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Author: Charmy G.
Tags: histoire histoire de france napoléon uniforme infanterie de napoléon
ISBN: 2-914417-19-5
Year: 2004
Text
Charmy
Infanterie
et
Régiments étrangers
Splendeur des Uniformes de Napoléon
Éditions Charles Hérissey
Du même auteur, dans la série
Splendeur des Uniformes de Napoléon
« La Cavalerie »
Chasseurs - Hussards - Chevau-légers - Carabiniers - Dragons - Cuirassiers
« La Garde Impériale à pied »
État-Major - Grenadiers - Fusiliers Grenadiers - Fusiliers Chasseurs - Marins - Chasseurs à pied
Gendarmerie d'Élite - Artillerie à pied - Vétérans - Invalides
Tirailleurs - Tirailleurs chasseurs - Conscrits grenadiers - Conscrits chasseurs
Voltigeurs - Gardes nationales - Sapeurs du génie - Grenadiers blancs - Pupilles de la garde
Flanqueurs grenadiers - Flanqueurs chasseurs -Vélites de Turin et de Florence
« La Garde Impériale à cheval »
État-Major - Grenadiers - Fusiliers Grenadiers - Fusiliers Chasseurs - Marins - Chasseurs à pied
Gendarmerie d'Élite - Artillerie à pied - Vétérans - Invalides
Tirailleurs - Tirailleurs chasseurs - Conscrits grenadiers - Conscrits chasseurs
Voltigeurs - Gardes nationales - Sapeurs du génie - Grenadiers blancs - Pupilles de la garde
Flanqueurs grenadiers - Flanqueurs chasseurs - Vélites de Turin et de Florence
© 2004 - Éditions Charles Hérissey
15, rue Saint-Thomas - 27000 Évreux
N° ISRN • ?-Q 14zl17.1 Q-S
Infanterie de ligne
de 1804 à 1815
8 — Infanterie ei Régiments étrangers
Historique
de l'Infanterie de ligne
Ancien régime (1560 à 1789)
L'organisation de l'infanterie en régiments date du règne
de Charles IX ( 1560 à 1574). Il n’y avait pas encore d'uni-
forme spécial.
Les chefs de ces régiments se nommaient « Mestres de
camp ».
Le nom de Coulonel ou Colonel était réservé aux officiers
supérieurs des bandes étrangères qui formaient en ce
moment l'armée.
Les premiers régiments prennent les noms de Picardie.
Piémont. Champagne, etc.
Les régiments avaient des tambours et des fifres.
Ce n'est qu'à partir de Louis XIV que les officiers portè-
rent l'uniforme pareil à celui des soldats.
Dans chaque régiment il y avait un drapeau par compagnie.
Les grenadiers datent aussi de Louis XIV. Il y avait quatre
grenadiers par compagnie. Ils étaient armés de grenades
à main.
La baïonnette et les épaulettes datent aussi de la même
époque.
République (1789 au 27 octobre 1795)
Tous les régiments à partir de 1789. et petit à petit, quittent
les noms qu'ils avaient sous la Royauté (Picardie. Piémont,
etc.) et prennent des numéros. Ils sont désignés sous
l'appellation de 1" Régiment d'infanterie de ligne,
2e Régiment d'infanterie de ligne. 3e Régiment, etc.
Les régiments sont commandés par des colonels et
lieutenants-colonels.
Les régiments étaient divisés en bataillons. Chaque
bataillon en compagnies, chaque compagnie en escouades.
Le 21 février 1793 (décret) les régiments changent le nom
de « Régiment » par celui de « Demi-brigade »
commandée par un chef de brigade (ancien colonel).
Deux demi-brigades forment une brigade, commandée
par un général de brigade qu'on appelait aussi Brigadier.
Deux brigades forment une division.commandée par un
général de division.
Chaque demi-brigade est désignée par un numéro.comme
les régiments:
lrc demi-brigade d'infanterie de ligne.
2e demi-brigade, etc.
11 y avait trois bataillons par demi-brigade. Chaque bataillon
de neuf compagnies, dont sept de fusiliers, une de grena-
diers et une de canonniers, servant six pièces de quatre.
Les demi-brigades sont composées comme les régiments,
avec par demi-brigade un tambour-major, des tambours,
des sapeurs et une musique avec un drapeau par
bataillon.
On les désignait aussi « demi-brigades de bataille » depuis
1793 et 1794. jusqu'en 1796 et de « demi-brigades de
ligne »de 1796 à 1803.
Certaines désignations de grade changent également sous
la République et l'Empire.
Directoire (1795 au 9 novembre 1799)
Même chose. En 1798 on supprime les canonniers dans
les demi-brigades.
Consulat (du n novembre 1799 au 18 mai 1804)
Trente et une demi-brigades furent réduites à deux
bataillons.
Chaque bataillon, composé de compagnies de fusiliers
et une de grenadiers.
On fonde pendant la campagne d'Égypte un bataillon
de « Chasseurs d’Orient » qui entre en France en 1801.
Le 20 août 1803 on organise un « bataillon de Tirailleurs
du Pô ».
Le 31 août 1803 on crée un « bataillon Irlandais ».
Le 1er bataillon colonial, sous le nom de « Chasseurs
résidants à Ilessingue » fut créé aussi sous le Consulat.
Le 22 septembre 1803 (1er vendémiaire An XII). Les demi-
brigades reprennent le nom de « Régiments » avec
numéros.
Le 27 septembre 1803. les troupes suisses rentrèrent dans
l’armée française (3 demi-brigades helvétiques).
Vers la même époque, le général Mortier lève une légion
Hanovrienne.
Premier Empire (du 18 mai 1804 au 6 avril 1814)
1804
Tous les corps d’infanterie furent reportés à trois bataillons
de mille hommes, soit trois mille hommes par régiment.
Plus tard on ajouta un quatrième bataillon de mille
hommes.
Il y avait des régiments d’infanterie de ligne et des
régiments d’infanterie légère. Il y a un caporal tambour
par régiment.
Infanterie de ligne — 9
1805
Le 13 septembre, on crée dans l'infanterie de ligne des
compagnies de « Voltigeurs » (une compagnie par
bataillon, pendant tout l'Empire).
Les compagnies de fusiliers sont désignées sous le nom
de « Compagnies du centre ».
Dans certains régiments chaque compagnie de « Volti-
geurs » possède des cors (ou cornets) en plus des
tambours.
Chaque bataillon a neuf compagnies: sept de fusiliers,
une de grenadiers et une de voltigeurs.
La même année, l'armée comprenait cent douze régiments
d'infanterie de ligne, mais vingt-deux numéros étaient vacants.
L'effectif réel n'était que de quatre-vingt-dix régiments, dont
dix-neuf régiments à quatre bataillons et soixante et onze
régiments à trois bataillons. En tout deux cent quatre-vingt-
neuf mille hommes. Plus trente et un régiments d'infanterie
légère dont quatre étaient vacants, soit vingt-sept régiments.
Plus les troupes auxiliaires suivantes:
Un régiment suisse formé avec ce qui restait des trois
demi-brigades.
Un régiment étranger (Régiment de la Tour
d'Auvergne) créé le 30 septembre.
Le 2‘ régiment Étranger (Isembourg) créé le
Ie' novembre.
Cinq bataillons d'infanterie légère Corse.
Trois bataillons francs de l'île d'Elbe.
Trois légions (du Midi ou Piémontaise. Hanovrienne
et Irlandaise).
Un bataillon de Chasseurs d'Orient.
Un bataillon de Tirailleurs du Pô.
Un bataillon de déserteurs.
Un bataillon de Pionniers.
Six bataillons coloniaux.
1806
Même chose.
Décret du 26 avril et du 24 juillet. On donne à certains
régiments un habit blanc, mais cet essai ne dura pas.
Le 13 novembre, on crée le Régiment de Prusse et le
Régiment Dalmate.
En juillet on crée le bataillon Valaisan. Il fut remanié
en 1807.
Le 11 décembre, on crée le Régiment de Wesphalie.
1807
Même chose.
Le 26 juin, les décrets du 26 avril et du 4 juillet (habits
blancs) sont abrogés, mais l'habit blanc, dans certains
régiments, est encore porté en 1810.
Le 27 octobre, le régiment Suisse passe au service de
Naples.
Le 25 décembre, on crée le Régiment Albanais qui était
en formation depuis le 1" juillet.
1808
Le 8 mai. on crée la Légion Portugaise et les troupes
Ioniennes.
On crée aussi les Chasseurs de montagne.
Le 18 février, les régiments d'infanterie de ligne et d'infan-
terie légère reçurent une nouvelle organisation. Ils furent
composés d'un état-major et de cinq bataillons. Les quatre
premiers avaient six compagnies (quatre de fusiliers, un de
grenadiers, un de voltigeurs) qui s’appelèrent Bataillons de
guerre et le cinquième, composé seulement de quatre compa-
gnies de fusiliers fut connu sous le nom de Bataillon de
dépôt. Chaque bataillon commandé par un chef de bataillon,
ayant sous ses ordres un adjudant-major et vingt adjudants
sous-officiers. Le Bataillon de dépôt est commandé par le
major.accompagné d’un capitaine.aidé d'un adjudant-major
et de deux adjudants sous-officiers
Le 1" octobre, le régiment Suisse rentre dans l'armée
française et on crée à cette époque trois autres régiments
suisses ce qui fait quatre régiments suisses
1809
Le 3 janvier, un bataillon du régiment de Wesphalie fut
mis au service de la France.
Le 9 février, on crée le régiment Joseph Napoléon.
Le 19 mai. on crée quatre compagnies de Sbires, en
Toscane et le bataillon Septinsulaire. aux îles Ioniennes
1810
Le 27 janvier, les hommes des dépôts de Conscrits réfrac-
taires sont formés en deux régiments nommés Régiments
de la Méditerranée.
Le 11 avril, tous les régiments d'infanterie de ligne, présents
aux armées d'Allemagne et d'Italie furent pourvus d'une
compagnie de canonniers à pied et d'un matériel
d'artillerie, avec chevaux du train mais la suppression s'en
fit l'année suivante à leur rentrée en France.
À la réunion de la Hollande à la France, l'infanterie hollan-
daise devient les 123.124.125.126 régiments d'infanterie
de ligne français
Le 1" juin, les Pandours albanais furent admis au service
de la France.
io— Infanterie ei Régiments étrangers
Le 30 septembre, le bataillon de Wesphalie est versé dans
la Légion Hanovrienne.
Le 16 novembre, on crée un régiment Illyrier.
i8ii
Même chose.
Le 23 avril, on crée des colonels et des majors en second.
Le 3 juillet, on crée un deuxième caporal tambour dans
le bataillon de dépôt, où se trouve une école de douze
élèves tambours.
Le 9 août, la Légion Hanovrienne cesse d'exister, elle fut
incorporée dans les 127.128 et 129 régiments d'infanterie
de ligne.
Le 11 août, la Légion Piémontaise cesse d'exister.
Le 16 septembre, le bataillon Valaisan est versé dans le
1 Ie Régiment d'infanterie légère.
Le 14 octobre, parmi les adjudants majors on crée un
capitaine adjudant-major d'habillement, dans les
bataillons de dépôt.
En décembre, le bataillon des Tirailleurs du Pô devient
le 1L Régiment d'infanterie légère.
1812
Les régiments ont six bataillons et un septième de dépôt.
Décret du 19 janvier
Changement complet dans la coupe de l'uniforme.
L'infanterie de ligne se compose de cent soixante-huit
régiments et de plusieurs bataillons et compagnies, tant
français qu'étrangers, soit :
Cent vingt régiments de ligne (trente-six étaient vacants)
Trente-deux régiments d'infanterie légère (quinze
étaient vacants).
Quatre régiments Suisses.
Un régiment Espagnol (Joseph Napoléon).
Six régiments Croates.
Un régiment d'Illyrie (deux régiments d'après Marbot
et de Valmont).
Quatre régiments étrangers au service de la France (La
Tour d'Auvergne, etc.).
Un régiment de Neufchâtel (Berthier).
Un régiment de militaires étrangers.
Trois régiments Portugais (une légion).
Quatre de la Vistule (une légion polonaise).
Les troupes hors ligne comprenaient:
Des bataillons coloniaux.
Des chasseurs de montagne.
Des compagnies de Réserve.
Des compagnies de discipline (deux régiments de la
Méditerranée).
Les douanes.
Quatre régiments d'artillerie de marine.
Les équipages de Haut bord débarqués.
Notes
Il faut ajouter pour la campagne de Russie les régiments des
pays alliés: Prussiens Autrichiens. Italiens. etc., et les régiments
de la principauté de Berg, du Grand-duché de Varsovie.
On donne une enseigne (ou fanion) de couleur verte aux
bataillons de dépôt.
Le 7 février, on forme en Espagne le Régiment de
Catalogne mais il fut dissous la même année, le 17 mars.
Le 20 septembre, le 1er Régiment de la Méditerranée
devient le 35e Régiment d'infanterie légère et le
2e Régiment de la Méditerranée devient le 133e Régiment
d'infanterie de ligne.
Le régiment de l'île de Walcheren devient le
131e Régiment d'infanterie de ligne.
Le régiment de l'île de Ré devient le 132e Régiment
d'infanterie de ligne.
Le bataillon de Belle île devient le 36e Régiment d'infan-
terie légère.
Ces corps avaient été formés avec les dépôts des Conscrits
réfractaires à la fin des planches.
1813
Même chose, mais avec une nouvelle réorganisation (suite
des désastres de Russie). Les bataillons n'ont plus que
six compagnies, comprenant quatre compagnies de
fusiliers, une compagnie de grenadiers et une compagnie
de voltigeurs.
Le décret du 19janvier 1812 fut complètement appliqué
au moment de la nouvelle réorganisation de l'année pour
la transformation de la tenue, qui fut connue sous le nom
de Modèle 1812.
Le 17 novembre, le régiment d'Illyrie est supprimé.
On crée de nouveaux régiments de ligne. 11 y a en tout
cent cinquante-six régiments de ligne français.
Le 5 novembre, le régiment Joseph Napoléon est dissous
et devient le régiment de Pionniers espagnols.
1814 (jusqu'à la Première Restauration)
Officiellement même chose (Campagne de France).
1814 (Première Restauration du 4 avril de l'an XIX
ou 19 mars 1815)
On réorganise l’armée: presque tous les régiments et
Infanterie de ligne — 11
corps étrangers au service de la France sont licenciés,
excepté les Suisses.
L'ancienne Garde fut modifiée. On ajoute une maison
royale: les Gardes du corps et les Mousquetaires.
Le 13 avril fut promulgué l'arrêté portant l'obligation du
port de la cocarde blanche, qui fut portée jusqu'au retour
de Napoléon de 111e d'Elbe. Le drapeau devient blanc, fleur-
delisé or et tous les ornements étaient aux armes royales.
On diminue le nombre de tous les régiments.
En septembre l'armée comprend :
Quatre-vingt-dix régiments d'infanterie de ligne.
Quinze régiments d'infanterie légère.
Chaque régiment a trois bataillons et chaque bataillon a
six compagnies (quatre de fusiliers, une de grenadiers,
une de voltigeurs).
Chaque régiment a un drapeau et les deux autres
bataillons un fanion.
L'uniforme ne change pas. excepté pour la Grande Royale.
Au début.en attendant la confection des nouvelles plaques
de schako, on coupa l'aigle surmontant la plaque de cuivre.
11 restait donc le soubassement de la plaque.sans l'aigle,
avec le numéro du régiment (planche 67. n“ IV et V).
Certains grades furent changés de nom. ainsi que les
épaulettes d'officiers.
La dénomination de porte aigle fut remplacée par celle
de porte-drapeau (sous-lieutenant). Les 2e et 3e porte
aigle furent supprimés.
Arrêté ou circulaire du 23 avril et ordonnance royale du
12 mai.
Les dix premiers régiments reprennent des noms, comme
avant la Révolution, mais pas les mêmes.
l ’régiment du Roi.
2‘ régiment de la Reine.
3‘ régiment du Dauphin.
4 régiment de Monsieur.
6‘ régiment de Berry.
7e régiment d'Orléans.
8e régiment de Condé.
9e régiment de Bourbon.
5e régiment d'Angoulême. 1fr régiment de Colonel général.
Les suivants portent des numéros de 11 à 90 (infanterie
de ligne).
Le 1er et le 2e Régiment (du Roi et de la Reine) tinrent
garnison à Paris jusqu'aux Cent jours.
Par la même circulaire, les tambours-majors, les tambours,
les fifres, les cors et musiciens quittent l'habit vert aux
galons de livrée de l'Empereur.pour prendre l'habit bleu
aux galons de livrée royale. Quelques régiments portè-
rent des aiguillettes.
Certaines unités des régiments français suivirent
Napoléon à l'île d'Elbe.
Remaniement de l'armée impériale jusqu'à Waterloo qui
marque la fin de l'Empire.
Les quatre régiments suisses sont licenciés.
L'Empereur garde comme régiments étrangers:
Un régiment Irlandais de quatre cent un officiers et
soldats.
Un régiment polonais (avec l'ancienne Légion de la
Vistule).
Un régiment Suisse (formé avec certains hommes des
quatre régiments licenciés) de cinq cent deux hommes.
Un régiment Italien.
Un régiment Allemand.
Un régiment de Hollandais Belges de trois cent
soixante-dix-huit hommes.
Un bataillon d'hommes de couleur (levé en Gironde)
et quelques compagnies de réfugiés Espagnols.
Tous les régiments reprennent leurs numéros comme
avant la Restauration, ainsi que la cocarde et le drapeau
impérial.
Les tambours.etc., reprennent la tenue de livrée impériale
verte.Toute l'armée reprend les emblèmes de l'Empire.
Les aiguillettes portées par certains régiments pendant
la Restauration sont supprimées.
Deuxième Restauration 1815 à 1824
Les régiments d'infanterie de ligne prennent le nom de
Légions départementales. Il y a soixante légions d'infan-
terie de ligne, les autres légions sont de l'infanterie légère.
Il y avait quatre-vingt-six légions départementales portant
le nom d'un ou de deux départements. Les numéros 87.
88.89 étaient affectés au service des colonies.
On régla l'uniforme le 14 octobre 1815.
Habit blanc jusqu'au 27 octobre 1820 (planches 66 et 68).
Puis à partir de cette date : l'habit bleu roi foncé avec un
large pantalon de drap bleu foncé, passepoilé de la couleur
distinctive, tombant sur des guêtres blanches.
Le 23 octobre 1820. les régiments reprennent le nom
d'infanterie de ligne avec numéros et cela jusqu'à nos
jours (1953).
Le 27 juillet 1829. apparaissent les pantalons rouge
garance qui subsisteront jusqu'à la guerre 1914-1918.
L'uniforme devient ensuite bleu horizon, puis couleur
kaki.
1815 (Cent jours, du 20 mars au 18 juin 1815)
12 — Infanterie et Régiments étrangers
Uniformes
Grenadiers en grande tenue
De 1803 à 1806
Habit
En drap bleu national (planche 1 bis).
Retroussis en cadis blanc, passcpoilé rouge
écarlate agrafés par une agrafe avec porte.
Sur chaque retroussis une grenade en drap
rouge écarlate. Doublure en cadis blanc
comme les retroussis Revers carrés, en drap
blanc, passepoilés écarlate ayant : 9.4 centi-
mètres dans la plus grande largeur (dessus).
8.1 centimètres dans le milieu. 6.7 centi-
mètres dans le bas (planche 1 bis.n° II).
Collet fermé, droit, écarlate, passepoil bleu
(couleur de l’habit) agrafé par-devant par
deux agrafes avec portes (d’après Lienhart
et Humbert, il est passepoilé de blanc).
Hauteur: 2.7 centimètres devant 5.4 centi-
mètres derrière (planche 1 bis.n° IV).
Parements en drap écarlate, passepoilé
blanc (planche 10,n°V).
Pattes de parement en drap bleu, rectan-
gulaires. passepoilées blanc sur trois côtés
du rectangle (les deux petits côtés horizon-
taux et le grand côté vertical du côté du
coude (planche 10 et texte à Notes générales
sur l’uniforme, page ?).
D’après le décret du 21 février 1793. les
pattes de parement sont bleues (couleur
fond de l'habit).
Poches en travers à trois pointes passepoilées
écarlate (planche 1 bis.n" VI).
Boutons en cuivre : trois gros à chaque
poche (planche 1 bis et planche 3).
Deux gros à la taille, derrière.
Trois gros, sous le revers droit.
Trois petits aux pattes de parement
Quatorze petits aux revers (sept de chaque
côté).
Deux petits sur les épaules, à l’encolure pour
tenir les épaulettes.
Épaulettes
Rouges, à franges (planche 5). Passants
d’épaulette, rouges, sur drap bleu. Le
dessous de l’épaulette est également doublé
de drap bleu (couleur fond de l’habit).
Gilet veste
Planche 5,n° I.
En drap blanc, doublé de toile, avec devant,
douze petits boutons uniformes en cuivre.
Collet écarlate passepoilé blanc. Parements
écarlates, droits, sans patte avec deux petits
boutons (hauteur 5.4 centimètres).
Le parement s’ouvre sur le côté, l’ouver-
ture ne dépassant pas le parement, un gros
bouton de bois recouvert d'étoffe blanche
et demi-sphérique, dans le dos à la taille, à
gauche de l'homme (planche 9. n° V). Pas
de patte d'épaule. Poches avec pattes à trois
pointes, sans ornement et sans bouton. La
poche gauche était simulée.
Culotte
Planche 4 bis.
En tricot blanc à grand pont-levis.
Guêtres
Au-dessus du genou, blanches ou noires
selon la saison.
Souliers
Plats (Voir Notes générales sur l’uniforme
à souliers.page?).
Bonnet d’ourson
Ou d'oursin, ou colback appelé vulgaire-
ment bonnet à poil.
En peau d’ours noir. Sur le devant du bonnet,
une plaque de cuivre unie.avec une grenade
de cuivre en relief (Voir planche 1. n” 7 et 8).
Dans certains régiments, la plaque est
remplacée par une grosse grenade en cuivre.
Cocarde
Tricolore sous le plumet.
Plumet
Droit, en plumes rouges, placé sur le côté
gauche.
Plate forme circulaire et bombée nommée
calot ou cul de singe, en haut sur le derrière
du bonnet à poil, en drap écarlate avec une
croix de galon en fil blanc.
Une cordelière blanche à trois brins avec
une raquette et un gland. Souvent la corde-
lière n'est nattée que par-devant.
Havresac
Planches 3 bis et 4.
Giberne
Planche 3 bis.
Dans certains régiments une grenade en
cuivre sur la patelette.
Fusil
D’infanterie.
Sabre et baïonnette
Dragonne
Toute rouge ou blanche à gland rouge.
Buffleterie
Planches 3 bis. 3 ter.
Bonnet de police
Planche l.n’IVetV
Il peut avoir une grenade en drap rouge sur
le devant.
De 1806 à 1810
L’uniforme reste le même avec ces diffé-
rences:
Les poches sont en long avec trois gros
boutons (planche 2,n° 1).
Le collet de l'habit est plus haut (6 à 8 centi-
mètres) s'agrafant par trois ou quatre
agrafes avec portes, il est passepoilé blanc
(planche 2.n° 7).
Les retroussis sont cousus sur l'habit
(planche 1 bis.n XIII) en 1808.
Les pattes de parement en drap blanc,
rectangulaires, passepoilées de rouge
jusqu'en 1812(planche lO.n" I.II. 111.IV).
En 1808. on remplace le bonnet à poil par
le schako qui est lui-même transformé
(planche 1 et planche 3).
Le 25 juillet (campagne de Russie), on fit
un essai d'habits blancs à couleurs distinc-
tives. Cet essai fut éphémère (planches 52.
53.54.55.56.56 bis. 56 ter).
De 1810 à 1812
Depuis 1808.1e bonnet à poil est remplacé
petit à petit par le schako, qui est transformé
(planche 1 et planche 3).
Infanterie de ligne — 13
Les retroussis sont cousus sur l’habit
(planche 2. n1’ 1.2.3,4.5 et 6). L'uniforme
reste le même.
Le bonnet de police n’a pas de changement.
De 1812 à 1815
Changement complet dans l’uniforme
(planche 5 et Notes générales sur l'uniforme
et planche 2,n" 1,2,3 au milieu).
Grenadiers en tenue de route
ou de campagne
De 1804 à 1806
Au début il n’y en avait pas. On enlevait
seulement les ornements du bonnet à poil
(plumet et cordelière).
Plus tard en été le long pantalon de toile
blanche qui descendait sur la guêtre
blanche, et en hiver le long pantalon de drap
bleu: la capote, le bonnet de police ou le
schako sans plumet et par mauvais temps
le schako recouvert du couvre schako.
Grenadiers en tenue d’exercice
et de corvée à toutes
les époques
En tenue d’exercice, la veste sans l’habit. Le
reste selon la décision. En tenue de corvée, la
veste ou le surcot. le bonnet de police, le
pantalon de treillis et des souliers ou des sabots
En 1812.1a veste et le bonnet de police sont
changés en même temps que la transfor-
mation de l’habit (planche 5 et Notes
générales sur l’uniforme).
Grenadiers en tenue de ville
à toutes les époques
Même chose qu’en grande tenue, mais
avec le chapeau de l’époque avec ou sans
pompon. Le sabre, sans dragonne avec son
baudrier. Pas de gant (Voir Notes
générales sur l’uniforme à Notes supplé-
mentaires).
Officiers de Grenadiers
de 1803 à 1815
Grande tenue et tenue de campagne
Dans toutes les tenues, comme les grena-
diers. avec les épaulettes en or du grade, le
sabre d’officier d’infanterie porté au début
en bandoulière, puis avec un ceinturon à la
taille sur la veste avec plaque de cuivre
rectangulaire, portant une grenade en relief
en cuivre : dragonne en galon d’or selon le
grade avec gland de filé en or. gants blancs
simples, bottes à retroussis. La cordelière, la
raquette et le gland du bonnet à poil, ainsi
que la croix de la plate-forme en or.
Une grenade or. brodée aux retroussis sur
drap écarlate cousu sur le retroussis.
Boutons en cuivre doré.
Le hausse-col (porté en service) en cuivre
doré avec l’aigle couronnée sur foudres en
argent (planche 3 ter,n° VII).
Comme les grenadiers, les officiers portè-
rent le schako en remplacement du bonnet
à poil. Ce schako eut plusieurs transforma-
tions de 1808 à 1815 (planches 4,6).
Pour les autres tenues (planche 24).
Fusiliers en grande tenue
De 1803 à 1806
Comme les grenadiers avec ces différences:
Coiffure
Au début le chapeau puis le schako premier
modèle (planche l.n“>6.9.10).
Épaulettes
À la place des épaulettes à franges, des
pattes d’épaule en drap comme l’habit,
arrondies à l'encolure et à trois pointes
formant écusson sur l’emmanchure, la patte
est entièrement passepoilée d'écarlate
(planche 1 bis. n° 1 et planche 10. n'" 1.2.3.
4). Elle est cousue à l'emmanchure et
attachée à l’encolure par un petit bouton
d’uniforme (cousu sur l’habit près du collet )
au moyen d’une boutonnière découpée
dans la patte. En passant entre l’habit et la
patte d’épaule, on y glisse sur l’épaule droite
le baudrier du sabre (quand l’homme porte
un sabre) et sur l'épaule gauche la bande-
role de giberne.
Giberne
La même que celle des grenadiers, mais sans
aucun ornement.
Retroussis
Un ornement en drap de couleur sur
chaque retroussis.
Pas de sabre-briquet. La baïonnette est
attachée à la banderole de la giberne
(planche 3 ter).
Bonnet de police
Planche 4.
De 1806 à 1810
Même chose avec le schako modèle 1806
(planche 1).
De 1810 à 1812
Même chose avec le schako modèle 1810
(planche 1 ) et les pompons lenticulaires de
la couleur des compagnies.
De 1812 à 1815
Changement dans la coupe de l'uniforme,
pareil à celui des grenadiers (planche 5).
Autres tenues de 1803 à 1815
Comme pour les grenadiers.
En tenue de campagne, le schako est recou-
vert par les mauvais temps d’un couvre
schako (planche 6,n° 20et planches 16.21.
21 bis et Notes générales sur l’uniforme à
Couvre schako, page ?).
Les fusiliers portent la capote (Voir Notes
générales sur l’uniforme).
De 1812 à 1815. En petite tenue d’hiver, un
long pantalon de drap bleu, tombant sur les
guêtres (planche 16).
En été le long pantalon de toile blanche
(planche 21).
Officiers de fusiliers
de 1803 à 1815
Grande tenue et tenue de campagne
Comme les soldats fusiliers avec les
épaulettes en or du grade.
Le hausse-col (en service) en cuivre doré
avec l’aigle couronné.en argent comme les
officiers de grenadiers.
Le sabre d'officier d’infanterie avec la
dragonne or du grade. Bottes à retroussis.
La coiffure comme les soldats fusiliers avec
les ornements or.
Ornements or aux retroussis comme les
fusiliers.
1810
Changement dans le schako. De 1810 à
1812.
14 — Infanterie et Régiments étrangers
l8l2
Changement dans l'uniforme (planche 5).
Un N couronné brodé en or aux retroussis.
Voltigeurs en grande tenue
De 1805 à 1806
Comme les grenadiers et les fusiliers avec
ces différences :
Le collet peut être jaune. Le schako avec
plumet ou pompon (planches 1 et 12). Pattes
d’épaule en drap bleu, comme les fusiliers,
mais passepoilées jaune.
Sur les retroussis un cor en drap jaune
découpé.
La giberne peut avoir sur la patelcttc un
cor en cuivre.
Même bonnet de police (Le gland et les
passepoils peuvent être jaunes).
Fusil de voltigeurs.
Sabre-briquet à dragonne blanche, gland
jaune ou vert, ou tout vert, ou tout jaune.
De 1806 à 1810
Changement dans le schako (planche 1 ).
Épaulettes à franges, entièrement jaunes ou
vertes, ou jaune et vert, à tournantes jaunes,
ou vertes ou rouges. Brides jaunes ou vertes
( planches 26.30,36.41.42,48.49.54).
De 1810 à 1812
La même chose avec transformation du
schako.
De 1812 à 1815
Changement dans la coupe de l’uniforme
(planche 5) et du schako.
Tenue de campagne ou de route
Comme les grenadiers et fusiliers.
Tenue d’exercice ou de corvée
Comme les grenadiers et fusiliers.
Officiers de Voltigeurs de 1805
à 1815 dans toutes les tenues
Comme les soldats avec les épaulettes et
dragonnes or du grade.
Une carabine et une giberne.
Le reste comme les autres officiers. De cors
brodés or sur les retroussis.
Officiers supérieurs montés
dans toutes les tenues
De T804 à 1815
Comme les officiers de fusiliers avec les
épaulettes or du grade. La coiffure du grade,
ornements or et plumets du grade.
Dragonne or du grade. Souvent des bottes
à l’écuyère. Harnachement de la grosse
cavalerie. Grande housse.chaperons.
Sous-officiers
De 1804 à 1815
Adjudants sergents-majors, sergents,
fourriers.
Dans toutes les compagnies, dans toutes les
tenues et à toutes les époques, comme les
soldats avec les ornements du grade.
De 1804 à 1815
Dans toutes les compagnies, dans toutes les
tenues et à toutes les époques, comme les
soldats avec les galons de caporal en laine
rouge ou orange.
Notes
De 1812 à 1815, les sous-officiers, caporaux
et soldats de voltigeurs ont des épaulettes
jaunes à franges, doublées en drap de la
couleur de l’habit, avec brides jaunes poul-
ies caporaux et soldats, en or pour les sous-
officiers.
Avant 1812. dans certains régiments, ils ont
simplement la patte d’épaule sur l’habit
(comme les fusiliers) couleur chamois liseré
jaune. Dans quelques régiments le collet
est chamois (planche 21).
Uniforme réglementaire
des tambours, fifres et cornets
De 1804 à 1806
Les tambours et fifres des grenadiers, pareils
aux grenadiers.
Les tambours et fifres des fusiliers, pareils
aux fusiliers.
En plus, un galon or de six lignes (12 centi-
mètre) entoure le collet, les revers, les
parements et pattes de parement, et un nid
d'hirondelle est placé en haut du bras, sous
chaque épaulette ou patte d’épaule. Ce nid
d’hirondelle est en drap de couleur tranchante
avec un galon or (planches 13.33,48 bis).
Les boutons des revers sont cousus sur le
galon or, excepté celui du dessus, à droite
et à gauche, qui se trouve dans l’écusson
sous le galon (planche 1 bis, n° IX).
1S05
À la création des compagnies de voltigeurs,
ceux-ci ont des tambours et des cornets ou
cors, à la place des fifres.
Ces tambours et cors suivent la règle de
l’uniforme des tambours des grenadiers et
fusiliers, avec la couleur des voltigeurs.
Les cors sont en plus armés d'une carabine
avec baïonnette ( voir Tambours, buffleteric
cors et fifres, planches 7 et 8).
De 1806 à 1808
Même chose avec le schako modèle 1806.
De 1808 à 1810
Les nids d'hirondelle sont supprimés.
Il y a beaucoup de fantaisie dans l'uniforme
des têtes de colonne.
De 1810 à 1812
Changement dans le schako. La fantaisie
dans les uniformes amène le décret du
23 mai 1810 sur le port de l'habit vert à
galons de livrée qui devait être mis en
vigueur à partir du 30 décembre 1811. régle-
mentairement pour toute l'année.
De 1812 à 1815
On commence à appliquer le décret du
23 mai 1810, mais il ne fut véritablement
porté qu'en 1813, après la campagne de
Russie, quand l'armée fut réformée.
Ce règlement ou décret fut obligatoire pour
tous les régiments de l'armée à partir du
19 janvier 1812. pour les tambours, fifres,
musiciens, cornets, tambours-majors,
tambours maîtres et trompettes de
cavalerie. Cependant pour la campagne de
Russie, les tambours, fifres, etc. touchèrent
des vêtements neufs, mais non du modèle
décrété le 23 mai 1810. Ils portaient donc
encore l'ancien uniforme. Le nouvel
uniforme du décret du 23 mai 1810 était le
suivant: habit dit habit de livrée.
En drap vert dragon, coupe des grenadiers,
voltigeurs et fusiliers (planche 5); collet
agrafé par-devant, en drap rouge et bordé
d'un galon de livrée de ('Empereur
(planche 2. n° 1 ), large de 27 millimètres.
Même galon aux parements, pattes de
parement, bords des retroussis. bord des
poches, et chevauchant les boutons de la
taille dans le dos et sept galons de même,
en chevron sur chaque manche.
A chaque bouton des poches, le même
galon doublé et terminé en pointe formant
boutonnière (planche 5 bis,n* VILVIII. IX
etX).
12habit n'a pas de revers, il ferme sur la poitrine
au moyen de neuf gros boutons d'uniforme,
entre lesquels il est placé cinq doubles rangs
de galons alternés avec les boutons. Ces
doubles rangs,formant boutonnières se termi-
nent en pointe; leur longueur depuis le bord
de l’habit jusqu'à l’extrémité de la pointe est
de 135 millimètres; le galon du haut de la
poitrine, joint la couture du collet, un gros
bouton est cousu sur ce galon, à droite de
l'habit; sous ce bouton est cousu un second
bouton sans galon, puis un troisième bouton
avec galon et ainsi de suite, de sorte qu'il y a
cinq galons doubles sur la poitrine; celui du
bas effleure l’extrémité du devant de l’habit.
Infanterie de ligne — 15
Le galon du haut de la manche est cousu à 60
millimètres de la couture de la manche à
l’emmanchure, celui du bas à 20 millimètres
du parement (planche 5, n'“ III, IV et V).
D’après Bardin.les galons des manches sont
arrondis par le haut, celui du haut ayant la
même forme que la couture de l’emmanchure.
Doublure et retroussis blancs.
Un passepoil blanc entoure le parement,
un passepoil rouge borde trois côtés de la
patte de parement, le bord de l’habit sur la
poitrine,le bas de l’habit devant et entoure
les retroussis et les poches.
Un N couronné en drap rouge pour les
fusiliers sur chaque retroussis.
Une grenade en drap rouge pour les grena-
diers sur chaque retroussis.
Un cor en drap jaune pour les voltigeurs.
Le reste comme les soldats pour chaque
compagnie.
Notes
En 1812, le cercle des tambours (instrument)
est souvent tricolore (planche 20).
Les cornets de voltigeurs portèrent le
mousqueton à baïonnette et la giberne de
sous-officier jusqu’en 1818.
Pour les autres tenues, comme les soldats
de chaque compagnie.
Tambours-majors
en grande tenue
De 1803 à 1806
Il y eut toujours beaucoup de fantaisie dans
l’uniforme, mais réglementairement l’uni-
forme était celui qui précéda i’Empire.
De 1806 à 1812
Même chose (planches 13,34,40.47). Le
sabre avait 1,40 mètre de haut.
De 1812 à 1815
Le décret du 3 mai 1810. qui ne fut mis en
vigueur qu’en 1813, règle l'uniforme des
tambours-majors, mais ce décret ne fut pas
toujours suivi. L’uniforme devait être le
même pour tous les régiments.
Habit
Même habit que les tambours avec tous les
galons en or. en plus, des galons or sur les
coutures des manches et du dos
(planches 19 et 20). L’habit a les pans longs
comme les officiers et sur chaque bras, les
galons de sergent-major, parfois les
retroussis sont rouges et agrafés, sur chaque
retroussis des grenades brodées or.
parements en pointe, sur les épaules des
trèfles en or sur drap vert ou vert avec
ornements or (planche 2, n° 5) ou des
épaulettes d’or d’officiers.
Baudrier
De drap rouge, galonné or, avec les petites
baguettes d’ébène; sabre simple ou de
fantaisie de 1.40 mètre à fourreau de cuivre
et dragonne or.
Coiffure
Soit le chapeau avec plumes et panache,
ornements or ou le colback à la chasseur à
cheval, sans jugulaire, sans flamme, avec
panache rouge cl plumes follettes trico-
lores: la plate-forme en drap écarlate ou
vert avec une croix en or ou un simple
bouton au centre avec l’étoffe de la plate-
forme plissée (planche 21).
Bottes
À la souvarow avec galon et gland or.
Tambours-majors
en petite tenue
De 1803 à 1812
Les tambours-majors en tenue de route ou
de campagne, portaient le sac comme les
sergents-majors (planche 24 bis), le chapeau
d’officier porté en colonne, était recouvert
de toile cirée noire et retenu sous le menton
par une jugulaire de cuir noir, le surtout
bleu foncé à retroussis et doublure de
même, boutons dorés. Gilet bleu comme
l’habit (souvent invisible) à petits boutons
dorés. Pantalon long en drap bleu, comme
le surtout tombant sur des bottes (ou bien
le long pantalon de toile blanche. Galons
or de sergent-major, sans passepoil. Trèfles
d’épaule en drap bleu, liserées or. deux
galons or au collet.
Pèlerine d’officier, roulée sur l’épaule
gauche ou placée sur le sec. Sabre d’officier
avec dragonne or. retenu par un baudrier
de buffle blanc. Canne.
De 1812 à 1815
Colback sans plumet, parfois une double
cordelière or. rien que devant (planche 21).
Habit de drap vert à petites basques, avec
galons de livrée comme les tambours, mais
en plus, un galon pareil sur les coulures du
dos et des manches. Un galon argent placé
horizontalement sur les parements.
Grenades brodées or sur drap rouge aux
retroussis.
Trèfles d’épaule:galon or sur drap vert.
Baudrier de buffle blanc, retenant un sabre-
briquet à dragonne de sous-officier (sergent-
major).
En hiver long pantalon de drap bleu sur les
bottes.
En été long pantalon de toile blanche à
sous-pied sur les bottes.
Tambours maîtres ou caporaux
tambours en grande tenue
De 1803 à 1812
Comme les tambours (planches 34.37,40,
44,63) avec les galons de caporal .une canne
à pomme et bout de cuivre sans ornement,
cordon et glands rouges.
En général un colback de chasseurs à cheval
de fantaisie, sans jugulaire, avec flamme
rouge, pompon ou plumet.
Un baudrier de buffle blanc avec une
grenade en cuivre.
Sabre-briquet avec dragonne de grenadier.
Sac et capote de soldat avec les galons sur
les manches.
Notes
Dans quelques régiments il y a un sergent
tambour.
De 1812 à 1815
Comme les tambours, avec galons de
caporal.
Colback à un pompon,sans autre ornement.
Canne et sac. Le reste comme avant.
Tambours maîtres ou caporaux
tambours en tenue de route
ou de campagne
De 1803 à 1812
Comme les tambours, avec les attributs de
tambour maître.
Musiciens en grande tenue
De 1804 à 1810
Il y eut toujours beaucoup de fantaisie dans
l'uniforme (planches 28,35.38.40.46.50.
51,65) mais il y avait un uniforme régle-
mentaire qui était le suivant:
Habit bleu foncé, boutonnant droit sur la
poitrine, à neuf gros boutons d’uniforme en
cuivre ; collet rouge, parements rouges,
ronds, sans patte : collet et parements bordés
d’un galon or.
Passepoil rouge, figurant les poches (au début
en travers, après en long), doublure et
retroussis blancs, boutons comme les soldats,
gants simples blancs; queue au début.
Bottes à la souvarow avec gland or.
Veste et culottes blanches.
Trèfle or sur drap bleu foncé sur chaque
épaule avec passants or sur même drap bleu.
Chapeau en bataille, bordé d'un galon or
avec macarons et ganse de cocarde or.
Pompon blanc, sphérique portant le numéro
du régiment.
Pas de sac ni de fusil.
Ceinturon blanc, à plaque de cuivre rcctan-
i6 — Infanterie et Régiments étrangers
gulaire. placé sur le gilet et sous l’habit, ou
bien le baudrier blanc, passant sur l’épaule
droite au-dessus de l’épaulette et sans plaque.
Épée à fourreau de cuir et cuivre, sans
dragonne, poignée cuivre.
Notes
Les ornements sont en métal blanc, pour
les régiments qui ont les boutons blancs.
De 1810 à 1815
D’après le décret du 23 mai 1810 (mis en
vigueur en 1813) les musiciens doivent être
en habit vert à galons de livrée comme les
tambours fifres etc., avec en plus un galon
sur les parements, ce galon est large de dix
lignes. Ils ont le schako de fusiliers avec
pompon blanc lenticulaire (planche 3. n° V)
L’application de ce décret ne fut pas
observée dans beaucoup de régiments.
Musiciens en tenue de route
ou de campagne
De 1804 à 1812
Chapeau sans galon, avec ganse et cocarde,
comme les officiers, porté en colonne, sans
pompon, avec jugulaire de cuir noir, recou-
vert par mauvais temps d’un couvre
chapeau de toile cirée noire ou verte
(planche 24 bis).
Surtout bleu foncé, collet, parements en
botte, doublure et retroussis de même. Un
galon or au collet et aux parements.
Gilet bleu foncé, boutons cuivre d’uniforme.
Pantalon de tricot bleu avec bottes à la
souvarow. sans ornement, ou long pantalon
de drap bleu, couvrant la botte.
En été le gilet peut être de bazin blanc,
parfois à deux rangs de boutons en étoffe
et le pantalon long de toile blanche à sous-
pied ou sans sous-pied.
Une pèlerine bleue comme les officiers.
Un sac avec bretelles blanches comme les
soldats.
La pèlerine est pliée ou roulée sur le sac
comme la capote, par temps de pluie, elle
couvre le sac et les épaules (planche 24 bis).
Épée avec ceinturon blanc ou noir, passant
dans la braguette.
Pattes d’épaule de drap bleu, galonnées or.
Pas de gant.
Bonnet de police comme les fusiliers.
En été. même chose, avec gilet blanc et long
pantalon de toile blanche ou rayée bleu et
blanc, tombant sur la botte.
Musiciens en tenue de ville
Suit la règle des tambours.
Voir Instruments de musique, planche 8 et
Formation de la musique.
Chefs de musique
Comme les musiciens dans toutes les tenues
et à toutes les époques, avec les galons de
sergent-major or ou argent selon les
boutons, (planche 50).
Sapeurs
Planche 10 bis,n‘ I. II. 111.1V et texte (voir
Les sapeurs des différents régiments).
L’uniforme est celui des grenadiers avec le
changement en 1812 (planche 10) mais le
bonnet à poil reste pareil jusqu’en 1815.
Sur l’habit, le surtout, la capote, les hauts
des bras sont ornés de deux haches croisées,
et parfois en plus une grenade et souvent
sur le bras gauche les galons d’ancienneté.
Tous ces ornements en drap découpés
cousus sur l'étoffe. Ces ornements sont en
général rouges, mais dans quelques
régiments les haches et les grenades sont
de couleur différente.
Le bonnet à poil est sans plaque devant, un
peu plus large que celui des grenadiers avec
plumet généralement rouge ; cordelière à
deux glands avec raquettes de couleur diffé-
rente selon les corps, plate-forme comme
les grenadiers. Parfois aussi un colback de
cavalerie avec flamme.
Un tablier blanchi sur le devant. Des gants
à crispin avec manchettes blanches. Un
sabre à tête de coq ou un briquet avec ou
sans dragonne.
Infanterie de ligne — 17
18— Infanterie et Régiments étrangers
Planche i bis
Infanterie de ligne — 19
Légende Planche 1 page 17
Infanterie de ligne (de 1804 à 1815)
I. Casque de soldat et tambour de
fusiliers porté de 1791 jusqu’à I’Empire.
2. Bonnet à poil de grenadiers porte
officiellement de 1790 à 1793 (il y en
avait encore en 1804).
’. Chapeau d'officier de 1791 à I’Empire.
4. Chapeau de grenadiers de 1793 à
I’Empire.
5. Pompon de chapeau de soldat
(fusiliers) de 1793 à I’Empire.
6. Chapeau de soldat (fusiliers) en 1804
(Empire).
7. Bonnet à poil de grenadiers (vu de
dos) au début de I’Empire (même
chose pour les sous-officiers).
8. Bonnet à poil de grenadiers (vu de
face) au début de I’Empire (même
chose pour les sous-officiers).
9. Schakos de fusiliers de 1805 à
février 1806 (même chose pour les
sous-officiers).
10. Plumet et pompon de couleur différente
(même chose pour les sous-officiers).
11. Schakos de fusiliers de 1806 à 1810.
12. Fbmpons sphériques en chardon de laine
(même chose pour les sous-officiers).
13. Schakos de fusiliers du 9 novembre
1810 à 1815.
14. Pompons lenticulaires de 1806 à 1810
(même chose pour les sous-officiers).
15. Schako de grenadiers entre 1808et 1810.
16. Schako de voltigeurs entre 1808 et 1810.
17. Cocarde impériale (avant 1812) en
métal peint (5.4 cm).
18. Plaque du schako (du 9 novembre
1810 à 1812) avec les dimensions de la
plaque du modèle 1806 (en 1810 ces
dimensions sont un peu plus grandes).
Légende Planche i bis page 18
Infanterie de ligne (de 1804 à 1815)
I. Habit ouvert de soldat fusiliers de 1803
à 1806. L’intérieur est doublé de toile
jusqu’à la taille et les pans de cadis
blancs. Les pans attachés dans le bas
par une agrafe et une porte jusqu’en
1808 ou par une patte avec bouton.
II. Revers carrés de l'habit d’infanterie
de ligne avec le gilet et le collet
(fusiliers, grenadiers et voltigeurs
de 1803 à 1812).
III. Revers en pointe de l’habit d’infan-
terie légère avec le gilet et le collet.
IV. Collet de l'habit d'infanterie de ligne
de 1803 à 1806 avec les dimensions.
V. Collet de l’habit d’infanterie de ligne
de 1806 à 1812 avec les dimensions.
VL Poches en travers de l’habit de 1803
à 1806.
VII. Poches en long de l'habit de 1806
à 1812.
VIII. Guêtre blanche de l'infanterie de ligne
de 1803 à 1812.
IX. Revers droit de tambour de 1804
à 1812.
X. Parement (manche gauche) avec la
couture extérieure du côté du coude.
XI. Pans d'habit de soldat fusiliers de 1803
à 1808. Les pans retenus par une patte
avec deux petits boutons d'uniforme.
XII. Manche gauche de tambour de 1806
à 1812.
XIII. Retroussis de 1808à 1810.cousus sur
l’habit en laissant un triangle bleu de
l’habit en dessous.
XIV. Retroussis de 1810 à 1812. cousus
jusqu’en bas de la basque de l’habit,qui
a encore les longues basques (En 1812
avec l’habit à basques courtes les
retroussis sont cousus de la même façon).
XV. Patte d’épaule des fusiliers de 1804
à 1812.
Légende Planche 1 ter page 20
Infanterie de ligne (de 1804 à 1815)
I. Bonnet à poil de grenadiers d’infan-
terie (vu de face). Dans certains
régiments la cordelière du bonnet n’est
nattée que par-devant, il en est de
même dans l’infanterie légère.
II. Même bonnet (vu de dos) avec la
cordelière nattée seulement par-devant.
Parfois il y a derrière, deux cordonnets.
III. Bonnet de police d’infanterie de 1804
à 1812. dit « à la dragonne ». Le bonnet
est déployé dans toute sa longueur,
c'est le bonnet des fusiliers.
IV. Devant du bonnet de police des
grenadiers.
V. Bonnet de police d’officier de fusiliers
(parfois les passepoils rouges sont
remplacés par des cordonnets or). Les
bonnets d’officiers de grenadiers ont des
grenades or devant. Les bonnets d’offi-
ciers de voltigeurs ont un cor or devant.
VI. Bonnet de police de sous-officiers de
fusiliers : gland or et écarlate. Ceux des
sous-officiers de grenadiers ont une
grenade or et écarlate et le gland or et
écarlate. Ceux des voltigeurs ont un
cor vert ou jaune, pompon vert ou
jaune, tous les deux mélangés d'or.
VII. Chapeau avec quatre petites ganses
(passants).deux de chaque côté.
VIII. Chapeau avec huit petites ganses,
quatre de chaque côté.
IX. Façon de faire passer les passants
(devant du chapeau).
X. Façon de faire passer les passants
(derrière du chapeau).
XL Bonnet de police de voltigeurs (le
gland peut être aussi jaune) avec la
flamme passée dans le bandeau, le
gland tombant devant (cette façon de
porter le bonnet de police est la plus
usitée dans l'armée).
XII. Coiffure de l'infanterie de ligne.
Cheveux coupés à la hauteur du milieu
de l'oreille (jamais poudrés).
19. Pompon en carotte, avec son fil de fer.
servant à la fixer au chapeau, derrière
la cocarde.
20 — Infanterie et Régiments étrangers
Pl-AN'CHE I TER
Infanterie de LIGNE — 21
1. Pan d'habit et retroussis de grenadiers
de 1810 à 1812.
2. Pan d’habit et retroussis de voltigeurs
de 1810 à 1812.
3. Pan d'habit et retroussis de fusiliers de
1812 à 1815.
4. Pan d’habit et retroussis d’officier de
voltigeurs de 1810 à 1812.
5. Pan d’habit et retroussis d’officier de
grenadiers de 1810 à 1812.
6. Pan d’habit et retroussis d'officier de
fusiliers de 1812 à 1815.
7. Collets d’habit de grenadiers et fusiliers
de 1806 à 1812 et de 1812 à 1815
(d’après Lienhart et Humbert).
1. Pans d’habit et retroussis de fusiliers
de 1812 à 1815.
2. Pans d’habit et retroussis de voltigeurs
de 1812 à 1815
3. Pans d’habit et retroussis de tambours
et fifres de grenadiers de 1812 à 1815.
(Voir Détails, planche 5 bis. n" VII.
VIII. IX et X)
Planche 2
I. Galon de tambours, fifres et cors de
1812 à 1815 galon horizontal.
2. Sabre-briquet de grenadiers de 1804
à 1815*
3. Sabre-briquet de voltigeurs avec sa
baïonnette de 1804 à 1815**.
Infanterie de ligne
4. Bouton d'uniforme.
5. Trèfle d'épaule (épaulette) de
tambour-major en 1812.
* La dragonne peut être aussi entière
ment rouge.
* * La dragonne peut être aussi entière-
ment jaune ou bien verte.
22 Infanierie et Régiments étrangers
Planche 3
Infanterie de ligne — 23
Planche 3 bis
24 — Infanterie et Régiments étrangers
Légende Planche 3 page 22
Infanterie de ligne
I. Schako de fusilier de 1806 à 1810 (côté
droit ). Pompon sphérique en chardon
de laine de couleur.
II. Attaches de la cordelière du même
schako. Côté gauche et côté droit.
III. Schako de fusiliers de 1810 à 1815.
Pompon rond et plat, forme lenticu-
laire de la couleur de la compagnie
(planche 6). En 1812 la plaque est
remplacée par l'aigle en cuivre avec le
numéro du régiment.
IV. Plaque de schako de toute l’infanterie
de 1812 à 1815. Officiers et soldats.
V. Modèle d'un pompon de fusiliers de
1812 à 1815, rond et plat. C'est un
pompon d'état-major puisqu'il est
blanc (avec aigle couronnée sur
foudres et garniture brodée en fil
d'argent et paillettes). Grandeur régle-
mentaire 5.4 cm. En dessous se trouve
la garniture en métal qui se plaçait dans
le gousset de cuir entre le schako et la
cocarde.
VI. Gros bouton d'officier (doré) 2.7 cm
de diamètre.
VII. Gros bouton d'officier du 64e de ligne
(doré).
VIII. Gros bouton d'officier du 23' de ligne
(doré). Décoré de la Légion d'hon-
neur.
IX. Gros bouton du 57e de ligne (cuivre).
Décoré de la Légion d'honneur.
X. Cocarde d'infanterie (8.1 cm de
diamètre) en étoffe de 1812 à 1815.
XI et XII. Boutons, vus de profil et de dos.
XIII. Couvre schako (vu de dos) avec le
couvre-nuque.
Notes
Les pompons lenticulaires sont en bois,
recouvert d'étoffe.
Légende Planche 3 bis page 23
Infanterie de ligne
I. Banderole de giberne.
II. Giberne vue de dos et de bas en haut,
avec les attaches de la banderole, les
boucles, les passants et les petites
courroies servant à attacher le bonnet
de police. Sur le côté la martingale ; en
dessous le contre sanglon.
III. Giberne (vue de face) avec le bonnet
de police roulé et attaché. D'après
Rousselot. le gland du bonnet de police
tombe à gauche.
IV. Giberne, avec le porte-baïonnette ou
pendant de baïonnette (Fusiliers
d’infanterie de ligne et Chasseurs
d'infanterie légère).
V. Bretelle de fusil.
VI. Bretelle de fusil, attachée au-dessus
de la grenadière et en bas à la boucle
qui se trouve au-dessus du pontet
(pose réglementaire de la bretelle).
VII. Fourreau de baïonnette (vu de profil).
VIII. Fourreau de baïonnette (vu de face).
IX. Pendant de baïonnette avec l'attache
du fourreau.
X. Pendant de baïonnette (sans fourreau).
XI. Pendant de baïonnette ( avec fourreau
et baïonnette).
XII. Havresac de 1803 à 1806 ( avant le port
de la capote) le sac n'est pas rigide
(Voir Détails du sac et attaches
inférieures des bretelles: planche 4.
n" II et 11 bis).
XIII. Giberne avec le recouvrement et la
poche (ou bourse).
XIV. Coffret de la giberne.
XV. Modèles de martingales de giberne.
XVI. Tire-bourre.
Légende Planche 3 ter page 25
Infanterie de ligne
I. Façon de porter la médaille de la
Légion d'honneur dans l'infanterie.
II. Baudrier du sabre des grenadiers et
voltigeurs (tout au début, ensuite le
baudrier est d'une seule pièce, sans
l'agrafe de cuivre qui est remplacée
par une couture sur le pendant).
III. Banderole de la giberne avec le porte-
baïonnette pour les fusiliers (qui n'ont
pas le sabre).
IV. Baudrier de sabre des grenadiers et
voltigeurs, avec le plumet attaché au
fourreau du sabre dans un étui en toile
cirée et retenu par une ficelle (même
chose pour l'infanterie légère). Entre
la poignée et le fourreau on voit la
manchette du sabre, en laine de la
couleur de la compagnie.
V. Attache de la martingale de giberne
après 1807 pour les grenadiers et volti-
geurs et tous les hommes portant le
sabre attaché par un baudrier (même
chose pour l'infanterie légère). Cela
jusqu'au port de l'habit modèle 1812.
VI. Attache de la martingale de giberne
après 1807 pour les fusiliers d'infan-
terie de ligne et chasseurs de l'infan-
terie légère, qui ne portaient pas de
sabre.
VII. Hausse-col d'officier (depuis le sous-
lieutenant jusqu'au colonel).
VIII. Manche gauche de sergent, avec
chevrons d'ancienneté. Les chevrons
ne sont jamais passepoilés, mais les
galons du grade le sont sur les avant-
bras.
IX. Parement et patte de parement de
tambour (manche gauche) dans les
régiments qui ont les pattes à 3 pointes
(Garde).
X. Baudrier porte-épée d'officier et
d'adjudant jusqu'en 1806.
XI. Poignée de sabre-briquet avec la façon
réglementaire d'attacher la dragonne
(dragonne de voltigeur sur le dessin ).
26 - Im AMI RIE I l RÉGIMENTS ÉTRANGERS
Planche4
Infanterie de ligne
I. Bonnet de police d’un fusilier et d’un
grenadier face et profil (1804 à 1812)
avec la façon spéciale de porter le
bonnet, la flamme dans le bandeau, le
gland tombant dans l’échancrure de
devant.
I bis. Bonnet de police de fusiliers ( 1804 à
1812).
II. Sac de soldat à partir de 1806 vu de
face.
Il bis. Sac de soldat à partir de 1806. vu de
dos. avec l’attache des bretelles.
III. Capote ou pèlerine d'officier, roulée
sur l’épaule.
IV. Étui en fer blanc, porté par les soldats
en permission.
V. Gourde ou calebasse.
VI. Capote roulée en rond sur le sac. Elle
peut être aussi pliée en carré.
VII. Dessus du sac. lorsque la capote est
enlevée et remplacée sur le sac par
l’étui contenant le linge sale.
VIII. Schako de voltigeurs avant 1810.
IX. Intérieur de la patelctte ou couvercle
du havresac.
X. Schakos d’officiers de 1810 à 1812.
selon les grades, à la suite du décret du
9 novembre 1810.
I. Colonel.
II. Major.
III. Chef de bataillon.
IV. Capitaine de grenadiers.
V. Lieutenant de voltigeurs.
VL Sous lieutenant de fusiliers.
VII. Galon supérieur du schako d'adju-
dant sous-officier (grandeur exacte :
14 millimètres,avec losanges de soie
rouge). Le pompon pyramide des
officiers a une hauteur de 81 milli-
mètres.
Infanterie de ligne — 27
Planche 4 bis
Infanterie de ligne
I. Culotte en drap blanc (1804 à 1812)de
la Garde.
11. Côté gauche de la culotte sous le genou
(1804 à 1815).
111. Boucle de la jarretière de la culotte
(1804 à 1815).
IV. Culotte vue de profil, côté droit (1804
à 1815).
V. Pont-levis de la culotte (boutonné)
(1804 à 1815).
VI. Derrière de la culotte de tricot, avec
les bretelles ( 1804 à 1815).
VII. Bas de la culotte de tricot, avec les
bretelles ( 1804 à 1815). (Même chose
pour le long pantalon de toile blanche
et le pantalon de drap bleu) tombant
sur la guêtre.
VIII. Devant de la culotte de tricot avec les
bretelles ( 1804 à 1815). Grand pont-levis
Notes
La culotte de tricot lut portée par
l'infanterie de ligne pendant tout
l'Empire.
IX. Caleçon de toile (ouvert).
X et XI. Petits ponts simulés des officiers.
28 — Infanterie et Régiments étrangers
Légende Planche 5
Infanterie de ligne
I. Gilet de 1803 à 1812 (appelé aussi
veste). Uniforme d'après le décret du
19 janvier 1812
II. Gilet de 1812 à 1815 de fusiliers. Les
grenadiers ont la patte d'épaule
rouge, et les voltigeurs ont cette patte
jaune*.
Notes
Collet et parements bleus pour les
grenadiers, voltigeurs et fusiliers. Neuf
gros boutons d'uniforme.
III. Basques et poches des tambours
fusiliers (1804 à 1815).
IV. Détails des poches des tambours
fusiliers (1804 à 1815).
V. Habit de tambour cl de fifre fusiliers
( 1804 à 1815). Les grenadiers et les
voltigeurs ont des épaulettes.
VI. Bonnet de police vu de côté.
VII. Bonnet de police vu de face. Ce bonnet
de police fut appelé « Bonnet à la
Marie-Louise ».
8. Habit de grenadiers (soldat) avec les
dimensions en 1812. Il y a 13 agrafes
aux revers et 3 au collet.
9. Basques, retroussis et poches de grena-
diers en 1812.
10. Détail des revers, avec les dimensions
en 1812.
11. Détail des poches, avec les dimensions
en 1812.
12. Patte d'épaule des fusiliers de 1812 à
1820.
13. Épaulette de grenadiers (celles des
voltigeurs sont jaunes).
14. Attribut des voltigeurs (bas des
retroussis) en 1812.
15. Attribut des fusiliers (bas des
retroussis) en 1812.
16. Attribut des grenadiers (bas des
retroussis) en 1812.
Légende Planche 5 bis
Infanterie de ligne
I. Bonnet de police de soldat de 1813 à
1815 (profil gauche). On nommait ce
bonnet « Polakem » ou bien encore
« Bonnet de police à la Marie-Louise ».
Il était réglementaire pour tous les
corps d'infanterie, de cavalerie etc.,
excepté pour le Garde.
Le n° I de la planche représente le
bonnet avec sa partie rabattue sous le
bandeau, les pointillés indiquent la place
de cette partie relevée (sous la calotte).
II. Même bonnet, avec la partie relevée
(profil droit).
III. Même bonnet, avec la partie relevée
(vu de face).
IV. Revers et gilet de l'uniforme en 1806
avec la place exacte des boutons, des
poches du gilet et du bas des revers.
V. Cordelière du schako de 1806 à 1810.
VI. Détails de la cordelière avec les glands
et raquettes.
VII. Galon de livrée de 1812 à 1815
(vertical) 1 pouce de large.
11 y a 2 formes de galon, une horizon-
tale et une verticale, de manière à ce
que les N et les aigles soient toujours
placés verticalement. Tous les N sont
couronnés et les aigles non couronnés.
Il est à remarquer que la séparation
verte entre les N et les aigles n'est pas
pareille dans les galons horizontaux et
verticaux. L'aigle a la tête tournée vers
la droite.
VIII. Galon de livrée de 1812 à 1815
(horizontal).
IX. Galonnage du devant et des retroussis
des tambours des grenadiers de 1812
à 1815.
X. Manche gauche du même habit (on
représente aussi les galons de la
manche, en ogive, de la forme de
l'emmanchure.
XI. Galon tricolore du 8e Régiment en
1812-1813.
XII. Ornements de sapeur placés sur les
brisques du bras gauche dans certains
régiments).
XIII. Galon que portèrent en 1809 les
tambours, fifres et cors dans certains
régiments.
Infanterie de ligne — 29
Pl ANCHE 5
30 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 5 bis
Planche 6
Infanterie de ligne
1,2, 3, 4, 5. Pompons des compagnies de
fusiliers et houppettes de 1810 à 1815.
Le n° 1 est le pompon de l’état-major.
Décret du 9 novembre 1810 et du 19
janvier 1812. Ces pompons sont lenti-
culaires.
6,7,8,9,10. Pompons des officiers de fusiliers
de 1810 à 1815. Memes décrets. Ces
pompons sont de forme pyramidale.
11 et 12. Jugulaire du schako des soldats et
officiers en cuivre doré pour les officiers.
13. Schako de grenadiers (modèle 1812).
Visière entièrement en cuir, plumet
de crin rouge. On le représente aussi
avec un pompon de laine rouge sous
le plumet, ou bien sans plumet avec
un pompon de laine rouge avec
houppette de laine rouge.
14. Schako d’officier de grenadiers
(modèle 1812), plumet en crin rouge.
15. Schako d'officier de voltigeurs
(modèle 1812). plumet en crin rouge.
16. Schako d’officier de fusiliers. 1,v compa-
gnie (modèle 1812. Pompon pyramidal
en laine (depuis le décret du 9 novembre
1810etdu 19janvier 1812).
17. Schako de voltigeur (modèle 1812).
Même chose que pour le schako de
grenadiers, mais en jaune.
18. Schako de fusiliers (modèle 1812).
lrv compagnie, avec le pompon vu de
face et de profil.
19. Schako de fusiliers sunnonté du pompon
avec sa houppette (2 compagnie).
20. Couvre schako en toile cirée de 1813 à
1815 de caporal voltigeur, avec le couvre-
nuque relevé et attaché par-devant.
21. Pompon lenticulaire avec sa houppette
en laine (2V compagnie), d’après le
décret du 9 novembre 1810.
22. Autre jugulaire de schako d’officier
en cuivre doré (1804 à 1815). Les deux
premiers rangs d’écailles sont soudés
ensemble et ainsi de suite par rangs
de deux. En tout 14 rangs de 5 écailles.
32 — Infanterie et Régiments étrangers
Pl .ANCHE 7
Infanterie de ligne
I. Porte-fifre avec son collier ou bande-
role.
11. Devant et derrière de la plaque où se
trouve le numéro du régiment (porte-
fifre).
III. Porte-fifre vu de profil.
IV. Derrière du collier sur lequel est
attaché le porte-fifre.
1. Collier de tambour ( 1807 à 1812)
avec les accessoires et détails.
2. Pommeau de canne de tambour-
major et glands. Les ornements en
argent.
3. Tambour (avec cordes et tirants à
oreilles) et bretelles de tambour.
IV. Dessous du tambour.
V. Cercle inférieur du tambour.
VI. Pomme de canne d'un tambour maître
(caporal tambour) en cuivre: corde-
lière et glands de laine rouge.
VII. Baguettes et porte baguettes régle-
mentaires.
Infanterie de ligne — 33
PLANCHE 8
Infanterie de ligne
I. Triangle (musique)
II. Chapeau chinois (musique).
III. Basson tête de serpent (musique).
IV. Seipent (musique). Instrument en bois,
recouvert de cuir, percé de 9 trous.
V. Cor (musique d'infanterie légère).
VI. Cornet ou cor. formant partie de la tête
de colonne avec les tambours et fifres
dans les régiments d'infanterie de ligne
et d'infanterie légère.
VIL Basson ordinaire (musique), hauteur
85 à 86 centimètres.
34 — Infanterie et Régimenjs étrangers
Planche 9
Infanterie de ligne
I. Plaque de schako réglementaire (51e
de ligne) en cuivre. Décret impérial du
27 mars 1806 et ordonnance du
9 novembre 1810jusqu'en 1812.
11. Plaque de schako du 2e régiment
(réglementaire également, mais très
peu porté), modèle du 27 mars 1806.
Mêmes dimensions que le n 1 (collec-
tion Gramont).
III. Plaque de schako du 56e Régiment en
1809, modèle fantaisie du 27 mars 1806.
IV. Plaque de schako d'un fusilier du
9e ligne, modèle du 27 mars 1806. mais
de fantaisie.
Ce schako est sans jugulaire, ni bordure
de cuivre à la visière (collection Job).
Notes
Les petits ronds sur les côtés des
plaques représentent des trous par
lesquels on fixait la plaque au schako,
au moyen de petits fils de laiton.
V. Tambour d’infanterie en veste (vu de
dos) 1812 à 1815 avec la façon d'atta-
cher le tablier de tambour. Le bouton
à gauche de la veste servait à tenir la
martingale de la giberne en tenue
d'exercice en veste. C'était un bouton
à moule, c'est-à-dire en bois ou en os
recouvert d'étoffe blanche, il avait 2 cm
de diamètre.
(Les tambours n'avaient pas ce
bouton, n'ayant pas de giberne).
VI. Fifre (fusilier d'infanterie. 2e compa-
gnie) avant la suppression des nids
d'hirondelle qui eût lieu en 1808.
VII. Fifre (instrument) en bois noir.
Infanterie de ligne — 35
PLANCHE 10
36 — Infanterie et Régiments étrangers
Infanterie de ligne — 37
Légende Planche 10 page 35
Infanterie de ligne
I. Parement et patte de parement de la
manche droite de 1806 à 1812 (avec
les dimensions) réglementairement.
II. Manche droite ouverte de 1806 à 1812
réglementairement.
III. Manche droite ouverte de 1806 à 1812
réglementairement.
IV. Manche gauche ouverte de 1806 à
1812 réglementairement.
V. Manche droite fermée de 1803 à 1806
réglementairement.
VI. Manche droite fermée de 1812 à 1815
réglementairement.
1. Sergent-major de fusilier du 58e
Régiment (d'après Martinet) en
1806, au début du port du schako
dans l'infanterie.
2. Sergent, à la même époque, même
régiment.
3. Caporal, à la même époque, même
régiment.
4. Fourrier, à la même époque, même
régiment.
Notes
Les fusiliers de ce régiment portaient
le plumet à la place du pompon
(planche 49).
Ces documents sur les schakos et les
collets sont de « Martinet ». En tout
cas à partir de 1810 les sous-officiers
n'ont pas de galon or sur le schako, ni
d'écusson au collet.
I. Tablier de sapeur de 1804 à 1812. Le
tablier se porte sous l'habit et sur la
veste, cachant celle-ci.
IL Tablier de sapeur de 1812 à 1815. Le
tablier se porte toujours sous l'habit.
III. Tablier de sapeur en 1816 (Deuxième
Restauration).
Le tablier se porte sur l’habit et le
ceinturon est supprimé. Cette tenue
resta la même jusqu'à la suppression
du tablier chez les sapeurs.
Légende Planche 10 bis page 36
Infanterie de ligne
I. Banderole de giberne, porte-hache
(face) de sapeur.
11. Banderole de giberne, porte-hache
(dos) avec le porte-hache de sapeur.
III. Tablier de sapeur.
IV. Bonnet de police de sapeur.
V. Bonnet de police de colonel.
VI. Bonnet de police de major.
Notes
Ces bonnets de police sont les mêmes
pour toute l'armée infanterie et
cavalerie, avec les différences de
couleur selon les corps. Le major a le
petit galon en or. lorsque le colonel a
les galons en argent.
VIL Retroussis de l'habit des grenadiers
1804 à 1810. D'abord agrafés, ensuite
cousus (pour tous les retroussis).
VIII. Retroussis de l'habit des voltigeurs
1804 à 1810.
IX. Retroussis des fusiliers jusqu'en 1812
de divers régiments.
38 — Infanterie et Régiments étrangers
Uniformes
Accessoires de l’uniforme
Sapeurs
Tablier
En buffle blanchi par-devant.se portait sous
l'habit et sur la veste, cachant celle-ci. Il est
maintenu dans le haut par une courroie de
buffle.entourant le cou, muni d’un bouton
et d'une boutonnière ; sous les aisselles par
2 courroies cousues sur le tablier qui s'atta-
chent dans le dos, et à la taille par un
ceinturon de buffle blanc avec plaque en
cuivre omée d'une grenade en relief.
Buffleterie
Un baudrier de sabre, sans ornement et sans
rainure, en buffle blanchi (parfois, devant
une grenade en cuivre).
Une banderole de giberne sans rainure en
buffle blanchi ornée par-devant comme la
banderole de cavalerie l’est par derrière,
avec en plus une grenade en cuivre dans le
haut : par-derrière un étui de cuir noir pour
contenir la lame de la hache, le manche de
la hache, passée dans un tube de buffle blanc
qui se trouve à hauteur de l'omoplate
gauche de l'homme. Sur l'étui de cuir noir
est cousu à celui-ci une petite giberne en
cuir noir sans ornement, parfois une
grenade de cuivre orne la patelette.
Armes
Un sabre-briquet avec une dragonne de
grenadiers; il est attaché au baudrier avec
un pendant de baïonnette comme les grena-
diers. Il peut être aussi à tête de coq sans
dragonne.
Un mousqueton avec bretelle, modèle an
IX (1800) et une baïonnette.
Une hache de sapeur de forme différente
selon les régiments.
Sac
Comme les soldats.
Capote
Comme les soldats avec les haches sur les
bras.
Bonnet de police
Comme les grenadiers avec devant 2 haches
de drap, croisées à la place de la grenade et
parfois une grenade au-dessus des haches,
le tout généralement rouge.
Ils portaient tous la barbe, qui parfois était
fausse.
Dans les autres tenues, comme les grena-
diers.
(Voir Note générales sur l'uniforme).
Caporal sapeur
Comme les sapeurs avec les galons de
caporal.
Sergent sapeur
Comme les sapeurs avec tous les attributs
des sergents de grenadiers. Pas de hache ni
de mousqueton, mais 2 pistolets, retenus à
la ceinture dans 2 tubes de buffle cousus
sur le ceinturon, l'un à droite et l'autre à
gauche de la plaque.
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Colonel en grande tenue
Officier de fusiliers en grande tenue
Soldats fusiliers en grande tenue de 1803 à 1806
(pour tous les régiments)
A la bataille d'iéna en 1806, l'infanterie portait encore le chapeau.
Infanterie de ligne — 39
Infanterie de ligne de 1804 à 1815
Grenadiers en grande tenue
Pl -ANCHE 12
Pi a Mf-un i o
Infanterie de ligne de 1804 à 1815
Tambour-major au début de I’Empire
D'après Martinet ce n’est pas l'uniforme régle-
mentaire. Toujours d'après Martinet, il y a un
autre uniforme pareil à celui-ci. mais avec les
galons et broderies en argent, c'était le
tambour-major du 5e Régiment.
Tambour de fusiliers en 1806,
tenue réglementaire (pour tous les régiments)
Tambour de grenadiers en 1806,
tenue réglementaire (pour tous les régiments)
0-
40 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 13 bis
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Colonel en grande tenue avant 1812
(d'après une gravure)
Notes
On ne voit pas sur l'original, l'ornement
des retroussis (probablement des aigles
couronnées brodées en or).
Le colonel avait aussi probablement la
grande housse sur le cheval et pas de porte-
manteau.
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Officiers de fusiliers ( 1810 à 1812)
Lieutenant en grande tenue
Officier en redingote
Capitaine avec la pèlerine
Sous-lieutenant en grande tenue
Sergent-major de grenadiers
Infanterie de ligne — 41
Infanterie de ligne
(1804 a 1815)
Officiers et soldats fusiliers (3' Compagnie)
en petite tenue d'hiver de 1812 à 1815
Pi anche 16
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Capitaine de grenadiers en grande tenue ( 1812)
Colonel en grande tenue ( 1812)
Officier en redingote (1812)
42 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 17
Infanterie de ligne de 1804 à 1815
Colonel et grenadiers en grande tenue
(181201815)
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Colonel en grande tenue
en 1812 jusqu'en 1815 (d'après Détaillé)
En second plan : capitaine de fusiliers, major
et chef de bataillon avec les plumets et schako réglemen-
taires de 1812 à 1815.
Notes
Il est à remarquer que le colonel (d'après Détaillé) a un
plumet blanc comme avant 1812.au lieu de l'aigrette régle-
mentaire. Il a aussi le ceinturon sur l'habit et les basques
courtes.
Infanterie de ligne — 43
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Voltigeurs et officier en grande tenue
de 1812 à 1815
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Fusiliers, tambourfusilier, tambour-major
en grande tenue de 1812 à 1815
Notes
Ces fusiliers sont la 1" Compagnie
(pompons verts).
On représente aussi la plate-forme du
colback de tambour-major en étoffe verte
Les fifres fusiliers ont le même uniforme
que les tambours fusiliers.
Pi .anche 18
44 — Infanterie et Régiments étrangers
P1ANCHE 20
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Cantinière, tambours de grenadiers, tambour-major
en grande tenue (de 1812 à 1815)
Notes
Les fifres grenadiers ont le même uniforme que les tambours.
Infanterie de ligne — 45
Planche 21
Légende Pi .anche 21
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Sergent de voltigeurs en tenue d'été en 1812
Notes
Cet uniforme est pris d'après une gravure en couleur,
il n'est pas tout à fait réglementaire, ainsi le schako est
du modèle 1810 à 1815, la dragonne est aussi de
fantaisie.
Tambour-major en petite tenue d'été de 1812 à 1815
Notes
Rien que des galons de livrée et un galon argent
horizontal aux parements.
Fusilier en tenue de campagne hiver
(campagne 1813-1814)
Le bonnet de police est rabattu sur les oreilles et placé
sous le schako qui est recouvert du couvre schako avec
son couvre-nuque relevé et attaché par-devant.
Légende Planche 21 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Caporal de fusiliers en capote (1812 à 1815)
Fusilier en capote (1812 à 1815)
Les fusiliers dans le fond ont le couvre-nuque non
relevé.
