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Text
Apropos est c o n y pour I'enseignement du franqais langue etrangere a des adultes ou adolescents ayant deja atteint le nivau A2 du Cadre europeen commun de
reference.
Cet ensemble pedagogique conviendra aux enseignants qui recherchent pour
construire et animer leurs cours un materiel abondant, riche, et souple:
enseignants qui, parallelement a I'usage d'une methode, souhaitent episodiquement sortir du cadre de leur ouvrage de base,
lecteurs ou etudiants stagiaires qui, a I'etranger, assistent le professeur de
franqais dans la conduite de groupes d'eleves ou d'etudiants,
enseignants qui, par experience ou par inclination, se sentent a I'etroit
dans des methodes a la programmation preetablie.
Les premiers et les seconds considereront plut6t A propos comme un fichier dans
lequel ils choisiront ponctuellement des activites adaptees.
Les derniers feront d' A propos leur materiel de base et concevront a partir de cet
ensemble pedagogique un itineraire d'enseignement adapte au public et au rythme des cours.
COMPOSITION D U MATERIEL
A propos comprend :
le livre de I'eleve compose de huit dossiers thematiques et de la
transcription des documents sonores,
le cahier d'exercices,
2 CD contenant des enregistrements spontanes, des improvisations, des
lectures et interpretations de textes,
le livre du professeur, qui suggere des parcours pedaqogiques et propose
de nombreuses suggestions d'exploitation et les corriges d'exercices.
OBJECTIFS ET CONTENUS
Comme dans la precedente edition d' A propos dont nous avons garde I'esprit,
nous proposons aux enseignants un materiel pedagogique simple et riche qui
permettra une conduite de classe a la fois raisonnee et souple.
Comme dans la precedente edition nous proposons, pour developper les traditionnelles competences de production et de comprehension ecrites et orales, de
nombreuses activites interactives regroupees dans des dossiers thematiques.
Introduction
Ainsi invitons-nous les apprenants:
a parcourir des lieux citadins, a les nommer, a ecouter ce qui s'y d i t ;
a regarder la ville et a noter ce qui s'y fait; a commenter la ville et la vie citadine ...
Dossier La rue, la ville
a se presenter, a parler d'eux-m&mes o u de leurs proches, a comprendre
et simuler des entretiens - de recrutement par exemple; a lire des portraits o u a
en faire, a s'interroger sur le sentiment d'identite nationale et culturelle ...
Dossier Identite, identites
a demander des renseignements sur un logement, a le decrire, a le qualifier,
a le situer;
a en comparer les representations individuelles o u culturelles ...
Dossier Habitat, logement
a considerer le monde du travail et de I'emploi; a nommer, definir, caracteriser e t evaluer des professions, a simuler des interviews; a imaginer des
metiers...
Dossier Emploi, travail, profession
a faire part de leurs goOts en matiere de loisirs, a lire des annonces, a y
repondre, a parler de jeux et de regles d u jeu, a faire des recherches sur les fetes
Dossier Temps libre, loisirs, fetes
et jours feries.. .
a distinguer et evoquer differents types de relations sociales, a deviser des
usages et codes sociaux, a exprimer des sentiments, des reproches, des felicita-
...
tions ...
Dossier Families, amis, relations
a agir et reagir dans des situations de transaction; a negocier, a observer
et comparer des comportements individuels o u culturels face a I'argent e t son
usage, a se renseigner sur I'histoire d'une monnaie ...
Dossier Achats, argent, depenses
a parler de I'exercice d u sport, de ses bienfaits et mefaits, A donner leur
opinion sur certains sports, a demander conseil, a preparer une interview, a
rechercher des informations sur les manifestations et symboles olympiques ...
Dossier Sport, sante
Derriere la diversite des activites on retrouvera les orientations suivantes:
une orientation fonctionnelle: entrainement a la comprehension et a la
production orales et ecrites d'echantillons langagiers lies A des situations concretes
de vie quotidienne,
une orientation discursive: comprehension e t production de textes de
genres divers,
___~l___,.-l___-___-*-
1 Introduction
-
^
une orientation informative et culturelle: apport d'informations de nature
socioculturelle sur certains aspects des themes abordes et incitation a la recherche personnelle,
une orientation expressive: invitation a manifester ses gofits, a exprimer
ses opinions, a faire part de son experience, de ses souvenirs, ses projets,
une orientation interactive : proposition d'activites impliquant les echanges
entre participants, le travail de groupe, les negociations, le jeu.
Si la competence grammaticale, sans cesse sollicitee dans toute production langagiere, ne constitue pas dans A propos I'axe principal d'elaboration des contenus
elle est cependant un objectif sous-jacent constant. En effet on pourra, a travers
les textes du manuel (ecrits et oraux), par les productions discursives qui en decoulent et par des exercices du livret d'exercices, aborder les domaines
morphologiques et syntaxiques, notionnels et formels generalement abordes a ce
niveau intermediaire.
ORGANISATION
Chaque dossier contient une dizaine d' (( unites )) ou (( fiches
leur titre et leur disposition (double page en general).
))
materialisees par
Certaines des fiches illustrent des rubriques recurrentes dans plusieurs dossiers:
cc
P6le-m6le n : montage de mots concentrant I'attention sur le vocabulaire.
TOUSdossiers
~changes,points de vue n : inventaire de questions proposant aux apprenants des sujets d'echanges, d'interviews ou de debats.
Tous dossiers
cc
A lire, a dire ,: textes litteraires (roman, poesie, chanson, theatre) a lire et a
interpreter.
TOUSdossiers
cc
cc
Informations N : textes informatifs sur un aspect du theme aborde.
TOUSdossiers
Ce qu'ils en disent m: temoignages et points de vue de locuteurs francophones
recueillis sur le vif ou sur Internet.
La rue, la ville
Identite, identites
Emploi, travail, profession
Temps libre, loisirs, fetes
Famille, amis, relations
Achat, argent, depenses
tc
.m?T-...-Fc
- .--., -.r.=-:,:.
""
.-,.-
-
troduction
7
cc
Comment le dire? )): intentions langagieres et exemples de formulations.
La rue, la ville
Identite, identites
Habitat, logement
Emploi, travail, profession
Famille, amis, relations
Achat, argent, depenses
Sport, sante
Jeux de r61e n: enonces de situations, canevas ou fiches de r6les invitant a la
production orale simulee.
La rue, la ville
Identite, identites
Habitat, logement
Temps libre, loisirs, fZ.tes
Achat, argent, depenses
Sport, sante
cc
Recherches et decouvertes n: incitation a des recherches personnelles sur un
theme.
Identite, identites
La rue, la ville
Temps libre, loisirs, fstes
Achat, argent, depenses
Sport, sante
cc
Les autres fiches sont nommees en fonction de leur objectif ou de leur contenu.
Chaque fiche permet I'organisation d'une sequence de travail autonome dont la
duree pourra varier entre 45 minutes et 2 heures, selon le temps que I'on voudra
ou pourra lui consacrer.
Hormis la rubrique (( P&le-msle )) qui ouvre chaque dossier et le texte litteraire
A lire, A dire )) qui le c16t, I'ordre de presentation des differentes rubriques n'est
pas fixe, pas plus que celui des differentes activites n'est impose. Meme si I'ordre
propose par I'ouvrage releve d'un choix pedagogique de la part des auteurs, d'autres options sont possibles y compris celle de ne pas epuiser un dossier et d'y revenir,
ou bien encore celle de passer d'un theme a un autre et pour se concentrer par
exemple sur un type de texte ou d'activite langagiere.
(<
Cette nouvelle edition d' <( A propos D experimentee au Centre universitaire
d'etudes frangaises de I'universite Stendhal de Grenoble doit beaucoup aux
pratiques en usage dans cette institution ainsi qu'aux nombreuses remarques,
suggestions et encouragements de ses enseignants. Nous les en remercions!
Nous remercions aussi tous ceux qui ont contribue a I'elaboration des documents
sonores d'A propos: collegues, etudiants, amis et proches. Nos remerciements
vont tout particulierement a Rene Bourgeois, professeur emerite de I'universite
Stendhal qui a accepte de si bonne grdce de nous pr6ter sa voix et de nous livrer
si naturellement ses souvenirs, ses impressions et ses commentaires.
Les auteurs.
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
Tableau des contenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 2
.
1 La rue. la ville
P@le-m@le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
.
Lirelarue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Commentledire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
.
Parcours dans la ville l e u de l'oie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
(( Courir les rues
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
.
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
.
Ce qu'ils en disent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
.
Informations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Recherches et decouvertes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
..
Faitsdivers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
..
))
2 . Identite. identites
P@le-m@le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
.
Portraits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
..
Commentledire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38
..
Jeuxder6les . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
.
Informations Papiers e t documents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
Ce qu'ils en disent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
.
Recherchesetdecouvertes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
..
Jemesouviens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
..
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47
.
.
3 Habitat. logement
.
POle-m@le . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51
.
Chambres de bonnes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52
lnformationsRecensement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
.
A la recherche d'un logement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
.
Comment le dire ? Annonces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Jeuxderbles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60
.
lnterieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .62
.
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .64
~ l i r e adire
.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
.
4 Emploi. travail. profession
P@le-m@le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .69
.
Activites professionnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .70
.
Ce qu'ils en disent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72
.
.
Commentledire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Informations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74
.
Humeur. humour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
Metiersinsolites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .78
.
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80
.
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .81
.
.
5 Temps libre. loisirs. f6tes
P@le-m@le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85.
Ce qu'ils en disent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .86
.
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .88
.
Jeuxder61eAnnonces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
.
Desjeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .90
.
..
Des jeux. des regles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
Informations Les loisirs des Frangais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
Recherchesetdecouvertes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .96
.
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
.
.
6 Famille. amis. relations
PCle-m@le . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Amis. voisins. collegues. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .104
Vivre ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
Informations Familles d'hier e t d'aujourd'hui . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
.
Ce qu'ils en disent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .112
.
Informations Voisins. voisinage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
Usagesetbonusage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .116
.
.
Commentledire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .118
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
..
.
.
7 Achats. argent. depenses
P@le-m@le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125
Proverbes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
Informations L'argent des Frangais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
.
~changes,points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .128
.
Discussions. negociations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
.
Cequ'ilsendisent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .130
.
Jeuxder6les . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .132
.
Commentledire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .134
.
Recherches et decouvertes L'euro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .136
Faitsdivers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .138
.
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .140
.
.
8 Sport. sante
P@le-m@le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145
~changes.points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
.
Sportetsante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
Jeuxder6les . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .150
.
Commentledire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152
..
Recherches et decouvertes Jeux olympiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154
.
Jeudeconnaissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .156
.
A lire. a dire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .157
Annexes :
Transcription des enregistrements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .159
Credits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .177
.
Jeu de I'oie et cartes a decouper
Tableau des contenus
POle-mOle
1.
La rue,
la ville
2.
Identite,
identites
3.
Habitat,
logement
4.
Emploi,
travail ...
page 15
Ce qu'ils
en disent
page 24
page 25
0
page 33
page 51
page 69
page 42
page 39
f 11 - 1 1
( )I-9
page 64
page 60
f 1 1 -22
f
0
page 85
6.
Famille,
amis,
relations
page 103
7.
Achats,
argent,
depenses
page 125
1 -29
page 88
page 87
page 89
02-4
02-2
(12-5
page 121
page 112
11 - 19
page 145
02-18
(32-20
( 12 - 19
page 146
-
-
-
02-24
0 1 -25
0
- page 94
a
-
p.34 cd 1 8
Interieurs: Didascalies, reproductions de tableaux p.62 cd 1 20
f )I - 16
page 73-'
page 11%-
1 -30
page 97
page 100
02-8
02-9
-
-
-
-
Activites professionnelles: Photos langage p.71 cd 1 23
Humeur, humour: Dess~nshurnoristiques, jeux de mots
p.76 - cd 1 26
Metiers insolites: Extraits de textes litteraires p.78 cd 1 27
-
-
-
Des jeux: Photos et dess~nsdejeux p. 90
Des jeux, des regles: Regles de jeux, reproductions de tableaux
p.92 cd 2 6
p.93 cd 2 7
-
-page 114
page 122
-
-
Usages et bon usage: Regles de savoir vivre p.116 cd 2 - 14
(( Vivre ensemble D: T~treset chapeaux d'articles p.109
cd 2 10
192-11
12
13
page 127
-
page 136
page 140 2
page 132
Discussions, negociations: fnonces de problernes
p.129 - cd 2 21
Faits divers p.139 cd 2 - 23
(. )2 - 17
-
page 150
-
A la recherche d'un logement: Bande dessinee et recit
page 82
()2-15
page 130
page 65
page 75
02-3
page 128
-
-Chambre de bonnes w : Texte I~tteraire,dessin p.52 -cd 1- 14
f )1 - 21
page 72
Parcours dans la rue: Jeu de I'oie
cc Courir les rues m: Poemes de Queneau p.23 cd 1 4
Faits divers: Recits de faits divers p.29 cd 1 7
-Portraits: Extraits litteraires p.34 - cd 1 - 8
page 41
page 44
page 47
Je me souviens: Photos - portraits p.46 - cd 1 - 12 cd 1 - 13
1 1 1 - 10
-
p.58 e t z p.54 e t 55
4 )I - 18 ( )1 - 15
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(31 - 6
0 1 -3
page 43
a dire
-Lire la rue : Photos d'objets citadins p.17 - cd 1 - 2
page 27
8 page 27
page 1
1 -5
A lire,
Recherche5 et
decouvertes
Comment le
d~re?
Jeux de
( )I-28
5.
Temps
libre,
loisirs...
8.
Sport.
sante
khanges,
points de vue
page 152
page 154
f )2-24
f )2 - 27
4 )2 - 25
f ')2 - 28
page 157
-
-
Sport et sante: Conseils et prescriptions p.148 cd 2 - 26
Jeu de connaissance: Quiz p.156
1. La rue, la ville
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Bruyant
Trottoir
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Graffitis
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Lire la rue
9~ e ~ a r d edtcouvrez
z,
et nommez
ce qui vous est familier,
ce qui vous est etranger.
~ c o u t e les
z dialogues. fl4ssociez chacun d'eux a un tltment de cette page.
fL7)
Comment le dire ?
paroles dans /a ru
f k ) - ~ ~ c o u t e zet cochez pour chaque dialogue la reaction de l'interlocuteur.
1
A. Excusez-moi ! L'hBtel de ville s'il vous plait?
B. hesite El - B. ne sait pas El - B. repond clairement q
2
A. Vous cherchez quelque chose, Mademoiselle?
B. refuse I'aide q - B. accepte I'aide - B. ne comprend pas
3
A. Excusez-moi, vous fermez a quelle heure?
B. repond d'un ton aimable - B. n'est pas aimable
- B, ne repond pas0
4
A. Bonjour! La place est libre? Je peux m'asseoir?
B. accepte - B. refuse q - B. hesite
5
A. Excusez-moi, Madame, savez-vous ou il y a un fleuriste par ici?
B. donne le renseignement I7 - B, fait une proposition q
B. pose une question q
6
A. Vous pourriez m'aider s'il vous plait?
B, accepte q - B. refuse poliment q - B. refuse de maniere rude q
B. ne peut pas aider
7
A. Pardon Mademoiselle, ce bus va bien a la gare de Lyon?
B. repond aimablement - B. repond rudement q - B, hesite q
8
A. Excusez-moi, vous n'auriez pas trouve un portefeuille noir?
B. est cooperatif - B. n'est pas cooperatif
e
1
I
I
9
A. Excusez-moi, je peux me permettre de vous demander quelque chose?
J'aimerais savoir ou vous avez achete vos boucles d'oreilles.
B, repond sans hesiter q - B. fait repeter la question Ci
B. s'offusque de la question q
18
A. Excusez-moi, pourriez-vous me montrer sur le plan ou je me trouve?
B. marmonne une reponse - B. chuchote une reponse q
B. hurle une reponse
11
A. Dis! t'as pas un ticket de metro?
B. reagit - B. ne reagit pas
12
A. Madame s'il vous plait, oir se trouve le rayon chaussures?
B. ne sait pas - B. ne comprend pas - B. n'entend pas
Rejouez les dialogues ou imagine2 de nouveaux dialogues f*81
en changeant la rbaction de B.
I
Courir les rues DD
Un enfant pleure
une radio crie
une auto freine
une mot0 pete
un marteau frappe [. ..]
***
La borne de taxi sonne d6espCrkment
il n'y a personne pour repondre [. ..]
***
Une monitrice mkne des gosses'
B l'aquarium du Trocadero
elle reste la porte
en fumant une cigarette
Vingt messieurs habilks de gris
avec le plus grand des marmots' [. ..]
regardaient rCparer l'asphalte2
If*
Au bout de la rue Mouffetard
vingt messieurs habillCs de gris
badaudaient3un jour 2 Paris [ ...]
w*
devant 1'Cglise Saint MCdard
un petit vieux attend une petite vieille [. ..
***
IL FAUT FAIRE SIGNE AU MACHINISTE
La dame attendait l'autobus
Le petit peuple des statues
Le monsieur attendait l'autobus
du jardin des Tuileries
passe un chien noir qui boitait
est un petit peuple de nudistes [. ..]
la dame regarde le chien
le monsieur regarde le chien
La tour pAlit sous la neige
et pendant ce temps l'autobus passa
%**
Soixante-cinq boulevard Skbastopol
I1 y avait une fois un taxi
il y a deux sirknes sculptCes
Taxi taxi taximktre
au-dessus d'une porte [ . ..]
Qui circulait dans Paris
Taxi taxi taxi cuit
I . GOSSFS, MARMOTS: Cfamilier) enfants
2. ASPHALTE: revttement
des rues et trottoirs
verbe form6 sur a badaud w
personne qui, duns les rues, fldne, shttarde et regarde
3. BADAUDAIENT:
[...I
RAYMONDQUENEAU,
Courir les rues,
Gallimard, 1967
Si vous aimez dessiner, illustrez un des textes. 4%
si vous aimez Lcrire, partez a votre tour courir les rues
et notez ce que vous voyez;
si vous &tesmusicien mettez un texte en rythme ou en musique.
Cherchez des informations sur les lieux de Paris CvoquCs dans ces textes. F-
Ecoutez.
fl-f~,)
~changes,points
-
r - ~ c h a n ~ e vos
z habitudes, vos impressions, vos souvenirs, vos goiits.
Avez-vous passe votre enfance en ville ou a la campagne?
2 Comment circulez-vous en ville: plutirt a pied? a vClo? a m o t o ?
a cheval ? a dos d'ane? en rollers? en taxi ? en bus? en tram ?
en voiture?...
3 Vous mettez-vous souvent a la fenetre pour regarder ce qui se passe
dans la rue ?
4
-
Aver-vous le sens de l'orientation dans une ville que vous ne connaissez
pas? Utilisez-vous u n plan ou bien preferez-vous demander?
Dans quel type de magasin passer-vous le plus de temps?
6 Frequentez-vous les marches en plein air? les marches aux puces?
les brocantes?
7
A quel moment de la journee preferez-vous les villes? La nuit, le rnatin, le soir,
pendant la journee? Pourquoi?
8 Aimez-vous les cafes? Quel type de cafe? Y passez-vous beaucoup de temps?
Vous installez-vous de preference a I'interieur ou a la terrasse?
9
10
Quels sont les bruits de la ville que vous aimez? Quels ront ceux qui vous sont
desagreables ou penibles?
Que representent pour vous les rues d'une ville? Un lieu de passage,
u n lieu de travail, un lieu d'observation, un lieu de promenade,
de fldnerie, u n lieu de rencontres, un lieu de vie?
w! Est-ce que vous jouiez dans la rue quand vous etiez enfant? A quels jeux?
32
Avez-vous des souvenirs d'odeur, de couleur, de son ou de musique lies
a une rue, a un quartier ou a une ville?
3 Quel(s1jour(s) la rue est-eIIe en fete dans votre ville, dans votre region
o u dans votre pays?
14
(>.-\
ECOU
ttes-vous pour o u contre une ville sans voitures? L'interdiction de la mendicite
dans les villes? La libre circulation des chiens sur la voie publique?
tez.
Ce qu'ils en disent
Pourriez-vous &trel'auteur de certaines de ces phrases lues sur ~nternet?.%Lesquelles ?
- J'aime les places et les rues.
))
J'aime les villes. Je ne pourrais pas vivre d la campagne.
*
J'aime les rues de ma ville.
))
))
J'aime les rues de Tende, oii les vieillespersonnes, assises sur u n pliant vous saluent
))... selon la porte. ))
d'un (( Bonsoir Madame )) ou (( Buena sera, Signora
- J'aime les cafes et les bars, j'aime m'y retrouver pour travailler,
30ur des rendez-vous o u simplement pour y fldner. >)
J'aime les villesfiontaZi&res.w
J'aime les cafes, j'aime ces moments ou les tables se vident, se remplissent, ou les
?ens discutent de sujets serieux ou de sujets futiles. ))
Je dtteste les grandes villes, alors New York, vous comprenez! x
,, J'aime
les villes brumeuses, les eaux fumantes.
- JJaimeles rues sans issue. M
))
Ce qu'ils en disent
((
J'aime les boulevards de Paris quand Yves Montand les chante.
((
I'aime les petites villes entourkes de grands spectacles.
))
))
J'aime les bars; on y rencontre la faune curieuse des villes. J'aime les rues a
bars. n
((
((
J'aime les rues des grandes villes, les soirs d'hiver.
