu’à nos
jours pour lire entre les lignes de l'actualité quotidienne, conçues
comme de la fiction.
Grâce à l'efficacité de la défense aérienne syrienne, même si elle est
plutôt mal équipée de très vieilles batteries de l'époque soviétique
S-125 et S-200, cependant aussi appuyée du plus efficace système
Pantsir, 71 des 105 missiles de la coalition furent soit abattus, soit
interceptés, soit déviés. Pas une personne ne périt, malgré cette
attaque massive et criminelle, contraire à tout droit international
établi par l'ONU. Malgré que la Russie avait été informée au préalable
que leurs bases ne seraient pas ciblées, elle ne s’est pas contenter de
rester assise pour regarder les feux d’artifice: les unités russes ont mis
tous leurs équipements techniques en action pour localiser chaque
missile, utiliser leurs dispositifs de brouillage pour prendre le
contrôle des missiles dans leur dernière phase de vol, les faire plonger
dans la mer ou les ralentir suffisamment pour que les Syriens
puissent les intercepter avec leurs lance-pierres. On dit également
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!
-
que des avions russes comme le SU-24 survolaient certains navires de
guerre de l'OTAN, ce qui expliquerait pourquoi plusieurs n'ont pas pu
tirer la moitié de ce que l'on attendait d'eux. Ces étonnantes
difficultés techniques trouvent leurs explications dans un incident
d'avril 2014, alors qu’un exercice réel fut mené en mer Noire par un
SU-24 russe volant agressivement au-dessus du destroyer USS
Donald Cook, dont tous les ordinateurs, radars, systèmes de
commande et circuits GPS furent interrompus dans une panne
globale de tout l'équipement électronique à bord. L'avion de chasse
russe a répété sa simulation d’attaque 12 fois avant d’arrêter de
narguer le destroyer. L'exercice avait été si convaincant que 27 marins
du navire américain ont démissionné juste après l'événement. L'USS
Donald Cook était près des eaux syriennes au moment de la dernière
attaque, mais étrangement, n’a rien tiré.
Prenez un peu de recul et regardez le résultat général de cette attaque
sur les forces en opposition: l'OTAN ne pourrait jamais gagner une
guerre terrestre conventionnelle offensive contre la Russie et la
Chine, qui ont tout simplement trop de ressources humaines et de
capacités de production industrielle. L'OTAN parcourt les mers à
volonté et semble avoir un avantage naval apparent, mais dans le
monde d'aujourd'hui, une force navale toute puissante ne signifie plus
rien puisque les navires sont devenus des canards flottants qui
peuvent être coulés en quelques heures par des missiles tels que le
CM-302 chinois, et tout le nouvel arsenal hypersonique russe de
missiles comme le Zircon ou Kinzhal, car aucune défense ne peut
arrêter des changements de direction aléatoires effectués à Mach 8 et
même plus. Alors que le principal système de défense de l'OTAN est le
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!
-
missile Patriot, ayant prouvé à maintes reprises qu'il était un échec et
totalement inefficace contre des attaques beaucoup plus
conventionnelles, personne ne conteste que le meilleur système
défensif au monde soit le S-400 russe. En fait, s'il avait été utilisé
pour intercepter l'attaque du 14 avril, il est probable qu'aucun des
missiles de la coalition n'aurait touché la Syrie, et qu'aucun pilote
n'oserait plus jamais survoler son territoire. Dans l'ensemble, cette
attaque n'a prouvé qu'une chose: l'OTAN est tellement en retard
technologique qu'elle ne pourrait jamais espérer gagner une guerre
contre la Russie, ni même la Chine, et les deux parties le savent bien.
Le modeste budget militaire russe de 66 milliards par an est consacré
à la recherche et au développement, particulièrement axé sur la
défense. Et l’écart de son avantage se creuse à chaque année.
Alors que les différentes régions de la Syrie sont libérées une par une
par l'Axe de la résistance, chaque faux terroriste/véritable mercenaire
doit se rendre, ou accepter d'être relogé dans la ville syrienne d'Idlib,
où on les accumule pour la grande finale de cette guerre. 65 000
djihadistes ayant vendu leur âme au Nouvel Ordre Mondial y
attendent leur sort, armés jusqu'aux dents par les alliés de l'OTAN. La
bataille d'Idlib pourrait être le tournant entre le nouveau monde
multipolaire ou la Troisième Guerre mondiale, mais en réalité, grâce à
Vladimir Poutine, nous vivons dans un monde beaucoup plus sûr
aujourd'hui et la troisième guerre mondiale devra très probablement
attendre.
Dans les jungles de Washington, Londres et Paris, tout le monde
craint la ruse et l’intelligence de leur adversaire. Même s’ils disposent
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!
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de 12 000 armes nucléaires contre seulement 1000 pour Vlad, ils
craignent toujours que la technologie russe soit aussi sage que leur
manutentionnaire et puisse venir à bout de tous leurs missiles.
Poutine est un maitre ceinture noire de judo et le judo consiste à
utiliser la force de l’adversaire contre lui. Ils savent tous très bien
qu'aucun d'entre eux ne fait contrepoids au dirigeant russe sur le plan
intellectuel, politique ni tactique. Heureusement, il n’utilise pas ces
qualités au nom du mal, sinon nous serions tous condamnés! Vlad
parle de paix, de croissance économique, d’autonomie des nations
indépendantes et de coopération dans ce nouveau monde
multipolaire. Le 1er mars 2018, il s'est adressé à la nation russe:
« Nous avons fait de notre mieux pour dissuader les
Américains de ne pas se retirer du traité (nucléaire). En
vain. Les États-Unis se sont retirés du traité en 2002,
même après avoir tenté de développer un dialogue
constructif avec les Américains. Nous avons proposé de
travailler ensemble dans ce domaine pour dissiper les
inquiétudes et maintenir le climat de confiance. À un
moment donné, j'ai pensé qu'un compromis était
possible, mais ce n'était pas le cas. Toutes nos
propositions, absolument toutes, ont été rejetées. Et
ensuite nous avons dit que nous devions moderniser nos
systèmes de frappes pour notre sécurité. (...) Malgré nos
nombreuses protestations et appels, la machine
américaine a été mise en marche, et le convoyeur avance.
De nouveaux systèmes de défense antimissile sont
installés en Alaska et en Californie; l’élargissement de
- 424
!
-
l’OTAN à l’est a abouti à la création de deux nouvelles
zones de défense antimissile en Europe occidentale: une
en Roumanie, tandis que le déploiement du système en
Pologne est maintenant presque achevé. Leur portée
continuera à augmenter; de nouvelles zones de
lancement doivent être créées au Japon et en Corée du
Sud. Le système américain de défense antimissile
mondial comprend également cinq croiseurs et 30
destroyers qui, à notre connaissance, ont été déployés
dans des régions situées à proximité des frontières de la
Russie. Je n'exagère pas le moins du monde et ce travail
avance rapidement. Alors, qu'avons-nous fait, mis à part
protester et avertir? Comment la Russie répondra-t-elle à
ce défi? C'est ainsi... »
Pour s'assurer que notre monde continue son cours sans interruption
nucléaire radicale, il a dévoilé de nouveaux types d'appareils
nucléaires si puissants et imparables qu'ils sont devenus la dissuasion
ultime d'un éventuel échange nucléaire. Missiles à propulsion
nucléaire hypersoniques à trajectoires aléatoires nommés Avangard;
le lourd Sarmat balistique volant bas et furtivement avec plusieurs
ogives; le drone sous-marin Poseidon chargé d'ogives nucléaires, de
multiples missiles offensifs allant à Mach 10 ou 15... Tout cela
ressemblerait à un discours de dialogue avec le Dr Strangelove de
Kubrick si ces cauchemars hypersoniques n'étaient pas destiné à la
dissuasion pour entrainer une paix définitive. Pour enlever aux
banquiers et aux armées mondialistes tout espoir d'un dernier Banzai
nucléaire, qui pourrait potentiellement envoyer l'hémisphère
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!
-
occidental en poussière, tandis que la Russie pourrait peut-être
vaquer à ses occupations de culture d'aliments biologiques:
« Pourquoi avons-nous fait tout cela? Pourquoi en avonsnous parlé? Comme vous pouvez le constater, nous
n’avons pas caché nos projets et en avons parlé
ouvertement, principalement pour encourager nos
partenaires à tenir des pourparlers. Je le répète, c'était en
2004. Il est en fait surprenant qu'en dépit de tous les
problèmes liés à l'économie, aux finances et à l'industrie
de la défense, la Russie est restée une puissance
nucléaire majeure. Non, personne ne voulait vraiment
nous parler du cœur du problème et personne ne voulait
nous écouter. Alors vous écouterez maintenant. »
!
- 426
!
-
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!
-
En aidant Assad à débarrasser la Syrie des groupes terroristes de
l'OTAN entre 2015 et 2020, Poutine a mis fin au rêve des banquiers
d'élargir Israël pour obtenir le marché mondial du pétrole.