Notes
En 1812. les galons de caporal sont en laine jaune.
46 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 22
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Soldats et caporal en tenue de corvée,
en veste et pantalon de treillis de 1805 à 1812
Notes
L'homme qui est assis a un vieux surtout dont on
a coupé les pans.
Planche 23
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Soldats en manches de chemise et bretelles après 1812, avec bonnets de police de l'ancien modèle
Boulanger chef (1810 à 1814)
Sur le bras gauche seulement, il y a un nid d'hirondelle bleu ciel, avec galon or.
Au bas du revers de gauche, il y a une boutonnière en galon or (d'après la collection de Hambourg).
Infanterie de ligne — 47
Planche 24
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Officier de grenadiers d’infanterie de ligne
avec pèlerine en tenue d’hiver en 1812
Officier supérieur d'infanterie de ligne
(grenadier) en surtout (tenue d’hiver)
Les basques sont courtes, les retroussis avec
grenade or.
Officier de fusiliers du s r Régiment de ligne
en redingote en 1809
(d’après un document)
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Musicien et tambour-major
en tenue de campagne d’hiver avant 1812
48 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 25
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Maîtres d'arnies en tenue de ville
de 1804 à 1812
De 1812 à 1815 ils ont la tenue del'époque.
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Année d’Espagne
Voltigeur, grenadier,
officier de grenadiers en 1808
Notes
En Espagne les soldats portaient parfois le
large pantalon de toile blanche, lié sur la
guêtre à la cheville, il en est de même dans
toutes les compagnies pour tous les
hommes.
Le reste de l'uniforme ne change pas.
Les grenadiers ont aussi parfois la queue.
Il y avait beaucoup de fantaisie pour le port
de l'uniforme (voir planche 27)
Infanterie de ligne — 49
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Année d'Espagne
Officier de fusiliers, grenadiers, voltigeurs
fusiliers en 1812*
Notes
Certains régiments avaient,soit l'habit,soit
le long pantalon de drap brun, confectionné
avec le drap des moines, pris dans les
couvents.
Les officiers gardèrent leur tenue ordinaire.
Les tambours, etc., furent habillés comme
les soldats.
* Il est probable que l'armée d'Espagne ne
porta pas la tenue réglementaire de 1812.
PLANCHE 27
Notes sur le 3e régiment
d’infanterie
Les soldats et officiers ont ['uniforme régle-
mentaire à toutes les époques, avec les
parements rouges, passepoilés de blanc, les
pattes de parement, bleu fond de l’habit avec
passepoil rouge, le collet rouge passepoilé
blanc, mais la coiffure, pompons et plumets
sont particuliers à ce régiment (voir détails
planche 27 quinter).
Le régiment prend l'uniforme blanc en 1806
avec la couleur verte comme couleur distinc-
tive (voir Habits blancs, planche 56 ter et
texte).
Avec l'habit blanc, les fusiliers ont encore le
chapeau à pompon en carotte jaune et la
queue poudrée en 1807 : les grenadiers ont un
schako (voir détails planche 27 quinter) avant
cette époque les grenadiers avaient le bonnet
à poil.
À partir de 1808 ils ont tous le schako et la
queue est supprimée.
Au début les hommes portaient une capote
gris souris avec collet ouvert entouré d'un
passepoil vert (d'après l'ordonnance de 1806)
un rang de bouton cuivre devant ; parements
en botte de la largeur de la manche et de sa
couleur, avec un petit bouton sur le parement
et un au-dessus.
En 1807 les hommes portent déjà en été le long
pantalon de toile blanche sur guêtres blanches.
Les fusiliers gardèrent pendant tout I’Empire.
le sabre-briquet avec dragonne; cette
dragonne était bleu roi à gland rouge. Même
chose pour les grenadiers, les tambours et
fifres : tous les voltigeurs ont la dragonne jaune
à gland vert à toutes les époques.
Le pompon du schako des fusiliers fut jaune
jusqu'en 1808. puis sphérique bleu de roi avec
houppette rouge jusqu'en 1812. À partir de
cette époque ils ont un plumet pareil à celui
des grenadiers.
Les retroussis sont blancs passepoilés rouge,
avec une grenade rouge pour les grenadiers
et un cor jaune pour les voltigeurs; les fusiliers
ont un n’ 3 en drap rouge sur le retroussis
extérieur et une étoile de même, à cinq
branches sur le retroussis intérieur.
Tous les tambours et fifres ont des galons trico-
lores au collet, aux revers, aux parements,
pattes de parement et nids d'hirondelle.
Les cors de voltigeurs ont les mêmes galons
exceptés au collet et n'ont pas de nid d'hiron-
delle (planches 27 bis et 27 ter).
Tous les sous-officiers et sergent sapeur ont
la même cordelière au schako que les soldats.
De 1808 à 1812. les sergents-majors et sergents
ont un galon or sur la partie supérieure du
schako (planche 27 quinter).
Les caporaux de toutes les compagnies ont
les galons aurore.
Les sapeurs ont le plumet tout rouge jusqu'en
1812.
Les officiers suivent la même règle que les
soldats pour le port de la coiffure, l'uniforme
et les ornements des retroussis. mais ceux-ci
sont brodés en or.
Les officiers de fusiliers, avant 1807. ont sur
le chapeau un pompon sphérique rouge,
surmonté d'une houppette blanche ; ensuite
le schako réglementaire et. en 1812.1e schako
avec cordelière or. le plumet comme les
soldats, mais le pompon est remplacé par une
tulipe en cuivre doré.
En 1812
Le régiment prend la tenue modèle 1812. mais
les tambours, fifres, cors, musiciens ne
prennent pas l'habit vert à galons de livrée.
Les tambours etc., ont le même habit que les
soldats sans aucun galon (planche 27 quater).
Les sapeurs ont le plumet comme les soldats
les 2/3 du bas bleu roi; le 1/3 du haut rouge
(grenadiers et fusiliers).
Tous les voltigeurs ont le plumet 2/3 du bas
bleu roi. 1/3 du haut jaune et pompon jaune :
à part la coupe de l'uniforme, le reste ne
change pas.
F
50 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 27 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
f Régiment
Tambour-major (1808 à 1812)
Poches en long, galonnées or, retroussis agrafés
Tambour de grenadiers (1804 a 1806) en tenue d’été
Fifre de fusiliers (1808 à 1812) en tenue d’été
Tambour de fusiliers ( 1808 à 1812) en tenue d’été
Les musiciens de 1808 à 1812 ont la même couleur d'habit que les tambours, avec les poches en long galonnées or.
Les boutons des revers en or, avec boutonnières or; ornements des retroussis pareils à ceux des fusiliers, mais en or; galon or aux revers
(voir planche 27 ter).
Infanterie de ligne — 51
Planche 27 ter
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
f Régiment
Sapeur ( 1808 à 1812). Sabre à tête de coq en cuivre
Musicien (1808 à 1812)
Cornet de voltigeurs (1808 à 1812) galons tricolores aux revers, parements et pattes de parement.
Dans le fond : Officier de fusiliers et soldats fusiliers en 1812.
Notes
Tous ces uniformes du 3e Régiment sont copiés d'après la collection des cartes de Bucquoy, de la collection Cari et d’autres collections.
52 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 27 quater
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiment
Tambours de fusiliers en 1812
Tambour-major en 1812
Tambour de grenadiers en 1812
Tambour de voltigeurs en 1812
Sapeur en 1812
Musicien en 1812
Notes
Les tambours, fifres et cors ont le même uniforme que les soldats sans aucun galon.
Infanterie de ligne — 53
I. Chapeau de fusiliers porté jusqu'en
1807 (Ils l'ont avec l'habit blanc).
II. Schako de fusiliers en 1807 jusqu'en
1808.
III. Schako de fusiliers de 1808 à 1812.
IV. Schako de sous-officiers (Sergent-
major et sergent) de 1808 à...
V. Schako de fusiliers de 1812 à 1815.
I. Bonnet à poil de grenadiers 1804 à
1806.
II. Schako de grenadiers, avec l'habit
blanc en 1806.
III. Schako de grenadiers (1812 à 1815).
IV. Schako de voltigeurs (1807 à 1812).
V. Schako de voltigeurs (1812 à 1815).
I. Retroussis des fusiliers, tambours, fifres,
officiers et sous-officiers fusiliers
jusqu'en 1812. Les ornements des
retroussis sont les mêmes avec l'habit
blanc: ils sont en or pour les officiers
et sous-officiers.
II. Retroussis des fusiliers après 1812.
III. Collet et épaulette des voltigeurs
pendant tout I’Empire. Les officiers,
sous-officiers, cornets ont le même
collet. Les épaulettes selon le grade.
Planche 27 quinter
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
j' Régiment
54 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 28
Planche 28 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
8' Régiment
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
8e Régiment
Musicien (grosse caisse) de 1812 à 1813
Tambour-major en grande et en petite tenue ( 1812-1813)
Notes
L'habit est court (modèle 1812),doublure et retroussis
jaunes. Épée à poignée d'acier sans dragonne,
parements jaunes galonnés or. pattes de parement bleu
clair (fond de l'habit) ; passepoils jaunes.
Même chose pour tous les musiciens, mais sans les
gants à crispin.
En 1803, les musiciens ont la tenue réglementaire avec
guêtres blanches au-dessus du genou (tenue d'été).
Infanterie de ligne — 55
Planche 28 ter
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
8e Régiment
Chapeau chinois (musicien) 1812-1813
Tambour maître 1812-1813
(Les tambours grenadiers ont le même uniforme,sans les galons de caporal, ni la grenade en cuivre sur le baudrier du sabre).
Tambour de fusiliers 1812-1813 (Les fifres ont le même uniforme)
Cornet de voltigeur 1812-1813 (Us ont le sac, la carabine avec baïonnette et la giberne).
Notes
Il y a cinq galons tricolores sur chaque bras.
Les soldats suivent la règle ordinaire.
(Voir modèle du galon tricolore de ce régiment planche 5 bis, n° XI).
56 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 29
Infanterie de ligne (1804 a 1815)
y Régiment
Grenadiers - officier - sergent
en grande tenue en 1809
Notes particulières à ce régiment
Les revers, le collet, les retroussis. les parements
et pattes de parement, les poches ont un passe-
poil blanc.
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
y Régiment
Voltigeurs en grande tenue en 1809
Infanterie de ligne — 57
Pi .ANCHE 31
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
g/ Régiment
Fusiliers en grande tenue en 1809
58 — Infanterie et Régimenis étrangers
Planche 32
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
9* Régiment
Colonel en grande tenue de 1806 à 1810
Officiers de fusiliers et de voltigeurs en grande tenue de 1806 à 1810
Dans le fond: chef de bataillon en grande tenue de 1810 à 1812
Notes
Avant 1810 le plumet de tous les officiers supérieurs est en plumes blanches.
Infanterie de ligne — 59
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
</ Régiment
Sapeur
Tambourfusiliers
Tambour grenadiers en grande tenue en 1808
Notes
Les sapeurs, les tambours, les fifres (toute la tête
de colonne) ont le collet, les revers, les parements,
les pattes de parement en drap vert avec galons
en or (D'après Wurtz) de même pour les nids
d'hirondelle. D'après d'autres documents les
galons sont aux trois couleurs mélangées (bleu,
blanc, rouge).
Planche 33
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
ÿ Régiment
Tambour maître et Tambour-major
en grande tenue en 1808
(x> - Infanterie ei Régiments étrangers
Planche 35
' Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
</ Régiment
Musiciens en grande tenue en 1809
Tambour de basque, cymbalier, grosse caisse, chapeau chinois
Notes
D’après Wurtz. les galons de l’habit et les hongroises de la culotte sont en or.
D’après d’autres documents ils seraient en argent.
Infanterie de ligne — 61
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
18 Régiment
Voltigeur- Grenadier- Fusilier
en grande tenue (de 1809 à 1812)
PLANCHE 36
Uniformes
Il y a eu 3 époques pour l'uniforme.
La iro époque de 1804 à 1809
Chapeau et queue poudrée, l'uniforme régle-
mentaire pour les officiers et soldats; la tête
de colonne à la couleur distinctive bleu clair
avec galons aurore (planches 36 bis et 36 ter).
La 2e époque de 1809 à 1812
Le chapeau et la queue sont supprimés et
remplacés par un schako.
L'uniforme est toujours réglementaire (planche
36): la tête de colonne à la couleur distinctive
cramoisie et galons or (planches 37.37 bis).
La 3e époque de 1812 à 1815
Coupe 1812; la tête de colonne a l'habit bleu
à galons jaunes et rouges.
Depuis le début jusqu'à la fin de l'Empire,
tous les sous-officiers des grenadiers et volti-
geurs ont les mêmes épaulettes que les soldats.
sans ornements or.
(D'après la collection Boeswilwald les officiers
montés avaient la couverture de cheval et les
chaperons en drap écarlate, galonnés or.)
Le régiment en 1807 eut la tenue blanche avec
la couleur distinctive écarlate (voir Habits
blancs, planche 56 ter et texte).
Les voltigeurs ont le collet jaune, passepoil
rouge et à partir de 1807 ils ont le schako avec
jugulaire cuivre, sans autre ornement qu'une
plaque en cuivre sur le devant, la cocarde
avec une petite ganse jaune avec son bouton
et un pompon jaune surmonté d'une
houppette de même couleur (avant 1807 ils
ont le chapeau comme les fusiliers, avec
ganses jaunes ainsi que celle de la cocarde;
un plumet 2/3 vert en bas. 1/3 jaune en haut)
porté en colonne.
Après 1807 le collet est rouge, passepoilé vert,
les épaulettes jaunes à tournante verte. Le
sabre avec sa dragonne jaune, gland vert à
franges jaunes. Cor de chasse en drap jaune
sur les retroussis.
On les représente aussi en 1809 avec le schako
ayant le galon du haut jaune, une cordelière à
deux raquettes et glands jaunes, le plumet 2/3
du bas jaune. 1/3 du haut rouge et les épaulettes
vertes à tournante jaune (planche 36).
Dans quelques bataillons les pattes de
parements sont rouges comme les parements,
avec passepoil blanc.
Les officiers de 1804 à 1809 ont le chapeau
comme les adjudants (planche 36 ter) avec le
pompon en carotte : bleu, surmonté d'une
houppette rouge. Le sabre retenu par un
baudrier de buffle blanc.
Les bottes à revers. Le chapeau porté en
colonne.
De 1804 a 1809
Les grenadiers ont le bonnet à poil, plaque de
cuivre avec une grenade, cordelière à deux
raquettes et glands, le tout blanc.
Les sous-officiers ont la même cordelière
blanche.
Les fusiliers ont le chapeau avec deux ganses
rouges, ainsi que celle de la cocarde, pompon
en carotte bleu foncé, surmonté d'une
houppette rouge, sans rien dans les cornes.
Pour tous, les poches sont en travers.
Les caporaux fusiliers ont un sabre sans
dragonne.
62 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 36 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
/# Régiment
Sapeur en grande tenue ( 1804 à 1809)
Tambourfusiliers
en grande tenue ( 1804 à 1809)
Fifre de grenadiers
en grande tenue ( 1804 à 1809)
Tambour-major
en grande tenue ( 1804 à 1809)
Caporal tambour
en grande tenue ( 1804 à 1809)
En tenue d'hiver, ils ont les guêtres noires
à boutons de cuivre.
Sapeur
Derrière le bonnet à poil, il y a une plate-
forme en drap écarlate avec une croix
blanche en galon de fil. Pas de queue.
Tambour de fusiliers
Galon orange au collet, revers, retroussis.
nids d'hirondelle et parements. Sabre-
briquet.
Pas de queue.
Fifre de grenadiers
Galon or au collet revers et parements
seulement. Pas de nid d'hirondelle.
Tambour-major
Caporal tambour
Sans queue ni nids d’hirondelle.
Infanterie de ligne — 63
Planche 36 ter
Adjudant sous-officier
en grande tenue ( 1804 à 1809)
Corde voltigeurs
en grande tenue ( 1804 à 1809)
Colonel en grande tenue ( 1804 à 1809)
(d'après la collection Boeswilwald)
Musicien en grande tenue (1804 a 1809)
Chapeau chinois
en grande tenue ( 1804 à 1809)
En tenue d'hiver ils ont les guêtres noires à
boutons cuivre.
En 1809 l'uniforme change (Voir les planches
suivantes)
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
18e Régiment
Adiudant sous-officier
Les cheveux en queue, non poudrés, à
oreilles de chien.
Cornet de voltigeurs
Collet jaune, galon or. Galon or sur les
revers et les parements seulement. Cors de
chasse jaunes sur les retroussis.
Colonel
Hausse-col en cuivre doré avec aigle argent
en relief. Deux galons or sur le tapis de selle
et sur les chaperons, le plus large à l'extérieur.
Deux galons or au chapeau. Épée avec son
ceinturon.
Musicien
Épée à poignée de cuivre sans dragonne.
Pas d'ornement sur les retroussis. Galon or
au collet, aux revers et aux parements.
La ganse de la cocarde et les trèfles d'épaule
sont en or et très peu larges.
Chapeau chinois
Sabre d'officier sans dragonne, tenu par le
baudrier.
Habit avec revers rouges,galonnés or avec
tresses or.
Pantalon blanc à la mameluk sur bottes
rouges.
64 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 37
Tambours et fifres des grenadiers et fusiliers
et caporal tambour (tambour maître)
en grande tenue ( 1809 à 1812)
Notes
Tambour maître
Habit bleu, collet et revers cramoisis,
galonnés or. retroussis cramoisis sans galon,
doublure cramoisie. Épaulettes rouges à
franges. Sabre à dragonne rouge. Pas de nid
d'hirondelle. Cinq galons jaunes en chevron
sur les manches au-dessus des galons de
caporal qui sont rouges, parements
cramoisis, galon or, pattes de parement
bleues avec petit galon or. Colback à la
chasseur à cheval sans jugulaire, cordelière
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
18 Régiment
blanche, flamme rouge tombant à droite
avec pompon rouge et plumet rouge
surmontant un pompon sphérique rouge.
Notes
Les tambours et fifres fusiliers ont le collet
et les revers cramoisis, bordés d'un galon
tricolore ; les parements cramoisis bordés
d'un galon tricolore (voir Détails, planche
38 bis,n° IV); les pattes de parement bleues
comme l'habit avec petit galon tricolore.
Les pattes d'épaule des fusiliers en drap
bleu, passepoil cramoisi.
Le schako avec cordelière blanche, aigle en
cuivre sur le devant, jugulaire cuivre,
pompon sphérique bleu roi surmonté d’une
houppette écarlate.
Nids d'hirondelle:écarlate.galon tricolore.
Galon tricolore sur les retroussis qui sont
cramoisis ainsi que la doublure. Sabre-
briquet (on ne voit pas la dragonne).
Grandes guêtres (noires ou blanches selon
la saison).
Tambours et fifres des grenadiers
Le bonnet à poil des grenadiers avec plaque
cuivre et une grenade en relief.
L'uniforme comme les tambours maîtres
avec des galons or aux retroussis ou sans
galon.
Infanterie de ligne — 65
Planche 37 bis
Musicien en grande tenue 1809 à 1812
Sapeur en grande tenue 1809 a 1812
Notes
Les musiciens cymbaliers ont les gants à
crispin noirs.
Le chef de musique a le même uniforme
que les musiciens, avec les galons or de
sergent-major et les bottes à revers.
Le sapeur a un sabre à tête de coq.
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
18e Régiment
Sapeur de 1812 à 1813
Les sapeurs prennent l'habit modèle 1812.
Ceinturon blanc à plaque de cuivre avec
grenade.
Même bonnet à poil qu'avant.
Habit bleu comme les soldats, revers
cramoisis, passepoil blanc, collet cramoisi
sans galon ni passepoil.
Gants à crispin blancs, avec main ocrée.
La bretelle de fusil est blanche.
Les épaulettes blanches à franges avec sur
le corps deux haches croisées rouges
(Détails.planche 38 bis,n° VII).la tournante
rouge.
66 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 37 ter
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
18e Régiment
Sergent tambour en grande tenue ( 1809 à 1812)
Tambour-major en grande tenue ( 1809 à 1812)
Grenades or sur les retroussis
Cornet de voltigeurs en grande tenue ( 1809 à 1812)
Tenue d’été
Officier de voltigeurs en grande tenue (1809 à 1812)
Infanterie de ligne — 67
Planche 38
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiment
Sapeur en grande tenue (/8/jà 1815)
Tambour-major en grande tenue ( 1812 à 1815)
Tambour de grenadiers en grande tenue (1812 a 1815)
Cornet de voltigeurs en grande tenue ( 1812 à 1815)
Musicien en grande tenue (1812 à 1815)
Notes
Le sapeur a les bretelles du sac et du fusil blanches, la banderole de
giberne et le baudrier jaunes bordés de blanc. Pas de passepoil aux
retroussis.
Le tambour-major a les revers galonnés or (modèle 1812)
Les tambours, fifres et cornets ont des galons jaune et rouge, sept
galons en chevron sur chaque bras, cinq doubles galons sur la
poitrine (modèle 1812) avec l'habit bleu, doublure et retroussis
blancs.
Le musicien a la doublure et les retroussis blancs sans passepoil.
68 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 38 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
18' Régiment
I. Schako de voltigeurs en 1807 avec l'habit blanc.
II. Dragonne de voltigeurs de 1804 à 1809.
III. Dragonne de voltigeurs de 1809 à 1815.
IV. Basques et retroussis de tambour-major de 1804 à 1809.
V. Écusson sur la capote des grenadiers à partir de 1812.
VI. Galon tricolore des tambours, fifres et cornets de 1809 à 18
VII. Épaulette de sapeur de 1812 à 1813. De 1813 à 1815
épaulettes sont rouges comme celles des grenadiers.
Infanterie de ligne — 69
Planche 38 ter
Légende planche 38 ter
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Sapeur du 24 de ligne en grande tenue en 1807
Sapeur du 2f? de ligne en grande tenue en 1807
Légende planche 38 quater
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
26' Régiment
Sapeur en 1809
Sabre à tête de coq.
Sur le bras gauche il y a deux brisques rouges et sur les brisques
sont cousus les insignes de sapeur en drap blanc: grenade
surmontant deux haches croisées (planche 5 bis. n XII).
Sur le manche de la hache (arme) vers les 2/3 du haut, il y a une
plaque en cuivre ave le numéro du régiment.
Tambour-major en 1809
Tambour de fusiliers en 1809
Musicien en 1809
70 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 39
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
27 Régiment
Tambours et fifres de grenadiers et fusiliers
en grande tenue de 1808 à 1812.
Notes
Les revers sont aurore avec passepoil écarlate.
Ce régiment fut le seul de l'infanterie de ligne qui
porta la queue pendant tout I’Empire.
Il n'y a pas de cordelière au schako des fusiliers
Les grenadiers ont les épaulettes rouges avec
croissant jaune, le passant d'épaulette rouge sur
drap bleu.
Les sous-officiers grenadiers ont le croissant et le
passant d'épaulette en or.
Les voltigeurs ont les épaulettes vertes avec crois-
sant jaune ; le passant d’épaulette vert sur drap bleu.
Les sous-officiers voltigeurs ont les épaulettes
vertes, croissant et passant en or sur drap bleu.
Les grenadiers et les fusiliers ont le collet rouge
passepoilé blanc.
Les voltigeurs ont le collet jaune, passepoilé rouge.
Pour tous, les parements sont rouges, passepoilés
blanc et les pattes de parement bleu, comme
l'habit passepoil rouge.
Ornements du bonnet de police pour les volti-
geurs, jaunes ave gland jaune ou vert.
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
27 Régiment
Tambour maître -Tambour-major en 1809
Dans le fond Sapeur et musiciens en 1809.
Notes
La grosse caisse et les cymbaliers ont seuls
les crispins blancs. Les autres musiciens ont
les gants blancs simples.
Le tambour maître a une grenade bleue sur
les retroussis ainsi que les grenadiers et
sapeurs. Les poches en long, passepoil rouge,
la dragonne rouge.
Les musiciens ont le trèfle d'épaule bleu
fond de l'habit avec un galon or.
Infanterie de ligne — 71
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
27 Régiment
En grande tenue de 1810 à 1812
(décret du 18 février 1808 jusqu’au décret
du 25 décembre 1811)
d'après la collection Wurtz.
Notes
D’après certains documents, à cette époque
le porte aigle n’a pas de baudrier de
drapeau.
À toutes les époques, tous les hommes
formant la garde de l’aigle ont des gants
blancs, simples en coton.
Les officiers de fusiliers sont pareils au porte
aigle sauf le plumet qui est rouge ou de
couleur distinctive jusqu’en 1810 où il est
remplacé par un pompon.
Ils ont de plus la dragonne au sabre.
En 1811 (ordre décret), les ornements des
retroussis de l’habit sont remplacés par une étoile
de la couleur tranchante de l'uniforme (ceci ne
devant regarder probablement que les fusiliers
En 1812. les grenadiers et les voltigeurs
changent leurs coiffures, ils prennent le
schako réglementaire avec plumets de crins
Les voltigeurs ont les ornements du schako,
avant 1812 ainsi que la cordelière et le
plumet jaunes sous le plumet un pompon
sphérique vert.
On représente aussi les voltigeurs avec le
collet jaune, bordé blanc, épaulettes jaunes
tournante verte.
Sabre avec dragonne jaune en 1812.
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
$Cf Régiment
Fusilier-2' compagnie en grande tenue
Voltigeur- Grenadier
En grande tenue de 1810 à 1812
Notes
Les officiers, même chose avec les
épaulettes et les ornements du grade en or.
Bottes à retroussis
P1.ANCHF.41
72 — Infanterie i i Régiments étrangers
Planche 43
Légende planche 43
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
jet Régiment
Sapeur en grande tenue en 1809.
Note
Il avait probablement le mousqueton comme les sapeurs des autres régiments.
Légende planche 44
Infanterie de ligne ( 1804 à 181 s)
pr Régiment
Caporal tambour et tambour fusiliers en grande tenue de 1809 à 1812.
Notes
Les galons et les brisques sont bleu de roi.
Passepoils noirs aux revers, aux retroussis et aux poches (ou bleu très foncé).
Les fifres ont le même uniforme que les tambours (grenadiers et fusiliers) (Voir
planche 45 bis).
La couleur des collets, revers, parements et passepoils est noire ou bleu très foncé.
Légende planche 45
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
j(f Régiment
Tambour grenadiers en grande tenue 1809 a 1812
Notes
Passepoils noirs aux revers, aux retroussis et aux poches.
Infanterie de ligne — 73
Légende planche 45 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
j(f Régiment ( 1809 à 1810)
Tambour grenadiers en grande tenue
(avant 1809)
Tambour maître en grande tenue
(avant 1809)
(d'après la collection Alsacienne)
Notes
Il est à remarquer que le tambour de
grenadiers a des pattes d'épaule
rouges avec bouton à l'emmanchure
au lieu de l'épaulette à franges et le
tambour maître a des contre
épaulettes en cuivre.
Les galons sont en or.
Les guêtres blanches ou noires selon
la saison.
Tout ce qui est bleu foncé dans l'uni-
forme est peut-être noir (voir les
planches suivantes).
Légende planche 46
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiment
Musiciens en grande tenue de 1809 à
1812
Notes
La grosse caisse, les cymbaliers. le
chapeau chinois ont les crispins noirs,
tous les autres musiciens ont les gants
blancs simples.
Parements noirs, passepoilés blanc,
pattes de parement rouge, passepoilés
blancs.
Passepoils noirs aux revers, aux
retroussis et aux poches.
Légende planche 47
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
(Cf Régiment
Tambour-major en grande tenue de
1809 à 1812
Notes
Passepoils noirs aux retroussis, aux
revers et aux poches.
Planche 45 bis
74 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 47 bis
Tambour-major en tenue de campagne
Pantalon de nankin et canne sans sa cordelière.
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
34 Régiment en Espagne
Officier en tenue de campagne.
Couvre schako - cravate de fantaisie - épée
sans dragonne
Vivandière
Elle porte un pistolet dans la ceinture.
Infanterie de ligne — 75
Planche 47 ter
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
}4' Régiment en Espagne
Grenadier en tenue de campagne en capote
Le sac avec gamelle. Aux pieds des
espadrilles sous les guêtres.
En grande tenue les grenadiers ont l’uni-
forme reglementaire sans queue, l'habit
échancré par-devant sur le gilet.
Le schako tout noir avec plaque de cuivre,
la visière bordée de cuivre (schako modèle
1806). un pompon sphérique rouge et au
dessus une houppette rouge.
Voltigeur en tenue de campagne
Un cor de cuivre sur la giberne, la patelette
est blanche.
Chef de bataillon en campagne
Ceinturon noir, sous le pont, avec porte-
épée de même.
En grande tenue les officiers ont la tenue
réglementaire avec le schako pour les grena-
diers. Pour tous, ceinturon noir sous le pont.
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiment
Voltigeurs en grande tenue en 1807
Notes
Tous les soldats ont un passepoil rouge aux revers, aux retroussis
et aux poches.
Le collet des grenadiers et fusiliers est rouge avec passepoil blanc.
— Infanterie et Régiments étrangers
PLANCHE 48 BIS
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
37 Régiment
Chapeau chinois (musicien)
de 1803 à 1805
Musicien de 1803 à 1803
Planche 48 ter
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
37 Régiment
Sapeur en grande tenue d'hiver en 1809
Tambour de grenadiers,
en grande tenue d'hiver en 1809
Tambour de fusiliers,
en grande tenue d'hiver en 1809
Musicien en grande tenue en 1809
Notes
Le sapeur a un sabre soit à tête de coq.
soit le briquet avec dragonne blanche,
gland rouge.
Le tambour fusilier a un sabre-briquet
sans dragonne.
Le musicien a une épée sans dragonne.
Les voltigeurs : cors, tambours doivent
suivre la règle avec les épaulettes et les
particularités des voltigeurs.
Les soldats et officiers suivent le règle-
ment.
Infanterie de ligne — 77
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
42e Régiment
lambourde fusiliers en grande tenue d'hiver en 1808-1809
Notes
Trois petits boutons cuivre aux poches du gilet.
Gilet à boutons de cuivre.
Doublure de l'habit, bleu ciel (voir Musicien, planche 51 ). D'après
Bucquoy les retroussis et la doublure sont jaunes.
Les sapeurs en 1809 ont le bonnet à poil des sapeurs avec corde-
lière blanche.
Le plumet : 2/3 du bas. vert ; 1/3 du haut écarlate.
Les épaulettes ont le corps écarlate, la tournante jaune et les
franges vertes.
Collet écarlate, passepoil blanc.
Deux haches rouges croisées sur les bras.
Habit bleu d'infanterie. Le reste réglementairement comme
tous les sapeurs.
Les grenadiers de ce régiment en 1809 ont le même bonnet à
poil que les sapeurs, c'est-à-dire sans plaque devant, mais avec
le plumet écarlate.
Tous les soldats ont la tenue réglementaire de l'époque.
Planche 48 qiater
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
57 Régiment
Fifre de fusiliers en grande tenue d'hiver
de 1803 à 1805
Notes
Les cheveux n'ont pas de queue, mais ils sont
poudrés. Les galons de l'uniforme sont blancs.
Les tambours de fusiliers ont le même
uniforme, mais sans doute avec queue
poudrée.
Tambour-major en grande tenue
de 1803 à 1803
Mêmes revers que le fifre. Bottes sans gland.
Tambour de grenadiers en grande tenue
d'hiver de 1803 a 1805
Les cheveux sont en queue, non poudrée.
Dans le fond, soldats et officier de fusiliers en
grande tenue d'hiver.
Les soldats et sapeurs ont l'uniforme régle-
mentaire de l'époque. Le sergent sapeur a la
queue et les cadenettes poudrées.
Il n'y avait pas encore de voltigeurs.
78 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 49
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
58e Régiment
Grenadier -Voltigeur - Caporalfusiliers en grande tenue en 1809
Notes
Dans ce régiment les grenadiers ont un colback à la chasseur à cheval,
sans flamme ni jugulaire, mais un plumet rouge sur pompon sphérique rouge.
Les fusiliers ont des plumets (planche 10).
Infanterie de ligne — 79
Planche 49 bis
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
63e Régiment
Musicien en grande tenue en 1808 Les trèfles d'épaule ont le fond rouge garance avec galons or
Tambour maître en grande tenue en 1808
Tambour de fusiliers en grande tenue en 1808
Caporal sapeur en grande tenue en 1808 Le ceinturon est sur l'habit.
Notes
Dans ce régiment la couleur tranchante est le rouge garance, pour
la tête de colonne (revers, collet, parements, pattes de parement,
retroussis. doublure et ornements du schako) mais les pompons,
plumets et les passepoils des pattes d'épaules de fusiliers sont rouge
écarlate comme les soldats.
Les tambours de grenadiers, les fifres et les cors de voltigeurs ont le
schako avec les attributs de grenadiers et de voltigeurs.
Les épaulettes des grenadiers ont le corps composé de lamelles de
cuivre ainsi que les tambours et fifres grenadiers, le tambour maître
et les sapeurs.
Les soldats et les officiers ont la tenue réglementaire mais les grena-
diers ont le schako avec le galon du haut, le pompon et le plumet
rouge écarlate .la cordelière blanche.l'aigle de cuivre.la visière bordée
de cuivre, la ganse à la cocarde.
Les sergents ont le galon du haut or. la cordelière, glands et raquettes
écarlate et or.
D’après Bucquoy, en 1811 en Espagne, la musique est représentée
ainsi :
Même habit avec un baudrier blanc tenant l'épée.
Gilet bleu comme l’habit, à la hussarde, ornements rouges.
Long pantalon de drap bleu, sans ornement.
Schako sans jugulaire, avec flamme et cordelière rouge garance.
Plumet blanc (placé devant), sans pompon, le bourdalou et le haut
du schako en cuir noir verni, une raquette avec son gland à droite, le
petit gland à gauche, visière de cuir noir, sans bordure.
8o — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 50
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
67 Régiment
Caporal sapeur en tenue de ville (été) 1808-1809
Caporal voltigeur en tenue de ville (hiver) 1808-1809
Notes
Ce régiment (grenadiers, voltigeurs et fusiliers) a l'uniforme réglementaire, sauf la patte de
parement qui est rouge.
Les fusiliers ont la cordelière blanche au schako, ils ont la baïonnette attachée au baudrier de
la giberne et pourtant ils ont un sabre avec dragonne blanche.
Les galons de caporaux, voltigeurs et fusiliers, sont jaunes.
Les sapeurs les ont rouges; peut-être en est-il de même pour les caporaux grenadiers?)
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
67 Régiment
Chef de musique
en grande tenue en 1809
PLANCHE 50 BIS
Infanterie de ligne — 81
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
67 Régiment
Tambour-major en grande tenue en 1809
Tambour maître en grande tenue
(tenue d'hiver) 1808 et 1809
Tambour de grenadier en Espagne
en grande tenue (tenue d’été) 1808 et 1809
Notes
On ne voit pas si le tambour-major a une
dragonne au sabre.
La dragonne du sabre du tambour maître
est rouge: les galons du tambour maître
(caporal) sont bleu foncé.
La dragonne du sabre du tambour des
grenadiers est rouge, celle des voltigeurs
était verte et celle des fusiliers blanche.
ANCHF AD Ot ’ATFR
Planche 50 ter
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
67 Régiment
Cornet de fusilier en grande tenue d’hiver
(1808-1809)
Grosse caisse ( 1808-1809)
Cymbalier ( 1808-1809)
Note
La grosse caisse a la même épée que les
musiciens.
Le cornet a la dragonne blanche au sabre,
à franges vertes.
82 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 51
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Musiciens du 95e de ligne, du if de ligne, du 42' de ligne
en grande tenue, en 1806
Notes
Le musicien du 95e (d’après un dessin de la ville de Nuremberg) a
les retroussis bleu ciel, passepoilés écarlate. La culotte est en nankin.
D’après un dessin en couleur (carnet de la sabretache. année 1903,
1" volume, page 275) le 95e régiment d’infanterie en 1806 ne portait
pas de jarretières aux guêtres, lesquelles étaient attachées aux boutons
de la culotte. Les voltigeurs portaient encore le chapeau comme les
fusiliers et ils ont des pattes d'épaule vertes, liserées rouge. Les boutons
des pattes d’épaule à l’encolure.
Le musicien du 17e. d'après D’Orange, a les retroussis bleus comme
la doublure, sans ornement.
42e Régiment
Les tambours, fifres, tambour-major, tambour maître ont l'uniforme
pareil à ceux des musiciens, avec les guêtres au-dessus du genou
(noirs en hiver, blanches en été).
Les glands qui se trouvent à la lyre piano du musicien n’ont pas une
couleur définie, (voir Tambour, planche 48 bis).
Infanterie de ligne — 83
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Garde de l’aigle d’un régiment
de 1812 à 1815
(D'après le décret du 25 décembre 1811)
(pour tous les régiments)
Planche 51 bis
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
153e Régiment
Tambour-major en petite tenue (hiver)
en 1813
D'après de Bucquoy, ce tambour-major a sur
ce dessin un colback de grande tenue.
Sur les retroussis des N couronnés rouges.
Fusilier en tenue de campagne été
11 a un couvre schako rabattu. Ce couvre
schako est en toile cirée de couleur claire, il
était fort porté dans l'armée.
84 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 52
Légende Planche 52
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Régiments ayant pris l'uniforme blanc
25 avril 1806 à fui 1810
Officiers de voltigeurs du 25e Régiment
Officiers de fusiliers du if Régiment
Officiers de grenadiers du JJ' Régiment
Légende Planche 53
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiments ayant pris l’uniforme blanc
25 avril 1806 à fin 1810
Fusilier du 8 Régiment
Notes
Naturellement il portait le sac.
De 1806 et 1807 les fusiliers de plusieurs
régiments avec l'habit blanc portent encore le
chapeau, il en est ainsi pour le 8e Régiment.
Les attributs des retroussis des fusiliers sont les
mêmes que ceux des habits bleus.
Légende Planche 54
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiments ayant pris l’uniforme blanc
25 avril 1806 à fin 1810
14 Régiment
Grenadiers
Officier de fusiliers
Sergent de voltigeurs
Caporal de voltigeurs
Fusilier
Infanterie de ligne — 85
Légende Pi anche 55
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Régiments ayant pris l'uniforme blanc
2$ avril 1806 à fin 1810
17 Régiment
Fusiliers, voltigeurs, officier de voltigeurs, porte aigle
(couleur distinctive : rouge écarlate)
Fusiliers du Jf Régiment (couleur distinctive: violet)
Légende Planche 56
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiments ayant pris l'uniforme blanc
Le 25 avril 1806 jusqu'à la fin de 1810
J2' Régiment en 1807
Garde de l'aigle (jusqu'au décret du 18 février 1808,
époque où le 2V et 3V porte aigle portent un esponton, 2
pistolets et un sabre)*
Légende Planche 56 bis
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Régiments ayant pris F uniforme blanc
25 avril 1806 à fin 1810
Colonel du 53e Régiment en grande tenue
Notes
Cet uniforme a été pris d’après la reproduction d’un
portrait qui se trouve dans le «Carnet de la sahretache».
Ce colonel est représenté en décembre 1807.
Pourtant d’après le règlement le 53e régiment n’est pas
désigné pour porter l’habit blanc (voir Notes sur les
régiments ayant pris l’habit blanc, planche 56 ter).
Pianche 55
86 — Infanterie ei Régiments étrangers
Pi anche 56 TER
Infanterie de ligne (1804 a 1815)
Schéma des uniformes des vingt régiments qui prirent l’habit blanc
du 2 ç avril 1806 à fin 1810
Infanterie de ligne — 87
Historique
Le 13 février 1805
Par ordre de l’Empereur le 3e bataillon du 18e régiment d’infanterie
de ligne et le 3e bataillon du 4e régiment d’infanterie légère seront
habillés de drap blanc.
Le 25 avril et le 24 juillet 1806 (campagne de Prusse)
Parut un décret qui donnait à tous les régiments d’infanterie de ligne,
l’habit de drap blanc, mais on en fit l’essai aussitôt que dans les vingt
régiments suivants :n"'3e. 4e. 8e. 12e, 14e. 15e. 16e, 17e. 18e. 19e. 2 Ie, 22e.
24e. 25e. 27e. 28e. 32e. 33e. 34e. 86e ( planches 52.53.54.55.56 et 56 bis).
Ces régiments devaient être pourvus au complet de l’habit blanc
pour 1809.
À partir de 1806
Les vingt régiments désignés portèrent l’habit blanc, mais un décret
d’octobre 1807 supprima l’habit blanc;cependant il fut encore porté
jusqu’à usure pendant l’année 1810 à peu près, époque où ces
régiments reprirent l’habit bleu.
Notes
Certains dessins, estampes, aquarelles et portraits montrent encore
cet habit blanc en 1810.
11 est certain que dans quelques régiments, l’habit blanc était encore
porté à cette époque par quelques bataillons, tandis que les autres
bataillons de ces mêmes régiments avaient déjà repris l’habit bleu.
Cela dura jusqu’en 1812.
Le 15e régiment d’infanterie de ligne avait encore l’habit blanc en
Espagne en octobre 1808.
Le 32e et le 34e d’infanterie de ligne étaient également en habit blanc
en Espagne.
Un portrait reproduit dans le « Carnet de la sabretache » représente
un colonel du 53e régiment en décembre 1807. portant l’habit blanc
(Voir planche 56 bis et texte).
Uniformes
D’après le décret du 25 avril et du 4 juillet 1806. toute l’infanterie de
ligne devait porter l’habit blanc, comme avant la Révolution, avec
des couleurs distinctives par séries de huit régiments.
De 1 à 8. couleur distinctive: vert impérial (foncé).
De 9 à 16. couleur distinctive : noir.
De 17 à 24. couleur distinctive ; écarlate.
De 25 à 32. couleur distinctive : capucine.
De 33 à 40. couleur distinctive : violet.
De 41 à 48. couleur distinctive : bleu céleste.
De 49 à 56. couleur distinctive : rose.
De 57 à 64. couleur distinctive : aurore.
De 65 à 72. couleur distinctive : bleu foncé.
De 73 à 80. couleur distinctive: jonquille.
De 81 à 88. couleur distinctive; vert pré.
De 89 à 96.couleur distinctive: garance.
De 97 à 104.couleur distinctive: cramoisi.
De 105 à 112.couleur distinctive:gris fer.
Les vingt régiments qui adoptèrent l’habit blanc avaient donc les
couleurs distinctives suivantes:
3e - 4e - 8e vert impérial
12e-14e-15e-16e noir
17e - 18e - 19e - 21e - 22e - 24e écarlate
25e - 27e - 28e - 32e capucine
33e - 34e violet
86e vert pré (voir schéma planche 56 ter)
Mêmes divisions en compagnies de grenadiers, voltigeurs et fusiliers,
mais l’habit en drap blanc au lieu de bleu, avec doublure, retroussis
passepoils des poches et de la patte d'épaule (fusiliers) qui est en drap
blanc, passepoilée de la couleur distinctive sur doublure de drap blanc.
Les pompons de fusiliers sont de la couleur distinctive excepté ceux
des 3e, 4e et 8e qui sont jaunes. Les bonnets de police sont bleus comme
dans les autres régiments qui ont l’habit bleu.
L’uniforme et la coiffure gardaient la coupe des autres régiments
portant l’habit bleu. Même équipement, armement, guêtres et capotes
Même chose pour les officiers avec l’habit blanc.
De plus le décret du 25 avril et du 24 juillet 1806 dit:
Le Ie' Régiment de chaque série de quatre régiments aura :
Les revers le collet, les parements, les pattes de parement de la
couleur distinctive.
Le 2e Régiment :
Le collet blanc, passepoilé de la couleur distinctive, la patte de
parement en drap blanc sans passepoil, les revers et parements de
la couleur distinctive.
Le 3e Régiment :
Le collet, les revers et la patte de parement de la couleur distinc-
tive. le parement blanc passepoilé de la couleur distinctive.
Le 4e Régiment:
Le collet, les parements les pattes de parement de la couleur distinc-
tive. les revers blancs passepoilés de la couleur distinctive.
Même chose pour les quatre régiments suivants dans chaque série
de huit régiments
Dans chaque série de huit régiments, les quatre premiers auront
les poches en travers et les boutons d’uniforme en cuivre (dorés
pour les officiers). Les quatre suivants, les poches en long et les
boutons en étain (argentés pour les officiers et ainsi dans toutes les
séries.
Donc dans les vingt régiments qui firent l’essai de l’habit blanc, les
numéros 3.4.12.17,18.19.25.27.28.33.34 ont les poches en travers
et les boutons en cuivre.
Les numéros 8.14.15.16.21.22.24.32.86 ont les poches en long et
les boutons en étain (voir schéma planche 56 ter).
Boutons
Même modèle que celui de l'infanterie de ligne.soit en cuivre (dorés
pour les officiers), soit en étain (argentés pour les officiers) avec le
numéro de leur régiment avec l’habit bleu.
Gilet
En drap blanc, avec boutons de cuivre pour les quatre premiers
régiments de chaque série, boutons d’étain pour les quatre
suivants.
Culotte
De tricot blanc pour tous les régiments.
Les grenadiers
Ont les épaulettes rouges à franges, le passant rouge sur drap blanc
et les attributs de grenadiers qu’ils avaient avec l’habit bleu,grenade
rouge aux retroussis.
88 — Infanterie et Régiments étrangers
Les voltigeurs
Ont les épaulettes à franges des voltigeurs jeunes ou vertes, passants
de même sur drap blanc et les attributs des voltigeurs cors jaunes sur
les retroussis ou cors blancs.
Les fusiliers
Ont les pattes d’épaule en drap blanc sur drap blanc passepoilés
de la couleur distinctive. Les mêmes ornements sur les retroussis
qu’ils avaient avec l’habit bleu et dans plusieurs régiments, le
chapeau.
Les sous-officiers
Comme ceux de l’infanterie de ligne, galons or sur l’habit pour tous
les régiments.
Les officiers
Comme ceux de l’infanterie, ornements et épaulettes en or pour tous
les régiments, avec l'habit blanc.
Les caporaux
Comme les soldats avec les galons aurore.
Les tambours, fifres, cors, sapeurs, musiciens, tambours-majors et
tambours maîtres ont le même uniforme blanc que les soldats avec
les ornements en couleur distinctive.
Pour tous les gradés les mêmes insignes, galons, etc. qu'ils avaient
avec l'habit bleu, mais sur drap blanc. Il en est de même pour les
schakos qui ont les ornements en cuivre dans tous les régiments.
Les galons d'ancienneté sont aurore et en or pour les sous-officiers.
Les haches des sapeurs (ornements des bras) sont de la couleur des
revers et quand les revers sont blancs, de la couleur distinctive du
régiment.
Les officiers montés ont les chaperons et la housse du cheval en drap
bleu galonnés comme dans les régiments d'infanterie avec l'habit
bleu, mais (d'après Bucquoy) le colonel du 33e de ligne a le collet,
les revers, les retroussis. les passepoils de l'habit, le tout violet et la
housse et les chaperons du cheval également violet.
Toutes les épaulettes à franges et les contre-épaulettes des officiers
subalternes sont doublées de drap blanc, ainsi que les passants d'épau-
lette.
Officiers en tenue de ville
Comme les autres officiers, avec l'habit et la culotte de drap blanc,
les souliers à boucle, les bas blancs et l'épée à dragonne or. Le chapeau.
Le 3e Régiment en 1807. ponant l'habit blanc (couleur distinctive
vert impérial, poches en travers) a les fusiliers qui portent encore le
chapeau, avec pompon carotte jaune et la queue poudrée et les
ornements des retroussis en drap rouge placés comme avec l'habit
bleu (voir 3e Régiment, planche 27 quinter).
Les officiers fusiliers ont les mêmes ornements brodés en or sur drap
rouge. Les tambours et fifres ont le même ornement que les fusiliers.
Les grenadiers de ce régiment ont le schako tout noir avec simple-
ment pompon sphérique et plumet rouges.
Le 18e Régiment en 1807, portant l'habit blanc (couleur distinctive
écarlate, poches en travers) a les fusiliers qui portent encore le
chapeau comme avec l'habit bleu. Les officiers fusiliers ont le chapeau
sans ornement avec seulement les ganses en or (voir 18e Régiment,
planche 36).
Les voltigeurs ont le schako avec plaque rectangulaire en cuivre,
jugulaire cuivre, pompon jaune, houppette jaune, sans autre ornement,
épaulettes jaunes, tournantes vertes, collet rouge, passepoil vert,
dragonne jaune, gland vert à franges jaunes.
Les grenadiers ont le bonnet à poil.cordelière à deux raquettes et le
plumet, le tout rouge, plaque cuivre avec l'aigle en relief.
La plaque en cuivre du schako des voltigeurs est ornée d'une aigle
non couronnée, en relief et sous l'aigle le numéral du régiment.
Notes
Les ornements des retroussis des voltigeurs avec l'habit blanc sont
des cors en drap jaune ou blanc.
Certains régiments n'ont pas de pattes de parement et les parements
sont pareils à ceux du surtout d’infanterie avec un bouton dans le
parement et un au-dessus du parement.
Infanterie de ligne - Division Oudinoi — 89
Division Oudinot
Historique
Première période
(1804 à la fin de 1805)
Ce corps date du Camp de Boulogne,
époque où Napoléon voulut créer, pour la
descente en Angleterre, un corps de réserve,
composé d'hommes choisis.
À Arras, il rassemble les compagnies de
grenadiers des 9e, 13e. 58e et 81e des
régiments de ligne et celles des 2ème. 3e,
11e. 15e. 28e et 31e des carabiniers d'infan-
terie légère, ce qui donna un corps de dix
mille hommes, organisé en dix bataillons et
placé sous les ordres du général Oudinot.
Il n'était donc composé que de grenadiers
qui prirent le nom de Grenadiers d'Oudinot
ou Grenadiers réunis ou Grenadiers d'élite
ou Grenadiers de la réserve.
On forma avec ce corps deux régiments
d'infanterie de ligne et deux régiments
d'infanterie légère, soit une division.
Cette division n'avait qu'une tête de colonne
composée de sapeurs, un tambour-major,
des tambours maîtres et des tambours.
La division avait un fanion.
Tous les hommes portaient les cheveux à
la Titus (c'est-à-dire sans queue).
La descente en Angleterre n'ayant pas eu
lieu, ils partirent avec la Grande Armée au
5e corps ( l,e division) et combattirent à
Wertingen (8 octobre 1805), à Amstetten
(4 novembre 1805). à Austerlitz (2 décembre
1805).
Ils furent licenciés ensuite dans les derniers
jours de l'année 1805.
Les hommes furent renvoyés dans leurs
régiments dont ils reprirent l'uniforme.
Deuxième période
(novembre 1806 jusqu’en 1809)
En novembre 1806 on reforma un nouveau
corps composé de grenadiers et de voltigeurs
d'infanterie de ligne et d'infanterie légère,
organisé en une division de quatre régiments,
sous le commandement d'Oudinot et qui
prend le nom de Division d'Oudinot.
À ce corps étaient adjointes une demi-
compagnie de sapeurs du génie et une
division d'artillerie.
Ce corps combattit le 16 février 1807 à
Ostrolenka ( Pologne) au siège de Dantzig
Planche 57
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot 1806 à 1809
Régiments d'infanterie de ligne - Deuxième période
Officiers de grenadiers
Grenadier
Officier de voltigeurs
Voltigeurs
Et officier supérieur à cheval (chef de bataillon de voltigeurs)
(mai 1807). Friedland (14 juin 1807) puis le
Ie'mai 1809 à Bied.
Il fut licencié quelques jours avant la bataille
de Wagram qui eût lieu le 6 juillet 1809.
Le même fanion existait toujours et on en
donna un à chaque régiment.
La tête de colonne resta comma dans la
première période, mais on y ajouta des cors
(cornets) de voltigeurs, des fifres et une
musique (planches 61.62.63.64.65 et 65
bis).
Les boutons pour la première et la
deuxième période restèrent ceux des
régiments dont les compagnies avaient été
retirées.
Il y avait donc deux régiments d'infanterie
de ligne et deux régiments d'infanterie
légère, avec une seule tête de colonne et un
seul tambour-major pour l'infanterie de
ligne et l'infanterie légère. (La planche 65
bis ferait croire qu'il y avait une différence
d'uniforme pour la tête de colonne, entre
les régiments d'infanterie de ligne et d'infan-
terie légère).
(Voir comment étaient composés ces
régiments ainsi que les grades des officiers
(états-majors de ces régiments) et les
uniformes des officiers supérieurs).
<)O - iNFANTERfEETRÉGIMEN IS ÉTRANGERS
Uniformes
Première période
Grenadiers d'infanterie de ligne
Soldats en grande tenue (planche 57)
Comme les grenadiers des régiments
d'infanterie de ligne avec ces différences:
collet rouge passepoilé blanc, parements
rouges passepoilés blanc, pattes de
parement bleu (fond de l'habit) passepoi-
lées blanc, boutons cuivre avec le numéro
des régiments d'où les compagnies étaient
détachées, retroussis et doublure rouges,
une grenade de drap jaune sur les
retroussis. fusil et équipement de l'infan-
terie de ligne.
Tenue de campagne et autres tenues
Suit la règle des grenadiers de la ligne.
Officiers
(capitaine, lieutenant, sous-lieutenant)
Comme les soldats, avec tous les attri-
buts des officiers de grenadiers de la
ligne.
Sous-officiers et adjudants
Comme les soldats, avec tous les attributs
des sous-officiers.
Pour les autres tenues comme les voltigeurs
de l'infanterie de ligne ainsi que pour les
sous-officiers et caporaux.
Officiers
Comme les soldats avec les attributs
d'officiers selon les grades en or. Bottes
à retroussis. cor brodé or sur les
retroussis.
Voltigeurs d'infanterie légère
Soldats en grande tenue (planche 58)
Colback pareil à celui des voltigeurs d'infan-
terie de ligne, mais en plus une cordelière
blanche avec raquettes et glands à gauche,
plumet 1/3 jaune en haut et 2/3 rouge en
bas et dans d'autres compagnies: le
contraire, mais toujours jaune et rouge.
Les épaulettes diffèrent aussi dans quelques
compagnies: corps jaune ou corps rouge,
avec les franges rouges ou jaunes inversées.
Retroussis et doublures rouges avec cors
en drap jaune.
Quelques compagnies ont aussi le gilet
blanc. Fusil de dragon.
Le reste de l'uniforme comme les voltigeurs
de l'infanterie légère.
Les officiers, sous-officiers et caporaux dans
toutes les tenues suivent la règle de l'infan-
terie légère. (Voir tête de colonne planches
64 et 65 bis).
Planche 58
Planche 59
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot
Deuxième période
Voltigeurs de différentes compagnies des régiments d'infanterie légère
en grande tenue
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot (1809)
Infanterie légère
Carabinier en grande tenue ( Première et deuxième période)
Notes
Quelques compagnies de carabiniers ont le gilet blanc.
Tous les carabiniers ont la dragonne du sabre rouge.
Infanterie de ligne - Division Oudinot — 91
Légende Planche 60
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot (1809)
Infanterie légère
Officier de voltigeurs et de carabiniers (deuxième période)
(Voir soldats planches 58 et 59).
Notes
Certaines compagnies ont le gilet blanc.
Légende Pi anche 61
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot
Sapeurs et sergent sapeur
Infanterie de ligne et infanterie légère en 1809
(première et deuxième période).
Les sergents n'ont qu'un sabre, avec dragonne et deux pistolets à la
ceinture, l'uniforme pareil à celui de l'infanterie.
Les sapeurs n’ont qu'une raquette avec gland à la cordelière du
colback.
Légende Planche 62
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot ( 1806 à 1809)
Tambour-major de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère
en grande tenue, de 1806 à 1809
(première et deuxième période)
Planche 60
Planche 61
Planche 62
<)2 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 63
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot ( 1806 à 1809)
Tambour maître et tambours grenadiers en grande tenue de 1806 à 1809
Infanterie de ligne et infanterie légère. La tête de colonne de l'infanterie
légère a peut-être un uniforme différent (planche 65).
Notes
Les fifres ont le même uniforme que les tambours.
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot ( f8o6 à 1809)
Deuxième période
Tambour voltigeur et cornets voltigeurs en grande tenue de
1806 à 1809
Infanterie de ligne (cet uniforme n'est peut-être pas tout à
fait le même pour l'infanterie légère, voirplanche 65 bis).
Planche 64
Infanterie de ligne - Division Oudinot — 93
Légende Planche 65
Infanterie de ligne ( 1804 à 1815)
Division Oudinot 1809
Musiciens en grande tenue (deuxième période)
Colback.cordon gland et pompon argent. Plumet bleu
ciel, le _ du haut blanc. Flamme bleu ciel, passepoils et
glands argent. Collet, parements, passepoils et doublure
amarante. Pattes de parement bleu ciel.Trèfles d'épaule
et boutons argent.
Légende Planche 65 bis
Infanterie de ligne (1804 à 1815)
Division Oudinot ( 1806 à 180g)
Tambour maître en 1807
D'après la collection Alsacienne (Tanconville)
Notes
11 est possible qu’il y ait eu une différence d'uniforme
dans la tête de colonne pour l'infanterie de ligne et
l'infanterie légère.
Ce tambour maître serait celui de l'infanterie légère.
Légende Pi anche 65
Époque Louis XVIII
(Deuxième Restauration)
Légions départementales d'infanterie
(anciens régiments d'infanterie de ligne)
Règlement du 14 octobre 1815
Soldat et officier (fusiliers) de la Légion de la Meurthe
PLANCHE 65
(grande tenue)
Soldat de la légion des Vosges (grande tenue)
(D'après des aquarelles du Musée de Nancy).
94 — Infanterie et Régiments étrangers
Historique
Après le second retour de Louis XVI11 en
France (Deuxième Restauration) l'armée
reprend beaucoup des usages de l’ancien
régime avant la révolution.
Les régiments d'infanterie se nomment
«Légions départementales» avec le nom de
leur département, tout en conservant le
numéro de leur ancien régiment sous
l’Empire. Ce numéro se trouve placé sur la
plaque de cuivre du schako. Ainsi la Légion
de la Meurthe (ancien 52e de ligne) porte le
numéro 52 sur la plaque de cuivre du schako,
de même pour les autres légions.
11 y avait quatre-vingt-neuf légions, soit quatre-
vingt-six en France et trois aux colonies (les
numéros 87.88.89).
Les régiments sont de trois ou quatre
bataillons de quatre compagnies chacun.
Ce n’est que le 3 août 1815 à la Deuxième
Restauration qu'on organise les légions
d'infanterie. On donne un drapeau blanc par
légion et un fanion par bataillon.
Uniformes
(règlement du 14 octobre 1815)
Soldat fusiliers en grande tenue
L’uniforme ne varie pas pour la coupe
(modèle 1812) mais l’habit est de drap blanc
vaguement jaunâtre.
Chaque régiment a une couleur distinctive.
Le collet, les parements, les pattes de
parement, les retroussis. les pattes d’épaule,
les revers sont dans certaines légions entiè-
rement de la couleur distinctive, dans d’autres
ils sont blancs comme l'habit avec un passe-
poil de la couleur distinctive (planche 66).
La doublure est blanche ou de la couleur
distinctive.
Les boutons sont en cuivre ou en métal
blanc avec, au milieu, une fleur de lys et
autour en exergue: Département de...
(planche 67, n° III). Ils sont de la même
dimension que sous l’Empire.
Le bouton retenant la patte d'épaule est cousu
à l’emmanchure et la patte est cousue à l’enco-
lure avec la boutonnière à l’emmanchure
comme en 1812.
Sur les retroussis des fusiliers il y a une fleur
de lys découpée en drap de la couleur distinc-
tive ou blanche quand le retroussis est de la
couleur distinctive (planche 67. n° X).
Le schako est le même (modèle 1812) mais
un peu moins évasé par le haut. La plaque a
70 millimètres de diamètre en cuivre aux
armes royales: le numéro du régiment en
métal blanc (planche 67).
La cocarde blanche avec sa ganse et son
bouton (la cocarde a les mêmes dimensions
que sous l’Empire) et en drap. Le haut de la
couronne royale qui surmonte la plaque se
trouve au milieu de la cocarde ; le dessous de
la plaque ne descend pas plus bas que le milieu
du devant du schako, mais il y a des variantes,
toutes les plaques ne sont pas du même
(planche 67).
Le schako est surmonté d’un pompon de
forme lenticulaire de 60 millimètres de
haut, de 15 millimètres de large dans son
milieu et de... millimètres de large aux
extrémités supérieures et inférieures
(planche 68). Le pompon est en bois, recou-
vert de drap, sans houppette ou aigrette,
portant sur ses deux faces le numéro de la
compagnie en cuivre, la couture du drap
est recouverte d'un cordonnet de même
couleur que l'étoffe du pompon, ce
cordonnet entoure le pompon et a 2 milli-
mètres de large : la lige qui fait tenir le
pompon au schako (et qui s’enfonce dans
un gousset derrière la cocarde) est
recourbée, formant deux branches en U. en
fil de fer (planche 68. n" IV et V).
Il n’y a qu’une couleur de pompon par
bataillon de 1815 à 1819: régiments de trois
bataillons de quatre compagnies
1er bataillon : bleu roi
IIe bataillon : cramoisi
IIIe bataillon : vert foncé
Petit état-major : blanc
Compagnies de dépôt : bleu céleste
Dans les régiments à quatre bataillons, le
IIIe bataillon est jaune jonquille et le
IVe bataillon vert foncé, les autres restent de
même.
Les grenadiers et voltigeurs ont le pompon
en chardon de laine, sans numéro et sans
aigrettc.de forme sphérique aux couleurs du
bataillon.
(À voir l'uniforme des grenadiers, des volti-
geurs, sous-officiers. tambour-major, tambours
fifres, musique et sapeurs).
Notes
Chaque régiment a aussi une couleur
distinctive.
Officiers en grande tenue
Comme les officiers de l’Empire avec les
ornements royaux à la place de l’aigle et l’habit
blanc comme les soldats à basques courtes
avec les mêmes ornements brodés en or ou
en argent selon la couleur des boutons qui
sont dorés ou argentés.
Schako (planche 67. n° VI) avec pompon
comme les soldats fusiliers, aux couleurs des
bataillons, avec le numéro de la compagnie
en cuivre (dans certains régiments le pompon
est en or et sphérique).
Hausse-col en cuivre doré, au milieu un cercle
argenté avec trois fleurs de lys d’or en relief
(planche67.n IX).
Épaulettes selon le grade en or ou en argent
sur drap de la couleur distinctive, de même
pour les passants d’épaulettes.
Bottes simples, sans ornement, sous le genou,
la partie supérieure du devant de la botte
forme une pointe qui remplace le cœur de la
botte à la souvarow (planche 66).
Bottes à l'écuyère pour les officiers montés.
Le ceinturon du sabre passe sous la braguette
(voir la plaque).
Bonnets de police (planche 68).
Fusiliers
La flamme est supprimée, le gland est cousu
par-devant dans l’échancrure du bandeau,
sous le gland et devant, une fleur de lys de la
Infanterie de ligne - Division Oudinot — 95
couleur distinctive en drap. Le bonnet est en
drap blanc, avec doublure de grosse toile, un
galon de couleur distinctive borde le haut du
bandeau, les passepoils de couleur distinctive
ainsi que le gland.
Grenadiers
Même chose avec une grenade devant (voir
la couleur).
Voltigeurs
Même chose avec un cor devant.
Sapeurs
Même chose avec grenades devant placées
comme sous I’Empire.
Sous-officiers
Tambours, fifre, musique
Officiers
Comme les soldats, en drap plus fin. le
bandeau entièrement de la couleur distinc-
tive surmonté d’un galon or (or ou argent)
avec passepoil de la couleur distinctive
bordant le galon dans le haut.
Le galon, les passepoils, le gland et l'ornement
du devant du bandeau en or (ou argent selon
les boutons).
Uniformes des Légions
départementales
Légion de la Meurthe
Ancien 52' de ligne
Soldat fusilier en grande tenue
Habit blanc, coupe 1812. Culotte de tricot
blanc, gilet de drap blanc, non visible.
Revers aurore, collet aurore, passepoilé blanc,
pattes d’épaule blanches, passepoil aurore,
parements aurore, pattes de parement
blanches, passepoil aurore, petites basques
blanches (sur les retroussis la fleur de lys
aurore) passepoil aurore, doublure en cadis
blanc, boutons cuivre.
Sac d’infanterie, capote gris beige.
Un baudrier blanc tenant la giberne et la
baïonnette avec son fourreau. Pas de sabre.
Fusil d’infanterie. Guêtres sous le genou avec
boutons cuivre (voir si les guêtres sont
blanches en été).
Schako, modèle 1812. cocarde blanche, sans
ganse.
Les ornements royaux sur la plaque en cuivre
(planche 67). Pompon lenticulaire cramoisi
(2e Bataillon) avec le numéro de la compa-
gnie en cuivre, visière noire en cuir sans
ornement, jugulaire en cuir à écailles de cuivre.
Officiers
Même uniforme, épaulettes or. épée à
dragonne du grade or (planche 66).
Légion des Vosges
Ancien 6' de ligne
Fusiliers en grande tenue
Même coupe que le précédent, habit et
culotte blancs, les revers blancs passepoilés
noir, pattes d’épaule blanches passepoil noir,
parements et pattes de parement noir (en
drap), retroussis blancs, passepoil noir, collet
blanc, passepoil noir, doublure blanche, fleur
de lys noir sur les retroussis. Le schako est
surmonté d’un pompon lenticulaire noir,
liseré blanc avec le chiffre 6 au milieu en
cuivre.
Boutons cuivre. Cocarde blanche
(planche 66).
Officiers
Même chose avec les ornements du grade
en or.
Schako d’officier avec un pompon sphérique
or.
Légion du Pas de Calais
Ancien 32' de ligne
Fusiliers en grande tenue
Même chose, revers, parements et pattes de
parement bleu roi. pattes d'épaule blanche, passe-
poil bleu roi. retroussis blancs, passepoil bleu roi.
sans fleur de lys. collet bleu roi.doublure blanche.
Schako réglementaire. Boutons de métal
blanc.
Officiers
Légion des Ardennes
Ancien C' Régiment d’infanterie légère
Fusiliers en grande tenue
Même chose, revers bleu roi avec un tout petit
passepoil blanc, pattes d'épaule blanches,
passepoil bleu roi. parements bleus, petit passe-
poil blanc, pattes de parement blanc, petit
passepoil bleu roi. retroussis blancs avec fleur
de lys bleue et petit passepoil bleu, doublure
blanche, collet blanc, petit passepoil bleu.
Boutons en métal blanc.
Officiers
Légion du Loir et Cher
Ancien 47 de ligne
Fusiliers en grande tenue
Même chose que le précédent, couleur distinc-
tive rose.
Parements blancs, petit passepoil rose, pattes
de parement rose, petit passepoil blanc,
retroussis blancs, petit passepoil rose, fleur de
lys rose, collet blanc, petit passepoil rose,
doublure blanche. Boutons blancs.
Officiers
96 — Infanterie ei Régiments étrangers
Planche 67
Infanterie de ligne
Époque Louis XVIII (Première et Deuxième Restauration)
Infanterie de ligne - Division Oudinot — 97
Legende Planche 67 page 96
I. Modèle de la fleur de lys à la Restauration.
II. Plaque de schako d’infanterie d’officiers et soldats (2e Restau-
ration) à partir de 1815 (il y avait plusieurs modèles).
III. Modèle des boutons des Légions départementales de 1815à 1818
de mêmes dimensions que sous l’Empire. en cuivre ou en métal
blanc (il y a beaucoup de variantes mais tous ont la fleur de lys).
IV. Schako d’officier fusiliers en 1814 ( 1rc Restauration).
V. Schako de fusiliers en 1814 (lu Restauration).
VI. Schako d’officier fusiliers de 1815 à la 2e Restauration.
VII. Schako de fusiliers de 1815 à la 2e Restauration.
VIII. Passant d’épaulette d’officier en 1815 (galon or sur drap de
couleur distinctive).
IX. Hausse-col d'officier en 1814.
Légende Planche 68 page 99
I. Bonnet de police d’officier d’un régiment des Légions départe-
mentales (Loir et Cher), tous les bonnets de police sont pareils
pour les officiers, il n’y a que la couleur distinctive qui change).
Le bonnet de police ne porte plus de flamme et le pompon est
cousu dans l’échancrure du devant, pour tous les coips de l’armée,
officiers et soldats.
II. Bonnet de police de soldat de la Légion départementale du Loir
et Cher (fusiliers).
Tous les bonnets de police de soldats sont pareils, il n’y a que la
couleur distinctive qui change.
III. Pompon de soldat vu de profil (fusiliers) avec les dimensions.
IV. Pompon de soldat vu de face avec le montant en fer (fusiliers)
après 1815 (3e bataillon. 3e compagnie).
V. Même pompon vu de profil.
X. Basques de soldat fusiliers de 1815 à la 2e Restauration.
Notes
Le bouton de la jugulaire des schakos est presque toujours orné
d’une fleur de lys en relief pour les officiers et soldats fusiliers ou
d’une grenade (grenadiers et artillerie).
(Voir les voltigeurs).
98 — Infanterie et Régiments étrangers
PLANCHE 68
Infanterie de ligne
Epoque Louis XVIII (Deuxième Restauration)
Infanterie légère
de 1804 à 1815
too — Infanterie et Régiments étrangers
Numéros des régiments Dates de la création Noms que les régiments portaient à la chute de la Royauté et au début de la République République 1" Empire 1" Restauration Cent jours 2e restauration
Régiments numéro- tés puis demi-briga- des numérotées
Régiments Régiments Régiments Bataillons de chasseurs
1 1671 Chasseurs royaux de Provence de 1788 à 1791 V' demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 1" Régiment d’infanterie légère 1803 à 1814 Régiment du Roi 1814 à 1815 1" Régiment d’infanterie légère 1815 à 1816 des Ardennes de 1816 à 1820
2 1671 Chasseurs royaux du Dauphiné de 1788 à 1791 2e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 2e Régiment d’infanterie légère de 1791 à 1803 Régiment de la Reine 1814 à 1815 2e Régiment d’infanterie légère jusqu’en 1815 des Basses Alpes
3 1739 Chasseurs royaux Corses de 1788 à 1791 3c demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 3e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Régiment du Dauphin 1814 à 1815 3e Régiment d’infanterie légère jusqu’en 1816 des Hautes-Alpes
4 1739 4' bataillon des chasseurs royaux Corses de 1788 à 1791 4e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 4e Régiment d’infanterie légère de 1791 ” à 1803 Régiment de Monsieur 1814 à 1815 4e Régiment d’infanterie légère jusqu’en 1816 de l’Ardèche de 1816 à 1820
5 1788 5e bataillon des chasseurs royaux Cantabrcs de 1788 à 1791 5e demi-brigade d’infanterie légère de 1792 à 1803 5' Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Régiment d’Angoulême 1814 à 1815 5e Régiment d’infanterie légère jusqu’en 1816 de l’Ariège de 1816 à 1820
6 1788 6' bataillon des chasseurs Bretons de 1788 à 1791 6' demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 6e régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Régiment de Berry 6' Régiment d’infanterie légère jusqu’en 1815 de la Creuse de 1815 à 1820
7 1788 7e Bataillon des chasseurs d’Auvergne de 1788 à 1791 7e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 7' Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 7e Régiment d’infanterie légère jusqu’en 1816 du Jura de 1816 à 1820
8 1788 8e bataillon des chasseurs des Vosges de 1788 à 1791 8e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 8e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 de la Loire de 1816 à 1820
9 1788 9e Bataillon des chasseurs des Cévennes de 1788 à 1791 9e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 9e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 de la Haute-Loire de I816à 1820
10 1788 10e Bataillon des chasseurs du Gévaudan de 1788 à 1791 10e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 10e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 des Vosges de 1876 à 1820
11 1788 11e Bataillon des chasseurs des Ardennes de 1788 à 1791 11'demi-brigade d’infanterie légère (vacant de 1803 à 1811) de 1791 à 1803 11e Régiment d’infanterie légère de 1811 à 1816 de la Haute-Marne de I816à 1820
12 1788 12e Bataillon des chasseurs du Roussillon de 1788 à 1791 12‘ demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 12e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 de la Mayenne de’ 1816 à 1820
13 1791 13e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 13e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 des Basses Pyrénées de 1816 à 1820
Infanterie lügèri — ioi
1 14 1791 14e demi-brigade d’infanterie légère de 1791 à 1803 14'’ Régiment d’infanterie légère de 1803à 1816 des Hautes Pyrénées de 1816 à 1820
[ 15 1794 et 1796 15e demi-brigade d’infanterie légère de 1794 à 18(53 15e Régiment d’infanterie légère de 1803 à 1816 des Pyrénées Orientales de 1815 à 1820
1 16 1795 et 1796 16e demi-brigade d’infanterie légère de 1795 à 1803 16e régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Licencié en 1814 16' régiment d’infanterie légère de 1815 à 1816 delà Haute-Saône de 1816 à 1820
17 1795 17' demi-brigade d’infanterie légère de 1795 à 1803 17e régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Licencié en 1814 du Var de 1816 à 1820
f 18 1794 et 1796 18'’ demi-brigade d’infanterie légère de 1794 à 1803 18e régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Licencié en 1814 18' régiment d’infanterie légère de 1815 à 1816 du Vaucluse de 1816 à 1821
t 19 1794 19e demi-brigade d’infanterie légère de 1794 à 1803 19' régiment d’infanterie légère de 1815 de la Haute-Vienne de 1816 à 1820
1 20 et 20 bis 1795 20e et 2(E bis demi-brigade d’infanterie légère de 1795 à 1803 Licencié en 1803 des Vosges de 1816 à 1820
21 1794 21' demi-brigade d’infanterie légère de 1794à 1803 21' régiment d'infanterie légère de 1803 à 1814 Licencié en 1814
> 22 1795 22' demi-brigade d’infanterie légère de 1795 à 1803 22' régiment d’infanterie légère de 1803 ” à 1814 Licencié en 1814
’ 23 1794 et 1796 23' demi-brigade d’infanterie légère de 1794 à 1803 22' régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Licencié en 1814 23' régiment d’infanterie légère de 1815 Licencié en 1815
• 24 1796 24e demi-brigade d’infanterie légère de 1796 à 1803 24' régiment d’infanterie légère de 1803 à 1814 Licencié en 1814
Notes: A la chute de I’Empire en 1814. il y avait 37 régiments dont 2 étaient vacants, des numéros 24 à 37, ces régiments lurent licenciés en 1814. Ces
régiments avaient été formés:
De 1796 à 1803. On crée le 25. 26. 27. 28. 29 (vacant) et 30e régiments.
En 1803. On crée le 30e Régiment avec des Piémontais (Il y a toujours 4 régiments de vacants).
En 1808. On crée (le 29 mai) le 32' Régiment (Toscan) et le 33' Régiment (provisoire).
En 1810. On crée le 33' Régiment, avec des Hollandais (ancien provisoire).
En 1811 (le 9 mars). On crée le 34e Régiment, avec les bataillons auxiliaires d’Espagne.
En 1812. On crée le 35' Régiment, avec le 1" Régiment de la Méditerranée et le 36' Régiment avec le régiment de Belle-Ile et le 7 février on crée le 37e
Régiment avec des « Compagnies de Réserve ».
102 Infanterie et Régiments étrangers
Notes générales
L'infanterie légère était copiée et suivait la règle de l'infan-
terie de ligne pour l'équipement d'armement et la forma-
tion des régiments en bataillons et compagnies.
Comme dans l'infanterie de ligne, il y avait dans chaque
bataillon une compagnie de grenadiers qui portaient le
nom de « carabiniers ». une compagnie de voltigeurs
(depuis le 13 mars 1804) et plusieurs compagnies de
fusiliers (ou compagnies du centre) qui portaient le nom
de « chasseurs ».
L'infanterie légère avait l'emblème des chasseurs, c'est-
à-dire le cor de chasse comme insigne. En général tout
ce qui est en cuivre ou en or dans l'uniforme de l'infan-
terie de ligne est en métal blanc ou argenté dans l'infan-
terie légère : boutons, épaulettes d'officiers, galons, etc.,
et les passepoils sont généralement blancs. La giberne,
pareille à celle de l'infanterie de ligne, avec une grenade
en cuivre pour les carabiniers, un cor pour les voltigeurs
(ces ornements ne sont pas réglementaires) et rien pour
les chasseurs. Un couvre giberne en toile blanche avec
les ornements peints en noir (grenade ou cor).
Sous l'empire les cheveux sont coupés ras.
La culotte en tricot bleu impérial (plus foncé que dans
l’infanterie de ligne), collante, descend jusqu'au pied sans
bouton ni jarretière.
