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CONSEILS DE JARDINAGE
DE GRAND-PÈRE
Susanne Bruns - Joachim Stammer
CONSEILS DE
JARDINAGE
DE GRAND-PÈRE
•.hÜ'
Table des matières
et préambule
Titre original : V/as Groflvater noch wuBte. Sammelband mil den Beste Tips
(Susanne Bruns, Joachim Stammer, unter Mitarbeit von Kaspar Huche)
* MCMXCVI Franckh-Kosmos Verlags-GmbH & Co., Stuttgart
Aile rechten vorbehalten
c‘ Zuidnederlandse Uitgeverij N.V., Aartselaar, Belgique, MMIII.
Tous droits réservés.
Traduction française : M. Schleiss
ISBN 2-8O34-43O1-5
Imprimé dans l'UE
Table des matières
Gn bon jardin sur un bon sol__ 17
dne bonne équipe: gel et
houe 18
Ne pas enfouir 19
Gn compost riche en paille
éloigne les maladies à
champignons 19
Compost de légumineuses:
exactement ce qu’il faut pour
beaucoup de plantes, notam-
ment les épinards 20
Compost de feuilles: compliqué
à obtenir, mais facile à
utiliser 20
Plantes peu exigeantes et
cultures de couche: nourries
de manière adaptée, elles
grandiront sans problème______ 21
Terre de début de culture:
le rôle de la taupe 22
Le ver de terre ne lit pas dans
le marc de café et
pourtant... 23
Préparation accélérée de
“bonne” terre de
remplacement 24
L’engrais liquide: vite et bien 25
Gn ver de terre en or 26
Pour amender le sol: tout vient
à point à qui sait
attendre 26
Marc de café n° 2 27
La laine: un engrais? 27
La farine d’os: encore mieux 28
Préserver les réserves
d’énergie dans le fumier
d’étable 28
Gne couche chaude grâce au
fumier de cheval: la seule
solution? 28
Couche sous châssis:
comment cela fonctionne 30
Les dix commandements de
la bonne couche à fumier___ 30
Arroser, c’est bien; passer la
houe, c’est mieux 31
Arroser: quand? Comment?
Avec quoi? 32
Faire grandir et pousser:
comment grand-père
s’y prend 35
A la loterie des semences,
un petit test vaut la peine ___ 36
Préculture pour les fleurs: un toit
de culture composé de
verre et d’eau 37
Petite plante a besoin de
s’endurcir avant de sortir 38
Ce qui peut aider lors d’un
semis 39
Le semis en pleine terre:
attention au ruissellement 39
Bien déplanté, à moitié
gagné! 40
Réactiver de vieilles
semences 41
Pourquoi les oignons
remontent-ils? Comment
les en empêcher? 41
Enfin prouvé! 42
9
Table des matières
Démarrer les semences de
cornichons 43
Provoquer un baby-boom
chez les cornichons 44
Empêcher les cornichons de
devenir amers 44
Cln bon écoulement d’eau:
cornichons et melons vous
disent merci 46
Ne pas laisser les salades
monter 4 46
Pour la paix des jardiniers:
la fin des salades qui
montent 47
De la salade sans fin 48
Hâter les pommes de terre
hâtives 48
Une récolte abondante avec
peu de tubercules?
C’est possible! 49
Envie de pommes de terre
nouvelles? Le truc pour
les impatients 5 I
Tuteur pour pommes de terre 51
Le cercle de petits pois: un
exercice de calcul 51
Les fèves des marais respirent:
plus de pointe, plus de
pucerons 53
Le maïs ne mûrit pas bien?
Retirez la terre qui a servi
à butter 53
Prolonger la durée de récolte
du raifort 54
Culture des asperges à la
mode de Leipzig 54
Les artichauts: un habit chaud
pour éviter le choc
hivernal 55
Un chou bien protégé sera
délicieux à manger 55
Les choux de Bruxelles au
cœur ferme et tendre, un
vrai régal! 56
Un grand amateur de café:
la ciboulette 57
Les choux-fleurs n’aiment
pas la fraîcheur 58
Un chou pas assez pommé?
La solution: le décapiter! 58
Des haricots avec ou sans
fils? 59
Cultiver la rhubarbe de
manière rationnelle 59
Pause rafraîchissement 59
Test de patience pour jardinier
biologique: arrachage des
mauvaises herbes 60
Les orties au fil du temps ____ 62
L’alliaire: l’ail de
remplacement 63
Les plantes tropicales
annuelles aiment se sentir
au chaud 63
Protection hivernale: à retirer
au bon moment 64
Faire durer le plaisir en
prolongeant la floraison_____ 65
Les iris l’aiment sec 67
Les pétunias ont besoin
d’une bonne coupe d’été _____ 67
Préparer les glaïeuls pour
le repos hivernal 68
Le véritable amateur de roses
doit choisir l’endroit
idéal 70
La sécheresse, pas seulement
un problème en été 70
Se créer une réserve de
tuteurs 72
Attendre la floraison des
hortensias sans être
10
Table des matières
déçu 73
Des hortensias artistement
transformés 73
Les fuchsias: tailler pour
obtenir des arbres
miniatures 73
Succès garanti pour les
boutures des plantes
d’intérieur 74
Activateur de floraison: pour
que les plantes ne fassent
pas que des feuilles 75
La sécheresse des jardinières:
placer des tours à eau! _______ 75
Le thé noir à usages
multiples: dégustation»
engrais et antipucerons________ 76
Le taux d’humidité des plantes
en pot: frappez» on vous
répondra! 76
Encore les plantes d’intérieur:
chaque chose à sa place _____ 76
Point d’orgue de l’art du
jardinage: la multiplication 78
Les fleurs de pivoine: grandes
ou petites, au choix! 79
Floraison de Noël: couper les
branches au bon moment_______ 80
Garder les fleurs coupées
en forme 81
Le spécialiste des plantes____ 83
Y voir clair en ce qui concerne
le gel 84
Atténuation des dégâts du gel
aux jeunes pousses 85
ün toit au-dessus de soi:
protection de verre contre
le gel 85
Se protéger du gel par la flamme
d’une bougie 86
Le problème du campagnol:
réellement dépassé? 87
Le campagnol n’aime pas
le sureau 87
Problème de campagnol?
Laisser faire le chat! 88
Boisson lactée au goût
particulier: la taupe n’en
redemandera pas 88
Lorsque le taupe-grillon
creuse son trou,.. 89
Les plaques de protection
éloignent les taupes-grillons
(courtilières) 90
Hôte indésirable des tas de90
fumier 90
La gent ailée dans les jeunes
légumes 91
Protection des semences: l’ab-
sinthe chasse les oiseaux _____ 93
ün toit naturel pour des
salades fraîches 93
ün abreuvoir pour oiseau
pour protéger les fruits ___ 94
Le son de seigle attire les
limaces 94
Le truc miracle pour
détourner les limaces 95
A la chasse aux limaces armé
de feuilles de rhubarbe _______ 96
Chasser les fourmis 96
C’en est fini avec le cirque des
puces! Les puces de terre
(altises) sont mises à
l’ombre 97
Prophylaxie des puces de
terre 98
Piège à puces de terre 99
Toujours au sujet des puces
de terre 99
Carboniser la mouche de
11
Table des matières
l’oignon 99
Tromper le papillon du chou
(piéride) 100
Punaise du chou: manœuvre
de diversion 100
Coller la mouche de
l’asperge 102
Remède universel contre
les dégâts des parasites __102
Du thé à la menthe pour les
légumes: une protection
efficace 103
Médicament pour plantes
d’appartement 103
Les pucerons des feuilles:
les enlever tout
simplement 104
Les pucerons n’aiment pas
être immergés 105
Les délices des arbres fruitiers:
culture et soins des beaux
jours 107
Planter les arbres: le
printemps présente aussi
des avantages 108
Plantation des arbres: aider
les jeunes à démarrer ____________108
Education des fruitiers: une
belle couronne ne se taille
pas 109
La taille tôt ou tard: pour
des fruits ou du bois 110
Les fruitiers en espalier ou
comment utiliser la moindre
surface 110
Noir ou blanc, c’est là toute
la question 112
Pollinisation des pommiers:
ce qu’il faut savoir 1 13
Line protection antigel
préserve la récolte 1 14
Protection antigel pour les
f 1 e u rs 114
Les choses simples de la vie:
il faut parfois intervenir ____115
Toutes les solutions sont
bonnes pour éliminer les
pucerons 117
Attirer les pucerons sur les
capucines 119
Du savon dans un nid de
chenille: l’arbre vous dit
merci 1 19
La douche chaude pour les
cocons de chenille 121
Attraper les insectes 121
Vous avez des poules? Alors
ne craignez pas la mouche
de la cerise 122
Protéger les cerises: déranger
les oiseaux avec du bruit _____123
Sus aux guêpes des pruniers 123
Des chrysalides dans les
fruits 125
Le gui: s’il épuise trop l’arbre,
il fait plus de mal que
de bien 125
Le cancer de l’arbre - il vaut
mieux prévenir que guérir______125
Comment faire face à la
gommose? 128
Un petit coup de vaporisateur
pour des fruits en pleine
forme 128
Bien éclaircir: le stade du T _129
Comment faire avec les
pommes rejetées? 130
Le fruit de votre travail: récolter,
conserver, préparer 133
La récolte du soir est la
12
Table des matières
meilleure ___________________134
Il s’agit d’être à l’heure pour
la récolte 134
Attention au choc climatique
au moment de la récolte ___134
Effacer les traces de récolte _135
Avoir longtemps de belles
tomates savoureuses et
bien mûres 136
Pour le raifort, il faut mettre
des gants de velours 136
Les groseilliers emmitouflés
feront longtemps le bonheur
des petits gourmands ________136
Bien sécher les herbes! 137
Récolter intelligemment pour
accélérer la maturation _____140
Le bon fruit: juteux et ferme
à la fois 140
Le fruitier trop sec: des pierres
peuvent aider 14 I
(Jn fruitier trop humide: il faut
saler! 141
La conservation des fruits: un
brin de mysticisme
s’impose 142
Amis des fruitiers, attention!
La maturation est
contagieuse!142
Le parfum des pommes:
bien conserver pour le
préserver 143
Des caisses en bois pour les
fru its 143
Les fruits aiment les bocaux
en verre 144
Les tranches de pomme: faciles
à sécher et jolies à
déguster 144
ün fruit séché qui met l’eau
à la bouche 145
De la confiture de cynorrhodon
(églantier): comment la
rendre meilleure 145
La cuisine aux herbes sauvages:
comme la faisait
grand-mère 147
Le truc spécial: la sagesse
récoltée au fil des jours
par les anciens 151
Equipement indispensable:
les outils de jardin 152
Nécessaire: le grattoir 153
La binette à compost 153
Conserver un tonneau
de bois 154
La technique de la
vaporisation 154
Et qu’en est-il de l’œuf de
Colomb? 155
Protection bruyante contre les oi-
seaux 155
Les piqûres d’insectes 157
Les poires en bouteilles:
à la portée de tous 157
Les tomates antimoustiques_____157
Le buis, pas aussi inoffensif
qu’il en a l’air 158
La lune joue un rôle
important 158
Celsius, Fahrenheit, Réaumur-
comment s’y retrouver? _____161
Le parfum des fleurs du
monde entier 162
L’horloge florale 166
Dictons et météo 168
Le baromètre naturel 168
(Jn calendrier naturel 169
La petite météo de grand-père:
toujours d’actualité 172
Index 178
13
.
Chers lecteurs et amateurs
de jardins,
Lors de l’une de mes promenades
avec grand-père, nous avons ren-
contré une de ses connaissances et
aussitôt une discussion animée
commença sur leur thème favori: le
jardin.
Grand-père est connu pour ses
connaissances étendues en jardina-
ge et on aime venir lui demander
conseil. Lors de la discussion, les
deux amis en vinrent rapidement à
parler de la sorte d’engrais à utiliser
pour faire grandir telle plante, des
moyens pour éliminer certains pe-
tits problèmes ou comment conser-
ver la récolte de manière optimale.
En les écoutant, il m’est venu l’idée
de lui demander: «N’as-tu pas une
liste de bons conseils pour réussir
son jardin? Pourquoi ne pas les ras-
sembler en un livre que tous liraient
avec plaisir?»
Plus tard, je lui ai demandé com-
ment il allait s’y prendre pour faire
un tri dans ses informations. Il y
avait manifestement pensé et me
répondit: «Je connais les problèmes
que la majorité des jardiniers ren-
contrent. Je ferai la sélection pour
que le plus grand nombre y trouve
des renseignements utiles.» Et il se
mit directement à l’ouvrage.
Voici le résultat: un concentré de
sagesse du jardinier d’antan. Il vous
aidera lors de vos promenades
dans le royaume vert. Et si, malgré
tout, il vous manque un renseigne-
ment, pourquoi ne pas vous adres-
ser à votre grand-père?
15
ün bon
jardin
sur un
bon sol
Le sol
üne bonne équipe: gel et
houe
Le gel peut se révéler un auxiliaire
efficace pour l’amélioration du sol;
il ne faut pas hésiter à coopérer
avec lui. Pour que le gel ait une ac-
tion efficace, il faut qu’il ait une lar-
ge surface à sa disposition.
Movembre et décembre nous don-
nent encore souvent quelques jour-
nées douces avec des gelées
“utiles”. Le sol, gelé seulement en
surface, se laisse facilement tra-
vailler, du moins si on dispose de
l’outil adéquat. De cette manière,
on agrandit la surface et on ouvre
le sol pour que le gel puisse y péné-
trer de manière plus profonde et
plus étendue. Sous l’effet combiné
de la houe et du gel, le sol devient
alors friable, ce qui facilite la cultu-
re des légumes. Les sillons creusés
en automne laissent pénétrer le gel
jusque dans les parties les plus pro-
fondes et font éclater les parties les
plus denses.
Mottes
Si les pluies d’automne ont refermé
le sol, il faut, si nécessaire, em-
ployer la houe. Les mottes ainsi ou-
vertes doivent être déposées très ir-
régulièrement, le sol travaillé ne
doit pas être égalisé.
Paysage de collines en hiver
Pour des sols lourds et humides, il
faut passer à un traitement spécial.
Le sol doit être traversé de sillons
de 40 cm de profondeur situés à
I m de distance les uns des autres.
Au printemps, le sol est égalisé.
Si l’automne suivant on veut encore
appliquer cette méthode, il faudra
creuser les sillons aux endroits qui
Les sillons creusés au printemps permet-
tent au gel de pénétrer profondément et de
faire éclater le sol trop épais.
18
Le sol
précédemment étaient surélevés et
inversement. Donc ne pas oublier
de poser des marques la première
fois!
Ne pas enfouir
Pour jardiner écologiquement, il
faut très peu se servir de la bêche
pour aérer le sol; c’est la binette qui
fera tout le travail. Si, néanmoins, il
s’avère quand même nécessaire de
bêcher (par ex. pour la première
utilisation d’un sol fortement envahi
par les mauvaises herbes), l’engrais
la terre cultivée. Néanmoins, pen-
dant les saisons chaudes, il faudra
se contenter du compost, car le fu-
mier d’étable frais ne se décompo-
se pas à cause de la sécheresse et
donc ne se lie pas avec le sol.
ün compost riche en paille
éloigne les maladies à
champignons
Grand-père a découvert une formule
spéciale de compost, à base unique-
ment de paille avec des couches in-
termédiaires de terre, de compost ou
Si on emploie la bêche pour Ira-
vailler un sol trop envahi par les
mauvaises herbes, le fumier ne doit
pas être ajouté trop profondément.
choisi pour nourrir le sol, par
exemple du fumier d’étable, ne de-
vra pas être enfoui trop profondé-
ment. Il pourrait sinon se transfor-
mer en tourbe. Par contre, du fu-
mier ayant atteint sa maturité peut
être enfoui plus profondément car,
pour celui-ci, le processus de dé-
composition est terminé et ses élé-
ments nutritifs sont disponibles
pour les plantes. Et pour qui l’igno-
rerait encore, une bonne culture de
légumes n’est pas réalisable sans
un compost adapté à la surface de
de chaux. Au printemps et en au-
tomne, ce compost est déjà décom-
posé au bout de 4 à 6 mois, c’est
pourquoi il doit déjà être déplacé
après 4 à 6 semaines. Du compost
réalisé uniquement à base de paille
contient aussi proportionnellement
beaucoup d’acide silicique.
Il convient particulièrement pour les
jardins humides pour prévenir les
mycoses. L’acide silicique renforce
les fibres végétales, ce qui empêche
les agents pathogènes de mycose de
trouver une surface d’attaque.
19
Le sol
Compost de légumineuses:
exactement ce qu’il faut
pour beaucoup de plantes,
notamment les épinards
Pour la composition du compost, il
en va un peu de même que pour
notre jouet favori, la voiture. Toutes
ne roulent pas au super, mais celles
qui en ont besoin commencent à
toussoter dès qu’elles n’en reçoi-
vent plus. Pour faire démarrer les
plantes à feuilles de manière cor-
recte, il faut penser à mettre une
bonne part de légumineuses dans
leur aliment de choc, le compost.
En effet, l’azote enrichi contenu
dans les racines des légumineuses
se retrouve dans le compost et de-
vient un élément de croissance non
négligeable pour certaines sortes
de plantes, comme les épinards, le
chou et les plantes d’appartement.
Compost de feuilles:
compliqué à obtenir, mais
facile à utiliser
Le feuillage a la réputation de ne
pas bien se décomposer. Cepen-
dant, le compost obtenu est d’ex-
cellente qualité et particulièrement
adapté aux cultures de couche de
printemps. Il séduit par la grande
quantité d’humus, sans être pour
cela trop nutritif, ce qui est décisif
pour les plantes en train de germer.
Voici quelques conseils:
& Les couches doivent être aérées,
ce qui se fait par l’ajout de brin-
dilles.
£ Si la température de départ est
relativement élevée, la décompo-
sition se fera plus rapidement;
pour produire de la chaleur, on
peut ajouter de la farine minéra-
le, de la poudre de corne, de la
farine de sang séchée, de la
chaux et de la poudre d’os, mais
aussi tout simplement quelques
seaux d’eau chaude.
Les bactéries des radicelles de lupin et
d'autres légumineuses enrichissent le sol
en azote.
20
Le sol
A Le sol contient de nombreux or-
ganismes vivants dont certains
sont spécialisés dans la décom-
position des feuilles. Ils se trou-
vent bien sûr le plus souvent
dans les forêts. Clne “injection”
de 3 à 4 seaux de terre de forêt
donne un coup de fouet à la dé-
composition. Evidemment, aller
chercher un chargement de terre
de forêt soi-même ne se fait
qu’après avoir demandé l’autori-
sation des gardes forestiers.
* Il est conseillé de déplacer le
compost au printemps.
Le compost de feuilles a besoin
d’environ un an pour se décom-
poser. S’il est posé en automne,
il sera disponible pour les jeunes
plantes le deuxième printemps
suivant.
Plantes peu exigeantes et
cultures de couche: nourries
de manière adaptée, elles
grandiront sans problème
Celui qui est d’avis que tous les dé-
chets de cuisine peuvent atterrir sur
le compost, car finalement ils sont
tous d’origine biologique, a généra-
lement raison. Mais le compost
offre plus de possibilités que ses
composants. Si l’on cherche un
mélange spécial pour plantes peu
exigeantes et pour jeunes plants, il
est idéal. Ces deux utilisateurs ne
demandent pas énormément de
substances nutritives mais une terre
Les déchets de tonte et un mélange de
paille et de feuilles sont les éléments de
base de la terre spéciale.
bien aérée. Le mélange se compose
de la manière suivante:
& Herbe tondue ou bruyère
r<S? Feuilles ou paille
& Herbes condimentaires
& ün peu de compost à point
* Chaux (chaux d’algue)
Les couches apparaissent sur l’il-
lustration. 11 est absolument néces-
saire de veiller à garder l’humidité
pendant les périodes de sécheres-
se. Des arrosages hebdomadaires,
avec 10 à 20 litres d’eau de pluie
ou du purin d’ortie dilué, peuvent
suffire. La quantité d’eau ajoutée
dépend de la quantité de matériau
sec employée (feuilles ou paille par
ex.). Après 6 mois, le tas doit être
déplacé, c’est-à-dire qu’il est refor-
mé en couches dans le sens inverse
et, après 6 autres mois, il est totale-
ment terminé.
21
Le sol
Terre de début de culture: le
rôle de la taupe
Soyons clair dès le départ: la taupe
est innocente et très utile. Il est évi-
dent que la terre employée pour les
semis ne doit pas contenir d’élé-
ments pathogènes, car les petites
plantes souffrent déjà très souvent
de nombreuses maladies.
Pour s’éviter le travail fastidieux qui
consiste à stériliser la terre, on peut
choisir la terre dont sont formées
les taupinières. Celle-ci a été re-
montée en surface par la taupe
mais provient d’une profondeur de
sol où il n’y a pratiquement plus
d’éléments pathogènes. Il faut ré-
colter la terre de taupinières
fraîches en automne ou au prin-
temps, bien la recouvrir et la placer
en un endroit à l’abri du gel jus-
qu’au moment où elle sera em-
ployée au printemps. Et dire que
certains détestent les taupes!
Leurs pattes auant très musclées sont em-
ployêes comme des pelles et permettent
aux taupes de remonter de la bonne terre
à la surface.
Utilisez la terre des taupinières; elle est dé-
barrassée d’éléments pathogènes.
22
Le sol
Le ver de terre ne lit pas
dans le marc de café et
pourtant...
... il le déguste en connaisseur!
C’est ce que l’on entend dire un
peu partout. Même si l’on n’éprou-
ve pas vraiment de l’amour pour le
ver de terre, sa présence dans le
jardin est très appréciable, aussi
laissons-le goûter à notre excellent
café.
Si l’on veut gaver ces petits co-
quins, on peut demander à un salon
de dégustation de conserver le
marc du café servi aux clients.
En plus de sa qualité nutritive, le
marc de café est aussi le bienvenu
dans un sol destiné à des plantes
qui aiment une certaine “acidité”,
par ex. les rhododendrons. Il doit
alors être intégré au sol à la houe.
Le marc de café dilué dans de l’eau
se transforme en engrais liquide
apprécié par le lierre.
Pour se développer pleinement, les rhodo-
dendrons ont besoin d'un milieu légère-
ment acide et d'un peu d'ombre.
23
Le sol
Préparation accélérée de
“bonne” terre de
remplacement
Celui qui commence un jardin ne
dispose pas au départ d’une réser-
ve de “bonne” terre.
Pour passer les époques sans com-
post on peut procéder de la maniè-
re suivante: se procurer du fumier
d’étable, sans paille, ou dont on éli-
dé sable. Laisser ensuite reposer le
mélange pendant environ 4 se-
maines. Puis le déplacer, diviser les
parties trop grosses et bien mélan-
ger le tout.
Après 4 autres semaines, on procè-
de à un nouveau mélange: à ce sta-
de, la bonne terre peut déjà être uti-
lisée. Son usage est identique à ce-
lui du compost, c’est-à-dire qu’il
est intégré dans la couche superfi-
Sl on n ’a pas de compost sous la main, du
fumier d'étable débarrassé de sa paille et
mélangé à parts égales avec de la bonne
terre arable le remplacera efficacement.
mine soi-même les résidus. Le fu-
mier de cheval convient le mieux
dans ce cas-ci, mais on peut em-
ployer tout autre fumier pas trop
fort. On mélange ensuite à parts
égales le fumier avec de la bonne
terre de jardin ou de la terre de pe-
louse. Si le mélange est trop sec,
on ajoute un peu d’eau (ou du purin
d’herbe).
Si cette substance de remplace-
ment est destinée à un sol lourd, il
faut y intégrer une bonne quantité
cielle du sol. On peut aussi semer
dans des sillons remplis de ce mé-
lange. Cette substance est aussi ef-
ficace pour replanter les jeunes
plants, autour des racines, dans le
trou de plantation. Ils s’y trouveront
certainement mieux que dans de la
terre ordinaire. Le fumier de cheval
est plus actif; c’est un engrais qui
assèche le sol. 11 se mélange très
rapidement avec la terre et, de ce
fait, constitue une terre de culture
de remplacement très indiquée.
24
Le sol
L’engrais liquide: vite et bien
La qualité de l’engrais liquide réside
dans le fait qu’il est prêt à l’emploi.
Pour le réaliser, il suffit de se procu-
rer un récipient (seau, tonneau ou
autres, mais pas en métal!), rempli
pour un tiers avec du fumier
d’étable sans paille.
Les fumiers de vache ou de mouton
conviennent très bien. Le récipient
contenant le tiers de fumier est
rempli ensuite avec de l’eau, on
mélange bien le tout et on laisse re-
poser quelques jours. Puis il est à
nouveau mélangé, pour que toutes
les substances soient bien diluées.
On laisse macérer le tout pendant à
nouveau 6 à 8 semaines. L’engrais
liquide prêt à l’emploi doit encore
être dilué cinq fois avant d’être em-
ployé. Le fumier de poule et de pi-
geon est aussi recommandé pour
réaliser de l’engrais liquide.
On le prépare comme expliqué ci-
dessus, en faisant bien attention de
réduire toutes les particules. L’en-
grais de poule ou de pigeon doit
être dilué 10 fois.
Du purin de bovidés, sans paille, se trans-
forme en un excellent engrais liquide.
25
Le sol
ün ver de terre en or
Vous pouvez aussi récolter les dé-
jections des vers de terre, qui for-
ment un engrais idéal pour les cul-
tures sous verre ou en pot. Le ma-
tériau récolté est séché et finement
émietté. On le saupoudre en fine
couche et il est enterré de manière
superficielle.
En arrosant ensuite, il se transfor-
me très rapidement en un engrais
utile et très rapide d’emploi.
Pour amender le sol: tout
vient à point à qui sait
attendre
L’évaluation d’un engrais, et en
particulier d’un fumier d’étable, ne
L'engrais d'étable doit être travaillé plu-
sleurs^années avant de devenir de l'en-
grais efficace.
Les déjections des vers de terre sont un ex-
cellent engrais pour les cultures sous verre
et les plantes en pots.
peut dépendre d’un succès ou d’un
échec uniques. L’amendement d’un
sol ne sera perceptible qu’après
plusieurs années d’application effi-
cace et régulière. Avec un peu de
patience, on obtiendra même d’ex-
cellents résultats avec un engrais
unique, comme le fumier de porc
(à côté bien sûr du compost obliga-
toire).
Néanmoins, le fumier de bœuf reste
toujours la référence dans les sortes
d’engrais d’étable.
Mais toutes les plantes ne suppor-
tent pas l’engrais frais.
On remarque que les plantes qui
demandent beaucoup d’éléments
26
Le sol
nutritifs (par ex. les tomates ou les
choux) ne connaissent pas de pro-
blèmes particuliers avec l’engrais
frais; il en va autrement avec des
plantes qui ont des besoins plus ré-
duits (par ex. les carottes ou les oi-
gnons).
Marc de café n° 2
Les bonnes choses doivent être ré-
pétées - c’est ce que nous avons
pensé et nous reprenons encore
une fois l’information sur les carac-
téristiques exceptionnelles du marc
de café.
Il remplace avantageusement la
tourbe dans les plantations de
plantes de marais, c’est un excel-
Le sol se laisse facilement alléger avec la
binette, sans que les racines ne soient en-
dommagées.
lent engrais pour la ciboulette et il
peut aussi s’employer avec succès
pour aérer le sol.