Soudainement, des continents de plastique ont émergé des
profondeurs et les baleines ont soudainement commencé à s'étouffer
avec des pailles lorsque les médias ont commencé à diaboliser le
plastique, autre sous-produit du pétrole, pour faire de la transition
vers l'électricité une priorité plus «urgente que jamais». Les masses
crédules sont programmées pour voir un lien entre le plastique et le
réchauffement climatique anthropique absurde, mais elles ne
semblent pas se soucier de son absence. Avec leur nouvelle religion,
les apôtres doivent croire que le pétrole détruit la planète autant que
le pétrole la réchauffe.
Malheureusement pour les banquiers, la transition énergétique n’est
toujours que le plan B. L'électricité signifie des centrales nucléaires,
des catastrophes de type Fukushima, des déchets radioactifs
dangereux et des milliards de batteries mortes remplies d'acide,
tandis que la combustion du pétrole produit 1% de monoxyde de
carbone et 99% de nourriture végétale, car le CO2 est aux plantes ce
que l'air est aux humains. C'est la biologie au niveau secondaire.
Malheureusement, la foi climatique n'a pas de logique.
Aujourd'hui, les marchés mondiaux de l'énergie sont entre les mains
de nations indépendantes telles que le Venezuela, l'Iran, la Russie, la
Syrie, le Qatar, le Nigéria et des alliés américains peu fiables comme
l'Arabie saoudite et l'Irak. Bien sûr, le plan A est suspendu à un fil
d’espoir sur l’Iran et le Venezuela, deux des plus grandes réserves de
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!
-
pétrole au monde. La vérité est que les banquiers internationaux
comme Rothschilds, Rockefeller et autres Goldman-Sachs savent que
leurs chances de préserver le plan A sont inexistantes, car l'OTAN est
militairement trop loin derrière la technologie russe qui protège
désormais les pays producteurs indépendants. Par conséquent, les
banquiers font maintenant avancer leur plan de transition
énergétique, un plan B des plus idiots, car les armées, les cargos et les
avions commerciaux ne fonctionnent pas sur batteries et ne le feront
jamais. L’électricité n’est tout simplement pas une bonne énergie
pour les transports, et la preuve en est faite des millions de fois.
La valeur de l'argent doit dépendre de la vraie richesse d'une nation,
que ce soit de l'or, des ressources ou une combinaison des deux, et
l'électricité ne remplacera pas le pétrole pour la valeur du dollar que
les banquiers impriment à volonté, de toutes pièces. Avec leur force
militaire incapable de soumettre des pays riches en ressources
naturelles, ils ont atteint leur limite. L'Empire américain a connu une
durée de vie légèrement plus longue que l'Union soviétique
communiste qui a duré 75 ans, mais elle n'ira pas bien au-delà de
l'espérance de vie normale. Confirmé à la fin de la Seconde Guerre
mondiale, ses fondations se dégradent peu à peu, principalement en
raison de la stupidité institutionnalisée des joueurs du Monopoly face
à un véritable maître d'échecs. Il reste à voir s'ils seront assez fous
pour appuyer sur leurs boutons nucléaires quand il s'agira d'avaler la
défaite économique et politique mondiale, mais j'en doute.
Pour couper ce nœud gordien de frustration organisée et
désorganisée, et pour réduire cette situation complexe à
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!
-
son dénominateur le moins commun, il semblerait que la
Constitution des États-Unis parle d'elle-même
directement et n'a besoin d'aucune interprétation ou
interprète; que le matin après que le peuple se soit éveillé
à ses périls et ait élu un Congrès des nationalistes
américains, ces choses et ces ordres secrets du monde
auront cessé. La structure fantastique du pillage et de
l'exploitation de l'humanité dans le monde entier,
déguisée en loi et ordre mondial, devient de plus en plus
exposée de jour en jour par ses organisateurs qui
s'élancent plus loin sur une branche, et elle n'attendrait
alors qu'une disposition ordonnée.
Imaginez, cela a été écrit en 1943 par EC Knuth. Malheureusement, la
Constitution américaine a été déchiquetée en 1000 morceaux
maintenant dans le vent par George Bush Jr en 2001, avec la mise en
œuvre du Patriot Act, et aujourd'hui, l'ensemble du Congrès est
opposé au nationalisme de Donald Trump. Le nouveau président a
réussi à convaincre la population américaine que ses médias leur
mentaient, à renoncer à l'accord commercial mondialiste TPP et à
refuser de signer l'accord idiot de Paris sur le changement climatique,
et à mettre fin à l'immigration illégale, qui est déjà plus que Bush et
Obama n'ont accompli en 16 ans d'incompétence absolue. Avec son
pouvoir très limité, le président américain travaille dur pour rompre
tout accord ou organisme mondialiste. Il a rompu l'accord de libreéchange nord-américain et imposé de nouvelles taxes sur l'acier et
l'aluminium. En se retirant de l'accord iranien sur le développement
nucléaire, il a créé un énorme fossé d'intérêts avec l'Union
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!
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européenne. Il impose chaque jour de nouvelles sanctions à chacun
pour les expulser tous de la sphère d'influence du dollar et les obliger
à créer des alternatives au système Swift qui repose sur le contrôle
total de la mafia bancaire internationale. Des sanctions telles que
celles imposées à la Turquie pourraient même pousser le seul
membre de l'OTAN du Moyen-Orient à sortir de l'alliance pour la
casser un peu plus loin. Il veut retirer les États-Unis de l'Organisation
mondiale du commerce. En bref, il veut d'abord travailler sur
l'Amérique, au lieu de surveiller un monde impérialiste. Mais Trump
doit encore maîtriser les autorités du Pentagone et les agences de
renseignement s'il veut décider un jour de sa propre politique
étrangère. Toutefois, on sent bien le vent qui tourne. L’unanimité et le
consensus qu’il fait chez ses ennemis aurait dû être le meilleur indice
de ce que représente Trump: un énorme danger imminent pour le
New World Order, puisqu’il ne veut manifestement pas continuer de
jouer à l’Empire Américain.
En juillet 2017, le Congrès américain a voté à la quasi-unanimité un
nouveau projet de loi sur les sanctions démentes qui cible la Corée du
Nord, l'Iran et la Russie. Trump a signé à contrecœur le projet de loi
pour éviter la destitution, mais a également déclaré qu'il était
dangereux et illégal. Des pays européens comme l'Allemagne, dont
beaucoup dépendent du gaz naturel russe, ont déclaré ouvertement
qu'ils refuseraient probablement d'appliquer ce projet de loi. Et une
semaine plus tard, Poutine a largué sa propre bombe idéologique, en
disant que la Russie devrait bientôt cesser d'utiliser le dollar
américain pour ses échanges internationaux. Le Venezuela a fait de
même en septembre 2017. De plus, le Venezuela expérimente sa
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!
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propre crypto-monnaie pour son commerce de pétrole, et l'Iran
prévoit de faire de même pour son commerce, après avoir
officiellement abandonné le dollar pour l'euro. Le Premier ministre
turc Recep Erdogan a signé un accord avec l'Iran le 22 août 2017,
s'occuper ensemble de l'enclave kurde protégée par les USA. L'Irak a
rejoint l'Iran dans la lutte contre les mandataires américains. La
Chine a baissé le dollar et achète maintenant son pétrole avec du yuan
soutenu par de l'or. C'est le début d'une réaction en chaîne d'une
autre sorte, au terme de laquelle pourraient être la paix et peut-être
même la liberté. Monnaies cryptographiques et argent adossé à l'or?
Au-delà de la fin de l'hégémonie américaine, la fin définitive de
l'empire du banquier et deux siècles de mensonges pourraient
s'étendre.
*
Autant la Seconde Guerre mondiale était la prise de contrôle du
Nouvel Ordre Mondial par les banquiers américains des banques
européennes, autant il y a aujourd’hui un jeu d'inversion similaire
tenté par les Rothschild, essayant de récupérer les rênes via l’euro,
mais aussi par le yuan, car le dollar américain brûle lentement dans
l’enfer où on l’a trop multiplié. Pour contrer les sanctions imposées à
l'Iran par les États-Unis, l'Union européenne a proposé Instex, en
tant qu'outil de remplacement du système Swift, pour les paiements
du commerce international en euros. Macron, qui était un véritable
manager dans une banque Rothschild avant de devenir président de
la France, se porte subitement garant de la Russie et de l'Iran, et fit
une déclaration des plus surprenantes en annonçant la «mort
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!
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cérébrale de l'OTAN» en 2019. La petite marionnette française joue
son rôle et veut créer une armée pan-européenne qui serait sans
aucun doute sous le commandement de Rothschild. La dislocation de
l'Empire américain par Trump encourage les changements
d'allégeance opportunistes, et l’Europe sécurise maintenant ses
approvisionnements énergétiques via la Russie et l'Iran, mais en
même temps, en garantissant le programme de l'euro par les banques
privées européennes. En bref, c'est un retour du karma pour les
Rockefeller et consorts, mais le problème des banquiers est beaucoup
plus profond et ils commencent à être à court d'options. Même si
l'Iran accepte de travailler avec les banquiers européens, c’est
largement insuffisant pour leur survie, ce qui pousse maintenant les
Rothschild à tenter de se coller sur les oligarques chinois comme des
rémoras sur les requins. Ce nouveau positionnement explique
pourquoi Trump est toujours aussi dur avec l’Iran et la Chine, dont les
«deep state» devront se ranger du côtés des monnaies nationales, et
arrêter de laisser des privés s’occuper de faire de l'argent mondialiste.