Elle reste pareille pendant tout l'empire avec parfois un
passepoil blanc sur la couture extérieure.
Habit
En drap bleu impérial : revers en pointe avec les boutons
placés comme dans l'infanterie de ligne : basques courtes
mais certains régiments ont les basques longues, jusqu'en
1812. époque où tous les habits ont les basques courtes.
Certains régiments ont des soubises dans le dos. passe-
poilées blanc avec deux boutons. Les parements sont en
pointe au début, bleus avec passepoil blanc et deux petits
boutons; un dans le parement et un au-dessus du
parement.
Ensuite il y eut des régiments qui avaient les parements
et les pattes de parement comme dans l'infanterie de
ligne : la patte rouge et le parement bleu, tous les deux
passepoilés de blanc. En 1812 tous les parements sont en
pointe, mais il pouvait encore y avoir des exceptions.
De 1803 à 1808. les retroussis sont flottants et agrafés.
De 1808 à 1812. ils sont cousus sur l'habit en laissant voir
un triangle bleu, ils sont passepoilés blanc.
De 1812 à 1815. ils sont cousus jusqu'au bas des pans
(planche III bis.n° III).
É'habit change en 1812 (de forme, mais non de couleur).
Gilet
En drap blanc, boutons d'uniforme (coupe de l'infan-
terie de ligne) jusqu'en 1806. puis en drap bleu de 1806
à 1815 parfois orné d'un passepoil blanc. En été le gilet
peut être blanc avec un rang de boutons blancs.ou croisé
à deux rangs de boutons blancs. Après 1812 le gilet n'est
plus visible.
Surtout
Fil fut porté dans certains régiments jusqu'en 1809.11
n’était porté que par les officiers, les sous-officiers et les
musiciens (planches XXII et XXII bis).
Guêtres
Elles imitent les bottes à la souvarow. en étoffe noire en
hiver avec boutons noirs : un galon de couleur distinctive
suit la couture supérieure de la guêtre ; un gland de la
même couleur que le galon, tombe dans le creux du cœur
de la guêtre (planche II. n° 14 et planche III bis.n 1).
Parfois le galon descend le long des boutons jusqu'au
sous-pied et parfois il n'y a que le gland sans aucun galon.
La guêtre garde la même forme pendant tout l’Empire
bien qu'en 1812 le règlement prescrit la guêtre pareille
à celle de l'infanterie de ligne.
En 1812. en été. la guêtre est en toile blanche, sous le
genou avec boutons d'os blancs, elle a la forme de la
guêtre d'infanterie de ligne modèle 1812.sans ornement
(planche III bis. n° II et planche XXII bis).
Boutons
Avant 1808 certains régiments ont des boutons d'uni-
forme en cuivre (dorés pour les officiers). À partir de 1808
tous les boutons sont en étain pour les soldats, timbrés du
numéro du régiment au centre entouré d'un cor de chasse
(planche II n° 11 et 12). mais il y avait des variantes
Les officiers ont les boutons en métal argenté d'un
diamètre un peu plus erand que les soldats (planche I.n0
VI et VII).
Coiffures
au début de l'empire, les carabiniers portèrent en tenue
de parade et aux combats le bonnet à poil (nommé aussi
bonnet d'ourson ou d'oursin) jusqu'en 1807. En tenue
ordinaire le schako était réglementaire (planche I.n' 2).
En 1807. ils ne portèrent plus que le schako (planche III.
n° V) parfois avec une flamme rouge, bordée de blanc
(planche XXII bis).
Les chasseurs et voltigeurs portèrent toujours le schako,
sous l’Empire.
Infanterie légère — 103
Dans certains régiments les carabiniers et les voltigeurs
ont le colback (modèle des chasseurs à cheval) (planches
XVI et XX).
Le schako des chasseurs et voltigeurs subit plusieurs trans-
formations.
En 1804. il était encore du modèle 26 octobre 1801
(planche I.n° 2 bis. 3 et 4) avec visière démontable et sans
jugulaire, avec les ornements à gauche (plumet, cocarde,
ganse, etc.). Puis ces ornements se placent sur le devant
du schako.
En 1806,1e schako change de forme (planche I.n° II. III.
IV. V et planches III, n° III. IV. V. V bis) toujours avec
visière démontable et sans jugulaire.
Décision du 9 novembre 1810. petit à petit la visière
devient fixe et on ajoute des jugulaires en métal blanc
avec leur bouton.de même, orné d'une grenade en relief
pour les carabiniers (planche III bis.N° VIII) et d’un cor
pour les voltigeurs et les chasseurs.
En 1812 le schako est de nouveau transformé et il est
pareil à celui de l'infanterie de linge (planche I. n° 1,2.3
et 4. en bas).
Armes
Même fusil que l'infanterie de ligne, mais les voltigeurs
ont au début un fusil de dragon et les officiers et sous-
officiers de voltigeurs avaient une carabine rayée nommée
fusil de voltigeurs (voir Armes).
Toutes les compagnies ont le sabre-briquet avec dragonne
(planche III bis. n° IV et V).
En 1807. on supprime le sabre des voltigeurs et des
chasseurs (décret du 7 octobre 1807) mais les voltigeurs
le gardèrent toujours et il en est de même dans certains
régiments pour les chasseurs.
Bonnet de police
Suit les règles de l'infanterie de ligne, mais bleu impérial
avec passepoils et ornements blancs (planche III. n° VIII
et IX.et texte).
En 1812. bonnet à la Marie-Louise avec tous les
ornements blancs.
Capote
Comme celle de l’infanterie de ligne.
Épaulettes
A franges. Épaulettes toute rouge pour les carabiniers;
beaucoup de variante pour les voltigeurs avec les couleurs
rouge, verte et jaune. Les chasseurs réglementairement
doivent porter la patte d'épaule bleue passepoilée blanc,
niais ce ne fut qu'après 1812 que ce règlement fut
appliqué. Avant ils portent l'épaulette à frange avec des
variantes dans les couleurs, ou le vert domine
(planche III bis.n° VI).
Notes
Sur certains documents on voit des soldats d'infanterie
légère, en tenue de ville, sans guêtre, la culotte liée à la
cheville sur un bas de couleur en souliers plats.
Caporaux
Suivent la règle de l'infanterie de ligne, mais avec les
galons en A. en laine ou fil blancs, sur drap rouge ou sans
drap cousus à même la manche (planche IL n° II).
Il est à remarquer que les galons ne sont pas toujours
placés immédiatement au-dessus du passepoil du
parement. Les galons d’ancienneté sont rouges pour les
caporaux et les soldats. Les épaulettes comme les soldats.
Bonnet de police comme les soldats.
Sous-officiers
Suivent la règle de l'infanterie de ligne mais avec les
galons en A.en argent.suivant les grades;ces galons sont
cousus sur drap rouge qui forme liseré aux galons (planche
11. n° 111). Les galons d'ancienneté ou brisques. en argent,
sous drap rouge, cousus à même le drap de la manche
gauche.
La cordelière du schako est parfois mélangée d'argent.
Épaulettes (planche III bis. n° VII) il y avait aussi des
variantes ; les brides sont en galon d'argent sur drap bleu,
fond de l'habit.
Bonnet de police; avant 1812 comme les soldats;galon
et gland argent. Après 1812 passepoils et numéro du
régiment en argent.
Les adjudants ont les ornements argent et rouge (planche
XXI) mêmes règles que dans l'infanterie de ligne.
Pour tous les sous-officiers: capote comme les soldats avec
les galons du grade ; les dragonnes du sabre comme dans
l'infanterie de ligne mais avec de l’argent au lieu d’or.
Ils portèrent aussi le surtout jusqu’en 1809
(planche XXII bis).
Officiers
Suivent la règle des officiers d'infanterie de ligne.
Uniforme comme les soldats, avec les ornements, les
épaulettes et boutons en argent, et les basques longues.
Hausse-col
Porté en service par tous les officiers depuis le grade de
colonel. Le hausse-col est en cuivre doré, avec pour les
carabiniers une grenade en argent en relief ou une
grenade dans un cor(planche IL n° 15); pour les chasseurs
et voltigeurs un cor en argent en relief.
De même que pour les officiers d’infanterie de ligne, le
schako change de 1810 à 1812. même règle pour les
plumets des officiers supérieurs et pour les pompons des
104 — Infanterie et Régiments étrangers
autres officiers.
Même changement dans l'uniforme en 1812: les basques
restent longues, mais dans quelques régiments elles sont
courtes.
Comme dans l'infanterie de ligne, ils portaient aussi la
capote grise, roulée sur l'épaule gauche ; ou bien la pèlerine
et la redingote qui étaient en bleu foncé.
Gilet
Suit la même règle que les soldats.
Bottes
En cuir, à la souvarow; galon ou passepoil et gland en
argent jusqu'en 1812. époque où la botte est sans
ornement.
Sabre
Le même que celui des officiers d'infanterie de ligne;
poignée et bout du fourreau en cuivre doré.
Dragonne
En or.comme dans l'infanterie de ligne, mais souvent en
fil blanc ou en fantaisie (officier de carabiniers,
planche XXII bis).
Ceinturon
Réglementairement en cuir vert, bordé d'argent avec
plaque rectangulaire argentée, mais presque toujours
blanc ou noir, avec plaque argentée. Il passait sous la
braguette.
Bonnet de police
Avant 1812. comme les soldats, galon et gland argent,
parfois aussi les passepoils ont en argent ; les ornements
du devant brodés argent.
Après 1812. passepoils et tous les ornements en argent.
Officiers montés
Comme pour les officiers d'infanterie de ligne.
Épée, avec poignée et bout du fourreau en cuivre doré;
dragonne or avec gland suivant le grade ; ou bien le sabre
de cavalerie légère en cuivre ou en fer et le ceinturon à
deux bélières (planche XX) mais d'une seule pièce.
Hausse-col en cuivre doré, orné comme les officiers non
montés.
Bottes à l'écuyère avec manchette; éperons.
Housse ou manteau de selle du cheval comme dans
l'infanterie de ligne, mais en drap bleu foncé, avec chape-
rons de même. Souvent la housse est de fantaisie, modèle
de la cavalerie légère (planches IV et VII) galons argent.
Tous les plumets sont en plume blanche jusqu'en 1810:
puis suivant le règlement. La housse ainsi que les chape-
rons sont bordés par des galons d'argent du grade comme
dans l'infanterie de ligne. Le numéro du régiment brodé
en argent sur les parties postérieures de la housse, ou une
aigle couronnée brodée argent. Une aigle couronnée
argent sur les retroussis de l'habit.
Les capitaines de carabiniers, de voltigeurs et de chasseurs
n'étaient jamais montés.
Sapeurs, tambour-major, cornets, tambours, fifres
et musiciens
Suivent la règle de l'infanterie de ligne avec les galons
en A pour les gradés.
Nids d'hirondelle, sous les épaulettes de 1804 à 1808.pour
les tambours et fifres.
Il y a beaucoup de fantaisie dans ces uniformes (voir les
différents régiments aux planches suivantes).
En 1812 réglementairement l'uniforme doit être complè-
tement vert (planche XXIV) mais ce règlement n'était
pas suivi dans tous les régiments.
Notes sur les voltigeurs
Les compagnies de voltigeurs étaient composées
d'hommes de 4 pieds 11 pouces de hauteur (1.593 m)
armés du fusil de dragon avec sa baïonnette et d'un sabre-
briquet.
Les officiers devaient avoir 5 pieds de haut (1.62 m).
Le fusil de dragon était du modèle an XII (1803).
Les sergents et officiers subalternes portaient le fusil de
voltigeur ou carabine rayée sans baïonnette.
Les voltigeurs ont des cors ou cornets à la place de
tambours.
Les compagnies de voltigeurs étaient les troisièmes du
bataillon, en comptant celles des carabiniers. Plus tard
elles devinrent les dernières.
Ces compagnies étaient constamment entretenues sur
pied de guerre.et composées ainsi qu'il suit:
1 capitaine 1 fourrier
1 lieutenant 8 caporaux
1 sous-lieutenant 2 cornets
1 sergent-major 4 sergents 104 voltigeurs
Infanterie légère — 105
Historique
L'infanterie légère date de 1671 sous le nom de chasseurs
à pied.
Le 8 mai 1788. ils prennent le nom de « chasseurs royaux »
jusqu'au 8 et 18 janvier 1794 où ils deviennent des « Demi-
brigades d'infanterie légère ».avec un numéro par chaque
demi-brigade. Elles étaient composées de compagnies
de carabiniers (grenadiers) et de chasseurs (fusiliers)
formant bataillons.
En 1796 il y a trente demi-brigades.
1803
Le 18 mars 1803 on crée dans chaque bataillon une
compagnie de « voltigeurs ».
Le 22 septembre les demi-brigades reprennent le nom
de « régiments » avec numéros. On forme le 31e régiment
d'infanterie légère (Piémontais). Le 1 Ie régiment est
vacant jusqu'en 1811.
1804 (Empire)
31 régiments d'infanterie légère dont 4 vacants, soit 27
régiments.
1805
Même chose sur les 27 régiments, il y en a 3. à 4 bataillons
et 24 à 3 bataillons. Plus 12 bataillons de réserve (ordre
de l’empereur du 13 février : le 3e bataillon du 4e régiment
sera habillé de blanc).
1806
La queue est supprimée. On change la coiffure. Le 27
février 1806. L'habit blanc ne fut jamais porté.
1807
Le 7 octobre, on retire le sabre-briquet aux voltigeurs,
mais ce décret ne fut pas exécuté ; même chose pour
les chasseurs, mais quelques régiments gardent le sabre
avec dragonne. On change la coiffure des carabiniers
qui prennent le schako à la place du bonnet à poil.
1808
Le 18 février, les régiments reçurent une nouvelle organi-
sation comme l'infanterie de ligne.
On crée les emplois « d'officiers porte aigles ».
Le 29 mai, création du 32e léger (Toscan).
Le 7 juillet, création du 33e léger (provisoire).
1809
Même chose.
1810
Organisation en septembre du 33e léger (Hollandais).
Décret du 9 novembre 1810 qui transforme la coiffure
des officiers et soldats (Infanterie de ligne à Notes
générales sur l'uniforme).
1811
9 mars, rétablissement du 1 E et 29e régiments. Création
du 34e régiment avec les bataillons auxiliaires d'Espagne.
Le 1 Ie régiment fut reformé à trois bataillons avec les
tirailleurs corses, les tirailleurs du Pô. les hommes du
bataillon valaisan et la légion piémontaise.
Le 11 août, le 3E régiment fut reformé avec le reste de
la légion piémontaise.
Le 16 septembre, le 11e régiment est reformé.
1812
Décret qui change complètement la coupe de l'uniforme
et de la coiffure. Il y avait 34 régiments dont 5 vacants.
Création du 35e léger avec le 1er régiment de la Méditer-
ranée dont un bataillon fut envoyé à l'île d’Elbe. Création
du 36e léger avec le régiment de Belle-Ile. Ces deux régiments
étaient les anciens dépôts des conscrits réfractaires.
Le 7 février, création du 37e léger avec des compagnies
de réserve.
1813
Même chose.
1814
1er janvier.on reforme le 19e régiment. Au moment de la
chute de l'empire, en avril, il y avait 37 régiments dont 2
étaient vacants.
Première restauration
Le 12 mai. on réduit l'infanterie légère à 15 régiments
organisés comme l'infanterie de ligne. Le 1er régiment
réside à Paris sous le nom de « régiment du roi ». Le 2e
régiment réside à Paris sous le nom de « régiment de la
reine » cela jusqu’au Cent-jours.
1815 (Cent-jours, de mars au 28 juin)
Au retour de l'empereur de l'île d’Elbe, l’infanterie légère
fut un peu augmentée.
Deuxième restauration
Le 3 août, les régiments d'infanterie légère furent trans-
formés en « bataillons de chasseurs » et répartis dans les
légions départementales à raison d'un bataillon par légion.
I<>6 — INFANTERIE ET RÉGIMENTS ÉTRANGERS
Uniformes
Carabiniers
Soldats en grande tenue, de 1804 à 1807
Habit
En drap bleu impérial, à pans courts (dans quelques
régiments, les pans étaient longs, ainsi le 31e léger en 1808).
revers, parements, retroussis et doublure de même : passe-
poils blancs aux revers, parements, retroussis et poches.
Quelques régiments ont dans le dos. à la taille, des soubises.
passepoilées de blanc avec deux boutons par soubise.
Collet et pattes de parement écarlates passepoilés blancs,
trois petits boutons d'uniforme sur la patte de parement.
Certains régiments ont les parements en pointe.
Les revers en pointe avec 7 petits boutons d'uniforme,
placés de chaque côté comme dans l'infanterie de ligne.
Poches en travers jusqu'en 1806:ensuite poches en long
avec trois boutons dans les pointes. Sur chaque retroussis
une grenade en drap rouge écarlate.
Gilet
Coupe de l'infanterie de ligne avec petits boutons d'uni-
forme. quelques régiments ont encore les boutons de
cuivre. Certains régiments ont toujours eu le gilet bleu,
parfois passepoilé blanc.
Culotte
En tricot bleu avec parfois un passepoil blanc sur la
couture extérieure.
Épaulettes
Rouges, à franges: passant rouge sur drap bleu. Le 25e
régiment a les franges mélangées blanc et rouge
(planche XVI).
Boutons
Coiffures
En tenue de gala et aux combats, le bonnet à poil : dans
les autres tenues le schako, jusqu'en 1807. Ce bonnet à
poil entre 1804 à 1806 est plus étroit dans le haut que
celui des grenadiers d'infanterie de ligne (planche I. n° I).
La cordelière est rouge (dans le 15e régiment elle est
blanche), elle se termine par une raquette et un gland qui
tombe plus bas que celui des grenadiers d'infanterie de
ligne.
Pas de jugulaire, pas de plaque devant (dans certains
régiments à la place de la plaque il y a une grosse grenade
en métal blanc). Plumet en plumes rouges, sur le côté
gauche, au-dessus de la cocarde. Un gland rouge tombe
devant au sommet du bonnet. Une plate-forme en drap
rouge avec une croix blanche, comme dans l'infanterie
de ligne avec les mêmes dimensions nommée
« impériale ».
Dans certains régiments les carabiniers portaient le
colback pareil à celui des chasseurs à cheval, mais sans
jugulaire ni cordelière avec plumet et pompon rouges
sur le côté gauche au-dessus de la cocarde et flamme
rouge avec gland et passepoil blancs (planches XVI et
XXI) tombant à droite.
Le schako de tenue ordinaire suit le modèle des chasseurs
et voltigeurs avec plumet et ornements rouges depuis le
modèle de 1801 (planche I.n° 2) jusqu'en 1806.
En 1807 le schako subit les transformations comme le
schako de l'infanterie de ligne jusqu'en 1815.
Guêtres
On voit aussi sur des documents les boutons des guêtres
noires, en cuivre ou en métal blanc.
Sac comme celui de l’infanterie de ligne.
Giberne, buffleterie, armes
(Fusil, sabre et baïonnette). Comme les grenadiers de
l'infanterie de ligne. Le sabre a une dragonne rouge. En
1812 elle peut être comme dans l'infanterie de ligne
blanche avec gland rouge.
Capote
Comme l’infanterie de ligne avec les boutons blancs de
l'infanterie légère, en métal.
Carabiniers en petite tenue
ou tenue de route et de campagne
Comme l'infanterie de ligne avec, en hiver, le large
pantalon de drap bleu sur guêtres noires, et en été le
pantalon de toile blanche sur guêtres blanches.
Bonnet de police
Suit la règle de l'infanterie de ligne de 1804 à 1815.
En 1804 passepoils blancs.galon et gland rouges: une
grenade rouge sur le devant.
En 1812 tous les ornements sont blancs (planche III.
n° X).
Carabiniers grande tenue 1807 à 1810
Infanterie légère — 107
Pas de changement, mais en 1810 le bonnet à poil doit
être tout à fait supprimé (on commence à le supprimer
dans quelques régiments depuis 1806).
11 est remplacé par un schako sans jugulaire à visière
démontable à bords de métal blanc, ou sans bord de
métal. Pompon et plumet de plumes, rouges (le pompon
est sphérique), cordelière à deux raquettes et glands
rouges, nattée à deux tresses. Plaque en losange en
métal blanc avec le numéro du régiment surmonté
d'une grenade. Ganse de cocarde en galon blanc avec
bouton de métal blanc (planche 111. n° V). Parfois il y
a sur le schako, une flamme de drap rouge bordée de
blanc comme dans les hussards. Les plaques de schako
sont en métal blanc de la même forme que celles de
l'infanterie de ligne. Il y a également deux modèles:
Le premier avec l'aigle (modèle qui fut peu porté). Au-
dessus de l'aigle, une grenade et au-dessus de la grenade,
le numéro du régiment (planche II. n° 8).
Le deuxième, sans aigle. Une grenade remplace l'aigle
et le numéro du régiment en dessous de la grenade
(planche III. n° V et planche IL n° 9).
Le deuxième modèle (sans aigle) devient réglementaire
à partir de 1810 et ne change plus jusqu'en 1812.
Cette plaque était la même pour les officiers (argentée),
sous-officiers, caporaux et soldats, mais variait pour les
ornements (carabiniers, voltigeurs et chasseurs).
Carabiniers grande tenue
(du 9 novembre 1810 à 1812)
Même chose, mais le schako a une jugulaire en écailles
de métal blanc sur cuir noir, comme dans l'infanterie de
ligne (obligatoire).
Bouton de jugulaire en métal blanc avec une grenade.
La cordelière est supprimée, ainsi que la ganse de cocarde
avec son bouton. Le bord en métal de la visière disparaît
aussi, il est en cuir noir guilloché.
Carabiniers grande tenue
(du 19 janvier 1812 à 1815)
Comme l'infanterie de ligne pour l'uniforme et la coiffure
(Schako, planche I. n° 1. en bas) avec les attributs de
l'infanterie légère (planche V) et même schako que les
grenadiers de l'infanterie de ligne.avec la jugulaire et son
bouton en métal blanc, orné d'une grenade.
Sur la plaque de cuivre du devant du schako, il y a le
numéro du régiment en métal blanc, haut de 2,7 cm
(planche IL n° 10).
Bonnet de pouce
Change également de forme (planche III. n° X).
Guêtres
Elles restent pareilles mais sans le passepoil sur le côté
des boutons (planche IL n° 14). D'après l'ordonnance,
l'infanterie légère devait porter la même guêtre que
l'infanterie de ligne (guêtres sous le genou.sans ornement)
mais cette ordonnance ne fut suivie que dans quelques
régiments. Pour tous les régiments, les parements sont en
pointe passepoilés blanc, avec un petit bouton sur le
parement et au-dessus du parement.
La pointe du parement se trouve à 9 mm du bas de la
manche (planche II. n° II) et la largeur de la manche au
poignet est de 8 à 9 cm selon la taille.
Les soubises existent toujours dans quelques régiments
dans le dos de l'habit (planche IL n° I).
Officiers de carabiniers en grande tenue
de 1804 à 1807
Comme les soldats avec les épaulettes du grade en argent.
Bonnet
À poil avec les ornements en argent.
Ceinturon
Blanc ou noir (réglementairement il était de cuir vert
bordé d'argent) plaque rectangulaire en argent. Il se
portait sous la brayette. Au début les officiers portaient
le sabre comme dans l'infanterie de ligne, attaché à un
baudrier blanc. Sabre d'officier d’infanterie de ligne à
fourreau noir, le bout en métal blanc. Dragonne en or
mais on la représente aussi en argent ou en fil blanc et
parfois rouge avec gland argent (planche XXII bis).
Grenades en argent brodées sur drap écarlate, lequel est
cousu sur le retroussis.
Boutons
Argentés (planche I. n° VI et VII).
Habit
Gilet et pans d'habit (planches IL V et VI).
Hausse-col
En cuivre doré avec une grenade argent en relief.
Bottes
À la souvarow;passepoil et gland argent.
Officiers de carabiniers en grande tenue
de 1807 à 1810
Comme les soldats. Les ornements du schako en argent :
ganse à la cocarde avec un petit bouton, ganse et bouton
en argent. Un plumet rouge en plume jusqu'en 1810;
pompon sphérique argent sous le plumet. Quand il y a
une flamme.elle est bordée d'argent (planche XXII bis).
io8 — Infanterie et Régiments étrangers
Officiers de carabiniers en grande tenue
de i8ioà 1812
Le schako comme les officiers d'infanterie de ligne (grena-
diers). En feutre, avec bourdalou de cuir noir verni : dans
le haut un galon argent de différente largeur suivant le
grade. Plaque en métal argenté comme les soldats;
jugulaire en écailles argentées avec bouton orné d'une
grenade en relief. Visière fixe avec bords en métal argenté.
La cordelière, la ganse de cocarde et son bouton sont
supprimés. Un pompon rouge en poire. (Les plumets
pour les officiers supérieurs comme dans l'infanterie de
ligne.)
Officiers de carabiniers en grande tenue
de 1812 à 1815
Mêmes changements dans l'uniforme que dans l’infan-
terie de ligne (planche V et VI).
Le collet rouge n'a plus de passepoil.
Les parements en pointe, passepoilés blanc avec deux
petits boutons. (Un dans le parement, l'autre au-dessus
du parement.)
Les bottes à la souvarow. n'ont plus ni galon, ni gland.
Dans certains régiments ils ont simplement un passepoil
argent sans gland.
La grenade argent des retroussis n'est plus sur drap rouge,
elle est brodée à même le retroussis.
Le schako, comme les officiers d’infanterie de ligne avec
les ornements argent et le plumet de crin rouge.
Officiers de carabiniers en tenue de route
et de campagne de 1804 à 1815
À toutes les époques, les officiers suivent le même règle-
ment que l'infanterie de ligne.
Ils portèrent aussi le surtout jusqu'en 1809 puis l'habit
veste, et le chapeau en colonne avec pompon argent.
Capote et autres vêtements comme l'infanterie de ligne
avec les ornements argent. Même chose pour le bonnet
de police.
Sous-officiers de carabiniers de 1804 à 1815
À toutes les époques, comme les soldats, avec les attri-
buts des sous-officiers, comme dans l'infanterie de ligne,
mais les ornements en argent, ainsi que les galons qui
sont en A. cousus sur drap rouge. Les galons d'ancien-
neté sont cousus à même le drap de la manche (planche II.
n° III). Une grenade brodée argent sur les retroussis de
sous-officiers.
Caporaux de carabiniers de 1804 à 1815
Même chose. Deux galons en A. en fil blanc, ou en galon
de laine blanc passepoilé rouge.
Les fourriers suivent les mêmes règles que l'infanterie
de ligne.
Tambours - fifres et cors de 1804 à 1812
Comme les soldats, avec l'habit de couleur tranchante.
Beaucoup de fantaisie dans les régiments. Des nids
d'hirondelle sous l'épaulette jusqu'en 1808. Réglemen-
tairement. un galon argent, au collet, revers et parements
et pattes de parement (voir les différents régiments).
1812
Comme l'infanterie de ligne, mais en plus gilet (non
visible) culotte, doublure de l'habit, le tout vert
(planche XXIV).
Tambours-majors de 1804 à 1812
Beaucoup de fantaisie (planches IX. XIII. XVIII bis et
les différents régiments). Canne comme dans l'infanterie.
1812
Comme l'infanterie de ligne avec les ornements argent:
culotte et habit vert (planche XXIV).
Tambours maîtres ou caporaux tambours
de 1804 à 1815
Réglementairement comme les tambours avec les galons
en A de caporal. Beaucoup de fantaisie. Canne de tambour
maître.
Sapeurs de 1804 à 1815
Réglementairement comme dans l'infanterie de ligne,
avec les attributs de l'infanterie légère. Presque tous
les sapeurs ont le colback de la forme de celui des
chasseurs à cheval, sans jugulaire. Beaucoup de fantaisie.
Une grenade cuivre en relief sur la plaque du ceinturon.
Les gradés, comme les sapeurs avec les galons en A de
sergents et de caporaux. Pas de hache, ni de fusil. Deux
pistolets à la ceinture. Épaulettes de sergent.
Musiciens de 1804 à 1812
Règlement de l'infanterie de ligne, mais toujours
beaucoup de fantaisie (voir les différents régiments).
En général, le numéro du régiment est inscrit sur la grosse-
caisse.
1812
Habit et culotte verts avec galons de livrée
(planche XXIV).
Tenue de route, petite tenue
Les tambours-majors, tambours, fifres et cors, sapeurs et
musiciens suivent les règlements de l'infanterie de ligne.
Infanterie légère — 109
Chasseurs
Soldats en grande tenue de 1804 à 1807
Habit
Comme les carabiniers. Sur les retroussis un cor en drap
blanc.
Gilet
Culotte, boutons, comme les carabiniers.
Épaulettes
D'après le règlement, les chasseurs devaient avoir la patte
d'épaule en drap bleu à passepoil blanc, mais ce ne fut
qu'en 1812 que la patte fut portée. Avant 1812 dans
presque tous les régiments, ils portèrent l’épaulette à
franges le plus souvent, entièrement verte, ou verte à
tournante rouge mais il y en avait de toutes les façons
(planches III bis. VII et XVI). Les passants étaient de la
couleur verte du corps de l'épaulette sur drap bleu.
Schako
Pendant la république, les classeurs portèrent le chapeau,
puis le casque d'infanterie de ligne. Le schako qui avait
déjà été porté en 1788, reparaît vers 1801. Il y avait
plusieurs formes et une grande variété dans les ornements
du schako (planches I et III).
Ce n'est que le 26 mars 1806 qu'un décret fixe la forme
du schako et de ses ornements pour les chasseurs. Les
plaques de devant du schako de 1806 à 1810 sont pareilles
à celles des carabiniers, mais un cor. avec le numéro du
régiment au milieu.remplace la grenade (planche II.n° 8
et 9). Le décret devait être en vigueur le 1er janvier 1809
(planche III. n° IV et la description de la plaque, à carabi-
niers). Les boutons des jugulaires du schako sont en métal
blanc avec un cor en relief.
Les cordelières ne sont pas toujours de la même couleur
dans tous les régiments. En général, la cordelière, les
raquettes et glands sont blancs quelquefois verts ou bien
jaunes. Il en est de même pour les pompons qui sont
sphériques.
Guêtres
Comme les carabiniers, mais le galon et le gland sont
verts, ou blancs.
Sac
Comme les carabiniers.
Giberne
Comme les carabiniers, mais jamais d'ornement sur la
pattelette.
Sabre et baïonnette
Les chasseurs portèrent le sabre avec dragonne et la
baïonnette, placés comme les carabiniers jusqu'au
7 octobre 1807. Après cette époque, dans quelques
régiments, les chasseurs portent encore le sabre. Les autres,
sans sabre, portent la baïonnette attachée au baudrier de
la giberne comme les fusiliers d'infanterie de ligne.
Dragonne
Verte ou verte et rouge (planche III bis. n° V) beaucoup
de fantaisie.
Fusil et capote
Comme les carabiniers.
Chasseurs en tenue de route et de campagne
Comme dans l’infanterie de ligne. Un couvre schako en
toile cirée. Le pantalon en drap bleu, large, ou en toile
blanche (en été) tombant sur les guêtres, noire ou blanche.
Bonnet de police
De 1804 à 1812. comme les carabiniers, passepoils et gland
blanc, mais sans galon, ni cor devant (planche III. n° IX).
1807 à 1810. sans changement. Le 7 octobre on supprime
le sabre officiellement.
9 novembre 1810 à 1812, le schako subit des transfor-
mations comme dans toute l'armée à la suite du décret
du9novembre 1810 (Infanterie de ligne. Notes générales
sur l'uniforme, page 109). Les pompons, comme dans
l’infanterie de ligne.de la couleur des compagnies.
1812 à 1815. suit les règles de l'infanterie de ligne
(planches V. VI. XXI et XXV). Pattes d'épaule bleues,
passepoilées blanc, le bouton à l'emmanchure (modèle
1812).
Le règlement indique un N couronné, de drap blanc sur
les retroussis, mais cet insigne ne fut presque jamais porté
les chasseurs gardèrent le cor de chasse blanc.
Le schako est pareil à celui des fusiliers d'infanterie de
ligne avec l’aigle en cuivre remplaçant la plaque et portant
le numéro du régiment en métal blanc (planche II. n° 10).
Jugulaire en métal blanc, ainsi que son bouton qui a un
cor en relief. Pompons comme en 1810. parfois surmonté
d'une houppette. Le bonnet de police change (planche III.
n° X).
Officiers de chasseurs de 1804 à 1815
Comme les chasseurs, avec les épaulettes et ornements
du grade, en argent. Ils suivent tous les changements d'uni-
forme comme les officiers de fusiliers d'infanterie de
ligne.
Habit
Comme les officiers de carabiniers avec cors en argent
i io — Infanterie et Régiments étrangers
sur drap rouge aux retroussis (planche IL n° VII).
Gilet et culotte; bottes, sabre
Comme les officiers de carabiniers.
Hausse-col
Comme les officiers de carabiniers avec un cor à la place
de la grenade (planche IL n° VII).
Schako
En 1804, comme les chasseurs avec plumet blancs et
ornements argent (planche L n° 4).
En 1806jusqu'en 1810 (décret du 9 novembre) le schako
est en cuir noir, avec visière fixe bordée de métal argenté
il est un peu plus évasé que ceux des chasseurs (planche I,
n° II et planche III. n° III). Le dessus est orné d'un galon
de velours noir avec broderie en argent (feuilles de chêne
et glands) ; les bords dentelés en argent ; cordelière argent
nattée à trois tresses avec deux raquettes et glands;
bourdalou de cuir noir Jugulaires en écailles d'argent sur
cuir noir; placées par rangs de trois écailles allant en
diminuant de grandeur vers le menton ; le dessous terminé
par un petit cordon noir ou argent avec petits glands. Sur
le bouton argenté de la jugulaire: un cor de chasse en
relief: plaque comme les chasseurs. Cocarde avec une
ganse et un petit bouton argent. Plumet vert et rouge, ou
tout vert avec pompon et tulipe en argent (planche L
n° II). On voit aussi des plumets jaunes ou verts et jaunes
(sans doute pour les voltigeurs qui ont le même schako).
1810 à 1812. d'après le décret du 9 novembre 1810, le
schako est pareil à celui de l'infanterie de ligne et suit les
mêmes transformations ; la visière bordée de métal blanc
argenté.
1812 à 1815, mêmes transformations que dans l'infan-
terie de ligne avec, sur le schako, un galon argent dans le
haut. Un pompon sphérique rouge avec houppette verte
(planche I. n° 2 dans le bas de la planche) ou bien pompon
pyramidal de la couleur de la compagnie, comme dans
l'infanterie de ligne (planche VI). Cor en argent brodé
sur les retroussis sans drap rouge. Plus de gland aux bottes.
Sous-officiers et caporaux de 1804 à 1815
Comme les carabiniers avec les insignes du grade de
chasseurs en grande et petite tenue. Un cor brodé argent
sur les retroussis. Épaulettes vertes, à tournantes argent,
sur drap bleu ; passants, un galon argent sur drap bleu
pour les sous-officiers. Épaulettes comme les soldats pour
les caporaux.
Tambours et fifres
Comme les tambours et fifres des carabiniers avec les
insignes de chasseurs, dans toutes les tenues.
Voltigeurs
Soldats en grande tenue de 1804 à 1807
Habit
Comme les chasseurs et carabiniers avec un cor en drap
jaune aux retroussis. Collet jaune avec passepoil rouge,
ou sans passepoil dans quelques régiments.
Gilet, culotte, boutons, sac, fourniment et armement, capote
Comme les carabiniers et chasseurs.
Fusil
De dragon.
Épaulettes
Comme les carabiniers et chasseurs, avec des couleurs
variant selon les régiments (voir les différents régiments).
Réglementairement elles devaient avoir le corps et le
passant verts; la tournante jaune et les franges rouges
(planche III bis.n° VI).
Schako
Comme les chasseurs et suivant les mêmes transforma-
tions mais les ornements sont différents comme couleur.
Plumet soit tout vert, ou tout jaune, ou mi-partie verte et
jaune. Même chose pour les pompons sphériques.
Beaucoup de variétés dans les régiments.
Il y avait aussi des galons et bourdalous de couleur. Il y
avait aussi des plumets jaune et rouge. Les plumets étaient
en plumes. Beaucoup de fantaisie aussi dans la couleur
des cordelières. Les plaques de schako de 1806 à 1812
sont pareilles à celles des carabiniers et chasseurs, mais
il y a un cor au milieu de la plaque et sous le cor. le numéro
du régiment (planche III. n° V bis).
Dans quelques régiments, les voltigeurs ont un colback.
forme des chasseurs à cheval, sans jugulaire, à flamme
jaune terminée par un gland blanc et cordelière blanche
(planche XX) ou sans cordelière.
Guêtres
Comme les carabiniers et chasseurs avec ornements
jaunes et boutons de cuivre (été ou hiver) ou régulière-
ment boutons noirs ou blancs (en os) selon la couleur de
la guêtre.
Giberne
Comme les carabiniers. Il peut y avoir un cor de chasse
en métal blanc sur la pattelette et sur le couvre giberne
un cor peint en noir.
Dragonne du sabre
Beaucoup de fantaisie, en général verte avec ornement
jaune (planche III bis. n° V).
Infanterie légère — i i i
Tenue de route ou de campagne
Comme les carabiniers et chasseurs
Bonnet de police
De 1804 à 1812, comme les carabiniers avec, devant un
cor de chasse de drap jaune, galon et gland jaune : les
passepoils blancs (planche III. n° VIII).
Grande tenue de 1810 à 1812
A partir du 9 novembre 1810 le schako change comme
dans toute l'armée.
Grande tenue de 1812 à 1815
Le règlement du 19 janvier 1812 change l'uniforme et la
coiffure.
Plumet du schako en crin jaune et schako comme les
voltigeurs d'infanterie de ligne, avec sa jugulaire et son
bouton en métal blanc; le galon supérieur, le bourdalou
et les galons en V. le tout jaune; plaque en cuivre avec
l'aigle et le numéro du régiment en métal blanc (modèle
1812). (planche I. n° 3. au bas de la planche).
Toutes les épaulettes sont jaunes, à franges, avec la bride
jaune sur drap bleu. Dans quelques régiments des pattes
d'épaule chamois liserées de bleu, comme dans certains
régiments d'infanterie de ligne (réglementaire, mais très
peu porté). Collet de l'habit jaune, passepoil bleu (régle-
mentaire. pas toujours porté).
Le bonnet de police change également de forme
(planche III.n°X).
Officiers de voltigeurs en grande tenue
de 1804 à 1815
Comme les soldats.
Au début ils sont armés d'une carabine rayée, sans baïon-
nette nommée fusil de voltigeurs.
Cor brodé argent sur drap jaune sur les retroussis.
Ornements et épaulettes du grade en argent.
Dragonne or au sabre, comme les carabiniers, mais
souvent en fil blanc. Sabre comme les officiers d'infan-
terie de ligne, avec le bout du fourreau en métal blanc.
Mêmes schakos que les officiers de chasseurs, avec le
plumet du régiment. Le schako change aux différentes
époques comme dans les chasseurs. Les plumets comme
les soldats.
Quelques régiments portent le colback comme les
chasseurs à cheval, avec flamme jaune terminée par un
gland argent une cordelière argent ou pas de cordelière ;
pompon argent et le plumet sur le devant du colback. Pas
de jugulaire (planche XX).
Hausse-col.comme les autres officiers d'infanterie légère
avec un cor en argent.
En 1812 comme les soldats avec les insignes du grade.
Schako comme les officiers de voltigeurs d'infanterie de
ligne ; ornements argent : plumet en crin, jaune ou jaune
et vert (planche V). Bottes sans gland.
Les autres tenues, pareilles à celles des autres officiers
avec les caractéristiques des voltigeurs.
Sous-officiers et caporaux en grande tenue
de 1804 à 1815
Au début les sous-officiers sont armés de la même
carabine que les officiers.
Comme les voltigeurs avec les galons du grade en A et
les épaulettes du grade (planche III bis.n° VII). Dragonne
du sabre, comme les soldats, avec les ornements argent.
Cor en argent brodé, sur les retroussis. Pour le reste et
les autres tenues, même chose que les sous-officiers et
caporaux des autres compagnies.
Notes
Margerand représente dans son livre « Les coiffures de
l’armée française », un schako de sous-officier du 3e
régiment de voltigeurs qui a la cordelière verte mélangée
d'argent ainsi que les glands.
Cors ou cornets
Comme les tambours, mais beaucoup de fantaisie.
Ils étaient armés en plus de la carabine ou du fusil (Infan-
terie de ligne, planche 8. n° VI et Infanterie légère, planche
X et XIII). En 1812 l'uniforme tout vert avec galons de
livrée (planche XVIII). Dans les compagnies de volti-
geurs. il n'y a ni tambours ni fifres.
Notes
Dans tous les régiments les adjudants (sous-officiers)
suivent les mêmes règles que dans l’infanterie de ligne.
Il en est de même pour les fourriers. Les hausse-cols des
officiers sont souvent fantaisistes, soit en cuivre, soit en
argent avec ornements (aigle déployée ou un cor argent
en son milieu une aigle couronnée dont la tête et les ailes
dépassent le cercle du cor).
Les ceinturons sont aussi souvent de fantaisie.
I 12
Infanterie ei Régiments étrangers
Planche I
Infanterie légère — 113
Planche II
114
Infanterie et Régiments étrangers
Pl-ANCHE III
Infanterie légère —115
Légende planche I page 112
Infanterie légère de 1804 à 1815
I. Schako d'un cornet du 14e léger à
Corfou en 1808 (modèle 1800).
2. Schako de carabiniers d'infanterie
légère en 1801.
2bis. Schako de chasseurs;deux raquettes:
deux glands en 1804 (modèle
26 octobre 1801).
3. Schako de voltigeurs d'infanterie
légère:plumet et pompon de couleur
distinctive (avant 1806).
4. Schako d'officier: plumet blanc:
pompon argent et cordelière non
nattée en argent (avant 1806).
I. Colback de carabiniers et sa plate-
forme impériale (de 1804 à 1807).
II. Schako d'officier de voltigeurs avec la
jugulaire et le galon du dessus du
schako : ornements argentés (en 1806) :
feuilles de chêne et glands sur fond de
velours noir, avec une bordure
dentelée en argent.
III. Schako de voltigeurs: il n'y a pas de
jugulaire (en 1806).
IV. Schako de chasseurs: il n'y a pas de
jugulaire (en 1806).
V. Plaque de schako de chasseurs, modèle
avec l'aigle.
VI. Bouton d'uniforme d'officier en métal
argenté (grandeur exacte).
VII. Bouton d’uniforme d'officier en métal
argenté. Il y avait beaucoup de
variantes (grandeur exacte).
I. Schako de carabiniers en 1812.
2. Schako d'officier de chasseurs en 1812.
3. Schako de voltigeurs en 1812.
4. Schako de chasseurs en 1812
( lre compagnie).
Légende planche II page i 13
Infanterie légère de 1804 à 1815
I. Basques et retroussis de chasseur en
1812.
II. Galons de caporal de 1804 à 1815.
III. Galons de sergent de 1804 à 1815.
IV. Manche gauche d'un officier de 1804
à 1812. (Parfois il y a quatre boutons
à la patte du parement.)
V. Collet, revers et gilet d'un officier de
18O4à 1812.
VI. Basque et retroussis d'un officier de
carabiniers de 1804 à 1812.
VII. Hausse-col d'officier de voltigeurs et
de chasseurs de 1804 à 1815. (Les
officiers de carabiniers ont une
grenade argent à la place du cor ou
une grenade dans le cor.)
Notes
Les numéros IV.V et VL d'après le musée
de l'Armée.
8. Plaque de schako de chasseurs de 1806
à 1812 (avec l'aigle et le numéro du
régiment). Celle plaque fut très peu
portée.
9. Plaque de schako de chasseurs de 1806
à 1812 (sans aigle). Réglementaire, en
métal blanaavecle numéro du régiment.
10. Plaque de schako de carabiniers, de
voltigeurs et de chasseurs en 1812.cn
cuivre, avec le numéro du régiment en
métal blanc. La hauteur du numéro
est de 2.7 cm.
11. Bouton de soldat (carabiniers, volti-
geurs et chasseurs) du 1er régiment
(argenté).
12. Autre modèle de bouton de soldat du
3e régiment (argenté).
13. Épée et ceinturon de musicien.
14. Guêtre d'hiver de carabinier (pied
gauche) de 1804 à 1815.
15. Motif de hausse-col d'officier de carabi-
niers. (Les officiers de voltigeurs et de
chasseurs ont un cor de chasse pouvant
contenir le numéro du régiment, l'aigle
ou l'effigie de l'empereur.)
Légende planche 111 page 114
Infanterie légère de 1804 à 1815
I. Schako de chasseurs avant 1806 (face
et profil) modèle 1801.
II. Schako de chasseurs en 1806 (modèle
1801).
III. Schako d'officier de voltigeurs et
chasseurs de 1806 à 1810 (d'après un
document).
Notes
Sur le devant de ce schako, il y a une aigle
(modèle 1812) et pourtant le décret dit : une
plaque, avec l'aigle, comme dans l'infan-
terie de ligne.
IV. Schako de chasseurs (1806 à 1810).
sans jugulaire. Le schako des voltigeurs
est pareil, avec plumet jaune ou vert,
ou bien vert et jaune et la cordelière
blanche ou jaune, ou verte.
V. Schako de carabiniers (1807 à 1810)
sans jugulaire (Ce schako fut porté
après la suppression du bonnet à poil.)
On le voit aussi orné d'une flamme
rouge bordée de blanc comme le
schako des hussards.
Vbis. Plaque de schako de voltigeurs
(décision du 9 novembre 1810).
VI. Fleuron de giberne de voltigeurs
( fantaisie) métal argenté fondu et ciselé.
VIL Habit d'officier de voltigeurs en 1812.
VIII. Bonnet de police de voltigeurs de 1804
à 1812. ( Passepoils blancs ; le galon du
bandeau jaune ainsi que le gland:
devant: un cor jaune.) les carabiniers
ont le galon rouge ainsi que le gland:
devant : une grenade rouge. Les
chasseurs n'ont ni galon ni ornement
devant : passepoils blancs.
IX. Bonnet de police de chasseurs de 1804
à 1812 avec la flamme rentrée dans le
bandeau et le gland sortant de l'échan-
crure de devant.
X. Bonnet de police de tous les soldats
de 1812 à 1815 (de face et de profil).
Notes
Les bonnets de police (1804 à 1812) sont
semblables à ceux de l'infanterie de ligne
pour les sous-officiers, adjudants, etc., mais
l'argent remplace l'or pour le galon, les
passepoils et le gland.
116 — Infanterie ei Régiments étrangers
Planche III bis
Infanterie et légère de 1804 à 1815
I. Guêtre d’hiver de voltigeurs (pied
droit) de 1804 à 1815.
II. Guêtre d etc pour tous les soldats (pied
gauche).
III. Pans d’habit de chasseurs.
De 1803 à 1808 pans flottants,
retroussis agrafés.
De 1808 à 1810 retroussis cousus,
laissant un triangle bleu en dessous.
De 1810 à 1815 retroussis cousus
jusqu’en bas de l'habit.
(Tous les régiments n'ont pas les
soubises.)
IV. Manchette de sabre de carabiniers.
Cette manchette était rouge pour les
carabiniers:jaune pour les voltigeurs:
verte pour les chasseurs. (Les chasseurs
ne portèrent le sabre que jusqu'au
décret du 7 octobre 1807.)
V. Dragonnes du sabre de carabinier, de
chasseur et de voltigeur.
VI. Épaulettes de carabiniers, de chasseurs
et de voltigeurs ( les brides de la couleur
du corps de l’épaulette sur drap bleu).
Vil. Épaulettes de sous-officiers carabinier,
chasseur et voltigeur (les brides en
galon d’argent).
VIII. Bouton de jugulaire de schako de
carabiniers.
Infanterie légère — 117
Planche IV
Infanterie et légère de 1804 à 1815
Colonel en grande tenue ( 1806 à 1810) uniforme réglementaire
Infanterie légère 1804 à 1815
Officier de voltigeurs, grande tenue en 1812
Soldat voltigeurs, grande tenue en 1812
Officier de carabiniers, grande tenue en 1812
Soldat carabiniers, grande tenue en 1812
(Uniformes réglementaires)
Planche V
118 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche VI
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
Officier et soldats (chasseurs) en 1812
Première compagnie (uniforme réglementaire)
Infanterie légère (1804 à 1815)
Sapeur du y Régiment 1809 à 1810,
lamelles de cuivre sur le corps de l’épaulette
Sapeur du 27e Régiment en 1809
Infanterie légère — 119
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
75* Régiment de 18071'11810
Carabiniers, officier de chasseur, chasseurs, voltigeurs
Colonel
Notes
Les officiers de carabiniers ont le même uniforme que
les soldats avec les épaulettes du grade, le hausse-col
en cuivre avec une grenade argent ; le ceinturon sous
la brayette.
Les boutons de guêtre des voltigeurs sont en cuivre
dans ce régiment.
Infanterie légère (1804 à 1815)
75* Régiment
Tambours de carabiniers (1808 à 1810)
Tambour de chasseurs (1808 à 1810)
Notes
Les voltigeurs avaient des cornets avec le même
unifomie (planche X et planche X bis).
Les fifres avaient aussi le même uniforme.
Sur la plaque du schako, un cor et au milieu du cor le
numéro du régiment.
De 1804à 1808. ils ont. sous l'épaulette, des nids d'hiron-
delle écarlates ou bleu ciel avec un galon argent.
On représente aussi tous les hommes de la tête de
colonne avec le collet bleu ciel comme les parements
(voir les planches suivantes et X bis).
Planche Vil
i2o — Infanterie et Régiments étrangers
Planche IX
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
/S' Régiment
Tambour-major de 1807 a 1812 d'après Job. II avait des gants à crispin noirs.
Notes
Il y a un tableau de Lalauze qui représente ce même tambour-major avec un colback
(modèle chasseurs à cheval ) noir, cordelières deux raquettes et glands argent à gauche:
flamme rouge à gland et passepoils argent à droite Jugulaire argent. Pompon or.
Surtout rouge, boutons argent : doublure bleu ciel ; collet ouvert bleu ciel galonné
argent. Galons de sergent-major en argent (modèle infanterie de ligne). Passants
d’épaulette en or.
Gants à crispins noirs.
Baudrier rouge à galons et franges argent ; petites baguettes en ébène avec ornements
argent sur plaque rectangulaire argent. Au-dessus des baguettes un cor argent de la
largeur du baudrier, galons compris.
Gilet à la hussarde rouge avec brandebourgs et boutons argent. Épaulettes à franges
de filé en argent sur chaque épaule.
Ceinturon rouge, bordé de galons d'argent avec plaque en cuivre doré, orné d’un cor
en argent (sur le gilet).
Culotte bleu ciel avec hongroises en fer de lance argent et passementeries argent.
Galon argent sur les côtés.
Bottes à la hussarde avec passepoil argent, sans gland.
Sabre d’officier cuir et cuivre sans dragonne, attaché au baudrier, poignée et bout en
cuivre.
Canne de tambour-major.
Notes
Le tambour-major de Lalauze et celui de Job ne sont peut-être pas de la même année.
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
15' Régiment
Cornet, sapeur, caporal tambour en grande tenue
de 1809 à 1810
Notes
Le sapeur, dans ce régiment est représenté sans fusil
(mais il devait sans doute avoir un mousqueton avec
baïonnette).
Collet bleu ciel, passepoilé blanc, ou collet écarlate
passepoilé blanc; grenades blanches au-dessus des
haches croisées sur les bras
Infanterie légère — 121
Légende Planche X bis
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
Cantinièredu Régiment (1809 à 1810)
Cornet de chasseurs du 15e Régiment ( 1809 à 1810)
Musicien du 17e Régiment (1809 a 1810)
D'après la collection alsacienne
(dessin de Lanconville).
Notes
Les galons et les ornements du cornet et du musicien
sont en argent.
Tambour-major du 77 Régiment ( 1809 à 1810)
d'après Bucquoy
Légende Planche XI
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
75* Régiment
Musiciens et chef de musique (1807 a 1812)
Notes
Le chef de musique a les galons de sergent-major.Tous
ont un cor de chasse sur la plaque du schako, avec le
numéro du régiment au milieu dans le cor.
Planche XI
122 — Infanterie et Régiments étrangers
PLANCHE XI BIS
Infanterie légère (1804 a 1815)
tfr Régiment en Espagne
(d'après les cartes illustrées de Bucquoy)
Tambour-major en grande tenue
( les ornements sont en argent ainsi que ceux
du gilet)
Musicien en grande tenue
Cymbalier (nègre)
(ornements argent, ainsi que la poignée de
l'épée est sans dragonne)
Musicien en tenue de campagne
(Il tient à la main son instrument enveloppé
dans un étui en coton ou en toile, attaché par
de petits cordonnets noirs.)
Chirurgien du régiment en campagne
(Cravate et veste de fantaisie)
Notes
Les soldats ont l'uniforme réglementaire
de l'époque : les carabiniers avec le bonnet
à poil ; les sapeurs: bonnet à poil de carabi-
niers: haches rouges sur les bras avec
grenade rouge:épaulettes rouges:sabre à
tête de coq : guêtres noires à ornements
rouges; le reste comme tous les sapeurs.
Tous ces uniformes entre 1808 et 1810.
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
17 Régiment
Carabinier, voltigeur, chasseur,
en grande tenue de 1808 à 1812.
Notes
Dans ce régiment, les caporaux ont les
galons de laine rouge en A et le premier
porte aigle a les crispins noirs et les officiers
de voltigeurs portent le colback. Cette
planche représente un uniforme intermé-
diaire entre 1808 et 1812. En effet, régle-
mentairement le gilet blanc n'existe plus
depuis 1806. Dans les schakos on trouve un
mélange du modèle 1806ct du modèle 1812
Infanterie légère — 123
Légende planche XIII
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
17 Régiment en 1809
Cornet de voltigeurs
Tambour-major
Tambour chasseurs
Notes
Les voltigeurs n’ont ni tambours, ni fifres.
Les fifres ont le même uniforme que les
tambours chasseurs.
Légende planche XIV
Infanterie légère (1804 à 1815)
17 Régiment
Sergent sapeur, sapeur, musiciens en 1805,
en grande tenue
Musiciens en 1805
Habit bleu ciel : revers, parements et pattes
de parement cramoisis; collet bleu ciel:
retroussis. doublure et passepoils des poches
cramoisis; soubises avec passepoil cramoisi.
Un galon argent au collet, revers, parements
et pattes de parement et aux retroussis;
grenades argent sur les retroussis; trèfles
d’épaule en argent.
Gilet en drap blanc avec boutons d'uniforme
(petits boutons).
Culotte en tricot bleu impérial, sans ornement.
Schako noir, à cordelière blanche, deux
raquettes et glands, plaque en losange en métal
blanc: pompon blanc; plumet blanc (d’après
Wurtz): tricolore (d’après d’autres documents)
visière bordée de métal blanc:jugulaires avec
leurs boutons, en métal blanc.
Bottes à la souvarow: gland et galon argent.
Epée à poignée de cuivre; bout en métal
blanc:sans dragonne.
Musiciens en 1809 (planche X bis)
Habit jaune canari : retroussis et doublure de
même:passepoil cramoisi aux retroussis:
collet, revers, parements en pointe cramoisis.
Galon argent au collet, aux revers et aux
parements; trèfles d’épaule en argent.
Gilet à la hussarde bleu ciel, ornements argent.
Culotte en tricot bleu ciel, avec hongroises et
galon argent.
Schapska jaune ; passepoils cramoisis : galon
argent : plaque à soleil portant au centre le
numéro du régiment : visière en cuir noir sans
bordure. La plaque et le numéro, ainsi que la
jugulaire en métal blanc. Plumet blanc ou
moitié du bas vert, moitié du haut blanc.
Mêmes bottes qu’en 1805. Sabre-briquet avec
dragonne verte. Baudrier ou ceinturon blancs
avec plaque de cuivre.
Planche XIII
124 — Imanii.ru ei Régiments étrangers
Planche XV
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
17 Régiment
Caporal tambour de carabiniers,
en grande tenue en 1809
Fifre de carabiniers
en grande tenue en 1809
Tambour de carabiniers
en grande tenue en 1809
Infanterie légère (1804 à 1815)
25e Régiment en 1809
Chef de bataillon, capitaine de carabiniers,
carabinier, voltigeur, chasseurs
Notes
Dans ce régiment les compagnies de grenadiers
ont le corps de l'épaulette rouge :1e croissant ou
fer à cheval blanc et les franges mélangées
blanches et rouges.
Les voltigeurs ont le corps de l’épaulette jaune,
le croissant blanc et les franges blanches et rouges.
Les chasseurs ont l'épaulette entièrement verte
avec croissant rouge.
Toutes les brides d’épaulette sont de la couleur
du corps de l’épaulette sur drap bleu.
Planche XVI
Infanterie légère — 125
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
25 Régiment en 1809
Deuxième porte-aigle
Premier porte-aigle
Troisième porte-aigle
La garde de l'aigle est pareille à celle de
l'infanterie de ligne à toutes les époques et
suit les mêmes règles.
Planche XVII
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
25e Régiment en 1809
Officier de voltigeurs en grande tenue, en 1809
Cornet de voltigeurs en grande tenue, en 1809
Sapeur de voltigeurs en grande tenue, en 1809
Notes
Les sapeurs ont les épaulettes comme les tambours
carabiniers.
126 — Infanterie et Régiments étrangers
Légende pi anche XVIII bis
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
25e Régiment en 1809
Tambour-major, tambour carabinier, tambour maître, fifre carabiniers,
fifre et tambour chasseurs, en grande tenue en 1809
Notes
Les tambours et les fifres carabiniers ont le corps de l'épaulette blanc;
tournantes rouges et franges rouges et blanches.
Les tambours et les fifres chasseurs ont le corps de l'épaulette et les
franges vertes, les tournantes rouges.
Les cornets de voltigeurs ont les épaulettes comme la compagnie de
voltigeurs.
Légende planche XIX
Infanterie légère (1804 à 1815)
25’’ Régiment en 1809
Musicien, chapeau chinois, cymbalier, grosse caisse,
en grande tenue en 1809
Notes
Dans la musique de ce régiment, les cymbaliers et la grosse caisse
ont seuls les gants à crispin qui sont noirs.
Le numéro du régiment est inscrit en lettres blanches sur la grosse
caisse (instrument).
Légende planche XX
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
Officiers de voltigeurs d'après Job
Sur les retroussis de l'habit, il y a du côté gauche de l'homme une grenade
en argent ; sur le même pan au retroussis de droite, un cor en argent.
Sur le pan de droite il y a un cor sur le retroussis de gauche et une grenade
sur le retroussis de droite de manière que les cors sont placés à côté l'un
de l'autre et les grenades aux extrémités. Grenades et cors sont brodés
sur une étoffe jaune formant passepoil.
Notes
Ce modèle n'a pas d'époque déterminée et présente des caractères
curieux, ainsi les basques sont courtes, bien que la gravure de Job. repré-
sente des officiers.
Ensuite ils ont des sabres et des ceinturons de cavalerie ce qui ferait
supposer qu'ils sont montés, mais ils n’ont ni éperons ni bottes.
On ne sait pas non plus de quel régiment d'infanterie légère il s'agit.
Infanterie légère — 127
Légende planche XXI
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
Tambour de carabiniers du ? Régiment en 1811
Les galons sont en argent. Sur le collier du tambour
il y a une grenade en cuivre sur fond d'étoffe écarlate
Le porte baguette, en cuivre sur fond d’étoffe
écarlate. La culotte a un grand pont. La dragonne
du sabre a le corps blanc, avec gland rouge.
Adjudant ( 1807 à 1812)
Les adjudants n'ont pas de hausse-col.
Sergent de carabiniers en 1812,
tenue réglementaire d'été.
Légende planche XXII
Infanterie légère ( 1804 à 1815)
Musiciens (d'après Job)
Ils sont en surtout, les retroussis agrafés.
Notes
Sur ce dessin, un des musiciens porte le sac en
bandoulière, attaché par une courroie en cuir
naturel. Le musicien de droite a sur la tête, un
bonnet à la polonaise de forme carrée.
Légende planche XXII bis
Infanterie légère (1804 a 1815)
Officier de carabiniers du 14 Ijéger
(de 1807 a 1810)
Il porte le schako à flamme rouge bordée de blanc,
et la visière démontable. (Ce schako fut porté par
les hommes et les officiers, après la suppression
du bonnet à poil, mais ce schako changea vite. La
dragonne du sabre est de fantaisie.)
Chasseur en tenue de corvée
Sergent de chasseurs en tenue d'été et en surtout
entre 1804 et 1806. Le surtout disparaît de la tenue,
en 1809.
Planche XXI
128 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche XXI 11
Légende planche XXIII
Infanterie légère (1804 a 1815)
Chasseurs en tenue de route (hiver) en 1812
Chasseurs en bonnet de police
Chasseurs en capote
Officier
Carabiniers en capote
Notes
Les voltigeurs ont la même tenue que les carabiniers avec les
ornements jaunes.
En tenue d'été, le pantalon est en toile blanche tombant sur
les guêtres blanches.
Le fourreau de la baïonnette est en cuir naturel.
Légende planche XXIV
Infanterie légère (1804 a 1815)
Tambour de carabiniers (tenue réglementaire de 1812 à 1813)
Cornet de voltigeurs (tenue réglementaire de 1812 à 1813)
Fifre de chasseurs (tenue réglementaire de 1812 à 1813)
Tambour-major (tenue réglementaire de 1812 à 1813)
Musiciens (tenue réglementaire de 1812 à 1813)
Tambour de chasseurs en tenue d'été avec le pantalon de toile
(1812 à 1815)
Légende planche XXV
Infanterie légère (1804 à 1815)
Chasseurs du 1" Régiment pendant les Cent-jours d'après un
document du carnet de la sabretache.
Ce régiment résidait à Paris, ainsi que le 2e régiment pendant
la Première Restauration en 1814, sous la désignation de
« régiment du Roi » (1“ régiment) et de « régiment de la Reine »
(2e régiment). Ces deux régiments restent à Paris jusqu'aux
Cent-jours. Ils furent envoyés au 2e corps d'armée (Reille)
dans le Nord et firent la campagne de Belgique (Waterloo).
Garde de Paris à pied
de 1806 à 1813
PLANCHE I
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
Fusilier du 1" Régiment en grande tenue ( 1806 à 1808)
130 — Infanterie et Régimenis étrangers
Historique
Le 4 octobre 1802 on crée la « Garde municipale » de
Paris qui resta en fonction depuis cette époque jusqu’au
30 décembre 1812. Elle se composait de deux régiments
d'infanterie de deux bataillons (chaque bataillon composé
de compagnies de fusiliers et d'une compagnie de grena-
dier) et d'un escadron à cheval de deux compagnies de
180 hommes par compagnie.
Le 29 octobre 1805.1e premier régiment à pied et l'esca-
dron à cheval passent à l'armée de Hollande commandée
par Louis Bonaparte.
En février 1806 ces deux corps rentrent à Paris. L'esca-
dron devenu régiment de deux escadrons ne quitte plus
Paris jusqu'au 30 décembre 1812.
Le 18 mai 1806. la garde municipale prend le nom de
« Garde de Paris à pied : deux régiments, soit 2154 hommes
(2 bataillons) et de « Garde de Paris à cheval » (1 régiment
de deux escadrons). On nomme aussi ce régiment
« Dragons de Paris ».
Le 1er mai 1807. on envoie à l'armée d'Allemagne 240
officiers et 541 hommes du 1er régiment à pied et 23
officiers et 535 hommes du 2e régiment à pied. Ils furent
à Friedland. Hambourg et Dantzig.
Le 28 octobre 1807. ils rentrent à Paris, puis en repartent
le 19 novembre 1807 pour l’Espagne (en tout 37 officiers.
977 hommes) 1 bataillon par régiment.
En 1808 ces bataillons reçurent 290 hommes de renfort
avec des voltigeurs. Ce corps resta en Espagne jusqu’à
la fin de la guerre. Il fut à peu près anéanti et fait prison-
nier en Angleterre. Les compagnies des deux régiments
qui restèrent à Paris changent la couleur de l'uniforme
en 1808 ainsi que la tenue, et suit le règlement de l'infan-
terie de ligne (planche IV et suivantes). Celles qui firent
campagne gardèrent leur uniforme, mais avec les
changements de l'infanterie de ligne et son équipe-
ment.
Le 12 février 1812. les deux régiments résidant à Paris
n'en forment plus qu'un seul, avec l'habit blanc et la
couleur distinctive verte. Ce régiment était de deux
bataillons. On ne connaît pas l'inscription qu'il y avait sur
les boutons de ce régiment formé en 1812.
Le 30 décembre 1812 (par décret) la Garde de Paris cesse
d'appartenir à la ville de Paris, à la suite de la conspiration
de Malet. Napoléon mécontent de l'attitude du régimen
l'envoya à Meaux et à Versailles Le 6 janvier 1813 le régimen
fut licencié et les deux bataillons furent versés dans 134e
d'infanterie de ligne. Par le même décret du 30 décembre
1812. le régiment à cheval (dragons) non compris dans
l'affaire Malet, fut versé aux Lanciers rouges de la Garde
Le 10 avril 1813. la Garde de Paris (à pied et à cheval
fut remplacée par la Gendarmerie de Paris à pied et à
cheval.
Au début, à partir de 1802. à Paris, le 1er régiment à piec
(Garde municipale) était particulièrement chargé de la
garde des barrières; le 2e régiment du service intérieur
de la ville, c’est-à-dire les gardes aux Préfecture de la
Seine et Préfecture de police, aux mairies, aux prisons de
Pélagie, madelonnettes. Saint-Lazare, grande et petite
Force. Plus le service de tous les spectacles, bals publics
et fêtes. Pour entrer dans ces régiments il fallait avoir
trente ans au moins et quarante-cinq au plus.
Notes
Les bataillons qui restèrent toujours à Paris ne ch
pas d'uniforme de 1806 à 1808 (planches 1 et II).
La Garde de Paris avait un seul drapeau.
Garde de Paris À pied — 131
Uniformes
Ier et 2e Régiments
Soldats en grande tenue 1806 à 1808
Les deux régiments ont la même coupe que les régiments
d'infanterie de ligne, avec ces différences:
1" Régiment: habit vert foncé.Collet.revers,parements
écarlates, passepoilés blanc: pattes de parement vertes
passepoilées blanc : les poches en travers, passepoil
écarlate.
2l Régiment: habit écarlate. Collet, revers, parements
vert foncé, passepoilés blanc:pattes de parement écarlates,
passepoil blanc. Ils ne portaient pas de sac.
Guêtres noires sur le genou, boutons noirs, pour les
deux régiments hiver, comme été. Les retroussis
agrafés.
Boutons plats en cuivre avec ces mots pour légende
« Garde de Paris » et au milieu le numéro du régiment
(planche III).
Avant 1806. sur les boutons de la Garde municipale, il
n'y avait plus de numéro, mais seulement « Garde soldée
de Paris ».
Armement et équipement de l'infanterie de ligne sauf le
sac et la capote.
Fusiliers
Chapeaux.comme l'infanterie de ligne (voir Infanterie)
mais le pompon surmonté d'une houppette de laine:
1" Régiment: pompon écarlate, houppette verte
(planche I).
2* Régiment: pompon vert.houppette écarlate (planche II).
La ganse de la cocarde.en galon blanc: macarons écarlates
dans les cornes, sans franges.
Épaulettes rouges à franges.
Voltigeurs
Chapeau comme les fusiliers, puis de suite le schako.
Épaulettes vertes à frange. Sur les retroussis. cor vert.
Sabre-briquet avec dragonne blanche:gland vert.
Grenadiers
Bonnet à poil, pareil à l'infanterie de ligne, avec grenade
en relief sur la plaque de cuivre de devant.
Épaulettes rouges, à frange.
Sabre-briquet avec dragonne blanche:gland rouge:
grenades rouges sur les retroussis par les deux régiments.
Le gilet à petits boutons à chaque poche.
Les ornements des retroussis (grenade, cor et) en drap
rouge pour le 1er Régiment ; en drap vert pour le 2e
Régiment qui a un passepoil vert aux poches de l'habit.
Notes
D'après Marbot et certains autres documents, les
retroussis et la doublure sont rouges pour le 1er Régiment,
ornements verts pour le 2e Régiment : ornements rouges.
Les retroussis passepoilés blanc (d'après d'autres
documents les retroussis et la doublure sont blancs pour
les deux régiments).
Tenue de campagne 1807 à 1814
Armée d’Allemagne et d’Espagne
Les hommes prennent le sac et la capote gris beige de
l'infanterie et l'uniforme suit les mêmes changements
que l'infanterie de ligne jusqu'en 1814.
Én 1807 le schako (modèle de l'infanterie de ligne) pour
les fusiliers et voltigeurs (planche III) sur la plaque de
cuivre il y a un aigle avec le numéro du régiment en
dessous; pas de jugulaire.
Pour tous: les guêtres sont noires en été comme en hiver
pour les deux régiments. Les ornements des retroussis ne
changent pas. Les poches en long pour tous, passepoilées
blanc : trois boutons sur les poches du gilet. Les retroussis
suivent les mêmes transformations que l'infanterie.
Fusiliers
Schako à pompon sphériquejsansjugulaire (planche III)
comme l'infanterie de ligne.
132 — INFANTERIE ET RÉGIMENTS ÉTRANGERS
Pattes d’épaule en drap vert, passepoilées blanc pour le
1er Régiment.
Pattes d’épaule en drap rouge, passepoilées blanc pour
le 2e Régiment.
Guêtres d'infanterie légère avec galon et gland blancs.
D'apres certains documents, ils n'ont plus le sabre-briquet
et la baïonnette est attachée à la banderole de giberne;
d'après d'autres documents ils ont toujours le sabre-
briquet avec sa dragonne et la baïonnette attachée au
côté du sabre.
Voltigeurs
Schako à plumet vert ; cordelière verte à deux raquettes,
galon du haut vert. Pas de jugulaire ou bien avec plumet
jaune et vert, cordelière et galon du haut jaunes, ou encore
tous les ornements et plumet jaunes. Épaulettes vertes à
frange.
Guêtre d’infanterie légère galons et glands verts.
Sabre-briquet, dragonne blanche, gland vert.
Un cor en cuivre sur la giberne (planche III).
Notes
D’après certains documents le 2e Régiment (compagnie
de voltigeurs) en 1807 au collet jaune ; épaulettes vertes
à toumantesjaunes; un cor de chasse rouge aux retroussis;
un bonnet à poil à cordelière blanche; plumet jaune en
bas. vert en haut.
Grenadiers
Bonnet à poil comme avant, ainsi que les guêtres au-
dessus du genou (planche III). Épaulettes blanches à
franges. Grenade cuivre sur la giberne.
Notes
D'après la documentation de Hambourg, on trouve la
Garde de Paris à Hambourg avec tous les attributs de
l’infanterie de ligne. Les retroussis et les doublures sont
blancs avec les ornements comme avant.
Bonnet de police
Pour tous : modèle de l’infanterie de ligne avant 1812,
vert à passepoils et gland écarlate pour le 1er Régiment,
écarlate à passepoils et gland vert pour le 2e Régiment.
Les officiers et sous-officiers avec les passepoils et glands
de leur grade.
Officiers
Dans chaque compagnie en grande tenue à Paris (1806
à 1808) et en tenue de campagne (1807 à 1814).
Comme les soldats de la Garde de Paris pour les
couleurs et comme les officiers de l'infanterie de ligne
pour la tenue (planches I et III). Ornements et
épaulettes du grade en or ; ornements or au chapeau,
au schako et au bonnet à poil. Le schako est sans
jugulaire en 1807.
Sous-officiers
Modèle de l’infanterie de ligne et comme les soldats dans
toutes les tenues. Galons du grade en or.
O
Caporaux des deux régiments
Comme les soldats avec les galons de caporal.
Tambours des deux régiments à Paris
de 1806 à 1808
Comme les soldats avec galon or au collet, revers,
parements, pattes de parement et aux retroussis
(planche II).
Tambours des deux régiments
en tenue de campagne de 1807 à 1814
Comme les soldats dans chaque compagnie mais l'habit
a les couleurs inversées, c'est-à-dire :
1er Régiment habit écarlate: collet, revers et parements
verts.
2e Régiment habit vert; collet, revers et parements
écarlates.
Comme avant, un galon or, au collet, revers, parements,
pattes de parements. Pas de galon aux retroussis.
Notes
Jusqu'en 1808. la Garde de Paris, qui resta à Paris, porta
les cheveux en queue, descendant très bas dans le dos. 11
est possible que les hommes en campagne ne portèrent
plus cette queue. En tout cas. avec l'uniforme blanc il n’y
a plus de queue en 1808.
Jusqu’en 1808, dans les deux régiments, il n'y avait que
des compagnies de fusiliers et une compagnie de grena-
diers par bataillon, à cette époque on ajoute une compa-
gnie de voltigeurs par bataillon. L'uniforme ne change
pas de 1802 à 1808 sauf de petits changements pour les
hommes qui firent campagne (planche III).
11 est probable que les officiers pendant la campagne
d'Espagne portaient le sabre avec un ceinturon à la taille et
qu’il en était de même avec la tenue en habit blanc en 1808.
Garde de Paris à pied — 133
Planche II
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
Fusilier du 2r Régiment en grande tenue d’hiver et d'été (de 1806 à 1808)
Grenadier du 2' Régiment en grande tenue d'hiver et d'été (de 1806a 1808)
Officier de fusiliers 2r Régiment en grande tenue d’hiver et d'été (de 1806 à 1808)
Tambour de fusiliers du 2' Régiment en grande tenue d’hiver et d’été (de 1806 à 1808)
i34 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche III
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
Grenadier du 1" Régiment en tenue de campagni
en 1807
Fusilier du 1" Régiment en tenue de campagne
en 1807
Voltigeur du 2e Régiment en tenue de campagne
en 1807
Officier de voltigeur (ou officier supérieur)
du 2* Régiment en tenue de campagne en 1807
Boutons des deux régiments de 1806 à 1812
Garde de Paris à pied ( 1808 à 1813)
Fusiliers du 1" Régiment en grande tenue
de 1808 à 1812
Voltigeurs du Ier Régiment en grande tenue
de 1808 à 1812
Officier de fusiliers du 1" Régiment
en grande tenue de 1808 à 1812
Garde de Paris à pied — 135
Uniformes des deux régiments
de 1808 À 1812
L'uniforme suit la règle de l'infanterie de ligne.
Habit de drap blanctcollet. revers.parements,
doublure et retroussis de couleur distinctive
(verte pour le 1er Régiment, rouge pour le
2e Régiment) ; poches en longs ; pattes de
parement blanches. Passepoil blanc aux revers,
aux parements et aux retroussis ; passepoil
vert aux pattes de parement et aux poches
pour le 1er Régiment ou rouge pour le
2e Régiment.
Grenadiers
Bonnet à poil avec plaque de cuivre : corde-
lière blanche à une raquette et un gland;
plate-forme rouge avec grenade blanche:
plumet rouge sur cocarde tricolore.
Grenades blanches sur les retroussis.
Épaulettes rouges à franges avec brides
rouges sur drap blanc. Dragonne blanche
à gland rouge.
Les boutons des deux régiments sont en
cuivre comme avant.
Voltigeurs
Schako à cordelière blanche, deux raquettes
et deux glands : aigle en cuivre devant ;
jugulaire à lamelles de cuivre avec bouton ;
visière en cuir sans ornement. Plumet jaune
sur pompon jaune, cocarde. Épaulettes
jaunes à franges avec brides jaunes sur drap
blanc. Dragonne blanche à gland jaune. Cor
blanc sur les retroussis.
Officiers
Comme les soldats avec les épaulettes or
du grade et tous les ornements or. Un galon
or sur le haut du schako. Sabre d'officier
d’infanterie, dragonne or. Le sabre retenu
par un baudrier blanc. Bottes à retroussis.
Hausse-col en cuivre doré avec ornement.
Pompon or pour les fusiliers.
Fusiliers
Schako comme les voltigeurs, mais avec
pompon, remplaçant le plumet.
Pattes d'épaule blanches, passepoil de la
couleur distinctive. Sur les retroussis un N
en drap blanc.
Pas de sabre ; banderole de giberne.
Pour tous: bonnet de police blanc avec
ornements de la couleur distinctive, modèle
dragon.
Sous-officiers
Comme les soldats, avec les attributs de
sous-officiers, les galons or placés comme
dans l'infanterie de ligne.
Notes
Sur le dessin de la planche VIII, il y a un
sergent-major de fusiliers, avec des galons
argent et sur les retroussis. un ornement
argent représentant le vaisseau des armes
de Paris (planche VIII).
Caporaux
Les caporaux, avec l’habit blanc.devraient
avoir les galons de laine de couleur bleue.