Il faut pouvoir compter sur de
grandes quantités de marc de café
si on veut l’employer pour aérer le
sol et il est utile de demander de ré-
colter le marc de café dans un sa-
lon de dégustation. C’est dans des
endroits où l’effet du compost serait
négatif (pour les plantes sauvages
ou les herbes des régions méditer-
ranéennes) que le marc de café
toujours disponible s’est révélé une
substance de remplacement excel-
lente. Incorporer un petit seau de
marcf de café par mètre carré rend
un sol argileux manifestement plus
léger.
Les sols sablonneux profitent égale-
ment de cette substance; elle aug-
mente leur capacité limitée à em-
magasiner l’eau.
La laine: un engrais?
L’effet fertilisant de la laine n’est
pas encore reconnu, ou plutôt:
n’est plus connu. Le procédé de la
laine incorporée au sol est le même
qu’avec la farine de corne.
Ce qui ne veut pas dire que l’on
doit se mettre à vider sa garde-
robe: la plupart des textiles actuels
en laine ne contiennent que très
peu de substances végétales utili-
sables mais contiennent jusqu’à
30% d’éléments chimiques haute-
ment toxiques.
27
Le sol
On doit être au courant des qualités
et de la composition exacte du tissu
employé.
La farine d’os: encore mieux
On ne vous apprendra rien en di-
sant que la farine entre en première
ligne comme engrais pour les
fleurs, notamment à cause de sa
haute teneur en phosphore. Et l’on
sait depuis déjà de nombreuses gé-
nérations que la farine d’os consti-
tue un engrais excellent pour des
sols lourds, argileux et froids.
Par contre, elle ne convient pas très
bien pour des sols plus sablonneux,
car son tempérament très chaud
accélère encore le dessèchement
d’un sol déjà sec.
Préserver les réserves
d’énergie dans le fumier
d’étable
Tout comme on ne laisse pas la
lampe de poche brûler pendant la
journée, il faut aussi utiliser modé-
rément les réserves d’énergie con-
tenues dans la masse biologique du
fumier d’étable. Pour pouvoir em-
ployer le fumier d’étable au prin-
temps comme source de chaleur
pour les couches, il faut qu’il soit
conservé de manière très aérée. Si
le fumier est tassé de manière trop
dense, le processus de décomposi-
tion ne va pas démarrer et le déga-
gement de chaleur qui en découle
ne se fera pas pendant les mois
d’hiver. C’est ce processus de dé-
composition qui est employé dans
les parterres où on dispose le fu-
mier en couches serrées.
üne couche chaude grâce
au fumier de cheval: la
seule solution?
Le fumier de cheval frais permet
aux couches chaudes d’atteindre la
température favorable très rapide-
ment, dès le début mars.
Mais Taut-il absolument employer
du fumier de cheval? Non, bien en-
tendu. Le fumier de cheval a les
particularités suivantes, qui le ren-
dent très efficace: la chaleur se dé-
gage rapidement et sera produite
pendant 4 à 6 semaines, donc jus-
qu’à la mi-avril.
Comme, en général, il peut encore
faire très froid à ce moment, cet ap-
port de chaleur est le bienvenu. Le
mélange idéal est composé de fu-
miers de mouton et de chèvre. Les
mélanges ne sont pas à dédaigner
mais ne donneront pas autant de
chaleur que le fumier de cheval.
Il est à recommander dans les ré-
gions froides, où il permet de com-
mencer les cultures de salade au
même moment que dans les zones
plus tempérées. Ùn mélange de fu-
mier de cheval et de feuillage per-
met d’allonger la durée d’émission
de chaleur.
28
------------------------------ Le sol ---------------------------------
La réalisation de la couche chaude se fait
en plusieurs étapes. Les explications pré-
cises se trouvent dans le texte.
29
Le sol
Couche sous châssis:
comment cela fonctionne
On a déjà plusieurs fois mentionné
les couches chaudes. Pour ceux qui
ne connaissent pas ce système, la
curiosité devient intenable. De plus,
il leur en faut aussi une. Ils trouve-
ront ici une description détaillée^
ainsi que son fonctionnement agré-
menté de quelques dessins pour
rendre les choses plus faciles.
Un châssis est une couche avec un
remplissage particulier. Le remplis-
sage est constitué de fumier frais
contenant de la paille qui, au début
de sa décomposition, dégage beau-
coup de chaleur, ce que les plantes
apprécient énormément.
Les couches à fumier sont remplies
début mars.
Comme, à cette époque, le sol est
encore souvent gelé, la fosse doit
avoir été ouverte à l’automne pré-
cédent. Elle peut être remplie de
feuilles pour l’hiver, ce qui freine un
peu la pénétration du gel.
A vous maintenant de travailler!
Les dix commandements de
la bonne couche à fumier
1. Laisser reposer le fumier (de
cheval) en tas pas trop humide,
pendant 3 jours, en dehors de la
fosse.
2. Par temps sec, placer le fumier
dans la fosse avec la fourche,
de manière assez aérée. Il faut
éviter que tout l’air sorte et que
le purin surnage. Car l’oxygène
contenu dans le fumier est né-
cessaire à sa combustion et
donc à la production de chaleur.
3. Lorsque le tas est bien préparé,
placer les châssis et attendre 3
à 5 jours.
4. Fouler le fumier pour le rendre
plus uniforme et plus ferme,
seule l’expérience vous indique
quand il est vraiment à point,
c’est-à-dire quand le processus
de décomposition peut conti-
nuer tout seul.
5. Ajouter la terre de culture fine-
ment tamisée, obtenue à partir
d’un mélange de compost
maigre à base de sable, d’un
compost de feuille et d’ancien-
ne terre de couche. Les propor-
tions peuvent varier selon le be-
soin.
6. Quand la couche supérieure ne
s’abaisse plus, c’est à dire
quand le fumier en décomposi-
tion et la terre de culture se sont
stabilisés, le niveau de la terre
devrait se situer à environ 10-
15 cm au-dessous du niveau du
bord de la caisse. On peut enfin
planter.
7. Pour donner de l’ombre à la
couche et lui conserver sa cha-
leur: employer des cadres re-
couverts d’une fine couche de
papier, de paillis ou de
planches. Gne enveloppe de fu-
mier répartie autour des châssis
renforce la chaleur intérieure.
30
Le sol
8. Endurcir les plantes: aérer pro-
gressivement (ouvrir les fe-
nêtres tous les jours un peu
plus), les habituer petit à petit à
un environnement sans protec-
tion du verre. Les xjeunes
plantes doivent encore absolu-
ment être protégées du gel; il
faut aussi faire attention aux dif-
férences importantes de tempé-
rature entre le jour et la nuit.
9. La couche doit absolument
conserver son humidité, sans
pour cela être trop humide, ceci
afin d’éviter la pourriture des ra-
cines! Grand-père nous disait à
peu près ceci: humide, mais
sans coller ni se défaire.
Pour l’arrosage, n’employer que
de l’eau de pluie à température
ambiante. Arroser davantage le
bord supérieur de la couche, car
il se dessèche plus facilement.
10. Plus l’ambiance est humide,
plus on a besoin d’air! Si le
temps est pluvieux ou gris, ar-
roser modérément.
(d’après Dr Fritz Caspari, Le jardin
productif, Seebruck, 1948)
Arroser, c’est bien; passer
la houe, c’est mieux
Il est évident qu’il est nécessaire
d’arroser; tous les êtres vivants ont
besoin d’un apport régulier d’eau.
Mais par temps très sec, grand-
père avait sa théorie: passer la
(Jn sol aéré reste longtemps humide. La
griffe est dans ce cas un outil idéal.
houe une fois fait gagner deux ar-
rosages. En effet, le sol aéré reste
plus humide et plus frais en profon-
deur, a un effet isolant contre la
chaleur et emmagasine mieux l’hu-
midité atmosphérique (par ex. la
rosée) qu’un sol non travaillé et
dense. De plus, sous l’effet de l’aé-
ration, les processus de décompo-
sition sont activés. Certaines per-
sonnes très économes en eau esti-
ment même qu’un passage de houe
équivaut à 5 arrosages.
31
Le sol
Arroser: quand? Comment?
Avec quoi?
Quand? Le jardinier expérimenté
voit du premier coup d’œil si ses
protégés ont soif.
Pour les débutants qui ont besoin
de repères, on peut donner ce truc:
remuer légèrement la terre du par-
terre à la main: si elle reste encore
collée et ne se défait pas, l’humidité
du sol est encore suffisante (les
plantes qui consomment plus d’eau
doivent évidemment être arrosées
plus souvent).
Pour savoir à quel moment de la
journée l’arrosage sera optimal, on
peut se fier à la règle suivante:
♦ le matin, du lever du soleil jusque
vers 10 h
Grand-père utilisait déjà le vieil arrosoir en
zinc.
32
Le sol
• tard dans l’après-midi, jusqu’au
crépuscule
• par grande chaleur: pas après
8 h du matin et pas avant 18 h
• durant les premières semaines
de printemps, il faut arroser pen-
dant les heures les plus chaudes
de la journée
• les couches à fumier sont en gé-
néral arrosées le matin
Comment? Surtout de manière ré-
gulière, car c’est comme cela que
les plantes en profitent au maxi-
mum. Si le climat le permet, il fau-
drait prendre la peine de s’occuper
des couches toujours au même mo-
ment de la journée.
Avec quoi? Idéalement avec de
l’eau de pluie. L’eau d’arrosage
doit, autant que possible, n’être ni
calcaire ni ferrugineuse. Si on ne
dispose que d’eau froide, il faut tou-
jours prendre celle-là.
Les plantes pourront s’y habituer
mais pas à une alternance conti-
nuelle de chaud/froid.
33
Faire grandir et pousser
comment grand-père
s’y prend
Faire grandir et pousser
A la loterie des semences,
un petit test vaut la peine
Lorsque l’on s’occupe du jardin, on
aime jouer la carte de la sécurité
car il est impossible de retenir le
temps. Lorsqu’on remarque que la
semence ne sort pas, il est souvent
trop tard pour faire un deuxième
semis.
Il n’est pas nécessaire de tester la
qualité des semences si elles vien-
nent d’être achetées; mais pour les
semences anciennes que l’on a
conservées, il est préférable de vé-
rifier si elles peuvent encore ger-
(Jn germoir “fabrication maison"
mer. Cela se fait en utilisant un
“germoir” réutilisable. Cet appareil
qui permet de gagner beaucoup de
temps et de se mettre à l’abri des
déceptions est très simple. Pour
chaque sorte de semence, on prend
deux morceaux de tissu en laine,
humidifiés, entre lesquels on dispo-
se les semences bien étalées. Les
couches de tissu contenant les se-
mences sont empilées, liées en-
semble (voir illustration) et placées
près d’une source de chaleur. Il ne
36
Faire grandir et pousser
faut pas oublier de noter l’ordre des
semences avec leur nom. Le résul-
tat apparaît au bout de quelques
jours, selon les sortes. Des se-
mences en pleine forme ont une
capacité de germination tournant
autour de 90%, c’est-à-dire que, sur
20 semences, 18 germeront. Pour
des semences moins toniques, il
faut semer plus serré. Si seulement
40% des semences germent, le se-
mis en pleine terre devient problé-
matique, car il faudra s’attendre à
de grands trous entre les rangées.
Les bacs à semis doivent être pré-
parés très soigneusement.
Les récipients qui vont recevoir les pre-
miers semis doivent être soigneusement
préparés. Pour éviter le dessèchement des
semis, recouvrir d'un verre.
Préculture pour les fleurs: un
toit de culture composé de
verre et d’eau
Lors du démarrage des cultures, il
ne faut pas perdre une vue généra-
le. Pour cela, chaque semence doit
recevoir son propre pot ou caisse.
Remplir la moitié de chaque réci-
pient avec des graviers ou des tes-
37
Faire grandir et pousser
sons de pots. Ensuite, ajouter une
couche de terre de culture bien tas-
sée pour laisser encore un bord de
2 cm de libre, pour l’arrosage. Les
grosses semences sont saupou-
drées dans le récipient avec de la
terre, les semences fines sont très
légèrement tassées dans la terre
(attention: distinguer les semences
qui germent dans le noir de celles
qui germent à la lumière!).
Attention à l’arrosage des premiers
jours car, en croyant bien faire, on
risque, dans le cas des petites se-
mences, de les voir tout simple-
ment filer avec l’eau. Et si les pe-
tites plantes qui sont en train de
germer n’ont pas encore de ra-
cines, les dégâts sont énormes.
Pour éviter cet arrosage dévasta-
teur mais conserver le taux d’humi-
dité nécessaire, on peut procéder
comme suit:
Placer une vitre sur le bac à semis
et humidifier la vitre tous les jours,
en la plongeant dans l’eau froide.
Quand les semences de fleurs ont
commencé à pousser et que les
premières feuilles de germination
se sont bien développées, on peut
retirer la vitre. A partir de ce mo-
ment, on peut procéder par arrosa-
ge traditionnel.
De jeunes plants qui ont été endurcis ont
de plus grandes chances de survivre dans
le jardin.
Petite plante a besoin de
s’endurcir avant de sortir
Les plantes qui ont été précultivées
à l’intérieur doivent être habituées
petit à petit à la vie au grand air,
pour qu’elles ne souffrent pas du
changement brutal. Ce programme
d’endurcissement devrait débuter
38
Faire grandir et pousser
une dizaine de jours avant la date
prévue pour la plantation à l’exté-
rieur. Pour commencer, les plantes
sont sorties quelques heures et pla-
cées dans un endroit mi-ombragé.
On allonge cette durée un peu
chaque jour, pour finalement laisser
les pots dehors, aussi la nuit les
deux derniers jours (sauf bien sûr si
on prévoit du gel nocturne).
Ce que l’on ne doit évidemment
pas oublier pendant toute cette pro-
cédure, c’est d’arroser et plus pré-
cisément de procéder à un arrosa-
ge plus abondant. Si les plantes se
trouvent à l’extérieur, elles ont be-
soin de plus d’eau à cause de l’éva-
poration plus grande qu’à l’inté-
rieur. Même avec un léger vent, les
petits pots dessèchent très rapide-
ment.
Ce qui peut aider lors d’un
semis
Simple à réaliser: une bouteille à semer
pour les semences minuscules.
Une simple bouteille par exemple
est une aide efficace pour répartir
de manière régulière les très fines
semences des carottes. Pour cela,
prendre une bouteille de vin (vide)
ou toute autre bouteille munie d’un
bouchon en liège. Percer dans ce
bouchon un trou permettant de
glisser une paille ou un chalumeau.
Les semences sont glissées dans la
bouteille, après avoir été préalable-
ment mélangées dans une propor-
tion 1:1 avec du sable; on replace
le bouchon et les petites semences
s’écoulent régulièrement par la
paille. Cette méthode est rationnel-
le à tous points de vue: on écono-
mise des semences et, de plus, les
plantes sont bien séparées dès le
départ.
Le semis en plein terre:
attention au ruissellement
Lorsque l’on sème dehors, on se
trouve devant le même problème
que dans les bacs à semis: com-
39
Faire grandir et pousser
ment arroser sans que l’eau empor-
te toutes les semences sur son pas-
sage, particulièrement celles qui ne
peuvent être enfoncées profondé-
ment.
A l’extérieur, on est confronté au
risque que la surface de la terre se
transforme en croûte si les arro-
sages sont trop abondants. Ces
deux inconvénients peuvent facile-
ment être évités si la plate-bande
est bien préparée: la terre doit être
très fine et on place ensuite des
sacs sur les semences jusqu’à ce
qu’elles germent.
Bien déplanté, à moitié
gagné!
Lorsque les petites plantes ont une
taille suffisante, elles peuvent être
placées à l’emplacement définitif.
La veille au soir, la plate-bande doit
encore être une fois bien arrosée.
Si la terre de la plate-bande est fine
et aérée, on peut déplanter à la
main: retirer délicatement les plan-
tes, en maintenant bien les racines
ensemble. Si le sol est plus lourd, il
faut utiliser un bâtonnet pointu pour
s’aider.
On dispose un seau droit, garni de
papier humide. Les plantes sont dé-
posées dedans (voir illustration ci-
dessous).
Ainsi elles restent fraîches jusqu’à
ce qu’elles soient placées à leur
nouvel endroit.
Pour leur donner un bon départ, il
est conseillé de transplanter par un
jour ensoleillé et sans vent entre
10 h du matin et 16 h.
Lors de la transplantation des plantes, il
faut faire attention à leur donner sullisanv
ment d'eau. Un papier Journal humidifié
placé dans un seau sera très utile.
40
Faire grandir et pousser
Pour les semences de salade dicotylé-
dones qui viennent de germer, on voit une
paire de feuilles de germination et pour les
semences monocolylédones, seule une
feuille traverse le sol.
Réactiver des vieilles
semences
Pourquoi les oignons
remontent-ils?
Comment les en empêcher?
Plus d’un jardinier s’est demandé
pourquoi les oignons, plantés si soi-
gneusement peu de temps aupara-
vant, avaient la mauvaise manie de
Des semences anciennes ou qui ont
été conservées dans un endroit
chaud auront probablement du mal
à germer. Souvent, la germination
se fait attendre ou ne se fait pas du
tout.
Les semences produisent un film
huileux si elles sont trop longtemps
conservées, ce qui influence défa-
vorablement la germination.
Pour pouvoir néanmoins encore
employer d’anciennes semences, il
faut les frotter avec du sable ou de
la terre, pour éliminer ce film hui-
leux.
L’air et l’humidité peuvent alors at-
teindre la semence et faire démar-
rer la germination.
L'actiuité des vers de terre, en cas de
pluie, fait remonter les oignons à la surfa-
ce, qui sont véritablement poussés hors
du sol.
41
Faire grandir et pousser
Le Jardin présente aussi une symphonie
de couleurs.
remonter à la surface comme s’ils
étaient poussés hors du sol. Cela
les empêche de bien s’enraciner et
les rend sensibles aux maladies.
La raison: la grande activité des
vers de terre (et aussi le fait que les
oignons “gonflent”), ce dont on
peut se réjouir au début.
L’effet indésirable de l’activité des
vers de terre peut être évité si l’on
introduit, dans la plate-bande visée,
des pelures d’oignon.
Les vers de terre s’occuperont bien
plus des pelures que des oignons
plantés: ils les tireront dans la terre
comme nourriture.
Enfin prouvé!
Il est parfois étonnant de constater
que les sciences dites exactes arri-
vent de temps en temps à des
conclusions qui n’avaient en fait ja-
mais été mises en doute par le
commun des mortels, mais qui’
avaient jusqu’alors toujours été re-
jetées à cause d’arguments très
pertinents, au point d’en être quasi-
ment oubliées.
42
Faire grandir et pousser
On vient par exemple de découvrir
que des plants de tomates, qui ont
bénéficié de soins attentifs, remer-
cient leur bienfaiteur avec une ré-
colte plus abondante. A l’opposé de
plantes qui ont reçu uniquement les
soins vitaux (eau et engrais), les
premières, objets de soins atten-
tionnés, ont donné en moyenne
trois fruits de plus par plant.
C’est pourquoi, lors de la promena-
de matinale à travers le jardin, il ne
faut pas traverser ses plates-bandes
comme un étranger, mais s’attarder
avec des attentions de parent bien-
veillant auprès des plantes. Même
dans le jardin, c’est le ton qui fait la
musique!
Démarrer les semences de
cornichons
Si l’on dispose de fumier de cheval
frais ainsi que d’une couche avec
châssis, ou d’un châssis recouvert
d’une feuille de plastique, il est pos-
sible de cultiver les cornichons. Le
sol se prépare dès la deuxième par-
tie du mois d’avril. Il faut creuser un
sillon de 40 cm de profondeur et de
la même longueur que la couche.
Remplir ensuite le sillon à moitié
avec du fumier de cheval humide et
assez ferme. Puis on ajoute une
bonne couche de mélange terre-
compost. On place les châssis sur
la couche. Après trois jours, quand
la terre s’est réchauffée, on peut se-
mer. Les vitres doivent rester jus-
qu’à fin juin. Le fumier permet aux
cornichons d’avoir les pieds au
chaud, ce qu’ils apprécient.
La culture en carrés de forçage est avanta-
geuse pour les cucurbitacées, les melons
par exemple.
43
Faire grandir et pousser
Provoquer un baby-boom
chez les cornichons
Les plants de cornichons produi-
sent énormément de fruits, lorsque
la tige principale est étêtée après la
3e pousse. Les pousses latérales
qui vont alors se former portent
beaucoup plus de fruits.
Empêcher les cornichons de
devenir amers
Beaucoup de jardiniers ont remar-
qué que les cornichons avaient ten-
Pour des cornichons à conserver dans du
vinaigre, il faut couper la pousse après la
troisième feu il le.
A droite: pour éviter le goût amer des cor-
nichons, plusieurs règles sont à respecter.
dance à devenir amers. Les causes
sont diverses et nombreuses, vous
en trouverez ici les principales:
• Les cornichons ont été récoltés
par temps chaud, c’est-à-dire
lorsque le soleil brillait. Il vaut
dès lors mieux les récolter tôt le
matin quand les substances
amères ne se sont pas encore
développées.
• Les cornichons ont été arrosés
par temps chaud avec de l’eau
froide, ce qu’il faut absolument
éviter. Les plants réagissent né-
44
Faire grandir et pousser
45
Faire grandir et pousser
gativement aux douches froides.
• Après une période de sécheres-
se, les cornichons ont reçu un
bain. Il faut alors se dire que le
mauvais goût ne va plus s’élimi-
ner et gâchera toute la récolte.
• Lors de la récolte et/ou de la pré-
paration, les cornichons ont été
malmenés, ce qu’il faut éviter de
toute manière. Ils doivent être
manipulés délicatement, unique-
ment saisis par la tige sans ap-
puyer nulle part. Si vous ne vou-
lez pas conserver les vitamines
et que vous pelez les cornichons,
faites-le dans le sens de l’extré-
mité vers la tige.
Les melons et les concombres apprécient
le tissu mouillé qui leur donne de l'eau en
permanence.
ün bon écoulement d’eau:
cornichons et melons vous
disent merci
On peut écrire des chapitres entiers
sur la bonne manière d’arroser; ici,
il ne sera question que d’une mé-
thode d’arrosage applicable aux
melons et aux cornichons, permet-
tant d’éviter d’arroser les feuilles,
ce que ces deux plantes détestent
particulièrement.
Dans un récipient rempli d’eau pla-
cé à côté des plantes, on glisse un
torchon de laine torsadé, mouillé au
préalable.
L’autre extrémité du torchon est dé-
posée près des racines de la plante.
De cette manière, les racines sont
constamment humidifiées et les
feuilles restent toujours sèches.
Ne pas laisser les salades
monter
La salade semée au printemps dans
les couches chaudes ou en serre a
tendance à monter très rapidement
dès qu’elle est déplantée.
Voici comment empêcher ce phé-
nomène: raccourcir artificiellement
la durée de la journée des jeunes
pousses pour qu’elle passe à 8 ou
12 heures de clarté. Pour cela, il
faut recouvrir les couches chaudes.
Ce qui peut se faire avec des paillis,
des couvertures ou du carton.
Il faut employer des matériaux de
recouvrement légers et prévoir des
fixations pour les journées ven-
teuses.
46
Faire grandir et pousser
Pour empêcher les salades de monter dans
une couche, il faut raccourcir leur journée
à 6 ou 12 heures de clarté.
Pour la paix des jardiniers:
la fin des salades qui
montent
Une astuce pour que les salades ne fleuris-
sent pas: le collet est raccourci aux trois
quarts.
Même les gens des villes ont trouvé
des astuces pour empêcher les sa-
lades de monter trop vite.
(Jn atelier de jardinage applique
cette méthode originale mais effica-
ce: les salades dont la récolte se
fait plus tard sont raccourcies aux
trois quarts au niveau du collet, ce
qui entraîne un ralentissement cer-
tain de leur croissance, sans pour
cela éliminer complètement rap-
port en eau et en nourriture néces-
saire à la plante.
Celui qui croit pouvoir se passer de
cette méthode en semant à inter-
valles réguliers à partir du prin-
47
Faire grandir et pousser
temps ne doit pas oublier que ces
plantes semées plus tard se déve-
loppent rapidement à cause des cir-
constances atmosphériques favo-
rables. Cela n’élimine en aucune fa-
çon le danger de voir monter les
plants.
Morale de l’histoire: même les trucs
de grand-père doivent être adaptés.
De la salade sans fin
On peut produire et récolter de la
salade sans fin si, lorsqu’on récolte
les salades pommées, on laisse
dans le sol les premières feuilles,
proches du collet.
Il ne faut pas la moitié du temps ha-
bituellement nécessaire à obtenir
une belle salade pommée pour que
poussent à la base de jolies feuilles
croquantes - on dispose ainsi pen-
dant plusieurs semaines de salade
à couper toujours bien fraîche.
Hâter les pommes de terre
hâtives
A une époque où il était encore im-
pensable de pouvoir acheter tous
les légumes à tout moment de l’an-
née dans le petit magasin du coin,
chacun essayait d’accélérer le pro-
cessus de l’une ou l’autre manière.
Par exemple, les partisans enthou-
siastes des pommes de terre
avaient réussi à avancer leur pre-
mière récolte à mai. Celui qui veut
Si lors de la récolte des salades, on laisse
la rosette de feuilles inférieures, de nou-
uelles feuilles apparaîtront rapidement et
feront une excellente salade à couper
les imiter doit procéder de la ma-
nière suivante:
Les pommes de terre hâtives com-
mencent encore souvent à germer
avant la Noël. On choisit les plus
beaux tubercules pour les planter
dans la couche à fumier, en les pro-
tégeant de toute nuisance.
En janvier, on place une pomme de
terre seule dans chaque grand pot
en terre (20-25 cm de diamètre)
rempli de bonne terre.
Ces pots seront ensuite enterrés
dans le jardin, en veillant à bien les
recouvrir (paille, foin etc.)
Les températures basses font que
les jets et les racines ne poussent
que très lentement.
Dès que la couche de fumier est
prête, en février, les pots y sont pla-
cés. A partir de ce moment-là, les
pommes de terre poussent très ra-
pidement. Par pot, il ne faut laisser
48
Faire grandir et pousser
qu’une tige pour favoriser le gros-
sissement des tubercules de pom-
me de terre.
La couche à fumier doit rester bien
sèche et les jours ensoleillés, il faut
ouvrir les châssis.
A partir de mai, les pommes de ter-
cette technique, par exemple en
disposant d’abord les pommes de
terre dans des petits pots pour res-
sortir ensuite le plant et le déposer
directement dans la couche à fu-
mier; la récolte sera un petit peu
plus tardive dans ce cas.
Les pommes de ter-
re hâtives, cultivées
dans une couche
remplie de fumier,
donneront une ré-
colte dès mai.
re nouvelles pourront venir enrichir
les menus de la famille. Si l’on
continue à bien arroser la couche,
elle pourra encore servir à d’autres
productions car elle continuera à
fournir de la chaleur.
Pour ceux qui ne sont pas trop
pressés, il existe des variantes à
One récolte abondante avec
peu de tubercules? C’est
possible!
Si l’on ne possède que quelques
plants de pommes de terre, mais
que l’on désire en récolter beau-
coup, on peut procéder de la ma-
49
Faire grandir et pousser
Attention: lorsque l'on sépare et que l'on
plante, seules les pousses non abîmées
continueront à pousser.
nière suivante: les plants prévus
pour la culture sont mis en entier
ou divisés en deux, mais chacun
avec un œil et placé dans une
couche chaude (avec des feuilles)
au début avril à une profondeur de
5 cm.