*
Le moment est venu pour tout le monde de comprendre ce que fait
Donald Trump et d'essayer de décrypter l'ambiguïté de la façon dont
il le fait. Le controversé président a un programme beaucoup plus
clair que quiconque ne peut l’imaginer, à la fois en matière de
politique étrangère et d'affaires intérieures, mais comme il doit rester
au pouvoir ou même rester en vie pour atteindre ses objectifs, sa
stratégie est si raffinée et subtile que presque personne ne peut la
voir, ni la comprendre. Son objectif ultime est si ambitieux qu'il doit
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!
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suivre des parcours elliptiques aléatoires pour aller d'un point A à un
point B, en utilisant des schémas qui découragent les gens sur leur
compréhension de l'homme. Cela inclut la plupart des journalistes
indépendants et des soi-disant analystes alternatifs, autant que les
grands éditeurs occidentaux de fausses nouvelles et une grande
majorité de la population.
À propos de sa stratégie, je pourrais faire une analogie rapide et juste
avec les médicaments: la plupart des pilules sont conçues pour guérir
un problème, mais viennent avec un éventail de séquelles et d’effets
secondaires. Eh bien, Trump utilise des médicaments uniquement
pour leurs séquelles, tandis que la première intention de la pilule est
ce qui le maintient au pouvoir et en vie. À la fin de ce chapitre, vous
verrez que cette métaphore s'applique à presque toutes les décisions,
actions ou déclarations qu'il a faites. Une fois que vous comprendrez
ce qu'est Trump, vous pourrez apprécier la présidence extraordinaire
qu'il dirige, comme aucun prédécesseur n'a jamais été aussi proche.
Pour commencer, clarifions le seul aspect de sa mission qui est simple
et terriblement direct: il est le premier et le seul président américain à
avoir jamais abordé le pire problème collectif de l'humanité, son
ignorance totale de la réalité. Parce que les médias et l'éducation sont
tous deux contrôlés par la poignée de milliardaires qui dirigent la
planète, nous ne savons rien de notre histoire qui a été tordue par les
gagnants, et nous n'avons aucune idée de notre monde actuel. Alors
qu'il entrait dans l'arène politique, Donald a tout de suite popularisé
l'expression «fake news» pour convaincre les citoyens américains,
ainsi que la population mondiale, que les médias vous mentent
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!
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toujours. L'expression est maintenant devenue courante, mais vous
rendez-vous compte à quel point choquant est le fait que presque tout
ce que vous pensez savoir est totalement faux? Les médias mentent
sur tout, et ne couvrent pas juste l'histoire et la politique, mais ils ont
façonné votre fausse perception sur des sujets comme l'économie,
l'alimentation, le climat, la santé, sur tout. 44 présidents sont venus et
partis sans même dire un traitre mot sur ce gargantuesque problème,
puis le 45e est arrivé. Trump sait que libérer le peuple de cette
ignorance insondable est le premier pas vers la liberté globale,
«Des milliers de professionnels de la santé mentale sont
d'accord avec Woodward et l'auteur de la rédaction du
New York Times: Trump est dangereux.»
- Bandy X. Lee, The Conversation 2018
«La question n'est pas de savoir si le président est fou
mais s'il est fou comme un renard ou fou comme un
fou.»
- Masha Gessen, The New Yorker 2017
Soyons clairs: pour l'establishment, Trump n'est pas mentalement
affecté, mais il est définitivement considéré comme un ennemi mortel
de leur monde. Depuis qu'il a déménagé à la Maison Blanche, Trump
a été décrit comme un narcissique, un raciste, un sexiste et un
climato-sceptique, chargé d'histoires passées louches et de tares
mentales. Même si environ 60% des Américains ne font plus
confiance aux médias, beaucoup ont cru l'histoire selon laquelle
Trump pourrait être un peu fou inapte à gouverner, et les statistiques
grimpent encore plus haut lorsque vous sortez des États-Unis. Bien
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!
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sûr, Donald ne fait rien pour changer la perception profondément
négative que tant de journalistes et de gens ont de lui. Il est
ouvertement scandaleux et provocateur sur Twitter, il semble
impulsif et stupide la plupart du temps, agit de manière irrationnelle
sur une base quotidienne et lance des sanctions et menaces comme
s'il s'agissait de cannes de bonbon sortis de la besace d'un elfe dans
un centre commercial en décembre. Tout de suite, nous pouvons
détruire un mythe médiatique persistant: l'image que Trump projette
est autodestructrice et c'est exactement le contraire de la façon dont
agissent les narcissiques pathologiques, car ils font tout pour être
aimés et admirés par les foules. Donald ne se soucie simplement pas
que vous l'aimiez ou non, ce qui fait de lui l'ultime anti-narcissique,
par la définition psychologique de l’affectation. Et ce n'est même pas
une opinion, c'est un fait simple et indéniable.
Son plan général se dégage d'une de ses devise préférée: «Nous
rendrons le pouvoir au peuple», car les États-Unis et leur toile
impérialiste tissée sur la planète ont été entre les mains de quelques
banquiers mondialistes, industriels militaires et multinationales
depuis trois-quart de siècle. Pour réaliser son plan, il doit mettre fin
aux guerres à l'étranger, ramener les boys à la maison, démanteler
l'OTAN et la CIA, prendre le contrôle de la Réserve Fédérale, couper
tous les liens avec les alliés mondialistes, abolir le système financier
Swift, démolir le pouvoir de propagande des médias, vider le marais
de l'État profond qui dirige les agences d'espionnage et désactiver le
gouvernement fantôme qui se cache au sein du Conseil des relations
étrangères et des bureaux de la Commission Trilatérale. En bref, il
doit détruire le Nouvel Ordre Mondial et son idéologie destructrice.
- 436
!
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La tâche est immense et dangereuse pour le moins. Heureusement, il
n'est pas seul.
*
Depuis Pierre le Grand, toute l'histoire de la Russie est une
démonstration permanente de sa volonté de maintenir son
indépendance politique et économique des banques internationales et
de l'impérialisme, poussant cette grande nation à aider de nombreux
petits pays qui luttent pour conserver leur propre indépendance.
L'indépendance est dans l’ADN russe. Après presque une décennie
d'oligarchie occidentale qui a pris le contrôle de l'économie russe
après la chute de l'URSS en 1991, Poutine a pris le pouvoir et asséché
le marais interne. Jusqu'à l'arrivée de Trump, Poutine combattait à
lui seul le Nouvel Ordre Mondial, dont l'obsession centenaire est le
contrôle du marché mondial du pétrole, car le pétrole est le sang qui
coule dans les veines de l'économie mondiale, tandis que Vlad protège
désormais les producteurs indépendants.
Maintenant, parce qu'un gouvernement fantôme donne des ordres
directs à la CIA et à l'OTAN au nom des banques et des industries,
Trump n'a aucun contrôle, ou très limité, sur l'armée. L'État profond
est un chapelet de fonctionnaires permanents au pouvoir à
Washington et au Pentagone, qui ne répondent qu'à leurs ordres. Si
vous croyez toujours que le «commandant en chef» est en charge,
expliquez pourquoi chaque fois que Trump ordonne de se retirer de
Syrie ou d'Afghanistan, plus de troupes arrivent? Au moment où
j'écris ce chapitre, les troupes américaines et de l'OTAN se sont
retirées des zones kurdes, sont allées en Irak et sont revenues avec un
- 437
!
-
équipement plus lourd autour des réserves de pétrole de la Syrie.
Donald a encore beaucoup de drainage des marais à faire avant que le
Pentagone écoute réellement ce qu'il dit. Trump devrait être outré et
dénoncer à haute voix que son commandement militaire ne se soucie
pas de ce qu'il pense, mais cela déclencherait un chaos inimaginable,
et peut-être même une guerre civile aux États-Unis, si les citoyens qui
possédaient environ 393 millions d'armes chez eux apprenaient que
des intérêts privés sont responsables de l'armée. Cela conduirait
également à une question très simple mais dramatique: «Quel est
exactement le but de la démocratie?» Gardez toujours à l'esprit que
ces armes sont des clôtures en titane protégeant la population d'un
Big Brother totalitaire.
Il faut comprendre à quel point l'armée américaine et les agences
d'espionnage ont eu du mal à créer des opérations sous faux-drapeau
pendant plus d'un siècle, de sorte que leurs interventions ont toujours
semblé justes, au nom de la promotion de la démocratie, des droits de
l'homme et de la justice dans le monde. Ce masque de vertu
totalement faux doit être créé et préservé pour contrôler l'opinion des
citoyens américains et de leur arsenal domestique, qui doivent croire
qu'ils portent les chapeaux blancs de cow-boy de la démocratie. Alors,
comment Trump a-t-il réagi lorsqu'il a appris que les troupes
américaines revenaient en Syrie? Il a répété maintes et maintes fois
dans chaque interview et déclaration que «nous avons sécurisé les
champs pétroliers de Syrie», et a même ajouté «je pense à envoyer
Exxon dans la région pour prendre soin du pétrole syrien». Les
néoconservateurs, les sionistes et les banques étaient ravis, mais tout
le reste de la planète est indigné, parce que la grande majorité ne
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!