))
J'aime les villes antiques au charme impalpable et intemporel. n
J'aime les rues italiennes; on s'y trouve pris maigrk soi duns une perpktuelle
comtdie. n
((
((
((
((
J'aime les bars pleins de monde.
J'aime les boulevards et les arbres dont les feuillesfietillent.
))
J'aime les rues silencieuses. Je ne peux pas vivre sans silence. ))
cc J'aime
((
)>
les rues dans lesquelles les gens taguent librement les murs.
J'aime les rues assoupies qui bruissent le soir.
))
))
J'aime les cafks et les bars, j'aime m'y retrouver pour travailler
pour des rendez-vous ou simplementpour yj7bner. N
((
((
J'aime les villes comme d'autres aiment la musique o u la peinture.
.-""a Victor Hugo est l'auteur d'une d e ces phrases. Laquelle a votre avis?
#
))
Informations
Tout rhsidcnt ou touristc
parisicn a fait cctte expCricncc:
prenez le metro et obscrvez vos
compagnons de route. Au fil des
quartiers traversbs, la population
des voyageurs se transforme.
Ainsi sur la ligne 2 Nation - Porte
Dauphine, vous rencontrerez les
je~mesbranch& de Mknilrnontant,
les immigres de Uarbes, les touristes qui se rendent h Pigidle, les
bourgeoises du XVIc arrondissement.. . Paris est une juxtaposition complexe de communaut~s,
de villages, de rkseaux.
En menant l'enquCte dans
de multiples recoins de la capitale, Michel Pinqon et Monique
Pinqon-Charlot restituent cette
variete, de la fourmiliere de la
gare Saint-Lazrire h la douce
quietude des villas de la
>lourliia, en passrtnt par les nuits
branchees de la rue Oberkampf,
I'atmosphhre chic de SaintGermain-des-Prks, la communriute chinoise du X111' arrondissement. .. Tout en s'appuyant sur
des clonnees historiques et sociologiques, cette etude se pr6sente
comme un carnet de voyage,
faisant p6nOtrer le lecteur au
cEur de la vie quotidienne des
communautCs humaines. Les
auteurs montrent, par exemple,
comment lesentier, en &pit des
clich6s -le quartier des juifs et de
la confection-, reunit une in-
Lisez ce texte pour le rtsumer. fl-
cro\.ablc divcrbiti. dc popnliition:
Turcs, l'ougoslaves, Chinois,
Pakistanais, Sri Lankais. Lt: taux
d'6trangers y a
t d'ailleurs de 27 Yo
contre 16 (Yb dans l'ensemble de la
capitale. L'activite 6conomique est
le moteur de ce brassage. Elle
explique aussi pourquoi h la
diversite ethnique se superposent
de profondes disparites sociales:
stylistes, mannequins, managers
de start-up y cbtoient le monde
des travailleurs precaires de la
confection et de la manutention.
moyens, cil~lcsde I'opkration, ne
se sont pas installCs: le quartier
fut alors investi par des r6fugit.s
du Sud-Est asiatique et par une
cornniunautt. chinoise etablie
auparavant dans d'autres quartiers. L)e la meme manitre, ils
dkcrivent le processus, plus
recent, d' a embourgeoisement n
de certriins secteurs de 1'Est
(Bastille, Oberkampf), qui sont
passes d'une population d'ouvriers, d'artisans et de petits
commerqants, h un monde de
Les auteurs, en sociologues,
mettent aussi e n evidence les
mecanismes et les determinismes qui p6sent sur une vie
socide qui a toutes les apparences du dksordre. On apprend
ainsi que le
Chinatown
du X111' arrondissement s'est
constituk au tournont des annees
1960-1970, h la suite d'une renovation urbaine ratke. Les cadres
petits bourgeois intellectuels.
Derriere les transformations
incessantes, des logiques sociales
agissent et persistent. En tCmoigne I'opposition durable entre
I'Ouest et I'Est: il suffit de regarder la carte des dernihres
elections municipales pour s'en
convaincre.
((
))
PHILIPPECABIN, Sciences Humclrines no 33
Recherches et decouvertes
I
-
~cocouter.&(-)
Faites des recherches sur une ville de votre choix. 4
Presentez oralement ou par tcrit un des aspects de cette ville.
Faits divers
w
%
~ r n a ~ i nlee zcontenu des faits divers d'aprks Zes titres.
Comparez vos hypothkses.
VOL D E POULET
Une femme interpellee dans un village
du Nord pour vol de poulet r6ti a pris
la fuite avec la voiture des gendarmes.
Menottee a I'avant du vehicule, la
femme a profite d'un instant d'inattention du conducteur. On etait hier sans
nouvelle de la fugitive qui a sans doute
abandonne le poulet dans sa course.
Libtration, le 15 novembre 1999
ALERTE A U X SANGLIERS
Trois sangliers, une laie et ses deux
petits, o n t seme la perturbation dans
u n village de I'Ain. Les animaux, egares
e t apeures, apres avoir couru dans tous
lessens sur la chaussee sont entres chez
des particuliers e t o n t occasionne de
nombreux degsts. Dans Son elan, I'un
d'eux a brise le double vitrage d'une
veranda avant de faire irruption dans
une boulangerie. Un gendarme a dQ se
resoudre a faire usage de son arme
pour stopper la mere des marcassins
devenue menacante.
D'apres Le Progrks, le 16 novembre 1999
HOLD UP D A N S UN SUPERMARCHE CASINO
Un individu masque d'un foulard e t
muni d'une arme a attaque hier apresmidi le supermarche Casino de la rue
Condorcet a Villeurbanne. L'homme,
une fois dans la place, a immediatement braque la gerante, reussissant a
se faire ouvrir la caisse et a s'emparer
d'une partie de son contenu. Mais le
mari de la commergante s'est precipite
sur le malfaiteur qui n'a pu se degager
qu'en lui assenant u n violent coup de
crosse. Puis I'individu a pris la fuite
en courant. L'etat d u gerant n'inspire
aucune inquietude. Le malfaiteur court
toujours.
D'aprb Le Progrts, le 16 novembre 1999
FUSILLADE D A N S UNE B O ~ T ED E NUlT A N A N C Y
Une fusillade a eclate dimanche a I'aube dans une discotheque de la
banlieue de Nancy, en Meurthe et
Moselle. Deux individus ont tire a plusieurs reprises sur un groupe de jeunes
rassembles devant I'entree de I'etablis-
sement, faisant dix blesses. Les pompiers et les policiers etaient deja
intervenus a deux reprises cette n u i t :
d'abord a la suite d'une rixe, puis apres
I'expulsion de plusieurs personnes.
Liblration. le 15 novembre 1999
VRAl QU FAUX ?
l e directeur du zoo de Pessac, Jean
3ucuing, a ete tue, lundi Ier novembre,
Dar un hippopotame qui s'etait echapoe de son enclos. L'homme circulait a
velo lorsqu'il a ete charge par
I'animal qu'il avait pourtant personnellement dresse depuis sa naissance.
Vous avez t t t ttmoin ou acteur de I'une de ces sctnes. Racontez. 4%
Ecoutez. p--i(.>)
Ecrivez un fait divers a partir de ce dessin. y-
A lire, a dire
I1 est cinq heures, Paris s'keille
Je suis le dauphin de la place Dauphine
Et la place Blanche a mauvaise mine
Les camions sont pleins de lait
Les balayeurs sont pleins de balais
La tour Eiffel a froid aux pieds
L'Arc de Triomphe est ranime
Et 1'Obklisque est bien dress6
Entre la nuit et la journ6e
I1 est cinq heures
Paris s'kveille
Paris s'6veille
I1 est cinq heures
Paris s'6veille
Paris s'kveille
Les travestis vont se raser
Les strip-teaseuses sont rhabillees
Les traversins sont kcrasks
Les amoureux sont fatigues
Les journaux sont imprimb
Les ouvriers sont deprimks
Les gens se b e n t , ils sont brimks
C'est l'heure ou je vais me coucher
I1 est cinq heures
Paris s'kveille
Paris s'kveille
I1 est cinq heures
Paris se leve
I1 est cinq heures
Je n'ai pas sommeil
Le cafk est dans les tasses
Les cafks nettoient leurs glaces
Et sur le boulevard Montparnasse
La gare n'est plus qu'une carcasse
I1 est cinq heures
Paris s'kveille
Paris s'kveille
Les banlieusards sont dans les gares
A la Villette on tranche le lard
Paris by night, regagne les cars
Les boulangers font des bfitards
I1 est cinq heures
Paris s'kveille
Paris s'kveille
DUTRONC / JACQUES LANZMANN /
ANNESEGALEN
I1 est cinq heures, Paris s'tveille,
Alpha editions musicales, 1968
JACQUES
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Signes particuliers
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Groupe social
Psychologie
Nationalite
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Diversite
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Physique
Physionomie
Qualites
s~nejaa
Amnesie
Habitudes
Ressembler
+
Caractere
Signalement
Carte d'identite
Papier d'identite
Perte d'identite
ntr8le d'identite
.-
Temperament
rigine(s)
Familles
H e r e d i t e
R
a
c
i
n
e
s
Identite, identites
Je m'appelle Follkte; je suis ecolikre. Appelez-me'
ainsi. J'aime beaucoup les poktes [... ] Je suis un?
ecolikre, mais j'ai beaucoup de curiosite. [ . ..Malgrk mon ige, je sais tenir un secret.
GEORGES
SCHEHADE, La soirie des proverbc.;.
Gallimar2
Je suis Mrs Banks. Je suis l'kpouse de Monsieur
Banks depuis trente ans! La seule depuis onze
mille nuits! Voila onze mille nuits que nous
passons ensemble. Je ne suis ni jeune ni jolie. Je
n'ai pas d'enfants. Je suis maigre et skche.
JEAN GIRAUDOUX,
Un supple'ment at1 voyage de Monsieur Cook,
(adaptation)
Tout le monde m'appelle Pin-Pon. Depuis que je
suis devenu pompier volontaire, on a commence
h m'appeler Pin-Pon. [. .I Je suis mkcanicien. Je
travaille chez un garagiste. J'ai une Delahaye, une
vraie, avec des fauteuils de cuir mais elle ne
marche pas.
S~BASTIEN
JAPRISOT, l'ete' meurtrier,
Folio (adaptation)
Identite, identites
34
i'ai sept enfants en bas Age. Je suis biblioaire ?I la Bibliothkque Mazarine. J'ai une
Ition en vue, une femme superbe, une
rrcedes BENZ, du temps a ne savoir qu'en faire,
r 5 trucs, des trucs, des tas.. . Tout j'ai tout, tout.
MARGUERITE
DURAS, Eatlx et Forgts,
Gallimard
'-I-
E"s a trente ans et dans son sac un briquet de
:isz Cartier. Elle a ete blonde. Elle s'appelait
'"Iarlene quand elle etait blonde. Cela ne lui allait
:as ma1 non plus. Elle aimait les robes en lame.
-.
- est dans un studio qu'elle habite. (XVIc, prks
3ois. Lux. Studio, 30m2. 6e slrue, asc., s.d.b.,
13tch.)
PASCAL
LAINP, La dentellitre,
Gallimard
Je m'appelle Fausto Manip. Trente ans, enfin,
trente et des broutilles. [...I J'ai une sinusite
chronique. [. ..] Je collectionne les boites de petits
pois c'est idiot, n'est-ce pas, mais enfin,
chacun sa marotte et moi, voilB; c'est les petits
pois. Je possede 535 modeles diffkrents. Ca prend
pas ma1 de place chez moi !... VoilB.. .
PIERRE-YVES
MILLOT,
La comtdie de l'emploi
.. >,
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- f I>";
iq
i
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>,<'
.:!.Jp
-8
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b'
Identite, identites
35
Je m'appelle Blaise Mortemar et le suis garqon de
ferme chez les Ducastel depuis plus de vingt ans.
Mon second prknom c'est Jesus. [...I Tout le
monde m'appelle Jesus. Ca m'aga~aitau debut,
j'ava~stoujours le sentiment qu'on se moquait de
moi mais )'a1 fin1 par m'habituer. [ . . . ] Je peux
contempler indefiniment un perce-oreille, un
bouton d'or ou l'eau d'une mare.
OLIVIER
GIESBERT, La souzlle,
Payot
Je me prksente, je m'appelle Maurice mais tout le
monde m'appelle Momo. J'ai dix ans et demi, en
fait m@meun peu plus. Je vais sur mes onze ans.
[...I Je suis tres press6 de grandir. Y a plein de
trucs qui m'attirent vachement. J'aimerais bien
Ctre assez grand pour arriver jusqu'a la poignke de
la porte du garage, I'ouvrir, monter dans ma
bagnole et hop partir au boulot et me retrouver
dans un embouteillage, je serais vachement fier.
[...I Puis kvidemment j'ai hAte d'avoir de la
barbe, pouvoir me raser, boire du vin, du whisky
(il fait l'ivrogne), de fumer aussi, et d'aller me coucher trks trks tard en regardant la tel4vision tout
seul avec une boite de chocolats et la
tClCcommande pour moi tout seul. Voua, c'est un
truc qui me plairait vachement
SERGE
KRIBUS, Le Mtlrrnonde,
Actes Sud
Identite, identites
36
? n ~n'appelle La Mere. Je m'appelais Hanka
-.ssovskai. Je viens de Pologne. Je ne suis pas nee
I- Pologne. Je suis nee avant le depart de mes
.. - -..-. (a Pologne, ji: ne sari plus o ~ i{e
. vri i
- .
-.- depuis plus de vingt ans peut-@tre.J'ai
,. .
- ~la tlangue
de ma jeunesse mais je chante la
2 i mes enfants.
MARGUERITE
DURAS, Pluie d'ttt,
P.O.L. (adaptation)
Prenez des notes sur lespersonnages.
Identijiez-vous a un des personnages.
Prksentez-vous.
Identite, identites
37
Comment le dire ?
- Bonjour.
- Bonjour. Asseyez-vous. Bien. Je vous kcoute.
- Je dois me prksenter?
- Oui, parlez-moi un peu de vous.
- C'est-i-dire que j'ai
peu l'habitude de parler de moi, mais bon, je peux essayer.
Par quoi commencer?
PIERRE-YVES
MILLOT, La comadie de l'emploi, InCdi:
Prksentez-vous, dkcrivez-vous.
Renseignements generaux
Je m'appelle
prenom + patronyme
Je suis
nationalite, etat civil : celibataire, pacse, rnarie, divorce, veuf
Je suis originaire de
J'habite
ville, region, pays
Je suis ne(e)
J1ai/Jeviens diavoir/Je vais avoir
J'ai
2ge
nombre de freres et sceurs ; enfants, nornbre d'enfants
Je suis
religion, statut professionnel
Je parle
nornbre de langues parlees
Portrait physique et moral
Je suis
taille, corpulence
Je mesure
taille (en metres)
Je chausse du
pointure
Je pese
poids (en kilos)
J'ai le visage
forrne
J'ai les cheveux, J'ai les yeux
couleur
J'a i
signe particulier : grain de beaute, cicatrice.. .
Je ressemble a
personne, animal
Je (ne) suis (pas) quelqu'un de
caracteristique, qualite, defaut
Je peux donner I'impression dJ@tre
... mais...
Idem
Je n'ai pas I'air ... mais en realite ...
GoOts, activites
J'aime ... Je n'aime pas... Je fais ... Je m'interesse a... Je m'occupe de ...
Croyances, espoirs, craintes, regrets
Je crois... J'aimerais
- Identite,
38
identites
... J'espere ... J'ai peur ... Je regrette... J'aurais aime ...
Jeux de r6les
~coutez.
Voyante
I
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L
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I~rCnom(s)
Isabelle Feltcle hlane
Le~la
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Taureau
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Pete pemeaux
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Club Mediterranee
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Recrutement de GO (qentil organisateur)
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roman
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Club de foot
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Ipr6nom
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LTeleDhone
loate 6t lieu de naismnceh
1i Brrll i379
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O i < I 4 5 ? 3 i 8 ( dorntclle)
01 63 99 7? 26 (bureau)
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personnes a prevenlr en eas cri
S3 i o n m e 4n4a au O i 4 3 12 1 2 5
rue:
profession
E:gel:cotnplat
qrlsvert
auleur de peau
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1
I* tlez de !nua-eur.
mjsenecl
, :,3gl;<lj(l
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cA'-.-
probl6mes m&i
-I
Choisissez un des formulaires.
Imaginez le contexte, 2es personnages et improvisez le dialogue.
f\')
lnformations
-
Papiers et documents
Observez, rkpondez.
I.
CARTE NATIONALE DE
DONNEUR DE SANG BENE:'.
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72:
L~VRETDE FAMJLLE: il eSt dklivri automatiquemerit et grat~litemerztpar l'oficier d'ttat civil
qui ctltbre le mariage. La nlkre cklibatnire le
re~oitd la naissance de l'enfant.
1
Identite, identites
'
40
CARNETDE SANTE: c'est u n document qui rkilnit to
les tvinen?ents mtdicaux strrventrs depuis la naissarl:
I1 constitue zln lien entre les diffkrents mkdec!qrri i~zterviennerztpotrr la strrveillance mtdicale et les soins.
Comptez le nombre de documents mentionnts.
1 jour
Declaration par pere a la mairie. lnscription
dans le registre des naissances. lnscription sur
le livret de famille de ses parents.
10 jours
Dremiere visite chez le pediatre. Carnet de
sante.
7 ans
lnscription a un club sportif. Certificat
~ e d i c a lCarte
.
du club.
13 ans
Dremier voyage a I'etranger. Destination :
"Angleterre. Carte nationale d'identite.
Autorisation parentale de sortie du territoire.
18 ans
'nscription sur les listes electorales. Carte
d'electeur.
Ouverture d'un compte en banque. Carte de
credit.
Cours de conduite et permis de conduire.
19 ans
3epart pour la capitale: carte d'abonnement
SNCF.
Achat d'une carte orange pour les transports
en commun parisiens.
'nscription a I'Universite de Nanterre. Carte
J'etudiant.
21 ans
Adhesion a un parti politique. Carte du parti.
22 ans
Achat voiture d'occasion. Carte grise a la prefecture.
Contrat d'assurance, carte verte.
25 ans
Concours pour entrer dans la fonction
publique et reussite.
Constitution d'un dossier avec extrait de
casier judiciaire.
28 ans
Amour, publication des bans, mariage. Livret
de famille.
Voyage de noces a I'etranger. Passeport et
visa.
29 ans
1" enfant : declaration a la mairie et inscription sur le livret de famille.
30 ans
2' enfant idem.
31 ans
3' enfant idem. Obtention d'une carte de
famille nombreuse.
35 ans
Carte de donneur d'organe, carte de donneur
de sang.
Etc.
Reprenez Z'inventaire ci-dessus. Dtveloppez oralement ou par tcrit.
Le jour de sa naissance, son pere I'a declare a la mairie et il a aussit6t ete inscrit sur
'e registre des naissances ainsi que sur le livret de famille de ses parents.
A dix jours, il a fait sa premiere visite chez le pediatre qui lui a etabli un carnet de
sante ...
~coutez.
(=)
Identite, identites
~changes,points de vue
Echangez vos habitudes, vos impressions, vos souvenirs, vos goats.
1
Aimez-vous le prenom que vous portez? Savez-vous pourquoi vos parents c-1
choisi de vous prenommer ainsi ?
2
Avez-vous un surnom? Est-ce qu'il vous plait?
3 Auriez-vous aim6 avoir un frere jumeau ou une sceur jumelle?
4
Est-ce que vous aimiez vous deguiser quand vous etiez enfant? Aviez-vous udeguisement prefere? E t maintenant ?Cela vous arrive-t-il encore de vous
deguiser? A quelles occasions?
5 A
qui aimeriez-vous ressembler?
6 Si votre visage devait evoquer celui d'un animal, quel animal choisiriez-vous?
une t@ted'oiseau, de cheval, de mouton, de serpent, de lapin ... ?
7 Quel 5ge avez-vous sur la photo qui figure sur votre passeport ou votre carte
d'identite?
8 Avez-vous change physiquement depuis 10 ans?
9 hes-vous physionomiste? Reconnaissez-vous les gens facilement?
443 A quoi @tes-vousen general le plus sensible chez quelqu'un: a sa voix?
a ses yeux? a son sourire?
Si vous deviez temoigner, seriez-vous fiable? Pensez-vous que vous sauriez
decrire quelqu'un fidelement ?
12 Avez-vous deja fait I'objet de contr6les d'identite?
'13 Connaissez-vous vos origines? Vous interessez-vous a la genealogie?
Connaissez-vous I'origine de votre prenom et de votre patronyme?
7 5 Qu'aimeriez-vous transmettre de vous a votre descendance ?
des traits physiques? des traits de caractere? des aptitudes?...
15 Avez-vous un fort sentiment dridentit6 nationale ou regionale?
77
Lorsque vous voyagez, avez-vous le sentiment d'@treun representant de votre pays-
Ecoutez.
Identite, identites
Ce qu'ils en disent
Lisez les rkponses d e quelques Franqais interrogks par des journalistes
sur leur sentiment d'identitk rkgionale ou nationale.
-
Ie suis un blitard
[...]Je ne suis ni Fran~aisni Allemand: je suis Europken.
))
D. COHNBENDIT,
D ~ P U VERT
T ~ EUROP~EN,INTERVIEW 2001.