Quand les pousses sortent de terre
de 8 à 10 cm, on retire les pommes
de terre très doucement et on dé-
tache précautionneusement les jets.
Ces jets sont ensuite plantés à
15 cm de profondeur dans la
couche prévue à cet effet, par
groupes de 2 à 3 jets (distants de
40 cm). Les pommes de terre dont
viennent les jets porteront encore
deux ou trois jets qui pourront à
leur tour être plantés.
Cela devrait suffire. Lorsque l’on a
50
Faire grandir et pousser
employé de cette manière toutes
ses pommes de terre, il ne faut pas
oublier de leur donner une bonne
dose d’engrais: la cendrée de bois
est particulièrement appréciée.
Envie de pommes de terre
nouvelles? Le truc pour les
impatients!
Celui qui ne peut vraiment plus at-
tendre que les pommes de terre fu-
mantes apparaissent sur la table du
déjeuner peut toujours essayer le
truc suivant: lorsque les tubercules
sont déjà assez grands, mais ne
sont pas encore arrivés à maturité,
les enterrer dans une caisse remplie
de sable séché.
Cette caisse est placée en plein so-
leil (couvrir en cas de pluie).
Après environ une semaine passée
dans du sable chaud et sec, les tu-
bercules ont assez mûri pour être
mangés.
Bon appétit!
Tuteur pour pommes de
terre
Les pommes de terre que l’on fait
germer à l’avance produiront déjà
de fines racines, si on les vaporise
avec de l’eau avant de les placer
dans la terre.
Les racines apporteront un soutien
appréciable aux jeunes germes très
cassants.
Il n'y a pas que les tubercules qui sont ap-
préciés des plants de pommes de terre.
Le cercle de petits pois: un
exercice de calcul
Les éléments servant à soutenir les
petits pois peuvent témoigner d’une
imagination innovatrice et originale
à la fois. Sauf si on choisit des va-
51
Faire grandir et pousser
Une toute autre manière de soutenir les
petits pois: des treillis placés en cercle font
gagner de la place.
riétés n’ayant pas besoin de sou-
tien. On peut aussi les semer tout
simplement en rangées bien ser-
rées.
Dans le temps, certaines variétés
de petits pois montaient jusqu’à des
hauteurs de 2 à 3 mètres, soit le
double des variétés actuelles les
plus hautes. Il était alors nécessaire
de bien les soutenir par un grillage.
L’avantage est qu’on pouvait les
entretenir à hauteur d’homme.
Semés en rangées, ils ne montent
plus autant et la récolte en est sim-
plifiée.
Par temps mouillé, les vêtements
souffrent moins du passage dans la
jungle de petits pois, ce qui rend le
travail plus agréable.
Grand-père conseille de semer les
petits pois en cercles. Ses cercles
font 1 m de diamètre et sont placés
à des distances de 20 cm.
Ce qui donne le calcul suivant: sur
une longueur de 9 m, on place 6
cercles ayant chacun 3 m de cir-
conférence, ce qui donne au total
18 m de surface de petits pois.
Placés en rangées, cela n’aurait
donné qu’une ligne droite (9 m).
Si l’on calcule de manière très pré-
cise, la circonférence est un peu
plus grande que 3 m et le résultat
donne 15 m à la place de 9. ce qui
représente toujours 1,5 fois la su-
perficie des petits pois plantés en
ligne droite. Et tout cela sans calcu-
latrice!
Après le départ de grand-père, une
rapide promenade dans le jardin
nous montre que les auto-portants
vont bien et qu’il n’y aura pas trop
de perte.
52
Faire grandir et pousser
Les fèves des marais
respirent: plus de pointe,
plus de pucerons!
Les fèves des marais, qui ne sont
pas à négliger en tant qu’engrais de
base, sont rapidement recouvertes
de nuées de pucerons.
Cette attaque empêche la plante de
grandir, ce dont elle a bien sûr be-
soin. De plus, les cosses ne mûris-
sent plus que lentement.
Pour combattre ce véritable fléau,
l’homme a trouvé une solution radi-
cale et facile: il coupe la pointe dès
que les cosses commencent à se
former.
Grand-père connaît un truc pour lutter
contre les pucerons de la fève des marais.
Le maïs ne mûrit pas bien?
Retirez la terre qui a servi à
butter
D’habitude, on butte les plants de
maïs pour les rendre plus stables.
Si, néanmoins, la météo ou l’em-
placement de la surface de culture
lui sont défavorables et que le maïs
Retirer la terre à ses pieds aide le maïs à
mûrir.
53
Faire grandir et pousser
ne semble plus vouloir mûrir nor-
malement, on peut accélérer la ma-
turation: dès que les épis sont for-
més et que les grains commencent
à mûrir, il suffit de retirer la terre
amassée au pied des tiges, le maïs
arrivera plus vite à maturité.
Pour étaler la récolte du raifort, on peut se-
mer deux plantes côte à côte, qui ne gran-
diront pas aussi vite que celles semées iso-
lément.
Prolonger la durée de
récolte du raifort
Il suffit de laisser deux pousses de
raifort à chaque plant. Le raifort
pousse alors un peu plus lente-
ment. Si, dans la même rangée, on
alterne les plants à une pousse
avec les plants à deux pousses, la
durée de la récolte de raifort sera
allongée d’autant et il restera frais
pendant une plus longue période de
temps. Ce qui fait qu’en conclusion
on récolte plus longtemps en plan-
tant moins.
Culture des asperges à la
mode de Leipzig
La salade de Leipzig qui est com-
posée de toutes sortes de légumes
de jardin contient bien sûr des as-
perges. En effet, les jardiniers de la
région de Leipzig avaient l’habitude
de planter des asperges un peu
partout dans le potager, entre les
autres légumes, partout où il y
avait un petit espace libre.
Cette manière de cultiver sortant de
l’ordinaire produisait des asperges
qui n’étaient pas de variété très
pure. Cependant, il vaut mieux ne
pas planter les asperges en compa-
gnie d’autres légumes qui deman-
dent beaucoup de nourriture; on
peut cependant les ajouter à des
salades, des choux-raves, des épi-
nards et des plantes condimen-
taires.
54
Faire grandir et pousser
Les artichauts: un habit
chaud pour éviter le choc
hivernal
Cette plante à la fois plante orne-
mentale et légume est obtenue
dans les zones tempérées en deux
ou trois ans. Dans les zones froides,
elle a besoin d’une protection hiver-
nale efficace.
Si on ne dispose pas d’une cave
fraîche ou d’une serre où les arti-
chauts hiverneront bien enfouis
dans du sable, il faut les laisser
dans leur parterre en les recouvrant
de feuilles et de paille.
Deux problèmes peuvent cepen-
dant apparaître: les attaques de
souris et la pourriture.
Pour éviter cela, il faut couper le
feuillage des artichauts au ras du
sol, au début de la saison froide.
Ensuite, on retourne un pot de
fleurs de bonne dimension au-des-
sus de la plante et on entoure en-
suite le tout d’un bord de terre.
La terre autour du pot doit être lisse
et ferme pour que la pluie puisse
glisser tout le long.
Ainsi emballés, les artichauts sont
bien protégés du froid et il est inuti-
le de les couvrir de paille et de
feuilles, sauf lorsque le gel devient
plus important.
Les rongeurs ne viennent s’attaquer
à la plante que lorsque celle-ci est
recouverte de paille; en la recou-
vrant le plus tard possible, on dimi-
nue ainsi le risque de la voir grigno-
tée.
Protection hivernale pour les artichauts:
au-dessus des plants rabattus, on retour-
ne un pot de fleurs, qu'on recouvre ensui-
te de terre.
ün chou qui est bien
protégé sera d’autant
meilleur à manger
Le chou est un légume assez robus-
te qui se contente de nos étés plu-
vieux.
Mais il vous sera reconnaissant si
vous le protégez du vent, qui le fait
se dessécher. Il suffit pour cela de
le planter à l’abri d’une bordure de
plate-bande, ou près d’une rangée
de haricots à perche, de maïs ou de
topinambours.
Bien protégé, sa croissance ne sera
plus freinée.
Vous verrez sur l’illustration de la
page 56 un moyen de protéger vos
choux du dessèchement.
55
Faire grandir et pousser
Placer à côté de ta rangée de choux une
rangée de plants de haricots à perche avec
de hauts tuteurs les protège du dessèche-
ment.
Les choux de Bruxelles au
cœur ferme et tendre, un
vrai régal!
Pour obtenir le résultat escompté, il
ne faut pas être économe avec l’en-
grais à partir du mois d’août.
Les cendres du feu de bois activent
aussi la formation des rosettes de
chou.
Les choux de Bruxelles ont égale-
ment besoin d’un sol fertile pour
produire pleinement.
Choisissez un coin lourdement
fumé pour une culture précédente.
Le chou de Bruxelles, comme on l'espère.
56
ün grand amateur de café: L'ail aime être arrosé de marc de café.
la ciboulette
La ciboulette fait partie du groupe
de plantes que Ton peut gâter en
leur donnant du café en abondance.
Elle pousse particulièrement bien si
on lui sert du marc de café comme
engrais.
Quant à savoir si la vôtre préfère
certaines marques de café...
57
Faire grandir et pousser
Les choux-fleurs n’aiment
pas la fraîcheur
C’est un petit sensible le chou-fleur;
mais on ne peut lui en vouloir, il a si
bon goût!
L’amateur de chou-fleur, s’il plante
son légume favori assez tôt dans la
saison, ne doit pas l’enterrer trop
profondément (à la même profon-
deur que dans le parterre à semis.)
En effet, au printemps, seule la
couche supérieure du sol est ré-
chauffée. Il suffira de butter les
choux-fleurs légèrement quand le
temps sera plus chaud.
On chou pas assez pommé?
La solution: le décapiter!
Cette solution n’est pas aussi bar-
bare qu’elle en a l'air; si en octobre,
la pomme du chou n’a pas encore
atteint la taille voulue, c’est qu’il n’a
pas encore fini de grandir; on peut
On peut aider les pommes de chou-fleur à
grandir davantage.
58
Faire grandir et pousser
mettre les plants dans du sable
dans la cave, en espérant que la
pomme va continuer à se dévelop-
per.
Cette méthode ne s’applique pas
aux autres sortes de choux.
Des haricots avec ou sans
fils?
Il est bon de demander conseil à la
cuisinière, bien que les sortes de
haricots sans fils soient bien plus
nombreuses. Néanmoins, si on cui-
sine également les cosses, les hari-
cots avec fils ont la préférence.
Pourquoi?
Tout simplement parce qu’il est
plus facile de sortir les petits hari-
cots des cosses à fils!
Pour avoir de la rhubarbe dès le début du
printemps, il suffît de mettre des bouts de
racine dans une caisse remplie d'humus
humide, et de placer cette caisse à la cave.
Cultiver la rhubarbe de
manière rationnelle
Si le plant de rhubarbe est divisé en
automne, il ne reste souvent que
quelques racines.
On se trouve devant le dilemme
suivant: soit on jette le tout sur le
compost, soit on essaie de l’exploi-
ter. Dans ce cas, les restes doivent
se retrouver à la cave où ils seront
enfouis dans de l’humus d’écorce
humide et placés dans un endroit
relativement frais et sombre.
Dès le printemps, on pourra cueillir
des jeunes tiges de rhubarbe bien
tendres.
Pause rafraîchissement
Il n’y a pas que les humains qui as-
pirent à une douche bien fraîche
pendant les journées de canicule de
l’été.
(Jne vaporisation légère des plantes
avec de l’eau de pluie le soir a un
effet bénéfique sur les plantes. Mais
elle ne remplace pas l’arrosage,
plus que nécessaire.
Il ne faut pas oublier qu’une vapori-
sation fréquente favorise la crois-
sance des jets de feuilles et de
tiges, ce qui se fait au détriment de
la floraison et du développement
des fruits. Vaporiser et arroser sont
deux choses différentes, qui doivent
59
Faire grandir et pousser
se faire dans des proportions bien
équilibrées. De plus, il faut essayer
aux jours les plus chauds, pour
que, lors de la vaporisation des par-
terres, Beau monte le plus haut
possible et qu’elle soit réchauffée
par l’air.
Test de patience pour
jardinier biologique:
arrachage des mauvaises
herbes
La tendance à se multiplier avec
une persévérance étonnante dont
témoignent de nombreuses sortes
de mauvaises herbes met la patien-
ce de beaucoup de jardiniers à rude
épreuve.
Les orties, liserons et pissenlits,
que certains appellent herbes sau-
vages, causent des ennuis sans fin.
Aussitôt que l’on a retiré une partie
de la racine, les bouts restés dans
le sol repoussent avec une nouvelle
vigueur en produisant de nombreux
jets au niveau de la cassure.
Contre cette obstination, il faut ré-
agir avec la même arme: la persé-
vérance. Et arracher ces plantes
juste avant la floraison, pour que
les racines “étouffent” dans leur
propre suc.
D’autres jardiniers préfèrent les ar-
racher quand elles ont atteint la
hauteur d’une main. En procédant
de cette manière, on finit par affai-
blir les racines, car avant que les
racines secondaires ne puisent les
substances nécessaires à leur crois-
sance dans le sol, les feuilles appa-
raissent.
La prèle est une des plantes les
plus difficiles à éliminer. Ses ra-
cines peuvent descendre jusqu’à
plusieurs mètres dans le sol. Creu-
ser profondément pour rassembler
les racines ne sert à rien. Ici, la seu-
le solution pour le jardinier est de
faire preuve de patience pour avoir
la plante à l’usure. Tous les 10, 14
jours, il faut couper les jets. Pour
s’aider, on peut creuser des trous
profonds dans lesquels on dépose
de la chaux et du compost. Pour se
consoler, il faut se dire que la pa-
tience est toujours l’alliée du jardi-
nier.
Les pissenlits [ont aussi partie des herbes
sauvages dont les racines restées dans le
sol donnent des jets encore plus forts.
60
Faire grandir et pousser
Les orties au fil
du temps
Le prestige des orties a fortement
augmenté ces dernières années, du
moins dans les rangs des jardiniers
écologistes.
Retirer les orties avec des mains bien gan-
tées permet de se protéger des suites brû-
lantes.
C’est leur collaboration constructi-
ve dans la protection des plantes
qui justifie la coexistence pacifique
avec ces espèces sauvages et résis-
tantes. Malgré toute la sympathie
que l’on peut éprouver pour ces
plantes, il faut cependant constater
que la tendance qu’ont les orties à
se rendre maîtres du terrain ne doit
pas être respectée. Si l’ortie se pro-
page en grand nombre dans des
zones où sa présence n’était pas
prévue initialement, il faut la main-
tenir à sa juste place parmi les oc-
cupants du jardin. La tendance ac-
tuelle étant de ne plus intervenir de
manière violente pour éliminer cet-
te plante, on n’utilisera donc pas de
moyens chimiques, qui sont les té-
moignages d’une politique menée
par des gens sans imagination.
Nous, nous appliquerons par con-
séquent des méthodes plus intelli-
gentes!
L’une d’entre elles, qui demande un
peu de patience, consiste à arra-
cher régulièrement toutes les orties
avec leurs racines.
Ce travail est déjà à commencer au
printemps; dès que les tiges ont at-
teint une hauteur de 30 centimètres
environ, on les arrache à la main
(gantée).
Il faut éviter de tirer d’un coup sec
car on n’obtient que de courtes
tiges.
Les racines des orties courent assez
superficiellement sous la surface du
sol; dans l’herbe, elles passent juste
en dessous de celle-ci, de sorte
qu’elles se laissent facilement arra-
cher.
Pour les sols plus lourds, on peut
éventuellement les arroser avant de
passer à l’action.
62
Faire grandir et pousser
L’alliaire: l’ail de
remplacement
Parmi les herbes que l’on juge
communes, voire indésirables, on
compte souvent l’alliaire (Alliaria
petiolata), qui est considérée tout à
fait à tort comme une mauvaise
herbe, probablement parce qu’elle
se multiplie et s’étend très rapide-
ment.
Depuis toujours, elle est appréciée
comme plante médicinale et épice
mais son usage s’est perdu au fil du
temps.
Pourtant, cette plante condimentai-
re très fine présente certains avan-
tages sur l’ail: les feuilles contien-
nent de l’huile de moutarde, ce qui
permet d’utiliser l’alliaire comme de
l’ail, sans cependant devoir
craindre les effets désagréables de
ce dernier.
Ceux qui sont convaincus par l’ar-
gument olfactif ne doivent pas ou-
blier que l’alliaire demande un en-
droit mi-ombragé et un sol riche en
azote et en substances nutritives.
Elle pousse à l’état sauvage en des-
sous des buissons et aux lisières
des forêts et dans les bois humides
et peu denses, où il vaut mieux la
laisser tranquille.
Le Ricinus communis a besoin d'un em-
placement chaud.
Les plantes tropicales
annuelles aiment se sentir
au chaud
Les plantes tropicales comme le ri-
cin commun ou l’ocra, si elles s’ac-
climatent bien, vous remercieront
par une croissance abondante.
Il suffit d’essayer de recréer l’at-
mosphère tropicale, c’est-à-dire leur
donner un emplacement chaud.
63
Faire grandir et pousser
La plupart des plantes tropi-
cales ont besoin d'avoir les
pieds au chaud. Un mélange
de feuilles et de fumier donne
une température de sol idéa-
le.
L’idée de grand-père était de leur
fournir une plate-bande de fumier
bien chaude, que l'on réalise de la
manière suivante:
Retirer la terre sur une profondeur
de 1 m, remplir la cavité sur une
hauteur de 30 cm d’un mélange de
fumier de cheval et de feuilles. Le
fumier frais dégage la chaleur né-
cessaire et la sous-couche de
feuilles freine le dégagement trop
rapide de la chaleur, de sorte qu’el-
le restera efficace pendant long-
temps. Ensuite, on ajoute une tren-
taine de centimètres de fumier à
moitié décomposé et on termine
par de la terre de plate-bande (de
l’année précédente). Ce ne seront
pas seulement les plantes tropi-
cales qui apprécieront ce mélange
chauffant: toutes les plantes aimant
se prélasser les pieds au soleil s’y
épanouiront pleinement.
Protection hivernale: à
retirer au bon moment
Le jardinier chevronné doit faire
preuve d’un peu de doigté et de
64
Faire grandir et pousser
sensibilité pour réussir son œuvre.
A moins que ce ne soit l’expérience
accumulée pendant des années qui
lui donne un sixième sens très utile.
L’observation précise des condi-
tions météorologiques au cours des
saisons n’est pas à négliger.
Pour déterminer avec précision le
moment où l’on peut retirer la cou-
verture hivernale qui a servi de pro-
tection aux parterres, on peut se ré-
férer à l’expérience accumulée par
nos ancêtres.
La manière la plus sensée d’agir est
de découvrir les plates-bandes au
début du mois de mars, à l’excep-
tion des endroits où poussent des
crocus et des perce-neige: là, la
protection peut déjà être retirée dès
février.
Il ne faut pas oublier que les plantes
dont les premières pousses sortent
de terre restent encore très sen-
sibles.
Il faut particulièrement éviter de re-
tirer la protection sur l’heure de
midi d’une journée ensoleillée; de la
même façon, il faut éviter un jour
où souffle un vent sec très dessé-
chant. Le jour idéal pour retirer les
protections hivernales est un jour
gris et triste où on ne sait pas quoi
faire.
Faire durer le plaisir en
prolongeant la floraison
Avec un peu d’adresse et de doigté,
on peut prolonger la période de flo-
raison d’un parterre et, pourquoi
pas, d’un jardin entier.
Pour cela, il faut raccourcir de
10 cm, en mai, les extrémités des
phlox, des pieds-d’alouette, des as-
ters, des chrysanthèmes et plantes
du même type. A partir de la tige
La protection hivernale des crocus et des
perce-neige peut être retirée dès février.
65
Faire grandir et pousser
A gauche: La période de floraison de
beaucoup d'arbustes peut être légèrement
prolongée, si on raccourcit la tige principa-
le au mois de mai. De nombreuses
pousses apparaîtront alors aux aisselles
des feuilles.
centrale, des tiges secondaires vont
se former qui fleuriront deux à trois
semaines plus tard, quand la florai-
son de la partie centrale sera termi-
née.
Les iris l’aiment sec
ün iris n’est pas l’autre. Alors que
la majorité des espèces préfèrent
les zones marécageuses, d’autres,
repris sous le terme Iris barbus, re-
cherchent la sécheresse.
Plus l’été est sec, plus belle sera la
floraison de l’année suivante - donc
oubliez l’arrosoir!
Les pétunias ont besoin
d’une bonne coupe d’été
Les pétunias ont toujours autant
d’admirateurs et grand-père nous
livre quelques astuces qui les ravi-
ront.
Car cette belle plante a une faibles-
se: elle est très sensible au manque
d’eau.
Pour éviter de devoir se séparer à
regret de pétunias en piteux état,
après un départ en vacances par
exemple, il est conseillé de rabattre
L'iris barbu demande peu d'eau en été
pour donner une floraison abondante l'an-
née suivante. Soyez donc avare d'eau
avec lui!
67
Faire grandir et pousser
les pétunias assez bas avant de
partir. Cela a un double effet: leur
besoin en eau diminue énormément
et, de plus, cette coupe met en rou-
te la floraison suivante.
Et, à votre retour de vacances, une
mer de pétunias vous accueillera et
vous fera oublier le retour pénible à
la maison.
Préparer les glaïeuls pour le
repos hivernal
11 est important de bien préparer les
bulbes de glaïeuls à passer l’hiver si
on veut les revoir fleurir abondam-
ment l’année suivante.
üne des premières règles à respec-
ter est que les bulbes ne peuvent
pas être retirés du sol avant fin sep-
tembre.
Si on les déterre trop tôt, ce sera au
détriment de la floraison suivante
car les bulbes n’auront pas eu la
possibilité de rassembler suffisam-
ment de substances nutritives.
Lorsqu’on peut enfin les retirer, les
S/ l'on recoupe fortement les pétunias, le
besoin en eau sera réduit et la floraison
sera activée.
68
Faire grandir et pousser
Il faut un traitement adap-
té pour les glaïeuls: retirer
les bulbes, les sécher, reti-
rer les feuilles, les brosser et ensuite seule-
ment les ranger pour T hiver. Ils vous en re-
mercieront.
69
Faire grandir et pousser
bulbes doivent être placés au soleil
et au vent, à l’abri du gel.
Ce n’est qu’à ce moment-là que la
verdure peut être complètement re-
tirée. 10 jours après que la verdure
a été retirée, on peut nettoyer les
bulbes. Pour cela, on les brosse dé-
licatement et on sépare les anciens
des nouveaux, c’est-à-dire qu’on
détache soigneusement les petits
bulbes.
Les caïeux sont rangés séparément
et seront plantés au printemps.
Pour ceux-là, il faudra attendre
deux ans pour obtenir une floraison.
Les anciens bulbes “usés” se re-
trouvent sur le compost, les nou-
veaux sont maintenant rangés pour
l’hiver. La meilleure température
pour les faire hiverner se situe entre
5 et 8°C.
Le véritable amateur de
roses doit choisir l’endroit
idéal
La rose est une fleur particulière qui
mérite quelques conseils attention-
nés.
On entend souvent dire que ce sont
les anciennes sortes de roses qui
sont les plus robustes et les plus ré-
sistantes au froid hivernal et qui ont
le parfum le plus puissant.
Néanmoins, les nouvelles sortes,
avec quelques épines de moins et
une floraison abondante, avec
peut-être un soupçon de parfum en
moins, font aussi merveille.
A droite:
Une. floraison abondante de roses est la ré-
compense d'une situation appropriée.
L’important pour la rose, c’est sa
situation. L’endroit idéal est chaud
et ensoleillé, éventuellement avec
un point d’ombre, pas trop près
d’un mur car l’endroit est souvent
trop chaud et sec.
Les roses n’apprécient pas non plus
une humidité stagnante, ainsi que
le couvert des arbres qui provoque
un arrosage continuel par écoule-
ment de gouttes.
La terre normale leur suffit, un sol
sablonneux doit être alourdi avec
de l’argile et du compost, un sol
trop lourd doit au contraire être al-
légé avec du sable.
Si ces conditions sont respectées,
les roses poussent sans problème.
La sécheresse, pas
seulement un problème
en été
Les plantes toujours vertes sont
beaucoup plus sensibles à la séche-
resse qu’au gel.
Même pendant des hivers très ri-
goureux, les racines des plantes
peuvent être desséchées car, sous
l’effet du soleil, les racines se sont
tellement desséchées en été
qu’elles n’ont pas été capables
d’absorber les pluies automnales.
70
Faire grandir et pousser
(Jn filet tendu au pied d'une plante em-
pêche la protection hivernale composée
de feuilles d'être emportée par le vent à
travers le Jardin.
Et le vent froid retire encore Peau
contenue dans les feuilles, sans que
celles-ci aient la possibilité de com-
penser cette perte.
Les plantes se fanent et sèchent au
milieu de l’hiver. Elles peuvent don-
ner à un amateur l’impression
d’être gelées.
C’est pourquoi il est conseillé de
continuer à arroser abondamment
les plantes à feuilles persistantes
jusqu’en octobre et éventuellement
jusqu’en novembre.
Pour éviter que les racines ne gè-
lent à cause d’un résidu d’eau, il
faut couvrir le collet jusqu’à une
hauteur d’environ 15 cm sur la hau-
teur de la tige.
Gn filet bien attaché les protège
également du vent.
Se créer une réserve de
tuteurs
On retrouve parfois des plantes
dans toute la splendeur de leur flo-
raison, tristement couchées sur le
sol après un coup de grand vent.
C’est le cas des roses trémières. 11
suffit parfois d’une averse pour que
leurs têtes courbent sous le poids
de l’eau.
Il est nécessaire de soutenir les
plantes hautes et de hauteur
moyenne.
Pourquoi aller acheter des tuteurs
de bambou? On trouve tout ce dont
on a besoin dans le jardin.
Il reste certainement des tiges dur-
cies des plantes ayant fleuri au
printemps, par exemple des char-
dons, qui feront de très bons tu-
Pour effiler un bâton, toujours faire glisser
le couteau en s’éloignant du corps.
72
Faire grandir et pousser
teurs. On peut à chaque hiver
conserver les tiges des plantes
hautes pour les employer l’année
suivante. Il suffit de les conserver
dans un endroit sec.
Attendre la floraison
des hortensias sans être
déçu
Vos hortensias refusent à nouveau
de fleurir, bien qu’entourés de soins
attentionnés et correctement taillés?
Soyez sans crainte, peut-être en
avez-vous trop fait.
Les hortensias fleurissent sur le
bois de l’année passée et qu’en
avez-vous fait?
Vous l’avez peut-être coupé au
printemps ou à l’automne précé-
dent, croyant bien faire.
Les hortensias ne doivent être
taillés que lorsque c’est réellement
nécessaire, par exemple s’ils de-
viennent vraiment trop touffus.
Le meilleur moment pour réaliser
cette coupe est en hiver.
Des hortensias artistement
transformés
On attribue souvent à la nature des
miracles qui ne sont pas de son
ressort.
Qui ne se souvient des hortensias
roses de grand-père qui, miraculeu-
sement, donnèrent des fleurs du
plus beau bleu l’année suivante?
L’explication en est ultra-simple:
dans un sol riche en fer, le rose des
fleurs se change en bleu.
Pourquoi?
Seul un chimiste pourra vous le
dire. Qu’importe, le jardinier, lui,
pourra toujours s’amuser à jouer
avec le sol et la couleur des horten-
sias.