Uniforme en 1812
(décret du 12 février)
11 n'y a plus qu'un seul régiment, avec la
couleur distinctive verte. En principe il devait
suivre la coupe du décret de 1812 pour l'habit,
coiffures.guêtres, etc., mais il est probable que
cette transformation n'eut pas lieu le régiment
ayant été licencié avant la transformation de
l'uniforme.
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
Ier régiment en grande tenue 1808
Officier de grenadiers
Grenadier en tenue d'été
Caporal tambour en tenue d'hiver
Tambours et fifres de grenadiers en tenue d’hiver
Garde de l'aigle vers 1809 du 1er régiment (d'après la collection Wurtz)
Au premier rang, de droite à gauche :
Un grenadier sergent avec fusil sans baïonnette et sans pistolet
avec un chevron or sur les deux bras
Le porte aigle (officier à plumet blanc)
Un voltigeur sergent, comme le grenadier
Au second rang :
Trois fusiliers chevronnés avec fusil sans baïonnette
(ce sont sans doute des fourriers).
Tous au port d'arme, fusil dans la main droite.
136 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche VI
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1
1" Régiment en 1808 (hiver)
Corde voltigeurs, en grande tenue
Tambour-major de voltigeurs,
en grande tenue
Sapeur de voltigeurs, en grande tenue
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
1" Régiment
Musiciens en grande tenue en 1808
Notes
La grosse caisse et les cymbaliers ont seuls
les gants à crispin.
Planche VI
Garde de Paris à pied — 137
Pi .anche VII
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
t" Régiment
Colonel en grande tenue en 1808, aigles couronnées brodées or sur les retroussis de l’habit
138 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche VIII
Garde de Paris à pied ( 1806 à 1813)
2' Régiment 1808
Sergent-major de fusiliers en tenue de ville (d’après un portrait).
Notes
Le schako est tout à fait spécial : Les galons sont en argent et les ornements des retroussis blancs représentent le vaisseau des armes de Paris
Sur la plaque en cuivre du schako il y a une aigle couronnée et sous l’aigle un numéro 2. Ce numéro 2 est aussi placé sur le petit bouton qui se
trouve à gauche du schako. La cocarde du schako est bleue, au milieu, blanc et rouge.
A la boucle de la jarretière de la culotte.au genou il y a un ornement en argent, formant une boucle ronde, sans doute de fantaisie.
Le pompon lenticulaire du schako est aussi inexact comme couleur.
VÉTÉRANS — 139
Vétérans
de 1804 à 1815
PLANCHE I
Vétérans (1804 a 1815)
Compagnies de fusiliers
Officier de fusiliers en tenue de service
Tambour en tenue d’hiver de 1804 à 1806
Soldat en tenue d’été de 1804 à 1806
140 — Infanterie et Régiments étrangers
Historique
Les vétérans comme les invalides datent
des guerres de Louis XIV. Les vétérans
étaient des invalides encore aptes à rendre
des services militaires. Ils étaient divisés en
vétérans fusiliers et vétérans canonniers.
Le service des Fusiliers consistait à prendre
des gardes.
Les canonniers étaient employés au service
des batteries de côtes et à l’instruction des
garde-côtes.
Les vétérans avaient la même organisation
que les Vétérans de la Garde.
Tous les vétérans, exceptés les officiers,
portaient des chevrons d’ancienneté et
même la médaille de drap rouge indiquant
vingt-cinq ans de service.
Pour être admis dans les vétérans, il fallait
vingt-quatre ans de service révolus.
Le 4 germinal an Vlll.les officiers généraux
et officiers supérieurs qui reprenaient du
service, avaient l’uniforme des vétérans avec
les insignes de leur grade.
Les vétérans n’avaient que des tambours
comme tête de colonne.
Par décret du 17 mai 1805. les vétérans
prirent le nom de « vétérans impériaux ».
En 1805 il y avait en France 1 (X) compagnies
de vétérans dont 75 compagnies de fusiliers
de 120 hommes par compagnies (sur ces 75
compagnies, il y en avait 15 qui formaient
un régiment à Paris, avec un colonel, un
major et trois chefs de bataillon). Les 60
autres compagnies sont détachées dans les
forts, postes et châteaux.
Il y avait 25 compagnies de canonniers de
100 hommes par compagnie.
Le 18 mai 1815. au retour de Napoléon de
l’île d’Elbe, les vétérans furent formés en
55 bataillons de fusiliers et 25 compagnies
de canonniers. En tout 250(X) hommes.
En 1818. les compagnies de vétérans furent
dénommées « compagnies sédentaires ».
Uniforme
Avant la révolution de 1789. les vétérans
avaient l’uniforme du corps auquel ils
appartenaient avec des chevrons d’ancien-
neté.
En 1789. pendant le commencement de la
Première République, les vétérans curent
une tenue théâtrale, avec chapeau à la Henri
IV surmonte de plumes.
Le 16 mai 1792, on donne aux vétérans un
uniforme militaire de la coupe de l’infan-
terie de ligne, avec revers rouges et boutons
de métal blanc:doublure de cadis blanche,
retroussis de même à passepoil écarlate,
agrafés et ornés d’une étoile en drap bleu
sur chaque retroussis.
Fourniment et armement de l'infanterie de
ligne. Pas de sac.
Chapeau Louis XVI. à trois cornes, avec
plumet tricolore et la cocarde.
Uniforme Ier empire
Soldats fusiliers (grande tenue) 1804 à 1812
Le même uniforme qu’en 1782. coupe de
l’infanterie avec les mêmes transformations.
Au début le chapeau de l’infanterie avec
pompon rouge en carotte et ganse blanche
avec le bouton de métal blanc d’uniforme,
jusqu’à la circulaire du 9 novembre 1810
qui donne aux troupes le schako, mais on
voit encore des chapeaux après cette date.
Les cheveux courts et anneaux aux oreilles.
Habit
Drap bleu de roi. Collet, revers, pattes de
parement, le tout rouge (planches I et II, n°
X) ; pattes d’épaule et parements bleus,
passepoilés rouges.
Notes
Quelques compagnies ont les pattes
d’épaule en drap blanc liseré rouge, avec le
numéro de la compagnie découpé en drap
rouge (planche Il.n" XV): d’autres compa-
gnies ont les épaulettes rouges à franges,
comme les grenadiers.
Poches
En travers jusqu’en 1806. passepoilées
rouge, en long de 1806jusqu’en 1815.passe-
poilécs rouge.
Doublure
De cadis blanc.
Retroussis
Agrafés (avec les transformations comme
dans toute l’armée) de cadis blanc, passe-
poilés de rouge, avec une étoile de drap bleu
découpée sur les retroussis jusqu'en 1812.
Boutons
Plats, en étain avec en exergue vétérans en
activité, et au milieu le numéro de la compa-
gnie en chiffres arabes, jusqu’en 1805
(planche Il.n’ I). Ensuite même bouton avec
aigle couronnée au milieu et dessous le
numéro de la compagnie (planche Il.n XII).
Culotte
De tricot blanc.
Gilet
De drap blanc, avec petits boutons d’uni-
forme.
VÉTÉRANS — 141
Guêtres
Comme l'infanterie, blanches ou noires.
Guêtres
Comme l'infanterie, blanches ou noires.
Col
Blanc en grande tenue et dans les autres
tenues blanc ou noir à volonté.
Schako
D’après la circulaire du 9 novembre 1810,
les compagnies prennent le schako, sans
cordelière, avec plaque et jugulaire en
métal blanc; la plaque en forme de
losange, bordée d'un double filet et
portant sur son centre le numéro de la
compagnie ou bien sans numéro. Un
galon blanc dans le haut du schako,
cocarde et pompon sphérique rouge
(planche 11. n° II et III).
Armement
Et équipement de l’infanterie de ligne.
Sabre-briquet avec dragonne blanche à
gland rouge.
Bonnet
De police modèle de l’infanterie, à la
dragonne en drap bleu, passepoils et gland
rouges. Il ne change pas en 1812 (planche II.
n° IV).
Caporaux (1804 à 1812)
Comme les soldats avec les galons en laine
blanche, placés comme dans l’infanterie de
ligne. Comme pour les soldats, les brisques
d’ancienneté sont rouges.
Sous-officiers (1804 à 1812)
Comme les soldats, mais probablement des
épaulettes à franges comme dans l'infan-
terie de ligne, avec les ornements argent
suivant le grade.
Les galons du grade en argent, placés
comme dans l’infanterie de ligne
(planche II, n° VII).
Même chose pour la dragonne du sabre-
briquet.
Les brisques en galon de fil. rouges.
Officiers (1804 à 1812)
En grande tenue, ils avaient la culotte en drap
blanc à boucle de cuivre et petits boutons aux
genoux (modèle de la garde) des bas, de fil
de coton blancs;des souliers à boucles de
métal ; les épaulettes du grade, en argent. Les
boutons comme les soldats, mais argentés,
ainsi que la ganse du chapeau. Pompon du
chapeau comme ceux des soldats. Le col
blanc. Les gants simples blancs. Le sabre ou
l'épée à dragonne argent du grade.
Sous les armes et en tenue de service
(planche I). Même chose, mais en culotte
de tricot dans des bottes à retroussis: le
hausse-col de cuivre avec ornement argent
comme dans l’infanterie de ligne : le col
blanc ou noir à volonté: le sabre d’officier
d’infanterie de ligne, ornements cuivre doré,
dragonne argent selon le grade.
Le sabre retenu par un baudrier de buffle
blanc,jusqu’en 1806;ct de 1806 à 1815.1e
ceinturon blanc à plaque de cuivre, placé
sous le pont, avec porte-épée tenant le sabre.
Le chapeau jusqu’en 1810. comme les
soldats avec la ganse et son bouton en
argent.
En 1810. ils portent le schako comme les
soldats, avec les ornements argent. Proba-
blement. le galon du haut en argent et le
pompon comme les officiers d’infanterie à
la même époque (voir Infanterie).
En tenue de ville, comme les officiers
d’infanterie et comme en grande tenue. Ils
pouvaient aussi porter la veste et la culotte
de basin, ou le long pantalon de toile
blanche, en été et le long pantalon de drap
bleu en hiver, mais ils ont toujours le
chapeau.
Soldats, caporaux
et sous-officiers (en 1812)
L'uniforme prend la coupe de l’infanterie
à la même époque (modèle 1812); sur les
retroussis un N en drap bleu (planche IL
n° VIII).
Culotte en tricot à grand pont, ou long
pantalon de drap bleu en hiver ou de toile
blanche en été.
Même habit avec les parements et les pattes
de parement bleus, passepoilés rouge
(planche 11.nc XI).
Pattes d’épaule comme avant.
Gilet à manches comme l’infanterie, en drap
blanc.collet et parements bleus (Infanterie
en 1812).
Guêtres sous le genou blanches ou noires
selon la saison.
Poches en long. Boutons en métal blanc
(planche II. n°Xll).
La plaque du schako, comme dans l’infan-
terie de ligne avec l’aigle couronnée modèle
1812.
Capote de drap beige comme l'infanterie
de ligne.
Officiers en 1812
Gardent les pans longs, avec le N brodé en
argent sur drap rouge (planche 11. n° IX)
cousu sur les retroussis blancs. Le reste
comme les officiers d’infanterie de ligne
avec les ornements et épaulettes d’argent.
Tambours (1804 à 1812)
Dans toutes les tenues et à toutes les
époques comme les soldats, avec un galon
tricolore, au collet, aux parements et pattes
de parement (planche I).
De 1812 à 1815. l’habit vert à galons de
livrée.
Canonniers vétérans
de 1804 à 1815
Pour tous: même uniforme que l’artillerie
à pied de la ligne (planche III) mais le
schako est différent (planche II. n V. VI
et VI bis). La plaque en cuivre est en losange
avec une grenade et le numéro de la compa-
gnie en dessous.
Avant 1805, les boutons en cuivre du
modèle de l’artillerie.
De 1805 à 1812 (voir planche II. n° XIII).
De 1812 à 1818. même chose, mais à la place
du chiffre il y a deux canons croisés
(planche II.n° XIV).
Équipement et armement de l’artillerie à
pied.
142 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche H
I. Bouton de vétérans fusiliers du 25
mars 1800 à 1805, en étain (grandeur
exacte).
11. Schako des fusiliers, officiers et
tambours d'après la circulaire du 9
novembre 1810 à 1815.
III. Plaque du même schako. En 1812 la
plaque devait être en métal blanc avec
l’aigle, modèle 1812.
IV. Bonnet de police de fusiliers et de
canonniers (ne change pas en 1812).
V. Schako de canonniers ( 1806 à 1812).
VI. Schako de canonniers ( 1812 à 1815).
Ils devaient aussi porter la plaque en
cuivre avec l'aigle modèle 1812 comme
les fusiliers.
VI bis. Plaque de schako des canonniers
vétérans avant 1812.
VII. Manche gauche de sergent fusiliers
(1812à 1815).
VII I. Retroussis de fusiliers (1812 à 1815).
IX . Retroussis d'officier de fusiliers (1812
à 1815).
X. Parement de fusiliers (1812 à 1815).
XI. Parement gauche de fusiliers ( 1812 à
1815).
XII. Bouton de fusiliers en étain de 1805 à
1815 (grandeur exacte).
XIII . Bouton de canonnier vétéran en cuivre
de 1805 à 1812 (grandeur exacte).
Vétérans (1804 à 1815)
Fusiliers et canonniers
XIV . Canons croises en relief qui se trouvent
sur les boutons des vétérans canon-
niers de 1812 à 1818.
XV. Patte d'épaule de certaines compa-
gnies de fusiliers vétérans de 1804 à
1812.
VÉTÉRANS — I43
Planche III
Vétérans (1804 à 1815)
Canonniers vétérans
Soldats en grande tenue d'été (avant 1812) contre des cuirassiers prussiens de Brandebourg
Sapeurs-pompiers de Paris
de 1804 à 1815
Pl-ANCHE I
Sapeurs-pompiers de Paris (1804 a 1815)
Trompette - officier - soldat en grande tenue de 1804 à 1812
Sapeurs-pompiers de Paris — 145
Historique
Les pompiers furent formés à Paris en 1722
sous le nom de « Gardes-pompes ».
Avant cette époque, le service des incendies
était organisé dans Paris par des moines qui
manœuvraient les pompes.
En 1789. il y avait 30 pompes montées et 7
dépôts de voitures d’eau, dans Paris.
Le 5 août 1795, on caserne les pompiers dans
différents postes.
Le 6 juillet 1801. les pompiers reçurent
vraiment une organisation militaire. Il y avait
à cette époque 293 hommes formant 3 compa-
gnies. armés de fusils.
Le 18 juillet 1811.il y avait un bataillon de
sapeurs pompiers de Paris de Paris, fort de 4
compagnies, chacune de 142 hommes. En tout
568 hommes dont 13 officiers.
En 1812, on change la coupe de l’uniforme et
le casque. Des tambours remplacent les
trompettes qui avaient existés depuis le début.
Notes
II y avait au moment de la Révolution un
corps de garde de pompiers rue Sainte-
Croix au couvent des capucins. Ce couvent
devient hôpital en 1790:lycée en 1803 sous
le nom de lycée de la Chaussée d’Antin.
De 1804 à 1814: lycée Bonaparte.
De 1815 à 1848:collège Bourbon.
Et enfin lycée Condorcet de nos jours.
Pompiers provinciaux
Comme de nos jours, il y avait des pompiers
dans les villes de province. Pompiers civils
qui portaient un uniforme, rappelant celui
des pompiers de Paris avec des boutons où
il y avait énormément de variantes, les uns
en cuivre, les autres en étain, avec des
inscriptions dont voici quelques exemples:
Gardes-pompiers. Gardes-pompiers de ( nom
de la ville). Gardes sapeurs pompiers. Gardes
pompes de (nom de la ville). Pompiers de
(nom de la ville). Canonniers - sapeurs-
pompiers et d’autres sans inscription, avec
des haches croisées, des grenades, etc.
Uniformes
Pompiers de Paris
Soldat en grande tenue ( 1804 à 1812)
Le corps n’a que des fusiliers, des officiers,
sous-officiers, caporaux et trompettes.
L'uniforme est pareil à celui des soldats du
génie : bleu de roi foncé avec collet, revers,
parements, pattes de parement en velours
noir ; doublure bleue ; retroussis bleus, avec
grenades rouges ou haches croisées rouges.
Les pattes d’épaule en drap bleu, passepoil
écarlate. Un passepoil de même au collet,
revers, parements, pattes de parements,
retroussis et poches (qui sont en long).
Casque en cuivre, avec petit cimier, sans
jugulaire ni chenille, ni visière.entouré par
une bande de cuir noir: sur le devant une
plaque en cuivre avec un N non couronné
en relief. Sur le côté gauche, un plumet la
moitié du bas bleu, la moitié du haut
écarlate (couleurs de Paris). Boutons en
cuivre, plats, portant en exergue avant
l’Empire « Gardes-pompes de Paris ».
En 1804 le bouton prend l’aigle.
Il change encore en 1811 jusqu’à 1830.
Pas de sac.
Grandes guêtres noires à boutons d’os noir,
ou en cuivre ; ou guêtres blanches à boutons
blancs en été.
Fusil d’infanterie avec sa baïonnette placée
à côté du sabre-briquet qui a une dragonne
rouge.
Giberne en cuir noir, comme dans l’infan-
terie de ligne ornements en cuivre sur la
patelette ; même motif que les retroussis.
Gants blancs.
Sous-officiers et caporaux
Comme dans le génie, avec l’uniforme des
pompiers.
Les sous-officiers ont sans doute les
épaulettes rouges à franges avec les
ornements de l’épaulette en or. comme dans
l'infanterie de ligne suivant les grades.
Les galons comme dans l’infanterie de ligne.
Les caporaux ont les galons de laine, comme
dans le génie.
Les fourriers ont les épaulettes à franges
comme les sergents et les galons de
fourriers.
Officiers
Le chef de bataillon suit le règlement des
chefs de bataillon du génie avec le casque
des pompiers avec plumet blanc jusqu’en
1810; ensuite le plumet des chefs de
bataillon.Tous les officiers comme dans le
génie avec l’uniforme des pompiers, et le
même casque et plumet que les soldats.
Bottes à la souvarow. galon et gland or.
Sabre d’officier d’infanterie porté comme
dans l’infanterie.
Ceinturon blanc avec porte-épée et plaque
rectangulaire en cuivre avec porté sous le
pont.
Pas de hausse-col.
Trompettes
Comme les soldats, sans fusil ni giberne;
une trompette de cuivre sans cordon.
Tenue d'incendie
Soldats
Le même casque sans le plumet.
Veste bleue, sans passepoil, boutonnant
droit sur la poitrine avec gros boutons d’uni-
forme; collet de velours noir fermé:
parements en rond bleu, sans passepoil,
fermés par deux petits boutons: pattes
d’épaule en drap bleu comme l'habit sans
passepoil avec un petit bouton à l’encolure.
Culotte en tricot bleu, tombant à la cheville.
Bottes à la hussarde, sans éperon ; passepoil
et gland écarlate.
Aucune arme (planche II).
146 — Infanterie et Régiments étrangers
Officiers, sous-officiers, caporaux,
trompettes en tenue d'incendie
Comme les soldats avec les insignes du
grade et les galons.
De 1812 à 1815
Soldats en grande tenue
Habit
Du génie, modèle 1812 avec doublure et
retroussis rouges (planche III).
Épaulettes
À franges et tournantes rouges, le corps
formé d'écailles de cuivre sur drap bleu;
passants d’épaulette rouge sur drap bleu.
Gilet
Non visible.
bataillon blanc jusqu’en 1810, puis il suit la
règle comme dans l’infanterie.
Il en est de même pour le harnachement
du cheval.
Tambours en grande tenue
À partir de 1812. les trompettes sont
remplacées par des tambours.
Même uniforme que les soldats, mais la
chenille du casque est en crins rouge. Pas
de sac.
Tenue d’incendie
Soldats
Habit comme en grande tenue, sans
épaulette.
Pas d’arme, pas de gants.
Long pantalon gris de fer à bande bleue.
Casque en fer. modèle carabinier, mais sans
chenille ni plumet :1e haut du cimier, la
visière, la jugulaire et son bouton en cuivre.
Officiers
Comme les soldats avec épaulettes or du
grade.
Ceinturon blanc à plaque de cuivre et porte-
épée tenant un sabre court à fourreau de
cuir noir, ornements cuivre, poignée cuivre;
sans dragonne ; sans hausse-col : gants à
crispin noirs (planche III).
Sous-officiers, caporaux, tambours
Comme les soldats avec les attributs du
grade, sans épaulette.
Culotte
En tricot blanc.
Guêtres
D’infanterie légère noires, ornements
rouges.
Pas de sac.
Armement
Fusil d'infanterie et sa baïonnette.
Sabre-briquet, avec dragonne blanche, gland
rouge, ou tout rouge.
Giberne
Et sa banderole comme avant.
Gants
blancs.
Casque
De carabinier tout en cuivre.avec un N sur
le devant et surmonté d’une chenille de crin
noire: plumet noir, sommet écarlate.
Sous-officiers et caporaux
en grande tenue
Comme les soldats avec les épaulettes et
galons du grade comme avant 1812.
Les sous-officiers, fourriers et caporaux ont
les épaulettes comme dans l’infanterie de
ligne.
Officiers en grande tenue
Comme les soldats, avec les épaulettes or
du grade.
Sabre et ceinturon comme avant (sous le
pont).
Hausse-col en cuivre avec ornement argent.
I P rhpf dp hatnillnn 11 Ip nhimpi rhof rlô
Planche II
Sapeurs-pompiers de Paris ( 1804 à 1815)
Soldats - officier - trompette en tenue d'incendie de 1804 à 1812
Sapeurs-pompiers de Paris — 147
Pl .ANCHE 111
Sapeurs-pompiers de Paris (1804 à 1815)
Soldat - tambour - officier en grande tenue ( 1812 à 1815)
Officier en tenue d’incendie ( 1812 à 1815)
Compagnies de réserve
de 1804 à 1815
Pi .ANCHE I
Compagnies de réserve
Soldats de la i" Légion et de divers départements
Tambour et officier en grande tenue, 1804 à 1806
Compagnies de réserve — 149
Historique
Les compagnies de « réserves » furent créées
le 24 floréal an XI11 (1804) et attachées aux
légions de la gendarmerie. (Les légions de la
Gendarmerie comprenaient chacune, un ou
plusieurs départements) par exemple la 1"
légion comprenait les départements de Seine -
Seine-et-Oise - Seine et Marnp et Oise.
Chaque compagnie était destinée à fournir
dans chaque département, la garde de l'hôtel
de la préfecture, à veiller à la sûreté des
archives et des maisons de détentions. Les
compagnies étaient auxiliaires de la gendar-
merie. et sous le contrôle et les ordres d'un
colonel de gendarmerie (rien que pour l'ins-
pection ) mais elles ne recevaient d'ordre que
du préfet.
Chaque compagnie prenait le nom de
« Compagnie de réserve du département
de... »
Elle était commandée par un état-major d'offi-
ciers et de sous-officiers en retraite.
Il y avait en tout 107 compagnies dont l'effectif
variait de 200 à 36 hommes, état-major
compris. Chaque compagnie portait le même
numéro que la légion de gendarmerie. Il y
avait six classes de compagnies, selon l'impor-
tance du département.
Les hommes étaient logés dans des casernes
ou chez l'habitant quand il n'y avait pas de
caserne.
En 1X06. on crée la « Compagnie de réserve
de Paris ». copiée sur la « Garde de Paris à
pied ». avec la couleur distinctive bleu ciel:
boutons et ornements cuivre. Celles des dépar-
tements furent mises en colonnes mobiles,
avec le sac et l'équipement de l'infanterie de
ligne.
En 1810. une partie des compagnies fut incor-
porée dans l'infanterie de ligne.
En 1814. les compagnies formèrent un fond
d'hommes aux 5e bataillons de la ligne
(bataillons de dépôt) où jusqu'en 1813 on
venait constamment puiser.
En 1812. les compagnies de réserve du
département de la Seine, furent groupées
en un bataillon qui prit le nom de « bataillon
de la garde départementale de Paris »
(planche III).
Le 31 mai 1814, les compagnies de réserve
furent supprimées par Louis XVIII (après le
traité de Paris le 30 mai 1814). En ce moment
il y avait 34 compagnies. Elles furent rétablies
le 23 novembre 1815. après le retour définitif
de Louis XVI11 sous le nom de « Compagnies
départementales » avec un uniforme blanc,
couleur distinctive marron (planche IV).
Notes
Il y avait à Hambourg une Garde préfec-
torale. Elle tenait lieu, dans cette ville de
compagnie de réserve pour la garde des
préfectures, archives et prisons.
Effectifs des 6 classes des
compagnies
Compagnie de in classe
(6 escouades)
1 capitaine (commandant).
1 capitaine en second.
I lieutenant.
2 sous-lieutenants,
1 sergent-major.
I fourrier.
6 sergents.
72 caporaux.
5 tambours.
180 soldats.
2e classe (s escouades)
1 capitaine.
1 lieutenant.
1 sous-lieutenant.
1 sergent-major.
1 fourrier.
5 sergents.
10 caporaux.
3 tambours.
136 hommes.
3e classe (4 escouades)
1 capitaine.
1 lieutenant.
1 sous-lieutenant.
1 sergent-major.
1 fourrier.
4 sergents.
8 caporaux.
2 tambours.
101 hommes.
4 classe (3 escouades)
I capitaine.
1 lieutenant.
I sous-lieutenant.
I sergent-major.
1 fourrier.
3 sergents.
6 caporaux.
2 tambours.
84 hommes.
5e classe (2 escouades)
1 capitaine.
1 lieutenant.
1 sergent-major.
2 sergents.
4 caporaux,
1 tambour.
50 hommes.
6e classe ( 1 escouade)
1 lieutenant.
1 fourrier.
1 sergent.
2 caporaux.
1 tambour.
30 hommes
150 — Infan i i Rit et Régiments étrangers
Uniforme
11 n’y eut jamais que des fusiliers avec l’uni-
forme suivant:
Soldats de 1804 à 1806
Décret du 30 thermidor ( 1804)
Habit bleu céleste foncé. Même coupe que
les fusiliers d’infanterie de ligne, avec des
couleurs distinctives: aux revers, collet et
parements:doublure et retroussis blancs.
Passepoil de couleur distinctive aux pattes
d’épaule et aux poches qui sont en travers.
Les pans longs, retroussis agrafés.
Boutons, en métal blanc ou en cuivre
(pendant tout I’Empire). Au milieu du
bouton, le numéro de la légion (la même
que la gendarmerie) en chiffres arabes, et
autour le nom du département. Ainsi la l'e
légion porte le chiffre 1 .et autour « Dépar-
tement de la Seine ». Les départements de
la Seine. Seine et Oise. Seine et Marne et
Oise, faisant partie de la lrc légion, ont tous
sur le bouton le chiffre 1 au milieu et le nom
du département autour. Le département
de l’Aube. faisant partie de la 14e légion,
porte le numéro 14 en chiffres arabes et
autour << Département de l’Aube » (planche
Vl.n°2).
Chapeau.comme l'infanterie de ligne avec
pompon rouge, en poire ou carotte:ganse
blanche ou aurore, selon la légion : petit
bouton d’uniforme et cocarde tricolore.
Double baudrier en buffle blanc, sabre-
briquet. sans dragonne. Giberne d'infan-
terie sans ornement. Pas de sac. Fusil
d'infanterie (planche I) avec sa baïonnette,
dont le fourreau est placé à côté de celui du
sabre.
La légion de Paris a l’habit blanc; revers
bleu ciel, et passepoils bleu ciel au collet,
pattes d'épaule, parements, pattes de
parement, aux poches et bordant les
retroussis: les boutons en cuivre; la ganse
de cocarde aurore (planche 1). La lre légion
a l’habit bleu ciel foncé.couleur distinctive
blanche.
Officiers de 1804 à 1806
Comme les officiers d'infanterie de ligne
( planche 1 ). 11 y a des boutons et ornements
or ou argent.
Sous-officiers de 1804 à 1806
Comme les soldats avec les galons du grade
placés comme dans l'infanterie de ligne.
Double buffleterie avec le sabre sans
dragonne. Fusil et baïonnette. Les galons
sont en or. même quand les boutons sont
de métal argenté.
Caporaux de 1804 à 1806
Comme les soldats avec les galons aurore
(planche 1).
Tambours de 1804 à 1806
Comme les soldats, avec des galons trico-
lores en chevron sur les bras. Il n’y a pas de
nid d’hirondelle (planche I).
Notes
Il n’y eut jamais de tambour-major, ni de
sapeurs, ni de musique, ni de drapeau.
Soldats de 1806 à 1815
Même habit jusqu’en 1812. avec les couleurs
distinctives. Quelques habits étaient gris-
blancs.
En 1806, les retroussis et la doublure sont
blancs. Les poches en long; le schako a
remplacé le chapeau, avec pompon
sphérique et cordelière blanche.
De 1806 à 1812. l’uniforme et la coiffure
subissent tous les changements comme dans
l’infanterie de ligne. Il n’y a plus de sabre
pour les soldats: la baïonnette est attachée
à la banderole de giberne (planche II). Les
colonnes mobiles prennent le sac
(planche V). La plaque du schako est
changée en 1812 (planche VI. n° 1 ) elle est
en cuivre ou en métal blanc.selon la couleur
des boutons. Le schako suit la règle de
l’infanterie de ligne avec pompon lenticu-
laire.
Officiers de 1806 à 1815
Suivent les mêmes changements que les
officiers de l’infanterie de ligne. Selon les
compagnies les boutons sont en or ou
argent.
Sous-officiers de 1806 à 1815
Comme les soldats, mais avec le double
baudrier. Sabre sans dragonne. Ils ont
toujours les pattes d’épaules. Les boutons
comme les officiers.
Caporaux de 1806 à 1815
Comme les soldats avec les galons aurore.
Tambours de 1806 à 1815
En 1806. ils étaient sans doute comme les
tambours d’infanterie de ligne.
Notes (d'après Malibran)
Il y avait 28 légions et l’uniforme variait de
couleur de la façon suivante. Les 7
premières légions avaient les parements,
les revers et le collet de la couleur: blanche
pour la !"•' légion, garance pour la 2e légion,
verte pour la 3e légion, jaune citron pour la
4e légion, orange pour la 5e légion.cramoisie
pour la 6e légion, noire pour la 7e légion.
Les 7 légions suivantes de 8 à 14 ont seule-
ment le revers et le collet de la couleur
distinctive blanche pour la 8e légion, garance
pour la 9e légion, verte pour la 10e légion,
jaune citron pour la 11e légion, orange pour
la 12e légion, cramoisie pour la 13e légion,
noire pour la 14e légion.
Les 7 légions suivantes de 15 à 21 ont seule-
ment les parements et les revers de la
couleur distinctive blanche pour la
15e légion, garance pour la 16e légion, verte
pour la 17e légion, jaune citron pour la
18e légion, orange pour la 19e légion,
cramoisie pour la 20e légion, noire pour la
21e légion.
Les 7 légions suivantes de 22 à 28 ont seule-
ment les revers de la couleur distinctive
blanche pour la 22e légion, garance pour la
23e légion, verte pour la 24e légion, jaune
citron pour la 25e légion, orange pour la
26e légion, cramoisie pour la 27e légion, noire
pour la 28e légion.
Compagnies de réserve — 151
Légende Planche II
Compagnies de réserve
Sergent et soldat de 6' légion,
grande tenue 1806 à 1810
Légende Planche 111
Compagnies de réserve
Soldat et caporal,
bataillon de la garde départementale de Paris
de 1812 à 1814, en grande tenue
Légende Pi anche IV
Compagnies de réserve nommées
« Compagnies départementales » à partir
du 23 novembre 1815 (2‘ Restauration)
Soldat en tenue d'hiver en 1815
Sergent en tenue d'été en 1815
Uniforme
Habit blanc, avec couleur distinctive brun marron
pour toutes les compagnies départementales:
doublure et retroussis blancs passepoilés brun
marron avec fleurs de lys en drap brun. Le reste
de la tenue reste la même qu’avant 1814. mais au
schako il y a la cocarde blanche et la plaque aux
armes royales.
Même changement pour les officiers et pour les
tambours qui ont les galons de la livrée royale.
Planche II
152 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche V
Compagnies de réserve
Fusilier des compagnies de réserve du Haut et du Bas Rhin (iÿ légion) en
colonne mobile (d'après la collection alsacienne) en 1810
Officier des fusiliers en 1810
Notes
D'après Malibran. les légions numérotées de 15 à 21 ont
parements et les revers de la couleur distinctive.
Compagnies de réserve
1. Plaque des schakos en 1812, généra-
lement en métal blanc (en cuivre
quand les boutons sont en cuivre).
2. Bouton d’une compagnie de réserve
(les boutons dans certaines compa-
gnies sont en cuivre).
Bataillon de pionniers noirs
(1802 à 1806) au début
Dépôts de conscrits réfractaires
(1804 à 1811)
Bataillons coloniaux (Consulat à 1818)
Planche I
Infanterie de ligne
Pionniers noirs
154— Infanterie fi Régiments i'ikangers
Pionniers noirs
Historique
Organisé en 1X02, en troiscompagnies.ee
bataillon était composé de nègres et
d’hommes de couleur, provenant des prisons
d’Angleterre. Il fut formé à Mantoue le 27
floréal.an XI (mai 1803) 9compagnies.Le 11
août 1806, il passe à la solde du roi de Naples
en prenant le nom de « royal africain » avec
4 bataillons de 5 compagnies. En ce moment
il avait pour chef, un officier noir nommé
Hercule. Ce bataillon de 1802 à 1806 était
employé spécialement aux travaux de forti-
fications. sous les ordres des directeurs et
officiers du génie.Tous les officiers étaient
blancs.
D’après Malibran. lorsqu’on forma en août 1806 un régiment de 4 bataillons, l'uniforme change.
L’habit est gris de fer. pattes d’épaules de même liserées rouge; pattes de parement gris de fer
liserées blancs:collet, revers, parements, passepoils des retroussis. le tout rouge : les retroussis et
doublure blancs. Boutons blancs. Veste et culotte blanches. Equipement et armement de l'infan-
terie.
Uniforme
L’uniforme suit les règles de l’infanterie de
ligne, mais l’habit est brun : revers, collet,
parements, pattes de parement, passepoils
retroussis et doublure, le tout rouge.
Lorsqu'il fut formé en 4 bataillons au moment
de l’Empire. il y avait une compagnie de
grenadiers et des compagnies de fusiliers,
toutes portant le chapeau et ensuite le schako:
celui des grenadiers avait le pompon et le
plumet rouges; le galon du dessus rouge.
Pour tous : le schako était sans cordelière, ni
raquettes; la plaque en losange en cuivre ; la
jugulaire en cuivre avec son bouton : la visière
noire sans ornement, la cocarde tricolore.
Les fusiliers ont un pompon. Les boutons de
l’uniforme sont en cuivre ; les grades en galon
or. Les grenadiers ont les épaulettes rouges
à franges. Au début, ils n’étaient armés que
du fusil avec la baïonnette, ensuite ils eurent
tous le sabre avec sa dragonne, le sac et une
capote gris bleu. Les cheveux coupés ras. les
guêtres noires ou blanches selon la saison.
Bonnet de police en drap brun, ornements
rouges.
Les officiers et sous-officiers comme dans
l’infanterie de ligne.
Les tambours et tête de colonne.
Pt anche Ibis
Infanterie de ligne
Régiment des pionniers noirs en août 1806
lorsqu’il passe à la solde du roi de Naples. Joseph Bonaparte, en prenant le nom de « royal africain »
Fusilier
Bataillons coloniaux
Voltigeur du I" bataillon colonial ou bataillon de chasseurs de Flessingue en 1812
(d’après un document)
Conscrits réfraciaires - Bataillons coloniaux — 155
Dépôts
de conscrits
réfractaires
Historique
Ces dépôts furent créés le 19 vendémiaire an Xll ( 1804) et disparais-
sent à partir de 1810 et 1811.
Au début, les conscrits réfractaires sont divisés en onze dépôts militaires
établis dans les places (citadelles) de Lille. Givet Charlemont. Luxem-
bourg. Strasbourg. Besançon. Briançon. Perpignan. Bayonne. Caen.
Alexandrie.
Depuis le décret, les conscrits qui seront conduits dans lesdites places
seront divisés en compagnies de 160 hommes, officiers et sergents non
compris. Ces officiers et sous-officiers seront fournis par un des corps
d'infanterie stationnés dans l'une des divisions formant l'arrondisse-
ment du dépôt.
À la tête de chaque escouade sera placé un caporal pris dans son sein,
au choix du commandant de la place, sur la présentation de trois sujets
choisis par le commandant de la compagnie.
Le 27 janvier 1810 et le 11 mars 1811. les hommes de ces dépôts et ceux
des départements au-delà des Alpes furent formés en deux régiments
dénommés « régiments de la Méditerranée ». le I “ Régiment à Ajaccio
(Corse): le 2e Régiment à Toulon.
Le 20 septembre 1812. les régiments de la Méditerranée furent supprimés
et devinrent le 35e Régiment d'infanterie légère et le 133e Régiment
d'infanterie de ligne.
Le 24 juin 1811. on forme de nouveaux dépôts de conscrits réfractaires
dans les îles de Ré (Saint-Martin en Ré ) ; de Belle île et de Walchcren
(Hollande). Les hommes portaient l’uniforme des conscrits réfractaires.
En 1812.ces conscrits sont formés en régiments:
À l*île de Walcheren. le 131e Régiment d'infanterie de ligne.
À Hle de Ré. le 132e Régiment d’infanterie de ligne.
À Belle-Île. le 36e Régiment d'infanterie légère.
Ils ont l'uniforme pareil à ceux des autres régiments de ligne et d'infan-
terie légère, mais le 131e Régiment d'infanterie de ligne (Walcheren)
a des boutons cuivre, portant au centre « Régiment de Walcheren ». et
en exergue « Empire français ».
À chacun de ces trois régiments, on ajoute la même année, un bataillon
de fusiliers de 840 hommes, avec une petite différence dans l'uniforme.
Uniforme
L'uniforme avait la forme et les couleurs affectées à l'infanterie mais
l'habit sans parement. Revers ou collet de couleur distinctive. Les revers,
s'ils n'ont pas la couleur distinctive sont bleus comme l'habit sans passe-
poils: retroussis et doublure bleu comme l'habit: pattes d'épaule de
drap bleu comme l'habit, sans passepoil.
Comme coiffure, un bonnet de police bleu sans flamme ni passepoil.
Pas de sac. ni de sabre : un fusil sans baïonnette.
Les cheveux coupés extrêmement courts.
Régiments
delà
Méditerranée
Historique
Le 27 janvier 1810 et le 11 mars 1811. on crée deux régiments nommés
« régiments de la Méditerranée » avec les dépôts des conscrits réfrac-
taires. Le 1" Régiment était à Ajaccio (Corse) et le 2e Régiment à Toulon.
Le 20 septembre 1812. ces deux régiments furent supprimés et devin-
rent le 35e Régiment d'infanterie légère et le 133e Régiment d'infan-
terie de ligne.
Uniforme
Comme l'infanterie légère, mais le Ie' Régiment a les boutons blancs
et le 2e Régiment des boutons de cuivre.Tous les deux ont au milieu:
Ier ou IIe Régiment de la Méditerranée et en exergue « Empire français ».
Bataillons
coloniaux
Historique
Organisés sous le Consulat, ils étaient destinés à servir aux colonies,
mais avec la guerre contre l'Angleterre, on ne put les y envoyer.
Le 28 thermidor, an XI (1803) chaque bataillon avait 5 compagnies.
En l'an Xll ( 1804). il y avait 4 bataillons.ainsi que des dépôts.
Les bataillons sont en 1805.en résidence à:
156 — Infanterie et Régiments étrangers
Ie' bataillon à Flessingue.
2e bataillon à l'île Saint-Marcouf (près de Cherbourg).
3e bataillon à l’île de Ré.
4e bataillon à Belle île.
Les 6e et 7e dépôts à Marseille (le 7e disparaît en 1807). En 1812. le
2e bataillon est à Gênes et les dépôts sont supprimés.
Notes
En 1818 (7 avril) on crée des compagnies de discipline qui succédè-
rent aux bataillons coloniaux.
Uniformes
Il y a des documents très différents sur l'uniforme.
D'après Lienhart et Humbert:coupe de l'infanterie de ligne avec ses
transformations et le schako.
Au début : habit gris bleu.ornements rouges (modèle de la planche I).
Ensuite : habit bleu, couleur distinctive aurore.
Après: habit gris beige, pattes d'épaule de même, passepoils rouges;
pattes de parement gris beige, liserés blancs:collet, revers, parements,
passepoil des retroussis. le tout rouges. Doublure et retroussis blancs.
Boutons en étain. Veste et culotte blanches. Le reste comme l'infan-
terie de ligne.
En 1812 (d'après un document)
Voltigeur du 1er bataillon colonial.
Schako à plumet jaune ; cordelière et raquettes jaune : plaque en losange
en cuivre jaune avec le numéro L
Habit bleu gris. Collet et parements jaunes; pattes de parement, fond
de l'habit; revers rouges coupés carrément en bas (modèle 1812);
retroussis rouges; épaulettes jaunes à tournante et brides rouges.
Veste (non visible) et culotte blanches. Le reste comme dans l'infan-
terie de ligne.
Il y avait aussi probablement des grenadiers.des fusiliers des tambours,
tec.
Régiments des îles
Ile de France (plus tard.île Maurice).
Ile de la Réunion qui se nommait l’île Bonaparte (ancienne île Bourbon)
et Seychelles (îles).
Historique
Le général Decaen fut envoyé dans l’Inde, avec un corps militaire en
1803. mais 1" Inde venait de tomber au pouvoir des Anglais Son expédi-
tion se dirigea vers l’îlc de France, l’îlc Bonaparte ( Réunion) et les îles
Seychelles
Le général Decaen fut nommé gouverneur de ces îles où il resta du 16
août 1803 au 3 décembre 1810. À cette époque toutes ces îles furent
prises par les Anglais et les troupes françaises furent renvoyées en France.
En 1803. au débarquement dans l’île de France, le corps expédition-
naire se composait de :
Le général Decaen et un état-major.
1 bataillon du 109e Régiment de ligne.
1 bataillon d'infanterie légère.
soit 900 hommes
À partir de 1804. les boutons sont timbrés de « Régiment de l'isle de
France » et en exergue : « Empire français ».
1 détachement de cavalerie légère (hussards et chasseurs à cheval).
1 détachement d'artillerie légère avec ouvriers d'artillerie.
(tous avec l'uniforme français).
1 bataillon de chasseurs africains de 600 hommes formé avec des
nègres venant de la Guadeloupe.
puis le gouverneur.étant dans les îles institua:
1 garde nationale comprenant des grenadiers et fusiliers
1 corps de chasseurs nationaux ou coloniaux.
1 corps de pompiers (68 hommes officiers compris uniforme français).
4 brigades de gendarmerie à pied (uniforme français) avec sabre
porté en baudrier, fusil d'infanterie avec sa baïonnette, petites guêtres
blanches sous le genou, boutons blancs avec devise : force à la loi.
Pas de sac.
1 maréchal des logis 1 brigadier.8 gendarmes (par brigade).
Et pour les quatre brigades réunies:
1 capitaine. 1 lieutenant et 1 tambour. Ils portaient aussi le surtout.
1 garde nationale à l'île de la Réunion et une aux îles Seychelles
(planche 1 bis).
En 1806, des compagnies de chasseurs de réserve parmi les Noirs de
l'île avec officiers français (blancs). Le costume n'est pas fixé sauf les
officiers.
Uniformes
Chasseurs africains
Habit vert; revers, retroussis verts:collet, parements, passepoils
chamois ; boutons blancs : pattes d'épaule blanches ; gilet et pantalon
de nankin : cravate blanche ; petites guêtres noires ou bleues. Schako.
Fusil. Pas de sac.
Chasseurs nationaux
Habit veste bleu, revers de même, collet et parements rouges à passe-
poil blanc; veste et culotte blanches; schako ou chapeau ou schako
d'infanterie légère modèle 1801,1802: fusil.
Chasseurs de réserve
Officiers
Habit veste vert, parements et retroussis de même.collet noir; veste
et pantalon blancs: bottes; boutons et épaulettes argent. Les sergents-
majors ont l'habit bleu.collet vert;boutons.gilet et pantalon blancs,
guêtres noires. Les officiers et sergents-majors sont armés du sabre
et d'une carabine.
Régiments des îles — 157
Soldat de la garde nationale des îles Seychelles (i"et 2e sections)
Soldat de la garde nationale des îles Seychelles (f section),
nommés « chasseurs coloniaux » et composée de noirs libres
(il devait y avoir dans les îles des esclaves noirs).
Notes
Le LS juin 1806, le 1er bataillon de la garde nationale de l'île de France
a les épaulettes et dragonne vertes, schako polonais à plumet vert.
Planche II
Uniformes
Soldat de la garde nationale des îles Seychelles
lre et 2e section
Les hommes étaient des colons blancs.
Habit veste bleu: revers bleus (en pointe) et retroussis et doublure
bleus: collet ouvert bleu, passepoil rouge ; parements rouges passe-
poilés de blanc. Boutons cuivre. Un schako avec pompon en carotte
rouge. Pattes d'épaule bleues, passepoil rouge. 7 gros boutons aux
revers. Chemise blanche ou de couleur à la place du gilet. Ceinture
de cuir de fantaisie. Long pantalon blanc à petit pont. Pieds nus dans
des sandales blanches. Mousqueton sans bretelle ni baïonnette. Sans
sac ni sabre. Giberne noire avec sa banderole.
Les officiers ont le même uniforme avec épaulettes or, hausse-col et
épée avec ceinturon blanc et porte-épée.
Garde nationale de la 3e section ou chasseurs
coloniaux.
Hommes de couleur libres.
Même uniforme mais collet, parements, retroussis. doublure et passe-
poils des revers verts. Boutons blancs. Même coiffure avec pompon
vert.
Les officiers ont le même uniforme que ceux de la lre et 2e section
avec boutons blancs.
15N — Infanterie et Régiments étrangers
Soldat condamné
au boulet
Costume
Veste gilet à longues manches;culotte:bonnet :le tout en grosse étoffe
de laine brune. Les boutons sont remplacés par de grosses agrafes. Le
bonnet porte sur le devant en chiffres blancs, le numéro du condamné.
Bas de laine et sabots. Boulet de 8 livres attaché à une chaîne en fer de
2.50 mètres, elle sera bâtie sur une ceinture de cuir épais, large de 87
mm (3 pouces). Cette chaîne sera attachée par le milieu du corps et
fermée par un cadenas sûr. dont la clef sera entre les mains du maréchal
des logis de gendarmerie, chargé de la garde des condamnés.
La ceinture sera fermée par un cadenas sur le côté droit et la chaîne
pendra de ce côté. Pour que le condamné ne puisse s'en débarrasser
en le faisant couler vers ses pieds:elle sera retenue par des bretelles de
cuir sur lesquelles sera bâtie une chaîne dont les anneaux seront de
deux tiers moins forts que ceux de la chaîne à laquelle le boulet sera
fixé. La barbe ne pouvait être ni coupée, ni rasée. Cheveux et moustaches
rasés tous les huit jours.
Le condamné doit arriver à la parade dans le costume déterminé par
l'arrêté, avec chaîne et boulet.
PLANCHE II BIS
Soldat condamné au boulet
Pionnier blanc
Pionniers blancs
ou compagnies
de pionniers
disciplinaires
Un décret du 15 février 1806 décrète que les conscrits qui se sont mutilés
volontairement pour se soustraire au service seront formés en « compa-
gnies de discipline » (pionniers). Ces compagnies seront soumises à
une discipline particulière telles seront exclusivement destinées à être
employées aux travaux des forts, places de guerre, aux corvées d’artillerie
et génie ainsi qu'aux travaux publics.
La punition était d'une durée de 5 ans. au minimum.
Ces compagnies étaient casemées dans différents endroits de l'Empire:
en Calalogne.à l'île de Cadzan (Hollande).à Anvers.à Flessingue.à
Bourges, etc.
Les hommes n'avaient point d'armes, mais des outils.
Le 15 mars 1806. ces compagnies forment un régiment (commandé
par un major) de 2 bataillons de 4 compagnies chacun et se nomment
le régiment de « pionniers blancs ». Ce régiment comprend en même
temps des prisonniers volontaires autrichiens.
Le 1er septembre 1810. ce régiment fut licencié, mais on forma 5 compa-
gnies qui prirent le nom de « pionniers volontaires étrangers ».
Le 12 septembre 1814. il y avait 8 compagnies.
En août 1814. ces compagnies furent versées au 3e Régiment colonial
étranger.
Puis les prisonniers de guerre (non volontaires) furent formés en
bataillons de pionniers.
Le 23 février 1811. il y avait 38 bataillons (non volontaires):
15 bataillons étaient affectés aux travaux de fortification.
15 bataillons étaient affectés aux travaux des ponts et chaussées.
8 bataillons étaient affectés aux travaux de la marine.
Le 12 mars 1812. on forme un bataillon de pionniers espagnols
(planche II bis).
Le 25 novembre (par décret) 1813.on forme un régiment de pionniers
espagnols avec le régiment « Joseph Napoléon » (planche 11 bis).
Tous ces corps furent dissous à la Première Restauration.
Uniforme
Pantalon:gilet veste croisé.coupé en rond, en tricot gris de fer:doublure
de même.
Capote (avec boutons de cuivre) et demi-guêtres en drap de la même
couleur que le gilet.
Excepté ceux de la capote tous les boutons sont en drap gris de fer ( les
boutons restent en drap jusqu'en 1812).
Pour tous les pionniers: souliers.
Les hommes n'avaient pas d'arme: ils étaient chargés d'outils.
Les sous-officiers avaient le fusil de dragon et la baïonnette: pas de
sabre.
Pionniers espagnols
Pionniers espagnols (décret du 12 mars 1812)
Ce corps n’avait pas de fusil ni giberne, ils portaient le sabre-briquet
sans dragonne, le sac avec capote grise comme l’habit. Les boutons
de l’habit étaient blancs en étain. Guêtres noires sous le genou avec
boutons noirs, La tenue était du modèle 1812. la doublure était bleu
de roi clair, les retroussis de même, passepoilés jaunes,sans ornement.
Passepoil jaune aux poches.
Pionniers espagnols (décret du 25 novembre 1813)
Ce corps n'avait pas d’habit qui était remplacé par une veste gris
souris, sans ornement d’épaule : collet fermé gris, sans ornements :
boutons recouverts d’étoffe, couleur de l'habit. Ni sabre, ni fusil.
Capote grise comme la veste avec boutons de même. Un sac. Culotte
grise comme la veste et guêtres en étoffe comme la veste sans boutons.
La veste n’a pas de parement ni de bouton aux parements. Schako
de fusilier (modèle 1812) sans pompon ni plumet. Ils ont une gourde
à gauche retenue par un cordon blanc et une musette à droite avec
un même cordon. Ils ont aussi le long pantalon gris, ouvert par en
bas (en hiver) pantalon de toile blanche (en été) et le bonnet de police
(modèle dragon) en étoffe grise sans aucun ornement, ni flamme. Ils
avaient des pelles et des pioches.
Planche 11 ter
Pionniers espagnols
Soldat en grande tenue (décret du 12 mars 1812)
résidant à Nimègue (cette tenue disparaît le 25 novembre 1813).
Soldat en tenue de travail (décret du 25 novembre 1813).
Ce corps fut formé avec le régiment Joseph Napoléon. 11 n’y a pas de grande tenue : les hommes portaient le schako ou le bonnet de police.
Sergent (décret du 25 novembre 1813).
Soldat avec le schako (décret du 25 novembre 1813).
Notes
Les sergents (décret du 25 novembre 1813) ont les galons argent ; pas de sabre, un fusil sans baïonnette avec sa giberne et porte giberne.
Sur le schako, un pompon sphérique blanc. Le reste comme les soldats.
i<m> — Infanterie ei Régiments étrangers
Planche III
Infanterie (1804 à 1815)
Soldats condamnés aux travaux publics
Historique
Cette peine fut instituée le 5 pluviôse et le 19 vendémiaire an XII.
Elle était d’une durée de 3 ans. avec augmentation.
Uniforme
Veste longue à manches ; culotte et bonnet de police. Le tout en grosse
étoffe de laine gris de fer. tirant sur le noir.
Le collet de la veste est en grosse étoffe de laine noire.
Le tout est doublé d’une forte toile.
Bas de laine gris et gros souliers.
Les hommes portaient la moustache, mais la barbe ne pouvait être ni
rasée ni coupée.
Les cheveux rasés tous les huit jours.
Cantinières-Vivandières — 161
Planche IV
Infanterie ( 1804 à 1815)
Cantinière
Les vivandières datent des temps les plus reculés.
Elles n'eurent de costume ou uniforme véritablement militaire qu'en
1830 et surtout sous le Second empire. Sous Louis XIV. leur nombre
fut fixé par bataillons et régiments.
Le 21 fructidor an V (9 septembre 197) à la campagne d'Italie, sous
Bonaparte.elles furent munies de brevets. Il y avait deux sortes de canti-
nières: les cantinières ou vivandières proprement dites et les vivandières
blanchisseuses. Un arrêté du 7 thermidor an VI11 (26 juillet 1800) remania
l'organisation du service des vivandières et blanchisseuses;il fixa le choix
des vivandières et leur nombre à 4 par bataillon (2 vivandières et 2 blanchis-
seuses) et 2 par escadron, mais il put y en avoir à la suite du quartier
général de chaque division, autant qu'il y avait de corps dans cette division.
Ce nombre s'augmenta sous l'empire, sans que de nouvelles ordon-
nances viennent s'y opposer.
Les vivandières n'avaient plus droit à aucune solde, ni distribution de
vivres et de fourrage pour leurs chevaux. Les inspecteurs aux revues
devaient pourtant se faire présenter un étal indiquant leur âge. profes-
sion et signalement. On leur délivrait une carte de sûreté, pour circuler
dans l'étendue de l'armée ou de la division.
C'est vers l'an XII (1804) que le costume s'est le plus militarisé (sans
devenir un uniforme). Le chapeau porte les couleurs nationales, soit
en touffes de plumes, soit en flots et nœuds de rubans, ou en cocardes ;
et le tablier à poches, pour mettre la menue monnaie, s'agrémente de
bordure et de galons aux couleurs tricolores.
Les cantinières portèrent souvent, depuis la révolution des pelisses de
hussards, soit françaises, soit étrangères.
En 1804. les cantinières de la garde avaient arboré une tenue, acceptée
par l'autorité militaire, tenue dont la coupe et les couleurs distinctives,
rappelaient en les féminisant, celles du corps ou elles servaient.
En général la tenue des cantinières était des plus disparate, même
grotesque.
Toutes les cantinières avaient adopté la longue pèlerine avec capuchon.
Depuis la révolution, elles avaient aussi adopté le ruban tricolore au
chapeau et le tonnelet tricolore, porté en bandoulière.
À part cela rien ne les distinguait.
Dans l'armée de Portugal (1807) il y a par bataillon deux vivandières,
une ayant une voiture et l'autre allant à cheval. Il peut y avoir en plus
trois blanchisseuses. Les vivandières et blanchisseuses marchent à la
queue des équipages, qui seront toujours entre l'arrière-garde et la
colonne. En campagne elles avaient un cheval de bât. souvent un âne.
162 — Infanterie et Régiments éirangers
Planche V
Infanterie ( 1804 à 1815)
Bataillons des îles de Walcheren, de Ré et de Belle-Ile
Soldat des bataillons de l'île de Ré et de Walcheren
Soldat du bataillon de Belle-Île
Notes
Ces bataillons se composaient de 840 hommes chaque, ils n étaient composés que de fusiliers.
Ils remplaçaient les conscrits réfractaires qui furent versés dans l'infanterie de ligne en 1812.
Les boutons cuivre de l'île de Walcheren (131e Régiment) portaient au centre l'inscription « régiment de Walcheren »
et en exergue « Empire français ».
Bonnet de police, comme l'infanterie (de ligne et légère) avec passepoils jaunes.
Historique
À Walcheren et à l'île de Ré. il y avait en 1812 un régiment de ligne (le
131e Régiment à Walcheren et le 132e Régiment à l'île de Ré). On ajoute
à ces régiments un bataillon de fusiliers de 840 hommes. À Belle-Ile. il
y avait en 1812. un régiment d'infanterie légère (le 36e Régiment d'infan-
terie légère). On ajoute à ce régiment un bataillon de fusiliers de 840
hommes.
Uniformes
Dans les régiments de l'île de Walcheren et de l'île de Ré. le nouveau
bataillon porte l'uniforme de l'infanterie de ligne mais avec des revers
bleus et des passepoils jaunes au collet, aux revers, aux parements, aux
pattes de parement, aux retroussis aux poches et aux pattes d'épaule.
Capote gris souris. Sac; pas de sabre. Petites guêtres noires sous le genou
Dans le régiment de Belle-Ile. le nouveau bataillon porte l'uniforme
de l'infanterie légère, avec passepoils jaunes au collet, aux revers, aux
parements, aux retroussis aux poches aux pattes d'épaule et aux soubises
à la taille. Pas de sabre. Même sac et capote que pour l'infanterie de
ligne. Mêmes guêtres. Les officiers comme les soldats.
Régiments polonais
de 1804 à 1815
Planche 1
Régiments polonais au service de la France
Légion du Nord (1806 à 1808)
Voltigeur en tenue d'été et bonnet de police
Voltigeur en grande tenue (été et hiver)
Grenadier en grande tenue (été et hiver)
Officier de fusiliers en grande tenue
Officier de grenadiers en grande tenue
Officier supérieur monté en grande tenue
Fusilier en grande tenue (été et hiver)
164 — Infanterie ei Régiments étrangers
Historique
Première légion
Le 9 janvier 1797 une « Légion polonaise » fut organisée
en Italie. Elle était au service de la Lombardie, devenue
« République Cisalpine ». Elle comprenait de l'infan-
terie, de l'artillerie et 500 cavaliers. À partir du 1er janvier
1799. ces 500 cavaliers deviennent un régiment, mais en
mars 1800. il était presque entièrement détruit. La lre
légion à pied disparaît après la bataille de Zurich
(26 septembre 1799).
Les débris du régiment de cavalerie furent envoyés à
Metz à l'Armée du Rhin où on formait en ce moment
une légion polonaise nommée « Légion du Danube ».
Deuxième légion
Formée en juin 1797 comme la première en République
Cisalpine. Elle disparaît après le siège de Mantoue (Italie)
le 28 juillet 1799. Les débris furent également envoyés à
la Légion du Danube.
Légion du Danube
Formée de volontaires autrichiens et des débris de la 2e
légion. Commencée le 8 septembre 1799 et achevée en
mars 1800. Elle comprenait quatre bataillons d’infan-
terie. un régiment de cavalerie (lanciers) y compris les
débris du régiment de cavalerie de la lrc légion et une
batterie à cheval.
Légion italique
À peu près à cette même époque, le 10 février 1800 on
forme à Marseille une nouvelle légion polonaise qui prend
le nom de « Légion italique » au service de la France avec
dépôt à Milan (Italie). Elle compte plusieurs bataillons,
deux tambours-majors et quarante musiciens.
Après la paix de Lunéville (16 janvier 1801) la légion du
Danube rejoint la légion italique à Milan. Le 21 décembre
1801 ordre fut donné de dissoudre ces deux légions
(italique et Danube) pour devenir:
— La lrc et 2e demi-brigade étrangère (légion italique):
— La 3e demi-brigade étrangère (légion du Danube).
Le régiment de cavalerie n'existait plus.
Le 18 mai 1802. la 3e demi-brigade étrangère (légion du
Danube) fut envoyée à Saint-Domingue où elle fut
anéantie. En février 1803, la 2e demi-brigade étrangère
(légion italique) fut également envoyée à Saint-
Domingue. où elle subit le même sort que la légion du
Danube.
La lre demi-brigade (légion italique) fut incorporée dans
l’armée italienne, puis au royaume de Naples avec le roi
Jérôme Bonaparte. Ensuite en 1807 elle regagna la
Pologne où elle prend le nom de « légion de la Vistule ».
ce fut la lre légion de la Vistule créée en 1808 (planche
III et texte).
Légion du Nord
La légion du Nord fut créée le 20 septembre 1806 et
organisée le 10 octobre suivant sur les bords du Rhin
(armée du Rhin). Elle devait se composer de prisonniers
prussiens d'origine polonaise et son premier uniforme
se compose d'effets d'habillement prussiens.
Le surlendemain de la prise de Dantzig. Napoléon passant
en revue la légion du Nord fut mécontent de la tenue et
la changea (planches I. IL III).
En 1807 à la création du « Grand-duché de Varsovie »
dont le roi de Saxe venait d'être nommé Grand duc (après
Tiisitt. 25 et 26 juin 1807) la « légion du Nord » est
supprimée et devient le 5e Régiment d'infanterie du
Grand-duché de Varsovie, mais garde le même uniforme
jusqu'en 1810 avec pantalon uni et schako sans liseré de
couleur tranchante (Grand duché de Varsovie après 1810.
5e Régiment, planche 2). Ce ne fut qu'au commencement
de mai 1808 que la « légion du Nord » rejoignit l'armée
du « Grand-duché » pour prendre le nom de 5e Régiment
d'infanterie.
Régiments polonais — 165
Uniforme
La légion fut formée comme les régiments d'infanterie
français avec compagnies de grenadiers, de voltigeurs et
de fusiliers, avec un uniforme à la polonaise.
Pour tous:
Kurtka
En drap bleu foncé avec revers agrafés du haut en bas
de couleur écarlate, collet droit agrafé dans toute sa
hauteur en drap bleu foncé liseré écarlate : revers écarlate
passepoilés de même avec pattes de parement rectan-
gulaires écarlate et passepoil de même; passepoils
écarlates sur les coutures du dos et sur les coutures posté-
rieures des bras:doublure et retroussis écarlates.
Culotte
En tricot bleu foncé à passepoil écarlate.
Gilet
Non visible.
Col
Noir avec liseré blanc.
Guêtres
Noires (en toutes saisons) sous le genou avec petits
boutons de métal blanc.
Boutons
Modèle de l'infanterie, plats en étain (métal blanc) et
timbrés en cercle: « Légion du Nord ». trois petits sur
chaque patte de parement. 7 petits sur chaque revers: 1
petit sur chaque épaule : 3 petits aux poches (en long, à 3
pointes.simulées par un liseré écarlate):2 gros à la taille
et au bas du passepoil dans le bas des retroussis (planche X
n° III en bas de la planche).
SCHAPSKA
Polonais, moins haut que celui de la cavalerie polonaise :
bombe de cuir noir surmontée d'un galon blanc, la partie
qui soutient la plate-forme en drap gros bleu à canne-
lures: sur toutes les arêtes un passepoil écarlate (grena-
dier). La plate-forme en drap gros bleu avec un passepoil
en croix écarlate pour les grenadiers; aurore pour les
voltigeurs: blanc pour les fusiliers. Sous la plate-forme
(l'impériale) du côté gauche une cocarde française
surmontée d'un pompon et d'un plumet de la couleur
distinctive de la compagnie. Sur le devant du schapska
une plaque en forme de demi-soleil en cuivre avec le
centre en métal blanc, timbré d’une aigle française
couronnée (en cuivre) 2 cordons formant fourragère se
terminant par 2 raquettes et glands de la couleur distinc-
tive (planche X n° 1. IL III). Jugulaires en écaille de cuivre
avec leurs boutons fixés sur la bombe (planche X n° IV.
V. VI) ; visière bordée de cuivre.
Bonnet de police
En drap bleu foncé sans pompon avec passepoils écarlates
ou de couleur distinctive (planche X n° IV).
Capote
Gris fer.
En tenue d'été les soldats ont le pantalon de toile blanche
soit sur la guêtre, soit dans la guêtre (planche I).
Grenadiers
Schapska (plumet, pompon. 2 cordons, raquettes et passe-
poils écarlates).
Épaulettes écarlates, à franges ; brides écarlates sur drap
bleu.
Sabre-briquet à dragonne écarlate.
Retroussis ornés d'une grenade en drap bleu foncé.
Notes
Nulle part on ne voit un ornement sur les retroussis des
kurtkas.
Voltigeurs
Schapska (plumet, pompon.2 cordons, raquettes et passe-
poils aurore).
Épaulettes aurore (tournante écarlate) à franges; brides
aurores liserées écarlate sur drap bleu.
i66 — Infanterie El Régiments étrangers
Sabre-briquet à dragonne aurore à coulant et tête de
gland écarlates.
Retroussis un cor en drap bleu foncé (même observa-
tion que pour les grenadiers).
Fusiliers
Schapska (plumet, pompon bleu ciel.2 cordons, raquettes
et passepoils blancs).
Epaulette bleu ciel à franges: brides bleu ciel sur drap
bleu foncé.
Retroussis ornement de fusiliers en drap bleu foncé
(même observation que pour les grenadiers et voltigeurs.
Pas de dragonne (les fusiliers n'ayant pas de sabre).
Caporaux
Comme les soldats avec les galons de caporal placés
comme dans l'infanterie de ligne, en laine.
Sous-officiers
Comme les soldats avec les galons du grade en argent
placés comme dans l'infanterie de ligne. Même chose
pour la dragonne et le bonnet de police.
Musique
En grande tenue habit surtout blanc: collet, parements
pattes de parement, retroussis et doublure bleu ciel, passe-
poils blancs; boutons blancs:galon argent au collet et aux
parements: trèfles d'épaule argent.
Culotte de tricot blanc, avec hongroises et galon argent.
Schapska blanc, passepoils bleu ciel, sans jugulaire ni
cordelière.
Bottes à la souvarow sans ornement.
Épée sans dragonne, bout cuivre, poignée acier ; ceinturon
de buffle blanc sous la braguette. Plumet blanc à gauche
du schapska (planche II bis).
En petite tenue comme les musiciens d'infanterie français
Chapeau et uniforme tout bleu (planche II bis).
Officiers
Même tenue que les soldats mais habit à la française avec
basques longues et peut-être les ornements sur les
retroussis
Épaulettes argent du grade.
Boutons et hausse-col argent.
Le schapska avec galon et ornements argent panaché
comme les soldats: blanc pour les officiers supérieurs
Bottes à la souvarow ; galon et gland argent.
Sabre d'officier d'infanterie, poignée dorée, dragonne or
du grade.
Ceinturon blanc sous l'habit, à plaque de cuivre doré,
avec un motif argent.
L'équipement des officiers montés est pareil à celui des
officiers de l'infanterie de ligne : grande housse avec chape-
rons ou chabraque : l'une et l'autre en drap bleu foncé à
galons d'argent.
Notes
Les avis sont partagés sur les détails de l'uniforme. D'après
Lienhart et Humbert et d'après la collection job (manus-
crit du major Coquengniot) le plumet, le pompon et la
cocarde sont devant le schapska et non sur le côté :la
plaque de devant est toute en cuivre avec une aigle
française couronnée (sur d'autres documents il y a un N
couronné) : pas de jugulaire.
Les revers du kurtka ne sont pas coupés de la même façon
(planche II) c'est la coupe des régiments du Grand-duché
de Varsovie (Grand duché de Varsovie). II n'y a pas de
passepoil sur la couture des manches et il y a un passe-
poil écarlate aux revers, aux parements et pattes de
parement.
Il n'y a pas de galon blanc au-dessus de la bombe du
schapska et la visière est bordée de métal blanc.
Au lieu de deux cordons, il y a une cordelière tressée,
attachée des deux côtés du schapska. passant devant et
derrière. Pas d'ornement sur les retroussis.
Les boutons de guêtres sont en cuir noir (hiver et été).
Les soldats sont représentés sans sac ni capote.
Les voltigeurs ont les ornements jaunes et non aurores
Cette version paraît plus exacte, mais avec le sac et la
capote (planche II).
Régiments polonais — 167
PLANCHE II
Régiments polonais au service de la France
Légion du Nord (1806 à 1808)
Grenadier-voltigeur-fusilier (d’après Lienhart et Humbert et collection Job)
168 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche II bis
Régiments polonais au service de la France
Légion du Nord ( 1806 à 1808)
Musiciens en grande et petite tenue
Régiments polonais
au service de la France
Première légion de la Vistule (1808 à 1810)
Fusilier - Voltigeur - Grenadier
Régiments polonais — 169
Uniformes
Grande tenue du
10 octobre 1806 à 1810
Habit
En drap blanc, boutonnant droit sur la
poitrine au moyen de neuf gros boutons
argentés. Collet, parements, pattes de
parement, retroussis et doublure : le tout
bleu céleste. Galon argent au collet,
parements et pattes de parement. Un passe-
poil blanc sur le devant de la poitrine et
descendant en suivant les retroussis. Deux
trèfles d'épaule en argent sur fond blanc:
passants d'épaulette de même. Sur les
boutons, il est timbré en cercle « Légion du
Nord ».
Gilet
En drap blanc (non visible).
Culotte
En drap blanc, avec hongroises et galons
argent.
Ceinturon
Blanc, bordé de chaque côté d'un galon
argent et passant sous le pont.
Bottes
A la souvarow sans ornement.
Épée
A pommeau d'argent, sans dragonne;
fourreau cuir et cuivre.
Schapska
Plat, bombe noire, avec devant la plaque
cuivre et acier. Le dessus blanc avec canne-
lures bleu céleste: sur le côté gauche:
panache blanc surmontant la cocarde natio-
nale (impériale).
Petite tenue
Est la même que la petite tenue réglemen-
taire des musiciens d'infanterie, c'est-à-dire
surtout bleu foncé. Collet, parements,
basques et doublure de même. Le collet
bleu à un galon d'argent. Les parements en
botte avec deux petits boutons et un galon
argent. Les épaules ont des passants d'épau-
lette en argent, mais sur le dessin sans
épaulettes ni trèfles.
Gilet
Non visible (bleu en hiver: blanc en été).
Pantalon
Bleu foncé.
Ceinturon
En cuir noir, placé sous le pont.
Bottes
Souvarow sans ornement.
Boutons
Blancs (en étain) comme en grande tenue.
Épée,
À poignée et bout en cuivre, fourreau noir,
sans dragonne.
Chapeau
Avec cocarde, ganse simple: un bouton et
pompon blanc.
Noies
Les chefs de musique ont les galons de sous-
officier aux bras et deux galons au collet.
Historique
Après Tilsitt (25 et 26 juin 1807) Napoléon
crée en 1808 une légion de la Vistule compre-
nant trois régiments à pied et un régiment à
cheval.
Le 8 juillet 1809 il crée une seconde légion de
la Vistule à pied seulement, qui ne fut jamais
complètement formée car:
Le 12 février 1810 ces légions sont transfor-
mées en quatre régiments nommés
« régiments de la Vistule » (détails
planche IX). Après la campagne et la retraite
de Russie, les débris des quatre régiments de
la Vistule furent réunis le 18 juin 1813 et ne
formèrent plus qu’un seul régiment de la
Vistule: il n'avait que deux bataillons de six
compagnies de cent quarante hommes par
compagnie. Ce corps fut licencié à la Première
Restauration en 1814 sous Louis XVII1. Les
hommes ne furent pas rapatriés en Pologne.
En 1815 (Cent-jours) Avec ces hommes restés
en France on réorganise à Reims un régiment
de la Vistule qui ne comprenait que 800
hommes. Il faisait partie du 3V coips étranger
et tira les derniers coups de feu de l'Empire.
le 3 juillet 1815 à Sèvres (Paris) contre les
Alliés. A la chute de l'Empire le régiment fut
licencié. Une partie des hommes entra dans
la formation de la légion Hohenlohe le 9 juin
1816 qui fut l'origine de notre « Légion étran-
gère » qui existe encore de nos jours - 1960 -
les autres furent renvoyés en Pologne au
service de la Russie.
Liste des régiments polonais
qui servirent la France sous
l'Empire
La légion du Nord 1806 à 1808 (planches I.
IL II bis).
La lrc légion de la Vistule 1808 à 1810
(planche 111).
La 2e légion de la Vistule 1809 à 1810
(planche IV).
Les 4 régiments de la Vistule 1810 à 1813
(planche IX.schéma).
Un régiment de la Vistule 1813 à 1815
( planches V et VI).
Les régiments 4.7 et 9 d'infanterie du Grand-
duché de Varsovie juillet 1808 campagne
d'Espagne (Grand duché de Varsovie
planche I).
Un régiment d'infanterie lithuanien (créé le
20 septembre 1812)
Notes
Les régiments 4.7 et 9 d'infanterie furent
réunis en un seul régiment entre le 18 et le
27 juin 1813 et porte le nom de 4e Régiment
polonais. À la même époque tout un corps
d'armée polonaise sous les ordres de
J. Poniatowski servit la France.
170 — Infanterie ei Régiments étrangers
Cavalerie
Les chevau-légers ou lanciers
polonais de la garde 1808 à 1814
Deux régiments.
LesTartares lituaniens de la garde 1812 à 1814.
Un régiment de krakus (cosaques polonais,
nommés aussi cosaques français).
La l'c légion de la Vistule à cheval 1808 à 1811
(planches VII et VIII).
Les chevau-légers polonais n° 7. 8 et 9
(7 février 1811 à 1815).
z"- Légion de la Vistule à pied
Uniformes
Soldats (grande tenue)
Pour tous (planche IX et X)
Kurtka
en drap bleu foncé avec collet droit et agrafe
dans toute sa hauteur. Collet, revers,
parements (ronds sans boulon) doublure
et retroussis: jaunes: les coutures posté-
rieures du kurtka et des manches recou-
vertes d’un passepoil jaune : boutons de
métal blanc, plats avec légende : « Légion
de la Vistule ».
Capote
beige. Bonnet de police bleu (modèle
dragon).
Armement et équipement de l’infanterie
française.
Guêtre
de l’infanterie légère à boutons blancs.
Culotte
de tricot blanc.
Gilet
non visible.
Schako
à la française avec plaque en cuivre à rayons
de soleil timbré d’un N de cuivre en relief
au centre qui est en métal blanc:jugulaires
de cuir noir avec écailles de cuivre et rosaces
Visière de cuir noir cerclée de cuivre.
Cocarde française.
Grenadiers
Le galon du pourtour supérieur du schako,
les épaulettes (à franges), le pompon du
schako (sphérique surmonté d’une flamme
de crins), la dragonne, le galon et le gland des
guêtres Je tout rouge.
Les rosaces des jugulaires du schako portent
une grenade en relief.
Cordelière blanche à deux raquettes au
schako.
Voltigeurs
Même chose en jaune, même cordelière
blanche au schako.
Épaulettes vertes à tournantes jaunes (d’après
Chalminski elles seraient vertes à tournantes
rouges, les cordelières du schako rouges, le
galon du haut noir, la plaque du schako tout
en cuivre : le pompon rouge avec aigrette
jaune: la dragonne rouge).
Fusiliers
Pattes d’épaule en drap du fond passepoilées
jaune : schako sans galon de couleur au-dessus,
ni cordelière, pompon sphérique bleu, sans
flamme. Étoiles sur les rosaces (boutons) des
jugulaires (sur celles des grenadiers il y a une
grenade, sur celles des voltigeurs un cor)
Guêtres noires sous le genou, boutons blancs
sans ornement.
Pas de sabre.
Officiers
Comme les soldats. Épaulettes argent du
grade. Galon supérieur et cordelière du schako
en argent. Hausse-col argenté. Sabre d’offi-
cier d'infanterie, dragonne argent. Bottes à la
souvarow. galon et gland argent.
Sous-officiers
Comme les soldats, suit la règle des sous-
officiers français avec galons du grade en
argent.
Caporaux
Comme les soldats avec les galons de laine.
Cornet de voltigeurs
Comme les soldats avec plumet: 2/3 du bas
rouge. 1/3 du haut jaune. Cordelière du schako
rouge. Galons de livrée rien que sur les
manches.
Tambours et tête de colonne
RÉGIMENTS POLONAIS — I7I
Planche IV
Régiments polonais au service de la France
Deuxième légion de la Vistule (8 juillet 1809 à 1810)
Grenadier- Fusilier- Voltigeur - Officier
Uniforme
Pareil dans la coupe, à la lrc légion pour toutes
les compagnies et officiers, mais la couleur
distinctive est cramoisie.
Les revers sont bleus du fond de l'habit avec
passepoils cramoisis (planche IX).
Uniformes des quatre régiments de la Vistule
(de 1810 à 1813) formés avec les deux légions.
Les quatre régiments ont le même uniforme,
pareil comme coupe et comme couleur à la
1" légion, c'est-à-dire couleur distinctive
jaune.
Les guêtres sous le genou, avec boutons blancs
pour toutes les compagnies.
Le schako est timbré du numéro du régiment
sur la plaque de devant à la place de l'N
(planche X. n° VII).