'e me sens Franqaise essentiellement a I'etranger, dans mes differences, en opposiIn a d'autres choses. Je me sens egalement Franqaise, simplement parce que plus je
yage et plus je constate que j'aime vivre en France. N
CATHERINE
DENEUVE,
ACTRICE.
]e suis Fran~aise,mais je me sens Corse avant tout.. . Je comprends le corse, mais j'ai
k o i n de le parfaire.
LAETITIA
CASTA,MANNEQUIN ET ACTRICE.
))
l e suis Franqais d'origine algerienne et j'en suis fier mais a un moment j'ai ete perturbe. ))
FAUDEL, CHANTEUR.
Je suis parfaitement trilingue: je vis en Zrlande depuis plus de vingt ans et j'kcris mes
'i.res aussi bien en fran~aisqu'en allemand et en anglais. Je considlre que je suis Alsacien
E Europken. H
TOMIUNGERER,
AUTEUR, DESSINATEUR.
Je me sens Corse depuis mon enfance, m&me si, comme beaucoup de Corses, j'ai vecu
CHARLES
NAPOLEON,
CHEF D'ENTREPRISE.
- i e partie de ma vie en dehors de I'ile. ))
]e suis Nantais, Breton, Franqais [...]Je me sens Breton. Pourquoi nier l'hidence? M
PATRICE
MARTIN,
CHAMPION DE SKI NAUTIQUE.
]e me sens immigrk. Je suis Ztalien de ccz?ur,pour toujours. J'ai la nationalitk fran~aise,je
wrle fran~ais,je r h e et j'kcris en italien.. . Tout qa est tres mklangk. Je ne suis pas du tout
rocardier. Et de moins en moins.
GIUSTI,CIN~ASTE.
))
Je suis patriote et je n'ai pas peur de le dire. J'aime mon pays et je suis fier dl@tre
'-anqais. Ce drapeau, il m'a fait pleurer plusieurs fois quand je I'ai vu monter en I'air
I ors que retentissait la Marseillaise. Le drapeau, c'est comme un compagnon de route.
Entre lui et moi, c'est une histoire d'amour n.
DAVIDDOUILLET,
CHAMPION OLYMPIQUE DE JUDO A ATLANTA
EN 1996.
Identite, identites
43
Recherches et decouwertes
Faites la liste des thtmes abordts duns ces difltrents textes.
Les emblemes et les devises
L'identification nationale passe par le symbole. La feuille d'erable canadienne, la
faucille et le marteau sovietique, le soleil levant japonais, mais aussi le lion britannique, I'aigle allemand, le coq gaulois, I'abeille napoleonienne, ou encore la fleur
de lys royale, la cocarde ou le bonnet phrygien revolutionnaire: a chaque nation
sont associes des emblemes ou des symboles exprimant un caractere national. [...I
Parmi tous ces objets, c'est bien sQr le drapeau qui porte avec lui la plus grande
valeur symbolique. Dans la plupart des pays, la loi interdit d'ailleurs de le brirler ou
de le detruire, sous peine de sanctions penales parfois tres severes.
CAI ~ ' ~ rnai~ 1999,
~ no
E 219
~ ~
L'hymne national et le drapeau canadien
Dans son hymne national, le Canada est decrit comme etant I'auteur (( des plus
brillants exploits D. Son drapeau distinctif est reconnu partout dans le monde. Les
autres symboles nationaux du Canada sont le castor, les armoiries, la gendarmerie
royale du Canada, la feuille d'erable, les edifices du parlement, pour n'en citer que
quelques-uns.
MINISTERE
DES AFFAIRES
PTRANGERES ET DU COMMERCE
INTERNATIONAL
Atteinte aux emblemes nationaux etrangers
Celui qui, par malveillance, aura enleve, degrade ou aura par des actes outrage les
emblemes de souverainete d'un $tat etranger arbores publiquement par un representant officiel de cet €tat, notamment ses armes ou son drapeau, sera puni de
I'emprisonnement ou de I'amende.
CODEPENAL SUISSE,
ART.298
Identite, identites
44
L'EURO et les symboles nationaux
Les 8 pieces sont identiques (( c6te pile )) dans tous les pays de la zone euro. (( CBte
face n, chaque pays a mis en avant des symboles nationaux, mais les pieces sont
toutes valables dans I'ensemble de la zone euro. Les 7 coupures de billets sont identiques dans les 12 pays.
L'hymne national belge
L'hymne national belge est une chanson revolutionnaire, la Braban~onne:
;r
p
*'
.\
. .i
/
\
"6 Belgique, 6 mere cherie,
A toi nos cceurs, a toi nos bras,
A toi notre sang, 6 Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unite
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberte ! (ter)"
Qu'est-ce qui forge I'identite suisse?
Chez nous, la montagne est presente jusque dans I'hymne national. Elle impregne le
quotidien et I'imaginaire des Suisses d'ici et d'ailleurs. La montagne forge notre identite et nos modes de vie. n
D'nprks ztrne interview I ISABELLE EICHENBERGER
(Federation romande des consommateurs)
((
Choisissez un thlme et documentez-vous.
Partagez YOS informations sous forme d'exposks.
Identite, identites
A lire, a dire
Le malentendu
JAN
3onjour, je viens pour la chambre.
MARTHA
-? faut que je vous inscrive sur notre livre.
Zi!e va chercher le livre et revient [. . .]
'.lais je dois vous demander votre nom et prinoms.
JAN
"asek, Karl.
MARTHA
--
...ad, c'est tout?
-.
- est tout.
JAN
MARTHA
3ate et lieu de naissance?
JAN
--;ii trente huit ans.
7u @tes-vousn i ?
3 Bohkme.
-'rofession ?
Sms profession.
MARTHA
.. taut &re trks riche ou trks pauvre pour vivre sans un mitier.
JAN,il sotirit
ne suis pas pauvre et, pour bien des raisons, j'en suis content.
MARTHA
.>us @tesTchkque naturellement?
-I
JAN
'
-3turellement.
MARTHA,
sur un azitre ton.
T xnicile habituel?
JAN
12 bohkme.
..
MARTHA
?us en venez?
JAN
- > n ,je viens d'Afrique. (Elle a l'air de izepas comprendre.) De l'autre c6t6 de la mer.
MARTHA
Je sais. (Un temps) Vous y allez souvent?
JAN
Assez souvent.
MARTHA
Quelle est votre destination?
JAN
Je ne sais pas. Cela dependra de beaucoup de choses.
MARTHA
Vous voulez vous fixer ici?
JAN
Je ne sais pas. C'est selon ce que j'y trouverai.
MARTHA
Cela ne fait rien. Mais personne ne vous attend?
JAN
Non, personne, en principe.
MARTHA
Je suppose que vous avez une piece d'identitk?
JAN
Oui, je peux vous la montrer.
MARTHA
Ce n'est pas la peine. I1 suffit que j'indique si c'est un passeport ou une carte d'identitk.
JAN,Ilksitant.
Un passeport. Le voila. Voulez-vous le voir?
Elle l'a pris dans ses tnaitzs et va le lire, tnais le v i e w dotnestiqueparait dans l'encadrement de
la porte.
MARTHA
Non, je ne t'ai pas appelk.
(I1 sort. Martha rend a Jan son passeport, sans le lire, avec une sorte de distraction)
Quand vous allez la-bas, vous habitez prks de la mer?
JAN
Oui.
Elle se Itve, fait mine de ranger son cahier, puis se ravise et le tient ouvert devant elle.
MARTHA,
avec une duretk soi~daine.
Ah j'oubliais ! Vous avez de la famille?
JAN
JJenavais. Mais il y a longtemps que je l'ai quittke.
MARTHA
Non, je veux dire: Etes-vous marie?
((
))
JAN
Pourquoi me demandez-vous cela? On ne m'a posk cette question dans aucun autre hbtel.
ALBERTCAMUS
Le malentendu,
Folio, Gallimard
3. Habitat, logement
~
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Grenier
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Paillasson
Chambres de bonnes n
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z texte. Imaginez-vous chaque scene.
C H A ~ I BNUh4PRO
RE
U N : il se lave les dents.
CHAMBRE
NUMERO DEUX: elle lit un roman
de Georges Simenon.
CHAMBRE
N U M ~ R OTROIS : elle frotte la table a
manger.
CHAMBRE
NUMERO QUATRE : il essuie ses mains
propres mais humides.
CHAMBRE
NUMERO CINQ : elle s'ennuie A
mourir.
CHAMBRE
NUMERO SIX: il enfile son manteau
pour sortir.
CHAMBRE
NUMERO SEPT: elle vient de finir
A la Recherche dti temps perdu et repose
le livre sur une ktagkre bleue.
CHAMBRE
N U M ~ R OHUIT : un rkveil y fait
tic-tac.
CHAMBE
NUMERO NEUF: elle se deshabille
pour se laver les dessous-de-bras.
CHAIVIRRE
NUMERO DIX: la lumiere est restke
allumke et le compteur electrique tourne
pour personne.
CHAMBRE
NUMERO ONZE: quelq~l'unfrappe.
CHAMBRE
NUMERO DOUZE : ils viennent de
faire l'amour et s'endorment l'un dans
l'autre en pensant ail futur.
C H ~ I B NUMERO
RE
TREIZE: je parle tout se~ll.
CHAMBRE
NUMRRO QUATORZE: elle prend un
cachet d'aspirine.
CHAMBRE
NUMERO QUINZE : il attend qu'elle
vienne, mais il est deja si tard.
CHAMBRE
NUh4ERO SEIZE: elle kcrit une lettre
a sa grand-mkre qui vit dans le Nord.
CHAMBRE
NUMERO DIX-SEPT: il allume le
chauffage.
CHAMBRE
NUMERO DIX-HUIT: il prepare une
tisane pour mieux s'endormir.
CHAMBRE
NUMERO DIX-NEUF: elle respire
profondkment.
CHAMBRE
NUMPRO VINGT: il fume une
cigarette bout filtre.
CHAMBRE
NUMERO VINGT ET UN : il ecoute la
radio pour aider les emmerdements a
s'estomper.
CHAMBRE
NUMERO VINGT-DEUX: il reve a une
fille aux cheveux verts qu'il n'a pas encore
rencontrke mais qu'il imagine nue.
CHAMBRE
NUMERO VINGT-TROIS: il hksite
encore.
C H ~ U B NUMERO
RE
IIINGT-QUATRE : elle sort
un petit carnet sur lequel elle inscrit les
actes de sa journke pour ne rien oublier.
CHAMBRE
NUMERO VINGT-CINQ : il allume le
chauffage.
CHAMBRE
NUMERO VINGT-SIX: il k c o ~ ~les
te
escaliers qui demeurent silencieux.
CHAMBRE
NUMERO \
l
~
~il n'y
~ a ~
personne.
ANTOINE
DE LA MORINERIE
~
gcrivez un texte de m&menature en vous inspirant du dessin ci-dessous.
Choisissez, si vous le prkfkrez un autre lieu:
un camping, une rksidence universitaire, une maison de retraite, un hbtel,
une maison de famille, une pension de famille, une prison, un couvent.. .
Comment le dire ?
Annonces
Choisissez une annonces sur la double page.
Prkparez une dizaine de questions ou d'informations.
Logement
Type de logement
studio, F1, T3 ..., vide, meuble,
type d'immeuble, standing ...
Type de maison
maison ancienne, moderne, villa,
pavilion, maison bourgeoise, ferme,
manoir ...
Situation, emplacement,
rue, arrondissement, quartier, centre,
banlieue, village, proximite village, pleine
nature.. .
Superficie, nombre de pieces, disposition
Commodites
/ ' 6.)9~coutez.
proximite de (bus, ecole.. .), possibilite de
garer sa voiture ou de ranger son velo ...
tat
travaux? reparations?
Aspects financiers
loyer, caution, charges, prix de vente
Aspects juridiques
duree du bail, preavis
Faire preciser
les avantages: vue, ensoleillement,
calme, confort, voisinage ...
les inconvenients: vue, ensoleillement,
bruit, inconfort, voisinage...
!ts
scription : forme, style, marque
f tat
Prix
Possibilite d'aller voir, d'essayer ...
Possibilite de livraison
Services
Disponibilites
Delais de realisation
References
Tarifs, salaire horaire, mode de paiement
Prkparez par groupe de 2 ou 3 un casting pour une publicitt
radiophonique ou tklhiske.
_ccc.C_
Ecoutez.
+I\. \
Jeux de
Vous cherchez h louer ou h acheter. Choisissez une de cesfiches.
Essayez de trouver un terrain d'entente avec votre interlocuteur.
Fiche A r6We 7
Vous Ctes Ctudiant(e). Vous Ctes a la recherche d'une chambre vide ou meublee.
Independante ou chez I'habitant? Cela dependra du prix. Votre budget est en
effet limite a I'allocation logement que vous recevez en tant qu'etudiant. Vous
n'avez pas d'autres ressources pour vous loger. En revanche vous seriez prCt(e) a
rendre des services varies, a garder des enfants, a donner des cours de musique.
Vous ne pouvez cacher A votre logeur eventuel qu'il vous faudra pouvoir jouer
de I'instrument qui est le v6tre (violoncelle? trombone? piano?) car vous Ctes
etudiant(e) au conservatoire de musique.
Fiche W r61e 1
ous @tesfonctionnaire europeen. Vous travaillez A Bruxelles et vous cherchez
ns cette ville un pied-a-terre fonctionnel confortable et silencieux.
Vous avez le sommeil leger et avez donc besoin de calme. De plus il vous
faut de la lumiere et de I'espace car vous Ctes claustrophobe. Pour
cette raison d'ailleurs vous ne pouvez pas prendre I'ascenseur. Vous
avez un chien qui ne vous quitte pas, c'est pourquoi vous ne pouvez
pas vivre a 11h8tel.Vous n'occuperez ce logement qu'en semaine car vous retournerez A Paris le week-end.
Fj6kBe & r6le 3
Vous avez six enfants (dont deux adoptes) et vous en attendez un septieme. Vous
devez quitter votre logement a la fin du rnois. Vous n'avez pas pu Ctre loge dans
un HLM et vous cherchez dans I'urgence un logement a prix tres modere car vous
avez des revenus modestes. Vous esperez cependant pouvoir dans quelque temps
acheter un logement car vous allez recevoir un petit heritage. Vous pouvez rendre
de nombreux services en &change de conditions financieres interessantes.
Fiche D r6Ae 1
Vous Ctes un riche investisseur etranger et vous
recherche2 une tres grande et tres belle propriete
de charme en France ou en Suisse. Vous Ctes prCt y
rnettre le prix pourvu que ce soit un produit de qualit6
et de prestige. Vous Ctes tres sensible au cadre et
vous voulez beaucoup de terrain (plusieurs hectares). Vous envisagez A terme d'y implanter un centre
de remise en forme, une clinique de chirurgie esthetique ou un centre de golf pour clientele aisee.
Vous avez un logement, une propriktk. .. a louer ou B vendre.
Choisissez une de ces fiches.
Essayez de trouver un terrain d'entente avec votre interlocuteur.
'ishe A r6Re 2
@tesveilleur de nuit. Vous possedez juste au dessus de
votre appartement une petite chambre de bonne independante.
Elle est libre depuis que votre fils a quitte la maison et a
emporte presque tous les meubles qui y etaient stockes. Vo
'inancierement de louer cette chambre. Vous @tesa la
recherche dlun(e) locataire agreable qui pourrait aussi @tre
Jne compagnie car vous vous sentez seul depuis le depart de
.;otre fils. Vous ne louerez qu'a quelqu'un de serieux et calme
car pendant la journee vous avez besoin de dormir.
\/OUS
'Jous venez dJ@tre
mute(e) de Bruxelles a Geneve dans une organisation internationale. Vous accepteriez de louer votre logement (8"etage), 3 pieces cuisine,
grande terrasse, grand standing, double vitrage) a quelqu'un de confiance. Votre
appartement est tres bien situe dans le centre de Bruxelles pres d'un grand parc
et du Palais royal. Vous ne voulez pas louer a un couple avec enfants ou animaux
car vous avez une moquette blanche et de magnifiques canapes blancs. Vous
aimeriez pouvoir de temps en temps disposer de votre appartement.
eiche C a6!e 2
'dous avez 70 ans et vous vous retrouvez seul avec vos chats a la suite
du deces de votre conjointe. Vous avez un immense appartemen
que vous avez propose de mettre a la disposition de la mairie a
condition toutefois qu'on vous laisse votre chambre et votre
ralle de bains et que vous puissiez disposer de la cuisine a midi.
ltes encore dynamique, vous @tesouvert, jeune d'esprit; vous
2vez le goirt de I'ordre et de I'organisation. Vous avez aussi envisage la possibilite d'une vente en viager qui vous permettrait de
-ester dans votre appartement et vous assurerait des revenus supplementaires.
.'ous venez d'heriter de la maison familiale: un grand manoir XVIIIeclasse monur e n t historique (1 hectare de terrain boise, nombreuses dependances a
-estaurer, bassin et fontaine). Vous savez que vous ne pourrez pas I'entretenir et,
3 mort dans I'dme, vous avez decide de vendre. Mais vous ne vendrez pas a n'imrgrte qui ! Vous voudriez faire affaire avec quelqu'un de respectable qui ne
zenature pas ce bien qui est dans la famille depuis des generations. Cependant
ous @tespresse car vous @tescouvert de dettes (de jeu entre autres).
.
I
!
I
I
~ i s e ces
z textes dtcrivant le dtcor de pitces de ththtre.
Imaginez ce que voit le spectateur. Faites un ou plusieurs croquis.
La scene represente le cabinet de travail du Professeur. Au fond a gauche un petit
couloir, en biais, conduit a la porte d'entrke. Au premier plan a droite, un gueridon
supportant des livres, deux fauteuils et un ibis empaille, derriere lesquels on aper~oit
une haute bibliotheque.
J. TARDIEU, La politesse inutile
Une chambre a coucher sans grand luxe. Un lit de milieu qui s'avance face au public.
PrPs du lit un petit chiffonnier. A gauche, une cheminee surmontke d'une glace et
supportant une lampe. Au milieu un gukridon ... Chaises et fauteuils. I1 est sept
heures du matin.
G. COURTELINE, La peur des coups
a
Bureau d'attente luxueux et moderne. Escalier de marbre blanc, avec tapis rouge B
droite de la baie. Vue sur Gotha couverte de neige.
J. GIRAUDOUX, Siegfried
A
Le rideau s'ouvre sur une tres grande salle de skjour vide. Une fenetre est ouverte sur
des pins. Deux portes-fenCtres sont fermkes, volets tires. Ameublement conventionnel.
Divan. Cheminee. Fauteuil bas. Ca doit etre au bord de la mer. Dans un coin, il y a des
parasols plies. Leger desordre. Bouquets morts. Plantes en pots mortes. Journaux.
M. DURAS, Szrsatzne Andler
5
Le rideau se leve sur un studio bourgeois assez grand, joliment meuble. Presence
feminine sensible. Un petit secrktaire ancien dans un angle, une table, des fauteuils,
des tableaux au mur.
La piece sera kclairee tout a l'heure par une puissante lampe a abat-jour posee sur une
table. Au plafond, une suspension decorative qui ne sera jamais allumke.
J. TARDIEU, Joyezlx retour
((
'
(\'\*~coutez
))
et notez les modifications dans chacun des textes.
-)~nspirez-vous, pour un dtcor, d'un tableau ou d'une pitce qui vous est familidre.
~ c r i v e zdtcrivez.
,
~changes,points
*l?changez
I?
2
3
r 3
vos habitudes, vos impressions, vos souvenirs, vos goiits.
Avez-vous beaucoup demenage?
Combien de logements differents avez-vous occupe dans votre vie?
Que demandez-vous avant tout 21 un logement:
qu'il soit bien situe? qu'il soit lumineux? propre? simple?
peu cocteux? spacieux? calme? fonctionnel? qu'il ait du caractere?
du charme? que le voisinage soit agreable?
Avez-vous des souvenirs d'enfance lies a un des lieux suivants :
maison de famille? piece ou coin de piece? grenier? cave?
jardin? cour d'immeuble? escalier? placard a balai?
Quelle est la piece que vous preferez?
Quelles sont vos couleurs preferees dans une piece?
5
Quel serait pour vous le type de logement ideal (maison, appartement,
peniche, caravane, chateau. ..)? Decrivez-le. Combien de pieces aurait-il?
6 ldealement comment amenageriez-vous une des pieces de votre logernent?
7 Aimez-vous I'ordre? Est-ce bien range chez vous?
8 Avez-vous un poste de television? une radio? Oh sont-ils places?
9 Que voit-on par la fenetre de votre chambre?
Quand faites-vous votre lit: tous les jours? de temps en temps?
jamais? toujours a la m@meheure? des le reveil?
le soir avant de vous coucher?
Aimez-vous ou non le bricolage? ites-vous bricoleur?
Que savez-vous faire ?
Avez-vous des voisins? hes-vous en bons termes avec eux?
Avez-vous des souvenirs de bon ou de mauvais voisinage?
ites-vous indiscret ou curieux? ~coutez-vousaux portes?
Regardez-vous par le trou de la serrure?
Surveillez-vous vos voisins par la fenetre?
:
Qu'emporteriez-vous si votre maison brirlait?
Vos compatriotes sont-ils hospitaliers ?
Comment se manifeste chez eux le sens de I'hospitalite?
L
Existe-t-il des logements sociaux dans votre pays?