Les fuchsias: tailler pour
obtenir des arbres
miniatures
Les fuchsias connaissent actuelle-
ment un succès indéniable et beau-
coup essaient de les transformer en
arbustes avec une belle couronne.
Il faut d’abord favoriser la pousse
des fuchsias que l’on veut travailler
en arbustes.
Pour cela, il faut enrichir le sol avec
de l’azote. Comme substance nutri-
tive naturelle, on ajoute également
du fumier et des écorces. Excepté
une tige qui sera liée au tronc, on
élimine toutes les pousses secon-
daires.
Si la tige principale se met à faire
des bourgeons, il faut les retirer.
Des jets latéraux vont commencer
à pousser aux nervures des feuilles;
il faudra conserver le plus fort qui
sera également lié.
Il remplacera l’ancienne pousse
principale et deviendra plus tard le
tronc de l’arbuste.
Après deux ou trois ans, le tronc
sera monté assez haut; on lui cou-
73
Faire grandir et pousser
Les arbustes de fuchsia sont très appréciés
sur tes balcons et tes terrasses. Pour arri-
ver à un résultat satisfaisant, il faut
quelques années de patience.
pera alors la tête et les pousses la-
térales seront également raccour-
cies. On continue ainsi jusqu’à ce
que la couronne semble assez den-
se. A partir de ce moment, il ne
faut plus ajouter d’engrais azoté, si-
non la croissance se fera au détri-
ment de la floraison. En ajoutant de
la farine d’os, on obtient une florai-
son superbe, en couronne.
Succès garanti pour les
boutures des plantes
d’intérieur
Tout le monde le sait, mais person-
ne n’y fait attention: les boutures
des plantes d’intérieur sont des pe-
tites choses sensibles.
La mini-serre trouve sa place sur l'appui
de fenêtre. Ne pas oublier d'aérer.
74
Faire grandir et pousser
Elles doivent être vraiment bien
protégées.
Le mieux est de les placer sur l’ap-
pui de fenêtre, sous verre. Le verre
protège des courants d’air et per-
met de conserver un taux d’humidi-
té élevé.
Pour éviter cependant que la terre
moisisse, il faut glisser quelques
bâtonnets en bois entre le verre et
la caisse, ce qui permet un renou-
vellement d’air suffisant.
Si l’ensoleillement est très impor-
tant, il ne faudra pas oublier de po-
ser une protection.
Activateur de floraison:
pour que les plantes ne
fassent pas que des
feuilles
Il faut toujours y aller doucement
avec les plantes.
Et parfois il faut faire preuve de
beaucoup de patience pour réussir
le passage du bouton à la fleur.
Voici le truc de grand-père pour ac-
célérer cette évolution: on place à
côté du bac de plantes une pomme
mûre et on met les deux ensemble
sous une cloche en verre ou on les
entoure d’une feuille de papier
d’aluminium.
Et comme talonnée par le fruit, la
floraison démarre rapidement.
Ceci n’a rien de bien sorcier, l’expli-
cation est tout simplement que la
pomme émet un gaz qui accélère la
maturation: l’éthyle.
La sécheresse des
jardinières: placer des tours
à eau!
Les conditions qui régnent dans
une jardinière ne sont pas souvent
propices aux plantes. Pas étonnant
par conséquent que les plantes,
dont les racines sont très serrées,
Des bouteilles d'eau renuersées et placées
la tête en bas dans la Jardinière permet-
tent d'assurer pendant un certain temps
l'humidification.
souffrent rapidement de la séche-
resse. Pour s’épargner les contrôles
fastidieux du taux d’humidité de la
jardinière, il suffit de prévoir une ré-
serve d’eau: une bouteille remplie
d’eau est placée, la tête en bas,
dans la jardinière et enfoncée sur
75
Faire grandir et pousser
une profondeur de 5 cm dans la ter-
re. L’eau s’écoule dans la terre à la
demande.
C’est là une installation très pra-
tique et peu coûteuse qui peut aus-
si servir pendant des absences plus
longues, comme les vacances.
Il suffit de déterminer la quantité
d’eau nécessaire pendant un cer-
tain laps de temps et de placer en-
suite le nombre correspondant de
bouteilles.
Le thé noir à usages
multiples: dégustation,
engrais et antipucerons
Cela arrive même chez les connais-
seurs de thé: il en reste une tasse
au fond de la théière.
Il serait dommage de le jeter, il y a
mieux à faire.
On peut, par exemple, arroser ses
plantes d’intérieur, car le thé joue
un peu le rôle d’engrais.
Ou employer les restes pour lutter
contre les pucerons qui apparais-
sent occasionnellement sur les
feuilles: il suffit de les vaporiser
avec du thé ou de les arroser avec
ce breuvage, sans en attendre des
miracles.
Les attaques massives de pucerons
demandent des moyens plus effi-
caces, comme une vérification de
l’état du sol (trop mouillé, trop sec,
pas assez abondant).
Un changement de la situation (lu-
mière, température) ou de l’engrais
(insuffisant, trop exclusif) peut
constituer une bonne défense
contre les pucerons.
Le taux d’humidité des
plantes en pots: frappez, on
vous répondra!
Il arrive plus fréquemment que les
plantes soient noyées plutôt que
trop sèches. Les plantes d’apparte-
ment sont souvent arrosées trop
abondamment. Comment connaître
la quantité d’eau dont une plante a
besoin? Si la plante d’appartement
se trouve dans un pot en terre cui-
te, il existe une méthode très
simple pour constater si le besoin
en eau des racines est comblé.
On tapote légèrement sur le pot.
S’il émet un son clair et résonnant,
c’est que la terre est sèche, il serait
bon de donner à boire. Si le son est
sourd, le taux d’humidité est suffi-
sant.
Sans oublier qu’une fissure dans le
pot peut “fausser” le son.
Encore les plantes
d’intérieur: chaque chose à
sa place
Il ne faut pas être expert en la ma-
tière pour savoir reconnaître les be-
soins des plantes d’appartement.
Le choix de la plante est détermi-
nant, il suffit de connaître quelques
règles de base qui découlent de
76
Faire grandir et pousser
Grand-père a aussi des solutions pour les
plantes d'intérieur
longues années d’expérience.
Pour savoir déterminer les endroits
qui conviennent le mieux aux
plantes, il faut se laisser guider par
le type de feuilles. Les caractéris-
tiques suivantes peuvent vous ren-
seigner utilement:
De petites feuilles, plutôt dures
et ressemblant à du cuir deman-
dent pas mal de lumière. Les fe-
nêtres situées à Lest ou à l’ouest
sont idéales par exemple pour
des plantes du type myrte ou
hoya.
Les cactées et plantes grasses
demandent beaucoup de soleil.
Leurs feuilles lisses et épaisses
retiennent l’eau; dans leur pays
77
Faire grandir et pousser
d’origine, elles doivent pouvoir
résister à de longues périodes de
sécheresse. Elles doivent aussi
pouvoir suivre ce rythme de vé-
gétation dans nos contrées.
C’est pourquoi il ne faut prati-
quement pas les arroser en hi-
ver. Beaucoup de personnes pla-
cent leurs cactées en hiver dans
la cave, ce qui les prépare à une
floraison de printemps.
& Les plantes avec de grandes
feuilles souples et au feuillage
vert foncé comme le lierre, le
gloxinia et le schefflera, appré-
cient un endroit semi-ombragé.
& Les plantes avec des feuilles
fines et douces aiment un taux
d’humidité assez élevé. Cer-
taines sortes de fougères font
partie de ce groupe. Le pot de la
plante doit toujours se trouver
dans un récipient rempli d’eau
(évaporation) ou bien il faut va-
poriser régulièrement.
On admet généralement que, mal-
gré les desiderata des plantes, seu-
le une petite minorité demande un
ensoleillement direct.
Point d’orgue de l’art du
jardinage: la multiplication
Ce ne sont pas seulement des rai-
sons bassement matérielles qui
poussent les jardiniers à essayer de
multiplier eux-mémes les plantes;
non, c’est aussi et surtout le senti-
ment de participer de près à la
création d’une nouvelle plante qui
donne des fourmillements dans les
doigts de certains.
La multiplication des plantes,
autres que celles appelées commu-
nément des plantes “utiles”, consti-
tue certainement un des moments
importants de la vie du jardinier.
Une technique particulière pour la
multiplication des plantes en pots
ou en caisses et qui ne supportent
pas bien le bouturage est expliquée
ici. Cette technique s’apparente au
marcottage mais la bouture est pla-
cée directement dans un pot.
Pour commencer, il faut installer
près de la plante un grillage en
bambou, bien stable.
Selon la taille du pot, le grillage
sera placé directement dans ce der-
nier ou à côté dans un autre pot,
également rempli de terre.
Des liens mis de biais au sommet
lui donneront sa stabilité. D’autres
liens transversaux permettront de
fixer les petits pots de multiplica-
tion.
Pour celle-ci, il faut choisir une tige,
éloignée d’environ 15 cm de la
pointe, d’une longueur totale de
5 cm qui pourra être raccourcie sur
2 cm et que l’on entaillera en son
milieu.
La tige, de laquelle on aura retiré
toutes les feuilles jusqu’au sommet,
sera placée avec l’entaille dans le
pot.
Cette entaille sera partiellement ou-
verte et fixée au grillage. On enfon-
ce d’abord la tige dans le pot et on
78
Faire grandir et pousser
Le marcottage directement à la plante,
grâce à des petits pots: une manière de
multiplier des plantes ligneuses.
rembourre bien avec de la mousse.
L’entaille est aussi recouverte de
mousse et on place la tige de ma-
nière à ce que l’entaille soit bien sé-
parée de la tige.
Ensuite, le pot est rempli de terre,
la tige pouvant éventuellement être
soutenue par un petit tuteur, le tout
devant être maintenu bien humide.
Selon les conditions météo, le tout
sera placé soit à l’intérieur soit à
l’extérieur.
Après environ six semaines, les
nouvelles racines ont poussé, ce
que l’on remarque au fait que la
tige fait des jets.
Les stolons sont alors coupés de la
tige mère et rempotés avec leurs
propres racines - et vous voici avec
un nouvel habitant.
Les fleurs de pivoine:
grandes ou petites, au
choix!
Selon que vous vous contentez de
nombreuses petites fleurs ou que
vous préférez les grandes fleurs,
forcément moins nombreuses, il
faudra tailler ou non l’arbuste.
En résumé: celui qui espère obtenir
de grandes fleurs doit couper les
79
Selon le type de taille choisi, les pivoines
donneront soit des fleurs nombreuses, soit
de grosses fleurs.
bourgeons latéraux à temps, c'est-
à-dire quand ils sont encore très
petits. Cette décision n’est pas prise
une fois pour toutes.
Floraison de Noël: couper
les branches au bon
moment
Le 4 décembre, jour de la fête de
Sainte-Barbara, est le jour idéal
pour couper des branches aux frui-
tiers, de manière à ce qu’ils soient
en fleurs pour la Noël; pour réussir
ce bouquet hivernal, grand-père
vous confie ses trucs:
& Les extrémités des branches
doivent être coupées de biais.
* Placer d’abord les branches
dans une pièce fraîche et, après
quelques jours, réchauffer l’eau
d’arrosage à 18°C (changer ma-
tin et soir). Ajouter simultané-
ment un peu de sel (une pincée
par litre).
& Environ une semaine avant
Noël, les branches peuvent être
placées dans nos pièces chauf-
80
Faire grandir et pousser
fées, sans oublier d’ajouter sou-
vent de l’eau tiède et une pincée
de seL
Garder les fleurs coupées
en forme
Les fleurs coupées restent plus
longtemps fraîches, si on place
également dans le vase des digi-
tales rouges. Si des narcisses font
partie du bouquet, il faut les faire
patienter deux heures dans un réci-
pient rempli d’eau. Les narcisses
contiennent une substance qui fait
faner les autres fleurs plus vite.
Après cette heure de “décontami-
nation”, les narcisses peuvent re-
joindre le bouquet, sans qu’il soit
nécessaire de recouper l’extrémité
des tiges.
81
yw
Le spécialiste des plantes
Y voir clair en ce qui
concerne le gel
Les jardiniers, les agriculteurs, les
forestiers, bref toutes les personnes
qui vivent près de la nature, savent
interpréter les signes précurseurs
de changement de temps, qui res-
tent invisibles pour le commun des
mortels.
Ceux qui ne s’y connaissent pas
ont bien du mal à faire des prévi-
sions exactes concernant le gel.
A partir d’un bon thermomètre,
porteur d’une graduation en degrés
Celsius, on peut se fabriquer un
thermomètre “d’humidité” ou hy-
gromètre. Pour cela, on enveloppe
la partie plus épaisse du tuyau en
verre, contenant le mercure, d’une
couche de gaze ou de tissu fin.
Au sommet de cette petite boule,
on attache 10 à 15 fils de coton,
entourant la boule et répartis de
manière à ce qu’ils pendent à égale
distance autour de la boule de mer-
cure. 1) est nécessaire d’employer
des matériaux bien nets et propres,
qu’il faudra d’ailleurs garder
propres. Le thermomètre emmitou-
flé sera suspendu dans une caisse
qui le mettra à l’abri de l’influence
du soleil. L’air doit pouvoir bien cir-
culer partout dans cette caissette.
Au-dessous des fils, on dispose en-
suite un récipient contenant de
l’eau pure (eau distillée), de sorte
que les fils trempent dans le liquide.
Les fils font remonter l’eau et main-
tiennent une certaine humidité au-
Pour l'hygromètre, il faut un thermomètre
auec une extrémité libre. Les thermo-
mètres d’extérieur ordinaires conviennent
bien si la boule contenant le mercure est
isolée.
84
Le spécialiste des plantes
tour de la boule. En le comparant
avec un thermomètre ordinaire
(sec), on constate que ce dernier
indique toujours quelques degrés
de plus que le thermomètre enve-
loppé. Plus l’air sera sec, plus gran-
de sera la différence, parce que le
refroidissement provoqué par l’éva-
poration sera de plus en plus réduit.
Pour faire fonctionner le thermo-
mètre comme un thermomètre an-
nonçant le gel, il faut le lire à trois
heures de l’après-midi. C’est à ce
moment de la journée que la tem-
pérature est plus élevée - d’environ
4 degrés - que la température la
plus basse de la nuit suivante.
De cette manière, on sait directe-
ment si les températures vont des-
cendre au-dessous de zéro.
Exemple: si l’hygromètre indique 3
degrés à trois heures de l’après-
midi, alors la température la plus
basse de la nuit suivante sera de
moins un degré. Et il faudra donc
prendre les précautions d’usage
contre le gel. Cette méthode per-
met de s’épargner une bonne quan-
tité de travail de protection fasti-
dieux pour les plantes sensibles au
gel.
Atténuation des dégâts du
gel aux jeunes pousses
Malgré votre hygromètre, le mal est
arrivé: le gel a frappé! Et il a touché
de préférence de jeunes jets qui
poussent très tôt. Les jeunes
pousses attaquées par le gel meu-
rent en fait de sécheresse. Le phé-
nomène de cristallisation dû au gel
abîme les cellules et le dessèche-
ment provoqué par le soleil est la
cause d’une évaporation des molé-
cules d’eau vitales et les parties de
plante se dessèchent. En douchant
les jets endommagés avec de l’eau
froide, on leur donne assez d’humi-
dité pour raviver les cellules encore
intactes. Sans notre aide, les par-
ties de plante endommagées per-
dent encore plus d’eau par évapo-
ration qu’elles n’en absorbent.
ün toit au-dessus de soi:
protection de verre contre le
gel
Même les plantes sensibles au gel
se trouvaient bien chez grand-père.
Il conservait toujours au printemps,
à leur disposition, quelques cloches
de verre ou des mini-serres trans-
portables. Il faut néanmoins faire
attention aux journées ensoleillées
car même au printemps, par cer-
taines journées chaudes, il fait vite
trop chaud sous un toit de verre; ne
pas oublier d’aérer. Quand on place
ces protections, le mieux est de
glisser un bâtonnet de bois en des-
sous de la cloche de verre, ce qui
crée une aération suffisante. Il est
également possible de prévoir une
ouverture des petites fenêtres dans
les mini-serres.
De nos jours, on protège souvent
85
Le spécialiste des plantes
du gel en recouvrant avec des
feuilles de plastique ou de toile.
Ces moyens modernes sont surtout
utiles lorsqu’il s’agit de recouvrir
tout un parterre, pour en accélérer
la récolte. Les feuilles de plastique
ou de toile restent placées jusqu’en
mai, c’est-à-dire jusqu’aux saints
de glace.
La méthode de grand-père a un
avantage indéniable: on peut proté-
ger un petit nombre de plantes,
quelques poivrons ou courgettes,
les premières pousses de dahlias
ou de glaïeuls, pendant quelques
jours, en attendant que les der-
nières gelées soient terminées. On
peut aussi construire des châssis en
bois sertis de verre ou de feuilles de
plastique. Le principal est d’avoir
un toit au-dessus de la tète.
Se protéger du gel par la
flamme d’une bougie
Pour protéger des jeunes plantes de
gels nocturnes légers, il suffit sou-
vent de retourner un pot de fleurs
au-dessus de leur tête.
Pour des gelées plus [bries, on emploiera
la bougie.
86
Le spécialiste des plantes
Des gels plus prononcés deman-
dent une mesure supplémentaire:
quelques planches en métal (de 2-
2,5 mm d’épaisseur, que l’on trou-
ve chez des ferronniers) sont dispo-
sées sur les plates-bandes, de ma-
nière à ce que l’on puisse placer en
dessous une bougie allumée (la
flamme doit être bien protégée du
vent).
Attention: placer la bougie à une
distance suffisante des plantes pour
éviter des brûlures. Pour une lon-
gueur de 40 cm, il faudra placer
trois bougies.
Les bougies chauffent tellement fort
les plaques que la chaleur qui s’en
dégage protège les plantes du froid.
Cette méthode convient aussi pour
des plantes qui doivent hiverner et
que des gelées très fortes menacent
en janvier, février.
Le problème du campagnol:
réellement dépassé?
Absolument pas! Cela reste un su-
jet inépuisable.
C’est un problème contre lequel
chaque génération doit se battre.
Celui qui est prêt à sacrifier
quelques cheveux y trouvera une
solution: il suffit de placer quelques
cheveux humains dans le trou de
ces rongeurs tenaces pour les faire
fuir. En effet, ils détestent l’odeur
des cheveux.
Il y a plusieurs méthodes pour lutter
contre le campagnol.
Le campagnol n’aime pas le
sureau
Si, malgré les mèches de cheveux
placées dans les trous des campa-
gnols, ceux-ci continuent d’appré-
cier votre jardin, vous pouvez es-
sayer le sureau.
Placez quelques branches de su-
reau dans leurs galeries ou même
87
Le spécialiste des plantes
Le sureau en fleur n’est pas seulement un
rêgal pour les yeux, Il est efficace dans la
lutte contre les campagnols.
celle-ci: on enterre des bouteilles
de vin vides en bordure des plates-
bandes, tous les 3 m, de sorte que
le col de la bouteille dépasse de 4-5
cm du sol.
On place les bouteilles légèrement
de biais pour que le vent qui passe
sur les cols des bouteilles produise
un son qui fera fuir les campagnols.
Problème de campagnol?
Laisser faire le chat!
Si on désire que le chat de la mai-
son ou un chat coopératif du voisi-
nage vienne apporter son aide dans
cette lutte inégale, il faut lui donner
des conditions de travail favorables.
Par exemple en coupant la pelouse
à ras, surtout aux endroits où cou-
rent les galeries des campagnols.
On peut dire que le taux de réussite
du chat est inversement proportion-
nel à la longueur de l’herbe.
Boisson lactée au goût
particulier: la taupe n’en
redemandera pas
des feuilles de sureau hachées.
Pour avoir un effet certain, il faut
préparer du purin de feuilles de su-
reau que l’on verse avec les feuilles
dans les galeries des campagnols.
Selon la ténacité des rongeurs, il
faut renouveler l’opération que l’on
peut d’ailleurs toujours combiner
avec d’autres méthodes comme
A voir le nombre de méthodes dé-
couvertes par nos ancêtres pour
combattre la taupe, il est certain
que ces petites bêtes leur tapaient
sur le système.
En voici une preuve de plus: ils ont
concocté un mélange à base de 3
mesures de petit-lait et une mesure
de lait battu, le tout conservé pen-
88
Le spécialiste des plantes
dant 4 jours dans un endroit chaud
où cette mixture pouvait dévelop-
per pleinement son arôme. Ensuite,
on versait environ un verre de lait
par taupinière pour que l’effet se
propage dans les galeries.
Cette mixture à l’odeur pénétrante
fait son effet pendant environ 6
mois. Pourquoi ne pas la tester
vous-même? Peut-être serez-vous
convaincu!
Lorsque le taupe-grillon
creuse son trou...
... c’est qu’il a de bonnes raisons de
le faire. On ne trouve plus cet in-
secte que dans de rares endroits
mais là où il fait son apparition, il
cause énormément de soucis au
jardinier qui le découvre.
Il ne fait pas vraiment partie des in-
sectes nuisibles, mais se laisse
pourtant compter parmi les hôtes
indésirables des jardins. Je deviens
vraiment nerveux lorsque je les ren-
contre en grande quantité dans le
jardin au printemps, en train de dé-
vorer les racines des jeunes
pousses ou des plants qui viennent
89
Le spécialiste des plantes
de germer. Il n’est pas absolument
nécessaire de les tuer, on peut es-
sayer des techniques plus douces
pour les tenir éloignés des jardins,
par exemple la méthode suivante:
en automne, à un endroit où on a
trouvé trop de taupes-grillons, on
creuse des trous d’un mètre carré
sur une profondeur de 60 à 70 cm,
qu’on remplit ensuite avec du fu-
mier de cheval. Voilà l’endroit idéal
pour hiverner, du point de vue des
taupes-grillons. Et au printemps, il
n’y aura plus qu’à transporter les
animaux avec le fumier à un en-
droit éloigné.
Les plaques de protection
éloignent les taupes-grillons
(courtilières)
Pour protéger les jeunes plants de
leurs attaques, on peut élever une
palissade de plaques de tôle.
Cet écran peut être formé par une
boîte de conserve en métal qui a
été ouverte. Après avoir placé les
jeunes plants, on enfonce la plaque
de protection de quelques centi-
mètres dans la terre. Par la suite, il
sera possible de retirer la plaque de
la terre; il est nécessaire de l’avoir
ouverte pour que les plantes qui
ont maintenant bien grandi ne
soient pas abîmées.
// suffit de simples boîtes de conserve en
métal pour tenir les taupes-grillons à dis-
tance.
Hôte indésirable des tas de
fumier
Les taupes-grillons se prélassent vi-
siblement dans les tas de fumier,
car ils apprécient la chaleur de leur
enveloppe chauffante. Malheureu-
sement, ils dévorent tout ce qui
passe à leur portée.
Pour éviter que ces animaux, cou-
sins éloignés des grillons, ne se jet-
tent sur nos jeunes plantes avec
avidité, il faut s’en débarrasser
avant d’employer le tas de compost
pour les semis par exemple. Pour
cela, on peut déverser dans le tas
de fumier une décoction d’écorces
d’aulne, qui devrait faire fuir tous
les taupes-grillons du jardin.
90
Le spécialiste des plantes
Les taupes-grillons font partie des visiteurs
les plus indésirables des jardins.
La gent ailée dans les
jeunes légumes
On a beau aimer le gazouillis des
oiseaux, quand il vient du potager,
on s’en réjouit beaucoup moins. En
effet, les petits oiseaux ont une net-
te tendance à picorer avec enthou-
siasme dans les jeunes plants de lé-
gumes et de salades et les jeunes
pousses sont particulièrement ap-
préciées.
Lorsque les plantes ont atteint une
certaine taille, ce picotage gêne
En contemplant les parterres de légumes,
on se réjouit moins d'entendre chanter les
merles.
91
Le spécialiste des plantes
nettement moins, mais malheureu-
sement, les jeunes pousses sont
souvent dévorées en entier bien
avant.
Ce sont particulièrement les moi-
neaux qui doivent être éloignés des
parterres et il faut inventer à
chaque fois de nouveaux moyens
de dissuasion car ils s’habituent
très vite à chaque nouveauté. Pour
les plates-bandes à semis, on peut
tendre des fils bleus, croisés, les
autres couleurs ne connaissant pas
le même succès. On peut aussi bri-
coler des étoiles à suspendre. Pour
cela, on prend une pomme de terre
à la surface de laquelle on enfonce
des plumes. La pomme de terre est
ensuite suspendue à un bâton qui
est enfoncé de biais dans le sol et
elle se balance alors au gré du vent
et tient les oiseaux à distance.
92
Le spécialiste des plantes
Protection des semences:
l’absinthe chasse les
oiseaux
Les oiseaux se délectent des se-
mences que l’on a mis tant de soin
à planter dans les règles de l’art.
Pour les en dégoûter, il faut répartir
entre les semences de la poudre
d’absinthe. Il n’y a pas que les oi-
seaux qui n’apprécient pas l’ab-
sinthe, les rats et les souris en ont
aussi l’appétit coupé. On peut se
procurer de la poudre d’absinthe
dans les pharmacies ou la fabriquer
soi-même à partir des feuilles sé-
chées. Il suffit de les moudre fine-
ment pour obtenir la poudre.
Des brindilles de hêtre tiennent aussi les
oiseaux à dislance des semis [rais.
elles ne sont pas aussi plates que
les petites branches de sapin. La
variante moderne est composée de
bandes de matière synthétique qui
sont découpées à une taille un peu
Un toit naturel pour des
salades fraîches
Les brindilles de hêtre conviennent
particulièrement pour recouvrir les
parterres de semences fraîches car
(Jn abreuvoir pour oiseaux placé aux alen-
tours des fruitiers empêche ces derniers
d'étancher leur soif avec les fruits.
93
Le spécialiste des plantes
plus grande que celle du parterre à
recouvrir. On y fait de petites en-
tailles (pas des trous) qui permet-
tent à l’air de circuler en dessous
du toit de protection. Lorsque les
petits plants ont développé plus de
trois paires de feuilles, le toit de
protection est retiré.
Pour les petits pois, les tiges de
hêtre peuvent alors servir de tu-
teurs. Il suffit de planter les tiges à
la verticale, à côté des plants,
lorsque ceux-ci ont atteint une hau-
teur de 10 cm.
Un petit tas d'argile éloigne les limaces
des cultures,
ün abreuvoir pour oiseau
pour protéger les fruits
Les oiseaux ne s’attaquent pas tou-
jours aux fruits ou aux bourgeons
de fruits parce qu’ils ont faim, mais
c’est souvent parce qu’ils ont soif,
surtout en période de sécheresse. Il
suffit parfois de disposer une écuel-
le remplie d’eau pour qu’ils laissent
les arbres menacés tranquilles (voir
illustration p. 93).
Le son de seigle attire les
limaces
Il faut croire que les limaces sont
des gourmets car on a pu constater
une chose avec certitude: pour du
son de seigle, elles feraient des ki-
lomètres. Il exerce un attrait ma-
gique sur elles. Celui qui ne veut
pas partager sa récolte avec ces
cohabitants du jardin devrait es-
sayer de se procurer du son de
seigle et le déposer en petits tas
comme appât. Il ne reste alors plus
qu’à récolter les petites bêtes, soit
tôt le matin, soit tard le soir et les
exclure de son jardin. (Petite ques-
tion: est-ce que vous vous entendez
bien avec votre voisin? Parfait, car
de toute manière ces petites bêtes
sont très attachées.)