De même pour les boutons: le numéro du
régiment avec l'exergue « régiment de la
Vistule ».
Le pompon est blanc en poire.
La visière en cuir, sans bordure de métal.
Pas de bouton aux manches.
Capote gris beige (planche IX).
Planche V
Régiments polonais au service de la France
Un régiment de la Vistule (du 18 juin 1813 à 1815)
Fusilier- Voltigeur - Grenadier
Officier de grenadiers - officier de voltigeurs - Voltigeur en capote et long pantalon
Uniforme
Même coupe d’habit que les précédents
régiments avec quelques changements dans
l’uniforme (planches IX et X).
Les soldats et tambours des grenadiers ont le
chapska sans cordon avec jugulaire de cuir
noir (planche X. n° I) et pompon pomme de
pin écarlate.
Les guêtres sous le genou avec boutons de
métal blanc.
Dragonne rouge et épaulettes.
Pour tous :
Les guêtres sous le genou. Les passepoils sur
les coutures des manches sont supprimés.
Les parements d'habit sont en pointe avec
deux boutons au-dessus.
Le collet jaune a un passepoil de même
couleur.
Pour la route, les soldats ont le long pantalon
gris beige à passepoil jaune.
Capote gris beige.
Bonnet de police.
La giberne en cuir noir sans ornement.
Voltigeurs
Ont le schapska avec pompon blanc en
pomme de pin et la jugulaire en cuir noir
attachée par un bouton cuivre avec cor
(planche X n° 11).
Les épaulettes blanches à franges
La dragonne verte (planche IX n° II).
Fusiliers
Même schako que les voltigeurs, pattes
d'épaule bleues, liserées jaune.
Les officiers
Comme les soldats avec les épaulettes argent
du grade, ainsi que le hausse-col. L’habit à
basques longues. Les bottes à la souvarow
sans galon ni gland. Sabre d’officier d'infan-
terie, dragonne argent.
Les sous-officiers
Comme les soldats avec les galons du grade.
Les caporaux
Comme les soldats avec les galons de laine
Les tambours
Comme les soldats,selon la compagnie (grena-
diers. voltigeurs, fusiliers). Ils ont sept galons
de livrée sur chaque bras et un même galon
au collet.
Il y avait des fifres avec le même uniforme.
Tambour-major (planche vi).
Musiciens (planche VI).
Sapeurs (planche VI).
Planche VI
Régiments polonais au service de la France
Un régiment de la Vistule (du 18 juin 1813 à 1815)
Sapeur-Musiciens - Tambour-major en grande tenue
Tambour de voltigeur - Tambour de grenadier en grande tenue
Uniformes
Sapeur en grande tenue
Habit comme les soldats, avec deux haches
croisées, en drap rouge, cousues sur drap
blanc dans le haut des bras.
Pantalon long en drap bleu, à galon jaune,
tombant sur des guêtres blanches.
Epaulettes à franges et aiguillettes blanches,
portées à droite.
Colback assez haut. Sur le devant la plaque
du régiment (soleil cuivre avec le centre en
métal blanc orné de l'N en cuivre). Pas de
visière. Plumet 2/3 du bas bleu foncé : 1/3
du haut noir.
Notes
D'après les aquarelles de Chalminski
(Armée du Duché de Varsovie) le tablier
est sous l'habit.
La flamme du colback ne tombe pas plus
bas que l'oreille. Pas d’aiguillettes. Sur le
dessus du colback. et tombant à gauche :
longue flamme en drap jaune avec gland et
passepoils bleues, sur les passepoils des
dents de loup blanches.
Ceinturon en buffle blanc avec plaque de
cuivre avec un N en cuivre en relief.
Gants à crispin blancs.
Tablier de sapeur couvrant la poitrine sur
l'habit.
Le reste, fourniment et armement, comme
les sapeurs des régiments français.
Tambour-major
Coupe des tambours-majors français.
Chapeau à ornements d'argent. Panache
blanc, plumes follettes cramoisies.
Habit comme les soldats à petites basques.
Galon argent sur le collet, revers et
parements et retroussis. Galons argent de
sergent-major sur les avant-bras. Crispins
noirs.Trèfles d'épaule argent. Sabre de
tambour-major, avec baudrier fond cramoisi
ornements argent. Canne de tambour-
major. Bottes à la souvarow. galons et glands
argent.
Musiciens
Habit comme les soldats.
Schako avec cordelière blanche à deux
raquettes (rien que sur le devant). Pompon
blanc surmonté d une petite aigrette en crins
blancs.
Trèfles argent aux épaules.
Aux parements qui sont en rond, deux
boutons avec boutonnières argent.
Ils portent le sabre d’officier,sans dragonne
avec un ceinturon blanc passant sous le
pont.
Le reste comme les soldats.
174 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche VII
Régiments polonais au service de la France
Première légion de la Vistule à cheval ( 1808 à 1811)
Historique
AprèsTilsitt. Napoléon crée une légion de la
Vistule comprenant fantassins et cavaliers
(Légion à pied, planche 111).
La légion à cheval fut complètement organisée
le 20 mars 1808 avec la cavalerie de la « légion
du Danube » sous le nom de « légion de la
Vistule à cheval ». la légion du Danube était
au service de l'Italie (planche 1, texte).
Le 7 février 1811 on crée une seconde légion
à cheval mais à cette même date la première
légion à cheval change de nom pour devenir
le T Régiment de chevau-légers (polonais).
Les six premiers régiments de chevau-légers
étaient français ; tandis que la seconde légion
de la Vistule devient le 8e et 9e Régiments de
chevau-légers polonais le 18 juin 1811.
Le 9e était composé mi-partie polonaise et mi-
partie wesphalienne. mais formé avec le 30e
Régiment de chasseurs à cheval français.
Régiments polonais — 175
Uniformes
Soldats en grande tenue
Kurtka
En drap bleu foncé : parements en pointe,
retroussis. revers,collet, doublure et passe-
poils (sur toutes les coutures), le tout jaune:
boutons en métal blanc.sphériques et demi-
sphériques. sans ornement. Sept sur chaque
revers, deux à la taille derrière, deux aux
épaules, deux au-dessus des parements, trois
dans les poches en long et bordées d'un
passepoil jaune : deux épaulettes blanches,
à franges. Pas d'aiguillette.
Pantalon
Long à sous-pied, en drap bleu, avec deux
bandes jaunes.
Schapska
A bombe de cuir noir, surmontée d'un galon
blanc: le haut du schapska entre la bombe
et la plate-forme bleu foncé à cannelures
avec passepoils blancs sur les arêtes: la plate-
forme bleue, entrecroisée de passepoils
blancs:plaque devant toute en cuivre avec
une aigle française et des drapeaux de
lanciers (comme la légion du Nord qui a la
même plaque mais sans les drapeaux
( planche X n 1 ) : cordonnets blancs formant
fourragère et s'attachant au collet de la
kurtka au moyen d'un passant, ou bien les
raquettes et glands qui terminent les deux
cordonnets passent sous l'épaulette droite
et tombent sur la droite de la poitrine, ou
bien encore enroulés sur le schapska. les
raquettes et glands tombant à gauche du
schapska : visière de cuir noir bordée de
cuivre Jugulaire à anneaux de cuivre avec
bouton : plumet noir en bas. bleu foncé en
haut placé sur le côté gauche du schapska
au-dessus de la cocarde française.
Ceinturon
En buffle blanc, avec une plaque en cuivre
portant un N en relief.
Gants
Blancs à crispin.
Banderole
De giberne en buffle blanc, ornements de
cuivre dans le dos.
Giberne
Coffret cuivre;patelette en cuir noir bordée
de cuivre, sans autre ornement.
Armes
Sabre à fourreau de fer. dragonne en buffle
blanc: lance à fanion rouge en haut et blanc
en bas. Pistolets.
Harnachement
De cavalerie légère, cuirs noirs, boucles en
fer:chabraque en drap bleu foncé.bordée
d'un galon jaune, avec passepoil blanc de
chaque côté du galon : un N sur les fontes
et l'aigle française couronnée sur la partie
postérieure de la chabraque (ces ornements.
l'N et l'aigle couronnée, peuvent être des
aigles polonaises) : portemanteau rond, bleu
foncé.galon blanc, courroies de cuir noir.
Soldats en tenue de campagne
Comme la grande tenue avec ces diffé-
rences:
Schapska sans plumet ni ornement, recou-
vert d'un couvre schapska en toile cirée
noire.
Charivari bleu foncé, basané, avec une
bande jaune sur le côté : boutons demi-
sphériques en métal blanc.
Harnachement Peau de mouton blanche à
dents de loup jaunes.
Manteau de drap blanc avec quatre boutons
sur le côté droit de la rotonde; boutonné
par-devant.avec manches;collet et doublure
de la rotonde jaune.
Bonnet de police à la française (forme
dragon) bleu ornements jaunes.
Officiers en grande tenue
Même chose que les soldats, avec ces diffé-
rences (planche Vil I ) :
Épaulettes argent, à franges du grade.
Les ornements du schapska en argent; la
plaque de devant à rayons en cuivre doré,
ainsi que le bord de la visière Jugulaires
en chaînettes de cuivre ; le plumet bleu et
noir fut presque de suite remplacé par un
plumet de plumes blanc ou une aigrette
blanche.
Pas d'aiguillette. Ceinturon en cuir noir ou
rouge ainsi que les bélières.
Ceinture-écharpe, cramoisie et blanche,
placée sur le ceinturon, avec deux grands
glands argent qui tombent à droite du côté
opposé au sabre.
Banderole de giberne en cuir noir ou rouge
et ornements argent devant et derrière.
Les deux bandes du pantalon en argent.
Chabraque comme les soldats;ornements
et deux galons en argent sans passepoil.
Petit portemanteau sans galon.
Sabre fourreau de fer à bagues de cuivre
(Armes, classeur 5. chemise 11): poignée
cuir noir et cuivre; le dos du fourreau est
plat.
Officiers en tenue de campagne
Schapska comme les soldats en tenue de
campagne.
Charivari comme les soldats avec un galon
jaune. Il est probable que les revers
pouvaient se cacher en se boutonnant l'un
sur l'autre comme pour les lanciers polonais
de la garde. Ils gardaient la chabraque de
grande tenue avec demi-selle en peau de
léopard ; un portemanteau avec le numéro
du régiment.
Trompette en grande tenue
Même chose que les soldats avec galon
argent au collet, aux revers et aux parements
(planche VIII). Ils n'ont ni giberne ni bande-
role.
Ceinture écharpe comme l'officier, mais
bleu et blanc ; les glands sont à franges
blanches et bleues, tombant à droite. Cordon
de trompette rouge.
Trompette
en tenue de campagne
Même chose que les soldats dans cette
tenue. Peau de mouton noire.dents de loup
jaunes.
Sous-officiers
Dans toutes les tenues comme les soldats
avec les galons du grade en argent placés
en A.
Brigadiers
Comme les soldats avec les galons du grade
en laine placés en A.
176 — Ineanii rie et Régiments étrangers
Planche VI 11
Régiments polonais au service de la France
Première légion de la Vistule ( 1808 à 1811 )à cheval
Officier et trompette en grande tenue
Régiments polonais — 177
Régiments polonais au service de la France
Schémas des uniformes
Légion du Nord ( 1806 à 1808) (planche I)
Grenadier - voltigeur - coiffure - fusilier - officier
r légion de la Vistule (1808 à 1810) (planche III)
Grenadier - voltigeur - coiffure - fusilier - officier
2e légion de la Vistule ( 1809 à 1810) (planche IV)
Grenadier - voltigeur - coiffure - fusilier - officier
Ier, IIe, IIIe, IVe Régiments formés avec la in' et la 2e légion
de la Vistule (1810 à 1813) (planche IV texte).
Un régiment de la Vistule ( 1813 à 1815) (planches V et VI)
Grenadier-coiffure de grenadier-voltigeur-coiffure de voltigeur
et de fusilier - fusilier - officier
Notes
Le régiment lithuanien formé le 20 septembre 1812 avait le même
uniforme que le régiment de la Vistule (1813 à 1815).
17X — Infanterie et Régiments étrangers
Planche X
Régiments polonais au service de la France
Légion du Nord (1806 à 1808)
I. Schapska de grenadier.
II. Plumet et cordon de voltigeur.
III. Plumet et cordon de fusilier.
IV. Bonnet de police
r et 2' légion de la Vistule ( 1808 à 1810)
I. Schako de grenadier.
11. Pompon de voltigeur.
III. Pompon de fusilier.
IV. Attache de la jugulaire des grenadiers
(bouton).
V. Attache de la jugulaire des voltigeurs
(bouton).
VI. Attache de la jugulaire des fusiliers
(bouton).
Les quatre régiments de la Vistule formés
avec les deux légions ( 1810 à 1813)
VII. Shako des fusiliers des quatre
régiments.
Un seul régiment de la Vistule formé avec les
quatre premiers (1813 à 1813)
I. Schapska des grenadiers.
II. Schako des voltigeurs et fusiliers.
III. Coupe de l’habit du régiment.
IV. Plaque du schapska de la Légion de la
Vistule à cheval (même plaque.sans
les lances à fanion pour la légion du
Nord de 1806 à 1808).
V. Bouton demi-sphérique de l'uniforme
de la légion de la Vistule à cheval.
VI. Pans et retroussis de la kurtka de la
légion de la Vistule à cheval.
VIL Plate-forme (impériale) des schapskas.
Grand-duché de Varsovie
de 1807 à 1814
Planche i
Grand duché de Varsovie (1807 à 1814)
Grenadier du 7 Régiment d’infanterie (tenue d’été) en 1810
Voltigeur du 4 Régiment d'infanterie (tenue d'été) en 1810
Fusilierdu y Régiment d’infanterie (tenue d'hiver) en 1807 a 1810
Officier de grenadier du y Régiment d’infanterie (grande tenue) en 1807 a1810
Fusilierdu y Régiment d'infanterie (tenue d'hiver) en 1812
Ces trois régiments firent la campagne d'Espagne au service de la France.
l8o — INI ANII RIE El RÉGIMENTS étrangers
Historique
Le Grand-duché de Varsovie fut
créé par Napoléon après l'entrevue
deTilsitt en 1807. Le roi de Saxe fut
nommé Grand-duc.
Avant la création du Grand-duché,
la Pologne avait déjà fourni
plusieurs corps de troupe à la France
sous la République et sous l’Empire
(Légion du Nord et légion de la
Vistule. planches I à X).
En 1807. elle fournit les lanciers
polonais de la garde, ou chevau-
légers. Ensuite le Grand-duché
donne encore à la France plusieurs
régiments (planche III. Première
légion de la Vistule à historique). En
1808 les 4e. 7e et 9e régiments d'infan-
terie qui firent toutes les guerres
d'Espagne. En 1813 tout un corps
d'armée polonais fit la campagne
d'Allemagne avec la France.sous le
commandement du prince Joseph
Poniatowski.
Pendant tout l'Empire le Grand-
duché a donné des soldats à l'empe-
reur. Jusqu'après l'abdication en
1815. époque où tous les Polonais
entrèrent en Pologne au service de
la Russie.
En 1807 à la création du Grand-
duché l’armée était composée de
trois légions ou divisions, compo-
sées et numérotées comme suit :
i*'légion
Les 1er. 2e. 3e. 4e régiments d'infan-
terie de la lre légion.
Le 1er Régiment de chasseurs à
cheval.
Le 2e Régiment de lanciers ou
hulands.
Le 1er bataillon d'artillerie à pied.
2e légion
Les 1er. 2e. 3e. 4e régiments d'infan-
terie de la 2e légion.
Le 4e Régiment de chasseurs à
cheval.
Le 3e Régiment de lanciers.
Le 2e bataillon d'artillerie à pied.
3e légion
Les 1er. 2e. 3e. 4e régiments d'infan-
terie de la 3e légion.
Le 5e Régiment de chasseurs à
cheval.
Le 6e Régiment de lanciers.
Le 3e bataillon d'artillerie à pied.
En tout 12 régiments d'infanterie:
6 de cavalerie; 3 bataillons
d'artillerie à pied et on y ajoute une
batterie d'artillerie à cheval. 11 y avait
des généraux, un état-major, une
garde nationale.
En 1809 les 3 divisions avaient en
plus une demi-compagnie du génie
et une compagnie du train
d'artillerie par légion.
En juillet 1808 le 4e Régiment de la
lrc légion passe au service de la
France (campagne d'Espagne.
4e corps) sous le nom de
4e Régiment d'infanterie polonaise.
Il en fut de même pour le
3e Régiment de la 2e légion qui
prend le nom de 7e Régiment
d'infanterie polonaise.
De même aussi pour le 1er Régiment
de la 3e légion qui prend le numéro
de 9e Régiment d'infanterie
polonaise.
Une compagnie du 3e bataillon
d'artillerie à pied fut désignée
pour accompagner en Espagne
ces trois régiments. Plus tard on y
ajoute une compagnie de sapeurs
(génie).
Ces régiments gardèrent leur
uniforme jusqu'en 1812. Ils firent les
campagnes d'Espagne et revinrent
en Pologne en 1812. Leur dépôt
(pour les trois régiments) était
installé à Bordeaux.
Le 3 septembre 1810. l'armée du
Grand-duché fut complètement
réorganisée par le prince Joseph
Poniatowski. Les légions dexiennent
des régiments numérotés comme
dans l'armée française de 1 à 17.en
comprenant les régiments partis en
Espagne. Les régiments sont à 3
bataillons de 6 compagnies dont une
de grenadiers: une de voltigeurs et
4 de fusiliers.
En 1813 l'armée du Grand-duché
fut encore réorganisée et comptait
22 régiments d'infanterie numérotés
de 1 à 22. L'infanterie à partir de
1810 comprenait en plus: une garde
nationale, un bataillon de sapeurs
du génie à 6 compagnies dont une
de pontonniers, une compagnie
d'ouvriers, des vétérans et invalides,
des écoles militaires.
L'état-major du Duché se compo-
sait d'un général en chef (Joseph
Poniatowski) : de 7 généraux de
division (planche 3 et 5 et 10);de 15
généraux de brigade (planches 3 et
5 et 9) : de 33 aides de camp (planche
3 et 9. 10 et 11): de 7 adjudants
commandants, de commandants de
places: d'inspecteurs aux services,
de commissaires des guerres, d'un
corps administratif et un corps
médical.
Grand-duché de Varsovie — 181
Notes
Dans chaque état-major de
régiment il y avait un aumônier
portant un uniforme à couleur
distinctive violette pour tous les
régiments (planche 10).
Cavalerie
En 1807. à la création du Grand-
duché les trois légions ou divisions
d'infanterie sont complétées par:
Le 1er. le 4e. le 5e régiments de
cavalerie qui étaient des chasseurs
à cheval.
Le 2e. le 3e. le 6e régiments de
cavalerie qui étaient des lanciers ou
hulands.
En 1810 (3 septembre) il y a 16
régiments de cavalerie à 4 escadrons
de 2 compagnies car on ajoute aux
6 premiers régiments:
Deux régiments de hussards qui
prennent les numéros 10e et
13e régiments de cavalerie.
Un régiment de cuirassiers qui
prend le numéro 14.
Les numéros 7.8.9.1 L12.15.16 sont
des lanciers auxquels on ajoute plus
tard les numéros 17.18.19.20 et 21.
En tout 21 régiments de cavalerie.
Il y avait en plus:
1 régiment d'artillerie à cheval:
1 légion de gendarmerie :
Des compagnies de train d'artillerie
et des équipages:
Des corps irréguliers de cavalerie :
Une compagnie des guides du
prince Poniatowski créée en
mai 1809 (planche 7) appelés à tort
garde d'honneur ou garde Grand-
duché.
La compagnie comprenait :
un capitaine, un lieutenant, un sous-
lieutenant. un porte-étendard.
4 maréchaux des logis. 8 brigadiers.
2 trompettes. 60 guides.
En 1812 (mais il n'en est fait
mention que dans un document)
une garde d'honneur à cheval créée
à Vilna. En 1813 on crée un régiment
de krakus (ou cosaques polonais)
avec des jeunes gens de Cracovie et
des environs de cette ville (planche
8).
Artillerie
(Planche 3)
En 1807. les 3 légions ou divisions
d'infanterie ont un bataillon
d'artillerie à pied par légion avec un
colonel pour les 3 bataillons.
A la fin de 1808 on ajoute une
batterie d'artillerie à cheval pour les
3 légions.
Ensuite il y eut 2 batteries.
À la fin de 1809 tous les bataillons
d'artillerie à pied furent organisés
en un régiment de 3 bataillons
(planche 16).
Les 2 batteries à cheval furent
organisées en un régiment avec un
bataillon du train d'artillerie et un
bataillon du train des équipages
(planche 16).
Il y avait aussi une école d'artillerie.
Génie
(Planche 3)
A la fin de 1809: un régiment de
sapeurs, une compagnie de ponton-
niers et une compagnie d'ouvriers et
des ingénieurs et gardes d'arsenaux.
Garde de Vaigle
Modèle de la garde de l'aigle
française. Un premier porte-aigle
(officier) et deux porte-aigles (2e et
3e porte-aigle) sergent-major. Le
1er porte-aigle porte le drapeau, c'est
un officier de grenadier : bottes à la
souvarow comme les officiers,
baudrier du drapeau en velours
bleu, ornements et galons or ou
argent, selon les boutons. Les 2e et
3e porte-aigle ont le fusil avec la
baïonnette et sur la baïonnette un
petit fanion rouge et blanc comme
les lanciers. L'officier porte-aigle a
le hausse-col.
Garde de Vétendard
Comme dans la cavalerie française.
Le porte-étendard et 2 sous-officiers
(maréchaux des logis chefs). Le
porte-étendard est un officier. Dans
les lanciers, les deux sous-officiers
ne portent pas de lance et les
aiguillettes à gauche.
182 — Infanterie i i Régiments étrangers
Uniformes
Notes générales sur les
officiers infanterie
et de cavalerie
Epaulettes
(infanterie et cavalerie)
Colonel
2 épaulettes (or ou argent) à grosses
torsades.
Major
2 épaulettes à corps argent, franges à grosses
torsades en or (ou vice versa).
Chef de bataillon ou chef d’escadron
Sur l’épaule gauche : une épaulette à franges
à grosses torsades (or ou argent). Sur
l'épaule droite une contre épaulette (or ou
argent).
Capitaine
Sur l'épaule gauche : épaulette à franges de
filé (or ou argent). Sur l'épaule droite : une
contre épaulette (or ou argent).
Lieutenant
Même chose que le capitaine avec une ligne
de soie cramoisie de 1/8 de pouce de large
au milieu du corps de l'épaulette dans la
longueur.
Sous-lieutenant
Même chose, mais deux lignes de soie
cramoisie de 1/8 de pouce de large entre-
croisées (soit une ligne ou 2 mm).
Adiudants-maiors
Épaulettes à franges sur l'épaule droite,
contre épaulette à gauche.
Infanterie
en grande tenue
Officiers
Habit à la française
(Au lieu de la kurtka) avec les couleurs du
régiment et les épaulettes du grade (or ou
argent). Collet droit fermé, passepoil
cramoisi (voltigeur, collet jaune sans passe-
poil).
Revers
De drap blanc. Parements droits cramoisis
avec patte en drap blanc liseré cramoisi.
Poches en travers à trois pointes, passepoil
cramoisi.
Retroussis
Blancs agrafés doublure blanche ou
cramoisie.
Voltigeurs : cors brodés or ou argent sur les
retroussis.
Grenadiers : grenades brodées or ou argent
sur les retroussis.
Fusiliers: étoiles brodées or ou argent sur
les retroussis.
Boutons
En cuivre ou argentés avec le numéro du
régiment en relief.
3 petits boutons aux poches. Le reste comme
les officiers d'infanterie français.
Gilet
En drap blanc avec poches en pointes à trois
petits boutons. Petits boutons devant.
Culotte
En drap blanc.
Coiffure
Grenadiers: bonnet à poil, plumet rouge,
cordelière avec gland et raquettes (argent)
croix sur la plate-forme: argent. Cheveux
coupés ras.
Voltigeurs: chapeau porté en colonne avec
un pompon jaune, ganse et bouton argent.
glands argent dans les cornes (planche 6
n°VH).
Fusiliers: même chapeau avec pompon noir.
Bottes
À la hongroise, sans ornement.
Gants
Blancs, cravate noire liserée blanc.
Le hausse-col
De métal doré avec l'aigle polonaise en
argent, en service.
Ceinturon
En cuir blanc verni, de deux pouces de large
(5 cm 4 mm ).
Boucle de ceinturon en cuivre doré, rectan-
gulaire. avec aigle polonaise argent.
Sabre
Droit à fourreau de cuir noir, poignée et
bout dorés: dragonne argent du grade.
Officiers montés
Même chose mais: une ceinture (écharpe)
sur le ceinturon, en soie bleu foncé et or et
le sabre de cavalerie droit à fourreau et
poignée cuivre. Ceinturon et bélières en
cuir noir verni. Éperons argentés. Harna-
chement de grosse cavalerie en cuir noir,
boucles et bossettes de cuivre. Selle en peau
de veau. Housse et chaperons en drap bleu
foncé, bordés d'un galon d'or de 3 pouces
de large pour le colonel. 2.5 pouces pour le
major. 1 pouce pour les chefs de bataillon
et adjudant-major. Bottes à l'écuyère.
Chapeau avec pompon argent.
Petite tenue
et tenue de ville
Le surtout tout bleu foncé, col et parements
de même. Le chapeau et l'épée.
Long pantalon bleu ou gris. En été le long
Grand-duché de Varsovie — 183
pantalon en toile blanche ou nankin.
Les épaulettes et le hausse-col (en service),
dragonne.
Les grenadiers ont le chapeau avec un
pompon rouge : les voltigeurs et fusiliers le
chapeau avec pompon comme les officiers
en grande tenue.
Notes sur les sous-officiers
Comme dans l'armée française (infanterie
et cavalerie)
Les sous-officiers portant le schapska.
portent sur la partie supérieure, sous la
plate-forme un galon d'or ou d'argent de 1
pouce de large - 2 cm 4 mm - (planche 4).
Toutes les cordelières des coiffures,
raquettes et glands sont mélangés d’un fil
d'or ou d'argent et de la couleur distinctive
du régiment, mais le plus souvent argent et
cramoisi. Il en est de même pour les
dragonnes (ceci même lorsque les galons
et boutons sont en cuivre ou en or).
Les sergents-majors ont un petit galon
horizontal en or au milieu du parement.
Les sous-officiers portaient le sac comme
les soldats.
Notes sur les caporaux
Comme dans l'armée française 2 galons de
fil jaune à 2 pouces au-dessus des
parements.
Notes sur les tambours, musiciens, etc.
Beaucoup de fantaisie. Comme les sous-
officiers. les tambours et cors ont un galon
de couleur dans le haut du schapska. sous
la plate-forme. Le cercle des tambours est
blanc et cramoisi (planche 2) ou d'après
Gécha rouge et bleu clair.
Notes sur les grenadiers
En général, comme dans l'armée française,
avec le bonnet à poil à plaque de cuivre, avec
l'aigle polonaise en métal blanc surmontant
le numéro du régiment. Le numéro est placé
entre deux grenades (planche 6. n° 3).
Souvent le bonnet à poil a des jugulaires en
écaille de cuivre, sur cuir noir, s'attachant sur
le bonnet et une visière en cuir noir, bordée
de cuivre ou sans bordure.
Giberne avec le numéro du régiment et une
grenade en cuivre.
Notes sur les voltigeurs
D'après le décret du 3 septembre 1810. les
voltigeurs doivent porter le schako à la
française avec plaque en demi-soleil en
cuivre, la cordelière et le pompon jaune
(planche 4. n Xll ) les épaulettes vertes.ou
plumet jaune et vert.
Giberne avec le numéro du régiment et un
cor en cuivre - le cor sans le numéro (mais
il y avait aussi comme dans les régiments
français beaucoup de fantaisie).
Notes sur les fusiliers
D’après le décret du 3 septembre 1810. les
fusiliers doivent porter le schapska en feutre
noir de 9 pouces de haut (24 cm 3 mm) sur
10 pouces de côté (27 cm). Aigle de métal
blanc au-dessus d'une plaque de cuivre,
portant le numéro du régiment, visière en
cuir bordée de cuivre. Au-dessus de l'aigle
cocarde blanche surmontée d'un pompon
noir, cordelière (devant et derrière) avec
glands et raquettes. Pattes d'épaule en drap
bleu foncé, passepoilées de la couleur
distinctive. Jugulaire de cuivre sur cuir au
schapska.
Giberne avec le numéro du régiment en
cuivre.
Pas de sabre.
Uniformes des trois
légions (ou divisions)
Jusqu'au décret du 2 mars 1807
À la création du Grand-duché, les trois
légions d'infanterie ont le même uniforme
(planche 4.n° I. IL III et IV).
Kurtka bleu foncé, revers, parements
(ronds), collet, retroussis.doublure et passe-
poils. le tout cramoisi. Boutons cuivre. Le
collet est aussi représenté bleu, passepoil
cramoisi. Pantalon en drap bleu foncé en
hiver: blanc en été sur guêtres noires ou
blanches Schapska en feutre noir, garni d'un
demi-soleil en métal jaune. Capote beige.
Les fusiliers ont les pattes d'épaule bleues
passepoilée cramoisi, les ornements du
schapska bleu ciel.
Les grenadiers ont les épaulettes rouges à
franges les ornements du schapska écarlate.
Les voltigeurs ont les épaulettes jaunes à
franges les ornements du schapska jaune.
Les officiers sous-officiers caporaux comme
les soldats avec les épaulettes et galons des
grades en or (officiers et sous officiers).
Les tambours etc.
Notes: À part le schapska c'est à peu près
l'uniforme de la légion du Nord (planche I.
II et II bis).
Décret du 2 mars 1807
au décret du 3 septembre 1810
Le 2 mars 1807 il y avait douze régiments
d'infanterie, partagés en trois légions ou
divisions. Chaque légion composée de
quatre régiments. Ces quatre régiments
portaient le même uniforme, le même
schako avec la seule différence qu'il y avait
un numéro sur les schakos par régiment et
numéroté de 1 à 4. Il en est de même pour
les boutons (planche 4.n V).
lru légion couleur distinctive écarlate avec
revers jaunes et boutons de cuivre. Les
officiers ont les épaulettes et boutons or et
une petite bande or au pantalon.
2e légion couleur distinctive cramoisi, avec
revers cramoisis et boutons de métal blanc.
Les officiers ont les épaulettes et boutons
argent et une petite bande argent au
pantalon (planche 6. n 1).
3e légion couleur distinctive blanche avec
revers blancs et bouton de cuivre. Les
officiers ont les épaulettes et boutons or et
une petite bande or au pantalon.
Pour les trois légions
Kurtka
Bleu foncé en drap, sans passepoil sur les
coutures du dos et le côté extérieur des
manches.
Pantalon
Bleu en hiver (en drap) dans des guêtres
noires sous le genou à boutons de cuir noir.
Le pantalon est fermé par le bas. par 8
boutons et 8 ganses (boutonnières)
invisibles sous la botte.
Sur la kurtka
Poches en long avec passepoils de la couleur
distinctive de la légion. Collet de la couleur
distinctive avec passepoil de même couleur.
Passepoils sur les revers de la même couleur
que les revers. Retroussis et doublure de la
couleur distinctive. Parements en rond sans
patte et sans bouton de la couleur distinc-
tive. passepoilés de même.
Fusiliers: pattes d'épaule en drap de la
couleur de l'habit liserés de la couleur
distinctive. Schapska sans cordelière
pompon sphérique jaune.
Grenadiers: épaulettes rouges à franges,
dragonne rouge.sabre-briquet.cordelière,
pompon rond et plumet rouges.
Voltigeurs: épaulettes jaunes à franges,
dragonne jaune, sabre-briquet, cordelière,
pompon et plumets jaunes.
184 — Infanterie et Régiments étrangers
Schapska
A la polonaise comme avant le décret
(planche 4. n I. III et IV) avec cocarde
blanche, ou à la française avec cocarde
blanche et demi-soleil de cuivre ( planche 4,
n XII). Même pompon jaune pour les
fusiliers des 12 régiments. Long pantalon
blanc (en toile) en été. tombant sur des
guêtres de toile blanche.
Armement et équipement français.
Bonnet
De police français, passepoilé rouge.
Uniformes des trois
régiments 4e, 7e et ÿ qui
servirent la France
(campagne d’Espagne
de 1808 à 1812)
Les régiments tirés des trois légions du
début portèrent jusqu'à leur retour en
Pologne des tenues très différentes de celles
des régiments restés en Pologne.
Le 4e régiment d'infanterie polonaise
(ancien 4e régiment de la lrc légion) garde
son uniforme primitif.collet rouge à passe-
poil bleu foncé: revers jaunes: parements
rouges: pattes de parements bleu foncé,
même couleur pour la patte d'épaule
( fusiliers) : boutons en cuivre.
Le 7e avait le collet bleu foncé avec passe-
poil cramoisi, revers cramoisis; parements
pattes bleu foncé avec passepoil bleu foncé:
les boutons en métal blanc.
Le 9e avait le collet rouge passepoil bleu
foncé : revers bleues : parements rouges avec
passepoils blancs et patte bleu foncé:
boutons cuivre.
Au commencement de 1812. les trois
régiments portent l'uniforme français.
Les grenadiers et voltigeurs ont le schako
réglementaire (modèle 1812).
Officiers
Mêmes couleurs que les soldats, mais l'habit
à la française à la place de la kurtka. En
1812 ils suivent la règle des officiers français.
Uniformes des
régiments d’infanterie
du Grand-duché
(décret du
3 septembre 1810
jusqu ’en 1814)
Pour tous:
Kurtka
Bleu foncé avec collet, parements, revers,
retroussis (sans ornement), doublure et
passepoils de la couleur distinctive. Dans
quelques régiments les collets et les
parements sont de la couleur du fond de
l'habit avec passepoils de la couleur distinc-
tive.
Notes
Le 3e régiment a la kurtka blanc)
Boutons
Cuivre ou métal blanc.
Culotte
En drap bleu foncé (en hiver) sur petites
guêtres noires sous le genou avec boutons
de cuir noir.
Pantalon
Long en toile blanche (en été) sur guêtres
blanches, boutons blancs en étoffe ou en os
ou long pantalon en drap bleu, sur guêtres
blanches ou noires en hiver.
Capote
Gris beige (modèle de l'infanterie française)
avec un passepoil rouge au collet.
Cocarde
Polonaise blanche.
Bonnet
De police en drap bleu foncé, ornements
et glands rouges.
Veste
Blanche pour les corvées.
Armement
Et fourniment français.
Grenadiers
Bonnet à poil, avec cordelière blanche et
plumet rouge. Épaulettes rouges à franges.
Sabre-briquet avec dragonne rouge.
Voltigeurs
Épaulettes jaunes ou vertes. Sabre-briquet,
dragonne.
Fusiliers
Pattes d'épaule en drap bleu, passepoil
couleur distinctive. Pas de sabre.
Notes
La kurtka est un habit veste polonais^
petits pans, sans revers et à retroussis droits
avec parements et pattes comme dans
l'habit français. Elle est agrafée par-devant
de haut en bas. mais à la partie inférieure,
elle s'attache par deux gros boutons
(planche6.n II.VIII et X).
Les revers sont remplacés par un plastron
qui se boutonne sur la kurtka de la même
façon que les revers de l'habit français avec
le même nombre de boutons et qui ne
descend pas jusqu'à la taille, laissant voir
au-dessous les deux boutons de devant. Ce
plastron est généralement blanc, passepoilé
de la couleur distinctive. Il peut s'enlever.
Les retroussis sont ou de la couleur distinc-
tive. ou de la couleur du plastron entourés
d'un passepoil de la couleur distinctive
(planche 1.2)
Derrière les pans ne sont pas séparés. Il y a
deux boutons à la taille, un passepoil de la
couleur distinctive part de chaque bouton
et descend jusqu'au bas où se trouvent
également deux boutons. Entre les
retroussis et ces deux passepoils.se trouvent
deux poches en long simulées par un passe-
poil de la couleur distinctive à trois pointes:
dans chaque pointe un bouton. Il n'y a pas
d'ornement sur les retroussis.
En 1812
L'uniforme se rapproche le plus possible
de celui de l'infanterie française (règlement
de 1812). Les tambours, musiciens.etc.,
doivent prendre l'habit vert à galons de
livrée (modèle 1812).
Notes générales sur la cavalerie
Tandis que dans l'infanterie le pompon et
le plumet se portent sur le devant du
schapska. au-dessus de la cocarde ; dans les
régiments de cavalerie portant le schapska
(lanciers et généraux) la cocarde se porte
sur la gauche et le plumet au-dessus de la
cocarde.
Les chasseurs à cheval, hussards, artillerie,
train, cuirassiers ont à peu près la même
coupe d'uniforme que dans les régiments
français (planche 3.13,16 et 12).
Grand-duché de Varsovie — 185
Grand duché de Varsovie
(1807 a 1814)
Troupes polonaises
Infanterie
5 Régiment (1810 à 1812)
Ancienne légion du Xord
Grenadier (tenue d'été)
Tambour de grenadiers (grande tenue)
Officier (en surtout)
Tambour-major (grande tenue)
Voltigeur (tenue d'hiver)
Grand duché de Varsovie
(1807 à 1814)
Troupes polonaises
Vétéran
(Sur la plaque du schako,
il y a le mot « vétéran » en français)
Général à cheval
Garde nationale
Officier d'artillerie à cheval
Soldat d'artillerie à pied
Trompette de chasseurs à cheval
(y Régiment)
Aide de camp d'un général de division
Officier de chasseurs à cheval
(5e Régiment)
Planche 2
Planche3
|8(> INFANIJ Kll I I RÏGIMI MS ÉIKANGI RS
Uniformes
Vétérans
Soldats
en grande et petite tenue
Kurtka
Comme l'infanterie en drap bleu clair ; collet
cramoisi : parements en pointe, cramoisis
avec deux boutons; plastron du même drap
que l'uniforme avec passepoils cramoisis:
doublure fond de l'habit : boutons en métal
blanc portant en relief le mot « wétérang »;
sabre-briquet, dragonne cramoisie.
Pantalon
Long en drap bleu clair. Pas de guêtre. Pas
de sac. fusil et giberne.
Schapska
D'infanterie sans cordelière. Sur la plaque
de cuivre le mot « wétérang ». Pompon
rond.cramoisi (planche 3).
Notes
Les invalides ont le même uniforme avec
le mot « invalidy » sur les boutons et la
plaque du schapska.
Officiers
Le chapeau en bataille.ornements argent;
pompon long cramoisi. Habit au lieu de la
kurtka avec les mêmes couleurs que les
soldats. Épaulettes, dragonne, hausse-col
argent. Épée ornements argent, dragonne
argent. Ceinturon blanc sous le pont. Bottes
à retroussis.
Colonel même chose. Hausse-col. Bottes à
l'écuyère. Petit plumet sur le chapeau
cramoisi le dessous brun (détails planche 6
n VI). Housse bleu ciel.galon argent.passe-
poil cramoisi, chaperons de même, gants
blancs simples. Grosse cavalerie.
Artillerie à pied
Soldats en grande tenue
Habit
Veste en drap vert;collet droit agrafé,
velours noir passepoil rouge : revers en
velours noir, passepoil rouge; parements
en velours noir, passepoil rouge ; pattes de
parement en drap vert, avec trois petits
boutons de cuivre. Boutons en cuivre, plats
avec deux canons croisés sous une grenade
(planche 5 bis, n° 2). Doublure noire.
Retroussis en velours noir liserés rouge.
Dans le dos:soubises vertes liserées rouge.
Épaulettes rouges à franges.
Culotte
En drap vert, sans ornement ou bien en
hiver long pantalon bleu à passepoil rouge
et en été long pantalon de toile blanche sur
guêtres blanches. Guêtres d'infanterie légère
à boutons cuivre.galon et gland rouges (les
guêtres sont portées avec la culotte de drap
vert).
Schako
À la française, avec l'aigle polonaise en
métal blanc, cocarde blanche, visière bordée
de cuivre.jugulaires cuivres, cordelière avec
glands et raquettes le tout rouge. Sous l'aigle
deux canons croisés en cuivre avec une
grenade. Gros pompon rouge. Sur le
pompon un plumet rouge (planche 6 bis. n
III) en crins.
Sac et giberne
Avec la buffleterie. Carabine courte de
dragon, sabre-briquet, dragonne rouge,
baïonnette (le tout à la française).
Capote grise.
Carabine
Tous les ornements en acier.
Officiers
Comme les soldats, noirs avec l'habit français
à pans longs, revers carrés.
Épaulettes
Or selon le grade. En service hausse-col
doré.
Retroussis
Verts, passepoil écarlate avec grenade or
(en tenue de ville).
Sabre
D'officier d'infanterie dragonne argent.
Bottes
À la hussarde. Ceinturon noir. Chapeau
(porté en colonne) avec ganse et bouton
or;gland or dans les cornes. La ganse est en
galon ou en torsade suivant les grades.
Pompon rouge.
Tenue de ville
Chapeau de même et surtout avec col et
parements de velours noir avec passepoils
rouges; retroussis verts, passepoils rouges
avec grenade or.
Pantalon de drap noir ou vert. En été gilet
et pantalon de basin blanc (suit la règle de
tous les officiers en tenue de ville).
Soldats en tenue de corvée
Veste avec collet, parements et passepoils
verts. Passepoil autour des poches. Bonnet
de police vert, brodé de rouge (planche 6.
nülVetV).
Train
Conducteurs (planche 16)
Kurtka gris bleu, avec pantalon gris à
basanes. Schapska bleu foncé, garni
d'astrakan noir. Sur le bras gauche une
plaque en cuivre portant le numéro de la
voiture et de la division. Sur le schapska un
pompon avec houppette (le tout rouge).
Collet et parements en rond jaune, passe-
poil jaune. Sur le devant de la poitrine et
entourant les petites basques deux galons
jaunes au pantalon.
Grand-duché de Varsovie — 187
Colonel d’artillerie
à pied
Comme les officiers, mais gilet et culotte
blancs
Pas de hausse-col
Gants à crispin blancs.
Sabre de cavalerie, fourreau cuivre, poignée
cuivre et noir:dragonne:galon argent et
bleu, gland argent.ceinturon en cuir noir à
deux bélières et deux boucles de ceinturon
rondes (planche 5 bis. n° 8).
Bottes à l’écuyère, éperons acier.
Harnachement de la grosse cavalerie pour
la tête du cheval et poitrail de cavalerie
légère. Le cœur du devant est rond en
cuivre. Les brides noires, boucles cuivre.
Housse et chaperons en drap vert avec un
galon or et passepoil écarlate. Sur les ongles
postérieurs une grenade, sur deux canons
croisés le tout en or. Les fontes du pistolet
en cuivre. Le chaperon du bas de forme
ovale.
Génie
Soldats en grande tenue
À peu près même chose que l’artillerie avec
des boulons de cuivre représentant les
armes du génie avec drapeaux sur canons
croisés (planche 5 bis. n° 3).
Retroussis verts liseré rouge, doublure verte.
Une grenade brodée en or des deux côtés
du collet. Une grenade en cuivre sur le
devant de la banderole de giberne.
Schako et plumet comme l’artillerie à pied,
mais sous l’aigle blanche une plaque de
cuivre avec deux grenades dans les coins et
au milieu deux haches croisées (planche 6
bis. n ’ IV). Le galon du haut rouge. Fusil à
ornements cuivre.
Petite tenue
Comme l'artillerie à pied. Bonnet de police
pareil. Long pantalon blanc en été sur
guêtres blanches. Capote comme l’artillerie.
Ils portent aussi un long pantalon bleu à
liseré rouge sur guêtres blanches.
Ouvriers du génie
Comme pour l’artillerie
Officiers (ingénieurs)
L’habit à la française à pans longs.doublure
rouge. Épaulettes du grade en or. Boutons
dorés. Chapeau (porté en colonne) sans
plumet: ornements or. Capote redingote
grise comme l’empereur. Boutons cuivre,
dorés.
Gardes d’artillerie
Comme les soldats avec collet bleu clair
avec de chaque côté une petite grenade or
brodée.
Sous-gardes
Même chose, collet sans grenade.
Officiers du train
Comme les soldats. Collet ouvert. Schapska
noir à pompon et cordelière argent.
Épaulettes du grade en argent. Sabre à
fourreau d’acier, poignée cuivre, dragonne
argent. Ceinturon de cavalerie légère en
cuir noir, bélières de même. Boucles de
ceinturon rondes en argent. Porte-giberne
cuir noir et argent, ornements en cuivre. Pas
de plaque sur le bras.
Garde nationale
Soldats en grande tenue
Grenadiers
Kurtka bleu foncé. Plastron blanc avec
passepoils bleu ciel. Collet, retroussis bleu
clair. Doublure bleu clair. Épaulettes rouges
à franges. Boutons cuivre. Parements bleu
clair. Pattes de parement blanc liseré rouge.
Pantalon long blanc sur guêtres blanches à
petits boutons cuivre. Sans doute pantalon
de drap bleu comme la kurtka en hiver.
Schako à la française (d’après Chalminski.
il y a un pompon bleu ciel surmonté d’une
houppette jaune). Cordelière à raquette et
gland, rouges. Le schako est tout noir.
Visière bordée de cuivre Jugulaires en
écaille de cuivre. Sur le devant et sous la
cocarde une petite plaque de cuivre en
losange avec l’aigle polonaise en métal
blanc. Cocarde blanche avec une petite
ganse noire en V.
Manteau gris.
Armement et fourniment à la française.
Dragonne rouge.
Voltigeurs
Même chose avec les attributs de voltigeurs.
Fusiliers
Même chose avec les attributs de fusiliers.
Caporaux
Suit la règle des caporaux français.
Sous-officiers
Suit la règle des sous-officiers français. Le
haut du schako a un galon or: la cordelière
ainsi que les épaulettes et la dragonne sont
rouge et or suivant les grades.
Officiers
Comme les soldats. Collet ouvert. Chapeau
à ganse d'or, glands or dans les cornes (se
porte en colonne).
Habit à la française, retroussis et doublure
bleu clair; grenades or sur les retroussis.
Gilet et culotte blancs. Bottes à retroussis.
Épée ornements or: dragonne argent.
Planche 4
Grand-duché de Varsovie (1807 à 1814)
I. Schapska de grenadiers des trois
légions ou divisions jusqu’au décret du
2 mars 1807.
II. Schéma des uniformes des trois légions
( fusiliers) jusqu'au décret du 2 mars 1807.
III. Schapska de voltigeurs des trois légions
jusqu'au décret du 2 mars 1807.
IV. Schapska de fusiliers des trois légions
jusqu'au décret du 2 mars 1807.
V. Schéma des uniformes de la lrc. 2e et
3e légion (décret du 2 mars 1807)
jusqu'au 3 septembre 1810.
VI. Cocarde polonaise officielle (décret
du 3 septembre 1810).
VII. Giberne de voltigeur du 2e Régiment
(de 1810 à 1814).
VIII. Schapska de voltigeur du 4e Régiment
(de 1807 à 1812).
IX. Schapska de sous-officier du 5e
Régiment (1810 à 1814).
X. Modèle de schapska d'infanterie.
XI. Schapska de voltigeurs du 7e Régiment
(1812à 1814).
XII. Modèle de schako de voltigeurs.
Planche 5
Grand-duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
I. Collet de kurtka d'un général de
division (feuilles de chêne).
II. Collet de kurtka d’un général de
brigade (feuilles de chêne).
III. Collet de kurtka d'un général de
division (autre modèle).
IV. Collet de kurtka d'un général de
division (autre modèle) en 1812.
V. Schapska d'un général de division
(avec le plumet).
VI. Schapska d'un général de brigade
(avec l'aigrette).
VII. Bande du pantalon de général (en
drap blanc ou en argent).
VIII. Ceinturon d'un général avec sa plaque
(boucle).
X. Schabraque de général de brigade
(grande tenue - fantaisie).
XL Schabraque de général de brigade
(grande tenue - réglementaire).
Xll. Bouton des généraux (légèrement
bombé).
XIII. Devant de la banderole de giberne des
généraux.
IX. Dessus de schapska d'un général.
XIV. Giberne des généraux.
iço — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 5 bis
Grand-duché de Varsovie (1807 à 1814)
Grand-duché de Varsovie — 191
Planche 6
Grand-duché de Varsovie (1807 à 1814)
192 — Ixl VMI RII I I RÉGIMENTS ÉTRANGERS
Légende planche 5 bis page 190
Grand duché de Varsovie
(1807 à 1814)
I. Bouton des officiers de l'état-major
des places.
2. Bouton de l'artillerie (ornements en
relief).
3. Bouton du génie en cuivre (ornements
en relief).
I. Pan d'habit et retroussis des comman-
dants et adjudants de places.
2. Kurtka du génie.
3. Pan d’habit et retroussis des généraux
en tenue de ville.
4. Pan d'habit et retroussis des guides de
Poniatowski.
5. Pan d'habit et retroussis des canon-
niers à cheval.
I. Colback d'aide de camp de général de
division (1810 à 1814).
2. Banderole de giberne d'aide de camp.
3. Giberne d'aide de camp.
4. Ornement des retroussis d'aides de
camp (1810 à 1814).
5. Porte manteau et troussequin de la
selle d'aide de camp.
6. Frontal et muserolle du cheval d’aide
de camp.
7. Croissant du sous-gorge du cheval
d'aide de camp.
8. Dragonne de colonel d'artillerie à pied.
9. Sabre d'aide de camp de Poniatowski.
10. Épaulette de gendarme.
11. Chapeau de gendarme.
12. Schako d'officier de hussards (couvre-
nuque en cuir noir bordé argent)
10 Régiment (vu de face et de profil).
Légende planche 6 page 191
Grand duché de Varsovie
(1807 a 1814)
I. Petit liseré (argent ou or suivant les
boutons) qui se trouvait sur les panta-
lons des officiers des trois légions en
1807.
II. Modèle de la kurtka d'infanterie (vu
de face) avec les parements
5e Régiment.
III. Colback de grenadier du 5e Régiment
d'infanterie (1810).
IV. Colback de sous-officier de grenadier
du 5e Régiment d’infanterie (1810).
V. Schapska de sous-officier de fusilier
du 4e Régiment d'infanterie (1810).
VI. Colback d'officier de grenadier (infan-
terie) modèle réglementaire.
VII. Chapeau d'officier de fusilier (infan-
terie) modèle réglementaire.
VIII. Basques et retroussis de la kurtka
(infanterie) modèle réglementaire.
IX. Parements et patte de sergent-major
d'infanterie.
X. Modèle de la kurtka d'infanterie (vu
de profil) modèle réglementaire.
I. Modèle de drapeau d'infanterie
polonaise (voir Drapeau, classeur 5).
II. Fanion des 2e et 3e porte-aigle
(sergents-majors d'infanterie.
III. Écharpe des généraux et des officiers
de hulands.
IV. Bonnet de police d'artillerie à pied et
d'élève d'artillerie.
V. Bonnet de police d'artillerie à cheval.
VI. Haut de chapeau et plumet de colonel
des vétérans.
Légende planche 6 bis page 193
Grand duché de Varsovie
(1807 a 1814)
I. Schapska du 17e Régiment de lanciers
(Lithuaniens).
11. Schapska du 19e Régiment de lanciers
(Lithuaniens).
III. Canons croisés il y a une grenade en
cuivre).
IV. Schako du génie.
V. Schako d'artillerie à cheval (d'après
Chalminski et Gécha il y a un colback).
VI. Colback de soldat d'artillerie à cheval
(d'après Chalminski et Gécha). Ce
schako est probablement celui du train
d'artillerie.
VII. Colback de soldat d'artillerie à cheval
(d'après Chalminski et Gécha).
VIII. Schako de soldat de compagnie d'élite
de lancier et d’officier. La flamme est
de la couleur distinctive du régiment.
IX. Colback de trompette de la compa-
gnie d'élite du 16e Régiment (lancier).
X. Schapska de lancier polonais. Souvent
il y a une fourragère blanche (argent
pour les officiers) attachée sur le
schapska en arrière de la plate-forme.
XI. Giberne d'officier de lanciers. Les
soldats ont simplement le numéro du
régiment.
Xll. Motif de la giberne d'officier de
compagnie d’élite de lanciers. Les
soldats: même chose.sans les rameaux
qui entourent le numéro.
13. Aigle polonaise des schapskas.
Grand-duché de Varsovie — 193
Planche 6 bis
Grand-duché de Varsovie (1807 à 1814)
194 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 7
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
Troupes polonaises
Guides de Poniatowski
(d’après Lienhart et Humbert, planche 11, l'uniforme d’après Chalminski)
Un escadron
Grand-duché de Varsovie — 195
Uniformes
(d'après Lienhart et Humbert)
Soldat en grande tenue
(1807 à 1814)
L'uniforme était à peu près celui des
chasseurs à cheval de la garde de napoléon.
Les guides avaient le même armement, les
mêmes buffleteries, le même manteau que
les chasseurs à cheval de la garde.
Dolman
En drap vert foncé. Collet et parements
écarlates. Tresses, boutons et galons jaunes.
Pas d’ornement au collet ni aux parements.
Pelisse
En drap rouge. Tous les ornements jaunes,
fourrure noire, doublure blanche.
Culotte
En drap rouge ; hongroises et galons jaunes.
Colback
En peau d'ours noir avec panache blanc
par-devant, flamme rouge à soutaches et
gland jaunes. Cordon blanc et jugulaire de
cuir noir.
Bottes
À la hussarde, gland et liseré jaunes.
Cheveux courts.
SCHABRAOUE
Et portemanteau en drap vert foncé avec
un gros galon rouge passepoil vert à l’exté-
rieur. Aucun ornement sur les coins de la
schabraque.
Harnachement
Comme les chasseurs à cheval de la garde.
Sabretache
Verte galon jaune, aigle couronnée en
cuivre.
Ceinture
Verte, coulants rouges.
Tenue de service
Même coiffure qu'en grande tenue.
Habit
Boutonnant droit sur le devant par neuf
gros boutons sphériques ; arrondi sur le
ventre. Doublure et retroussis verts comme
l'habit. Un passepoil jaune part du collet,
suit le devant de l’habit et contourne les
retroussis. Boutons en cuivre. Collet rouge
(ouvert) de chaque côté une grenade jaune
placée en biais; pas d'autre ornement.
Parements en pointe en drap rouge sans
ornement. Trèfles et aiguillettes jaunes.
Même sabretache.
Gilet
A la hussarde, rouge, ornements jaunes.
Culotte
En drap rouge, hongroise en fer de lance et
galon jaune.
Bottes
Comme en grande tenue,ainsi que l'arme-
ment et bufflcteries.
Harnachement
Et chabraque comme en grande tenue.
Bonnet
De police comme les chasseurs de la garde,
les ornements jaunes.
Officiers en grande tenue
Comme les soldats. Ornements or.
Schabraque : galon or. Ceinture : coulants
or.
Tenue de service
Comme les soldats. Épaulettes or du grade,
ainsi que les aiguillettes et tous les
ornements.
Sous-officiers (planche 11)
Comme les soldats avec les mêmes
ornements que dans les chasseurs de la
garde et les galons or du grade.
Brigadiers
Comme les soldats avec les galons du grade
comme dans les chasseurs de la garde.
Trompette en grande tenue
Dolman
Pelisse et culotte en drap blanc. Boutons
cuivre. Collet et parements rouges, galonnés
jaune.Tresses rouges sur le dolman.
Pelisse
Doublure et fourrure blanche, galons et
tresses jaunes.
Culotte
Hongroise et galons jaunes.
Ceinture
Blanche, coulants cramoisis.
Sabretache
Bleu clair avec galon et aigle jaunes.
Colback
En ours noir avec deux raquettes jaunes à
gauche sous le plumet. Plumet 2/3 du bas:
bleu clair, 1/3 du haut : cramoisi. Flamme
rouge, ornements jaunes.
Schabraque
En drap blanc avec un double galon jaune:
un petit galon à l’extérieur, un gros à l’inté-
rieur, entre les galons on voit le drap blanc
de la schabraque. Porte manteau de même.
Sabre
Et pistolets comme les chasseurs de la garde.
Buffleteries blanches.
Trompette
En cuivre, flamme rouge avec aigle, galons
et franges jaunes. Cordon de trompette
rouge.
Gants
À crispin blancs.
Harnachement
Comme les chasseurs de la garde.
Tenue de service
Comme les soldats, mais les couleurs inver-
sées.
Culotte
En drap vert.
Colback
Comme les soldats, mais le plumet est
rouge ; la flamme verte ; ornements jaunes ;
la tresse : vert et jaune.
Sur les parements de l'habit un liseré jaune.
Schabraque
En drap rouge avec deux galons jaunes
comme en grande tenue.
Porte manteau de même.
Sabretache rouge.
Notes
Il est probable que les ornements de
trompettes indiqués en jaune dans le texte
de Lienhart et Humbert sont en or.
Pl.AXCHE 8
bouton. Deux cartouchières tcher-
kesses en métal, à cinq compartiments,
chacun avec un couvercle relié par une
chaînette à un bouton fixé sur l’habit
de chaque côté de la poitrine. Chaque
cartouchière est entourée d'un galon
blanc (argent pour les officiers).
Ceinturon cramoisi.
Pantalon
Long en drap bleu, à petite bande
cramoisie, garni de cuir entre les
jambes.
Harnachement
De la cavalerie légère française avec
tous les ornements en métal blanc.
Chabraque
En drap bleu foncé, galon blanc, un
passepoil cramoisi à l'extérieur.
Porte manteau
Cramoisi, galon blanc.
Tenue de campagne
Même chose sans plumet. Pour le
mauvais temps: la pèlerine à capuchon.
Officiers
Comme les soldats. Épaulettes argent
à franges (selon le grade).
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
Régiment des krakus ou cosaques polonais
Ceinturon
Et bélières de cuir noir. Deux boucles
d'argent rondes comme plaque de
ceinturon. Le ceinturon et les bélières
bordés d'argent.
Historique
Formé en 1813 avec des jeunes gens de Cracovie
et des environs de cette ville. 11 avait quatre
escadrons. Les hommes étaient montés sur des
chevaux de paysans. Ils n'avaient pas de trompette,
mais des bunezuks (demi-pigne garnie d'une queue
de cheval comme les Turcs) qui leur servaient à
faire des signaux. Les hommes étaient armés d'une
lance sans fanion, d'un sabre droit à fourreau de
fer et de pistolets.
Ils avaient à la place de manteau, une ample
pèlerine en drap gris, avec collet retombant sur les
épaules et un capuchon qui pouvait couvrir la tête.
Uniforme
Soldat en grande tenue
Galon
Argent au collet et sur le devant de la
poitrine tombant jusqu'en bas de la
vareuse.
Bonnet
En forme de melon, cramoisi, entouré en bas
d'une bande d'astrakan noir, avec un passepoil
blanc au-dessus: dans chaque pli un passepoil
blanc: au-dessus et au milieu un macaron de
tresse blanche entouré d'effilés à la tcherkesse.
Sur le côté gauche et au-dessus de la bande
d'astrakan, une cocarde polonaise avec la croix
de Malte:au-dessus une petite aigrette blanche.
Vareuse
Descendant jusqu'aux genoux et formant jupe
en drap foncé. Collet et parements (en rond)
cramoisis. Passepoils blancs sur toutes les coutures
extérieures, sur le collet, aux parements, et un
passepoil blanc, prenant au collet et descendant
jusqu'au bas de la vareuse par-devant. Pas de
Gants
Blancs à crispin.
Pantalon
Long en drap bleu foncé à deux bandes
cramoisies, tombant sur la botte.
Harnachement
Galon argent à la chabraque avec deux
passepoils cramoisis. Aigle polonaise
argent dans les coins. Cuirs noirs.Tous
les ornements argent.
Notes
Ce corps a beaucoup d'analogie avec
le corps français dit:cosaques français.
Grand-duché de Varsovie — 197
PLANCHE 9
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
État-major
Général de brigade, en grande tenue.
Adjudant commandant ou adjudant général, en grande tenue.
Commandant de place, en grande tenue.
Aide de camp d’un général de division, en grande tenue.
Uniformes
Généraux
11 y avait plusieurs tenues comme pour les
généraux français (détails, planche 5). Les
généraux de division et de brigade ont le
même uniforme polonais.
Général de division
Deux rangs de broderie d'argent : au collet,
revers, parements, schapska et sur la
chabraque.
Un rang de la même broderie sur les
retroussis. poches et dans le dos : au-dessus
des boutons de la taille.
Épaulettes en argent à grosses torsades et
sur le corps trois étoiles d'or.
Dragonne en argent à grosses torsades avec
trois étoiles or. Le galon large de 3 pouces
est en argent mêlé de fils cramoisis et bleus.
Général de brigade
Un rang de broderie d'argent sur le collet
avec revers, aux parements, au schapska. à
la chabraque. aux retroussis. poches et au-
dessus des boutons de la taille. Il a deux
étoiles d'or sur les épaulettes en argent.
Même dragonne avec deux étoiles or.
Notes
Les broderies sont au début en feuilles de
chêne (planche 5. n° I et II) ensuite en
galons festonnés de fantaisie (planche 5.
n III et IV).
Grande tenue des généraux
Kurtka
En drap bleu foncé:collet ouvert cramoisi
avec galons selon le grade : revers en drap
bleu foncé passepoilés cramoisi avec galons
(ou broderies) selon le grade: parements
en pointe passepoilés cramoisis avec galons
(ou broderies) selon le grade.en drap bleu
foncé: retroussis en drap bleu liserés
cramoisi. Un passepoil cramoisi sur les
coulures du dos et du côté extérieur des
manches (côté du coude). Poches en long
à trois pointes, bordées d'un galon (ou
broderie) argent.
Gilet
En drap blanc, caché par la kurtka.
Pantalon long en drap cramoisi à sous-
pied en drap cramoisi, avec une double
bande d'argent.
Aiguillettes
En argent portées à droite.
Écharpe en réseaux de fils d'argent et de
soie cramoisie se terminant par un nœud,
d'où sortent des glands de 10 pouces de
long, avec franges d'argent et de soie
cramoisie. Les glands tombent à droite et
descendent à la hauteur du genou, l'homme
étant debout (planche 6. n° 111).
Schapska
Haut de 8 pouces.plaque de métal devant.
Le dessus et la plate-forme : en feutre noir
avec cannelures. Un passepoil d'argent suit
les arêtes et le bord de la plate-forme. Un
passepoil argent se croise sur la plate-forme
allant aux quatre angles.
La bombe à la partie inférieure recouverte
d'astrakan noir, au-dessus une bande de
drap cramoisi, bordée d'un passepoil argent :
sur cette bande un rang ou deux rangs de
galons (ou broderies) suivant le grade.
Visière en cuir noir, bordée d'un galon
d'argent brodé de cinq lignes de large.
Jugulaire à anneaux d'argent sur cuir rouge
ou noir. Plumet blanc à 18 pouces. Au bas
du plumet une petite touffe de plumes
noires ou cramoisies de 4 pouces de haut
ou bien une aigrette blanche avec au-dessus
la petite touffe de plumes noires ou cramoi-
sies.
Cordelières à raquettes et glands à grosses
torsades, le tout en argent.
Cocarde polonaise blanche avec la croix
de Malte rouge et bleue comme les
lanciers polonais de la garde. Le panache
et la cocarde sont placés à gauche du
schapska.
Giberne
Avec sa banderole (planche 5. n° XIII et
XIV ) la giberne a le coffret en métal argenté
de 7 pouces et demi de large sur 4 de haut.
Sur la patclette en cuir noir, la croix de
Malte en argent et une bordure en argent.
La banderole en marocain rouge avec
ornements argent et un galon de 2 pouces
et demi de large.
Ceinturon
(Planche 5.n° VIII) en marocain rouge,
ornements argent (feuilles de chêne) et
bordé d'un galon en argent à crêtes.
Bélières
Même chose.
Boucles de ceinturon
Rondes, en métal argenté, représentant des
têtes de méduse ou bien rectangulaires de
4 pouces et demi de large sur 3 de haut,
portant l'aigle polonaise.
Le ceinturon se porte sur la kurtka et sous
l'écharpe.
Sabre
Droit à poignée d'argent, fourreau de fer
bronzé ou tout acier.
Pistolets à garnitures d'argent.
Gants simples, blancs.
Boutons
Bombés en argent avec l'aigle polonaise
(planche 5,n° XII).
Cravate
Noire, liserée de blanc.
Harnachement
A la polonaise.
Schabraque de drap bleu foncé, avec siège
d'astrakan noir. Autour du siège, broderies
d'argent (suivant le grade) sur une bande
de drap cramoisi de 2 pouces de large,
séparée de l'astrakan par une bande de drap
blanc d'un pouce et demi de large.
Au-dessous de la bande cramoisie et brodée,
le drap bleu se voit sur 5 pouces de large.
Bordant le tout, un galon d'argent d'un
pouce et demi de large avec passepoil
cramoisi et une grange d'argent d'un pouce
et demi de large.
Aux quatre angles de la schabraque: gros
glands d'argent. Les angles postérieurs
portent des aigles polonaises brodées en
argent (planche 5.n XI).
Petite tenue n° I
ou tenue de campagne
Même kurtka. Broderies sur le collet et les
parements (selon le grade) ou seulement
sur le collet.
Même schapska. sous le plumet, ni la corde-
lière.
Pantalon à la hongroise de drap cramoisi
garni d'un galon d'argent tou de drap bleu
foncé sans bande ni galon. Bottes à la
hussarde avec galon et gland argent.
Même armement.
Petite tenue n° II
ou tenue de ville
Frac de drap bleu foncé, doublé de même.
Collet droit, ouvert de drap cramoisi
parements en rond de drap bleu avec deux
petits boutons au-dessus, passepoil cramoisi.
Le frac se boutonne des deux côtés par 7
gros boutons.
Broderies argent sur le collet seulement ou
sur le collet et les parements.
Poches en travers à trois pointes, passepoil
cramoisi.
Boutons bombés en argent avec l'aigle
polonaise, deux dans le dos aux hanches.
Retroussis en drap bleu foncé, passepoilés
Grand-duché de Varsovie — 199
cramoisi avec aigles polonaises, brodées en
argent. Un passepoil cramoisi sur le devant
du frac (planche 10).
.Même gilet qu’en grande tenue.
Même pantalon que pour la petite tenue
n° I avec une hongroise argent et un petit
galon argent (planche 10).
En été
Pantalon de drap blanc ou long pantalon
de nankin.
Bottes à la hongroise, galons et glands
argent, éperons argentés.
Chapeau bicorne, bordé d'un galon noir
(porté en colonne). Plumes d’autruches
noires autour du chapeau. Aux cornes,
glands argent à grosses torsades.
Cocarde blanche avec ganse en galon
d'argent avec une raie noire au milieu.
Epée à bout et poignée argent. Dragonne de
velours bleu foncé, brodée d’argent sur les
deux faces, gland argent à grosses torsades.
Gants simples blancs.
Ceinturon, avec deux boucles rondes en
argent.
Tenue de soirée
Même chose, avec culotte de drap blanc, à
boucles d’argent, ou de soie noire à boucle
d’argent. Bas de soie blancs. Souliers à
boucles d’argent.
Notes
Tous les officiers d’état-major ont étale-
ment ces tenues différentes. Pour tous, la
cravate est blanche en temps de paix et
noire en campagne.
Adjudant commandant
Grande tenue (planche 9)
Habit
De drap bleu foncé, doublé de même ; collet
cramoisi; retroussis bleus; parements
cramoisis. Sur les retroussis: les aigles
polonaises en argent. Poches en travers.
Boutons
Comme les généraux.
Gilet
De drap blanc.
Pantalon
De drap cramoisi sans ornement.
Boutonnières
Sur le collet et les parements (même dessin
que dans l’année française feuilles de chêne
or et argent).
Épaulettes et aiguillettes
(À droite) en argent, modèle français.
Sabre
À fourreau acier,poignée cuivre;dragonne
argent.
Chapeau
(Porté en colonne) galon noir : cocarde
blanche;ganse et bouton argent.
Bottes
À la hongroise, ornements argent. Éperons
argentés.
Gants
Simples blancs.
Harnachement
De grosse cavalerie pour la tête du cheval
et de cavalerie légère pour la partie du
poitrail.Toutes les brides noires, boucles et
bossettes en argent. I lousse et chaperons
bleu foncé avec galon argent et passepoil
cramoisi. Une aigle polonaise argent dans
les angles postérieurs.
Petite tenue
Même chose, mais habit boutonné des deux
côtés. Parements sans boutonnière. Pantalon
de drap bleu foncé sans ornement. Manteau
de drap bleu foncé.
Tenue de ville
En hiver
Surtout de drap bleu foncé, boutonné de
chaque côté par 7 gros boutons. Pantalon
de drap bleu foncé sans ornement. Bottes
à la hongroise. Épée.
En été
Il est permis de porter le gilet et le pantalon
de basin blanc ou nankin.
Tenue de soirée
Même chose, avec culotte de drap blanc à
boucles, ou de soie noire, bas blancs, souliers
à boucles d’argent.
Commandant de place
et adjudants de place
Il y avait trois classes différenciées par les
broderies.
Grande tenue
Habit
De drap bleu foncé, doublé cramoisi. Collet
et parements de drap bleu foncé. Retroussis
bleus. Passepoil cramoisi. L’habit est à longs
pans, boutonnant devant par 9 gros boutons
argent, plats ; sur les boutons il est écrit :
« état-major des places » en polonais
(planche 5 bis, n° 1). Poches en travers à
trois pointes.
Gilet et pantalon
De drap blanc. Le pantalon a trois petits
boutons aux genoux.
Bottes
Hongroises comme les adjudants comman-
dants. Épée à dragonne argent.
Le reste comme les adjudants comman-
dants. Une épaulette à franges à droite ; une
contre épaulette à gauche. Pas d’aiguillette.
Harnachement comme l’adjudant comman-
dant.
Petite tenue
Même chose. Habit sans poche, collet sans
galon. Pantalon de drap bleu foncé.
Manteau de drap bleu foncé.
Les autres tenues suivent les règles comme
pour tous les officiers d’état-major.
Aides de camp
Historique
En 1807 les aides de camp portaient en
grande tenue un uniforme à la hussarde
avec schako, fourrure blanche pour la lrc
division, noire pour la 2e ; en renard pour la
3e division.
Le 17 novembre 1807, l’uniforme à la
hussarde fut supprimé, le dolman fut
remplacé par l’habit.
En 1810 (le 3 septembre) l'uniforme fut
encore transformé.
Seuls les aides de camp du général en chef
(Poniatowski) gardèrent l’uniforme à la
hussarde (planche 11).
Uniformes des aides de camp
en 1810jusqu’à 1814
Grande tenue (planche 3 et 9 et Détails
planche 5 bis)
Habit veste
À la chasseur à cheval à pans courts, en
drap bleu foncé boutonnant devant par 9
gros boutons en argent. Un passepoil
cramoisi descend du collet à la ceinture et
entoure les retroussis. Collet droit, agrafé,
en drap bleu céleste. Retroussis bleu foncé,
passepoilés cramoisis. Sur les retroussis un
demi-foudre en argent, brodé comme celui
des états-majors français. Doublure en
drap foncé. Parements en pointe, bleu
200 — Infanterie et Régiments étrangers
foncé, liserés cramoisis, avec deux petits
boutons dans le parement. Poches en long
à trois pointes, passepoilées cramoisies
avec trois boutons. Boutons bombés en
argent.
Gilet
En drap blanc, boutons argent (caché par
l’habit).
Pantalon
(Long à sous-pieds de cuir) en drap bleu
foncé, à double bande cramoisie d’un pouce
de large chacune, sans passepoil au milieu.
Colback
En peau d’ours noir; la plate-forme en
drap cramoisi avec au milieu un bouton
cramoisi, d'où partent les plis de l’étoffe
(planche 5 bis). Jugulaires en chaînette
d'argent sur cuir noir. Les jugulaires
attachées sur le colback par un bouton
argenté. Sur le haut et devant un pompon
argent. Sous le pompon un cordon argent
réunissant deux glands d’argent. Au-dessus
du pompon un plumet : blanc pour les
aides de camp des généraux de division;
noir pour les aides de camp des généraux
de brigade. Au bas du plumet : des plumes
rouges de deux pouces de haut. Ou bien,
la moitié du plumet en haut blanc et en
bas rouge pour les généraux de division ;
la moitié du plumet en haut blanc et en
bas bleu clair pour les généraux de
brigade.
Gants
A crispin blancs.
Sabre
Fourreau acier,poignée argent. Dragonne
en marocain rouge; sur le bord du galon
deux lisières brodées argent.
Pistolets
À garniture argent.
Ceinturon
De cavalerie légère et bélières en cuir noir.
Au bras droit : un brassard de soie.
Blanc à franges d’or pour les aides de camp
de général en chef (probablement avant
1810).
Argent et soie cramoisie à franges d’argent
pour les aides de camp de général de
division.
Argent et soie bleu céleste à franges
d’argent pour les aides de camp de général
de brigade.
Banderole de giberne
En cuir noir avec deux galons d’argent.
laissant voir entre eux un intervalle de cuir
noir (Détails planche 5 bis).
Devant : ornements argent, au-dessus l’aigle
polonaise reliée par trois chaînettes à un
écusson en argent.
Giberne
Coffret argenté ; patelette en cuir noir,
bordée argent avec au milieu l’aigle
polonaise en métal argent.
Éperons
Argentés vissés au talon de la botte.
Harnachement (planche 5 bis)
A la polonaise. Selle à la hussarde, la
patelette du troussequin en marocain rouge,
bordée de cuivre.
Chabraque en drap bleu foncé, bordé d’un
galon d’argent de deux pouces et d’un
passepoil cramoisi.
Pour les aides de camp d’un grade d’offi-
cier supérieur, il y a deux galons d’argent
d’un pouce, séparés par un intervalle d’un
demi-pouce.
Demi-selle en peau d’astrakan noir.
Porte manteau rond en drap bleu ; les bouts
ont un galon argent passepoilé cramoisi, au
milieu un bouton argent.
Les cuirs noirs, boucles et bossettes argen-
tées.
Le croissant du sous-gorge est en métal
argenté, surmonté par une boucle égale-
ment en métal argenté.
Le cœur, sur le poitrail est rond en métal
argenté.
Il y a cinq boutons d’argent sur le frontal et
trois sur la muserolle.
Petite tenue
Habit
De drap bleu foncé sans passepoil, fermé
par un rang de 9 boutons bombés.
Collet
Bleu céleste. Deux gros boutons aux
hanches. Sur les retroussis, insignes d’état-
major. Parements comme en grande tenue
sans passepoil.
Gilet
Blanc non visible.
Pantalon
À la hongroise bleu foncé, avec bottes à la
hussarde: ou bien long pantalon de drap
gris foncé avec une bande cramoisie.
Cravate
Noire liserée blanche. En été pantalon de
basin ou nankin.
Chapeau
Bicorne comme les adjudants comman-
dants.
Le reste comme en grande tenue.
Même chabraque qu’en grande tenue avec
demi-selle en astrakan noir. Bande
cramoisie sur les bords de la chabraque
comme en grande tenue. Double bande
pour les officiers supérieurs placée comme
en grande tenue.
Manteau
Rond, sans manche en drap bleu foncé et
à rotonde.
Tenue de ville (planche 10)
Comme la petite tenue mais avec un surtout
bleu foncé se boutonnant des deux côtés.
Epée.
En soirée
Les bas blancs, culotte blanche ou noire et
souliers à boucles.
Aumônier
Habit
De drap bleu foncé, col ouvert en drap
violet:parements ronds en drap violet.Sans
retroussis. doublure bleu foncé.
Gilet
En drap bleu foncé, boutons noirs.
Culotte
De drap bleu foncé.
Boutons
Recouverts d’étoffe noire.
Cravate noire.
Bottes
A la hussarde sans ornement mais un petit
gland noir.
Chapeau
Bicorne, porté en colonne, la cocarde
retenue par un galon de soie noire.
Pas de gant.
Épée
À poignée et bout cuivre. Ceinturon noir.
Dragonne noire.
Le surtout et le manteau
En bleu foncé avec collet et parements
violets (planche 10).
Grand-duché de Varsovie — 201
Plancheto
Grand duché de Varsovie
(1807 a 1814)
Général en tenue de ville.
Aumônier en grande tenue.
Général en tenue de soirée.
Aide de camp en tenue de ville.
Grand duché de Varsovie
(1807 à 1814)
Aide de camp de Poniatowski
En grande tenue (1807 a 1814).
Aide de camp d'un général de brigade
En petite tenue ( 1807 à 1814).
Maréchal des logis chef des guides
de Poniatowski, en grande tenue
(d’après Chalnûnski)
202 — Infanterie et Régiments étrangers
Aide de camp de Poniatowski
Costume de hussard
Dolman
Cramoisi; collet et parements bleu clair,
ornements argent.