Peut-on beneficier d'allocations logement? Les loyers sont-ils chers?
A lire, a dire
La voix de la sagesse
',-vagede fume'e fume sa pipe en arpentant la s h e . Entre un vieil homme.
:z
VIEIL HOMME (timide, apr2s un silence) : Salut, philosophe.
YEAGEDE FUMEE : Salut.
1
: VIEIL HOMME: Je viens te consulter.
XL-AGEDE FUMEE: Je t'koute.
lr VIEIL HOMME: J'habite une seule piece avec ma femme et mes enfants et les enfants
!e mes enfants, nous vivons les uns sur les autres. Mais que puis-je faire, A ton avis?
SUAGE
DE FUMEE (apr2s un temps) : Je me mets a ta place, et voici mon conseil.. . Mais
:? suivras-tu?
E: VIEIL HOMME: A la lettre, c'est promis.
SUAGE
DE FUMEE : Procure-toi un chat et un chien.. .
LE VIEIL HOMME : C'est facile.
SUAGE
DE FUMEE : Une chevre et un mouton.
LE VIEIL HOMME (pensif): Cela peut se trouver.
NUAGEDE FUMEE : Une douzaine de lapins.. .
LEVIEIL HOMME (riveur) : C'est beaucoup.
NUAGEDE FUMEE: Enfin une tortue.
LEVIEIL HOMME : C'est tout?
NUAGEDE FUMEE: C'est tout. Tu mettras toutes ces bCtes dans la chambre. I1 faut qu'elles
vivent avec vous, en famille. Pendant sept jours et sept nuits. Aprks quoi, tu reviendras
me voir.
Le vieil homme sort et revient.
WAGE
DE FUMEE : Et bien ?
LE VIEIL HOMME: J'ai pass6 la semaine la plus atroce de l'univers. Le chien n'arrCte pas
de provoquer le chat. La tortue ne veut rien savoir, ses evasions sont innombrables. La
chevre m'a mange ma provision de sel. Le mouton est malade, et les lapins me rendent fou. C'est encore pire que des gosses !
NUAGEDE FUMEE: Parfait. Commence donc par faire disparaitre le chien, le chat et la
tortue, et laisse passer encore sept jours et sept nuits.
LE VIEIL HOA4ME : Je ferai comme tu dis.
Le vieil homme sort et revient.
NUAGE
DE FUMEE: Alors?
LE vIEIL HOMME : Ca va mieux, Dieu merci. Beaucoup mieux, en tout cas que la semaine
prkkdente.
NUAGEDE FUMEE: Parfait. Mais il te reste a vendre la chevre et le mouton, et a laisser
passer encore sept jours et sept nuits.
Le vieil homme sort et revient.
NUAGEDE FUMEE: Comment $a va?
LE VIEIL HOMME : De mieux en mieux. Mais ces lapins dans la chambre.. .
NUAGEDE FUMPE: Je te conseille pour finir de tuer les lapins. Ce sera I'occasion d'un
festin en famille. Puis, la semaine prochaine, tu reviendras. Ce sera la dernikre fois. Je
t'en donne ma parole.
Le vieil hoinme sort et revient.
NUAGEDE FUMEE: Approche, mon pere. Dis-moi, ne te sens-tu pas l'aise, enfin dans
ta petite chambre?
LE VIEIL HOMME : C'est sans comparaison avec les trois dernieres semaines.
NUAGEDE FUMEE: Vois-tu, mon pere, quand on est malheureux, il suffit d'aggraver sa
peine, et il s u f i t pour &re heureux de retrouver aprks de nouvelles kpreuves le bon
vieux malheur d'autrefois.
-
KATEBYACINE
ecrivain algkrien de langue fran~aise(1929-1989)
Not~vellesaventures de Nuage defilmte
Esprit, janvier 1964
4. Emploi, travail, profession
Canmpnt
-,-.-
-
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k dire?
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C
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6
P
Collegues
Associes
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Directeur
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Petites annonces
Concours
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Entretien d'embauche
Curriculum vitae
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Formation
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Transport
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C,
C,
Stress
Experience
Stage
Bosser
Trimer
Au b o u l o t !
Interessant ~puisantFastidieux Creatif Repetitif
Horaires Mi-temps
Plein temps T e m ~ spartiel
nploi, tr'
Activites professionnelles
Faites en temps limitk une liste de professions.
Classez-les selon le secteur d'activitk.
Observez ces photos.
Quelle peut &trel'activitk professionnelle de ces diflkrentes personnes ?
Comparez vos hypoth2ses.
Emploi, travail, profession
.--..-
LE GRAND HOMME
"
Chez u n tailleur de pierre
ou je l'ai rencontrk
ilfaisait prendre ses mesures
pour la postkritk.
!
JACQUES PREVERT
Paroles, Gallimard
L'un de vous pense a une profession et la fait deviner.
I1 rtpond brihement aux questions prtcises qui sontpostes.
Est-ce une profession...
plut6t masculine ou feminine?
que tout le monde peut exercer? accessible a tous? difficilement accessible
pour certains?
w
exercee par certaines categories de la population plus que d'autres?
d'avenir? menacee de disparition? recente? ancienne?
-
2
consideree? meprisee? qui laisse indifferent? qui fait r@ver?
a
c
-a)
m
qui demande, qui exige, qui requiert, qui suppose...
certaines aptitudes intellectuelles? morales? physiques? de longues etudes?
un long apprentissage?
c
a,
u
c
a,
pour laquelle il faut ... de la patience? de la force? de I'imagination?
du courage?
%a,
a
U
5
U^
qui comporte ... des risques? beaucoup de contraintes? beaucoup de responsabilites?
C-'
9
3
-
Q
risquee? dangereuse? contraignante? fatigante? de tout repos? plan-plan
(( pepere N ?
D?
-
.IA
5
E
m
qui s'exerce ... partout? a I'interieur? a I'exterieur? dans certains lieux
seulement? dans certaines conditions?
-7
qui permet de ... qui ne permet pas de ... qui donne I'occasion de ... voyager?
rencontrer des gens? reflechir? ne rien faire?
..---,
2
-
6
3
+-0
i
dont on entend parler? jamais? rarement? peu? beaucoup? souvent?
de temps en temps? regulierement? en certaines occasions? a certaines
epoques? en ce moment?
generalernent.. . la piupart
~ L tenips..
I
.
c
o
.-
3
0
de ternps en temps.. . rarernent.. .
Ecoutez et tcrivez.
(.-)
A votre tour dtcrivezpar tcrit un mttier.
Emploi, travail, profession
Ce qu'ils en disent
Lisez ces tkmoignages.
cc Je travaille, j'ai
((
u n boulot h plein temps.
))
Je n'ai pas de boulot regulier. C'est pour moi un probleme majeur.
cc Je n'ai pas
de boulot. En quelques mots: je suis duns lepktrin.
))
))
Je ne cherche pas de boulot parce que ma famille est riche. Je vis grbce a I'argent de mes
parents. ))
((
((
((
Je n'ai pas de boulot actuellement, et je me demande bien ce que je vais devenir. s
Je travaille comme serveur, I'ete. ))
(c J'ai choisi depoursuivre une activitk au-delh de l'rige lkgal de la retraite par gofit des contacts
humains, mais aussipar nkcessitk kconomique. N (I.v. 69 ANS, LIVREUSE DE REPAS A DOMICILE)
Je continue a travailler par amour pour mon metier et par fidelite a I'egard de mes patients.
J'ai I'impression que mon activite m'aide a rester en forme et je n'arrsterai que quand ma
sante m'y obligera, n (P.G. 79 ANS, M~DECIN)
((
c(
Je bosseparce qu'il faut bien gagner sa vie! N
cr C'est comme Fa que je paye mes etudes. a
((
Pour moi, le travail, c'est vital. w
cc
Quand je ne travaille pas, je culpabilise. ))
((
Sans mon travail, je ne suis que la moitik de moi-m&me.
((
Pour ma part je bosse du lundi au samedi inclus, quand je rentre le soir, je bosse, quand je
))
rentre le samedi soir, je bosse... Je bosse! ! ! )) (CELIBATAIRE,
DEVELOPPEURDE LOGICIEL)
((
Btant la quatritme d'une famille de dix enfants, j'ai commenck h travailler tr2s jeune.
((
J'ai commence a travailler tres jeune,
w
a quatorze ans, a c8te de mon pere qui etait ebeniste. a
Je commence mon premier job lundi! ))
((
Je viens de finir mes etudes et je commence tout juste a travailler.
))
Je suis traiteur restaurateur. Mon boulot consiste duns la prkparation et la composition de
buffets froids.
((
))
((
Je suis psy de formation, mais je travaille comme consultant informatique depuis pres d'un an. n
cc Je bosse dans
((
une boite de jeux videos. w
J'exerce la profession de pbtissier dans la boulangerie pbtissiere de mes beaux parents. ))
Emploi, travail, profession
71
z'aimepas le travail;je n'ai jamais aimt Fa. J'ai toujours dit quej'ktais uneparesseuse contraetje le suis vraiment. w (UNEDESHUIT ACTRICES DE HUIT FEMMES[cf. photo p. 1131, laquellel)
~ I U travail
~ I
me plait beaucoup, bien que ce soit parfois penible. J'ai oublie de le dire, mais je
suis prof de construction mecanique.
- Pas facile de concilier vie familiale et vieprofessionnelle.
w (UNEPHARMACIENNE)
'don travail me plait, entre autres parce que, I'autonomie y est valorisee. (UN MANAGER)
I
- Mon travail ne me convientpas, il ne correspond pas d ce que je souhaiterais faire. u
Je n'aime pas mon boulot, alors j'ai tout reporte sur mon couple, en essayant de tout faire
30ur que Fa marche...
..Je n'ttaispas satisfaite de mon emploi et je me suis dit que jepouvais faire mieux, alors j'ai change
I
',
de travail. u
I
Dour moi le travail c'est comme un genre de violon d'lngres remunere. (UN FINANCIER)
I
I
Certains de ces personnages peuvent-ils &treles auteurs de ces phrases ?
Comment le dire ?
Ecoutez l'interview. R e p k e z les diflirents points abordb duns l'interview.
Prenez des notes puis reconstituez l'interview it datx.
fC')
i
Outils de travail, materiel
Duree hebdomadaire de travail, rythme de travail, horaires
Conditions de travail: conditions materielles, atmosphere, relations professionnelles
Duree des vacances, repartition des jours de conge
Montant des revenus professionnels, mode de paiement, avantages en nature
Perspectives de carriere: avancement, augmentation, changement de fonction
Statut de la profession
Formation: nature et duree des etudes, dipl6mes obtenus, experience, apprentissage
Choix de la profession: vocation, hasard, necessite, relations
Debuts professionnels
Qualites exigees
Avantages et inconvenient5
I
1
Rtdigez u n e dizaine de questions pour interroger quelqu'un sur son travail.
Emploi, travail, profession
73
Informations
La structure de l'emploi
s'est transform&
en quelques dhnnies.
La repartition de la population active entre les difftrentes categories
socio-professiorulelles a connu ulie veritable mutation. Le nombre des
agriculteurs (exploitants et ouvriers agricoles) s'est co~lsidtrablement red uit
depuis le milieu d u )OY sikcle. Celui des
ouvriers a dimirluC plus rtcenlment, A
~ x ~ r tdu
i r debut des anntes 70. Les cols
bleus *,manceuvres et ouvriers de routes
qualifications qui avaient profit6 des
deux premikres rt5volutions industrielles
(machine 3 xipeur et tlectricite) ont ttt
touch& par la troisikme rtvolution, celle
de 1'6lectrotlique.
Les professions intermtdiaires (techniciens, contremaltres, chefs d'tquipe,
instituteurs.. .) ont comlu duns le m&me
temps une forte progression de leurs
effectifs. I1 en est de m&medes cadres et
des professions intellectuelles suptrieures
(professeurs, professionnels de I'information, de I'art et des spectacles.. .). Les
artisans et commerc;ants ont vu ;iu
contrrrire leur nombre se rtduire a u fur et
3 nlesure du dtveloppement des grandes
surfaces.
On a assist6 globalement B une
cc tertiarisation
des emplois: 72 %
concernellt Its services, marchands ou
adnlinistrts. La ftn~lisationde la socittt
a eu des incidences sensibles; les fenlnles
1.epr6sentaient 46 % de la population
((
))
Emploi, travail, profession
-- 74
active en 2001. Enfin, le salariat s'est
dtveloppt et regroupe aujourd'hui 89 %
des actifs.
Les agriculteurs
reprksentent moins de 3%
de la population active..
.
En 1800, Ies trois quarts des actifs
travaillaient dans I'agriculture. Le
changernent s'est amorct des 1815.
Pendant toute la ptriode 1870-1940, Ies
effectifs se sont maintenus, malgrt la
baisse rtgulikre de la part de I'agriculture
dans la production nationale. 1% la fin
de la Seconde Guerre mondiale, 1;)mtcanisation a acctltrt I'exode rural. Le dCclirl
s'est poursuivi depuis et les effectifs ont
encore dinlinut de moitit entre 1980
et 1995. On ne comptait plus en 2001 clue
613 000 agriculteurs exploitants contre
671 000 en 1999 (et 7,s nlillions en 1946).
11 s'y ajoute 246000 ouvriers agricoles
(contre 284000 en 1999).Le nombre des
exploitations (650000 en 2000) a t t t
divist par trois depuis 1960, sous I'effet
de la concentration des terres.
La disparition des agriculteurs est
celle d'une classe sociale, d orlt beaucoup
de Frailpis sont issus. Au-deB des
difficultts d e reconversion, c'est un
dr;ime plus profond qui s'est jout a u
cours de la seconde moitiC d u Wsikcle:
la perte progressive (its racines de tout
un peuple [...I
~coutez.
f, \\
G. MERASIET,
Frnncoscopie 2003, O Larousse/ VUEF 2002
Emploi, travail, profession
Humeur, Humour
Regardez ces dessins.
Quels themes traitent-ils?
Sont-ils d'actualite? Sont-ils dates? Sont-ils intemporels ?
Vous font-ils sourire? Oui? Non? Pourquoi ?
Si ces dessins illustraient des articles de pre!sse, quels pourraient @treles titres de ces
articles?
,
travail, profession
DESSINS
DE PLANTU
Les phrases suivantes pourraient &tredes titres de faits divers
et pourraient faire sourire. Pourquoi ?
Fait divers
-d
PINCER
n maroquinier a CtC pris
la main dans le sac
Choisissez un titre et imaginez les dttails du fait divers.
Racontez oralement et par tcrit.
I
I
I
I
Qui a fait quoi ?... Ou?... Quand ?.. . En presence de qui ?... Pourquoi ?.. . Comment ?...
A votre tour cherchez des jeux de mots en partant des expressions
ci-dessous.
ktre dans le p6trin.
ktre dans ses petits souliers.
Passer 196ponge.
Boire du petit-lait.
Avoir une dent contre quelqu'un.
Avoir un caeur de pierre.
Faire les yeux doux h quelqu'un.
fitre dans de beaux draps.
Emploi, travail, profession
1
Voici, imagines par des romanciers, quelques missions professionnelles
sortant de Z'ordinaire.
DLcouvrez-les a travers ces extraits de textes.
i
[...]Personne ne savait que Jaune etait un loueur d'enfants. Des couples mariks et stkriles,
s'ennuyant dans I'existence, voulant epater des amis ou souhaitant tout simplement faire
une experience avant une adoption, pouvaient s'ils le dksiraient, louer Jaune pour une soir6e complete, un, deux ou trois enfants.
JEAN MARCROBERTS, Les enfants de forttine, Le Seuil
L'administration donnait beaucoup d'argent Colin [ . . . ] I1 devait, maintenant monter chez
des gens tous les jours. On lui remettait une liste et il annonqait les malheurs un jour avant
qu'ils n'arrivent.
Tous les jours, il se rendait dans les quartiers populeux ou bien dans les beaux
quartiers. I1 montait des tas de marches. I1 ktait tres ma1 requ. On lui lanqait la t&te des
objets lourds et blessants, et des mots durs et pointus, et on le mettait ?I la porte. I1 touchait
de l'argent pour cela et il donnait satisfaction.
BORISVIAN, L'tcurne des jot~rs,10118
Je suis Bouc Emissaire [...I Lorsqu'un client se pointe, je suis appelk au bureau des
Reclamations ou je reqois une engueulade absolument terrifiante. Mon boulot consiste a
subir cette tornade d'humiliations, avec un air si contrit, si paumk, si profondement desespCr6, qu'en regle genkrale le client retire sa plainte pour ne pas avoir mon suicide sur la
conscience, et que tout se termine a l'amiable [ . . .] voila. Je suis pay6 pour qa. Assez bien
d'ailleurs.
DANIEL
PENNAC, Au bonheur des ogres, Folio
Imaginez de nouveaux metiers en suivant les instructions ci-dessous.
1. Classez des noms de metiers que vous connaissez en fonction de leur suffixe.
2. Cherchez dans un dictionnaire franco-fran5ais des definitions de metiers et
I
~rofessionsou fonctions.
Uotez-en les constructions. Exemples.
Prefet
I
Mbcanicien
Fonctionnaire
I
Homrne
I
reprbsentant le pouvoir central
5 la tcte d'un departement
qui a pour metier de monter, d'entretenir
ou de reparer les machines
dont la fonction est de diriger
3. Choisissez une onomatopee, rajoutez un suffixe (cf. 1)
Exemple
Tic Tac + eur = tictacteur
Tic Tac + logue = tictacologue
4. 11 ne vous reste plus qu'a definir cette nouvelle fonction !
Tictacteur: Celui dont la profession est de remonter les pendules a domicile.
Tictacologue: Specialiste de I'evolution du bruit des pendules a travers les siecles.
Que les meilleurs gagnent !
1
I
I
I
I
Emploi, travail, profession
1
~changes,points
~changezvos habitudes, vos impressions,vos souvenirs, vos gotits.
d
2
3
Aver-vous une activite professionnelle? En quoi consiste votre travail?
Votre travail vous plait-il? Quels sont les avantages et les inconvenients de votre
travail ?
Etes-vous engage depuis longtemps dans la vie professionnelle? A quel Age avezvous commence a travailler?
4 Aimeriez-vous ne pas &re
oblige de travailler?
5 Avez-vous travaille pour gagner votre argent de poche?
6 Vos parents avaient-ilslont-ils des projets professionnels pour vous?
7
8
Quel metier rCviez-vous d'exercer quand vous etiez jeune enfant?
Savez-vous ce que faisaient vos grands-parents, arriere grands-parents
et arriere arriere grands-parents?
9 Y a-t-il dans votre famille des traditions professionnelles? Est-on par exemple
artisan, commergant, medecin, militaire ... de pere en fils?
10 Y a-t-il dans votre entourage beaucoup de femmes au foyer
((
ou (( d'hommes au foyer
m
N ? Souhaitez-vous faire
D?
partie d'une de ces categories?
Parmi les professions et metiers actuels quels sont, a votre avis, les metiers
d'avenir? Les metiers condamnes a disparaitre?
12 Etes-vous vCtu de la mCme maniere lorsque vous allez travailler et lorsque vous
n'y allez pas?
13
14
15
I6
Quelles sont, dans votre pays, les professions ou I'on porte un uniforme?
Si vous etiez commergant, quel type d'objets ou de produits aimeriez-vous vendre?
Si vous etiez medecin quelle serait votre specialite?
Si vous etiez avocat, quel type de causes ou de clients refuseriez-vousde defendre?
Quels sont. pour vous ou dans votre entourage les professions les plus valorisees?
Les moins considerees?
Etes-vous pour ou contre le travail au noir? Le travail des femmes?
Les allocations ch6mage? Le RMI ?
Emploi, travail, profession
A lire, a dire
((
TRSONNAGES
1. LA PROPOSITION
1. L'ALTERNATIVE
3. L'HYPOTHESE POSlTlVE
L'augmentation
))
4. L'HYPOTHESENEGATIVE
5. LE CHOIX
6. LA CONCLUSION
'.ous avez mdrement rkflechi, vous avez pris votre decision et vous allez voir votre chef de
Service pour lui demander une augmentation.
3
'3u bien votre chef de service est dans son bureau, ou bien votre chef de service n'est pas
Jans son bureau.
>
Si votre chef de service Ctait dans son bureau, vous frapperiez et vous attendriez sa reponse.
-I
Si votre chef de service n'ktait pas dans son bureau, vous guetteriez son retour dans le couloir.
Si~pposonsque votre chef de service ne soit pas dans son bureau.
6
En ce cas vous guettez son retour dans le couloir.
1
I'ous guettez dans le couloir votre chef de service.
-7
Ou bien votre chef de service revient ou bien votre chef de service ne revient pas.
3
Si votre chef de service revient, vous irez frapper a la porte de son bureau et vous attendrez
sa rkponse.
4
Si votre chef de service ne revient pas, le mieux que vous ayez a faire est d'aller dans le
bureau voisin voir votre colli?gue, Mademoiselle Yolande.
J
Supposons que votre chef de service tarde a revenir.
6
En ce cas vous allez voir Mademoiselle Yolande [. . .]
1
\Tous allez voir Mademoiselle Yolande.
2
.\lais, ou bien Mademoiselle Yolande est dans son bureau ou bien Mlle Yolande n'est pas
sans son bureau.
3
Si Mlle Yolande etait dans son bureau, vous pourriez, a condition toutefois qu'elle soit de
bonne humeur, bavarder un instant avec elle en attendant le retour de votre chef de service.