Et pour ceux qui ne désirent pas se
fatiguer à les ramasser deux fois
par jour, voici un truc supplémen-
taire: disposer le son en dessous
d’un pot de fleur retourné, sans
trou, mais légèrement surélevé en
ayant glissé un bâton en dessous.
Toute la journée, les petites bêtes
vont s’y introduire et il ne restera
plus qu’à les récolter au moment
voulu. Ce qu’il y a de bien dans
cette méthode, c’est qu’il n’est plus
94
Le spécialiste des plantes
nécessaire de se lever très tôt pour
collecter les limaces. Combinée
avec le son de seigle, cette solution
est probablement la meilleure.
Le truc miracle pour
détourner les limaces
Des recettes pour combattre les li-
maces, on n’en connaît finalement
pas suffisamment.
Et des limaces, il y en a tellement!
Voici pourtant encore une autre re-
cette: les fruits d’un arbre asiatique,
le Phytolacca acinosa, s’utilisent
très efficacement pour combattre
ces bestioles. Les fruits contiennent
de la saponine, substance qui at-
taque les muqueuses des limaces
et qui de ce fait a un effet mortel.
Comme cette substance ne se trou-
ve pas dans le commerce sous une
forme efficace, on conseille de ras-
sembler les fruits à partir de plantes
achetées dans le commerce; il faut
bien entendu attendre que les
plantes portent des fruits. Ceux-ci
sont d’abord séchés et puis moulus.
On réalise un mélange dans les
proportions de 2 cuillères à soupe
de poudre de Phytolacca par litre
d’eau, qu’on laisse tirer pendant 30
minutes et ensuite on asperge les
plates-bandes envahies ou mena-
cées par les limaces.
Les fruits du Phytolacca font déguerpir les
limaces.
L’effet de la substance dépend de la
quantité aspergée. Il vaut mieux re-
tirer les limaces mortes car leur
odeur en attire d’autres. Le Phyto-
lacca est une plante qui apparaît
souvent spontanément sous sa for-
me sauvage dans les jardins.
Dans le commerce, on trouve deux
espèces cultivées dans nos régions
(sur environ 30 espèces existantes)
sous le terme Phytolacca america-
na mais il s’agit d’une espèce amé-
ricaine qui n’est pas adaptée.
95
Le spécialiste des plantes
Il faut demander le Phytolacca asia-
tique qui se reconnaît de la manière
suivante: les tiges florales sont
dressées alors que celles de la va-
riété américaine sont pendantes.
A la chasse aux limaces
armé de feuilles de
rhubarbe
Les grandes feuilles des plants de
rhubarbe sont les endroits de ras-
semblement favoris des limaces.
C’est une habitude que l’on peut
employer de manière positive. Il
suffit de disposer des feuilles de
rhubarbe à certains endroits du jar-
din et on est certain de trouver des
limaces accrochées en dessous.
La rhubarbe, appréciée en compote ou sur
des tartes, participe aussi à ia chasse aux
limaces grâce à ses grandes feuilles.
Chasser les fourmis
Il faut tout d’abord faire remarquer
que les fourmis, comme en fait tous
les animaux, ont leur place dans la
nature et dans le jardin. Et il faut
faire preuve d’un peu de tolérance
vis-à-vis d’elles.
Sans oublier que certains animaux
font partie d’espèces protégées qui
ne peuvent absolument pas être éli-
minées.
Si par exemple des fourmis rouges
se sont égarées dans votre jardin, il
est strictement interdit de les tuer.
Le mieux est de demander conseil
au garde forestier local.
96
Le spécialiste des plantes
Méthode implacable
Si vous vous trouvez devant un nid
de fourmis particulièrement enva-
hissantes, retournez, par une jour-
née chaude, un pot de fleurs des-
sus. Endéans trois à quatre heures,
ces insectes seront venus déposer
leurs œufs à l’intérieur, ce que vous
pourrez contrôler par le trou du
fond du pot. Disposez alors un seau
d’eau très chaude près de vous.
Avec une bêche, vous soulevez le
pot de fleurs et vous le plongez
dans le seau.
Solution plus “humaine”
La méthode suivante est moins ra-
dicale: on soulève doucement le nid
de fourmis avec une bêche et on le
transporte dans un coin du jardin.
Les oiseaux se régaleront des œufs
et la colonie détruite ne se recons-
truira que très lentement ou pas du
tout.
Faire fuir les fourmis
Si l’on désire déloger ces occupants
du jardin sans effusion de sang,
l’odeur de certaines plantes peut se
révéler utile, par exemple des
feuilles fraîches de cerfeuil, de
thym, de marjolaine ou de lavande
froissées et disposées sur le sol de
la fourmilière.
Les fourmis déménagent aussitôt.
Des pousses de plants de tomate
frais font aussi l’affaire.
Rien cependant n’indique que les
fourmis vont entreprendre un grand
voyage, mais peut-être se senti-
ront-elles mieux chez le voisin...
C’en est fini avec le cirque
des puces!
Les puces de terre (altises)
sont mises à l’ombre
Pour éliminer les puces de terre, il
suffit souvent simplement de mettre
les légumes menacés à l’ombre en
plaçant le long des rangées de
choux, de raifort ou de radis de
hautes planches faisant de l’ombre.
Arroser les plantes le soir avec une
décoction d’absinthe se révèle aussi
efficace. Pour des choux, il faut re-
couvrir le sol avec du mulch de
feuilles de sureau.
Les planches servant à ombrager sont
soutenues par des petits bois.
97
Le spécialiste des plantes
Prophylaxie des puces de
terre
Ce n’est peut-être pas très beau,
mais il y a moyen de se débarras-
ser des puces de terre avant de se-
mer.
Les semences qui donneront des
plants menacés par les attaques de
ces sortes de puces (chou, raifort,
radis) sont mélangées à une purée
de verdure de poireau, et de sciure
de bois (de bois non traité, à de-
mander dans une scierie).
Les semences germées sont ensui-
te mises en terre. Les puces de ter-
re n’ont, semble-t-il, aucun attrait
pour les plantes traitées ainsi.
98
Le spécialiste des plantes
Piège à puces de terre
Celui qui plante des choux, du rai-
fort et des radis en grandes quanti-
tés sait que les puces de terre qu’il
aura à combattre sont légion et
qu’elles dévorent surtout les jeunes
plants.
Si les petites bêtes s’abattent en
masse sur vos plantations, il faut
faire appel aux grands moyens et
construire un piège à puces (voir
schéma p. 98).
Les franges de la planche sont pas-
sées régulièrement, le soir, sur les
parterres des plantes menacées.
Les puces effrayées sautent en l’air
et restent collées à la partie infé-
rieure de la planche qui a été endui-
te de colle.
Toujours au sujet des puces
de terre
Si les puces n’apparaissent que de
temps en temps et que, de ce fait,
la construction d’une telle planche
semble inutile, il y a un autre
moyen de tenir les petites bêtes
éloignées des plantes.
On sème une plante “attrape-
puces” autour des plants de radis et
de choux: du cresson tout simple-
ment.
C’est là réellement le plat favori des
puces de terre. Et pour mettre ses
choux tout à fait à l’abri, il suffit
d’en planter une rangée au milieu
de la pelouse. Car les puces n’hi-
vernent pas sur les brins d’herbe. Il
ne faut donc pas craindre de les
trouver sur les choux.
Carboniser la mouche de
l’oignon
Non pas avec du charbon mais
avec du charbon de bois! Pour pro-
La cendre de charbon de bois sert à éloi-
gner la mouche de l'oignon.
99
Le spécialiste des plantes
téger les choux des mouches qui
pourraient venir les survoler, il faut
saupoudrer les plants en juin et en
juillet avec du charbon de bois en
poudre.
Il n’est pas nécessaire de répandre
tout le charbon de bois récolté lors
des barbecues de l’été sur tous les
oignons, car sinon les mouches
chercheront quand même à dépo-
ser leurs œufs.
Il faut laisser quelques plantes sans
protection: elles seront sacrifiées
car les mouches viendront y dépo-
ser leurs œufs.
Dès que les premiers signes cie
destruction apparaissent (apparen-
ce jaunâtre et maladive), il faut reti-
rer les plants d’oignons sacrifiés et
les mettre sur le tas de compost.
Tromper le papillon du chou
(piéride)
Ce n’est pas toujours le jardinier qui
tient le rôle de l’assassin, car il est
d’un naturel très pacifique. Mais il
ne faut pas surestimer sa dose de
patience, surtout lorsqu’il y va de
ses intérêts.
Pour empêcher le papillon du chou
de pondre ses œufs sur les choux,
on peut essayer le truc suivant: dé-
poser entre les plants des coquilles
d’œuf blanches et vides.
La femelle du papillon du chou, en
train de chercher le chou pour y dé-
poser ses œufs, pensera qu’à cet
endroit d’autres compatriotes sont
déjà venus déposer les leurs et ira
chercher un autre endroit pour
pondre.
Les papillons du chou se laissent tromper
par des coquilles d'œuf blanches.
Punaise du chou: manœuvre
de diversion
Ce petit coléoptère qui dépose ses
œufs dans les tiges basses des
choux peut donner pas mal de fil à
retordre.
Les dégâts importants, il les pro-
voque chez le chou blanc et le chou
rouge. Les larves des punaises pro-
duisent des galles de la taille d’une
noisette. Si on les découpe, on peut
 droite: Avec le chou-raue, on peut dé-
tourner les attises des choux blancs et des
choux rouges.
100
Le spécialiste des plantes
observer les larves en train de dé-
vorer. Ces coléoptères préfèrent vi-
siblement les choux-raves aux
autres sortes de chou.
Ce qui peut se révéler utile, car un
chou-rave placé entre d’autres
choux les attire. Et le plus étonnant
est que le chou-rave, à cause de
son temps de culture très bref, ne
souffre pas trop de ces visites in-
tempestives.
D'avril à fin juin, la mouche des asperges
commet ses méfaits, mais reste collée à
des bâtonnets de bois enduits de glu.
Coller la mouche de
l’asperge
La mouche des asperges ressemble
comme une sœur à la mouche ordi-
naire qui vole dans toutes les
pièces, mais est plus énervante.
Environ d’avril à fin juin, elle essaie
de pondre ses œufs sur les extrémi-
tés des pousses des asperges.
C’est en particulier dans le courant
de la deuxième année de plantation
que l’asperge est menacée car elle
n’a pas encore été piquée.
(Jn très vieux remède que les ama-
teurs d’asperge emploient toujours
est le suivant: pendant le temps de
vol, des tiges de bois jaunes, res-
semblant à des asperges, sont en-
foncées et réparties dans le sol.
Les pointes de ces morceaux de
bois sont enduites de colle à
mouche. Très ordinaire comme
méthode, mais efficace.
Remède universel contre les
dégâts des parasites
Pour lutter contre tous les insectes
nuisibles, à tous les stades de déve-
loppement, de l’œuf à l’animal
adulte, on employait jusqu’au siècle
dernier le jus de pomme de terre.
Les plantes aspergées avec l’eau de
cuisson des pommes de terre, re-
froidie bien entendu, pouvaient
échapper aux insectes. Vous êtes
sceptique? Essayez et vous serez
convaincu.
102
Le spécialiste des plantes
Du thé à la menthe pour les
légumes: une protection
efficace
Nous allons encore ajouter un nou-
veau nom à la longue liste des thés
aux herbes servant à combattre les
nuisibles. Contre les fourmis et les
puces de terre, on peut arroser de
manière répétée avec du thé à la
menthe (une poignée de thé frais
ou 1 cc de menthe séchée pour un
quart de litre d’eau).
Pour les puces de terre, la plante
est la plus efficace; pour les four-
mis, il vaut mieux arroser le sol.
L’effet est, comme pour pratique-
ment tous les thés, davantage dû à
l’odeur très forte qu’aux substances
spéciales qu’il contient.
Peu importe, tant que le résultat y
est.
Médicament pour plantes
d’appartement
Les palmiers et les autres plantes
d’appartement (plantes à feuilles)
montrent, par une modification de
l’aspect de leur feuillage (enroule-
ment, décoloration, taches), qu’elles
sont malades. Si, malgré un chan-
gement d’emplacement et un rem-
potage, rien de positif ne se produit,
leur ajouter des oignons et de l’ail
peut éventuellement leur rendre la
L'ail connaît partout le même succès.
103
Le spécialiste des plantes
santé. Pour cela, il suffit de frotter
les feuilles avec un éclat d’ail coupé
en deux (à répéter éventuellement
toutes les semaines).
Des pelures d’oignon bouillies (de
préférence dans de l’eau de pluie)
sont aussi efficaces.
Le feuillage des plantes malades re-
çoit un bain de jus d’oignon. Pour
cela, on place les plantes dans un
endroit (par ex. la baignoire) où
l’on peut utiliser un arrosoir muni
d’une pomme d’arrosage, sans de-
voir craindre des dégâts irrépa-
rables dus à l’eau ou à l’odeur.
Les pucerons des feuilles:
les enlever tout simplement
Pourquoi agir de manière compli-
quée quand on peut le faire tout
simplement? C’est ce que l’on peut
Immerger ta plante pour se débarrasser
des pucerons; certaines plantes sensibles
n'aiment pas ce plongeon: faites un test
avec une tige ou une feuille.
se demander quand on regarde les
plantes en pot et que l’on tombe
sur des solutions compliquées alors
que les vieux livres nous en don-
nent de toutes simples.
Comme par exemple celle de dépo-
ser pendant quelques nuits consé-
cutives le pot sur son côté dans
l’herbe. Pendant la journée, le pot
retrouve son emplacement habi-
tuel. Evidemment, si l’on a une
grande quantité de plantes en pots,
cette méthode peut se révéler assez
fastidieuse, sans parler des jardi-
nières et des plantes de balcon.
Mais si on ne doit pas monter et
descendre des escaliers avec des
104
Le spécialiste des plantes
pots gigantesques, cela vaut la pei-
ne d’essayer.
Les pucerons n’aiment pas
être immergés
Si nos plantes sont vraiment trop
recouvertes de pucerons, il faut les
immerger. Déposer le pot de fleurs,
la tête en bas sur deux bâtonnets
placés sur le bord d’un seau. Le
feuillage est immergé pendant une
heure dans l’eau et le dernier puce-
ron aura quitté son perchoir. Répé-
ter l’opération pour prévenir l’enva-
hissement par de nouvelles généra-
tions de pucerons.
105
-
Les délices des arbres
fruitiers: culture et soins
des beaux jours
Les arbres fruitiers
Planter les arbres: le
printemps présente aussi
des avantages
Les fruitiers peuvent être indiffé-
remment plantés en automne ou au
printemps. L’important est de bien
les planter et au bon endroit. La
majorité des jardiniers préfèrent la
plantation d’automne, car, au prin-
temps, le jeune arbre va produire
beaucoup de nouvelles racines. Ce-
pendant, dans des sols lourds, il est
préférable de planter au printemps,
car en hiver les jeunes radicelles
seront facilement attaquées par la
pourriture due au sol gardant l’hu-
midité.
Plantation des arbres: aider
les jeunes à démarrer
Il faut aider les jeunes arbres à
prendre un bon départ dans la vie.
Que Von plante au printemps ou en au-
tomne, il faut toujours arroser abondam-
ment.
108
Les arbres fruitiers
Pour cela, on peut préparer rem-
placement en automne, en creusant
un trou d’un mètre de profondeur
sur un mètre de largeur.
La terre qui est retirée est divisée
en deux tas: un avec la terre du
dessus, la meilleure; et l’autre avec
la terre de la couche inférieure.
Au printemps, au moment de plan-
ter, on dépose d’abord la terre de la
couche supérieure dans le trou - il
faut en mettre assez pour que
l’arbre se dresse bien (l’endroit de
bouture qui se remarque à un
épaississement du tronc doit se
trouver à une hauteur d’environ une
main au-dessus du sol.) Si on n’a
pas assez de terre, il faudra aller
chercher de la bonne terre à un
autre endroit, car il faut donner à
l’arbre suffisamment de substances
nutritives pour lui permettre de
prendre un bon départ.
Quand l’arbre se trouve sur sa
base, on jette deux à trois poignées
d’orge sur les racines nues et on
remplit ensuite le trou avec une
bonne quantité de terre.
Le sol ne doit pas être trop ferme
pour que l’orge ne chauffe pas
(sous l’effet d’éventuels courants
d’air) et ne commence à pourrir,
ce qui impliquerait aussi un dan-
ger d’infection pour les jeunes
pousses.
L’orge doit se décomposer lente-
ment et stimuler ainsi la croissance.
Le résultat le plus spectaculaire est
que les premiers fruits apparaissent
plus rapidement.
Pour que la couronne de feuilles se déve-
loppe bien, la taille de Jeunesse doit être
réussie.
Education des fruitiers: une
belle couronne ne se taille
pas
Pour pouvoir dire que la nurserie
des jeunes arbres se porte bien, il
faut faire attention de ne pas cou-
per trop vite les branches latérales.
Il faut toujours laisser quelques
jeunes pousses de l’été.
Les branches latérales forment ef-
fectivement le gros de la croissance
et c’est pourquoi il faut en laisser
quelques-unes pousser à partir du
bas.
Sinon, le tronc reste trop frêle pour
109
Les arbres fruitiers
pouvoir porter un jour une couron-
ne épaisse. Après quelques années,
on peut abandonner ce phénomène
de “rallongement du tronc”.
Selon que l'on veut accentuer la croissan-
ce des tiges ou la récolte de fruits, il faut
soit tailler l'arbre en automne, soit au prin-
temps.
La taille tôt ou tard: pour
des fruits ou du bois
La période de taille des arbres
s’étend de la chute des feuilles en
automne jusque peu avant la sortie
des jeunes pousses au printemps. Il
faut cependant éviter de tailler pen-
dant les journées où la température
n’atteint pas -5°C.
D’après ce que l’on veut obtenir
comme résultat, il faut tailler les
arbres à la fin de l’automne ou en
février.
La conséquence sera de toute ma-
nière une forte croissance des
pousses, surtout si les arbres sont
taillés en automne. La taille de fé-
vrier, par contre, freine la croissan-
ce des pousses et renforce l’appari-
tion des bourgeons de fruits.
Les fruits en espalier ou
comment utiliser la moindre
surface
Eh oui, c’était là une des raisons
importantes qui amenaient les jar-
diniers à faire pousser des arbres en
espalier. Et la taille des jardins ac-
tuels remet cette manière de plan-
ter à la mode, du moins si on ne
veut pas se contenter d’une mini-
récolte sur un espace super réduit.
Il est nécessaire de choisir soigneu-
sement les sortes de fruits que l’on
veut cultiver et d’adapter la culture
à l’orientation de la paroi.
Voici une petite sélection:
110
Les arbres fruitiers
Pour un mur orienté au sud, très
ensoleillé et chaud, avec un sol
assez sec, ce sont les sortes de
poires “Alexandre de Lucas” ou
“Comtesse de Paris” qui con-
viennent; on peut choisir toutes
les variétés de pèches et de
vignes; pour les abricots, le mur
ne peut être que légèrement om-
bragé.
& Le mur au nord est frais, humide
et ombragé: ici on pourra mettre
de bonnes cerises du nord.
& Le mur à l’ouest, souvent arrosé,
peut être plus ou moins chaud
(orienté au sud) ou froid (orienté
au nord); les poires vont l’appré-
cier comme par exemple, les
“poires conférence”, la “beurre
Gellerts”, la “poire colorée de
juillet”; pour les pommes, on choi-
sira la “reinette de Landsberg”.
& Le mur à l’est, plus frais mais
sec et à l’abri du vent, est utili-
Palisser des fruitiers permet d'employer le
moindre espace libre.
111
Les arbres fruitiers
sable pour des poires de la sorte
“Williams Christ”, la “préférée de
Clapp", la “beurre Gellerts”; pour
les pommes I’ “Avenue Prince Al-
bert”.
Pour récolter des fruits de ses
propres fruitiers, il ne faut pas avoir
un jardin de la taille d’un terrain de
foot.
Noir ou blanc, c’est là toute
la question
Des murs ou des palissades, desti-
nés à recevoir des fruitiers conduits
en espalier, reçoivent en règle gé-
nérale une couche de peinture, soit
noire soit blanche.
Le choix de la couleur n’est pas dé-
terminé ici par une préférence pu-
rement esthétique.
Des fruitiers en espalier devant un mur
blanc ou foncé: les deux ont leurs avan-
tages.
Nos ancêtres s’étaient posé beau-
coup de questions d’ordre stricte-
ment économique et ils nous ont
transmis les renseignements sui-
vants, résultats d’expériences pure-
ment empiriques: les surfaces fon-
cées sont justifiées parce qu’elles
emmagasinent la chaleur.
Pour cela, des murs épais, dont le
matériau est capable de bien em-
magasiner la chaleur, doivent rece-
voir une couche de peinture foncée.
De cette manière, l’énergie est
stockée pendant la journée et resti-
tuée la nuit.
Ce facteur n’est pas à négliger. Il ne
faut pas non plus oublier que cela
112
Les arbres fruitiers
peut amener une floraison précoce
qui peut alors être menacée par des
gelées nocturnes (penser à recou-
vrir).
Les matériaux plus minces, les pa-
lissades ou même les murs, qui ne
sont pas capables de conserver la
chaleur, reçoivent une couche de
peinture blanche.
Son rôle est de réfléchir la lumière
et la chaleur. La récolte peut en être
accélérée. Il faut donc tenir compte
de ces deux éléments qui jouent un
rôle dans l’apport de chaleur.
Pollinisation des pommiers:
ce qu’il faut savoir
Me vous êtes-vous pas étonné, cher
jardinier, qu’une année vos arbres
croulaient sous les fruits et que
d’autres années, il y avait à peine
de quoi nourrir votre petite famille?
Seule une minorité de pommiers
est auto-fertile. C’est pourquoi il est
nécessaire de planter au moins
deux arbres de sortes complémen-
taires pour espérer avoir une bonne
récolte.
Mais même comme cela, ce n’est
pas très facile. Il y a des espèces di-
ploïdes et triploïdes.
Les premières peuvent se fertiliser
l’une l’autre, les secondes peuvent
être fertilisées par les sortes di-
ploïdes.
La règle dit qu’il faut planter au
moins deux spécimens de plus de
diploïdes, dans un rapport (di-
ploïdes: triploïdes) 1:3, 2:4, 3:5 et
ainsi de suite. Mais même cela ne
garantit pas une bonne récolte. Car
les sortes qui se pollinisent mutuel-
lement doivent avoir des périodes
de floraison qui se recoupent. Tout
cela paraît effroyablement compli-
qué. Le jardinier doit connaître
toutes ces relations s’il n’y a aucun
pommier dans son voisinage et
qu’il connaît des difficultés de fruc-
tification.
En cas de problèmes de fertilisation
ou pour choisir de nouvelles es-
pèces, il est bon de se renseigner
sur les espèces qui poussent dans
votre environnement immédiat. Le
pépiniériste est le spécialiste qui
vous guidera efficacement pour les
emplacements, les croisements,
etc.
Vous trouverez ici 15 sortes diffé-
rentes avec leurs pollinisateurs: les
tableaux qui se trouvent à la page
114 reprennent les 15 sortes de
pommiers les plus connues pou-
vant se combiner entre elles. Dans
la colonne de droite se trouvent les
sortes pollinisatrices pour les sortes
de pommiers de la colonne de
gauche.
Par exemple, la “James Grieve” (2)
se laisse fertiliser avec la “Blanche
d’août” (1), la “Cox orange” (6) et
la “reinette de Baumann” (11).
113
Les arbres fruitiers
Sortes de pommes Sortes de pollinisateurs
1. Blanche d’août 6, 8, 11
2. James Grieve 1,6, 11
3. Gravensteiner 1, 1 1
4. Jakob Lebel 7, 10, 12
5. Signe Tilish 1,6, 7
6. Cox orange 7, 9
7. Dorée d’hiver 8, 11
8. Reinette de Landsberger 1. 6, 7,12
9. Berlepsch 7, 14
10. Jonathan 1,5, 6, 7, 11, 14
1 1. Reinette de Baumann 1, 7,8
12. Boscop 7, 11, 14
13. Reinette de Champagne 14
14. Ontario 7, 9, 11. 13
15. Pomme rhénane 7, 11, 14
Gne protection antigel
préserve la récolte "
Ce qui est bon pour les légumes ne
doit pas être mauvais pour les
fruits.
Et grand-père nous a conseillé de
placer un petit poêle en dessous
des fruitiers quand le gel menace.
Ce petit poêle est composé de pots
de fleurs retournés, en dessous des-
quels on a posé une bougie allumée
du type bougie chauffe-plat à
longue durée.
Cette méthode convient pour des
arbres bas ou des arbres en espa-
lier.
Gne protection antigel
également pour les fleurs
Une forme originale de protection
antigel (pour gel léger) pour les
fleurs est la suivante. En cas de
risque de gel de -2°C, on place un
seau rempli d’eau en dessous des
arbres menacés.
L’évaporation de l’eau produit une
sorte de brouillard qui éloigne le
gel, ceci uniquement en cas de gel
léger.
La méthode la plus courante est la
vaporisation des arbres.
Pour renforcer encore cette protec-
tion, on emploie de l’extrait de va-
114
Les arbres fruitiers
Ci-dessus:
Les petits pots ne protègent pas
seulement les légumes du gel
nocturne.
A droite:
L^oaporation de l'eau produit un
brouillard qui a un effet antigel.
lériane que l’on mélange à de l’eau
que l’on vaporise.
Les choses simples de la
vie: il faut parfois intervenir
Les choses toutes simples de la vie
procurent à la fois beaucoup de
soucis et beaucoup de bonheur.
(Jn exemple tout simple, la pluie.
Quand la pluie s’abat sur les arbres
en fleurs, le bonheur s’écoule avec
elle car la fructification se fait diffi-
cilement sur une fleur mouillée.
115
Les arbres fruitiers
Les cerisiers en (leurs: c'est la fêle du prin-
temps.
Pourquoi ne pas faire usage d’une
faculté toute simple des hommes:
secouer tout simplement et douce-
ment les branches et les soutenir
ensuite à l’aide de bâtons pour
qu’elles ne croulent pas sous le
poids de l’eau permet aux fleurs de
sécher rapidement.
Il suffit parfois d’une petite pause
entre deux averses pour que la fer-
tilisation puisse avoir lieu. Cette
méthode n’est donc pas à dédai-
gner.
116
Les arbres fruitiers
Toutes les solutions sont
bonnes pour éliminer les
pucerons
Les pucerons, certainement les in-
sectes les plus tristement célèbres,
se multiplient de manière indécen-
te, qu’il pleuve ou qu’il fasse sec:
tous les climats leur conviennent.
Voici quelques-unes des méthodes
conçues par des générations de jar-
diniers pour essayer d’en venir à
bout.
La méthode radicale: couper!
Au début de leur invasion, les
bandes de pucerons ne se trouvent
qu’aux extrémités des pousses, on
peut donc réagir en coupant tout
simplement la partie attaquée.
Le fait d’éliminer les feuilles atta-
quées provoque une réaction de
fuite chez les pucerons.
Cette méthode peut s’appliquer
sans danger à tous les arbres frui-
tiers, à l’exception des arbres fraî-
chement greffés.
Un petit coup de brosse
Il ne faut pas sous-estimer le bros-
sage répété des feuilles et des
branches pour en faire tomber les
pucerons; cette méthode ne peut
bien sûr s’appliquer qu’à des jar-
dins de taille réduite.
ün jet d’eau puissant est aussi un
langage que les pucerons com-
prennent très bien.