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comprend pas que Trump avale cette pilule uniquement pour ses
effets secondaires. Sur cette bouteille est écrit en petits caractères que
«l'utilisation de ce médicament pourrait forcer les troupes américanoOTAN à quitter la Syrie sous la pression de la communauté mondiale
unie et de la population américaine sidérée puisque les troupes n’y
sont pus pour les bonnes raisons». Trump a rendu la situation
insoutenable pour que l'OTAN reste en Syrie, et la façon dont il a
répété cette position profondément choquante et politiquement
incorrecte dévoile sa véritable intention. Avec sa déclaration, il a
détruit plus d'un siècle de fausse vertu en une seule phrase.
Trump n'est que le quatrième président de l'histoire des États-Unis à
se battre pour le peuple, contrairement aux 41 autres, qui ont
principalement canalisé l'argent du peuple dans un pipeline de
dollars aboutissant dans les coffres des banques privées. Il y a d'abord
eu Andrew Jackson qui fut abattu après avoir détruit la «Second Bank
of the United States» qu'il a ouvertement accusé d'être contrôlée par
les Rothschild et la City à Londres. Puis il y a eu Abraham Lincoln qui
a été assassiné après avoir imprimé ses greenbacks, puis il y a JFK,
qui a été tué pour une douzaine de raisons qui vont principalement à
l'encontre des profits des banques et des industries militaires, et
maintenant c'est Donald Trump, qui a crié qu'il rendrait «l’Amérique
au peuple».
Comme la plupart des hommes d'affaires, Trump déteste les banques,
pour le formidable pouvoir qu'elles ont sur l'économie. N'oubliez pas
le seul livre d'Henry Ford, «The International Jew», pour découvrir à
quel point sa méfiance et sa haine envers les banques internationales
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étaient profondes. Les entreprises de Trump ont beaucoup souffert à
cause de ces institutions qui vous vendent essentiellement un
parapluie, pour le reprendre dès qu'il pleut. Le contrôle de la banque
privée par le biais de chaque banque centrale de presque tous les pays
est un pouvoir permanent sur les nations, bien au-dessus du cycle
éphémère des politiciens. En l'an 2000, ces pillards nationaux
n'étaient qu'à quelques pas de leur rêve totalitaire planétaire, mais
quelques détails restaient immobiles: Vladimir Poutine et 393
millions d'armes américaines. Puis vint Donald à face orange, la
dernière pièce du puzzle que nous, les gens,
Au début de son mandat, Trump a naïvement tenté l'approche
directe, en s'entourant de rebelles de l'establishment comme Michael
Flynn et Steve Bannon, puis en agaçant chacun de ses alliés étrangers,
en déchiquetant leurs traités de libre-échange, en imposant des taxes
sur les importations et en les insultant au visage lors des réunions du
G7 de 2017 et 2018. La réaction fut forte et tout le monde a doublé
d’ardeur sur l'absurdité du Russiagate (prétendue ingérence russe
dans les élections de 2016), car cela semblait être la seule option pour
arrêter l'homme sur son chemin de la destruction du globalisme.
Comme on pouvait s'y attendre, l'approche directe est allée nulle part;
Flynn et Bannon ont dû partir, et Trump s’est empêtré dans une
poignée d'enquêtes qui lui ont fait comprendre qu'il n'obtiendrait rien
avec la transparence. Il devait trouver un moyen d'anéantir les
personnes les plus dangereuses de la planète, mais en même temps,
rester au pouvoir et en vie.
C'est alors que son génie a explosé sur le monde. Il a complètement
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!
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changé sa stratégie et son approche, et a commencé à prendre des
décisions absurdes et à tweeter des déclarations scandaleuses. Aussi
menaçantes et dangereuses que certaines d'entre elles semblaient au
premier abord, Trump ne les a pas utilisées pour leur signification au
premier degré, mais visait encore une fois les véritables effets
secondaires. Et il ne se souciait pas de ce que les gens pensaient de
lui, car seuls les résultats comptent à la fin. Il jouerait même le
bouffon sur Twitter, aurait l'air naïf, fou ou carrément maladroit,
peut-être dans l'espoir d'imprégner la croyance qu'il ne savait pas ce
qu'il faisait et qu'il ne pouvait pas être si dangereux après tout. Il est
volontairement politiquement incorrect pour dévoiler le visage
hideux que les États-Unis cachent derrière leur masque.
Le premier test de sa nouvelle approche fut d'essayer de stopper le
danger croissant d'une attaque et d'une invasion de la Corée du Nord
par l'OTAN. Trump a insulté Kim Jung-Un via Twitter, l'a surnommé
Rocket Man et a menacé de raser la Corée du Nord. Son impolitesse
politique et ses menaces se sont déchaînés dura des semaines, jusqu'à
ce que tout le monde réalise que ce n'étaient pas de bonnes raisons
pour attaquer un pays. Il a paralysé l'OTAN. Trump a ensuite
rencontré Rocket Man, et ils se sont promenés dans le parc pour
célébrer le début d'une belle amitié, en riant ensemble de bon coeur,
sans rien accomplir dans leurs négociations, car ils n'ont rien à
négocier. Beaucoup parlaient du prix Nobel de la paix, car beaucoup
ne savent pas qu'il est généralement remis à des criminels de guerre
blanchis à la chaux comme Obama ou Kissinger.
Puis vint le Venezuela. Trump a poussé sa tactique un peu plus loin
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!
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pour s'assurer que personne ne pourrait soutenir une attaque contre
le pays libre. Il a mis les pires néo-conservateurs disponibles sur
l'affaire: Elliott Abrams, anciennement reconnu coupable de complot
dans le cadre de l’affaire Iran-Contra dans les années ’80, et John
Bolton, célèbre belliciste au premier degré. Trump a ensuite confirmé
Juan Guaido comme son choix pour le président du Venezuela; une
marionnette vide et tellement stupide qu'il ne peut même pas
comprendre comment il est manipulé. Encore une fois, Trump a
menacé de brûler le pays en ruines, tandis que la communauté
mondiale observait avec effroi le manque total de subtilité et de
diplomatie dans le comportement de Trump, avec pour résultat que le
Brésil et la Colombie se sont retirés en disant qu'ils ne voulaient rien
à voir avec une attaque contre le Venezuela. La médecine de Trump
n'a laissé que 40 pays satellites dans le monde, avec des présidents et
des premiers ministres suffisamment corrompus pour soutenir
timidement Guaido le bouffon. Donald cocha la case à côté du
Venezuela sur sa liste, et a continué de défiler vers le bas.
Puis vinrent les trois cadeaux à Israël: Jérusalem comme capitale, le
plateau du Golan syrien comme possession confirmée, et la parfaite
légalité des colonies juives! Outrageux! Netanyahu, qui n'est pas le
crayon le plus aiguisé de la boîte, a sauté de joie, et tout le monde a
crié que Trump était sioniste. Le véritable résultat final a été que
l'ensemble du Moyen-Orient s'est uni contre Israël, que personne ne
peut plus soutenir. Même leur complice historique, l'Arabie Saoudite,
a dû ouvertement désapprouver cette énorme gifle au visage de
l'Islam. Les trois cadeaux de Trump étaient en fait des coups de
poignard dans le dos d'Israël, dont l'avenir ne semble plus trop
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prometteur de nos jours, car l'OTAN devra quitter la région.
Avec son absence de contrôle sur l'OTAN et l'armée, Trump est très
limité dans ses actions. À première vue, la multiplication
exceptionnelle des sanctions économiques contre des pays comme la
Russie, la Turquie, la Chine, l'Iran, le Venezuela et d'autres pays
semble impitoyable, mais la réalité de ces sanctions a poussé ces pays
hors du système financier Swift conçu pour garder les nations en
esclavage à travers l'hégémonie du dollar, et ils échappent maintenant
tous partiellement ou complètement à l'emprise des banques
internationales. Il a forcé la Russie, la Chine et l'Inde à créer un
système alternatif de paiements commerciaux basé sur leurs
monnaies nationales, au lieu du tout-puissant dollar. La réalité
bipolaire du monde est désormais officielle, et avec ses prochaines
sanctions à venir, Trump poussera plus de pays hors du système Swift
à rejoindre l'autre côté, tandis que d'importantes banques
commencent à tomber en Europe.
Même dans l'ouragan politique de Trump, il trouve toujours le temps
d'afficher son humour arrogant presque enfantin. Regardez sa
moquerie grandiose de Hillary Clinton et Barrack Obama, alors qu'il
s'asseyait avec les généraux les plus sérieux qu'il a put trouver, pour
prendre une photo dans une soi-disant «salle de situation» alors
qu'ils truquaient le suivi de la mort de Bagdhadi, en direct de quelque
part où il ne pouvait pas être, exactement comme ses prédécesseurs
criminels l'ont fait il y a longtemps avec le faux meurtre de Ben
Laden. Il a même poussé la farce jusqu’à ajouter les détails d'un chien
pisteurs reconnaissant le faux calife de Daesch en reniflant ses sous-
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vêtements. Maintenant que vous comprenez qui est vraiment Trump,
vous pourrez également apprécier le spectacle, dans toute sa
splendeur et son vrai sens.