Pelisse
Cramoisie, ornements argent : fourrure
d’astrakan blanc.
Gants
A crispin blancs.
Schako
En drap bleu clair; broderies argent en haut ;
cocarde blanche : pompon d'argent avec la
croix de Malte;plumet moitié du haut blanc,
l’autre moitié noire ; aigrette blanche en
plume de héron pour les officiers
supérieurs ; un double cordon sans raquette
entoure le schako : une fourragère descend
du schako par-derrière et s’attache autour
du collet du dolman (le double cordon et
la fourragère sont en argent) : visière de cuir
noir cerclée d'argent ; jugulaires en chaînette
d'argent sur cuir noir, avec son bouton
représentant une tête de lion. Derrière le
schako,un couvre-nuque en cuir noir bordé
d'argent.
Culotte
D’officier de hussards, bleu clair, ornements
argent; la bande de côté en drap noir bordé
de deux bandes d’argent.
Bottes
À la hussarde en cuir noir, ornements
argent.
Ceinture
De hussards à cinq nœuds argent sur soie
cramoisie.
Ceinturon
De hussards et bélières en cuir noir avec
bordure argent.
Giberne
Argent avec l'aigle polonaise.
Banderole
En cuir noir bordée de deux larges galons
d’argent, les ornements en argent.
Sabretache
De drap cramoisi, avec galon argent bordé
cramoisi. Au milieu l’aigle polonaise en
argent surmontée d’une couronne en or;
les courroies en cuir noir bordées d’argent;
les boucles rondes en argent.
Sabre
A fourreau de fer sur cuir noir, poignée
d’argent à plusieurs brandes; dragonne
argent selon le grade (planche 5 bis).
Harnachement
De cavalerie légère à la polonaise.Tous les
cuirs noirs avec ornements argent. Le crois-
sant du sous-gorge représente une tête.
Chabraque
En drap cramoisi, galon argent (de diffé-
rente grandeur selon le grade) bordé de
cramoisi; aux extrémités un gland argent;
une demi-peau de léopard forme la selle.
Porte-manteau
En drap cramoisi, rond, borde d’un galon
d’argent et au milieu une rosace argent.
Aides de camp des généraux
Soldats (d’après Chalminski)
Notes
L’uniforme est différent de celui donné par
Lienhart et Humbert (planche 7). Il n'y a
ni pelisse ni sabretache.
Colback
Noir, cordelière blanche à raquettes et
glands à droite ; sur le devant, au-dessus de
la cordelière: une grenade en cuivre;
jugulaires à écailles de cuivre sur cuir noir,
bouton visible; à gauche : plumet, moitié du
haut blanc, moitié du bas écarlate ; flamme
écarlate, ornements et glands orange.
Habit
Vert foncé boutonnant devant sur la
poitrine au moyen de boutons sphériques
de hussards, en cuivre ; épaulettes rouges à
franges et aiguillettes rouges à ferrets de
cuivre à gauche ; basques courtes avec deux
boutons à la taille et deux poches en long
liserées orange;retroussiset doublure: vert;
un passepoil orange descend du collet sur
le devant de la poitrine, contourne les
retroussis; collet cramoisi avec deux
grenades de cuivre placées de biais:
parements en pointe cramoisis.
Porte giberne
En buffle blanc avec devant une grenade
en cuivre et les ornements dans le dos.
Giberne
Coffret cuivre avec patelette en cuir noir
bordée de cuivre.
Gilet
A la hussarde en drap cramoisi, ornements
orange, petits boulons de hussards.
Culotte
En drap cramoisi à la hussarde, trèfles en
fer de lance et galon sur le côté oranges.
Bottes
À la hussarde, galon et gland orange.
Ceinturon
De cavalerie légère et bélières en buffle
blanc.
Sabre
A fourreau de fer. poignée cuivre, dragonne
de buffle blanc.
Harnachement
Comme la cavalerie française légère.
Ornements et boucles de cuivre. Chabraque
en drap vert, galon cramoisi. Aigles
polonaises blanches dans les coins avec
couronne or. Porte manteau rond, galon
cramoisi, grenade or ou cuivre.
Gants
A crispin blanc.
Grand-duché de Varsovie — 203
Sous-officiers
Même chose. Gland et passepoil or et rouge
à la flamme du colback.
Épaulettes rouges et or suivant le grade, à
franges.
Aiguillettes rouge et or suivant le grade.
Trèfle en fer de lance à la culotte et passe-
menteries orange galon orange sur le côté.
Galons or du grade placés comme dans
l’infanterie.
Galon et gland des bottes or et orange.
Officiers
Épaulettes du grade à franges, en or.
Plumet sur le devant du colback ; passepoils
et gland or à la flamme.
Culotte à la hussarde avec fers de lance or
et galon or.
Dragonne argent.
Banderole de giberne en marocain rouge,
ornements or.
Giberne en marocain rouge, ornements or,
aigle polonaise sur la patelette en cuivre
doré.
Ceinturon de cavalerie légère en marocain
rouge borde or, avec boucle dorée.
Galon et gland or aux bottes.
Galon or à la chabraque et au porteman-
teau.
Trompettes
Probablement comme d’après Lienhart et
Humbert sans pelisse ni sabretache, ni
brandebourgs sur la poitrine, ni ceinture
(planche 7 et texte). C'est peut-être aussi
l’uniforme de trompette indiqué par
Lienhart et Humbert comme trompette en
tenue de service dans le texte de la
planche 7.
Gendarmerie
A peu près comme les gendarmes à cheval
français. Buffleterie blanche. Épaulettes à
franges blanches et cramoisies, tournante,
blanc et cramoisi, le corps blanc entouré
d’un liseré cramoisi: brides blanc sur drap
bleu (planche 5 bis, n° 10). Aiguillettes sur
l'épaule gauche blanches et cramoisi.
Chapeau
À galon, ganse et petites ganses en argent ;
au sommet et au milieu du chapeau un
pompon sphérique jaune (planche 5 bis.
n°ll).
Habit
En drap bleu : petites basques, doublure
cramoisies: collet bleu avec un passepoil
cramoisi et de chaque côté une grenade
argent:un passepoil cramoisi descend du
collet sur le devant de la poitrine:boutons
en métal blanc, plats et larges. Culotte
blanche: bottes à l'écuyère.
Gants
Blancs à crispin.
Ceinturon
En buffle blanc, plaque en cuivre avec une
grenade (porté sur l'habit).
Porte giberne
Blanc avec devant une grenade cuivre.
Sabre
Fourreau et poignée en acier. Mousqueton
et pistolets.
Harnachement
Comme les gendarmes français avec passe-
poil cramoisi à la housse et chaperons.
Pour tous les gradés les mêmes galons et
ornements que les gradés français. Les
officiers ont les ornements et les épaulettes
en argent.
Notes
11 y avait aussi des gendarmes lithuaniens
avec le même uniforme et une lance à
flamme bleue et blanche.
204 — Infanterie i i Rfgimi ms ijkangers
Planche 12
Uniformes
Cuirassiers
Soldats en grande tenue
Comme les cuirassiers français avec ces
petites différences:
Boutons cuivre avec le numéro 14 en relief.
Habit surtout avec 11 boutons sur le devant.
Le numéro 14 sur le devant du cimier du
casque.
Plaque de ceinturon en cuivre avec une
grenade en relief.
Grand duché de Varsovie (1807 à 1814)
Cuirassiers (14 Régiment de cavalerie)
Trompette en grande tenue.
Trompette en petite tenue.
Officier en grande tenue.
D’après certains documents il y aurait des
chaperons avec une grenade blanche.ainsi
que sur la housse, placée comme celle de
l’officier.
Un passepoil rouge sur les chaperons et la
housse.
La houppette de la crinière sur le devant
du casque est en crins jaunes.
Officiers en grande tenue
Comme les officiers des cuirassiers français
avec ces différences : les épaulettes, tous les
ornements, les boutons, etc..en or.excepté
les galons de la fraise, qui sont en argent.
Collet de drap rouge, fermé par trois agrafes.
Banderole de giberne de cavalerie en cuir
blanc, avec les ornements or. Dragonne en
cuir blanc, gland et franges argent.
Grande housse et chaperons de drap
cramoisi, avec une grenade or sur les chape-
rons et la housse. Porte manteau carré
ornements or. Les galons des chaperons de
la housse et du portemanteau en or d’un
pouce et demi de large :1e numéro 14 doré
sur le portemanteau.
Les autres tenues comme celles des officiers
français.
Trompettes en grande tenue
Grand-duché de Varsovie — 205
Modèle des trompettes français. Aigrette
du cimier et crinière rouges. Boutons de
cuivre comme les soldats.
Plumet: moitié du bas écarlate, moitié du
haut blanc.
Habit surtout de drap blanc à 9 boutons
avec collet fermé et parements écarlates:
parements en rond.sans patte ni passepoil
avec deux petits boutons dans le parement.
Épaulettes rouges à franges rouges et or. la
tournante en or. la bride en galon or sur
drap blanc.
Six double boutonnières en galons écarlates,
liserés or. Passepoil écarlate sur le devant
de la poitrine, entourant les basques et les
poches. Retroussis blancs avec grenade
brodée or. Ceinturon de buffle blanc avec
plaque de cuivre, grenade en relief.
Doublure rouge. Demi-peau de mouton
blanche sur la selle avec dents de loup
rouges. Petite housse en drap rouge avec
galon or. sans grenade. Porte manteau carré,
de même avec le numéro 14 en galon or.
Banderole de giberne en cuir blanc avec
une grenade de cuivre. Gants à crispin
blancs. Cordon de trompette ainsi que les
glands rouge et or. Le reste comme les
soldats.
Trompettes en petite tenue
Même coupe que les trompettes de cuiras-
siers français avec l'habit-surtout de drap
blanc, collet rouge liseré blanc. Un passe-
poil rouge sur le devant de la poitrine
entoure les retroussis blancs. Doublure.
Houppette du casque et crinière rouges.
Épaulettes rouges à franges. Pas de plumet.
Cordon de trompette rouge. Petite housse
et portemanteau de drap bleu avec galon
de drap jaune. Une demi-peau de mouton
blanche à dents de loup rouges.
Tenue d'exercice et de corvée
( Pour les soldats, voir planche 17)
Bonnet de police.
Chasseurs à cheval
1",4C,5C régiments de cavalerie
Soldats en grande tenue
Les chasseurs sont du même modèle que
les chasseurs français de couleur vert foncé,
avec les ornements de couleur distinctive:
l" Régiment écarlate: 4e Régiment
cramoisi:5e Régiment aurore (jaune.or.
orange). Le pantalon long vert, bordé de
deux bandes de couleur distinctive, sans
passepoil : le bas du pantalon est fermé par
six agrafes et tout en bas par un bouton
couvert de drap vert:sous-pieds de cuir noir.
Habit de chasseur français.collet droit fermé
par trois agrafes ; parements en pointe. Gilet
blanc non visible. Gants blancs à crispin.
Chabraque en drap vert avec un galon de
couleur distinctive liseré vert jusqu'en 1812.
Après 1812. peau de mouton blanche à
dents de loup de la couleur distinctive ou
verte.
Compagnie d'élite
Comme les soldats, avec le colback. corde-
lière et plumet rouge.
Les colbacks sont sans flamme, ils sont
surmontés d'une plate-forme en étoffe
de la couleur distinctive : au milieu de la
plate-forme, une rosace ou un bouton de
drap d'où partent les plis de l'étoffe
(planche 6 bis.n° VII).
Tenue d'exercice et de corvée
Veste en drap blanc: parements ronds de
même avec liseré de couleur distinctive, le
liseré descendant sur la coulure.deux petits
boutons au-dessus du parement:collet de
couleur distinctive : un passepoil de couleur
distinctive descend du collet jusqu'au bas
de la veste et entoure les poches à trois
pointes sans bouton, placées en travers sur
le devant et le bas de la poitrine.
Charivari vert à basanes; sur le côté une
bande de couleur distinctive avec 12 à 13
boutons d'os blanc.
Bonnet de police à la française (modèle
dragon) vert à couleur distinctive
(planche 17).
Officiers
Dans toutes les tenues comme les soldats
Colback
Avec cordelière en argent: la jugulaire en
cuivre doré à la chaînette : les épaulettes du
grade en or sur doublure écarlate : boutons
dorés
Sabre
À fourreau de fer. poignée cuivre.dragonne
argent.
Banderole de giberne
En cuir, noir ou rouge, bordé or. ornements
or devant et derrière.
Giberne
À coffret de cuivre: patelette en cuir noir
ou rouge bordée de cuivre.
Gants
Blancs à crispin.
Ceinturon
De cuir noir (modèle cavalerie légère) est
attaché sur l'habit.
Collet de l’habit
De la couleur distinctive avec un cor de
chasse brodé en or de chaque côté.
Harnachement
De cavalerie légère. Chabraque en drap
vert, galon or liseré vert : cor de chasse en
or dans les coins postérieurs (d’après
Chalminski ce cor n'existe pas):demi-
chabraque en peau de mouton noire
festonnée de drap de la couleur distinctive.
Porte manteau rond en drap vert bordé or
avec, au milieu, un cor de chasse brodé or.
Notes
Le colback était la coiffure des officiers
jusqu'aux gardes supérieurs.
Les chasseurs furent armés de la lance pour
les campagnes de 1809 puis de 1813.
Trompettes
Beaucoup de fantaisie. Voici l'uniforme du
5e Régiment.
Costume tout blanc;colback blanc:plumet
sur le côté gauche: 2/3 du bas vert: 1/3 du
haut jaune; cordelière à raquettes et glands
vert et jaune : plate-forme jaune orange
206 — Infanterie et Régiments étrangers
(aurore). Deux épaulettes à corps blanc,
tournante jaune, franges jaunes et vertes.
Gants de crispin blancs. Collet de l'habit
aurore avec un cor de chasse en cuivre de
chaque côté.
Pantalon long avec deux bandes aurore sans
passepoil.
Trompette cuivre, sans flamme;cordon et
glands vert et jaune. Ceinturon blanc, plaque
cuivre.
Chabraque de drap vert, bordée d’un galon
aurore, surmontée d’une demi-peau de
mouton blanche à dents de loup aurore.
Sabre à fourreau de fer. poignée cuivre.
Porte manteau comme les officiers. Harna-
chement de cavalerie légère. Cheval blanc.
Brigadiers
Comme les soldats avec deux galons de fil
jaune cousus sur drap rouge.
Sous-officiers
Galons en or sur drap rouge.selon le grade.
La chabraque comme les soldats, avant et
après 1812.
Fourriers
Un galon sur le haut du bras, en or sur drap
rouge.
Notes
Les officiers pouvaient aussi avoir pour le
service journalier, la banderole de giberne
en cuir blanc ciré.
Hussards
Uniforme du 13e Régiment de cavalerie
(voir uniforme du 10 Régiment, planche 13)
Soldats en grande tenue
Deux régiments de hussards furent formés
le 3 septembre 1810. Ils prirent les numéros
de 10e et 13e régiments de cavalerie. Ils
avaient le même uniforme (coupe française)
mais le 10' avait les brandebourgs et
ornements de couleur jaune avec boutons
de cuivre et le 13' les ornements blancs,
bouton de métal blanc. 11 y avait dans
chaque régiment une compagnie d'élite.
Pelisse
De drap bleu foncé, doublée de flanelle
blanche et bordée de mouton noir. Trois
rangs de 18 à 20 boutons suivant la taille en
métal blanc, sphériques et demi-sphériques,
sans ornement.
Dolman
De drap bleu foncé à trois rangs de boutons,
collet et parements cramoisis, passepoilés
de blanc.
Ceinture
De hussards à cinq rangs, cramoisie, olives
blanches.
Veste
(Non visible) en drap blanc, avec manches.
Culotte
En tricot bleu clair, avec hongroises et galon
blancs.
Bottes
À la hongroise, galon et gland blanc.
Éperons acier.
Schako
Recouvert de drap bleu clair, ornements
blancs,fourragère blanche;jugulaire de
métal blanc avec son bouton ; visière noire
bordée de métal blanc, cocarde polonaise
blanche;plumet retombant de crins noirs;
le dessus en cuir noir ainsi que le bourdalou ;
sur le devant un pompon blanc, une ganse
blanche descendant à moitié de la hauteur
du schako et retenue par un bouton au
milieu de la cocarde.
Banderole de giberne
En buffle blanc, ornements cuivre derrière.
Giberne
Coffret en métal blanc: patelette de cuir
noir, bordée de métal blanc.
Sabre
Tout en fer; dragonne de buffle blanc. Pisto-
lets.
Gants
Blancs à crispin.
Ceinturon
De cavalerie légère en buffle blanc, ainsi
que les bélières; boucles de ceinturon et
ornements en cuivre.
Sabretache
De cuir noir, avec un galon blanc et le
numéro du régiment en cuivre;courroies
en buffle blanc, boucles cuivre.
Harnachement
De cavalerie légère : cuirs noirs, boucles
cuivre ainsi que la plaque du croisillon du
poitrail (qui est ronde) numéro du régiment
en relief sur les plaques du croisillon du
poitrail et du chanfrein.
Chabraque
En peau de mouton blanche à dents de loup
cramoisies.
Porte manteau
Rond, bleu clair ou gris, galon cramoisi : le
numéro du régiment au milieu en fil blanc.
Soldats en petite tenue de route
ou de campagne
Comme en grande tenue, sans ornement
sur le schako, avec un charivari de drap gris,
garni de basane de cuir entre les jambes,
deux bandes de drap cramoisi sans passe-
poil ni bouton sur le côté et fermé dans le
bas par six boutons de métal blanc.
Tenue de corvée et d'exercice
Gilet blanc, collet et parements cramoisis
avec le charivari gris ou le pantalon long de
treillis blanc. Bottes ou sabots. Bonnet de
police comme les hussards français en drap
bleu clair, galon et passepoils blancs
(planche 17).
Compagnie d'élite
Comme les soldats mais le schako est
remplacé par un colback d’astrakan noir à
calotte de drap bleu clair avec un bouton de
drap de même couleur. Pas de flamme;
cordelière blanche; même plumet sur le côté.
Officiers en grande tenue
Mêmes couleurs que les soldats. Galons du
grade, brandebourgs et boutons en argent,
ainsi que tous les ornements de la pelisse.
Grand-duché de Varsovie — 207
du dolman. de la culotte et de la chabraque.
Pelisse
Doublée de drap cramoisi; la fourrure en
astrakan noir ou blanc: cinq rangs de
boutons à la pelisse et au dolman.
Schako
Ornements or. mais fourragère argent ;
plumet retombant à crins blancs.
Ceinture
En soie cramoisie; olives argent.
Culotte
Avec hongroises comme les soldats avec
soutaches. le tout en argent ainsi que le
galon de la couture.
Bottes
À la hongroise en cuir noir verni ; galon et
gland argent.
Sabre
Tout en fer: dragonne de cuir noir tressé
avec gland et franges argent mêlées de rouge
selon les grades. Pistolets garnis d'argent.
Gants
Blancs à crispin.
Banderole de giberne
En cuir noir, bordée de chaque côté d'un
galon argent et tous les ornements en
argent.
Giberne
Coffret argenté : patelette de cuir noir, aigle
polonaise et bordure argent.
Ceinturon
De cavalerie légère, en cuir noir: tous les
ornements argent.
Sabretache
En cuir noir verni.galon argent:en bas le
n° 10argenté:au-dessus du numéro.l'aigle
polonaise en argent surmontée d une
couronne dorée : les cuirs noirs avec boucles
ovales en argent.
Harnachement
À la polonaise, les cuirs noirs, tous les
ornements argent.
Chabraque
En drap cramoisi, galon argent. Le n’ 13 du
régiment dans les coins postérieurs et un
gland argent. Demi-selle en peau de léopard
ou en mouton noir.
Porte manteau
Bleu ciel ou gris bordé d'argent avec le
numéro du régiment en argent au milieu.
Officier en petite tenue d'été
Dolman bleu foncé de grande tenue. Pas
de polisse. Gilet blanc. Pantalon, charivari
gris comme les soldats. Bonnet de police,
modèle français, bleu clair, soutaché et
ornements argent. Manteau de cavalerie
(1er modèle) en drap blanc.
Sous-officiers et brigadiers
Devaient suivre les mêmes règles que l’uni-
forme français. Galon selon le grade en argent
et en A pour les sous-officiers; deux galons
de laine blanche en A pour les brigadiers.
Trompettes en grande tenue
Pelisse
Blanche, fourrure de renard clair: brande-
bourgs argent et cramoisi. Le dolman, la
culotte et les bottes n'ont pas la même
couleur dans les deux régiments de hussards
(planche 13).
Dolman
Cramoisi ; collet bleu clair, galon argent :
parements de même : brandebourgs argent
et cramoisis.
Bottes
De cuir rouge, ornements argent et
cramoisis.
Banderole de giberne
Giberne et sabre comme les soldats.
Chabraque
En peau de mouton blanche, dents de loup
cramoisies.
Porte manteau comme les soldats.
Gants blancs à crispin.
Cordon de trompette
Argent et cramoisi.
Colback
En peau de renard (clair) avec cordelière,
sans raquette, mais deux petits glands à
droite, le tout argent et cramoisi, flamme
cramoisie, gland argent, sans passepoil :
jugulaire (sur colback) en chaînette argent
sur cuir noir; plumet sur le côté gauche.en
crins retombants, le sommet cramoisi, le bas
blanc.
Notes
En petite tenue suit la règle française. Les
trompettes de compagnie d'élite sont
comme les trompettes avec le colback noir
de la compagnie d'élite.
JOA — IM AMI Kll I r KEGIMENTS ETRANGERS
Planche 13
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
Officier de hussards en grande tenue du i<r Régiment de Cavalerie (3 septembre 1810)
Notes
Le 1(> et 13' Régiments de Cavalerie étaient des hussards.
Le 9e Régiment de Cavalerie était des lanciers et le 14'des cuirassiers (Historique, planche 1).
Hussard en grande tenue du tir Régiment
Trompette de hussards en grande tenue du rtr Régiment
Uniformes
du i(f Régiment de hussards
Soldats en grande tenue
Même uniforme que le 13'.mais tout ce qui
est blanc dans le 13' est jaune dans le 10e
pour toutes les tenues. Boutons cuivre.
Officiers
Même uniforme que les officiers du 13e
Régiment, mais tous les ornements en or.
Boutons en cuivre doré ; fourrure de la
pelisse en astrakan blanc:sur le sabretache:
l’aigle polonaise en argent.surmontée d’une
couronne or. et dessous le numéro du
régiment en cuivre doré. La fourragère du
schako en argent. Les fourragères s’atta-
chent derrière le schako et leur extrémité
entoure le collet du dolman. La dragonne
en cuir noir tressée avec gland et franges
argent.
Trompettes
Comme ceux du 13' Régiment, mais les
brandebourgs et ornements or et cramoisi.
Le dolman. la culotte et les bottes ne sont
pas pareils.
Le dolman bleu clair: collet et parements
cramoisis.
Culotte cramoisie: ornements or et bleu
clair.
Bottes jaunes ; ornements or et bleu clair.
Peau de mouton à dents de loup bleu clair.
Porte manteau cramoisi, galon bleu clair.
Cordon de trompette or et cramoisi.
Sous-officiers
Comme ceux du 13' Régiment, les
ornements et galons or.
Brigadiers
Comme ceux du 13': les galons de laine
jaunes.
Grand-duché de Varsovie — 209
Uniformes
Soldats, officiers et trompettes
en grande tenue
Notes générales
Il y a beaucoup de fantaisie dans les
uniformes. Les trompettes sont habillés
selon le goût du colonel ; généralement ils
ont la kurtka blanche avec épaulettes rouges
à franges.
Il y avait une compagnie d’élite dans chaque
régiment portant le même uniforme que
les autres compagnies, mais avec un schako
à la française, à plumet retombant de crins
noirs (planche 6 bis.n VIII) et une flamme
à gauche terminée par un gland d'or, la
flamme de couleur distinctive. Sur le devant
du schako il y a la même plaque en cuivre
que sur les chapskas des autres compagnies
(planche 6 bis. n X) avec le dessin des
lances et le numéro du régiment. On repré-
sente aussi les compagnies d'élite avec un
colback noir à visière comme celui du
trompette (planche 6 bis, n IX) plumet noir
et flamme de couleur distinctive.
Notes
Le chapska
N'est pas le même dans le tous les régiments
(planche 6bis.n I et II).
Manteau
En drap blanc pour les soldats et trompette
avec collet et doublure de la rotonde de
couleur distinctive. Au début, premier
modèle de cavalerie, sans doublure de
rotonde:après 1812.deuxième modèle avec
manches et boutons. En drap bleu (officiers)
à toutes les époques et les officiers portè-
rent presque toujours le manteau premier
modèle.
Bonnet de police
À la française (modèle dragon) en drap
bleu foncé avec les couleurs distinctives:
galon or pour les officiers et sous-officiers
(planche 17).
Planche 14
Grand duché de Varsovie (1807 à 1814)
Lanciers ou hulands polonais
Officier du 11e Régiment de cavalerie en grande tenue
Officier du il' Régiment en manteau
Soldat du 1 r Régiment en grande tenue
Trompette du rr Régiment en grande tenue
Notes
Il y a beaucoup de fantaisie dans le harna-
chement et les armes des officiers.
2io — Infanterie et Régiments étrangers
Uniformes
d'après Chalminski et Malihran
Kurtka
Polonaise, avec parements en pointe passe-
poilés et fermés par deux boutons au-dessus
du parement;collet droit fermé par trois
agrafes; poches en long avec trois boutons;
passepoils blancs autour des revers, collet,
parements, poches, retroussis: retroussis et
doublure de la couleur distinctive
(planche 15). Passepoils de la couleur distinc-
tive sur les coutures du dos et des manches
postérieures; épaulettes blanches à franges
pour les soldats (en or pour les officiers selon
le grade) : boutons plats en cuivre, portant le
numéro du régiment (dorés pour les officiers).
Gilet ou veste
En drap blanc.caché par la kurtka.à collet et
passepoils de couleur distinctive (planche 17).
Pantalon
Long en drap bleu foncé comme la kurtka.
tombant sur la botte avec double bande de
couleur distinctive d'un demi-pouce ( 1 cm
3 mm) chacune, sans passepoil ; fermé en
bas par six agrafes et un bouton de la
couleur des bandes, tout en bas et servant
à tenir le sous-pied de cuir noir.
Schapska
En cuir noir de 9 pouces de haut (24 cm 3
mm) chaque côté du carré supérieur (plate-
forme) de 10 pouces de long (27 cm): un
galon blanc (or pour les officiers) de 2 pouces
(5 cm 4 mm) sépare la bombe de la partie
supérieure, visière de cuir noir à bordure de
cuivre (cuir noir verni bordure dorée pour
les officiers); jugulaire de cuir noir à
chaînettes ou écailles de cuivre avec son
bouton (en cuivre doré pour les officiers);
cocarde blanche polonaise à gauche avec la
croix de Malte sur la cocarde : au-dessus de
la cocarde un plumet retombant de crins noir
(planche 6 bis. n° X). En plumes noires
formant panache pour les officiers subal-
ternes :en plumes blanches pour les officiers
supérieurs, une aigrette blanche pour les
colonels Sous le plumet un pompon or: une
cordelière blanche pour les soldats argent
pour les officiers La cordelière n'a pas de
raquette, mais deux petits glands à gauche
et une fourragère de même dont les raquettes
peuvent s'attacher à l'épaulette droite.
Notes
La façon de porter la fourragère du
schapska est tout à fait facultative telle peut
s'enrouler autour du pompon les raquettes
et glands tombant à gauche; ou bien
pendant, les raquettes et glands passant sous
l'épaulette droite et tombant à droite de la
poitrine, ou d'autre façon.
Ceinturon
De soldat en buffle blanc, à boucle carrée
en cuivre avec le numéro du régiment en
relief s'attachant sur la kurtka. Celui des
officiers est en cuir noir verni de 3 pouces
(8 cm) bordé d'un galon or. boucle carrée
en cuivre doré avec l'aigle polonaise ou bien
le ceinturon de cavalerie légère en cuir noir
verni s'attachant sur le ventre sous l'écharpe
visible devant et passant derrière sous les
basques de la kurtka (planche 15. n° IV).
Ceinture écharpe
Des officiers en soie ou laine blanche à filets
cramoisis avec deux glands à grandes
franges argent et cramoisi, tombant à droite
(planche 15. n IV).
Banderole de giberne
En buffle blanc, ornements derrière en
cuivre pour les soldats; en cuir noir verni
bordé d'or avec les ornements en cuivre
doré et devant l’aigle polonaise en argent
pour les officiers.
Giberne
Pour les soldats : coffret cuivre, patelette noire
bordée cuivre avec le numéro du régiment
en cuivre en chiffre arabe. Pour les officiers:
coffret de cuivre doré, patelette en cuir noir,
bordée de cuivre doré avec au milieu l'aigle
polonaise en argent ou bien le numéro du
régiment entre deux rameaux de feuillage
en cuivre doré. Les compagnies d'élite ont
en plus du numéro du régiment et placé au-
dessus une bombe avec flamme en cuivre.
Éperons
Vissés sur le talon en fer pour les soldats,
dorés pour les officiers. Petites bottes.
Gants à crispin blancs; parements de cuir
verni blanc pour les officiers. Pour le colonel
gants simples en peau jaunâtre.
Armes
Sabre
Fourreau fer, poignée cuivre pour les soldats
dragonne de buffle blanc; pistolets; lance à
la française avec flamme (planche 15). Le
2e, 3e et 4e Régiment flamme écarlate et
blanche (le blanc en bas). Le 7e, 8e, 9e. 11e.
12e. 15e, 16e: le haut écarlate, le bas blanc le
triangle à la hampe formé entre le haut et
le bas bleu. Le 17e. 18e. 19e. 20.21 (régiments
lithuaniens) le haut bleu, le bas blanc.
Sabre : poignée cuivre doré ou fer; fourreau
fer et cuivre doré, dragonne argent et pisto-
lets pour les officiers.
Harnachement
De cavalerie légère, cuirs noirs boucles et
ornements cuivre (dorés pour les officiers).
Pour les soldats: au début la chabraque en
drap gros bleu,galon de couleur distinctive,
avec le numéro du régiment dans les parties
postérieures, de la couleur du galon. Porte
manteau rond en drap gros bleu, galon de
la couleur distinctive, avec le numéro du
régiment de même. Ensuite, pour les soldats,
trompettes, brigadiers et sous-officiers: la
peau de mouton blanche à dents de loup
de couleur distinctive, avec le porte manteau
comme avant. Le numéro du régiment sur
la plaque du poitrail et sur le croisillon du
chanfrein.
Pour les officiers: les cuivres dorés des brides
et courroies. Une chabraque comme les
soldats, mais galonnée or. passepoil extérieur
de la couleur distinctive; sans numéro du
régiment; le siège de la chabraque en
astrakan noir, ce siège est cousu à la
chabraque et n'a pas de dents de loup:il
peut être aussi en peau de léopard. Les
officiers gardent toujours la chabraque
pendant tout l'Empire (planche 15. n V).
d'après Chalminski.certains officiers avaient
la chabraque cramoisie ainsi l'officier de la
compagnie d'élite du 16e Régiment.
Petite tenue
(officiers, sous-officiers et soldats)
Comme en grande tenue, mais sans plumet
ni ornement au schapska. Charivari bleu à
entrejambe de basane noire avec sur le côté
une bande de couleur distinctive avec boutons
ronds en métal blanc ou en os (planche 17).
Cette bande peut être à dents de loup.
Tenue d’exercice et de corvée
Grand-duché de Varsovie — 21 i
Planche 14 bis
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
Lanciers polonais (hulands)
Trompette du 2' Régiment de cavalerie en grande tenue
Officier du 2' Régiment de cavalerie en grande tenue
Soldat du 2r Régiment de cavalerie en grande tenue
Notes
Le plumet retombant, en crin est moins haut que sur nos dessins et doit tomber également plus bas.
En veste blanche et bonnet de police
(planche 17).
Tenue de ville (officiers)
Habit-surtout de drap bleu foncé, doublé
de même: neuf boutons devant demi
bombés en cuivre doré;collet fermé à trois
agrafes, en drap bleu ; parements en pointe
en drap bleu avec passepoil de couleur
distinctive, fermés par deux petits boutons ;
poches en long à trois pointes avec passe-
poil de couleur distinctive. Ils portaient aussi
un habit bleu se boutonnant des deux côtés
avec sept gros boutons, ou bien une redin-
gote à la française. Pantalon long à la
hongroise. Bottes courtes à tige vernie en
hiver. En été : pantalon long en nankin ( règle
pour tous les officiers). Chapeau bicorne
ordinaire sans ornement. Sabre ou épée.
Sous-officiers et brigadiers
Dans toutes les tenues comme les soldats
avec les galons or en A pour les sous-
officiers: en laine en A pour les brigadiers.
Planche 15
Grand duché de Varsovie ( 1807 a 1814)
Schéma des uniformes des 15 Régiments de lanciers ou hulands polonais et lithuaniens
Notes
Voici, d'après Chalminski. quelques
changements:
8 lanciers
Le ceinturon des officiers est en
étoffe noire ou bleu foncé, passepoilé
cramoisi : boucles du ceinturon de
cavalerie légère, rondes, en cuivre
doré.
ii‘ lanciers
L'officier a les revers blancs, passe-
poilés cramoisi.
16‘ lanciers
Compagnie d'élite :
Soldat: schako de compagnie d'élite
à fourragère blanche:collet, revers
cramoisis à passepoil blanc.
Épaulettes blanches à franches. Peau
de mouton blanche: dents de loup
cramoisies.
( Mficier de compagnie d'élite : schako
comme le soldat à plumet noir;
fourragère argent : épaulettes or;
porte giberne noir et or. Écharpe
blanche et cramoisie. Pantalon sans
cuir entre les jambes avec sur le côté
deux galons cramoisis: entre les
galons un passepoil argent. Gants à
crispin blancs. Chabraque en drap
cramoisi, galon or, avec le numéro 16
dans les coins postérieurs:ornements
des brides en or: siège en astrakan
noir.
Trompette: kurtka blanche: collet et
plastron cramoisis: pantalon bleu:
colback peau blanche avec fourra-
gère blanche.
// lanciers
Soldat et officier: collet, plastron,
parements cramoisis, passepoils
blancs.
I. Flamme de lance des 2e.3* et 6e Régiments
de hulands polonais.
II. Flamme de lance des 7e, 8e. 9e. 11e. 12e. 15e.
16e Régiments de hulands polonais.
III. Flamme de lance des 17e. 18e. 19e. 20e. 21e
Régiments de hulands lithuaniens.
IV. Basques de la kurtka. avec la façon d'atta-
cher le ceinturon des officiers de lanciers.
(Par-devant, la plaque du ceinturon est
visible, et derrière, le ceinturon passe sous
les basques et n'est pas visible.)
V. Schabraque d'officier de lanciers. ( La demi-
selle est cousue sur l’étoffe de la
chabraque.)
3' lanciers
Soldat: épaulettes blanches avec
tournantes blanches et cramoisies.
Le numéro 3 en blanc sur le porte
manteau.
7* lanciers
Officier: siège (demi-chabraque) en
peau de léopard. Bandes du pantalon
rouges.
Grand-duché de Varsovie — 213
Uniformes
Soldat en grande tenue
Habit-surtout
En drap vert foncé à petites basques:
doublure et retroussis vert: un passepoil
écarlate descend du collet jusqu'au bas de
l'habit par-devant et entoure les retroussis;
boutonnant devant au moyen de 9 gros
boutons de cuivre : poches en long passe-
poil écarlate : collet de velours noir, passe-
poil écarlate avec deux grenades cuivre:
parements en pointe en velours noir, passe-
poil écarlate avec deux boutons:épaulettes
rouges.à franges: aiguillettes rouges à droite.
Gants blancs à crispin.
Notes
Le corps de l'épaulette est recouvert
d'écailles de cuivre.
Pantalon
Long, en drap vert, à sous-pied : deux bandes
écarlates sur le côté : bottes avec éperons
sous le pantalon.
Colback
À la polonaise, noir:sur le devant.en haut
une grenade cuivre: une cordelière rouge
écarlate sans raquette; jugulaires en
chaînette de cuivre sur cuir noir attachées
par un bouton sur le colback;sur le dessus
une plate-forme en drap écarlate en plissé:
plumet devant de crin rouge:dans le dos
du colback une fourragère en deux cordons
écarlates, se terminant par deux raquettes
à glands; ces raquettes sont maintenues sur
l'épaule droite en passant sous l'épaulette
et retombant sur le côté droit de la poitrine.
Ceinturon
En buffle blanc, s'attachant sur l'habit par
une boucle carrée en cuivre, ornée d'une
grenade en relief: bélières de même.
Pas de sabretache.
Sabre
A fourreau de fer,poignée cuivre:dragonne
de buffle blanc.
Banderole de giberne
En buffle blanc ornée par-devant d'une
grenade de cuivre.
Harnachement
De cavalerie légère. Chabraque de drap vert
avec un galon cramoisi bordé du drap vert de
la chabraque;sur les bords dans l'angle posté-
rieur. deux canons croisés surmontés d'une
grenade, le tout en cuivre. Sur la chabraque
Planche 16
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
Artillerie à cheval
Soldat en grande tenue
Trompette en grande tenue
Officier en grande tenue
Dans le fond : un soldat du train en grande tenue
formant selle, une demi-chabraque en peau
d'ours noir à dents de loup rouges.
Porte manteau
Rond en drap vert à galon cramoisi avec
au milieu une grenade cramoisie.
Soldats en petite tenue
Colback
Sans autre ornement que la grenade cuivre
et les jugulaires. Pantalon charivari vert avec
une bande de velours noir bordée des deux
côtés d'un passepoil écarlate.
Soldats en tenue d’exercice
ou de corvée
Veste en drap blanc, avec passepoils
écarlates, charivari ou pantalon de treillis
et bonnet de police.
Officiers
Comme les soldats avec les ornements or.
ainsi que les épaulettes du grade.
Colback
Plumet droit de plumes écarlates sortant
d'une tulipe or: sous le plumet deux petits
glands en argent: cordelière or sans
raquette: la fourragère en argent.
Pantalon
Avec bande de velours noir passepoilée
écarlate.
Giberne et banderole
En cuir noir ornements or devant et derrière
la banderole. Ceinturon de cavalerie légère
à deux boucles rondes: le ceinturon, les
bélières et les gants à crispin sont noirs.
Sabre à fourreau de fer. poignée cuivre,
dragonne or du grade.
Chabraoue
Et porte manteau avec galon or; grenade
or au portemanteau ; dans les coins posté-
rieurs de la chabraque une grenade brodée
en or : au-dessus de la grenade deux canons
croisés en cuivre doré, surmontés de l'aigle
polonaise en argent couronnée d'une
couronne or.
Les cuirs du cheval noirs à boucles et
ornements cuivre doré.
Trompette
(Voir le dessin planche 16).
214 — Infanterie et Régiments étrangers
Pl ANCHE l6 BIS
Cavalerie légère ( 18il à 1815)
Chevau-légers polonais
Soldat du </ Régiment de chevau-légers,
en grande tenue, de 1813 à 1814
Notes
Ils étaient armés à cette époque du mousqueton
et de la lance.
Grand duché de Varsovie
(1807 a 1814)
Artillerie à cheval - chasseur - lancier -
cuirassier
En veste - tenue d'exercice et de corvée
Tous les chasseurs et lanciers sont pareils à
ceux du dessin avec les couleurs distinctives.
Le devant de la veste des lanciers est pareil à
celui du cuirassier, avec les couleurs distinc-
tives et les boutons blancs.
Notes
Il y a 10 boutons sur le devant de la poitrine.
Grand-duché de Varsovie — 215
Planche 18
Grand duché de Varsovie ( 1807 à 1814)
infanterie
Sergent du 1" Régiment (tenue d'hiver)
Officier du 8 Régiment
Fusilier du 12' Régiment (tenue d'hiver)
Grenadier du 12' Régiment (tenue d'été)
Fusilier du 8e Régiment
Fusilier du 8e Régiment en capote
Détails des uniformes
Ier Régiment
Collet rouge fermé. Boulons blancs.
Plastron jaune, passepoil rouge. Epaulettes
blanches à franges. Cordelière du schapska
blanche. Le sergent a les épaulettes argent
et cramoisi. Un galon or sur le haut du
schapska. La cordelière du schapska argent
et cramoisi.
8e Régiment
Les sous-officiers ont un galon d'or au-
dessus du schapska. Ils ont les épaulettes
comme les soldats avec la tournante or pour
les sergents: les sergents-majors ont la
tournante or. ainsi que les franges or mêlées
aux franges blanches ( modèle français). Les
officiers ont l'habit à la française, épaulettes
et ornements argent. Ceinturon noir sous
le pont. Gilet et culotte blancs. Dragonne
argent. Chapeau ornements argent, porté
en colonne.
12e Régiment
Les tambours ont le plumet rouge, le galon
du haut du schapska est rouge ainsi que la
cordelière ; les voltigeurs ont le collet jaune :
les tournantes d'épaulette vertes.
2e Régiment tenue de campagne
Uniforme tout bleu. Passepoil jaune au
pantalon guêtres blanches. Pompon
sphérique rouge avec le numéro 2 en noir.
Cordelière du schapska blanche. Plastron
bleue passepoil jaune. Retroussis bleu passe-
poils jaunes. Boutons cuivre. Collet et
parements bleu clair passepoils jaunes.
Pattes de parements blanc, passepoil jaune
à trois pointes. Dragonne rouge. Pas d'épau-
lette. passants d'épaulette bleu clair.
Planche 19
Grand duché de Varsovie (1807 a 1814)
infanterie (d'après Chalminski)
Tambour-major du 1" Régiment (après le 3 septembre 1810)
Tambour-major de la garde nationale (après le 3 septembre 1810)
Tambour-major du 13' Régiment, tenue d'été (après le 3 septembre 1810)
Cornet de voltigeur de la légion delà Vistule (1810 à 1813)
Tambour du 8e Régiment, tenue d'hiver (après le 3 septembre 1810)
Détails des uniformes
Tambour-major
du Ier Régiment
Sur le bas des retroussis. le numéro du
régiment en or entouré d’une guirlande de
feuillage en or (ces ornements brodés). Le
galon qui entoure les revers, entoure égale-
ment les poches et suit les coutures du dos
et entoure en A les boutons de la taille.
Dragonne or et rouge.
Tambour-ma jor de
la garde nationale
Sur le devant du schako, une plaque de
cuivre doré, en losange avec l’aigle
polonaise en relief en argent. Canne de
tambour-major à pomme de cuivre, le bout
en métal blanc:cordon argent et cramoisi.
Tambour du 13e Régiment
Sur le schapska, la plaque de cuivre avec le
numéro du régiment. Au-dessus de la
plaque, l’aigle polonaise en métal blanc. Ils
portaient le sac comme les soldats.
Cornet de la légion de la Vistule
Les épaulettes sont rouges à tournantes
vertes. Le pompon est plat de couleur verte
avec un petit liseré rouge.
Tambour du 8e Régiment
Collet ouvert. Un galon blanc au schapska
au-dessus de la bombe.
D’après le règlement de 1812. tous les
tambours et fifres portent l’habit vert à
galons de livrée (coupe française) mais il y
a beaucoup de fantaisie dans les uniformes.
Principauté de Neufchâtel
De 1807 à 1814
Planche I
Principauté de Neufchâtel (Suisse)
Bataillon de Neufchâtel ( 1807 à 1814)
Officier de grenadiers en grande tenue ( 1807 à 1812)
Grenadier en grande tenue d’hiver (1807 à 1812)
Officier en tenue de campagne ( 1807 à 1812)
Grenadier en tenue de parade d'hiver ( 1807 à 18/2)
Dans le fond:
Chef de bataillon en grande tenue ( 1807 à 1812)
218 — Infanterie ei Régiments étrangers
Historique
La principauté de Neufchâtel (Suisse) fut donnée par
l'empereur au maréchal Berthier le 30 mars 1806 qui
abdiqua le 3 juin 1814. Le bataillon de Neufchâtel fut
créé le 11 mai 1807. Il se composait au début de grena-
diers et de fusiliers avec sapeurs, tambour-major, tambours,
fifres et une musique. Un peu après la création, on ajoute
une compagnie de voltigeurs avec des cornets.
En tout, il y avait six compagnies: une de grenadiers, une
de voltigeurs et quatre de fusiliers, avec un drapeau pour
le bataillon.
À partir du 27 août 1808 on ajoute au bataillon :
Une compagnie d'artillerie à pied et des soldats du train
d'artillerie (planche IV).
Une compagnie de sapeurs du génie (planche V).
Depuis le début des aides de camp du maréchal (planche
VI). une garde d'honneur de 40 hommes (planche VII).
des guides et des courriers (planches VII. VI11 et VI11 bis).
Le corps de Neufchâtel fit les campagnes suivantes:
1809. en Autriche (Wagram).
1810 et 1811, en Espagne et au Portugal.
1812. en Russie.
1813. en Saxe.
1814.campagnc de France et fut licencié le 1erjuin 1814.
Uniformes
Le corps de Neufchâtel. comprenant le
bataillon, l'artillerie, le train et le génie, suit
les règles de l'uniforme des régiments
français. Il change de coupe en 1812. de
même pour les tambours et tête de colonne.
Pour l'infanterie, les avis sont partagés sur
la couleur du fond de l'habit qui suivant les
auteurs va du jaune au brun, en passant par
toutes les nuances intermédiaires:orange,
abricot, brun clair, chamois. L'habit était
probablement jaune, tirant sur le chamois
à cause des armoiries de Neufchâtel qui
sont : « D'or, au pal de gueules, chargé de
trois chevrons d'argent. » 11 en est de même
pour la couleur distinctive des autres corps.
La coupe de l'uniforme était celle de l'infan-
terie légère. Les grenadiers portaient aussi
le nom de « carabiniers » et les fusiliers celui
de « chasseurs ».
Comme l'infanterie légère.ils portaient au
début des pattes de parement et en 1812,
les parements en pointe avec deux boutons.
Pour la compagnie de grenadiers seulement,
officiers, tambours et soldats il y avait une
tenue de parade jusqu'en 1812. Toutes les
compagnies du bataillon portaient des
épaulettes à franges rouges pour les grena-
diers : vertes pour les voltigeurs et blanches
pour les fusiliers. Toutes les épaulettes sur
drap chamois.
Jusqu'en 1812 toutes les compagnies ont le
plumet en plumes.
Les boutons pour tous en métal blanc
(planche IX.n° IV).
La capote pour le bataillon : même coupe
et couleur que l'infanterie française.
Le fourniment, le sac. les billeteries comme
dans l'armée française. Sur la giberne il peut
y avoir une grenade en cuivre pour les
grenadiers; un cor en cuivre pour les grena-
diers: un cor en cuivre pour les voltigeurs:
aucun ornement pour les fusiliers. Les
fusiliers n'ont pas de sabre.
Bonnet de police à la dragonne, mais sans
gland, couleur chamois, ornements rouges
(modèles de l'infanterie de ligne).
Schako modèle de l'infanterie française,
avec ses transformations. La visière du
schako des grenadiers pouvait se relever
lorsqu'ils le mettaient sur le sac pour
prendre la tenue de parade.
Principauté de Neufchâtel — 219
Uniformes des grenadiers
(carabiniers)
Grande tenue 1807 à 1812
Habit
En drap chamois, échangé par-devant sur
le gilet, et à petites basques. Revers en
pointe, collet fermé, doublure, retroussis,
parements et pattes de parement le tout
écarlate. Poches en long, passepoil écarlate.
Le collet, revers, parements et pattes de
parement: passepoilés écarlate. Une
grenade en drap chamois sur les retroussis.
Epaulettes rouges à franges:passants rouges
sur drap chamois (planche 1).
Gilet
En drap blanc : petits boutons d’uniforme :
poches à trois pointes.
Culotte
En drap blanc, à petit pont.
Guêtres
D’après certains documents, petites guêtres
noires sous le genou, avec boutons noirs.
D’après Valmont et Marbot. grandes
guêtres: blanches en été. noires en hiver
(comme dans l’infanterie de ligne).
Schako
Comme dans l’infanterie de ligne, mais avec
une aigle en cuivre devant. Cordelière, à
raquettes et glands, écarlate. Plumet en
plumes écarlates. Cocarde tricolore
française : jugulaire en cuivre avec son
bouton (le schako suit la règle de l’infan-
terie française). Plumet sans pompon.
Armement
Sabre-briquet à dragonne rouge: fusil
d’infanterie.
Buffleteries comme les grenadiers des
régiments français.
Tenue de parade
Cette tenue ne fut portée que de 1807 à
1812 (planche 1).
Même chose que la grande tenue, mais avec
un bonnet à poil remplaçant le schako, sans
aucun ornement, ni jugulaire.
Tenue de campagne
A toutes les époques, suit la règle de l’infan-
terie de ligne.
Tenue de 1812 à 1814
Habit
La coupe change, les couleurs restent de
même.
Gilet
Blanc, non visible.
Culotte
Même chose qu'avant 1812. mais en tricot.
Guêtres
Sous le genou.
Schako
Comme dans l’infanterie de ligne: plumet
de crin rouge. Les parements de l’habit sont
en pointe, avec deux petits boutons.
Uniforme des voltigeurs
Grande tenue 1807 a 1812
(planche II)
Même chose que les grenadiers avec les
attributs de voltigeurs. La cordelière du
schako avec ses raquettes et glands verts.
Le plumet 2/3 vert en bas, 1/3 jaune en haut.
Épaulettes vertes à franges. Ornements des
retroussis, un cor en drap vert. Dragonne
du sabre verte. Sur la giberne il peut y avoir
un cor en cuivre. Guêtres d’infanterie légère,
galon et gland verts (d’après Marbot et de
Valmont).
1812 à 1814
Suit la règle de l’infanterie. Le plumet en
crin jaune ou jaune et vert.
Uniforme des fusiliers
(chasseurs)
Grande tenue 1807 à 1812
(planche II)
Même chose que les grenadiers avec plumet
de plumes blanches: cordelière, raquettes
et glands blancs: un pompon de compagnie
sous le plumet (planche 11). Épaulettes
blanches à franges. Des étoiles en drap
chamois sur les retroussis. Pas de sabre, pas
d'ornement sur la giberne. Guêtres comme
les grenadiers.
l8l2à 1814
Suit la règle de l’infanterie de ligne. Il est
probable que les épaulettes étaient rempla-
cées par des pattes d’épaule chamois,
liserées rouge.
Uniforme des caporaux
de 1807 à 1814
Dans toutes les compagnies, dans toutes
les tenues et toutes les époques la tenue
suit la règle de l'infanterie de ligne et l’uni-
forme est pareil à celui des soldats, selon
la compagnie, avec des galons en laine
rouge placés comme dans l’infanterie de
ligne.
Uniforme des sous-officiers
Grande tenue de 1807 a 1812
Grenadiers
Comme les soldats avec les galons du grade
en or. placés comme dans l'infanterie de
ligne française. Les épaulettes suivent la
règle de l'infanterie : tournantes or: franges
rouges pour les sergents: rouge et or pour
les sergents-majors. Pour tous, les brides
d'épaulette en or sur drap chamois.
Dragonnes rouges et or suivant le grade.
Schako comme les grenadiers, mais le galon
supérieur est en argent la cordelière, avec
ses raquettes et glands, est rouge et or.
Voltigeurs
Même chose avec les attributs des volti-
geurs (planche 11). Cordelière du schako
vert et or.
Fusiliers
Même chose avec les attributs des fusiliers,
mais les galons des manches sont en argent,
ainsi que les tournantes et brides d'épau-
lette : les franges blanches pour les sergents:
blanches et argent pour les sergents-majors
(planche IX. n X). Argent à la dragonne
du sabre suivant le grade. Galon supérieur
du schako en argent.
l8l2à 18/4
Comme les soldats.
La coupe de l'uniforme change ainsi que le
schako (Infanterie). Peut-être les fusiliers
n'ont plus d'épaulettes mais des pattes
d'épaule. Voir comment sont placés les
galons des manches avec les parements en
pointe.
Fourriers (1807 a 1814)
Dans toutes les tenues et à toutes les
époques, comme les caporaux avec les
galons de fourriers sur le haut des bras. Ces
galons sont en or pour les grenadiers et volti-
geurs et en argent pour les fusiliers. De 1807
à 1812. ils ont tous un galon argent sur le
haut du schako (planche 11). Ils ont aussi le
sabre-briquet avec dragonne rouge pour
les grenadiers, verte pour les voltigeurs et
blanche pour les fusiliers ainsi que les
épaulettes de sergent.
Adjudants sous-officiers
(1807 a 1814)
Comme les adjudants de l'infanterie
française, avec les couleurs du corps du
bataillon de Neufchâtel.
Uniforme des sous-officiers
de 1807 à 1814
Grande tenue (planche I)
Pour toutes les compagnies, l'uniforme suit
la règle des officiers de l'infanterie avec les
transformations de 1810 et 1812.
Les officiers ont le même uniforme que les
soldats avec l'habit à longues basques et sur
les retroussis les mêmes insignes que les
soldats.mais en argent (grenade.cor.étoile).
Le schako a le galon supérieur en argent
de 1807 à 1810. époque où le schako et ses
accessoires sont transformés. Le schako
change encore en 1812. Jusqu'en 1810 les
officiers portent la cordelière en argent au
schakoJ'aigle et la jugulaire en cuivre doré.
Plumet rouge pour les grenadiers : jaune et
vert pour les voltigeurs: blanc pour les
fusiliers Les épaulettes du grade en argent.
Boutons argentés (planche IX. n IV).
Hausse-col en métal argenté.
Ceinturon blanc, à plaque de cuivre doré,
avec grenade, ou cor en relief. Épée ou sabre
des officiers d'infanterie à bout, poignée et
dragonne d'or (du grade).
Le ceinturon se porte sur le gilet.
Bottes à la souvarow. galon et gland argent.
Gants blancs simples
Tenue de parade ( 1807 à 1812)
Pour les grenadiers uniquement :
L'uniforme est le même avec le bonnet à
poil sans aucun ornement.
Tenue de campagne ( 1807 à 1809)
Habit à longues basques boutonnant droit
sur la poitrine (sans doute un surtout
chamois). Gilet blanc à peine visible. Culotte
et bottes comme en grande tenue. Hausse-
col argenté. Sabre retenu par un baudrier
en cuir noir, selon certains documents:en
buffle blanc selon d'autres, ou bien le
ceinturon blanc, à plaque de cuivre, ornée
d'une aigle en relief, sans doute la plaque
de fusiliers (planche I). Tous deux se
portaient indifféremment. D’après certains
documents ils ont en campagne le chapeau
simple des officiers d'infanterie, porté en
bataille, ou bien un autre chapeau, porté de
la même façon, mais bordé de plumes noires
comme celui des généraux. On les repré-
sente aussi avec des bottes à l'écuyère, l'épée
et la canne (ce sont peut-être des officiers
montés).
En 1808. l'habit remplace le surtout et le
ceinturon blanc avec porte-épée est à la
taille sous l'habit.
Officiers supérieurs montés
Comme les officiers de grenadiers avec
épaulettes argent du grade. Bottes à
l'écuyère, manchettes et éperons ( planche I ).
Harnachement de grosse cavalerie avec
housse et chaperons pareils à ceux des
officiers montés de l'infanterie de ligne.en
drap bleu avec galons argent. Le schako et
les plumets suivent les transformations de
l'infanterie de ligne.
Officiers en tenue de ville
d'après des documents suisses
Habit bleu à revers rouges. Un chapeau
noir, dit à la Guillaume Tell, à fond bas et
bords relevés par-devant avec cocarde, et
au-dessus de la cocarde : trois plumes noires
retombant en avant : le reste comme en
grande tenue. En 1812 pour toutes les
tenues la coupe de l'infanterie de ligne.
Principauté de Neufchâtel — 221
Uniformes
Tambours - fif res et cors des
grenadiers, voltigeurs, fusiliers
(de 1807 a 1812)
Sur l’habit, aux manches (en chevron) au
collet.aux reversaux parementsaux pattes
de parement, aux retroussis et aux poches,
des galons tricolores.
De 1812 à 1814
L’habit vert à galons de livrée, comme dans
l’infanterie de ligne. Petites guêtres sous le
genou.
Les fusiliers ont des pattes d’épaule, comme
dans l’infanterie et pas de sabre (planche III).
Tambour-major
de 1807 a 1812
Habit bleu à longues basques. Collet, revers,
parements (en pointe) écarlates, bordés
d’un galon argent. Retroussis et doublure
écarlates, avec un galon argent aux
retroussis. aux poches et aux boutons de la
taille. Galons de sergent-major en or.Trèfles
d'épaule en argent. Baudrier de buffle blanc,
retenant un sabre d’officier d’infanterie
avec dragonne en or.
Gilet blanc à petits boutons d'uniforme en
métal blanc.
Culotte de drap blanc à petit pont.
Bottes à la souvarow;galon et gland argent.
Chapeau avec ganses, galon et macarons
argent, cocarde française et plumet blanc,
sans pompon. Canne de tambour-major
(planche 111).
Sapeurs
De 1807 à 1812
Habit comme les soldats avec des haches
en drap blanc, passepoilées de rouge et des
épaulettes rouges à franges avec tournantes
blanches (planche IX.n VI et VIII).
Gilet, culotte et guêtres comme les grena-
diers.
Bonnet à poil sans plaque devant : plumet,
cordelière, raquettes et gland rouges:
derrière plate-forme en drap rouge avec
grenade chamois.
La banderole de la giberne (en buffle blanc,
modèle de l’infanterie française) était ornée
de deux haches croisées, surmontées d’une
grenade.le tout en cuivre (planche IX.n IX).
Tablier en cuir blanchi. Gants à crispin
blancs. Mousqueton avec sa baïonnette. Sac
comme les soldats. Sabre-briquet à
dragonne rouge. Ceinturon tenant le tablier
à la taille, en buffle blanc, avec plaque en
cuivre, ornée d’une grenade en relief.
Hache de sapeurs (planche III).
Planche II
Principauté de Neufchâtel (Suisse)
Bataillon de Neufchâtel 11807 à 1814)
Voltigeur, en grande tenue (1807 a 1812)
Sergent voltigeur, en grande tenue (t8o7à 1812)
Officier de fusiliers, en grande tenue ( 1807 à 1812)
Fourrier de fusiliers, en grande tenue ( 1807 à 1812)
Tambour voltigeur, en grande tenue ( 1807 à 1812)
Soldat fusilier, en grande tenue d'été ( 1807 à 1812)
De 1812 à 1814.
L’habit comme les soldats ( modèle 1812) : les
guêtres sous le genou. Le reste ne change pas.
Sergent sapeur
De 1807 à 1812
Comme les sapeurs, avec les galons de
sergent en or: les épaulettes de sergent,
rouges, tournante or. ainsi que les passants
d'épaulette galon or sur drap chamois
(planche IX.n Vil).
Haches dorées sur les bras avec passepoil
rouge.
Un sabre très large (forme cimeterre)
retenu par un baudrier blanc, avec dragonne
de sergent, rouge et or.
Pistolets apparents dans le ceinturon.
Cordelière du bonnet à poil or et rouge,
ainsi que la raquette et le gland. Gants à
crispin blancs. Le sac. Pas de mousqueton,
ni baïonnette ni hache.
De 1812 à 1814
Comme les sapeurs avec tous les attributs
de sergent.
Musiciens
1807 à 1812
Habit à longues basques, en drap bleu,
échancré par-devant sur le gilet blanc. Collet,
revers, parements (en pointe) doublure et
retroussis écarlates. Galon or au collet,
revers, parements et retroussis. Boutons
blancs.Trèfles d’épaule en or sur drap rouge.
Chapeau à galon et ganses or. cocarde,
plumet de plumes blanc.
Bottes à la souvarow. galon et gland or.
Epée, sans dragonne poignée et bout dorés
Ceinturon blanc sur le gilet avec plaque de
cuivre et porte-épée. Culotte blanche.
1812 à 1814
L’habit bleu, modèle 1812: petites basques:
boutons blancs: retroussis rouges sans galon.
Culotte blanche. Le ceinturon passe sous
la braïette. Petites guêtres noires à boutons
cuivre. Schako à plumet blanc, sans corde-
lière: plaque de cuivre en losange.jugulaire
cuivre (planche III).
Infanterie et Régiments étrangers
Planche III
Principauté de Neufchâtel
Bataillon de Neufchâtel ( 1807 à 1814)
Sapeur de 1807 a 1812, Musicien de 1812 à 1814,
Tambour de grenadiers de 1812 à 1814, Fifre de voltigeurs de 1812 à 1814,
Cantinière de 1807 à 1812,
Tambour-major de 1807 a 1812, Tambour de fusiliers de 1812 à 1814,
en grande tenue.
Principauté de Neufchâtel — 223
Artillerie à pied
Soldats en grande tenue
De 1808 à 1812
Comme l’artillerie à pied française avec ces
différences:
Collet, revers, parements (en botte) en drap
chamois jaune, liserés rouge. Le collet, les
revers et les parements ainsi que les pattes
d épaulé et les poches sont passepoilés de
rouge. Habit court avec revers droit ( Détails
planche IX). Un passepoil jaune chamois
sur la coulure extérieure de la culotte.
Guêtres d’infanterie légère avec passepoil
et galon rouges, sans gland, boutons cuivre.
Gilet bleu avec boutons uniformes (Détails
planche IX).
Bonnet de police bleu, ornements rouges.
Armement comme l’artillerie à pied
française.ainsi que l’équipement. Carabine.
Capote bleue.
Sur la plaque en cuivre du schako, une aigle
couronnée sur deux canons croisés Cocarde
impériale.
En 1812
Suit la coupe de l’infanterie, mais garde le
même schako et les mêmes guêtres ainsi
que le passepoil de la culotte.
Officiers et sous-officiers
de 1808 à 1814
Comme dans l’artillerie française avec la
différence de l’uniforme de la principauté
et le changement de coupe en 1812.
Planche IV
Principauté de Neufchâtel (Suisse)
Artillerie à pied 1808 à 1814 et train d'artillerie 1808 à 1814
Officier d'artillerie de 1812 à 1814
Officier du train de 1812 à 1814
Trompette du train de 1812 à 1814, Sous-officier du train de 1812 à 1814
Soldats du train de 1812 à 1814, Soldat d'artillerie de 1812 à 1814
Tambours (1808 à 1812)
Comme dans l'artillerie française avec la
différence de l’uniforme de la principauté.
En 1812 l’habit vert à galons de livrée.
Notes (d’après les dessins de Job)
Les boutons d’artillerie seraient en métal
blanc.
Train cTartillerie
Soldats en grande tenue
De 1808 à 1812
Habit-surtout (à petits pans) gris de fer.
boutonnant droit sur la poitrine par 9
boutons en métal blanc. Un passepoil jaune
chamois sur le devant de l’habit. Un passe-
poil de même couleur aux poches en long
et aux pattes d’épaule. Collet (sans passe-
poil ). parements (en pointe ) ; retroussis sans
passepoil avec une grenade gris de fer.
doublure : le tout jaune chamois.
Pattes d’épaule en drap gris de fer. passe-
poil chamois.
Gilet en drap jaune chamois (non visible).
Culottes de peau sans ornement ou (en
campagne) charivari en drap bleu.à passe-
poils jaunes.
Bottes à l’écuyère avec manchettes Éperons
Schako, comme le train français de la ligne,
avec cordelière, raquettes et pompon (en
poire) le tout rouge; visière bordée de
cuivre, plaque en losange sur le devant et
jugulaire cuivres
Bonnet de police comme l'infanterie du
bataillon, mais fond bleu.
Manteau de cavalerie gris (2e modèle, avec
manches).
Armement et harnachement comme le
train français
Peau de mouton avec dents de loup jaune
chamois.
Officiers
Comme les soldats avec les épaulettes argent
du grade. Petites basques. Schako. Corde-
lière raquettes et glands argent. Pompon en
poire argent, plaque de schako, bord de la
visière et jugulaire en cuivre doré. Le reste
comme les officiers du train de la ligne
français Sabre fourreau en cuivre, dragonne
argent. Sur culotte en drap bleu, passepoil
jaune.
Sous-officiers et brigadiers
Comme les soldats avec les galons du grade.
Cordelière du schako rouge et or ainsi que les
raquettes et les glands Pattes d’épaule comme
les soldats Pour l’armement et le harnache-
ment comme les sous-officiers du train fiançais
Sur culotte en drap bleu, passepoil jaune.
Trompette
Comme les soldats mais grenade argent sur
les retroussis Sabre de cavalerie légère en
cuivre avec dragonne en galon de fil rouge.
Le reste comme le train français Sur culotte.
224— INIANII.KIE 1:1 RÉGIMENTS ÉTRANGERS
Planche V
Principauté de Neufchâtel (Suisse)
Uniforme
Soldat en grande tenue
de 1808 à 1812)
Habit court bleu foncé.
Collet bleu sans passepoil.
Revers jaune chamois passepoilés rouge.
Parements en velours noir, passepoilés
rouge.
Pattes de parement bleu passepoilé rouge.
Poches en long, passepoilées rouge.
Doublure et retroussis rouges. Une grenade
bleue sur les retroussis.
Epaulettes rouges à franges.
Boutons blancs.
Gilet bleu.
Culotte bleu passepoil jaune chamois.
Capote gris beige.
Armement et fourniment comme le génie
français.
Bonnet de police, bleu passepoilé rouge,
sans gland.
Schako modèle du génie français avec la
plaque en losange et grenade en relief sur
la plaque, le tout en cuivre: le galon
supérieur rouge et plumet noir sans
pompon.
Guêtres d’infanterie légère.galon et passe-
poil rouge sans gland.
Officiers de 1808 à 1812
Comme les soldats avec les ornements or,
mais boutons blancs. Bottes à la souvarow.
galon or sans gland, épaulettes or du grade.
Épée à ceinturon blanc passant sous le pont.
Tambours de 1808 à 1812
Sapeurs du génie ( 1808 à 1814)
Soldat en grande tenue ( 1812)
Officier en grande tenue (1812)
Soldat en bonnet de police ( 1812)
Comme les soldats avec les galons or.au
collet, aux parements, pattes, et revers. En
1812 l’habit vert à galons de livrée.
Principauté de Neufchâtel — 225
Décret du maréchal Berthier
Les aides de camp du vice-connétable
porteront l'uniforme ainsi qu'il suit:
Frac écarlate à la hussarde.
Collet droit de velours noir.
Parements en pointe de velours noir.
Revers de drap blanc, liseré noir.
Boutons ronds à la hussarde.
Doublure rouge.
Les revers, les parements, le collet, la
bordure de l'habit et les plis seront bordés
d'une broderie de quatre lignes de largeur
(petites feuilles de chêne).
Veste et culotte blanches.
Chapeau noir uni: plumet noir;ganse et
bouton acier.
Epée dorée : dragonne or.
Notes complémentaires sur cet uniforme:
Le frac à la hussarde.c'est-à-dire l'habit de
tenue de ville des hussards (officiers).
Retroussis écarlates avec broderies or,
passepoilés de velours noir; doublure
écarlate.
Poches en long, passepoil velours noir.
Collet non agrafé (ouvert).
Boutons dorés à la hussarde sans ornement.
Tous les ornements noirs sont en velours.
Les broderies sont accompagnées d'une
baguette or.
Un bouton au bas de chaque pli des
basques.
Aiguillettes or en trèfle sur l'épaule, sans
corps d'épaulette, le cordon entourant le
bouton de l'épaule, et retenues avec une
bride d'épaulette en or sur drap écarlate.
( Les aiguillettes sont à droite :à gauche des
épaulettes or à franges, du grade).
Ceinturon blanc, avec porte-épée (placé
sous le pont).
Culotte à petit pont, en drap.
Veste en drap blanc, à petits boutons d'uni-
forme. avec poches à trois pointes.
Chapeau (porté en colonne) avec une ganse
très peu large en acier, descendant vers le
bas du chapeau et retenue en cet endroit
par un petit bouton sphérique.en acier.sans
ornement. Une jugulaire formée par deux
rubans de soie noire, se nouant sous le
menton, ou bien noués sur le haut du
chapeau, derrière.
Bottes à la hussarde, avec galon et gland or.
Gants blancs simples.
Épée à fourreau de cuir et cuivre doré,
poignée dorée, dragonne or.
Harnachement à la hussarde avec peau de
tigre ou de panthère galonnée or et festons
de laine écarlate.
Chevaux arabes, blanc-gris, à crins longs.
Notes
Planche VI
Principauté de Neufchâtel ( 1807 à 1814)
Aides de camp du prince de Neufchâtel
en grande tenue et tenue de ville.
Il y avait plusieurs grades dans les aides de
camp.
Les épaulettes et la dragonne du grade ; la
dragonne est en cordelière.
Tenue de ville
Même chose en bas et souliers; culotte
courte avec jarretières et boucles dorées.
Uniforme des aides de camp, ou officiers
d'ordonnance du prince de Neufchâtel. lors
de l'entrée de Napoléon à Madrid
(8 décembre 1808)
Pelisse en drap noir; ornements or et
fourrure brune.
Dolman de drap blanc: ornements d'offi-
ciers de hussards en or.
Large pantalon.
Schako recouvert de drap écarlate avec
aigrette blanche en plumes de héron ; garni-
tures or.
Ceinture à la hussarde en soie noire.olives,
cordon et gland or.
Une petite giberne.
Une sabretache.
Un sabre en damas.
Flarnachement comme les précédents
(planche VI).
226 — IsFANII RIE ET RÉGIMENTS ÉTRANGERS
Pl-ANC'HE Vil
Pi AKFiir. VH uic
Principauté de Neufchâtel
Garde d'honneur en 1806
Courrier du prince de Neufchâtel
Uniforme du courrier
Habit rouge à basques longues. Poches er
long, liseré bleu. Collet, revers, retroussis
doublure, parements et pattes de parements
bleus. Boulons cuivre. Pans agrafés
Épaulettes or. Cravate noire.
Culotte de peau jaune.
Veste blanche, boutons blancs.
Chapeau à cocarde tricolore, ganse et glands
dans les cornes or. longue plume rouge,
porté en colonne (planche VII bis. ni).
Bottes à l’écuyère avec manchettes de
bottes.
Fouet de poste.
Sacoche de cuir noir en bandoulière.
Au bras droit un brassard en drap rouge,
bordé bleu avec un aigle blanc non
couronné (Détails,planche VII bis.n 111).
Sabre non visible sur le dessin de Job.
Harnachement
Grosse cavalerie. Une seule bride de mors.
Housse rouge bordée d'un galon or avec
demi-chabraque en peau de mouton noire
(ou brune). Porte manteau en cuir (Détails,
planche VII bis.n IV). La queue du cheval
est tordue comme celle des chevaux de
poste, sangle noire. Étrivières et étriers noirs
Principauté de Neufchâtel
(1807 à 1814)
I. Chapeau du courrier du prince de
Neufchâtel.
II. Retroussis de l’habit du courrier du
prince.
III. Brassard du courrier du prince.
IV. Porte manteau de voyage du courrier.
V. Fouet de poste du courrier.
VI. Fanion des grenadiers du régiment
d’infanterie.
VII. Fanion des voltigeurs du régiment
d’infanterie (ces fanions d’après la
collection Wurtz).
Principauté de Neufchâtel — 227
Historique
(d’après Masson)
Ce corps recruté parmi les Irlandais et les Français sachant
l'anglais fut formé le 7 ventôse an XII (5 octobre 1803).
Il ne servit pour ainsi dire à rien, l’expédition d’Angle-
terre n'ayant pas eu lieu. Il se composait au début de :
Cinq officiers (un capitaine commandant, deux lieute-
nants. deux sous-lieutenants).
Six sous-officiers (un maréchal des logis-chef, quatre
maréchaux des logis, un fourrier).
Huit brigadiers,quatre-vingt-seize guides.deux tambours
Total cent dix-sept hommes sous les ordres d’un comman-
dant. chef d’escadron « cuvelier ou cavalier ». Le corps
fut formé à Saint-Omer. Il resta au camp de Boulogne
jusqu’en 1806. puis il partit en Prusse. En arrivant à Tilsitt.
Napoléon lui donna le nom de « corps ou compagnie de
guides du prince de Neufchâtel » le 30 juin 1807. Rentrés
en France, les guides allèrent tenir garnison à Versailles
(le 13octobre 1808); puis ils partirent en Espagne, où ils
restèrent à Valladolid et à Burgos. puis ils revinrent à
Bayonne (novembre 1811 ) où ils furent réorganisés et
reçurent le nom de « Compagnie d’élite du grand quartier
général ». Ils revinrent à Paris en 1812 d'où ils partent en
Russie avec la Grande armée.
En 1813 ils furent de nouveau réorganisés par le capitaine
Trimoult. Ils prirent part à la campagne de France et
furent presque entièrement massacrés au combat de la
Fère-Champenoise (le 25 mars 1814). Il restait trente et
un hommes. Ces survivants du corps furent versés dans
le 2e régiment de dragons le 1er juin 1814.
Uniformes
Guides interprètes
de l'armée d'Angleterre
Soldat en grande tenue ( i8oj à 1807)
Habit veste échancré par-devant, couleur vert-dragon.
Doublure, revers, parements en botte et retroussis le
tout écarlate. Pattes d’épaule passepoil rouge. Boutons
blancs à la hussarde. Revers carrés.
Veste de drap blanc, croisée avec deux rangs de boutons.
Culotte de peau blanche sans ornement.
Bottes à l’américaine : éperons noirs bronzés. Gants
blancs à crispin.
Buffleteries blanches;sur le baudrier qui retient le sabre
une plaque en cuivre représentant un œil entouré de
garnitures Louis XV (planche VI11 ).
Sabre modèle « des dragons », dragonne en buffle blanc.
Le sabre est attaché au baudrier par deux bélières
(planche VIII).
Mousqueton garni de sa baïonnette: le mousqueton
placé dans une botte comme les dragons. Le mousqueton
était probablement le fusil de dragon.
Chapeau de gendarme, bordé d’un galon blanc (ou
argent); flèches blanches (ou argent) dans les cornes,
cocarde avec une ganse double retenue par un bouton
et placée sur le côté droit du chapeau. Au-dessus de la
cocarde un panache écarlate, également à droite.
Planche VIII
Principauté de Neufchâtel (Suisse)
Guides interprètes de l'année d’Angleterre ou guides du prince de Neufchâtel
Officier et soldat en 1803
Plaque de ceinturon d’officier en 1803.
228 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche VIII bis
Harnachement
Chabraque en drap vert, dents de loup
jaunes.
Brides et cuirs comme les dragons. ( D'après
Bucquoy, la chabraque est verte, bordée
d'un galon blanc, sans ornement. Porte
manteau rond vert, galon blanc.) Ils
portaient la queue non poudrée cl les
oreilles de chien.
Officiers (planche VIII bis)
Comme les soldats mais avec les boutons
et les ornements en or. Un jabot descend
de la cravate. Large ceinturon noir avec
bélières de même sur le devant du
ceinturon, la même plaque en cuivre doré
que sur le baudrier du soldat ( planche VIII ).
Hongroises à la culotte en galon or et sans
galon sur la couture.
Petites bottes à la souvarow. ornements or.
mais sans échancrure en cœur.
Même sabre à dragonne or.
Même coiffure. Ils portaient une canne.
Harnachement.
Tambours
Soldats de 1811 à 1814
En novembre 1811 à Bayonne à réorganisa-
tion. les revers deviennent blancs, puis la même
année ils sont chamois (couleur distinctive de
la principauté de neufchâtel). En 1811 ilyeut
encore d'autres changements dans l'uniforme
de ISlOà 1811 (planche VIII ter).
Principauté de Neufchâtel
Guides interprètes de l'année d'Angleterre
Commandant en chef en 1803 (d'après Chalminski)
Principauté de Neufchâtel — 229
Uniforme
Soldat en tenue de campagne
Ils ont à peu près l'uniforme des compagnies
d'élite de dragons, avec bonnet à poil, sans
ornement Jugulaire de cuir noir.
Habit vert avec revers carrés blancs: retroussis,
doublure, collet et parements écarlates. Boutons
blancs. Trèfles d'épaule blancs avec aiguillettes
de fil blanc, à gauche. Gants simples blancs. Gilet
de drap blanc. Ceinturon blanc à plaque de cuivre.
Harnachement de grosse cavalerie. Demi-peau
de mouton blanche à dents de loup écarlates.
Housse verte avec un galon blanc et une grenade
blanche dans les coins postérieurs. Porte manteau
carré vert avec galon blanc. Manteau vert,
parementé d'écarlate. Le reste de l’uniforme est
pareil à celui des guides interprètes.
Notes
Après 1811 les revers sont chamois (couleur de
la principauté de Neufchâtel).