Emploi, travail, profession
81
4
Mais si Mlle Yolande n'est pas dans son bureau, il ne vous reste plus qu'A faire le tour des
diffkrents services dont l'ensemble constitue tout ou partie de I'organisation qui vous
emploie en attendant un moment plus propice pour aller voir votre chef de service.
5
Supposons que Mlle Yolande ne soit pas dans son bureau.
6
En ce cas vous faites le tour des diffkrents services dont I'ensemble constitue tout ou partie
de I'organisation qui vous emploie et vous attendez un moment plus propice pour aller voir
votre chef de service.
43 pages plus loin
1
Vous allez voir votre chef de service.
5
Supposons qu'il soit dans son bureau.
6
Vous frappez et vous attendez sa rkponse.
2
Ou bien il rkpond ou bien il ne rkpond pas.
5
Mettons qu'il rkponde.
2
Ou bien il rkpond oui 011 bien il repond non.
5
Mettons qu'il reponde oui.
6
Vous ouvrez la porte, vous entrez, vous refermez la porte, vous vous arrCtez A quelques pas
de votre chef de service et vous attendez.
2
Ou bien il vous offre un sikge 011 bien il ne vous en offre pas.
5
Mettons qu'il vous offre un siege.
G
Vous prenez le siege que votre chef de service vous offre, vous vous asseyez et vous attendez.
2
Ou bien votre chef de service vous demande ce qu'il y a pour votre service 011 bien votre
Chef de Service ne vous demande pas ce qu'il y a pour votre service.
5
Mettons que votre chef de service ne vous demande pas ce qu'il y a pour votre service.
6
Ca ne fait rien: vous vous raclez la gorge et vous exposez votre probleme. [. . .]
)
Ecoutez.
Emploi, travail, profession
GEORGES
I
L'augmentl
Paris, Hachette
5. Temps libre, loisirs, f6tes
Informations
..
!. .
Jours feries
P
Se divertir
4
*/.
-\
Gratuit
Oiente
Budget
*W
Habitudes
Jouer
ti
FPter
Rire
'9
clubs
&' Rencontrer
Passion
JlSleld
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on
Jeux
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ga
71
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Or
,,
I
.+
Epanouissement
Passe-temps
GoOts
Violon d'lngres
Hobby
Act ivites
Marche des loisirs
Li berte
Temps libre
a Tele
1.
3
.+r~
E.
OI
E~ojul
Vacances
Decouvrir
Jour de fete
a re sse'
Collectionner
Salle des fetes
Voyages
Ce qu'ils en disent
Pourriez-vous Ltre Z'auteur de certaines de ces phrases recueillies sur Internet?
((
J'aime la p@cheFa me detend, ga me fait r@ver.))
((
Pendant rnes loisirs, je me consacre b mon sport favori: la chasse sous-marine.
((
J'aime les sorties entre amis et danser ... Pour me defouler.
((
La photographie est u n de mes loisirs favoris.
))
))
))
Je suis une lectrice enthousiaste et gourmande. La lecture constitue un de mes
loisirs favoris. ))
((
(( Je travaille comme barman duns u n petit bar et je passe m o n temps libre ci
composer de la musique et a jouer sur mon ordi..
.
))
Quand je suis libre, je me consacre volontiers a des activites de plein air, a la
lecture et a la cuisine ... ))
((
Autrefois je frtquentais les cours de danse et j'ai gardt cet amour pour la danse,
j'aime aller danser quand j'ai du temps libre.. . ),
((
Quand j'ai du temps libre, je regarde la tele, je vais au cinema et je cuisine.
J'aime Fa cuisiner ... ))
((
((
Je n'ai pas de loisirs, mon parcours c'est: maison, boulot, dodo.
))
De maniere generale, je passe mon temps libre a lire et a visiter des musees, des
monuments. n
((
((
Quand je suis libre je passe mon temps d ne rien faire.
((
J'ai une passion pour tous les jeux de cartes, de hasard, les jeux video.
w
))
.
Je suis agriculteur ctrtalier.. J'aime les voyages, la danse, les promenades et
autres loisirs simples.. .
((
))
Mes loisirs se partagent entre ma famille, les echecs, et le karate. En fait, plus
que le karate, j'ai une passion pour le Japon et les arts martiaux en general. ))
((
((
Je n'ai pas de loisirs particuliers..
.
))
(( En realite mes loisirs preferes, c'est d'abord tres honn@tement,me reposer parce
que j'ai vraiment une vie de chien. ))
((
Le pokerfigure parmi mes loisirs favoris (aprks leptdalo). ))
Loisir
Le loisir est habituellement oppose au travail, c'est I'activite A laquelle se livre habituellement, et pour son plaisir, un individu. Le loisir n'est pas I'oisivet6, ce qui ne
signifie pas que soient condamnables ceux qui prefPrent utiliser leur temps libre A
ne rien faire plut8t qu'A pratiquer une activite. Le loisir est donc une possibilite
d'occupation du temps libre.
DOMENACH,
J.-M.PONTIER,
La societe francaise, Paris, Dalloz, 1989
- Je passe mon temps libre sur Internet, un outil genial que je viens de decouvrir.
n
Je passe rnon temps libre a jouer de la batterie, ttudier le chinois et sortir avec mes
amis. ))
A mes moments perdus, je fais des aquarelles, I'aquarelle, c'est mon (( violon d'lngres.
D'
I . VIOLOND'INGRES
Cette expression d b i g ~ i e1111 talerlt exerct!par q~relqu'rrrren dehors de son activite principale.
C'etait le violon polrr le peintre Ingres ( 1 780-1867) syn. :hobby, passe-tenips favori.
~ c o u t e et
z notez comme ci-dessous.
I
Quand?
!
Ou?
I
f ..-)
Quoi ?
ramasser
I
Ecnanges, points ae vue
\
Bchangez vos habitudes, vos impressions, vos souvenirs, vos goirts.
?(
Avez-vous beaucoup de temps libre? Environ combien d'heures par jour dans
une journee ordinaire?
2 Avez-vous le sentiment que vos grands-parents, arriere-grands-parentsou arrierearriere-grands-parents avaient plus ou moins de temps libre que vous?
3
Vous arrive-t-il de vous ennuyer quand vous ne travaillez pas?
Est-ce que vous prenez parfois le temps de rCver? de f l l n e r ? de trainer?
de ne rien faire?
5 Associez-vous I'idee de loisirs plut6t au mot
(( activite
plut6t au mot (( recompense )) ou au mot (( dO N ?
6
7
,,ou au mot
((
repos ))?
Combien d'heures par jour ou par semaine passez-vous devant un ecran de
television ou devant un ordinateur? Le faites-vous par plaisir? par devoir?
par paresse? par curiosite?
Avez-vous des passions, des hobbys, des violons d'lngres? Est-ce que ce sont
les m@mesdepuis toujours ou est-ce que vous en avez change?
8 Avez-vous le goOt du jeu? Avez-vous un temperament joueur? Aimez-vous les
jeux d'argent ?
9 Faites-vous partie dlun club, dfun groupe de loisirs? Airnez-vous les loisirs
organises? Aimez-vous organiser des activites pour les autres?
10
La part des loisirs dans votre budget est-elle importante?
11 Savez-vous quels etaient les loisirs de vos arriere ou arriere-arriere-grands-parents?
12
13
Vos activites de loisirs sont-elles differentes selon les saisons?
Quels etaient vos jeux prkferes quand vous etiez jeunelenfant?
'I4 ttes-vous pour ou contre les jeux d'argent ? la corrida ? les jeux video ?
le farniente ? la chasse ?
Jeux de r8les
Annonces
Ecoutez.
I
fL-\ !
I . SAINT-JACQUES-DE-CO~IPOSTELLE
en Galice (Espngne) est depuis le
iMo)~enAge tin grzlrrd lieu de pilerinage potrr les clrrdtierrs. Des joules de
pilerins s'y sotit rendus deprris torrte murope porrr y vitrdrer le tombearr
de snirrt Jacques. Quatre gratdes voies qui tral~ersnierrrla France y
cor~dtrisnietrt.Ddsormais srrr les cheniirrs de Saitit Jacques, les randonfierlrs sorrt sans doute plus rzornbrerrx que les pilerins.
Choisissez une annonce, un rdle et un partenaire.
Prkparez-vous d demander des informations et ci en donner (3 au minimum).
Improvisez des dialogues.
I
I
.. -
Connaissez-vous ces objets?
Connaissez-vous ces jeux et jouets?
Connaissez-vous leur nom, leur origine?
Savez-vous comment on y joue et a combien ?
. - -6Y,
Des jeux, des regles
Identifiez les jeux dtcrits. Les r~glesvous semblent-elles compl2tes ?
Est-ce ainsi que vous y jouez?
Jeu 7
Materiel: Une feuille quadrillee ou un tableau de 9 cases. 3 pions par joueur.
Nombre de joueurs: 2
Deroulement: Chaque joueur pose a tour de r61e son pion sur le quadrillage. Lorsque
tous les pions sont poses, chacun peut a son tour deplacer un de ses pions vers une
case voisine.
But du jeu: Le but du jeu est de reussir le premier a aligner verticalement, horizontalement ou en diagonale ses 3 pions.
Jeu 2
Materiel: Un ensemble de baguettes de m@metaille et de valeurs differentes.
Principe: Le jeu consiste a reprendre une a une les baguettes qu'un des joueurs a laisse tomber en eventail sur la table.
Regle: Seule la baguette a enlever peut @tretouchee ou deplacee. Si I'on touche ou si
I'on fait bouger une autre baguette on perd son tour. Les joueurs peuvent se lever
mais n'ont pas le droit de changer de place.
deu 3
La partie se deroule sur un damier de 100 cases - 50 blanches et 50 noires. Chaque
joueur a en sa possession 20 pions. Au debut de la partie les pions sont installes sur les
quatre premiers rangs du damier. Les pions se deplacent d'une seule case a la fois, en
avant et en diagonale.
Le jeu consiste a (( prendre n les pions adverses en sautant par-dessus, en avant ou en
arriere. La prise est obligatoire. Les pions captures doivent @treretires du damier une
fois le coup joue.
LESJOUEURS DE CARTES
PAUL CEZANNE
Le saviez-vous?
Venus d'orient, les premiers jeux de cartes sont apparus en Europe, et plus particulierement en Italie, a la fin du XIVesiecle. D'abord reserves aux adultes, ces jeux coirtaient fort
cher: peints a I'unite ils etaient produits en petite quantite.
Le nombre de cartes dans un jeu et leur repartition entre points et figures habillees (valets,
dames, rots) furent fixes assez t6t contrairement aux symboles des couleurs qui evoluerent selon les epoques et les fabricants. Mais au XVe siecle, les jeux ressemblaient dPjA 2
ceux que nous connaissons.
LE JOURNAL DE CARREFOUR
- JANVIER 2002
Lisez la r2gle du (< Memory )) puis fabriquez-en un avec des mots.
Materiel :
Un jeu de cartes o u u n jeu d'images allant par paires.
Deroulement :
Les cartes sont etalees sur la table, faces cachees.
Le premier joueur commence.
Si la mCme image apparait sur les deux cartes le joueur gagne cette paire et rejoue.
Sinon il repose a la m@meplace les deux cartes sur la table, face cachee et le second
joueur joue a son tour selon le m@meprincipe.
Le gagnant est celui qui accumule le plus de paires.
LA PARTtE
DE CARTES
MARCEL
GROMAIRE
Ecoutez.
{.-\
Culture et loisirs
En 1997
des Fran~aisn'etaient jamais alles a I'opera ou a un concert de jazz.
'_
n'avaient jamais assiste a un concert de rock.
n'avaient jamais assiste a un concert de musique classique.
n'avaient jamais assiste a un spectacle de danse professionnelle.
n'etaient jamais alles dans un parc d'attraction.
n'avaient jamais mis les pieds dans une galerie d'art.
n'avaient jamais assiste a un spectacle de danse folklorique.
n'etaient jamais alles voir une exposition de peinture ou de sculpture.
n'etaient jamais alles au theatre.
n'etaient jamais alles au cirque.
n'avaient jamais visite un monument historique.
n'etaient jamais alles dans un musee.
n'etaient jamais alles au cinema.
i
En 13 ans, moins de temps contraint
Quatre temps viennent scander la journee des Franqais. Le temps consacre
entretenir ((: la machine humaine D occupe la moitie de la journee; le temps (.Ie
travail ou d'etudes est tres variable bien sGr selon que I'on est actif ou inactif
(femme au foyer, retraite ou etudiant). Pour leur part les travaux domestiques et
les loisirs remplissent respectivement quatre heures et quatre heures et demie IJ la journee. Entre 1986 e t 1999, grgce essentiellernent a la diminution globs
du temps de travail et des tfiches menageres, le temps quotidien de loisirs s'e
allonge d'une derni-heure.
SOURCE: INSEE NO 675 ocr 99, DUMONTIER
F. ET AL
-
1
Le loisir remplit des fonctions portcurs dc convivialit6 ct cle soliclaritk.
individuelles.. .
Ainsi, Ic temps consacr6 i la filmillc ct
Lc temps librc pcrnlct clc fairc cc clue I'on
aimc, cc qui n'cst pas tonjours possible
dans Ic catlrc dc l'actiuiti. profcssionncllc.
Le d6vcloppcmcnt personnel constitile
ainsi unc illotivation croissantc, 2 la fois
pour Ics actifs ct Ics in;lctifs. La pratiquc
du sport s'inscrit dans ccttc d6marchc.
L'objcctif poursuivi n'cst pas clc rbaliscr
dcs performances, nlais dc rester en
h r m c , dc micus vivrc ct dc vicillir moins
vitc. I1 cst. aussi dc supporter Ic stress
engcndrC par 1i1 vie contcmporainc, dc
trouvcr I'Ccluilibrc cr I'harmonic cntre le
physique ct Ic mcntal. Lc contact avcc la
nature cst unc i~utrcdirncnsion croissantc
en matikrc dc loisir. Lcs ircti\litCs dc plcin
air sc d6vcloppcn1, dans la mouvancc dcs
pr6occupations Ccologiclucs (menaces
sur I'environncn~cnt ct sur Ics csptccs
\tivanlcs) ct cn rCaction avcc Ics contraintcs
dc la vic urbi~inc.
On constalc rtussi unc volont6 croissantc
dc rcndrc Ic temps librc plus productil, I:
tra\tcrs par cxcmplc lcs activitCs dc bricolagc 011 dc jardinage ou Ics pratiqucs
culturcllcs amalcurs (musiquc, pcinturc,
dansc, th6ritrc ...). Ccttc motivation a unc
dimension Cconomiquc; en sc rcndant
dcs scrviccs :I cus-mtmcs, Ics mbnagcs
Cconomisent dc I'argcnt. 11s donncnt
aussi un scns ;I lcurs loisirs ct B Icur vie.
...et collectives
La vocation dcs loisirs n'cst pas sculcmcnt indi\~iducllc. Rcaucoi~p son1
j aux amis s'cst accru avec la misc cn place
i
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1
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I
tlc la r6duction tlu tcillps dc travail. La
participation :lux associatio~lss'inscrit
clans ilnc d6inarchc autant solidairc clue
solitaire, Its dcus notions 6tant tl'aillcurs
difl?ciles A s6parcr. On observe dcpuis
plusicurs ann6cs u n accroisscmcilt tlu
nombrc dcs associatioils caritativcs ct de
leur rblc dans lc lonctionncmcnt social.
Lc loisir sc confond done dc moins cn
moins avcc I'oisivctC. I1 n'cst pas seulcmcnt un temps Cgo'istcs, dcstinb ii la
construction 011A la prcscruation dc son
identitb. I1 cst dc moins en moins vCcu
comme un lcnlps mort, car il pcrrncl un
cnrichisscmcnt permanent. La socibtC
lai'cluc avsncc sur In voic d'unc riconciliation cntrc unc dbmnrchc individualistc
souhaittc 011 parlois subic (chacun cst
rcsponsablc dc son proprc dcstin) ct unc
prfoccupation dc solidarit6 h 1'Cgard dc
ccux qui nc pcuvcnt s'assumcr sculs.
Cct tc double dimension, quc I'on pcut
baptiscr igologie, rcprCsentc I'un dcs dCGs
majcurs dc la riouvcllc civilisi~tionen
prbparation.
((
I
:
:
:
!
1
G. MERMET, Frnncoscopie 2003, O Laroussel VUEF 2002
Recherches et decouvertes
Choisissez un des thtmes tvoquts dans ces deux pages.
Documentez-vous puis tchangez vos informations.
1. Parcs de loisirs et de decouverte
Regardez, dtcouvrez.
t
Clerrnont-Ferrand
-
M~cropolis- Millau
&a cite des insectes
~ t e n d e siz vous le souhaitez votre recherche
a d'autres pays aux parcs d'attractions
d'autres lieux de dtcouverte
thtmatique: parcs zoologiques, parcs floraux et botaniques.. .
2. lours de fete et jours feries
Voici les principales fktes ou jour fbrib fiancais, belges et misses.
Les connaissez-vous ?
4rrnistice 1918
Ascension
Assomption
Chandeleur
~piphanieou Fete des rois
Fete de la musique
Fete de mai
-
Fete du roi
Fete du travail
F@tenationale
F@tedes meres
Fete des vendanges
Jour de I'an
L'escalade
Mardi gras
Noel
Piques
Pentec6te
Saint Jean
Saint Valentin
Sainte Catherine
Toussaint
Victoire de 1945
Quand ces fetes sont-elles celebrees?
* Dans quels pays?
Donnent-elles lieu a des jours feries?
* Quelle est leur origine? Sont-elles de nature religieuseou profane?
Celebrent-elles des evenements historiques?
A quand remontent-elles?
De quelle maniere sont-elles celebrees? Par qui? Oir?
Ecoutez.
[:\
Lisez.
3 e quand date Mardi gras et quelle est son origine?
1317s la
tradition catholique, le careme, periode de jeine, ou de restrictions alimentaires d'une duree
I? quarante jours, commence le mercredi des Cendres et se termine le jour de Paques, f?te annelle qui
:mmPmore la rPsurrectiondu Christ. Le dernier jour avant le careme correspond a un mardi le (( Mardi
-:-as)) qui est jour de carnaval.
- 2 mot carnaval de I'italien x carnelevare D qui signifie x 6ter la viande D Pvoque a I'origine I'idee d'abr nence. Au Moyen Age le Mardi gras etait le dernier jour oh la consommation de vlande, le manger
;-as, etait autorisrie par I'eglise. C'Ptait donc un jour de fete. A la Renaissance, est apparue la tradition
:J deguisement. On change d'apparence, on change d'identite pour un jour, on rompt avec les r8les
:;ciaux traditionnels: la femme devient homme, le maitre valet et vice-versa... De nos jours le Mardi
;'as a perdu sa valeur religieuse pour Ctre surtout une fCte profane.
A lire, a dire
Une partie de campagne
On avait projetk depuis cinq mois d'aller dkjeuner aux environs de Paris, le jour de la
fCte de Mme Dufour, qui s'appelait Pktronille. Aussi, comme on avait attendu cette
partie impatiemment, s'ktait-on lev6 de fort bonne heure ce matin-la.
M. Dufour, ayant empruntk la voiture du laitier, conduisait lui-mCme. La carriole, a
deux roues, ktait fort propre; elle avait un toit support6 par quatre montants de fer ou
s'attachaient des rideaux qu'on avait relevks pour voir le paysage. Celui de derrikre,
seul, flottait au vent, comme un drapeau. La femme, ?I c6tk de son 6poux, s'kpanouissait
dans une robe de soie cerise extraordinaire. Ensuite, sur deux chaises, se tenaient une
vieille grand-mere et une jeune fille. On apercevait encore la chevelure jaune d'un
garqon qui, faute de siege, s'ktait ktendu tout au fond, et dont la tCte seule apparaissait.
Aprks avoir suivi I'avenue des Champs-~I~sCes
et franchi les fortifications a la porte
Maillot, on s'ktait mis A regarder la contrke. En arrivant au pont de Neuillp M. Dufour
avait dit: Voici la campagne enfin! et sa femme, a ce signal, s'ktait attendrie sur la
nature.
Au rond-point de Courbevoie, une admiration les avait saisis devant I'kloignement
des horizons. A droite, li-bas, c'ktait Argenteuil, dont le clocher se dressait ; au-dessus
apparaissaient les buttes de Sannois et le moulin d'orgemont. A gauche, l'aqueduc de
Marly se dessinait sur le ciel clair dl1 matin, et l'on apercevait aussi, de loin, la terrasse
de Saint-Germain; tandis qu'en face, au bout d'une chaine de collines, des terres
remukes indiquaient le nouveau fort de Cormeilles. Tout au fond, dans un reculement
formidable, par-dessus des plaines et des villages, on entrevoyait une sombre verdure
de f o r k .
((
))
Le soleil commenqait a brQler les visages ; la poussiere emplissait les yeux continuellement, et, des deux c6tks de la route, se dkveloppait une campagne interminablement
nue, sale et puante. O n eQt dit qu'une lilpre l'avait ravagke, qui rongeait jusqu'aux
maisons, car des squelettes de bitiments dkfoncks et abandonnks, ou bien des petites
cabanes inachevkes faute de paiement aux entrepreneurs, tendaient leurs quatre murs
sans toit.