«Nous avons sécurisé les champs de pétrole de la Syrie».
En effet, avec cette courte phrase, Trump a joint sa voix à celle du
général Smedley Butler qui a secoué le monde il y a 80 ans avec son
petit livre «War is a racket». Piller et voler du pétrole n'est
certainement pas aussi vertueux que de promouvoir la démocratie et
les droits de l'homme. Ce qui m'étonne, ce sont ces nombreux
journalistes et analystes «alternatifs», qui connaissent du bout des
doigts toutes les incohérences techniques concernant 9-11, ou la
réalité scientifique de l'histoire du réchauffement climatique, mais
qui n'ont toujours pas la moindre idée de ce que fait Trump, plus de 3
ans dans son premier mandat, parce qu'ils ont crus les médias grand
public qui ont convaincu tout le monde que Trump était mentalement
instable.
Pour ceux qui ont encore des doutes sur l'agenda de Trump, croyezvous vraiment que l'implosion évidente de l'impérialisme américain
sur la planète est une coïncidence? Croyez-vous toujours que c'est à
cause de l'influence russe sur les élections de 2016 que la CIA, le FBI,
tous les médias, le Congrès américain, la Réserve fédérale, le Parti
démocrate et la moitié belliqueuse des républicains travaillent contre
lui et sont même essayer de le destituer? Comme la plupart des
choses qui sortent des médias, la réalité est exactement le contraire
de ce qu'on vous dit: Trump pourrait être l'homme le plus dévoué à
avoir mis les pieds dans le bureau Ovale, et certainement le plus
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!
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ambitieux et politiquement incorrect. Mais le plus important, il est le
précieux allié dont Vlad le Grand avait besoin pour mettre fin au New
World Order.
*
Nous vivons une époque passionnante.
L’inconnu qui nous attend tous est à la fois exaltant et effrayant.
Exaltant à long terme, mais plutôt effrayant à court terme. Tous les
empires finissent par mourir et nous sommes dans la phase terminale
du Nouvel Ordre Mondial qui ne se remettra pas du jeu de roulette
russe auquel il a joué, car Vladimir Poutine lui a tendu un pistolet
chargé et il a pressé la détente.
Les dernières semaines ont tout mis en place pour la dernière bataille.
Les banques internationales qui pillent la planète par le biais du
dollar américain depuis 1944 sont maintenant menacées par
l’hyperinflation, car leur machine à imprimer tourne depuis des
années pour couvrir leurs dépenses absurdes destinées à alimenter les
guerres du pétrole et des ressources qu’ils ont toutes fini par perdre.
Afin de prévenir cette hyperinflation à venir, ils ont généré une
attaque virale au virus corona sur quatre pays (la Chine, l’Iran, l’Italie
et maintenant les États-Unis) pour semer la panique dans la
population, avec l’aide précieuse de leurs médias ignominieux. Même
si ce coronavirus n’est pas différent des autres nouveaux virus de
grippe qui attaquent les humains chaque année, la peur des médias a
poussé les gens à s’isoler et se confiner volontairement par la peur et
la terreur. Certains ont perdu leur emploi, des entreprises font faillite,
la panique a créé un crash boursier qui a vidé les portefeuilles et
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!
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dévalorisé les actifs, ce qui a eu pour conséquence de retirer quelques
billions de dollars virtuels du marché pour relâcher la pression sur la
monnaie.
Jusqu’à présent, tout va bien, mais tout le reste a mal tourné dans cet
ultime banzaï désespéré du New World Order. Le meilleur virologiste
de la planète a confirmé que la chloroquine était utilisée par les
Chinois avec des résultats spectaculaires pour guérir les patients, puis
il a amélioré sa potion magique en ajoutant un antibactérien
pneumonique appelé azythromicine, et a sauvé chacun de ses 1000
premiers cas, sauf un. Donald Trump a immédiatement imposé le
même traitement en luttant contre sa propre Federal Drug
Administration, achetée et détenue par l’État Profond. Cela a obligé
tous les médias à parler de l’Élixir Miracle du Dr Didier Raoult,
signant l’arrêt de mort de notre confiance dans tous les
gouvernements occidentaux, leurs agences médicales, l’Organisation
Mondiale de la Santé et les médias qui ont essayé de détruire la
réputation du médecin impeccable, tout en inventant des «effets
secondaires dangereux» soudains d’un médicament presque
inoffensif utilisé depuis 60 ans pour traiter la malaria.
Non loin de là, en Allemagne, le Dr Wolfgand Wodarg,
épidémiologiste loué au niveau international, a noté que cette
panique artificielle était totalement inutile, puisque ce virus n’est pas
différent des autres qui nous affectent chaque année. Ce fut une
victoire étonnante pour Trump et la population en général sur les
médias sociaux, qui ont exposé ensemble les mensonges
pathologiques des canaux de communication officiels de chaque pays
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du Nouvel Ordre Mondial. De facto, la crédibilité de ces
gouvernements fantoches a disparu dans l’air, et de l’œil du cyclone,
l’Italie sortira sûrement de l’UE juste après la crise, ce qui
déclenchera un effet domino dans tous les pays de l’UE et les
membres de l’OTAN. Mes amis, le mondialisme est mort et prêt à être
incinéré.
Les banquiers internationaux ne l’ont pas vu venir en 1991, quand ils
dominaient 95% de la planète après la chute de l’Union Soviétique. Il
semblait que rien ne pouvait arrêter leur mission ultime pour réaliser
leur rêve orwellien : détruire quelques pays du Moyen-Orient, élargir
Israël et obtenir le contrôle total du marché mondial du pétrole, la
dernière pièce de leur puzzle Xanadu sur lequel ils ont travaillé
pendant tout un siècle, à commencer par la déclaration Balfour en
1917.
Lorsque Vladimir Poutine a pris la direction de la Russie, rien ne
laissait présager qu’il ferait mieux que l’ivrogne qu’il avait remplacé.
Un ancien officier du KGB semblait être un choix plus motivé par la
nostalgie que par l’idéologie, mais Poutine avait beaucoup plus
d’atouts pour lui qu’il n’en avait à première vue : patriotisme,
humanisme, sens de la justice, ruse, et un ami économiste de génie
nommé Sergey Glazyev qui méprisait ouvertement le Nouvel Ordre
Mondial, mais surtout, il incarnait la réincarnation de l’idéologie
russe longtemps perdue de l’indépendance politique et économique
totale. Après quelques années passées à drainer le marécage russe des
oligarques et de la mafia que son prédécesseur maladroit avait laissés
dans sa traînée de bouteilles vides, Vlad a retroussé ses manches et
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!
-
s’est mis au travail, comme on le sait déjà.
Parce que ses opposants avaient pillé la planète pendant 250 ans par
une colonisation assurée par une domination militaire, Vlad savait
qu’il devait commencer par construire une machine militaire
invincible. Et c’est ce qu’il a fait.
Avec un arsenal nouveau et inégalé, il pourrait procéder à la défaite
de toute force de l’OTAN ou de ses mandataires, comme il l’a fait à
partir de septembre 2015 en Syrie. Il a prouvé à chaque pays que
l’indépendance vis-à-vis du système bancaire de l’OTAN était
désormais une question de choix. Poutine a non seulement gagné la
guerre en Syrie, mais il a également obtenu le soutien de nombreux
pays du Nouvel Ordre Mondial qui ont soudainement changé de camp
lorsqu’ils ont réalisé à quel point la Russie était devenue invincible.
Sur le plan diplomatique, il a également obtenu le soutien de la
puissante Chine, puis a réussi à protéger les producteurs de pétrole
indépendants tels que le Venezuela et l’Iran, tandis que des dirigeants
comme Erdogan de Turquie et Muhammad Ben Salman d’Arabie
Saoudite ont décidé de se ranger du côté de la Russie, qui ne détient
pas la meilleure main de poker, mais tout le jeu de cartes.
Pour conclure, Poutine contrôle désormais le tout puissant marché du
pétrole, l’inévitable ressource énergétique qui alimente les économies
et les armées, tandis que l’OTAN des banquiers ne peut que regarder,
sans aucun moyen de le récupérer.
Comme il n’y a aucun espoir de commencer la Troisième Guerre
mondiale qui est perdue d’avance, le dernier banzaï est sorti des
buissons sous la forme d’un virus et la création médiatique qui s’en
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est suivie d’une fausse pandémie. L’objectif principal était d’éviter
une hyperinflation catastrophique de l’énorme masse de dollars
américains dont personne ne veut plus, instaurer des régimes
totalitaires à la Big Brother, et se donner le temps de mettre en place
la monnaie cryptée de leur monde virtuel, comme si les banquiers
chroniquement défaillants avaient encore une quelconque légitimité
pour continuer à contrôler nos réserves d’argent. Au début, il
semblait que le plan pouvait fonctionner.
Vlad a convoqué une réunion avec l’OPEP et a tué le prix du pétrole
en refusant de baisser la production russe, faisant passer le baril sous
les 30 dollars. Sans aucune réflexion après coup et certainement
encore moins de remords, Vlad a tué la coûteuse production
pétrolière occidentale. Tous les dollars qui avaient été retirés du
marché ont dû être réinjectés par la Fed et d’autres banques centrales
pour éviter un déclin et le désastre final. À l’heure actuelle, nos chers
banquiers n’ont plus de solutions.