On peut lutter efficacement contre cette
véritable plaie que sont les pucerons.
La méthode amère
Le contact avec certaines sub-
stances peut se révéler mortel pour
les pucerons. Exemples de ces sub-
117
Les arbres fruitiers
stances: l’absinthe (Artemisia ab-
sinthium) ou la racine de gentiane
(Gentiana lutea, G. pannonica, G.
punctata et G. purpurea)
Il faut préparer une décoction ou
une sorte de thé avec les plantes ci-
tées.
Si la décoction est préparée à partir
des racines ou des parties ligneuses
de la plante choisie, on porte l’eau
à ébullition, en ayant déposé les
plantes à froid dedans, puis on lais-
se bouillonner gentiment pendant
1 h 30.
Ensuite on filtre et lorsque le liquide
est refroidi, on en arrose abondam-
ment les plantes. Veillez à ne pré-
parer que la quantité nécessaire à
un usage immédiat car, après
quelques jours, la décoction déga-
ge une odeur peu agréable qui en
rend l’utilisation pratiquement im-
possible.
Les plantes suivantes possèdent
aussi des substances amères: le
jonc odorant (Acorus calamus),
l’achillée mille-feuilles (Achillea
millefolium), l’angélique (Angelica
archangelica), la petite centaurée
(Centaurium umbellatum).
La lessive savonneuse
Pendant longtemps, la méthode
considérée comme la plus efficace
était l’emploi d’eau savonneuse.
Le savon à barbe convient parfaite-
ment et il est prêt à l’emploi quand,
après avoir été énergiquement bat-
tu, il commence à mousser.
Pour les pucerons bruns des ceri-
siers, il faut employer un savon
plus puissant (mettre plus de sa-
von).
Il existe différentes manières de
procéder. Généralement, il suffit
d’enduire les endroits atteints avec
la solution savonneuse, avec un
pinceau épais.
Dans les cas tenaces, on peut utili-
ser une éponge bien imbibée qui
est pressée sur les branches atta-
quées.
On saisit une bonne quantité de
mousse et on étale sur les branches
en allant du haut vers le bas.
Ainsi, automatiquement, les parties
inférieures des feuilles sont en-
duites, car elles peuvent aussi être
attaquées par les pucerons.
Les plus petites branches seront
Du savon à barbe bien moussant chasse
les pucerons comme les poils de barbe.
118
Les arbres fruitiers
tout simplement trempées dans
l’eau savonneuse.
Comme les œufs des pucerons res-
tent indifférents à ces traitements, il
faut répéter le traitement toutes les
2 à 4 semaines, pour que les larves
disparaissent.
Attirer les pucerons sur les
capucines
Pourquoi ne pas tirer profit de la
préférence des pucerons pour les
capucines et planter celles-ci au-
tour des troncs des arbres fruitiers
que l’on veut protéger de ces bes-
tioles?
D’habitude, les pucerons se sentent
plus attirés par les capucines que
par le feuillage des arbres.
Les fleurs de capucine sont du plus bel ef-
fet au pied d'un arbre, et elles le protègent
de l'attaque des pucerons qui les préfè-
rent.
Du savon dans un nid de
chenilles: l’arbre vous dit
merci
Les chenilles ont bon goût: elles
s’installent à l’endroit qu’elles trou-
vent le plus beau et elles construi-
sent leur nid entre les branches des
arbres.
Mais égoïstement, nous leur ren-
dons la tache très difficile en asper-
geant leur nid avec de l’eau savon-
neuse (savon neutre ou détergent).
Comment atteindre les nids qui se
trouvent généralement à des hau-
119
Les arbres fruitiers
L'élimination des chenilles dans leur nid
est un art en soi.
teurs inaccessibles?
Le plus simple est d’envelopper
l’extrémité d’un long bâton avec un
tissu de laine. La laine se prête bien
à cet usage, car elle aspire le liqui-
de et le retient.
A l’aide de cette perche, on peut
passer la laine bien imbibée d’eau
savonneuse sur les nids.
La douche chaude pour les
cocons de chenille
Beaucoup de chenilles dressent,
dans les profondeurs du feuillage
des arbres fruitiers, des cocons bien
épais.
Elles ne craignent pas de servir de
nourriture aux oiseaux car ceux-ci
ne sont pas attirés par ces fils col-
lants.
Le moyen le plus simple pour venir
à bout des cocons de chenille est
de les asperger d’eau chaude, sans
120
Les arbres fruitiers
pour cela dépasser les 45 °C.
Le plus simple est de prendre une
pompe électrique munie d’un petit
réservoir d’eau chaude.
Attraper les insectes
nuisibles
Avant qu’on ne vende dans le com-
merce des anneaux de colle, on
avait trouvé une méthode pour at-
traper les insectes nuisibles vivant
au moment des gelées.
A la fin de l’automne, on entourait
les troncs d’arbres menacés d’une
ceinture de laine brute, ni nettoyée
ni filée qui avait à peu près les
mêmes propriétés collantes (voir
illustration à la page 122).
Fin janvier, les ceintures de laine
étaient retirées pour être ensuite
tout simplement brûlées.
Actuellement, les mesures concer-
nant les feux dans les jardins sont
très strictes.
Gne alternative écologique très va-
lable consiste à enterrer profondé-
ment la ceinture ramasse-insectes,
ce qui permet également de détrui-
re les fruits infectés par les champi-
gnons.
Pour être tout à fait logique dans sa
démarche naturelle, il faudrait re-
chercher les perce-oreilles et les
hannetons qui se seraient égarés
sur la ceinture, les retirer et les dé-
poser dans un trou de remplace-
ment (par exemple un récipient
rempli avec de la fibre de bois).
Enveloppé dans son cocon, le nid de che-
nille est à Cabri des oiseaux.
C’est aussi un des avantages de cet
ancien système, car les insectes qui
se sont collés sur les anneaux ne
pourront pas être récupérés.
121
Les arbres fruitiers
De la laine brute, non fi-
lée, ceinturant le tronc
d’un arbre, est un bon
appât contre les insectes
hivernaux.
Vous avez des poules?
Alors ne craignez pas la
mouche de la cerise
Pour combattre la mouche de la ce-
rise, il suffit de profiter de l’habitude
qu’ont les larves de se transformer
en chrysalide sur un sol assez pla-
ne. En automne, on passera assez
souvent la houe dans la terre en-
tourant les cerisiers et les poules
seront invitées au festin.
De nombreux insectes
constituent un repas suc-
culent pour les poules,
qui dévorent aussi les as-
ticots de la mouche de la
cerise
122
Les arbres fruitiers
Le prochain truc sera pour ceux qui
n’ont pas de poules.
Protéger les cerises:
déranger les oiseaux avec
du bruit
Comme les oiseaux aiment les ce-
rises au moins autant que nous, il
faut les tenir à l’écart et pour cela
faire appel à toute la science de
grand-père.
Par exemple en reliant deux mor-
ceaux de verre entre eux, que l’on
pend dans l’arbre de manière à ce
qu’avec le moindre souffle de vent,
ils puissent cliqueter abondam-
ment. Pour les grands arbres, il faut
imaginer des réalisations plus so-
phistiquées, sans oublier que le
bruit résonne aussi la nuit et que
cela pourrait aussi dégoûter les voi-
sins des cerises.
Sus aux guêpes des
pruniers
Il ne faut pas nécessairement cou-
per la branche sur laquelle la guêpe
fait son nid; il suffit parfois d’asper-
ger la couronne de feuilles avec une
décoction de fleurs de sureau. Pour
être efficace, cette aspersion doit se
faire avant que les fleurs ne s’ou-
vrent et doit être répétée encore
deux à trois fois en mai. Le but
étant d’empêcher les guêpes de
pondre leurs œufs.
De bonnes cerises bien mûres: elles ne
font pas que le bonheur des jardiniers.
Pour la décoction (à base d’eau
froide), on compte une bonne poi-
gnée de fleurs de sureau fraîches
ou 1 cuillère à soupe de fleurs de
sureau séchées.
Grand-père avait encore d’autres
trouvailles pour en venir à bout: à
l’époque du vol, les guêpes peuvent
être facilement secouées des ar-
bres. Lorsqu’on trouve les insectes
(le pompile roux a un corps noir,
rouge-brun, les pattes jaunes et
quatre ailes transparentes) on peut
les faire tomber sur un morceau de
tissu que l’on a tendu en dessous
car, lorsque le temps est maussade
ou frais, ils tombent facilement des
arbres, engourdis par le froid.
Par temps chaud, il faut s’abstenir
de les effaroucher.
123
Les arbres fruitiers-----------------------------
124
Les arbres fruitiers
Quand les fleurs de pruniers sont épa-
nouies, il est trop tard pour les protéger
des guêpes.
Pour éviter une contamination l’an-
née suivante, il faut ramasser tous
les fruits attaqués et les détruire (en
les plaçant par exemple dans un
trou d’une profondeur d’un mètre,
pour rendre les larves inoffensives).
Pour s’éviter une récolte de fruits
attaqués, il faut secouer l’arbre
pour récolter en une fois un maxi-
mum de fruits malsains.
Des chrysalides dans les
fruits
C’est vraiment décevant quand les
premiers fruits d’un jeune arbre
tombent prématurément, mangés
par les vers et les larves.
Pour ceux qui sont désespérés, voi-
ci quelques mesures salvatrices,
qu’il faut appliquer à point nommé,
c’est-à-dire dès que l’on constate
l’attaque des insectes.
On fait pour cela une entaille en
forme de cône dans le fruit.
Les fruits délivrés de leurs hôtes in-
désirables peuvent encore conti-
nuer à mûrir et une nouvelle peau
va se former à l’endroit de la cou-
pure.
Le gui: s’il épuise trop
l’arbre, il fait plus de mal
que de bien
Depuis peu, on dit que le gui est
menacé. C’est-à-dire que, pour cer-
taines espèces placées dans des
conditions climatiques non adap-
tées, il existe peu de chances de
survie.
Le mystère qui entoure le gui, sa
réputation de plante médicinale
(dans l’immunothérapie) ainsi que
la vue gracieuse du gui en fleur, en
font une des plantes préférées dans
le jardin.
Souvent planté de manière isolée,
ce végétal considéré en partie com-
me un parasite ne fera pas de dé-
gâts importants à un arbre sain.
Mais si le gui se trouve en grande
quantité sur un arbre, son attaque
sera à la longue fatale pour cet
arbre, car les racines de la boule de
gui pénètrent profondément et pui-
sent de l’eau et des substances nu-
tritives nécessaires à l’arbre.
La seule manière de sauver un
arbre que le gui envahit consiste à
scier les branches attaquées en te-
nant compte du fait que les racines
de gui s’étendent jusqu’à environ
1,5 m de l’endroit central.
Le cancer de l’arbre - il vaut
mieux prévenir que guérir
Cette maladie est également grave
pour les arbres, qu’elle fait énormé-
125
.•ira»'
Les arbres fruitiers
A gauche: C'est en automne et en hiver
que le gui est le plus visible.
ment souffrir.
Les plaies provoquées par le cancer
doivent être éliminées très profon-
dément pour arriver jusqu’à l’en-
droit où le bois est sain.
Ensuite on referme la plaie avec,
par exemple, de la résine d’arbre
(que l’on trouve dans les magasins
spécialisés).
On peut également ne rien mettre
du tout sur les plaies; d’un point de
vue écologique, c’est préférable à
un traitement chimique.
Si on prend l’optique de ne rien fai-
re, l’important est de vérifier que la
partie atteinte reste propre, notam-
ment en faisant une coupe nette.
Il faut empêcher que l’humidité ne
stagne dans les parties fibreuses,
l’eau doit absolument pouvoir
s’écouler.
Pour accélérer le processus de gué-
rison de manière positive, on peut
faire des entailles dans les fibres
formant le bord de la plaie (dans la
partie intérieure du coussinet qui se
crée), et cela jusqu’à ce que la
plaie soit complètement fermée.
Vous aurez certainement constaté
par expérience personnelle qu’une
plaie qu’on ne recouvre pas guérit
plus facilement.
Mais dans les deux cas, l’hygiène
joue un grand rôle.
C’est souvent l’emplacement qui
est responsable du cancer des
En cas de cancer de l'arbre, l'endroit ma-
lade sera découpé. Le processus de guéri-
son peut être accéléré par de petites en-
tailles pratiquées dans le bord de la plaie.
arbres; des sols trop lourds ou des
veines d’eau souterraines en sont
responsables. Si on n’arrive pas à
maîtriser la maladie, il faut mordre
dans les derniers fruits récoltés et
couper l’arbre. Le nouvel arbre de-
vra être planté à un autre endroit.
Les sols argileux doivent avant cela
être améliorés sur une profondeur
de 1 m (avec un mélange sable-
gravier). Les sols humides doivent
être drainés.
127
Les arbres fruitiers
Aspect que prend le cancer de l'arbre sur
le tronc d'un abricotier.
Voici une liste de sortes de pommes
et de poires, pour lesquelles l’expé-
rience a démontré qu’un sol in-
adapté provoquait un cancer:
;*? Pommes: reinette dorée, reinette
champagne, cox orange, Ingrid
Marie, Jacob Lebel, Ontario.
r<*? Poires: poire beurre Gellerts,
poire de Tongres, Nelis d’hiver.
Comment faire face à la
gommose?
La gommose peut se révéler éprou-
vante pour un arbre. Mais la nature
nous a aussi donné le remède:
l’oseille.
Les parties d’écorce contaminées
par la gommose sont d’abord soi-
gneusement coupées.
Ensuite on éponge la plaie avec des
feuilles d’oseille écrasées pour que
le jus vert de la plante pénètre bien
dans le bois.
Les parties ainsi traitées guérissent
rapidement et l’écorce repousse par
la suite. Et comme il s’agit de nos
fruitiers, les arbres les plus sacrés à
nos yeux, nos soins seront certai-
nement efficaces.
ün petit coup de
vaporisateur pour des fruits
en pleine forme
Pour accélérer la formation des
fruits, il suffit de les vaporiser avec
de l’eau que l’on a laissé reposer.
Ceci devrait se passer de préféren-
ce le soir, lorsque le soleil ne brille
pas.
Il faut aussi vérifier que le fruit est
en mesure de se former normale-
ment et éventuellement retirer la
partie de la récolte qui n’est pas as-
sez avancée.
Ce qui donnera aux fruits restants
suffisamment de force pour arriver
à pleine maturité.
128
Les arbres fruitiers
Frotter avec des feuilles d'oseille est effica-
ce contre la gommose des arbres.
de de l’année, les fruitiers rejettent
d’eux-mêmes, mais cette sélection
naturelle ne correspond pas tou-
jours aux besoins des consomma-
teurs. Pour bien faire, il ne faudrait
pas laisser plus d’une pomme par
pousse de 10 cm.
Pour les sortes qui ont tendance à
donner des récoltes abondantes
(par ex. Boscoop, Ontario, Ber-
lepsch, Ingrid Marie, Gravensteiner)
il faut encore éliminer davantage. Il
est important de pouvoir bien dé-
terminer quel bourgeon de fruit il
faut conserver.
Bien que le fruit provenant de la
fleur centrale présente souvent un
stade de développement plus avan-
cé, il est préférable de l’éliminer car
il donne souvent un fruit déformé. Il
faut aussi éliminer tous les fruits qui
n’ont pas encore atteint le stade du
T vers le 20 juin, (voir illustration
ci-dessous)
Bien éclaircir: le stade du T
Il n’y a pas que la future récolte de
pommes qui est influencée favora-
blement par un éclaircissage bien
mené.
On prévient également un change-
ment de quantité de récolte l’année
suivante.
A condition que l’on effectue ce tra-
vail avant le 20 juin. En cette pério-
Seules les pommes qui ont déjà atteint le
stade du T (au milieu) peuvent rester sur
l'arbre après le 20Juin.
129
Les arbres fruitiers
Ces fruits à “développement tardif”
ne feront généralement pas partie
des fruits arrivés à pleine maturité
au moment de la récolte.
Que faire avec les pommes
rejetées?
Elles sont immangeables et il est
conseillé de les enterrer dans un
trou d’une profondeur d’un mètre,
ce qui détruira les parasites qui se
seraient introduits dans le fruit.
Bien que l’on soit tenté de mettre
directement les pommes tombées
avant maturité sur le tas de com-
post, cette idée est à rejeter vive-
ment: les pommes peuvent contenir
des insectes nuisibles que l’on dis-
séminerait sans le savoir dans tout
le jardin.
Les pommes tombées ne doivent pas re-
joindre le las de compost, sinon les in-
sectes nuisibles quelles contiennent se-
ront disséminés dans tout le jardin.
I
130
Le fruit de votre travail
récolter, conserver,
préparer
Récolter et conserver
La récolte du soir est la
meilleure
A l’époque où aucune miette de
nourriture ne pouvait être perdue, il
était important de tenir compte des
éléments suivants.
Les plantes vertes destinées à nour-
rir les hommes et les animaux sont
plus nourrissantes quand on les ré-
colte le soir.
Des expériences menées après la
Première Guerre mondiale l’ont
prouvé.
Cela est dû à la teneur plus élevée
en féculents (jusqu’à 10% de plus)
le soir que le matin.
Ces pourcentages peuvent se révé-
ler fort intéressants du point de vue
de l’efficacité, surtout lorsqu’il faut
utiliser de grandes quantités de
nourriture fourragère.
Il s’agit d’être à l’heure
pour la récolte
Les fraises cueillies avant 10 h du malin
ont un parfum plus prononcé.
Il ne suffit pas d’attendre patiem-
ment que le jour de la récolte soit
enfin arrivé, il faut qu’au jour “J”
tout soit terminé vers 10 h du ma-
tin.
En effet, c’est jusqu’à environ cette
heure que les variétés de légumes
et de fruits développent leur arôme
le plus puissant.
Vous n’êtes pas convaincu? Allez
donc cueillir quelques fraises!
Attention au choc
climatique au moment de la
récolte
Pour l’éviter, il suffit de ne pas
cueillir ou éclaircir des légumes in-
dividuels (des carottes par exemple)
en plein soleil. Les plants restants,
perdant l’ombre que leur faisaient
leurs compagnons, pourraient en
être énormément perturbés. Les
brûlures, les troubles de croissance,
une sensibilité accrue aux maladies
134
Récolter et conserver
peuvent en résulter.
Le mieux est d’attendre quelques
heures pour commencer la récolte.
Effacer les traces de récolte
Les traces laissées par la récolte
sont en fait souvent des trous. Et ce
n’est pas très joli.
Il vaut donc mieux les refermer im-
médiatement. Premièrement, parce
qu’on évite ainsi une trop forte éva-
poration, ce qui entraîne un dessè-
chement inutile du sol. En plus, on
barre ainsi l’accès au sol aux in-
Lorsqu’on referme les Irons provoqués par
la récolte des plants, on fait coup double:
on évite le dessèchement du sol et on fer-
me l'accès aux insectes nuisibles.
Les trous laissés par les carottes récoltées
sont la porte ouverte à tous les insectes
nuisibles.
sectes nuisibles, par exemple la
mouche de la carotte.
Sinon, ils pourraient très bien venir
déposer leurs œufs dans les trous,
dans les alentours immédiats des
plants non encore récoltés.
Cela rendrait le jeu vraiment trop
facile aux futures petites larves, dé-
posées quasi à domicile.
135
Récolter et conserver
Avoir longtemps de belles
tomates savoureuses et
bien mûres
Chacun espère récolter beaucoup
de ces superbes fruits rouges.
Si on a encore une grande quantité
de tomates sur les plants en oc-
tobre, au moment où les premières
gelées sont à craindre, il faut les
protéger du gel de la manière sui-
vante: on met les plants sur une
planche déposée sur le sol ou sur
une caisse renversée.
On place ensuite par-dessus une
couche chaude ou un châssis amo-
vible.
Eventuellement, on recouvre le tout
d’une couverture si la nuit risque
d’être particulièrement froide.
De cette manière, les fruits sont
protégés du froid et seront beau-
coup plus savoureux que ceux qui
ont été cueillis et rentrés à la mai-
son pour arriver à maturité.
Pour le raifort, il faut mettre
des gants de velours
Heureusement, ces longues racines
noires ne sont pas trop délicates.
Néanmoins, il faut être très soi-
gneux au moment de la récolte et
éviter de les blesser. Car le jus peut
s’écouler d’une racine endomma-
gée, ce qui lui ferait perdre de son
goût et réduirait sa durée de
conservation.
Clne autre technique pour conserver
les précieuses racines, tout aussi
efficace et facile que celle qui
consiste à les enterrer dans une
caisse de sable dans la cave, est de
creuser un sillon au moins aussi
profond que les racines, parallèle-
ment aux rangées de plantes.
En partant du côté opposé, on peut
retirer à la pelle les racines pour les
r enfoncer ensuite dans le sillon pré-
paré à cet effet. Cette méthode est
sans risque et plus facile à mettre
en oeuvre.
Les groseilliers emmitouflés
feront longtemps le bonheur
des petits gourmands
Les tomates mûries sur les plates-bandes Voici un truc pour les fans des gro-
sont particulièrement parfumées. seilles rouges.
136
Récolter et conserver
Bien sécher les herbes
Le séchage des herbes condimen-
taires et du persil à la chaleur de-
mande un peu d’attention.
Sinon, on risque fort de se retrouver
avec des résidus calcinés.
Car les huiles essentielles, qui ren-
dent nos herbes si tentantes, s’en-
volent aussi très vite dans toutes les
directions.
Les herbes condimentaires et les
herbes à tisanes seront séchées à
température très modérée (30°C) à
l’ombre, avec si possible un petit
souffle de vent.
En enterrant les racines de raifort, on limi-
te fortement le danger de casser les ra-
cines lorsqu on les récolte.
Pour allonger la durée de la récolte
et la dégustation des petits fruits
rouges, il faut envelopper le buis-
son dans de la paille.
Le moment idéal pour procéder à
cet habillage est lorsque les baies
sont rouges depuis peu.
Le déshabillage se fait quand on
désire venir déguster les fruits. Mais
où trouver la paille?
Elle se ramasse facilement dans les
champs, lorsque les grosses ma-
chines sont passées, laissant traîner
de nombreux morceaux.
Les groseilliers emballés à temps dorment
des fruits Jusqu'en hiver.
137
Récolter et conserver
Ci-dessus: les herbes aromatiques sèchent
à l'ombre dans un séchoir.
A droite:
Disposées ainsi au soleil, les herbes aro-
matiques perdent leurs huiles essentielles.
Ci-dessous:
Dans la spirale aux herbes, de nom-
breuses plantes aromatiques peuvent
pousser dans un espace très réduit.
Après deux à quatre jours, elles
sont prêtes à être conservées et
peuvent venir remplir de leur par-
fum des bocaux à fermeture her-
métique.
138
Récolter et conserver
139
Récolter et conserver
Pour des herbes mucilagineuses
comme la mauve, la molène, la
guimauve et la racine de chien-
dent, dont on veut conserver les
substances thérapeutiques, le sé-
chage doit être très rapide. Il de-
mande une température avoisinant
les 40cC.
Si on ne possède pas d’appareil de
séchage, il faut se limiter.
Les herbes sont disposées sur des
tissus foncés en plein soleil. Le but
Il faut commencer la cueillette des fruits
du côté ensoleillé de l'arbre. C'est là que
les fruits sont le plus rapidement mûrs.
est que le séchage soit terminé en
deux jours.
De cette manière, l’action du soleil
reste supportable.
Récolter intelligemment
pour accélérer la
maturation
Tous les fruits d’un arbre ne seront
pas mûrs le même jour. Si l’on
cueille d’abord les fruits situés du
côté ensoleillé ainsi que ceux qui se
trouvent au sommet et à l’extérieur,
ceux du centre grandiront et mûri-
ront plus facilement.
De cette manière, on étale la
cueillette des fruits mûrs et prêts à
être croqués.
Le bon fruit: juteux et ferme
à la fois
Si le temps est très venteux au mo-
ment de la récolte, le fruit perdra de
son jus et son goût sera moins pro-
noncé.
Pour éviter cela, il faut arroser
abondamment les fruitiers.
140
Récolter et conserver
Le fruitier trop sec: des
pierres poreuses ou des
briques peuvent aider
Si l’humidité de l’air dans la pièce
où sont conservés les fruits et les
légumes est trop réduite (ce qui ar-
rive dans les nouvelles construc-
tions trop bien isolées), quelques
briques peuvent y remédier.
Ces briques sont réparties dans la
pièce et sont arrosées régulière-
ment. Les briques poreuses absor-
bent l’eau et la rejettent ensuite pe-
tit à petit.
Gn fruitier trop humide: il
faut saler!
Sous nos latitudes, c’est là un pro-
blème plus courant que celui de la
sécheresse. Si vous connaissez ce
souci, avant de procéder à de
grands travaux d’assainissement ou
de changer de domicile, essayez
cette méthode fort simple: selon la
taille de la pièce, disposez un ou
plusieurs récipients plats, bien ré-
partis dans tout l’espace disponible
et remplis de sel.
Celui-ci va aspirer l’humidité am-
biante et sera d’une aide efficace. Il
141
Récolter et conserver
faut bien sùr le renouveler souvent
pour qu’il soit le plus sec possible.
Le sel humide peut être séché
(dans la cave à chauffage) et réem-
ployé.
La conservation des fruits:
un brin de mysticisme
s’impose
Se laisser pénétrer par la nature,
par ses formes, ses mouvements,
essayer de l’imiter, voilà de bonnes
règles de vie pour atteindre nos
buts. Pour bien conserver les pom-
La position de la lune et celle du soleil au
moment de la récolte influencent forte-
ment la conservation des fruits.
mes et les poires, leur tige devrait
être dirigée vers le haut. En règle
générale, les fruits sont cueillis
avant d’être arrivés complètement
à maturité et devraient être placés
dans la même position que sur
l’arbre pour qu’ils puissent conti-
nuer à mûrir.
Pour qu’ils se conservent sans se
flétrir, ils doivent être cueillis par
temps clair et par lune décroissante
et disposés sur leurs feuilles.
Amis des fruitiers,
attention! La maturation est
contagieuse!
Si l’on veut préserver les délices et
le taux de vitamines des différentes
sortes de fruits pendant tout un hi-
ver, il faut séparer les sortes con-
servées jusqu’en décembre (fruits
d’automne) et les tardifs conservés
jusqu’au printemps (fruits d’hiver).
Ces deux catégories ne devraient
jamais être conservées dans le
même espace. Lors du processus
de maturation, les pommes émet-
tent un gaz (éthylène) qui accélère
la maturation des fruits environ-
nants.
Si les fruits d’hiver se retrouvent à
proximité des fruits d’automne, ils
ne se conserveront pas plus long-
temps que ceux-ci et il faudra dé-
vorer les deux réserves à toute vi-
tesse. Si les quantités sont impor-
tantes, la dégustation peut se trans-
former en cauchemar.
142
Récolter et conserver
Les pommes doivent être rangées comme
elles pendent sur l'arbre, la lige dressée
vers le haut. Comme la maturation est
communicative, les sortes hâtives et tar-
dives ne doivent pas cohabiter.
Le parfum des pommes:
bien conserver pour le
préserver
Pour préserver au maximum le par-
fum des pommes de conservation
et leur donner la plus grande longé-
vité possible, il ne faut pas les pla-
cer dans une cave ou une chambre
de conservation du rez-de-chaus-
sée, il faut les disposer dans des
chambres de réserve en hauteur.
Pour améliorer encore leur goût, on
peut enfermer les pommes dans
une boîte ou un carton contenant
des fleurs de houblon ou de sureau
séchées.