De loin en loin, poussaient dans le sol sterile de longues cheminkes de fabriques, seule
v6gktation de ces champs putrides oil la brise du printemps promenait un parfum de
pktrole et de schiste mClk a une autre odeur moins agrkable encore.
:?tin, on avait traverse la Seine une seconde fois, et, sur le pont, cela avait kt6 un ravisLfrnent. La riviere kclatait de lumiere; une buke s'en klevait, pompke par le soleil, et
>n kprouvait une quiktude douce, un rafraichissement bienfaisant 21 respirer enfin
I n air plus pur qui n'avait point balayk la furnke noire des usines ou les miasmes des
..
:-potoirs.
-_- n homme qui passait avait nommk le pays : Bezons.
La voiture s'arrkta, et M. Dufour se mit a lire l'enseigne engageante d'une gargote:
?tstaurant Poulin, matelotes et fritures, cabinets de sociktk, bosquets et balanqoires.
Eh bien, madame Dufour, cela te va-t-il? Te dkcideras-tu a la fin?
La femme lut a son tour: Restaurant Poulin, matelotes et fritures, cabinets de sociktk,
bosquets et balan~oires.Puis elle regarda la maison longuement.
->,
- etait une auberge de campagne, blanche, plantke au bord de la route. Elle montrait,
?ar la porte ouverte, le zinc brillant du comptoir devant lequel se tenaient deux
>uvriersendimanchks.
la fin, Mme Dufour se dkcida: Oui, c'est bien, dit-elle; et puis il y a de la vue.
La voiture entra dans un vaste terrain plant6 de grands arbres qui s'ktendait derrikre
:'auberge et qui n'ktait separk de la Seine que par le chemin de halage.
.Uors on descendit. Le mari sauta le premier, puis ouvrit les bras pour recevoir sa
ftmme. Le marchepied, tenu par deux branches de fer, ktait tres loin; de sorte que,
?our l'atteindre, Mme Dufour dut laisser voir le bas d'une jambe dont la finesse
?rimitive disparaissait ?I prksent soils un envahissement de graisse tombant des
cuisses.
))
((
))
LE DEJEUNERDES CANOTIERS - 1881
AUGUSTE
RENOIR
M. Dufour, que la campagne emoustillait dkji, lui pinga vivement le mollet, puis, la
prenant sous les bras, la deposa lourdement a terre, comme un enorme paquet. Elle
tapa avec la main sa robe de soie pour en faire tomber la poussiere, puis regarda
l'endroit ou elle se trouvait.
C'etait une femme de trente-six ans environ, forte en chair, epanouie et rejouissante h
voir. Elle respirait avec peine, ktranglke violemment par l'ktreinte de son corset trop
serrk; et la pression de cette machine rejetait jusque dans son double menton la
masse fluctuante de sa poitrine surabondante.
La jeune fille ensuite, posant la main sur l'kpaule de son phre, sauta legkrement toute
seule. Le gargon aux cheveux jaunes ktait descendu en mettant un pied sur la roue, et
il aida M. Dufour a decharger la grand-mere.
Alors on dktela le cheval, qui fut attache ii un arbre; et la voiture tomba sur le nez,
les deux brancards a terre. Les hommes, ayant retire leurs redingotes, se laverent
les mains dans un seau d'eau, puis rejoignirent leurs dames installees dkji sur les
escarpolettes.
Mlle Dufour essayait de se balancer debout, toute seule, sans parvenir se donner un
elan suffisant. C'etait une belle fille de dix-huit a vingt ans; une de ces femmes dont la
rencontre dans la rue vous fouette d'un dksir subit, et vous laisse jusqu'a la nuit une
inquietude vague et un soulevement des sens. Grande, mince de taille et large des
hanches, elle avait la peau tres brune, les yeux tres grands, les cheveux trks noirs. Sa
robe dessinait nettement les plenitudes fermes de sa chair qu'accentuaient encore les
efforts des reins qu'elle faisait pour s'enlever. Ses bras tendus tenaient les cordes
au-dessus de sa tCte, de sorte que sa poitrine se dressait, sans une secousse, a chaque
impulsion qu'elle donnait. Son chapeau, emporte par un coup de vent, etait tomb6
derriere elle; et I'escarpolette peu a peu se langait, montrant chaque retour ses
jambes fines jusqu'au genou, et jetant A la figure des deux hommes qui la regardaient
en riant, l'air de ses jupes, plus capiteux que les vapeurs du vin.
GUYDE MAUPASSANT
La maison Tellier,
Une partie de campagne
Hierarchie
a p e
Conventions
e t
Statut social
Autorite
Codes
sociaux
PO/i
-zalanterie
c
Mondanites
Sociologie
'..
9
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Traditions
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Sociabilite
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Cousins Cousines
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Secret de farn~ll~
...
Amis, voisins, collegues
Imaginez, le type de relation des personnages des diflkrentes photos.
Sont-ils...
...amis? copains?
...parents? cousins?
-
...membres d'un m6me groupe: associaticclub, parti politique, troupe, formation m:-
...voisins ?
...collegues de travail?
...confreres ?
..
.
.
.
...
Amis, voisins, collegues
Se connaissent-ils de longue date? Ont-ils fait connaissance recemment? Ou, quand
et comment se sont-ils connus?
Comment s'adressent-ils les uns aux autres?
par leur prenom ?
par leur nom de famille ?
par un diminutif? un surnom ?
d'une autre maniere?
Est-ce que, pour se dire bonjour ...
ils s'embrassent ?
ils s'enlacent ?
ils se serrent la main?
ils se saluent?
ils se contentent de se sourire,
de se faire signe?
Se tutoient-ils? Se vouvoient-ils?
Vivre
Lisez les titres et les chapeaux et imaginez le contenu des articles.
(( La logique cachee des relations sociales
Rituels sociaux e t marques de politesse peuvent paraitre insignifiants i premiere vue. Leur fonction
est pourtant essentielle dans la communication: i l s permettent aux personnes d'affirmer leur
identit6 et de construire l e lien social. ))
EDMOND MARC
ET DOMINIQUE
PICARD
(( Vers de nouveaux liens conjugaux
La relation couple est en pleine mutation. Apres le modele romantique de I'amour fusionnel
emergerait une nouvelle conception de la vie a deux: I'amour fissionnel, qui permet de
conjuguer affirmation de soi et sentiment amoureux. ))
SERGECHAUMIER
(( Families: des generations solidaires
Les enqu@tessur la famille montrent que les solidarites existent, faites d'echanges de services
et de biens. ))
CLAUDINE
ATIAS-DONFUT
(( Vivre seul ou bien a deux
Depuis trente ans, le couple et le mariage ont fortement evolue, allant vers une fragilisation
des unions. Par ailleurs le nombre de personnes seules a fortement augmente. ))
GA~TANE
CHAPELLE
(( Agir et vivre en commun. Entretien avec Luc Boltanski
Pour agir ensemble, des individus doivent implicitement partager des valeurs, que Luc
Boltanski appelle conventions. [...I ))
Luc BOLTANSKI
(( Respect filial ou devouement parental ?
Dans les differentes cultures les valeurs de solidarites familiales varient. En fonction du niveau
plus ou moins eleve d'individualisme, mais aussi selon la priorite accordee aux ascendants et
aux descendants. ))
G. C.
(( Les relations interpersonnelles
On ne s'adresse pas de la m@mefacon a un ami, a un enfant, a un superieur hierarchique,
a un conjoint, a un commercant, etc.
Les relations entre individus sont vecues comme des relations personnelles, liees a la personnalite
de chacun, mais elles sont fortement marquees par la grammaire des statuts sociaux. ))
EDMOND MARC
ET DOMINIQUE
PICARD
(( Coll&gues, amis, amants... Les relations au travail
Au bureau, a I'atelier, on ne fait pas que travailler. Sur les lieux de travail se recrutent souvent
des amis, des confidents, parfois des amants. ))
JEAN-FRANCOIS
DORTIER
(( Les regles de I'hospitalite
Inviter des amis, accueillir des etrangers sur son sol, recevoir des parents... L'hospitalite apparait comme un devoir ou une regle de civilite assez universelle. ))
EDMOND MARCET DOMINIQUE
PICARD
(( Les nouvelles sociabilites des lyceens
Quelle que soit leur filiere d'appartenance, les lyceens d'aujourd'hui sont solidaires dans leur
attachement a des valeurs bien a eux: egalite de tous face a I'institution et respect des individualites, des goirts, des cultures de chacun ... ))
PATRICK
RAYOU
(( La vie des regles .
Formalisees ou tacites, les regles que nous observons ne sont pas produites ni amenagees par
une instance precise: elles sont le fruit de la negotiation et de I'action collective. ))
JEAN-DANIEL
REYNAUD
(( L'association comme lien social
Cent ans apres la loi qui a reconnu leur existence, les associations affichent une belle vitalite.
Sepondent-elles aux carences d u marche o u plus largement repondent-elles a des besoins de
solidarite, de lien social o u d'expression politique? Les analyses des sciences sociales donnent
sur cette question des eclairages divers. ))
JEAN-LOUIS
LAVILLE
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Dtcrivez-la ou prtsentez-la.
Ecoutez.
(:)
lnformations
Familles d'hier et d'aujourd'hui
Collectioll privee - 1906
9
.
-
-
La notion de farnille
s'est transformke...
Si Son examine 1'i.volution tlc la hrnillc i
7artir d'inclicatcurs cluantitatifs, o n constatc
:u'cllc s'cst bcaucou p 6loigni.c du modblc tradi-ionncl. MalgrC la rkccntc haussc, Ic nombrc tle
nariagcs a ciiminui. dc plus d'un tiers dcpuis
:975. L'union librc conccrnc aujourd'hui
:nviron 1111couple sur six ct constitire un mode
Ic vie durable. Lorsclu'il a lieu Ic rnariagc sc
-.rotluit tle plus en plus tard; I'hgc l~loycna
?irgincntC clc cinq ans dcpuis 1980. Dans le
mcmc temps, Ic nombrc tlc divorces a doubli., de
iortc c l i ~qiralrc mariagcs sur d h sc tcrmincnl
?ar unc ruplurc.
Dc son cbtf, la na1itli16 a diminuc'; Ics
-~rnmcsont aujourd'hui en rlioycnnc un cnfant
.!c rlloins qu'air rnilicu dcs annCcs soiuantc. Lcs
.-L~milles
cornplan1 au moins trois cnhnls sont
!c pli~scn plus rarcs. Plus dc qu;lIrc cnfanls sur
lix naisscn~dc parcnls non rnariCs. Les Limillcs
~ o n o p i ~ r c n ~ a(cnSi1nls
lcs
vivant ; ~ \ ~ irn
c c scul dc
:urs parents) sc sont n~ultiplit.cs,pour rcprfm t e r aujourd'hui 7 9'0 Jcs foyers el 13 (Yo dcs
:nfiints ii charge. On cstimc cnfin quc plus d'un
:nlanr s i ~ rdix (11 ?4) vil darls unc lamillc
rccomposCc I: la suite dc rcmariagcs d'un air
-noins dc lcilrs parcnls.
n'cst pas en rCaliti. mcnacc'c par la n~oclcrniti.;cllc
cst ail contraire un moycn dc la rcnclrc acceptable
pour lc plus grant1 nombrc.
Mais Ics conceptions ct Ics praticlues dc la vie
dc fainillc ont changi.. Elles sc sont divcrsifii.cs,
afin dc s'adaptcr aux i.volutions socialcs ct aux
conceptions dcs pcrsonncs conccrnt'cs. 011
observe ainsi unc plus grandc autonomic dc
chacun des membrcs dc la famillc. Ellc s'accompagnc tl'un 1ibi.ralismc croissant dans la faqon
tl'i.lcvcr Ics enfants. La notion dc lamillc tend
aussi 2 s'flargir pour sc rapprochcr tic ccllc tic
tribu D. Ellc intcgrc auiourtl'hui non sculcmcnt dcs pcrsonncs ayanl dcs liens dc sang,
mnis aussi d'au~rcsavcc Icsqucllcs on partage
dcs centres cl'in16rPt oil dcs passions.
((
))
...mais elle joue toujours un rble
central dans la vie des Franqais.
Si I'on s'in16rcssc aux fvolu~ionsqualiralivcs
1,,I 'inlille, on en a ilnc aulrc \:ision, plus oplimisrc. Toulcs Ics cnquC~csmontrcnt qu'cllc rcslc
a valcilr prcmikrc pour Ics Fran~aisdc lout dgc.
3;1ns irnc soci6tC sans rcpkrcs, cllc conslilirc Ic
:rcusct dans Icclucl sc transmcrlcnt dcs valcurs
iu pass6 cl sc forgent ccllcs dc l'avcnir. Ellc
:ons~ilucIc pblc dc 1:) vie pcrsonncllc, cclui clui
x r m c t dc s'dpanouir, d'cxislcr, dc sc prol6gcr
!cs agressions cxt6ricurcs. C'csl pourquoi cllc
..
i. IVERMET, Fmncoscopie 2003, O LarousseIVUEF 2002
Ce qu'ils en disent
Lisez ces rkponses extraites d'interviews accordks par u n e m&mepersonne a
diflkrents journaux.
((
L'amitie, pour moi, fait partie des sentiments amoureux. C'est assez large. B
Sud-Ouest, 2002
M&memes amis d'aujourd'hui, ce sont des amis que je connais depuis trts t r b
Studio Magazine, 1988
longtemps, je suisfidtle. s
((
Je ne vois que mes amis. J'ai donc des relations tout a fait normales et naturelles, avec des gens que je connais depuis tres longtemps, que je vois tres
Elle, 1984
regulierement et qui font partie de ma famille affective. D
cc
J'ai plutbt des amies femmes et je n'ai jamais considkrk une femme comme une
rivale. Je n'ai jamais eu ce sentimentparce que j'ai eu la chance df&tretrts aimtepar
les hommes.. . trts admirke. [..I En plus, j'aime les femmes; peut-&treparce que je
suis d'une famille de femmes, j'ai eu beaucoup de smurs, j'ai toujours ktk avec des
femmes, donc toujours aimk les femmes avec lesquellesj'ai travaillk. >s
Marie Claire. 1984
((
(( J'ai des amities fortes. Malheureusement, plus la vie avance, plus on perd des amis
Marie Claire, 1992
auxquels on tient, plus on est attache a ceux qu'on aime. ))
((
Mes enfants, mes amis, je leur consacre un temps knorme. w
Elle, 1984
(( Je n'accepte pas que les gens qu'on aimait nous quittent. J'ai ete assez peu
gdtee sur ce plan-la. Avant, je pensais: il y a un Age ou il faudra accepter Fa. Mais
non, c'est insupportable. Ou bien je suis encore trop jeune. ,) Marie Claire, 1992
J'ai la chance d'avoir des amis trks proches, pour qui je ne suis pas une actrice mais
une personne, mais c'est vrai que je ne parle pas beaucoup de cinkma duns la vie.
Je me rends compte que m&meavec Ies gens de cinkma avec qui je suis restke trts like,
on parle peu de cinkma, ou alors, du cinkma des autres. s
Les Cahiers du Cine'ma, 1999
((
(( En arnitie, je tiens beaucoup a tres peu d'amis. Je ne me soucie ni de ce qu'ils
sont, ni de ce qu'ils font, ni de leur milieu social. Qu'ils soient celebres est le derggoi'ste, 1985
nier de mes soucis. P
Je prends beaucoup aux gens que j'aime et qui m'intkressent, mais jepense que je
Elle, 1984
leur donne aussi pas mal. u
((
Je regrette que les rapports d'argent amenent des rapports de force. J'aime
bien I'idee que I'amitie soit basee sur la gratuite. Si un ami avait u n probleme je
I'aiderais mais j'aurais peur de desequilibrer notre relation, d'installer un rapport
de domination. ))
Egooijte, 1985
((
I1 est toujours plus agrtable df2tre deux. On est dtja tellement seul avec
soi-mkrne.. . Partageons donc tout ce qui peut ktrepartagt!
Paris Match, 1995
((
))
((
J'aime recevoir et ecrire des lettres. s
Elle, 1984
SOURCEINTERNET,
Tout sur X,
Sa vie, sa carrikre, ses interviews, ses portraits,
sa personnalitk, son univers.
L'auteur de ces propos se trouve ci-dessous. Qui est-ce selon vous ?
Ernmanuelle Beart, F~rrnlneR~chard,Isabelle Huppert, Dan~elleDarr~eux,Catherme Dene~~ve,
V ~ r g ~ nLedoyen,
e
Ludv~neSagn~er
O H&WSylvle Lancrenon
Faites une synthbe kcrite des diflerentes rkponses
ou bien prkparez u n questionnaire sur ce th2me.
Aidez-vous des rkponses faites a u x journalistes.
---_-__
.-
Informations
\
Voisins, voisinage
~ c o u t e et
z notez ces proverbes. Comment les comprenez-vous ?
Lisez le texte suivant.
~ a p r i . s un
realis6 par la SOFRES, les Frangais se rnkfient de leurs voisins e t I
t e n t avant t o u t les ragots. Ce m&me sondage fait apparattre que pour 20 % des Fri..,
Ic:pire voi!;in est cel ui qui airne Bpier. pour 17 9I/o des personnes irlterrogees, celui dc~ nles
t
e nfants son t rnal Blievb, suiv i de celui qui renv,erse sa pc,ubelle d ans I'esca lier pour 16 %,
. .
-. .
.
.
nli c n
de celui qui bricole le dimanche apres 22 heures pour 13 % de Francais, o u de celui n\1YI
voisin idceal, au co ntraire, est celui qlui a toujours un
Plaint d u rnoindre tbruit pour
nl o t aimat~ l (56
e %), que I'onI ne voit j,amais e t (qui laisse les gens t ranquille5 (20 %), ou qui
.
.
L\
arrose les plantes vertes pendant les vacances ('7r O/ul.
5ondage I
fevrier 2000 par
ne aupre
nnes, 3gc
18 ans e t F
,>U'-',
-
JF
Quel est pour vous le voisin ideal? Quel est le pire voisin?
Ecoutez.
Prkparez ce texte en groupe pour le dire a plusieurs voix ou le chanter.
Dessus, dessous, a droite a gauche
Y'a plein d'voisins et de voisines
Y'a les voisins dont il se plaint
E t il y a ceux qu'il aime bien
Dessus, dessous a droite a gauche
Y'a plein de voisins et de voisines
Y'a les voisins dont il se plaint
Y en a aussi qu'il aime bien
Le petit Louis qui aime que son chien
E t I'gros Bastien qui cause latin
Toute la journee dans sa cuisine
Y'a ceux qui crient des le matin
Y'a I'bricoleur et ses machines
Y'a la vieille voisine qui fulmine
E t du soir au matin recrimine
Y'a celle qui sniffe de la cocai'ne,
Et lui, qui a une carabine
et envoie des lettres anonymes
Y'a ceux qui grillent des sardines
E t ceux qui abusent de la bibine
Y'a Margot qui crie pour un rien
Le gros Joseph qu'est misogyne
Le tragedien qui n'parle qu'en rimes
E t Momo qu'eleve des lapines
Pour qu'elles lui fassent des lapins
E t dont I'balcon est un jardin
Dessus, dessous, a droite a gauche
Y'a plein d'voisins et de voisines
Y'a plein d'voisines et d'voisins.
C'EST LA
FETE
DANS LES RUES !
Las du manque de relations
humaines dans les villes, les
FranCaisont dCcid6 de trinquer A la
convivialitC.
une centaine de villes vent remettre le
couvert. Selon la secretaire d'itat au
Logement ; (c Le nlanque de relations
humaines nu quotidien poussc Ics individus
h se rassembler. C'est I'ambiance des
1.. .]Les repas de quartier collnaissent u11 grandes f&tes de farnille que I'on vient
succes rctentissant : d'aborcl organisks d ~ e r c h e rdans ces reunions de quartier. La
aupres de quelquc huit cents inimcublcs d u crainte de se retrouver s e d ou perdu d a m
XVII' arrondissement de Paris, l'opera- la villc motive des nlouvcmcnts altruistes
tion N Immeubles en fete n s'ktend dksor- qui vont au-dclrl dcs liens de sang. O n
mais i la France entiere. L'an passe, u n recherche la convivialit6 des villages
million de cowives ant trinqu6 i la sante d'autrefnis, tout en conservant la libertk
de leurs voisins de palicr. I,c 28 nlai 2002, qu'apporte la \rille D.
Usages et bon usage
Cochez ce qui est en usage dans votre culture.
a. A table, en famille, on respecte une hierarchie dans la prise de parole.
2.
Au telephone, on decline toujours son identite.
3. 11 est d'usage de porter des toasts a la fin des repas.
4.La question Comment allez-vous? est une simple formule a laquelle on ne
((
))
repond pas.
%. Le soir, on ne telephone pas chez quelqu'un au-dela d'une certaine heure.
6. Les eleves se levent lorsque le maitre entre dans la classe.
7 . Lorsqu'on est I'h6te de quelqu'un ce qui lui appartient vous appartient.
8. On attend son tour dans une file d'attente.
9.On evite de mscher du chewing-gum en toutes circonstances.
30. On evite de se toucher et de s'embrasser en public.
11. On evite les gesticulations et manifestations vocales de colere ou d'impatience.
12.On fait part officiellement a sa famille, ses amis et ses connaissances
des evenements importants de la vie familiale (naissances, mariages, deces...).
63.On n'ouvre pas devant les invites un cadeau qui vient de vous &re
fait.