Pendant ce temps, Trump s’est également attaqué aux gangsters en
cravate. Alors que les médias évitaient le sujet de la chloroquine, un
vieux médicament destiné à guérir la malaria, Trump a imposé à la
FDA l’utilisation de ce médicament salvateur pour les patients
américains infectés. Les médias n’ont pas eu d’autre choix que de
commencer à en parler, ce qui a déclenché une réaction en chaîne : les
PDG des grandes sociétés pharmaceutiques ont été licenciés parce
qu’ils venaient de perdre le contrat du vaccin, des pays comme le
Canada sont passés pour des fous génocidaires pour ne pas avoir
utilisé ce médicament bon marché et inoffensif, tandis qu’un acte
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!
-
criminel des plus scandaleux commis par un gouvernement a été
révélé au grand jour : le gouvernement Macron avait proclamé en
janvier 2020 que la chloroquine était nocive et en avait restreint
l’utilisation, quelques semaines seulement avant l’éclatement de la
fausse pandémie ! La roulette russe est un jeu populaire dans les
gouvernements occidentaux ces jours-ci. Trump a continué de jouer
du bulldozer en coupant tous les ponts et le financement massif de
l’OMS, visiblement aux commandes de la fausse pandémie que
voulait créer Bill Gates pour vendre ses vaccins stérilisants.
Le dimanche 29 mars, la plus étonnante de toutes est tombée comme
une tonne de briques sur les médias sociaux : des spectateurs
confinés ont appris que Trump avait pris le contrôle de la Réserve
Fédérale, qui est maintenant gérée par deux représentants du Trésor
d’État. De toutes les nouvelles folles du premier trimestre de 2020,
celle-ci est de loin la meilleure et la plus choquante. Après trois ans au
pouvoir, Trump a enfin tenu sa promesse électorale de retirer les
banques privées des affaires publiques américaines, mettant ainsi fin
à un siècle d’exploitation des citoyens américains. Il a demandé au
groupe d’investissement Blackrock de commencer à racheter
d’importantes sociétés pour la Fed, ce qui signifie qu’il nationalise des
pans entiers de l’économie, tout en évitant le krach du marché en
impliquant d’importants investisseurs privés dans l’affaire.
Cette initiative extrêmement audacieuse arrive à un moment crucial
et nous fait prendre conscience que Vladimir Poutine et Donald
Trump sont unis et ont amené l’humanité au carrefour entre le New
World Order et la liberté.
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!
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Le Nouvel Ordre Mondial fait face aux deux pays les plus puissants de
la planète, et cette fausse pandémie a tout changé. Elle a montré à
quel point les banquiers sont désespérés, et si nous ne voulons pas
nous retrouver avec des ogives nucléaires volant dans les deux sens,
*
L'Empire des banques s'effondre désormais comme un château de
cartes.
Rothschild travaille dur pour revivre sa gloire passée en créant Instex
basé sur l'euro, destiné à remplacer le système financier international
basé sur le dollar Swift dès que la monnaie américaine et les banques
américaines plongeront dans leur gouffre à venir, mais la Russie, la
Chine et quelques autres les pays et les particuliers en ont assez de
l'histoire des banquiers privés. Si vous avez besoin d'être convaincu
un peu plus sur le sujet, lisez simplement l’incroyable «Un génocide:
la Russie et le nouveau monde», par le Dr Glazyev, qui est maintenant
conseiller spécial en économie de Vladimir Poutine. Ses vues sur le
système bancaire du FMI et le destin du Nouvel Ordre Mondial sont
claires et limpides.
Le monde changera radicalement entre 2020 et 2024. Le deuxième et
dernier mandat de Trump coïncide avec le dernier mandat de Poutine
en tant que président de la Russie. Il n'y aura peut-être jamais d'autre
coïncidence comme celle-ci pendant longtemps, et les deux savent
que c'est maintenant ou peut-être jamais. Ensemble, ils doivent
mettre fin à l'OTAN, à Swift et l'Union européenne devrait
s'effondrer. Le terrorisme et le réchauffement climatique anthropique
vont sauter dans le vortex et disparaître avec leurs créateurs. Trump
- 451
!
-
devra assécher le marais de la CIA et du Pentagone, et il devra
nationaliser la Réserve fédérale. Avec Xi et Modi, ils pourraient
mettre un terme définitif à l’ingérence des banques privées dans les
affaires publiques, en refusant de payer un seul sou de leurs dettes, et
réinitialiser l'économie mondiale en passant aux monnaies nationales
produites par les gouvernements, car les banques privées tomberont
comme des dominos, avec plus aucun serviteur du type Obama pour
les renflouer à vos frais.
Une fois cela fait, une paix et une prospérité insupportables
pourraient parcourir la planète, car nos impôts paient pour le
développement de nos pays au lieu d'acheter des équipements
militaires inutiles et de payer des intérêts sur les prêts de banquiers
qui n'avaient même pas d'argent en premier lieu. Si vous ne
comprenez toujours pas le monde après avoir lu ce qui précède, vous
êtes désespéré. Ou vous pourriez être Trudeau, Macron, Merkel,
Guaido ou tout autre idiot utile, ignorant que le tapis sous vos pieds a
déjà glissé.
La connaissance de notre passé et de notre présent est la clé pour
ouvrir notre porte sur l'avenir. Voici donc la clé maitresse.
- 452
!
-
RÉFÉRENCES PAR CHAPITRE - ORDRE D’APPARITION
Prologue
La déprogr@mmation (2016) Sylvain Laforest
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy
Carr (1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
The Versailles Thesis: The Roots of WWI, and WWII - Webster G.
Tarpley
A timeline of CIA atrocities - Steve Kangas (Mondialisation)
CIA Agent Whistleblower Risks All To Expose The Shadow
Government - https://www.youtube.com/watch?v=XHbrOg092GA
Chapitre 1
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy Carr
(1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
The Rothschilds, Freemasons, and Illuminati - Big Sky Words
The Complete History Of The Freemasonry And The Creation Of The New
World Order - Alexander Light
The Complete History Of The ‘House Of Rothschild’- Alexander Light
How America's Most Notorious Traitor Nearly Was One Of Its
Greatest Heroes - Steven Harrison (The Midnight Freemasons)
Hessian soldiers - Military (Wikia)
Paul Revere - Totally history
The Federal Reserve Cartel: Freemasons and The House of
Rothschild - Dean Henderson
J.-F. Perregaux, un banquier suisse au Panthéon - 24 heures
Maximilien De Robespierre et la Révolution Française - Conférence de
Henri Guillemin de février 1970
The House of Rothschild (Secrets of the Federal Reserve) Eustace Mullins
The Dot On the I In History: Of Gentiles and Jews - a Hebrew Odyssey
- Michael B. Hammer
The Rothschilds & The Civil War - Des Griffin (de 'Descent Into Slavery')
- 453
!
-
Chapitre 2
Zionism and Israel - Vladislav B. Sotiroviç (Oriental Review)
Oil maps of the Middle East - Dr Mark Hobbs
Oil from Babylon to Iraq - Rasoul Sorkhabi, Ph.D. (Geo ExPro)
Fake History 3: From burning correspondence to permanently
removing the evidence - Jim and Gerry (First World War hidden History)
A Genocide: Russia And The New World Order (1999) Sergei Glazyev
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy Carr
(1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
The International Jew (1920) Henry Ford
Fake History 3: From burning correspondence to permanently
removing the evidence - Jim and Gerry (First World War hidden History)
King Edward VII of Great Britain: Evil Demiurge of the Triple Entente
and World War 1 - Webster G. Tarpley, Ph.D.
The Versailles Thesis: The Roots of WWI, and WWII - Webster Tarpley
War debt issue - American History
One Hundred Years Ago, in the Spring of 1917: Why Did America Go
to War in 1917? - Dr Jacques Pauwels
Mein Kampf (1925) Adolf Hitler
Tragedy and Hope (1966) Caroll Quigley
Wall Street and the Bolshevik revolution (1974) Antony Sutton
Wall Street and the rise of Hitler (1976) Antony Sutton
Reparations - From Dawes to default - Encyclopedia of the New American
Nation
Benjamin H. Freedman 1961 speech
https://www.youtube.com/watch?v=x8OmxI2AYV8&t=3639s
Six million Jews 1915-1938
https://www.youtube.com/watch?v=Dda-0Q_XUhk&t=5s
- 454
!
-
Chapitre 3
War against the weak (2003) Edwin Black
When America believed in eugenics - Victoria Brignell
Preliminary Report of the Committee of the Eugenic Section of the
American Breeders' Association to Study and to Report on the Best
Practical Means for Cutting Off the Defective Germ-Plasm in the
Human Population - Bleeker Van Wagenen
The International Jew (1920) Henry Ford
Mein Kampf (1925) Adolf Hitler
When America believed in eugenics - Victoria Brignell
War against the weak (2003) Edwin Black
Buck v Bell, one of the Supreme Court’s worst mistakes - Michael Cook
(Bioethics Research Library at Georgetown University)
The horrifying American roots of Nazi eugenics - Edwin Black
Chapitre 4
Qui avait payé et armé Hitler? - Mario Sousa
The Nazi hydra in America (1999) Glen Yeadon and John Hawkins
The International Jew (1920) Henry Ford
Mein Kampf (1925) Adolf Hitler
Wall Street and the rise of Hitler (1976) Antony Sutton
Hitler’s American Business Partners
https://www.youtube.com/watch?v=SMKnH2BlkBA
Germany's Synthetic Fuel Industry 1927-1945 - Antony N. Stranges
Ford, fournisseur du 3ème Reich - Patrick Sabatier (Le Libération)
Bush family funded Adolf Hitler - Astrid Barnett
- 455
!