Des caisses en bois pour
les fruits
Si vous disposez de bonnes caisses
en bois, munies de couvercles her-
métiques, elles feront d’excellentes
Les espèces rares reçoivent des soins déli-
cats.
caisses de conservation des fruits
d’hiver, particulièrement pour les
variétés de pommes et de poires
tardives. Avant de les ranger dans
ces caisses, il faut étaler les fruits
pendant deux semaines dans une
pièce sèche pour qu’ils puissent
“transpirer”. Dans la caisse, on ré-
partit d’abord une couche de sable,
ensuite une couche de fruits, enve-
143
Récolter et conserver
loppés individuellement dans du
papier. Ensuite, à nouveau une
couche de sable sec et ainsi de sui-
te en veillant à terminer avec une
couche de sable. Les récipients
sont ensuite bien fermés et conser-
vés à l’abri du froid et du gel mais
néanmoins dans un endroit sec et
frais. Une caisse devrait contenir
chaque fois une quantité de fruits
pouvant être rapidement mangés.
Les fruits aiment les bocaux
en verre
La méthode suivante permet à nou-
veau de conserver les fruits de ma-
nière optimale sans devoir les cuire.
On prend de grands bocaux en ver-
re, ayant des ouvertures correspon-
dant à la taille des fruits que l’on va
Les conserves de fruits crus: emballés
sous vide, ils resteront longtemps frais.
y déposer, on les lave soigneuse-
ment et on les place dans un en-
droit chaud pour que toute l’humi-
dité disparaisse et que la quantité
d’air à l’intérieur s’amenuise. On
dépose ensuite dans chaque bocal
les fruits les plus beaux, c’est-à-dire
ceux sans taches, ni trop verts ni
trop mûrs, et qui auraient déjà
quelques jours de conservation der-
rière eux. Les bocaux sont alors fer-
més de manière hermétique et ran-
gés au frais. De cette manière, les
fruits conservés restent frais et cro-
quants, comme s’ils venaient d’être
cueillis.
Les tranches de pomme:
faciles à sécher et jolies à
déguster
Si on laisse une pomme dans la-
quelle on a mordu quelque temps à
l’air, l’entaille deviendra vite brune
et peu appétissante. Il en va de
même si on a décidé de faire sé-
cher des rondelles ou des quartiers
de pomme: les bords brunissent et
rien ne leur rendra leur belle cou-
leur appétissante.
Comme on mange autant avec les
yeux qu’avec le ventre, grand-mère
avait trouvé une solution à ce petit
inconvénient: placer les rondelles
immédiatement dans de l’eau sa-
lée. Elles conserveront un aspect
impeccable et un goût agréable. Si
on les rince par la suite avec de
l’eau claire et fraîche, on ne les
144
------------------Récolter et conserver------------------
Séchés, les fruits font aussi le bonheur des
gourmets. Ici des pommes, des poires et
des prunes.
confondra certainement pas avec
des biscuits salés.
ün fruit séché qui met l’eau
à la bouche
Les pommes, les poires mais aussi
les prunes peuvent être séchées.
Les rondelles de fruits doivent être
retournées pour bien sécher des
deux côtés. Si on utilise une caisse
de séchage avec des claies (par
exemple un tamis qui sert de surfa-
ce de dépôt), il faut aussi les re-
tourner (mettre le haut en bas et in-
versement).
Les pommes en particulier doivent
être bien séchées tout en restant
souples et tendres.
Les poires sont séchées, coupées
en quartiers et aussi retournées ré-
gulièrement.
A l’opposé des pommes, elles ne
doivent pas être séchées complète-
ment, mais rester fermes, pour
conserver leur parfum.
Pour le séchage des prunes (des
quetsches de préférence), il faut
bien vérifier que les fruits non mûrs
ou piqués par les insectes ont été
retirés. Avant d’entamer la récolte
des fruits réservés pour le séchage,
il faut attendre que les prunes se ri-
dent autour de la tige; à ce stade,
les prunes piquées seront tombées
sur le sol. Si la taille de l’arbre le
permet, on secoue l’arbre et on ne
conserve pour le séchage que les
fruits qui restent encore attachés.
De la confiture de
cynorrhodon (églantier):
comment la rendre
meilleure
Il existe tellement de sortes de
confitures que tout le monde y trou-
ve son goût. Il en est cependant
145
Récolter et conserver
Celui qui apprécie les baies rouges du cy-
norrhodon et sa confiture ne doit pas
tailler sa haie au printemps.
une qui fait l'unanimité, dans le
sens négatif: tout le monde s’accor-
de à dire que la confiture de cynor-
rhodons peut être oubliée dans l’ar-
moire.
En effet, elle ne possède pas cette
onctuosité, cette douceur des
autres confitures de fruits rouges.
Et pourtant il est facile de remédier
à cet état de choses et de lui don-
ner une place de choix sur la table
du déjeuner. Il suffit d’ajouter, dix
minutes avant la fin de la cuisson,
et par kilo de fruits, non pas une
pincée de sucre ou de sel, mais de
farine de moutarde.
La cuisine aux herbes
sauvages: comme la faisait
grand-mère
Bien avant que les premières sa-
lades ou les premiers épinards ne
soient consommables, les herbes
sauvages ont déjà atteint leur matu-
rité, et leur profusion dans le jardin
commence à nous désoler. Il existe
une méthode intelligente pour se
débarrasser de toute cette verdure
envahissante: la manger.
Les herbes sauvages permettent de
varier les plats tout en les enrichis-
sant en vitamines.
A côté de la classique soupe aux
orties sauvages ou de la salade de
pissenlits, on peut apporter à table
des pousses de mouron blanc, d’ar-
roche, de pâquerette, de plantain,
de chicorée sauvage ainsi que les
jeunes feuilles des fraisiers, fram-
boisiers et mûriers pour égayer la
cuisine de printemps.
A tous ceux qui recherchent une
méthode écologique pour se défaire
Le plantain, lancéolé est une des herbes
qui enrichissent la cuisine du début de
printemps.
147
Récolter et conserver
Les herbes sauvages
relèvent agréable-
ment les plats de
printemps.
des herbes, il est conseillé de res-
pecter les règles suivantes:
& On réalise de très bonnes sa-
lades avec les toutes premières
pousses de chicorée sauvage.
Tant que les feuilles sont encore
vert clair, leur goût est doux;
l’amertume ne se développe que
par la suite.
& Des mélanges d’herbes douces
(mouron blanc et chicorée) avec
des feuilles plus amères (feuilles
de framboisiers et mûriers) peu-
vent être employés comme des
épinards qu’ils remplacent avan-
tageusement. Pour en diminuer
l’amertume, on peut alors les
mélanger à du lait ou de la crè-
me fraîche.
Il est conseillé de faire un essai:
pour cela, réduire une petite
quantité de chaque herbe dans
un peu de beurre fondu et goûter
le résultat. Selon son stade de
développement et l’endroit de
cueillette, l’arôme de la plante
est plus ou moins prononcé.
A chacun de trouver son mélan-
ge idéal qui ravira tous les
convives.
& Les herbes sauvages peuvent
également s’employer pour rele-
ver d’autres plats de salades, en
leur apportant en plus une bon-
148
Récolter et conserver
ne dose de vitamines et de mi-
néraux. Si le plat doit être épais- &
si» on choisira de préférence de
la purée de pommes de terre, ce
qui adoucira l’amertume éven-
tuelle des herbes.
Hachées menu, les herbes peu-
vent aussi venir enrichir des
soufflés ou des omelettes.
Bon appétit!
149
Le truc spécial:
la sagesse récoltée au fil
des jours par les anciens
Le truc spécial
Equipement indispensable:
les outils de jardin
Le bon outillage est aussi coûteux
que nécessaire.
La recherche de la qualité est un
grand sujet de discussion, mais les
jardiniers ne s’en laissent pas
conter! Il n’est pas question ici des
outils en plastique qui, souvent, ne
conviennent pas. Des outils faits
pour passer de génération en géné-
ration sont certainement un bon in-
vestissement.
Il faut les entretenir soigneusement
pour leur conserver toute leur effi-
cacité et prolonger leur durée de
vie.
Il n’y a pas que les parties métal-
liques qui doivent être nettoyées:
les parties en bois doivent aussi re-
cevoir un entretien sérieux. Il est
bon de les enduire une fois par an
avec de l’huile de lin chaude.
Les bons outils ne sont pas gratuits, mais
avec des soins appropriés, ils serviront des
années.
152
Le truc spécial
Nécessaire:
le grattoir
Les bonnes intentions ne suffisent
pas et l’entretien est parfois fasti-
dieux, surtout si on a longuement
travaillé dans le jardin.
A l’aide d’un grattoir, le travail en
sera nettement facilité. C’est un
morceau de bois dur, en forme de
coin, qui devrait être pendu dans un
endroit bien visible de la remise à
outils.
Le bois dur convient mieux que le
métal car il est suffisamment stable
mais pas assez affilé pour endom-
mager les outils.
Le grattoir en bois permet de nettoyer tous
les outils et de les conserver longtemps en
bon état.
La binette à compost
Il n’est pas certain que grand-père
possédait déjà cet outil mais il nous
a convaincus par ses nombreuses
qualités: facile d’emploi, bon mar-
ché, écologique.
C’est vraiment l’outil à essayer.
Ce qu’il vous faut aussi, c’est le bac
à compostage. Pour le réaliser, il
faut tout d’abord une caisse en bois
solide (environ 70 cm x 70 cm)
dont le fond a été renforcé par une
planche assez épaisse.
Ensuite une (vieille) bêche, dont le
côté tranchant a été bien aiguisé.
Tout ce qui pourrait servir de maté-
riel de compost sera déposé dans
cette caisse.
La bêche bien tranchante fera le
reste; même les petites branches se
Grand-père hache son
tas de compost dans
des caisses au fur et à
mesure qu'il le collecte:
un gain de temps pour
ta suite des opérations.
153
Le truc spécial
laissent couper sans effort et sans
danger pour les doigts.
Conserver un tonneau de
bois
Les tonneaux ou récipients en bois
qui doivent servir de bac à fleurs,
de réservoir à purin ou de réserve
d’eau résisteront plus longtemps si
vous les faites gonfler au préalable.
Pour cela, humidifiez l’intérieur du
tonneau avec de l’alcool à brûler,
placez ensuite rapidement le réci-
pient sur son côté et remplissez-le
avec du papier mis en boule, de la
fibre de bois ou quelque chose de
similaire.
Après y avoir mis le feu (en vous
tenant à la plus grande distance
possible, à l’aide d’un bâton par
exemple), vérifiez que toutes les
parties gonflent de la même façon
et, éventuellement, tournez le ton-
neau pour atteindre ce résultat.
On ne pourra faire gonfler que des
tonneaux absolument secs, sinon le
bois pourrait se déjeter et le ton-
neau ne serait plus hermétique.
La technique de la
vaporisation
Le choix en outils servant à vapori-
ser est tout simplement étonnant; et
pourtant, au moment où on en a
besoin, on n’a pas toujours l’outil
adéquat sous la main. Il est soit
perdu, soit cassé et vous voilà tout
désemparé. Mais ce ne sont pas de
si petites choses qui vont mettre
grand-père dans l’embarras.
Voici la solution de secours: vous
prenez une brosse aux poils bien
serrés et denses (genre brosse à
habits).
Vous la plongez dans l’eau et ensui-
te vous passez la main sur les poils
154
Le truc spécial
La méthode anlitechnlque pour vaporiser
de l’eau.
mais à rebrousse-poil! Vous obtien-
drez ainsi une vaporisation du plus
bel effet.
Le sens du trajet de l’eau sera op-
posé à celui dans lequel la main
frotte les poils. Cette méthode est
idéale lorsque l’on veut simplement
vaporiser un peu d’eau sur une ou
deux plantes ou sur des bacs de
fleurs sur un balcon ou une terras-
se.
Et qu’en est-il de l’œuf de
Colomb?
Malheureusement, ce ne sera pas
encore cette fois-ci que vous aurez
la réponse à cette lancinante ques-
tion.
Mais l’œuf présenté au déjeuner de
Colomb devait certainement pré-
senter les caractéristiques sui-
vantes: une coquille ferme, un jau-
ne éclatant, un goût raffiné. Il est
probable que la nourriture proposée
aux volailles y était pour quelque
chose car on y ajoutait toujours des
feuilles fraîches de consoude (Sym-
phytum officinale).
Celui qui en sert à ses poules aura
déjà une partie de la réponse sur la
différence de qualité.
Protection bruyante contre
les oiseaux
Celui qui a à cœur la protection des
oiseaux, surtout des oiseaux chan-
teurs, peut certainement les aider.
Par exemple, en laissant les feuilles
et branches tombées en dessous
des arbres.
Cela donne aux oiseaux une pro-
tection, car les feuilles qui traînent
sur le sol empêchent les chats et
autres chasseurs d’oiseaux de s’ap-
procher sans bruit.
Le moyen le plus efficace pour pro-
téger les oiseaux est de disposer
des nichoirs à leur taille et hors de
portée des prédateurs.
Bien disposer les nichoirs est parti-
culièrement important: des nichoirs
pour oiseaux pendus à des endroits
inadaptés font encore plus de mal
que de bien.
155
Le truc spécial
Un peu de consoude dans la nourriture
des volailles et l'œuf du petit déjeuner
sera bien meilleur.
Les piqûres d’insectes
Les piqûres d’insectes n’ont pas
souvent de suites fâcheuses mais
peuvent provoquer des gonflements
importants.
Mais chaque piqûre a son herbe
médicinale. Le plantain lancéolé est
particulièrement efficace contre les
piqûres d’insectes.
Pour que le jus atteigne bien la
peau, il est nécessaire de déchirer
les feuilles en petits morceaux.
Pour ceux qui n’ont pas de plantain
dans leur jardin, il y a moyen de
trouver les semences dans les jardi-
neries.
Ce qui n’empéche pas de se rendre
chez le médecin s’il y a des doutes
sur la gravité des piqûres.
Les poires en bouteilles:
à la portée de tous
Que diriez-vous d’une bouteille
d’eau-de-vie de poire? Mais com-
ment faire entrer la poire dans la
bouteille?
Assez simple: peu après la florai-
son, vous choisissez, par un jour
ensoleillé, un beau bourgeon de
fruit, placé sur une belle tige et
vous introduisez ce bourgeon de
fruit dans la bouteille. Les espèces
à fruit jaune sont particulièrement
belles à l’œil. La bouteille doit être
fixée à l’arbre de manière à ce
qu’elle ne se brise pas sous l’effet
du poids (l’attacher éventuellement
à une autre branche).
Après la récolte, on détache la bou-
teille contenant la poire et on la rin-
ce bien avant de la remplir avec de
l’alcool de poire.
Les poires en bouteilles: le fin du fin du
jardin.
Voyez l’illustration à la page 158.
Les tomates
antimoustiques
Faites-vous partie des personnes
attaquées par les moustiques? Ai-
157
Le truc spécial
Voici le secret de fabrication des poires en
bouteilles.
mez-vous les tomates?
Il reste une chance pour qu’une col-
laboration utile s’installe entre plan-
te et homme.
Les bons observateurs ont décou-
vert que les insectes piqueurs n’ap-
précient pas l’odeur de la tomate.
Même si on ne partage pas leurs
goûts, on peut transporter ce sym-
pathique refouleur de moustiques
sur le balcon ou sur la terrasse et à
tous les endroits où on désire se
prélasser en été sans se faire pi-
quer.
Le buis, pas aussi inoffensif
qu’il en a l’air
Le buis semble revenir à la mode et
comme on a oublié au fil du temps
qu’il pouvait se révéler plus dange-
reux qu’il n’y paraît, il est bon de
rappeler certaines choses.
Par exemple, l’endroit où il est
planté ne doit pas seulement être
choisi en fonction de l’esthétique.
Les vaches par exemple ne font pas
de détour lorsqu’elles rencontrent
un massif de buis, au contraire
d’autres plantes vénéneuses, et
s’en régalent, ce qui peut avoir par-
fois des conséquences mortelles.
Les candidats à la plantation d’ar-
bustes de buis doivent bien se
rendre compte qu’ils représentent
un certain danger pour les enfants
et les animaux qui se trouvent dans
les environs.
Avec quelques précautions, le buis
reste inoffensif et le compost survi-
vra certainement au fait qu’il reçoit
ses déchets.
La lune joue un rôle
important
Plus personne ne doute de l’influen-
ce des marées et de la lune sur les
événements terrestres.
En plus des effets observables de la
lune sur les activités humaines, il y
a aussi des effets moins visibles
mais tout aussi importants pour les
hommes et leurs cultures.
Les tomates protègent les balcons des at-
taques de moustiques.
158
Le truc spécial
159
Le truc spécial
Les phases de la lune sont par
exemple très importantes lors des
plantations. Ainsi, il faut couper les
arbres devant servir à la construc-
tion des bateaux à la lune décrois-
sante. A la lune croissante, la sève
de l’arbre monte dans le tronc. De
ce fait, le bois, à cause de l’humidi-
té de la sève, est plus sensible à la
pourriture par les vers et devient ra-
pidement inutilisable. Ces connais-
sances appliquées au jardin se ré-
percutent de la manière suivante:
pour que la taille et la plantation
des arbres se produisent de maniè-
re optimale, il faut les réaliser de
préférence à la lune décroissante et
non à la lune croissante. Sinon, à
cause de la montée de la sève, les
arbres ont du mal à enfoncer pro-
fondément leurs racines et n’arri-
vent pas à grandir convenablement.
Par contre, à la lune décroissante,
la force et la puissance des arbres
se trouvent en eux. Ils font rapide-
ment des racines, se fixent mieux
dans le sol et la sève ne s’écoule
pas par les tiges coupées.
Les herbes médicinales et diges-
tives comme le basilic, le thym, la
lavande et le romarin doivent être
coupées par lune croissante et arra-
chées avec la racine. Les remèdes
réalisés à partir de ces plantes sont
très efficaces et les plats aromati-
sés sont succulents.
Lors de la récolte des fruits et des
légumes, il faut faire la différence
entre ceux qui sont destinés à être
conservés et ceux qui seront man-
gés tout de suite.
Pour les conserves, il faut employer
les vertus “fermantes” de la lune
décroissante; les denrées se con-
serveront plus longtemps.
C’est le contraire pour les fruits et
les légumes, qui doivent être man-
gés tout de suite. La qualité nutriti-
ve de ces denrées serait supérieure
lorsqu’elles sont arrachées par lune
croissante. Pour le sarclage des
plates-bandes de légumes et de
fleurs, on choisira un moment où la
lune est décroissante, au printemps
ou en automne. L’important est de
ne pas endommager les plantes uti-
litaires, qui réagiraient également
de manière très sensible aux bles-
sures.
160
Le truc spécial
Celsius, Fahrenheit,
Réaumur - comment s’y
retrouver?
Celui qui aime consulter les vieux
livres de jardinage aura parfois du
mal à les comprendre. Cln seul
exemple: la manière de mesurer la
Quand le Jardinage se transforme en
science.
température. A côté des degrés
Celsius (°C) que tout le monde
connaît, il va se trouver confronté à
des degrés Fahrenheit (sous la for-
me de F) et à des degrés Réaumur
(indiqués par R). En réalisant de
savants calculs mathématiques, on
arrive à des formules compliquées
permettant de convertir des unités
en d’autres plus familières.
Exemple de formule:
C = R = F-32
5 4 9
Pour que le tout ne reste pas au ni-
veau de l’exercice académique, les
températures anciennes doivent
être converties en degrés C. Voici
les formules de transformation né-
cessaires.
C = 5 R
4
C = 5 (F-32)
9
Compris? Voici deux exemples qui
permettront d’éclairer la lanterne
des jardiniers amateurs.
Si on veut transformer 20 degrés
Réaumur en degrés Celsius, on di-
vise d’abord 20 par 4, puis on mul-
tiplie par 5. Donc, on obtient 25.
C’est-à-dire que 20 degrés Réau-
mur correspondent à 25 degrés
Celsius. Jusque-là, c’est sans pro-
blème. Voici la suite: 86 degrés
Fahrenheit doivent être transformés
en degrés Celsius. D’abord, il y a
une soustraction à faire: 86-32=54,
à diviser par 9, ce qui donne 6, que
l’on multiplie par 5 (6x5=30), ce
qui veut dire que 86ÙF = 30°C.
Et voilà la bonne réponse.
161
Le truc spécial
Le parfum des fleurs du
monde entier
La plupart des fleurs nous ravissent
non seulement par la beauté de leur
floraison mais aussi par leur par-
fum. Mais toutes les fleurs ne ré-
pandent pas leur parfum à tous les
vents; on est souvent obligé de
plonger profondément son nez dans
la fleur pour respirer son doux par-
fum. Voici une liste qui permettra
d’avoir un jardin parfumé qui en
étonnera plus d’un. Certains par-
fums sont plus volatiles que
d’autres et ils se répandent aussi
plus ou moins loin d’après la force
du vent et les conditions météorolo-
giques.
L’emplacement de la plate-bande
joue aussi un rôle important. Situé
dans un creux de terrain, le parfum
se conserve de manière plus inten-
se, car les parfums sont confinés et
moins dispersés par le vent. On
peut prévoir une zone de repos
dans une petite cuvette, garnie de
plantes aromatiques. Ou construire
une pergola qui entoure et recouvre
une grande partie du jardin et sert
de support à des plantes grim-
pantes odorantes. La liste suivante
comprend des fleurs, des fleurs à
couper et des plantes grimpantes.
Senteurs de printemps: février à
avril
Crocus (Crocus ver nus)
Chèvrefeuille blanc (Lonicera pur-
pusii)
Viorne odorante (Viburnum fra-
grans)
Corbeille d’argent (Arabis alpina)
Violette odorante (Viola odorata)
Galium odorant (Galium odorata)
Giroflée jaune (Cheiranthus cheiri)
Bois gentil (Daphné mezerum) vé-
néneux
Fritillaire impériale (Fritillaria impé-
riales)
Hyacinthe (Hgacinthus orientalis)
Différentes espèces de tulipe (Tuli-
pa)
Violette (Viola tricolor)
Primevère coucou (Primula veris
elatior)
Lavande (Lavandula latifolia)
Senteurs de printemps: mai à Juin
Clématite (Clematis montana per-
fecta)
Muguet (Convallaria majalis)
Cytise (Cytlsus praecox)
Œillet (Dianthus plumarius)
Seringat (espèces de Syringa)
Viorne obier (Viburnum opulus)
Glycine de Chine (Wisteria chinen-
sis)
Sorbier des oiseaux (Sorbus aucu-
paria)
Phlox du Canada (Phlox adsur-
gens)
162
Le truc spécial
Le parfum qui annonce le printemps: les
hyacinthes sont en fleur.
Senteurs d'été: juin à Juillet
Fraxinelle blanche (Diclamus al-
bus)
Lis martagon (Lllium martagon)
Chèvrefeuille (Lonlcera caprifo-
Hum)
Chèvrefeuille des bois (Lonlcera
periclymenum)
Seringat (espèces de Philadelphus)
Phlox d’été (espèces de Phlox
arendsii)
Robinier faux-acacia (Robinia
pseudacacia)
Quatre sortes de roses grimpantes
et quelques rosiers
“Hélène”
“Perle de Britz”
“Zephyrine Drouhin”
163
En haut à gauche:
Les fleurs des lilas d'été attirent de nom-
breux papillons.
En bas à gauche:
Un régal pour les sens: des phlox
En haut à droite:
Le urai Jasmin ne peut pas être absent
d'un jardin de senteurs.
En bas à droite:
En été, les fleurs de vanille répandent leur
doux parfum.
“Golden Dawn”
“Georg Arends”
“Etoile de Hollande”
“Dame Edith Helen”
“Crimson Glory”
Senteurs d'été:Juillet à août
Arbre à papillons (Buddleia)
Variété plus tardive de jasmin (Phi-
ladelphus)
Héliotrope (variété d’Heliotropum)
Lys de jour - hémérocalle (Hemero-
callis citrina)
Pois de senteur (Lathyrus odora-
tus)
Monarde écarlate (Monarda didy-
ma)
Lavande (Lauandula latifolia)
Pélargonium {Pélargonium odora-
Le truc spécial
tissimum, P. radens, P endlicheria-
num, cette dernière résiste au
froid)
Réséda odorant (Réséda odorata)
Phlox d’été (Phlox paniculata)
Senteurs d'automne: septembre à
octobre
Aster des Balkans (variété odoran-
te d’Aster amellus)
Œillet des fleuristes (Dianthus ca-
ry oph y II us)
Vigne (Clematis paniculata)
Phlox d’automne (Phlox panicula-
ta)
Renouée d’automne (Potygonum
polystachium)
Naturellement, les pépiniéristes du
temps de grand-père ne sont pas
restés inactifs.
En partant d’un choix restreint de
possibilités, le jardinier d’aujour-
d’hui a, à sa disposition, un très lar-
ge éventail de plantes, qu’il peut ar-
ranger de manière très personnelle.
Beaucoup d’entre elles étaient in-
connues de nos grands-parents et
nous arrivent des pays lointains.
L’horloge florale
On peut lire l’heure en observant le
moment où les fleurs s’ouvrent ou
se ferment. Jusqu’à présent, ce
sont surtout les fleurs des herbes
sauvages qui servent à lire l’heure.
Les cultivateurs du temps jadis se
référaient au tragopogon pour lire
l'heure. Lorsqu’il refermait ses
fleurs, on faisait la pause de midi.
L’heure que donne la liste de fleurs
suivante correspond à l’heure
continentale. Les fleurs réagissent
au soleil et l’heure officielle en dé-
vie un peu (il faut ajouter 1 heure).
Au moment où l’on dispose l’horlo-
ge dans le jardin, il faut aussi véri-
fier si des zones d’ombre ne vien-
nent pas interférer. L’horloge florale
convient donc pour des jardiniers
expérimentés, qui aiment tester de
nouvelles choses. Vous pourrez cer-
tainement, avec un peu d’expérien-
ce, inclure encore beaucoup
d’autres variétés de fleurs dans
votre horloge florale.
L’horloge que nous vous présen-
tons s’étale de 6 h à 18 h. Le temps
de floraison (janvier à décembre)
est indiqué en chiffres romains.
S'ouvrent à:
6 h: Liseron des haies (Calystegia
sepium) (VI-IX)
Lys de jour, hémérocalle cuivré
(Hemerocallis fulva) (VII-VIII)
7 h: Nénuphars blancs (Nymphéa
alba) (Vl-X)
Soucis (Calendula officinaUs)
(Vl-X)
8 h: Epervière orangée (Hieracium
aurantiacum) (VI-VIII)
Mouron (Anagallis arvensis) (VI-
X)
9 h: Soucis (par temps gris), œillet
166
Le truc spécial
Le parterre qui accueille l'horloge florale
peut être semi-circulaire. Si l'ouverture du
cercle est dirigée vers le sud et que le
centre est marqué par un bâton, l'horloge
florale Joue aussi le rôle d'horloge solaire.