%IA.On ne bdille pas en public.
15. On ne coupe pas la parole a quelqu'un.
16. On ne prend pas la parole dans une reunion sans y @treinvite.
17. On ne regarde pas quelqu'un dans les yeux quand on lui parle.
18. On ne se mouche pas en public.
19. On ne touche pas la nourriture avec les doigts.
28.On se dechausse pour marcher sur un tapis ou une natte.
21. On se v@tde facon pudique sans decouvrir son corps.
22.On va rendre visite a ses voisins quand on emmenage.
23. Pour entrer en conversation, on demande des nouvelles de toute la famille.
24. Pour remercier d'une invitation, on telephone le lendemain ou bien I'on ecrit
dans les jours qui suivent.
25. Si I'on est invite, la ponctualite est de rigueur.
26. Un homme cede sa place a une femme dans les transports en commun.
27. On ne discute jamais les reglements et les consignes.
28. Une femme ne fume pas dans la rue.
Lisez ce qui suit. A votre avis est-ce vrai ou faux?
Bise interdite
Faire la bise est interdit par le r&glement interieur de I'Assernblee Nationale frangaise.
Si un depute est surpris A faire la bise 2 une deputee pour la saluer, un huissier les
rernet courtoisement mais ferrnernent 2 I'ordre en leur rappelant la bienseance A
respecter dans un des lieux-phares de la Republique. II parait que de jeunes deputes,
choques par ce r&glement vieillot, se font la bise en cachette, attendant pour cela que
les huissiers aient le dos tourne.
Comment le dire ?
Lisez les dialogues, interprktez-les, prolongez-les par des improvisations.
?opr.!?!; attire? I ' % t t e n t i o ?
.'..'?-.i-:1?q
ETIENNE:
Mademoiselle ! Elle contiri~~e
son clteiizin.
GTIENNE:
Mademoiselle ... Mademoiselle ...
LA PASSANTE : Monsieur ?
ETIENNE:
Mademoiselle ... euh ... Pourriez-vous me dire ... quel temps fait-il ?
LA PASSANTE:
Crest bien la premihre fois que l'on m'aborde de cette faqon.
RAYMONDQUENEAU, En passant, in Contes etpropos, Gallimard
Deq?~!?i!e; des explic;?io~~s,des justifica.tinns - Demandi?i. -ies coiissils - Demancjer rrne permission,
?~!tn?isatior?
- D e m n c 1 e ~s?!liciter d e I'3ide - Enczoer
. is con;ieysatio::
L!I?S
- Beau temps pour manger des glaces !
- Oui.
- Vous Ctes en vacances ?
- Oui.
- Vous n'allez pas
A la plage ?
- Non.
- Vous n'aimez pas ?
[...I
PASCAL
LAINE, La Dentellikre, Cd. Gallimard, 1974
Ccmsei!!?.; r.ero!i?r'?an?er - Co:?so!e:, :.asstrr?r
Ah ! Madame ... Vous Ctes triste ... Mais non ..., mais non. .. I1 va revenir,
Madame, ne vous inquiCtez pas [...I il va revenir, ne vous inquiCtez pas, je
vous en supplie.
-
L
.
...7: - 1
.-- .
,c,r ,-I <;:- ..
,.~>.-,
-p5,
(-:,?<
,.
vef,,...-
--
4
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4
- <. i.?.
..nCli57-5
- Georges, je te demande pardon.
- Non, c'est moi.
JEAN
-,-..+
.
.
..\.>, .I,:>+,
. .?. ,
.
,.-,.3
. .
..IIC.PCIG,..
L
MICHEL
RIBES, Monologt~es,bilogues, trilogiqt~es,Cd. Babel
2 . ~ 3 : i ~ ~ ~ cC~Oi' ?o~ l? ~
e?zt3Rc?~?e:l":
, ,
-
!):nri??e! a:?:@t[!', s \ r ~ : ] p , ~ , ~ ki ?~i ~ ; ~ ~ i ~ ~ ~ r
- Vous Ctes un amour.
- Vous etes un ange.
- Je vous adore.
NATHALIE
SARRAUTE ,Le silence, 6d. Gallimard, 1974
Fair? r i p s r -j.:jril;e5, r r ~!.er?t.~:I;es,
j
rip:i:vandsr,
~rogrl-i.
[. ..] tu ne vas pas encore mettre tes vieux souliers? Ne me dis pas que tu
vas mettre tes VIEUX? Je ne veux plus te voir avec ces ordures-18 aux pieds !
AH ! NON ! Je ne veux plus te voir avec ! .. . Surtout avec les Jean ! Lui qu'est
toujours si bien fringuk !... TU METS TES NOUVEAUX SOULIERS,T'AS
COMPRIS ?...
PHILIPPE
ADRIEN, La Baye, Cd. du Seuil
Faire par;,
I
i
I
i,
an1?ar:ce:
SARINE:
[... ] T Lsais
~ ?
SIMON:Quoi
SABINE:
Je vais me marier.
SIICION
: Quoi ?
ERICROHMER, Le beau mariage, L'Avant-scene n0293, 1982
F ~ ! I c I : ~ ~ ,3 ~ o l s r 7 e n ' c r~, 0 1 ~ 0 r 2 t ~ t l e r
Mademoiselle Virginie.. . Vous 6tes particulierement klkgante cet apres-midi.
Tournez-vous.. . Pas ma1 ! C'est mCme bien.
YAOUNDE
BLIYA, La secrktaire partzct~litre,kd. ClC, 1988
I
1nterciit.e
Je t'interdis d'ouvrir mon courrier ! et de lire mes lettres ! Tu entends ? ![. . .]
Est-ce que je m'occupe de tes affaires, moi ?
FERNAND
GARNIER, La folle soire'e, Belgique, Cd. Lanzman
!:ynIor~r
LA PASSANTE : Accordez-moi une minute.. . rien qu'une petite minute.. . s'ilvous plait ... monsieur ... madame ... une petite minute ... s'il vous plait ...
j'ai quelque chose de trPs important 8 vous dire.. . de trPs tres important.. .
madame.. . monsieur.. . juste une minute.. . une petite minute.. . c'est trks
tres important.. . (elle se dkcoulwge progressivement) qu'est-ce que c'est qu'une petite minute, hein ?... puisque je vous dit que c'est tres important ...
(rksignke, a m i -voix, conzme pour elle m t m e ) puisque je vous dis que c'est trks
important.
Louis CALAFERTE, U n riche, trois pauvres, kd. Hesse
. .
Rivaiiser d c :c!:$:i?!si';
- Apres vous.. .
- AprPs vous . ..
- Je n'en ferai rien.
- Au contraire, je vous en prie.
DANIEL
LEMAHEU, La dernitre classe, Actes Sud
Comment le dire ?
Offrir, faire u n r.;rdeau - Ot-donrwr - i'rrnclrc con96 - !'ropozft; proposer dr? I'aide, proposrr s1s.
services
- Je vous raccompagne.
- Non, ce n'est pas la peine.
- Si, Si.. . c'est dangereux avec ce temps. Et puis, c'est mon chemin. Je vous
raccompagne.. . Montez ! Montez !
ERICROHMER, Ma nuit chez Matrd
RI-cotnmanr:le~.
q ~ i r ? l q ~ t- ' R
~ ~ t i i e r ~ i-f i5'(\11~!~1i;rit.
~.
- Ca ne va pas ?
- Si, Si, $a va, $a va.
- Mais non, ne me dis pas que $a va ;je vois bien que ga ne va pas !
- Mais puisque je te dis que $a va !
- Bon bon, trks bien trks bien.
D'aprks trne bande dessinte de CLAIRE
BRETECHER
SI? p l a i r i ( l r ~- 5 r pvi~sentrr- S o ~ r l ~ a i t e
I.:, r b i r n v c n t ~ c-- 5f~clcli;rc~1~
Vous permettez que je m'asseye? Vous m'offririez bien quelque chose a boire?
(Fnusto va chet-cher ur? verre d'eatr) Bien, merci. C'est qu'il fait chaud chez
vous... remarquez qu'un petit verre de liqueur, j'aurais pas dit non. Ah ? vous
n'en avez pas ...j'en ai chez moi ... si vous voulez, on pourrait aller chez moi,
de l'autre c6t6 (elle montre le rnur).
J-Y. MILLOT
Trinc$[~ctr
A votre sant6 ! Yec'hed mad ! A salute ! Salut ! Topa !
~changes,points de vue
~ c h a n g e vos
z habitudes, vos impression, vos souvenirs, vos goirts.
7 . Si dans u n lieu public quelqu'un qui ne vous connait pas vous sourit, est-ce que vous
repondez a son sourire ?
2. Quels sont les lieux publics qui, a votre avis, favorisent les liens sociaux ? Les hammams ?
Les jardins publics ? Les commerces ? Les cafes ? Les places de village ? Les plages ?
Les terrains de sport ? Les moyens de transport ? Ou les gens se parlent-ils le plus ?
1
.Liez-vous facilement connaissance avec les gens ? h e s vous d'un nature1 extraverti
1
I
I
1
I
et sociable o u plut6t reserve ?
4. Quelles sont pour vous les principales manifestations de la convivialite ?
5. Comment definiriez-vous le mot cr
ami
))
? Quelle difference faites-vous entre des (( amis n
et des (( copains n ?
2.
3. Quel est votre plus vieil ami ?
7.
Se fait-on beaucoup de cadeaux dans votre entourage (entre amis, en famille,
entre collegues) ? A quelles occasions ? Y a-t-il des cadeaux qu'il ne faut pas faire ?
8. Les relations de voisinage sont-elles agreables la ou vous habitez ?
3. Faites-vous partie d'un groupe : association, club sportif, parti politique, formation
musicale ... ?
?. A quel age en moyenne les enfants quittent-il la maison familiale dans votre pays ?
'1. Quelles sont selon vous les principales sources de conflits ...
entre parents et enfants?
entre superieurs et subordonnes?
entre hommes et femmes?
I
entre collegues de travail? entre les generations?
entre freres et sceurs?
ente professeurs et eleves?
entre etrangers?
entre amis?
2. Y a-t-il, dans votre culture des conventions sociales qui vous plaisent ou vous deplaisent ?
'3. Y a-t-il selon vous des regles de savoir vivre universelles ?
1.Quels conseils de comportement donneriez-vous a un etranger en visite dans votre pays ?
I
A lire, a dire
Les jeunes hommes
Qu'est-ce que ce camarade que tu nous as amen6 ? I1 ne me plait pas du tout, moc
petit, 1ton pere non plus. Ce n'est pas l'ami qu'il te faut. Tu ne voudrais pas faire de 12
peine a tes parents, j'espere ? Tu ne voudrais pas nous chagriner, noiis qui avons tant
fait pour toi, qui nous sommes imposes de si lourds sacrifices ? . . . Et bien, il ne faut
plus frequenter ce garqon-18. Crois-en ta mere. Crois-en tes parents : ils ont l'experience de la vie. 11s savent ce qui est bon pour leur petit Andre, ils savent aussi ce qui
risquerait dl&tremauvais pour lui. J'ai kt6 douloureusement surprise : comment !
Voila de quels compagnons s'entoure mon petit Andre, \roil1 ce qu'il choisit comme
alnis !... Toi, si delicat, tu n'as pas kt6 revolt6 par ses manieres, son accent, son allure.. . in-qua-li-fiables ? Tu m'etonnes, mon petit, ti1 me deqois, tu m'attristes. Faut-il
que je perde confiance en mon fils ? Comment n'as-tu pas compris tout de suite que
ce Lauthier, ne pouvait pas Ctre un camarade pour toi ? Je suis siire qu'il a tous les
mauvais instincts, ce garqon-11, tous les vices tu m'entends, tous les vices. Est-ce donc
cela qui t'attire en lui, peut-&tre?. .. Allons, ne pleure pas. Rien n'est perdu. Du moins
je I'espkre. Cesse toutes relations avec Lauthier, nous le souhaitons, ton pere et moi.
Ne pleure pas, mon petit. Je sais bien, c'est un peu dur de se tromper, puis de reconnaitre qu'on s'est trompi. LA ! 11 ! fini ce gros chagrin !. ..Tu l'aimes donc tant que qa,
ce voyou ?
Qu'est-ce qui lui prend ? Andre !... I1 claque la porte, et va s'enfermer dans sa
chambre ... Ma parole, mais c'est inou'i !...
((
))
JEAN-LOUIS
CURTIS,
Les jeunes hommes,
kd. Julliard
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Reduction
Achats
Banquier
Caisse
Capital
Argent
Heritage
Heritier
Biens
Riche
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Credit
Payer
Gaaner
V e n d r e Profit
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Actions
Assurance
Assurance vie
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Toucher
Mendier
lnvestir
Negocier
DCpenser
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Rapporter
Jeux d'argent
Casino
Pari
Revenu
Salaire
~pargne
~trennes
~conomie
Traitement
Remuneration
'a)
+
cu
L
>
3
m
CL
a,
a
.f
Rembourser Bas d e l a i n e
Troc
Encheres
Paiement
Fadure
soldes
Mensualite
Endettement
C~J
CA
Estimer
Brocante
Pouvoir d'achat
Remboursement
Consommation
Gratuit
Valeur
Valoir
Pourboire
3
(D
a,
Cartes de credit
Livret de caisse d'epargne
AumBne
Fisc
TVA
Imp6ts directs
2
u
Pauvrete
Pauvres
C o t i s a t i o n s sociales
Achats, z
epenses
125.
Proverbes
Connaissez-vous ces proverbes ? Quel sens leur donnez-vous ?
M i s o n ouvene rend voleur
I'homme honnete.
Proverbe portttgais
i,1
On vivra bien de peu.
mais non pas de rien.
Proverbe ecossais
.
_
.._
.
__
..
/
I
A la pauvrete, toute
porte e s t f e k .
Proverbe allemand
I
J
Pauvre sans patience,
lampe sans huile.
Proverbe arabe
1
la gent resseme
de
passage :aujoud.hui ilarrive,
demain il n'est plus Ib.
proverbe malgache
. .- ..- .._.
. .-. .. ...
__
_
Time is
i1
1
i
I
Armuth rchMder nicht.
Ploverbe allemand
....
- -... -.
i
Demander a I'avare,
c'est creuser dans la mer.
Proverbe turc
. ..,. .. ... . . . ... ........ . ...-- -.-.
Qui n'a &&us en bourse,
qu'il ait miel en bouche.
Pmverbe italien
.. .
._
I
8
'
I
c
Chi paga debito,
fa capitale.
Proverbe italien
I
---. -
\
-
Ecoutez.
Achats, argent, depenses
_I
.
!
Le fiche p.* bmende
a ~ decl ' a ~ n le
t WuVre
avec la Peau du dosProverbe finlandais
.-
-
Apwe Bond* st5 lajan ki met.
Proverbe d o l e
I
Quand un riche tombe parterre,
on dit que c'est un accident ;
quand c'est un pauvre,
on dit qu'il s t ivrogne.
Proverbe t u ~
d--_
1
/
I
Qui dit bonjour madame D,
dit r au revoir I'argent D.
Proverbe africain
I
,
!
!
I
i
/
Informations
L'argent des Frangais
rZUIcENTlrsM W S
CE DONT ILS DISPOSENT :
SALAIRES
(EVENUS NON SALARIAUX
J
Activites
salariees
non salaries
1
.
.;>---.----j
.:-J
Revenu primaire
des m6nages
,-----x-s-~Lx-z:::,!
- _-_-,
h.
. .--.:..
I
:-
DISPONIBLE
ects
\
-.
du capital
Q--T-5d
p.?
--7-7<,> - - - - - +
be:--b>
-.:-
---.-.,I
LyL=$2<!
---~
.-
.
c
J
Cotisations sociales
DES MENAGES
-
+
+
.
Ernprunts
--- -- --
emboursernent:
Prestations
sociales
E QU'ILS EN FONT:
.
v2
-
\
1
--
Achats de! biens et !services
G. MERMET, Francoscopie 1999, O Larousse -Bordas, 1998
~ c o u t e et
z comparez (2 votre commentaire.
(\:\
Achats, argent, depenses
~changes,points
~changezvos habitudes, vos impressions, vos souvenirs, vos goats.
L'argent est-il un sujet tabou pour vous ou dans votre milieu?
a! Aviez-vous beaucoup d'argent de poche quand vous etiez enfant?
3
Qui tenait les cordons de la bourse dans votre famille?
4
Que faites-vous si vous trouvez un portefeuille plein d'argent?
5 L'usage de la dot existe-t-il dans votre civilisation?
6 Comment reagissez-vous si on vous demande Iraum6ne?
I
7
Quel est pour vous I'animal ou I'objet qui symbolise le mieux I'esprit d'eco-:le goClt de I'epargne?
8
ptes-vous partisan de la pratique du pourboire? L'usage en est-il repandu dzvotre pays?
9
!
Avez-vous deja marchandel Aimez-vous le faire? Le marchandage est-il en
usage dans votre pays? Pour quelles marchandises, quels services?
10 Quels sont les services qui, a votre avis, devraient &re gratuits?
11 ites-vous plut6t favorable ou defavorable a un large eventail des salaires?
12
I
Vous arrive-t-il de pratiquer le troc? Avec qui? Pour quels objets, quels prod"?
'I3 Avez-vous deja gagne a la loterie? au loto? a un autre jeu d'argent?
(=)I4
Connaissez-vous la fable de La Fontaine a La cigale et la fourmi N ?
5 her-vous victime de fievre acheteuse pendant les solder?
I
16 Connaissez-vous une histoire de tresor? Pourriez-vous nous la racontez ?
17
hes-vous pour ou contre I'argent de poche? Les achats 3 credit? L'interdiction
de la mendicite?
Achats, argent, depenses
128
Discussions, negotiations
Lisez et dtcidez ensemble.
Actiwit.6 1
Accepteriez-vous, tous sans exception, de mettre dans u n p o t commun une somme
raisonnable (qui serait la m@mepour tous et dont le montant serait fixe en commun)
puis de discuter pour savoir ce que vous feriez de la somme ainsi obtenue?
Non? Oubliez cette activite et passez a I'activite suivante car cette premiere activite
n'est possible que si tous les participants, a I'unanimite, s'accordent sur son principe ...
par un vote a bulletin secret par exemple.
Oui? Allez-y ! Decidez ...
de la somme qui sera misee par chacun: elle pourra si vous le souhaitez &re I'equivalent du prix d'un chewing-gum, d'un cafe, d'un ticket de bus, d'un sandwich, ...
1
~
de I'usage qui pourrait en @trefait; notez toutes les idees emises puis choisissez.
Si vous etes nombreux, faites deux groupes. Vous pourrez ainsi comparer vos decisions.
Lisez et donnez votre avis :comment jugeriez-vous une pareille aflaire ?
Actiwite 2
A une terrasse de cafe un client veut payer ses consommations. II pose un billet de 50'2
sur la table. Le garcon n'a pas de monnaie. II laisse le billet et va chercher de la monnaie. Pendant ce temps u n orage se leve e t u n coup de vent emporte le billet, qui
disparait definitivement.
Le client estime avoir paye et reclame sa monnaie.
Le garcon reclame le prix des consommations.
Ecoutez.
Lisez et dtcidez de vos achats par groupe de 4.
Actiwit.6 3
Vous avez gagne u n sejour d'une semaine pour 4 personnes dans u n pays de la
Francophonie. Voyage, excursions et pension, tout est compris et on vous offre en plus
3000 € pour remplir vos 4 valises. Choisissez votre destination puis decidez ensemble
de ce que vous allez emporter. Attention ! vous ne devez pas depasser votre budget et
vous ne pouvez emporter aucun effet personnel, uniquement ce que vous allez decider
d'acheter. Si vous n'acceptez pas cette derniere condition, vous renoncez a ce prix.
Achats, argent, depenses
1
I
Ce qu'ils en disent
Lisez e t classez ces propos.
Expliquez le principe d e votre classement.
)
~ c o u t e zcochez
,
les phrases entendues puis rejouez le dialogue.
A votre tour, improvisez d'autres dialogues.
J'ai un bon boulot, je suis bien paye, je vis avec quelqu'un qui m'aime ... Ca a
ideal. ))
((
((
((
Je n'ai plus droit au chbmage, je touche le RMI.. .
Je suis bien paye mais je pourrais 1'6tre mieux.
))
))
Je ne me plains pas, jepratique u n mttier formidable et je suis bien paytpar mon grouj
Actuellement, dit-il, je touche environ 1050 € au titre des Assedic chaque moi
900 € de cachets, ce qui me permet de vivre. )) (intermittent du spectacle 2002)
((
((
Je vis seul, j'ai u n salaire moyen (mais honorable) et u n loyerpas trop cher. w
(( Je vis seule avec mon fils, je travaille, j'ai un salaire moyen et j'ai du mal. Je con
tout le temps et, a la fin d u mois, on mange des pdtes. ))
((
I
Je travaille comrne une damnde, pour u n salaire de mis&re.
))
((
Je suis avocat d'affaires. Je gagne tres bien ma vie.
((
Depuis le dtc2s de mon conjoint il y a 3 ans, je touche une rente de veuve.
((
Je gagne tres bien ma vie, ma conjointe aussi ... legerement moins.
((
Je ne gagne que le SMIC.
D
))
))
))
((
Je ne gagne pas beaucoup d'argent mais $a me convient, Fa me suffit. n
((
Je ne gagne pas assez d'argent, peut-&treparce que je ne travaille pas assez. n
((
Je ne gagne rien.