-
Chapitre 5
The Forgotten Treason: The Plot to Overthrow FDR (2008) Emily Lacey
Marshall (Wesleyan University)
The fascist plot to overthrow FDR
https://www.youtube.com/watch?v=hTdx6vEUtIA
C’est le moment de reparler du Business Plot de Butler - Morice
McCormack–Dickstein Committee (transcriptions)
McCormack-Dickstein Committee - Wikisource
War is a racket (1935) Smedley D. Butler
Chapitre 6
Wall Street and the rise of Hitler (1976) Antony Sutton
Mein Kampf (1925) Adolf Hitler
Nazism, the Jews and American Zionism, 1933-1988 - Aaron Berman
Qui avait payé et armé Hitler? - Mario Sousa
Hitler’s American Business Partners
https://www.youtube.com/watch?v=SMKnH2BlkBA
Ford, fournisseur du 3ème Reich - Patrick Sabatier (Le Libération)
The Treason Of Rockefeller Standard Oil During World War II - The
American Chronicle
IBM and the Holocaust (2001) Edwin Black
Hitler Was Financed by the Federal Reserve and the Bank of England
- Yuri Rubstov
Bush family funded Adolf Hitler - Astrid Barnett
Trading with the ennemy (1983) Charles Higham
Chapitre 7
Wall Street and the rise of Hitler (1976) Antony Sutton
Big business avec Hitler (2013) Dr Jacques Pauwels
Who signed death sentence for France in 1940? - Nikolai Starikov
- 456
!
-
Document Suggests Hitler Knew of Hess' British Flight Plans
(2011 - article de Speigel) Jan Friedmann et Klaus Wiegrefe
Trading with the enemy (1983 - Universe) Charles Higham
The Nazi hydra in America (1999 - article) Glen Yeadon et John
Hawkins
The Inside Story of the Hess Flight (1982 - The Journal of Historical
Review) Original article by American Mercury, édition de mai 1943
Owners of Empire: the Vatican, the Crown and the District
of Columbia - (2014 - article) Tabu
Infamy: Pearl Harbor and its aftermath (1982) John Toland
How Stimson meant to "maneuver" the Japanese - Richard N. Current
(The Mississippi Valley Historical Review)
Pearl Harbor: The real history - rense.com
BBC: Sacrifice at Pearl Harbor
https://www.youtube.com/watch?v=7p1TOA99S88
La déprogr@mmation (2016) Sylvain Laforest
Qui avait payé et armé Hitler? - Mario Sousa
Trading with the ennemy (1983) Charles Higham
Chapitre 8
Mein Kampf (1925) Adolf Hitler
Chronology: Nazi persecution of Jews, 1933-1945 - School History
Enquête archéologique sur le camp d'extermination de Treblinka Richard Krege
Polish investigations of the Treblinka killing site were a complete
failure - Roberto Muehlenkamp
The Leuchter Report - Fred Leuchter
https://wikispooks.com/w/images/8/8a/The_Leuchter_Reports.pdf
The Fred Leuchter report
https://www.youtube.com/watch?v=wXcgM8KVZMA
Fred Leuchter gas chamber expert
https://www.youtube.com/watch?v=VyF3jHbOWuc
- 457
!
-
Did US fake top Nazi's WWII suicide and spirit him away to get hands
on Hitler's secret weapons programme? - Allan Hall (Mailonline)
The Lüftl Report: An Austrian Engineer's Report on the 'Gas
Chambers' of Auschwitz and Mauthausen - Walter Lüftl
Dissecting the Holocaust (1987) Johannes Peter Ney
The Wannsee Conference Protocol: Anatomy of a Fabrication by
Johannes Peter Ney - Paul Hausser
The transfer agreement (1984) Edwin Black
World Almanac Jewish Population Figures Reviewed - William Karenin
The greatest lie ever told - The Holocaust 2015
https://www.youtube.com/watch?v=7p1TOA99S88
Questioning the Holocaust
https://www.youtube.com/watch?v=RddqP0ABzwM&t=26s
Auschwitz: Myths and facts - Mark Weber (IHR)
The great Holocaust mystery - Thomas Dalton (Inconvenient history)
The Nuremberg trials - Mark Weber (Institute for Historical review)
Wall Street and the rise of Hitler (1976) Antony Sutton
Nuremburg (transcriptions)
Big business avec Hitler (2013) Dr Jacques Pauwels
Ford, fournisseur du IIIe Reich - Patrick Sabatier (Libération)
Auschwitz: Myths and facts - Mark Weber (IHR)
Chapitre 9
War is a racket (1935) Smedley D. Butler
Part 1: Kevin Shipp, CIA Officer Exposes the Shadow Government
https://www.youtube.com/watch?v=rQouKi7xDpM
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy
Carr (1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
Overthrowing Other People’s Governments: The Master List of U.S.
«Regime Changes» - William Blum (Global Research)
The Contras, Cocaine, and Covert Operations - The National Security
archives
- 458
!
-
The Mena connection
https://www.youtube.com/watch?v=epXVDEn3gsQ
Gary Webb Speaks on CIA Connections to Contra Drug Trafficking transcript
How Crack Funded a CIA War: Gary Webb Interview on the Contras
and Ronald Reagan
https://www.youtube.com/watch?v=WMbEhP2irDM
Reagan Was the Butcher of My People - Father Miguel D’Escoto
Foreign Powers behind «Cambodia Killing Fields»? - John Roberts
Who Supported the Khmer Rouge? - Gregory Elich (CounterPunch)
The Pol Pot dilemma - Charles Parkinson, Alice Cuddy and Daniel Pye
John Pilger - Cambodia - Year One
https://www.youtube.com/watch?v=b1B21-M2CTM
US supported Khmer Rouge for «stability,» to weaken Vietnamese
communists - Ben Norton (WikiLeaks)
The grand Chessboard (1997) Zbigniew Brzezinski
Where are the Khmers Rouges accomplices? - John Pilger
Why The World Should Not Forget About Pol Pot, The Brutal
Cambodian - Kieran Kelly (Global Research)
Cambodia and America’s «Killing Fields» - Kieran Kelly (Global Research)
Chapitre 10
La déprogr@mmation - 2016 - Sylvain Laforest
9/11 Exposed
https://www.youtube.com/watch?v=DXRDq9nKJ0U
Loose change
https://www.youtube.com/watch?v=ynROamW80O0
9/11 Press for truth
https://www.youtube.com/watch?v=RmHPfXemf10
9/11 Intercepted - Pilots for truth
https://www.youtube.com/watch?v=-Laaq44SDgg
9/11 Simulations - Pilots for truth
https://www.youtube.com/watch?v=Rs5RQ_5nu4k
- 459
!
-
9/11 WTC attack - Pilots for truth
https://www.youtube.com/watch?v=sZrpNK4lJVc
Architects and engineers on 9/11
https://www.youtube.com/watch?v=IYUYya6bPGw
WTC7 - the smoking gun of 9/11
https://www.youtube.com/watch?v=86xuV7bYaRA
Lloyde England and his taxi cab
https://www.youtube.com/watch?v=yC3LRdjocmc
9/11 Trillions: Follow the money - Corbett report
https://www.youtube.com/watch?v=n3xgjxJwedA
Conférence de Barbara Honegger - Pentagone
https://www.youtube.com/watch?v=4fvJ8nFa5Qk
Conférence de Susan Lindauer
https://www.youtube.com/watch?v=lnn-jn_cvLo
Conférence de Dr Judy Woods
https://www.youtube.com/watch?v=ufWggCESyDg
9/11 NSA & CIA
https://www.youtube.com/watch?v=qJpzRW-8z7E
Jacob Appelbaum exposes NSA tools hacking your computer back
doors & malware
https://www.youtube.com/watch?v=ntTnLO-4p1o
Chapitre 11
Benjamin H. Freedman 1961 speech
https://www.youtube.com/watch?v=x8OmxI2AYV8&t=3639s
«Greater Israel»: The Zionist Plan for the Middle East - The Infamous
«Oded Yinon Plan» - Israel Shahak (intro de Michel Chossudovsky)
La prophétie d’Oded Yinon : Les Etats-Unis détruisent le MoyenOrient au profit d’Israël - Linda S. Heard
The Great Global Warming Swindle Full Movie
https://www.youtube.com/watch?v=52Mx0_8YEtg&t=6s
Legendary Climate Change Senate Hearing
https://www.youtube.com/watch?v=ofXQdl1FDGk
Nobel Laureate Smashes the Global Warming Hoax
- 460
!