L'ombre du bâton tombe toujours dans le
compartiment dans lequel la fleur s’ouvre
ou se referme.
betlatum) (IV-V)
16 h: Belle-de-nuit (Mirabilis Jala-
pa) (Vl-X)
18 h: Onagre (sorte d’œnothera)
(VI-IX)
Se ferment à:
de Grenoble (Dianthus gratiano-
politanus) (VI-IX)
10 h: Mauves (par exemple Malua
moschata) (VII-VIII)
Rose trémière (Altaea rosea) (VII-
IX)
Petite mauve (Malva neglecta)
(VI-XI)
11 h: Tigride (Tigrldia pauonia)
(VII-IX)
Etoile de Bethléem - Dame de
onze heures (Ornithogalum um-
12 h: Chicorée sauvage (Cichorlum
intybus) (VII-IX)
Tragopogon (Tragopogon pratensis)
(V-Vll)
13 h: Œillet de Grenoble (Dianthus
gratianopolitanus)
Pulmonaire (sortes de Pulmona-
ria) (lll-V)
Œillet des Chartreux (Dianthus
carthusianorum) (VI-IX)
14 h: Soucis (voir plus haut)
Spergulaire (Spergularia rubra)
(V-IX)
15 h: Picris (Picris echioides) (VII-
167
Le truc spécial
VIII)
Porcelle (Hypochoeris maculata)
(V-VIII)
16 h: Mouron ( voir plus haut)
Liseron des haies ( voir plus haut)
17 h: Nénuphar blanc ( voir plus haut)
Dictons et météo
Grand-père se fie aux nombreux
dictons météorologique qui font la
richesse de la sagesse populaire. Il
nous en livre ici quelques-uns.
& Belle journée aux Rois:
L’orge croît sur les toits.
Beau temps à la Saint-Guillaume
Donne plus de blé que de chau-
me.
& Brouillard en mars, gelée en mai.
& Quand, au printemps, la lune est
claire,
Peu de noix espère;
Si la lune est trouble,
La noix redouble.
& Il ne faut pas couper le chardon
Le jour de l’Ascension:
Il en viendrait dix sur un même
tronc.
& A la Sainte-Simone,
Il faut avoir rentré ses pommes.
& A la Sainte-Catherine,
Tout bois prend racine.
Le baromètre naturel
Il fonctionne parfaitement sans faire
appel à de la haute technologie.
Pour pouvoir prédire le temps sans
l’aide de la télévision ou de la radio,
il faut bricoler son propre baro-
mètre naturel. On retire toutes les
branches latérales d’une tête de sa-
pin bien dure (d’un mètre de long),
en prenant soin d’en laisser une. 11
faut aplanir un côté du tronc pour
qu’il puisse être fixé contre un mur
(façade de maison par exemple).
Le côté qui a été aplani ne doit pas
se trouver du côté opposé à la
branche qui a été conservée, mais
doit se trouver de côté. Selon le
temps qu’il va faire, la branche la-
Ce baromètre indique les changements de
climat quelques heures à l’avance.
168
Le truc spécial
térale va se courber vers le haut ou
vers le bas.
La branche permet de prévoir les
changements de temps quelques
heures à l’avance. Si le temps va
devenir mauvais, la branche va se
dresser vers le ciel.
Si, au contraire, le temps va passer
au beau, la branche va s’abaisser.
Lorsque l’on aura acquis une cer-
taine expérience avec le baromètre
en sapin, on pourra inscrire des
marques sur le mur, correspondant
au temps qui est prévu.
De cette manière, on pourra faire
concurrence aux prévisions météo
officielles.
ün calendrier naturel
Le début du printemps a été fixé au
21 mars; la nature n’est pas tou-
jours de cet avis.
La période culminante du prin-
temps s’étale entre le 10 avril et le
30 mai, c’est-à-dire qu’elle couvre
six semaines. Pour éviter de com-
mencer les travaux de jardinage
trop tôt, on peut se fier à certains
éléments naturels tels que l’appari-
tion des perce-neige ou la floraison
des pommiers. Des points de repè-
re existent aussi pour les autres sai-
sons. En observant ces indices, on
remarque que le début des saisons
peut varier parfois de deux se-
maines pour des régions voisines.
Seul l’automne s’installe véritable-
ment presque partout au même
moment, c’est-à-dire entre le 10 et
le 20 octobre.
Les règles suivantes sont rassem-
blées à partir de sources fort diffé-
rentes; c’est pour cela que cer-
taines d’entre elles peuvent parfois
être contradictoires.
Ces données sont des points de re-
père pour les amateurs de jardina-
ge qui sont habitués à observer. A
force de noter, d’observer et de tes-
ter, chacun pourra élaborer son ca-
lendrier personnel.
Règles pour le printemps
Lorsque les perce-neige sont com-
plètement ouverts, on peut com-
mencer les premiers semis et les
premières plantations dans des
couches chaudes.
Quand le tussilage fleurit, c’est le
moment de travailler la pleine terre:
raifort, épinard, fèves des marais,
carottes et oignons peuvent être se-
més; les oignons de semence, les
choux précoces et les échalotes
peuvent être plantés. En présence
d’un sol lourd, il faut cependant at-
tendre que les forsythias fleurissent.
Si les semences de légumes ne
sont effectuées que lorsque les pre-
mières feuilles apparaissent sur la
vigne, les plantes grandiront très
vite et rattraperont le temps perdu.
Quand les groseilliers à maquereau
déroulent leurs feuilles, le gazon se
169
Le truc spécial
Les lève-tôt et Lhorloge des oiseaux. Elle a
été dessinée en 1934 en Westphalie et don-
ne des moyennes. Pour l'heure d'été, il
faut ajouter une heure. (Source: Paul Heu-
kirchen, Neuer Rat aus alter Regeln, Ber-
lin, 1947).
170
Le truc spécial
met à pousser. On peut alors dé-
marrer les semences de chou et de
salade dans les couches froides.
Lorsque les magnolias fleurissent, il
faut encore craindre des gelées
nocturnes par temps clair. Les
plantes sensibles doivent rester
protégées.
En mai, le travail au jardin s’oriente
autour des saints de glace (12-15
mai). Les variétés de choux, de poi-
reaux, de choux-raves, de légumes
à racine et les différentes espèces
de salade peuvent être semées à
l’avance. Après les saints de glace,
des espèces plus sensibles comme
les tomates, les cucurbitacées et les
haricots peuvent être semées en
pleine terre.
Un indicateur pour l'été: quand les gro-
seilles mûrissent, il bat son plein.
Règles pour rété
Lorsque le sureau est en fleur, les
poireaux d’hiver et les endives peu-
vent être semés. Les choux d’hiver
et les différentes sortes de salades
sont également plantés.
Quand le millepertuis est en fleur, il
est temps de semer les dernières
carottes, salades et fèves des ma-
rais.
L’été bat son plein quand les lys
blancs sont en fleur et que les gro-
seilles rouges commencent à mûrir.
Les légumes tardifs comme le chou
chinois et le fenouil sont semés et
le chou vert est planté.
Quand la bruyère est en fleur et que
les baies du sorbier sont mûres, on
peut commencer les semis de
mâche, de radis, d’épinards, de
betteraves d’hiver.
Le solidage fleurit à la fin de l’été; il
est alors temps de tailler les haies.
L’époque de nidification des oi-
seaux est passée, de sorte qu’il ne
faut plus craindre de déranger les
nids d’oiseaux.
Règles pour l'automne
On peut semer les épinards et la
mâche, pour la récolte de prin-
171
Le truc spécial
temps, quand le sureau et les
mûres arrivent à maturité. C’est
aussi à ce moment que fleurit le
colchique d’automne. L’ail planté
alors pousse mieux que celui mis
en terre au printemps.
Dès les premiers jours froids, les oi-
seaux migrateurs survolent le jar-
din.
Les premières gelées apparaissent
quand les châtaignes et les noix
sont mûres.
Les plantes sensibles au gel doivent
être protégées, les légumes de
conservation peuvent encore rester
au jardin.
Quand le châtaignier rouge perd
son feuillage, le jardin doit se pré-
parer pour l’hiver. Line dernière ton-
te du gazon s’impose. Les légumes
d’hiver sont rangés dans les ré-
serves, les sols lourds sont retour-
nés pour que le gel puisse bien les
pénétrer et alléger la terre. Les sols
légers sont seulement aérés et res-
tent couverts.
A l'époque des mûres, il est conseillé de
semer les épinards et la mâche.
172
Le truc spécial
Si on se réfère à l'horloge des oiseaux,
ceux-ci reviennent des régions chaudes
dès la mi-mars. Les nichoirs doivent donc
être prêts.
La petite météo de grand-
père: toujours d’actualité
Au cas où le satellite météo vient
de tomber en panne, ou que tout
simplement vous ne le croyez plus,
voici quelques observations utiles
de grand-père permettant de pré-
voir le temps correctement. Grâce
aux vieilles règles de la météo, les
grandes tendances des mois à venir
peuvent être prévues. Ce qui per-
met de prendre des mesures pré-
ventives contre les maladies des
plantes.
Ces règles existent pour chaque
mois et informent les jardiniers de
l’évolution des conditions clima-
tiques.
Janvier
Le vent du sud ou du sud-ouest
amène un temps froid et des ge-
lées. Le vent d’ouest ne fera pas
descendre les températures sous
zéro et si le vent souffle du nord,
cela pourrait se transformer en dé-
gel. Sinon, à l’opposé du vent d’est,
le vent du nord n’apporte que des
gelées peu importantes. En géné-
ral: si le mois de janvier a été assez
doux, il faudra s’attendre à un prin-
temps avec des gelées. Il faut donc
penser à protéger les semences
précoces.
Février
Le vent se comporte en février
comme en janvier.
Il faudra cependant compter plus
souvent avec la neige et le froid si
173
Le truc spécial
Pendant l’hiver, les plantes et les animaux
prennent un repos mérité sous une épais-
se couche de neige.
le vent souffle du nord.
Un temps de saison favorable s’an-
nonce par une météo de février re-
lativement froide.
le sens du vent pendant le prin-
temps et l’été. Des vents chan-
geants laissent présager un temps
très variable.
Si mars est froid et sec, l’année au
jardin sera bonne.
Si mars est humide, la récolte sera
pauvre.
Mars
Avril
L’orientation du vent vers le 21
mars est très significative.
Car cette orientation va déterminer
Des pluies chaudes et fines sont
une bénédiction pour les jardiniers.
Si le temps typique d’avril ne se
174
Le truc spécial
manifeste pas, on peut craindre
qu’il arrive en mai.
Beau temps en avril, mauvais
temps en mai, dit la sagesse popu-
laire.
Mai
Pour pouvoir espérer un mois de
juin chaud et propice à la croissan-
ce des plantes, le mois de mai ne
doit être que modérément chaud et
plutôt humide. CIn mois de mai
chaud est en général suivi par un
mois de juin froid et humide qui
freine toute la croissance et rend les
plantes sensibles à toutes les mala-
dies de champignons. Il faudrait
dans ce cas prendre dès le mois de
mai les mesures préventives qui
s’imposent.
Il faut se réjouir des orages de mai
car ils annoncent une année fertile.
Juin
Mais les orages de juin, par contre,
annoncent un été maussade, ce qui
ne convient ni aux céréales ni aux
variétés de choux, qui sont plus
sensibles et cela peut leur donner le
coup de grâce. Le vent du nord
semble être le plus favorable pour
le mois de juin.
Juillet
Le mois de juillet est souvent consi-
déré comme le mois le plus chaud.
Si les premiers jours de juillet sont
frais et pluvieux, le restant du mois
sera aussi pauvre en soleil.
Si juin et juillet ont été peu enga-
geants, on pourra se consoler avec
le mois d’août car il sera plus que
probablement très chaud.
Août
L’été touche lentement à sa fin (s’il
y en a eu un). Le temps est plus
changeant. Les orages sont fré-
quents durant la première quinzaine
du mois.
Attention au brouillard du mois
d’août: il apporte de nombreuses
maladies aux plantes, surtout des
champignons.
Septembre
Et l’automne fait son apparition.
Les oiseaux commencent à migrer.
S’ils ne partent pas avant la fin du
mois, on peut espérer un hiver
doux jusqu’à Noël.
Si l’on voit encore beaucoup de pa-
pillons en septembre, il y aura pro-
bablement beaucoup de chenilles
l’année suivante.
175
Le truc spécial
Octobre Octobre est un mois venteux et plu- vieux. Il ne faut pas tarder de récol- ter les légumes destinés à la conservation. Si la récolte de noix a été abondan- te, Thiver sera rude. Novembre Il faudra bien surveiller le temps, car il annonce celui du mois de mars suivant, un mois très impor- tant pour les jardiniers. Si novembre est froid et clair, jan- vier sera doux et couvert. Décembre Deux choses sont importantes en décembre. La première: comment sera le dé- but de l’hiver? Se fera-t-il attendre et va-t-il se prolonger jusqu’au printemps? La deuxième: comment sont les orages d’hiver? Grand-père: “Si dé- cembre a apporté des éclairs et du tonnerre, il y aura beaucoup de vent l’année prochaine.”
176
Le truc spécial
L'année. au Jardin lire à sa ffn sous le giure
automnal.
177
Index
A
Absinthe, décoction 118
Absinthe, poudre 93
Achillée 118
Aide de départ 108, 109
Ail 103, 171
Ail sauvage 63
Alliaire 63
Arbre à papillon 164, 165
Armoire de séchage 145
Arroche 148
Arroser 31, 32, 38, 39, 46, 61
Arrosoir 33
Asperge 54, 102
Asperge, mouche 102
Asperger 60
Asticot 125
Aulne, écorce 90
Autofertile 113
Azote 20, 73
B
Baromètre naturel 168
Bêcher 19
bois, cendres 50, 56
Bougie 87
Bougie nocturne 167
Boule de neige 162
Bourgeons 94
Bouteille à semis 39, 39
Bouturage, endroit 108
Bouturage selon Baumann 78, 79
Branche latérale 109
Brindilles 20, 93
Bruyère 171
Bulbes, grosseur 49
C
Chaleur, accumulation 112
Chaleur, développement 64
Chaleur, formation 20
Chaleur, répandeur 28
Champignons, maladies 19
Charbon de bois 99, 100
Châtaignes 172
Chaux 19, 20, 21, 60
Chenilles 119, 120, 121
Cheval, fumier de 24, 28, 43, 89
Cheveux 87
Chèvre, fumier 28
Chicorée sauvage 167
Chiendent 140
178
Index
Chiffon de laine 46
Choc climatique 134
Chou chinois 171
Chou de Bruxelles 63
Chou-fleur 58, 59
Chou, galle du 100
Chou, piéride du 100
Chou-rave, 54, 101, 102, 171
Choux 20, 27, 55, 56, 58, 59, 98,
169, 171
Cactées 77, 78
Caïeux 20, 24
Calendrier naturel 169
Campagnol 87, 88
Cancer, arbre 127
Capucine 119
Cardamine 148
Carottes 27, 134, 135, 169
Carottes, mouche de 135
Ceinture piège 121, 122
Cellier 141
Cellules 85
Cerfeuil 97
Cerise, mouche 122
Cerises du nord 111
Cerisier, floraison 116
Cerisiers, 122, 123
Ciboulette 27, 57
Clématite d’automne 164
Clématite de mai 162
Cloche en verre 85, 86
Coccinelle 121
Cocon 121
Compost 19, 20, 21, 23, 24, 27,
30, 59, 60, 70
Compost, couches 21
Compost de feuilles 20, 21, 30
Compost de légumes 20
Compost, déménager 19
Compost, paille 19
Comtesse de Paris 111
Concombre 43, 43, 40, 44, 46,
171
Concombre, semence 43
Conservation, fruits 144
Copeaux de bois 73
Côté ensoleillé 140
Couche à fumier 28, 30, 31,48,
49, 91
Couche à semis 39, 40
Courgettes 86
Couronne impériale 162
Crocus 64, 162
Croissance, accélérée 109, 111
Croissance, freinée 48
Cuisine herbes sauvages 147
Cynorrhodon 145, 146, 147
Cynorrhodon, confiture 145
D
Daphné 162
179
------------------------- Index --------------------------
Déchet de cuisine 21
Délai de plantation 38
Digitale rouge 81
E
Eau 39, 43, 78
Eau, accumulation 78
Eau de pluie 21, 31,33
Eau froide, sortie 95
Eau salée 144
Eau savonneuse 118
Emotter 18
Engrais vert 53
Epervière 166
Epinard 20, 54, 169, 171
Espèces automnales 142
Etoile de Bethlehem 166
Evaporation 39, 135
F
Farine d’os 20, 28, 74
Farine minérale 20
Féculent 134
Feuillage 20, 21, 55
Fèves des marais 53, 169
Film huileux 40, 41
Fleurs à couper 81
Fourmi rouge 97
Framboises, feuilles 148
Froid hivernal 55
Froid, protection 55
Fruitiers 108, 1 14, 117, 119, 120
Fruitiers, floraison 115, 116
Fruitiers, guidage 109
Fruitiers, taille 109
Fruits en couches 142, 143, 144,
160
Fruits en espalier 110, 111, 112,
113
Fruits, récolte 160
Fumier 24, 28, 30,31,43, 48,
49, 73, 89, 90
Fumier d’étable 19, 24, 26, 28
G
Garde-forestier 162
Gazon 169
Gazon, terre à 24
Gel nocturne 86, 112, 136
Genêt 162
Géranium, parfum 165
Germe 20, 46
Germes, feuille 41
Germination 38, 41
Germination, capacité 36
Germination, durée 37
Germination facile 38
Germination test 36
Germoir, 36
180
------------------------ Index ----------------------------
Giroflée 162
Glaïeuls 68, 69, 70, 86
Glaïeuls, bulbes 68, 69, 70
Glaïeuls, repos hivernal 68, 69,
70
Gloster 140
Gloxinia 78
Glycine 162
Grattoir 153
Gravier 37
Griffe 19, 27
Grillage soutien 73
Griotte 162
Groseilles 137
Groseilles vertes 169
Gui 125, 126
Guimauve 63
H
Haie, tailler 171
Haricots à perche 56
Héliotrope 165
Hémérocalle 165
Herbes 21,24, 27, 54, 137, 138,
139, 140
Herbes condimentaires, séchage
138
Herbes, méditerranée 27
Herbes, mucilagineuses 140
Herbes, purin 24
Herbes, séchées 138
Hleracium aurantiacum 166
Hiver, protection 65
Hortensia 73
Hortensia, fleurs 73
Hortensia, taille 73
Houe 18
Houer 18, 31,40
Hoya 77
Huile de moutarde 63
Huiles essentielles 138
Humus 20
Humus, copeaux 59
Hyacinlhus orienlalis 162
Hypochaeris maculala 167
I
Ingrid Marie 128, 130
Insectes nuisibles 102
Iris 67
J
Jacinthe 162, 163
Jacob Lebel 114, 128
James Grieve 113, 114
Jasmin, parfum 163, 165
Jet latéral 44,74
Jonathan 114
Jonc, racine 118
181
------------------------- Index --------------------------
L
Laine, 27, 121, 122
Laitue pommée, 48, 48
Lavande, 97, 160, 162, 165
Lavandula Latifolia 162, 165
Légumes jeunes 91
Légumineuses 53, 59
Limace, pièges 96
Limaces 90, 94, 95, 96
Liseron, haie 166
Lonicera caprifolium 164
Lonicera periclymenum 164
Lonicera purpusii 162
Lune 160
Lys de Marie 171
Lys ocre 166
M
Magnolia, fleurs 169
Maïs 53, 53, 54, 56
Maïs, maturité 53, 54
Maladies, agent provocateur 22
Maladif, 103
Malva Moschata 166
Malva neglecla 166
Marc de café 23, 27, 57
Marcotter 91
Marjolaine 97
Mauvaises herbes, racines 60
Mauve 140, 166
Mélange de Leipzig 54
Melon 43, 46
Menthe, thé 103
Météorologie 172, 173, 174, 175,
176
Mirabilis jalapa 167
Monarda didyma 165
Mouron blanc 148
Mouton, fumier 28
Muguet 162
Myrte 77 ,
N
Narcisse 101
Nénuphar, blanc 166, 167
Noix 172
Hymphaea alba 167
O
Obier, parfum 162
Œillet de Chabaud 166
Œillet des Chartreux 167
Oenothera 167
Oignon à planter 41,42, 169
Oignon, décoction 104
Oignons 27, 31, 42, 99, 100,
103, 104, 169
Oiseau, abreuvoir 93, 94
Oiseau migrateur 171
182
Index
Oiseau, horloge 170
Oiseau, protection 155
Oiseaux 92
Okra 63
Ombre 30
Ontario 114, 128, 130
Orge 109
Ornithogale 166
Ornithogalum umbellatum 167
Orties, purin 21
Oseille 128, 129
P
Philadelphus 163, 165
Phlox, 65, 162, 163, 164, 165,
166
Phlox adsurgens 162
Phlox du canada 162
Phlox d’automne 166
Phlox d’été 166, 163, 164
Phlox paniculata 165, 166
Phosphore 28
Phytolacca, américain 96
Phytolacca, asiatique 95
Paille 19, 21, 49, 55
Palmier 103
Papier journal 40
Parasite 125
Pêche 111
Pélargonium endlicherianum 165
Pélargonium odoratissimum 165
Pélargonium radens 165
Pensée 162
Perce-neige 65, 169
Perce-oreilles 121
Persil 137
Petite centaurée 118
Pétunia 67, 68
Picris echioides 167
Pied-d’alouette 65
Piqûre d’insecte 157
Pissenlit 60, 61, 158
Plantain 147, 148
Plantation, arbre 108
Plantation automnale 108
Plantation en pots 26, 26, 104,
105
Plantation, printemps 108
Plante dicotylédone 41
Plante monocotylédone 41
Plantes d’appartement 20, 76, 77
Plantes décoratives 55
Plantes grasses 77
Plantes jeunes 40
Plantes médicinales 63
Plastique percé 43, 43
Poire conférence 111
Poireau 171
Pois de senteur 165
Poivron 86
Polygonum polystachium 166
183
Index
Pomme Blanche 113, 114, 128
Pomme rhénane 114
Pommes de conserve 143
Pommes de terre, soutien 51
Pommes de terre hâtives 48, 49,
51
Pommes de terre, plants 49, 50
Pommes de terre 48, 49, 50, 51,
103
Pommes de terre, sortes 48
Porc, fumier 26
Pot, culture 38
Poudre de corne 20, 27
Poules, enclos 25, 26
Pourriture 19, 20, 21,28, 30
Pousses 50, 111
Pousses, croissance 1 1 I
Pré-culture 20,21, 37
Prèle 60
Primula uerls elatior 162
Protection semis 92
Prune, 123, 124, 125
Pulmonaire, 167
Purin 30
Purin, tonneau 25, 154
R
Rhododendron 23
Rhubarbe 59, 96
Racine latérale 60
Racines 41
Racines, latérales 60
Radicelles 40
Radis 98, 171
Raifort 54, 54, 98, 136
Réaumur 161
Réflection de chaleur 113
Reinette Landsberger 111, 114,
128
Repiquer 39
Réséda odorata 165
Réserve 143
Ricinus commuais 63, 63
Robinier faux-acacia 163
Romarin 160
Rosée 31
Rosée, formation 25, 26
Roses 70, 71
S
Sheffiera 78
Sable 24, 30, 41
Salade 46, 48, 54, 47, 169, 171
Salade à couper 48
Salade montée 46, 47, 48
Saponaire 95
Séchage des poires 145
Séchage des pommes 145
Séchage des Quetsches 145
Séchage des herbes 137,138,
184
------------------------- Index ---------------------------
139
Sécheresse 44, 70
Sel 81
Sels minéraux 149
Semence, directe 37
Semence, enveloppe 40
Semences 24, 36, 37, 39, 40, 43,
93
Semences, fines 39
Semences, vieilles 40
Semences, vivantes 37
Serre 55
Serre, mini 85, 86
Sève, coulée 128
Signe Tillish 114, 128
Silice 19
Sillon à semence 39
Solidago, fleurs 171
Solidité 58
Son 94, 94
Sorbus aucuparia 162
Sortes diploïdes I 13
Sortes hivernales 142, 143
Sortes triploïde 1 13
Soucis 166
Souris, mangeur de 55
Spergularia rubra 167
Stade du T 129, 130
Substance nutritive 19, 21, 50
Substrat de tourbe 27
Sureau 87, 88, 98, 123, 171
Sureau, baies 171
Sureau, décoction-fleurs 123
Sureau, feuilles 88, 98
Sureau, purin de feuilles, 88
Symphytium officinale 155
T
Thé d’herbes 138
Thé noir 76
Thermomètre d’humidité 84, 85
Thym 97, 160
Taupe 22, 88
Taupe-grillon 89, 89, 90
Taupinière 22
Température 84
Terre à couche 30
Terre de culture 30
Terre des bois 21
Tomates 27, 43, 97, 136, 158,
159, 171
Tonneau bois 154
Topinambour 56
Tourbières, plantes de 27
Tragopon pratensis 167
Transplanter 103
Trigida pauonia 166
Tulipes 162
Tussilage 169
V
Vanille, fleur 165
185
Index
Ver 23, 26,41
Vermine 102, 135, 135
Viburnum fragrans 162
Viburnum Opulus 162
Vigne 111
Viola odorata 162
Viola Iricolor 162
Violette 162
Vitamine 149
Vitre 37, 38
W
Williams Christ 111
Wisteria Chinensis 162
186
Ce livre dispense des informations de médecine naturelle ou naturothérapie. Ces informa-
tions peuvent n'être utilisées que si les espèces végétales sont connues avec certitude.
Les tisanes et infusions ne se boivent que durant une période limitée et pas plus longtemps
que nécessaire; même vos propres mélanges pour le thé doivent être régulièrement chan-
gés. L’automédication ne convient qu’en cas de tout petits problèmes de santé; ce livre
n’est en aucun cas une alternative à une consultation médicale. Pendant la grossesse, on ne
peut pas employer certaines épices, parmi lesquelles le romarin.
Toutes les données de ce livre ont été contrôlées avec soin. Cependant, la science et les
techniques ne cessent d’évoluer. C'est pourquoi il convient de bien faire attention lors de
l’utilisation des engrais ou des produits de soin.
Crédits photographiques
Photographies en couleurs : Toni Angermayer, Holzkirchen (117, 121) ; UrseL
Borstell, Essen (6/7, 34, 34/35, 82, 106, 150/151) ; Christi Eberle, Meersburg
(123) ; Hans E. Laux, Biberach a.d. RiB (171) ; Hans Pfletschinger/Tiebildarchiv
Angermayer, Holzkirchen (91 en haut); Hans Reinhard/Tiebildarchiv
Angermayer, Holzkirchen (87) ; Reinhard Tierfoto, Heiligkreuzsteinach-
Eiterbach (3, 4/5, 12, 16/17, 20, 22, 23, 25, 26, 27, 31, 32, 42, 45, 47, 51,
53, 54, 56, 57, 58, 61, 66, 68, 71, 77, 80, 82/83, 88, 91 en bas, 92, 95, 96,
101, 103, 106/107, 108, 110, 111, 116, 119, 124, 126, 129, 131, 132,
132/133, 134, 135, 138, 139, 146, 147, 150, 152, 156, 157, 159, 163, 164
en haut et en bas, 165 en haut et en bas, 172, 174, 177) ; Ralf Roppelt,
Sahara-Werbeagentur, Stuttgart (145) ; Bildarchiv Sammer, Neuenkirchen
(16, 143) ; Robert Sulzberger, Freising (38, 41, 63, 67, 99, 128, 140).
80 illustrations : Johannes-Christian Rost, Stuttgart (36, 37, 69) et Reinhild
Hofmann, München (toutes les autres + couleur)
Tout le savoir ancestral et précieux de nos grands-pères
en matière de jardinage est rassemblé dans ce livre. Vous
apprendrez, entre autres, à protéger vos plantes et vos
fleurs du gel, quand récolter les fruits et les légumes et à -i
vous débarrasser des limaces, taupes et escargots.
Un guide pratique indispensable pour tous les
amateurs de jardinage !