Sous-officiers
Comme les soldats avec les galons du grade en
argent et les trèfles et aiguillettes en argent,
mélangé de poils de chèvre vert.
Officiers
Tous les ornements argent.
PLANCHE VIII TER
Corps ou compagnie de guides du prince de Neufchâtel,
ou compagnie d’élite du grand quartier général de 1810 à 1811
en tenue de campagne en Espagne
(ancien corps des guides interprètes de l'armée d'Angleterre)
2.30 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche IX
Principauté de Neufchâtel (Suisse)
I - Il - III. Retroussis des fusiliers,grena-
diers. voltigeurs.
IV. Bouton d'uniforme du bataillon (le
mot BATTAILLON est avec deux T).
V. Bonnet de police de soldat du bataillon
VI. Épaulette de sapeur.
VII. Épaulette de sergent sapeur et de
sergent grenadier.
VIII. Insignes sur les bras des sapeurs.
IX. Insignes en cuivre sur la buffleterie des
sapeurs.
X. Épaulette de sergent fusilier.
I. Devant de l'habit avec gilet et manche
d'un soldat d'artillerie en 1810 (d'après
Job). Les boutons seraient blancs.
II. Revers droit de l'habit d'un aide de
camp du prince de Neufchâtel.
III. Broderie de l'habit (feuilles de chêne
et glands) en or.
IV. Pan de l'habit (côté droit).
Régiments étrangers
au service de la France
Infanterie et cavalerie
Planche I
Régiment de la Tour d'Auvergne ou Ier Régiment étranger
Grenadier en grande tenue en 1808 (d'après Kniitel)
Fusilier en grande tenue en 1811 d'après Uenhart et Humbert)
Fusilier en grande tenue en 1805 (d'après Kniitel)
Corde voltigeur en grande tenue en 1805 (d'après Kniitel)
232— Infanterie ei Régimenis étrangers
Régiment de La Tour d’Auvergne
Historique
Il y avait depuis la lrc République des corps
de troupes étrangères au service de la
France. En 1791 ces corps furent supprimés
(en principe) mais Napoléon en leva partout
où ce fut possible.
Les Francs du Nord le 7 septembre 1790.
La légion italique en 1799.
La légion de la Vistule. etc.
Sous l’empire quatre régiments étrangers,
au service de la France furent créés et qui
prirent le nom de:
Le premier: régiment de La Tour
d’Auvergne.
Le second: régiment d’Isembourg,
Le troisième: légion irlandaise.
Le quatrième: régiment de Prusse.
Le 3 août 1811. ces quatre régiments
changèrent de nom. pour prendre celui de :
1er Régiment étranger.
2e Régiment étranger.
3e Régiment étranger.
4e Régiment étranger.
Il y avait en plus quatre régiments suisses.
En 1815. au retour de Napoléon de l’île
d’Elbe, il y avait encore, faisant partie de
l’armée française, les trois premiers
régiments étrangers ( le 4e. ancien régiment
de Prusse, avait été licencié avant la Ire
Restauration en 1812) et les quatre
régiments suisses.
Le 2 avril 1815. Napoléon licencia les quatre
régiments suisses.
Le 2 mai 1815. il licencia les deux premiers
régiments étrangers mais en gardant le 3e
étranger (ancienne légion irlandaise) auquel
il ajouta huit nouveaux corps étrangers.
Le ri 1 (avec des Piémontais) organisé à
Chalon-sur-Saône, devient le 23 mai 1815.
le 31e Régiment d’infanterie légère.
Le n 11 (avec les Suisses, restant des quatre
régiments dissous) organisé à Vichy le 2 avril
1815 et fort de 502 hommes.
Le n 111 (avec des Polonais de l'ex régiment
de la Vistule qui avait été licencié par
Louis XVIII) organisé à Reims et fort de
8(X) hommes.
Le ri IV (avec des déserteurs allemands)
organisé à Tours.
Le n” V (avec des déserteurs hollando-
belges) organisé à Amiens et fort de 378
hommes.
Le n° VI (avec l’ex-régiment colonial)
organisé à Lorient avec quelques compa-
gnies d'Espagnols et de Portugais.
Le ri VH (avec l’ancien 3e étranger, légion
irlandaise) organisé à Montreuil-sur-mer
et fort de 401 hommes.
Le n° VIII (avec des Italiens) organisé à
Aix.
En plus un bataillon d’hommes de couleur.
De tous ces corps, seul, le 2e (suisse ) fut prêt
pour faire la campagne de Belgique: les
autres ne firent qu’un service de garnison.
Le n° VIII (italien) fut employé par le
maréchal Brune, sur la ligne du Var.
Le ri III (polonais) tira les derniers coups
de feu de l’empire le 3 juillet 1815àSèvres.
contre les Alliés^ au siège de Paris.
Tous ces corps étrangers, y compris les
Suisses furent licenciés à la 2e Restauration
en 1815: puis plus tard furent reformés en
un seul corps sous le nom de « légion royale
étrangère » : puis prirent le nom de « légion
de Hohenlohe ».et le 21 février 1821 celui
de « régiment de Hohenlohe ».ce régiment
devient le 5 janvier 1831 « le 21e léger ».
Presque tous les hommes étaient natura-
lisés français: les autres (non naturalisés)
ainsi que les Suisses qui en faisaient partie
devinrent « la légion étrangère ». Qui
subsiste encore de nos jours (1956).
Historique du régiment
de La Tour d'Auvergne
Créé le 30 septembre 1805. il fut formé à
Wissembourg (en Italie d'après les
mémoires de Marbot). Le 3 août 1811
(décret), i) prend le nom de F' Régiment
étranger. Licencié par Napoléon à son
retour de l’île d’Elbe le 2 mai 1815.
Le colonel qui donna son nom au régiment,
était le neveu du célèbre La Tour-
d’Auvergne, tué pendant la République. Le
major était Charles d’Escorches de Sainte
Croix, qui devint premier aide de camp du
Masséna avec le grade de colonel. Les deux
régiments. La Tour-d’Auvergne et
Isembourg. furent formés avec les six mille
plus beaux hommes qui furent faits prison-
niers à Austerlitz.
Ces deux corps n’étaient pas assujettis aux
mêmes règles de formation que les
régiments nationaux. Il n’était pas néces-
saire d’avoir été militaire pour y obtenir un
grade d’officier, même d’officier supérieur:
cependant ils étaient formés comme les
régiments d’infanterie de ligne c'est-à-dire
en bataillons comprenant des compagnies
de grenadiers, de voltigeurs et fusiliers: un
tambour-major, tambours maîtres,
tambours, cornets, fifres, sapeurs, etc.
Les drapeaux sont pareils aux drapeaux des
régiments français. Le régiment suit la règle
de l'uniforme de l’infanterie légère et la
même désignation pour les grenadiers
qu'on nommait « carabiniers ». pour les
fusiliers qu’on nommait « chasseurs ».
D’après certains documents les fusiliers
(chasseurs) ont un sabre-briquet. D’après
Knütel, ils ont le sabre, mais sans dragonne
(planche XII.n II).
Les officiers ont l’uniforme comme les
soldats, suivant la compagnie:épaulettes,
dragonne, boutons, ornements du schako
et des bottes, le tout argent. Schako comme
les officiers d’infanterie légère avec les
ornements de devant (plaque ou aigle en
cuivre). Épée à poignée et bout dorés.
Hausse-col en cuivre doré avec une aigle
en argent. Sabre d'officiers d’infanterie,
poignée et bout dorés attaché à un
ceinturon à la taille: au début par une
bandoulière, lorsqu’ils portent le chapeau
avec ornements argent.
Régiments de LaTour d’Auvergne — 233
Uniformes
Soldats en grande tenue
Il est certain qu'il y a eu des transforma-
tions dans l'uniforme comme dans toute
l'infanterie et que le régiment s'est
conformé à la règle et à la mode suivant les
époques.
L'uniforme a la coupe de l'infanterie légère,
en drap vert foncé, à passepoils, ornements
boutons blancs : petites basques : poches en
long:doublure verte;collet (ouvert) et
pattes de parement écarlates: guêtres
d'infanterie légère avec la transformation
en 181X c'est-à-dire guêtres sous le genou,
noires à boutons d'os noires.
Gilet de drap blanc, à petites poches:
boutons petit modèle blancs.
Culotte est représentée soit toute verte, soit
verte avec un passepoil blanc sur la couture
extérieure:ou en tricot blanc.
Armement et équipement de l'infanterie
française (Boutons.planche XII.n I).
Grenadiers (carabiniers)
( planche I et planche 1 ter)
En 1805:au début un bonnet à poil.n'ayant
pour tout ornement qu'un gland rouge en
haut. Pas de jugulaire. Épaulettes rouges à
franges: grenade rouge sur les retroussis.
ornements rouges aux guêtres. Sabre-
briquet avec dragonne blanche à gland
rouge. Plus tard le schako.avec plumet;
gros pompon sphérique cordelière à deux
glands et raquettes, le tout écarlate;
jugulaire à lamelles de cuivre avec son
bouton: plaque en cuivre sur le devant.
Cocarde. La giberne peut avoir une
grenade cuivre.
Fusiliers (chasseurs)
( Planche I et planche 1 ter)
Au début un chapeau comme dans l'infan-
terie. avec un galon blanc en fil. une ganse
de cocarde blanche avec son bouton.
Pattes d'épaule vertes, passepoil blanc:
ornement blanc sur les retroussis;
ornements blancs aux guêtres: sabre-
briquet; poignée et bout cuivre, sans
dragonne ou pas de sabre.
Plus tard, le schako, comme les grenadiers
avec plumet vert gros pompon sphérique
de la couleur de la compagnie: cordelière
blanche; épaulettes blanches à franges;
giberne sans ornement.
Voltigeurs
(Planche 1 et planche 1 ter)
Un schako, avec plumet, vert 2/3 en bas:
Planche I bis
Régiment de La Tour d'Auvergne ou Ier Régiment étranger
Tambour de grenadiers en grande tenue, de 1806 à 1810
Tambour-major en grande tenue, en 1805
Tambour de fusiliers en grande tenue, en 1805
jaune 1/3 en haut: gros pompon vert
sphérique; cordelière verte. Épaulettes à
franges jaunes, corps vert ; tournantes jaunes.
Sabre-briquet avec dragonne verte, le haut
du gland jaune.
La giberne peut avoir un cor en cuivre;
ornements des guêtres jaunes ; cor en drap
jaune sur les retroussis (planche I ). Plus tard
il y a certains changements au schako.collet
et épaulettes.
234 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche I ter
Régiment de La Tour d'Auvergne ou Ier Régiment étranger
Grenadier en 1805, Voltigeur en grande tenue, en 1809
Officier de fusiliers en tenue d'été, en 1805
Fusilier (chasseur) en grande tenue, en 1805
(d'après la collection alsacienne)
Planche I qlater
Uniformes
Tambours et fifres grenadiers
en grande tenue
A toutes les époques comme les soldats
grenadiers avec un galon argent au collet,
aux revers, aux parements et aux retroussis
Nids d'hirondelle (jusqu'en 1808) blancs à
raies rouges ( ou bien rouges à raies et galon
d'argent.
Tambours français.
Tambours et fifres fusiliers
en grande tenue
À toutes les époques comme les soldats
fusiliers avec les mêmes galons et nids
d'hirondelle que les tambours grenadiers.
Cors ou cornet des voltigeurs
en grande tenue
Comme les soldats voltigeurs, mais avec de
petits changements au schako, mais toujours
le pompon et la cordelière verts: les
épaulettes à franges peuvent aussi être
toutes jaunes. Nids d'hirondelle comme les
tambours les galons argent comme les
tambours (d'après Kniitel il n'y a pas de
nids d'hirondelle à aucune époque, et le
galon argent est remplacé par un galon
rouge, au collet, aux revers, aux parements
et autour des retroussis) (planche I).
Tambour-major
En 1805 (planche 1 bis) il est représenté
avec l'habit le gilet et la culotte comme les
soldats, avec des galons argent comme les
tambours et en plus les galons de sergent-
major en argent sur drap écarlate. Un galon
argent au gilet. Chapeau noir à ganses
argent ainsi qu'un galon argent bordant le
chapeau : macarons argent dans les cornes;
plumet blanc à sommet vert. Petites bottes
noires à la souvarow. galon argent, sans
gland. Contre épaulettes argent sur drap
vert sur les épaules. Baudrier en buftle blanc
sans ornement. Sabre. Canne de tambour-
major français, ornements argent.
Régiment de La Tour d'Auvergne ou Ier Régiment étranger
Musicien en 1810, Colonel en 1808, Sapeur en 1810
Notes: Le musicien a un galon argent au collet et aux revers: trèfles d'épaule argent. Epée à
dragonne blanche ; bottes à la souvarow, ornements argent. Le colonel a une aigle argent couronnée
Régiment d’Isemberg — 235
Régiment d’Isemberg
K.
PLANCHE II
Régiment d’Isemberg ou 2' Régiment étranger en 1811
Fusilier (chasseur) en grande tenue de 1805 à 1812
Voltigeur en grande tenue de 1805 à 1812
Grenadier (carabinier) en grande tenue de 1805 à 1812
Officier de fusiliers en grande tenue de 1805 à 1812
Tambours de fusiliers et de voltigeurs
236 — Ineanierie ET Régiments étrangers
Planche II bis
Régiment d'isemberg ou 2e Régiment étranger en 1811
Caporal sapeur ( 180g à 1810)
Collet jaune, passepoil blanc. Pas de fusil ni de hache. Sabre à tête de coq. avec lame en dents
de scie. Guêtres blanches. Retroussis et doublure bleu ciel.
Musicien
Fifre de grenadiers
Notes
Tous les fifres, tambours et cornets ont le même uniforme selon leur compagnie,
avec des galons en chevron sur les bras jaunes et verts.
Historique
Créé le Ie' novembre 1805 à Mayence.
Le prince régnant d’Isembourg (ou
Isemberg) en était le colonel.
Le 3 août 181 Lee régiment devient le 2e
Régiment étranger.
Le 9 août 1811 on y ajoute une partie de la
légion hanovrienne. 11 fut licencié comme
le 1er Régiment le 2 mai 1815 (Historique
du régiment de La Tour d’Auvergne,
planche I.texte).
Uniforme
Grande tenue 1805 à 1812
Coupe de l’infanterie légère
Habit
de drap bleu clair: passepoils, ornements et
boutons blancs; retroussis et doublure sont
bleu clair:sur les retroussis passepoilés de
blanc il y a une grenade de drap rouge pour
les grenadiers: un cor jaune pour les volti-
geurs et en 1812 un N couronné bleu pour
les fusiliers.
Collet et pattes de parement jaunes, passe-
poilés blanc.
Gilet
bleu clair passepoilé de blanc: devant.dans
le bas. sur les poches.
Culotte
de la même couleur que l’habit.
Petites guêtres noires ou blanches sans
ornement sous le genou.
Les grenadiers ont le bonnet à poil avec
cordelière blanche a une raquette et gland:
plumet écarlate:épaulette rouge à franges
avec la tournante blanche : une plaque de
cuivre avec un N en relief. Les voltigeurs
ont le schako avec plaque en losange en
cuivre, avec un cor en relief: jugulaire à
lamelles de cuivre avec son bouton orné
d’un cor: cordelière verte à deux glands et
deux raquettes, visière de cuir noir sans
ornement ; épaulettes à corps et tournante
jaunes, franges vertes.
La dragonne des grenadiers est toute rouge,
celle des voltigeurs verte. Les fusiliers n’ont
pas de sabre : schako sans cordelière : plaque
et jugulaire en cuivre. Sur le schako un
plumet noir (d’après la collection Wurtz un
gros pompon sphérique rouge).
Les officiers comme les soldats, suivant la
compagnie, les ornements argent : bottes à
la souvarow. ornements argent : hausse-col
cuivre : ornements argent ; sabre ornements
argent.
En 1812 (décret) le régiment suit les règles
de l’infanterie légère dans la coupe de l’uni-
forme et du schako: les grenadiers ont le
plumet de crins, rouge, les voltigeurs jaune:
les fusiliers ont le pompon de la compagnie.
L’uniforme ne change pas pour les couleurs.
Les officiers suivent les mêmes change-
ments.
En tout temps le bonnet de police à la
dragonne en drap bleu clair, passepoils
blancs, sans gland planche XII. n 111). Les
caporaux depuis le début ont les galons en
laine blanche. Les sous-officiers ont les
galons selon le grade en argent.
Notes
Le régiment avait des tambours, des fifres
(grenadiers et fusiliers) :des cornets (volti-
geurs) des sapeurs avec un sergent et un
caporal : un tambour-major, des tambours
maîtres et une musique. Probablement ils
suivirent la règle du décret de 1812.comme
les soldats (planche II bis). *
Légion irlandaise — 237
Légion irlandaise
Planche III
Légion irlandaise ( 1803 à 1815) ou j‘ Régiment étranger
Fusilier en tenue d'hiver de 1809 à 1812
Officier de voltigeurs de 1809 à 1812
Voltigeur en tenue d'été de 1809 à 1812
Grenadier en tenue d'été de 1809 à 1812
Historique
Le 31 août 1803 on crée un bataillon irlan-
dais. composé d’Irlandais et nommée
« légion irlandaise » en 1805.
En 1809. ce bataillon devient un régiment
de deux bataillons.
Le 3 août 1811 le régiment devient le
3e Régiment étranger avec cinq bataillons.
Au retour de Napoléon de l’île d'Elbe en
1815 il n'est pas licencié, mais il ne se
compose plus que de 401 hommes (officiers
et soldats) ( Historique des régiments étran-
gers, planche l. texte).
Uniforme
Suit la règle et les transformations de l’infan-
terie française.
Habit
Vertirevers (en pointe) jaunes: parements
(en pointe) jaunes.
Collet, doublure, retroussis et passepoils:
le tout jaune.
Boutons de cuivre (planche XII. n I).
Bonnet de police en drap vert, passepoils
jaunes, sans gland (planche XII.n IV).
Gilet
De drap blanc, boutons cuivre.
Culotte
En drap blanc au début, en tricot blanc
ensuite.
Petites guêtres
Sous le genou : blanches ou noires selon la
saison.
Armement
Et fourniment français.
Officiers
Épaulettes et ornements or.
Le régiment avait des sapeurs.
Régiment de Prusse
Planche IV
Régiment de Prusse ( 1806 à 1812) ou J Régiment étranger
Grenadier en 1806 (d’après Knütel)
Voltigeur en 1806 (d'après Knütel)
Fusiliers en 1806 (d’après Knütel)
drap rouge. Parements rouges, en rond, sans
bouton. Doublure et retroussis rouges
Veste et culotte vertes. Boutons jaunes
(planche XII. n I). Schako droit, à la
prussienne, sans jugulaire, avec plaque en
cuivre en losange. Un cordon entoure le haut
du schako de façon à cacher la couture qui
joint la partie rabattre du calot.au manchon
du schako. Les glands de ce cordon tombent
à droite presque sur l’épaule. Sur le devant
et au sommet du schako un panache. Ce
panache est de la même couleur que le
cordon : rouge pour les grenadiers; jaune
pour les voltigeurs; blanc pour les fusiliers
Toutes les compagnies ont les pattes
d’épaule à la prussienne.c’est-à-dire en drap
vert.de forme rectangulaire, le petit bouton
près du collet et cousues à l’emmanchure.
Le fourniment blanc à la prussienne.
Guêtres d’infanterie légère à galon et gland
de la couleur du cordon du schako. Fusil
français à baïonnette, giberne française.
Sabre-briquet à dragonne pour toutes les
compagnies: rouge pour les grenadiers:
verte pour les voltigeurs: blanche pour les
fusiliers. Les voltigeurs ont en plus une
aiguillette jaune, pendant en arrière de
l'épaule droite. Bonnet de police pour tous
en drap vert.ornements rouges (Détails,
planche XII. nV).
Officiers
Historique
Ce régiment fut créé le 13 novembre 1806.
Le 3 août 1811. il devient le 4e régiment
étranger.
Il cesse d’exister en 1812.
Le 9 août 1811. on y incorpore une partie
de la légion hanovrienne.
Uniformes
Il y a plusieurs versions sur l'uniforme.celle
du dessin est de Knütel,et voici l’uniforme
d’après Fieffé tiré de l’histoire des troupes
étrangères au service de la France (tome II.
pages 186 et 232).
Habit-veste en drap vert: pattes d’épaule
de même: collet et doublure rouges;
parements ronds en drap vert,sans bouton :
retroussis rouges revers verts. Les
parements et les revers passepoilés rouges.
Gilet blanc. Culotte verte. Boutons cuivre.
Bonnet à pointe. Il est probable que le
schako était à la prussienne avec la plaque
de cuivre française. Les bretelles du
havresac sont aussi à la prussienne. Demi-
guêtres noires, boutons noirs. Manteau bleu
roulé sur le sac.
Notes
Il est certain qu'il y a dû avoir des change-
ments dans l’uniforme entre 1806 et 1812.
D’après Knütel (tome IV. planche 25)
Pour tous les soldats:
Habit en drap vert à petites basques, à revers
rouges coupés droits. Collet droit, ouvert en
Habit
En drap vert à longs pans. Revers en drap
rouge modèle 1812 mais laissant voir un
peu du gilet de drap vert. Collet haut ouvert
et droit: rouge sans passepoil. Retroussis
rouges sans ornement. Doublure rouge.
Poches en long, passepoilées rouge.
Culotte verte
Bottes
A la souvarow. galon et gland or.
Chapeau
A galon de poil de chèvre noir avec cocarde
impériale et ganse de cocarde avec bouton
or: macarons dans les cornes or. Panache
en plumes vert.
Hausse-col doré
Régiment de Prusse — 239
Planche V
Régiment de Prusse ( 1806 à 1812) ou 4 Régiment étranger
Tambour de fusiliers en 1806
Musicien en 1806
Officier (vu de dos) en 1806
Officier (vu de face) en 1806
Une épaulette
À la prussienne en torsades d'or sans frange,
sur l'épaule droite et des aiguillettes or.
s'attachant à cette épaulette à droite, passant
sur la poitrine et retenues à gauche par les
boutons du revers.
Ceinturon
De cuir noir, à plaque dorée.
Sabre
A deux bélières de cuir noir, avec poignée
dorée et fourreau droit de cuir naturel à
garniture d'acier. Dragonne or.
Gants
En peau blanche, à petites manchettes.
Tambours de fusiliers
en grande tenue
Habit
Blanc, taillé comme celui de la troupe:collet,
revers et parements écarlates bordés, ainsi
que les retroussis d'un galon argent traversé
en son milieu par une raie écarlate ; pattes
d'épaule rectangulaires blanches passepoil
écarlate: nids d'hirondelle blancs bordés
d'une bande de drap écarlate, laquelle est
elle-même bordée d'un galon argent avec
raie écarlate en soie.
Culotte
En drap vert.
Guêtres
Comme les soldats fusiliers.
Schako
Comme les fusiliers avec panache blanc et
cordon blanc et écarlate. Les cercles des
tambours sont rayés blanc et écarlate. Le
tablier du tambour en buffle blanc
s'attache sur l'habit. Le reste à la française.
Pas de sabre. Sac avec attache à la
prussienne.
Grenadiers
Sans doute pareil uniforme avec panache
rouge, ainsi que le galon et le gland des
guêtres.
Musiciens en grande tenue
Habit
Rouge, à petits pans, boutonnant droit
devant par une rangée de boutons, sans
passepoil:collet ouvert:gilet non visible;
parements (en rond);doublure et retroussis
verts. Rien sur les épaules: poches en long
passepoilées vert. Le collet est entièrement
entouré d’un galon or. ainsi que les
parements.
Culotte
Drap ou tricot blanc.
Guêtres
Comme les fusiliers.
Chapeau
Porté en bataille, à ganse de cocarde
(française) et macarons à franges le tout en
or: panache vert.
Épée
A poignée cuivre, fourreau de cuir noir,
ornements cuivre. Dragonne or.
Ceinturon
De buffle blanc, sous la braguette, avec
porte-épée.
Notes
Le régiment a également des fifres et des
cornets.
240 Infanterie et Régiments étrangers
Régiments suisses
Planche VI
Régiments suisses au service de la France (1803 à 1815)
Infanterie — I" Régiment
Grenadier en grande tenue d’été 1805 à 1812
Officier de grenadiers en grande tenue d'été 1805 à 1812
Voltigeur en grande tenue d’été 1805 à 1812
Chasseur (fusilier) en grande tenue d’été 1805 à 1812
Tambour grenadier en grande tenue d’été 1805 à 1812
(d’après Lienhart et Humbert)
Historique
Le 27 septembre 1803, trois demi-brigades
helvétiques entrèrent dans l’année française
à la solde de la France. Ces trois demi-
brigades furent très éprouvées.
Le 15 mars 1805. on forme le lu Régiment
suisse avec ce qui restait des trois demi-
brigades. On y ajoute des voltigeurs.
1" avril 1807. on attache à ce régiment une
compagnie d’artillerie à pied.
Le Tl octobre 1807. ce régiment passe au
service de Naples.
Le 1er octobre 1808, il rentre dans l’armée
française jusqu’en 1815.
Les trois autres régiments s’organisèrent le
1er octobre 1808 et durèrent jusqu'en 1815.
Par décret du 10 décembre 1807. chaque
régiment suisse a une compagnie d’artillerie
pour servir deux pièces de trois jusqu'en
1814.
Enfin le 2 avril 1815.au retour de Napoléon
de l’île d’Elbe.ces quatre régiments furent
licenciés, mais on en forma un nouveau à
Vichy avec les hommes restants des quatre
régiments. Ce corps prend le nom de 2e
Régiment étranger (Historique des
régiments étrangers, planche I ). Ce fut le
seul corps étranger qui fut prêt pour faire
la campagne de Belgique. Il était à Waterloo
Les régiments suisses étaient organisés et
composés comme les régiments français
avec un état-major pareil, mais il y avait en
plus un aumônier et un juge.
Les drapeaux sont pareils à ceux des
drapeaux d'infanterie de ligne avec l'ins-
cription : « l’Empereur des Français au...
régiment suisse ».
Régiments suisses — 241
Uniformes
L’uniforme des régiments suisses suit la
règle et les transformations des régiments
d’infanterie français depuis 1803. mais avec
de la fantaisie dans les détails.
L'armement, le fourniment et l’équipement
sont français.
Pour les quatre régiments l’habit est rouge
avec une couleur distinctive pour chaque
régiment Jaune pour le Ier. bleu roi pour le
2e. noir pour le 3e, bleu clair pour le 4e.
Le gilet de drap blanc; la culotte de tricot
blanc: des guêtres comme l’infanterie
française; les boutons d’uniforme en cuivre,
bombés avec simplement le numéro du
régiment en relief (planche XII).
Tous les régiments suisses ont les cheveux
courts.
De 1803 à 1805
Les mêmes transformations dans la coiffure
que pour les régiments d’infanterie
française.
De 1805 à 1812
Guêtres comme l’infanterie de ligne:
blanches ou noires selon la saison. Bonnet
de police (depuis 1803) en drap rouge,
forme de l’infanterie de ligne, passepoilé
de la couleur distinctive (planche XII. n° XL
XII, XIII. XIV).
De 1812 à 1815
Modèle de l’infanterie française:guêtres
sous le genou : bonnet de police modèle
1822 (planche XII. n VI): même culotte;
gilet non visible.
Tous les passepoils de l’habit sont rouges
au collet, parements et revers dans les
quatre régiments; passepoils de la couleur
distinctive aux poches et pattes de
parement.
Dans les quatre régiments, les voltigeurs
doivent avoir ( réglementairement ) le collet
et les pattes d’épaule jaune chamois liserés
de la couleur distinctive, mais ce règlement
ne fut pas observé.
Notes
D’après Marbot et d’autres documents, il
n'y aurait pas de passepoil au collet,
parements et revers (ni aux retroussis qui
d'après d'autres documents auraient un
passepoil rouge): les boutons sont blancs
pour les quatre régiments: les pattes
d'épaules des fusiliers sont passepoilées de
la couleur distinctive,soit Jaune pour le 1er
Régiment et ainsi de suite. D'après des
dessins de Bellangé. il n'y a pas de passe-
poils à l'habit mais les boutons sont jaunes
(ceci en 1812-1815).
ivr Régiment
(d'après Lienhart et Humbert)
Grenadiers en grande tenue
de 1804 à 1812
En 1803. un bonnet à poil rappelant le
bonnet autrichien avec une aigle en cuivre
couronnée par-devant avec une jugulaire
cuivre s'attachant au-dessus; une croix en
galon blanc sur la plate-forme (impériale)
sans cordelière, mais une raquette blanche
avec son gland, tombant à gauche
(planche IX). puis le colback comme les
grenadiers français sans jugulaire: plaque
de cuivre devant, avec une grenade en relief:
plate-forme derrière et au-dessus du bonnet
en drap rouge avec une grenade blanche
(ou bien un galon blanc en croix), corde-
lière blanche à raquette et gland;plumet
droit à gauche. 2/3 bas blanc. 1/3 du haut
écarlate;cocarde tricolore française sous le
plumet (planche VI).
Habit en drap rouge: collet, revers,
parements jaunes: retroussis et doublure
blancs. Sur les retroussis une grenade en
drap jaune (réglementairement elle devait
être rouge). Le collet, les revers, les
retroussis. les parements, les pattes de
parement, les poches (en long) sont passe-
poilés bleu ciel. Pattes de parement rouges.
Épaulettes blanches à franges, brides
blanches sur drap rouge. Sabre-briquet avec
sa dragonne blanche à gland rouge.
De 1812 à 1815
Suit la règle de l’infanterie française.
Le schako des grenadiers français remplace
le bonnet à poil (planche VIII). D'après
certains documents les grenadiers ont
encore le bonnet à poil comme avant.avec
épaulettes rouges, sans passepoil au collet,
aux revers, aux parements et aux retroussis.
Les boutons sont bombés légèrement, en
cuivre avec le numéro du régiment en relief
(planche XII. n° XV et XVI).
Les épaulettes restent blanches (régle-
mentairement elles devaient être rouges).
Il n’y a plus de passepoil au collet, aux
revers, aux parements et aux retroussis ou
bien ce passepoil est rouge et se confond
avec le drap de l'habit.
Passepoil jaune aux poches et aux pattes
de parement.
Une grenade jaune ou rouge sur les
retroussis.
Petites guêtres sous le genou ; blanches ou
noires selon la saison.
En été. long pantalon de toile blanche sur
les guêtres.
Voltigeurs en grande tenue
de 1805 à 1812
Schako de voltigeurs ; ornements cuivre,
cordelière verte à deux raquettes et
glands. Plumet 1/2 du bas jaune, 1/2 du
haut vert.
Épaulettes vertes à franges.
Cors jaunes sur les retroussis.
Sabre-briquet avec sa dragonne blanche à
gland vert.
Le reste comme les grenadiers
(planche VI).
De 1812 à 1815
Suit la règle des voltigeurs de l'infanterie
française (réglementairement, le collet jaune
chamois et les épaulettes à franges rempla-
cées par des pattes d'épaule comme les
fusiliers de drap jaune chamois. Ce règle-
ment n'était pas suivi).
Schako comme les voltigeurs français
(planche VIII). Le reste comme les grena-
diers.
Fusiliers en grande tenue
de 1804 à 1812
Uniforme comme les fusiliers français, avec
les couleurs du régiment suisse; pattes
d’épaule de drap rouge, passepoilé bleu ciel.
Pas de sabre; baïonnette placée sur le
baudrier de la giberne.
Le reste comme les grenadiers et voltigeurs
(planche XII, n VII et planche VI).
De 1812 à 1815
Suit le règlement des fusiliers en 1812.
Un N jaune non couronné sur les retroussis
(planche XVII). Les pattes d'épaule, les
poches, les pattes de parement passepoi-
lées jaune. Les pompons du schako de la
couleur de la compagnie.
Le reste comme les grenadiers et voltigeurs.
Notes
Pour toutes les autres tenues,comme dans
l'infanterie française avec les couleurs du
régiment suisse. Long pantalon de drap gris,
sans échancrure dans le bas en tenue de
campagne (hiver) et long pantalon de toile
blanche l’été. Les bonnets de police sont
passepoilés jaune.
Officiers en grande tenue
de 1804 à 1812
Modèle des officiers d'infanterie française
avec les couleurs du régiment suisse.
Épaulettes et ornements or. Dans chaque
compagnie comme les soldats ( planche V1 ).
Le sabre au début est tenu par un baudrier
blanc, placé en bandoulière comme dans
l'infanterie française. À ce moment les
officiers de fusiliers devaient porter le
chapeau.
De 1812 à 1815
Suit la règle des officiers français, il en est
de même pour les schakos et les pompons
des compagnies.
Sous-officiers
Dans toutes les tenues et à toutes les
époques comme les sous-officiers français.
Il en est de même pour les adjudants sous-
officiers et les fourriers. Les galons or.
Caporaux
Comme les soldats avec les galons de
caporal, placés comme ceux des caporaux
français, en laine.
Sapeurs
Comme dans l'armée française.
Tambours et fifre en grande tenue
de 1804 à 1812
Habit blanc: le reste dans chaque compa-
gnie comme les soldats (grenadiers, volti-
geurs. fusiliers) et les mêmes passepoils et
couleur distinctive au collet, revers et
parements. Les raies des cercles des
tambours sont tricolores et placées en diago-
nale: bleu. blanc, rouge (planche VI).
Notes
D'après certains documents l'habit est
rouge comme celui des soldats, avec des
nids d'hirondelle au début et un galon or
au collet, aux revers.aux parements et pattes
de parement (planche VII bis) et des galons
or en chevrons renversés sur les bras.
De 1812 à 1815.
Dans toutes les compagnies comme les
soldats avec l'habit blanc et les galons de la
livrée impériale placés comme dans les
tambours d'infanterie française en 1812sur
le collet, aux parements, pattes de parement,
aux retroussis et aux poches ; sept galons de
livrée sur chaque manche ; cinq doubles
galons de livrée sur la poitrine (planche
VIII).
Musiciens
2e Régiment
(d'après Lienhart et Humbert)
Soldats, officiers, tambour, etc.,
en grande tenue, de 1804 a 1812
Dans chaque compagnie comme le 1er
Régiment avec les couleurs distinctives bleu
roi (planche Xll.n VIII) passepoils jaunes.
Les fusiliers ont un N rouge non couronné
sur les retroussis.
Les voltigeurs ont un cor bleu roi ou rouge.
Les grenadiers ont une grenade bleu roi ou
rouge.
Les officiers même chose en or brodé et
tous les ornements or.
Le bonnet de police des soldats est rouge,
passepoils bleu roi (planche XII. n XII).
De 1812 à 1815
Comme pour le 1" Régiment avec la
couleur distinctive bleu roi. Les ornements
des retroussis restent les mêmes
(planche VIII).
3e Régiment
Soldats, officiers, tambours, etc.,
en grande tenue, de 1804 à 1812
Même chose que pour le 1er et le 2e
Régiment avec la couleur distinctive noire
et les passepoils blancs (planches VIL IX.
X et XI et Détails planche Xll.n0 IX).
Notes
Il est probable qu'au début tous les
régiments suisses eurent l'uniforme de la
planche IX avec les couleurs distinctives
propres à chaque régiment. Il est certain
aussi que les soldats et les officiers suivirent
toutes les règles et transformations de
l'infanterie de ligne dans toutes ses tenues.
Il en est de même pour les sous-officiers et
caporaux.
De 1812 à 1815
Comme le 1er et le 2e Régiment avec les
ornements des retroussis noirs et les passe-
poils des bonnets de police blancs
(plancheXII.n°VI et XIX).
D'après certains documents les grenadiers
ont encore après 1812 le bonnet à poil avec
sa cordelière, une raquette et son gland et
le plumet rouge, sans passepoils au collet,
aux revers et aux parements et retroussis.
Notes
11 y a dans le carnet de la sabretache de
curieux détails sur ce 3e Régiment. Un
officier de voltigeurs armé de la carabine
et de la giberne. C'était d'après le décret du
22 ventôse an XII (Infanterie, notes
générales) la tenue réglementaire de tous
les officiers de voltigeurs d'infanterie. Il
porte un bonnet à poil à cordelière or (luxe
absolument spécial au 3e Régiment suisse).
Le hausse-col est également d'un modèle
particulier au 3e Régiment.
Tambours, tambour-major, sapeur
(planche Xl.gravure et texte).
Musiciens
(planche X.gravure et texte).
4e Régiment
Comme les deux premiers, à toutes les
époques avec la couleur distinctive bleu
ciel.
Passepoils bleu foncé de 1803 à 1812.
De 1804 à 1812
(planche Xll. n° X et XIV).
De 1812 à 1815
(planche Xll.n’ VI. XV. XVI et XX).
(Officier monté en tenue de campagne et
grenadier.planche Vil).
Régimknis suisses — 243
Régiments suisses
au service de la France
de 1803 à 1815
Grenadier du y Régiment
en grande tenue, de 1805 à 1812
Grenadier du J Régiment
en grande tenue, de 1805 à 1812
Officier monté du 4 Régiment
en tenue de campagne, de 1805 à 1812
Planche VII
Régiments suisses
au service de la France
de 1803 à 1813
Tambour du T Régiment en tenue de route
avant 1812 (en 1809) d'après René Louis
Grenadier de la garde hâloise au service de
la France en 1812, d'après Orange
Notes
Les fusiliers sont pareils, sans sabre : pattes
d'épaule en drap rouge passepoil noir ou
bien sans patte. La baïonnette attachée à la
banderole de giberne.
Les grenadiers ont la dragonne du sabre-
briquet entièrement rouge. Tous ont la
doublure blanche.
Dans le fond : fusiliers de la garde bâloise
en 1812.
244 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche VIII
Régiments suisses au service de la France
de 1803 à 1815
Infanterie ( 1803 à 1805)
3e Régiment
Grenadier en grande tenue d'hiver en 1803
Grenadier en grande tenue d’été en 1803
Voltigeur en grande tenue d'été au début
Les fusiliers ont le même uniforme avec pattes d’épaule rouges,
passepoil blanc, schako comme les voltigeurs avec un pompon
sur le côté à la place du plumet. En 1812 ils ont tous, les passe-
poils rouges.
Régiments suisses au service de la France
de 1803 à 1815
2' Régiment
Voltigeur en grande tenue 1812 à 1815
avec les pattes d'épaule réglementaires
Grenadier en grande tenue, de 1812 à 1815.
Fusilier en grande tenue, de 1812 à 1813 (in compagnie)
Officier de fusiliers en grande tenue 1812 à 1813 (3' compagnie)
Tambourfusilier en grande tenue 1812 à 1815 (2e compagnie)
Planche IX
Régiments suisses au service de la France
de 1803 à 18/3
Infanterie ( 1803 à 1805)
3" Régiment
Musicien en grande tenue ( vu de face)
Musicien en grande tenue (vu de dos)
Sur le chapeau à gauche, au-dessus de la cocarde française
un pompon lenticulaire en drap blanc avec un numéro 3 en
cuivre doré.
Les bottes sont des bottes guêtres en étoffe, sans boutons et à
sous-pieds.
Les trèfles d'épaule, galons or sur drap bleu ciel, passants de
même.
11 y a 12 boutons cousus verticalement sur le devant de la poitrine
et 12 petits brandebourgs.
Les cheveux sont courts.
Régiments suisses — 245
Planche XI
Régiments suisses au service de la France ( 1803 à 1815)
3e Régiment
Tambour-major en grande tenue, de 1803 à 1809
Tambour de fusiliers en grande tenue d'été, de 1803 à 1809
Sapeur en grande tenue d'été, de 1803 à 1809
Uniformes
Tambour-major
Sur le côté du chapeau, il y a au-dessus de
la ganse et de la cocarde française, un
écusson ou un pompon plat blanc avec un
numéro 3 en cuivre doré.
Sur la plaque du baudrier, deux petits porte-
baguettes comme les tambours-majors et
en dessous une aigle couronnée sur foudres
en cuivre;sur le pommeau de la canne
également une aigle couronnée, sur foudres,
en cuivre doré. Le baudrier passe sous la
patte d'épaule de droite; il n'y a pas d'épau-
lette.
Tambours
Les tambours comme les soldats avec des
nids d’hirondelle comme le tambour-major,
en drap noir, galons or. Des galons or en
chevrons renversés en V (cinq sur chaque
bras). Un galon or entoure le collet, les
revers et les parements. Les cercles des
tambours sont aux couleurs suisses placées
en diagonale.
Sapeurs
Ils avaient sans doute des gants à crispin
blancs; sabre de sapeur à tête de coq en
cuivre. Le manche de la hache porte un
numéro 3 en cuivre. Le tablier est de forme
pointue en bas et le haut sur le dessin est
rabattu et on voit la boutonnière qui
s'attache à un bouton du gilet.
Sur chaque bras quatre rangs de haches
croisées en drap jaune, deux haches en croix
sur le corps de l'épaulette. Aucun ornement
sur les baudriers. Pas de barbe mais de
grands favoris.
Tambours maîtres
Comme les tambours avec un colback genre
chasseurs à cheval. Plumet et flamme
rouges.
24<> — Infanterie et Régiments étrangers
Pl.ANCHE XI BIS
Régiments suisses nu service de la France (1803 à 1815)
I. Chapeau (côlé gauche) de la garde
bâloise en 1X12 (d’après Orange).
II. Même chapeau (côté droit).
III. Schako de grande tenue de tambour
fusiliers du 3e Régiment en 1X09
(d’après René Louis).
IV. Pompon avec sa houppette du
3e Régiment fusiliers.
V. Baudrier de tambour-major du
3e Régiment.
VI. Habit d'officier du 4e Régiment en
1X03 à 1X06 (d’après un document sans
couleur). 11 y a un passepoil au collet.
aux revers, aux poches, aux parements
et aux pattes de parement et le
numéro 4 sur les boutons.
VII. Manche, parement et pattes de
parement du même habit avec les
couleurs d’après Lienhart et Humbert
(manche droite).
Régiments suisses — 247
PLANCHE XII
Régiments étrangers au service de la France et régiments suisses
Boutons des 4 régiments étrangers
jusqu'en 1812:
1 - La Tour d’Auvergne
2 - Isembourg
3 - Légion irlandaise
4 - Régiment de Prusse
Au milieu, modèle du bouton des
quatre régiments étrangers de 1812 à
1815 (d'après Fallon).
Il - III - IV - V. Bonnets de police de ces
quatre régiments.
VL Bonnet de police des régiments suisses
en 1812 (2e régiment).
VII - VIII - IX - X. Schéma de l’uniforme
des fusiliers des quatre régiments
suisses de 1804 à 1812.
XI - XII - XIII - XIV. Bonnets de police des
quatre régiments suisses de 1804 à
1812.
XV - XVI. Bouton de profil et de face des
régiments suisses en 1812. Le premier
de profil est celui de soldat (grandeur
réelle). Le deuxième, de face, est un
bouton d'officier (grandeur réelle):
même chose que celui de soldat, mais
d'un diamètre un peu plus grand.
XVII - XVIII - XIX - XX. Schéma de l’uni-
forme des fusiliers des quatre
régiments suisses de 1812 à 1815.
24* IsiXSlIRII ET RÉGIMESIS ÉTRANta RS
Régiments d’Illyrie
Pi xscheXIII
Régiments d'illyrie
au service de la France
(1809à 1813)
Hussard croate
Régiment d'illyrie à pied
(fusilier 1810 à 1812).
Régiment d'illyrie à pied
(fusilier 1812 a 18 ty).
Régiment de chasseurs illyriens
(grenadier avant 1810).
Historique
L’Illyrie était une ancienne province autri-
chienne sur la côte orientale de la mer
Adriatique. Elle était formée vers 1809 par
des Illyriens. des Dalmates et des Croates.
En 1816. Illlyrie devint un royaume qui a
subsisté jusqu’en 1840.
En 1809. il y avait en Illyrie six régiments
croates dénommés « Chasseurs illyriens »
(planche XIII).
On crée en 1806 un régiment dalmate
(Régiment dalmate.planche XVII).
Le 16 novembre 1810, on crée un
régiment à pied, d’infanterie légère à cinq
bataillons (d’après Marbot et de Valmont.
il y avait deux régiments d’Illyrie à pied),
(planche XIII). Il fut supprimé le 17
novembre 1813 et les hommes furent
versés dans le 2e bataillon colonial corse.
Le 23 février 1813. on crée un régiment à
cheval nommé « Hussards croates ou
régiment d’Illyrie à cheval ». Il y eut deux
régiments (planche XI11).
En juin 1810. on crée un régiment de
« Pandours » dits de Cattaro et des
Pandours de Raguse et de Dalmatie
(Pandours.planche XIII bis).
Uniformes
Chasseurs illyriens ( 1809)
Soldats (grande tenue)
Organisés comme les régiments d’infan-
terie de ligne français avec compagnies de
grenadiers, voltigeurs, fusiliers, etc.
Grenadiers
Coupe de l’infanterie de ligne, mais avec
schako à la place du bonnet à poil et des
guêtres sous le genou.
Habit.gilet et culotte blancs. Collet, revers,
doublure, retroussis, parements et pattes de
parement, le tout vert foncé. Guêtres noires
ou blanches selon la saison.
Schako d’infanterie à plaque de cuivre en
losange ; bords de la visière et jugulaire de
cuivre:cordelière rouge à deux raquettes
et glands, plumet rouge:cocarde rouge.
Épaulettes de grenadier, rouges à franges.
Boutons cuivre.
Capote grise.
Dragonne du sabre-briquet, blanche, gland
Armement et équipement français (plandt
XIII).
Voltigeurs
Comme les grenadiers avec les attributs d
voltigeurs.
Fusiliers
Comme les fusiliers des régiments françai
avec les couleurs du corps.
Officiers
Comme les officiers des régiments français
avec les couleurs du corps. Épaulettes e!
ornements or.
Sous-officiers
Comme les sous-officiers des régiments
français avec les couleurs du corps.
roiine
Régiments d'Illyrie — 249
Régiment d'Illyrie à pied
Soldat en grande tenue
de 1810 à 1812
Fusiliers
Coupe de l'infanterie légère (planche XIII).
Habit bleu roi à petits pans;collet rouge
liseré blanc: revers bleus liserés blancs;
retroussis bleus liserés blancs: poches en
long liserées blanc: parements en pointe
liserés blancs.
Gilet bleu roi à petits boutons et poches.
Culotte bleu roi. liseré blanc sur la couture.
Boutons de métal blanc:en cercle suivant la
circonférence : « empire français » : horizon-
talement et au milieu : « régiment d'illyrie ».
Guêtres d'infanterie légère, ornements
blancs.
Pattes d'épaule bleues liserées blanc avec
sur le haut du bras des nids d'hirondelle,
rouges, galon blanc.
Sabre-briquet à dragonne rouge, gland
blanc.
Schako d’infanterie légère à bourdalou
blanc.
Plaque en losange et jugulaire en métal
blanc.
Cocarde rouge. Pas de cordelière. Pompon
et plumet rouges. Visière sans bord de métal.
Capote gris beige.
Armement et équipement français.
Bonnet de police bleu roi. passepoils blancs.
Grenadiers
Même chose avec les attributs des grena-
diers.
Voltigeurs
Même chose avec les attributs des volti-
geurs.
Officiers
Pour chaque compagnie, comme les soldats
ornements et dragonne argent, modèle de
l'infanterie légère.
Sous-officiers
Modèle de l'infanterie légère.
Soldats en grande tenue
Caporaux
Coupe des hussards français, mais sur le
Modèle de l'infanterie légère. dolman et la pelisse il n'y a horizontalement
Tambours - tambour-major, etc. que 3 boutons et les tresses (brandebourgs)
Modèle de l'infanterie légère. sont moins nombreuses et plus espacées
De 1812 à 1813
L'uniforme prend la coupe modèle 1812 de
l'infanterie légère (planche XIII) le 19
janvier 1812.
Fusiliers
Habit et culotte vert. Collet jaune passe-
poilé vert : revers verts passepoilés jaune ;
doublure et retroussis jaunes: parements
en pointe jaunes passepoilés jaune.
Boutons de métal blanc comme avant 1812.
Pas de sabre. Baïonnette attachée à la
banderole de la giberne. Guêtres d'infan-
terie légère, ornements jaunes.
Schako de fusilier (modèle 1812) avec
pompon lenticulaire. Cocarde rouge:plaque
en losange en cuivre. Jugulaire et son bouton
en métal blanc.
Grenadiers
Même chose avec les attributs de grena-
diers (modèle 1812).
Voltigeurs
Même chose avec les attributs de voltigeurs.
Pour tous : bonnet de police vert liseré jaune
(modèle 1812) et capote gris beige.
Officiers
Pour chaque compagnie comme les soldats.
Ornements argent.
Sous-officiers
Comme les soldats, modèle de l'infanterie
légère 1812.
Caporaux
Comme les soldats avec les galons de
caporal, modèle de l'infanterie légère 1812.
Tambours - tambour-major, etc.
Les galons de livrée modèle 1812.
Hussards croates
l'une de l'autre. Il n'y a pas de ceinture à la
taille.
Dolman
en drap bleu ciel:collet et parements (en
pointe) chamois liserés blancs Tresse, galons
et boutons blancs.
Pelisse
en drap gris de fer. bordée de fourrure noire :
tresses, galons et boutons blancs.
Culotte
en drap gris de fer: hongroises et galon blancs
Bottes
à la hussarde ornements blancs
Gants
à crispin blancs
Schako
de hussards;cordelière à deux raquettes et
glands blancs cocarde rouge avec ganse et
son bouton blancs. Pompon et plumet
rouges Les ornements blancs
Cheveux
à queue et cadenettes
Sabre
à fourreau de métal blanc, poignée cuivre:
dragonne buffle blanc; mousqueton comme
les hussards sans bretelle.
Bonnet de police
comme les hussards bleu ciel, ornements
blancs
Buffleterie
comme les hussards
Harnachement
comme les hussards. Peau de mouton
blanche.dents de loup rougesiporte manteau
gris de fer. galon blanc, sans ornement dans
le milieu du cercle;étriers en fer noirci.
Officiers
Mêmes couleurs que les soldats ornements
argent (modèle des officiers de hussards
français).
Sous-officiers et brigadiers
Modèle français avec les couleurs du corps
250 — Infanterie et Régiments étrangers
PLANCHE XIII BIS
Régiments d'Illyrie au service de la France
Pandourx albanais dits de Cattam
le 1er juin 1810 à 1813
Historique
Un régiment créé le 1er juin 1810 de neuf
compagnies de 36 à 48 hommes y compris
2 tambours. Ces compagnies étaient
éparpillées dans le pays et faisaient fonction
de gendarmerie. Le régiment est dissous
par décret du 25 novembre 1813.
Il y avait aussi des Pandours de Raguse et
de Dalmatie qui furent créés le même jour
( 1810) et dissous le 25 novembre 1813.
Uniforme
Dolman
(ouvert sur le gilet) en drap rouge,galonné
argent, bordé de peau de mouton blanche.
Gilet
de drap rouge, sans bouton ni ornement.
Pantalon
long en drap bleu.
Turban rouge.
Opanoue.
Capote
de drap blanc.
Fusil,
pistolets, kandjards ( poignards en forme de
couteau de chasse).
Giberne
à la ceinture.
Ceinture
Notes
Les officiers et sous-officiers ont la capote
rouge, le sabre et les pistolets.
Régiments espagnols
Historique
En 1X07, le roi d'Espagne Charles IV
envoya en Allemagne un corps d'armée
espagnol sous les ordres de Napoléon. Ce
corps était commandé par le marquis de la
Romana. Lorsque Joseph Bonaparte fut
nommé roi d'Espagne, ce corps d'armée
retourna en Espagne et après s'être mutiné
au Danemark, il combattit contre la France.
Quelques hommes étaient restés en
Allemagne dans le Holstein. On en forma
un régiment (qui se nomma le régiment
Joseph Napoléon) de quatre bataillons le
9 février 1809. Il servit en Allemagne.en
Italie et fit la campagne de Russie. Il fut
dissous le 25 novembre 1813 et devient le
régiment de pionniers espagnols. (Pionniers
espagnols, classeur 1.chemise 111).En 1813.
il n'a que deux bataillons: un de guerre et
un de dépôt.
Uniformes
Le régiment est composé comme les
régiments français, avec compagnies de
grenadiers de voltigeurs et de fusiliers, ayant
une tête de colonne.
La capote est de drap gris souris avec
boutons cuivre.
L'uniforme suit les transformations de
l'infanterie de ligne. Il est blanc avec boutons
de cuivre : la couleur distinctive est vert clair.
Collet, revers, parements verts: retroussis
et doublure blancs. Passepoils verts aux
pattes de parement qui sont blanches, aux
poches en long, aux pattes d'épaule et aux
retroussis. Sur les retroussis de l’habit il y a
pour les grenadiers une grenade en drap
rouge, pour les voltigeurs un cor de chasse
vert (jaune d'après Dubois de l'étang), pour
les fusiliers un N en drap vert (blanc d'après
d'autres documents).
Les guêtres, selon la saison, sont noires ou
blanches sous le genou. En tenue de
campagne.en hiver.ils ont le long pantalon
de drap bleu, ouvert dans le bas et tombant
sur les guêtres noires. En été. le long
pantalon de toile blanche, tombant sur les
guêtres blanches.
Planche XIV
Régiments espagnols au service de la France
Régiment Joseph-Napoléon ( 1809 à t8ij)
Grenadier en grande tenue d'hiver de 1809 à 1812
Fusilier en grande tenue d'hiver de 1809 a 1812
Ce soldat fait partie du 3e bataillon qui était à Lyon en 1810.
Voltigeur en tenue de campagne (hiver)
en capote et long pantalon de drap bleu
ouvert dans le bas sur des guêtres noires (1812 à 1813).
Les grenadiers
ont les épaulettes rouges à franges: le sabre-
briquet avec dragonne blanche à gland
rouge: le bonnet à poil en 1X09 ou le schako
avec ornements rouges.
Les voltigeurs
ont les épaulettes à franges vertes à
tournante rouge: sabre-briquet avec
dragonne blanche, gland vert.
Les fusiliers
n'ont pas de sabre, ni d'épaulette à franges.
Caporaux
Comme les soldats avec les galons de
caporal en laine.
Sous-officiers
Comme les soldats avec les attributs de
sous-officiers comme dans l'infanterie de
ligne française.
Officiers
Comme les officiers d'infanterie français,
ornements or. Bottes à retroussis. Couleur
de l'habit blanc comme les soldats.
Tambours
Bonnets de police pour tous en drap blanc
avec les ornements vert clair (modèle
dragon) ; le gland est rouge pour les grena-
diers. vert foncé ou jaune pour les voltigeurs,
vert clair pour les fusiliers, or pour les
officiers. Les sous-officiers suivent les
mêmes règles que dans l'infanterie de ligne
avec les couleurs de leurs compagnies.
Planche XIV bis
Régiments espagnols
an service de la France
Régiment Joseph Napoléon I1809 à 1813)
Fusilier en grande tenue d'été
de 1812 à 1813
Tambour de grenadier
en grande tenue d'été ( 1812 à 1813)
Fusilier en veste, bonnet de police
et long pantalon de toile en été
Voltigeur en grande tenue d'été
de 1812 à 1813)
Sergent de grenadiers en tenue d'hiver,
avec le long pantalon de drap bleu
tombant sur les guêtres noires (1812 à 1813).
Pl ANCHE XIV TER
Régiments espagnols
au service de la France
Régiment Joseph Napoléon ( 1809 à 1813)
Grenadier en 1809
(d'après Lienhart et Humbert).
Cet uniforme doit être inexact.
l'habit serait blanc.
Tambour (d'après un autre document).
Cet uniforme est très douteux !
Grenadier en 1809
(d'après les cartes postales de de Bucquov).
Grenadier en 1809
(d'après Dubois de l'étang).
Voltigeur en 1809
(d'après Dubois de l'étang).
Régiments espagnols — 253
Planche XV
Régiments espagnols au service de la France
Régiment de la Catalogne ( 1812)
Grenadier en grande tenue d’hiver, 1812
Voltigeur en grande tenue d’hiver, 1812
Fusilier en grande tenue d'hiver, 1812
Cornet de voltigeur en grande tenue d’hiver, 1812
Historique
Uniforme
Ce régiment lut formé en Espagne le
7 février 1812 et fut dissous peu après le
17 mars 1812. Il ne quitta jamais l’Espagne.
Même coupe que l'infanterie française,
modèle 1812.
Habit
blanc, couleur distinctive bleu roi clair;
boutons cuivre ;doublure et retroussis bleu
roi clair.
IjCS tambours et cornets
ont l’habit blanc, avec galons de livrée au
collet, aux revers, aux retroussis. aux poches
et aux parements et sept galons en A sur
chaque bras.
Les grenadiers
ont une grenade rouge sur les retroussis.
Les voltigeurs
ont un cor jaune sur les retroussis.
Les fusiliers
ont un N blanc sur les retroussis.
Régiments portugais
Pl-ANCHF. XV BIS
Légion portugaise (1808 à f8ij)
Grenadier en grande tenue de parade (été)
Voltigeur en grande tenue de parade (été)
Chasseur à cheval en tenue ordinaire
Officier de grenadiers en grande tenue
Historique
La légion portugaise fut formée le 18 mai
1808 avec les débris de Tannée portugaise
à Grenoble. Elle se composait au début de :
6 régiments d’infanterie;
2 régiments de cavalerie (chasseurs à
cheval):
1 batterie d'artillerie.
Le 12 mai 1811.il y avait:
3 régiments d’infanterie:
I régiment de cavalerie (chasseurs à
cheval);
1 compagnie d'artillerie.
Cette légion fit la campagne de Russie en
1812 où elle fut presque complètement
anéantie. Ce qui en restait fut licencié en
1813. Elle avait fourni en 1812 un bataillon
de pionniers portugais qui fut licencié en
1814.
Régiments à pied
Soldats en grande tenue
Habit
de drap brun marron avec revers rouges de
forme spéciale, passepoilés blanc
(planche XV bis). Petits pans à retroussis
et doublure blancs; sur les retroussis il y a
une grenade rouge pour les grenadiers ; un
cor de chasse jaune ou vert pour les volti-
geurs et pour les fusiliers. Collet rouge,
fermé, passepoilé blanc. Parements en
pointe, rouges, passepoilés blancs. Boutons
plats en métal blanc avec le numéro du
régiment en relief, en chiffre arabe et en
exergue « légion portugaise » (d’après
Marbot les boutons seraient en cuivre).
Gilet
non visible.
Pantalon
long de drap brun comme l'habit (en hiver)
avec deux bandes rouges séparées par un
passepoil rouge.cousu sur la couture, tombant
sur des guêtres noires ; ou bien long pantalon
de toile blanche (en été) avec ornements
cramoisis, hongroises en fer de lance et galon,
tombant sur des guêtres blanches.
En tenue de campagne (été) le long
pantalon de toile blanche sans ornement
tombant sur des guêtres blanches.
Pour toutes les compagnies un schako
(modèle de l’infanterie anglaise) en cuir
bouilli, noir.avec jugulaire de cuivre et son
bouton (planche XV bis) ; sur le devant une
plaque de cuivre arrondie sur le haut : sur la
plaque le numéro du régiment avec au-
dessus une grenade pour les grenadiers, un
cor de chasse pour les voltigeurs; tous ces
ornements en relief et rien que le numéro
pour les fusiliers; visière sans bordure;corde-
lière à deux raquettes et glands, tombant à
droite, rouges pour les grenadiers: verte pour
les voltigeurs. Aucun ornement sur le schako
(excepté la plaque) pour les fusiliers.
Plumets
rouges pour les grenadiers 2/3 du haut jaune.
1 /3 du bas rouge pour les voltigeurs. Pas de
plumet pour les fusiliers.
Épaulettes
à franges, entièrement rouges pour les grena-
diers; vertes à tournantes rouges pour les
RÉGIMI NTS POKItlGAIS 255
voltigeurs (d’après Marbot les tournantes
seraient jaunes). Pattes d’épaule en drap
brun, liserées rouge pour les fusiliers.
Zapote gris de fer.
\rmement
et équipement à la française.
Sabre-briquet
avec dragonne pour les grenadiers et volti-
geurs. Les fusiliers n’ont pas de sabre.
Jragonne
blanche, gland rouge, ou tout rouge pour
les grenadiers; blanche.gland vert ou jaune
ou tout vert ou tout jaune pour les volti-
geurs.
àlBERNE
en cuir noir avec une grenade de cuivre pour
les grenadiers: un cor de chasse pour les
voltigeurs. Sans ornement pour les fusiliers.
Ifficiers
Iniforme
comme les soldats avec les épaulettes du grade
et les ornements en argent (en or d’après
Marbot). I lausse-col argent avec ornement
or ou bien or avec ornement argent.
abit à longs pans.
ANTALON
en drap blanc ou en tricot blanc, sans
ornement tombant dans la botte à la
souvarow sans galon, mais avec glands
argent (or selon Marbot).
4APEAU
à la française porté en bataille avec cocarde
française, sa ganse et son bouton ; macarons
argent à franges (or selon Marbot) dans les
cornes. Plumet comme les soldats, grena-
diers et voltigeurs. Les officiers fusiliers
n’ont pas de plumet.
Ceinture
de soie rouge.sans franges, portée sur l’habit
à la taille.
Sabre
d’officier d’infanterie ornements argent (or
selon Marbot) avec sa dragonne du grade.
Ceinturon
en cuir noir avec porte-épée (sous le pont),
(planche XV bis).
Sous-officiers
Comme les soldats avec les galons du grade
Caporaux
Comme les soldats avec les galons en laine
de couleur.
Tambours
et tète de colonne.
Drapeau
Régiment de cavalerie
Chasseurs à cheval
Soldats en grande tenue
Même habit
que les régiments à pied avec sur les
épaules en guise d’épaulette, un croissant
de laine rouge, modèle anglais
(planche XV bis).
Pantalon
long en drap brun.avcc un passepoil rouge.
Casque
en cuir bouilli noir (modèle de la cavalerie
anglaise) avec chenille de crin noir et plumet
de forme spéciale rouge; jugulaires et
ornements cuivre.
Sabre
fourreau de fer. poignée cuivre, légèrement
courbé.
Dragonne
de buffle blanc.
Ceinturon
de cavalerie légère en buffle blanc.
Mousqueton
et porte mousqueton.
Giberne
de cavalerie et sa banderole.
Harnachement
de cavalerie légère; peau de mouton
blanche à dents de loup rouges; porte
manteau rond en drap brun, galon rouge et
numéro du régiment rouge.
Gants
blancs, simples.
Tenue de campagne
Un surtout en drap brun boutonnant droit
par-devant au moyen d’une rangée de
boutons et un pantalon gris à une bande
rouge. Dans le bas du pantalon des basanes
noires formant fausses bottes à la hussarde
et attachées par un sous-pied.
256 — Infanterie et Régiments étrangers
Légion piémontaise
PLANCHE XVI
Légion piémontaise ou légion du Midi ( 1803 à 1811)
Bataillon septinsulaire ( 1809 à 1814)
Voltigeur de la Légion piémontaise en 1809
Grenadier de la Légion piémontaise en 1809
Fusilier de la Légion piémontaise en 1809
Grenadier du bataillon septinsulaire en 1809
Légion piémontaise — 257
Historique
Légion piémontaise
ou légion du Midi
Cette légion fut créée le 18 mai 1803 à
l'effectif de 4000 hommes (il y eut quatre
légions de 1000 hommes) dans le royaume
de Sardaigne. Des régiments d'infanterie
(grenadiers et fusiliers) et une compagnie
d'artillerie à pied. Une partie de ce corps
fut envoyée à Saint-Domingue et à la Marti-
nique où elle passa au 82e de ligne. Le reste
de la légion servit en Espagne, en Portugal
et en Italie et fut versée le 11 août 1811 dans
le 11e et 31e Régiment d’infanterie légère.
Notes
Comme dans toute l'infanterie, les voltigeurs
n'existèrent qu'à partir du 13 septembre 1805
( Infanterie. Historique).
Bataillon septinsulaire
Débris d'un ancien régiment vénitien fut
complété en 1809 avec des prisonniers de
guerre autrichiens, puis des Dalmates. des
Italiens et des Napolitains. Il était chargé
de l'occupation des sept îles ioniennes (d'où
le nom de septinsulaire). Il fut licencié en
1814 (1K Restauration).
Il y avait aussi aux îles ioniennes:
I escadron de chasseurs à cheval ioniens:
2 compagnies septinsulaires d'artillerie
à pied;
1 compagnie de sapeurs (génie) ioniens:
1 compagnie de vétérans et de la gendar-
merie septinsulaire.
Chasseurs à cheval ioniens
Créé le 27 novembre 1807 avec les naturels
du pays et des cavaliers du 25e Régiment
de chasseurs à cheval français venus du
royaume de Naples.
Compagnies d'artillerie septin-
sulaire
Elles furent formées le 1er janvier 1808.Tous
les corps ioniens furent licenciés en 1814.
Uniformes
Légion piémontaise
Soldats en grande tenue
L’uniforme des grenadiers et fusiliers suit
les mêmes règles que dans l'infanterie de
ligne française. Au début les fusiliers ont
porté une sorte de casque et des épaulettes
rouges et tournantes vertes, puis ils prirent
le schako et les pattes d'épaule des fusiliers
d'infanterie.
Habit en drap brun marron : collet, revers,
parements, pattes de parement retroussis
et doublure, le tout bleu de roi clair. Les
poches passepoilées bleu de roi clair. Les
pattes d'épaule des fusiliers en drap brun
passepoil bleu.
Le reste de l'uniforme comme l'infanterie
de ligne française avec boutons cuivre
(planche XVI).
Grenadiers
Bonnet à poil sans jugulaire avec corde-
lière. deux raquettes et glands rouges:
grenade blanche sur la plate-forme. Plaque
cuivre avec un aigle couronné, plumet
rouge. Dragonne du sabre-briquet blanche
avec gland rouge. Une grenade en cuivre
sur la giberne.
Voltigeurs
Schako (suit la règle) pompon jaune. Plumet
jaune et vert. Plaque en losange en cuivre
avec aigle couronné. Cocarde française.
Giberne sans ornement. Épaulettes vertes
à franges, tournantes jaunes : dragonne
jaune.
Fusiliers
Comme les fusiliers d'infanterie français.
Giberne sans ornement.
Officiers
Sous-officiers et caporaux
Comme les Français avec les couleurs de
leur corps.
Tambours - tambour-major, etc.
Les tambours comme les soldats avec galon
or au collet et aux parements.Tambour
maître comme les tambours avec colback
noir, flamme bleu roi clair, pompon rouge.
Plumet jaune et pompon rouge: galons de
caporal rouges; baudrier blanc.grenade
cuivre, épaulettes rouges à franges.
Bataillon septinsulaire
Coupe et couleur de l'infanterie légère à
basques courtes; collet et pattes de parement
bleu ciel ; retroussis passepoilés bleu ciel,
l'ornement des retroussis bleu ciel (grenade,
cor. ou N).Tous les passepoils bleu ciel.
Boutons blancs, plats avec un cor de chasse
en relief.
Gilet bleu à manches.
Pantalon de drap bleu ou de tricot bleu.
Petites guêtres comme l'infanterie légère
avec ornements de couleur suivant la
compagnie.
Les grenadiers ont un schako au lieu du
bonnet à poil (planche XVI ).
Le reste comme l'infanterie légère.
Capote bleu clair. Bonnet de police bleu,
ornements bleu ciel.
Tous les grades comme l'infanterie légère.
Les officiers de grenadiers ont le schako
avec les ornements argent.
Notes
Dans le bataillon il n'y avait qu'une compa-
gnie de grenadiers et une de voltigeurs.
Corps ioniens
L'uniforme de tous les corps ioniens était
pareil à celui des corps français (chasseurs
à cheval, artillerie, génie, vétérans et
gendarmes) mais sur les boutons il y avait
inscrit: chasseurs ioniens;artilleurs ioniens:
génie (ou sapeurs) ioniens;etc.
Comme les soldats dans chaque compagnie
avec les attributs et épaulettes d'officiers
d'infanterie de ligne français. Ornement or.
25* — Infanterie et Régiments étrangers
Régiment dalmate
Historique
Créé en 1806, passe peu après au service du
royaume d'Italie. En 1809.il taisait partie
des provinces illyriennes.
Uniforme
Grenadier
Habit surtout, boutonnant par-devant, en
drap vert : collet rouge et parements (en
pointe) rouges: épaulettes rouges à franges;
boutons de métal blanc; petites basques à
doublure rouge.
Gilet de drap blanc; boutons d'uniforme;
petites poches.
Culotte de tricot vert sans ornement, à petit
pont.
Guêtres noires sous le genou, boutons noirs.
Schako à plaque de cuivre en losange,
cocarde française:gros pompon sphérique:
1/2 du bas vert. 1/2 du haut rouge: corde-
lière rouge à deux raquettes et glands;
jugulaire en cuivre avec son bouton.
Armement, sac et buffleteries comme les
régiments français.
Sabre-briquet avec dragonne blanche à
gland rouge.
Le régiment avait des voltigeurs.des fusiliers
et une tête de colonne.
Compagnies des sbires
Planche XVII
Régiments étrangers au service de la France
Régiment Dalmate
Grenadier
Compagnies des shines
Chasseurs résidant à Hessingue en 1805 ou 1" bataillon colonial
Historique
Quatre compagnies furent créées dans les
trois départements de la Toscane le 19 mai
1809.
Un mois après on leur donne le nom de
« compagnies de police ». Ces compagnies
faisaient le service de la gendarmerie et
étaient sous la direction de la légion de
gendarmerie française. La Toscane était un
grand-duché (Eturie) la capitale était
Florence.
Uniforme
Uniforme entièrement de couleur gris de
fer avec boutons de métal blanc.
Habit veste, à petites basques, échancré
devant sur le gilet.collet ouvert;parements
en rond avec deux petits boutons; pattes
d'épaule sans passepoil: retroussis et
doublure gris de fer. Petites guêtres sous le
genou en serge noire, boutons noirs. Petites
poches en long à l'habit, passepoilées gris
avec trois boutons d'uniforme.
Chapeau à la tyrolienne, avec aile relevée
à gauche;cocarde française avec une petite
ganse blanche descendant assez bas de la
cocarde et attachée par un bouton d’uni-
forme; sur le haut de l'aile un pompon
sphérique vert (le pompon était parfois
remplacé par un petit panache noir).
Fusil sans bretelle. Ils ne portaient ni buffle-
terie. ni sabre, ni sac. Les cheveux en queue.
Bataillon de chasseurs,
résidant à Hessingue
ou icr bataillon colonial
Historique
Créé sous le Consulat.
Légion piémontaise — 259
Pl XNCIIE XVIII
Régiments d'infanterie étrangers au service de la France
Tirailleurs du Pô (Piéinontais) 1803 à 1811
Fusilier en 1810, grande tenue d'hiver
Grenadier en 1803, grande tenue d'hiver (jusqu 'en 1805)
Voltigeur en 1806, grande tenue d'hiver
Soldat du bataillon de Westphalie, grande tenue, en 1809
Historique
Tirailleur du Pô
Organisé avec des Piémontais le 20 août
1803 en un bataillon, avec une compagnie
de grenadiers et des compagnies de fusiliers:
plus tard on ajoute une compagnie de volti-
geurs.
Le bataillon, à la fin de l'année 1811 est
versé dans me 1 Ie léger.
Bataillon du régiment de
Westphalie
Le régiment de Westphalie avait été créé
par décret du 11 décembre 1806 à Poscn.
avant que Jérôme Bonaparte soit roi de
Westphalie. Le colonel du régiment était le
prince de Hohenzollem. Sigmerigen.
Ce régiment faisait partie du Grand-duché
de Berg (Grand-duché de Berg, planche V).
Le 3 janvier 1809. un bataillon de ce
régiment fut mis au service de la France.
Le 30 septembre 1810.1e bataillon fut versé
dans la légion hanovrienne (Légion
hanovrienne. planche XXI).
2ôo — Infanterie et Régiments éi rangers
Uniformes
Tirailleurs du Pô
Soldats en grande tenue
Grenadiers
Coupe de l'infanterie légère avec les mêmes
changements dans l'uniforme et la coiffure.
Les cheveux en queue jusqu'en 1806
(inclus). Épaulettes rouges à franges.
Habit
En drap bleu avec collet de même ; revers,
parements (en pointe), (d'après Dubois de
l'étang, il y a à toutes les époques, des
parements avec pattes, le tout bleu passe-
poilé blanc), retroussis et doublure
écarlates; boutons de métal blanc. Poches
à trois pointes, en travers, puis en long. Passe-
poils blancs au collet, aux revers, aux
parements, aux poches et retroussis:
grenades blanches sur les retroussis qui au
début sont agrafés.
Gilet veste
En drap blanc jusqu'en 1806; ensuite bleu,
toujours avec des petits boutons d'uniforme.
Culotte
En drap comme l'habit, avec un passepoil
blanc ensuite en tricot bleu sans passepoil.
Guêtres
D'infanterie légère ; noires à galon et gland
écarlates en hiver; en toile blanche sans
ornement en été.
Chapeau
Au début, forme de l'infanterie française
avec panache retombant en crins rouges,
macarons rouges dans les cornes: cocarde
française avec ganse blanche et son bouton.
Ensuite le schako avec ses transformations:
cordelière et plumet rouges; plaque en
losange en métal blanc avec une grenade en
relief; jugulaires et bord de la visière en métal
blanc.
Armement
Et équipement comme l'infanterie légère;
sabre-briquet avec dragonne blanche, gland
rouge.
Officiers, sous-officiers, caporaux,
tambours.
Comme ceux de l'infanterie légère avec les
couleurs du corps des tirailleurs du Pô.
Au début en 1803. les officiers comme les
soldats: le chapeau bordé d'un galon argent,
macarons argent dans les cornes; hausse-
col doré:épaulettes argent.Collet bleu sans
ornement; parements rouges sans
ornement ; revers rouges sans passepoil.
Sabre retenu par un baudrier blanc: gilet
blanc; culotte bleue sans ornement. Bottes
à la souvarow, galon et gland argent.
Fusiliers
Même chose, sans épaulette à franges, sans
sabre.
Au début: chapeau avec pompon écarlate,
sans macarons dans les cornes: ensuite le
schako d'infanterie légère avec pompon et les
ornements de fusiliers. Le schako suit les trans-
formations. Pattes d'épaule de drap bleu passe-
poilées blancs. Guêtres d'infanterie légère.
Voltigeurs
(d'après Dubois de l'étang)
Exactement comme l'infanterie légère avec
des pattes d'épaule bleues liserées de blanc.
Plaque en métal blanc sur la giberne avec
un cor en relief. Dragonne verte à gland
blanc. Cors de chasse blancs sur les
retroussis. Ils portèrent toujours le schako,
avec pompon et plumet, le tout vert. Corde-
lière blanche, plaque blanche en métal avec
cor en relief. Guêtres avec ornements
blancs.
Tambours
Comme les soldats. Galon argent au collet,
aux revers et au chapeau. Sept galons blancs
en chevron sur chaque bras.
Bataillon de Westphalie
Uniforme rappelant la coupe de l'infanterie
prussienne en drap blanc sans gilet apparent.
Boutons cuivre. Collet et parements en rond
cramoisis: retroussis et doublures cramoisis.
Passepoils cramoisis aux pattes d'épaule,
aux revers et aux poches
Schako à la prussienne.avec devant l'aigle de
Westphalie en cuivre.cordelière écarlate (ou
cramoisie) avec raquettes et glands tombant
sur l'épaule droite. Plumet sans pompon, en
laine écarlate, ganse de cocarde blanche avec
son bouton. Cocarde française placée sous la
ganse. Jugulaires cuivres avec bouton.
Sabre-briquet avec dragonne blanche, et
son baudrier.
Giberne noire, avec sa banderole. Fusil
français
Guêtres noires ou blanches sous le genou.
Sac avec bretelles à la prussienne.en buffle
blanc.
Capote bleue. Ils portaient aussi la capote
en sautoir à la prussienne, sur l'épaule
droite, passant sur le sac et sur la poitrine.
Bonnet de police (à la dragonne) en drap
blanc, galon, passepoils et gland cramoisis
Officiers sous-officiers etc.
Légion corse — 261
Légion corse
Bataillon des Chasseurs d’Orient
Régiment albanais
PLANCHE XIX
Régiments d'infanterie étrangers au service de la France
Légion corse (grenadier) en 1814
Bataillon des chasseurs d'Orient (fusilier)
Soldat du régiment albanais
Historique
Légion corse
Au moment de la révolution en 1789 il y
avait dans l'île de Corse un régiment provin-
cial corse qui lut dissous.
Le 12 janvier 1800. on reforme le régiment
sous le nom de légion corse.
Le 18 avril 1805. il fut réorganisé en cinq
bataillons de cinq compagnies par
bataillon sous le nom d'infanterie légère
corse.