-
https://www.youtube.com/watch?v=TCy_UOjEir0
Russians & Nasa discredit ‘fossil fuel’ theory: demise of junk Co2
science - Principia Scientific International
Discovery backs theory oil not ‘fossil fuel’ - Jerome Corsi
New Report Exposes Rockefeller dynasty's role in climate scam - Alex
Newman - New American
The Rockefeller Way: The Family’s Covert ‘Climate Change’ Plan - The
Energy & Environmental Legal Institute
NATO’s secret armies: Operation Gladio and Terrorism in Western
Europe (2005) Daniele Ganser
NATO’s Secret Armies - Operation GLADIO / Dr Daniele Ganser
https://www.youtube.com/watch?v=LNt70B1VQb4
Gladio B and the Battle for Eurasia - James Corbett
https://www.youtube.com/watch?v=3q0qau8f0w8
Sibel Edmonds on Gladio B - Part 1 (1 to 4 sur The Corbett Report)
https://www.youtube.com/watch?v=AARtO88G5Ag&list=PLN6xa7kD9dZ_qXH
Amm4dx-Bqqy10mSVDZ
Gladio B – The US JSOC: The Devil, His Works and His Ways –
Trainer of Al Qaeda and ISIS - Anders (Global Research)
Heroin Dealer in Chief. Afghanistan, Source of 90% of The World’s
Heroin - William Edstrom
CIA Fueling New U.S. Drug Epidemic Using Cheap Afghani Heroin?
CIA, Obama Team Up to Hide Darkest Secrets - Victor Thorn
High finance: ISIS generates up to $1bn annually from trafficking
Afghan heroin - RT
Chapitre 12
Syria to free 600 political prisoners - Brian Whitaker (The Guardian)
Bachar Al-Assad, Dictateur ou Visionnaire Démocrate?
https://www.youtube.com/watch?v=3wOsXTKvKzc
8 reasons why the NWO hates Syria - SyrianGirl Partisan
Why the US, UK, EU & Israel hate Syria - Adrian Salbuchi
Les crimes de Bashar Al-Assad depuis juin 2000 - Nora (La Communauté
Syrienne de France)
- 461
!
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Syrie: La vérité comme enjeu - Thierry Meyssan (Mondialisation)
Syria’s Pipelineistan war - Pepe Escobar
President Bashar Al-Assad’s interview given to Russia’s
«Komsomolskaya Pravda» - Daria Aslamova (transcriptions)
Full Transcript of teleSUR’s Exclusive Interview with Syrian President
Assad - Rolando Segura (transcriptions)
President Bashar el Assad ABC interview avec Barbara Walters
(transcriptions)
Chapitre 13
Operation Hornets Nest: Alleged Snowden document says US/UK/
Israel are behind ISIS - Gulf Daily News
The Arab Spring: Made in the USA - Stuart Jeanne Bramhall (Review of
Ahmed Bensada's Book Arabesque)
U.S. Groups Helped Nurture Arab Uprisings - Ron Nixon
Egypt: US-funded Agitators on Trial: US «Democracy Promotion» =
Foreign-funded Sedition - Tony Cartalucci (Global Research)
Le document secret prouvant que le «printemps arabe» a été
provoqué par les USA - Sonia Baker (Global Research)
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy
Carr (1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
La déprogr@mmation (2016) Sylvain Laforest
Les vraies raisons de l'assassinat de Kadhafi
https://www.youtube.com/watch?v=CU22YBONO60
L’origine des Frères Musulmans - Centre de recherche sur le terrorisme
depuis septembre 2001
The Brotherhood: Investigating The Muslim Brotherhood
https://www.youtube.com/watch?v=5C1NyDnGfW8
The Brotherhood and Sadat - The path to the presidency (site web)
Chapitre 14
Psychological Operations (DoD)
https://fas.org/irp/doddir/dod/jp3-13-2.pdf
Abu Bakr al-Baghdadi - Counter Extremism Project
- 462
!
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Focus Irak : Abou Bakr Al Baghdadi, L’ISIS: Recrutement,
financement Et Stratégie - René Naba (Mondialisation)
President Bashar Al-Assad’s interview given to Russia’s
«Komsomolskaya Pravda» - Daria Aslamova (transcriptions)
The Redirection: Is the Administration’s new policy benefitting our
enemies in the war on terrorism? - Seymour M. Hersh
Who is to blame for the rise of ISIL? https://www.aljazeera.com/
programmes/headtohead/2015/07/blame-isil-150728080342288.html
Pentagon report predicted West’s support for Islamist rebels would create
ISIS - Nafeez Ahmed
US trained ISIS at secret Jordanian base - Aaron Klein (World Net Daily)
America Created Al-Qaeda and the ISIS Terror Group - Garikai Chengu
Syrie: La vérité comme enjeu - Thierry Meyssan (Réseau Voltaire)
Discours intégral de Vladimir Poutine au Club international Valdaï en
2014 - transcription du site «Égalité et réconciliation»
Stopping ISIS: Follow the Money - Peter Van Buren
Ce qu'ont fait les USA de Raqqa - Pars Today
Follow the Money: From Paris to ISIS to Paris - James Corbett
ISIS’ financial sources - Vladimir Odinstov
ISIS is a US-Israeli Creation. Top Ten «Indications» - Makia Freeman
(Global Research)
U.S. Pilots Confirm: Obama Admin Blocks 75 Percent of Islamic State
Strikes - Adam Kredo (Free Beacon)
Russians Claim Trump Sending Armor to Terrorists in Syria - VT
Senior Editors
ISIL Receives US Arms Cargo in Iraq's Diyala - Al Alam News
Gladio B – The US JSOC: The Devil, His Works and His Ways –
Trainer of Al Qaeda and ISIS - Anders (Global Research)
L’origine des Frères Musulmans - Centre de recherche sur le terrorisme
depuis septembre 2001
Military to Military - Seymour M. Hersh
America Created Al-Qaeda and the ISIS Terror Group - Garikai Chengu
Stopping ISIS: Follow the Money - Peter Van Buren
Follow the Money: From Paris to ISIS to Paris - James Corbett
- 463
!
-
How to make a viral video: Fake viral video, Syria Hero Boy, was
produced by a Norwegian film crew
https://www.youtube.com/watch?v=y027OLiE9Pw
Staged car bombing/Airstrikes on civilians in Iraq, Red Crescent?
https://www.youtube.com/watch?v=YmMOz66biwo
White Helmets' bizarre ‘mannequin challenge’ in Syrian warzone
https://www.youtube.com/watch?v=b8bIupYSZeU&t=117s
BBC caught lying about syria chemical weapons 2013
https://www.youtube.com/watch?v=q8FsDje-Luk
Chapitre 15
Gross Debt Versus Debt Held by the Public - Committee for a responsible
federal budget
Poutine à la TV américaine: «la Syrie ne doit pas devenir une autre
Somalie» - entrevue avec Charlie Rose (transcription par Sputnik)
Imperialism’s Migration Agenda: Who is Funding the Refugees
Transport into Europe? - Gearóid Ó Colmáin (Global Research)
Who Is Responsible for the Refugee Crisis in Europe? - Bill Van Auken
The Refugee Crisis: Separating the Conspiracies from The Conspiracy
- Eric Draitser (Global Research)
France: la Résistance s'organise - Kahlenberg (blog)
Une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires seraient liés à
des «milices» d'ultra-droite - RT France
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy
Carr (1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
The Refugee Crisis Has Fed the Rise of Fascism in the West, and
Climate Change Will Make It Worse - Stephen Markley
Chapitre 16
Discours intégral de Vladimir Poutine au Club international Valdaï en
2014 - transcription du site «Égalité et réconciliation»
Evo Morales: 'US is Greatest Threat to Freedom, Democracy' - Telesur
Vladimir Poutine, le maître du jeu syrien - Daniel Vernet
- 464
!
-
Military to Military - Seymour M. Hersh
Poutine à la TV américaine: «la Syrie ne doit pas devenir une autre
Somalie» - entrevue avec Charlie Rose (transcription par Sputnik)
NSA Surveillance Led To Over 100 Arrests - Agence France Presse
Analysis of ISIL-Related Arrests in the Homeland (Homeland
Security)
https://assets.documentcloud.org/documents/2515184/isil-related-arrests-inhomeland-from-jan2014.pdf
Hillary Clinton Approved Delivering Libya’s Sarin Gas to Syrian
Rebels: Seymour Hersh - Eric Zuesse (GR)
The Top 5 Claims That Defenders of the NSA Have to Stop Making to
Remain Credible - Cindy Cohn and Dia Kayyali
What spooked the USS Donald Cook so much in the Black Sea? Voltaire Network
Un tueur de porte-avions bientôt en dotation dans la marine de
guerre russe - Sputnik
La technologie des missiles russes a rendu obsolète une marine
américaine valant 1 trillion de dollars - Dimitri Orlov
Presidential Address to the Federal Assembly - President of Russia
http://en.kremlin.ru/events/president/news/56957
Les conséquences géopolitiques de la chute imminente d’Alep et de la
vente de 19,5% d’actions de Rosneft au Qatar - Jean-Bernard Pinatel
Qui est Vladimir Poutine? - Oscar Fortin
Chapitre 17
The Money Power (2012) incluant Pawns in the Game de William Guy
Carr (1958) et Empire of the City de E .C. Knuth (1943).
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