((
))
Je ne gagne pas de sous avec ma musique.
))
Je gagne un peu d'argent en faisant des animations, comme chanter a des maria
mais je ne gagne pas encore ma vie avec. ))
((
Mesparents me donnent de l'argent depoche. Je mets de l'argent de cbttpour achete
vtlo. On me donne 12 € par semaine. s
((
Je mets de I'argent de c8te tous les mois, il me reviendra comme complemen
retraite plus tard. ))
((
I
((
Je mets de l'argent de cbtd pour rn'acheter u n cercueil.
cr Je mets de I'argent de c8te pour mes vacances.
:hats, argent, depenses
130
))
))
((
Epargner? pour quoi faire? Lefiic c'est fait pour &tredkpensk! ))
((
Je mets de I'argent de cbte, ga peut toujours servir.
((
((
((
((
((
((
))
Je dkpense pas mon fric dans ces conneries comme le loto. ))
((
))
Je depense des sommes folles en cremes et parfums. J'ai des tonnes de vetements ... ))
Je dkpense beaucoup en transport, environ un tiers de mon argent depoche. s
Je depense mon argent dans les cigarettes... C'est affreusement cher ... n
Je dkpense une fortune en chaussures!
))
Je sais que je suis depensier, mais je n'y puis rien, c'est dans la famille!
))
Improvisez.
RMI (revenri minintum d'insertion): allocation versie depriis 1988
atixpersonnes deplrrs de 25 anr ne disposant d'aucrrn reventr.
Assedic: organisine q ~ r verse
i
les allocations ch6nrage.
SMIC: salaire nzi~rimriminterprofessioirnel dc croissance.
Achats, argent, depenses
I
i
I
,
Jeux de
Choisissez une situation et improvisez.
.-"'
1
6 LV
VEND
O ThIAe
r
1. On
vous apporte I'addition mais
vous n'avez pas d'argent pour payer
la note (pas du tout ou pas assez).
2. Quelqu'un attend
ou reclarne un
pourboire que vous ne voulez pas
donner.
I
7.m
8.Vous reclamez a un de vos debiteurs
une somme d'argent. Cette personne
pretend vous I'avoir deja rendue.
9). Quelqu'un tente d'obtenir quelque
chose de vous en vous achetant, en
vous corrompant.
3.On vous rend la monnaie sur 10 € 7 0. vous essayez d'obtenir un rabais sur
alors que vous avez donne 20 €.
I
4,Vous insistez pour donner un pourboire a quelqu'un qui n'en veut pas.
Vous insistez au risque de le froisser.
5. Quelqu'un
vous reclame une
somme d'argent que vous n'avez
jamais empruntee.
6.Quelqu'un
veut vous rendre une
somme d'argent que vous ne lui
avez jamais pr@tee.
7 . Quelqu'un veut vous emprunter de
I'argent pour la enieme fois et vous
savez qu'il ne vous le rendra pas.
.$
u,
'!
Achats, argent, depenses
132
une marchandise ou un service alors
que ce n'est pas I'usage.
7 1.Quelqu'un, sous la menace d'une
revelation vous concernant, vous
fait chanter.
g2.~ o u faites
s
I'objet d'une demande
de rancon ou de racket par telephone.
1 3 . ~ 0 Gtes
~ s en
compagnie dans un
lieu public (rue, parc, restaurant,
banque, gare...) lorsque vous trouvez
une somme d'argent sous vos pieds.
I CLAIREBRETECHER,Les Frustris, Le nouvel Observateur
Vous avez t t t acteur de cette sclne, racontez.
Achats, argent, depenses
8
Comment le dire ?
ANTOINE:
Pour ce qui est du tarif, je ne sais pas si je vous en ai park. C'est
35 francs la page? C'est le tarif normal.
CATHERINE:
Bon, d'accord.
La discrtte, Christian VINCENT, 1991
LAPHARMACIENNE:
Voila. 85. (La jetlne femme tend u n billet de 500 francs) Ah,
vous avez pas plus petit?
LAJEUNE FEMME : Servez monsieur (Elle cherche duns son porte-monnaie) [. ..I
Voila.
LAPHARMACIENNE: Merci. Et 5,90.
LAJEUNE FEMME: Merci bien.
Mademoiselle, PHILIPPE
LIORET, 2001
LAJEUNE FILLE (regardant des lunettes de soleil) : Elles sont pas trop cheres?
LEVENDEUR:
Ah, non, regardez.
LAJEUNE FILLE : Parce que j'ai que 100 francs.
LEVENDEUR: Alors tout va bien.
LAJEUNE FILLE: Je les prends.
La ctrtmonie, CLAUDE
CHABROL
LEVIEIL HOMME (au gar~on): Je vous dois combien?
Non, non, c'est moi, c'est moi.
LAFEMME:
LEVIEIL HOMME: Ah ben non.
Ah non non, je vous promets, je vous promets.
LAFEMME:
LEVIEIL HOICIME:
Ah bon.
Oui.
LAFEMME:
LEVIEIL HOMME:
Et bien merci, hein madame.
O n connaft la chanson, ALAIN
RESNAIS
Achats, argent, depenses
I
.
'
134
LA CLIENTE:
C'est combien $a?
LAVENDEUSE: Attendez, on voit Fa.. . Alors je vous le fais deux mille.. .
LA CLIENTE : Quoi ! ? Quoi, vingt francs ! ?
LAVENDEUSE : Alors, mettons.. . mille. Mettons mille.. . on marchande.
LA CLIENTE : Dix balles.. .
LAVENDEUSE:
Dix francs, Fa vous va?
Une semaine de vacances, BERTRAND
TAVERNIER
LAWEILLE Dm4E: Je peux vous la payer, moi, la reparation.
VOUSn'y pensez pas, j'en ai pour 7 300 francs !
LA JEUNE FILLE:
LAVIEILLE
DAME: J'ai ma retraite.
Tatie Danidle, ETIENNE
CHATILIEZ
LA JEUNE FILLE:
VOUSvoulez pas m'acheter une petite carte?
LE PASSANT : Non, non, j'ai pas de sous.
LA JEUNE FILLE:
Pas de sous?
LE PASSANT : Non.
LA JEUNE FILLE: VOUSavez pas beaucoup de sous?
LE PASSANT:
Non, j'ai zero.
Ouais, bon, tant pis.
LA JEUNE FILLE:
La vie r&ve'edes anges, ERICZONKA, 1999
L'AGENT
IMMOBILIER:
VOUSaviez dit entre 12000 et 8 000 par mois; voilh,
c'est, c'est 10000 Fa.
LECLIENT: 10000 ! Ah oui, c'est tres petit hein. Non mais vous trouvez pas
Fa exagere vous, 10 000 pour ce, ce.. . ?
L'AGENT
IMMOBILIER: Mais oui, c'est du vol, c'est n'importe quoi!
Ah, on est bien d'accord.
LE CLIENT:
On connait la chanson, ALAINRESNAIS
Jouez les dialogues puis, a votre tour, choisissez une des situations
et improvisez de courts dialogues.
Achats, argent, depenses
Recherches et decouvertes
L 'euro
Renseignez-vous sur I 'euro :son origine, son histoire, ses formes nationales,
les pays de la zone euro.
De la m&mefaqon, renseignez-vous sur votre propre monnaie.
.
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hats, argent, depenses
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centrale
Europ&nne
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, circulation
M'S'
de I'eurO
_C
1
retrouvez leur lkgende.
L'etlro, une monnaie d'avenir
L'errro, une monnaiepour aller loin
L 'elrro, une monnaie attirante
L 'etlro, une monnaie Clectronique
I. 'etrro, Lrne monnaie de tozrs les jotrrs
L'euro, une monnaie refuge
L'errro, une monnaie de niveau nzondial
L'euro, trne monnaie forte
L'euro, une monrzaiepour les vacances et les voyages
L'etlro, tine monnaie phare
Achats, argent, depenses
137
Faits divers
Choisissez un des articles et imaginez un interview.
ECHANGE
DE BAGUES
UNEFILLETTE BULGARE DE 11 ANS A
RECU EN
CADEAU UNE BAGUE EN PLATINE INCRUSTEE DE
DIAMANTS
DE LA
CANTATRICE
ESPAGNOLE
MONSERRAT
CABALLElors d'un concert a
Sofia, rapporte le journal 24 Tchassa
Presse. Ravie par le spectacle, Ina s'est
precipitee vers la scene et, faute de
bouquet a offrir, elle a offert sa petite
bague en argent a Monserrat Caballe.
UN COUPLE DU MANS(FRANCE),
QUI AVAIT
DtCOUVERT DES PIECES DE MONNAIE EN OR EN
1997, a r e p la moitie des 152 elements
finalement retrouves, le solde revenant
a la municipalite du Mans. Stephane
Manceau et Marie-Claude Margais,
deux jeunes demandeurs d'emploi a
cette periode, promenaient leur chien
en 1997 au bord de la riviere, I'Huisne.
La cantatrice a repondu a son geste en
Iui donnant sa propre bague de platine
devant le public qui applaudissait.
Emue, Ina a eclate en sanglots. Ina a
montre au journal sa bague en forme
de serpent incrustee de deux diamants.
Le Republicain lorrain, le 20/09/00
Au detour d'un remblai, sur un terrain
municipal, ils avaient decouvert 82
pieces d'or, frappees par les AulerquesCenomans autour du Ie' ou Ile siecle
avant J.-C. Des fouilles minutieuses
avaient ensuite permis de mettre a jour
152 pieces d'or.
Le Republicain lorrain, le 20/05/00
L'ARGENT PAR LES FENETRES
D'HABITUDE,
JETER L'ARGENT
PAR LES FENETRES
EST PLUTGT MAL VU. Cette fois, non. Au
contraire, meme, c'etait I'occasion
d'une belle fCte a Plauen, dans I'est de
I'Allemagne. La radio privee de
Leipzig, Radio SPR, avait promis un
pactole de 250 000 DM (soit 820 000 F)
a qui apporterait la reponse la plus
originale a la question suivante :
c( Que seriez-vous pr@t a faire pour
8
1 "
.
Achats, &gent, depenses
138
250.000 DM ?)). Le gagnant, un habitant de Dresde, I'a remporte en
promettant de jeter pratiquement la
moitie de I'argent par les fenetres. II I'a
fait. Juche sur une voiture, il a distribue
100.000 DM en petites coupures aux
habitants perches a leurs balcons ou
bien a travers leurs fenetres ouvertes.
Le Republicain lorrain, le 29/04/00
MES PETITES ECONOMIES
UNEAMI~NOISE
DE 69 ANS A CHANGE, SANS
SOURCILLER, 1,8 MILLIONS DE FRANCS EN
LIQUIDE CONTRE 275000 EUROS. La dame a
tranquillement apporte a la Banque de
France dlAmiens, un sac contenant
3600 billets de 500 francs. Elle a
rapporte chez elle un chargement
nettement moins lourd de 550 billets
de 500 euros. Elle a explique aux
banquiers meduses que cet argent
etait le fruit d'un heritage et qu'elle le
conservait dans un coffre chez elle.
Le Republicain lorrain, le 07/06/00
Lisez les tltments suivants et utilisez-les pour rtdiger un article,
8 mois de formation douanes britanniques
entree illegale de livres sterling
aeroports
deux chiens
detecter
~coutez.
f:)
Achats, argent, depenses
A lire, a dire
Jupiter
Rodrigue Balbuzard, tln vietlx pharmacien, e'ttldie a ses moments perdtls l'tconomie politique.
L'inconnu est t ~ jeune
n
homme qui s'est introduit chez lui en se faisantpasser pour lefiand de
safille. Dans la scbne stlivante, Balbuzard expose a l'inconnti ses idtes stlr l'argent. L'inconnu,
soucieux d'entrer dans ses bonnes grices, l'approtlve et le jlatte.
RODRIGUE
J'ai fait, il y a une trentaine d'annees, une decouverte extrsmement intiressante, c'est que
tous les hommes sont malheureux.. . Si ! si ! Ne proteste pas ! Et ils sont malheureux parce
qu'ils s'envient les uns les autres. Et ils s'envient les uns les autres parce qu'ils ont des positions sociales diffkrentes parce qu'ils ont plus ou moins d'argent. L'argent est Q la base de
tout. S'il n'y avait pas d'argent, tous les hommes seraient Cgaux !...
L'INCONNU
C'est d'une justesse d'apprkciation !
RODRIGUE
Donc, premier resultat : il faut supprimer I'argent.
Or, qu'est-ce que l'argent ? Un mot, un symbole. ..
L'INCONNU
Une triste realit6 aussi, mon oncle.
RODIUGUE
Voila, tu l'as dit. Quel plaisir de s'entretenir avec toi ! C'est la realit6 de l'argent qu'il faut
supprimer, c'est-a-dire la monnaie. Et, en particulier, le billet de banque. Voici I'idCe maitresse de mon systeme : plus de billets de banque !
L'INCONNU
Avec quoi paiera-t-on ?
RODRIGUE
Chut ! Attends ... (Lui tendant un livre qu'il est all6 chercher sur le piano.) Prends ce livre,
c'est de mes livres prefkres. Aimes-tu les cigarettes ? Lesquelles ?
L'INCONNU
Les Celtiques.
RODRIGUE
Tu en as sur toi ? Donne-moi le paquet.. . Et, maintenant, regarde ! Je voudrais ce livre, et
toi.. .
L'INCONNU
(comme s'il avait u n tclair) Moi.. . ces cigarettes !
RODRIGUE
Bravo ! Quelle finesse d'esprit ! Voila les cigarettes, donne-moi le livre. Tu n'es pas all6 au
bureau de. tabac, je ne suis pas allk dans une librairie ... Nous avons fait ?...
Achats, argent, depenses
L'INCONNU
Un kchange.
RODRIGUE
Mieux que cela : du troc. Comprends-tu ? Du troc. Tout mon plan est bask la-dessus : abandonner la monnaie pour revenir au troc. Les especes primitives ne connaissaient que cela et
elles Ctaient autrement heureuses.
L'INCONNU
Alors plus de billets, plus de pieces ?
RODRIGUE
Plus rien. Une seule loi :le dCsir. Une seule mkthode : l'kchange.
L'INCONNU
C'est prodigieusement intkressant. Mais dites-moi, mon oncle.. . cette maison est bien A
vous ?
RODRIGUE
Oui.
L'~NCONNU
Je voudrais 1'Cchanger contre ma cravate.
RODRIGUE
(avec un air de triomphe) Ah ! ah ! ah ! Tu mets le doigt sur la charniere du systkme. Je
connais 1'Cconomie classique. Tu penses si j'ai park A cet argument !. .. Tu m'opposes les
valeurs diffkrentes ? Enfantillages. Quand tu as achetC ta cravate, on t'a remis un petit papier
sur lequel il y avait Ccrit : cravate n. I1 suffit de se reporter A un grand rkpertoire que j'ai
intitul6 Registre comparatif des differentes espkces de marchandises )) - sa redaction m'a
pris quinze ans - pour savoir, par une simple regle de trois, combien ma maison vaut de
cravates.. .
((
((
L'INCONNU
C'est stupkfiant !
RODRIGUE
Et tellement pratique ! Chez le boucher, je paie aussi en maisons, en vases, en tapis.. . en ce
que je veux, quoi, et il me donne sa viande avec un petit papier r8ti de veau ; avec ce
ticket r8ti de veau D, j'achete, par exemple, une bicyclette qui vaut, d'apres mon registre,
dix-huit tickets r8ti de veau a.
))
((
((
((
L'INCONNU
Et vous n'en donnez qu'un ?
RODRIGUE
Oui, mais je fais l'appoint avec dix-sept autres tickets ou davantage, selon la valeur des
tickets. Ainsi, outre le ticket r6ti de veau s, je peux avoir une bicyclette pour trois tickets
crayons de couleur )), quatorze tickets cure-dents n, deux tickets maillots de bain n et
un ticket machine A kcrire v . . . Tu vois ce que peut donner le systeme I'infini.
((
((
((
((
((
7
141 /
Achats, argent, depenses
L'INCONNU
C'est fabuleux ! Inexprimable ! Mais.. . Je m'excuse.. . je voudrais faire une petite objection.
RODRIGUE
Va donc, va donc ! Nous discutons cordialement, entre kconomistes.
L'INCONNU
Est-ce que justement, i l'infini, cela ne sera pas un peu compliquk ?
RODRIGUE
Non. Parce que j'y ai aussi rkflCchi. Mon projet prCvoit une simplification extraordinaire ;au
lieu d'kcrire sur les tickets le nom des marchandises, j'kcris des numkros : 10,20,50,100, etc.
jusqu'i 1000 et 5000 mCme. Ainsi, on ne compte plus en cc produits mais en tickets : 12
bicyclette vaut 1 200 tickets ... Alors n'importe qui peut additionner les tickets pour faire
1200.. . Tu saisis ?
))
L'IWCONNU
Admirable ! Mais.. . Excusez-moi encore.. . Si, par hasard, il y avait des gens malhonnCtes
qui se mettaient a kcrire eux-mCmes les chiffres sur n'importe quel papier ?
RODRIGUE
Oh ! mais pardon ! Mes tickets seront d'une forme et d'une couleur spkciales.. .
i
i
L'INCONNU
Obligatoires pour tous ?
RODRIGUE
Naturellement. Pour plus de sfiretk d'ailleurs, et c'est l i la clk de vofite du systkme, je les fais
imprimer dans une seule imprimerie et je charge le gouvernement de les dklivrer par l'intermkdiaire d'une banque spkciale.. .
I
L'INCONNU
Fantastique ! Mon oncle, je m'incline. Jamais, au cours de mes longues etudes, je n'ai rencontrk un tel cerveau crkateur.
ROBERT
BOISSY
Jupiter,
Edition Librairie Thkatrale
1
hats, argent, depenses
8. Sport, sante
I
-- - - - - - -
251 PHARMACIE 3
221 TAXI 3 lntonez
Ca vous derangera~t
que je monte avec vous 7
Je vals dans la m$me
191 LlBRAlRlE d C~tez
3 auteurs fran~a~s
231 ANTIQUAIRE 3
Decr~vezun objet mls
201 ECOLE d Tradu~sez
(( F~le-mot
des
((
ordonnance7 ))
261 A R R ~ T
DE BUS 3
((
Le 23, 11 s'arr@teICI 7
))
-1
271 RESTAURANT d
(( Je ne sals pas quo1
prendre , qu'est-ce que
vous me conse~llez7 a
241 M ~ R O
3 lntonez
(( Quo1 7 Encore en greve I
D~tes-mo~
que je r@veI ))
211 PISCINE d Formulez
(( lnterd~ct~on
de courlr
autour du bass~nport du
bonnet obltgato~re ))
Ce sera tout ou 11 vous
faudra autre chose 7 ))
((
((
Qu'est-ce que je
vous sers 7 s
21 EGLISE 3 Prononcez
(( On encense et on
chante chaque salnt
le d~manchesolr ))
81 CINEMA 3 Reag~ssez
(( VOUS
n'aur~ezpas
trouve un paraplute 7 ))
91 LAVERIE 3 Repondez
11 CARE 3 Repondez
Le train pour Grenoble,
crest quel qua1 7 ))
((
61 EPICERIE 3 lntonez
(( 10 euros le kllo,
ma6 c'est du vol I ))
31 BANQUE 3 C~tez3
operat~onsque I'on peut
fatre dans une banque
341 BOUTIQUE DE
VETEMENTS
((
+
Alors, vous la prenez
311 GALERIE D'ART 3
Cttez 3 pelntres fran~als
+
281 STADE
Reagtssez
II vous reste des places en
trtbune, vous les prenez 7 ))
((
291 OPTlClEN 3
+
351 CASINO
lntonez
(( Mesdames et messieurs,
fattes vos jeux 1 ))
((
+
Reaglssez
Vous oubltez votre
TABAC
+
361 BIBLIOTHEQUE
(( Merde, j'al encore
oubl~ema carte, pfff ))
toast, bolsson llght
C'est pas le sten, ce
chlen, c'est celul de
((
301 ANPE 3 Rkagtssez
(( Vous avez un CAP, un
BEP ou un BTS de
secretatre 7 ))
161 PARFUMERIE 3
Cttez 3 adject~fspour
caracterlser un
131 FLEURISTE 3
(( Elllets bleus, beaux
gen@ts,belles fleurs fraiches))
101 T H ~ A T R E3
Retrouvez es noms
d'auteurs
MOCINE
RANEILLE
CORLI~RE
1
I
II
171 MAISON DU
TOURISME 3 Reag~ssez
(( Je peux vous alder 7 ))
141 HOPITAL 3 Reag~ssez
(( Vous cherchez quel
111 SALON DE
COIFFURE
Prononcez.
(( VOUSles voulez blancs,
blonds, bruns, orange ou
chdtatn fonce 7 s
+
I
1
I
1
I
1
i
1
I
I
I
181 QUlNCAlLLERlE 3
Cltez 3 choses que I'on
peut acheter dans une
+
151 MUSEE Reag~ssez
(( Comment trouvez-vous
cette t o ~ l e7 ))
121 MAGASIN DE
SOUVENIRS 3
Reag~ssez
(( Je peux vous alder 7
i
I
I
))
I
+
381 GARAGE
Reagissez.
(( Vous payez
comment ? ))
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1
jI
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391 PREFECTURE
Citez 3 services rendus
par la prefecture.
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