Le 10 janvier 1807. cette légion passe au
service de l'Italie à Naples sous le nom de
« Royal corse ». Puis on reforma dans l'île
trois bataillons de chasseurs corses ; ensuite
un quatrième en 1809 (planche XIX bis).
Licenciés en 1810 et remplacés par un
régiment de la Méditerranée qu'on venait
de former (voir Régiments de la Méditer-
ranée).
En 1814 (Première Restauration), le 18
octobre, Louis XVIII crée deux bataillons
de chasseurs corses à neuf compagnies dont
une de carabiniers (grenadiers).
En 1815 (Cent-jours), l'empereur conserve
les deux bataillons qui prirent les numéros
3 et 4 (décret du 23 mars 1815 et qui furent
chargés de la garde de l'île de Corse. En
même temps il rappelait en France les trois
régiments d'infanterie française qui y étaient
en garnison.
2(12 — Infanterie et Régiments étrangers
Bataillon des chasseurs
flanqueurs de l’île d'Elbe
11 y avait déjà depuis 1805. trois bataillons
francs de l’île d’Elbe.
Le 28 avril 1814. après son abdication.
Napoléon trouva en arrivant à l’île d’Elbe
un bataillon du 35e léger (ancien lvr
Régiment de la Méditerranée), il en forma
un bataillon sous le nom de « Bataillon des
chasseurs flanqueurs de l’île d’Elbe ». Ce
bataillon conserve son uniforme d’infan-
terie légère.
Il y avait encore dans l’île une compagnie
de gendarmerie départementale de trois
brigades (voir Gendarmerie).
Le 28 mai 1814. la garde qui devait accom-
pagner l’empereur dans l’île. arriva à l’île
d’Elbe. Elle prit le nom de Bataillon
Napoléon pour l’infanterie » et d’Escadron
Napoléon pour la cavalerie.
Régiment albanais
Par arrêté du 25 décembre 1807. il y a un
régiment albanais, commandé par un
colonel.de trois bataillons de neuf compa-
gnies chacun soit 3254 hommes.
Le 10 mars 1808. on forme dans ce régiment
huit compagnies grecques dont trois d’élites.
Le régiment servait à la défense des îles
ioniennes.
Le L'juillet 1809.il fut réorganisé. Il avait
un état-major:6 bataillons; 160 officiers:
2934 hommes.
L’uniforme était le même qu'avant 1809
(mais rien n’est certain).
Le 6 novembre, il fut encore réorganisé (en
1813) à 2 bataillons de 6 compagnies chacun
dont une d’élite et 5 de fusiliers. Un colonel.
84 hommes et 2 cornets par compagnie.
Bataillon des chasseurs
d’Orient
Fondé pendant la campagne d'Egypte avec
des Grecs puis mélangés avec des Coptes
sous le nom de « Légion grecque ».
Il vint en France en 1801 avec l'armée qui
venait de quitter l'Egypte et prend le nom
de « Chasseurs d'Orient ».
Il reste en France jusqu'en 1805 puis
pendant le reste de l'empire en Italie et dans
le Proche-Orient.
Au départ d'Égypte le bataillon se compo-
sait d'une compagnie de canonniers de 13
hommes : une compagnie de grenadiers de
44 hommes et 6 compagnies de fusiliers.
En 1809. le bataillon avait un état-major
d'un colonel commandant : un colonel à la
suite ;deux chefs de bataillon : un capitaine
adjudant-major: un aide chirurgien: un sous-
aide: deux capitaines;six lieutenants.
En février 1813. il y a 96 hommes.
En août 1813. il y a 33 hommes.
En août 1814. il y a 32 hommes.
Le bataillon est licencié à cette époque.
Uniformes
Légion corse (1814 a 1815)
Soldats en grande tenue,
chasseurs
Habit-veste
Modèle 1812.en drap brun;retroussis bruns
sans ornement avec doublure de même;
collet vert ou brun avec passepoil vert ;
revers bruns à passepoil vert : parements en
pointe verts, sans bouton : pattes d'épaule
brun passepoil vert : boutons cuivre, poches
en long passepoil vert.
Chapeau
Relevé sur le côté gauche, avec cocarde
impériale, ganse blanche avec son bouton
cuivre, pompon vert en carotte.
Pantalon
Long en drap vert, ou en drap brun liseré
vert tombant sur les guêtres blanches avec
boutons cuivre:souliers noirs. En été long
pantalon de toile blanche.
Sac
À courroies blanches et bretelles en cuir
naturel.
Capote
De drap brun. Probablement pas de sabre.
Carabine
De chasse, sans baïonnette avec bretelle de
cuir naturel.
Ceinturon
En cuir naturel, avec giberne noire, sans
ornement placée sur le ceinturon par-
devant : deux pistolets à crosses garnies de
fer placés dans un porte-pistolet, attaché à
la ceinture des deux côtés de la giberne.
Grenadiers en grande tenue,
carabiniers
Même chose avec ces différences : pompon
rouge au chapeau : épaulettes rouges à
franges (planche XIX). même ceinturon et
giberne. Sabre-briquet avec son baudrier
en cuir naturel : dragonne blanche à gland
rouge ou entièrement rouge.
Voltigeurs
Même chose. Pompon jaune au chapeau:
épaulettes jaunes à franges: peut-être les
passepoils jaunes:dragonne blanche à gland
jaune ou entièrement jaune.
Officiers
Sous-officiers
Caporaux
Tambours ou autres instruments
Notes
11 est certain qu'il a dû y avoir des change-
ments dans l'uniforme et la coiffure depuis
18(X) à 1814 (planche XIX bis).
Régiment albanais
Soldat au début 1807 à 1808
Ils n'ont pas d'uniforme, mais portent leur
costume national.
Tête rasée autour du front, des tempes et
de la nuque, ne laissant qu'un large disque
de cheveux longs qui retombent par-
derrière et qui sont couverts à leur sommet
par un petit fez couleur pourpre avec brode-
ries en petits galons or et une houppe en or
ou en soie (planche XIX).
Guêtres en velours écarlate ou bleu ciel,
également galonnées et montant à la
naissance du genou.
Chaussures tressées et s'adaptant au bas de
la jambe comme le cothurne romain.
Légion corse — 263
Une chemise de forte toile blanche ou
plutôt une tunique (fustanelle) recouvre un
caleçon et tombe comme une large juge au-
dessous des genoux. Par-dessus cette jupe,
une veste courte et ronde en velours de
même couleur que les guêtres, avec tresses
en or. serre et dessine la taille. Les manches
ouvertes jusqu’au coude se rattachant par
une multitude de petits boutons de métal
brillant et sont garnies de tresses d'or des
poignets au coude. Une longue ceinture en
soie ou laine, de couleur éclatante, avec
coulants en or. s'enroule autour des reins
par-dessus la tunique. Dans cette ceinture
deux longs pistolets turcs dont le canon et
la crosse sont recouverts par une garniture
argent. Un long fusil albanais et un sabre
recourbé attaché à la turque. Un pesant
caban, tissu de poils de chèvre se porte sur
l’épaule gauche. Sans doute l’uniforme
change après 1808.
Officiers
Comme les soldats. En plus deux rangées
de boutons d’argent de la grosseur d’un œuf
de dinde qui sont montés sur une étroite
bande de marocain, laquelle passe par-
dessus le cou et retombe en double par-
devant jusqu’à la ceinture.Ces boutons sont
creux et peuvent s’ouvrir.
Bataillon des chasseurs
flanqueurs de l'île d’Elbe
Le bataillon garde son uniforme d’infan-
terie légère jusqu’au 22 février 1815. À ce
moment on donne un habit vert aux trois
premières compagnies. La quatrième garde
l’habit bleu.
Bataillon des chasseurs
d'orient
Coupe et couleur de l’infanterie légère dont
il suit les transformations (planche XIX).
Le bataillon avait des tambours.
Uniformes
Voltigeur du régiment corse
de 1808 à 1810
Habit
de drap brun marron, à petites basques;
revers marron modèle 1812: collet ouvert
jaune; parements en pointe jaunes;
retroussis jaunes. Un passepoil jaune
entoure les revers, les parements et les
soubises du dos (les retroussis sont agrafés).
Boutons cuivre: doublure jaune.
Gilet
non visible.
Culotte
en drap brun marron, sans ornement.
Guêtres
d’infanterie légère, à passepoils et glands
jaunes, petits boutons de cuivre (en hiver).
Schako
( modèle 1812) avec sa plaque de cuivre du
même modèle. Le galon du haut est jaune.
Pompon avec houppette, tout jaune.
Cheveux courts.
Épaulettes
(tout jaune) à franges.
Baudrier
du sabre en buffle blanc.
Sabre
d’infanterie avec dragonne blanche.gland
jaune.
Pas de banderole
de giberne.celle-ci est attachée par-devant
sur un ceinturon blanc, placé sur l’habit.
Des deux côtés de la giberne, un porte
pistolet avec un pistolet.
Sac
d’infanterie avec capote bleu ardoise.
Après 1812 ils portent sans doute un long
pantalon de drap vert ou brun ou de toile
blanche. Buffleteries en cuir naturel
(planche XÏX).
Notes
Il y avait sans doute dans le régiment ou
légion corse ou infanterie légère corse des
grenadiers et des fusiliers de 18 avril 1805
au lüjanvier 1807 où il passe au service de
Naples.
Planche XIX bis
Régiments d'infanterie étrangers
au service de la France
(d’après Dubois de l'étang)
Voltigeur du régiment corse ( 1808 à 1810)
264 — Infanterie et Régiments étrangers
Bataillon valaisan
Planche XX
Hataillon Valaison
Soldat fusilier en 1806
Chef de bataillon en 1806
Cornet de voltigeurs en 1809
Fifre de fusiliers en 1809
Tambour de grenadiers en 1809
Bataillon valaisan — 265
Historique
Le bataillon Valaisan fut formé à Genève
en juillet 1806. Il était composé d'un chef
de bataillon avec son état-major ^compa-
gnies de fusiliers; une compagnie de grena-
diers. une compagnie de voltigeurs; un
porte-drapeau (à partir de 1807) ; un caporal
tambour, des tambours, des fifres et des
cornets pour les voltigeurs, de 4 musiciens
avec un chef de musique: en tout 661
hommes. Il passa de suite en Espagne (en
Catalogne). Le 16 septembre 1811. il est
versé dans le 11e Régiment d'infanterie
légère dont il forme le 3e bataillon et prend
l'uniforme de ce régiment, et le bataillon
Valaisan cesse d'exister.
Notes
Le Valais depuis 1802 formait une
république indépendante dont la capitale
était la ville de Sion. En 1811. le Valais est
réuni à la France comme département du
Simplon. Après l'empire, il devient un des
cantons suisses jusqu'à nos jours (voir
Schaller: Histoire des troupes suisses au
service de la France sous Napoléon Ier)-
Uniformes
Fusiliers
Habit
De drapécarlate:collet.reverset parements
blancs, ainsi que les pattes de parement,
tous passepoilés écarlate: pattes d'épaule
écarlates, passepoilées de blanc:retroussis
et doublure blancs (on ne voit pas d'orne-
ment sur les retroussis qui sont agrafés);
poches en travers, passepoil blanc.
Veste
Et culotte en drap blanc.
Guêtres
D'infanterie, au-dessus du genou : noires ou
blanches selon la saison.
Schako
A deux cordelières simples avec glands et
raquettes, sans jugulaire et visière démon-
table : pompon sphérique, cocarde française:
aigle couronnée en cuivre sur le devant (le
pompon peut être rouge.bleu ou vert).
Les boutons
D'uniforme sont en cuivre avec l'inscrip-
tion au centre : « Bataillon Valaisan ». à
l'entour « Empire français ».
Capote
Bleue impériale.
Armement
Et fourniment de l'infanterie française:pas
de sabre.
Bonnet de police
Écarlate, galon, passepoil et gland blancs.
En été ils ont aussi le long pantalon de toile
blanche ouvert en bas sur des bas de coton
blanc et souliers noirs à boucles de cuivre.
Les caporaux
Ont les galons blancs placés comme dans
l'infanterie.
Les sous-officiers
Ont les galons en or selon le grade comme
dans l’infanterie.
Les officiers
Comme les soldats, avec les épaulettes et
les ornements en or; les ornements or au
schako: bottes à retroussis.
Les tambours et fifres
Comme les soldats, mais habit bleu impérial
avec galons de livrée sur les manches, en
chevron ; pattes d'épaule bleues impériales,
passepoil écarlate: nids d'hirondelle
écarlates avec un galon or; pompon
sphérique en laine bleue.
Grenadiers
Même habit que les fusiliers, avec grenades
rouges sur les retroussis. Même schako avec
les cordelières rouges (on donne aussi aux
grenadiers un bonnet à poil, mais rien n'est
certain). Avec la transformation du schako,
celui-ci a une visière de cuir noir bordé de
cuivre:cordelière rouge avec une raquette
et gland : galon rouge en haut et sur le
bourdalou: petite ganse blanche avec
bouton sur la cocarde : pompon sphérique
et plumet rouges: cocarde française.
Épaulettes blanches, à franges. Même gilet,
même culotte, mêmes guêtres. Sur le gilet,
trois petits boutons sur les pattes des poches
Sabre-briquet; dragonne blanche à gland
rouge. Capote bleue impériale. Même
armement et fourniment.
Les caporaux
Ont les mêmes galons que les caporaux
fusiliers
Les sous-officiers
Comme les grenadiers, galons du grade en
or: épaulettes blanches et dragonnes
comme les sous-officiers de l'infanterie de
ligne.
Les officiers
Même chose que les officiers de fusiliers
avec les attributs de grenadiers:schako avec
ornements or.
Les tambours
Comme les tambours de fusiliers avec les
attributs de grenadiers.
Voltigeurs
Même uniforme que les fusiliers, avec
épaulettes à franges vertes, tournantes
jaunes, corps rouge. Cors jaunes sur les
retroussis.
Sabre-briquet à dragonne blanche, gland
jaune.
Schako, comme les grenadiers, galon du
dessus et bourdalou jaunes; cordelière,
raquette et gland jaunes:pompon sphérique
rouge surmonté d'un plumet : 2/3 du bas
vert : 1/3 du haut jaune. Petite ganse jaune,
avec bouton sur la cocarde.
Les caporaux
Ont les galons blancs, mais il y a un modèle
à Lausanne où ils sont aurore.
Les sous-officiers
Comme les voltigeurs avec les galons or.
Les officiers
Même chose que les voltigeurs avec les
épaulettes et les ornements or.
Cornet de voltigeur
Habit bleu impérial avec galons de livrée
sur les bras. Schako avec ornements jaunes,
plumet cordelière et tous les ornements
comme les voltigeurs sans le plumet,
pompon sphérique vert. Épaulettes vertes
à franges tournante rouge. Cornet à cordon
vert. Au début des nids d'hirondelle. Fusil,
sabre-briquet à dragonne blanche, gland
jaune.
CheJde bataillon
Comme les fusiliers avec tous les ornements
or. Plumet blanc sortant d'une tulipe dorée.
Épaulettes or du grade. Bottes à l'écuyère.
Épée à dragonne or. Ceinturon de velours
noir à dents de loup or (l'épée a une poignée
en ébène).
On représente aussi le ceinturon et le porte-
épée en cuir rouge.
Gants, demi-crispin chamois. Housse et
chaperons probablement rouges, galons or.
Notes
L'uniforme pour tous, suit les règles et les
transformations des régiments d’infanterie
français.
Légion hanôvrienne
Historique
Vers la fin du Consulat, le général Mortier,
commandant en chef l'armée de Hanovre,
leva la légion hanôvrienne de 1340 hommes.
En 1804. elle se composait d'une compagnie
d'infanterie (fusiliers).de chasseurs à cheval
et de guides (Guides du général Mortier).
Le 30 septembre 1810. la légion s'augmenta
du bataillon de Westphalie qui prit l'uni-
forme de l'infanterie de la légion et forma
un régiment, avec grenadiers, voltigeurs et
fusiliers. Les chasseurs à cheval deviennent
aussi un régiment.
Le 9 août 1811. l'infanterie de la légion fut
incorporée dans les 127.128.129 régiments
d'infanterie de ligne et dans le 3l Régiment
d'infanterie du Grand-duché de Berg dans
les régiments de Prusse et dans celui d'Isem-
bourg (planches II et IV).
Le régiment de cavalerie fut versé dans le
1" Régiment de hussards et dans le 9e
Régiment de chevau-légers.
La légion fit les campagnes d'Espagne et
de Portugal.
Uniforme
Grande tenue
pour toutes les compagnies
Coupe de l'infanterie de ligne française,
avec petites guêtres sous le genou. Boutons
en métal blanc, plats avec légende horizon-
talement « Année du Hanovre ».ct comme
exergue « Légion Hanôvrienne «.(Certains
documents donnent des boutons bombés.)
habit écarlate à petites basques. Collet
(fermé), revers (carrés), parements, pattes
de parement, passepoils des poches, le tout
bleu roi. Doublure et retroussis blancs.
Capote de drap gris. Gilet et culotte de drap
blanc. Armement et équipement français.
Cocarde française.
Grenadiers
Bonnet à poil à plaque de cuivre repré-
sentant les armes de Hanovre: calotte
écarlate avec croix blanche : cordelière
blanche à une raquette et gland: plumet
écarlate:cocarde impériale. Sabre-briquet
avec sa dragonne blanche à gland rouge.
Épaulettes blanches à franges, passants
blancs sur drap écarlate ; grenades rouges
sur les retroussis.
Planche XXI
Légion hanôvrienne (1804 a 1811)
Voltigeur, grande tenue, 1810
Officiers de voltigeurs et de grenadiers, 1810
Grenadier, grande tenue, 1810
Voltigeurs
Schako à jugulaires en métal blanc: corde-
lière blanche à deux raquettes et glands;
plumet vert sans pompon; la plaque du
schako en cuivre de forme ovale représen-
tant les armes du Hanovre.
Sabre-briquet avec sa dragonne verte.
Épaulettes vertes à franges. Cors verts sur
les retroussis.
Fusiliers
Même schako avec un pompon : pattes
d'épaule en drap écarlate à passepoil blanc.
Pas de sabre.
Officiers
Dans toutes les compagnies, comme les
soldats et comme les officiers d'infanterie
français. Épaulettes, ornements, hausse-col
en argent : un galon argent sur le haut du
schako. Sabre d'officier d'infanterie,
ornements et dragonne argent : bottes à
retroussis.
Officiers montés
Comme dans l'infanterie de ligne française
avec la housse et les chaperons en drap
écarlate, galonnés argent.
Sous-officiers
Suivent la règle des sous-officiers d'infan-
terie de ligne français avec les galons argent.
Caporaux
Dans chaque compagnie, comme les soldats
avec les galons en
Tambours, cors, etc.
Bonnet de police comme les régiments
d'infanterie, en drap rouge, ornements bleus
(argent pour les officiers) et passepoils et
gland bleu et argent pour les sous-officiers.
Notes
Il est probable que ce régiment suivit les
modes et transformations des autres
régiments de ligne français.
Légion hanôvrienne — 267
Planche XXII
Légion hanôvrienne (1804 a 1811)
Chasseurs à cheval (cavalerie)
Uniforme
Soldats en grande tenue
Habit veste
En drap vert foncé : pattes d'épaule vertes,
rectangulaires, sans passepoil. Petites
basques à retroussis jaunes : doublure
jaune : collet ouvert jaune sans passepoil ;
parements en pointe jaunes sans passe-
poil.
Culotte
De peau, jaune.
Schako
Noir, visière bordée de cuivre Jugulaires
cuivre : pompon sphérique vert : plaque
ovale en cuivre avec les armes de Hanovre:
cocarde française : pas de cordelière.
Bottes
Sous le genou, sans ornement, éperons
cuivre.
Gants
A crispin. jaunes.
Ceinturon
De cuir jaune, s'attachant sur l'habit veste
au moyen d'une plaque de cuivre, rectan-
gulaire sans ornement : le ceinturon en une
pièce avec deux bélières jaunes.
Boutons
De cuivre, avec exergue pareille à celle de
la légion à pied.
Sabre
Droit à fourreau de fer. poignée cuivre:
dragonne de buffle jaune.
Mousqueton
Attaché par un porte-mousqueton en cuir
jaune.
Giberne
De cavalerie, avec sa banderole de buffle
jaune.
Harnachement
Cheval gris pommelé. Le harnachement de
la tête est celui de la grosse cavalerie et le
poitrail de la cavalerie légère, avec cœur en
acier. Schabraque en peau de mouton
blanche avec dents de loup jaunes.
Etrivières et étriers noirs. Porte manteau
rond, vert avec galon jaune, courroies noires.
Cheveux
Courts: moustache.
Bonnet de police
À la dragonne en drap vert, ornements
jaunes.
268 Infanterie ei Régiments étrangers
Régiment des chevau-légers
du duc d’Aremberg
Planche 1
Régiment des chevau-légers du duc d'Aremherg 1806 à 1808
1. Projet d'uniforme vu par l'empereur
2. Projet d'uniforme vu par le duc d’Aremberg et d'après les affiches de recrutement
Régiment des chevau-légers du duc d'Aremberg — 269
Historique
Le duc Prosper d'Aremberg (fils d'Auguste
d'Aremberg duc et comte de la Mark) né
en 1783, fut chargé par Napoléon de former
un régiment en 1806. Le duc avait à cette
époque vingt-trois ans. Il fut blessé et fait
prisonnier des Anglais, en Espagne le
28 octobre 1811 à l'âge de vingt-huit ans.
Le régiment prend à son début le nom de
« Régiment de chevau-légers du duc
d’Aremberg ».
Il fut formé le 30 septembre et pendant le
mois d'octobre 1806 à Liège (Belgique)
avec des volontaires Wallons sans aucune
instruction militaire.
Il comprenait quatre escadrons avec 40
officiers, un quartier-maître et des chirur-
giens.
Le duc était colonel de son régiment.
En 1807. le régiment se trouvait à
Hambourg et faisait partie du corps d'armée
du prince de Ponté-Corvo (Bernadotte).
C'est là que le bourgeois de Hambourg
dessina les uniformes du régiment et de tant
d'autres sujets militaires.
En 1807, on ajoute un cinquième escadron,
composé d'Allemands qui avaient déjà
servis dans les armées prussiennes.
En 1808 (le 29 mai) le régiment devient, le
27. régiment de chasseurs à cheval français.
Il comprenait des Belges,desAllemands et
des Français et le duc d'Aremberg comme
colonel.
En juin 1808. le régiment fut envoyé en
Espagne où il resta jusqu'en 1814.
En 1813. trois escadrons furent formés en
France avec les boutons et ornements
blancs, comme tous les chasseurs. Ces trois
escadrons firent les campagnes de 1813 et
de 1814 et furent supprimés à la lrc Restau-
ration en 1814. ainsi que tout le régiment.
Les l1' et 2e escadrons furent versés au
T régiment de chasseurs à cheval : les 3e,4e
et 5e escadrons furent versés au 4e régiment
de chasseurs à cheval. Les Belges et les
Allemands qui en faisaient en plus grande
partie furent licenciés et renvoyés dans leurs
pays d'origine.
Notes
Le duc d'Aremberg devient plus tard
prince.
Notes générales
sur P uniforme
Dans le régiment des chevau-légers du duc
d'Aremberg il n'y eut jamais pour les
hommes de culotte à la hongroise, ni de
bottes à la hussarde, mais les officiers en
portaient. Le pantalon était pour tous le
charivari sans basane entre les jambes, avec
une bande amarante et des boutons à la
hussarde en cuivre.
il n’y eut pas non plus à la taille (avec la
tenue à la hussarde ) de ceinture comme les
hussards ni de pelisse, bien qu'on en voie
dans les collections alsaciennes et dans
Bucquoy.
Les boutons de l'uniforme comme les
hussards en cuivre ; tous les ornements,
buffleterie et gants à crispin jaunes.
Les officiers, lorsque les hommes ont l'habit
à la Kinsky ont l'habit long des chasseurs
et les épaulettes du grade en or; les boutons
et les ornements dorés. Les brigadiers sont
comme les soldats avec les galons jaunes
en A.
Les sous-officiers de même avec les galons
du grade en or.
Il y avait aussi une compagnie d'élite à partir
de 1807.
Pour tous, le bonnet de police ne ressem-
blait pas aux bonnets français (planche IV.
n°7et 8).
On voit dans certains documents les
hommes armés d'une lance, avec flamme
amarante et blanche mais Bucquoy n'en
parle pas.
Le régiment porta deux uniformes diffé-
rents : celui avec l'habit à la Kinsky et celui
à la hussarde, en dolman dans certains
escadrons. L’habit à la Kinsky fut porté de
1806 à 1808. L'uniforme à la hussarde fut
porté de 1807 jusqu'en 1814 en Espagne
lorsque le régiment fut devenu le 27e
chasseurs à cheval français.
En 1806. avant la création du régiment
l'empereur envisageait un uniforme très
simple copié sur les chasseurs à cheval
français,sans ornement au schako.sans selle,
sans chabraque. avec une seule bride
(planche I. ri 1 ). mais le duc qui recrutait
son régiment avec des volontaires voulait
que ceux-ci fussent séduits par l'uniforme.
Par l'affiche de recrutement on voit que
l'uniforme était beaucoup plus riche,genre
hussard (planche I.n° 2).
Ces deux projets ne furent pas appliqués.
Ce fut un autre uniforme que portèrent les
premiers hommes qui furent habillés. Ceci
d'après un inventaire daté du 19 décembre
1807 et les dessins du Bourgeois de
Hambourg.
Cet uniforme se composait, en grande
tenue, d'un habit vert à la Kinsky avec le
pantalon vert à bande amarante et boutons
de cuivre et du schako avec plumet
amarante; tous les boutons à la hussarde
en cuivre; les buffleteries et gants à la crispin
jaunes (planche II).
Peu après, mais dans certains escadrons, les
hommes commencèrent aussi à porter l'uni-
forme à la hussarde avec la sabretache
d’après l'idée du Duc (planche III bis). Ce
fut cet uniforme que portèrent les hommes
en Espagne quand le régiment de chevau-
légers devint le 27e Régiment de chasseurs.
La sabretache des soldats était de drap
amarante bordée d'un galon de drap jaune
avec.au milieu l'aigle impériale couronnée,
en drap jaune et les courroies jaunes à
boucles de cuivre. Certains documents
donnent aux chevaux du régiment, une peau
de mouton noire et un croissant de sous-
gorge. ayant la forme d'un 8, en cuivre,
ouvert par le bas (planche IV, n° 6).
En 1807 on ajoute un escadron (le 5e) qui
porte le même uniforme que les autres
escadrons (à la hussarde), mais la cocarde
française est remplacée par une cocarde
aux couleurs d'Aremberg, rouge et jaune
(planche III et planche IV. n° 5). La giberne
et la sabretache portent les armoiries du
duc (de gueule rouge écarlate à trois fleurs
de néflier d'or). Les fleurs sont brodées en
or sur la sabretache et probablement en
cuivre sur la giberne.
Le 29 mai 1808 le régiment du duc d'Arem-
berg devient le 27e Régiment de chasseurs
à cheval français et part en Espagne avec
la tenue à la hussarde.
’7<> - iM AMIiKII I I Kl GIMISIS ÉTRANGERS
Uniforme (projet)
selon l'idée de l'empereur
Habit
Comme les chasseurs français en drap vert :
collet, parements, passepoils et doublure
amarante : poches en long, passepoilées
amarantes: pattes d’épaule vertes, passe-
poil amarante: boutons en cuivre modèle
des chasseurs pour tout l'uniforme. Pas de
gant. Giberne noire sans ornement.
Gilet
Amarante; boutons cuivre.
Pantalon
Charivari vert avec basanes noires, galon
vert sur le côté avec boutons d’os blancs.
Schako
Modèle chasseurs, mais sans aucun
ornement : cocarde française, retenue par
une ganse en V très écartée jaune et un
bouton.
Buffleteries
En cuir naturel jaunâtre (sans doute cuir
de Hongrie).
Harnachement
Pas de selle (des coussins formés au modèle
exécuté à Paris). Manteau roulé sur l’enco-
lure du cheval avec courroies jaunâtres (sans
doute cuir de Hongrie). Un surfaix de cuir
noir. Étriers en fer brun avec étrivièresen cuir
de Hongrie. Pas de chabraque. une seule bride
de mors. Porte manteau vert bordé d’un galon
amarante sans ornement et attaché par des
courroies en cuir de Hongrie. Toutes les
boucles noires, un licol en corde naturelle.
Armes
Un sabre modèle chasseurs à cheval à
fourreau de fer. poignée cuivre, dragonne
jaune. Un mousqueton tenu par un porte-
mousqueton jaune. Giberne avec sa bande-
role jaune (planche l.n 1).
Brigadiers
Comme les soldats avec les galons de laine
jaune en V.
Sous-officiers
De même, avec galons du gradé en or.
Officiers
Comme les soldats et les officiers de
chasseurs avec épaulettes du grade en or.
Il n’est pas fait mention des trompettes.
Uniforme (projet)
voulut par le duc d'Aremberg et
d'après les affiches du recrutement
(planche I, n° 2)
Dolman
De drap vert, à la hussarde, avec cinq rangs
de boutons, tous les ornements jaunes,
boutons cuivre à la hussarde, collet ouvert
et parements en pointe, le tout amarante.
Pattes d’épaule amarante liserées vert (la
patte devait être verte, liserée amarante).
Pas de ceinture ni de pelisse.
Charivari
Vert, bande amarante, boutons de cuivre.
Schako
Modèle chasseurs, cocarde française avec
ganse en V et bouton. Deux cordons simples
jaunes se terminant par des raquettes et
glands jaunes. Visière en cuir noir. Plaque
de cuivre devant, avec une aigle. Jugulaire
en cuivre avec son bouton. Plumet avec un
pompon sphérique amarante.
Gants
À crispin jaunes.
Buffleterie
Jaune. Une sabretache amarante, avec galon
et aigle en drap jaune courroies jaunes.
Harnachement
Comme les chasseurs, avec porte manteau
vert bordé d’un galon amarante avec pour
ornement deux lettres entrelacées C L en
noir (ce qui veut dire Chevau-légers).
Chabraque
En peau de mouton noire sans dents de
loup.
Même armement que dans le modèle de
l’empereur.
Dragonne
Jaune au sabre.
Notes
On représente aussi le ceinturon, bélières
et courroies de sabretache en cuir noir.
Uniforme
qui fut sûrement porté car un inven-
taire du 19 décembre 1807 en donne
tous les détails (planche 11)
Soldat en grande tenue
Habit veste
(Dit à la Kinsky) en drap vert à petits pans
et boutonnant devant comme le surtout.
Tous les boutons cuivre, modèle chasseurs.
Collet ouvert vert, avec sur le devant de
chaque côté, un écusson amarante avec un
bouton de cuivre (planche IV. n 12).
Parements en pointe verts, passepoil
amarante. Sur le devant de l’habit un passe-
poil amarante. Retroussis amarante sans
autre ornement qu’un bouton qui retient
les retroussis à la place d’agrafe. Doublure
amarante (planche IV. n 13). Pattes
d’épaule vertes, passepoil amarante.
Gilet
Amarante, sans manche ni poche:caché
par l’habit.
Charivari
Vert, avec galon amarante à boutons cuivre,
sans basane de cuir.
Schako
Même schako que le modèle voulut par le
duc d’Aremberg mais le plumet peut être
vert, sans pompon, ou bien 2/3 du bas vert :
1/3 du haut écarlate.
Gants
À crispin jaunes. Toutes les buffleteries
jaunes.
Harnachement
De chasseurs à cheval avec peau de mouton
noire à dents de loup amarante. Porte
manteau vert, galon amarante et dans le
milieu du rond vert une aigle non
couronnée découpée en drap amarante.
Armes,
Mousqueton de hussard avec porte
mousqueton jaune. Giberne de chasseur.
Sabre à fourreau de fer. poignée cuivre,
dragonne jaune. Pistolets.
Soldats en petite tenue
Même chose, mais sans ornements au schako,
ni plumet et au cheval le licol en plus. Manteau
vert sans bouton, mais du modèle n 2 avec
manches qui ne fut porté par l’armée
française qu’après 1812 (planche III).
Bonnet de police spécial (planche IV. n 7).
Régiment des chevau-légers du duc d’Aremberg — 271
Brigadiers
Dans toutes les tenues, comme les soldats
avec les galons de laine jaunes en A.
Sous-officiers
Dans toutes les tenues comme les soldats
avec galons du grade en or.
Officiers en grande tenue
Lorsque les hommes portèrent l’habit veste
à la Kinsky. les officiers portaient l'uniforme
des officiers de chasseurs à cheval.
Habit
A pans longs et agrafés, retroussis amarante
avec un cor de chasse brodé or; dans le dos
deux soubises vertes passepoilées amarante
remplacent les poches (planche III(.collet
ouvert amarante passepoilé vert. Revers
verts passepoil amarante. Parements en
pointe amarante, avec un bouton sur le
parement et un au-dessus. Tous les boutons
dorés, modèle hussards.
Épaulettes
Or du grade. Galons sur les manches, du
grade et ornements or.
Gilet
Amarante, boutons dorés, sans poche.
Culotte
Comme les officiers de chasseurs, avec
galons du grade en or sur les cuisses, galon
or sur le côté.
Bottes
A la hussarde, passepoilées or et gland or.
mais ils pouvaient aussi porter le charivari,
sans entrejambe comme les soldats avec
boutons dorés. 11 n'y a pas de sabretache
(Colonel et officier, planche III).
Gants
Simples blancs ou jaunes.
La banderole de giberne en cuir noir, avec
boutons et ornements dorés, bordée d'un
petit galon or. Giberne en cuir noir, bordée
de cuivre doré (modèle chasseurs).
Ceinturon et bélières en cuir noir bordé or
avec ornements dorés.
Schako comme les soldats avec, dans le haut
un galon or.cocarde française.surmontant
la plaque rectangulaire de cuivre doré ornée
d'une aigle impériale. Plumet comme les
soldats.
Sabre, à fourreau de fer. bagues en cuivre
doré : poignée cuivre ; dragonne or. Pisto-
lets.
Harnachement, comme les officiers de
chasseurs.
Officiers en petite tenue
Le charivari
Comme les soldats.
Le porte giberne
Et la giberne recouverts d'un étui en cuir
amarante avec boutons cuivre attachant
tout le porte-giberne.
Schako
Sans ornement, avec la plaque devant, la
cocarde et un galon or entourant le dessus
du schako.
Manteau
Comme les soldats (planche III ).
Bonnet de police
Spécial (planche III et planche IV.n 8).
Trompettes en grande tenue
(Planche II)
Coiffure
À la polonaise (schapska plat) en drap
amarante cannelé, avec la cocarde française
sur le côté gauche. Dans le bas. entourant la
coiffure, un galon vert surmonté d'un petit
galon or: visière en cuir noir bordée de cuivre:
pas de jugulaire. Sur le devant, une corde-
lière verte avec un gland de même tombant
à droite et sans raquette (planche IV. n° 9).
Dolman
Amarante,sans ceinture et à trois boutons
horizontaux;collet ouvert vert, avec galon
or: parements en pointe verts.galonné or,
avec un bouton sur le parement.
Charivari
Comme les soldats.
Trompette
Cuivre avec cordon et glands verts.
Gants simples blancs.
Une banderole de giberne
En buffle blanc.giberne comme les soldats.
Ceinturon
De cavalerie légère en buffle blanc ainsi
que les bélières.
Pas de sabretache.
Sabre
Comme les soldats;dragonne blanche.
Harnachement
Comme les chasseurs. Peau de mouton
blanche à dents de loup amarante. Surfaix
noir. Étrivières en cuir de Hongrie:étriers
de fer noirci. Selle à la hussarde avec cuivre
au troussequin. Porte manteau comme les
soldats.
Compagnies d'élite
Soldats en grande tenue
Comme les soldats, mais avec colback noir:
plumet écarlate flamme écarlate à gauche,
avec passepoils et glands jaunes: deux
cordons simples par-devant.se terminant à
droite par deux raquettes et gland, le tout
jaune: pas de jugulaire (planche IV,n° 10).
Epaulettes écarlates à franges.
Brigadiers et sous-officiers
De même avec les galons et épaulettes du
grade.
Officiers en grande tenue
Comme des officiers des compagnies
ordinaires avec colback noir, à jugulaire de
cuir noir, sous le colback. s'attachant par
une boucle de cuivre à gauche. Par-devant,
un cordon simple en or. sans raquette ni
gland. Plumet écarlate. Flamme amarante
à droite avec passepoil et gland or
(planche IV.n° 11).
Petite tenue pour tous
Pas de plumet, ni ornement au colback. suit
la règle ordinaire. Les officiers ont le porte-
giberne et la giberne recouverts d'un étui
en cuir amarante, se fermant par des
boutons de cuivre.
Trompettes
Notes
Il y avait aussi à la même époque, une tenue
à la hussarde, avec le dolman et la pelisse.
C'est la tenue que portait le régiment quand
il devint le 27e chasseurs à cheval français
à son entrée en Espagne en 1808.
272 — Infanterie et Régiments étrangers
Planche 11
Régiment des chevau-légers du duc
d'Aremberg 1806 à 1808
Trompette en grande tenue
(d'après le bourgeois de Hambourg)
Soldat en grande tenue en habit à la Kinsky
Soldat de la compagnie d'élite,
en grande tenue, en habit à la Kinsky
(même chose avec l'habit à la hussarde)
Notes
Le portemanteau des trompettes est comme
celui des soldats. Le trompette n'a que trois
rangs de bouton sur le devant du dolman.
La coiffure du trompette change aussi en
1808.
Régiment des chevau-légers du duc
d'Aremberg 1806 à 1808
Le duc d'Aremberg en colonel
de son régiment de 1806 à 1808
Notes
Les hongroises des jambes ne sont pas celles
du grade, c'est un ornement de fantaisie. 11
avait aussi un pantalon charivari comme
les soldats.
Brigadier du & escadron
Notes
D'après Bucquoy. cet uniforme n'est pas
exact, le 5e escadron aurait porté depuis sa
création en 1807. le dolman. mais la sabre-
tache et la giberne aux armes du duc
d'Aremberg. ainsi que la cocarde aux
couleurs d'Aremberg sont exactes.
Officier en manteau et en bonnet de police
Pas de boutonnières sur le manteau ni de
boutons.
Officier en grande tenue, avec le charivari
Lorsque les hommes ont l'habit veste à la
Kinsky.
Régiment des chevau-légers du duc d’Aremberg — 273
Planche III bis
Régiment des chevau-légers du duc d'Aremberg ( 1806 à 1814)
Soldat en 1807 (d'après Kniitel)
Notes
La lance n’existe pas sur les documents de Knôtel elle n’a sans doute jamais existée.
Officier du 27e Chasseurs en habit veste de 1813 à 1814,
des trois escadrons formés en France en 1813.
tandis que le régiment était en Espagne avec l'habit à la hussarde.
Cors de chasse brodés argent sur les retroussis.
Soldat du 27' Chasseurs en tenue d'écurie de 1813 à 1814,
des trois escadrons formés en France en 1813. tandis que le régiment était en Espagne.
Notes
A cette époque la couleur distinctive du régiment est rouge garance.
274 — Infanterie et Régiments étrangers
PlANCHE IV
I. Sabretache du 5e escadron en 1807.
2. Sabretache portée par les quatre
premiers escadrons.
3. Porte manteau voulu par le duc
d’Aremberg.
4. Porte manteau qui fut porté.
5. Cocarde aux couleurs du duc d’Arem-
berg qui fut portée par le 5e escadron
en 1807.
6. Croissant de cuivre de sous-gorge du
cheval (d'après certains documents).
7. Bonnet de police de soldat (casquette
avec visière).
8. Bonnet de police d'officier.
9. Coiffure des trompettes de 1806
à 1808.
10. Colback de soldat de la compagnie
d’élite.
1 I. Colback d’officier de la compagnie
d’élite.
12. Collet de l’habit à la Kinsky de soldat.
13. Retroussis de l'habit à la Kinsky de
soldat.
Grand-duché de Clèves Berg — 275
Grand-duché de Clèves Berg
PLANCHE I
Grand duché de Clèves B erg 1806 à 1813
Infanterie en 1812 (quatre régiments, d'après Kniitel)
Grenadier en grande tenue d’hiver
Officier de fusilier en grande tenue
Fusilier en grande tenue d'été
Voltigeur en grande tenue d'été
Cocarde du duché
iyf> — Infanterie f.i Régiments étrangers
Grand-duché
de Clèves Berg
de 1806 à 1813
Historique
Formé en 1806 par Napoléon (duchés de
Berg et de Clèves réunis sous le nom de
Grand-duché de Berg):capitale Düssel-
dorf.
Murat devint grand-duc de Berg en
mars 1806 et entre à Düsseldorf le
24 mars 1806. Il reste duc de Berg
jusqu'au 3 mars 1809 époque où il devient
roi de Naples.
A partir du 3 mars 1809. le grand-duché fut
placé sous la suzeraineté du prince
Napoléon Louis (fils aîné de Louis
Bonaparte roi de Hollande).
Le grand-duché reste à la France jusqu'au
25 novembre 1813.époque où il fut occupé
par les alliés. Il fut annexé à la Prusse jusqu'à
nos jours ( 1952).
Le grand-duché avait des régiments d'infan-
terie, deux de cavalerie et en 1812:5 compa-
gnies d'artillerie à pied, formant un
bataillon: des sapeurs mineurs pontonniers
et 100 gendarmes.
Pendant la campagne de Russie en 1812.
l'armée de Berg était composée d'une
division, commandée par le général Damas,
comprenant 8 bataillons d'infanterie;
quatre régiments d'infanterie de Hesse-
Darmstadt: le 2‘ Régiment de chevau-
lanciers de Berg et les chevau-légers de
Hesse-Darmstadt.
Infanterie
Historique
En 1806 il y a un régiment qui d'après le
décret de Posen du 11 décembre 1806 fut
nommé régiment de Westphalie.
Le 3 janvier 1809. un bataillon de ce
régiment fut mis au service de la France. Ce
régiment fut remplacé par un régiment du
grand-duché de Berg (planches 1 et 11)
organisé et armé comme les régiments
français mais portant la cocarde du grand-
duché blanche et rouge.
Ce régiment se nommait régiment du prince
Joachim.
Le 6 janvier 1808. il reçut quatre drapeaux,
un par bataillon, et partit en Espagne.
Après le départ de Murat, il y a quatre
régiments d'infanterie jusqu'en 1813.
Le 20 novembre 1813. un décret devait
réunir le 1er Régiment d'infanterie et le 1er
bataillon du deuxième Régiment pour
former un régiment à la solde de la France
sous le nom de régiment de Berg. Ce décret
ne fut pas exécuté car cinq jours après le
25 novembre 1813 tous les régiments étran-
gers au service de la France furent désarmés.
Le 25 novembre 1813. le duché de Berg est
occupé par les armées alliées et les
régiments de formation française dispa-
raissent.
Infanterie
Uniformes
Régiment de Westphalie
(1806 à 1808)
Équipé à la prussienne.
iCT Régiment du grand-duché
de 1808 à 1813
Fusiliers en grande tenue
Habit
Blanc, à petites basques agrafées:collet
échancré;revers à la polonaise (planche 1).
Boutons cuivre. Collet, revers, parements
bleu ciel, passepoilés blanc. Retroussis et
doublure bleu ciel, sans ornement. Pattes
de parement, blanches, passepoilées bleu
ciel. Pattes d'épaule (à la française) blanches,
passepoilées bleu ciel. Poches en travers
passepoilées bleu ciel.
Gilet
De drap blanc, non visible.
Culotte
Blanche, à petit pont.
Schako
De fusilier français (il suit les transforma-
tions de l'armée française) mais avec la
cocarde du grand-duché (un lion,surmon-
tant le numéro du régiment). Jugulaire avec
son bouton cuivre : pompon rouge ou bleu :
cordelière blanche à deux raquettes et
glands.
Guêtres
Sous le genou; blanches ou noires selon la
saison.
Capote
Gris beige.
Sabre-briquet
Avec dragonne blanche, gland bleu ciel.
Le reste, armement et équipement français.
Voltigeurs en grande tenue
Même chose.
Plumet et cordelière verts, sur le schako.
Épaulettes vertes à franges. Dragonne
blanche.gland vert (planche I).
Grenadiers en grande tenue
Même chose mais bonnet à poil sans
plaque devant;cordelière et glands blancs
avec deux raquettes: calot rouge à croix
blanche. Jugulaires (sans bouton) en
cuivre: plumet rouge : cocarde du grand-
duché (planche I). Épaulettes rouges à
franges. Dragonne blanche, gland rouge.
(Le bonnet à poil disparaît comme dans
l'infanterie française et est remplacé par
un schako modèle français avec cocarde
du grand-duché.)
Officiers en grande tenue
Dans chaque compagnie.comme les soldats
avec les ornements et les épaulettes du
grade en or, mais l'habit est du modèle
français, échancré sur la poitrine, avec
basques longues. Gilet blanc, dont on voit
quatre petits boutons en cuivre doré.
Bottes sans ornement. Sabre d'officier,
retenu par un baudrier blanc. Plus tard,
ceinturon à la ceinture avec plaque
rectangulaire en cuivre doré. Les officiers
de fusiliers ont le chapeau (porté en
colonne) à la place du schako, tout noir,
avec ganse or et son bouton, cocarde du
grand-duché: un pompon sphérique
rouge ou bleu; macarons or dans les
cornes (planche 1).
Officier en petite tenue
Pour tous:
Chapeau
Comme les officiers de fusiliers sans
pompon (planche 11).
Grand-duché de Cif.ves Berg — 277
Surtout
Gris brochet, arrondi sur la poitrine, laissant
voir le gilet de drap blanc. Boutons dorés.
Collet ouvert bleu ciel. Parements en pointe
bleu ciel avec deux petits boutons sur le
parement. Basques agrafées, retroussis bleu
ciel, sans ornement. Doublure bleu ciel.
Culotte
De drap gris comme le surtout. Épaulettes
or du grade.
Bottes
A la hussarde, sans ornement.
Épée
A poignée et bout dorés, portée en bandou-
lière par un baudrier blanc étroit, dragonne
d’épée en or.
Musiciens
Chapeau
Même chapeau que les officiers en petite
tenue, mais porté en bataille. Ganse, bouton
et macarons argent.
Surtout
(Cachant le gilet) bleu ciekcollet de même
ouvert.avec un galon argent :gros boutons
argent : doublure et retroussis bleu ciel :
parements en pointe bleu ciel, avec un galon
argent et deux petits boutons sur le
parement : trèfles d’épaule argent sur fond
bleu ciel.
Culotte
De drap blanc à petit pont.
Bottes
A la hussarde sans ornement.
Épée
Sans dragonne;poignée et bout argentés.
Ceinturon
Blanc, passant dans le pont, avec porte-épée
blanc (planche II).
Sapeurs
Bonnet
A poil de grenadier français, sans plaque
devant.ni cocarde;cordelière à une raquette
et gland blanc: calot rouge avec grenade
blanche ; plumet écarlate.
Uniforme
Comme les soldats (grenadiers);haches en
drap rouge cousues sur les bras. Sac et
capote.
Tablier
Couvrant le devant de la poitrine, il est
blanc, bordé (dans le bas et sur les côtés à
partir de la taille) extérieurement d'une
bande de peau d’agneau noire et intérieu-
rement et à partir de la peau d’agneau d’un
galon blanc, puis un rouge, puis un blanc
puis un bleu ciel.
Porte giberne
Baudrier et ceinturon comme les sapeurs
d’infanterie français (le ceinturon est à
plaque de cuivre, sur le tablier et l’habit ).
Gants
Blancs à crispin.
Mousqueton
Sabre (modèle briquet, mais plus grand) à
dragonne blanche, gland rouge. Hache,
modèle de l'infanterie française
(planche II).
Sous-officiers
Comme les soldats, dans chaque compa-
gnie. avec les galons du grade en or. placés
comme dans l’infanterie de ligne. Suit la
règle des sous-officiers français.
Caporaux
Comme les soldats, avec les galons de laine
du grade placés comme dans l'infanterie de
ligne.
Artillerie à pied
Comme l'artillerie française (fond bleu).
Habit à collet ouvert ; revers bleus, passe-
poilés écarlate (modèle 1812): pattes
d'épaule bleues liseré écarlate;parements
écarlates sans passepoil : pattes de parement
rectangulaires bleu liseré écarlate. Boutons
cuivre. Schako sans plaque devant:corde-
lière à deux raquettes:pompon sphérique
rouge Jugulaire de cuivre avec son bouton :
cocarde du grand-duché. Chevrons de cuir
noir verni sur les deux côtés; bourdalou noir
verni. Visière de cuir noir sans bordure.
Fourniment blanc. Armement de l’artillerie
française.
Officiers - sous-officiers
Comme les soldats avec les attributs du
grade en or.
Caporaux
Comme les soldats avec les galons de laine
comme dans l’artillerie française.
Sapeurs, mineurs, pontonniers
Uniforme analogue à celui du génie français,
cocarde du grand-duché.
Cent gendarmes
Uniforme, modèle français avec la cocarde
du grand-duché.
Cavalerie
Historique
Murat avait eu comme presque tous les
généraux un corps spécial de guides à cheval
(Gardes de Murat) pendant la campagne
d’Italie (Guides de Murat.classeur...).Cette
garde fut versée avant 1806 dans les
chasseurs à cheval de la garde impériale
dont elle prit l’uniforme. Elle était composée
de deux compagnies (103 hommes en tout).
Le général Damas commence en 1806
l’organisation de l’armée bergeoise. mais
ce n’est qu’en 1808 que fut formé le 1er
Régiment de cavalerie sous le nom de
« chevau-légers du grand-duché de Berg ».
L’uniforme et sa couleur (ventre de biche)
furent dessinés par le général Lejeune
(planche III). mais cet uniforme ne fut
jamais porté. Murat copia cet uniforme sur
celui des chevau-légers polonais du début
(planche IV).
Ce F' Régiment fut créé par le décret du
21 mai 1807 à quatre escadrons de deux
compagnies de 87 hommes plus une
compagnie de dépôt. Il comprenait un
état-major composé d’un colonel, un
major, un capitaine d’habillement, un
quartier-maître, un officier payeur, un
chirurgien-major, un écuyer, un artiste
vétérinaire (parcompagnie).un adjudant
sous-officier, un trompette major et les
maîtres ouvriers.
Chaque escadron était commandé par un
chef d’escadron. Chaque compagnie avait
un capitaine, deux lieutenants, un sous-
lieutenant. un maréchal des logis chef,
quatre maréchaux des logis, un fourrier, huit
brigadiers, deux trompettes et 67 soldats.
En tout 83 hommes et 4 officiers.
Le régiment fut formé par un noyau de I (X)
hommes pris dans les régiments français;
le reste par des volontaires du grand-duché
278 — Infanterie ei Régiments étrangers
qui s'équipaient à leurs frais.
La lrc compagnie se nommait « gardes du
corps «.puis tout le 1erescadron prit ce nom.
Les officiers et sous-officiers de cet escadron
ainsi que la moitié des hommes étaient
français.
Le 20 février 1808. deux escadrons de 2(X)
hommes chacun partirent pour l'Espagne,
mais il n'y eut qu'un escadron qui arriva en
Espagne, l'autre escadron resta à Bayonne
et fut employé par Murat en France et à
Naples. Plusieurs hommes retournèrent au
grand-duché de Berg, mais le décret du
29 août 1808 change l'uniforme qui devint
celui des chasseurs français avec quelques
variantes et les hommes prennent le nom
de « chasseurs » (planche V).
Les armes pour tout le régiment étaient le
sabre, le mousqueton et des pistolets. Ce
régiment n'eut jamais d'étendard.
En janvier 1809 le 1er escadron qui était en
Espagne et qui n'avait jamais changé d'uni-
forme. fut dissous et les cavaliers incorporés
dans les régiments de cavalerie de la garde
impériale, dans les chasseurs et grenadiers.
Le reste du 1" Régiment resté dans le
grand-duché fut envoyé en Espagne avec
l'uniforme des chasseurs et tous les hommes
et les compagnies d'élite furent armés de
la lance en plus de leur armement et
prennent le nom de « Lanciers du grand-
duché de Berg » (le 21 janvier 1810 il était
à Burgos). Il resta en Espagne avec l'uni-
forme de chasseurs jusqu'au 25 mars 1813.
Ces escadrons firent toute la campagne
d'Espagne, formant brigade avec les lanciers
polonais de la garde impériale.
En 1810. lorsque la garde du roi de
Hollande devint le 2e Régiment de la garde
impériale ( lanciers rouges) les cavaliers du
régiment hollandais, nés dans les pays
allemands, furent versés dans le régiment
des lanciers de Berg.
2e Régiment
Au début de 1812. 200 lanciers du 1"
Régiment quittent l'Espagne et reviennent
au dépôt du régiment qui se trouvait à
Hamm. où ils formèrent le noyau du 2e
Régiment qui prend le nom de « lanciers
du grand-duché de Berg ». avec un nouvel
uniforme, modèle des lanciers polonais
(planche Vil ). Il fut formé en avril 1812 sur
le modèle du 1e' à 4 escadrons de 250
hommes chacun et reçut un étendard.
Il fit en 1812 la campagne de Russie avec
seulement trois escadrons et huit bataillons
de l'infanterie du grand-duché.
Tous les hommes, à part les officiers, les sous-
officiers. fourrier et trompettes étaient
armés de la lance, du sabre, de pistolets et
d’une carabine autrichienne sans baïon-
nette.
En Russie le régiment fut presque entière-
ment anéanti et l'étendard tomba aux mains
des Russes à la Bérézina.
Après la campagne le régiment fut reformé
et fit la campagne d'Allemagne, sans
étendard.
Le 25 novembre 1813. le grand-duché de
Berg était occupé par les armées alliées et
les régiments de formation française dispa-
raissent.
En 1814 (après le régiment français) le
régiment devient le 1F hussard prussien.
Cavalerie
Uniformes
Soldats en grande tenue
(D'après le projet du général Lejeune,
planche III).
Habit-veste
En drap couleur ventre de biche (ocre clair)
modèle 1812; basques courtes: le collet, les
revers, les retroussis (sans ornement) les
parements (en pointe) les passepoils des
poches (en long), la doublure, le tout
amarante. Boulons de métal blanc.
Épaulettes blanches à la française. Un passe-
poil blanc entoure les revers.
Gilet
Non visible.
Culotte
Comme l'habit, avec hongroise et galon
amarante.
Bottes
À la hussarde : galon et gland blanc.
Schako
Fond en drap amarante, bordé de cuir noir
au-dessus, bourdalou noir, cordelière
blanche à deux raquettes et glands. Ganse
et bouton blanc sur la cocarde du grand-
duché. Jugulaire et son bouton en métal
blanc. Plaque de métal blanc, avec les armes
du grand-duché, sous la cocarde. Visière
noire, sans bordure de métal, panache blanc.
Armes
Sabre à fourreau de fer. poignée cuivre,
dragonne de buffle blanc: pistolets.
Buffleterie
Giberne à patelette noire : coffret cuivre:
banderole de buffle blanc de la cavalerie.
Ceinturon de cavalerie légère.
Harnachement
De la cavalerie légère française. Chabraque
en drap de couleur amarante à galon blanc.
Porte manteau de cavalerie légère.en drap
amarante.galon blanc (planche 111).
Officiers en grande tenue de gala
Comme les soldats, mais habit veste blanc:
culotte blanche, avec même hongroise et
galon amarante. Ornements et épaulettes
du grade argent. Même sabre à dragonne
or (planche 111).
En petite tenue
Habit et pantalon gris brochet.
Ier Régiment (1808 à 1809)
chevau-légers du grand-duché
de Berg
Soldats en grande tenue
ou tenue de parade
Même uniforme que les chevau-légers
polonais de la lrc période kurtka blanc:
collet, revers, retroussis (à la polonaise),
passepoils: le tout amarante. Aiguillettes
blanches à droite; épaulette blanche à
franges à gauche. Boutons en métal blanc,
avec boutonnières en galon blanc sur les
revers. Gants blancs à crispin. la main en
cuir naturel (planche IV).
Long pantalon amarante, avec deux galons
blancs.
Les buffleteries blanches: porte
mousqueton, banderole de giberne;
ceinturon avec plaque rectangulaire en
cuivre et deux bélières.
Armement. Un mousqueton modèle
hussards: un sabre de cavalerie légère,
fourreau acier, poignée cuivre : deux pisto-
lets.
Harnachement. Chabraque et porte
manteau en drap amarante avec deux
galons blancs (le plus large à l'intérieur).
Une aigle en drap blanc couronnée dans
les coins postérieurs de la chabraque. rien
Grand-duché deClèves Berg — 279
sur les fontes. Les courroies en cuir noir sur
le portemanteau. Tous les cuirs noirs avec
tous les ornements en métal blanc.
Etrivières en cuir de Hongrie et étriers en
fer noirci.
Brigadiers en grande tenue
ou tenue de parade
Comme les soldats avec les galons de briga-
dier en A sur les bras.
Sous-officiers et fourriers
en grande tenue
Même chose, avec les galons en argent. Ils
n"eurent jamais d'autres armes que le sabre
et les pistolets dans toutes les tenues et à
toutes les époques.
Officiers en grande tenue
Comme les soldats (ou uniforme entière-
ment blanc), avec épaulettes et tous les
ornements argent. Banderole de giberne,
galons et ornements argent sur cuir rouge.
Harnachement très riche, à la polonaise,
ceinture de soie blanche à glands argent.
Soldats en tenue de campagne
Même harnachement, mais sans les
ornements dans les coins de la chabraque.
Sur le portemanteau des courroies en cuir
de Hongrie (blanc jaunâtre).
Même armement, mêmes buffleteries et
mêmes boutons.
Schapska sans ornement ou recouvert d'un
couvre schapska en toile cirée noire.
Uniforme et manteau gris brochet:
épaulettes à franges à gauche, blanches à
tournante écarlate: aiguillettes à droite:
gants à crispin.
Habit-veste;sans revers, bordé devant et
sur la couture extérieure des manches d'un
passepoil amarante. Collet, parements (en
pointe) avec un petit bouton au milieu de
la pointe.
Charivari gris brochet, avec une bande
amarante, boutons blancs en os, cuir noir
entre les jambes.
Manteau gris brochet, porté en bandou-
lière, attaché du côté de la hanche gauche,
avec une courroie de cuir de Hongrie
(planche IV).
Brigadiers en tenue de campagne
Comme les soldats avec les galons en A.
Sous-officiers en tenue de
campagne
Comme les soldats avec les galons du grade
en argent en A. Les épaulettes à gauche,
selon le grade.
Officiers en tenue de campagne
Comme les soldats, avec les épaulettes
ornements argent.
De 1809 à 1812. le régiment devient un
régiment de chasseurs copié sur les
chasseurs français, avec compagnie d'élite
(planches V et VI).
En 1810 le régiment est armé de la lance,
modèle lanciers polonais avec flamme
amarante et blanche : la carabine est fixée
à la fonte gauche comme dans les régiments
de lanciers polonais (planche VII ) mais en
tenue de campagne, les hommes ont
toujours le porte-mousqueton sur l'épaule.
En plus de la lance ils ont le sabre.des pisto-
lets et une carabine autrichienne sans baïon-
nette.
Soldais en grande tenue
Schako, pareil à celui dessiné par le général
Lejeune amarante avec dessus et bourdalou
de cuir noir, plaque en métal blanc avec un
lion surmontant les lettres C L B (chevau-
légers Berg) découpés à l'emporte-pièce,
cordelière blanche, à deux raquettes et
glands ; cocarde du grand-duché (rouge et
blanc): petite ganse blanche avec son
bouton blanc sur la cocarde; plumet blanc;
visière de cuir noir, bordée de métal blanc:
jugulaires en écailles de métal blanc.
Habit veste de chasseurs, en drap vert,
boutons de métal blanc, revers de même,
passepoilés amarante (les revers sont à la
prussienne ou à la polonaise c'est-à-dire
qu'ils ne descendent pas jusqu'au bas de
l’habit par-devant); retroussis amarante,
avec grenades de drap vert: doublure
amarante ; collet ouvert amarante, passc-
poilé vert : parements en pointe, amarante
avec deux petits boutons sur le parement
et un au-dessus: pattes d'épaule vertes,
passepoil amarante.
Gants à crispin blancs.
Culotte à la hongroise verte, ornements
amarante. Bottes à la hussarde ornements
amarante.
Buffleteries. comme avant. Ceinturon de
cavalerie légère avec attaches en cuivre à
la place de boucles pour fermer le ceinturon
devant. Porte mousqueton.
Harnachement de cavalerie légère;selle à
la hussarde, avec peau de mouton blanche,
dents de loup amarante. Porte manteau
amarante, galons blancs, courroies de cuir
noir. Toutes les boucles en fer noirci.
Étrivièresen cuir de Hongrie;étriers en fer
noirci.
Armement. Carabine autrichienne, sans
baïonnette : sabre comme avant: pistolets
(en 1810. la lance en plus).
Brigadiers en grande tenue
Comme les soldats avec les galons de briga-
dier en A de couleur.
Sous-officiers en grande tenue
Comme les soldats avec les galons du grade
en A en argent.
Compagnie d'élite en grande tenue
Comme les soldats, mais avec un colback
noir, à plumet écarlate sans cordelière :
flamme amarante, passepoils blancs, gland
amarante: jugulaires en écailles de métal
blanc, sous le colback. Epaulettes écarlates
à franges (planche V). Ils portaient aussi la
lance.
Sous-officiers, fourriers et briga-
diers en grande tenue
Comme les soldats avec les galons du grade,
ainsi que les épaulettes.
Officiers en grande tenue
Comme les autres officiers avec le colback.
plumet écarlate et ornements argent;
épaulettes du grade en argent.
Trompettes en grande tenue
Comme les trompettes des autres compa-
gnies avec les attributs de la compagnie
d'élite.
Soldats en tenue de campagne
Comme en grande tenue. Le schako sans
ornement ou recouvert d'un couvre schako
en toile cirée noire. Manteau gris porté en
bandoulière. Charivari vert avec une bande
amarante à boutons d'os blancs, cuir entre
les jambes. Gants à crispin.
Bonnet de police vert, ornements amarante.
Ils avaient aussi une tenue:avec l'habit veste
sans revers et charivari sans galon
(planche VI).
Brigadiers en tenue de campagne
Même chose avec les galons de brigadier.
Sous-officiers et fourriers
en tenue de campagne
Comme les soldats avec les galons du grade.
Compagnie d'élite
en tenue de campagne
28o — Infanterie i i Régiments étrangers
Comme les soldats avec le colback sans
ornement, un pompon sphérique écarlate
et la jugulaire: les épaulettes rouges à
franges ( planche V).
Les sous-officiers de même avec l'épaulette
du grade et les galons.
Les officiers, comme les officiers des autres
compagnies avec le colback à pompon à la
place du schako.
2e Régiment de 1812 à 1813
Uniformes
Soldats en grande tenue
Schapska
Modèle des lanciers polonais; le dôme et
la plate-forme amarante à passepoils blancs;
visière de cuir noir.bordée de métal blanc;
plumet blanc à gauche au-dessus de la
cocarde du grand-duché; bombe de cuir
noir, surmontée d'un galon blanc;jugulaire
de cuir noir avec une boucle sur le côté et
s'attachant sans bouton sous le schapska.
Une cordelière simple, double, blanche
s'attachant au schapska se terminant par
une raquette et un gland qui s'attachent sur
la poitrine à gauche à la hauteur du 1er
bouton du revers.
Kurtka
Verte. Collet ouvert amarante passepoilé
vert : parements en pointe amarante avec
un bouton sur le parement et un au-dessus;
revers amarante (modèle des lanciers
polonais) sans passepoil; passepoils
amarante sur les coutures du dos et coutures
extérieures des bras. Pattes d'épaule vertes,
passepoilée amarante.
Retroussis à la polonaise amarante sans
ornement. Sur le côté gauche, une patte de
drap vert, passepoilée amarante avec un
bouton d'uniforme pour soutenir le
ceinturon.
Culotte
Verte sans ornement (on les représente
aussi avec un pantalon vert muni d’une
bande amarante et dans le bas sept petits
boutons blancs, ou bien une culotte à la
hongroise, avec ornements amarante et
bottes à la hussarde.ornements amarante).
Buffleteries. Giberne en cuir noir, avec sa
banderole en buffle blanc. Porte
mousqueton placé sur la banderole de
giberne. Ceinturon d'une seule pièce placé
sur l'habit, les bélières attachées sous le
ceinturon, plaque de cuivre rectangulaire.
Harnachement
Même chose qu'avant 1812.11 n'y a plus de
gants à crispin.
Armement
De 1812 à 1813Jes hommes étaient armés
de la lance.de la carabine autrichienne sans
baïonnette, du sabre et de pistolets. Les
carabines étaient attachées sur la fonte
gauche, la crosse en haut, le canon maintenu
en bas par une botte arrondie de cuir noir,
comme les lanciers polonais. Malgré cela
l'homme portait toujours sur l'épaule le
porte mousqueton.
Par l'ordre du 26 janvier 1812 (qui ne fut
exécuté qu'en 1813) le 1er rang seulement
est armé de la lance.sans carabine, ni porte
mousqueton. Le 2e rang est armé de la
carabine avec le porte mousqueton et sans
lance et la carabine n'est plus attachée à la
fonte gauche. En plus les hommes ont le
sabre et les pistolets.
brigadiers
Dans toutes les tenues, comme les soldats
avec deux galons de brigadier en laine
placés en A sur chaque bras.
Sous-officiers et fourriers.
Dans toutes les tenues comme les soldats
avec les galons du grade en argent et en A.
Ils ne portèrent jamais la lance ni la
carabine.
Trompettes
Comme les soldats, mais avec galons de
livrée au collet, parements, retroussis et
poches, sept galons en chevron, de même
sur chaque bras. Peau de mouton noire avec
dents de loup amarante. Porte manteau
comme les soldats. Cheval blanc.Trompette
en cuivre avec cordon écarlate (planche VI ).
Soldats en tenue de campagne
Même schapska. sans ornement, mais avec
deux cordons blancs. Le couvre schapska
en toile cirée noire par les temps de pluie.
Un pompon jaune. Même kurtka avec un
seul bouton blanc placé au milieu des
parements en pointe. Pantalon charivari
gris souris, avec un passepoil amarante ;
bouton blanc en corne; basanes de cuir noir
entre les jambes. Manteau gris porté en
bandoulière.
Compagnie d'élite
Soldats en grande tenue
Conserve le même uniforme de chasseur
jusqu'en 1813 (en grande et petite tenue).
En 1813 comme les soldats avec une aigrette
rouge sur le schapska. et les épaulettes
rouges à franges (planche VII).
Soldats en petite tenue
Suit la règle des soldats avec pompon rouge
sphérique sur le schapska et les épaulettes
rouges à franges.
brigadiers
Dans toutes les tenues comme les soldats
avec les galons de brigadier en A.
Sous-officiers et fourriers
Dans toutes les tenues comme les soldats
avec les galons du grade en argent en A. les
épaulettes suivant le grade comme dans
l'armée française. Ils ne portèrent jamais la
lance ni la carabine.
Officiers
Sans doute les épaulettes en argent du grade
et les ornements argent.
Trompettes
Comme les trompettes des autres compa-
gnies, avec en grande tenue le plumet rouge
et les épaulettes rouges à franges.
En petite tenue, un pompon sphérique
rouge ou blanc.
Grand-duché de Clèves Berg — 281
Grand-duché de Clèves-Berg
de 1806 à 1813
Infanterie en 1812
(d’après Lienhart et Humbert)
Officier en petite tenue (gris brochet)
Sapeur en grande tenue (hiver)
Musicien en grande tenue
Planche II
Grand-duché de Clèves-Berg
de 1806 à 1813
Soldats en grande tenue en 1808
Officier en tenue de parade en 1808
Notes
Cet uniforme en couleur ventre de biche,
ne fut jamais porté. 11 avait été dessiné par
le général Lejeune en 1808. Seul le schako
fut porté de 1810 à 1812 (planche V).
Planche III
282 — Infanterie ei Régiments étrangers
Planche IV
Grand-duché de Clèves-Berg de 1806 à 18/3
Chevau-léger de Berg ( 1808 à /80g) en grande tenue
Chevau-léger de Berg ( 1808 à 1809) en tenue de campagne
Grand-duché de Clèves-Berg de 1806 à 1813
Soldat en grande tenue en 1809 (jusqu 'en 1812)
Compagnie d'élite en tenue de campagne en 1809
Soldat en tenue de campagne en 1809
Compagnie d'élite en grande tenue en 1809
A cette époque les régiments de cavalerie deviennent chasseurs
à cheval. En 1810 ils furent armés de la lance entre le Ie' et le
20 janvier 1810. On les nomme alors « lanciers de Berg »
(planches V et VI).
Planche V
Uniforme
Soldats
Habit veste
Vert, ornements amarante. Boutons de
métal blanc.
Gilet
Vert (non visible).
Culotte
Verte collante avec hongroises et galon
amarante.
Manteau cris.
Pantalon
Schako
(Comme dans la tenue en ventre de biche)
à plumet blanc, pour les compagnies
ordinaires avec couvre schako, sans plumet
en tenue de campagne. Cocarde du grand-
duché.
Bonnet de police
Vert, ornements amarante.
Bottes
A la hussarde;garnitures amarante.
Gants à crispin.
Harnachement
De cavalerie légère à la hussarde.
Schabraque en peau de mouton blanche;
Armement
Une carabine: une paire de pistolets;sabre
à fourreau d'acier, poignée cuivre.
Dragonne blanche en buffle, les franges (en
buffle) flottantes. Ceinture et bélières de
cavalerie légère. Giberne avec sa bande-
role. et banderole de carabine.
Compagnie d'élite
Comme les soldats avec le colback rempla-
çant le schako avec plumet écarlate: flamme
amarante, bordée d’un passepoil blanc,
gland amarante (planches V et VI).
Épaulettes rouges à franges.
Sous-officiers et brigadiers
Grand-duché de Clèves Berg — 283
Grand-duché de Clèves-Berg 1806 à 1813
Soldat - chevau-légers - lancier
du grand-duché de Berg en Espagne en 1810,
tenue de campagne, t" régiment (en surtout)
Trompette du 2' régiment (tenue 1812 à 1813)
Maréchal des logis chef (de 1812 à 1813)
Les sous-officiers et les fourriers ne portèrent
jamais la carabine ni la lance.
Notes
Tous ces documents sont pris d’après le livre du
lieutenant-colonel Thomas (bibliothèque des
Invalides).
Le schako n’est plus tout à fait le meme qu’en 1809.
La plaque est en cuivre et le galon du haut, ainsi que
le bourdalou sont blancs.
Planche VI
Grand-duché de Clèves-Berg
de 1806 à 1813
Soldat en tenue de campagne de 1812 à 1813
Campagne de Russie et d’Allemagne en 1813
Compagnie d'élite en grande tenue en 1813
Notes
Les soldats en grande tenue ont le même
uniforme que la compagnie d’élite en 1813,
mais un plumet blanc sur le schapska et des
pattes d'épaule à la place des épaulettes à
franges:un long pantalon collant vert avec
une seule bande amarante sur le côté et
boulonné par le bas par sept petits boulons
blancs. Pas de ganl.
On donne aussi une autre tenue (grande
tenue de 1812 à 1813 ) avec ces différences :
Épaulettes blanches à franges:chabraque
en drap amarante bordée d'un large galon
à damiers blancs et bleus sur les coins
postérieurs un N couronné entouré de
feuilles de lauriers (le tout blanc). 11 est
certain que cette chabraque ne fut qu’un
projet et n’a jamais été portée, vu son prix.
Planche Vil
Culotte à la hongroise et bottes à la
hussarde comme avant ou bottes simples
sous le genou comme celles de la compa-
gnie d’élite.
La flamme de la lance: le dessus blanc; le
dessous amarante.
Les deux cordons qui retiennent le schapska
passent sous le bras droit et viennent s'atta-
cher sur la poitrine à gauche, se terminant
par deux raquettes et glands tombant à la
hauteur du premier bouton gauche du
revers.
En tenue de campagne les hommes ont la
carabine attachée à la fonte gauche, mais
ils ont toujours le porte-mousqueton sur
l’épaule comme les lanciers polonais.
284 — Infanierie et Régiments étrangers
Garde préfectorale de Hambourg
Planche I
Garde préfectorale de Hambourg d'après la collection de Hambourg
Tambour - officier - fusiliers - grenadier (de 1810 à 1814)
Garde préfectorale de Hambourg — 285
Historique
Créé en 1804 probablement en même
temps que les compagnies de réserve.
Elle tenait lieu.dans cette ville, des compa-
gnies de réserve pour la garde des préfec-
tures, archives et prisons.
Uniforme
d'après la collection de Hambourg
Fusilier en grande tenue
de 1810 à 1814
Habit
Modèle 1812, à petites basques et à revers
carrés en drap blanc. Collet, pattes d'épaule,
parements, retroussis et doublure, le tout
orange. Les basques sont agrafées:aucune
poche apparente. Deux gros boutons à la
taille. Rien sur les retroussis. Les boutons,
en cuivre, plats Passepoil orange aux revers:
col blanc.
Gilet
De drap blanc, non visible.
Culotte
En tricot blanc, à petit pont.
Guêtres
D'infanterie légère,sans aucun ornement;
boutons d'os noirs.
Schako
Avec plaque de cuivre devant, portant un
chiffre. Cordelière à deux raquettes et
glands, le tout jaune : visière à bordure de
cuivre:jugulaires à écailles de cuivre :
cocarde aux couleurs de Hambourg, milieu
rouge, puis blanc, la partie extérieure rouge.
Pompon jaune avec houppette jaune.
D'infanterie avec dragonne jaune.
Giberne sans ornement.
Fusil d'infanterie.
Capote grise.
Cheveux courts.
Gants blancs.
On les représente avec ou sans sac.
Grenadier
ou soldat d'une autre compagnie
Même chose, mais sur le schako un pompon
blanc, surmonté d'un plumet orange.
Officier
Même chose que les soldats. Plumet blanc
sur pompon or. Habit à pans longs, sans
poche, agrafé derrière par un bouton.
Épaulettes du grade en or. Les ornements
du schako en or. Sabre d'officier d'infan-
terie. dragonne or. attaché en bandoulière
par un baudrier blanc. Bottes à retroussis:
gants blancs.
Tambour
Habit
Vert à galons de livrée sur les manches en
A aux parements, aux pattes de parement,
au collet, aux revers et aux retroussis. Revers
blancs comme les soldats, ainsi que les
retroussis. doublure blanche.
Pattes d'épaule
Vertes liserées jaune; collet, parements et
pattes de parement écarlates.
Culotte et guêtres
Comme les soldats d'infanterie de ligne.
Comme les soldats, mais sans jugulaire avec
un pompon sphérique blanc:cordelière
blanche à une raquette et gland: plaque de
devant du schako en métal blanc. Galon de
livrée sur le haut du schako et sur le
bourdalou. Petites guêtres noires d'infan-
terie de ligne à boulons d'os. Pas de sabre.
Tambour avec ses accessoires, comme les
tambours français, mais les cercles sont
peints blanc et rouge à raies obliques de
dimensions égales.
Sous-officiers
Comme les soldats avec les galons du grade
placés comme dans l'infanterie de ligne.en
or.
Caporaux
Comme les soldats avec les galons du grade
en laine aurore (orange).
Sabre-briquet
Schako
Index
Infanterie de ligne 7
Division Oudinot 89
Infanterie légère 99
Vétérans 139
Sapeurs-pompiers de Paris 144
Compagnies de réserve 148
Bataillons de pionniers noirs 153
Dépôts de conscrit s réfractaires 155
Régiments de la Méditerrannée 155
Bataillons coloniaux 155
Régiments des îles 156
Soldat condamné au boule t 158
Pionniers blancs 158
Pionniers espagnols 159
CANTINIÈRES-VIVANDIÈRES 161
R ÉGIM ENTS POLONAIS 163
Grand-duché de Varsovie 179
Principauté de neufc hâtel 217
Régiments étrangers au service de la France 231
Régiment de La Tour d’Auvergne 232
Régiment d’Isemberg 235
Légion irlandaise 237
Régiment de Prusse 238
Régiments suisses 240
Régiments d'Illyrie 248
Régiments espagnols 251
Régiments portugais 254
Légion piémontaise 256
Légion corse 261
Bataillon valaisan 264
Légion hanôvrienne 266
Régiment des chevau-légers du duc d'Aremberg 268
Grand-duché de Clèves Berg 275
Garde préfectorale de Hambourg 284
Achevé d'imprimer
sur les presses de l'imprimerie Clerc s.a. - 182(X) Saint-Amand-Montrond
en avril 2(X)4 - Nc d'impression : 8752